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  • 1. BASE DES DONNÉES DE RÉFÉRENCE SUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES POUR LA RÉGION COMESA OCTOBRE 2011 Secrétariat du COMESA, LUSAKA, ZAMBIE
  • 2. 2 TABLE DES MATIÈRES Liste des abréviations...........................................................................................................4 1 SOMMAIRE .........................................................................................................................6 1.1 Justification ..................................................................Error! Bookmark not defined. 1.2 L’industrie de l’énergie renouvelable dans la région COMESA...Error! Bookmark not defined. 1.3 Obstacles au développement de la technologie des énergies renouvelables....Error! Bookmark not defined. 1.4 Facteurs d'investissements dans le secteur de l’énergie renouvelable .............Error! Bookmark not defined. 1.5 Recommandations .......................................................Error! Bookmark not defined. 2 INTRODUCTION ................................................................................................................14 3 LE CADRE POLITIQUE DU COMESA SUR L’ENERGIE RENOUVELABLE…………………. 20 4 TYPES D’ENERGIES RENOUVELABLES SPECIFIQUES ..........................................................22 4.1 Energie hydraulique.....................................................................................................22 4.2 Biomasse ...................................................................................................................23 4.3 Energie solaire.............................................................................................................25 4.4 Energie éolienne..........................................................................................................26 4.5 Energie géothermique ...............................................................................................27 4.6 Déchets municipaux ...................................................................................................29 4.7 Biocarburants............................................................................................................29 5 ANALYSE DES ENERGIES RENOUVELABLES PAR PAYS ............................................................30 5.1 Burundi......................................................................................................................33 5.2 Comores ....................................................................................................................36 5.3 Républicque Démocratique du Congo........................................................................39 5.4 Djibouti......................................................................................................................42 5.5 Egypte........................................................................................................................45 5.6 Erythrée.....................................................................................................................48 5.7 Ethiopie .....................................................................................................................51 5.8 Kenya.........................................................................................................................54 5.9 Libye ..........................................................................................................................57 5.10 Madagascar ...........................................................................................................60 5.11 Malawi ...................................................................................................................63 5.12 Maurice..................................................................................................................66 5.13 Rwanda ..................................................................................................................69
  • 3. 3 5.14 Seychelles ..............................................................................................................72 5.15 Soudan...................................................................................................................75 5.16 Swaziland...............................................................................................................78 5.17 Ouganda.................................................................................................................81 5.18 Zambie ...................................................................................................................84 5.19 Zimbabwe ..............................................................................................................87 6 POTENTIEL DU MARCHÉ INTÉGRÉ DU COMESA POUR L’ENERGIE RENOUVELABLE ......90 6.1 Commercialisation de l’énergie renouvelable dans la région COMESA .............Error! Bookmark not defined. 6.2 Obstacles au développement du marché des ER …………………………………. 93 6.3 Opportunités d’investissement dans le secteur des ER..………………………………………………Error! Bookmark not defined. 7 RECOMMANDATIONS.......................................................................................................97 8 VOIE À SUIVRE .....................................................................Error! Bookmark not defined. Annexe 1 – État de l’élaboration de la politique d’ER dans les États membres du COMESA………….108 Annexe 2 – Rapports nationaux par pays .............................................................................111 Annexe 3– Liste des projets d’ER dans la région COMESA....................................................304
  • 4. 4 Liste des abréviations ACP - Autres mesures de conformité avec les modalités de paiement AFUR - Forum Africain des Régulateurs des services publics BOO - construction, possession et exploitation BOOT - construction, possession, exploitation et transfert CDM/MDP - Mécanisme pour un développement propre CEB - Conseil central de l’électricité CER - réductions d'émissions certifiées (REC) COMESA - Marché commun de l’Afrique orientale et australe CSP - énergie solaire à concentration DNA - Autorité Nationale Désignée DOE - Département de l’Energie DRG - Production décentralisée d'électricité EDF - Electricité de France EE - Rendement énergétique EEPCO - Société Ethiopienne d’électricité UE - Union européenne EWSA - Office de l’énergie, eau et installations sanitaires FIT-All - Allocations de tarifs de rachat FIT - Tarifs de rachat PIB - Produit intérieur brut GEF - Fonds pour l'environnement mondial (FEM) GHG - Gaz à effet de serre GO - Garanties de l’Origine GW - Gigawatts GPRS - Stratégie visant la croissance et la réduction de la pauvreté IPP - Producteurs d’électricité indépendants (PEI) LCOE - Le coût nivelé de l’électricité LTES - Stratégie énergétique à long terme MoE - Ministère de l’Energie
  • 5. 5 MNRE - Ministère des Ressources Naturelles et de l’Energie MW - Mégawatt MWe - Mégawatt Electrique MSW - Déchets municipaux solides NAMAs - Mesures d'atténuation adaptées au contexte national (MAAN) NREA - Office des Energies renouvelables NAP - Plan d’Action National NCCRS - Stratégie Nationale de lutte contre les Changements climatiques NGOs - Organisations Non Gouvernementales PPA/AAE - Accords d’achat d’électricité ProBEC - Programme d’énergie de base et de conservation PV - Photovoltaïque RAERESA - Association Régionale des Régulateurs de l’Énergie de l’Afrique orientale et australe ER - Energie Renouvelable RED - Directive de l’UE sur les Energies renouvelables REEEP - Partenariat pour l'énergie renouvelable et l'efficacité énergétique REF - Fonds pour l’Electrification Rurale REFIT - Tarif de rachat des énergies renouvelables. RERA - Association Régionale des Régulateurs de l’Electricité (de l’Afrique australe) TER - Technologies d’Energie Renouvelable SAPP - Consortium d’électricité de l’Afrique australe SHPP - Petites usines d’énergie hydraulique SREP - Programme de mise à l'échelle des énergies renouvelables TSO - gestionnaire de réseau de transport/transmission TWh - Térawatt-heure USAID - Agence américaine pour le développement international TVA - Taxe sur la valeur ajoutée WESM - marché de gros de l'électricité Wp - watts-crête (Wc) We - Watt électrique
  • 6. 6 1 SOMMAIRE 1.1 Justification L’objectif global du projet est de faciliter l’introduction répandue des projets d’énergie renouvelable dans la région qui sont durables et contribuent à la disponibilité de l’énergie produite localement dans la région COMESA. Le projet reconnait en premier lieu l’importance de comprendre l’état de l’énergie renouvelable (ER) “tel quel” et de l’utiliser comme la base de l’élaboration de la “future” feuille de route souhaitée pour chaque pays individuellement, et pour la région collectivement. L’approche a consisté à élaborer une base de données pour des projets d’énergie renouvelable dans les Etats membres du COMESA, de même qu’un examen du cadre règlementaire. Ces informations permettront au COMESA de comprendre la ligne de base susceptible de diversifier le mélange des énergies de la région. Le présent projet a été commandé par le COMESA, avec l’USAID en qualité de partenaire financier. Tous les Etats membres du COMESA (Burundi, Comores, République Démocratique du Congo, Djibouti, Egypte, Erythrée, Ethiopie, Kenya, Libye, Madagascar, Malawi, Maurice, Rwanda, Seychelles, Soudan, Swaziland, Ouganda, Zambie et Zimbabwe) ont été ciblés pour participer au projet. Il était prévu que chaque pays transmette un rapport national mettant en relief les interventions renouvelables dans le pays par le biais d’un consultant national financé par le COMESA. Neuf pays seulement ont pu soumettre un rapport national, et ceci a causé une variance dans la profondeur des détails et le nombre de rapports nationaux couverts dans l’annexe II. L’approche suivie dans l’étude était comme suit : i. Désigner des consultants nationaux, dont le principal rôle consistait à :  Collecter les politiques de leur pays relatives à l’énergie et à l’énergie renouvelable ;  Rédiger un rapport sur les ressources connues en énergie renouvelable (ER) dans leur pays, l’état des projets en ER dans leur pays et les plans d’avenir visant la mise en œuvre des ER ;  Expliquer les obstacles qui entravent l’expansion de l’énergie renouvelable dans leur pays. ii. Dans la mesure du possible, entreprendre des visites de pays. Pendant l’enquête, des visites de pays ont été effectuées dans les Départements de l’énergie en Ouganda, en RDC et au Malawi.
  • 7. 7 iii. Fournir des suppléments de rapports nationaux par des recherches, en cas de besoin. 1.2 L’industrie de l’énergie renouvelable dans la région COMESA Le développement de l’industrie des énergies renouvelables dans les Etats membres du COMESA prend place dans le contexte des niveaux d'électrification différents. L'Egypte, Maurice et les Seychelles ont le plus haut niveau d'électrification à plus de 95% tandis que les pays comme la RDC, le Malawi et l’Ouganda ont des taux très faibles d’électrification (moins de 10%). Dans ces pays, l’énergie renouvelable offre une occasion de fournir de l’électricité décentralisée dans les milieux reculés (généralement ruraux), qui serait très coûteuse si elle était fournie à partir des centres conventionnels de distribution d’énergie car elle exigerait une forte extension des infrastructures de transmission et de distribution. 1.2.1 Energie hydraulique La production de l’énergie hydraulique s’est avérée être la principale source d'énergie renouvelable dans la région COMESA. Il y a souvent un débat parmi les experts de l'énergie pour savoir si une grande énergie hydroélectrique devrait ou ne devrait pas être incluse dans les énergies renouvelables. Elle est propre et renouvelable – aux fins du présent rapport tous les systèmes hydrauliques de production d'électricité sont traités comme des énergies renouvelables. Le potentiel hydroélectrique dans les États membres du COMESA est énorme et sera toujours la principale source d'énergie renouvelable. D’aucuns pensent que la RDC aurait la capacité d’alimenter toute la région en électricité à des tarifs assez raisonnables à partir de ses ressources hydrauliques. Des défis tels que la disponibilité des fonds et la connectivité des réseaux à d’autres pays entravent l’exploitation d’une opportunité d’une telle envergure. 1.2.2 Biomasse La principale source commerciale de production d'électricité de biomasse dans les pays membres du COMESA est la bagasse (résidu obtenu en écrasant la canne à sucre à l’usine de broyage dans des usines de fabrication de sucre et récemment dans des usines d'éthanol). Le bois de chauffage est généralement utilisé à des fins de chauffage des maisons dans les milieux ruraux, ce qui pourrait nuire à la santé des utilisateurs. En l’absence de surveillance et de réglementation, l’exploitation du bois de chauffage pourrait causer une déforestation et avoir des conséquences négatives sur l'environnement. Presque toute l'énergie de la biomasse opérationnelle est fondée sur la co-production de bagasse dans les usines de sucre. Maurice est le pays le plus avancé à cet égard, où quelque 40% de l'électricité provient de la bagasse. Des usines similaires existent au Malawi, au Kenya, au Soudan, au Swaziland, en Zambie et au Zimbabwe. Comme le prix de l'électricité augmente dans ces pays, les plans d’avenir consistent à moderniser les usines d’accès à la bagasse et à augmenter la capacité de production pour alimenter le réseau national avec leur énergie excédentaire.
  • 8. 8 1.2.3 Energie Solaire En raison de l'abondance de la ressource d’énergie solaire gratuite dans tous les États membres du COMESA et en raison de la demande d'approvisionnement en électricité dans les régions reculées, les applications photovoltaïques (PV) sont en augmentation. Les systèmes de PV sont utilisés pour l’électrification des institutions rurales domestiques et publiques (hôpitaux, écoles) la fourniture d’électricité aux équipements de télécommunications et pour le pompage de l’eau. L’énergie thermique solaire est dominée par des chauffages d’eau solaires utilisés surtout pour chauffer l’eau dans des institutions publiques dans les régions reculées (hôpitaux, bâtiments gouvernementaux) et des hôtels. Certains pays comme l'Egypte sont en avance dans les technologies solaires et ont développé une industrie de fabrication locale, ce qui crée ainsi des emplois et en même temps répond à un besoin national et encourage l'utilisation des énergies renouvelables. Maurice a mis au point un code de réseau visant une production et une distribution de petite échelle à de petits producteurs d’électricité indépendants avec une capacité inférieure à 50KW. Ceci permettra à de petits groupes électrogènes de produire pour une utilisation personnelle et pour fournir le réseau en excédent. Le cap est les 200 premières applications ou 2 MW, le premier des deux prévalant. D'autres, comme le Swaziland, ont élaboré de bonnes politiques qui n’ont pas encore été mises en œuvre. Le principal marché pour les systèmes photovoltaïques comprend ce qui suit : 1. Electricité rurale domestique ; 3. Pompage de l'eau en milieu rural; 4. Écoles rurales et institutions publiques ; 5. Hôpitaux ruraux; 6. Autres: les feux de circulation, les balises de navigation, les distributeurs de tickets de stationnement, les appareils auditifs alimentés par pile solaire, etc. Chauffe-eau solaire Les chauffe-eau solaires sont principalement utilisés pour l'approvisionnement en eau chaude pour les ménages, les cliniques, les hôtels et les bâtiments gouvernementaux situés dans des endroits reculés. La capacité de fabrication locale de ces technologies a été développée en Egypte et au Zimbabwe. Ces pays, ainsi que des unités importées d'Europe, d’Asie et de l’Afrique du Sud, fournissent la plus grande partie de la demande des pays du COMESA. Le chauffe-eau solaire est l'énergie renouvelable qui a le potentiel de fabrication locale ou d'approvisionnement au sein du bloc commercial du COMESA. Il y a des potentialités de croissance considérables du marché pour les chauffe-eau solaire : leur prix diminue progressivement tandis que les prix de l'électricité augmentent rapidement en raison de la demande en capacités nouvelles (et coûteuses). La croissance est fonction de la politique énergétique de chaque Etat membre du COMESA - les forces du marché ne sont pas encore capables de stimuler ou de soutenir la croissance, car les chauffe-eau solaire ont
  • 9. 9 encore besoin d'une certaine forme d'incitation pour rivaliser avec l'électricité conventionnelle. 1.2.4 Énergie éolienne L'énergie éolienne favorise les zones côtières, alors que la plupart des Etats membres du COMESA sont enclavés. Ceci, cependant, n'exclut pas l'énergie éolienne comme une source d'énergie alternative. Même dans les pays enclavés, il y a des couloirs avec suffisamment de ressources éoliennes, où les petites et moyennes installations d'énergie éolienne peuvent être implantées. L’Egypte, par exemple, a une capacité installée de champs éoliens de 522 MW (517 MW dans le champ éolien de Zafarana à lui seul) et le Kenya a mandaté une usine d’énergie éolienne de 5,1 MW en 2010 et il envisage d’augmenter la capacité de cette usine à 11,8 MW. Le marché traditionnel de l'énergie éolienne a été le pompage d'eau mécanique. Ce marché est en déclin avec l'avènement des pompes photovoltaïques et l'extension du réseau aux zones rurales. Un petit marché existe pour les chargeurs de batteries aérogénérateurs (<5kW) à utiliser dans des endroits reculés. Les grands aérogénérateurs fournissant le réseau sont encore relativement coûteux et complexes à entretenir. Cependant, comme dans le cas de l’énergie solaire, l’énergie éolienne attire de plus en plus l'attention et la plupart des pays du COMESA ont des plans, du moins, de faire des recherches et d'identifier les sites appropriés. 1.2.5 Énergie géothermique Le seul pays qui a développé avec succès l'énergie géothermique est le Kenya. Actuellement sa capacité installée est d'environ 200 MW. D'autres pays sont encore au stade de la planification pour explorer la disponibilité de cette ressource et déterminer si elle peut être économiquement développée. La technologie est complexe et il y a une pénurie d'informations. D’autres sources d'énergies renouvelables tendent à être plus viables et la plupart des instruments de politique énergétique dans la région COMESA mettent en relief l'énergie géothermique comme étant la dernière ressource sur laquelle dépenser de l'argent. Le secteur privé n'a pas non plus manifesté beaucoup d'intérêt en raison de la rareté de l'information. 1.2.6 Déchets municipaux Les Déchets municipaux biodégradables constituent une source potentielle d'énergie dans les grandes villes, où le méthane est produit suffisamment. Tout en étant reconnu comme une source potentielle d’ER par la plupart des pays du COMESA, très peu de ressources (voire même aucune ressource) n’ont été consacrées à des projets de développement dans ce domaine. Ceci reste un potentiel que les générations futures pourront exploiter.
  • 10. 10 1.2.7 Biocarburants La plupart des Etats membres du COMESA situés au sud de l’Equateur ont des terrains fertiles et utilisés. Le marché des biocarburants - éthanol et biodiesel – augmentera rapidement dans les 10 prochaines années à cause du mandat 2020 de l’UE de 20% de fusion. L’UE n’a pas suffisamment de matière première pour approvisionner ce marché. La plupart des entreprises d’énergie de carburants liquides de l’UE compte sur l’Afrique pour servir de supplément à la production européen. Dans la région COMESA, un marché peut être créé en mettant en application des mélanges de mandats dans les Etats membres. L’avantage est la création d’un élan dans la production de biocarburants dans la région, et, partant, la création d’emploi et l’épargne de devises étrangères. 1.3 Obstacles au développement de la technologie des énergies renouvelables Le déploiement des technologies de l'énergie renouvelable se heurte à un certain nombre de facteurs tels que les suivants : 1. L'absence d'une politique autonome relative aux énergies renouvelables ainsi que l’absence de concentration sur la mise en œuvre de la politique. 2. L'absence d’un cadre national cohérent et d’un cadre du COMESA en matière d’investissement dans l’énergie renouvelable. 3. L'opinion générale dans les services publics de la région COMESA, selon lesquels la photovoltaïque est un deuxième taux et une technologie de pré-électrification. 4. Le faible niveau de développement industriel dans la région COMESA. 5. Le fait que dans la plupart des Etats membres les projets d’ER sont principalement orientés par des donateurs. 6. Un faible savoir-faire technique au sein des gouvernements de la part des hauts cadres. 7. Le défi de la capacité financière de la communauté rurale - leurs revenus dans la plupart des cas peuvent difficilement satisfaire les besoins fondamentaux. 8. La faible intégration économique au sein des États membres du COMESA - le commerce entre les Etats membres est à des stades de fondation. 9. Le manque d'information sur la viabilité de la région comme un marché régional pour des technologies d'énergie renouvelable. 10. Le manque de normes techniques dans la région COMESA / Afrique sub-saharienne se rapportant aux technologies d'énergie renouvelable. 11. Les risques d'investissement perçus à un haut niveau. 12. Est-ce que le crédit vaut la peine ? 13. La faiblesse du cadre règlementaire et institutionnel. 14. L’absence d’information fiable sur les potentialités des ressources d’énergie renouvelable. 15. L’absence de financement pour les technologies d’énergie renouvelable. Ces obstacles peuvent être surmontés en mettant en place une politique régionale d’énergie renouvelable et par l’intégration du marché de l’énergie renouvelable.
  • 11. 11 1.4 Moteurs d'investissements dans le secteur de l’énergie renouvelable Privatisation Le passage du secteur de l'énergie monopolistique dominé par les services publics de l'Etat à une approche d’un marché plus ouvert dans un certain nombre d'Etats membres du COMESA a ouvert des opportunités pour les producteurs d’énergie indépendants (PEI). La plupart des Etats ont mis en place des régulateurs indépendants dont le rôle est de s'assurer que le marché est libéré et ouvert à la participation du secteur privé. Ceci est intéressant pour la génération de réseaux comme l'hydroélectricité, l'énergie et l'énergie solaire concentrée. Incitations à l'investissement La plupart des Etats membres du COMESA ont maintenant mis en place une gamme d'incitations aux investissements. La nature de ces investissements est structurée de manière à stimuler les activités économiques dans les domaines suivants :  L'industrie manufacturière;  la création d'emplois, et,  l’augmentation des exportations. Le tarif de rachat est considéré comme une importante incitation pour stimuler de vastes projets ER. Toutefois, actuellement, il mène à des prix plus élevés pour les consommateurs, et les régulateurs mettent du temps pour formuler un programme viable de réaménagement des locaux, avec comme conséquence des retards et même l'abandon des initiatives du secteur privé. Seuls quelques Etats membres du COMESA ont un régime de remise en état, bien que la plupart y pensent. Une résistance a tendance à venir des consommateurs qui sont plus intéressés par une énergie moins chère plutôt qu’une énergie plus propre. Des instruments de réduction des taxes et une contribution directe liquide de la part du trésorier national peuvent être utilisés comme des incitations à l’investissement pour les ER. Un cadre approprié d’un Accord d’achat d’électricité (AAE) des services publics (ou avec l’appui du gouvernement) peut être également une incitation car il garantit à l’investisseur ou au promoteur de projets des revenus prévisibles et fiables. 1.5 Recommandations La plupart des facteurs influençant le marché de l’énergie renouvelable portent sur l'ensemble du secteur de l'énergie et la politique de développement économique ; c’est pourquoi ils ne peuvent pas être traités de manière isolée. Ces facteurs comprennent le développement d'un environnement réglementaire sain, des systèmes transparents et fonctionnels pour attirer et protéger les investissements à long terme du secteur privé et un marché compétitif pour la prestation des services. Une approche progressive est donc inévitable pour aborder l'implantation généralisée des systèmes/projets d'énergie renouvelable étant donné que ces éléments doivent être mis en place. Seule l'Egypte a mis
  • 12. 12 en place la plupart des systèmes clés, d'autres États membres sont en train de le faire. L'actuelle récession mondiale a interrompu le rythme de la mise en œuvre de ces systèmes. Des initiatives spécifiques en matière d'énergie renouvelable ont été identifiées ; elles faciliteront le développement dans le secteur des énergies renouvelables, empêcheront la marginalisation future de l’énergie renouvelable et permettront d’assurer leur véritable intégration dans l'infrastructure globale et dans les programmes de prestation de services. Sur la base des données obtenues, les mesures suivantes sont recommandées pour la réussite du développement des industries d’énergie renouvelable dans le bloc et les Etats membres: 1. Localisation géographique des ressources d’énergie renouvelable. La plupart des Etats membres du COMESA n’ont pas pu fournir une carte des ressources d'énergies renouvelables pour leur pays. Ceci rend difficile pour les pays membres de concevoir des programmes d’ER et de cibler des investisseurs spécifiques. Pour l’investisseur potentiel en ER, l’absence d’une localisation des ressources augmente les coûts de la conception de projets et retarde les décisions relatives à l’investissement. 2. Élaboration d'une politique globale des énergies renouvelables. L’annexe I montre que tous les Etats membres du COMESA n'ont pas de politique autonome, mais que plutôt la politique nationale en énergie renouvelable est détaillée dans la politique énergétique. Une politique globale en énergie renouvelable devrait, au moins, couvrir les paramètres suivants : a. Le potentiel des ressources d’énergie renouvelable ; b. Les objectifs nationaux ; c. Les cibles en énergie renouvelable ; d. Le financement des énergies renouvelables ; e. Un mécanisme de recouvrement des coûts ; f. des régimes d’octroi de licences et d’exploitation et / ou les procédures d'approvisionnement ; et g. un cadre institutionnel. La promulgation de politiques complètes d’énergie renouvelable déverrouillera le potentiel de l’énergie renouvelable dans la plupart des pays et portera au niveau commercial les projets d’énergie renouvelable en cours de développement dans les pays. 3. Développement de programmes de grande échelle d'énergie renouvelable. Une fois que la ressource d’ER est connue, il est possible que les Etats membres ou le bloc conçoivent des programmes d’ER qui pourraient permettre à des économies d’échelle d’augmenter la capacité de production et réduire le coût de la production des ER.
  • 13. 13 Les deux derniers chapitres du présent rapport détaillent des recommandations et proposent une liste de mesures à mettre en œuvre.
  • 14. 14 2 INTRODUCTION Le secteur de l'énergie est très important pour l'économie de chaque pays étant donné qu’il sous-tend la croissance économique et le développement. Dans plusieurs pays, le secteur de l'électricité a commencé comme un secteur verticalement intégré avec un service étatique propriétaire des actifs de production, de transmission et de distribution. Les actifs de production étaient centralisés, les grandes centrales de production d'envergure nécessitant une vaste infrastructure de transmission pour transmettre l'électricité aux centres de distribution ou à des points de consommation. Ces derniers temps, de nombreux pays ont dégroupé leurs services publics et ont également une participation accrue du secteur privé dans la production, la transmission ou la distribution d'électricité. Auparavant, le mélange de production d'électricité d'un pays était déterminé principalement par l'option financière la moins coûteuse. Comme preuve des risques de fourniture d'électricité à partir des économies dominées par une ressource énergétique unique (par exemple, en 2008 l’Ethiopie, qui est à dominance hydraulique, a subi de graves déficits de production d'électricité en raison de la sécheresse prolongée), les pays ont commencé à reconnaître la nécessité de diversifier leur mélange de production d'électricité. Tout récemment, les effets négatifs des émissions de gaz à effet de serre provenant de l'utilisation de combustibles fossiles pour la production d'électricité ont été mis en évidence et ont suscité des efforts concertés au niveau mondial pour accroître la production d'électricité à partir de technologies et des ressources qui respectent l'environnement. Les ressources d’énergies renouvelables comme l'énergie solaire, éolienne et hydraulique ont le potentiel de diversifier le mélange de production d'électricité d'un pays tout en réduisant des émissions de gaz à effet de serre. La capacité installée d’énergie renouvelable a augmenté rapidement au cours de la dernière décennie dans le monde entier. Alors que la croissance a été principalement marquée dans les pays développés, il est encourageant de constater que les pays en développement ont également adopté l’ER comme une partie intégrante de cette croissance. En réponse à la croissance économique et à la forte demande en énergie prévisible, plus de 150 milliards de $EU ont été investis dans les énergies renouvelables en 20091 . En 2010, ce chiffre est passé à 240 milliards2 de $EU, où les États-Unis et l’Europe ont ajouté une plus grande capacité de production d'électricité à partir de ressources renouvelables par rapport aux ressources énergétiques conventionnelles comme le charbon, le gaz et le pétrole. Le but de la présente étude est d'évaluer l'état de développement des énergies renouvelables dans les États membres du COMESA, de repérer les obstacles au déploiement de l’ER dans le bloc commercial du COMESA et de faire des recommandations en faveur de l’harmonisation du cadre réglementaire afin de créer un environnement 1 REN21 : Rapport de 2010 sur l’état des énergies renouvelables dans le monde 2 Bloomberg New Energy Finance, 2011
  • 15. 15 favorable au déploiement des énergies renouvelables. Le rapport servira de base à la fois pour les politiques d'énergie renouvelable et les projets connexes dans les Etats membres du COMESA. Changements Climatiques Parmi les nombreux problèmes auxquels le monde fait face au 21ème siècle, les changements climatiques et la diminution de l'énergie de faible coût sont deux des plus grands. L’ER a le potentiel d’équilibrer les deux. Un changement climatique est un changement à long terme dans le climat d'un endroit, d'une région spécifique ou d’une planète. Ce changement est mesuré par les changements dans les caractéristiques associées à la moyenne des conditions météorologiques telles que les températures, le vent et les précipitations. Ce que la plupart des gens ne savent pas, c'est qu'un changement dans la variabilité du climat est également considéré comme un changement climatique, même si le temps moyen reste le même. Le réchauffement de la planète (ainsi que le refroidissement du globe) se réfère expressément à tout changement de la température de la surface du globe. Une augmentation de la température moyenne mondiale fera changer aussi la circulation de l'atmosphère, ce qui entraîne dans certaines régions du monde davantage de réchauffement, moins de réchauffement, ou même de refroidissement. Un phénomène naturel connu comme « l'effet de serre» régit la température de la terre. La terre est chauffée par le soleil. La grande partie de l'énergie solaire passe à travers l'atmosphère pour réchauffer la surface de la terre, les océans et l'atmosphère. Toutefois, afin de garder l'énergie de la terre en équilibre, la terre réchauffée émet aussi de la chaleur vers l'espace sous forme de rayonnement infrarouge. Comme cette énergie émet des rayons vers le haut, la grande partie est absorbée par les nuages et les molécules de gaz à effet de serre dans l’atmosphère inférieure. Les rayons de l'énergie sont émis dans toutes les directions, certaines en arrière vers la surface et certaines vers le haut où les molécules plus haut peuvent absorber l'énergie à nouveau. Ce processus d'absorption et d'émission est répété jusqu'à ce que finalement l'énergie s'échappe de la terre. Cependant, parce qu'une grande partie de l'énergie a été recyclée vers le bas, la température de surface devient beaucoup plus chaude que si les serres étaient absentes de l'atmosphère. Ce processus naturel est connu comme l'effet de serre. Sans les gaz à effet de serre, la température de la terre serait - 19 degrés Celsius au lieu de l’actuelle +14 degrés Celsius, c'est-à-dire une différence de 33 degrés Celsius de refroidissement.
  • 16. 16 2.1 Avantages de l’Energie renouvelable Les Etats membres du COMESA comprennent les avantages potentiels de l’ER, comme suit :  la possibilité de bénéficier des ressources locales, par exemple des ressources hydrauliques, de la biomasse ;  les avantages de la production distribuée qui peut réduire les coûts de l’approvisionnement en électricité dans les régions éloignées ;  La contribution à la croissance économique grâce à l'introduction de nouvelles industries, technologies et compétences ;  diversification de la production d'électricité ;  la réduction des émissions des gaz à effet de serre (de carbone). Dans de nombreux Etats africains, les taux d'électrification sont très faibles et l'obstacle à l'électrification est le coût de l'infrastructure de transport du point de production d'électricité vers les villages reculés. Les technologies des énergies renouvelables offrent une opportunité d’avoir une petite production décentralisée où les centres à faible demande peuvent avoir accès à l’énergie moderne. 2.2 Limites des Technologies d’énergie renouvelable Les technologies d’énergie renouvelable se heurtent à des contraintes qui leur sont propres. La nature intermittente de l’énergie éolienne et solaire, la fluctuation saisonnière de l’approvisionnement en eau de rivière pour les petites centrales hydrauliques signifie que ces technologies ne peuvent pas être fiables pour produire de l’énergie de base. Les technologies de conservation d’électricité supplémentaire pour l’énergie renouvelable ont tendance à augmenter le coût de l’approvisionnement en électricité. 2.3 Défaillances du marché pour déployer l’énergie renouvelable Si l’énergie renouvelable peut augmenter la sécurité de l’approvisionnement en électricité grâce à la diversification du mélange énergétique tout en réduisant en même temps les émissions de gaz à effet de serre, pourquoi n’y a-t-il pas d’explosion du développement d’énergies renouvelables en Afrique où les ressources d’énergies renouvelables sont abondantes et il y a une pénurie aiguë d’électricité ? Les technologies des énergies renouvelables se heurtent à trois principales faiblesses du marché ou barrières au déploiement : a. Écart tarifaire
  • 17. 17 Bien que les coûts en capital pour les technologies de l’ER soient sur une tendance à la baisse, ils restent relativement plus élevés que ceux des technologies classiques par la capacité installée d'énergie. Avec le générateur d’ER fonctionnant en-dessous des facteurs d’une capacité de 50%, les technologies des énergies renouvelables ont tendance à exiger des tarifs plus élevés que les générateurs d'énergies conventionnelles pour être financièrement viables. Avec l'introduction de sanctions pour les émetteurs de carbone (taxe sur les hydrocarbures, par exemple) dans de nombreux pays, le tarif de la génération de l'électricité conventionnelle va bientôt augmenter considérablement tandis que le coût des technologies de l’ER continue de baisser au fur et à mesure que davantage de recherche est effectuée et que l’efficacité de la technologie augmente. Il est prévu que, dans les pays qui introduisent des taxes sur le carbone, la parité des réseaux des technologies des énergies renouvelables sera réalisée dans les 5-10 prochaines années. b. Cadre réglementaire favorable à l’exploitation des énergies renouvelables Les services nationaux d’électricité sont axés sur la production d'électricité de base à partir de ressources conventionnelles. Le déploiement d’ER est généralement à une petite échelle et très précieux pour un marché qui ne peut pas se permettre de payer pour cela (par exemple, un village éloigné). Le promoteur de l’ER n'a donc pas accès à un mécanisme ou un cadre sécurisé de recouvrement des coûts. Les services d’électricité citent le manque d'un cadre réglementaire leur permettant de conclure un Accord d’achat d’électricité (AAE) de long terme avec les promoteurs d’ER. Le promoteur d'énergie renouvelable n’est finalement pas en mesure de mobiliser le financement de projet requis en l'absence d'un AAE sûr de long terme avec un exploitant crédible. c. Coûts de développement relativement élevés Les promoteurs d’ER font face à des coûts de développement élevés au début du projet pour vérifier la ressource d’ER, obtenir des permis environnementaux et l'approbation du projet, l'obtention des permis et des licences pour la production d'électricité et la finalisation de l’analyse de rentabilisation pour les bailleurs de fonds. Tous ces coûts sont généralement engagés à risque car l’exploitation de l’ER n'est pas garantie. Le COMESA a élaboré et adopté un Cadre-type de politique énergétique qui est guidé par le Traité du COMESA, dans les dispositions en matière d'énergie. Le programme énergétique du COMESA est utilisé pour faciliter la politique énergétique et l'harmonisation réglementaire. La plupart des Etats membres du COMESA sont signataires du Protocole de Kyoto - une indication de leur volonté de contribuer à la réduction des émissions du gaz à effet de serre. Le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP) du Protocole de Kyoto
  • 18. 18 est un mécanisme par lequel les projets de réduction des émissions, comme les projets ER, mis en œuvre dans les économies en développement, peuvent faire des échanges d'émissions réduites (réductions d'émissions certifiées ou URCE) avec les pays développés. Le MDP dans de nombreux cas a conduit à une mise en œuvre réussie de projets d'énergies renouvelables en tournant des projets marginaux en projets économiquement viables à travers le flux de revenus secondaires à partir de la commercialisation des URCE. Entre 2002 et 2008, des projets d'énergie renouvelables dans les pays en développement devaient recevoir 95 milliards USD pour leurs URCE. Le MDP est en équilibre étant donné que le Protocole de Kyoto prend fin en 2012 sans nouvel accord conclu à ce jour ou sans confirmation de la prorogation du présent accord. Sur le côté positif cependant, lors de la 15ème Conférence des parties (CdP15) tenue au Danemark, les pays ont promis de verser 100 milliards USD d'ici à 2020 pour le financement et le soutien technique des projets de réduction des émissions de carbone, y compris les énergies renouvelables, dans les pays en développement. Pour harmoniser les politiques relatives aux énergies renouvelables des Etats membres, il est important que le COMESA élabore des lignes directrices qui permettront de répondre aux trois défaillances du marché identifiées plus haut. La base de référence des projets d'énergies renouvelables rassemblés dans le présent rapport devrait servir de source d'informations pour les opportunités que présente l’ER ainsi que l'identification des obstacles en vue d’une mise en œuvre significative des ER. Il est important pour le COMESA garde à l'esprit que la mise en œuvre des énergies renouvelables n'est pas limitée au secteur de l'électricité, mais qu’elle est également applicable au secteur des combustibles liquides. L'écologisation du secteur des combustibles liquides est souvent réalisée par des biocarburants (bioéthanol et biodiesel), qui exigent de grandes activités agricoles. L'Union européenne s'est fixé un objectif de 20% de biocarburants dans ses carburants liquides, mais en raison du potentiel agricole limité de l'UE, elle compte sur l'Afrique comme une source de biocarburants. Le secteur des biocarburants présente donc une autre opportunité pour le développement des énergies renouvelables dans les Etats membres du COMESA bien que sa politique doive être soigneusement mise au point parce que la production de biocarburants non réglementée peut avoir des conséquences négatives imprévues sur la production de produits alimentaires et le régime foncier. Le présent rapport se concentre sur l'élaboration d'une base de référence pour l'énergie renouvelable en vue de la production d'électricité. Il est structuré en 8 chapitres: CHAPITRE TITRE 1 Sommaire
  • 19. 19 2 Introduction 3 Le Cadre politique du COMESA sur l’Energie renouvelable 4 Types d’énergies renouvelables spécifiques 5 Analyse des énergies renouvelables des Etats membres 6 Potentiel du marché intégré du COMESA pour l’énergie renouvelable 7 Recommandations 8 Voie à suivre Annexe 1 Etat du développement de la politique d’ER dans les Etats membres du COMESA Annexe 2 Rapports nationaux spécifiques Annexe 3 Liste des projets d’énergie renouvelable
  • 20. 20 3 LE CADRE POLITIQUE DU COMESA SUR L’ENERGIE RENOUVELABLE Le principal objectif du Cadre-type du COMESA sur la politique énergétique est de fournir aux États membres du COMESA des directives harmonisées qui faciliteraient l'harmonisation de la politique énergétique dans la région COMESA dans les efforts visant à améliorer l'efficacité et l'augmentation des investissements. Ce modèle couvre tous les types d'énergie, y compris les énergies renouvelables. Le modèle encourage la création de régulateurs indépendants dont les objectifs seront principalement axés sur ce qui suit:  promouvoir l'investissement et développer les ressources énergétiques modernes, y compris leur infrastructure;  promouvoir la concurrence, et  veiller à ce que l'entrée de nouveaux acteurs n'est pas entravée. Les principaux buts et objectifs de la politique énergétique Le principal but de l'énergie politique consiste à satisfaire les besoins énergétiques, d'une manière écologiquement durable, en fournissant un approvisionnement adéquat et fiable d'énergie, au moindre coût, afin de soutenir le développement social et économique et une croissance économique durable et aussi améliorer la qualité de la vie des gens. Les principaux objectifs de la politique énergétique de ce cadre-type de politique énergétique sont les suivants: 1. Améliorer l'efficacité des industries commerciales d'approvisionnement en énergie; 2. Améliorer la sécurité et la fiabilité des systèmes d'approvisionnement en énergie; 3. Accroître l'accès à des services énergétiques abordables et modernes en guise de contribution à la réduction de la pauvreté; 4. Établir la disponibilité, le potentiel et la demande des différentes ressources énergétiques; 5. Stimuler le développement économique; 6. Améliorer la gouvernance du secteur de l'énergie et de l'administration; 7. Gérer les impacts de la production et de l'utilisation de l'énergie sur l'environnement, la sécurité et la santé ; 8. Atténuer l'impact des prix élevés de l'énergie sur les consommateurs vulnérables. Le sous-secteur de la biomasse et d’autres sources d'énergie renouvelable La biomasse. L'objectif de cette politique est d'assurer un approvisionnement suffisant et durable de la biomasse pour répondre à la demande tout en minimisant, dans une large mesure, les impacts environnementaux associés à l'industrie de la biomasse.
  • 21. 21 Les objectifs de la politique d'autres sources d'énergie renouvelable (énergie hydraulique, énergie solaire, énergie éolienne, énergie géothermique et d'autres possibilités) sont les suivants: a) accroître la contribution des autres sources d'énergie renouvelable dans le bilan énergétique; b) utiliser d'autres sources d'énergie renouvelable pour la génération de revenus et d'emplois, et c) développer l'utilisation d'autres sources d'énergie renouvelable pour des applications à la fois petites et à grande échelle. Jusqu’à présent, la plupart des Etats membres du COMESA ont mis en place des politiques énergétiques. Aucun des États membres du COMESA n’a de politique énergétique autonome. Le développement des politiques énergétiques dans la plupart des cas s’est fait avec l'aide financière et technique de la Banque mondiale ou d'autres organisations internationales. Ainsi, les politiques couvrent les éléments importants d’une politique énergétique et des principales questions d’ER figurant dans le modèle du COMESA. Alors que la plupart des pays ont mis au point la politique et les plans décrivant ce qui doit être fait, très peu ont pris la décision finale sur la façon dont la politique doit être mise en œuvre. Là où la décision a été prise, les Etats membres en général ont des difficultés dans la mise en œuvre et finissent par mettre en suspens les aspects de la mise en œuvre. Les Comores n'ont pas encore élaboré de politique énergétique. Le pays a demandé l'assistance technique du Secrétariat du COMESA en se basant sur le modèle du COMESA. Par ailleurs, l'Egypte, le Kenya et Maurice ont fixé des objectifs et travaillent en direction de ces objectifs. Le Kenya a l'avantage de faire partie des six nations sélectionnées pour l'intensification du programme de l'énergie renouvelable dans le cadre du projet pilote pour les pays à faibles revenus : il reçoit de l’extérieur un soutien financier et technique sur ses projets d'énergies renouvelables. .
  • 22. 22 4 TYPES D’ÉNERGIES RENOUVELABLES SPÉCIFIQUES 4.1 Energie Hydraulique L'hydroélectricité est l’électricité qui est dérivée de la force ou de l'énergie de l'eau en mouvement, qui peut être exploitée à des fins utiles - surtout celle de la génération d'énergie électrique. La grande partie de l’énergie hydroélectrique provient de l'énergie potentielle de l'eau de barrage faisant fonctionner une turbine et un générateur d'eau. L’énergie extraite de l'eau dépend du volume et de la différence de hauteur entre la source et la sortie de l'eau. Cette différence de hauteur est appelée la tête. La quantité d'énergie potentielle dans l'eau est proportionnelle à la tête. Un gros tuyau (la «conduite forcée») fournit de l'eau à la turbine. La méthode de pompage-turbinage produit de l'électricité pour répondre à la consommation de pointe en déplaçant l'eau entre les réservoirs à des altitudes différentes. À certains moments de faible demande en électricité, la capacité de production excédentaire est utilisée pour pomper l'eau dans le réservoir supérieur. Une usine fil de l'eau est une usine qui a peu ou pas de capacité du réservoir, de sorte que l'eau provenant de l'amont doit être utilisée pour la production à ce moment, ou doit être autorisée pour contourner le barrage. Le potentiel hydroélectrique des Etats membres du COMESA peut fournir assez d’électricité pour les tous les Etats membres à des prix raisonnables. Le principal obstacle est d’obtenir des investissements car il s’agit d’un projet à haute intensité de capital, mais les coûts d'exploitation sont faibles parce que l'énergie primaire est presque gratuite. Bien qu'il y ait un potentiel important de production d'électricité micro-hydraulique dans plusieurs États membres du COMESA, le manque de données disponibles et vérifiées entrave l'identification de ces sites avec le plus haut potentiel de mise en œuvre. Il n'existe pas de définition formelle internationalement reconnue de ce qui constitue l'hydroélectricité de grande ou petite envergure ; généralement parlant, une centrale hydroélectrique de grande taille peut être dans la gamme de 50-500 MW, une centrale hydroélectrique de taille moyenne se classe entre 10 et 50 MW, tandis qu'une petite hydroélectricité se réfère aux usines inférieures à 10 MW. Certaines juridictions font plusieurs distinctions graduées, comme «mini» pour l'hydroélectricité qui est comprise entre 100 kW et 1 MW, «micro» pour l'hydroélectricité entre 5 et 100 kW et "Pico" pour moins de 5 kW. Le Tableau 1 ci-dessous indique le nombre de projets de centrales hydroélectriques dans certains des États membres du COMESA où les données sont disponibles.
  • 23. 23 Tableau 4. 1: Nombre de centrales hydrauliques dans les Etats membres du COMESA (Voir Annexe 2 pour les détails) PAYS NOMBRE DE PROJETS D’ÉNERGIE HYDRAULIQUE3 Grand > 50 MW Moyen:20-50 MW Petit: 1-20MW Micro: <1 MW BURUNDI 0 0 2 0 COMORES 0 0 1 0 RDC 3 2 1 0 DJIBOUTI 4 0 0 0 0 EGYPTE 4 6 10 2 ERYTHRÉE 0 0 0 0 ETHIOPIE 11 1 1 6 KENYA 0 6 4 0 LIBYE 0 0 0 0 MADAGASCAR 5 3 24 33 MALAWI 0 0 4 0 MAURICE 0 1 3 5 RWANDA 2 2 8 14 SEYCHELLES 0 0 0 0 SOUDAN 1 0 2 0 SWAZILAND 0 1 2 0 OUGANDA 1 0 0 0 ZAMBIE 4 1 1 0 ZIMBABWE 0 0 0 10 Source: Rapports nationaux. 4.2 Biomasse Dans le premier sens, la biomasse est une plante utilisée pour produire de l’électricité avec des turbines & gazogènes à vapeur ou pour produire de la chaleur, généralement par combustion directe. Les exemples incluent les résidus forestiers (comme des arbres morts, des branches et souches d'arbres), des copeaux de bois et même des déchets municipaux. Dans le second sens, la biomasse comprend une matière végétale ou animale qui peut être convertie en fibres ou d'autres produits chimiques industriels, y compris les biocarburants. La biomasse industrielle peut être cultivée à partir de nombreux types de plantes, y compris le miscanthus, le panic raide, le chanvre, le maïs, le peuplier, le saule, le sorgho, la canne à sucre, et une variété d'espèces d'arbres, allant de l'eucalyptus au palmier à huile (huile de palme). 3 Dans toutes les sections, il s’agit d’usines dont la construction se trouve à un stade avancé. 4 La capacité installée de 116 MW de Djibouti est fonction du diesel et du mazout lourd.
  • 24. 24 Quelques-uns des avantages de la biomasse sont comme suit: i. Son utilisation peut être ajustée pour répondre à la demande. ii. Contrairement à l’énergie éolienne et solaire, elle n'a pas de problèmes d'intermittence. iii. Elle peut être appliquée à une variété d'échelles différentes. L'un des problèmes les plus importants avec la biomasse est qu’il faut s'assurer que c'est vraiment une source d'énergie renouvelable écologiquement rationnelle. La biomasse est souvent utilisée par les gens moins nantis, là où le bois et le charbon sont facilement accessibles. La biomasse peut être considérée comme un facteur contribuant à la déforestation. Il est prévu que les sources d'énergie de la biomasse resteront le pilier de l'approvisionnement en énergie pour les ménages à faible revenu dans la région COMESA pendant des décennies. Bien que l'importance de la biomasse comme une source d'énergie à la fois moderne et traditionnelle soit largement reconnue, il y a très peu d'investissements dans les usines de production d'électricité de la biomasse dans les États membres du COMESA. L'industrie sucrière est toutefois en train d’augmenter ses composants de co-production et vend le surplus d'énergie au réseau national. Tableau 4.2: Nombre de projets dans les Etats membres du COMESA PAYS NOMBRE DE PROJETS DE BIOMASSE Capacité installée (MW) BURUNDI 0 0 COMORES 0 0 RDC 2 10 DJIBOUTI 0 0 ÉGYPTE 0 0 ÉTHIOPIE 4 120 5 ÉRYTHRÉE 0 0 KENYA 1 26 LIBYE 0 0 MADAGASCAR 23 2.1 MALAWI 0 0 MAURICE 6 155 RWANDA 0 0 SEYCHELLES 0 0 SOUDAN 3 55 5 A metre en service en 2012
  • 25. 25 PAYS NOMBRE DE PROJETS DE BIOMASSE Capacité installée (MW) SWAZILAND 1 25 OUGANDA 0 6 0 ZAMBIE 2 46 ZIMBABWE 2 40 Source: Rapports nationaux. 4.3 Energie solaire L'énergie solaire est la conversion de la lumière du soleil en électricité, soit directement en utilisant le photovoltaïque, ou indirectement en utilisant l'énergie solaire concentrée. Les systèmes d'énergie solaire concentrée utilisent des lentilles ou des miroirs et des systèmes de suivi pour se concentrer sur une grande partie de la lumière du soleil en un petit faisceau. Les photovoltaïques convertissent la lumière en courant électrique en utilisant l'effet photoélectrique. Les centrales commerciales d’énergie solaire concentrée ont été d'abord développées dans les années 1980, et l’installation de 354 MW SEGS CSP est la plus grande centrale d’énergie solaire dans le monde et elle est située dans le désert de Mojave en Californie. D’autres grandes centrales CSP comprennent la station d'énergie solaire de Solnova (150 MW) et la station d'énergie solaire d’Andasol (100 MW), toutes les deux étant en Espagne. La centrale photovoltaïque de 97 MW à Sarnia au Canada est la plus grande centrale photovoltaïque au monde. L'énergie solaire constitue une source d'énergie renouvelable majeure disponible dans toute la région COMESA. Tous les États membres sont bien dotés de soleil toute l'année, et une moyenne de rayonnement solaire plus du double de celle de l'Europe fait de la ressource d'énergie solaire du COMESA l'une des plus intenses dans le monde. Cela a un grand potentiel pour l'exploration à court et à moyen terme, même aux niveaux actuels de développement technologique et de coût, pour des applications telles que les petits blocs d'alimentation à distance, le pompage d'eau communautaire, SHW, et la conception de maisons solaires passives. En termes de considérations de la croissance du marché commercial, et de l'augmentation connexe dans l'accès aux utilisations finales potentielles, l'énergie solaire offre des perspectives considérables. Deux applications sont d'un intérêt particulier, à savoir l'utilisation de PV pour l'électrification des ménages et de l’ECS pour un usage domestique, commercial et industriel. La plus grande application des systèmes PV est dans le domaine 6 Utilisé principalement pour l’électrification hors réseau pour les communautés rurales ainsi que pour la caisson solaire, le chauffage d’eau et l’électrification des bâtiments publics
  • 26. 26 de la prestation de services en milieu rural. Ces systèmes présentent un moyen d'accélérer l'électrification des ménages et de permettre que des services essentiels tels que l'éclairage et la réfrigération soient offerts aux écoles, hôpitaux et centres communautaires en milieu rural. Tableau 4.3: Nombre d’installations d’énergie solaire dans les Etats membres 7 du COMESA PAYS NOMBRE DE PROJETS D’ÉNERGIE SOLAIRE Capacité installée (MW) BURUNDI O 0 COMORES 0 0 RDC 0 0 DJIBOUTI 0 0 EGYPTE 2 8 150 ETHIOPIE 0 0 ERYTHRÉE 0 9 0 KENYA 0 0 LIBYE 1 1,865 MADAGASCAR 10 1,4 MALAWI 7 000 10 0,7 MAURICE 1 (petits projets; total 2 MW) RWANDA 1 0,25 SEYCHELLES 0 0 SOUDAN 0 11 0 SWAZILAND 0 0 OUGANDA 0 0 ZAMBIE 0 0 ZIMBABWE 0 12 0 Source: Rapports nationaux. 4.4 Energie éolienne L'électricité éolienne est la conversion de l'énergie éolienne en une forme d'énergie utile, en utilisant des éoliennes pour produire de l'électricité, des moulins à vent pour une puissance mécanique, les pompes éoliennes pour le pompage d'eau ou le drainage, ou des voiles pour propulser les navires. L'énergie éolienne, comme une alternative aux combustibles fossiles, est abondante, renouvelable, largement diffusée, propre, et ne produit aucune émission de gaz à effet de serre pendant le fonctionnement. Un grand parc d’éolienne peut être constitué de plusieurs centaines de turbines éoliennes individuelles qui sont connectées au réseau de transmission de puissance électrique. 7 Exclut de petits systèmes PV 8 Exclut 400 000 chauffe-eau solaires 9 Utilisés actuellement dans les écoles publiques et dans les bâtiments publics – capacité totale non quantifiée 10 Systèmes solaires domestiques 11 45 000 ménages sur PV 12 Plus de 10 000 systèmes de PV et 200 000 SWH
  • 27. 27 Bien que pour l'électricité soit disponible depuis environ 2 siècles, l'énergie éolienne n’est devenue possible sur une grande échelle que depuis environ 1980, lorsque la technologie a suffisamment avancé pour rendre rentables de grandes éoliennes. A la fin de l'année 2010, la capacité nominale des génératrices éoliennes dans le monde entier était de 197 GW. La production d'énergie était de 430 TWh, ce qui représente environ 2,5% de la consommation d'électricité dans le monde entier. Dans la région COMESA, il y a des endroits qui ont un très bon potentiel éolien, surtout des zones côtières ou des escarpements exposés, bien que plusieurs pays aient assez de vent pour rendre possibles des applications de petite échelle telles que les moulins à vent. En comparaison avec la production par les combustibles fossiles, l'énergie de production par des parcs d'éoliennes est au moins au facteur 3 plus chère. Tableau 4.4: nombre d’unités d’énergie éolienne dans les Etats membres du COMESA PAYS NOMBRE DE PROJETS D’ÉNERGIE ÉOLIENNE Capacité installée (MW) BURUNDI 0 o COMORES 0 0 RDC 0 0 DJIBOUTI 0 0 EGYPTE 2 567 ETHIOPIE 7 120 13 ERYTHRÉE 0 9 KENYA 5 385,5 LIBYE 0 0 MADAGASCAR 6 0.16 MALAWI 0 0 MAURICE 4 1,28 RWANDA 0 0 SEYCHELLES 1 6 5 SOUDAN 0 0 SWAZILAND 0 0 OUGANDA 0 0 ZAMBIE 1 0,2 ZIMBABWE 0 0 4.5 Energie Géothermique L'énergie géothermique est l'énergie thermique générée et stockée dans la terre. L'énergie thermique est l'énergie qui détermine la température de la matière. L'énergie géothermique de la Terre provient de la formation originale de la planète, de la désintégration radioactive de minéraux et de l'activité volcanique. Le gradient géothermique, qui est la différence de 13 La capacité installée d’un des projets éoliens sera mise en service en 2012
  • 28. 28 température entre le noyau de la planète et sa surface, entraîne une conduction continue de l'énergie thermique sous forme de chaleur à partir du noyau jusqu’à la surface. Généralement, des ressources qui ont une température supérieure à 150 degrés Celsius sont utilisées pour la production d'électricité. Dans le monde, environ 10 715 MW d'énergie géothermique est en ligne dans 24 pays. Un montant supplémentaire de 28 GW de capacité de chauffage géothermique direct est installé pour le chauffage urbain, le chauffage des locaux, les spas, les procédés industriels, le dessalement et les applications agricoles. L'énergie géothermique est rentable, fiable, durable, et sans danger pour l'environnement, mais elle a toujours été limitée aux zones proches des frontières des plaques tectoniques. Les récents progrès technologiques ont considérablement élargi la gamme et la taille des ressources viables, en particulier pour des applications telles que le chauffage à domicile, l'ouverture d'un potentiel d'exploitation généralisée. Les puits géothermiques libèrent des gaz à effet de serre enfermés au fond de la terre, mais ces émissions sont beaucoup plus faibles par unité d'énergie que celles des combustibles fossiles. En conséquence, l'énergie géothermique a le potentiel d’aider à atténuer le réchauffement climatique si elles sont largement déployées à la place de combustibles fossiles. Tableau 4.5: Nombre d’usines géothermiques dans les Etats nombres du COMESA PAYS NOMBRE DE PROJETS GEOTHERMIQUES Capacité installée (MW) BURUNDI 0 0 COMORES 0 0 RDC 0 0 DJIBOUTI 0 0 EGYPTE 0 0 ETHIOPIE 1 7.3 ERYTHRÉE 0 0 KENYA 7 516.5 LIBYE 0 0 MADAGASCAR 0 0 MALAWI 0 0 MAURICE 0 0 SEYCHELLES 0 0 RWANDA 0 0 SOUDAN 0 0 SWAZILAND 0 0 OUGANDA 1 - ZAMBIE 1 0.2 ZIMBABWE 0 0 Source: Rapports nationaux.
  • 29. 29 4.6 Déchets municipaux Les déchets municipaux biodégradables constituent une potentielle source d’énergie dans les grandes villes où l’on peut extraire suffisamment de gaz d'enfouissement. Bien que la plupart des Etats membres du COMESA les reconnaissent comme une potentielle source d’ER, ils ont injecté peu (ou pas du tout) de ressources sur la conception de projets dans ce domaine, avec l’exception de for Maurice où un gaz d'enfouissement de 2MW d’énergie a été récemment mis en service. 4.7 Biocarburants Bioéthanol La demande en bioéthanol devrait tripler dans la prochaine décennie, largement orientée par le marché de l'UE. Les règlements de l'UE exigent que les États membres réalisent un mélange de 20% d'ici à 2020. Il s'agit d'un énorme marché; la plupart des Etats membres de l'UE n'ont pas de terre adaptée à la croissance d'agro-carburants et comptent sur l'Afrique comme l'un des fournisseurs de ce marché. Dans les États membres du COMESA, des mesures sont en cours pour introduire le mélange d'éthanol dans le consortium des combustibles. Il est économique et écologique d'introduire l'éthanol de qualité de carburant dans le consortium des combustibles. La plus grande partie du combustible est raffiné à partir de matières premières, en l’occurrence le pétrole brut qui vient de l’extérieur de la région. Pour les petites économies, le raffinage du pétrole brut n'est pas économiquement viable, ce qui conduit à l'importation du produit final, c’est-à-dire le carburant raffiné. Les Etats membres du COMESA, en particulier ceux du Sud de l'équateur, ont un vaste terrain inutilisé qui est adapté à la culture des matières premières d’éthanol - la canne à sucre, le sorgho sucré, le blé, etc. Les installations de production d'éthanol sont exigeantes en main- d'œuvre en raison de la composante agricole à grande échelle. D'autres utilisations du bioéthanol sont des produits chimiques industriels et de fabrication des boissons. Les biocarburants peuvent également être utilisés pour l'éclairage et la cuisson dans les ménages. Biodiesel Le biodiesel peut être produit pratiquement à partir de n'importe quel oléagineux, y compris les graines de soja, le tournesol, l'arachide, le coton, l'avocat, le Croton, le Jatrophe, le ricin et le cocotier, ainsi que les graisses animales. Il peut également être fait d’huiles végétales usées. Tout comme l'éthanol, son marché est dans les États membres du COMESA et l'Union européenne.
  • 30. 30 5 ANALYSE DES ENERGIES RENOUVELABLES DES ETATS MEMBRES Le modèle de cycle de vie de l’énergie renouvelable est utilisé comme la base de l’analyse des pays. Il propose que, à un niveau élevé, le développement de la capacité de l’ER dans les pays peut se répartir en trois grandes phases, tel qu’indiqué dans la Figure 5.1. Figure 5.1 Vue globale du modèle de cycle de vie de l’énergie renouvelable Ces trois phases sont comme suit: 1) Planification et élaboration des politiques: Les gouvernements cherchent à créer les conditions propices permettant d'encourager le développement de projets d'énergie renouvelable. 2) Développement de projets / programmes: Avec un environnement commercial plus favorable en place à la suite d'un programme gouvernemental plus élargi, le secteur privé commence à explorer le développement de projets, avec l’aide du gouvernement et des activités d'utilité nationaux. 3) Mise à l’échelle: Des conditions appropriées propices sont en place au niveau national. Des programmes de niveau gouvernemental sont établis et des projets ont été développés avec succès et sont à un point où ils peuvent être mis en service et connectés au réseau électrique pour alimenter en électricité. Développement de la Planification et de la Politique Développement de Projets Mise à l'échelle Elaborati on de Stratégie s De Planificati on des Ressource s Cadre . Inst& MS Phase de Constrc Appel d’offre & Marchés publics Mise en dépôt/A quisiti Activités au niveau gouvernemental Activités au niveau de la Société d’électricité Activités au niveau du promoteur d’ER Phase opératnl analyse de cas & Fin
  • 31. 31 Le modèle propose également trois grandes catégories de parties prenantes qui sont d’une grande importance le long de ce cycle de vie. En pratique, il y aura un ensemble diversifié d'intervenants et d'organisations qui sont impliquées. Toutefois, ces intervenants dépendent normalement - de manières différentes – de ces trois principales parties prenantes. - Les gouvernements des pays (les ministères concernés, agences, etc, responsables de certains aspects de l'énergie renouvelable) ; - Les sociétés nationales (responsables de l'infrastructure du réseau) ; - Des promoteurs de projets d'énergies renouvelables (généralement du secteur privé). 5.1 Planification à long terme Le premier défi a trait à la planification à long terme. Des objectifs ambitieux pour la production d'ER sont normalement définis en réponse aux tendances internationales et aux engagements pris dans des forums internationaux tels que COPE. Cependant, il y a un risque que la crédibilité de ces objectifs (une fois fixés) sera compromise sans mécanismes efficaces pour la livraison dans le contexte d'un cadre stratégique global. Bien que les ministères ouvrent la voie pour des projets, cela ne conduit pas nécessairement à des programmes de travail ou au développement d'un marché plus élargi. La planification à long terme doit également être appuyée par un certain nombre d'autres aspects pour être crédible. Cela comprend ce qui suit: Des données relatives aux ressources d’énergies renouvelables : Il faut que les cartes des ressources actualisées et consolidés soient accessibles dans le cadre d'une stratégie nationale. L'enquête révèle que les données ne sont pas toujours facilement disponibles dans la plupart des États membres du COMESA. Les investisseurs privés exigent de telles données à fin d'essayer d’implanter des projets de façon optimale. Pour la plupart des pays, des évaluations détaillées des données sont encore à faire. Transparence des prix de l'électricité : Les énergies renouvelables ont le potentiel pour fournir une augmentation subite d’énergie au niveau limite, et peuvent donc être rentables dans une tarification différenciée. Les tarifs de pointe devraient être rendus publics afin de soutenir le développement des analyses de rentabilisation. En outre, les tarifs de rachat et d'autres incitations doivent être à long terme et à la disposition du public. Normalisation des accords d'achat d'électricité : Des contrats incohérents pour le développement de projets ne sont pas propices à la création d'un véritable marché pour les énergies renouvelables. Cette situation peut être aggravée si les régulateurs sont nouveaux dans leur rôle et ne sont pas encore familiers avec la plupart des subtilités du marché d’ER.
  • 32. 32 Cohérence : Il y a toujours un risque que des promesses faites publiquement ne sont pas respectées, avec de fréquents changements dans le leadership du Ministère de l'Energie et dans la législation ou la politique où l'horizon correspond au cycle électoral. Des modifications constantes apportées à la législation et / ou aux règlements créent une confusion pour les projets en transition et exigent que des mesures réglementaires soient répétées pour obtenir les permis les plus récents.
  • 33. 33 5.1 Burundi Capitale: Bujumbura Superficie: 27 816 km2 Population: 8,5 millions PIB: US$ 1,796 milliard Consommation de pointe: 44 MW Capacité installée: 34 MW Part d’ER dans le mélange de production: 95% Taux d’électrification: 1,8% Fournisseur: REGIDESO & SINELAC Régulateur de l’énergie: Ministère de l’Energie Ressources d’énergie renouvelable: Energie hydraulique (Potentiel : 1 700 MW) Energie solaire (Potentiel : 5 kWh/ m2/jour) Energie éolienne (Potentiel: pas de données en MW) Biomasse (Potentiel: Pas de données Biocarburants - aucun
  • 34. 34 Analyse des énergies renouvelables du Burundi Cadre de politique énergétique La Stratégie du Burundi en vue de réduire la pauvreté (2006) identifie le grave déficit dans l’approvisionnement en électricité comme un obstacle majeur au développement. Elle reconnaît la nécessité d'entreprendre des actions urgentes (y compris la réhabilitation des centrales existantes et la construction de nouvelles installations) pour assurer une alimentation adéquate, et approuve le plan du gouvernement d'entreprendre un programme d'électrification rurale par l'extension du réseau et la connexion des villages, ainsi que la diffusion d'informations sur les sources d'énergies alternatives qui sont abordables pour les ménages à faibles revenus. Applications des technologies d'énergie renouvelable sur le marché Energie hydraulique La capacité hydroélectrique théorique du Burundi est de 1700 MW ; cependant, à peu près 300 MW sont considérés comme économiquement viables, et 32 MW seulement ont été exploités. Biomasse Le biogaz est une forme d'énergie bien adaptée aux besoins du Burundi. Le plan actuel du gouvernement est de produire de l'énergie par le biais de digesteurs. Le bois de chauffage représente la grande partie de la consommation énergétique du Burundi. Cependant, la consommation potentielle de bois dans le pays devrait exiger la production de 180.000 hectares, ce qui dépasse la couverture forestière actuelle de 174.000 hectares, ce qui suggère la nécessité de programmes de reboisement et de réduction de la consommation du bois. Énergie solaire La moyenne de l'insolation est à 4-5 kWh / m2/jour. L'énergie solaire est à l'étude et est utilisée comme un moyen d’électrification hors réseau dans les zones rurales. Des institutions telles que le Fonds pour l’électrification par énergie solaire ont également investi dans les petits systèmes solaires pour les bâtiments publics, tels que les centres de santé. Energie éolienne Les données sur la configuration des vents ont été enregistrées par l'Institut des sciences agronomiques du Burundi principalement à des fins agricoles; la vitesse moyenne du vent se situe entre 4 et 6 m / s. Plus de sites potentiels existent probablement dans les altitudes plus élevées. Des régimes pilotes du secteur privé sont actuellement opérationnels.
  • 35. 35 Energie géothermie Des ressources ont été identifiées, mais très peu de données sont disponibles pour évaluer la viabilité commerciale, la dernière étude géothermique de la région ayant été réalisée en 1968. Incitations en matière d’ER Il n'existe pas de législation portant sur l'aide financière pour les ER.
  • 36. 36 5.2 Comores Capitale: Moroni Superficie: 2 236 km2 Population: 752 438 PIB: US$ 581,5 millions Consommation de pointe: 18,57 MW Capacité installée: 19,74 MW Part d’ER dans le mélange de production : 0 % Taux d’électrification: 46 % Fournisseur: MAMWE Régulateur de l’énergie: Ministère de tutelle Ressources d’énergie renouvelable: Energie hydraulique (Potentiel – 1 MW) Energie solaire (Potentiel – 5 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel: pas de données) Biomasse (Potentiel – très petit) Biocarburants : Potentiel – aucun
  • 37. 37 Analyse de l’énergie renouvelable des Comores Cadre de politique énergétique Il n’existe aucun cadre réglementaire pour l'énergie durable sur ces îles. Le gouvernement envisage de mettre en œuvre un nouveau cadre réglementaire pour le secteur de l'électricité, en liaison avec la privatisation de MAMWE. Applications des technologies d'énergie renouvelable sur le marché Energie hydraulique Les Comores ont environ 1 MW de capacité hydro-électrique installée. Bien qu'il soit reconnu que le pays a encore un potentiel hydro-électrique, des études supplémentaires sont nécessaires. Biomasse Des plantes oléagineuses telles que la noix de coco, le sésame, l'arachide et le Jatropha curcas (arbre à noix de Barbade) poussent dans les Comores. Des études pourraient examiner l'utilisation de l'huile de Jatropha au lieu du diesel pour faire tourner les moteurs pour la préparation de vanille, et la distillation des plantes aromatiques et remplacer le kérosène pour l'éclairage. Énergie solaire L'option la plus viable pour l'archipel des Comores est l’énergie solaire (photovoltaïque), car l'Union des Comores reçoit huit heures d'ensoleillement quotidien (2.880 heures par an) et en moyenne 5,0 kWh/m2/jour. Une fois utilisé seulement comme une procédure de secours pour le courrier et les télécommunications, l'aviation civile et la police, en 1995, l'énergie solaire est devenue disponible sur une plus grande échelle grâce à un financement de la Banque mondiale pour ENERCOM, une société comorienne, qui a mis en place quelque 100 installations sur les trois îles, ce qui donne 10 000 WP pour les partenaires nationaux et professionnels. Energie éolienne En 1985, deux turbines à vent Kijito du Kenya ont été installées à Ngazidja pour activer des pompes d'eaux souterraines. L’une a été installée sur la côte orientale à Mtsangadju ya Dimani et l'autre sur la côte nord à Wella. Un aérogénérateur nécessite des vitesses moyennes annuelles du vent d'au moins 3 m / s, et des données ont montré que les vents insulaires n’atteignent pas toujours cette vitesse. Géothermie Sur le plan géologique, de nombreux experts pensent que les Comores devraient avoir le potentiel de répondre à tous leurs besoins en énergie à partir de l’activité volcanique. Sinclair Knight Merz (SKM) Australien et Gafo basée en Nouvelle-Zélande unissent leurs forces pour cartographier le potentiel comorien pour l'énergie géothermique sur trois îles
  • 38. 38 des Comores : la Grande Comore, Mohéli et Anjouan. Gafo exploitera les installations électriques si les potentiels sont comme prévus. Obstacles  Très petit pays ;  Pas de politique énergétique. Incitations en matière d’ER Actuellement, le pays n’a pas de tarif de rachat ou d'autres incitations.
  • 39. 39 5.3 République Démocratique du Congo Capitale: Kinshasa Superficie : 2 344 858 km2 Population: 71 712 867 PIB: $23,12 milliards Consommation de pointe: 1 736MW Capacité Installée: 2 589.82 MW Part des ER dans le mélange de production: 95 % Taux d’Electrification: 9% Fournisseur: Société nationale d’électricité Régulateur de l’Energie: Ministère de l’Energie Ressources d’ER: Energie Hydraulique (Potentiel 100 000 MW) Energie Solaire (Potentiel 5 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel: Pas de données) Biomasse (Potentiel: Pas de données. Forte utilisation en milieux ruraux) Potentiel en Biocarburants - Bon
  • 40. 40 Analyse des énergies renouvelables de la RDC Cadre de politique énergétique Les questions des énergies renouvelables en RDC sont abordées dans la politique nationale de l'énergie générale formulée dans le «Document de Politique du Secteur de l'Electricité en République Démocratique du Congo» de mai 2009. Applications des technologies d'énergie renouvelable sur le marché Energie hydraulique La RDC a un énorme potentiel hydroélectrique estimé à 100.000 MW dont 44% sont concentrés dans le site d'Inga. Le niveau actuel de développement sur ce site est de 1775 MW avec 351 MW à Inga 1 et 1424 MW à Inga 2. Biomasse Il y a 1,250 millions de tonnes à partir de 122 millions d'hectares de la forêt équatoriale. La biomasse (bois de feu et charbon de bois) fournit 95% de la consommation d'énergie tandis que d'autres formes d'énergie ne contribuent qu’au taux de 3% pour l'électricité et 2% pour les produits pétroliers. Énergie solaire La RDC se trouve dans une ceinture de soleil très haut niveau où les valeurs sont comprises entre 3,25 et 6,0 kWh/m2/jour et entre 3 250 et 6 000 Watts /m² /s. Cela rend viables, dans toute la RDC, l'installation de systèmes photovoltaïques et l'utilisation de systèmes solaires thermiques. Actuellement, il y a 836 systèmes solaires, avec une puissance totale de 83 kW, situés dans l’Equateur (167), à Katanga (159), au Nord-Kivu (170), dans les deux provinces du Kasaï (170), et au Bas-Congo (170). Il y a aussi le système de réseau Caritas148, avec une puissance totale de 6,31 kW. Energie éolienne Dans certaines régions, la vitesse du vent est égale ou supérieure à 1,4 m / s (1,5 m / s à Matadi, 1,7 m / s à Gimbi et 1,8 m / s à Kalemie et à Goma). Cependant, l'énergie éolienne n'est pas utilisée en RDC, à l'exception de quelques installations pilotes. Energie géothermique Il y a un énorme potentiel géothermique dans l'Est de la RDC composé de volcans et de sites géothermiques actifs, mais cela est rarement exploité. Les températures des sources chaudes vont de 35 à 90 º C.
  • 41. 41 Obstacles  Les faibles niveaux de revenu du groupe de marchés potentiels et l'incapacité d’obtenir une aide financière.  Une faible capacité du secteur commercial de l’ER. Une faible prise de conscience des possibilités de l’ER à tous les niveaux.  La faiblesse des capacités industrielles. Incitations en matière d’ER Actuellement, le pays n’a pas de tarif de rachat ou toute autre incitation.
  • 42. 42 5.4 Djibouti Capitale: Djibouti Superficie: 23 200km2 Population: 879 100 PIB: US$ 242 millions Consommation de pointe: 160 MW Capacité installée: 116 MW Part des ER dans le mélange de production: 0% Taux d’Electrification: 50% Fournisseur: Electricité de Djibouti Régulateur de l’énergie: Ministère de l’Energie Ressources d’ER: Energie hydraulique (Potentiel 0 MW) Energie solaire (Potentiel 5.5 kWh/m2) Energie éolienne (Potentiel 50 MW) Biomasse (Potentiel 0 MW) Potentiel en Biocarburants: Aucun
  • 43. 43 Analyse des ER de Djibouti Cadre de politique énergétique Energie hydraulique Aucun potentiel d'énergie hydroélectrique. Biomasse La plus grande partie du pays étant semi-désertique, le potentiel de production d'électricité à grande échelle à partir de la biomasse serait d’une faisabilité limitée. Cependant, aucune évaluation officielle n'a encore été faite dans le potentiel de la biomasse du pays. Energie solaire L’emplacement de Djibouti dans la Corne de l'Afrique est idéal pour l'énergie solaire. En moyenne, l'ensoleillement quotidien est de 5,5 à 6,5 kWh/m2 dans tout le pays. Le gouvernement japonais a récemment donné une subvention pour l'installation de panneaux solaires au Centre de Recherche et des Etudes de Djibouti, l'institution scientifique de l'État. Energie éolienne Les études menées dans les années 1980 ont indiqué qu’en moyenne la vitesse du vent dans tout Djibouti est d’un maximum de 4 m / s, indiquant un potentiel modéré de l'énergie éolienne. Les études gouvernementales effectuées en 2002 ont conclu que Goubet, à l'entrée du Golfe de Tadjourah, a le potentiel d’un parc éolien de 50 MW. Energie géothermique En 2001, l’American Geothermal Development Associates (GDA) a achevé une étude de faisabilité d’une centrale d'énergie géothermique de 30 MW dans la région du lac Assal, à l'ouest de la capitale. Une société islandaise est maintenant prête à la mettre en œuvre, et l'usine devrait entrer en production en 2012, remplaçant une partie de l'électricité actuellement produite en utilisant le diesel. Obstacles Les faibles revenus du groupe de marchés potentiels et l'incapacité d’obtenir une aide financière. Faible capacité dans le secteur commercial des ER.
  • 44. 44 Incitations en matière d’ER Actuellement, le pays n’a pas de tarif de rachat ou toute autre incitation.
  • 45. 45 5.5 Egypte Capitale: Le Caire Superficie: 1 002 450 km2 Population: 80 Million PIB: US$ 471,2 milliards Consommation de pointe: Capacité Installée : 22 583MW Part des ER dans le mélange de production: 13% Taux d’Electrification : 99,4% Fournisseur: Egyptian Electricity Holding Co (EEPC) Régulateur de l’Energie: EEUCPRA Ressources d’ER: Energie Hydraulique (Potentiel 2 842 MW) Energie Solaire (Potentiel 73 656 TWh/an) Energie éolienne (Potentiel 310 MW) Biomasse (Potentiel 1 000 MW) Potentiel en Biocarburants - Bas
  • 46. 46 Analyse des ER de l’Egypte Cadre de politique énergétique La politique énergétique et la structure du marché de l'électricité de l’Egypte répondent à la grande partie des exigences du Cadre-type de politique énergétique du COMESA. Le principal défi est d’atteindre ses cibles d'énergie propre parce que les combustibles fossiles constituent encore le carburant essentiel pour la production d'énergie. Les exportations nettes d'énergie de l'Égypte ont diminué ces dernières années. Applications des technologies d'énergie renouvelable sur le marché Energie hydraulique Environ 11,2% de l’électricité de l'Egypte vient de centrales hydroélectriques, dont la première a été construit en 1960. Le barrage d'Assouan a été construit pour contrôler le débit d'eau du Nil pour l'irrigation. Biomasse Environ 23 MW de l’électricité est actuellement produit à partir de la gazéification des boues d'épuration de l'usine de traitement des eaux usées à El-Gabal El-Asfer. Énergie solaire Actuellement, il existe une dizaine d'entreprises de fabrication de SWH. Plus de 400 SWH ont été fabriqués et installés en Egypte; 1 000 SHW ont été importés. La capacité totale des systèmes PV en Egypte est d'environ 10 MW, pour l'éclairage, le pompage de l'eau, les communications sans fil, le refroidissement et les publicités commerciales sur les routes. Energie éolienne Le parc éolien de Zafarana produit 517 MW et le parc éolien de Hurghada produit 5 MW. À l'avenir, NREA prévoit de mettre en œuvre des projets éoliens d'une capacité total de 2 370 MW dans le cadre de sa stratégie visant à promouvoir l'énergie éolienne. Défis et obstacles  Introduction de la réforme du marché pour améliorer l'efficacité et la qualité de l'approvisionnement et permettre un débit suffisant des investissements dans le secteur de l'énergie.  Assurer la sécurité de l'approvisionnement par des actions gouvernementales comme suit:  Assurer un soutien législatif adéquat ;  Le soutien financier - Le projet de loi sur l'électricité établit un fonds pour l'énergie renouvelable. 
  • 47. 47 Incitations en matière d’ER Les encouragements consistent en incitations de NREA (financement à des conditions de faveur), des offres concurrentielles (AAE) et tarif de rachat.
  • 48. 48 5.6 Erythrée Capitale Asmara Superficie: 117 400 km2 Population: 5,2 millions PIB: US$ 1,873 million Consommation de pointe: 167 MW Capacité installée: 167 MW Part des ER dans le mélange de production : 0% Taux d’Electrification: 32 % Fournisseur: Eritrea Electricity Corporation Régulateur de l’Energie: Commission de régulation de l’Electricité Ressources d’ER: Energie hydraulique (Potentiel 2 600 MW) Energie solaire (Potentiel 6.0 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel 2.4 MW) Biomasse (Potentiel 0 MW) Production de Biocarburants – Aucune
  • 49. 49 Analyse des ER de l’Erythrée Cadre de politique énergétique Pour démontrer son engagement à promouvoir l'énergie durable, le Ministère de l'Énergie et des Mines, en consultation avec le Ministère du développement national, a ciblé dans son programme à long terme (jusqu'en 2015) des initiatives de développement de l'énergie comme un moyen d'améliorer la lutte contre la pauvreté, la promotion de l'éducation , de la viabilité de l'eau et de l'environnement, avec une attention particulière sur le développement de ressources énergétiques alternatives en guise d’objectif primordial. Applications des technologies d'énergie renouvelable sur le marché Energie hydraulique Trois sites hydroélectriques potentiels ont été étudiés (Ad Dankers, 1997), qui comprennent la rivière Tekeze (~ 23000 GWh par an), la rivière Anseba (~ 120 GWh par an), et la rivière Setit (~ 240 GWh par an). D’autres sites potentiels pour micro et mini centrales hydroélectriques nécessitent des études. Biomasse Il y a de nombreuses indications des possibilités d’utiliser l’énergie moderne de la biomasse dans certains endroits de l’Érythrée: a) La ferme d’Alighider a le potentiel de fournir des matières premières (des tiges de coton et de sorgho, l’herbe à éléphant, des feuilles de bananier, etc) pour la production de briquettes pour au moins 15 usines ; b) des usines de biogaz pourraient être installées dans l’Agro-industrie d’Elabered, et d'autres fermes laitières plus petites ; c) le biogaz pourrait être produit à partir d'arbres de cactus ; d) La récupération de l'énergie provenant des déchets municipaux solides et liquides est possible ; e) Les cultures énergétiques , telles que Salicornia (en cours de développement par les fermes d'eau de mer, une entreprise de biocarburants), pourraient produire de l'électricité pour des usages locaux ou pour le réseau central. Énergie solaire L'Érythrée a un potentiel très élevé d'énergie solaire, avec une insolation moyenne de 5,0 à 6,5 kWh/m2/jour. Les utilisations possibles incluent l'énergie solaire photovoltaïque, des chauffe-eau et stérilisateurs, des séchoirs et séchage du tabac, des équipements de dessalement, de refroidissement et de réfrigération, et la production d'électricité. L’énergie solaire est actuellement utilisée pour l'électricité dans les bâtiments publics comme les écoles et les hôpitaux. Energie éolienne Un Fonds pour l'environnement mondial (FEM) a financé récemment une étude de faisabilité de l'énergie éolienne sur la côte sud, et l’étude montre qu’un parc éolien de 2,4 MW à Assab et de nombreux systèmes éoliens autonomes hors-réseau, ou des systèmes hybrides éoliens-solaires-diesel sont réalisables et potentiellement économiques. Les
  • 50. 50 pompes éoliennes pour l'irrigation, ou pour alimenter les villages et leur bétail ont un très bon potentiel dans la grande partie de l'Erythrée. Energie géothermique L'emplacement le plus favorable pour l'énergie géothermique en Érythrée est la zone volcanique Alide, environ 120 km au sud de Massawa, identifiée par le Programme des Nations Unies pour le Développement en 1973. D'autres investigations ont été menées en 1996 ; elles ont identifié au moins 11 zones géothermiques dans la région. Une exploration supplémentaire est nécessaire pour prouver la capacité de la ressource, et le ministère érythréen des Mines est à la recherche de financement à cet effet. En cas de succès, une centrale électrique géothermique pilote de 5 MW a été proposée. Incitations en matière d’ER Actuellement, le pays n’a pas de tarif de rachat ou toute autre incitation.
  • 51. 51 5.7 Ethiopie Capitale: Addis-Abeba Superficie: 1104 300 km 2 Population: 80 Millions PIB: US$ 86,12 milliards (2011) Consommation de pointe: Capacité Installée: 2 060 MW Part des ER dans le mélange de production: plus de 90% Taux d’Electrification: 41% Fournisseur: Ethiopian Electricity Power Corporation (EEPCo) Régulateur de l’Energie: Ethiopian Electric Agency Ressources d’ER: Energie Hydraulique (Potentiel 45 000 MW) Energie Solaire (Potentiel 6 kWh/m2) Energie éolienne (Potentiel 57 000 MW) Biomasse (Potentiel – production durable de 36 millions de tonnes de biomasse par an)
  • 52. 52 Analyse des ER de l’Ethiopie Cadre de politique énergétique Les questions liées aux énergies renouvelables en Ethiopie figurent dans la politique nationale de l'énergie générale formulée en 1994. Les thèmes principaux de la politique énergétique sont les suivants: 1) le développement des ressources indigènes, où l'hydroélectricité est recommandée ; 2) le développement et l'utilisation de ressources alternatives d'énergie sans danger pour l'environnement ; 3) la promotion de l'efficacité énergétique et des mesures de conservation pour des raisons économiques et environnementales ; 4) la sensibilisation de la masse sur les questions énergétiques. Applications des technologies d'énergie renouvelable sur le marché Energie hydraulique L'énergie hydraulique est au centre des actions du gouvernement pour l'approvisionnement en énergie en Ethiopie. Plus de 95% de l'énergie électrique provient de centrales hydrauliques. L'Ethiopie a un climat relativement doux et pluvieux. Biomasse Tout comme dans les siècles passés, l'utilisation énergétique de la biomasse est très fréquente en Ethiopie. L'énergie de la biomasse fournit plus de 90% de l'énergie totale fournie en Ethiopie. Énergie solaire La capacité totale installée des systèmes photovoltaïques en Ethiopie est estimée à quelque 5 MW, dont 60% sont installés pour des applications de télécommunications rurales, 20% pour le pompage d'eau et 20% pour les systèmes solaires domestiques. Le nombre total de systèmes de chauffage solaire de l'eau installés en Ethiopie est d'environ 5 000 unités, pour la plupart installés pour chauffer l'eau domestique mais aussi dans les institutions commerciales (principalement les hôtels). Energie éolienne L'énergie éolienne est considérée comme la deuxième plus importante source potentielle de production d'électricité en Ethiopie après l'hydroélectricité. La superficie totale classée comme ayant une excellente classe de vent [zones avec des vitesses de vent supérieures à 7,5 m / s à 50 mètres d'altitude] est estimée à 11 500 km2 avec un potentiel de produire 57 000 MW d’électricité. Défis et obstacles a) Les besoins d'investissement pour de grandes centrales hydroélectriques sont élevés. b) Le changement climatique a un impact sur les flux dans les rivières.
  • 53. 53 c) Les capacités locales pour la conception, la planification et la construction de centrales hydroélectriques ne suffisent pas. d) La clarté pour la délimitation des étendues quadrillées et hors grilles dans les plans du secteur de l'énergie a freiné le développement des petites centrales hydroélectriques. e) Les informations sur les ressources pour les petites centrales hydroélectriques ne sont pas facilement disponibles. f) Le coût élevé de digesteurs de biogaz. g) Le manque de main-d’œuvre technique qualifiée pour le développement des systèmes d’énergies renouvelables. h) Le manque d'informations et d’études de faisabilité, en particulier pour le développement de la géothermie. Incitations en matière d’ER Pour le moment, l’Ethiopie n'a pas d’incitation significative en énergies renouvelables.
  • 54. 54 5.8 Kenya Capitale: Nairobi Superficie: 581 312km2 Population: 41 Millions PIB: US$ 25 milliards Consommation de pointe: 1 100 MW Capacité Installée: 1 232 MW Part des ER dans le mélange de production: 68 % Taux d’Electrification: 22,7% Fournisseur: KPLC and KenGen Régulateur de l’Energie: ERC Ressources d’ER: Energie Hydraulique (Potentiel 707 MW) Energie Solaire (Potentiel 5.5 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel 390 MW) Biomasse (Potentiel 120 MW) Production de Biocarburants– Bonne.
  • 55. 55 Analyse des ER du Kenya Cadre de politique énergétique Une nouvelle politique énergétique nationale du Kenya a été élaborée en 2004. Intitulée « Document parlementaire No. 4 de 2004 sur l'énergie», la politique a énoncé le cadre dans lequel les services énergétiques de qualité, rentables, abordables, adéquats et durables doivent sous-tendre l'économie au cours de la période 2004-2024. Applications des technologies d'énergie renouvelable sur le marché Energie hydraulique Actuellement, la capacité hydroélectrique totale installée au Kenya est de 764 MW, dont 761MW appartiennent à KenGen, une société de l'État. La grande partie du potentiel hydroélectrique n'est pas rentable pour le développement. Biomasse Jusque tout récemment, la coproduction de la bagasse a été largement utilisée dans les sucreries pour produire de l’électricité et de la vapeur pour leur propre usage. Une sucrerie a mis en place une usine de coproduction de 36 MW qui fournit actuellement 26 MW au réseau national en vertu d'un mécanisme de tarifs de rachat. Énergie solaire Le système de PV a été introduit au Kenya au début des années 80 pour la production d'électricité à utiliser dans des zones éloignées de la grille pour usages domestiques et autres. Bien que la technologie PV ait fait ses preuves, aucun équipement de PV autonome - d’une capacité de connexion au réseau ou à haute capacité – n’a été installé à ce jour au Kenya. Le nombre total de systèmes solaires de chauffage d'eau installés est estimé à 140 000. Energie éolienne L’exploitation de l'énergie éolienne au Kenya vient de commencer avec le service d'une station d'énergie éolienne de 5,1MW (WPS) par KenGen en 2010. L'expansion de cette WPS est susceptible d'augmenter la capacité à 11,8 MW. KenGen est sur le point d’entamer la construction d'une autre WPS de 13,6 MW sur le même site. Energie géothermique L'exploitation des ressources géothermiques au Kenya a commencé il y a 30 ans. En 2000, un PEI a obtenu une concession pour développer un autre site dans la zone d'Olkaria. Cependant, à ce jour 198 MWe seulement ont été développés.
  • 56. 56 Défis et obstacles  Les coûts de développement élevés en raison du manque de données adéquates, adaptées et précises.  Manque d'une politique appropriée, manque de cadre juridique, réglementaire et institutionnel. Incitations en matière d’ER Le Kenya a des incitations diverses, y compris des tarifs de rachat. Certaines des mesures d'incitation sont financées par des donateurs.
  • 57. 57 5.9 Libye Capitale: Tripoli Superficie: 1,8 millions km2 Population: 6,59 millions PIB: US$ 62 milliards Consommation de pointe: Pas de données Capacité Installée: Pas de données Part des ER dans le mélange de production: 0 % Taux d’Electrification: 97 % Fournisseur: General Electricity Company of Libya Régulateur de l’Energie: The Energy Council Ressources d’ER: Energie Hydraulique (Potentiel 0 MW) Energie Solaire (Potentiel 7,5 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel 150 MW) Biomasse (Potentiel 2 TWh/an) Potentiel en Biocarburants - Aucun
  • 58. 58 Analyse des énergies renouvelables de la Libye Cadre de politique énergétique L'Office libyen de l'énergie renouvelable (REAOL) a créé une feuille de route d’ER jusqu'en 2030, qui a été approuvée par l'ancien ministère de l'Electricité et de l'Energie. Des plans à long terme sont destinés à couvrir 25% de l'approvisionnement énergétique de la Libye par des énergies renouvelables d'ici à l'an 2025, s'élevant à 30% en 2030. Des objectifs intermédiaires sont de 6% en 2015 et 10% d'ici 2020. Applications des technologies d'énergie renouvelable sur le marché Energie hydraulique La Libye, par rapport à ses voisins d'Afrique du Nord, a un sous-secteur d’hydroélectricité mal développé. Cela est dû principalement à l'absence de ressources dans le pays pour développer la source d'énergie. Il n'existe actuellement aucun plan pour l'exploitation de l'hydroélectricité dans le pays. Les plans visant à développer une installation hydroélectrique sur le projet de Great Man-Made River n'ont pas encore abouti. Biomasse Le potentiel de la biomasse dans le pays est estimée à 2 TWh / an. Alors que ce potentiel peut être adapté pour que les résidences individuelles l'exploitent pour la production d'énergie personnelle, il est jugé inapproprié à la production d'électricité à grande échelle. Énergie solaire Le régime solaire en Libye est excellent. Le rayonnement solaire quotidien sur le plan horizontal atteint 7,5 kWh/m2, avec 3000-3500 heures de soleil par an. Il y a peu de conflits d'utilisation des terres : 88% de la superficie libyenne est considérée comme désertique, et une grande partie de cela est relativement plat. Il y a un compromis entre l'accès à l'eau, qui est disponible à la côte où le régime solaire est moins favorable contre les sites intérieurs qui ont d'excellentes caractéristiques solaires, mais loin de l'eau. En Libye, 1865 kWc d’énergie photovoltaïque ont été installés en 2006. Cette capacité est en augmentation significative ; en particulier la production d'électricité décentralisée dans les régions rurales est encouragée. Les systèmes photovoltaïques sont également utilisés en agriculture pour alimenter des pompes à eau avec de l'électricité au lieu d'utiliser le diesel. Energie éolienne Le régime éolien est également bon. La vitesse moyenne du vent est comprise entre 6 et 7,5 m / s. Il y a plusieurs perspectives intéressantes le long de la côte libyenne; un tel site est à Dernah, où la vitesse moyenne du vent est d'environ 7,5 m / s. Un consortium allemand- danois a été contracté en 2000 par la compagnie nationale d'électricité pour concevoir et construire une ferme éolienne pilote de 25 MW. Plusieurs sites appropriés ont été identifiés
  • 59. 59 et des mâts ont été installés pour surveiller les conditions de vent sur une période de 12 mois. Des spécifications techniques pour toutes les composantes du parc éolien pilote et les documents d'appel d'offres pour une installation clé en main de la centrale de 25 MW ont été préparés. Les offres ont été soumises, mais par la suite le projet été, à toutes fins et intentions, abandonné. Biocarburants La Libye n'a pas de projet de biocarburants - prévu ou en exécution. Incitations en matière d’ER Il n'existe pas de législation portant sur l'aide financière pour les ER. Il faudrait donc envisager la question des coûts supplémentaires d'énergie renouvelable par rapport à la solution la moins coûteuse.
  • 60. 60 5.10 Madagascar Capitale: Antananarivo Superficie: 587 039 km2 Population: 22 millions PIB: US$ 8,4 milliards Consommation de pointe: 250 MW Capacité Installée: 233 MW ER : 130 MW Energie Thermique : 100 MW Part des ER dans le mélange de production: 60 % Taux d’Electrification: 19% Fournisseur: JIRAMA Régulateur de l’Energie: ORE Ressources d’ER: Energie Hydraulique (Potentiel 7 800 MW) Energie Solaire (Potentiel 5,5 kWh/m2/jour MW) Energie éolienne (Potentiel 1,2 MW) Biomasse (Potentiel – Pas de données) Potentiel en Biocarburants - Bon
  • 61. 61 Analyse des énergies renouvelables de Madagascar Cadre de politique énergétique Une nouvelle politique énergétique nationale pour Madagascar a été introduite par la loi N° 98-032 du 20 janvier 1999. Dédié à la réforme du secteur de l'électricité, cette loi a pour but de permettre aux nouveaux opérateurs d'agir dans ce secteur pour, d'une part, relayer le gouvernement malgache dans le financement de l'infrastructure électrique et, d'autre part, promouvoir l'efficacité et la qualité du service offert aux utilisateurs par la règle de la concurrence. Applications des technologies d'énergie renouvelable sur le marché Energie hydraulique Actuellement, la capacité hydroélectrique totale installée à Madagascar est de 128 MW. JIRAMA, une entreprise étatique, détient 105 MW de cette capacité. Deux producteurs d'électricité indépendants produisent un total de 23 MW de la capacité installée en hydroélectricité, en fournissant le système de production de JIRAMA. Pour l'électrification rurale, certaines microcentrales hydroélectriques privées sont opérationnelles, mais la capacité totale installée est inférieure à 0,5 MW maintenant. Biomasse A Madagascar, la production de l'énergie de la biomasse est principalement basée sur la balle de riz, du café en parches, de la biomasse ligneuse et des résidus agricoles similaires. Depuis 2009, 40 kW de balles de riz de coproduction de la capacité installée sont opérationnalisés par un opérateur privé pour le village d’Anjiajia. Un autre est mis en service (60 kW) dans le village de Bejofo. Cinq industries sucrières utilisent la bagasse pour la coproduction pour leurs propres besoins énergétiques. Énergie solaire La capacité totale installée de PV actuellement opérationnel n'est que d'environ 9 kW pour deux petits villages Benenitra et Ramena, bien que Madagascar ait un potentiel énorme. Energie éolienne Depuis 2007, trois opérateurs privés ont mis en œuvre un système hybride de production d'énergie thermique / éolienne dans cinq villages pour environ une capacité installée totale 150 kW. Biocarburants Jatropha curcas, le coton et la canne à sucre sont les trois usines qui sont les mieux considérées par les investisseurs à Madagascar. Jatropha et le coton sont utilisés pour
  • 62. 62 produire du biodiesel; la canne à sucre est utilisée pour produire de l'éthanol. Le jatropha est déjà répandu dans le pays, soit par le biais de la plantation endémique et par une plantation humaine de grande échelle. Défis et obstacles Les coûts de développement élevés en raison du manque de données adéquates, adaptées et précises. Les bailleurs de fonds habituels ne sont pas encore satisfaits de la fiabilité financière des projets. Incitations en matière d’ER Les incitations les plus importantes sont les subventions publiques accordées par le biais du FNE (Fonds National de l'Electricité). Conformément à la loi nationale financière de 2011, l'importation d’équipements électriques et / ou de moteurs dédiés à la production d’ER est exempte de taxe. En outre, un allégement des droits de douane a été appliqué sur les mêmes équipements afin de promouvoir et faciliter l'accès aux énergies renouvelables.
  • 63. 63 5.11 Malawi Capitale: Lilongwe Superficie: 118 484 km2 Population: 15 million PIB: US$ 13,51 milliards Consommation de pointe: 344 MW Capacité Installée: 285 MW Part des ER dans le mélange de production: 94 % Taux d’Electrification: 9 % Fournisseur: ESCOM Régulateur de l’Energie: Malawi Energy Regulator Authority Ressources d’ER: Energie Hydraulique (Potentiel 900 MW) Energie Solaire (Potentiel 5.5 kWh/m2/jiur) Energie éolienne (Potentiel 25 MW) Biomasse (Potentiel - Pas de données) Potentiel en Biocarburants - Bon
  • 64. 64 Analyse des énergies renouvelables du Malawi Cadre de politique énergétique Actuellement, le Malawi n’a pas de politique d’énergie renouvelable autonome. Les questions liées aux énergies renouvelables figurent dans la politique énergétique nationale. La politique énergétique a été adoptée en 2003 et est examinée et révisée tous les 5 ans. La politique énergétique est influencée par le plan de développement national. La Loi sur l'électricité a été révisée pour permettre la participation des différents acteurs dans le secteur de l'électricité, et le secteur est régulé par Malawi Energy Regulatory Authority (Office Malawite de régulation de l’énergie). Applications des technologies d'énergie renouvelable sur le marché Energie hydraulique L'électricité du Malawi est produite à partir des centrales hydroélectriques en cascade le long de la rivière Shire qui a été récemment grandement affectée par les problèmes résultant de la dégradation de l'environnement physique. Biomasse En 2009, une petite usine souterraine de biogaz a été mise en place par le Centre d'essai et de formation en technologies des énergies renouvelables (TCRET) à l'Université de Mzuzu, une des universités publiques du Malawi. À la fin du projet en 2011, il y aura 12 digesteurs de biogaz. Énergie solaire Le pays dispose d’environ 5 000 systèmes solaires autonomes (systèmes solaires domestiques) qui produisent un total d'environ 700 kW d'électricité. Solar Cookers International a classé le Malawi comme le 20ème pays dans le monde en termes de potentiel de cuisinières solaires. Le nombre estimé de personnes au Malawi qui manquent de carburant en 2020 est 2 700 000. Energie éolienne Le MNREE, par le biais du Département de l'Énergie, est en train de mettre en œuvre un projet pilote d'électrification des villages en utilisant des systèmes hybrides éoliens / solaires. Avec une grande surface au bord du lac avec des vents Mwera, le Malawi a des ressources éoliennes exceptionnelles. Les chercheurs ont constaté que le Malawi pourrait répondre à tous ses besoins en électricité à partir de l'énergie éolienne d'ici à 2030. La construction de la première ferme éolienne au Malawi va commencer début 2010 à proximité de la ferme Chilunguzi; Mwasinja Village-TA Nkosini Ntakataka-Dedza. Selon les prévisions, le parc éolien sera achevé vers la fin de l'année 2010.
  • 65. 65 Obstacles  Faibles niveaux de revenu du groupe potentiel de marchés et l'incapacité d’obtenir une aide financière ;  Faible capacité dans le secteur commercial d’ER ;  Faible prise de conscience des possibilités des ER à tous les niveaux ;  Faiblesse des capacités industrielles. Incitations en matière d’ER Actuellement, le pays ne dispose pas de tarif de rachat ou toute autre incitation.
  • 66. 66 5.12 Maurice Capitale: Port Louis Superficie: 2 150 km2 Population: 1,27 million PIB: US $10 milliards Consommation de pointe: 405 MW Capacité Installée: 650 MW Part des ER dans le mélange de production: 20 % Taux d’Electrification: 100% Fournisseur: Central Electricity board Régulateur de l’Energie: Central Electricity Board Ressources d’ER: Energie Hydraulique (59 MW): Energie Solaire (Potentiel 5 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel actuellement limité à 60 MW) Biomasse (capacité installée: 155MW) Potentiel en Biocarburants – bon
  • 67. 67 Analyse des énergies renouvelables de Maurice Cadre de politique énergétique Actuellement, Maurice n'a pas de politique d’énergies renouvelables autonome. La stratégie énergétique de long terme 2009-2025 (mise à jour dans le Plan d'action pour la Stratégie énergétique 2011-2025 de) est la pierre d'assise pour le développement des énergies renouvelables en République de Maurice. Sous-secteur des énergies renouvelables Energie hydraulique Environ 4% de l’électricité est produite à partir de centrales hydroélectriques. Le Central Electricity Board exploite 9 centrales hydroélectriques ayant une capacité totale installée de 59MW. La capacité totale installée ne peut être exploitée que pendant les périodes humides avec de fortes précipitations. Biomasse La bagasse contribue à la plus grande partie de l'énergie renouvelable dans la production d'électricité (environ 400 GWh/an actuellement). Pendant la saison des cultures, le niveau maximal du rendement de l’électricité provenant des producteurs indépendants (lorsqu’ils produisent à partir de la bagasse seulement) atteint environ155 MW. Énergie solaire Tout en bénéficiant de plus de 2900 heures de soleil par an, les systèmes photovoltaïques connectés au réseau n’ont été mis en ligne que tout récemment. Le système de production et de distribution à petite échelle récemment introduit a permis que 2MW (d’installations de 50kW ou moins disséminées sur toute l'île) soient raccordés au réseau. Energie éolienne Une étude a confirmé qu'il existe des sites potentiels sur les deux îles pour la mise en place de parcs éoliens, et que quelques zones ont une vitesse annuelle moyenne de 8,0 m / s à 30 m au-dessus du niveau du sol. La capacité actuelle est limitée à 60 MW, mais elle devrait augmenter au fur et à mesure que la capacité installée augmente. Obstacles Chevauchement des responsabilités au niveau institutionnel ; Il faut une carte des ressources afin de définir clairement dans quelle mesure les sources renouvelables comme la géothermie et l'énergie solaire photovoltaïque peuvent être exploitées. La mise en œuvre des mesures d’ER nécessitera de lourds investissements.
  • 68. 68 Outre la bagasse et l'hydroélectricité, les aspects techniques d’autres technologies des énergies renouvelables sont peu connus. Incitations en matière d’ER Maurice dispose d'un certain nombre d'incitations en matière d’ER en place pour les initiatives d’ER.
  • 69. 69 5.13 Rwanda Capitale: Kigali Superficie: 26 338 km2 Population: 10 718 379 (projection de l’année 2011) PIB: US$ 6 000 m Consommation de pointe: 87 MW Capacité Installée: 94.78 MW Part des ER dans le mélange de production: 56,5% Taux d’Electrification: 14,25% Fournisseur: EWSA Régulateur de l’Energie: RURA Ressources d’ER: Energie Hydraulique (Potentiel 500 MW) Energie Solaire (Potentiel 5.5 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel: Pas de données Biomasse (Potentiel: Pas de données Potentiel en Biocarburants - Oui
  • 70. 70 Analyse des ER du Rwanda Cadre de politique énergétique La « Déclaration de la politique énergétique de 2004 » du Rwanda a été révisée en 2007 et est intitulée « Politique énergétique nationale et Stratégie énergétique nationale de 2008- 2012 ». Les principaux objectifs consistent à sous-tendre le développement national à travers ce qui suit :  Garantir la disponibilité des approvisionnements en énergie fiables et abordables pour tous les Rwandais ;  Encourager l'utilisation rationnelle et efficace de l'énergie ; et  Établir des systèmes écologiquement rationnels et durables de production d'énergie, d'approvisionnement, de transport, de distribution et d’utilisation finale. Applications des technologies d'énergie renouvelable sur le marché Energie hydraulique La capacité installée en 2011 est de 94,78 MW tandis que la capacité disponible est de 85,25 MW. La production de l'énergie hydroélectrique et thermique (diesel et mazout lourd) est toujours en tête de la production d'électricité. L'implication du secteur privé est encore limitée mais prometteuse dans la production d'énergie micro-hydraulique. Énergie solaire Le Rwanda a une installation solaire de 250 kW (Kigali Solaire) et il est relié au réseau. Ce projet est détenu par un opérateur privé allemand appelé Stardwerke Mainz AG. Le coût total du projet est estimé à 1 369 636 Euros (1 921 843 $). L'électricité produite par Kigali Solaire est vendue à EWSA à un tarif fixe de 0,07 dollars américains / kWh. Des chauffe-eau solaires sont également utilisés en particulier dans la capitale. Dans le cadre de l'EDPRS (2008-2012), au moins 20% des Rwandais utilisent l'eau chaude dans les douches ou salles de bain ; d'ici à 2012 des chauffe-eau solaires seront installés dans au moins 75.000 ménages et dans certains hôtels, centres de santé, écoles, hôpitaux. Energie éolienne Une évaluation des ressources éoliennes a été entreprise et a montré que les ressources d'énergie éolienne au Rwanda sont limitées. Energie géothermique Des enquêtes géo-scientifiques ont été menées au cours des trois dernières années et le potentiel est estimé à 310 MW. L'exploitation de la ressource va commencer avec un projet pilote de 10 MW dans un proche avenir.
  • 71. 71 Biomasse Une centrale de co-production est installée dans une sucrerie (Travaux de sucrerie de Kabuye) avec une production d'électricité estimée à 2 MW. Les projets actuels de production de biogaz ne sont pas axés sur la production d'électricité, mais plutôt sur la production de gaz pour la cuisson. Energie électrique provenant du gaz méthane du lac Kivu D'énormes réserves de gaz méthane dissous dans les eaux profondes du lac Kivu sont actuellement exploitées à l'échelle pilote (capacité nominale de 4,5 MW) pour la production d'énergie électrique. Défis et obstacles  Des projets à forte concentration de capital ;  L'absence d'un mécanisme d'incitation défini pour des ressources énergétiques renouvelables ;  Manque de savoir-faire technique, en particulier dans le suivi de projets d'énergie renouvelable (de la phase de conception jusqu'à la phase de mise en œuvre). Incitations en matière d’ER  Une étude détaillée d’un mécanisme de subvention pour des projets solaires est toujours en cours, mais les panneaux solaires et autres équipements pour l'énergie solaire photovoltaïque et chauffe-eau solaires sont exempts de taxes.  Les agences de développement telles que GIZ et BTC fournissent 50% du total des coûts du projet à des opérateurs privés afin d'encourager la participation du secteur privé dans le développement du sous-secteur de la micro hydroélectricité.  Une étude sur les tarifs de rachat est en cours d'examen par le régulateur avant son adoption et sa mise en œuvre.  Le programme de subventions GoR pour les usines de biogaz domestique est 300 000 Francs rwandais/ unité (plus de 500 $); pour les usines de biogaz institutionnel, il est de 40% du total des coûts du projet.
  • 72. 72 5.14 Seychelles Capitale: Victoria Superficie: 455 km2 Population: 87 000 PIB: US$ 1,9 billion (ppp – 2010 est.) Consommation de pointe: 50 MW Capacité Installée 85,3 MW Part des ER dans le mélange de production: 0% Taux d’Electrification: 99% Fournisseur: Public Utilities Corporation Régulateur de l’Energie: Seychelles Energy Commission Ressources d’ER: Energie Hydraulique (Potentiel 1,8 MW) Energie Solaire (Potentiel 5,762 kWh/m 2 /jour) Energie éolienne (Potentiel 3 – 9 m/s) Biomasse (Potentiel: Pas de données) .
  • 73. 73 Analyse des ER des Seychelles Cadre de politique énergétique Les Seychelles ont pris de nombreuses mesures ces dernières années pour consolider les lois nationales sur l'énergie, les politiques et les programmes connexes, et établir le développement des technologies d'énergies renouvelables dans le pays comme une priorité nationale. Parmi les mesures prises récemment dans ce sens figurent les suivantes: a) la mise en place en 2009 d'une Commission sur l'énergie aux Seychelles; b) la formulation de la politique énergétique des Seychelles 2010-2030; c) la levée des droits de douane et d'impôts sur toutes les importations de technologies d’énergies renouvelables avec l'approbation de la Commission sur l'énergie; et d) diverses mesures visant à promouvoir la conservation de l'énergie et des énergies renouvelables, y compris la suppression des taxes sur les chauffe-eau solaires et autres dispositifs d'économie d'énergie. Applications des technologies d'énergie renouvelable sur le marché Energie hydraulique Les Seychelles n'ont pas de projets hydroélectriques. Biomasse La plupart des travaux effectués dans le passé étaient axés sur la gazéification de la biomasse. Le matériel utilisé était de tous les prototypes. Bien que certains résultats prometteurs aient été rapportés par la Division des services d’appui technologique (Technological Support Service division - TSSD), il y avait des défaillances technologiques qui ont empêché la commercialisation et l'adoption par les consommateurs locaux. Énergie solaire La plupart des travaux dans le domaine de l'énergie solaire effectués dans le passé portaient sur les technologies thermiques et peu de projets explorant la production d'électricité ont été réalisés. Les projets d'énergie solaire thermique incluaient des technologies de séchage du bois et de chauffage solaire de l'eau. Energie éolienne L'énergie éolienne est actuellement l'une des technologies les plus compétitives des énergies renouvelables qui existent. Le régime éolien est limité à environ cinq à six mois par an pendant la période de la mousson du Sud-Est allant de Juin à Octobre. Les études sur l'énergie éolienne et son potentiel ont commencé dans les années 1980. Deux aérogénérateurs de 11kVA chacun ont été installés sur l'île de Sainte-Anne et connectés à la grille. Ce fut toutefois un échec complet car l'une des turbines a été gravement endommagée au-delà de la réparation et l'autre a finalement été mise hors service.
  • 74. 74 Incitations en matière d’ER De récentes modifications apportées à la législation fiscale ont eu un impact direct et bénéfique sur les énergies renouvelables dans le pays. Actuellement, les importations de technologies pour la production d'énergies non renouvelables, telles que les générateurs diesel, sont soumis à un taux d'imposition de 15% en vertu de la Loi relative aux taxes sur les produits et services.
  • 75. 75 5.15 Soudan Capitale: Khartoum Superficie: 2 505 810 km2 (Nord & Sud) Population: 45 Millions PIB: US$ 100 milliards Consommation de pointe: Capacité Installée: 1 235 MW Part des ER dans le mélange de production: 24 % Taux d’Electrification: 30% Fournisseur: National Electricity Corporation Régulateur de l’Energie: ERA Ressources d’ER: Energie Hydraulique (Potentiel 4 920 MW) Energie Solaire (Potentiel 6,1kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel: Pas de données) Biomasse (Potentiel 55,5 MW) Potentiel en Biocarburants - Bon
  • 76. 76 Analyse des ER du Soudan Cadre de politique énergétique Le gouvernement formule ses politiques d'énergie renouvelable en utilisant un processus participatif entre les ministères concernés et les acteurs concernés pour chaque domaine de la politique, à savoir l'électricité, le pétrole et les mines. Il établit l'orientation pour le développement de l'énergie afin d'atteindre les objectifs nationaux de développement de manière durable. Applications des technologies d'énergie renouvelable sur le marché Energie hydraulique Le potentiel hydroélectrique est estimé à 4920 MW. Toutefois, 10% seulement de l'énergie hydro-électrique sont actuellement utilisés. Il existe plus de 200 sites appropriés pour l'utilisation de turbines dans le Nil Bleu et dans le principal Nil. Le potentiel total de mini- centrales hydroélectriques peut être considéré à 67 GWh / an pour la région sud du pays. Biomasse La biomasse représente un pourcentage assez important du bilan énergétique du Soudan. En 1995, la biomasse a représenté 78% du mélange énergétique sous forme de bois à brûler comme le charbon de bois. La majeure partie de ceci est le bois de la forêt, qui a conduit à une déforestation massive. Énergie solaire En moyenne, l’insolation dans le pays est à peu près 6,1 kWh / m2/jour, indiquant un fort potentiel pour une utilisation de l'énergie solaire. Un récent projet financé par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et le PNUD a utilisé le système PV pour électrifier 13 communautés rurales et péri-urbaines, et quelque 45.000 ménages dans le pays utilisent maintenant des systèmes photovoltaïques. Energie éolienne Les États du Nord (zones Karema & Dongola) sont de bons sites. Ils ont des vitesses de vent moyennes annuelles de 5 à 5,5 m / s. Khartoum et les Etats du centre ont des vitesses de vent moyennes annuelles de 4 à 4,5 m / s. Les États de l'Ouest ont des vitesses de vent annuelles moyennes de 3 à 3,5 m / s. L'énergie éolienne au Soudan est actuellement utilisée pour pomper l'eau des puits, profonds et peu profonds, pour fournir de l'eau potable et d'irrigation en utilisant des pompes éoliennes. Energie géothermique Le potentiel hydroélectrique est estimé à 4920 MW. Toutefois, 10% seulement de l'énergie hydro-électrique sont actuellement utilisés. Il existe plus de 200 sites appropriés pour l'utilisation de turbines dans le Nil Bleu et dans le principal Nil. Le potentiel total de mini- centrales hydroélectriques peut être considéré à 67 GWh / an pour la région sud du pays.
  • 77. 77 Défis et obstacles  Manque de stratégies appropriées et d’un niveau global du gouvernement et du secteur privé pour financer des projets d'énergie renouvelable.  Absence de politiques, de législation et des lois pour attirer les investissements au Soudan.  Manque de réglementation institutionnelle et de coordination au niveau du Soudan pour des projets qui visent à tirer parti d'énergies renouvelables. Incitations en matière d’ER Un certain nombre d'incitations financières sont disponibles pour l'installation de technologies d'énergies renouvelables et de conversion.
  • 78. 78 5.16 Swaziland Capitale: Mbabane Superficie: 17 364 km2 Population: 1,2 million PIB: US$ 3,5 milliards Consommation de pointe: 175 MW Capacité Installée 60,1 MW Part des ER dans le mélange de production: 95 % Taux d’Electrification: 65 % Fournisseur: Swaziland Electricity Company Régulateur de l’Energie: Swazi Energy Reg Authority Ressources d’ER: Energie hydraulique (Potentiel 70 MW) Energie solaire (Potentiel 6 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel: pas de données) Biomasse (Potentiel 200 MW) Potentiel en biocarburants– Bon.
  • 79. 79 Analyse des ER du Swaziland Cadre de politique énergétique Le projet ‘Stratégie pour la mise en œuvre de la politique nationale énergétique’ a débuté en juillet 2007 et a été achevé en octobre 2009. Le gouvernement a élaboré une stratégie de mise en œuvre intégrale de la politique nationale énergétique, avec l'aide de l'Union européenne, dans le cadre de l'Initiative énergétique de l'Union européenne pour le développement économique et la lutte contre la pauvreté, conjointement avec le Fonds de l'Union européenne pour le partenariat et le dialogue. Applications des technologies d'énergie renouvelable sur le marché Energie hydraulique Le Swaziland a trois petites centrales hydroélectriques: la centrale hydroélectrique d’Edwaleni; la centrale hydroélectrique d’Ezulwini, et la centrale d'énergie hydroélectrique de Maguga. Quelque 77% de l’électricité sont importés principalement d'Afrique du Sud. Biomasse Le Swaziland a d'abondantes sources de déchets des industries agroalimentaires qui pourraient être utilisés pour la production d'électricité. Ces déchets industriels comprennent la bagasse provenant de la transformation de la canne à sucre et des déchets de bois provenant des industries de transformation du bois. La sucrerie d’Ubombo a récemment mis en service une usine de coproduction de 30 MW de cogénération qui a fourni le réseau national. Une étude de préfaisabilité d’une centrale alimentée par de la bagasse a conclu qu'une usine de 54 MW pourrait être construite à la sucrerie de Simunye et une usine de 85 MW à la sucrerie de Mhlume. Énergie solaire L'énergie solaire a un grand potentiel pour une utilisation généralisée au Swaziland. L'expérience des projets pilotes a démontré l’importance d’une bonne planification et des consultations minutieuse lors du développement des installations solaires rurales. Jusqu’à présent, aucun projet de grande envergure n’a été mis en œuvre. Energie éolienne Pour utiliser au maximum et d’une manière rentable les ressources d’énergies renouvelables, il est nécessaire de connaitre en profondeur ces ressources. Le Swaziland n’a pas de données sur ces ressources. Défis et obstacles  Les coûts en capital élevés des centrales hydroélectriques.  Aucun avantage du MDP parce que l'énergie thermique est importée d'Afrique du Sud.
  • 80. 80  Expertise technique locale limitée en énergies renouvelables - en particulier au niveau de l'organisme de régulation et de l’équipement.  Concurrence entre production d'énergie thermique par rapport aux ER dans un très petit marché.  Incitations en matière d’ER Le Swaziland n'offre pas encore d’incitation pour les énergies renouvelables. Cependant, le travail de recherche effectué par le gouvernement sur le potentiel des ER, en particulier l'énergie solaire, est une forme de recherche subventionnée.
  • 81. 81 5.17 Ouganda Capitale: Kampala Superficie: 236 040 km2 Population: 34,6 Millions PIB: US$ 17,1 milliards Consommation de pointe: 350 MW Capacité Installée: 380 MW Part des ER dans le mélange de production: 99 % Taux d’Electrification: 8 % Fournisseur: UEGCL / UETCL / UEDCL Régulateur: Electricity Regulatory Authority Ressources d’ER: Energie Hydraulique (Potentiel 2000 MW) Energie Solaire (Potentiel 6 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel: Pas de données) Biomasse (Potentiel 16 MW) Potentiel en Biocarburants– Bon.
  • 82. 82 Analyse des ER de l’Ouganda Cadre de politique énergétique L'Ouganda est l'un des rares pays africains qui a une politique d'énergie renouvelable clairement axée, qui a été publiée en 2007par le Ministère de l'Energie, des mines et du développement (MEMD). Ses objectifs comprennent l'accès aux services énergétiques modernes, abordables et fiables en guise de contribution à l'éradication de la pauvreté. Ceci comprend en général l'accès du public à l'électricité et l'amélioration de la modernisation des technologies de conversion de la biomasse. L'objectif global de cette politique est d’augmenter l'utilisation des énergies renouvelables modernes, du niveau actuel de 4% à 61% de la consommation totale d'énergie d'ici l'an 2017. Applications des technologies d'énergie renouvelable sur le marché Energie hydraulique En dépit du vaste potentiel hydroélectrique de l'Ouganda, estimé à 3000 MW, moins de 10% sont actuellement exploités. Actuellement, un projet hydroélectrique de 250 MW est en cours dans le district de Jinja. De nombreuses autres entreprises hydroélectriques sont à l'étude, et cette étude est menée par des entrepreneurs ougandais et japonais, ainsi que par le gouvernement. Biomasse Mise à part l'hydroélectricité, la bioénergie est considérée comme le deuxième pilier important pour garantir l'approvisionnement énergétique, en particulier dans les zones rurales. La transition, de la biomasse traditionnelle qui est souvent perçue comme inefficace, à la biomasse moderne et à la production et consommation de biocarburants, est un domaine focal majeur du gouvernement. Énergie solaire L'Ouganda a une moyenne de 5-6 kWh / m2/jour d'insolation. L'énergie solaire est actuellement utilisée principalement pour l’électrification hors réseau pour les communautés rurales, ainsi que pour la cuisson solaire, le chauffage de l'eau et elle fournit de l'électricité aux bâtiments publics tels que les hôpitaux. Energie éolienne La vitesse du vent est estimée à une moyenne de 3 à 3,5 en m / s, ce qui indique un potentiel modéré de l'énergie éolienne. Des études ont conclu que la ressource éolienne est insuffisante pour la production d'électricité à grande échelle.
  • 83. 83 Energie géothermique L’Ouganda dispose d'un potentiel de ressources géothermiques estimé à 450MW, principalement situées dans la partie ouest de la Vallée du Rift. Des études de faisabilité sont recommandées pour améliorer la confiance dans la ressource et promouvoir le développement. Obstacles  Faibles niveaux de revenu du groupe potentiel de marché et l'incapacité d’obtenir une aide financière.  Faible capacité dans le secteur commercial des ER.  Faible prise de conscience des possibilités des ER à tous les niveaux.  Faiblesse des capacités industrielles. Incitations en matière d’ER Actuellement, le pays n’a pas de tarif de rachat ou toute autre incitation.
  • 84. 84 5.18 Zambie Capitale: Lusaka Superficie: 752,614 km2 Population: 13,8 Millions PIB: US $ 20 milliards Consommation de pointe: 2 062 MW Capacité installée: 1 842 MW Part des ER dans le mélange de production: 99,9 % Taux d’Electrification: 19 % Fournisseur: ZESCO Ltd Régulateur de l’Energie: Energy Regulation Board Ressources d’ER: Energie Hydraulique (Potentiel 6 000 MW Energie éolienne (Potentiel 0 MW) Energie Solaire (Potentiel 155 MW) Biomasse (Potentiel 30 MW) Potentiel en Biocarburants - Bon
  • 85. 85 Analyse des ER de la Zambie Cadre de politique énergétique. La politique énergétique nationale de 2008 est toujours en vigueur actuellement. Elle reconnaît comme sources d'énergies renouvelables l’énergie solaire, l’énergie éolienne, les microcentrales hydroélectriques (mini-centrales hydroélectriques), la biomasse et les biocarburants. La politique fixe comme objectif l'augmentation de l'utilisation des énergies renouvelables par la sensibilisation, l'élaboration de cadres réglementaires, l'amélioration de la technologie et la fourniture d'incitations fiscales. Le gouvernement est en train d'examiner le cadre de réglementation des bio-carburants qui a été élaboré à la suite d'un processus consultatif avec les parties prenantes concernées. Applications des technologies d'énergie renouvelable sur le marché Energie hydraulique L’énergie hydraulique est la principale source de production d'électricité en Zambie - représentant plus de 99% de l'électricité produite localement. Le pays estime avoir plus de 6 000 MW de potentiel hydroélectrique et moins de 2 000 MW ont été exploités à ce jour. Il est nécessaire d’attirer des investissements supplémentaires pour qu’ils investissent dans la production d'énergie hydroélectrique. Biomasse Le Ministère du Développement de l'énergie et de l'eau estime que les combustibles ligneux représentent 70% de la consommation nationale d'énergie totale. Il estime en outre que les ménages représentent environ 88% des combustibles ligneux consommés qui sont utilisés pour la cuisson et le chauffage. Le charbon est la forme préférée de la biomasse dans les zones péri-urbaines et urbaines. Énergie solaire La Zambie a un rayonnement solaire d'environ 5 kW h/m2/jour qui est adapté pour produire de l'énergie avec des panneaux solaires photovoltaïques. Les systèmes solaires sont principalement utilisés par les entreprises étatiques qui sont les télécommunications et la radio-télévision nationale pour leurs stations-relais et les centraux téléphoniques à distance. Les systèmes solaires sont devenus largement utilisés dans les années 1990, quand les petits systèmes PV pour utilisation domestiques ont été introduits dans le pays. Lancé récemment, le projet Zesco Ltd Solar Geysers est supposé libérer de 150 MW le réseau national. Ce projet s'inscrit dans la phase d'acquisition de la phase du projet qui vise à déployer 100.000 chauffe-eau solaires gratuitement dans des endroits déterminés. Energie éolienne Il n’y a pas de plan visant à introduire l'énergie éolienne dans le mélange énergétique de la Zambie.
  • 86. 86 Défis et obstacles  Manque d’objectifs gouvernementaux clairs pour le secteur des énergies renouvelables dans un document de politique.  Manque d'information vérifiable sur les sources d'énergies renouvelables disponibles.  Manque de financement pour la recherche dans le secteur des énergies renouvelables.  L’absence de ratios de mélanges obligatoires est citée comme l'obstacle majeur au développement du secteur des bio-carburants dans le pays. Incitations en matière d’ER Le gouvernement a donné des incitations financières pour le secteur solaire en supprimant les droits d'importation sur les équipements solaires afin de réduire le prix des équipements solaires.
  • 87. 87 5.19 Zimbabwe Capitale: Harare Superficie: 390 757 km2 Population: 12,1 Millions PIB: US $ 4,4 milliards Consommation de pointe: Capacité installée: Part des ER dans le mélange de production: 57 % Taux d’Electrification: 34 % Fournisseur: ZESA Holdings (Pvt) Ltd. Régulateur de l’énergie: Zim Elec Reg Commission Ressources d’ER: Energie hydraulique (Potentiel 600 MW) Energie solaire (Potentiel 5,7 kWh/ m2/jour) Energie éolienne (Potentiel 0 MW) Biomasse (Potentiel 175 MW) Potentiel en biocarburants– Bon.
  • 88. 88 Analyse des ER du Zimbabwe Cadre de politique énergétique La politique énergétique nationale a été approuvée par le Conseil des Ministres en 2010 et sera examinée prochainement en vue d'intégrer certaines questions émergentes. Les énergies renouvelables, tout en n’étant pas un élément autonome dans le NEP, ont été une question d'importance nationale depuis l'indépendance en 1980. Applications des technologies d'énergie renouvelable sur le marché Energie hydraulique L'énergie renouvelable est dominée par des usines à petite échelle d'énergie hydraulique qui sont installées pour fournir l'énergie à des sites reculés et à des maisons rurales. Il y a une utilisation limitée, mais croissante, de plus grands systèmes d'énergie productive. La plupart des systèmes ont été installés avec une subvention des bailleurs de fonds. La plupart des installations hydroélectriques, petites et micro, se trouvent sont dans les hauteurs de l'Est. Biomasse Traditionnellement, l'industrie sucrière produit de l'électricité pour sa propre consommation. Actuellement, les deux sucreries dans la partie Sud-Est du pays utilisent 40 chaudières à barres pour fournir de la vapeur pour un total de 45 MW d'équipements de production d’électricité. Chaque usine a besoin d’environ 15MW au cours de la saison de broyage et peut envoyer environ 5 MW à la grille. Une nouvelle usine de production et de broyage de canne à sucre vient d'être construite. L'objectif de l'usine est de ne produire que l'éthanol anhydre à partir de la canne et d'utiliser la bagasse pour produire de l'électricité. Énergie solaire Il n'y a aucune indication du nombre total de systèmes photovoltaïques solaires opérant au Zimbabwe. Le projet pilote du FEM PV a installé 9 000 systèmes équivalents de 45 W. Des entreprises privées ont continué à vendre des systèmes solaires PV depuis lors, mais à un taux inférieur. L'Agence d'électrification rurale utilise l'énergie solaire pour l'électrification des ménages et des institutions. A la fin de 2010, elle avait installé 218 systèmes solaires photovoltaïques dans les stations rurales. Actuellement, il y a plus de 200 000 ménages utilisant l'électricité pour chauffer l'eau. Si les chauffe-eau solaires étaient utilisés, il est estimé qu'environ 600 MW d’électricité au niveau maximal seraient déplacés de la grille. Energie éolienne Les vitesses moyennes du vent ont été estimées à 3,5 m/s. L’ONG ZERO, une initiative régionale pour l'environnement, a mené des études de faisabilité, et a financé la production d'un certain nombre de turbines éoliennes de 1 et 4 kW pour des fins hors réseau, et a fourni de l'énergie à des bâtiments municipaux tels que les cliniques.
  • 89. 89 Défis et obstacles  Économiques : Investissement initial élevé plus des coûts élevés de fonctionnement et d'entretien.  Faible accès aux technologies et insuffisance des compétences pour adopter et adapter les technologies.  Mauvaise appréciation du lien entre les objectifs de développement individuel et national.  Cadre institutionnel et politique / réglementaire : énergie conventionnelle subventionnée. Incitations en matière d’ER Le gouvernement n'offre pas d'incitation pour les énergies renouvelables à cause des priorités des services en compétition.
  • 90. 90 6 POTENTIEL DU MARCHÉ INTÉGRÉ DU COMESA POUR L’ENERGIE RENOUVELABLE Du point de vue du marché du COMESA, l’ER peut être divisée en un certain nombre de sous-groupes en fonction des liens politiques et économiques. Les sous-groupes sont décrits ci-après. Groupe 1: Egypte, Kenya, Libye, Swaziland. Ces pays ont l'infrastructure industrielle la plus développée et le marché le plus fort potentiel et réel des ER. Le financement du gouvernement est appliqué en combinaison avec les fonds des donateurs pour mettre en œuvre la prestation de services de base. L'Egypte a le taux le plus élevé d'électrification et une industrie croissante de la technologie des ER. Bien que l'infrastructure de la Libye ait été détruite par la récente guerre civile, le pays possède des réserves de capitaux et de pétrole qui devraient permettre la reconstruction de l'infrastructure dans un court délai. Le Kenya reçoit un financement substantiel des donateurs et est l'un des six pays sélectionnés pour un projet pilote de développement des ER. Le Swaziland a des liens commerciaux étroits avec l’Afrique du Sud et, de ce fait, il est en mesure d’importer de l’Afrique du Sud sa technologie d’ER. L'infrastructure de distribution d'énergie est développée; l'électrification rurale a été un domaine d'intérêt majeur. Groupe 2: Burundi, Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Malawi, Ouganda, Soudan et Zambie Les économies de ces pays ont commencé à grandir au cours de la dernière décennie et, par après, la croissance a été ralentie par la récession mondiale. Même si de nombreuses activités d'énergies renouvelables sont encore dépendantes des projets financés par les donateurs, il y a eu des initiatives nationales visant à mobiliser des capitaux nationaux pour développer le secteur des énergies renouvelables. Ces pays commencent à développer agressivement et mettre en œuvre des infrastructures et des programmes de services de base. La libéralisation du secteur de l'électricité a ouvert des opportunités pour des producteurs indépendants. Groupe 3: RDC, Rwanda et Zimbabwe La participation du secteur privé dans l'économie a été lente au début de ce siècle dans la plupart des secteurs – dont le secteur des énergies renouvelables. Il y a eu un revirement ces dernières années - le développement du marché des ER bénéficiera d'un investissement accru du secteur privé. En outre, ces pays ont l'avantage d’avoir de vastes ressources minières et naturelles. Groupe 4: Comores, Madagascar, Maurice et Seychelles (Les îles) L'éloignement des pays du COMESA situés sur le continent, combiné avec des niveaux élevés de l'accès à l'électricité et la faible utilisation du bois de chauffage, tels sont des caractéristiques distinctives du secteur de l'énergie. Le secteur de l'énergie de ces îles dépend du pétrole importé et de co-production dans l'industrie sucrière. Étant donné les
  • 91. 91 coûts élevés du pétrole, Maurice et les Seychelles ont mis l'accent sur le développement et la perfection de la co-production. Le coût élevé de l'énergie primaire importée a incité ces pays à chercher des solutions en ER à leurs besoins en énergie. 6.1 Commercialisation des énergies renouvelables dans la région COMESA La force motrice derrière l'application des énergies renouvelables en Europe et dans le reste du monde développé est le moteur du nettoyage de l'environnement et, simultanément, de la diversification de leurs sources d'énergie. Au cours du siècle dernier et au-delà, les pays industrialisés ont été les principales causes de la dégradation de la couche d'ozone. L'impact a été ressenti partout dans le monde, et dans les changements climatiques et est devenu de plus en plus défavorable aux produits agricoles. L’autre moteur pour l'énergie renouvelable est la nécessité de réduire la dépendance par rapport aux ressources énergétiques limitées. Les Etats membres du COMESA diffèrent dans leur mélange énergétique : par exemple en Egypte l'utilisation des combustibles fossiles est élevée tandis que la Zambie dépend presqu’entièrement de l'énergie hydroélectrique. D'autres pays comme le Swaziland, bien que localement ils produisent de l'énergie hydraulique, ils importent la grande partie de leur électricité à partir de pays qui utilisent essentiellement des combustibles fossiles pour la production d’électricité. Maurice, le Kenya, les Seychelles et le Swaziland sont les seuls pays qui sont connectés au réseau national, la plupart des pays producteurs de sucre vont suivre bientôt. Sans certains des Etats membres, la connexion solaire au réseau national se trouve à des stades de la planification. L'Egypte et le Kenya sont les seuls pays qui se sont connecté l'énergie éolienne au réseau électrique national. Dans la région COMESA, étant donné le faible niveau d'accès aux énergies non basées sur la biomasse, (la moyenne de la connectivité est de 35%), l’ER est mise en œuvre comme la technologie la moins coûteuse dans la fourniture de l'énergie dans les régions éloignées et dans les secteurs pauvres de la population, ou pour fournir l’électricité essentielle dans les zones isolées. L’ER est toujours en expansion, mais c’est une alternative plus rapide et moins chère pour couvrir des zones reculées par rapport à l'expansion du réseau de transmission de distribution. Marché des centrales hydroélectriques Il y a eu des discussions sur le développement du grand potentiel hydroélectrique en RDC et en Zambie, etc, mais à cause des coûts d'investissement élevés et la nécessité d'améliorer l'inter-connectivité entre tous les bassins africains, la mise en œuvre n’a pas suivi les intentions. Un certain nombre de petits systèmes hydroélectriques (<20 MW) ont été installés au cours des 3 dernières décennies et il est prévu d'en installer davantage. Avec l'ouverture du marché régional de l'électricité, la possibilité de développer et gérer de petits PEI est devenue commercialement viable. Cette renaissance est également appuyée par les divers mécanismes de financement internationaux visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. La capacité installée est appelée à augmenter à moyen terme étant donné que des sites viables sont développés par des PEI ou des PPP avec les services étatiques.
  • 92. 92 Marché de la biomasse La biomasse à travers le bois de chauffage ou le charbon est la source dominante d'énergie des ménages dans la région COMESA. Bien qu'il existe un certain nombre d'initiatives liées au bois de chauffage mises en œuvre dans les États membres, à l'heure actuelle elles offrent très peu de possibilités d'investissement. Mis à part le bois de chauffage, la seule autre option commerciale à l'énergie de la biomasse dans la région COMESA est la production de l'électricité et de la chaleur à partir de la combustion des plantes de bagasse au cours de la saison de récolte. Maurice est le pays le plus avancé à cet égard où quelque 35% de sa production d'électricité proviennent de plantes de bagasse. Des plantes similaires existent au Kenya, au Malawi, au Soudan, au Swaziland et au Zimbabwe. Les sucreries de ces derniers pays ont mis l'accent sur leur propre utilisation ; il y a quelques mois seulement, le Swaziland a mis en service sa nouvelle usine de coproduction qui fournit le réseau local et il est prévu que les deux sucreries restantes suivront. De plus, le sucre des pays producteurs au sein du COMESA ont un potentiel considérable pour la production basée sur la biomasse. Le Malawi et le Swaziland pourraient simuler Maurice compte tenu de leur demande actuelle en électricité totale par rapport à de vastes plantations de sucre. Marché des systèmes solaires Etant donné l'abondance de l'énergie solaire dans l'ensemble des États membres du COMESA et la demande dans les zones reculées pour l'approvisionnement en électricité, les systèmes PV sont la technologie dominante d’ER solaire dans la région COMESA. Le marché du système PV comprend ce qui suit : i. Télécommunications - Les panneaux photovoltaïques sont utilisés pour des applications de télécommunications, tels que les installations de micro-ondes ou des stations-relais de téléphonie. Malheureusement, à l'exception de l'Egypte, la tendance consiste à importer ce système, ce qui prive le bloc commercial d'emplois bien nécessaires. ii. Electrification rurale nationale - C'est le secteur le plus dynamique pour le marché de PV car les États membres accélèrent la prestation de services dans les communautés rurales. iii. Cliniques. L'électrification des cliniques rurales est une application courante de PV dans la plupart des pays. iv. Pompage de l'eau. Le pompage de l'eau est une application croissante car la plupart des pompes éoliennes mécaniques sont remplacées et que de nouveaux projets communautaires de l'eau sont mises en œuvre.
  • 93. 93 v. Autres. D'autres applications diverses de systèmes PV varient de bouées de navigation, la mise sous tension des robots, des billets de stationnement, les appareils auditifs etc. Le système solaire de chauffage d'eau est surtout utilisé pour l'approvisionnement en eau chaude aux ménages, aux cliniques, hôtels, bâtiments gouvernementaux à distance et les piscines. En raison du tarif de l'électricité relativement bas en Afrique sub-saharienne, les SWH ne sont pas largement utilisés. Cependant, presque tous les pays exigent de nouvelles infrastructures et les tarifs sont en augmentation au-dessus du taux d'inflation, ce qui rend le SWH concurrentiel. Marchés de l'énergie éolienne L'application traditionnelle de l'énergie éolienne est le pompage mécanique de l'eau. Ce marché est en baisse avec l'utilisation accrue de systèmes photovoltaïques. Un petit marché existe pour des chargeurs de batteries par turbine éolienne. De grandes turbines éoliennes qui sont capables de se connecter à la grille sont maintenant fiables et les coûts en capital sont progressivement en baisse. Pour les pays des côtes, comme l'Egypte, dans un proche avenir les centrales éoliennes feront partie du mélange énergétique. Déchets municipaux Les déchets municipaux biodégradables constituent une potentielle source d’énergie dans les grandes villes où l’on peut extraire suffisamment de gaz d'enfouissement. Bien que la plupart des Etats membres du COMESA les reconnaissent comme une potentielle source d’ER, ils ont injecté peu (ou pas du tout) de ressources sur la conception de projets dans ce domaine, avec l’exception de for Maurice où un gaz d'enfouissement de 2MW d’énergie a été récemment mis en service. 6.2 Obstacles au développement du marché des ER Le marché de l'énergie renouvelable globale est entravé par un certain nombre de facteurs tels que les suivants : 1. L'intégration économique limitée dans la région COMESA. Il reste encore beaucoup à faire pour améliorer l'intégration économique et pour soutenir les économies individuelles. C'est un processus par lequel le COMESA doit passer et qui exige que les secteurs public et privé débloquent les obstacles au commerce régional. 2. Le profil bas de la technologie d’ER dans la région COMESA. Par rapport à l'impact et la concentration sur les autres secteurs énergétiques, tels que l'électricité du réseau, les combustibles liquides et le gaz naturel, les technologies des énergies renouvelables ont un profil très bas. Ceci est partiellement dû au manque d'information sur le potentiel et l'impact des ER ainsi que peu d'expérience pratique.
  • 94. 94 3. Faible niveau de développement industriel. Le faible niveau d'industrialisation limite la croissance du développement du marché orienté vers la technologie. Les structures d'appui technique sont nécessaires pour le développement de produits. 4. L’absence de cadre d'investissement en ER. Le développement d'un tel cadre facilitera la quantification du marché et le positionnement des investissements. 5. Perception d’un risque d'investissement en ER. Le manque d'informations et les idées préconçues ont comme résultat un risque jugé élevé. 6. Les obstacles perçus par les investisseurs. Les investisseurs s'attendent à un même type de climat d'investissement dans la région COMESA que celui dans lequel ils opèrent, dans leurs marchés traditionnels. L'absence d'incitations adéquates est considérée comme un risque élevé qui entrave le développement du marché. 7. Vue générale du système PV comme une technologie de qualité inférieure et de pré- électrification. Le manque d'informations et les idées préconçues au sujet du potentiel des TER et en particulier des PV comme une technologie d'électrification rurale a un effet modérateur sur le développement du marché. 8. Le manque d'information sur le COMESA en tant que marché viable pour les énergies renouvelables. L’opinion générale est que le marché des ER n'est viable que par le montant des subventions que la vaste majorité des États membres ne peuvent se permettre. L'exploitation de TER a jusqu'à présent un axé particulier sur les États membres individuellement. 9. Un grand nombre de projets d’ER sont financés par des bailleurs de fonds. Le financement des bailleurs de fonds sert à financer des biens d'équipement, mais sans que le gouvernement ou la communauté ne soient en mesure de gérer et entretenir les installations d’ER ou ne comprennent même pas l'importance de le faire. 10. Pas de normes techniques du COMESA. L'absence de normes acceptées au niveau régional pour les systèmes et les composants du matériel restreint le commerce inter-régional. 6.3 Les opportunités d'investissement dans le secteur des énergies renouvelables 6.3.1 Généralités a) La forte expérience d’une croissance positive avant la récente récession mondiale a entraîné une augmentation des investissements dans les infrastructures dans un
  • 95. 95 certain nombre d’Etats membres du COMESA. Cela a stimulé la croissance dans le secteur des énergies renouvelables dans l'électrification rurale, les télécommunications et les secteurs des services tels que les écoles, les hôpitaux et autres bâtiments publics. b) Le passage du secteur de l'énergie monopolistique dominée par les services de l'État à une approche d’un marché plus ouvert dans la plupart des États membres du COMESA a ouvert des opportunités pour des producteurs d’énergie indépendants. En effet, la privatisation s’accompagne d’investissements optimisés et elle est susceptible d'inclure l'investissement direct étranger. c) La plupart des pays du COMESA ont un éventail de mesures incitatives mises en place, en particulier pour l'électrification rurale. 6.3.2 Opportunités d’investissement dans l’énergie hydraulique En général, les services gouvernementaux ou étatiques n'ont pas le capital nécessaire pour développer de grandes ou même de petites centrales hydro-électriques. Ils ont des priorités concurrentes dans une ère d'instabilité économique mondiale. Dans l’entretemps, de nouveaux investissements dans les infrastructures énergétiques sont nécessaires étant donné que la plupart des pays sont près de leurs limites de capacité installée ou ont atteint ces limites. Par conséquent, il existe un potentiel pour les producteurs d’énergie indépendants pour investir dans des projets hydroélectriques, soit de leur propre initiative soit en partenariat avec l'Etat. 6.3.3 Opportunités d'investissement dans l’énergie de la biomasse Le potentiel est principalement dans deux domaines: i. Les sucreries peuvent changer leur centrale et produire de l'électricité supplémentaire et alimenter le réseau national. Les prix de l'énergie sont suffisamment élevés pour justifier un tel investissement. ii. La biomasse provenant des scieries et des rejets forestiers artificiels pourrait être utilisée pour les petites centrales (5-15 MW) de production. 6.3.4 Opportunités d'investissement dans l’énergie solaire La forte croissance du secteur photovoltaïque a créé un marché important pour l'énergie solaire. L’investissement existe dans la création de meilleures capacités de fabrication et des systèmes photovoltaïques moins chers. Il est nécessaire d’avoir des entreprises orientées
  • 96. 96 vers des services qui sont en mesure de concevoir, mettre en œuvre et gérer des projets solaires d'électrification rurale. 6.3.5 Opportunités d'investissement dans l'énergie éolienne Le développement d’un marché durable dépend en grande partie d’un solide appui du gouvernement en termes d'incitations pour l'énergie propre. Pour envisager de mettre sur pied une usine de fabrication, il faut qu’il y ait un marché potentiel important et la possibilité de l’exploiter continuellement en appliquant des programmes d'action pertinents et des lois connexes. 6.3.6 Déchets municipaux Dans la région COMESA, la plupart des capitales et des grands quartiers urbains produisent d’importantes quantités de déchets solides, en grande partie organiques et généralement appelés déchets solides municipaux. La quantité de déchets et de son contenu déterminent la viabilité de la production d'énergie à partir de déchets municipaux solides. Les usines d'incinération standard produisent environ 0,6MW par tonne. Cela illustre qu'il existe un potentiel substantiel disponible pour la production d'énergie à partir de déchets solides municipaux dans les zones urbaines, même s’ils n’ont pas encore été bien étudiés dans la région COMESA. Maurice est peut-être le chef de file parmi les États membres du COMESA car elle produit déjà 2 MW d'électricité à partir des déchets municipaux.
  • 97. 97 7 RECOMMANDATIONS L'état de l'industrie de l’ER dans les États membres du COMESA est résumé à l’annexe I. Il montre que, à l'exception de l'utilisation de l’hydraulique et de la bagasse de grande échelle aux Seychelles, de nombreux pays n'ont pas d'énergies renouvelables dans leur mélange de production d'électricité. La liste des projets d’ER en cours de développement (Annexe II) indique le potentiel de ressources d’ER dans le bloc, mais la lenteur du développement de ces projets montre qu'il existe des obstacles qui entravent le développement de projets d'énergies renouvelables. Sur la base des données obtenues, les mesures suivantes sont recommandées pour la réussite du développement des industries d’ER dans le bloc et dans les Etats membres : 7.1 Localisation géographique des ressources d'énergie renouvelable. La plupart des Etats membres du COMESA n’ont pas pu fournir une carte des ressources d'énergies renouvelables pour leur pays. Sans une carte des ressources, il serait difficile pour le bloc d'élaborer des stratégies pour se soutenir mutuellement dans le développement de l'industrie. La carte des ressources est aussi une base importante pour élaborer la politique d’ER de chaque État membre et du bloc. 7.2 Élaboration d'une politique globale des énergies renouvelables. L’annexe I montre que tous les Etats membres du COMESA ne disposent pas d’une politique autonome, mais que la politique nationale des énergies renouvelables fait plutôt partie de la politique énergétique. Le problème de ne pas avoir une politique explicite d’ER est que la politique aura tendance à être d’un très haut niveau et qu’elle n’est pas suffisamment détaillée pour expliciter les objectifs de la politique, fixer les objectifs et le mécanisme de mise en œuvre. La liste des projets d’ER en cours d'exécution, beaucoup d'entre eux étant dans la phase de «développement» ou de «planification», montre des limites des politiques d’ER dans les Etats membres du COMESA. Une politique globale d’ER devrait, au moins, couvrir les paramètres suivants : a. Le potentiel en ressources d’ER - Il est important que la politique indique quelles ressources d’ER elle a, où et dans quelles quantités. Cela donne aux décideurs et aux investisseurs une idée du potentiel de l'industrie. Plus le potentiel des ressources d'un pays est détaillé, plus le pays est susceptible d’attirer les investissements du secteur privé étant donné que la localisation des ressources est l'un des principaux coûts du développement de projets d’ER.
  • 98. 98 b. Les objectifs nationaux - Il est important que la politique d’ER définisse les objectifs nationaux du secteur de l’ER. Les objectifs pourraient être la diversification du mélange de production d’électricité du pays, le développement économique local, le développement de nouvelles industries, la création d'emplois ou la réduction des traces de carbone du pays. L'objectif national a des implications sur la façon dont le secteur sera développé et comment il sera financé, si les ER générées seront exportées ou utilisées dans le pays. c. Les cibles des ER - Une politique nationale d’ER doit définir la cible des ER pour le pays en tenant compte de ce qui suit : • Le potentiel de ressources du pays en ER ; • L'impact sur les autres ressources, par exemple la terre, l'eau ; et • Le coût pour l'économie. d. Financement des ER - A l'exception de l'hydraulique, la production d’ER coûte habituellement plus cher que la production de l'énergie conventionnelle. La politique d’ER doit expliquer comment les coûts supplémentaires seront financés. Un certain nombre d'instruments de financement sont à la discrétion des décideurs, par exemple les régimes de tarifs de rachat, les mécanismes de financement de l'énergie propre (par exemple CDM), la taxe carbone provenant d’autres secteurs d'émission de carbone. Il est important que le coût de la cible ER soit bien compris et que le décideur prenne une décision en connaissance de cause sur la nature abordable de la cible ER par rapport à ses avantages potentiels. e. Mécanisme de recouvrement des coûts - La politique doit expliquer comment le concepteur d’ER sera en mesure de récupérer son dû. Par exemple, si l’ER sera financée par un système de tarif de rachat, le tarif de rachat doit encore être collecté notamment par les distributeurs et transmis au concepteur d’ER. Si l'industrie de l'électricité est réglementée, le régulateur doit se prononcer sur le tarif de rachat et le mécanisme de son suivi et le transférer aux concepteurs d’ER. Si le concepteur d’ER est un distributeur, son coût de production sera affecté et la politique doit expliquer comment cela va être récupéré par exemple en augmentant les tarifs, les taxes sur le carbone, des fonds pour l'énergie propre, etc. f. Processus d’octroi de licences, d’accords d’exploitation et / ou d'approvisionnement - Dans plusieurs pays, un producteur d'électricité doit avoir une licence pour la production. Le réseau de transmission et de distribution dans la plupart des cas appartient aux distributeurs. Une politique d’ER doit donc répondre aux critères d'octroi de licences, aux conditions d'accès au réseau et si le distributeur sera
  • 99. 99 l'acheteur de l’ER, alors le processus d'acquisition doit être souligné. Les décideurs doivent garder à l'esprit que le concepteur d’ER aura besoin d’un accord d’exploitation de long terme (10-20 ans dans la plupart des cas) pour que le projet puisse être financé. Si le concepteur d’ER est un distributeur, alors ces exigences de la politique pourraient ne pas être nécessaires. g. Le cadre institutionnel - Dans plusieurs cas, le développement d’ER traîne simplement parce que la politique d’ER ne précise pas le cadre institutionnel (y compris le rôle de chaque institution) qui permettra la mise en œuvre de la politique. h. Transfert de technologies – Les Etats membres du COMESA devraient échanger la technologie. Ceci sera possible par le bais de la base des données du COMESA. i. Renforcement des capacités – Toutes les intervenants concernés devraient bénéficier d’une forme de renforcement des capacités. Ce point est explicité dans la section 8.1. La promulgation de politiques détaillées d’ER déverrouillera le potentiel en ER dans la plupart des pays et portera les projets d’ER en cours de développement au niveau d'opération commerciale. 7.3 Catalyser des programmes d'énergie renouvelable par le renforcement des capacités et la coopération régionale D'autres pays (la Chine, l’Inde et l’Espagne) ont développé de nouvelles industries et des capacités de fabrication parallèlement à la mise en œuvre des projets d’ER. Ces avantages ne peuvent avoir lieu que si la capacité en cours de développement est importante et justifie la mise en place d'installations de fabrication. Dans les différents pays africains, la capacité de production d'électricité et la demande d'électricité sont très faibles et la capacité de production d’ER ne peut pas justifier la mise en place d'installations de fabrication. La conséquence de ceci est que les pays africains continueront à importer des technologies provenant d'autres régions si le développement d’ER est mis en œuvre de manière fragmentée. Le COMESA devrait envisager d'élaborer des programmes d’ER à cheval sur différents pays pour chaque source d'énergie renouvelable. Les différents programmes peuvent attirer un financement de technologies de l'énergie propre, renforcer les capacités de fabrication dans un pays au moins, et s'assurer que l'industrie a un impact économique significatif dans le bloc. L'harmonisation des politiques d’ER est la première étape vers l'élaboration d'un tel programme.
  • 100. 100 7.4 Elaboration d'un plan directeur des énergies renouvelables Par extension au cadre politique, chaque État membre doit élaborer un plan directeur des énergies renouvelables, dont l'objectif est la mise en œuvre des programmes guidés par la politique. Un plan directeur d’ER devrait également être élaboré par le COMESA en guise de ligne directrice, ainsi que des documents qui reflètent le plan directeur de chaque Etat membre individuellement. Il faudrait que le COMSA aide ses Etats membres à élaborer leur propre plan directeur énergétique. 7.5 Développer l'industrie des biocarburants Les biocarburants offrent une opportunité pour la croissance en Afrique grâce à l’énorme marché de l’Union européenne. Le COMESA devrait aider ses Etats membres par des lignes directrices dans l’élaboration d’un cadre propre à l'industrie de biocarburants, avec la même vigueur et concentration que le Brésil a données à cette industrie il y a de cela plusieurs années. Le marché des biocarburants est vaste et en rapide croissance. Les États membres du COMESA qui ont un climat propice à la culture de l'éthanol et du biodiesel ont une occasion d'attirer l'investissement direct étranger maintenant que l'UE est à la recherche de fournisseurs d'éthanol et de biodiesel. Dans la région COMESA, les biocarburants peuvent économiquement remplacer les combustibles fossiles [pétrole brut] qui sont souvent importés en dehors de la région COMESA. Les plantes commerciales de biocarburants nécessitent des accords de long terme pour l’utilisation des terres et l’eau. La disponibilité des terres et de l’eau sont essentielles pour la sécurité alimentaire dans un pays. Une stratégie ou politique relative aux biocarburants doit donc assurer que l’industrie des biocarburants est viable et qu’elle n’a pas d’impact négatif sur la sécurité alimentaire. Certains pays (comme l’Afrique du Sud) ont mis en place des politiques et stratégies de biocarburants autonomes en plus des politiques nationales d’ER, afin de s’assurer que le suivi est aisé.
  • 101. 101 8 VOIE À SUIVRE L’objectif global de cette étude était de produire une ligne de base de l’état et du potentiel des énergies renouvelables, de tirer des conclusions et formuler des recommandations sur la manière par laquelle les Etats membres peuvent développer le secteur de l’ER. Le principal objectif est que le Secrétariat du COMESA facilite une large introduction et application des technologies d’énergies renouvelables novatrices et appropriées en évaluant le potentiel intégré des Etats membres en vue de l’introduction et l’application des technologies ER dans la région COMESA. L’analyse de l’étude de la ligne de base des Etats membres, des obstacles observés et des opportunités de marchés pour l’ER ont clairement identifié les différents niveaux des (technologies de l’énergie renouvelable (TER) dans les Etats membres du COMESA. Le but du plan d’action est de réunir les principales actions nécessaires pour que les Etats membres harmonisent et intégrant le développement de TER dans la région COMESA. Ce plan d’action doit être compris dans le contexte des recommandations énumérées dans la section précédente. Six domaines prioritaires ont été identifiés comme suit : 8.1 Renforcement des capacités institutionnelles Pour augmenter le profil de l’ER dans la région COMESA, il est nécessaire de renforcer les capacités dans chaque Etat membre en tenant compte du rôle que l’ER peut jouer dans l’économie. Il faudrait développer les ressources humaines, assurer des connaissances critiques et le savoir-faire, dans les trois principaux facteurs de l’énergie, qui sont les suivants : 1. Le ministère chargé de l’énergie – comprend le spécialiste / ingénieur responsable de l’ER jusqu’au responsable administratif du ministère. Le ministère doit équilibrer le coût du développement de l’ER par rapport aux exigences de la communauté en ce qui concerne a prestation des services. Ceci exige de comprendre clairement les avantages de l’ER à long terme. 2. Régulateur – Il est supposé que les Etats membres onto u envisagent de mettre en place un régulateur de l’énergie. CE dernier doit posséder les compétences nécessaires pour faciliter le développement de l’ER. Ceci implique la gestion des problèmes tels que les tarifs de rachat (et d’autres incitations) pour les TER d’une manière qui non seulement sous-tend le développement du secteur de l’ER mais qui est également durable pour le pays. 3. Services – La plupart des services publics dans la région COMESA sont des entreprises étatiques. Ils ont tendance à se concentrer sur les sources traditionnelles d’énergie. Il
  • 102. 102 est nécessaire que les services publics perçoivent l’ER comme faisant partie de leur mandat et pas une technologie concurrentielle qui ne devrait être fournie que par le secteur privé. Ainsi,, il faut que les services publics développent le savoir-faire en matière d’ER et trouver l’espace dans lequel ils peuvent travailler avec le secteur privé dans le développement des TER. 4. Praticiens – Il s’agit surtout des acteurs du secteur privé chargé des installations. 5. Consommateurs – La diffusion des informations sur les ER (en particulier son coût de fonctionnement peu élevé, son efficacité et sa capacité de substituer l’électricité du réseau) pour rendre cette technologie plus acceptable pour les consommateurs. 6. Institutions nationales de normalisation – Il est important que les Etats membres du COMESA protègent leurs marchés contre l’infiltration d’équipements de mauvaise qualité et qui ne répondent pas aux normes. A la fin ces équipements coûtent plus cher aux consommateurs et augmentent une mauvaise perception des technologies des ER chez les consommateurs. Le renforcement des capacités est un processus continu. Il est cher, mais les pays développés sont avides de financer le renforcement des capacités dans les pays en développement. Le COMESA pourrait jouer un important rôle en négociant une assistance technique avec des institutions telles que l’UE, l’USAID, etc. Le renforcement des capacités ne portera de fruits que s’il est entrepris en vue de mettre en pratique les connaissances acquises. Ainsi, alors que les détails seraient axés sur les cadres inferieurs et moyens, il est important que les hauts cadres du département de l’énergie et du ministère de tutelle font partie du renforcement des capacités. Ceci est nécessaire parce qu’ils prennent des décisions de mise en œuvre et ils n’adhèreront aux initiatives des TER que s’ils comprennent le rôle et l’importance de l’ER. 8.2 Conception d’un cadre de politique portant sur l’énergie renouvelable Traditionnellement, les gouvernements définissent leurs priorités et cibles dans une politique nationale, puis ils élaborent des stratégies permettant de mettre en œuvre cette politique. La plupart des Etats membres ont une politique énergétique – et ceux qui n’en ont pas manifestent la volonté de l’élaborer. L’élaboration de politiques n’est pas statique et ces politiquent doivent être revues régulièrement – pour s’assurer que ces politiques sont encore conformes au développement économique en général, et du secteur énergétique en particulier. L’élaboration de politiques est chère et pour un domaine technique tel que l’énergie il faut mettre en place des indicateurs appropriés. Heureusement, des organisations internationales ont aidé quelques petits Etats membres du COMESA et leur ont offert de l’expertise pour les aider à mettre en place ces indicateurs.
  • 103. 103 Le COMESA a élaboré le “Cadre-type de la politique énergétique du COMESA”, qui devrait servir de guide pendant la révision de politiques afin de promouvoir l’harmonisation des principales questions de politique énergétique. Bien que des besoins des pays soient spécifiques, ce Cadre du COMESA peut servir de ligne directrice qui peut être adaptée aux circonstances locales uniques de chaque pays. Le Cadre-type de politique énergétique du COMESA, ainsi que les politiques énergétiques de tous les Etats membres, a une ER comme l’une des sections de la politique énergétique globale. En théorie, si toutes les principales questions nécessaires sont identifiées et abordées dans la section des ER, cette stratégie répondrait adéquatement à la nécessité d’une politique d’ER. Il est souvent constaté, cependant, que pendant la mise en œuvre de la politique énergétique, comme dans l’évaluation de tous les indicateurs de performances, si le gros du travail a été fait, la personne responsable est supposée avoir atteint son but. Malheureusement, la tendance est de se concentrer sur les industries énergétiques traditionnelles et l’ER occupe une position secondaire. Au vu de ce qui précède, il est recommandé que, comme prochaine phase du développement de la politique énergétique, un cadre politique d’ER soit élaborée par le Secrétariat du COMESA pour que les Etats membres l’utilisent d’une manière similaire à celle par laquelle le cadre politique énergétique du COMESA a été diffusé et adapté par chaque pays. Dans la section précédente, le contenu d’une politique d’ER est décrit et le COMESA peut s’en servir comme ligne directrice pour élaborer son cadre. Ainsi, il serait garanti que :  Tous les Etats membres ont en place une politique d’ER ;  La politique d’ER de chaque Etat membre est basé sur un seul cadre de référence et, partant, le COMESA a un cadre politique d’ER intégré. Le développement d’une industrie de biocarburants doit tenir compte des questions telles que la sécurité alimentaire, le régime foncier et l’utilisation de l’eau. Un projet d’envergure commerciale peut exiger des accords de long terme sur l’utilisation des terres et l’approvisionnement en eau qui sont d’une grande importance sur la sécurité alimentaire. Le COMESA et chaque Etat membre doivent examiner si oui ou non une politique (ou stratégie) sur les biocarburants devrait faire partie du cadre de politique d’ER ou être à part/séparée. .8.3 Accroissement du commerce de l’énergie renouvelable Pour faciliter le commerce des TER parmi les Etats membres du COMESA, il est essential d’harmoniser les codes de pratiques et les normes techniques conformément aux tendances mondiales. Le commerce est entravé par le manque de normes uniformes parce que les
  • 104. 104 Etats membres ne peuvent pas faire du commerce avec des pays qui utilisent des normes différentes. Le secteur privé n’investira que s’il y a un marché pour les marchandises, c’est pourquoi les petits pays ont des occasions limitées d’attirer des investisseur parce leur marché intérieur est trop petit. En harmonisant les normes techniques dans la région COMESA, les économies d’échelle peuvent se réaliser en fabriquant avec un effet positif sur le cout et la fiabilité de la fourniture d’équipement technique. Ceci aura un effet positif sur le coût et la fiabilité de l’utilisateur final. L’une des étapes les plus efficaces requises pour réaliser l’intégration des marchés régionaux est faire de chaque Etats membres un produit TER de l’autre. Ceci ne pourra se faire que sous la sauvegarde de normes techniques acceptables dans tous les Etats membres du COMESA. Il est nécessaire de se concentrer sur ces produits de haut profil qui sont commercialisés dans la région COMESA, tels que les systèmes PV et les chauffe-eau solaires et qui facilitent la mise en application de programmes international d’accréditation d’équipements techniques des TER. Des initiatives internationales telles que le Programme mondial d’accréditation des PV devraient contribuer intégralement à cette fin. Ceci garantira que les normes qui en découleront ne limitent pas le commerce uniquement à la région COMESA, mais qu’elles incluront également des marchés en dehors de la région COMESA – par exemple l’Afrique du sud. Le commerce d’électricité ne peut s’améliorer que s’il existe un programme d’ER intégré pour la région, qui montre clairement quel pays se concentrera sur quelle technologie et le calendrier pour l'élaboration de projets. Ces projets peuvent également être inclus dans les consortiums énergétiques régionaux afin de s'assurer qu’il y a une demande suffisante pour l’électricité propre produite. Il est donc important que chaque pays élabore un plan directeur d’ER montrant la technologie et la capacité de production ciblées ainsi que les projets qui seront ainsi développés. Les plans nationaux seraient ensuite intégrés au niveau du COMESA pour donner le plan directeur du bloc. Ce qui précède nécessite un degré élevé de transfert de technologie entre les Etats membres. Les technologies et normes similaires harmonisées font croître le marché et le commerce régional sur les TER. 8.4 Fonds d’investissement pour l’énergie renouvelable Il est évident qu’il convient d’appuyer un cadre approprié pour l’investissement dans l’énergie commerciale dans la capacité de fabrication des TER. A cette fin, il faudrait élaborer un cadre d’investissement pour répondre aux besoins d’investissement en TER en se basant sur des programmes d’organisations de financement nationales, régionales et internationales telles que la Banque africaine de développement, la Banque mondiale et le Fonds international de financement (International Financing Corporation).
  • 105. 105 L’Egypte est le seul Etat membre du COMESA qui a développé une vaste capacité de manufacture, en grande partie pour son propre marché, et ceci est possible à cause de la taille du marché intérieur. Les initiatives d’autres Etats membres en TER portent essentiellement sur la manière de fourniture d’équipements techniques et des services à des bénéficiaires en grande partie pauvres, en milieux ruraux et éloignés. Ces initiatives sont maintenant appréciées et connaissent du succès dans quelques Etats membres. Il est donc important de chercher d’autres facteurs dont il faut tenir compte afin d’appuyer et sous-tendre le développement des marchés émergeants et en croissance. Il faudrait surtout identifier et appuyer la manufacture et la fourniture d’équipements techniques afin de faciliter les synergies des Etats membres. Le développement du secteur de l’ER et la contribution au développement économique et à l’intégration devrait se mesurer sur d’autres secteurs tels que le transport et les télécommunications. 8.5 Mécanismes d’échange d’Informations L’information est indispensable pour planifier et prendre des décisions. Si chaque élabore des stratégies un cadre politique indépendamment des autres Etats membres, il sera impossible de réaliser l’intégration. Il faut mettre en place un mécanisme pour collecter les informations, les compiler et les diffuser. L’idéal serait que le Secrétariat du COMESA joue ce rôle en mettant sur pied une base de données central qui est accessible à tous les Etats membres. Il faudrait demander à chaque Etat membre de designer un point de contact auprès duquel le coordonnateur central de la base de données ER du COMESA pourrait obtenir des informations sur l’ER. L’ER devrait être abordée au niveau des États membres et au niveau du consortium régional d’énergie, par exemple en intégrant les projets d'énergies renouvelables dans le plan directeur régional ainsi qu’au niveau des projets prioritaires et au niveau de la promotion conjointe. Cette voie à suivre recommandée est résumées dans la matrice des responsabilités à la page suivante. Il est important de reconnaître que la mise en œuvre de cette voie à suivre nécessitera des ressources et que donc la partie sous-jacente de ceci est la mobilisation des fonds qui pourraient être centralisés au mieux au niveau du Secrétariat du COMESA. 8.6 Autres questions examinées pendant l’atelier de validation Au cours de l'atelier de validation, les participants ont soulevé plusieurs questions dont la plupart ont été examinées / incorporées dans le présent rapport. D'autres exigeraient de nouvelles études de la part du COMESA, telles que les suivantes : a) Les cibles des ER. Le COMESA devrait élaborer un programme qui permettra de définir les objectifs des ER pour chaque État membre. A partir de la carte des ressources en ER, il s'agirait d'identifier des cibles des ER, d'estimer le coût des ER,
  • 106. 106 ER rapport à l'énergie conventionnelle, l'accès à la viabilité des projets actuels et nouveaux, et d'élaborer la feuille de route de la mise en œuvre des ER. b) L'analyse comparative des indicateurs clés. L'indice de référence des énergies renouvelables dans la région COMESA montré à l'annexe 1 doit être amélioré dans les futures études afin d'énoncer clairement ce qui suit :  Une carte des ressources fiables et détaillées en indiquant le potentiel des ER pour chaque Etat membre, y compris l'emplacement et la facilité d'exploitation (l’estimation des coûts) des ER ;  La structure détaillée des tarifs de l'électricité de chaque État membre, ainsi que les détails financiers des mesures d'incitation pour les énergies renouvelables;  Les composantes de la structure tarifaire de l'électricité doivent être explorées avec une référence spécifique à ses impacts sur le développement et la mise en œuvre des technologies des énergies renouvelables. c) Projet d’ER. De nouveaux projets d'énergies renouvelables devraient être identifiés, analysés et mis au point pour le portefeuille des investissements. Ces projets devraient considérer le COMESA, entre autres, comme le marché cible. Cela nécessite l'harmonisation des TER au sein du COMESA mentionnée dans la section des recommandations du présent rapport.
  • 107. 107 Matrice des Actions/Voie à suivre /Responsabilités Programme Responsable Date 1. Création d’un Fonds des ER 1.1 Financement de l’élaboration de la politique 1.2 Financement de la mise en œuvre des programmes Secrétariat du COMESA A partir de 2012 2 Renforcement des capacités institutionnelles Etats membres A partir de 2012 onwards2. 3 Cadre14 politique des ER 3. Secrétariat du COMESA 2012 4 Elaborer une base de données des fabricants d’ER, inclusiant tous les Etats membres. 1. Secrétariat du COMESA 2012 5 Politiques énergétiques nationales d’ER 5.1 Cartes des ressources nationales d’ER 5.2 Cibles & programmes nationaux d’ER (ou plans directeurs) 5.3 Cadre institutionnel national en ER 5.4 Politique nationale en ER 5.5 National Biofuels Policy/Strategy Etats Membres 2013 – 2014 2012 2013 2013 2013 – 2014 2013 – 2014 6 Mise en œuvre d’un Programme d’ER du COMESA 6.1 Conception d’un programme régional intégré d’ER montrant les axes principaux des TER des pays et les projets à mettre en œuvre. 6.2 Elaborer une feuille de route régionale de fabrication d’ER 6.3 Etablir des forums d’échange d’informations 6.4 Superviser la mise en œuvre du programme national et du programme régional Secrétariat du COMESA A partir de 2013 14 Le principal but du cadre d’ER est de promouvoir l’alignement du cadre d’ER au sein des Etats membres.
  • 108. 108 Annexe 1 – État de l’élaboration de la politique d’ER dans les États membres du COMESA PAYS Politique énergétique (y compris ER) Politique d’ER autonome Potentiel des ressources d’ER % d’ER en électricité Burundi  X Ressources d’énergie renouvelable: Energie hydraulique (Potentiel : 1 700 MW) Energie solaire (Potentiel : 5 kWh/ m2/jour) Energie éolienne (Potentiel: pas de données en MW) Biocarburants : Aucun 95 % Comores X x Ressources d’énergie renouvelable: Energie hydraulique (Potentiel – 1 MW) Energie solaire (Potentiel – 5 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel – Pas de données) Biomasse (Potentiel – Très petit) Biocarburants : Aucun 0 % République Démocratique du Congo  X Ressources d’énergie renouvelable Energie hydraulique (Potentiel 100 000 MW) Energie solaire (Potentiel 5 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel: Pas de données) Biomasse (Potentiel: Pas de données, forte utilisation en milieux ruraux) Potentiel en biocarburants : Bon 95 % Djibouti  X Ressources d’énergie renouvelable Energie hydraulique (Potentiel 0 MW) Energie solaire (Potentiel 5,5 kWh/m2) Energie éolienne (Potentiel 50 MW) Biomasse (Potentiel 0 MW) Biocarburants : Aucun 0 % Egypte  X Ressources d’énergie renouvelable: Energie hydraulique (Potentiel 2 842 MW) Energie solaire (Potentiel 73 656 TWh/an) Energie éolienne (Potentiel 310 MW) Biomasse (Potentiel 1 000 MW) Potentiel en Biocarburants : peu 13 % Erythrée  X Ressources d’énergie renouvelable: Energie hydraulique (Potentiel 2 600 MW) Energie solaire (Potentiel 6,0 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel 2,4 MW) Biomasse (Potentiel: 0 MW) Biocarburants : Aucun 0 % Ethiopie  Ressources d’énergie renouvelable: Energie hydraulique (Potentiel 45 000 98%
  • 109. 109 PAYS Politique énergétique (y compris ER) Politique d’ER autonome Potentiel des ressources d’ER % d’ER en électricité X MW) Energie solaire (Potentiel 6 kWh/m2) Energie éolienne (Potentiel 57 000 MW) Biomasse (Contribue jusqu’à 90% de la demande en énergie primaire du pays) Production de biocarburants – Oui Kenya  x Ressources d’énergie renouvelable: Energie hydraulique (Potentiel 707 MW) Energie solaire (Potentiel 5,5 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel 390 MW) Biomasse (Potentiel 120 MW) Production de biocarburants – Bonne. 68% Libye  X Ressources d’énergie renouvelable: Energie hydraulique (Potentiel 0 MW) Energie solaire (Potentiel 7,5 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel 150 MW) Biomasse (Potentiel 2 TWh/an) Biocarburants : Aucun 0 % Madagascar  X Ressources d’énergie renouvelable: Energie hydraulique (Potentiel 7 800 MW) Energie solaire (Potentiel 5,5 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel 1,2 MW) Biomasse (Potentiel – Pas de données) 60 % Malawi  X Ressources d’énergie renouvelable: Energie hydraulique (Potentiel: 900 MW) Energie solaire (Potentiel : 5,5 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel 25 MW) Biomasse (Potentiel Pas de données) Biocarburants : Bon 94% Maurice  x Ressources d’énergie renouvelable Energie hydraulique (59 MW installés) Energie solaire (Potentiel 5 kWh/m 2 /jour) Energie éolienne (Potentiel limité à 60 MW actuellement) Biomasse (155 MW de capacité installée) Biocarburants : Bon 20% Rwanda  X Ressources d’énergie renouvelable: Energie hydraulique (Potentiel: 500 MW) Energie solaire (Potentiel : 5,5 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel en MW: pas de données) Biomasse (Potentiel : Pas de données 56,4%
  • 110. 110 PAYS Politique énergétique (y compris ER) Politique d’ER autonome Potentiel des ressources d’ER % d’ER en électricité en MW) Biocarburants : Oui Seychelles  X Ressources d’énergie renouvelable Energie hydraulique (Potentiel 1,8 MW) Energie solaire (Potentiel 5,762 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel 3 – 9 m/s) Biomasse (Potentiel: Pas de données) Biocarburants : (Potentiel: pas de données) 0 % Soudan  X Ressources d’énergie renouvelable: Energie hydraulique (Potentiel: 4 920 MW) Energie solaire (Potentiel 6.1kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel: Pas de données) Biomasse (Potentiel 55.5 MW) Biocarburants : Bon 24 % Swaziland  X Ressources d’énergie renouvelable: Energie hydraulique (Potentiel 70 MW) Energie solaire (Potentiel : 6 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel: Pas de données) Biomasse (Potentiel 200 MW) Biocarburants : bon. 95% Ouganda  X Ressources d’énergie renouvelable: Energie hydraulique (Potentiel 2000 MW) Energie solaire (Potentiel : 6 kWh/m2/jour) Energie éolienne (Potentiel: Pas de données) Biomasse (Potentiel 16 MW) Biocarburants : Bon. 99 % Zambie  X Ressources d’énergie renouvelable: Energie hydraulique (Potentiel: 6 000 MW Energie éolienne (Potentiel 0 MW) Energie solaire (Potentiel 155 MW) Biomasse (Potentiel 30 MW) Biocarburants : Bon 99,9% Zimbabwe  X Ressources d’énergie renouvelable: Energie hydraulique (Potentiel 600 MW) Energie solaire (Potentiel 5,7 kWh/ m2/jour) Energie éolienne (Potentiel 0 MW) Biomasse (Potentiel 175 MW) Biocarburants : Bon. 57 %
  • 111. 111 ANNEXE 2 – RAPPORTS NATIONAUX SPÉCIFIQUES A2.1 Burundi Capacité d’électricité opérationnelle installée (2008): 32,9 MW Hydro-électrique: 95% Thermique: près de 5% Total de l’approvisionnement de l’énergie primaire (2007): 176 ktep Biomasse: 86% Pétrole: 11% Electricité: 3% Plus de 90% des besoins énergétiques du Burundi sont satisfaits par la combustion du bois, du charbon de bois, ou la tourbe. Le bois consommé principalement pour la cuisine est et sera pendant longtemps la principale source d'énergie pour les ménages ruraux ainsi que dans les zones urbaines. La grande majorité de la population vit dans les zones rurales et consomme principalement le bois comme combustible. Dépendance Le Burundi n'a pas de sources indigènes de pétrole, de gaz naturel ou de charbon. Il importe environ 3.000 barils de pétrole par jour. Il n'y a pas d’opération de raffinage du pétrole dans le pays. Tous les produits pétroliers raffinés sont importés du Kenya et de la Tanzanie. Elargissement du réseau Le réseau de distribution est constitué de quelques systèmes isolés qui permettent la transmission des centrales de la région du Nord, et une grille principale interconnectée liée avec le Rwanda et l’Est de la RD Congo. La grille principale a 362 km de long et comprend 110 kV, 70 kV et 35 kV. Le taux d'électrification n’est que 1,8% de la population. La consommation moyenne d'électricité ne dépasse pas 23 kWh / habitant / an. Problèmes de capacité La production d'électricité nationale a baissé à la suite d'un manque d'investissement au cours des 15 dernières années, et le manque de précipitations, en plus de la dépendance du pays par rapport à l'hydroélectricité. Le secteur connaît un déficit énergétique de l'ordre de 10 MW, le résultat étant le délestage des charges et un ralentissement de l'activité économique. Il y a des pénuries d'électricité et des pertes d'électricité causées par une infrastructure inadéquate de l'électricité et la nécessité d'une meilleure gestion du système de distribution. Le déficit de l'électricité dans le pays est estimé à environ 25 MW pendant la saison sèche. Cependant, ceci est susceptible d'augmenter, étant donné le taux de croissance de la population, en particulier de la population urbaine.
  • 112. 112 Sources d'énergies renouvelables Energie solaire La moyenne d'insolation est 4-5 kWh / m2/jour. L'énergie solaire est à l'étude et utilisée comme un moyen d’électrification hors réseau dans les zones rurales. Des institutions telles que le Solar Electric Light Fund ont également investi dans les petits systèmes solaires pour les bâtiments publics, tels que les centres de santé. Energie éolienne Les données sur le régime des vents ont été enregistrées par l'Institut des sciences agronomiques du Burundi (ISABU), principalement à des fins agricoles, et donnent une vitesse moyenne du vent entre 4 et 6 m / s. Il existe probablement davantage de sites potentiels dans de plus hautes altitudes. Des régimes pilotes du secteur privé sont actuellement opérationnels. Biomasse Le biogaz est une forme d'énergie bien adaptée aux besoins du Burundi. Le gouvernement actuellement de produire de l'énergie par le biais de digesteurs. Le bois de chauffage représente la grande partie de la consommation énergétique du Burundi. Cependant, la consommation potentielle de bois dans le pays devrait exiger une production de 180.000 hectares, ce qui surpasse la couverture forestière actuelle de 174.000 hectares. Ceci suscite la nécessité de réduire la consommation et d`e promouvoir des programmes de reboisement. Energie géothermique Des ressources ont été identifiées, mais il existe peu de données disponibles pour évaluer la viabilité commerciale, la dernière étude géothermique de la région ayant été réalisée en 1968. Energie hydraulique La capacité hydraulique théorique du Burundi est de 1700 MW. Cependant, près de 300 MW sont considérés comme économiquement viables, et 32 MW seulement ont été exploités. Rendement énergétique Le Burundi est l'un des pays les plus pauvres du monde, avec le bouleversement important qui a affecté les réseaux d'électricité du pays. La répartition et le volume des pertes techniques s'élèvent à environ 24%, et la réhabilitation est nécessaire pour une grande partie de l'infrastructure de production d'électricité. Des projets sont actuellement en cours, financés par la Banque mondiale, pour aider le Burundi dans la réparation des dommages au
  • 113. 113 réseau électrique, ainsi que l’élargissement de ce dernier. L'utilisation intensive de la biomasse traditionnelle est insoutenable dans le long terme. Propriétaire/Appartenance: Électricité L'Etat du Burundais a promulgué, en Août 2000, une loi détaillant la libéralisation et la régulation des services publics de l'eau potable et l'énergie électrique, permettant au secteur privé de contribuer au développement de ces secteurs par le biais de partenariat des secteurs public et privé (PPP). La Société étatique « Régie de Production et de Distribution d'eau et d'électricité (REGIDESO) » est en charge de la production, la transmission et la distribution dans les zones urbaines. Il s'agit d'une entreprise de services publics placée sous la tutelle du Ministère de l'Energie et des Mines. La RIGIDESO gère principalement des centrales hydrauliques de grande capacité. L'électricité est transportée et distribuée par la REGIDESO, tandis que la Société Internationale des Pays des Grand Lacs (SINELAC), une autre société étatique chargée du développement des entreprises nationales et des coentreprises d’électricité avec les pays voisins, produit et vend de l'énergie à la REGIDESO. Les combustibles liquides Le secteur pétrolier relève du Ministère du Commerce et de l'Industrie (www.commerceetindustrie.gov.bi) qui supervise toutes les importations. Concurrence La REGIDESO est une institution étatique verticalement intégrée. Cette société est le principal producteur d'énergie hydro-électrique ; en outre, elle construit et maintien des grandes lignes électriques pour la transmission, la transmission secondaire et de la distribution de l'énergie. DGHER, l'autorité responsable de l'électrification rurale et de l’accès à l'eau, est un client de la RIGIDESO : elle achète de l'électricité à la REGIDESO et la distribue aux clients ruraux. Dans le temps DGHER gérait ses propres centrales électriques, mais maintenant elle n’a que quelques micro-usines qui sont affectées par des taux élevés d'indisponibilité. Cadre énergétique: Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) Le Cadre stratégique du Burundi de lutte contre la pauvreté (2006) identifie le profond déficit en approvisionnement en électricité comme un obstacle majeur au développement. Il reconnaît la nécessité d'entreprendre des actions urgentes (y compris la réhabilitation des centrales existantes et la construction de nouvelles installations) pour assurer une alimentation adéquate, et approuve le plan du gouvernement d'entreprendre un programme d'électrification rurale par l'extension du réseau et la connexion des villages, ainsi que la diffusion d'informations sur les sources d'énergies alternatives qui sont abordables pour les ménages à faible revenu.
  • 114. 114 En outre, pour promouvoir l'utilisation de l'énergie solaire et réduire le coût élevé de l'acquisition d'équipements solaires, le gouvernement envisage de réduire ou supprimer les taxes qui sont appliquées sur les panneaux photovoltaïques. Néanmoins, les systèmes solaires ont connu une expansion certaine due aux initiatives d’ONG pour couvrir les divers secteurs, surtout privés. Par exemple, depuis 2006, plus de 95 entités communautaires (centres de santé, collèges communaux et centres sociaux) ont été équipés d'installations solaires photovoltaïques. Débats sur l'énergie Le gouvernement estime qu'une très grande priorité doit être accordée au développement de l'électricité, comme une condition essentielle pour le développement et une économie équilibrée, et à la croissance dans tous les autres secteurs. Études sur l'énergie: Le Centre burundais de recherches sur les énergies alternatives (CEBEA) a entrepris une étude sur l'électrification rurale solaire au Burundi. Évaluation de la situation actuelle du secteur de l'énergie au Burundi : Assistance technique allemande - Plate-forme régionale consultative sur l'énergie – région Afrique de l'Est (GTZ- REAP-EA). http://regionalenergy - net.com/images/Regional%20initiative%20report/Burundi%20Energy%20Study.pdf Rôle du gouvernement: Le Ministère de l'Énergie et des Mines Le Ministère de l'Énergie et des Mines, par le biais de la Direction Générale de l'Eau et de l'Energie, élabore et met en œuvre la politique énergétique. Les responsabilités sont comme suit :  Planifier, contrôler et coordonner tous les programmes et activités du secteur de l'énergie;  Promouvoir l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures, tout en protégeant l'environnement;  améliorer l'accès aux services énergétiques modernes aux moindres coûts ; et  élaborer des lois et règlements visant une meilleure gestion du secteur. Organismes gouvernementaux: Le Centre burundais de recherches sur les énergies alternatives (CEBEA) Le Centre burundais de recherches sur les énergies alternatives a été créé en 1982 pour faire des recherches appliquées et diffuser les connaissances sur les énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire, l’énergie éolienne et la biomasse. La Direction générale de l'Hydraulique et des Energies Rurales (DGHER)
  • 115. 115 La DGHER élabore des projets d'électrification rurale. Étant donné que les centrales hydrauliques de la DGHER sont indépendantes du principal réseau électrique, un accord entre la REGIDESO et la DGHER devient nécessaire lorsque l'une de ces centrales hydrauliques se connecte au réseau pour la transmission d’électricité. Le ministère du Développement Communal et de l'Artisanat est principalement impliqué dans le domaine des énergies rurales et l'approvisionnement en eau; Le Ministère du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme est impliqué dans les questions liées aux produits pétroliers; Le ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement a autorité sur les questions liées à l'énergie du bois et à la sauvegarde de l'environnement; La Commission Nationale de l'Eau et de l'Énergie (créé par le décret n 100/226 du 12/11/1989). Le rôle principal est de coordonner les divers programmes et politiques. Procédure énergétique: Un projet multisectoriel sur l'eau et l'infrastructure de l'électricité (2008-2013). Financé par la Banque mondiale à un coût de 50 millions de dollars, le projet appuie les efforts du gouvernement du Burundi pour (a) accroître l'accès aux services d'approvisionnement en eau dans les zones péri-urbaines de Bujumbura, et (b) accroître la fiabilité et la qualité des services d'électricité. Interconnexion des réseaux électriques des pays riverains du Nil. Le projet consiste à construire et augmenter la capacité des lignes de transport d'énergie de 769 km de 220 kV et 110 kV et 17 postes de transformation afin d'interconnecter les réseaux électriques des pays membres de l’Initiative du Bassin du Nil (IBN) à savoir le Burundi, la République démocratique du Congo, l’Egypte, l’Ethiopie, le Kenya , le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie et l’Ouganda. Autres projets Kabu 16 (20 MW) et Mpanda (10,4 MW) et deux projets régionaux: Rusizi III (145 MW à partager avec le Rwanda et la RDC) et les chutes de Rusumo (61 MW à partager avec le Rwanda et la Tanzanie) sont deux autres projets hydro-électriques. Le Burundi prévoit également un autre projet national: Jiji / Mulembwe / Siguvyaye dans le sud du Burundi calculé à 100 MW ou plus, et sur la Ruvubu (site Mumwendo: 80 MW). Il aurait un coût de 750 millions de dollars et la faisabilité n'a pas encore été établie. Régulateur de l'énergie Le Burundi a entamé le processus d’établissement d’une autorité de régulation: l'Agence Autonome de Régulation du Secteur de l'Eau et de l'Energie du Burundi. Pendant ce temps,
  • 116. 116 le Département de l'électricité du Ministère de l'Énergie et des Mines est responsable de la fonction constitutionnelle et organisationnelle du secteur de l'électricité. Degré d’indépendance: Le Ministère de l'Énergie et des Mines relève directement du gouvernement du Burundi. Cadre réglementaire Le Ministère de l'Énergie et des Mines est responsable de la politique et de la réglementation des secteurs de l'énergie et de l'eau au Burundi. Le décret présidentiel n°110/314 du 14 Novembre 2007 définit les principaux objectifs du Ministère de l'Eau, de l'Energie et des Mines, ainsi que la gouvernance des activités pétrolières en amont. Rôles réglementaires Le Ministère est responsable de l'élaboration des lois et règlements pour la meilleure gestion du secteur. Règlementation du rôle de l'énergie Le Ministère de l'Énergie et des Mines est le seul organe de régulation pour les secteurs de l'énergie et de l'eau au Burundi. Aucun autre ministère du gouvernement ne joue un rôle actif dans la politique ou réglementation de l’énergie. Obstacles réglementaires L’expansion des services d'électricité à la population est une première étape essentielle du développement, parallèlement avec un cadre institutionnel pour l'électrification ou la réglementation de l'énergie.
  • 117. 117 A2.2 - COMORES 1. Cadre réglementaire des énergies renouvelables Actuellement, le pays n’a pas de cadre de politique nationale ou locale sur l'énergie ou de politique nationale sur les énergies renouvelables. Il n’y a donc pas de règlementation relative à l'énergie renouvelable aux Comores. 2. Vue d'ensemble des énergies renouvelables des Comores Les Comores sont dotées de vastes ressources énergétiques renouvelables. Cependant, la pénurie d'énergie est un obstacle sérieux au développement économique et humain dans la plupart des régions du pays. Le potentiel du rendement de l’énergie et des énergies renouvelables pour multiplier l'utilisation de l'énergie fossile à partir de la croissance économique est en grande partie inexploité aux Comores. L'exploitation de ce potentiel est importante dans le contexte de la productivité industrielle et la compétitivité. Une transition à des services énergétiques modernes basés sur les énergies renouvelables pour aider à briser le cycle de privation et de l'énergie du sous-développement dans la région est nécessaire. Objectif du projet L'objectif du projet est de convertir de manière significative l'énergie renouvelable des Comores dans le contexte d’une plus grande indépendance énergétique et l'accès universel à l'énergie pour les Comoriens. Les résultats escomptés des activités du projet seront notamment de contribuer à une diminution de la consommation nationale de carburants fossiles, la préservation des ressources mondiales par une utilisation raisonnable des combustibles fossiles, et l’amélioration de la qualité de l'air à l'échelle mondiale, en réduisant les émissions du dioxyde de carbone à partir de fossiles combustibles. Nous allons discuter de l'adoption d'une stratégie mixte pour réduire la nécessité, d'une part, stabiliser l'approvisionnement pour les utilisateurs, développer des sources d'énergie diverses qui peuvent répondre aux différents besoins tout en favorisant diverses ressources disponibles pour les Comores, comme suit :  L’énergie hydraulique : en installant des micro-turbines lorsque le potentiel est suffisant, ce qui nécessite des mesures de protection de l'environnement pour maintenir le potentiel de l'eau en amont de la rivière en question;  L’énergie éolienne : en mettant en place un parc éolien capable d'assurer la fourniture d'électricité à une taille optimale des collectivités ;  la biomasse : récupérer les déchets agricoles, améliorer le rendement énergétique des combustibles traditionnels ; améliorer le processus de carbonisation pour la production de charbon ; réduire la dépendance par rapport au charbon et autres combustibles en répandant l'utilisation des foyers améliorés.  Les biogaz provenant des déchets animaux (production de l'UE) ;
  • 118. 118  Le chauffage passif / thermique (l’énergie solaire est chère): le développement de l'énergie solaire, des fours solaires à usage domestique et le traitement de certains produits, les séchoirs, les chauffe-eau pour les hôtels.  Energie géothermique. 3. Situation actuelle de l'énergie renouvelable. La situation actuelle de l'énergie renouvelable est basée sur l’énergie hydraulique et l'énergie solaire et les installations éoliennes dans les îles. Des projets d’énergie solaire, éolienne, hydraulique et géothermique font l’objet d’études pour améliorer la capacité énergétique aux Comores. 4. Plans d'avenir Aucun plan à ce jour dans le pays sur les énergies renouvelables. Il est donc recommandé d’élaborer une politique nationale. 5. Changement de mandat Comme le pays n’a pas de politique ou règlement énergétique, il n'y a pas de changement de mandat. L'objectif du projet est de convertir de manière significative l'énergie renouvelable des Comores dans le contexte d’une plus grande indépendance énergétique et l'accès universel à l'énergie pour les Comoriens. Les résultats escomptés des activités du projet seront notamment de contribuer à une diminution de la consommation nationale de carburants fossiles, la préservation des ressources mondiales par une utilisation raisonnable des combustibles fossiles, et l’amélioration de la qualité de l'air à l'échelle mondiale, en réduisant les émissions du dioxyde de carbone à partir de fossiles combustibles. Il n'y a pas de mandat ; on ne peut pas parler d’accès aux autres marchés. 6 Défis, contraintes et obstacles Les principaux obstacles à une plus large adoption et mise à l'échelle de l'utilisation des énergies renouvelables aux Comores sont les suivants:  Le manque de sensibilisation aux énergies renouvelables ;  Les coûts élevés initiaux dans le développement de systèmes d'énergie renouvelable;  L’insuffisance des capacités de recherche et de développement locaux et de l'acceptabilité de l'utilisateur final ;  Un manque de projets de démonstration visant à encourager davantage d'intérêt dans le secteur privé;  l'aide insuffisante des institutions financières, et  des lacunes dans le cadre réglementaire et politique.
  • 119. 119 Des recommandations pour surmonter ces défis consistent à développer la communication pour promouvoir les énergies renouvelables en mettant en place des outils d'information sur les énergies renouvelables et les potentiels énergétiques du pays. 7 Coût historique de l'électricité Les coûts de production antérieurs à 5 ans et les prévisions pour les 5 prochaines années. Les prix de gros antérieurs à 5 ans et prévisions pour les 5 prochaines années. En moyenne les coûts de vente au détail antérieurs à 5 ans et les prévisions pour les 5 prochaines années (peut également signaler les catégories distinctes de clients de détail et comprennent leur consommation en pourcentage du segment à la base des ventes totales). 8. Taxe sur les hydrocarbures Les Comores sont parmi les pays signataires du Protocole de Kyoto. Il n’est pas envisagé d’introduire une taxe sur les hydrocarbures. Les coordonnées de l'autorité nationale désignée sont: Nom: Sharaff-dine; téléphone portable: +269 3320849. 9. Enseignements tirés et observations Après ce travail, nous avons constaté que le pays a un fort potentiel d'énergie durable qui pourrait répondre aux besoins en énergie ; toutefois, nous notons l'absence de politique, stratégie et réglementation en matière d'énergie renouvelable dans le pays. 10 Conclusion Malgré l’insolation (5000 Wh/m2) identique sur tout le territoire, les scénarios d'atténuation doivent être analysés à la lumière des spécificités de chaque île et les coûts de développement de diverses solutions de rechange. Mohéli a le plus grand potentiel d'énergie éolienne, l'île est souvent balayée par des vents de force moyenne suffisante pour installer des turbines éoliennes. Dans la Grande Comore, un développement de l'énergie solaire pourrait être envisagé. Un scénario d'atténuation basé sur l'utilisation de l’énergie géothermique dans la Grande Comore pourrait se réaliser avant 2020. La création d'une usine géothermique exige des études complètes de gisements potentiels. Cependant, il faudrait entreprendre maintenant les travaux de recherche, comme dans le cas de données concluantes, et il serait possible de produire de l'énergie géothermique à partir de 2020. Un champ géothermique serait suffisant pour satisfaire la moitié des besoins estimés pour 2020 à la Grande Comore. En fin de compte, la réalisation d'un projet hydraulique sur les rivières de l'île d'Anjouan répondrait à la demande totale d'électricité dans l'île, et diminuerait les 38.000 tonnes d'émissions de CO2 sur la période 2011 - 2020, soit une baisse de 90%. En général, l'Etat devrait, avec le soutien de ses partenaires, continuera à encourager les gens à utiliser des énergies alternatives en introduisant des incitations supplémentaires et une politique d'investissement dans le secteur de l'énergie propre.
  • 120. 120 A2.3 RÉPUBLIQUE DÉMORATIQUE DU CONGO 1 Cadre réglementaire des énergies renouvelables Politique énergétique nationale Les questions des énergies renouvelables en RDC sont abordées dans la politique nationale de l'énergie générale formulée dans le «Document de Politique du Secteur de l'Electricité en République Démocratique du Congo» de mai 2009. Les principaux thèmes de la politique énergétique sont les suivants: La vision nationale de l'électricité est de fournir progressivement aux populations une énergie fiable en exploitant toutes les ressources énergétiques disponibles, principalement l'hydroélectricité, et en accordant davantage d’importance à l'électrification rurale. L’objectif est de fournir, progressivement et de manière équilibrée, de l'électricité dans les ménages, les institutions publiques et l'industrie, et en même temps d'améliorer la fourniture d'électricité en ce qui concerne la fiabilité, les prix et la protection de l'écosystème de l'environnement. Les objectifs spécifiques sont comme suit:  Augmenter le taux d'électrification et couvrir l'ensemble du pays d’ici en 2025.  La restructuration de la SNEL en vue de faire du secteur de l'électricité un des piliers de la croissance de l'économie congolaise.  L’exportation d’une partie de la production d'énergie au moyen du réseau interconnecté, et l'intégration régionale à partir de consortiums énergétiques et de l'organisation sous-régionale et l'utilisation des revenus de l'exportation de l'énergie pour développer d'autres installations nationales.  La promotion de toutes les sources d'énergies renouvelables autres que l'hydroélectricité, avec notamment l'utilisation rationnelle des combustibles ligneux.  Le remplacement progressif des systèmes diesel de production d'électricité dans les centres autonomes avec la production d'énergie thermique. Les stratégies adoptées pour mettre en œuvre la politique de développement de l'électricité sont les suivantes: La réforme de la réglementation et du cadre de travail institutionnel. Établir des normes nationales et des codes par le biais du projet d'électricité initié par le Ministère congolais de l'Énergie en septembre 2008. Les normes et les codes du projet comprennent l'Autorité de Régulation du secteur de l'électricité, l'Agence de l'Electrification nationale et le Fonds national de l'électrification. La transformation de l'Administration des objectifs énergétiques pour en renforcer les capacités institutionnelles et administratives. Le développement des différentes sources d'énergie et en particulier la mise en œuvre du site hydraulique d'Inga, qui représente une opportunité majeure pour la croissance de l’économie nationale au moyen des exportations d'électricité.
  • 121. 121 Une forte campagne pour mobiliser des fonds pour le développement d'Inga à son plein potentiel afin qu'il puisse alimenter des consortiums énergétiques. La réhabilitation de la centrale actuelle et la construction de nouvelles installations de production, de transport et de distribution. Créer une structure de gestion pour le développement du site d'Inga et assurer un rôle de premier plan de la part du gouvernement par l'intermédiaire du ministère de l'Énergie. L'énergie d'Inga 3 et du Grand Inga permettra de réduire le déficit énergétique du pays, alimenter les industries nationales qui consomment beaucoup d'électricité, satisfaire la demande en matière d'exportation et promouvoir son revenu, l'électrification du pays et d'autres plans de développement socio-économique. Promouvoir la coopération régionale et l'intégration des questions énergétiques, notamment dans le cadre de la CEEAC avec le PEAC, la SADC avec le SAPP, la CEPGL avec l’EGL et la SINELAC. 2. Ressources en énergies renouvelables 2.1 Energie hydraulique La RDC a un énorme potentiel hydraulique estimé à 100.000 MW dont 44% sont concentrés dans le site d'Inga. Le niveau actuel de développement sur ce site est de 1775 MW avec 351 MW à Inga 1 et 1424 MW à Inga 2. Il sera également nécessaire d'exploiter les 215 sites hydro-électriques identifiés à travers le pays ainsi que les autres formes d'énergie renouvelable avec l'objectif d'augmenter le taux de service d'électricité de 9% à 19% à l’horizon 2015. 2.2 Biomasse Il y a 1,250 millions de tonnes à partir de 122 millions d'hectares de la forêt équatoriale. La biomasse (bois de feu et charbon de bois) fournit 95% de la consommation d'énergie tandis que d'autres formes d'énergie ne contribuent qu’au taux de 3% pour l'électricité et 2% pour les produits pétroliers. 2.3 Énergie solaire Le rayonnement solaire est estimé entre 3,50 et 6,75 kWh/m2/jour. Le secteur de l'énergie solaire n’est pas encore développé. 2.4 Énergie éolienne La RDC dispose d'un potentiel éolien restreint. Plusieurs études en cours ou achevées visent à déterminer la vitesse moyenne du vent d'environ 2,3 et 6,5 km / h. 2.5 Energie géothermique La RDC n'a pas encore évalué son potentiel géothermique. Néanmoins, plusieurs sites géothermiques ont été identifiés dans la partie Est du pays, particulièrement dans la branche ouest de la Vallée du Rift africain.
  • 122. 122 2.6 Déchets municipaux La production annuelle de déchets municipaux à Kinshasa n’est estimée qu’à environ 803 000 tonnes. Celles-ci sont recueillies par l'ANP (Programme national d’assainissement) et peuvent être disposées dans un des sites de dépôt centraux et peuvent être utilisées pour la récupération d'énergie.
  • 123. 123 A2.4 DJIBOUTI La capacité totale d'électricité installée (2007): 116 MW Le diesel / mazout lourd: 100% Totale d'énergie primaire (2007): 145,2 ktep Les biocombustibles traditionnels, les produits pétroliers et l'électricité ont une part importante dans le mix énergétique du pays. 250 GWh d'électricité ont été produits en 2006. La capacité de production de pointe est sensiblement inférieure à la capacité installée, car la production d'électricité est fournie par de vieux moteurs diesel et des moteurs HFO. La ville de Djibouti est le principal marché de l'énergie. Sur le long terme, la demande d'électricité a augmenté à un taux de 3% à 5% par an. La demande d'énergie maximale pour 2025 a été prévue atteindre 810 GWh / an. Dépendance Djibouti n'a pas de sources indigènes d'huile, de gaz, d'hydroélectricité naturelle ou de charbon. La consommation et les importations de pétrole sont 13.000 barils par jour, dont la plupart provient de l'Arabie saoudite. Il n'y a pas de raffinerie de pétrole dans le pays, et, par conséquent, tous les produits pétroliers raffinés tels que l'essence, le carburéacteur et le kérosène sont importés. Une raffinerie de pétrole devrait être achevée en 2011. Une grande partie de la production sera exportée. Elargissement duu réseau Le taux national d'électrification en 2003 était de 49,5%, et le taux d'électrification dans les zones urbaines a été estimé à 57% en 2006. Le gouvernement s'attend à ce que 60% de toute la population ait accès à l'électricité en 2015. Problèmes de capacité La production d'électricité à Djibouti intervient à un coût élevé, mais la prestation des services est médiocre. Bien que les tarifs de l'énergie soient parmi les plus élevés en Afrique, et quatre fois plus élevés que dans l'Ethiopie voisine, la compagnie nationale encourt des pertes d'exploitation nettes, qui ont augmenté avec la hausse récente des prix du pétrole. L’origine de ces problèmes est la dépendance vis-à-vis du pétrole importé, aggravée par d'importants arriérés du secteur public et des équipements obsolètes. Le recouvrement des coûts est également entravé par d'importantes pertes techniques et non techniques (par exemple, les connexions illégales), respectivement estimées à 10% et 6% de la production. La situation financière de la société a donné lieu à une insuffisance de l’entretien et de l'investissement, de même qu’à un service inadéquat, à de fréquentes coupures d'électricité aux heures de pointe. Environ 70% de la population vit dans la capitale de Djibouti-Ville, et 13% dans les villes secondaires. La demande en kérosène est très forte pour les besoins ménagers comme la cuisine, mais à case de la volatilité des prix des produits pétroliers il est très cher.
  • 124. 124 Energies Renouvelables Energie solaire L’emplacement de Djibouti dans la Corne de l'Afrique est idéal pour l'énergie solaire. En moyenne, l'ensoleillement quotidien est de 5,5 à 6,5 kWh/m2 dans tout le pays. Le gouvernement japonais a récemment donné une subvention pour l'installation de panneaux solaires au Centre de Recherche et des Etudes de Djibouti, l'institution scientifique de l'État. Energie éolienne Les études menées dans les années 1980 ont indiqué qu’en moyenne la vitesse du vent dans tout Djibouti est d’un maximum de 4 m / s, indiquant un potentiel modéré de l'énergie éolienne. Les études gouvernementales effectuées en 2002 ont conclu que Goubet, à l'entrée du Golfe de Tadjourah, a le potentiel d’un parc éolien de 50 MW. Biomasse La plus grande partie du pays étant semi-désertique, le potentiel de production d'électricité à grande échelle à partir de la biomasse serait d’une faisabilité limitée. Cependant, aucune évaluation officielle n'a encore été faite dans le potentiel de la biomasse du pays. Energie géothermique En 2001, l’American Geothermal Development Associates (GDA) a achevé une étude de faisabilité d’une centrale d'énergie géothermique de 30 MW dans la région du lac Assal, à l'ouest de la capitale. EDD visait à exécuter l’usine de 115 millions de dollars en utilisant le modèle ‘construction- possession et exploitation’ (CPE). Avec le financement du projet finalement mis en place en 2008, Reykjavik Energy Invest (REI), une société islandaise est maintenant prête à la mettre en œuvre, et l'usine devrait entrer en production en 2012, remplaçant une partie de l'électricité actuellement produite en utilisant le diesel. Rendement énergétique: Avec les pertes en distribution et transmission dans la région s’élevant à 16%, les potentialités de l'amélioration du rendement dans le secteur de l'énergie électrique sont évidentes. La promotion du rendement énergétique dans le secteur résidentiel a également été identifiée. L’utilisation prédominante des ressources de la biomasse traditionnelle pour des fins domestiques est considérée comme inefficace et potentiellement dangereuse. La Banque mondiale a recommandé au gouvernement de Djibouti de promouvoir l'utilisation de GPL en bouteille comme une alternative, ainsi que l'amélioration du rendement énergétique à la maison. Prise en charge/Appartenance: Électricité Electricité de Djibouti (EDD, http://www.edd.dj/), une entreprise etatique, a le monopole sur la production, la distribution et la commercialisation de l'électricité dans les départements d'Ali-Sabieh, Arta, Dikhil, Djibouti, Obock et Tadjourah, tandis que le reste du pays est desservi par des entreprises privées. En 2004, un total de 38 856 abonnés ont été raccordés au réseau. L’EDD est incapable de satisfaire la demande intérieure.
  • 125. 125 Combustibles liquides La Société internationale des hydrocarbures de Djibouti (SIHD), une entreprise etatique, et deux autres sociétés (Shell et Total) se partagent le marché de l'importation et, le cas échéant, de l'exportation, de l'exploitation, du traitement, du stockage et de la commercialisation des hydrocarbures et de leurs sous-produits. Concurrence. L'EDD est une société étatique verticalement intégrée, responsable de la production, du transport, de la distribution et de la vente de l'électricité à Djibouti, et a la responsabilité principale de développer les ressources géothermiques pour la production d'électricité. La SIHD est responsable de l'importation, de l'exportation, du traitement et de l'exploitation des ressources et produits en hydrocarbures à Djibouti. La SIHD appartient à l'Etat, et est pleinement intégrée dans ses opérations. La coopération entre la SIHD et les partenaires des secteurs public et privé est encouragée dans la loi instituant n ° 65/AN/99. Cadre énergétique: Les objectifs du gouvernement sont les suivants:  Améliorer l'efficacité et les performances financières de la compagnie d'électricité par des mesures de réduction des pertes;  faire face aux contraintes clés de prestation de services à travers la réhabilitation et l'extension des réseaux, et des améliorations administratives ; et  explorer de nouvelles ressources pour la production d'énergie (par exemple, les énergies renouvelables et l'interconnexion avec l'Ethiopie). Débats sur l'énergie: En mai 2010, Djibouti a reçu un prêt de 30 millions US$ pour sa centrale électrique thermique de 75 MW avec la possibilité de l’étendre plus tard à 300 MW. Le prêt a été accordé par le Fonds koweïtien et le Fonds saoudien, avec un montant supplémentaire de 80 millions fournis par le Banque Islamique de Développement et de l'OPEP. Le gouvernement est en train de remplacer la majorité des pompes à eau diesel en milieu rural avec des pompes équivalentes d’une puissance durable. Études sur l'énergie: Projet d'interconnexion électrique Ethiopie-Djibouti Le système d'alimentation de l'Ethiopie est principalement basé sur l’énergie hydraulique et les coûts de production sont faibles. Cependant, le système d'alimentation de Djibouti dépend du pétrole, dont le coût dépend principalement du prix du pétrole importé. En conséquence, le coût unitaire de la production d'électricité à Djibouti est environ 4 fois celui de l'Ethiopie. Dans l'esprit de la coopération régionale, et compte tenu de l'énorme avantage pour Djibouti en utilisant l'énergie hydraulique de l'Ethiopie plutôt que l’énergie thermique locale chère, en Novembre 2002 les deux pays ont signé un accord visant à mettre en œuvre le projet d'interconnexion.
  • 126. 126 En 2005, le Fonds africain de développement (FAD) a approuvé des prêts de 30,4 millions US$ et 25,6 millions US $ à l'Ethiopie et à Djibouti, respectivement. Djibouti est membre à la fois de la Ligue des États arabes et de l'Union africaine. Rôle du Gouvernement: Le Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles L'EDD est une société étatique d’électricité et est sous la tutelle du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles, qui est en charge du développement et de la mise en œuvre des politiques sectorielles en matière de ressources énergétiques, hydriques et minérales. La SIHD est également sous la tutelle du même ministère. Organismes gouvernementaux: Centre des Etudes et de Recherche de Djibouti (CERD) Le CERD est l'institut national chargé de surveiller et effectuer des travaux scientifiques et techniques à Djibouti. Il s'agit d'un organisme gouvernemental semi-autonome qui relève directement de la Présidence de la République. Le CERD fournit un appui technique à l'EDD pour l'exploration géothermique et le développement des ressources renouvelables. Procédure énergétique: En 2009, le PNUE en collaboration avec le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et la Banque mondiale a lancé la proposition pour: l’initiative régionale (Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Kenya, Tanzanie, Ouganda); l’initiative africaine pour le développement géothermique du Rift (Argeo) qui est un programme d'instruments financiers, politiques et techniques pour la promotion du développement de l'énergie géothermique dans ces six pays. DJ - Accès à l’électricité et diversification des énergies (2005-2013): Financé par la Banque mondiale, les objectifs initiaux du projet (AOP) étaient les suivants: a) accroître l'accès des populations insuffisamment desservies aux services d'électricité, grâce à des investissements dans la distribution et les connexions électriques à Balbala (un quartier de la capitale Djibouti-Ville); b) augmenter la fiabilité des services d'électricité par l'introduction d'un parc éolien pilote d'une capacité estimée de 3,5 à 4,5 MW près d'Arta, à l'ouest de Djibouti- Ville ; et c) améliorer le rendement de la société d'électricité grâce à l'assistance technique, y compris une étude tarifaire de l'électricité, une étude de réduction des pertes d'électricité, et une étude sur la gestion commerciale pour les secteurs de l'électricité et l'eau. À la fin de 2008, des retards dans la mise en œuvre du volet éolien ont coïncidé avec une crise de liquidités à l'EDD. En l'absence d’ajustements des prix de l'électricité proportionnés, cette crise qui a été causée par les prix records du pétrole à l’échelle internationale a eu comme conséquence des transferts budgétaires insoutenables pour le gouvernement pour couvrir les coûts du carburant, et l’EDD ne parvenait pas à payer les fournisseurs de pétrole. Comme mesure d'urgence, afin d'éviter l'interruption de l'exploitation des centrales de production d'EDD, la Banque mondiale a convenu que les économies de la composante éolienne (4,9 millions de dollars US) soient injectées dans l'achat de mazout lourd et fournies à l'EDD. L'étude tarifaire prévue a été annulée car la BAD avait achevé une telle étude en décembre 2008. Les PDO des projets ont donc été révisés comme suit:
  • 127. 127  Accroître l'accès à l'électricité;  garantir que la production d'énergie est fiable dans les cas d'urgence ; et  fournir des outils de diagnostic pour améliorer le rendement des services d'électricité. Régulation de l'énergie: Le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles a la responsabilité de réguler l'électricité et le pétrole à Djibouti. Degré d’indépendance: Le ministère fait partie du gouvernement ; le financement est directement alloué par le budget national, par conséquent il n’est pas indépendant. Le ministre de l'Énergie est nommé par le Premier ministre. Cadre réglementaire: La Loi No.97/AN/00/4 portant réorganisation du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles dicte la nouvelle structure du ministère, incluant un secrétariat/directeur général, en plus de 3 directions chargées respectivement des affaires administratives et juridiques, des questions liées à l'énergie, et des ressources naturelles. Rôles de réglementation: Le Ministère est responsable de tous les mécanismes politiques et réglementaires relatifs aux secteurs de l'électricité et du pétrole dans le pays, y compris la gestion opérationnelle des services publics nationaux. Règlementation des rôles portant sur l'énergie: La Direction de l'Energie au sein du ministère est responsable du développement et de la promotion des énergies renouvelables, l'enquête sur les questions énergétiques, le contrôle de la conformité à la réglementation relative aux secteurs de l'électricité et du pétrole, l'attribution et le retrait de licences pour des activités du marché, et la collecte et l'analyse des données pour la préparation d'une politique énergétique nationale. Obstacles réglementaires: La mise en place des objectifs de développement clairs pour le secteur, y compris des lois et politiques propices relatives à la promotion des sources d'énergie nouvelles et renouvelables, contribuerait au développement des énergies renouvelables dans le pays.
  • 128. 128 A2.5 EGYPTE Cadre réglementaire des énergies renouvelables 1. La politique énergétique et la structure du marché de l'électricité répondent à la plupart des exigences du Cadre-type du COMESA de la politique énergétique. Le principal défi est la réalisation de ses objectifs d'énergie propre parce que les combustibles fossiles constituent encore le carburant essentiel pour la production d'énergie. Les exportations nettes d'énergie ont diminué ces dernières années. La forte réduction de l'exportation nette du pétrole brut et des produits pétroliers a été en partie compensée par les exportations croissantes du gaz naturel. Les politiques qui ont été adoptées pour soutenir les énergies renouvelables sont comme suit: i. Les principales politiques qui pourraient être adoptées pour appuyer la production ou la demande en énergie éolienne pourraient être l’une des options suivantes: ii. Des politiques quantitatives comme le certificat vert et l’appel à la concurrence ; iii. En plus d'autres politiques complémentaires comme: iv. Les politiques financières telles que des prêts consentis à des conditions de faveur et les achats gouvernementaux ; v. Des impôts et des incitations liés à la production ou à la consommation ; vi. |Une forme de contrat tel qu’un accord d'achat d'électricité. Le rendement énergétique est l'une des préoccupations majeures du secteur de l'énergie, en particulier le secteur de l'électricité. Le projet de loi sur l'électricité répond à ces préoccupations en promulguant des codes liés au rendement énergétique et en mettant en place un certain nombre de comités ad hoc sur l'énergie au niveau ministériel ainsi qu'au niveau des ONG. Un exemple typique en est le Comité sur l'énergie par la Fédération des industries égyptiennes, et le Conseil égyptien sur l’économie de l'énergie pour l'industrie. 2 Politique énergétique nationale avec référence au COMESA La politique énergétique de l'Egypte regroupe la plupart des questions abordées dans le Cadre-type du COMESA de la politique énergétique. 3 Stratégie en matière d'énergie renouvelable L'Egypte a fixé un objectif d'énergie renouvelable à 20% dans le mélange énergétique électrique. La capacité installée en hydroélectricité contribue actuellement à 10% et devrait tomber à moins de 6% d'ici à 2020. Cela implique que 14% de l'énergie renouvelable doit provenir d'autres sources d'ici à 2020. Ceci est l’équivalent de la capacité installée de 7 200 MW. La priorité de la stratégie en matière d'énergie renouvelable stipule que l'énergie éolienne devrait contribuer à 12% de la cible de 14% du mélange d’énergies renouvelables en 2020 pour les raisons suivantes:
  • 129. 129 i. Il y a un potentiel élevé d'énergie éolienne dans de nombreux sites avec un facteur de capacité élevé. ii. L'expérience locale dans l'énergie éolienne remonte aux années 80 - la capacité actuelle installée de l'énergie éolienne est de 405 MW. iii. Le potentiel pour une part croissante de la fabrication locale d'équipements d'énergie éolienne augmente à to 30-70%15. iv. Les coûts de la production éolienne se rapprochent des coûts de la production du pétrole et du gaz. Lois et législations sur l'énergie renouvelable La nouvelle loi sur l'électricité a adopté trois mécanismes pour la production d'électricité à partir de sources renouvelables ; ces mécanismes sont les suivants: 1. Les usines seront construites par NREA ; 2. Appel d'offres ; 3. Tarif de rachat. 15 Extrait du dernier rapport produit par IMC en coopération avec l’Université du Caire. 2 500 MW2 500 MW2 200 MWTAILLE DU PROGRAM Moyen et petit: inférieur à 50 Mw Grand: 10 Modules chacun (250 MW) Grand (100-400 MW) Taille d’un parc éolien Privé (local) Privé (très probablement international) NREAPromoteur Financement commercial Financement commercial Gouvernementales et financement à des conditions de faveur de la part d’agences de développement international Finances Proposée par ERA et approuvée par la Conseil des Ministres Selon les résultats des soumissions Proposée par ERA et approuvée par la Conseil des Ministres Tarification 15 ansAAE de long terme surtout pour 20 ans 20 ansDurée de contrats
  • 130. 130 4 Etat de l’élaboration des ER et Plans d’avenir 4.1 Energie hydraulique Environ 11,2% de l’électricité de l'Egypte vient de centrales hydrauliques, dont la première a été construit en 1960. Cette dernière, le barrage d'Assouan, a été construite pour contrôler le débit d'eau du Nil pour l'irrigation. En 1967, ce barrage de grande hauteur de 2,1 GW a été mis en service, suivi par la mise en service de la Centrale électrique d'Assouan 2 en 1985, la mise en service de la centrale hydraulique d’Isna en 1993 et celle de Naga Hamadi en 2008. Un autre centrale hydraulique de 32 MW est actuellement en construction et sera mise en service en 2016. Le projet est connu sous le nom de Barrage hydro-électrique de New Assult. La capacité hydraulique totale installée est de 2 800 MW. 4. 2 Biomasse Environ 23 MW de l’électricité est actuellement produit à partir de la gazéification des boues d'épuration de l'usine de traitement des eaux usées à El-Gabal El-Asfer. Il existe quelques projets à fort potentiel pour la production d'électricité par la gazéification ou la combustion directe de déchets organiques solides ou de déchets agricoles. Ces projets se trouvent à divers stades de développement ou d'examen; potentiellement, environ 1000 MW pourraient être produits à partir de déchets agricoles. 4.3 Energie solaire Chauffe-eau solaires Dans les années 1980, le Ministère de l'Electricité et de l'Energie a importée 1 000 chauffe- eau solaires à plaques solaires qui avaient des capacités différentes. Ils ont été installés dans des endroits différents afin de lancer sur le marché des chauffe-eau solaires et d'accroître la prise de conscience nationale des prestations et avantages de chauffe-eau solaires. En même temps, la première entreprise privée pour la fabrication de chauffe-eau solaires a été mise sur pied. Actuellement, il existe une dizaine d'entreprises de fabrication de chauffe-eau solaires (CES). Plus de 400 CES ont été fabriqués et installés en Egypte. Dissémination du projet de convertisseurs héliothermiques dans les hôtels situés dans la Mer Rouge et le Sinaï. Grille or distribution system grilleExploitant PromoteurPromoteurNREAO/M PromoteurPromoteurNREA par le biais d’EPC Responsable de la construction
  • 131. 131 L'objectif de ce projet est d’appuyer le financement et la diffusion des chauffe-eau solaires dans les hôtels et lieux de séjour dans et les gouvernements de la Mer Rouge et du Sinaï. La subvention est de 25% du coût total du système, y compris l'exploitation et la maintenance pendant 4 ans. Jusqu'à présent, la liste des fournisseurs des chauffe-eau a été identifiée et publiée. Le budget total de la subvention est actuellement de 500 000 US$. Centrale de Kuraymat de 140 MW combinant l’énergie solaire et l’énergie électrique Le site du projet est à Kuraymat, près de 90 km au sud du Caire. Il est basé sur la technologie cylindro-parabolique intégrée avec une centrale électrique à cycle combiné utilisant le gaz naturel comme combustible d'une capacité de 140 MW, y compris la part solaire de 20 MW. Le coût total est de 340 millions de dollars. Le projet est considéré comme l'un des 3 projets similaires mis en œuvre en Afrique (Maroc, Algérie, Egypte), et qui dépend principalement de l'intégration du champ solaire à cycle combiné. Systèmes photovoltaïques La capacité totale des systèmes PV en Egypte est d'environ 10 MW, pour l'éclairage, le pompage d'eau, les communications sans fil, le refroidissement et les publicités commerciales sur les routes. Les projets futurs dans le plan quinquennal (de 2012 à 2017) sont comme suit :  Le projet proposé usine de concentration d'énergie solaire d'une capacité de 100 MW à Kom Ombo ville pour être un modèle pour les projets gouvernementaux ;  Les installations photovoltaïques d'une capacité totale de 20 MW. 4.4 Energie éolienne Parcs éoliens de Hurghada - 5 MW Le parc éolien de Hurghada fonctionne depuis 1993, il comprend 42 turbines éoliennes avec des technologies différentes, allemandes, danoises et américaines. Les turbines éoliennes ont des lames simples, doubles et triples. Le pourcentage de la fabrication locale atteint environ 40% (lames, tours, travaux mécaniques et électriques) et la capacité des turbines éoliennes varie de 100 à 300 kW. La production totale de la centrale électrique de 2009/2010 a atteint environ 7 GWh économisant environ 1.500 tonnes d'équivalent s en pétrole et réduisant l'émission d'environ 4000 tonnes de dioxyde de carbone. Parc éolien de Zafarana - 517 MW Ce parc éolien a été mis en œuvre en plusieurs étapes (60, 80, 85, 80, 120 MW) à partir de 2001, par le biais des protocoles de coopération entre le gouvernement et l'Allemagne, le Danemark, l'Espagne et le Japon. À Zafarana un parc éolien de 120 MW a été achevé en août 2010 avant la fin des clauses contractuelles. Le parc éolien est mis en œuvre en coopération avec le Danemark. Les capacités totales ont atteint 517 MW. On s'attend à ce que les capacités totales de Zafarana atteindront 545 MW après l'achèvement de parcs éoliens de 120 MW mis en œuvre grâce à la coopération avec le Japon.
  • 132. 132 Projets d’avenir NREA prévoit de mettre en œuvre des projets éoliens d'une capacité totale de 2370 MW dans le cadre de sa stratégie visant à promouvoir l'énergie éolienne. Le projet éolien de 120 MW, en coopération avec la société « Italgen ». Le projet EIE a été achevé en avril 2010. L'accord d'utilisation des terres est actuellement en préparation. L'énergie solaire peut bénéficier de la directive européenne (2009/28/CE) récemment adoptée, qui permet aux pays européens de construire des centrales d’énergies renouvelables dans un tiers pays à condition que l'électricité soit physiquement exportée vers l'Europe. Il existe actuellement deux initiatives régionales solaires dans lesquelles l'Egypte sera en mesure de participer, le Plan solaire méditerranéen et Desertec, bien que tous les deux soient entravés par des limitations actuelles de capacité de transport. 4.5 Energie géothermique Le pays n’a pas de projet ou centrale d'énergie géothermique. 4.6 Autres possibilités Les projets de production d'énergie des déchets municipaux n'ont pas été établis comme une priorité. 5 Incitations en matière d’énergies renouvelables 5.1 Incitations Incitations de la NREA Un financement à des conditions de faveur est fourni pour élaborer des projets d’énergies renouvelables. La capacité installée est de 400 MW actuellement. Il est envisagé d’ajouter 200 MW chaque année jusqu'à atteindre 2200 MW après 2014 avec le financement à des conditions de faveur et le partenariat avec d'autres entités gouvernementales. Appels d'offres concurrentiels Le réseau émettra des offres demandant une fourniture d'énergies renouvelables dans des blocs de 250 MW qui atteindront au total 2500 MW. Le secteur privé recevra un accord d'achat d'électricité viable à long terme avec l'exploitant du réseau. Cette capacité peut être augmentée de 750 MW si le programme de tarif de rachat n’atteint pas son objectif. Tarifs de rachat L'objectif de l'incitation par tarif de rachat est d'atteindre 2500 MW. Sa cible est les promoteurs d’énergie éolienne de petite à moyenne taille. Le tarif de rachat sera fixé pour 15 ans et les tarifs seront basés sur la capacité et la vitesse du vent. L'expérience internationale a montré que les tarifs de rachat sont plus attrayants pour les petits investisseurs des projets d’énergie éolienne comme les agriculteurs, les coopératives et les investisseurs privés.
  • 133. 133 5. Mécanisme pour un développement propre (MDP) et taxe sur les hydrocarbures L'Egypte est signataire du Protocole de Kyoto, que le pays a signé en 1997 et ratifié en 2005. Près de 405 MW des projets planifiés d'énergie éolienne bénéficient du soutien financier du MDP. 6 Défis, contraintes et obstacles au développement des énergies renouvelables L'Egypte a réussi à sécuriser l'approvisionnement en électricité à 99,03% de sa population. La demande électrique de pointe a augmenté en moyenne de 7% au cours de la dernière décennie, elle a augmenté de plus de 12% au cours de la période 2007/2008. Elle a atteint 23 300 MW en août 2010. Pour répondre à l'augmentation de la demande, une expansion annuelle moyenne de la production, la transmission ainsi et la distribution de 2 000 MW est nécessaire au cours des 20 prochaines années. Le potentiel d'ajouter davantage de production hydraulique est limité. En 2006/2007 les sources d'énergies renouvelables installées (principalement l’énergie éolienne) ont atteint 230 MW, ce qui est 1,1% de la capacité installée et seulement 0,3% de l'électricité produite. L'électricité achetée à partir de la production interne et des unités de coproduction dans l'industrie en 2006/2007 ne représente que 0,07% de l'énergie électrique totale produite. La stratégie du secteur de l'énergie propre devrait permettre de surmonter ces défis par les moyens suivants : a) Introduire une réforme du marché pour améliorer l'efficacité et la qualité de l'approvisionnement et permettre un flux suffisant des investissements dans le secteur de l'énergie. L'objectif est de « mettre en place un marché de l'électricité pleinement concurrentiel, où les activités de production d'électricité, de transport et de distribution sont totalement dégroupées ». Le marché proposé adoptera des contrats bilatéraux avec un mécanisme d’équilibrage et de règlement. L’accroissement de l'efficacité et l'amélioration des services sont recherchés en vertu de l'introduction de la concurrence, la liberté de choix de fournisseurs d'électricité, et l'accès des tierces parties ; b) Assurer la sécurité de l'approvisionnement par les actions gouvernementales suivantes:  Le gouvernement a déclaré un programme qui vise la construction de plusieurs centrales nucléaires ;  atteindre l'objectif fixé de 20% d’ER en 2020. Cette énergie sera principalement produite à partir de l'énergie éolienne ;  Le soutien de la coproduction et de la production à partir de sources secondaires en adoptant un tarif de rachat et des que contrats du type « prendre ou payer ».
  • 134. 134 c) Assurer un appui législatif adéquat ; Un nouveau projet de loi sur l'électricité a été préparé par le Ministère de l'Electricité et de l'Energie avec la collaboration des intervenants du secteur de l'électricité. d) Le soutien financier - Le projet de loi sur l'électricité prévoit un fonds pour l'énergie renouvelable, pour que la société de transport achète des énergies renouvelables auprès des investisseurs à travers des mécanismes de demandes de soumissions concurrentielles et de tarifs de rachat. 7 Enseignements tirés, observations et conclusion Comme indiqué ci-dessus, l'Egypte a plusieurs défis dans le secteur de l'énergie dans son ensemble. Mais il est également clair que les énergies renouvelables et le rendement énergétique représentent une part importante de la solution à ces problèmes. Il convient également de mentionner que l'Egypte s'est engagée à mettre en œuvre une véritable stratégie d’ER appuyée par le gouvernement et une stratégie pour le rendement de l’énergie. Cette stratégie est fortement en faveur de l'énergie éolienne ; il existe un potentiel d'enquêter et d’inclure, dans le cadre de la solution, d'autres ressources d’énergies renouvelables comme la biomasse et la géothermie. Il est également nécessaire de développer des ressources humaines pour répondre aux pénuries de compétences dans les énergies renouvelables, le rendement énergétique et même le potentiel du marché de l'électricité. La sensibilisation des clients est un grand défi pour le développement d'un tel marché. C'est à travers les clients que de réelles possibilités d'investissements sont réalisées dans tous les domaines de l'énergie.
  • 135. 135 A2.6 ERYTHRÉE La capacité totale d'électricité installée (2007): 167 MW Diesel / mazout lourd: 100% Totale d'énergie primaire (2007): 721 ktep Biomasse: 73,5% Produits pétroliers: 26,5% La production nationale provient principalement de deux centrales au mazout qui produisaient 267 GWh en 2006. Une autre de GWh 2 provenait de l'énergie solaire. La consommation totale a été de 220 GWh, avec des pertes de distribution de 37 GWh (13,75%). La consommation annuelle d'électricité de l'Érythrée par habitant est de 67 kWh. La principale source d'énergie pour l'éclairage est le kérosène, qui est brûlé par des lampes à mèche. Cadre énergétique Pour démontrer son engagement à promouvoir l'énergie durable, le Ministère de l'Énergie et des Mines, en consultation avec le Ministère du développement national, a ciblé dans son programme à long terme (jusqu'en 2015) des initiatives de développement de l'énergie comme un moyen d'améliorer la lutte contre la pauvreté, la promotion de l'éducation , de la viabilité de l'eau et de l'environnement, avec une attention particulière sur le développement de ressources énergétiques alternatives en guise d’objectif primordial. Il n’importe pas seulement que l'énergie soit adéquate et abordable, mais l’accent est également mis sur les aspects qualitatifs, notamment la flexibilité, l'efficacité, la durabilité et la commodité d'utilisation. Les questions telles que l'équité sociale, la qualité des services, la conservation de l'énergie, la protection de l'environnement et la sécurité sont essentielles. Il en est de même pour la question de la sécurité énergétique, alors que le pays dépend fortement des combustibles importés. Ces objectifs impliquent d'importants investissements dans des capacités supplémentaires de production d'électricité, l'amélioration de l'EE et à la gestion du secteur. La politique sera mise en œuvre dans huit domaines prioritaires: Dépendance Il n'y a pas de sources indigènes de pétrole, de gaz naturel, de charbon et d'hydroélectricité. Les importations et la consommation de pétrole sont 5.000 barils par jour (bpj). En 2005, les importations de pétrole représentaient 35% de l'approvisionnement énergétique total national. La seule raffinerie de pétrole a été située dans le port d'Assab de la mer Rouge. Elle avait une capacité de 18.000 barils par jour. En 1997, elle a été fermée en raison des coûts élevés d'exploitation et d'entretien. En conséquence, tous les produits raffinés, y compris le kérosène et l'essence, sont importés.
  • 136. 136 Elargissement du réseau: Environ 20% de la population a accès à l'électricité. La Société érythréenne d'électricité (EEC) gère deux types de systèmes de réseau : le système interconnecté (ICS) autour des régions Asmara-Massawa, et le système autonome (SCS) autour d'Assab et d'autres zones, tels que Adi Keih, Barentu, Agordat et Tessenei. La capacité de pointe totale des deux systèmes est de 119 MW, dont 10 MW sont dans le SCS. L'ICS est actuellement une surcapacité avec la mise en service de l'Hirgigo 88 MW en 2002, avec la centrale électrique de Belesa. La centrale de Belesa tourne à un faible rendement, parce que l’équipement de production est vieux. Le manque d'entretien, et des chutes à haute tension dans le système de distribution contribuent également à des pertes. Problèmes de capacité: L'Érythrée est confrontée à des pénuries aiguës de services énergétiques modernes, en particulier dans les zones rurales, et le pays est généralement caractérisé par de faibles niveaux de consommation d'énergie. Pour faciliter le développement économique de l'Erythrée, le développement du secteur de l'électricité est nécessaire. L'utilisation de la biomasse pour la cuisson, l'utilisation d'appareils généralement inefficaces tels que le mogogo, ont conduit à l'approvisionnement en énergie non durable, en particulier la biomasse traditionnelle, et contribue aux émissions de carbone. La déforestation est la conséquence de la surexploitation de la biomasse comme combustible. Sans alternatives, la pression sur les ressources forestières limitées de l'Érythrée augmenterait. La sur-dépendance excessive par rapport aux combustibles fossiles importés détourne les maigres ressources financières provenant d'autres domaines de développement, et en plus elle s’accompagne d’émissions sur l'environnement et de problèmes de santé liés à l'énergie. Energies Renouvelables Énergie solaire L'Érythrée a un potentiel très élevé d'énergie solaire, avec une insolation moyenne de 5,0 à 6,5 kWh/m2/jour. Les utilisations possibles incluent l'énergie solaire photovoltaïque, des chauffe-eau et stérilisateurs, des séchoirs et séchage du tabac, des équipements de dessalement, de refroidissement et de réfrigération, et la production d'électricité. L’énergie solaire est actuellement utilisée pour l'électricité dans les bâtiments publics comme les écoles et les hôpitaux. Energie éolienne Un Fonds pour l'environnement mondial (FEM) a financé récemment une étude de faisabilité de l'énergie éolienne sur la côte sud, et l’étude montre qu’un parc éolien de 2,4 MW à Assab et de nombreux systèmes éoliens autonomes hors-réseau, ou des systèmes hybrides éoliens-solaires-diesel sont réalisables et potentiellement économiques. Les pompes éoliennes pour l'irrigation, ou pour alimenter les villages et leur bétail ont un très bon potentiel dans la grande partie de l'Erythrée.
  • 137. 137 Biomasse Il y a de nombreuses indications des possibilités d’utiliser l’énergie moderne de la biomasse dans certains endroits de l’Érythrée:  La ferme d’Alighider a le potentiel de fournir des matières premières (des tiges de coton et de sorgho, l’herbe à éléphant, des feuilles de bananier, etc) pour la production de briquettes pour au moins 15 usines ;  des usines de biogaz pourraient être installées dans l’Agro-industrie d’Elabered, et d'autres fermes laitières plus petites ;  le biogaz pourrait être produit à partir d'arbres de cactus ;  La récupération de l'énergie provenant des déchets municipaux solides et liquides est possible ;  Les cultures énergétiques, telles que Salicornia (en cours de développement par les fermes d'eau de mer, une entreprise de biocarburants), pourraient produire de l'électricité pour des usages locaux ou pour le réseau central. Energie géothermique L'emplacement le plus favorable pour l'énergie géothermique en Érythrée est la zone volcanique Alide, environ 120 km au sud de Massawa, identifiée par le Programme des Nations Unies pour le Développement en 1973. D'autres investigations ont été menées en 1996 ; elles ont identifié au moins 11 zones géothermiques dans la région. Une exploration supplémentaire est nécessaire pour prouver la capacité de la ressource, et le ministère érythréen des Mines est à la recherche de financement à cet effet. En cas de succès, une centrale électrique géothermique pilote de 5 MW a été proposée. Energie hydraulique Trois sites hydrauliques potentiels ont été étudiés (Ad Dankers, 1997), qui comprennent la rivière Tekeze (~ 23000 GWh par an), la rivière Anseba (~ 120 GWh par an), et la rivière Setit (~ 240 GWh par an). D’autres sites potentiels pour micro et mini centrales hydrauliques nécessitent des études. Rendement énergétique: Le foyer à 3 pierres, une méthode traditionnelle de construction d’une cuisinière, principalement utilisé en Erythrée pour la cuisson, doit être abandonné dès que possible en raison de sa faible efficacité énergétique (environ 10%). A sa place, des cuisinières à énergie de la biomasse devraient être mises en place pour les ménages, en particulier dans les zones rurales où la dépendance à l'égard de la biomasse continuera pendant de nombreuses années. En outre, les pratiques de cuisson par EE doivent être stimulées, par exemple, le pré-trempage des grains, l'utilisation de récipients à couvercle, et l’utilisation de l'énergie solaire pour le préchauffage. Une amélioration de l'EE doit également être appliquée sur d'autres fourneaux de cuisine (ceux qui utilisant le kérosène, GPL, ou l'électricité). Une
  • 138. 138 attention particulière doit être accordée à la diffusion des cuisinières EE afin de s'assurer que ce qui a été mis au point va également être mis à profit. A cet égard, il existe un important potentiel d’entreprenariat. Un grand potentiel existe pour améliorer l'EE dans toutes les industries, mais surtout dans les industries les plus énergivores telles que l’acier, le verre, la céramique et le ciment. Propriétaire: Électricité L’EEC (Erythrée Electric Corporation) est un service public qui exploite deux systèmes : l'ICS qui couvre 89% de son activité et la SCS qui représente 11%. La capacité de production totale est de plus de 160 MW, dont l’EEC représente environ 116 MW, et le reste provient d’institutions publiques comme l'administration du Port Assan, les petites municipalités dans les villes éloignées, ou des entrepreneurs avec de petits producteurs. Propriétaire: Les combustibles liquides L'exploration pétrolière offshore a eu lieu, mais aucun dépôt commercial n’a été découvert. Les entreprises qui ont exploré du pétrole sont ENI (Italie), Anadarko Petroleum (Etats-Unis), Perenco (France) et CMS Oil & Gas (Etats-Unis). En Octobre 2008, le gouvernement a signé 2 accords avec Defba Oil Share Company (une coentreprise chinoise avec l'Érythrée pour explorer le pétrole). Exxon Mobil, Shell et Total sont impliquées dans la commercialisation et la distribution de produits pétroliers dans le pays. La Société Erythréenne du pétrole (Petroleum Company of Eritrea - PCE) est une société publique, responsable de la vente en gros de produits pétroliers dans le pays. Concurrence. La Société érythréenne d'électricité (Eritrea Electricity Corporation – EEC) est une société verticalement intégrée, responsable de la production, du transport et de la distribution de l'électricité. En mai 2004, le gouvernement a fait les premiers pas vers la réforme du secteur de l'énergie. La Proclamation de l'électricité n ° 141/2004 a pour objectif de promouvoir l'efficacité, la sécurité, la protection de l'environnement et la participation du secteur privé. La Proclamation n ° 142/2004 portant création de la Société Érythrée d’Electricité a pour but de commercialiser les services de cette Société pour donner à cette dernière plus d'autonomie dans ses activités et contribuer au développement de l'Érythrée par une production, transmission et distribution d'électricité efficaces, fiables, rentables et respectueuses de l'environnement. Le marché du pétrole est principalement dégroupé, avec des entreprises privées impliquées dans les activités en amont et en aval dans le pays. La PCE appartient à l'Etat et elle fonctionne uniquement en tant que grossiste.  Des mesures de réforme de l'énergie ;  la promotion des investissements ;  l’amélioration de la capacité de gestion du secteur ;  Création d'une politique de «tarification juste» ;
  • 139. 139  Promotion des économies d'énergie et protection de l'environnement aux niveaux de l'approvisionnement et de l'utilisateur final ;  la promotion de l'électrification rurale ;  la promotion de la coopération régionale dans le commerce de l'énergie ;  la participation dans l'évolution moderne des technologies de l'énergie. Le programme actuel à court et à moyen terme des investissements du secteur énergétique se compose des investissements dans la rénovation et l'expansion des centrales de production, en élargissant le Programme d'électrification rurale, et en soutenant les investissements en installations nouvelles dans les ER, y compris les applications telles que l’énergie éolienne, d'énergie solaire et géothermique. Débats sur l'énergie La stratégie du gouvernement pour augmenter la production d'électricité comprend les systèmes d’ER sous forme d’énergie éolienne et solaire, dans le but ultime de produire jusqu'à 50% de l'électricité du réseau national à partir de l'énergie éolienne. De même, la production de l'énergie photovoltaïque (PV) est envisagée. En 2006, l'énergie solaire ne représentait que 0,7% de la production totale de l’EEC, malgré un potentiel très élevé de l'Érythrée. L'électrification rurale nécessite des investissements supplémentaires. La restructuration de l’EEC par le gouvernement et l’élaboration d'une nouvelle politique énergétique, visent à attirer la participation du secteur privé. À cette fin, des producteurs d'électricité indépendants (PEI) internationaux et régionaux et des distributeurs d'électricité indépendants (DEI) sont recherchés comme investisseurs dans les projets. Études sur l'énergie L'Érythrée est membre du COMESA, un organisme dédié à promouvoir une plus grande intégration régionale entre les Etats membres, en vue de stimuler les économies de tous les pays concernés. Le pays est également membre de l'Union africaine. Analyse de scénarios d'investissement dans l'énergie propre de long terme pour l'Érythrée, Afrique de l'Est - Robert Van Buskirk, Laboratoire National Lawrence Berkeley, aux États- Unis : www.osti.gov/bridge/servlets/purl/886977-mP99Bh Rôle du gouvernement: Le Ministère de l'Énergie et des Mines Au sein du Ministère de l'Énergie et des Mines (www.moem.gov.er), le Département de l’Energie (DoE) est chargé de concevoir et affiner les politiques, stratégies et questions de réglementation dans le secteur de l'énergie, l'approbation des plans et programmes correspondants formulés dans ce secteur, et de superviser leur mise en œuvre. Le ministère de l'Énergie dispose de trois divisions:  Gestion de l'énergie des ressources ;  Développement des ressources énergétiques ; et
  • 140. 140  Le Centre des énergies renouvelables En plus de ce qui précède, il y a deux entreprises autonomes au sein du ministère : La Société Erythréenne du pétrole (EEC) et la Société Erythréenne du Pétrole (PCE) sont régies par un Conseil d'administration présidé par le ministère de l'Énergie et des Mines. Organismes gouvernementaux: le Centre de recherche et de formation sur l'énergie (ERTC) Cet ERTC a permis a été créé en 1995 pour faire des recherches et développer les différentes TER. Jusqu'à présent, son rôle a été fondamental dans la diffusion des informations concernant les TER et leur mise en œuvre dans tout le pays. Par exemple, l’ERTC a coordonné la diffusion du programme des fours améliorés de l'Érythrée (DISP) pour développer et diffuser une version améliorée du poêle mogogo. Le programme DISP a été lancé en 1996, avec le premier essai sur le terrain en 1999. Depuis le début du programme, plus de 10.000 foyers améliorés mogogo ont été diffusés, pour atteindre environ 1% des utilisateurs du four traditionnel. Le programme a réalisé des progrès considérables sur le foyer mogogo et a fait des expériences avec l'énergie éolienne et solaire. Ce centre donne une formation aux femmes pour construire elles-mêmes des foyers et leur donne aussi un salaire en échange contre la diffusion ultérieure de la formation reçue. Procédure énergétique: Application de l'énergie éolienne en Erythrée (2007-2011) Financé par le FEM, le PNUD et le gouvernement, ce projet vise à produire des projets pilotes dans les zones riches en vent (Assab, Edi, Gahro, Gizgiza, Rahaita, Berasole, Beylul et Dekamhare) et à reproduire le projet dans d'autres régions du pays. Le projet devrait permettre d'améliorer les moyens de subsistance en milieu rural en donnant accès à des services énergétiques durables et de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les trois objectifs immédiats sont les suivants:  Développer le personnel nécessaire et renforcer les capacités institutionnelles pour planifier, installer, exploiter et gérer des systèmes éoliens en réseau et hors réseau, et accroître la sensibilisation des décideurs au sein des institutions gouvernementales et privées, aux niveaux tant communautaires que central;  Mettre en place un petit parc éolien à Assab et intégrer l'électricité d'origine éolienne dans le réseau électrique conventionnel actuel, démontrant ainsi que l'énergie éolienne sur le réseau est réalisable et peut être une possibilité de fournir de l'électricité à bas prix en Erythrée dans des sites où le vent a une forte vitesse ;  Installer huit petits systèmes hybrides décentralisés éoliens autonomes et éoliens- diesel pour démontrer la viabilité de des systèmes d'énergie éolienne hors réseau. Projet de l’Erythrée sur la Distribution de l’électricité et l'électrification rurale (2004-2010) La Banque mondiale a financé le projet portant sur la distribution de l’électricité et l’électrification rurale à un coût de 57,2 millions de dollars. Ce projet a été approuvé en 2004 et a été prolongé jusqu'en juin 2010. Les éléments clés incluent la réhabilitation et l'expansion du système de distribution de l'électricité à Asmara, la capitale de l'Érythrée; l'électrification rurale dans quatre régions, et un programme de réforme du secteur
  • 141. 141 électrique et de renforcement des capacités institutionnelles. En 2008, la Banque mondiale a approuvé un financement supplémentaire de ce projet à un coût de 17,5 M $ US. Les principales politiques de développement du secteur énergétique du gouvernement érythréen visent ce qui suit : a) la promotion, aux niveaux économique et écologique, du développement du secteur de l'énergie par une technologie appropriée pour la production et la conservation de l'énergie, et l’optimisation de l’utilisation de l’énergie; b) Des structures appropriées de tarification de l'énergie, qui permettent d'éviter toute forme de subvention; c) Diversifier les sources d’énergie afin de minimiser la dépendance par rapport aux ressources énergétiques de la biomasse en diminution et au pétrole importé ; d) Promouvoir la participation du capital privé dans l'exploration des hydrocarbures, et développer les potentialités des ressources d’énergies renouvelables; e) Moderniser et étendre le système national de production et de distribution d'électricité, et permettre la participation privée dans le développement et le marché de l'énergie; f) Développer des capacités en gérant avec compétence le secteur énergétique. Régulation de l'énergie: La Commission de régulation de l'électricité (ERC), créée par la Proclamation de l'électricité No.141/2004, n'est pas encore pleinement fonctionnelle, mais bien que le personnel du ministère de l'Énergie et des Mines soit parfois appelé à faire office de régulateur. Degré d’indépendance: Selon Proclamation sur l'électricité No.141/2004, le Comité de réglementation aura un président qui, avec les autres membres, sont nommés par le Président de l'État d'Érythrée. Deux d'entre eux doivent être dans le secteur privé. Le financement de l'organisation provient de dotations gouvernementales, et des prélèvements opérationnels. Cadre réglementaire: Le cadre réglementaire actuel vise à promouvoir des opérations d'électricité efficaces, fiables, sûres et économiquement durables, ainsi que la participation du secteur privé et de la communautaire dans ce secteur. Par conséquent, la politique actuelle donne aux PEI l’option de produire de l'énergie en utilisant une variété de sources dont l'énergie éolienne, solaire, géothermique, ou tout autre état technologies énergétiques conventionnelles de pointe. L’importation ou exportation d'électricité conduisant à l'intégration régionale de l’approvisionnement en
  • 142. 142 électricité est soumise à l'approbation du gouvernement; la répartition des pouvoir dans les collectivités rurales est une priorité. Rôles du régulateur:  Promouvoir l'efficacité, la fiabilité, la rentabilité, la sécurité et la qualité des services et une concurrence loyale, ainsi que la participation du secteur privé et de la communauté dans les opérations de l'électricité;  Superviser et faire en sorte que les opérations de l'électricité (génération, transmission, distribution et vente de l'électricité) sont réalisées en conformité avec les règles correspondantes;  Etudier, examiner et déterminer les tarifs d'électricité et les frais de service connexes;  Initier et exécuter des investigations dans les normes de qualité des services, et surveiller les normes de performance globale des titulaires de permis;  Protéger les intérêts des clients, des titulaires de permis et du public en général;  Enquêter sur les plaintes;  Donner instruction aux parties, par écrit, pour qu’elles se conforment et s'acquittent de leurs obligations en vertu de la présente proclamation dans un délai raisonnable. Régulation des rôles liés à l'énergie Comme l'ERC est une organisation encore relativement jeune, et pas encore pleinement établie, le ministère de l’Energie a un rôle occasionnel dans la régulation du secteur de l'électricité. Aucun autre ministère du gouvernement ne joue un rôle actif dans la régulation de l'énergie car le ministère de l’Energie est également responsable des ressources naturelles du pays, y compris toutes les ressources énergétiques. Obstacles réglementaires: Les obstacles relatifs au manque d'expérience en énergie éolienne augmentent les coûts de transaction pour le développement initial des systèmes d'énergie éolienne. Il s'agit notamment de ce qui suit:  Le manque d'expérience dans le secteur privée à l'égard des opportunités d'affaires privées que des projets de parcs éoliens offrent ;  Le manque de modèles de contrats adéquates, sur la base desquels les promoteurs privés et l’EEC peuvent négocier des accords d'achat d’électricité (AAE) et d’autres contrats nécessaires pour ce type de projets.
  • 143. 143 D'autres questions sont comme suit:  L'absence de procédures et de responsabilités pour le développement et la mise en œuvre de projets d'énergie renouvelable en milieu rural ;  Le manque de mécanismes de financement qui tiennent compte des caractéristiques particulières des TER.
  • 144. 144 A2.7 ETHIOPIE Cadre réglementaire des énergies renouvelables Les questions liées aux énergies renouvelables en Ethiopie figurent dans la politique nationale de l'énergie générale formulée en 1994. Les thèmes principaux de la politique énergétique sont les suivants: a. Le développement des ressources indigènes, où l'hydroélectricité est recommandée ; b. le développement et l'utilisation de ressources alternatives d'énergie sans danger pour l'environnement ; c. la promotion de l'efficacité énergétique et des mesures de conservation pour des raisons économiques et environnementales ; d. la sensibilisation de la masse sur les questions énergétiques. La politique énergétique de l'Ethiopie a identifié les dix (10) objectifs suivants : 1. Améliorer et élargir le développement et l'utilisation des ressources hydrologiques pour la production d'électricité en mettant l'accent sur le développement de mini centrales hydrauliques. 2. Promouvoir et renforcer le développement et l'exploration du gaz naturel et du pétrole. 3. Elargir et renforcer les programmes agro-forestiers. 4. Fournir des sources d'énergies alternatives pour les ménages, les industries, l'agriculture, les transports et autres secteurs. 5. Introduire la conservation de l'énergie et des mesures d'économie d'énergie dans tous les secteurs. 6. Assurer la compatibilité du développement et de l’utilisation des ressources énergiques par rapport à des pratiques qui respectent l’écologie et l’environnement. 7. Promouvoir l'autosuffisance dans les domaines de développement technologique et scientifique des ressources énergétiques. 8. Assurer la participation communautaire, en particulier la participation des femmes, dans tous les aspects le développement des ressources énergétiques et encourager la participation du secteur privé dans le développement du secteur énergétique. 9. Entreprendre des campagnes de vulgarisation par le biais des médias en utilisant les différentes langues nationales pour sensibiliser le public et les décideurs en ce qui concerne les questions énergétiques. 10. Créer des cadres institutionnels et juridiques pour gérer toutes les questions d'énergie.
  • 145. 145 Du côté du développement des ressources, la politique donne la priorité au développement hydraulique pour le secteur de l'énergie et de la foresterie et pour le secteur de la biomasse. Du côté de la demande l'accent est mis sur l'amélioration de l'efficacité énergétique dans le secteur des ménages. 2 Politique énergétique nationale avec une référence au COMESA La politique énergétique éthiopienne est conforme, en grande partie, au Cadre de la politique énergétique du COMESA. La situation énergétique du pays diffère énormément de celle des pays industrialisés en ce sens que l'Ethiopie est encore très tributaire de la biomasse comme énergie primaire. Fondamentalement le bois est transformé en charbon de bois, il n'est pas cultivé de façon durable et il n'est pas utilisé efficacement. Le développement et la mise en œuvre de la politique énergétique commence à donner des résultats positifs. L'électrification du pays a augmenté considérablement au cours des dernières années et est maintenant officiellement à 41%. Toutefois, ce chiffre n’est basé que sur la population vivant dans les zones électrifiées. La capacité de production installée devrait augmenter de 10.000 MW dans les dix prochaines années. L'Agence éthiopienne d'électricité définit les règles et règlements pour le marché et est donc également en charge des tarifs de l'électricité. La tarification de l'électricité est fixée par les régulateurs. La politique du gouvernement dicte la nécessité de maintenir ces tarifs au niveau pour s'assurer que les familles à faible revenu ont accès à l'électricité. Les énergies renouvelables resteront d'importantes sources d'énergie en Ethiopie pendant au moins les deux prochaines décennies en raison de la dépendance continue par rapport à la biomasse pour la cuisson et le développement accélérée de l'hydroélectricité, l'énergie éolienne et géothermique pour le secteur de l'énergie. Les principales questions liées à l’utilisation accrue et durable des énergies renouvelables en Ethiopie sont les suivantes : a) La politique et l'environnement réglementaire ne semblent pas fournir les incitations appropriées pour accroître la production et l'utilisation pour les applications distribuées (et hors réseau). Le règlement de l'alimentation électrique dans le réseau n’est pas encore mis en œuvre. Il n'y a pas de démarcation claire entre les services d'extension électrique basés sur le réseau et les services potentiels hors réseau qui empêchent le secteur privé d'investir dans les énergies renouvelables au service de la population hors-réseau. b) La capacité d’élaborer et mettre en œuvre des programmes d'énergies renouvelables et de développer le secteur en général est insuffisante. Les énergies renouvelables fournissent actuellement et continueront à fournir la plus grande part de l'énergie consommée en Ethiopie. La capacité de mise en œuvre dans le secteur public (au niveau du gouvernement tant fédéral que régional) n'est pas suffisante pour relever le défi. Des opportunités en matière de capacité institutionnelle croissante au niveau du district ne sont pas encore exploitées. c) Les capacités pour la production locale de produits et services d'énergie renouvelable sont insuffisantes. La recherche locale et le développement des capacités sont également sous-développés. L'Ethiopie a un marché relativement
  • 146. 146 important pour les énergies renouvelables, mais pratiquement tous les systèmes d'énergie renouvelable sont importés. Certaines des petites industries émergentes pour les énergies renouvelables, telles que pour la production de chauffe-eau solaires et pompes éoliennes, ont disparu. d) Le rôle des différents acteurs dans la chaîne de valeur des énergies renouvelables n'est pas suffisamment compris et exploité. En particulier, le rôle du secteur privé dans les produits d’ER et la prestation de services n'est pas apprécié. Ceci est susceptible d’avoir limité la portée des énergies renouvelables particulièrement dans les énergies renouvelables distribuées en milieu rural. e) La structure de gestion de la qualité des produits et services d'énergie renouvelable n'est pas en place, ce qui affecte l'acceptabilité à long terme et la viabilité des énergies renouvelables. Des produits de faible coût mais de faible qualité vont réellement à l’encontre du développement durable du secteur de l'énergie renouvelable. f) Le marché technique des énergies renouvelables est élevé, mais la taille de leur marché est relativement faible. La bioénergie pour l'énergie thermique pour la cuisson et la vaste énergie hydraulique sur le réseau sont les options les moins coûteuses pour leurs applications particulières. D’autres énergies renouvelables sont, cependant, relativement moins compétitives avec les systèmes conventionnels. Cela limite la taille du marché pour les énergies renouvelables, qui empêche alors le secteur d'atteindre la masse critique pour le produit et l'infrastructure des services. g) Les énergies renouvelables sont relativement plus exigeantes en investissements par rapport aux solutions traditionnelles. Le financement pour les producteurs et les utilisateurs est important pour augmenter leur adoption plus large. Toutefois, un financement adéquat est difficile à obtenir auprès des banques, en partie parce que les banques ne sont pas informées des risques et des avantages des énergies renouvelables. h) Le faible niveau du rendement énergétique, en particulier pour l'énergie de biomasse, est une menace pour son utilisation continue et pour la viabilité des ressources. La grande majorité des consommateurs résidentiels et institutionnels de combustibles de la biomasse utilisent encore des foyers qui gaspillent 90% ou plus de l'énergie fournie. i) La forte dépendance par rapport à l’énergie de la biomasse a conduit à la surexploitation de la ressource avec des conséquences graves pour la viabilité des forêts, du sol et de l'eau. La détérioration de l'accès à des combustibles de bois a entraîné une utilisation accrue des résidus de récolte et des déjections animales comme combustibles, qui seraient mieux utilisés dans l'alimentation animale et les engrais du sol. 3 Stratégie en matière d'énergies renouvelables Le Plan de Croissance et de Développement Stratégique (GTP) de l'Ethiopie explique le plan de développement stratégique de cinq ans pour tous les secteurs de 2011 à 2015. L'orientation stratégique pour le secteur de l'énergie au cours de la période de cinq ans est le développement des énergies renouvelables, l'expansion de l'infrastructure énergétique, et la création d'une capacité institutionnelle qui peut gérer efficacement le
  • 147. 147 développement du secteur de l'énergie. Les objectifs majeurs pour le secteur de l'énergie sont présentés ci-après: i. Augmentation de la capacité de production d'énergie hydraulique à partir de la capacité actuelle de 2 000 MW à 10.000 MW d'ici à 2015; ii. Augmentation de la couverture des services d'électricité de 41% à 75%; iii. Distribution des foyers améliorés ; iv. Développement des biocarburants dans les carburants de cuisson domestique et carburants pour les transports; v. Développement des ressources d’énergies alternatives qui comprennent l'énergie solaire, l'énergie éolienne et des ressources d’énergie micro hydraulique, vi. Renforcement des capacités et la sensibilisation. La stratégie éthiopienne de l'énergie renouvelable figure également dans la politique énergétique. Les priorités du gouvernement en matière d'énergie sont les suivantes: i. Accorder une grande priorité au développement de sources hydrauliques. ii. Encourager le mélange d’énergies – avec un accent particulier sur le développement de l'énergie solaire, éolienne, géothermique d'une manière rentable. iii. Prendre des mesures politiques appropriées pour assurer la transition à partir de combustibles d'énergies traditionnelles vers les combustibles énergétiques modernes. iv. Faire particulièrement attention aux questions écologiques et environnementales lors de l'élaboration des politiques énergétiques. v. Définir les questions et faire connaître les normes et les codes qui garantiront que l'énergie est utilisée efficacement. vi. Développer les ressources humaines et créer des institutions compétentes en matière d’énergie. vii. Donner au secteur privé avec l'appui et les incitations nécessaires pour participer à l'élaboration de projets énergétiques. La majorité des projets énergétiques potentiels en Éthiopie se trouvent dans le secteur des énergies renouvelables. 4 État de Développement des Energies Renouvelables et Plans futurs 4.1 Energie hydraulique L'énergie hydraulique est au centre des actions du gouvernement pour l'approvisionnement en énergie en Ethiopie. Près de 98% de l'énergie électrique provient de centrales hydrauliques, grâce aux conditions climatiques et géographiques du pays : L'Ethiopie a un climat relativement doux et pluvieux. La grande saison des pluies se situe en juillet et août, et il pleut e us sur les hauteurs. En outre, l'un des plus grands fleuves du monde traverse l'Ethiopie: Le joli Nil Bleu coule près de l'immense lac Tana, dans le nord-ouest du pays. Une grande centrale hydraulique
  • 148. 148 bénéficie de ce flux. Cette centrale est désactivée les week-ends afin que les touristes puissent admirer les impressionnantes chutes du Nil. Il existe actuellement 11 centrales hydrauliques avec une capacité totale installée de 1 800 MW sur le réseau national. Le plan à court terme pour 2015 est d'ajouter une capacité de 8 700 MW à partir de grandes centrales hydrauliques. Outre les grandes centrales hydrauliques, l'énergie hydraulique peut aussi être produite à partir de centrales hydrauliques – mini, petites et macro - qui sont conçues pour alimenter des réseaux insulaires dans les petits villages. Elles peuvent même être transportables pour que les tribus nomades traditionnelles puissent les utiliser pendant leurs voyages. Le potentiel hydraulique total de l'Ethiopie est estimé à 45.000 MW. Toutefois, 5% seulement de ce potentiel a été développé jusqu'à présent. Bien qu’il soit estimé que 10% de la ressource hydraulique totale de l'Ethiopie se trouve dans de petites centrales hydrauliques, moins de vingt sites de petites centrales hydrauliques ont été développés jusqu'à présent. La majorité d'entre étaient gérés dans le temps par la Société nationale d'électricité, mais ils sont maintenant abandonnés parce que les villes qu'ils desservaient se sont connectées au réseau électrique national. Les ressources hydrauliques en Ethiopie sont résumées ci-après. Energie hydraulique (IWMI, 2007) Potentiel exploitable total = 159TWh Bassin d’Abbay: 79TWh Bassin d’Omo-Gibe: 36TWh Bassin de Baro Akobo: 19TWh Autres Bassins: 25TWh 4.2 Biomasse Tout comme dans les siècles passés, l'utilisation énergétique de la biomasse est très fréquente en Ethiopie. L'énergie de la biomasse fournit plus de 90% de l'énergie totale fournie en Ethiopie. Il s'agit de la principale source d'énergie pour la cuisson de 95% des ménages (15 millions de ménages) dans le pays. Le niveau de consommation d'énergie de la biomasse est élevé en Ethiopie, où le ménage moyen consomme 3,5 tonnes de combustibles de biomasse par an.
  • 149. 149 Les principales sources d'énergie de la biomasse utilisées sont le bois et le charbon, les résidus de récolte, et la bouse de vache. Le stock de forêt et de bois d’Ethiopie est estimé à 732 millions de tonnes avec un rendement moyen annuel de 36 millions de tonnes. La production agricole annuelle s'élève maintenant à quelque 20 millions de tonnes de céréales avec un potentiel de fournir 40 millions de tonnes de résidus par an. L'Ethiopie a 53 millions de têtes de bétail qui produisent environ 35 millions de tonnes de déchets. L'énergie de biomasse a d'importants attributs positifs: c’est une ressource locale qui est produite et utilisée localement. C’est une source potentiellement plus accessible et abordable de l'énergie, en particulier dans les zones rurales. L'approvisionnement en combustible de biomasse implique également des dizaines de milliers de fournisseurs, servant ainsi de source de revenus pour les pauvres. Toutefois, les méthodes actuelles de production et d'utilisation de l'énergie de la biomasse ont des incidences négatives graves écologiques et sociales, telles que les suivantes : a) Les ressources en biomasse disponibles ne peuvent plus répondre aux besoins et les problèmes d'accès sont évidents dans la majorité des districts en Ethiopie; b) la production d'énergie de la biomasse contribue à la dégradation de l'environnement local, en l’occurrence la déforestation aggrave l'érosion des sols et la dégradation de la qualité de l'eau; c) l'énergie de la biomasse utilisée au niveau des ménages contribue à la pollution de l'air intérieur et cause des problèmes de santé ; et d) l'exploitation des ressources de la biomasse au-delà des niveaux de remplacement contribue aux émissions de gaz à effet de serre. Comme dans d'autres pays de la ceinture équatoriale, la culture de plantes énergétiques axée sur l'exportation pour les bio-carburants est en plein essor en Ethiopie. En raison de son climat doux et ensoleillé, l'Ethiopie a un grand potentiel pour la culture de canne à sucre. 4.3 Energie solaire L'énergie solaire offre probablement le meilleur potentiel pour une production décentralisée d'énergie en Ethiopie. Le rayonnement solaire peut être utilisé par exemple pour exécuter des systèmes de pompage d'eau pour les villages, faire fonctionner les systèmes d'éclairage pour les ménages, chauffer l'eau de cuisson, faire sécher la paille, utiliser des systèmes de télécommunication et même de réfrigérer pour la médecine par exemple dans les centres de santé. Une étude d'évaluation en 2002 a révélé que le rayonnement solaire moyen qui touche le sol dans son ensemble de l’Ethiopie est de 6 kWh/m2/jour. La capacité totale installée des systèmes photovoltaïques en Ethiopie est estimée à quelque 6,5 MW, dont 70% sont installés pour des applications de télécommunications rurales, 10% pour le pompage d'eau et 20% pour les systèmes solaires domestiques. Le nombre total de systèmes de chauffage solaire de l'eau installés en Ethiopie est d'environ 5 000 unités, pour
  • 150. 150 la plupart installés pour chauffer l'eau domestique mais aussi dans les institutions commerciales (principalement les hôtels). Il y a de petits projets pour promouvoir la cuisson solaire pour usage résidentiel et institutionnel comme pour les écoles. La force de la radiation solaire en Ethiopie est supposée être dans la plus haute catégorie du monde. Par conséquent, le rayonnement pourrait être la seule ressource d'énergie pour le pays. L’énergie solaire peut contribuer à un mélange énergétique durable et décentralisé pour l'Éthiopie. Mais de nombreuses technologies d'énergie solaire sont encore très chères, en particulier pour un pays à faible revenu comme l'Éthiopie. Par conséquent, l'utilisation de systèmes photovoltaïques ne vaut la peine que pour produire de l'électricité pour les systèmes insulaires nets qui ne peuvent pas rejoindre à la principale grille. Contrairement aux systèmes photovoltaïques coûteux, les systèmes thermiques solaires sont déjà abordables aujourd'hui. Par exemple des cuisinières de concentration peuvent fournir suffisamment d'énergie pour la cuisson, qui est essentiellement la principale nécessité d'énergie de la population éthiopienne. Mais ces cuisinières ont besoin de lumière solaire directe; la cuisson n'est possible que lorsque le soleil brille. Les ressources de l'énergie solaire en Éthiopie sont résumées ci-après ; 1-50 50- 200 200- 300 300- 400 400- 500 500- 600 600- 800 > 800 Densité d'énergie en W/m2 Energie solaire (NASA) Plus de la moitié de la superficie de l’Ethiopie reçoit 6kWh/m2 /jour. 4.4 Energie éolienne L'énergie éolienne est considérée comme la deuxième plus importante source potentielle de production d'électricité en Ethiopie après l'hydroélectricité. La superficie totale classée comme ayant une excellente classe de vent [zones avec des vitesses de vent supérieures à 7,5 m / s à 50 mètres d'altitude] est estimée à 11 500 km2 avec un potentiel de produire 57 000 MW d’électricité.
  • 151. 151 Sept projets d'énergie éolienne avec une capacité combinée de 866 MW figurent dans le plan de développement de court terme pour les cinq prochaines années. La construction a débuté pour deux de ces projets (170MW). L'énergie éolienne est également utilisée pour le pompage d'eau potable en milieu rural et l’on estime que 100 unités sont considérées comme opérationnelles, principalement dans les régions centrales et méridionales du pays. « Quand il n’y a pas d’énergie hydraulique, il y a du vent ; quand il n'y a pas de vent, il y a de l’énergie hydraulique. Une bonne concordance ». Cette déclaration d'un chercheur de l'énergie de la GTZ sur les conditions climatiques en Ethiopie suggère que l'énergie éolienne peut apporter une contribution importante à un approvisionnement énergétique durable. Mais jusqu'à présent, l'énergie éolienne n’a pas de part importante de l'énergie Ethiopienne. Selon la norme mondiale, les ressources éoliennes de l'Ethiopie ne sont pas considérables pour la production d'énergie électrique. Une étude de faisabilité effectuée il y a quelques années, il y a au moins 7 sites appropriés identifiés le long des escarpements de la grande Vallée du Rift en Ethiopie. La construction de parcs éoliens a déjà commencé dans deux des sites potentiels : le parc éolien d’Ashego dans la région de Tigray, et le parc éolien d’Adama dans la région d'Oromia. Les ressources de l'énergie éolienne en Ethiopie sont résumées ci-après. Energie éolienne (EREDPC, 2007) Zones ayant des classes éoliennes entre bonnes et excellentes = 33,771km2 Classe éolienne Densité Vitesse SupeSuperf. Potentiel 50magl (W/m 2 ) 50magl (m/s) km 2 GW 16 Excellente 7 > 800 > 8.8 1 392 7 Excellente 6 600 – 800 8.0 – 8.8 3 646 18 Excellente 5 500 – 600 7.5 – 8.0 6 454 32 Bonne 4 400 – 500 7.0 – 7.5 22 27 9 111 4.5 Energie géothermique Sur le plan géologique, l'Ethiopie a un certain potentiel pour l'énergie géothermique, grâce à la grande Vallée du Rift africain qui traverse le pays. Dans le rift, il y a des volcans actifs et également plusieurs sources thermales. Bien que le potentiel énergétique géologique soit excellent, il est difficile de développer cette source d'énergie en Ethiopie. Un problème 16 L’estimation de la production d’électricité est basée sur la capacité installée de 5MW/km2 pour des classes éoliennes bonnes et excellentes (EREDPC, 2007).
  • 152. 152 majeur est que l'équipement de haute technologie comme des appareils sonores et des foreurs à haute performance sont nécessaires pour accéder à assez de chaleur pour la production d'énergie électrique. Le potentiel géothermique total en Éthiopie est d'environ 5 000 MW. Des études ont montré que 515 MW seulement peuvent être exploités. Un petit projet pilote géothermique - avec une capacité installée de 7 MW - a été mis en service au milieu des années 1990. À l'heure actuelle, il produit de l'énergie à une capacité de 3 MW. Le plan de développement énergétique actuel de court terme prévoit l'installation d'une centrale géothermique de 80 MW avant 2015. Les ressources d'énergie géothermique en Ethiopie sont résumées ci-après. Energie géothermique (Ministère des Mines et de l’Energie, 2010) Potentiel total exploitable = 5000MW (700MWe) Rift valley = 170MWe Afar du Sud = 120MWe Afar Central = 260MWe Depression de Denakil = 150MWe 4.6 Autres possibilités Il existe un potentiel d'énergie considérable dans les déchets agricoles et municipaux. Les déchets agricoles (résidus de récolte et des déjections animales à partir de petits exploitants agricoles) offrent maintenant une quantité importante de la demande d'énergie des ménages pour la cuisson dans les zones rurales (l'estimation actuelle est que près de 8% de la demande énergétique totale de cuisson dans les zones rurales est atteint à partir de résidus de récolte). Les résidus de grandes exploitations commerciales pour les graines de café, le sucre, le coton et l'huile peuvent fournir une source d'énergie pour les secteurs résidentiels et d'autres. La production de déchets solides à partir des sept principales villes d'Ethiopie est estimée à quelque 420 000 tonnes par an, dont 60% seulement sont effectivement collectés et éliminés dans des sites de stockage des déchets. Les boues liquides municipales dans les principales villes sont également considérables, mais c’est uniquement dans les grandes villes que des déchets sont traités dans les installations centrales de traitement. Il n’y a actuellement pas d'installation de conversion d'énergie à partir de déchets municipaux en
  • 153. 153 Ethiopie, mais des projets sont en cours de développement pour la récupération d'énergie à partir de sites de stockage des déchets à Addis-Abeba et dans quelques autres villes. 5 Incitations en matière d’énergies renouvelables 5.1 Incitations L’exonération de la taxe d'importation pour les technologies des énergies renouvelables est une incitation à une utilisation accrue des technologies. L'Ethiopie n’a pas encore mis en place un tarif de rachat pour la production d'électricité pour des producteurs indépendants. Toutefois, cela pourrait changer compte tenu de la commande croissante d'électricité et du potentiel des énergies renouvelables présenté ci-dessus. 5.2 Mécanisme de développement propre et taxe sur les hydrocarbures Le MDP n’améliore pas la situation de l'énergie directement, mais il peut être un bon incitatif pour attirer les investisseurs privés, maintenant que le marché du CO2 est en pleine expansion partout dans le monde. Comme l'énergie hydraulique, qui n'émet pas de CO2, est la principale source de ressources énergétiques en Éthiopie, la REC est relativement faible par rapport aux pays où la production d'énergie électrique fossile est la principale source d'alimentation électrique. L'Ethiopie n’a pas de régime de taxe sur les hydrocarbures. 6 Défis, contraintes et obstacles au développement des énergies renouvelables Les principaux défis qui entravent le développement de l’énergie hydraulique en Ethiopie sont les suivants : a) Les centrales hydrauliques de grande taille sont financièrement l'option la moins coûteuse pour la production d'électricité en Ethiopie. Toutefois, l'énergie hydraulique est exigeante en investissements et les exigences d'investissement pour de grandes centrales hydrauliques sont élevées (voir le tableau ci-dessus) ; b) Les changements climatiques ont un impact sur les flux dans les rivières et donc sur la disponibilité d'énergie à partir de centrales hydrauliques. Ce défi peut être atténué par la diversification de la production hydraulique dans plusieurs bassins et en complétant l'hydroélectricité avec d'autres ressources renouvelables ; c) Les capacités locales pour la conception, la planification et la construction de centrales hydrauliques ne suffisent pas ; d) La clarté pour la délimitation des étendues quadrillées et hors grilles dans les plans du secteur de l'énergie a freiné le développement des petites centrales hydrauliques. Le règlement pertinent pour les tarifs de rachat du réseau n’est pas en place non plus
  • 154. 154 pour assurer que de petites centrales hydrauliques hors réseau continueront à générer des revenus lorsque les zones qu'ils fournissent se connecteront à la grille ; e) Les informations sur les ressources pour de petites centrales hydrauliques ne sont pas facilement disponibles et ceci entrave les plans pour leur développement, comme des systèmes hors réseau ou pour des tarifs de rachat du réseau (lorsque les tarifs de rachat sont en place). Les principaux défis qui entravent la vulgarisation à grande échelle des technologies de l'énergie de la biomasse en Ethiopie sont l'engagement du secteur privé à produire et commercialiser ces technologies, le développement d’une technologie de l'énergie de la biomasse appropriée aux collectivités rurales comme des cuisinières, et le coût élevé des technologies telles que les digesteurs à biogaz. Le défi au développement et à la diffusion de l'énergie solaire est principalement le coût initial élevé du système, le manque de capacité technique qualifié pour le dimensionnement, l'installation et le service après-vente, et le marché sous-développé. Le défi majeur au développement de la ressource éolienne est le manque d'informations sur le potentiel de ressources. Les informations sur le potentiel des ressources éoliennes disponibles dans le pays sont maintenant des données dérivées de satellites avec ou sans vérification sur le terrain. Cela rend douteuse une grande partie des informations sur ces ressources. Les défis au développement géothermique en Ethiopie sont les suivants: a) Informations inadéquates, en particulier des études de faisabilité pour le développement énergétique. Les études d'exploration disponibles ne fournissent pas suffisamment de renseignements pour les fins d'évaluation de la faisabilité. b) Les coûts de l'exploration et de l'évaluation de la faisabilité des systèmes géothermiques sont élevés. Il faut creuser des puits d'exploration jusqu'à 2 Km de profondeur et le coût d’une telle exploration est élevé. Il semble y avoir également une grande incertitude dans les estimations des ressources. c) La taille relativement petite des systèmes, par rapport à des centrales hydrauliques actuellement à l'étude, peut les rendre moins attrayants pour le service d'électricité. d) Il y a très peu d'expérience en Ethiopie dans le développement de centrales géothermiques. Une seule centrale a été mise en service à ce jour; elle a été développée par
  • 155. 155 une société internationale, car la capacité locale est limitée pour la construction et l'exploitation des centrales géothermiques. 7 Enseignements tirés, observations et conclusion Les principaux enseignements tirés dans le développement du projet hydraulique en Ethiopie sont les suivants: a) Le gouvernement entreprend actuellement une stratégie ambitieuse de développement d’énergie qui repose sur de grandes centrales hydrauliques. Le gouvernement a réussi à réunir le nombre de partenaires pour financer ces projets. L’engagement pour le développement du secteur a permis au gouvernement de trouver un financement auprès de sources bilatérales et internationales. b) La prise en considération de l'exportation (inter-change) d’électricité régionale a ouvert le marché pour le développement hydraulique en Ethiopie. C'est une bonne leçon pour les pays de la région qui peuvent avoir un marché limité pour l’électricité dans leur pays mais qui ont d'importantes ressources qu'ils peuvent exporter régionalement. c) Les capacités locales pour la conception et la construction de pièces de centrales hydrauliques se sont améliorées. i. Les entreprises locales sont en train d’augmenter leur capacité de construction de centrales hydrauliques. Certaines des grandes entreprises de construction civile, hydro- mécanique et électromécanique en Ethiopie ont pris part à la construction civile (centrales électriques), à la fabrication de pièces hydromécaniques (conduites forcées) et à l'installation électromécanique (turbines et générateurs). Pour y parvenir elles ont développé des partenariats avec des entreprises étrangères. ii. Les agences gouvernementales et entreprises privées ont augmenté leurs capacités pour la conception et l'installation de petites centrales hydrauliques. iii. Le gouvernement envisage de produire de grands composants hydrauliques localement, y compris des turbines hydrauliques. iv. Des entreprises privées locales ont également amélioré leurs capacités en matière d'études de faisabilité et de conception pour de grandes centrales hydrauliques grâce à leur partenariat avec des firmes internationales d'experts-conseils en génie. v. Augmentation de la capacité de la part de la Société nationale d'électricité EEPCO pour gérer la construction et l'exploitation de grandes centrales hydrauliques.
  • 156. 156 D'autres enseignements tirés sont les suivants : a) L’utilisation de la stratégie de diffusion, dirigée par le secteur privé, pour la technologie des foyers améliorés et du biogaz est lente au départ, mais elle assure une diffusion durable. b) Au cours de ces dernières années, le développement du marché de l'énergie solaire photovoltaïque est en augmentation. Plusieurs projets du gouvernement, d’ONG et de bailleurs de fonds ont installé un système institutionnel qui contribuera à faire connaitre cette technologie, renforcer les capacités techniques locales et relancer la participation active du secteur privé dans le développement du marché de l’énergie solaire. c) Même si le potentiel actuel de la ressource éolienne n'est pas très précis, il indique les sites éoliens potentiels. Prenant cette information comme une identification préliminaire des sites éoliens potentiels, les données de terrain supplémentaires doivent être recueillies avant l'examen du site pour la production d'électricité. d) Le principal enseignement à tirer de la seule centrale géothermique développée jusqu'à présent est la nécessité de capacités locales pour un fonctionnement et une gestion efficaces des centrales en Ethiopie. L'Ethiopie peut tirer parti des expériences de la région, en particulier du Kenya où le développement des centrales géothermiques a progressé très rapidement. e) Les plans actuels de développer le site d'enfouissement d’Addis-Abeba contribueront à renforcer les connaissances locales et à faciliter le développement de projets de gaz d'enfouissement dans les six autres villes. f) Le développement proposé du projet de gaz d'enfouissement d'Addis-Abeba à travers le Mécanisme de Développement Propre (MDP) permettra d’alléger les problèmes de financement de ces projets pour les autres villes aussi.
  • 157. 157 A2.8 KENYA 1. Cadre réglementaire des énergies renouvelables Le Kenya a élaboré en 2004 une nouvelle politique énergétique nationale intitulée «Document parlementaire No. 4 de 2004 sur l'énergie». Cette politique a tracé le cadre dans lequel des services énergétiques de qualité, rentables, abordables, adéquats et durables doivent être au service de l'économie au cours de la période 2004-2024. Dans ce document de politique, le gouvernement s'engage à: i. Développer et mettre à niveau l'infrastructure de l'énergie; ii. Assurer la sécurité de l'approvisionnement par la diversification des sources et des mélanges d'une manière rentable; iii. Promouvoir le rendement et la conservation de l'énergie; iv. Améliorer la compétitivité économique et l'efficacité dans la production, l'approvisionnement et la livraison de l'énergie; v. Formuler des cadres juridiques favorables, réglementaires et institutionnels; vi. Promouvoir des partenariats entre les secteurs public et privé dans la fourniture de services énergétiques propres. Le document de politique est bien détaillé. Il couvre à la fois l'énergie conventionnelle et l’énergie renouvelable. Dans ce rapport, les accents se trouvent sur le cadre des énergies renouvelables. Sur la politique d’ER, le gouvernement s'engage à: a) Promouvoir le développement et l'utilisation généralisée des technologies d'énergie renouvelable pour élargir l'accès à des services énergétiques propres, durables et abordables, fiables et sécurisés pour le développement national, tout en protégeant l'environnement. b) Encourager et promouvoir les initiatives du secteur privé dans le développement et l'expansion des marchés des énergies renouvelables. c) Allouer des ressources pour compléter les groupes d'entraide et les efforts du secteur privé dans la fourniture d’énergie dans les zones rurales. Ces objectifs seraient atteints par les moyens suivants :
  • 158. 158 i. Concevoir des mesures d'incitation pour motiver le secteur privé à investir dans les énergies renouvelables et la production d'autres énergies hors-réseau. i. Donner l’appui nécessaire à la recherche et au développement dans les technologies émergentes telles que la production et la coproduction de l'énergie éolienne. ii. Promouvoir la coproduction dans la ceinture de sucre du pays grâce à un régime tarifaire attractive en vrac qui reconnaît la nécessité de réduire l'huile génération thermique à base de. iii.Encourager et promouvoir les initiatives du secteur privé dans le développement et l'expansion des marchés des énergies renouvelables. iv.Financement et mise en œuvre, par l’Etat, des études de faisabilité et d’évaluation des ressources énergétiques indigènes ; v. Formulation et application de normes et de codes de pratique sur les technologies des énergies renouvelables pour préserver les intérêts des consommateurs. vi.Allocation de ressources pour compléter les groupes d'entraide et les efforts du secteur privé dans la fourniture d’énergie dans les zones rurales. La politique reconnaît expressément comme des énergies renouvelables la biomasse, l’énergie solaire, l’énergie éolienne, de petites centrales hydrauliques, l’alcool carburant, le biogaz et l'énergie des déchets municipaux solides et elle définit des objectifs spécifiques, les activités et les échéanciers pour leur mise en œuvre pour les promouvoir. Politique juridique et réglementaire La politique a entrepris de modifier la loi alors en vigueur, la Loi sur l'énergie électrique de 1997, en tenant compte des nouveaux développements et soutenir la participation du secteur privé dans la fourniture des services d'électricité et en incorporant les dispositions suivantes: i. Mettre en service des systèmes d'énergies renouvelables ne dépassant pas 3 MW ou s’ils fonctionnent en mode hybride dans lequel le composant à mazout ne dépasse pas 30% ; ii. La capacité totale opérera dans n'importe quelle région du pays sans licence, indépendamment de toute autre licence de distribution en vigueur ; iii. Rendre obligatoire qu’un fournisseur d'électricité public autorisé opérant dans une région où la production d'électricité a été entreprise par des parties autres que celles qui ont des accords ou arrangements avec ce fournisseur d'électricité public achète cette
  • 159. 159 électricité selon les termes approuvés par la Commission de régulation d’énergie (Energy Regulatory Commission (ERC). Le traitement préférentiel doit être donné à l'électricité produite à partir de sources d'énergies renouvelables, y compris la bagasse et autres combustibles de biomasse. Le gouvernement reconnaît que d'autres sources d'énergies renouvelables (énergie solaire, énergie éolienne, petites centrales hydrauliques, la coproduction, le biogaz et l'énergie des déchets municipaux) ont un potentiel de créer des opportunités de génération de revenus et d'emplois. Afin d'encourager la participation du secteur privé dans l'exploitation de ces sources d'énergie, le gouvernement poursuivrait les instruments de politique suivants: i. Continuer à recueillir des données hydrologiques et réaliser des études de préfaisabilité et de faisabilité sur les petites centrales hydrauliques, les régimes éoliens et l’insolation ; ii. Promouvoir des études de faisabilité sur l'utilisation des déchets municipaux en tant que sources d'énergie; iii. Formulation et application des normes et des codes de pratique sur les technologies renouvelables pour préserver les intérêts des consommateurs; iv. Collecter et diffuser des informations sur les systèmes d'énergies renouvelables pour créer des investisseurs et sensibiliser les consommateurs sur le potentiel économique offert par ces sources d'énergies alternatives. Il s'agira notamment de mettre en place des projets pilotes communautaires lorsqu’il est possible de promouvoir l'acceptation; v. Amender la Loi sur l'énergie électrique de 1997 pour promouvoir de mini- systèmes de grilles autonomes verticalement intégrés pour l'électrification rurale en utilisant des technologies d'énergies renouvelables, même dans les zones où les licences ont été émises au fournisseur public d'électricité. vi. Amender le règlement de construction en vertu de la Loi du Gouvernement Local afin de rendre obligatoire, dans les zones urbaines, d'inclure des systèmes d'eau chaude dans la conception des bâtiments. vii. Promouvoir la recherche et le développement et la démonstration de la fabrication de technologies d'énergies renouvelables rentables; viii.Promouvoir le développement des capacités locales appropriées pour la fabrication, l'installation, l'entretien et le fonctionnement des technologies d’énergies
  • 160. 160 renouvelables de base comme les bio-digesteurs, les systèmes solaires de chauffage de l'eau et des turbines hydrauliques; ix. Promouvoir le développement et l'utilisation généralisée des technologies d'énergies renouvelables qui n'ont pas encore atteint la commercialisation; x. Permettre importation en franchise de matériel d'énergie renouvelable pour promouvoir l'utilisation généralisée; xi. Fournir des incitations fiscales pour les producteurs de technologies d'énergies renouvelables et d’accessoires connexes afin de promouvoir leur utilisation à grande échelle ; xii. Fournir des incitations fiscales aux institutions financières pour fournir des facilités de crédit pendant des périodes de 7 ans pour les consommateurs et les entrepreneurs ; xiii.Soutenir la levée et le pompage de l'eau communautaire en utilisant des technologies d'énergies renouvelables grâce à des arrangements de partage des coûts et des incitations fiscales. Le niveau de contribution du gouvernement sera déterminé par le degré de l'impact socio-économique sur la collectivité, sous réserve d'un apport en capital maximum de 80% par les bénéficiaires ; et, xiv.Encourager le secteur privé, les ONG et autres groupes d'entraide afin d'accélérer leurs efforts dans la plantation d'arbres, et la protection de l'environnement. Pour la biomasse, l'objectif de cette politique est d'assurer des approvisionnements suffisants pour répondre à la demande d’une manière durable, tout en minimisant les impacts environnementaux associés à la consommation de l'énergie de la biomasse. Les instruments suivants doivent être utilisés: a) Formuler une stratégie nationale pour coordonner la recherche de l'énergie; b) Augmenter le soutien à la R & D, y compris le renforcement des capacités pour le transfert de technologie, appuyer les droits de propriété et les innovations; c) Intégrer les questions liées à l’énergie de la biomasse, y compris la recherche sur les effets de l’énergie de la biomasse sur le climat, la santé, etc, dans le système éducatif formel; d) Donner une licence de production de charbon afin d'encourager la production commerciale d'une manière durable;
  • 161. 161 e) Promouvoir la participation du secteur privé dans la production, la distribution et la commercialisation de l'énergie de la biomasse en offrant des incitations fiscales aux producteurs ; f) Augmenter le taux d'adoption de foyers à charbon efficaces, de 47% actuels à 80% en 2010 et à 100% d'ici à 2020 dans les zones urbaines, et à 40% d'ici à 2010 et 60% respectivement dans les zones rurales; g) Augmenter le taux d'adoption de foyers à bois efficaces, de 4% actuels à 30% d'ici à 2020; h) Promouvoir la substitution des combustibles; i) Augmenter l'efficacité du foyer à charbon de bois amélioré, de 30-35% actuels à 45- 50% d'ici à 2020; j) Promouvoir l'introduction de fours à charbon efficaces dans les zones productrices; k) Promouvoir des arbres qui atteignent rapidement la maturité en vue de la production d'énergie; l) Promouvoir la culture d'espèces d'arbres appropriées pour la production de matières premières pour la fabrication de biodiésel; m) Encourager l'établissement de terres à bois commerciales, y compris des plantations péri-urbaines; n) Offrir des possibilités de formation pour les artisans au niveau du village dans des domaines tels que la fabrication, l’installation et la maintenance de technologies d'énergies renouvelables, y compris les foyers efficaces; o) Promouvoir la coproduction pour produire 300 MW d'ici à 2015 dans le secteur du sucre; p) Promouvoir des industries et d'autres établissements commerciaux où existent des possibilités, et, q) Entreprendre des études appropriées sur la coproduction.
  • 162. 162 2 Politique énergétique nationale avec référence au COMESA Le principal objectif du Cadre-type de la politique énergétique du COMESA est de fournir aux États membres du COMESA des directives harmonisées qui faciliteraient l'harmonisation de la politique énergétique dans la région afin d’améliorer l'efficacité et l'augmentation des investissements. L'objectif spécifique du modèle est de fournir un aperçu des contenus attendus dans la politique énergétique nationale, que les pays peuvent alors adopter et / ou personnaliser et, par conséquent, harmoniser les politiques dans l'esprit de l'intégration régionale. Le but de l'analyse de la politique énergétique du Kenya en se référant au Cadre-type de la politique énergétique du COMESA est donc de déterminer dans quelle mesure la politique énergétique du Kenya est en harmonie avec le modèle du COMESA. Le Cadre-type de la politique énergétique du COMESA met l'accent sur l'importance de la formulation d'une politique énergétique qui garantisse une alimentation en énergie de qualité, fiable, sécurisée, rentable et abordable pour atteindre et maintenir le développement socio-économique national. La politique du Kenya, dans la définition de sa vision et sa mission, vise à promouvoir un accès équitable à des services énergétiques de qualité fournis au moindre coût, en facilitant la fourniture de services d’énergie propre, durable, abordable, fiable et sécurisée pour le développement national, tout en protégeant l'environnement. L'objectif principal de la politique kenyane est donc en harmonie avec le Cadre-type de la politique énergétique du COMESA. Le Cadre-type de la politique énergétique du COMESA renferme huit principaux objectifs. Les instruments de politique qui sont nécessaires pour répondre à chacun des principaux objectifs sont proposés. Pour déterminer dans quelle mesure la politique kenyane est en harmonie avec le modèle du COMESA, chacun des principaux objectifs du modèle du COMESA et des instruments proposés sont fournis. La politique du Kenya est ensuite présentée dans le cadre de chaque objectif. Le 1er objectif du Cadre-type de la politique énergétique du COMESA est d'améliorer l'efficacité et l’efficience des industries de production d’énergie commerciale. Ceci est en ligne avec deux des principaux objectifs de la politique du Kenya qui consistent à fournir des services d'énergie durable et de qualité et promouvoir l'efficacité énergétique. Pour atteindre cet objectif, le modèle du COMESA propose des instruments de politique de restructurer et de réformer les marchés de l'énergie pour promouvoir la concurrence, l'utilisation efficace des ressources et la coopération régionale, mettre en commun les ressources afin de réduire les coûts énergétiques. Les instruments proposés dans la politique kenyane comprennent un nouveau cadre juridique et réglementaire pour permettre la libéralisation du marché, la participation du secteur privé et le consortium des marchés de l'énergie.
  • 163. 163 Le 2ème objectif du Cadre-type de la politique énergétique du COMESA est d’améliorer la sécurité et la fiabilité des systèmes d’approvisionnement en énergie. Les instruments de politique nécessaires pour réaliser cet objectif comprennent ce qui suit: encourager l'investissement direct; maximiser le développement et l'utilisation des ressources énergétiques indigènes en encourageant la coopération encourageante; et soutenir la recherche-développement (R-D) en mettant en place l'infrastructure, les institutions et la main-d’œuvre scientifiques et technologiques nécessaires. Cet objectif de la politique du COMESA est en tandem avec un autre objectif principal de la politique du Kenya, qui est d'améliorer la sécurité de l'approvisionnement énergétique par l'expansion et la modernisation des infrastructures, le développement des ressources énergétiques locales, la diversification des sources et des mélanges, le renforcement des capacités et le soutien à la R & D. Le 3ème objectif du Cadre-type de la politique énergétique du COMESA est d'accroître l'accès à des services énergétiques abordables et modernes en guise de contribution à la réduction de la pauvreté. Les instruments de politique nécessaires pour atteindre l'objectif ci-dessus comprennent la promotion de l'utilisation de technologies à faible coût, rendre abordables les services énergétiques modernes et les appareils d'usage final, la conservation de l'énergie par des incitations fiscales et tarifaires, les subventions, en se basant sur des mécanismes de financement et de réglementation allégés. Ceci est en ligne avec un autre objectif principal de la politique du Kenya qui consiste à améliorer l'accès à des services énergétiques abordables. Les instruments de la politique appliquée dans le cas du Kenya sont semblables à celles proposées ici et comprennent l'importation en franchise d'impôt de matériel de production d'électricité, des exonérations fiscales, des subventions telles que des tarifs life-line et une réglementation allégée comme c'est le cas dans la suppression des licences pour la production d'électricité de faible capacité. Le 4ème objectif du Cadre-type de la politique énergétique du COMESA est de déterminer la disponibilité, le potentiel et la demande des diverses ressources énergétiques. Elaborer une perspective à long terme des options pour corréler la demande et l’offre, l'identification de projets potentiels pour l'investissement, l'évaluation des ressources, le renforcement de la R & D et la coopération régionale. Ceci est similaire à la planification du Kenya de l'énergie intégrée et le développement des ressources indigènes et la promotion des politiques dans lesquelles le gouvernement s'engage à faciliter la création, la maintenance et mise à jour des bases de données sur le secteur de l'énergie et l'actualisation annuelle du plan de développement de 20 ans d’une énergie de faible coût. Le 5ème objectif du Cadre-type de la politique énergétique du COMESA est de stimuler le développement économique. Les instruments politiques nécessaires pour atteindre cet objectif consistent à fournir des incitations fiscales et tarifaires appropriées afin d’attirer les investissements dans la prestation de services énergétiques; encourager la concurrence dans les marchés de l'énergie ; garantir l'adéquation et la sécurité de l'énergie, assurer la tarification de l'énergie et la promotion du commerce régional en matière d'énergie. Cet objectif de la politique du COMESA est similaire à l'objectif stratégique du Kenya d'utiliser l'énergie comme un outil pour accélérer l'autonomisation économique pour le développement urbain et rural. La politique du Kenya en matière de commerce régional, les
  • 164. 164 incitations fiscales et tarifaires, la tarification de l'énergie sont quelques-uns des mécanismes qui ont également été prévus dans la politique kenyane. Le 6ème objectif du Cadre-type de la politique énergétique du COMESA est d'améliorer la gouvernance et l'administration du secteur de l'énergie. Les instruments politiques nécessaires pour atteindre cet objectif comprennent la création de cadres juridiques, réglementaires et institutionnels qui sont claires et transparents pour le secteur, et l'élaboration de politiques nouvelles et appropriées. La politique du Kenya reconnait et prévoit la création d'un environnement favorable à la fourniture de services énergétiques en révisant le cadre juridique, réglementaire et institutionnel pour ce secteur, y compris la création de plus d'institutions avec des mandats clairs et précis. Le 7ème objectif du Cadre-type de la politique énergétique du COMESA est de gérer les impacts de la production et de l'utilisation énergétiques sur l’environnement, la sécurité et la santé. Les instruments de politique proposées consistent à soumettre tous les projets à une rigoureuse Evaluation de l’impact sur l'environnement (EIE), organiser des campagnes de sensibilisation, promouvoir des technologies qui ne nuisent pas à l’environnement ; adopter une planification énergétique intégrée ; promouvoir l'efficacité et la conservation de l’énergie et définir des objectifs. C'est en tandem avec un objectif de la politique du Kenya de promouvoir l'efficacité et la conservation de l’énergie ainsi que des pratiques qui ne sont pas nuisibles à l'environnement, la santé et la sécurité. Le dernier objectif du Cadre-type de la politique énergétique du COMESA est d'atténuer l'impact des prix élevés de l'énergie sur des consommateurs vulnérables par des mécanismes de subvention. Bien qu’il ne soit pas explicitement indiqué dans la politique kenyane, il est impliqué dans la politique kenyane de tarification de l'énergie qui exige que l'équité sociale soit prise en compte dans la détermination des prix de l'énergie pour protéger les biens vulnérables. En effet la subvention est actuellement appliquée sur les gens qui consomment peu d'électricité et sur le kérosène. Il est également impliqué dans un autre objectif principal de ladite politique qui consiste à améliorer l'accès à des services énergétiques abordables. Un examen attentif des cadres de politiques énergétiques du Kenya et du COMESA montre que les deux ont été conçus pour répondre à des questions et défis similaires, qui ont été identifiés dans les deux documents. En conclusion, les buts, les principaux objectifs de la politique et les mécanismes de prestation, définis dans le Cadre de la politique énergétique du Kenya avec référence au Cadre-type de la politique énergétique du COMESA, montrent que les deux sont en parfaite harmonie. 3 Stratégie en matière d'énergie renouvelable Le Kenya a une stratégie nationale d'intervention en cas de changement climatique (NCCRS), qui a été conçue pour mettre en place des actions permettant de relever les défis des changements climatiques. Ces actions comprennent des mesures d'adaptation et d'atténuation dans les secteurs clés de la politique, des ajustements législatifs et
  • 165. 165 institutionnels nécessaires. Les actions sont en cours pour mettre en œuvre des mesures identifiées dans la NCCRS. Il existe aussi une unité de coordination des changements climatiques dans le bureau du Premier ministre, qui assure que l'élaboration et la mise en œuvre de politiques sont efficaces et cohérentes dans tous les ministères. Le gouvernement du Kenya envisage de mettre en place le Fonds pour l'énergie verte, qui se penchera sur les questions telles que les coûts initiaux élevés et les problèmes de ressources humaines dans le développement des énergies renouvelables, en accordant des prêts concessionnels, ainsi que le soutien au développement des capacités. Le Kenya est l'un des six pays qui bénéficient de l'intensification du programme des énergies renouvelables pour les pays à faible revenu. L'objectif de la NCCRS est de piloter et démontrer la viabilité économique, sociale et environnementale des voies de développement d’une basse teneur en carbone dans le secteur de l'énergie en créant de nouvelles opportunités économiques et en améliorant l'accès à l'énergie grâce à l'utilisation des énergies renouvelables. 4 État de Développement des Energies Renouvelables et Plans d’avenir 4.1 Energie hydraulique Etat actuel Bien que le développement hydraulique ait commencé il y a 50 ans, la grande partie du potentiel hydraulique décrit ci-dessus n'est pas rentable pour le développement. Cela est dû à des conditions topographiques des sites, la proximité de la grille nationale et l'échelle pour le développement. Actuellement, la capacité hydraulique totale installée au Kenya est 764 MW. KenGen, une Société étatique, possède 761MW de cette capacité. La plupart des sites de KenGen ont été construits il y a des décennies et les principaux d’entre eux sont énumérés dans le tableau 2.2. Tableau A4.2: Principales centrales hydrauliques de KenGen actuellement NOM DU SITE CAPACITÉ INSTALLÉE (MW) ENDROITS 1 Kamburu 94 River Tana 2 Gitaru 225 River Tana 3 Kindaruma 40 River Tana 4 Masinga 40 River Tana 5 Kiambere 168 River Tana 6 Turkwel 106 Turkwel River 7 Sondu Miriu 60 Sondu River
  • 166. 166 NOM DU SITE CAPACITÉ INSTALLÉE (MW) ENDROITS 8 Centrales SHP 28 Divers CAPACITÉ TOTALE 761 Potentiel Le potentiel de l'énergie hydraulique est réparti sur cinq principales zone de drainage, à savoir le Bassin de drainage du lac Victoria; la région de la Vallée du Rift; le Bassin d’Athi River; le Bassin de Tana River et le Bassin d’Ewaso Ng'iro North River. Le potentiel hydraulique au Kenya est estimé à environ 6.000 MW. La moitié de ce potentiel est faite de moyennes à grandes centrales hydrauliques (> 30 MW) et l'autre moitié est classée comme de petites centrales hydrauliques (<30MW) et est située sur de petites rivières. La capacité hydraulique inexploitée, de taille moyenne à grande, est estimée à 1500 MW. Une étude de préfaisabilité réalisée en 2006 par le Ministère de l’Energie, a confirmé qu’une capacité inexploitée de petites centrales hydrauliques d'environ 500 MW parcourt les cinq bassins de drainage. Ledit Ministère a commencé une évaluation des ressources de petites centrales hydrauliques en 2006. Ce programme vise à identifier des sites appropriés pour le développement de petites centrales hydrauliques. Le programme est en cours et a identifié 12 petits sites hydrauliques viables avec une capacité combinée d'environ 16 MW. Le gouvernement kényan ne souhaite pas développer les sites lui-même. Le secteur privé et les communautés sont encouragés à développer des sites viables dans le cadre des tarifs de rachat. Plans d'avenir Les plans en matière de centrales hydrauliques sont les suivants: i. Entreprendre des études de préinvestissement sur les ressources hydrauliques afin de définir la viabilité technique et financière. Ceci est en cours. ii. Installer un total de 59 MW de nouvelle capacité. Les détails des projets pertinents figurent à l’Annexe A.
  • 167. 167 La publication de la politique de tarif de rachat a suscité beaucoup d'intérêt dans les développements de petites centrales hydrauliques. Un certain nombre d'investisseurs ont montré beaucoup d'intérêt et ont exprimé leur souhait de développer des sites et le Ministère de l’Energie leur a permis de procéder à des études. 4.2 Biomasse Etat actuel Jusque tout récemment, la coproduction de la bagasse a été largement utilisée dans les sucreries pour produire de l’électricité et de la vapeur industrielle pour leur propre usage. Récemment, toutefois, une sucrerie a mis en place une centrale de coproduction de 36MW qui fournit 26MW au réseau national en vertu d'un mécanisme de tarif de rachat. Les détails de ce projet sont fournis dans l'annexe A. Six sucreries ont manifesté leur intérêt à entreprendre des projets de coproduction connectés au réseau afin de tirer parti de la politique de tarif de rachat. Ces projets sont au stade d'étude de faisabilité. Il est clair que même le potentiel de la biomasse établie a été à peine exploité, principalement parce qu'il n'y avait pas de conditions propices pour encourager l'investissement jusque récemment lorsque la politique de tarif de rachat a été introduite. Potentiel Dans cette section, biomasse se réfère à des déchets agricoles tels que la bagasse, la balle de riz, les coques de café, l’écorce de noix de coco, etc, et également les déchets d'origine animale tels que la bouse de vache. Il existe six usines de broyage de canne à sucre qui desservent les régions de culture de la canne dans les provinces de Nyanza et de l'Ouest du Kenya. A partir d’une étude de préfaisabilité effectuée en 2007 par le Ministère de l’Energie, il y a un potentiel pour produire, de façon durable, un total combiné de 300 MW à partir de la bagasse produite par les usines. Les balles de riz, les coques de café, les écorces de noix de coco et autres résidus agricoles peuvent également être convertis en combustible moderne, au moyen d’un traitement thermique. Quelques possibilités à l'échelle commerciale peuvent exister dans des industries centralisées de traitement des cultures telles que dans les périmètres irrigués de riz et de fraisage de café. Le potentiel n'a cependant pas été établi.
  • 168. 168 Plans d'avenir Les seuls plans d’avenir de la biomasse sont ceux qui sont inclus dans la politique énergétique: i) Réalisation d'une étude visant à identifier les technologies les plus appropriées au four de charbon de bois. ii) Formulation de stratégies pour atteindre l'objectif de la capacité de co-production de 300 MW d’ici à 2015 et les intégrer dans le plan de développement d’une électricité de moindre coût. iii) Mettre en place un programme d'investissement pilote de coproduction. iv) Donner une licence de commerce du charbon de bois pour encourager la production durable. v) Mettre en œuvre un programme de diffusion de fours à charbon améliorés. vi) Lancer des programmes visant la promotion de fours améliorés et l'éducation connexe. vii) Lancement de la bagasse à moyen terme e se basant sur la programme d'investissement de coproduction avec un objectif de 150 MW d'ici à 2010. viii) Mettre en place des bases de données relatives aux technologies de l’énergie de la biomasse; ix) Elaborer des programmes de foyers améliorés et des fours de charbon de bois, pour réduire à 5 millions de tonnes métriques le déficit du bois de chauffage d'ici en 2012. x) Faire un transfert de technologies d’un cycle complet depuis l'initiation jusqu’à l'adaptation locale et à l'acceptation de certaines technologies spécifiques; xi) Développement de l'expertise locale pour des services-conseils en énergie dans les énergies renouvelables ; et, xii) Fournir des fours à charbon, de la part du gouvernement, dans les zones de production du charbon de bois à une redevance destinée à couvrir les coûts de transport. L'utilisation de ces fours sera rendue obligatoire pour tous les producteurs de charbon de bois. Toutefois, aucune initiative majeure n’a été réalisée en vue de la mise en œuvre de ces plans de la biomasse.
  • 169. 169 4.3 Energie solaire Etat actuel L'énergie solaire peut être utilisée pour diverses applications, y compris la production d'électricité, le chauffage, le refroidissement, le séchage et la cuisson. L'utilisation traditionnelle de l'énergie solaire pour le séchage est la plus répandue au Kenya. Deux technologies modernes pour exploiter l'énergie solaire ont fait des progrès dans le pays. Ce sont les systèmes photovoltaïques, solaires et thermiques. Le système PV a été introduit au Kenya au début des années 1980 pour produire de l'électricité à utiliser dans des régions éloignées de la grille pour usages domestiques et autres. Bien que la technologie PV ait fait ses preuves, aucun réseau coordonné ou aucune installation photovoltaïque autonome de haute capacité n’a été installé à ce jour au Kenya. Le principal obstacle est le coût. Le coût de l'installation locale de systèmes photovoltaïques autonomes avec stockage dans des batteries varie entre 12 US$ et 17 US$ par Wp. Il y a cependant un marché dynamique de systèmes solaires domestiques et l’on estime qu'un total de 12 MW a été installé à ce jour. Le seul programme important d’électrification PV a été lancé en 2006 par le Ministère de l’Energie pour fournir une énergie de base pour l'éclairage des écoles et des centres de santé dans les régions éloignées du réseau national. À ce jour, ce programme a bénéficié à 280 institutions publiques. Le coût total a été de 10 millions de dollars et la capacité totale installée de ce programme seul est de 750 kW. Les technologies solaires thermiques peuvent être utilisées pour diverses applications, y compris la production d'électricité, de vapeur et d'eau chaude sanitaire. Au niveau local, à part les utilisations traditionnelles, l’énergie solaire thermique a surtout été utilisée pour la fourniture d'eau à basse température à usage sanitaire dans des locaux résidentiels et commerciaux. Aucun programme de grande envergure d'installation d’énergies solaire thermique n’a été entrepris au Kenya. Seuls des systèmes de petite capacité intérieure (2-8 m² de surface d'entrée) sont commercialisés au Kenya. Il est estimé qu'un total de 5000m ² de surface d'entrée sont installés chaque année dans tout le pays. Le nombre total de systèmes solaires de chauffage d'eau installés est estimé à 140.000. Potentiel Le Kenya se trouve sur l'équateur, entre -5 degrés vers le sud et 5 degrés vers le nord. Il n'y a pas de différence majeure entre les longueurs du jour et de la nuit et ne connaît pas d’importantes variations météorologiques saisonnières. Cela signifie également que le rayonnement solaire est disponible et bien réparti dans tout le pays toute l'année sans grandes variations saisonnières.
  • 170. 170 La radio-exposition annuelle moyenne dans l'ensemble du pays varie entre 4 et 7 kWh/m²/ jour. La moyenne nationale est de 5,5 kWh / m² / jour. La radio-exposition est la plus élevée dans la partie la plus sèche au nord et au nord-est du Kenya. Elle est la plus basse dans la région du Mont Kenya et dans d'autres zones d'altitude, mais elle reste toujours bonne. La répartition nationale est illustrée à la figure A4.1. Figure A4.1: Moyenne calculée de la répartition de la radiation solaire globale horizontale au Kenya, 1985-199117 En conclusion, le potentiel de l'énergie solaire au Kenya est énorme. Toutefois, seule l'exploitation à petite échelle est en cours, principalement parce que les technologies sont relativement coûteuses et que l'énergie solaire concentrée n’est pas pleinement développée ou commercialisée. Plans d'avenir Les plans de développement des énergies solaires sont les suivants: i. Rendre obligatoire l'installation de chauffage solaire de l'eau dans des locaux résidentiels et commerciaux où l'eau chaude à température moyenne est requise. ; ii. Poursuivre et élargir l'électrification par PV qui est en cours dans des écoles et des établissements publics dans les zones hors réseau. 17 Source: Plan directeur d’Electrification Rurale, 2009
  • 171. 171 4.4 Energie éolienne Etat actuel L’exploitation de l'énergie éolienne au Kenya vient de commencer avec le service d'une centrale d'énergie éolienne de 5,1MW (WPS) opérée par KenGen en 2010. Selon les prévisions, l'expansion de cette WPS augmentera la capacité à 11,8 MW. KenGen est sur le point de commencer la construction d’une autre WPS de 13,6MW sur le même site. Certains promoteurs ont effectué des études de faisabilité sur certains sites et ont trouvé que les projets éoliens sont viables. Deux projets qui ont une capacité installée totalisant 360MW sont à un stade de développement avancé et des AAE (Accords d'achat d'électricité) ont été conclus. Les promoteurs sont actuellement occupés à augmenter le capital d'investissement nécessaire. Ces projets sont inclus à l’Annexe B. Il y a deux ans, le ministère de l'Environnement a commencé un programme d'évaluation des ressources éoliennes pour le pays. Les enregistreurs de données éoliennes, à des hauteurs de 40m sont installés dans des sites sélectionnés dans le pays pour recueillir des données éoliennes qui doivent être utilisées pour identifier des sites appropriés pour le développement de l'énergie éolienne. Potentiel La première étude autorisée menée au Kenya sur la cartographie des ressources de l'énergie éolienne a été réalisée en 2001 par le ministère de l'Énergie. L'étude a abouti à la production du premier atlas éolien indicatif pour le Kenya. Selon cette étude, les zones qui sont potentiellement adaptées à une application de l'énergie éolienne sont dispersées à travers le pays. Les ressources sont réparties géographiquement dans différents secteurs en fonction des caractéristiques du relief, du climat et des facteurs saisonniers. Par conséquent, la moyenne de l'énergie éolienne peut varier considérablement sur de courtes distances, en particulier sur les collines et sur un relief montagneux, le long de la côte et dans les plaines. L'atlas éolien développé sur la base des données météorologiques synoptiques est donc utile dans l'identification des régions prometteuses pour d'autres études afin d’établir la viabilité de l'exploitation de l'énergie éolienne. Une récente simulation menée par le projet sur l'évaluation des ressources solaires et éoliennes (SWERA) a corroboré l’atlas éolien du ministère de l’Energie et a situé avec plus de précision les zones qui ont un potentiel d’énergie éolienne élevé. En général les régions du nord-est, de l’ouest, du sud-ouest et des côtes du Kenya ont un grand potentiel d'énergie éolienne. La répartition des ressources éoliennes au Kenya est illustrée à la figure 1.
  • 172. 172 Figure A4.2: Répartition des ressources éoliennes au Kenya (Source: Plan directeur d’électrification rurale, 2009) L'étude du ministère de l’Energie estime que 6,5% du pays ont des régimes éoliens, entre bons et excellents, qui peuvent être exploités pour produire de l'énergie éolienne. Cette proportion du territoire a des vents dont les vitesses moyennes annuelles dépassent 6 m/s équivalant à une densité d’électricité d'environ 500W/m2. Cela implique que le pays a un bon potentiel d’énergie éolienne. Plans d'avenir Les plans de développement éolien sont les suivantes: i. Procéder à l'évaluation des ressources éoliennes. Ceci est en cours. ii. Installer un total de 380 MW de capacité nouvelle.
  • 173. 173 La publication de la politique de tarif de rachat a suscité beaucoup d'intérêt dans les développements de petites centrales hydrauliques. Un certain nombre d'investisseurs ont montré beaucoup d'intérêt et ont exprimé leur souhait de développer des sites et le Ministère de l’Energie leur a permis de procéder à des études 4.5 Energie géothermique Etat actuel L'exploitation des ressources géothermiques au Kenya a commencé il y a plus de 30 ans, même si le potentiel n'a pas été mis en doute. En 2000, un PEI a obtenu une concession pour développer un autre site dans la perspective d'Olkaria. Cependant, 198 MWe seulement ont été développés à ce jour. Les centrales géothermiques actuelles sont présentées dans le tableau 2.3. NOM DU SITE CAPACITÉ INSTALLÉE (MW) PROMOTEUR Olkaria I 45 KenGen Olkaria II 105 KenGen Olkaria III 48 Orpower 4 Inc. Capacité totale 198 Tableau A4.3: Situations des centrales géothermiques actuelles au Kenya Les détails des projets ci-dessus ainsi que d'autres arrivés à différents stades de développement sont fournis à l’Annexe C. En 2009, le gouvernement a créé la GDC, une société étatique dont le mandat est de développer des champs de vapeur afin de réduire en amont les risques du développement de l’énergie géothermique afin de promouvoir le développement rapide de l’énergie électrique géothermique. Cette société est actuellement engagée dans des activités de forage d'exploration et de production. Potentiel Les ressources géothermiques au Kenya sont concentrées le long de la Vallée du Rift, avec plus de 14 champs qui s'étendent du lac Magadi au lac Turkana. La répartition des ressources à travers le pays est représentée dans la figure 3.
  • 174. 174 Figure A4.3 : Sites du potentiel d’énergie géothermique du Kenya La prospection géothermique d'Olkaria a été la plus étudiée. Toutefois, ces derniers temos, d'autres perspectives à savoir Suswa, Longonot et Menengai ont été assez étudiées et le potentiel est estimé à un minimum de 600 MW, 700 et 800 respectivement. Pendant longtemps, le potentiel de la production de l'énergie géothermique a été estimé à 3000 MW. Récemment, cette estimation a été révisée à environ 10.000 MW. Plans d'avenir Les plans de développement de l'énergie géothermique sont les suivants: i. Entreprendre des évaluations de ressources géothermiques pour définir la base de ressources supplémentaires à l'appui de nouvelles centrales géothermiques. Ceci est en cours.
  • 175. 175 ii. Installer un total de 315 MW de nouvelles capacités. Les détails des projets concernés sont fournis à l’Annexe C. Davantage d’investisseurs privés ont récemment manifesté leur intérêt dans la géothermie et cherchent activement des concessions. 4.6 Autres possibilités Etat actuel Actuellement aucun effort n'a été déployé pour exploiter le potentiel d’énergie MSW. Les déchets sont déversés dans des décharges désignés et incinérés. Potentiel Tous les grands centres urbains du Kenya génèrent des quantités importantes de déchets solides, la plus grande partie organique, et plus généralement dénommés déchets municipaux solides (DMS). Par exemple, Nairobi, Mombasa, Kisumu, Nakuru produisent 2500, 700, 500, et 500 tonnes de déchets municipaux solides par jour. La quantité et le contenu de ces déchets déterminent la viabilité de la production d'énergie à partir de déchets urbains solides. Des usines d'incinération standard produisent environ 0,6MW par tonne. Cela illustre qu'il existe un potentiel substantiel disponible pour la production d'énergie à partir de déchets municipaux solides dans les zones urbaines, bien que cela n’ait pas été bien étudié. 5 Incitations en matière d’énergies renouvelables 5.1 Incitations Le Kenya a une politique globale sur les énergies renouvelables. La politique a été d'abord élaborée en 2004 et puis révisée en 2006. La politique et les stratégies d'accompagnement sont bonnes car elles soutiennent l'introduction de mesures incitatives, y compris les impôts et les tarifs de rachat. La mise en œuvre des politiques et des stratégies qui ont été en opération depuis près de six ans et de la loi d’appui depuis 3 ans a toutefois été lente. Les incitations actuelles sont énumérées ci-après: 1) Une loi favorable, la Loi n° 12 de 2006 sur l'énergie, a été promulguée et opérationnalisée en 2007. C'est une importante incitation pour les investisseurs car ces derniers connaissent maintenant leurs droits juridiques et savent qu’ils sont protégés par la loi ; 2) De nouvelles institutions bien ciblées, avec des mandats bien orientés, ont été établis conformément à la section 2.3.12. Cela permettra d'accélérer le développement du secteur. 3) L'évaluation des ressources et / ou études de faisabilité sont en cours sur l'énergie éolienne, le biogaz, la coproduction, les petites centrales hydrauliques et le bioéthanol. Il s'agit d'une incitation majeure car les investisseurs tant privés que
  • 176. 176 publics auront accès à des données fiables et à des informations sur lesquelles fonder leurs décisions en matière d'investissement. 4) La stratégie de développement du bioéthanol a été préparée et les plans pour la réintroduction du mélange du carburant automobile avec de l'éthanol ont été finalisés. Il s'agit d'une incitation pour les agriculteurs et le secteur privé à investir dans la production du bioéthanol. 5) La stratégie de développement biodiesel a été élaborée. Ceci guidera le développement d’un marché de biodiesel au Kenya. 6) Des projets solaires photovoltaïques sont en cours d'exécution. Cela sert à promouvoir la technologie et aussi à fournir de l'électricité de base à des institutions publiques dans les régions éloignées. 7) La politique de tarifs de rachat et le règlement connexe ont été introduits. En conséquence, deux producteurs d'électricité indépendants (l’un en énergie géothermique et l'autre dans la coproduction de biomasse) vendent actuellement de l'énergie au réseau national dans le cadre des tarifs de rachat. 8) L’importation hors taxe d’équipement d'énergie renouvelable comme les panneaux solaires. 9) L’importation hors taxe d'équipements d'énergie renouvelable pour la production d'électricité. 10) Suppression de l'obligation de licence pour les projets d'énergie d’une capacité de moins de 3 MW. Un permis est requis pour une installation avec une capacité comprise entre 1 MW et 3 MW, mais aucun permis n'est requis pour une capacité inférieure à 1 MW. Les tarifs de rachat qui ont été introduits sont définis dans un document intitulé « Feed-In- Tariffs Policy and Regulations, revised edition 2010 » (Politique et règlements sur les Tarifs de rachat, édition révisée de 2010). Le résumé de ces tarifs est présenté dans le Tableau 2.1. Technologie d’ER Capacité de rendement de la centrale (MW) Tarif maximum de la Société d’électricité $/Kwh) Tarif maximum hors de la Société d’électricité($/KW) Géothermique 0-70 0,085 - Eolienne 0,5 - 100 0,12 0,12 Biomasse 0,5 - 100 0,08 0,06 Petite hydraulique 0,5 – 0,99 0,12 0,10 1 – 5 0,10 0,08 5,1 – 10 0,08 0,06 Biogaz 0,5 – 40 0,08 0,06 Solaire 0,5 – 10 0,20 0,10 Tableau A4.4 Résumé des tarifs de rachat du Kenya pour l’électricité produite par des énergies renouvelables18 18 Source: Ministère de l’Energie
  • 177. 177 5.2 Mécanisme de développement propre et Taxe sur les hydrocarbures Les taxes sur les hydrocarbures sont l'une des mesures politiques qui peuvent être utilisées pour encourager le développement des ER en décourageant l'utilisation de combustibles fossiles. Dans cette mesure politique, une taxe est imposée sur l'utilisation de combustibles fossiles proportionnellement à leur teneur en carbone. Le gouvernement kenyan n'a pas imposé de taxe sur le carbone et il n'y a pas de plans immédiats pour le faire. Le pays encourage cependant les projets de développement à utiliser les mécanismes MDP. Le Kenya est signataire du Protocole de Kyoto. L'autorité nationale désignée est la NEMA et ses coordonnées sont les suivantes: The National Environment Management Authority Popo road, off Mombasa road P.O. Box 67839-00200 Nairobi, Kenya Tel: (+254 20) 6005522 / 6005526/7 Fax: (+254 20) 6008997 Email: dgnema@nema.co.ke Website: www.nema.go.ke 6 Défis, contraintes et obstacles au développement des énergies renouvelables Il existe d'importantes ressources d'énergies renouvelables au Kenya. Les énergies solaire et éolienne, la biomasse, de petites centrales hydrauliques et des ressources géothermiques sont abondantes et elles feraient plus que répondre, et continueraient à répondre pendant une longue période, à la demande en combustibles modernes dans le pays si elles étaient pleinement exploitées. Cependant, il y a des défis et des obstacles qu’il faudrait relever. Ces obstacles et contraintes ont été largement couverts dans la politique énergétique nationale. Ils étaient en effet la base de la formulation de ladite politique. Il ne s’agit pas de les reproduire dans le présent rapport ; seul un résumé est fourni. Les détails peuvent être obtenus dans le document de politique énergétique, Annexe J. Au Kenya, le développement des énergies renouvelables est confronté à un certain nombre d'obstacles, qui sont comme suit : a) Des coûts de développement élevés en raison d'un manque de données adéquates, appropriées et exactes, qui sont spécifiques aux différents sites ; b) Des coûts d'investissement élevés ; c) Le manque d'une politique appropriée, de cadres juridiques, réglementaires et institutionnels ; d) Le manque de mécanismes de financement - les prêteurs traditionnels ne sont pas habitués à la technologie ; ils ne sont donc pas en mesure d'évaluer les risques ;
  • 178. 178 e) la nature intermittente des ressources d’ER telles que l’énergie éolienne et l'énergie solaire rend leur électricité moins attrayante pour les services publics ; f) Le manque de capacités techniques locales ; g) Un exploitant les technologies éprouvées et non commercialisé dans certains cas. C'est pour les raison ci-dessus que le développement des ER est appuyé par des gouvernements en utilisant une variété de stratégies et de programmes d'incitation. Au Kenya, les politiques et les stratégies décrites dans la section 2.3 ont été mises au point pour surmonter les obstacles ci-dessus. Même si certains progrès ont été accomplis dans la mise en œuvre desdites politiques et stratégies, on pourrait dire que seuls les cadres politiques et juridiques ont été abordés de façon substantielle. Ce qui a été réalisé est décrit dans la section 2.3.12. Les autres obstacles identifiés restent. Même avec des politiques appropriées et des stratégies en place, leur mise en application se heurte à un certain nombre de défis. Dans le cas du Kenya, les défis majeurs rencontrés dans la mise en œuvre des politiques - indubitablement bonnes - sont brièvement présentés ici. Mobilisation de ressources financières adéquates Les ressources d’énergies renouvelables sont spécifiques aux sites et exigent une longue durée et des études détaillées pour déterminer leur viabilité économique et technique. Cela entraîne des coûts de développement élevés. Même lorsque les études montrent que le projet d’ER est viable, sa mise en œuvre exige un grand capital d'investissement initial. La mobilisation de ressources financières adéquates, tant publiques que privées, est un enjeu majeur. Les allocations budgétaires sont en concurrence avec d'autres priorités nationales telles que l'éducation, la santé, l'approvisionnement en énergie, etc. Le champ d'application pour l'allocation budgétaire est donc limité dans les pays pauvres comme le Kenya. Il convient cependant de noter que l'allocation budgétaire pour le développement géothermique a été sensiblement augmentée au cours des deux dernières années. Des gouvernements étrangers et des agences multilatérales fournissent des fonds, en effet, mais leur priorité n'est pas l'énergie renouvelable. Le secteur privé, motivé par le bénéfice, n'est pas enclin à investir dans des travaux de développement d’ER. Il sera normalement intéressé une fois qu'un projet a été identifié et la viabilité établie. L’environnement politique imprévisible du Kenya décourage également les investisseurs privés étant donné qu’ils perçoivent le risque politique comme étant très élevé. La mobilisation des ressources est donc un obstacle majeur. C’est la principale raison pour laquelle les stratégies politiques qui nécessitent d'importantes ressources financières, telles que des incitations fiscales et des études de faisabilité détaillées, ne sont pas traitées en temps opportun.
  • 179. 179 Il est recommandé que le gouvernement augmente progressivement l'allocation financière des ER dans son budget et que des ressources financières pour le développement des ER soient mobilisées auprès des partenaires de développement. Développement des capacités techniques Des études sur le développement des énergies renouvelables nécessitent des connaissances et des compétences spécialisées pour les entreprendre. La mise en œuvre de projets d'énergies renouvelables nécessite un équipement qui n'est pas disponible localement. Cela signifie qu'il n'y a pas suffisamment de capacités techniques locales pour la mise en œuvre des projets d’énergies renouvelables. Le développement de qualifications techniques adéquates prend beaucoup de temps et nécessite des ressources financières. En outre, les conditions de libéralisation du marché ne peuvent pas favoriser la fabrication locale. Ces deux nécessitent une mesure politique délibérée de la part du gouvernement. Les programmes de formation de courte durée où le Ministère de l’Energie envoie des membres du personnel technique ne sont pas suffisants. Ils sont trop peu nombreux et ne répondent pas aux carences plus larges des capacités du marché. Il est recommandé que le gouvernement identifie les lacunes dans les compétences et établisse un programme de formation en ER. Manque de mécanismes de financement Les prêteurs traditionnels tels que les banques ne sont pas habitués aux technologies d’ER et, partant, ils ne sont pas en mesure d'évaluer les risques associés. Par conséquent, ils ne financent pas de projets d'énergies renouvelables. Telle est une contrainte majeure étant donné que le financement de projets est un important moteur du développement de l'infrastructure. Une action délibérée du gouvernement pour renforcer les capacités des institutions de financement et partager les risques avec elles est recommandée. Coûts et nature intermittente de l'approvisionnement en énergies renouvelables La production d’électricité à partir d’ER est généralement plus coûteuse et donc pas compétitive dans la plupart des cas. Cette électricité est également intermittente et pose un risque important pour les services publics en termes de gestion et de planification. En conséquence elle n’intéresse pas les services publics. Les actions délibérées du gouvernement, telles que les tarifs de rachat et des normes d’un portefeuille d’ER, sont quelques-uns des moteurs du développement des ER.
  • 180. 180 Il est recommandé que les mandats d'énergies renouvelables mis en place pour le Kenya, maintenant que les tarifs de rachat sont en place. 7. Enseignements tirés, Observations et Conclusion Les ressources d’énergies renouvelables au Kenya sont considérables. Toutefois, seuls les grands sites hydrauliques ont été exploités en profondeur à un niveau où ils contribuent à plus de 50% de l'électricité du pays. Le Kenya a un cadre de politique énergétique d’ER globale et progressive et les instruments associés pour le développement des énergies renouvelables. La mise en œuvre de cette politique est confrontée à de nombreux défis dont les plus importants portent sur la capacité financière et technique limitée. Le principal enseignement ici est que les politiques d'énergies renouvelables en elles- mêmes, bien que nécessaires, doivent être sauvegardées avec un engagement de mobiliser des ressources financières et techniques adéquates dans les meilleurs délais pour leur mise en œuvre.
  • 181. 181 A.2.9 Libye La capacité totale d'électricité installée (2006): 5438 MW Energie primaire totale (2007): 17 823 ktep Pétrole et produits: 69,4% Le gaz naturel: 29,6% Energie renouvelable et déchets combinés: ~ 1% La Libye n'a pas une grande population, un potentiel agricole vaste ou une base industrielle bien établie comme d'autres pays de l'Afrique du Nord tels que l'Algérie, l'Egypte, le Maroc ou la Tunisie. Le pays n’a pas de ressources énergétiques abondantes. Compte tenu de la faible population du pays, 6,2 millions en 2008, et de ses importantes réserves de pétrole et de gaz, la situation énergétique de la Libye ressemble plus à celle des petits pays du Golfe exportateurs de pétrole que celle de ses voisins d'Afrique du Nord. L'énergie électrique est produite à partir de 30 centrales électriques, qui sont largement des turbines à vapeur alimentées par pétrole, mais il y a une poignée de centrales au gaz, et certaines éoliennes ont été converties au gaz pour augmenter la capacité de pétrole disponible pour l'exportation et d'autres utilisations. La charge maximale était de 4005 MW en 2006, avec un tampon confortable entre la capacité et la demande. Dépendance La Libye importe certains produits pétroliers comme l'essence parce que son secteur du raffinage est désuet. Cependant, la Libye est un exportateur net de sources d'énergie par une grande marge. Le total des exportations de pétrole brut en 2007 étaient 71 142 ktep, avec 4223 ktep de produits raffinés exportés dans la même année. Les exportations de gaz naturel dans la même période étaient 8152 ktep. Comme le pays possède les plus grandes réserves de pétrole brut en Afrique, le marché du pétrole domestique est susceptible de rester axé sur les exportations dans un avenir prévisible. Elargissement du réseau L'électrification de la Libye a atteint près de 100% de la population en 2005. Le réseau libyen est relié à l'Algérie, à l'Egypte et à la Tunisie, qui ont d'autres connexions vers d'autres réseaux en Turquie et au Maroc avec des réseaux vers l'Europe. La société nationale d'électricité a indiqué que les liens électriques avec ces pays peuvent être développés davantage. Le réseau électrique de la Libye se compose d'environ 12.000 km de 220 kV lignes de transmission, avec 21,000 km de 66 kV et 30 kV lignes, et de 32 000 kilomètres de lignes de distribution 11 kV.
  • 182. 182 Problèmes de capacité Près de 80% de l'électricité consommée est basée sur le pétrole. Un important objectif est d'atténuer la domination de la production d'électricité à base de pétrole en construisant de nouvelles centrales électriques alimentées par du gaz naturel. Ceci servirait, en même temps, d'objectif de renouveler l'infrastructure de production d’électrique au niveau national. En 2003, environ les deux tiers de la capacité installée de production d’électricité avaient de plus de 20 ans. Par conséquent, le rendement des centrales électriques déjà installées est de loin inferieure à la norme de l'OCDE. En 2006, en moyenne le rendement de conversion des centrales thermiques libyennes était de moins de 29% par rapport à 36-40% dans la plupart des pays industrialisés. Les pannes de l'été 2004, principalement parce que les générateurs étaient défectueux et vieillissaient, d’où la tendance actuelle à augmenter davantage la capacité. Energies Renouvelables: Energie hydraulique La Libye, par rapport à ses voisins d'Afrique du Nord, a un sous-secteur d’hydroélectricité mal développé. Cela est dû principalement à l'absence de ressources dans le pays pour développer la source d'énergie. Il n'existe actuellement aucun plan pour l'exploitation de l'hydroélectricité dans le pays. Les plans visant à développer une installation hydroélectrique sur le projet de Great Man-Made River n'ont pas encore abouti. Biomasse Le potentiel de la biomasse dans le pays est estimée à 2 TWh / an. Alors que ce potentiel peut être adapté pour que les résidences individuelles l'exploitent pour la production d'énergie personnelle, il est jugé inapproprié à la production d'électricité à grande échelle. Énergie solaire Le régime solaire en Libye est excellent. Le rayonnement solaire quotidien sur le plan horizontal atteint 7,5 kWh/m2, avec 3000-3500 heures de soleil par an. Il y a peu de conflits d'utilisation des terres : 88% de la superficie libyenne est considérée comme désertique, et une grande partie de cela est relativement plat. Il y a un compromis entre l'accès à l'eau, qui est disponible à la côte où le régime solaire est moins favorable contre les sites intérieurs qui ont d'excellentes caractéristiques solaires, mais loin de l'eau. En Libye, 1865 kWc d’énergie photovoltaïque ont été installés en 2006. Cette capacité est en augmentation significative ; en particulier la production d'électricité décentralisée dans les régions rurales est encouragée. Les systèmes photovoltaïques sont également utilisés en agriculture pour alimenter des pompes à eau avec de l'électricité au lieu d'utiliser le diesel.
  • 183. 183 Energie éolienne Le régime éolien est également bon. La vitesse moyenne du vent est comprise entre 6 et 7,5 m / s. Il y a plusieurs perspectives intéressantes le long de la côte libyenne; un tel site est à Dernah, où la vitesse moyenne du vent est d'environ 7,5 m / s. Un consortium allemand- danois a été contracté en 2000 par la compagnie nationale d'électricité pour concevoir et construire une ferme éolienne pilote de 25 MW. Plusieurs sites appropriés ont été identifiés et des mâts ont été installés pour surveiller les conditions de vent sur une période de 12 mois. Des spécifications techniques pour toutes les composantes du parc éolien pilote et les documents d'appel d'offres pour une installation clé en main de la centrale de 25 MW ont été préparés. Les offres ont été soumises, mais par la suite le projet été, à toutes fins et intentions, abandonné. Energie géothermique Alors que le potentiel de production d'énergie géothermique à grande échelle n'a pas encore été analysé en Libye, des études ont été menées sur le potentiel de stockage souterrain d’énergie thermique, dans lequel l'excès de chaleur est stocké dans un système souterrain de tuyauterie de circulation. Rendement énergétique Il y a peu de preuves d'une stratégie ou des objectifs portant sur le rendement énergétique en Libye et le travail analytique sur le potentiel possible manque. Une vieille étude a indiqué que les gains potentiels de l'efficience pourraient se chiffrer à 20% sur la période allant de 1998 à 2020. L'amélioration de la consommation d'électricité pourrait réduire la nécessité de produire de l’électricité par 2160 MW en 2020. Propriétaire: Électricité La Société générale d'électricité de la Libye (GECOL, www.gecol.ly), une société étatique, est responsable de la production, la transmission et la distribution d'électricité en Libye. La société détient 100% du réseau de transport à longue distance et 90% du réseau de distribution. Les centrales de la GECOL ont produit 25,5 TWh en 2007. Combustibles liquides et gaz: Le secteur pétrolier en Libye est dominé par la Société nationale de pétrole (NOC, www.en.noclibya.com.ly). Elle a le monopole sur tous les champs de pétrole et gère les investissements dans l'industrie pétrolière par des Accords d'exploration et de partage de production (EPSA). La capacité nationale de raffinage s'élève à 378.000 barils par jour fournis par cinq raffineries nationales de pétrole qui appartenant à la NOC. Toutes les raffineries ont besoin de modernisation et d'entretien. La NOC est également responsable de la production de gaz naturel, et elle a le monopole sur toutes les nouvelles découvertes. En 2008, la Libye avait des réserves prouvées de gaz naturel de 1,3 milliard de tep. Ce chiffre a augmenté de manière significative au cours des
  • 184. 184 20 dernières années, étant donné que les investissements importants ont été entrepris pour étudier les nouveaux gisements. Concurrence - Il y a eu des tentatives de libéraliser le secteur, et un projet de loi a été préparée ; elle prévoyait la dissociation juridique de GECOL en entreprises pour la génération et la transmission, ainsi que plusieurs sociétés de distribution. Cette loi n'a jamais été soumise à l’autorité législative. Cette loi aurait également créé un organisme de régulation et permis la participation des producteurs d'électricité privés dans la production. Elle aurait également permis des contrats d'exploitation et de maintenance avec des entrepreneurs privés. Une telle réforme industrielle aurait été utile pour les ER, car elle créerait un cadre juridique clair pour les producteurs d'électricité indépendants, et ce cadre aurai permis qu’un accord d'achat d'électricité soit signé avec la société de transport. Cependant, telle que la situation se présente actuellement, le marché de l'électricité en Libye est entièrement du ressort de la GECOL, une société étatique nationale verticalement intégrée. Le monopole que la CNO a sur les industries pétrolières en aval et en amont est également total. Cadre énergétique L'Office libyen de l'énergie renouvelable (REAOL) a créé une feuille de route d’ER jusqu'en 2030, qui a été approuvée par l'ancien ministère de l'Electricité et de l'Energie. Des plans à long terme sont destinés à couvrir 25% de l'approvisionnement énergétique de la Libye par des énergies renouvelables d'ici à l'an 2025, s'élevant à 30% en 2030. Des objectifs intermédiaires sont de 6% en 2015 et 10% d'ici 2020. Il n'existe aucune procédure officielle gouvernementale pour veiller à ce que le développement physique de l'infrastructure et des bâtiments suit une voie énergétique efficace et durable. L’entreprise Libyenne « Five Points Company for Construction and Touristic Investment » a annoncé qu’elle allait signer un contrat avec la Gulf Finance House pour construire une « Cité énergétique intelligente» en Libye, à un coût de 5 milliards US$. Les institutions libyennes se chargeront de 40% du coût, et la Gulf Finance House 60%. Le projet englobera des centres de bases de données, l'évaluation environnementale et les ER, en plus des composées spéciales pour les entreprises de production de pétrole et de gaz naturel, les services du secteur de l'énergie et les industries manufacturières. Il est incertain si ce développement se produira réellement dans le climat financier actuel. Le manque d'intérêt pour l'EE dans les transports et l'aménagement du territoire est un autre facteur à prendre en considération dans la future planification énergétique du pays. Débats sur l'énergie Il n'existe aucune loi sur le rendement énergétique en Libye. Quelques considérations concernant le rendement énergétique ont été inclues dans un projet de loi précédente sur l'électricité, mais cette loi n'a jamais atteint le recueil des lois et a été retirée lorsque le ministère de l'Énergie a été dissout. Il parait qu'une nouvelle loi sur le rendement énergétique est en préparation, mais son contenu est encore incertain.
  • 185. 185 Études sur l'énergie La Libye est membre du Centre régional pour les énergies renouvelables et le rendement énergétique (RCREEE), officiellement créé en 2008 en tant que laboratoire d'idées régional indépendant, basé au Caire, dédié à la promotion des ER et de l’EE, comprenant 10 pays de l'Afrique du Nord. En outre, le RCREEE encourage la participation du secteur privé afin de promouvoir la croissance d'une industrie régionale des ER et l’EE. Dans la phase de démarrage actuel, le Centre est financé par le Danemark (DANIDA), l'Allemagne (Ministère fédéral de la Coopération et le Développement Economiques), l'Union européenne et l'Égypte. La Libye est également membre de l'Union du Maghreb arabe, et est donc impliqué dans le COMELEC, le projet d’électrification régionale qui vise à accroître l'interconnexion entre les pays du Maghreb et le développement des interconnexions avec l'Europe en vue d’un commerce d’électricité. Rôle du Gouvernement: Conseil chargé de l'énergie Le cadre institutionnel actuel n'est pas favorable à des politiques et stratégies de long terme et durables. En 2008, le Ministère de l'Electricité et de l'Energie a été dissout, et ses responsabilités ont été transférées au Conseil de l'énergie. Officiellement créé par la décision du Premier Ministre du 8 Septembre 2009, le Conseil est présidé par le Premier ministre et est composé des ministres de l'Industrie et du Développement économique, du Plan et des Finances, ainsi que des municipalités et des présidents de l'Autorité générale de l'environnement, de la REAOL , de la GECOL, du NOC, de l'Autorité atomique, du Centre de recherche sur l'énergie solaire, de la Banque libyenne et du Conseil national de sécurité. L’omission du ministère des Transports est un fait notable. Le Conseil de l'énergie a pour mandat d'organiser la vaste gamme de toutes les questions liées à l’énergie. Il sert de mécanisme de prise de décision dans des domaines où la coopération interministérielle est indispensable, par exemple pour la stratégie et la tarification. Il effectue aussi des tâches qui devraient normalement être effectuées par un ministère de l'Énergie, par exemple la structuration du secteur, la gestion des investissements, et la fourniture d'informations. Enfin, il fait de la micro-gestion des entités opérationnelles, ce qui crée des conflits de fonctions, des risques de confusion et des retards. En règle générale, le processus d'élaboration des politiques manque de transparence et de structures de communication interinstitutionnelles. Organismes gouvernementaux: Office libyen de l'énergie renouvelable (REAOL) L’Office REAOL a été créé en 2007 comme un outil de gestion et de recherche et comme une agence de planification pour l'introduction des énergies renouvelables. L'Office a reçu un financement de 487 millions USD pour la période allant jusqu'en 2012. La cible actuelle de l’Office REAOL est d'atteindre une part d'énergie de 10% à partir de sources d’énergies renouvelables dans le mélange énergétique d'ici à 2020, à partir des niveaux négligeables d'aujourd'hui. L’Office REAOL était à l'origine un centre de recherche sur l’énergie solaire au sein de GECOL. Le gouvernement a demandé à la Société GECOL d’élaborer des propositions pour
  • 186. 186 des projets concrets en matière d'énergie renouvelable, et c’est ainsi que le centre de recherche a été promu comme un département au sein de GECOL. Par la suite le département a été séparé de GECOL et est devenu une agence spécialisée dépendant du ministère de l'Electricité. Peu de temps après le ministère de l'électricité a été supprimé et REAOL (avec d'autres organismes tels que GECOL) a été transféré sous la supervision directe du Comité général populaire sur l'électricité, l'eau et de gaz. Centre d'études sur l'énergie solaire (CSES) CSES est basée à Tripoli, et réalise des études et des programmes de recherche dans le domaine de l'énergie solaire, et encourage l'utilisation des technologies photovoltaïques, solaires et thermiques dans le pays. Ses principaux objectifs sont de promouvoir et de réaliser des projets de dessalement solaire, ainsi que la recherche et le développement de la technologie de chauffage solaire de l'eau dans le pays. L'organisation travaille en étroite collaboration avec GECOL dans la promotion de la technologie PV, en particulier. Procédure énergétique L’actuel Plan National couvre la période 2008-2012. Il contient un chapitre sur les ER, et prévoit des fonds de fonctionnement pour REAOL. Toutefois, aucun investissement n'est prévu à part un parc éolien à Dernah. Les préparatifs pour le prochain Plan n'ont pas encore commencé ; il est donc possible de renforcer la composante ER dans la prochaine période. Les budgets des entités financées par le Plan sont alloués annuellement. Cela rend la planification à long terme très difficile. Un nouveau projet de loi sur l'électricité a été préparé, similaire à la loi égyptienne. Elle contient des dispositions explicites pour les ER et EE, mais il semble que ces deux sujets peuvent être enlevés du projet et traités plus tard dans les lois ad hoc. La stratégie restructurera REAOL pour intégrer l'EE et les ER, et distribuera les actifs physiques de REAOL en une société distincte, pour éviter les conflits d'intérêt entre les fonctions réglementaires et commerciales. REAOL a préparé un plan à moyen terme (2008-2012) pour promouvoir les énergies renouvelables en Libye et répondre à ces objectifs. Le Plan traite des projets d’énergie solaire et éolienne et stimule la fabrication locale de l'équipement d’ER. Ce plan comprend plusieurs parcs éoliens d'une capacité totale proposée légèrement inférieure à 1000 MW, comme suit :  Le parc éolien de Dernah (120 MW en deux étapes);  le parc éolien d’Al Maqrun (240 MW en deux étapes) ;  Les parcs de la région de l'Ouest à Meslata, Tarhunah et Asabap (250 MW) ;  Les parcs de la région du Sud Est à Gallo, Almasarra, et Alkofra, Tazrbo (120 MW) ;  Les parcs de la région du Sud-Ouest à Aliofra, Sabha, et GATT, Ashwairef (120 MW) ;
  • 187. 187  La composante solaire comprend la technologie photovoltaïque, solaire et thermique: Trois grandes centrales photovoltaïques connectées au réseau à Aljofra, Green Mountain, Sabha (MW 5-10 chacune) ;  Vulgarisation de l'utilisation des technologies PV dans les régions éloignées (2 MW),  1000 systèmes photovoltaïques sur le toit pour les zones résidentielles (3 MW),  Une étude de faisabilité pour une usine de CSP dans un endroit non précisé (100 MW) ;  Le développement d'une co-entreprise avec des investisseurs locaux et étrangers pour la fabrication de chauffe-eau solaires pour les marchés locaux et les marchés d'exportation (40.000 unités par an) ;  Le développement d'une co-entreprise avec des investisseurs locaux et étrangers pour le montage de systèmes PV (50 MW). Toutefois, ces cibles et stratégies des ER ne semblent pas être pleinement partagées par toutes les parties concernées, bien que le Conseil des Ministres ait approuvé les cibles. L'absence de consensus signifie que les programmes et cibles de REAOL ne peuvent pas être réalisés pendant le temps envisagé. Cadre réglementaire Il n'existe pas de législation sur l'aide financière pour les ER et sur la question des coûts supplémentaires des énergies renouvelables ; la solution la moins coûteuse devrait donc être étudiée. En outre, il n'existe aucun fondement législatif clair pour la participation du capital privé dans le secteur de l'énergie. Les projets actuels de lois sur l'électricité sont supposés contenir des mesures pour la promotion et le financement des ER et EE, mais aucune mesure précise n’est actuellement en place. Rôles réglementaires Le Conseil de l'énergie est responsable de toutes les activités du secteur de l'énergie, y compris les fonctions de réglementation des sous-secteurs du pétrole et de l'électricité. Auparavant, sous la supervision de l'ancien ministère de l'Energie, les tarifs et les normes relevaient des services publics nationaux respectifs. Depuis la création du Conseil de l'énergie, la responsabilité de ces activités a été transférée directement au gouvernement, et les tendances actuelles semblent indiquer une approche réglementaire plus axée sur l’Etat pour l'avenir. Régulation du rôle de l'énergie: Les tâches du Conseil sont comme suit :  Préparer et proposer des politiques et des stratégies pour le secteur de l'énergie, et promouvoir la coordination entre les parties prenantes ;
  • 188. 188  Elaborer la structure du secteur de l'énergie ;  Mettre en place une politique pour gérer la demande ;  Mettre en place une stratégie pour la tarification ;  Recueillir les informations disponibles ;  Evaluer des sources d'énergie, en particulier d’énergie solaire ;  Prévoir l'énergie ;  Établir des procédures pour les investissements dans le secteur de l'énergie ;  Approuver des contrats avec des entreprises étrangères. Régulation de l'énergie: Il n'existe aucun organisme de régulation de l’énergie dans le pays. Le Conseil de l'énergie est responsable de toutes les opérations de ce secteur, y compris les mesures réglementaires qui sont nécessaires pour le fonctionnement du secteur. Degré d’indépendance: Le Conseil de l'énergie est composé entièrement d'organismes gouvernementaux et il est présidé par le Premier Ministre. Le financement du Conseil et de ses membres constitutifs provient directement du budget national, et des recettes d'exploitation des entreprises publiques concernées. Obstacles réglementaires: Toutes les entités ont chacune sa propre politique et prennent des directions différentes. Il s’avère important de coordonner les activités selon une stratégie commune et convenue.
  • 189. 189 A.2.10 Madagascar 1 Cadre règlementaire des énergies renouvelables Une nouvelle politique énergétique nationale pour Madagascar a été introduite par la loi N° 98-032 du 20 janvier 1999. Dédié à la réforme du secteur de l'électricité, cette loi a pour but de permettre aux nouveaux opérateurs d'agir dans ce secteur pour, d'une part, relayer le gouvernement malgache dans le financement de l'infrastructure électrique et, d'autre part, promouvoir l'efficacité et la qualité du service offert aux utilisateurs par la règle de la concurrence. Selon cette loi, le gouvernement s'engage à: i. Libéraliser le secteur de l'électricité; ii. Assurer la sécurité des investissements privés; iii. Assurer la transparence sur la fixation des tarifs; iv. Protéger l'environnement. La loi est détaillée. Elle couvre à la fois l'énergie conventionnelle et les énergies renouvelables. Dans ce cadre juridique, le gouvernement a conçu un «Document technique de la politique énergétique de Madagascar » en Octobre 2009. Le contenu du document technique est comme suit : a) L'objectif global est d'assurer l'approvisionnement énergétique:  en quantité suffisante ;  de bonne qualité ; et  à un moindre coût. b) Le programme global: la promotion des ressources énergétiques locales et le développement des infrastructures c) Les objectifs spécifiques:  Renforcer la bonne gouvernance et sécuriser les investissements privés ;  Améliorer l'accès à l'électricité ;
  • 190. 190  Satisfaire les besoins en combustibles ligneux d’une manière durable ;  Encourager l'utilisation des ressources énergétiques locales ;  Renforcer l'appui au développement du secteur énergétique. Chaque objectif spécifique serait atteint par le programme/actions connexes : Objectif spécifique 1. Renforcer la bonne gouvernance et sécuriser les investissements privés. PROGRAMMES / ACTIONS:  Mise à jour des plans et politiques ;  Réformes institutionnelles ;  Réforme juridique.  Objectif spécifique 2. Améliorer l'accès à l'électricité. PROGRAMMES / ACTIONS :  Renforcer les capacités de production, de transport et de distribution de l'énergie électrique : o centrales d’énergie hydraulique ; o centrales d’énergie thermique ; o Renforcement des systèmes de réseau de transmission et de distribution.  Extension de l'électrification dans les zones rurales et périurbaines, ainsi que dans les zones de hautes potentialités économiques o Promotion des Energies Renouvelables: l’énergie hydraulique, l'énergie solaire (village), l’énergie éolienne, la biomasse thermique ; o Diesel thermique ; o Extension de l'interconnexion ; Objectif spécifique 3. Satisfaire les besoins en combustibles ligneux d’une manière durable.
  • 191. 191 PROGRAMMES/ACTIONS Amélioration de la production et de l'utilisation des combustibles ligneux : o Reboisement axé sur des objectifs énergétiques o Promotion des techniques améliorées de carbonisation ; o Diffusion des foyers améliorés et des cuisinières solaires ; o Développement des énergies alternatives. Objectif spécifique 4. Encourager l'utilisation des ressources énergétiques locales PROGRAMMES/ACTIONS Promouvoir les nouvelles technologies et techniques : o Le biogaz ; o Les biocarburants ; o L’énergie solaire et l’énergie éolienne. Promouvoir les ressources d'énergies non renouvelables. o Centrales de production d’électricité au charbon. Objectif spécifique 5. Renforcer l'appui au développement du secteur énergétique PROGRAMMES/ACTIONS o Soutenir toutes les parties prenantes impliquées dans le secteur. o Synergie entre les secteurs énergie et environnement ; o Allocation de fonds pour divers programmes ; o Politique juridique et réglementaire. En 1999, le gouvernement de Madagascar a finalisé le cadre institutionnel et a promulgué une loi, la loi N ° 98-032, qui a introduit des réformes dans le secteur de l'électricité. Depuis cette année, « JIRAMA », qui est une société étatique, a eu de la concurrence dans l'approvisionnement en électricité. Les principales dispositions de ce cadre visent à ouvrir l'économie à l'investissement privé et à faciliter la participation des investisseurs nationaux et étrangers à toutes les activités de fourniture d'énergie à partir de sources d’énergies
  • 192. 192 renouvelables, en particulier pour l’électricité raccordée au réseau hydro-électrique, les petites hydro-électricités pour l'électrification rurale, la plantation de cultures énergétiques et la transformation des bio-carburants, l'énergie solaire pour l'approvisionnement en énergie en milieu rural, l'énergie éolienne. Cette loi a mis en œuvre l’organe réglementaire de l'électricité, appelé « Office de règlement de l'Electricité » (ORE). Les responsabilités de l'ORE sont comme suit : (i) formuler et publier les prix réglementés de l'électricité et superviser leur bonne application, (ii) superviser le respect des normes de qualité de service, (iii) contrôler et faire connaître les principes de la concurrence qu’il faut respecter. Par ailleurs, une agence nommée « Agence de développement de l'électrification rurale » (ADER) a été créée en vue de promouvoir l'électrification rurale. 2 Politique nationale énergétique avec référence au COMESA Le principal objectif du Cadre-type du COMESA de politique énergétique est de donner aux États membres du COMESA des directives harmonisées qui faciliteraient l'harmonisation de la politique énergétique dans la région pour améliorer l'efficacité et l'augmentation des investissements. Les modèles couvrent tous les types d'énergie, y compris les énergies renouvelables. Un régulateur indépendant « Office de régulation de l'électricité » (ORE) est déjà mis en œuvre (par la loi 98-032), dont les objectifs seront principalement axés sur les points suivants: o Promouvoir l'investissement et développer les ressources énergétiques modernes, y compris leurs infrastructures; o Promouvoir la concurrence; o Motiver et faciliter que l’entrée de nouveaux investisseurs est encouragée. Principaux buts et objectifs de la politique énergétique Le principal but de la politique énergétique consiste à satisfaire les besoins énergétiques, d'une manière écologiquement durable, en assurant un approvisionnement d'énergie d’une manière adéquate et fiable, au moindre coût, afin de soutenir le développement social et économique et une croissance économique durable et aussi améliorer la qualité de la vie des populations. Les principaux objectifs de la politique énergétique de ce cadre politique modèle énergétique sont les suivants:
  • 193. 193 1. Améliorer l'efficacité et l’efficience des industries de production d’énergie commerciale ; 2. Améliorer la sécurité et la fiabilité des circuits d'alimentation en énergie ; 3. accroître l'accès à des services énergétiques abordables et modernes en guise de contribution à la réduction de la pauvreté ; 4. déterminer la disponibilité, le potentiel et la demande des diverses ressources énergétiques ; 5. stimuler le développement économique ; 6. Encourager et sécuriser les investissements privés ; 7. Améliorer la gouvernance et l’administration du secteur énergétique ; 8. gérer les impacts de la production et de l'utilisation énergétiques sur l’environnement, la sécurité et la santé. 9. atténuer l'impact des prix élevés de l'énergie sur des consommateurs vulnérables : mise en œuvre des tarifs sociaux à tranches. Sous-secteur de la biomasse et d'autres sources d'énergies renouvelables La biomasse. L'objectif de cette politique est d'assurer un approvisionnement suffisant et durable de la biomasse pour répondre à la demande tout en minimisant les impacts environnementaux associés à l'industrie de la biomasse. Les objectifs d'autres sources d'énergie renouvelables (énergie hydraulique, énergie solaire, énergie éolienne, énergie géothermique et d'autres possibilités) sont les suivants: a) accroître la contribution des autres sources d'énergies renouvelables dans l’équilibre énergétique; b) utiliser d'autres sources d'énergies renouvelables pour la création de revenus et d'emplois ; et c) développer l'utilisation d'autres sources d'énergies renouvelables pour des applications de petite et grande échelle. 3 Stratégie en matière d'énergie renouvelable Madagascar possède un potentiel élevé des énergies renouvelables dans de nombreux sites avec un facteur de capacité élevé, en particulier le potentiel hydraulique (estimé à 7800 MW). À cet égard, un plan d'expansion à moindre coût basé sur des centrales hydrauliques potentielles a été entrepris et mis à jour annuellement. En conséquence, la mise en œuvre du programme hydraulique a été conçue pour les principaux réseaux de la JIRAMA. En vue de satisfaire la demande énergétique nationale, l’examen des autres ressources est en cours pour compléter ce plan. Pour les zones rurales, l’Agence de Développement de
  • 194. 194 l'électrification rurale (ADER) fait des études de planification énergétique qui examinent toutes les ressources locales disponibles. 4.État de Développement des Energies Renouvelables et les plans d’avenir 4.1 Energie hydraulique Etat actuel L'expérience de l'hydroélectricité dans les centrales de Madagascar remonte au début du 20ème siècle. Actuellement, la capacité hydraulique totale installée à Madagascar est de 128 MW. La société JIRAMA détient 105.MW de cette capacité. Deux producteurs d'électricité indépendants exploitent 23 MW en total de la capacité hydraulique installée, fournissant le système de production de la JIRAMA. La plupart des sites de JIRAMA décennies ont été construits depuis des décennies et ils sont énumérés dans le Tableau A2.1. Le Tableau A2.2 montre les centrales hydrauliques des PEI, et le tableau A2.3 montre les centrales hydrauliques appartenant à des opérateurs privés dans l'électrification rurale. Tableau A2.1: Les centrales actuelles d’énergie hydraulique de JIRAMA NOM DU SITE CAPACITÉ INSTALLÉE (MW) LIEU / RIVIÈRE 1 Andekaleka 58 Vohitra 2 Mandraka 24 Mantasoa (barrage) 3 Antelomita 8 Ikopa 4 Volobe 7 Ivondro 5 Namorona 6 Namorona 6 Manandona 2 Manandona 7 Manandray 0,5 Fianarantsoa CAPACITÉ TOTALE 105 MW Table A2.2: Centrales actuelles d’énergie hydraulique des PEI NOM DU SITE CAPACITÉ INSTALLÉE (MW) OPÉRATEUR 1 Sahanivotry 15 HYDELEC 2 Tsiazompaniry 5,2 Henri Fraise & Fils
  • 195. 195 NOM DU SITE CAPACITÉ INSTALLÉE (MW) OPÉRATEUR 3 Maroantsetra 2,6 HYDELEC CAPACITÉ TOTALE 23 MW Tableau A2.3: Centrales hydroélectriques privées actuelles en électrification rurale NOM DU SITE CAPACITÉ INSTALLÉE (kW) OPÉRATEUR 1 Andriantsiazo 7,5 AIDER 2 Andriatsemboka 10 AIDER 3 Antetezambato 53 Coopérative ADITSARA 4 Ranotsara nord 20 VITASOA ENERGY 5 Ranomafana est 30 ELEC & EAU 6 Sahamadio 128 JIRAFI 7 Ankazomiriotra 120 ELEC & EAU 8 Mangamila 80 ELEC & EAU CAPACITÉ TOTALE 440 kW Potentiel Le potentiel hydraulique théorique de Madagascar a été estimé à une capacité installée de 7800 MW. Une autre estimation en termes de potentiel économiquement exploitable n'a pas été établie jusqu'à présent. Plans d’avenir Les plans des centrales hydrauliques sont les suivants: i. Mener des études de préinvestissement sur les ressources hydrauliques pour définir la viabilité technique et financière selon un plan d'expansion à moindre coût pour les principaux systèmes de réseau électrique. C'est en cours et mis à jour ; ii. Les détails des projets pertinents sont fournis en annexe ; iii. Pour les zones rurales, un plan directeur tient compte des petites centrales hydrauliques (voir Annexe).
  • 196. 196 Un certain nombre d'investisseurs, y compris des ONG, ont exprimé leur intérêt à développer des sites hydrauliques. Le Ministère de l’Energie leur a permis de procéder à des études. 4.2 Biomasse Etat actuel A Madagascar, la production de l'énergie de la biomasse est principalement basée sur la balle de riz, des coques de café, de la biomasse ligneuse et des résidus agricoles similaires. Depuis 2009, 40 kW de balles de riz de coproduction de la capacité installée sont opérationnalisés par un opérateur privé pour le village d’Anjiajia. Un autre est mis en service (60 kW) dans le village de Bejofo. Un autre est en construction dans le village de Bejofo. Potentiel La biomasse basée sur des balles de riz et des coques de café, et la biomasse ligneuse et les résidus agricoles similaires peuvent être convertis en combustible moderne au moyen d’un traitement thermique. Le potentiel n'a cependant pas été établi. Plans d'avenir Les plans d'avenir de la biomasse sont ceux qui sont inclus dans les projets en cours comme un programme pilote d'investissement en coproduction. BIOENERGELEC est le principal projet en collaboration avec le CIRAD, l'ADER. Ce projet, financé par l'UE, sera mis en œuvre dans les six villages suivants: Ambohijanahary, Befeta, Didy, Ifarantsa, Mahaditra, Manerinerina. 4.3 Energie solaire Etat actuel La capacité totale installée de PV actuellement opérationnel n'est que d'environ 9 kW bien que Madagascar ait un potentiel énorme. L'énergie solaire peut être utilisée pour diverses applications, y compris la production d'électricité, le chauffage, le refroidissement, l’éclairage public, le séchage et la cuisson. Les technologies photovoltaïques et solaires thermiques sont également utilisées à Madagascar à des fins domestiques. Elles sont entreprises avec des programmes d’ONG. a. Energie solaire thermique
  • 197. 197 Il y a deux fours solaires disponibles à Madagascar: la cuisinière boîte et la cuisinière parabolique. Elles sont construites à Madagascar par des ONG comme ADES ou SOLTEC (voir les expériences de Madagascar). Energie photovoltaïque Dans la plupart des projets déjà réalisés ou qui vont être réalisés, tous les matériaux sont importés (mai 2008). Le projet GREEN-MAD a été essayé dans les années 1990 pour vulgariser la technologie, mais ce fut un échec (voir les expériences dans la section Madagascar). Le marché des batteries est largement développé à Madagascar. Toutefois, Virio est la seule entreprise locale impliquée dans la production et le recyclage des batteries. c. Expériences de Madagascar Energie solaire thermique ADES est une ONG et une organisation à but non lucratif, qui produit des fours solaires à Madagascar et encourage l'utilisation des énergies renouvelables. L'association est impliquée dans la construction, la production et la vente de fours solaires à Toliary et à Ejeda. Les artisans locaux produisent la cuisinière solaire de type boîte dans l'atelier d’ADES à Toliary et, depuis Avril 2006, également à Ejeda dans le Sud de Madagascar. ADES vend des fours solaires à la population, à 25 000 Ar, mais le prix est largement subventionné. Enseigner à la population comment utiliser la cuisinière solaire est une partie importante du programme d’ADES. En raison des conditions favorables de 350 jours ensoleillés par an, le Sud est idéal pour l'utilisation de l'énergie solaire. ADES concentre donc ses activités sur le sud de Madagascar, dans la province de Toliary. Pour couvrir tout le Sud, ADES envisage de construire divers centres régionaux et locaux pour la cuisson solaire dans les 8 à 10 prochaines années. Deux centres régionaux sont prévus à Morondava et à Tolagnaro. Jusqu'à l'heure actuelle, le financement de deux centres (investissement et fonctionnement par an) est possible à travers les activités de mobilisation de fonds d’ADES en Suisse. Pour d'autres centres, il faudra trouver d'autres sources financières. SOLTEC est un centre professionnel qui aide les orphelins ou les familles en difficulté. Chaque année, 140 jeunes Malgaches sont formés en mécanique, métallique, menuiserie, etc. Ils produisent des cuisinières solaires paraboliques et des séchoirs solaires. Le prix d'une cuisinière parabolique est de 190 000 Ar. Energie photovoltaïque TENEMA est actuellement le leader sur le marché PV. Il s'agit d'une filiale de TENESOL (TOTAL). L’entreprise a des centres de distribution à Toliary, Farafangana, Fianarantsoa et Manakara. Dans le cadre de l'électrification rurale, elle a fait des installations PV: 7840 Wc
  • 198. 198 dans la région de Toliary, 1200 Wc et 1300Wc dans d'autres régions. En outre, 60 écoles et CSB ont été électrifiées par des systèmes solaires de 700 Wc. Elle a installé la plus grande unité de Madagascar dans le Parc d’Ankarafantsika avec de une capacité électrique de 16 kW. SOLARMAD est une petite entreprise franco-malgache qui produit et vend des dispositifs d'énergie solaire et éolienne en milieu rural à un prix compétitif. Elle a commencé ses travaux en 2005 et a plus en plus grand depuis lors. Aujourd'hui, elle emploie 10 personnes. Selon ses enquêtes, il existe une demande en panneau solaire, surtout pour les gens qui ont une faible capacité électrique, moins de 50 W pour utiliser la radio, les téléphones cellulaires, les lampes et les téléviseurs. Ces dispositifs solaires de faible capacité sont en vente à partir de 15 000 Ar. Une centaine a été vendue jusqu'à présent. Les panneaux sont fabriqués en silicium amorphe qui est la matière la moins chère disponible sur le marché. Son efficacité est faible par rapport à sa taille mais selon Solarmad ce n'est pas grave. Des panneaux sans cadre et sans câblage sont importés. L’entreprise ADES est également impliquée dans les questions photovoltaïques. Elle fait la démonstration de ses produits dans son centre d’exposition. Actuellement, elle fait l'analyse de la faisabilité d'un projet d'électrification rurale à Saint Augustin dans la région de Tolearia. Plusieurs solutions photovoltaïques vont être testées afin de sélectionner la technologie la plus adaptée à des fins de vulgarisation. Des unités seront mises en œuvre d'ici la fin de l'année 2008. GREENMAD est un projet dirigé par la GTZ et le ministère de l'Energie. Une partie de ce projet a commencé dans les années 1990 pour développer le secteur photovoltaïque. Ils ciblent le côté nord-ouest du pays compte tenu du potentiel suffisant en rayonnement solaire: 5500 Wh / m. Trois des quatre étapes du projet ont été traitées: l'analyse de la situation régionale (socio-économique, adaptation à la demande, etc), des projets de démonstration dans 6 CSB et 9 ménages et le transfert de technologie à l'entreprise privée SOCIMEX (des techniciens et des ingénieurs ont été formés). La troisième étape a été la commercialisation des kits solaires. Elle n’a pas eu lieu à cause du manque d'implication de SOCIMEX, du manque de rentabilité et de l'absence de la solvabilité de la demande. En effet, des études ont montré que les installations photovoltaïques ne sont rentables que dans 4,5% de la population rurale (GREEN-MAD, 1992). RONOSOA est une société malgache travaillant sur les questions PV depuis 2004. En 2006, elle a mis des installations photovoltaïques dans le village d’Andranofeno dans la région d’Analamanga. Les panneaux sont mono-cristallites et ils sont importés d’Italia (Italie ???). PEPSE est un projet axé sur l'électrification rurale dans 9 régions dans le sud de Madagascar: Amoron'i Mania, Atsimo Atsinana, Androy, Atsimo Andrefana, Haute Matsiatra, Menabe,
  • 199. 199 Vatovavy Fitovinany, Ihorombe et Anosy. Plusieurs indicateurs ont été choisis pour sélectionner les meilleurs sites : 73 villages dans ces 9 régions ont été sélectionnés ; 41 d'entre eux ont pour objectif de produire de l'électricité à partir de centrale solaire à travers un réseau local. Le tableau ci-après détaille les informations. Potentiel A Madagascar, le rayonnement solaire est de 750 W/m2 au maximum pour une journée ensoleillée. En moyenne annuelle, il est environ 250 W/m2, pour dire que le potentiel de Madagascar par an est de 1950 kWh/m2 (Ischebeck, 2008). Bien que d'autres facteurs comme la température, la météo, l'humidité relative, etc affectent la capacité de l'énergie solaire, nous nous concentrons ici sur la répartition du rayonnement sur le territoire. En outre, les zones menacées par la déforestation représentent un bon indicateur pour le choix du site. Tous ces aspects doivent être pris en compte dans une étude plus détaillée. Par conséquent, nous étudions ci-après les cartes qui affichent le rayonnement atteignant le sol à Madagascar. La quantité affichée est l'irradiation pour une moyenne journalière sur plus de vingt ans de 1985 à 2004. Le rayonnement est exprimé en Wh/m2. Ces cartes sont calculées à partir d’observations faites par des satellites météorologiques (la Commission européenne et l'Ecole des Mines, 2005). Selon les données annuelles moyennes, Madagascar a un potentiel important dans la région sur le côté ouest d'Antsiranana à Taolagnaro et sur la côte Est. Les radiations solaires vont de 4 000 à 6 500 Wh / m. Les régions les plus intéressantes qui ont un niveau de radiation jusqu'à 5 500 Wh/m2 (du jaune au rouge) sont Diana, Sava, Sofia, Boeny, Melaky, Menabe, Astsimo Andrefana, Androy, Anosy, Ihorombe, Haute Matsiatra, Amoron'I Mania, Vakinankaratra, Bongolava. Dans la partie orientale, nous trouvons la côte d’Atsimo Atsinanana et de Vatovavy Fitovinany. Toutefois, il faudrait équilibrer ces résultats étant donné l'influence des facteurs comme la météo. Comme la pluie vient de l'Est, c’est la côte la plus exposée et qui présente un taux plus élevé de jours de pluie par an. Donnés à ADES et à GREEN-MAD, les provinces de Toliary, Mahajanga et Antsiranana sont les meilleurs sites pour l'énergie solaire en tenant compte de tous les facteuers qui influent sur le rendement de l’énergie solaire.
  • 200. 200 En conclusion, le potentiel de Madagascar en énergie solaire est énorme. Toutefois, il n’est exploité qu’à une petite échelle parce que les technologies sont relativement chères et que certaines telles que l’énergie solaire concentrée ne sont pas entièrement développées ou commercialisées. Plans d’avenir Les plans de développement de l’énergie solaire consistent à continuer et étendre le projet actuel d’électrification PV d’écoles et d’institutions publiques dans les zones hors réseau. Projets de centrales solaires de PEPSE Région Village Electricité disponible (kWc) Population ciblée Estimation des coûts (millions d’Ar) Atsimo Atsinana 4 232 70 000 8 000 Amoron'I Mania 10 251 112 000 8 976
  • 201. 201 Atsimo Andrefana 5 206 128 000 9 254 Haute Matsiatra 7 135 98 000 6 229 Vatovavy Fitovinany 7 342 89 000 11 780 Irohombe 1 28 12 325 975 Menabe 7 195 82 000 7 036 4.4 Energie éolienne Etat actuel Depuis 2007, trois opérateurs privés ont mis en œuvre un système hybride de production d'énergie thermique / éolienne dans cinq villages pour environ une capacité installée totale 150 kW. Projets en cours a. Mad'Eole Mad'Eole sarl a réalisé en juin 2007 l'électrification du village de Sahasifotra dans la région de Diana. Soixante familles représentant 300 personnes sont maintenant électrifiées. Le système est composé de 3 turbines éoliennes Aerosmart de 5 kW, baissés en cas de cyclones. Ces t urbineséoliennes fonctionnent avec une batterie et sont accompagnées par un générateur diesel de 5 kW. Le financement est pris en compte par Mad'Eole à 70% et par ADER par le biais du Fond National d'Electricité (30%). Le projet dirigé à Sahasifotra sera suivi par 15 autres projets dans 15 villages différents, tous situés dans la région de Diana. En 2008, les villages d’Ambolozokely et Ambolozobe vont être électrifiés. Ils seront suivis par 12 autres villages au cours des 5 prochaines années. Les villages sont choisis en fonction de leurs régimes de vent, de leurs structures villageoises, de leur potentiel économique et les engagements de la population. b. Institut pour la Maîtrise de l'Energie (IME) Une turbine éolienne de 500 W a été installée à l'Université d'Antananarivo par l'Institut pour la Maîtrise de l'Energie (IME) en collaboration avec l'Association Energie Efficiente Trans Europe Culture (AEETEC) de Strasbourg. Chaque partie de la turbine éolienne a été importée et le système a été fabriqué par les Ateliers Rasseta à Antananarivo pour un coût total de 6 millions d'Ariary.
  • 202. 202 c. ACORDS Le village de Faux Cap (région) a été récemment électrifié grâce à 3 turbines éoliennes de 5 kW chacune accompagnées par un générateur diesel. Une chaîne frigorifique a également été installée dans les villages grâce à l'électricité produite par les turbines éoliennes. Ce projet a été financé par l'ADER et ACORDS (programme de l'Union européenne). Les turbines éoliennes ont été importées de l'Inde et fournies par Installation électrique Technique (IET), une société basée à Antananarivo. Potentiel A Madagascar, l’on distingue 3 sortes de vents: les vents côtiers et d'autres vents locaux, les Alizés et les cyclones. Alors que les premiers types de vents ont une variation journalière, les Alizés ont une variation saisonnière. Les cyclones sont des phénomènes individuels survenant pendant l'été austral, c'est-à-dire de décembre à mars. Les vents côtiers et les vents locaux et les Alizés ont un bon potentiel pour l'énergie éolienne. Les cyclones représentent un danger pour les turbines éoliennes. La côte du centre-est, avec 1 à 5 cyclones par saison, est la région la plus vulnérable aux cyclones de Madagascar et, par conséquent, elle peut présenter un obstacle important pour le développement de l'énergie éolienne en milieu rural. En règle générale, le Nord, le Sud et la côte Est de Madagascar sont considérés comme les régions les plus venteuses de Madagascar. Cette généralité est confirmée par toutes les études sur la mesure du vent dans tout le pays. Au début des années 1990, la société allemande Decon (Deutsche Energy Consult) a pris des mesures du vent dans de nombreux points dans tout le pays. Trois sites ont été considérés comme intéressants pour le développement d'équipements d'énergie éolienne: Antsiranana, Vohémar et Taolagnarao. La société Vergnet a publié un atlas éolien de Madagascar couvrant le nord, la côte Est, la région Est de Hauts Plateaux et le Sud. Ces cartes sont nées des mesures satellitaires de la NASA et se réfèrent à la vitesse moyenne du vent à une hauteur de 50 mètres. Cette étude de la ressource éolienne montre qu'il existe un grand potentiel de ressources d'énergie éolienne: dans le nord du pays (Diana), de nombreux sites où la vitesse du vent est supérieures à 8m / s ont été identifiés ; dans la partie du milieu, la vitesse moyenne du vent de la côte jusqu’à plus de 10 km de terre est entre 6 à 6,5 m / s, et dans la partie sud il est estimé que la vitesse du vent dépasse 7,5m/s. Considérant uniquement les sites où la vitesse du vent est la plus élevée (> 7m/s à 50m) le long des côtes sud et nord, Madagascar a plus de 2000 MW de potentiel. A partir de cet atlas, nous pouvons conclure que la région des hautes terres n'est pas intéressante pour le développement de l'énergie éolienne. Cette situation est basée sur le régime éolien faible (environ 4 m/s) par rapport à un très bon potentiel pour l'énergie hydraulique. Le Sud et le Nord restent les régions où l'énergie éolienne a le potentiel le plus important. La côte du centre-est a également un bon potentiel, mais les cyclones peuvent représenter un obstacle au développement de l'énergie éolienne. Ces observations concernent les mesures moyennes de l'énergie éolienne ; il est possible que, au point très précis de la côte Ouest ou de la région montagneuse, la vitesse du vent est supérieure à celle de certains points du Sud, du Nord ou de la côte Est. Pour chaque village admissible au projet d'énergie éolienne, il faudrait entreprendre une étude des mesures spécifiques.
  • 203. 203 4.5 Biogaz Etat actuel Il existe trois technologies utilisées à Madagascar: dispersée, continuelle et demi- continuelle. Le système continuel est le plus fréquent. Plusieurs digesteurs ont été mis en Source: Atlas Eolien de Vergnet
  • 204. 204 œuvre comme le dôme continuel fixe et le dôme continuel flottant. Peu de digesteurs ont été construits dans les régions du Centre-Ouest, dans le Vakinankaratra et autour d'Antananarivo. Aujourd'hui, la technologie la plus appropriée pour Madagascar semble être les dômes Fixes Borda mis au point par la GTZ / RFA parce que ce système est mieux adapté pour la fabrication locale car il utilise des briques et une quantité réduite de ciment pour les travaux de maçonnerie. Potentiel À Madagascar, comme l'économie rurale dépend essentiellement des activités du secteur primaire, il y a un grand potentiel pour la production de biogaz à partir des déchets d'origine animale et des résidus agricoles. Plans d'avenir 4.6 Biocarburants Etat actuel Jatropha curcas, le coton et la canne à sucre sont les trois usines qui sont les mieux considérées par les investisseurs à Madagascar. Jatropha et le coton sont utilisés pour produire du biodiesel; la canne à sucre est utilisée pour produire de l'éthanol. Potentiel Ces plantes pourraient représenter un potentiel pertinent pour le développement d'énergie alternative en milieu rural. 4.7 Combustible ligneux Etat actuel En 2005 la couverture forestière représentait 9 millions d'hectares ou 15% du territoire. La moitié de cette couverture est la forêt humide, 30% sont des forêts sèches, 20% des forêts épineuses et 3% la mangrove. D'autres types de forêt sont marginaux. The principales plantations à Madagascar sont le pin et l'eucalyptus. Le taux de déforestation à Madagascar est de 0,55% par an sur la période 2000-2005. Il a diminué depuis les années 1990, le taux était de 0,82% par an. Au cours de cette période, la répartition reste généralement la même entre les régions. La déforestation est observée sur toute l'île. Pour limiter la déforestation et préserver la biodiversité malgache, le gouvernement a établi un système national des aires protégées. Tout d'abord, il y a des aires protégées gérées par le Système national des aires protégées (SAPM). Puis, il y a des domaines prioritaires pour l'expansion future du SAPM. Il y a aussi des sites de Gestion Forestière Durable (SGFD), qui représentent les zones forestières contrôlées et gérées de manière durable, des forêts
  • 205. 205 restantes qui peuvent être exploitées librement. Le SGFD représente la forêt gérée de manière durable, tandis que les forêts restantes correspondent à un potentiel de la zone de forêt aménagée. Les expériences et les projets en cours d'exécution a. Cuisson De nombreuses initiatives ont été développées pour le lancement des foyers améliorés à Madagascar. Nous présentons ici le foyer amélioré "Fatana pipa" proposé par BIONERR parce qu’il semble bien adapté aux besoins des régions rurales. Le foyer est essentiellement composé par une cheminée d'argile réfractaire, protégée par un couvercle en tôle et d'une cheminée. Les accessoires peuvent être ajoutés comme une soupape de régulation de l'air. Les schémas ci-après montrent comment fonctionne un Fatana pipa et présente également le côté économique de l’utilisation d’un Fatana pipa. b. Électrification Le CIRAD met actuellement en œuvre un projet ERD (Electrification Rurale Décentralisée) financé par la Facilité pour l'énergie. Il s’agit de mettre en œuvre deux unités ERD dans l'Est de Madagascar. Ces unités fonctionnent avec un système de vaporisation. Le bois est la ressource utilisée pour chauffer. c. Projet de gestion des forêts De nombreux projets basés sur le développement du domaine de l’énergie forestière ont été mis en œuvre et sont toujours en cours pour réduire la surexploitation de la forêt. Le projet Greenmad (GTZ), par exemple, a été mis en œuvre dans le nord avec un succès significatif. L'objectif du projet était de développer une gestion intégrée du domaine de l’énergie forestière, d'où la ressource est pour les consommateurs. Il a eu comme résultats le renforcement de la gestion des forêts, le développement des compétences rurales pour les questions de carbonisation et le renforcement de la chaîne de distribution aux consommateurs urbains. Compte tenu du succès, le projet sera étendu dans les autres régions du pays. D'autres projets similaires ont été mis en œuvre ou sont encore en cours comme le projet SEESO (WWF, CNRIT - Facilité pour l'énergie). Potentiel L’énergie forestière a besoin d’être développée. Elle pourrait améliorer la qualité de la forêt et introduire l'entretien des forêts. Elle offre également la possibilité de développer le marché des sous-produits de l'industrie de transformation du bois. La rentabilité de ce domaine pourrait alors être augmentée. Enfin, la participation des ménages ruraux dans le
  • 206. 206 développement de ce domaine peut leur rapporter des revenus supplémentaires offrant des incitations pour gérer leur forêt de façon durable. 5 Incitations en matière d’ER
  • 207. 207 Les incitations les plus importantes sont les subventions publiques accordées par le biais du FNE (Fonds National de l'Electricité). Conformément à la loi nationale financière de 2011, l'importation d’équipements électriques et / ou de moteurs dédiés à la production d’ER est exempte de taxe. En outre, un allégement des droits de douane a été appliqué sur les mêmes équipements afin de promouvoir et faciliter l'accès aux énergies renouvelables. 6 Défis, contraintes et obstacles au développement des énergies renouvelables D'importantes ressources énergétiques renouvelables existent à Madagascar. Les ressources d’énergie solaires, éolienne, biomasse, les ressources hydrauliques sont abondantes. Elles