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Lyon, histoire et patrimoine
 

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    Lyon, histoire et patrimoine Lyon, histoire et patrimoine Document Transcript

    • Lyon, histoire et patrimoineLyon est une ville située dans le sud-est de la France, au confluent du Rhône et de la Saône. Cest le chef-lieudu département du Rhône et de la région Rhône-Alpes. Ses habitants sappellent les Lyonnais.Lyon est en situation de carrefour géographique, au nord du couloir naturel de la vallée du Rhône (qui sétendde Lyon à Marseille). Située entre le Massif central à louest, et le massif alpin à lest, la ville de Lyon occupe uneposition stratégique dans la circulation Nord-Sud en Europe. Lyon se trouve à 470 km de Paris, 320 km deMarseille, 160 km de Genève, 280 km de Turin, 630 km de Barcelone. Ancienne capitale des Gaules au sein delEmpire romain, Lyon est le siège dun archevêché dont le titulaire porte le titre de primat des Gaules. Lyondevint une ville de foire à partir du Moyen Âge, puis une place financière de premier ordre de la Renaissance à lafin du xixe siècle. Sa prospérité économique a été portée successivement par le monopole de la soie, puis parlapparition des industries notamment textiles et chimiques.Lyon est historiquement une ville industrielle, et accueille de nombreuses industries pétrochimiques le long duRhône, dans le couloir de la chimie. Après le départ et la fermeture des industries textiles, Lyon sestprogressivement recentrée sur les secteurs dactivité de techniques de pointe, telles que la pharmacie et lesbiotechnologies aux côtés de Grenoble. Lyon est également la deuxième ville étudiante de France, avec quatreuniversités (Claude Bernard Lyon 1, Lumière Lyon 2, Jean Moulin Lyon 3 et lUniversité catholique de Lyon) etplusieurs grandes écoles (École centrale de Lyon, CPE Lyon,École catholique darts et métiers, EMLYONBusiness School, ENS Lyon, CNSMD de Lyon, Sciences Po Lyon, ENTPE, INSA, etc.). Enfin, la ville a conservéun patrimoine architectural important allant de lépoque romaine au xxe siècle en passant par la Renaissance et,à ce titre, les quartiers du Vieux Lyon, de la colline de Fourvière, de la Presquîle et des pentes de la Croix-Rousse sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de lUNESCO.Par sa population, Lyon constitue la troisième commune de France, avec 479 803 habitants en 20092. Lyon estville-centre de la 3e unité urbaine de France, laquelle comptait 1 521 030 habitants en 20083et de la 2e aireurbaine (2 142 732 habitants en 2009)4 de France. Selon le critique littéraire dentre-deux-guerres, AlbertThibaudet, « Si Paris est la capitale de la France, Lyon est la capitale de la province ». Préfecture de la régionRhône-Alpes, la ville de Lyon exerce une attraction dimportance nationale et européenne, et bénéficie ces deuxdernières décennies dun afflux de population. Avec une population légale de 1 310 096 habitants au 1er janvier2008, la communauté urbaine du Grand Lyon est la plus peuplée de France5 (Paris et sa banlieue nétant pasorganisées en communauté urbaine).Histoire de la ville[modifier]Articles détaillés : Histoire de Lyon et Lugdunum.Lhistoire de Lyon est très riche18, son lieu a été occupé dès la Préhistoire mais la première ville date de laRome antique. Une citation de lhistorien Fernand Braudel résume à elle seule la complexité de lhistoire deLyon :« Le destin de Lyon n’est pas plus simple que celui du fleuve. Toute ville, sans doute, est un être compliqué,Lyon plus qu’une autre, qui frappe l’historien par sa richesse, ses brusques transformations, ses originalités,voire ses étrangetés. Elle n’est pas la même d’un siècle au siècle suivant et, plus contrainte qu’allant de sonplein gré, elle passe sans fin d’une originalité à une autre. Elle est, à elle seule, un difficile problème de l’historiende France, peut-être le problème clef, sûrement l’indicateur clef19. »Préhistoire et Antiquité[modifier]Statue de Lucius Munatius Plancus, fondateur de Lyon.Maquette de Lugdunum, ancienne capitale des Gaules conservée au musée gallo-romain de Fourvière.Du Néolithique jusquau second âge du fer, les différentes découvertes de nombreuses traces dhabitat etdobjets en tout genre attestent lexistence dun relais de commerce de vin entre le littoral méditerranéen et lenord (vie siècle). En labsence dartéfacts plus élaborés, on ne peut à ce stade parler de village ou de ville20. Surla colline de Fourvière, on a retrouvé des milliers damphores. Il est probable quil sagisse dun lieu où les chefsgaulois se rassemblaient pour festoyer en lhonneur du dieu Lug.Capitale des Gaules[modifier]Lucius Munatius Plancus fonde la ville sous le nom de Colonia Copia Felix Munatia Lugdunum en 43 av. J.-C.21. Les débuts de la colonie sont mal connus. Elle nest pas pourvue de muraille, tout au plus une levée de terrelentoure avec fossés et palissades à limage des camps romains22. Mais la ville de terre et de bois laisse laplace à des bâtiments aux soubassements en maçonnerie de pierres23. Lessor de la cité est rapide du fait deson emplacement éminemment stratégique. Le nom de la cité évoluera en Colonia Copia Lugdunum. En -27, legénéral Agrippa, gendre et ministre dAuguste, divise la Gaule. Lugdunum devient la capitale de la province deGaule lyonnaise et le siège du pouvoir impérial pour les trois provinces gauloises, et devient la Caput Galliarum,
    • la « Capitale des Gaules ». Dès -19, Auguste aménage le réseau urbain, qui accueille les quatre voies ouvertes àtravers la Gaule à partir de Lugdunum24. La ville avec la venue des différents empereurs successifs, vasagrandir, sembellir et senrichir. Deux empereurs romains sont nés à Lyon : Claude, né en10 av. J.-C. etCaracalla, né en 186. En 64, les notables de Lugdunum ont connaissance de l’incendie qui a ravagé Rome, etenvoient quatre millions de sesterces d’aide pour la reconstruction. L’année suivante, en 65, Lugdunum estvictime d’un terrible incendie ; Néron fait à son tour un don de quatre millions de sesterces à Lugdunum pour sareconstruction25.La position clé de Lugdunum, au confluent de lArar (Saône) et du Rhodanus (Rhône), en fait un important portfluvial. Cest aussi un nœud routier, relié au sud de la Gaule (la Narbonnaise), à lAquitaine, la Bretagne,laGermanie et bientôt lItalie. Cette double position met Lugdunum en contact avec lensemble de lEmpire. Sonstatut de colonie romaine accordé par le Sénat et le rôle de capitale des Gaules favorisent lessor de la ville.Sous les Flaviens (de 69 à 96), puis sous les Antonins (de 96 à 192), Lugdunum prospère, et connaît la paix, àlinstar du monde romain. Sa population est estimée entre 50 000 et 80 000 habitants26, ce qui en fait lunedes plus grandes villes de la Gaule avec Narbo Martius (Narbonne). La ville sétale principalement sur quatrezones particulièrement délimitées : la ville haute (lieu où a été fondée la colonie originelle), le bourg celtique deCondate, les Canabae et la rive droite de la Saône, en contrebas de la ville haute. Les nécropoles sont situées lelong des voies daccès à la cité.Déclin[modifier]Sous les Sévères (193-235), la ville va commencer à décliner en raison des martyrs chrétiens et des querellesde successions27.À la fin du iiie siècle lors des réorganisations de la Tétrarchie, Lugdunum perd son rang de capitale des Gaulesen 297, au profit de Trèves, plus proche de la frontière du Rhin. Lugdunum nest plus que le siège administratifde la petite province de Première Lyonnaise (Lyonnais, Bourgogne et Franche-Comté). Dans les premièresannées du ive siècle, la cité reçoit le coup de grâce28. Les pouvoirs municipaux nont plus les moyens desurveiller les aqueducs et leurs indispensables tuyauteries de plomb. Une quelconque bande de pillards aura tôtfait de voler ce fabuleux trésor. Cest ce qui arrive un jour, bien que lon ne connaisse pas lannée exacte. Lafière cité haute se voit privée de son alimentation en eau et les habitants sont contraints de descendre vers laSaône pour trouver une source pérenne : la colline de Fourvière est désertée. Du jour au lendemain, lopulentecité se voit réduite à néant. Seuls deux endroits sont susceptibles de satisfaire cette demande nouvelle desécurité contre les pillards et les troubles politiques : lîle Saint-Jean, dont le bras occidental ne sera combléquau milieu du ive siècle, et le secteur des Canabae, où lon sait quon continue, vers 360, à embellir desdemeures du quartier29. Ce drame préfigure le Lyon médiéval, où ce nouvel embryon urbain deviendraprogressivement le cœur historique de la cité (Vieux Lyon), ce quil est toujours aujourdhui. La campagnealentour traverse une période de troubles attestée par la découverte de plusieurs trésors monétaires (enfouisdans le sol par leur propriétaire).En 437, des tribus germaniques burgondes sont installées en Savoie et Romandie comme troupes auxiliairespar le général romain Aetius après la destruction de leur royaume de Worms par les Huns. En avril 457, legénéral romain Ægidius, envoyé par lempereur Majorien, reprend provisoirement la ville aux Burgondes. Ceux-cilenlèvent à nouveau, et en font une capitale de leur royaume en 461, avec Vienne et Genève30. Le 4septembre 476 marque la fin de lEmpire romain, avec labdication de lempereur Romulus Augustule. Àlautomne 840, le forum de Fourvière sécroule, les colonnes roulent jusquaux pieds de la colline31. Vers 1080,la construction du pont sur la Saône marque le début de lutilisation du site antique comme carrière de pierresavec, par exemple, la construction de la basilique Saint-Martin dAinay, ou du pont de la Guillotière.Christianisation et Moyen Âge[modifier]Armes du Primat des GaulesSeulement un siècle après la mort de Jésus-Christ, des chrétiens venus du Levant sy installent. Saint Pothin etSainte Blandine figurent parmi les premiers martyrs, morts en 177 sous le règne de Marc Aurèle dans unepériode incertaine pour lEmpire, marquée par la peste et les invasions barbares. Saint Irénée, successeur deSaint Pothin, est lun des premiers théologiens chrétiens. Lyon devient lun des centres intellectuels de lachrétienté, illustré au ve siècle par Sidoine Apollinaire32.La ville, au centre du royaume des Burgondes de 470-474 à 534, puis du royaume de Bourgogne, est un foyerde la renaissance carolingienne, sous limpulsion de son archevêque Leidrade, ami dAlcuin, du diacre Florus,puis dAgobard33. Après le traité de Verdun et la succession de Charlemagne, la ville revient, avec le royaumede Bourgogne amputé de la Basse Bourgogne, futur duché de Bourgogne, à Lothaire, comme le reste de la riveorientale de la Saône34. Lyon devient dès lors une ville de Francie médiane. Elle restera, au cours desdémantèlements successifs du royaume, du côté de la Haute-Bourgogne. Aux ixe et xe siècles, Lyon est victimede raids et de pillages : les Normands remontent le Rhône, et, en 911, les Hongrois ravagent la Bourgogne.
    • Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Merci dajouter en note des références vérifiables ou lemodèle {{Référence souhaitée}}.La ville revint, en 1032, de même que lensemble du Royaume dArles (Royaume de Bourgogne), au Saint-Empire romain germanique. À la Renaissance, Lyon connut, en raison de son commerce de la soie, un fortrenouveau de croissance. En 1310, la ville fut occupée par les troupes françaises. La peste la ravagea en 1348.Agobard de Lyon sauvant des accusés lors de lépisode des « navires »La ville, bien que restant modeste par sa taille, rayonne sur le plan religieux. Tandis que larchevêque de Lyonest élevé au rang de Primat des Gaules par le pape Grégoire VIIdès 1078, le marchand lyonnais Pierre Valdo semet, vers 1170, à prêcher la pauvreté évangélique après avoir vendu tous ses biens. Dabord toléré, puissuspecté dhérésie, il est excommunié en 1184 par le pape Lucius III. Ses partisans fuient Lyon, après avoirincendié la trop luxueuse église de Saint-Nizier, et deviennent lÉglise vaudoise. De nos jours, Lyon est toujoursune ville dimportance majeure pour les vaudois. La ville accueille deux conciles, en 1245 et 1274, et lecouronnement de deux papes : Clément V etJean XXII. Le prince-archevêque exerce les pouvoirs laïque etreligieux sur la ville, au détriment du roi de France ou de la Maison de Savoie.Pendant la guerre de Cent Ans, Lyon reste fidèle aux rois de France, mais bien quépargnée, la ville vit dans lapeur. Imbert de Grôlée, sénéchal de Lyon, sillustre dans la bataille dAnthon et protège Lyon desBourguignonset des orangistes. À partir de Louis XI, les rois de France en font le centre des activités françaises en Italie. Lyonprofite ainsi très tôt du développement économique et culturel italien. Cest à cette époque que Lyon obtient lesfranchises pour ses quatre foires annuelles.Renaissance et Guerres de religions[modifier]Brocart de soie lyonnaiseCest lâge dor de la ville, économiquement elle se développe surtout à partir du xvie siècle avec la venue debanquiers florentins, de marchands attirés par les franchises royales et la tenue de quatre foires par an,linstallation dimprimeurs, et le maintien de liens commerciaux avec lAllemagne. La poésie y brille grâce àlécole lyonnaise. Le commerce de la soie se développe particulièrement, par le travail des canuts, les ouvriersen soie. Ceux-ci influencent également larchitecture, car ils ont besoin de pièces de plus de 4 mètres sousplafond pour y loger leurs métiers à tisser. De cette époque restent de nombreux immeubles de styleRenaissance, témoins de la richesse dune ville qui atteint une envergure européenne.Articles détaillés : Histoire de limprimerie à Lyon et Histoire de la soie à Lyon.À cette époque la ville est extrêmement prospère. Cest la première place bancaire européenne, devantGenève[réf. nécessaire], et lune des plus grandes cités européennes. Le nombre de langues parlées y est trèsimportant, ce qui lui vaut le surnom de « Myrelingues » (mille langues). La Cour y réside à de nombreusesreprises, et le roi François Ier envisage très sérieusement de sy sédentariser et donc de faire de Lyon sa capitalemais il retournera finalement au Louvre à Paris, après la mort accidentelle de lun de ses fils. À lavènementdHenri II, Lyon est au faîte de sa puissance. Cest la deuxième ville la plus peuplée du royaume avec ses50 000 habitants. La présence fréquente des derniers rois a entraîné une activité économique et culturelleintense. Cependant lendettement est énorme et la vie des gens simples reste difficile (la Grande Rebeyne,révolte de la faim qui eut lieu le 18 avril 1529) vont signer un lent déclin.Mais les guerres de religion vont déchirer la ville, elle sera marquée notamment par lexpédition du baron desAdrets en 1562, qui organise des massacres de catholiques, des pillages et des destructions dédifices religieux(les églises Saint-Just et Saint-Nizier, labbaye dAinay, le monastère de Saint-Irénée, les statues de lacathédrale St-Jean). La ville mettra du temps à sen remettre et ne retrouvera pas le prestige antérieur : laplupart des imprimeurs ont émigré à Genève ; de même, les grandes familles bancaires fuient Lyon à cetteépoque pour ny jamais revenir (la ville abrite 75 banques italiennes en 1568, mais seulement 21 en 1597).Les xviie et xviiie siècles[modifier]La Saône à Lyon au xviiie siècleAu cours des deux siècles dabsolutisme royal, ladministration de la ville passe entre les mains des officiersroyaux : dabord les gouverneurs (recrutés notamment dans la famille Villeroy), puis lorsque ceux-ci résiderontplus souvent à la Cour quen province, les Intendants (voir également la Liste des Prévôts des marchands deLyon).À partir des années 1630, La tolérance règne et est même soutenue par larchevêque Camille de Neuville deVilleroy sous son épiscopat (1653-1693). Vers 1630, sous limpulsion du collège des jésuites (actuel lycéeAmpère), Lyon devient un centre intellectuel de la République des Lettres. La richesse des notables lyonnais en
    • fait des amateurs éclairés de tableaux, médailles, et livres. La ville sembellit avec la construction de lhôtel deville, Lyon bénéficie des largesses royales grâce à sa fidélité à la couronne lors de la Fronde.Dans le dernier quart de ce siècle, la fabrique de soie accapare lessentiel des forces économiques de la ville audétriment du négoce et de la banque, laissés aux étrangers, Genevois, Lombards, Toscans et Suisses.Au xviiie siècle, la ville de Lyon est à létroit dans ses frontières historiques. En effet, la ville se limite à lactuellepresquîle et au Vieux-Lyon. Les pentes de Fourvière et de la Croix-Rousse sont inconstructibles, car il sagit deterrains appartenant à lÉglise, et la rive gauche lest également dans sa grande majorité (à lexception dufaubourg de la Guillotière) car elle est située en zone inondable (Brotteaux). Cest ce qui explique la propensiondes immeubles lyonnais de lépoque à gagner en hauteur.Deux personnes vont mettre en place des plans pharaoniques pour agrandir la ville de Lyon. Morand, toutdabord, prévoit dassécher une partie des marais de la rive gauche et de lotir ces terrains suivant un plan endamier. Il relie ce nouveau quartier à la Presquîle par un pont, le pont Morand. Le deuxième projet est celui dePerrache, qui projette de doubler la surface de la presquîle en létendant au sud. Il mettra ce projet à exécution,mais neut pas le temps de le lotir et le quartier projeté ne fut pas construit.Le xviiie siècle lyonnais est marqué par deux inventions majeures qui furent testées chacune en 1783 : le bateauà vapeur et la montgolfière.La Révolution française et lEmpire[modifier]Le siège de Lyon en 1793Article détaillé : Soulèvement de Lyon contre la Convention nationale.Sous la Constituante, Lyon devient chef-lieu du département de Rhône-et-Loire, qui sera scindé en deux aprèslinsurrection lyonnaise.Pendant la Révolution française, Lyon prend en 1793 le parti des Girondins et se soulève contre la Convention.La ville subit un siège de plus de deux mois avant de se rendre. La répression de la Convention est féroce. Le12 octobre 1793, le conventionnel Barère se vante de son succès en ces termes : Lyon fit la guerre à la liberté,Lyon nest plus. Lyon prend ainsi le nom de Ville-affranchie. Plus de 2 000 personnes sont fusillées ouguillotinées, et plusieurs riches hôtels particuliers autour de la place Bellecour détruits, tout comme le châteaude Pierre Scize.Le 21 août 1794, la Convention nationale envoie à Lyon deux représentants, Louis Joseph Charlier et Pierre-Pomponne-Amédée Pocholle, pour réorganiser la ville et le département après les excès de la répression. Ilsobtiendront notamment que la ville reprenne son nom.La prise de pouvoir par Bonaparte est perçue favorablement, comme la fin de la période noire et le retour à lapaix civile. Le Consulat et lEmpire favorisent lindustrie de la soierie et portent intérêt aux inventionsdeJacquard. Bonaparte fait désigner son oncle Joseph Fesch au siège archiépiscopal en 1802.En 1804, est lancé un projet de palais impérial à Lyon (comme dans les autres grandes villes de France). En1811, une lettre du duc de Cadore, alors ministre dÉtat, précise : « le palais impérial sera élevé sur la garedeau, le jardin sera dans la presquîle, entre les deux fleuves, jusquau pont de la Mulatière ». Mais le projetnaboutira jamais35.Lyon accueille favorablement Napoléon 1er lors de son retour de lîle dElbe (voir Cent-Jours) le 10 mars 1815.Ce dernier dira, avant de repartir vers Paris : « Lyonnais, je vous aime »36. Ce dernier décida même de faireconstruire un palais impérial au niveau de Perrache dans le but davoir une résidence dans le quart sud-est de laFrance, mais les finances de lÉtat étaient à court dargent pour cause des récentes guerres dans toutelEurope.Cet accueil vaudra à Lyon une réaction royaliste lors de la seconde Restauration.La Restauration et la Monarchie de Juillet[modifier]Article détaillé : révolte des Canuts.La révolte des ouvriers de la soie, les canuts en 1834Grâce aux compétences héritées de la soie, la ville entre dans la révolution industrielle avec lindustrie textile.Elle devient au xixe siècle une importante ville industrielle, en grande partie grâce aux canuts.La ville est reliée à Saint-Étienne par lune des premières voies ferrées au monde (la première ligne de transportde voyageurs en France) par lingénieur Marc Seguin de 1827 à 1832. La mécanisation entraîne de nombreusesluttes sociales avec des crises insurrectionnelles, comme la révolte des Canuts en 1831.Limplantation du métier à tisser de Jacquard marqua lessor dune culture sur les systèmes mécaniquescomplexes. Les inventions de la machine à coudre par Thimmonier et, ultérieurement celle du cinéma par lesfrères Lumière sont redevables des astuces mécaniques du métier à tisser enchaînant des séries dactionssuccessives, dont les progressions de bande par à-coup.Le Second Empire[modifier]
    • Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Merci dajouter en note des références vérifiables ou lemodèle {{Référence souhaitée}}.Lyon en 1869 depuis la Croix-RousseLors de la fête de lImmaculée Conception du 8 décembre 1852 débute la coutume des lampions aux fenêtres.L’histoire du 8 décembre est intimement liée à l’histoire religieuse lyonnaise.En 1850, les autorités religieuses lancent un concours pour la réalisation d’une statue, envisagée comme unsignal religieux au sommet de la colline de Fourvière. Un an plus tard, ce concours est remporté par le sculpteurlyonnais Fabisch, et la date du 8 septembre 1852 est choisie pour son inauguration. Mais au mois d’août, laSaône sort de son lit et envahit le chantier où la statue doit être réalisée.L’inauguration est donc reportée au 8 décembre, fête de lImmaculée Conception. Le jour même, les journauxannoncent le programme de la soirée et toute la ville se prépare pour l’événement. Quelques-uns prévoientmême d’illuminer les façades de leurs habitations à l’aide de bougies. Mais le mauvais temps va à nouveaucontrarier les réjouissances, contraignant les autorités religieuses à remettre l’inauguration au 12 décembre.Malgré ce contrordre, l’enthousiasme des Lyonnais ne fut pas éteint.Dès 18h, les premières fenêtres s’allument, et à 20h, la ville entière est illuminée. Une grande partie de lapopulation descend dans la rue, joyeuse et attendrie, s’étonnant de ce geste spontané et communicatif. Lesautorités religieuses suivent le mouvement et la chapelle de Fourvière apparaît alors dans la nuit.Plan des projets réalisés sur la Presquîle de Lyon en 1863Ce soir-là, une véritable fête est née ! Chaque année désormais, le 8 décembre, les Lyonnais déposent deslumignons à leurs fenêtres et se retrouvent pour déambuler dans les rues de la ville.Sur le plan économique, Lyon est encore la première place financière française, ce quillustre la création duCrédit lyonnais en 1863, par Henri Germain. La modification de la structure économique qui va intervenir sousce régime va remettre en cause cette prééminence à lavantage de Paris. Toutefois la ville senrichit réellementsous le Second Empire, avec la poursuite de la révolution industrielle, notamment grâce aux capitaux lyonnaisinvestis dans les usines et mines de la région stéphanoise. Lindustrie chimique se diversifie et le textile esttoujours aussi florissant.Lyon au xixe siècleÀ linstar du baron Haussmann à Paris, Claude-Marius Vaïsse, maire de Lyon et préfet du Rhône, est à loriginedune mise en place dune politique de Grands Travaux : en 1848, le tissu urbain de la presquîle est considérécomme obsolète. Deux grandes percées sont réalisées pour aérer cet espace : la rue Impériale (rue de laRépublique) et la rue de lImpératrice (rue de lHôtel de Ville, puis rue Président-Herriot). Des places sontégalement créées : la place Impériale (place de la République) et la place des Cordeliers.Cest également à cette époque que le parc de la Tête dOr est aménagé sur la rive gauche. Il sagit dunmagnifique parc de 116 hectares.Enfin, Lyon est dotée dune grande gare, la gare de Perrache, reliant les voies ferrées en provenance de Saint-Étienne (dès 1832 achèvement du tronçon Givors-Lyon qui permet dès lors la liaison Saint-Étienne-Lyonpremière ligne de transport de voyageurs de France). La gare de Perrache permet aussi la liaison Paris-Lyon-Méditerranée. Elle crée aussi une coupure au milieu de la Presquîle.Lyon contemporain[modifier]Le début du siècle dernier est marqué par le mandat dÉdouard Herriot (1905-1957), dont les grands projetsdurbanisme, mis en œuvre par Tony Garnier, conduisent à laménagement du quartier des Brotteaux, autour dela gare du même nom et du grand lycée du Parc, désormais emblématique du rayonnement intellectuel de laville. Dans le quartier de Gerland la Grande Halle (auj. halle Tony-Garnier) et le stade de Gerland, édifié en 1914et originellement prévu pour les jeux Olympiques de 1924 (qui se déroulèrent finalement à Paris). À Monplaisirest construit lhôpital de Grange-Blanche (1910) qui devait remplacer le vieil Hôtel-Dieu. Après la premièreguerre mondiale, dautres projets vont être réalisés : Lhôpital de la Charité est détruit, laissant sa place à laposte centrale et à une place en continuité de la place Bellecour (auj. Place Antonin-Poncet). Le quartier desÉtats-Unis, quartier fortement inspiré de la cité idéale rêvée par Tony Garnier, est construit dans le VIIearrondissement (cette partie de larrondissement deviendra plus tard le VIIIe).Durant la Seconde Guerre mondiale, étant située en zone libre jusquen 1943, et très proche de la ligne dedémarcation, la ville accueille les réfugiés et devient un foyer de résistance. Les traboules, très liées à lhistoirede Lyon, y contribuent beaucoup car elles permettent de fuir la Gestapo facilement. Jean Moulin est capturé àCaluire, dans sa banlieue. La ville est bombardée le 26 mai 1944 par laviation alliée, peu avant sa libération le 3septembre 1944 par la 1re DFL et les FFI37. Le Centre dhistoire de la résistance et de la déportation, ancien
    • siège de la Gestapo (voir Klaus Barbie, Paul Touvier), rend aujourdhui hommage à ce passé. Lyon dailleurspossède le titre de « capitale de la Résistance », un titre glorieux décerné par le général de Gaulle le14 septembre 1944, quelques jours après la libération de la ville. Le Tata sénégalais de Chasselay, un cimetièremilitaire édifié en 1942, rend hommage à laction des tirailleurs sénégalais pour la défense de Lyon en juin 1940.Le mandat du successeur dÉdouard Herriot, Louis Pradel, est marqué par laménagement en autoroute desquais rive droite du Rhône, la construction du quartier de la Duchère, du centre déchanges de Perrache, duquartier de la Part-Dieu, du tunnel de Fourvière, du musée gallo-romain et du métro de Lyon notamment.La ville est ensuite dirigée : ■ par Francisque Collomb qui pendant ses deux mandats (1976-1989) fut à lorigine de quelques grandes réalisations lyonnaises : la réhabilitation de la halle Tony Garnier, la création dEurexpo, du pont Winston Churchill, de la gare de la Part-Dieu, la venue dInterpol, la rénovation du palais de justice, le lancement de la cité internationale et du palais des Congrès ; ■ par Michel Noir (ancien Ministre du Commerce extérieur), qui durant son mandat (1989-1995) rénova lOpéra de la ville, la place des Célestins et la place des Terreaux, nomma « Grand Lyon » la Communauté urbaine de Lyon38, initia le plan lumière qui met en valeur les bâtiments de la ville la nuit et organisa le Championnat du monde déchecs 1990 ; ■ et par Raymond Barre (ancien Premier Ministre), qui favorisa entre 1995 et 2001 la création à Lyon du forum mondial des sciences de la vie « Biovision », linstallation des Écoles Normales supérieures dans le quartier de Gerland, accueillit à Lyon en 1996 le22e sommet du G7 (en)39 et réussit à faire classer en 199840 427 ha de sa ville au patrimoine mondial de lhumanité par lUNESCO.Gérard Collomb est élu à la mairie en 2001 puis réélu au 1er tour en 2008. Il aménage les berges du Rhône,dote lagglomération lyonnaise dun système de location de vélos en libre service (Velov) et entamelaménagement du quartier de la Confluence sur lequel des berges sont créées fin 2009, le long de la Saône, duconfluent jusquau bassin nautique relié à la Saône (inauguré en juin 2010). Il a aussi lancé plusieurs projets detour dans la quartier de la Part-Dieu (3e arrondissement) notamment la tour Oxygène et la futur tour Incity.Nombres dautres projets sont en cours détude la tour Eva, Silex 2, Icade et bien dautres ...