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P A G E 1 1Echanges dans la salleLa discussion s’est engagée sur les modalités d’intégration de la thématique envi-ronneme...
N A T U R E S A N S F R O N T I È R E S P A G E 1 2Au vue de la qualité des interventions et des échanges pendant chaque p...
Journée de terrain, 30 avril 2013 :Site transfrontalier du Somport-CandanchuP A G E 1 3N A T U R E S A N S F R O N T I È R...
 La Journée européenne de la coopération des Parcs naturels a permis de mettre en exergue les coo-pérations abouties, les...
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  1. 1. Compte-rendu du projet Nature Sans FrontièresLe projet Nature Sans frontières s’est déroulé les 29 et 30 Avril 2013. Ce projet, inté-grant à la fois les Parcs Nationaux et les Parcs Naturels Régionaux, organisé par l’Asso-ciation pour la coopération transfrontalière et interrégionale (ACTI), a permis à diffé-rents professionnels des Parcs Naturels de présenter leurs politiques de coopérationque ce soit au niveau local, interrégional et/ou transfrontalier.Par le projet Nature Sans Frontières l’association souhaitait impulser la coopérationentre les Parcs Naturels en créant un réseau d’acteurs ainsi que par la mise en com-mun et la mise en valeur de bonnes pratiques de différentes coopérations déjà abou-ties et la sensibilisation du grand public à cette problématique.L’évènement s’est décliné sur deux journées : Le 29 Avril était organisée la Journée européenne de la coopération desParcs naturels, au sein du Conseil Général des Pyrénées Atlantiques, visant àprésenter les différentes coopérations, les projets de coopération et à impul-ser des échanges entre professionnels. Le 30 Avril était organisée une visite de terrain sur le site transfronta-lier du Somport-Candanchu, station de ski franco-espagnole située au seindu Parc National des Pyrénées, pour mettre en avant un exemple de coopéra-tion entre les Parcs Naturels.Les 29 et 30 Avril 2013
  2. 2. P A G E 2Séance d’ouverturePhilippe ZAVOLIMme ABADIE, Présidente de l’Association pour la Coopération Trans-frontalière et InterrégionaleM. ZAVOLI, Directeur de la Faculté Pluridisciplinaire de Bayonne, Anglet,BiarritzM. LABAZEE, Président du Conseil Général des Pyrénées AtlantiquesLucille ABADIE a ouvert la journée de conférences en remerciant l’ensemble desparticipants, intervenants et personnes sans lesquelles la réalisation de l’évène-ment n’aurait pu aboutir en particulier M. Berdou, Directeur du Parc National desPyrénées principal partenaire du projet, et M. Labazee pour l’accueil de la journéede conférences au sein des locaux du Conseil Général des Pyrénées Atlantiques.Philippe ZAVOLI, a rappelé le travail effectué par les étudiants du Master« Coopération Transfrontalière et Interrégionale » tout au long de l’année pour quecette manifestation puisse avoir lieu. Il fut chargé d’être le modérateur lors des dif-férentes séances plénières de la journée.Georges LABAZEE a évoqué que l’organisation de cette journée fait écho aux ren-contres franco-argentines qui se sont tenues au mois de novembre dernier à Biar-ritz. De par la position géographique du département, le Conseil Général a engagédepuis de nombreuses années des actions de coopération transfrontalière sur desthématiques diverses avec l’Aragon, la Navarre et l’Euskadi. De même, le ConseilGénéral a entrepris une politique ambitieuse dans le domaine de la coopérationdécentralisée en particulier en Afrique et en Argentine.Lundi 29 Avril :Journée européenne de la coopérationdes Parcs NaturelsN A T U R E S A N S F R O N T I È R E S
  3. 3. P A G E 3N A T U R E S A N S F R O N T I È R E SAndré Berdou a tout d’abord rappelé que le Parc national des Pyrénées (PNP) a depuis sa créa-tion en 1967, entretenu des relations avec le Parc d’ Ordesa-Mont Perdu (PNO) avec lequel il estfrontalier. Cette relation se manifeste notamment par la participation du Parc national des Pyré-nées au Conseil d’administration du Parc d’Ordesa et en retour, le Parc d’Ordesa assiste auConseil scientifique du Parc des Pyrénées. Depuis une loi de 2006, le Parc prend en compte ledéveloppement économique de la Vallée tout en conservant ces missions de protection et d’édu-cation à l’environnement. Sur le plan pratique cette collaboration prend forme par l’intermédiai-re du programme européen POCTEFA destiné à renforcer l’intégration économique et sociale dela zone frontalière pyrénéenne. Les différences de structures administratives des deux paysconstituent un frein aux échanges et mènent à penser qu’il serait souhaitable de travailler en ré-seaux internationaux et transfrontaliers.La thématique centrale de collaboration entre les deux parcs concerne le label Patrimoine mon-dial de l’UNESCO. Celui-ci pose quelques difficultés au Parc National car l’UNESCO n’est pas favo-rable à l’organisation du Festival du Cirque Gavarnie ayant lieu chaque mois de Juillet et regrou-pant environ 200 mille personnes. Celui-ci serait considéré comme étant néfaste pour la protec-tion du site, alors même que d’autres initiatives culturelles au sein d’espace protégés sont orga-nisées et acceptées par l’UNESCO (festival de Rock dans l’enceinte de la citadelle de Vauban àAmiens).Pour conclure, M. Berdou a évoqué le groupement européen de coopération territoriale (GECT)Espace Portalet (entre les Pyrénées Atlantiques et le gouvernement d’Aragon) comme étant unfacilitateur pour que les projets économiques, touristiques et écologiques puissent aboutir plusrapidement.LES PARCS NATURELS :DE NOUVEAUX ACTEURS DE LA COOPÉRATIONTRANSFRONTALIÈRE EN EUROPELa frontière franco-espagnoleM. BERDOU - Président du Parc national des Pyrénées, FranceM. MONTES - Président du Parc national Ordesa-Mont Perdu, Espagne
  4. 4. P A G E 4Echanges avec la salleLa discussion a tout d’abord porté sur une loi espagnole de 2007 dans laquelle le législateur a introduit 5catégories d’espaces protégés. Par la suite, il a été question de la place du réseau Natura 2000 au sein dela collaboration entre le Parc des Pyrénées et celui d’Ordesa. A l’heure actuelle, il n’existe pas de collabo-ration concrète sur les zones Natura 2000. Néanmoins ,M. Berdou a relevé l’importance de la création deces réseaux d’espaces naturels pyrénéens qui prendront en compte les législations franco-espagnoles etles législations européennes.Les deux parcs ont exposé leur volonté de renforcer leur coopération, une question a donc porté sur leséléments manquants qui pourraient contribuer à étendre la coopération. Les politiques du massif encours d’élaboration peuvent donner les moyens aux parcs naturels de coordonner les travaux au niveaudu massif pyrénéen et européen. De surcroit, il est nécessaire d’avoir un véritable soutien politique.Une interrogation a été soulevée sur l’appropriation par les populations d’activités liées au Parcs au ni-veau transfrontalier. Dans le cadre du programme POCTEFA des actions sont menées par la formationdes offices de tourisme des deux côtés de la frontière notamment par des échanges de personnels. Deplus, sont en projet des visites de terrain destinées aux écoliers. Enfin de nombreuses réunions ont étéorganisées auprès des collectivités et des associations afin d’inclure l’ensemble de la société civile dans lecadre de la Chartre du Parc National des Pyrénées.Manuel Montes a tout d’abord présenté le parc Ordesa-Mont Perdu (PNO) dont lescaractéristiques sont similaires à celles du Parc National des Pyrénées (PNP). L’Es-pagne qui compte aujourd’hui 14 Parcs Nationaux est le troisième pays européen aavoir classé un parc sous cette dénomination. Le parc se caractérise par son appar-tenance au réseau Natura 2000, le site Mont-Perdu patrimoine mondial de l’UNES-CO et paysage culturel, le géo parc de Sorbarbe et la réserve de biosphère Ordesa.La coopération franco-espagnole entre les deux parcs nationaux (PNO et PNP) sedécline en trois axes. Grâce la Chartre de coopération un membre du PNP siège deplein droit au sein de l’organe consultatif du PNO, de même un membre du PNOsiège au sein du conseil scientifique du PNP. En octobre 2010 a eu lieu le premierComité directeur conjoint dont la composition et les groupes de travail sont pari-taires et la présidence biannuelle tournante. La coopération se fait aussi par le biaisd’actions communes telles que la rédaction d’un rapport destiné à l’UNESCO. Pourfinir M. Montes a exposé les actions menées dans le cadre du programme POCTFAnotamment par la rédaction commune de documents, tel que la révision du plan dusite faite par le PNP et vérifié par le PNO.Manuel MontesN A T U R E S A N S F R O N T I È R E S
  5. 5. Présentation des processus de coopération des parcs sur les autresfrontièresM. LLORET - Chargé de mission pour la coordination transfrontalière du PNR Scarpe-EscautMme GIRARDET - Chargée de mission parc transfrontalierP A G E 5N A T U R E S A N S F R O N T I È R E SJuan Lloret a présenté lhistoire riche du territoire sur lequel sétend la coopération du parc Scarpe-Escaut.Le parc Scarpe Escaut (France), créé en 1968, est le doyen des Parcs naturels régionaux. Dès 1983, unprotocole daccord est établi entre la Wallonie et le Nord-Pas-de-Calais. En 1996 naît le parc naturel desPlaines de lEscaut (Belgique). Des actions vont se succéder pour donner aux parcs une dimension trans-frontalière. En 2006 est notamment élaboré un diagnostic de territoire transfrontalier qui se concrétiserapar l’approbation de la Charte du Parc à dimension transfrontalière en 2010 donnant naissance au parctransfrontalier du Hainaut. De plus les parcs ont signé une convention de partenariat qui se caractérisenotamment par la gestion commune du parc transfrontalier.Lintérêt de cette coopération réside dans les actions communes des deux parcs telles que la définition decircuits touristiques, la coopération sur la préservation des vergers, la valorisation des produits agricoleslocaux, etc.Le parc du Hainaut est pionner dans la création de parc transfrontalier ainsi M. Lloret a pu nous a fait partdéléments particulièrement utiles pour léventuelle construction dautres parcs transfrontaliers, tels queles avantages (ex : mutualisation des moyens) et des difficultés dune telle coopération (ex : structuresjuridiques différentes). Se pose maintenant la question dune gestion encore plus intégrée du parc trans-frontalier qui consisterait à établir une véritable structure juridique pour sa gouvernance.Anne Girardet a d’abord rappelé le contexte dans lequel s’inscrit le projet de création d’un parc trans-frontalier Franco-suisse autour du Doubs , celui-ci reposant sur la création et la coopération de deuxparcs naturels. Elle a ensuite tenu à faire part à l’assistance de la multitude de projets de coopérationayant déjà été lancé entre le syndicat mixte du Pays horloger et l’association du parc naturel régionaldu Doubs. Les premières collaborations ont été essentiellement axées sur l’environnement et la coo-pération en matière de mobilité et de transport. A cela s’ajoute aussi une étroite collaboration en ma-tière de réglementation douanière, de conception d’itinéraires pédestres, de mise en place de projetsd’interprétation culturelle, ou de mise en place d’un programme de formation touristique et de sensibi-lisation.En dernier lieu, elle a tenu à souligner toute la complexité liée à ce projet. Cela explique d’ailleurs lavolonté sans faille des différents acteurs, d’œuvrer pour une meilleure cohésion.
  6. 6. P A G E 6Echanges avec la salleLa discussion s’est engagée sur la création d’un réseau européen transfrontalier. Enréalité ce réseau existe déjà : Transparknet. Ce réseau regroupe une dizaine de parcstransfrontaliers, situés en Europe centrale et orientale. Le Parc transfrontalier duHainaut, par l’intermédiaire d’un programme INTERREG, est candidat à la labellisa-tion et la certification en tant que parc transfrontalier de la fédération Europarc. Cet-te candidature pourrait permettre à ce réseau de s’élargir à l’Europe occidentale etméridionale.Par la suite, il a été question de la charte transfrontalière qui contient deux actes dis-tincts en France et en Belgique, par conséquent la différence des procédures nationa-les constitue-t-elle un frein à la démarche de coopération et comment y répondre?La charte du Parc est un outil français réglementé, côté belge il a été utilisé le plan degestion qui n’a pas de nature contractuelle. Face au cadre juridique différent, une dé-marche volontariste est donc nécessaire de la part de l’instance délibérative du Parcbelge. De plus, le plan de gestion en cours de renouvellement intègre de nombreuxéléments de la charte.N A T U R E S A N S F R O N T I È R E SAnne Girardet et Juan Lloret
  7. 7. PROTECTION DES ESPACES :UN DÉFI SANS FRONTIÈRES ?P A G E 7N A T U R E S A N S F R O N T I È R E S• La Fédération Europarc : la voix des espaces protégés en EuropeMme SCHULTHEISS - Project development officer, Europarc• Le projet de création d’un observatoire commun transfrontalierM. OSPITAL - Directeur adjoint du Parc national des Pyrénées• La création de Plans Intégrés TransfrontaliersM. OPOLKA - Chef de pôle ingénierie Service Organisation, Parc naturel Régional du QueyrasPetra Schultheiss a présenté la fédération Europarc, organisation non gouvernementale indépendantepour la protection des espaces en Europe. C’est la plus importante organisation d’Europe dans ce domai-ne. Elle regroupe 400 membres dans 36 pays différents. Cette fédération, qui célèbrera son quarantièmeanniversaire en Octobre prochain, comprend des espaces protégés, des parcs nationaux, des administra-tions publiques, des ONG et des entreprises.Europarc met en place pour ses membres des actions de communication, de mise en réseau, de lobbying,de développement, etc. Différents programmes sont mis en place tels que le « junior rangers », program-me pour l’éducation environnementale, « la charte européenne pour un tourisme durable dans les espa-ces protégés », le « plan de certification des parcs transfrontaliers » et le « programme de coordinateursvolontaires dans les parcs ».Le programme transfrontalier d’Europarc a été institué en 2003 au congrès de Durban en Afrique duSud. Une étude réalisée en 2011 met en avant les bénéfices du programme pour ses différents adhérents.D’une manière générale, ces derniers sont pleinement satisfaits de ce programme qui représente un outilde management pour une meilleure coopération au delà des frontières. Afin d’améliorer son efficacité, lafédération remet aux différents membres un catalogue de critères à remplir afin d’être plus performantsdans leur coopération. Le développement d’une vision commune et d’un plan de travail commun entreles membres sont des exemples de critères. Des champs de travail sont également mis en place sur laprotection de l’environnement ou encore l’éducation environnementale. Dans un premier temps une vé-rification est faite par l’évaluation des forces et faiblesses de chaque espace protégé voulant adhérer auprogramme, analysant ainsi leur niveau de coopération. Ces espaces reçoivent par la suite un rapportdétaillé avec des instructions et idées dans le but d’améliorer et de développer leur coopération.Les membres peuvent également rejoindre le TransParkNet, réseau comprenant 90 espaces protégés.Ces membres se rassemblent une fois par an dans différents espaces protégés pour échanger des idées ettravailler ensemble.Petra Schultheiss
  8. 8. P A G E 8Philippe Ospital nous a présenté le projet de création d’un observatoire communtransfrontalier franco-espagnol. L’intervention a débuté par un état des lieux de labiodiversité en France et plus particulièrement sur la chaine des Pyrénées. Actuelle-ment, les montagnes pyrénéennes se vident que ce soit au niveau culturel, paysager ounaturel. De surcroit, le changement climatique influe sur la biodiversité avec la dispa-rition et l’arrivée de nouvelles espèces.Par la suite, ont été exposées les différentes missions de l’Observatoire de la biodiver-sité et son rôle permettant un pilotage efficace des politiques (décideurs et gestion-naires) et un débat démocratique large et constructif (citoyens) pour contribuer àlappropriation par lensemble de la société des enjeux liés à la biodiversité.Ont ensuite été mis en exergue les différents obstacles à la création d’un observatoirepyrénéen de la biodiversité tels que la langue, le financement ou encore la définitionde protocoles communs entre les différentes régions, départements et provinces quicomposent le massif pyrénéen.Pour conclure, M. Ospital s’est interrogé sur l’éventuelle création d’un observatoirepyrénéen de la biodiversité et la nécessité de lever les nombreux obstacles précédem-ment cités. Un réseau des espaces naturels pyrénéens a été créé en 2012 et réunira enjuillet 2013 les différents acteurs afin de rechercher des thématiques de travail parta-gées.Boris Opolka a exposé les actions transfrontalières du Parc naturel Régional du Queyras. Leparc, situé à la frontière franco-italienne, dispose d’une charte adoptée en 2010 et valable jus-qu’en 2021. En 1986, apparaît le premier programme transfrontalier sur la frontière italienne.Avec la programmation 2007-2013 trois types de projets sont envisagés : les stratégiques, lessimples et les programmes intégrés transfrontaliers (PIT). Nous pouvons citer le PIT de l’Uo-mo lequel associe deux parcs, celui du Queyras et el Parco Naturale del Po Cuneese. L’enve-loppe budgétaire pour ce PIT est de 10,7 millions d’euros. Le programme envisage différentsvolets tels que l’environnement, la culture, le tourisme, l’agriculture, etc. Par exemple l’un desprojets est le cyclo territorio , lequel a pour objectif de réaliser une offre touristique cyclableintégrée en milieu transfrontalier. Ces PIT dynamisent les différents secteurs de développe-ment mais sont confrontés à des difficultés telles que la gestion administrative et le déséquili-bre dans les actions transfrontalières.Aujourd’hui est envisagé la création d’une réserve de biosphère transfrontalière entre le parcdu Queyras et le Parco Naturale del Po Cuneese.Le territoire comporte déjà 4 sites classés au Patrimoine Mondial de l’Unesco.Philippe Ospital
  9. 9. Echanges avec la sallePlusieurs problématiques ont fait l’objet de discussions : L’influence de la taille des structures sur l’intensité de la coopération : M. Opolka a relevé que la naturedes relations entretenues dépend en grande partie des rapports humains et de la volonté des acteurs en-gagés dans le processus de coopération. Pour que ces rapports puissent se développer, il est nécessairede disposer de temps et de moyens financiers. Il est souligné que les moyens financiers limités dontdisposent les parcs naturels pourront conduire dans le futur à un repli sur l’activité nationale faute demoyens. La taille des structures représente tout de même un élément important dans le cadre des finan-cements européens car les projets soutenus nécessitent des préfinancements conséquents. L’intérêt d’une convention pyrénéenne permettant de créer un cadre juridique favorable à la coopéra-tion transfrontalière : Dans les Alpes, l’association Alparc regroupe les parcs de l’Arc Alpin, cettestructure a pu se développer grâce à la Convention Alpine signée par les Etats qui contribuant au finan-cement. A l’instar de la convention alpine, une convention pyrénéenne permettrait donc d’établir uncadre juridique et de disposer de financements supplémentaires. Cependant, même si les instrumentsjuridiques apparaissent essentiels, il est nécessaire d’agir au niveau politique afin d’obliger les élus àproduire du Droit et ainsi révéler leur volonté politique réelle. Les relations qu’entretiennent les parcs au niveau de la recherche avec les universités : Pour le Parc duQueyras, il s’agit essentiellement de recherche appliquée sur des thématiques techniques, le parc ad’ailleurs signé une convention avec l’Université de Savoie. De même, le parc des Pyrénées travailleavec les universités de Toulouse, Pau et Bordeaux. Les contraintes et avantages des réserves de biosphère: Le parc du Queyras n’a pas rencontré decontrainte majeure à l’établissement d’une réserve de biosphère, cette dernière a permis d’élargir lesthématiques de coopération sur un territoire plus vaste. De plus, la reconnaissance par l’UNESCO per-met d’obtenir une visibilité internationale et de s’ouvrir à de nouveaux réseaux.
  10. 10. L’IMPACT DES INSTITUTIONS PUBLIQUES SUR LACOOPÉRATION TRANSFRONTALIÈRE ENTRE LES PARCSP A G E 1 0N A T U R E S A N S F R O N T I È R E SEva Lamothe nous a présenté la politique transfrontalière menée par le Conseil général des Pyrénées Atlantiques,dune façon dabord plus générale puis axée sur lenvironnement.Cette politique se caractérise par laide au montage de projets locaux, par un partenariat institutionnel avec les collec-tivités transfrontalières et par la participation aux programmes européens INTERREG et POCTEFA. Mme Lamothe amis en avant la création du GECT espace Pourtalet centré sur la question de l’accessibilité de ledit col. Le GECT per-met de rassembler les services daccessibilité des communes frontalières.Puis elle nous fit part de la question de gestion du site de la Rhune et des enjeux de celle-ci. Il sagit notamment de larépartition des revenus découlant du tourisme de part et d’autre de la frontière.Une présentation du Programme Opérationnel de Coopération France-Espagne-Andorre (POCTEFA) , découlant de laquatrième génération des programmes INTERREG, conclut cette intervention. Le Conseil général jouant dans ce pro-gramme un rôle global danimation et ayant un pouvoir de décision, il est en charge de l’ouest du territoire concernépar le programme POCTEFA.A ce jour, 65 opérations ont eu lieu dans le département des Pyrénées Atlantiques suite au programme INTERREG.• Le rôle du Pôle transfrontalier des Conseils GénérauxMme LAMOTHE - Chef de Pôle transfrontalier du Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques• L’exemple de la création d’une gouvernance transfrontalièreM. LARROCHE - Directeur de la cohésion territoriale et de la coopération internationaledu Conseil Général des Hautes PyrénéesJean-Michel Larroche a premièrement rappelé la nécessité primordiale de coopération entre les ParcsNaturels et les collectivités territoriales. Puis il expliqua que le site du Mont-Perdu avait été classé sansavoir de gouvernance commune. En 2010 l’ensemble des partenaires ont pris conscience de la mise en périldu site et 4 axes d’actions ont été envisagés : la réhabilitation du site avec une politique de développementdurable, l’appropriation par les habitants, la valorisation du site et l’élaboration d’un guide pour l’organisa-tion d’événements éco-responsables. Parallèlement un comité directeur conjoint a été mis en place. Concer-nant le Festival du Cirque de Gavarnie M. Larroche est revenu sur les principes fondamentaux à respectertel que le respect irréprochable des critères de la protection environnementale caractérisé par différentesactions (évaluation paysagère et environnementale organisée par le biais de deux visites : avant et après leFestival de 2012). De plus, il a rappelé que le Festival a pour second objectif d’être le vecteur de développe-ment et de promotion du site par le biais notamment de diffusions de diaporamas au sein du site. D’autresactions ont été menées comme le quarantième anniversaire du site au patrimoine mondial en 2012, qui aconsisté à la projection régulière dun film Pirineos-Monte Perdido Patrimonio Mundial et en une randon-née transfrontalière.Enfin, M. Larroche nous a présenté un projet environnemental concernant la requalification de la route destentes, du col de Boucharo. La route est en effet détruite pour reconstituer les chemins naturels initiaux. .Dautres projets transfrontaliers ont été initiés tels que des Echanges entre les territoires de Gavarnie et dela Comarca de Sobrarbe, et des projets déchanges scolaires de part et d’autre de la frontière.
  11. 11. P A G E 1 1Echanges dans la salleLa discussion s’est engagée sur les modalités d’intégration de la thématique envi-ronnementale au sein du GECT du Pourtalet. Mme Lamothe a expliqué que les thé-matiques traitées avaient dû être spécifiées à la création du GECT, celle-ci ayantété rendue possible grâce à la volonté de travail autour de la question de l’accessi-bilité. Le GECT n’existant que depuis 2011 la thématique de l’accessibilité a été pla-cée au centre des travaux, les autres thématiques devraient faire l’objet de travauxspécifiques dans les années à venir. La question environnementale est rendue pluscompliquée car bien que le GECT se situe dans le Parc National côté français les rè-gles d’urbanisme régissent le territoire côté espagnol.Par la suite il a été question du rôle fédérateur de coopération dans l’acquisition dulabel UNESCO du cirque de Gavarnie. M. Larroche a rappelé que l’acquisition dulabel a plus été vécue comme une contrainte qu’un facilitateur (elle n’engendre pasde financements) bien qu’elle soit positive en terme d’image et de développementéconomique. Malgré cela des évolutions sont visibles notamment concernant lacoopération au niveau du développement local. En revenant sur les propos deMme Lamothe, M. Larroche a rappelé l’existence d’un Consorcio (organisme decoopération de Droit Public espagnol) traitant de la problématique de l’accessibili-té (gestion commune du tunnel de Bielsa).N A T U R E S A N S F R O N T I È R E SJean-Michel Larroche et Eva Lamothe
  12. 12. N A T U R E S A N S F R O N T I È R E S P A G E 1 2Au vue de la qualité des interventions et des échanges pendant chaque phase de dé-bat avec l’assemblée, nous pouvons assurer que la manifestation a suscité un vif in-térêt de la part des personnes présentes. Nous avons pu compter sur la présencedans le public d’élus ou de leur représentants, de responsables dédiés à l’environ-nement et/ou aux actions transfrontalières, mais également de doctorants venusde Pau, Bordeaux et Limoges réalisant une thèse sur le sujet. Cet auditoire nousconforte dans la réussite et le dépassement de nos objectifs initiaux, dont le pre-mier était la mise en réseau.Les présentations des intervenants comme l’ensemble des tables rondes ont été fil-més et sont disponibles librement sur le blog Nature Sans Frontières.On y retrouve aussi les photos des deux journées, ainsi que les retombées des ac-tions Relations Presse menées en amont.
  13. 13. Journée de terrain, 30 avril 2013 :Site transfrontalier du Somport-CandanchuP A G E 1 3N A T U R E S A N S F R O N T I È R E SSitué au sein du Parc National des Pyrénées, à 1600 mètres d’altitude, le domaine skiable de la stationdu Somport-Candanchu est l’expression de la volonté de développer l’activité économique de la valléetout en préservant l’environnement.Lors de la création du Parc, en 1967, la charte comprenait seulement deux volets à savoir la protectionenvironnementale et la sensibilisation du public à l’environnement. Suite aux contestations liées à toutprojet d’urbanisme et économique, le parc a réussi à réviser la charte pour y intégrer le développementéconomique et l’urbanisme.Le développement du domaine skiable est une nécessité pour la dynamique économique de la Valléed’Aspe qui connait ces dernières années une perte de population. Le site du Somport permet une activi-té économique importante par la mobilisation de 12/13 personnes pendant une période de 4 à 6 mois(soit 10 000 heures de travail).L’initiative de relier les deux espaces nordiques du Somport et du Candanchù est véritablement néedans les années 90. Ce sont des bénévoles passionnés de ski qui sont à l’origine de ce projet.Aujourd’hui, il existe un domaine skiable transfrontalier comprenant 34 km de pistes de fond tracées(25 km côté français, 9 km côté espagnol) avec une tarification unique des deux côtés de la frontière.La majorité de la clientèle du domaine provient d’Espagne où se situe également l’essentiel de l’offred’hébergement.Conciliation de l’activité touristique du Col et préservation de l’environnementM. BERDOU, Président du Parc National des PyrénéesM. OSPITAL, Directeur adjoint du Parc National des PyrénéesM. ROSE, Président de la Communauté de Commune de la Vallée d’AspeLa journée s’est achevée par un parcours découverte du site du Somport-Candanchu
  14. 14.  La Journée européenne de la coopération des Parcs naturels a permis de mettre en exergue les coo-pérations abouties, les initiatives de coopération en cours de réalisation et les possibilités de mise enplace de telles coopérations. La visite de terrain sur le Site transfrontalier du Somport-Candanchu a quant à elle montré un exem-ple réussi de coopération transfrontalière sur le massif pyrénéen. Nous souhaitons remercier l’ensemble du personnel de l’UPPA, pour l’aide apportée en particulierPhilippe Zavoli, Michel Casteigs et Isabelle Doucet; le Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques, pourson accueil au sein de ses locaux; le Parc National des Pyrénées pour son partenariat et pour nousavoir donné la possibilité d’organiser une visite de terrain sur son site transfrontalier; le FSDIE, l’Ag-glomération Côte Basque-Adour et la DATAR Pyrénées pour leur soutien; l’ensemble des interve-nants pour leur présence et la qualité de leurs interventions et toutes les personnes présentes lorsdu colloque qui ont permis de nourrir des échanges constructifs et pertinents ainsi que toutes lespersonnes ayant contribué à la mise en place du projet Nature Sans Frontières sans lesquelles la ré-alisation du projet n’aurait pu aboutir.« CONCLUSION »ACTI est une association étudiante regroupant lesélèves du Master de coopération transfrontalière etinterrégionale de l’UPPA ayant l’objectif d’impulser desprojets de coopération européenne par le biaisd’initiatives annuelles sur différentes thématiques.8 allée des Platanes64100 BayonneFRANCEnaturesansfrontieres@gmail.comhttp://naturesansfrontieres.wordpress.comLes membres de l’association ACTI

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