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Livre Maxime Old architecte-décorateur (livre)
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Livre Maxime Old architecte-décorateur (livre)

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extraits du Livre Maxime Old architecte-décorateur.

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Auteur Yves Badetz; éditions Norma 2000.
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    Livre Maxime Old architecte-décorateur (livre) Livre Maxime Old architecte-décorateur (livre) Document Transcript

    • 1 Détail du meuble-coffre en acajou de Cuba gainé de cuir, 1982. (Première de couverture) 2 Quelques instantanés de Maxime Old.En haut avec ses fidèles collaborateurs Emile Bonnoron et Christiane Patoy. En bas à l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs avec deux de ses étudiants. 1
    • A mo n frèr e Hu bertRecherches documentairesJocelyne KhayatPierrette MenkèsCoordinationéditoriale Éric GermainRévisionFrançoiseVielConception graphiquemaquette et mise en pageSimine Célia Nattagh 4
    • MAXIME OLDARC HI TECTE-DÉC ORATEUR Yves Badetz Avec la participation de Yves Gastou NORMA ÉDITIONS 5
    • 3 Élément de fer forgé au chiffre de Maxime Old provenant de la galerie de lavenue Hoche.
    • SOMMAIREUN CREATEUR EN ACCORD AVEC SON SIECLE 11GENESE ET FORMATION : 1910-1939 25TRADITION ET MODERNITE : 1940-1950 72LA PLENITUDE : 1950-1960 170L’ARCHITECTE D’INTERIEUR : 1960-1989 245ANNEXES 290Notes 290Biographie 296 1910-1924 297 1936 298 1943 299 1947 300 1950 301 1953 302 1957 303 1961 304 1966 305 1972 306Orientation bibliographique 310 OUVRAGES GÉNÉRAUX 310 SÉLECTION DARTICLES DE JOURNAUX ET DE REVUES 310 CATALOGUES DES PRINCIPALES EXPOSITIONS 314Index 316Crédits 320Sources 320Remerciements 322Table des Illustrations 325 7
    • 4 Léquipe de latelier de dessin de Ruhlmann, 27 rue de Lisbonne à Paris, vers 1931. Debout à lextrême gauche, le jeune Maxime Old. Au-dessus des portes, on peut lire les devises chères à Ruhlmann : « Classez vos dossiers afin que chacun trouve immédiatement le dessin demandé » et « La méthode facilite le travail ». 8
    • Aucune vanité, aucune humilité non plus dans sa démarche. Maxime savait ce quildevait à limpondérable et ce quil devait au travail rigoureux, méticuleux, acharné.Personne ne savait comme lui, jamais trop tôt satisfait, donner sa place à leffort.Max ime était le pourfendeur des génies improvisés, comme il était lennemi desrecettes. Il savait mieux que personne voir demblée une mesure, une proportion, unéquilibre. Il ne réfléchissait cependant quun crayon à la main, la pensée se faisantjour sur le papier.Le porte-mine noir, la gomme blanche, objets tout-puissants, désormais dérisoires,privés de la main qui leur donnait vie. Que lesprit ou la main ait imposé le trait, cestce que lon ne saurait dire. La main de Maxime était intelligente, indissociable dugeste qui la guidait. Isabelle Old 9
    • 5 Projet de salon-salle à manger, vers 1960. Gouache sur papier
    • Un créateur en accord avec son siècleDe lEx position universelle de Paris, en 1900, à celle de Lisbonne, en 1998, il estdésormais possible dévaluer limmensité des mutations, des besoins et des goûts entraînésdans une évolution fulgurante qui a métamorphosé, dans ses fondements, lEurope duXXe siècle. Au rythme soutenu des progrès et des conflits sociaux, ou prise danslenfer des guerres, toute la société sest trouvée changée dans ses modes de vie etdans ses références en matière de beauté, de luxe et de confort, autant de paramètresédictés par une clientèle revendiquant jusque dans les années vingt ses alliances aveclaristocratie suivant les principes hérités du XIXe siècle.Quinze ans plus tard, dans le même temps, autre legs symptomatique et récurrent duXIXe siècle, la quête dun style en accord avec son époque reste lobsession desobservateurs contemporains qui redoutent dassister à la disparition duneprééminence française, établie sur les souvenirs des siècles mythiques sans cesseréinterprétés. Dès 1910, des décorateurs tels André Groult et Louis Süe sinspirent durépertoire national le plus prestigieux pour en extraire les références qui servent àasseoir les principes dun style nouveau, bien conscients quils ont du retard pris ence domaine par rapport aux écoles allemandes et viennoises 1.Lexposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925 affirmehaut et fort le triomphe du mobilier de luxe contemporain incarné dans les chefs-dœuvre français de lébénisterie traditionnelle, magistralement exposés dans le GrandSalon en rotonde de Louis Süe et André Mare. Ces talentueux théoriciens cherchent àex primer la quintessence du goût français en regroupant, en une véritable école depensée, des artistes et des décorateurs prestigieux tels Maurice Dufrêne, Henri Rapin,Paul Follot, Gustave-Louis Jaulmes, Paul et André Véra et maints autres chantres dune «Douce France » qui sinspirent à linfini dun répertoire ornemental bucolique stylisé,évoquant bien la belle France rurale davant 1914.Cest toutefois dans LHôtel du Collectionneur 2 dû à Jacques-Émile Ruhlmann et àlarchitecte Pierre Patot que saffichent les principes modernes appliqués à lébénisterietraditionnelle. Le mobilier dépouillé de toute surcharge ornementale privilégie la lignedroite et le galbe subtil pour ex primer le luxe par la perfection de lexécution alliée àdes matériaux précieux. Ce mobilier, qui sinscrit dans la grande tradition du XVIIIesiècle, se veut en accord avec larchitecture moderne et lux ueuse en béton, tellequelle est exprimée dans LHôtel du Collectionneur. Si ces deux visions dun « luxe àla française » obéissent à des règles décoratives similaires, LHôtel du Collectionneurillustre bien le goût élitiste dune nouvelle société internationale. 11
    • 6 Détail de porte de bibliothèque à décor de masque antique, 1943. en verre dépoli gravé et doré. Mobilier national, Paris.Parallèlement, la démocratisation de la société génère un esprit nouveau quisex prime, dès 1925, au travers de créations de meubles, principalement métalliques,conçus en vue dêtre édités par une poignée dartistes, fondateurs en 1929 de lUniondes artistes modernes (UAM) 3. Ces pionniers proposent, avec une philosophienouvelle et généreuse, les valeurs futures du mobilier de la seconde moitié du xxesiècle. En 1925, le succès du pavillon de lEsprit nouveau est tel que, deux ans plustard. Francis Jourdain estimait que « le style rationaliste moderne avait alors atteintson point de "vulgarisation ex trême" 4 », tant les suiveurs étaient nombreux. Fautedun mariage réussi avec le monde de lindustrie, notamment Peugeot et Thonet, cemobilier sera très peu diffusé, en dépit des objectifs premiers et de lavancée sociale. «Lépoque nétait pas mûre pour adopter un mobilier contemporain économique produitindustriellement 5 ». Ces recherches visionnaires auront toutefois le brillant avenirquon leur connaît avec lédition des premiers modèles. 12
    • 7 Table-console pliante en merisier,modèle identique à celui en acajou présenté au Salon des artistes décorateurs de 1952. 13
    • 8 Projet de chambre, vers 1942. Crayon sur calque. 14
    • 9 Meuble dappui en palissandre de Rio, parchemin et bronzes dorés, niches laquées, pour lappartement de M. et Mme Jay à Paris, 1945. 15
    • 10 Présentation dun aménagement pour un bureau, revêtements en boiseries, cuir rouge et bronzes décorés, vers 1953.Lexistence de cette double dialectique, qui a entretenu dans le monde des artsdécoratifs, et plus particulièrement dans lhistoire du mobilier au xxe siècle, un climatde réflexion permanente, ne permet pas le découpage en tranches décennales danslesquelles on a été tenté de classer lévolution stylistique de ces tendancesdivergentes, mais simultanées et complémentaires. Cest précisément de ce fermentdidées opposées quest né lun des instants de grâce du XXe siècle, appelé le stylequarante 6.Ce style, que tous singénient à décrypter au travers des monographies dartistes, 16
    • 11 Meuble dappui en merisier gainé de cuir, entrée de serrure en bronze oxydé, 1950.a la spécificité davoir une longévité difficile à cerner. Si les bases en sont établies dèslEx position des arts et techniques dans la vie moderne de 1937 avec lidéeprédominante dun retour au décor, ce nest que dans le temps de la paix retrouvéequun esprit ludique sempare de lébénisterie parisienne. Il serait faux dimaginer quece « style de la paix » sest épanoui selon un programme collectif. Si chacun desdécorateurs recherchait une vérité stylistique, de la divergence des expressions sedégageait cependant un dénominateur commun : la défense du « beau métier 7 ». 17
    • Dès le début des années cinquante, alors que les décorateurs écrivent lune des pagesles plus savoureuses de lhistoire du mobilier, ils assistent impuissants à la mise enapplication des théories premières de lUnion des artistes modernes reprises parlindustrie. Cette industrie, devenue omnipotente, se met au service des nouveauxcréateurs, les designers, tandis que les décorateurs ne réussissent pas, en dépit deleurs nombreuses recherches, à faire éditer leurs modèles en petites séries accessiblesà tous. Lère du design coïncide avec larrivée en force sur le marché de formes nouvelles,dorigine étrangère. Cette internationalisation contribue probablement à mettre à malla dynamique nécessaire à lévolution dun style français, traditionnellement réfugiédans lébénisterie de luxe. Par ailleurs, lindustrie du meuble semploie à répandreavec frénésie le goût du faux -semblant au travers de pâles copies et dinterprétationspitoyables des grands styles, plagiés avec dautant plus daisance que le goût pour lesantiquités et le mobilier de style se généralise dès laprès-guerre, entretenant ainsi laconfusion.Toutefois, de 1945 à 1950, les artistes décorateurs trouvent dans la politique de lacommande publique une aide indispensable qui leur permet de maintenir leur prestigeen leur ouvrant les portes du Mobilier national, administré par Georges Fontainedepuis 1944 8. Dès 1950, sous ladministration de son successeur Henri Gleizes, cetteremarquable politique dachats se ralentit, une part des crédits devant être désormaisconsacrée à lacquisition de mobilier ancien. Ce changement dorientation nest que lereflet de temps devenus plus difficiles pour les décorateurs. Peu dentre eux affrontentde façon sereine les années soixante et encore moins savent évoluer avec uneconstante progression, comme le fait Max ime Old.12 Projet de table de salle à manger de réception à éléments juxtaposables, vers 1950. Crayon sur calque. 18
    • 13 Bibliothèques en merisier et noyer, portes gainées de cuir, bronzes décorés, 1952. Mobilier national, Paris. 19
    • 14 La salle de cinéma, transformable en chapelle, du paquebot Ancerville, murs gainés de Buflon noir et gris, 1961.Cet artiste sinscrit en trait dunion entre la grande époque des décorateurs et lestemps modernes, tant il est un authentique et précieux témoin assurant le lien entrela leçon de la tradition et les survivances dun style quarante qui se fond danslépoque du design. Né artisan, son goût naturel pour la minutie et son sensdéveloppé de lobservation, aiguisé chez Ruhlmann, lamènent vite à assurer à sesœuvres un dessin personnel porteur à la fois de modernité et de tradition. Ce goûtinné pour la structure logique et pour la belle ligne le guide vers la recherche de lasimplification. Son amour de lespace, dans lequel il laisse filer ses lignes, lamène àinvestir les volumes dans leur globalité. Ce cheminement conduit lartisan à devenirdécorateur, puis à aborder larchitecture dintérieur avec assez de talent, decompétence et de connaissances pour la professer. 20
    • 15 Secrétaire-chevalet en merisier verni, abattant gainé de cuir vert à lextérieuret de maroquin rouge à lintérieur, présenté au Salon des artistes décorateurs de 1948. 21
    • 16 Projet de hall daccueil, vers 1962. Encre de Chine sur carton.
    • Unanimement reconnu de son vivant, cet homme discret dont lœuvre reflètelharmonieux équilibre, reste hors des polémiques sans les ignorer, bien conscient desuivre sa voie et de participer à la longue histoire dun savoir-faire dont il conservetout au long de sa carrière la méthode de travail. Maxime Old laisse un ensemble darchivescomprenant plus de deux mille cinq cents plans à grandeur dexécution de sesmeubles et quelques-uns des innombrables croquis finalisés, seules traces desébauches fréquemment détruites.Les carnets de mise en fabrication dans latelier évoquent les commandes etlévolution du goût pendant ces cinquante années décisives pour lhistoire dumobilier. Au hasard des documents, il a été possible didentifier certains desintervenants ou collaborateurs choisis par Maxime Old. Enfin, nous avons introduitdans cette chronologie les participations aux Salons, événements qui permettaientaux décorateurs de présenter leurs dernières créations aux critiques et au public. Laconfrontation des œuvres fait apprécier toute la saveur des cohabitations stylistiquesdans une période riche en ferments, au cours de laquelle Max ime Old a conçu plus dedeux mille modèles de meubles et trois cents modèles de sièges. 17 Buffet-console en frêne verni, portes coulissantes laquées,piètement en acier patiné canon de fusil, poignées de tirage en bronze décoré canon de fusil.Il fait partie du mobilier de la Pièce de séjour exposée au Salon des arts ménagers de 1956qui devait être éditée par Jacques Gillen. 23
    • 18 Projet présenté au Salon des artistes décorateurs de 1937. Dessin au crayon sur calque.Annotations : « Meubles de salon en Cuba noir verni. Meuble dappui à deux portes gainé en peau.Ferrures bronze vert, intérieur aménagé en bibliothèque. Table à jeux dépliante avec entrejambemétallique. Chaise de bridge recouverte de drap rouille. Fauteuil confortable à dossier inclinablerecouvert drap rouille. Maxime Old, 37 Rue Chanzy. »