• Save
Roland H. Amitie
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×
 

Roland H. Amitie

on

  • 563 views

 

Statistics

Views

Total Views
563
Views on SlideShare
561
Embed Views
2

Actions

Likes
0
Downloads
0
Comments
0

1 Embed 2

http://philosophia.over-blog.fr 2

Accessibility

Categories

Upload Details

Uploaded via as Microsoft PowerPoint

Usage Rights

© All Rights Reserved

Report content

Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
  • Full Name Full Name Comment goes here.
    Are you sure you want to
    Your message goes here
    Processing…
Post Comment
Edit your comment

Roland H. Amitie Roland H. Amitie Presentation Transcript

  • Cinquième partie
    Le traité de l’amitié
    L’Ethique à NicomaqueAristote
  • Aristote (384-322 av. J.C), philosophe grec, fut le précepteur d’Alexandre le Grand et le fondateur à Athènes du Lycée, où naquit l’école péripatéticienne.
    Son système repose sur une conception rigoureuse de l’Univers.
    Aristote est l’auteur d’un grand nombre de traités de logique, de politique, de biologie, de physique et de métaphysique. Il est le fondateur de la logique formelle.
    L’auteur
  • L'Éthique à Nicomaqueest, avec l'Éthique à Eudèmeet la Grande Morale l'un des trois principaux livres exposant la philosophie morale d'Aristote. Cet ouvrage se comprend comme un traité pratique qui doit guider l'homme vers le bonheur (le souverain bien) et le citoyen vers le bien commun de la Cité.
    Éthique et politique sont en effet inséparables chez Aristote: la vertu, n'étant possible que dans le cadre de la cité, est une faculté essentiellement politique.
    Aristote théorise aussi dans ce livre la justice (livre V), la prudence (livre VI), l'amitié (livre VIII).
    Présentation de l’œuvre
  • Plan de l’œuvre
  • « L’amitié est une vertu, ou ne va pas sans vertu ».
    Que l’on soit riche ou pauvre, l’amitié s’impose comme condition nécessaire pour mener une vie heureuse. En effet, à quoi servirait la prospérité sans la possibilité de répandre des bienfaits? De même, dans la pauvreté, l’amitié constitue l’unique refuge.
    Bien plus qu’une condition nécessaire, l’amitié est aussi une « chose noble ».
    I. Valeur de l’amitié (philia)
    « Il n’y a aucune différence entre un homme bon et un véritable ami ».
  • II. Ce qui est objet d’amitié
  • L’amitié est différente de l’attachement que l’on peut ressentir pour les « choses inanimées ». En effet, il n’y a pas d’attachement en retour, et donc pas de réciprocité, nécessaire pour provoquer l’amitié. Ainsi, on ne peut parler d’amitié qu’entre deux êtres.
    Quelques précisions sur le schéma précédent
    « Tout ne provoque pas l’amitié, mais seulement ce qui est aimable, c’est-à-dire ce qui est bon, agréable ou utile. »
  • Des trois objets provoquant l’amitié découlent trois espèces d’amitiés. Ainsi, chacun souhaite que l’autre devienne plus utile, plus plaisant ou plus vertueux.
    III. Les espèces d’amitié
    éphémère
    durable
  • L’amitié fondée sur la vertu est sans doute la plus durable car la vertu est une disposition stable.
    De plus, l’utile et le plaisir n’impliquent pas nécessairement la vertu, tandis qu’une amitié vertueuse apportera utilité et plaisir.
    IV. L’amitié fondée sur la vertu
    « La parfaite amitié est celle des hommes vertueux et qui sont semblables en vertu »
  • V. L’égoïsme (ou philautie) et ses différentes espèces
  • Selon Aristote, l’homme de bien aime plus que tout l’esprit (le noûs) qui est en lui. Il se complaît dans cette partie supérieure et devient donc égoïste. Il existe ainsideux types d’égoïsme.
    Aristote nuance ce schéma
  • En réponse à la question « doit-on faire passer avant tout l’amour de soi-même ou l’amour des autres ? » :
    L’homme vertueux a donc le droit, et le devoir, de s’aimer lui-même, car il trouvera du profit en pratiquant le bien, et il en fera bénéficier les autres.
    L’homme vicieux, au contraire, ne doit pas s’aimer lui-même, car il causera du tort à la fois à lui-même et à ses proches.
    Chez l’homme vicieux, il y a un désaccord entre ce qu’il doit faire et ce qu’il fait, alors que l’homme de bien, ce qu’il doit faire, il le fait aussi, puisque « l’intellect choisit ce qu’il y a de plus excellent pour lui-même, et que l’homme de bien obéit au commandement de son intellect ».
    En effet, l’intellect (le noûs), est ce qui nous différencie d’un simple animal, et, s’il participe au divin, on en déduit que son exercice attentif et respectueux est amour de soi et, au-delà, amour du divin. L’amour de Dieu est alors inséparable d’une suprême philautie (le bon égoïsme).
  • Or Aristote souligne que « l’homme est un être politique et naturellement fait pour vivre en société ». Il en arrive à la conclusion qu’ «il faut à l’homme heureux des amis ».
    VI. Si l’homme heureux et sage a besoin d’amis
    « On prétend que ceux qui sont parfaitement heureux et se suffisent à eux-mêmes n’ont aucun besoin d’amis »
    Selon ce schéma, l’homme peut donc se passer d’amitié, mais seulement dans la cas d’une amitié basée sur l’utilité ou le plaisir.
    Qu’en est-il de l’amitié fondée sur la vertu?
  • L’homme est heureux dans l’activité
    Quel rôle joue l’amitié dans ce schéma? Il est plus facile de reconnaître la vertu chez l’autre que chez soi.
  • L’œuvre d’Aristote a marqué la philosophie et la théologie chrétiennes du Moyen Âge et de la Renaissance, et a joué un rôle décisif dans les débuts de la science et de la philosophie de l’Islam.
    Ainsi, dans ses Essais, Montaigne fera l’éloge de l’amitié parfaite qui le liait à Etienne de la Boétie: « Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je répondrai: parce que c’était lui, parce que c’était moi ».
    De même, dans son Commentaire de l’Ethique, Saint Thomas d’Aquin écrit: « L’ami d’un homme est comme un autre soi-même, les actions de son ami sont comme les siennes propres », ce qui rejoint directement la conclusion d’Aristote quant à l’amitié.
    L’influence d’Aristote