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Aide soignant - oral - concours 2013 - editions foucher
 

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Aide-soignant - Oral - Concours 2013 - Editions Foucher

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    Aide soignant - oral - concours 2013 - editions foucher Aide soignant - oral - concours 2013 - editions foucher Document Transcript

    • ISBN : 9782216124602 Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage, faite sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie (20, rue des Grands- Augustins, 75006 Paris), est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées (loi du
    • 1er juillet 1992 - art. 40 et 41 et Code pénal - art. 425). © Éditions Foucher, Malakoff 2013
    • Sommaire L’épreuve orale d’admission La validation des acquis de l’expérience aide-soignant La profession d’aide soignant L’environnement de l’aide soignant Partie 01 Méthode : se préparer à l’entretien 01 Se préparer mentalement et physiquement
    • 02 Gérer son stress 03 Communiquer 04 Faire preuve d’écoute et d’attention 05 Répondre aux questions du jury 06 Développer sa culture générale 07 Comprendre le sujet 08 Utiliser ses connaissances sur le sujet 09 Présenter un exposé clair et structuré
    • 10 Réfléchir à son histoire personnelle 11 Connaître ses compétences professionnelles 12 Mettre en évidence ses investissements et ses réalisations 13 Identifier ses savoirs, ses forces et ses faiblesses 14 Construire ses motivations personnelles 15 Identifier ses valeurs 16 Élaborer son projet
    • Partie 02 Entraînement : sujets corrigés Sous-partie1 - Le cadre institutionnel et juridique Sujet 01 Les institutions du système sanitaire et social Sujet 02 Les règles de la bioéthique Sujet 03 Les dons d’organes Sujet 04 Le système de protection sociale Sujet 05 La politique de santé
    • publique Sous-partie2 - La vie sociale Sujet 06 Les personnes handicapées Sujet 07 Les personnes âgées Sujet 08 Les grands réseaux de communication Sujet 09 Le chômage Sujet 10 La délinquance et la violence Sujet 11 La pauvreté, la précarité, l’exclusion
    • Sujet 12 Les maltraitances Sujet 13 L’environnement et la pollution Sous-partie3 - La vie professionnelle, la santé, la médecine Sujet 14 Les structures de soins Sujet 15 Les infections nosocomiales Sujet 16 Les cancers Sujet 17 Les infections sexuellement transmissibles
    • Sujet 18 Le sport et le dopage Sujet 19 La régulation de la natalité Sujet 20 L’assistance médicale à la procréation (AMP) Sujet 21 La vaccination Sujet 22 Les comportements alimentaires Sujet 23 L’état sanitaire de la population Sujet 24 Les risques et la sécurité alimentaires Sujet 25 Les comportements addictifs
    • Sujet 26 L’hygiène de vie et la santé Sujet 27 Les accidents Sous-partie4 - Entretien complet Sujet 28 Sujet d’entretien
    • L’épreuve orale d’admission Candidat à l’entrée en école d’aide-soignant, vous venez de réussir l’épreuve écrite de votre concours vous déclarant admissible à l’épreuve orale d’entretien, ou vous êtes titulaire du BEP carrières sanitaires et sociales, d’un baccalauréat ou vous avez validé une première année en institut de formation en soins infirmiers (IFSI) et vous
    • vous présentez directement à l’épreuve orale. Voici en quoi consiste cette épreuve. 1 Description de l’épreuve  A. Une épreuve en deux parties L’épreuve orale d’admission du concours d’entrée en institut de formation d’aides-soignants (IFAS) est notée sur 20 points. Elle consiste en un entretien de vingt minutes maximum avec deux membres du jury, précédé de dix
    • minutes de préparation. Elle se compose de deux parties : la présentation d’un exposé à partir d’un thème du domaine sanitaire et social et la réponse à des questions. Cette partie, notée sur 15 points, vise à tester les capacités d’argumentation et d’expression orale du candidat ainsi que ses aptitudes à suivre la formation ; la discussion avec le jury sur la connaissance et l’intérêt du candidat pour la profession d’aide-soignant. Cette partie, notée sur 5 points, est destinée à évaluer la motivation du
    • candidat. Une note inférieure à 10 sur 20 à cette épreuve est éliminatoire (arrêté du 22 octobre 2005 relatif au diplôme professionnel d’aide- soignant). B. Le déroulement de l’épreuve En règle générale, les candidats admissibles sont convoqués par groupe de sept à huit personnes, par ordre alphabétique, par demi- journée et à des heures différentes. Les sujets traités peuvent être différents d’un demi-groupe à l’autre.
    • La communication entre les candidats à l’issue de l’épreuve est interdite. 2 Le jury  A. La composition du jury L’évaluation orale est réalisée par deux professionnels : un directeur d’un institut de formation d’aides-soignants ou d’un institut de formation en soins infirmiers, un cadre de santé ou un infirmier enseignant permanent dans un institut de formation d’aides-soignants ou dans un institut de formation en
    • soins infirmiers ; un infirmier cadre de santé accueillant des élèves en stage. Les membres du jury doivent attester qu’ils ne connaissent aucun des candidats. B. Les qualités évaluées par le jury Le jury apprécie les représentations professionnelles du candidat, tente de cerner ses motivations, de mesurer ses capacités d’analyse, d’auto-évaluation et d’auto questionnement. L’évaluation est réalisée à l’aide d’une grille spécifique à chaque
    • institut de formation ; cette grille regroupe un certain nombre de critères. Ainsi, on cherche à mesurer chez le candidat : son ouverture d’esprit : est-il dynamique, à l’écoute, rigoureux, ouvert, disponible ? ses aptitudes à communiquer : fait-il preuve d’aisance orale ? Son discours est-il clair ? Son débit de parole est-il constant ? Ses émotions sont-elles contrôlées ? Son vocabulaire est-il varié ? ses capacités d’analyse et de synthèse : est-il concis, réfléchi, construit, précis ?
    • ses connaissances par rapport au sujet : est-il compris, structuré, argumenté ? ses capacités à argumenter ses choix : son argumentation professionnelle est-elle perceptible ? ses motivations : a-t-il une bonne connaissance du milieu professionnel, de la formation ? Son parcours professionnel est- il mis en évidence ? sa présentation générale : a-t-il une tenue vestimentaire adaptée ? Est-il soigné ? A-t-il un langage adapté ?
    • 3 Les résultats  À l’issue de l’épreuve orale d’admission et au vu de la note obtenue à cette épreuve, le jury établit la liste de classement. Cette liste comprend une liste principale et une liste complémentaire. En cas d’égalité de points entre deux ou plusieurs candidats, l’admission est déclarée dans l’ordre de priorité suivant : a) au(x) candidat(e)(s) ayant bénéficié d’une dispense de l’épreuve écrite d’admissibilité ; b) au(x) candidat(e)(s) ayant obtenu la note la plus élevée à l’épreuve
    • d’amissibilité, dans le cas où aucun des candidats à départager n’a été dispensé de cette épreuve ; c) au(x) candidat(e)(s) le(s) plus âgé(s), dans le cas où les conditions des alinéas b et c n’ont pu départager les candidats. Les résultats des épreuves de sélection sont affichés au siège de chaque institut de formation concerné, dans un lieu accessible à toute heure à la consultation. Tous les candidats sont personnellement informés par écrit de leurs résultats. Si, dans les dix jours suivant l’affichage, un candidat classé sur
    • la liste principale ou sur la liste complémentaire n’a pas confirmé par écrit son souhait d’entrer en formation, il est présumé avoir renoncé à son admission ou à son classement sur la liste complémentaire et sa place est proposée au candidat inscrit en rang utile sur cette dernière liste.
    • La validation des acquis de l’expérience aide- soignant Les candidats à la validation des acquis de l’expérience (VAE) ont besoin des mêmes éléments que les candidats au concours d’entrée à l’institut de formation d’aides-soignants pour constituer leur dossier (bilan de compétences, parcours
    • professionnel et personnel…), et pour réussir leur entretien avec le jury VAE (technique de communication, attitudes, positionnement…). La préparation à l’épreuve orale d’admission peut donc être un guide de travail pour se préparer à la VAE. 1 Qu’est-ce que la VAE aide-soignant ?  LA VAE, c’est : un processus centré sur l’individu avec un droit pour toute personne et une
    • reconnaissance des acquis de l’expérience ; une offre de certification lisible avec une inscription des diplômes au répertoire national des certifications professionnelles ; une construction structurée autour de référentiels métiers et compétences. 2 Les étapes de la VAE  A. Étape 1 : se renseigner L’employeur, les organismes payeurs, l’Association nationale pour la formation des personnels
    • hospitaliers (ANFH), les organismes paritaires collecteurs agréés. (OPCA), le Journal officiel, les centres de formation… sont en mesure de vous fournir les informations préalables sur la VAE. B. Étape 2 : élaborer la demande de recevabilité La recevabilité de la demande écrite se fait auprès de l’Agence régionale de santé (ARS), anciennement DRASS. Vous devez apporter la preuve que les conditions requises sont remplies : exercice professionnel de minimum
    • trois ans, soit 4 200 heures sur les douze dernières années. L’exercice peut correspondre à une activité salariée, non salariée ou bénévole, en rapport direct avec le contenu du diplôme et les activités décrites dans le référentiel d’activité. Le livret de recevabilité de la demande de VAE, les pièces justificatives, l’attestation sur l’honneur qu’il n’y a pas d’autre demande de VAE pour ce diplôme doivent être transmis à l’ARS par lettre recommandée avec accusé réception. C. Étape 3 : élaborer le
    • dossier Pour élaborer un dossier VAE, il faut un an de travail personnel. De plus, afin de s’inscrire auprès d’un organisme de formation pour suivre le module facultatif, il est nécessaire d’avoir la notification de décision de recevabilité. Ce module de formation facultatif est d’une durée de 70 heures, généralement effectuées en 10 jours. 1. Le module de formation obligatoire Le module de formation de 70 heures est centré sur cinq
    • domaines : la santé publique (individuelle et collective) ; la place de l’aide-soignant dans le système de santé ; le rôle de l’aide-soignant : le patient au centre des préoccupations ; la sécurité et la qualité des soins aux personnes ; l’hygiène et la prévention des infections nosocomiales. Le suivi du module se fait dans un centre de formation (IFAS ou autre). Une attestation de suivi de formation est remise au candidat.
    • 2. Le livret de présentation des acquis Envoyé à l’ARS en recommandé, il doit comporter : la demande, l’identité, le parcours professionnel, les activités bénévoles, le parcours de formation, l’attestation de suivi du module obligatoire, le projet ; la description de l’expérience et des acquis professionnels, pour chacune des huit compétences requises : accompagner une personne dans les actes essentiels de la vie quotidienne en tenant
    • compte de ses besoins et de son degré d’autonomie, apprécier l’état clinique d’une personne ; réaliser des soins adaptés à l’état clinique de la personne, utiliser les techniques préventives de manutention et les règles de sécurité pour l’installation et la mobilisation des personnes, établir une communication adaptée à la personne et à son entourage, utiliser les techniques d’entretien des locaux et du matériel spécifiques aux
    • établissements sanitaires, rechercher, traiter et transmettre les informations, pour assurer la continuité des soins, organiser son travail au sein d’une équipe pluridisciplinaire. Une fois constitué, ce livret est à photocopier en quatre exemplaires, le dernier restant au candidat. Un congé VAE de 24 heures est prévu par la loi, il prend en compte l’accompagnement et l’entretien avec le jury. D. Étape 4 : la validation
    • par le jury Le livret de VAE permet au jury d’évaluer les compétences mises en œuvre par le candidat dans les différentes situations professionnelles vécues à partir des critères d’évaluation définis, pour chacune des huit unités de compétences. L’entretien permet au jury de questionner le candidat sur ses différentes situations professionnelles, d’approfondir certains points pour lesquels le jury a un doute. La décision de validation est soumise à une délibération collective après
    • l’entretien avec le candidat. Deux décisions sont possibles : attribution de la totalité du diplôme ; attribution de certaines unités de compétences. Après décision du jury, au choix du candidat et dans un délai de cinq ans, les unités de compétences manquantes sont à réaliser dans une école agréée, sans épreuve de sélection. Quelques chiffres : DPAS 1er février 2007 : sur 2 109 dossiers, 552 soit 26,17 % ont obtenu une validation totale, et 440
    • sur 1 207 soit 57,23 % ont obtenu une validation « partielle ».
    • La profession d’aide soignant La connaissance du référentiel « métier d’aide-soignant » pour lequel vous passez le concours est indispensable dans le cadre de vos épreuves orales. La définition du métier, la connaissance des contraintes et des différents lieux d’exercice professionnel sont des atouts incontournables pour la maîtrise du sujet. 1 Le métier 
    • Le métier  L’aide soignant exerce son activité sous la responsabilité de l’infirmier, dans le cadre du rôle qui relève de l’initiative de celui- ci, défini par l’article 5 du décret n° 2004-802 du 29 juillet 2004 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier. L’aide-soignant réalise des soins liés aux fonctions d’entretien et de continuité de la vie visant à compenser partiellement ou totalement un manque ou une diminution de l’autonomie de la personne ou d’un groupe de personnes. Son rôle s’inscrit dans
    • une approche globale de la personne soignée et prend en compte la dimension relationnelle des soins. L’aide-soignant accompagne cette personne dans les activités de sa vie quotidienne, il contribue à son bien-être et à lui faire recouvrer, dans la mesure du possible, son autonomie. Travaillant le plus souvent dans une équipe pluriprofessionnelle, en milieu hospitalier ou extra- hospitalier, l’aide-soignant participe, dans la mesure de ses compétences, et dans le cadre de sa formation, aux soins infirmiers préventifs, curatifs ou palliatifs.
    • Ces soins ont pour objet de promouvoir, protéger, maintenir et restaurer la santé de la personne, dans le respect de ses droits et de sa dignité. 2 Les contraintes et limites  La profession d’aide-soignant est contraignante à plusieurs points de vue : les horaires sont spécifiques (journées/nuits alternées, week- end et jours fériés) ; la manutention de charges lourdes est fréquente (patients, chariots…) ;
    • les rythmes sont variables selon la charge de travail, les déplacements ; les relations professionnelles sont multiples, le nombre et la variété des corps de métier vous demandent de développer une capacité d’adaptation aux changements (équipe importante et pluridisciplinaire, relations avec la hiérarchie Cadres de santé, IDE, médecins, etc.) ; les relations entre le personnel et les malades nécessitent distance et empathie, respect du secret professionnel et médical (obligation de respecter la loi).
    • 3 Les lieux d’exercice  Les aides-soignants sont autorisés à exercer leur profession dans diverses structures : sanitaires (public ou privé) : hôpitaux, cliniques, maternités, maisons de retraite, etc. ; médico-sociales : dispensaires, à domicile sous couvert d’une association, centres de cure, maisons d’accueil spécialisées pour adultes handicapés (MAS), instituts médico-éducatifs (IME), etc. ; psychiatriques : hôpitaux et cliniques spécialisés en santé
    • mentale. 4 La formation  À travers la connaissance du programme de formation, le jury pourra identifier votre degré d’implication et de recherche et mettre en évidence votre détermination à comprendre la profession ainsi que vos motivations. Le programme de formation est réglementé par l’arrêté du 22 octobre 2005 relatif au diplôme d’État d’aide-soignant (décret du 31/08/2007 relatif au diplôme d’aide-soignant).
    • A. Le déroulement La rentrée s’effectue, en fonction de l’institut, soit la première semaine de janvier, soit la première semaine de septembre. Les congés comprennent 7 semaines dont 4 l’été pour la rentrée en janvier ; 3 semaines pour la rentrée en septembre. Le rythme de travail est de 35 heures par semaine (en cours et en stage). La formation conduisant au diplôme professionnel d’aide-soignant comporte 1 435 heures d’enseignement théorique et
    • clinique, en institut et en stage. Elle peut se faire de façon continue ou discontinue sur une période ne pouvant excéder deux ans. Elle vise : à la progression de l’élève dans le cadre du projet pédagogique de l’institut ; au développement des capacités d’initiative de l’élève permettant un exercice professionnel responsable ; au suivi pédagogique individualisé de l’élève pour permettre de mesurer sa progression.
    • B. Les contenus 1. Théorie Un découpage sous forme de huit modules permet l’acquisition de huit compétences par des cours magistraux, des travaux dirigés (17 semaines, soit 595 heures). La présence aux enseignements est obligatoire. Module 1 : Accompagnement d’une personne dans les activités de la vie quotidienne (4 semaines, 140 h) Module 2 : État clinique d’une personne (2 semaines, 70 h) Module 3 : Soins (5 semaines, 175 h)
    • Module 4 : Ergonomie (1 semaine, 35 h) Module 5 : Relation – communication (2 semaines, 70 h) Module 6 : Hygiène des locaux hospitaliers (1 semaine, 35 h) Module 7 : Transmission des informations (1 semaine, 35 h) Module 8 : Organisation du travail (1 semaine, 35 h) Chaque compétence fait l’objet d’une validation spécifique. Plusieurs types d’épreuves peuvent être organisées pour évaluer les modules de formation : épreuves écrites (questions à
    • réponse ouverte et courte, questions à réponse rédactionnelle, questions à choix multiples, cas cliniques ou productions écrites) ; épreuves orales (entretien avec un jury sur un sujet, exposé d’un thème), individuelles ou collectives ; épreuves pratiques (préparation et réalisation de gestes techniques en salle de travaux pratiques ou en structure de soins) ; mise en situation professionnelle (participation du candidat à la prise en charge d’une personne
    • dans la réalisation d’une ou de plusieurs activités de la vie quotidienne ou d’un ou plusieurs soins, dans des structures où le candidat est en stage depuis au moins cinq jours). 2. Stages Au nombre de six (24 semaines, soit 840 heures), les stages sont réalisés dans des structures sanitaires, sociales ou médico- sociales : service de court séjour : médecine ; service de court séjour : chirurgie ;
    • service de moyen ou long séjour : personnes âgées ou handicapées ; service de santé mentale ou service de psychiatrie ; secteur extrahospitalier ; structure optionnelle. Sur l’ensemble des stages cliniques, un stage dans une structure pour personnes âgées est obligatoire. Le stage dans une structure optionnelle est organisé en fonction du projet professionnel de l’élève en accord avec l’équipe pédagogique. Il est effectué en fin
    • de formation et constitue le dernier stage clinique réalisé par l’élève. Les objectifs de stage sont définis avec les responsables d’encadrement. Cette formation doit permettre à chaque élève d’acquérir des compétences lui permettant de contribuer à une prise en charge globale des personnes en milieu hospitalier ou extrahospitalier. À chaque stage, les responsables de l’accueil et de l’encadrement de l’élève évaluent son niveau d’acquisition pour chacune des unités de compétences, sur la base d’un support d’évaluation.
    • Chaque compétence est validée si l’élève aide-soignant obtient une note au moins égale à la moyenne pour chacune d’elles. 3. Dispenses de formation Les candidats titulaires du diplôme professionnel d’auxiliaire de puériculture sont dispensés des unités de formation 2, 4, 5, 6, 7 et 8. Les candidats titulaires du diplôme d’État d’auxiliaire de vie sociale ou de la mention complémentaire aide à domicile sont dispensés des modules 1, 4, 5 et 7. 5 La carrière 
    • Les aides-soignants travaillant principalement dans la fonction publique hospitalière, il convient de connaître le déroulement de leur carrière dans ce cadre. La carrière dans la fonction publique hospitalière se déroule sur trois grades : aide-soignant de classe normale ; aide-soignant de classe supérieure ; aide-soignant de classe exceptionnelle.
    • L’environnement de l’aide soignant La recherche de l’information est une étape essentielle dans le processus d’intégration des connaissances et de compréhension de la profession. Elle met en évidence votre investissement. Il existe différentes sources d’information qui vous permettent de recueillir un maximum de renseignements sur la profession d’aide-soignant.
    • La liste proposée ici n’est pas exhaustive. 1 Les organisations professionnelles  Elles sont à connaître et représentent une source d’information incontournable. ANFAS (Association nationale française des aides-soignantes). Elle existe depuis 1987. 30, place Henri-Dunant 63000 Clermont-Ferrand Tél. : 04 73 26 45 91 FNAAS (Fédération nationale des associations d’aides-soignant(e)s).
    • Elle a pour objectifs de rassembler, protéger, former, défendre. Elle diffuse un journal trimestriel : L’essentiel. www.fnaas.asso.fr GERACFAS (Groupement d’études, de recherches et d’action pour la formation d’aides- soignants). Le GERACFAS est une association type loi 1901, qui regroupe les instituts de formation d’aides-soignants (IFAS). Ses missions se situent tant au niveau de la recherche et de l’action qu’au niveau d’une représentation régionale et nationale des IFAS. www.geracfas.com UFAS (Union française des aides-
    • soignants). Elle a pour objectif la promotion de la fonction d’aide-soignant, elle la protège et défend son avenir. http://membres.lycos.fr/ufas66 CEFIEC (Comité d’entente des formations infirmières et cadres). Il représente les intérêts communs des structures de formation auprès des pouvoirs publics, des organismes nationaux et internationaux. www.cefiec.fr 2 Les organismes officiels  L’Agence régionale de santé (ARS)
    • a pour mission l’observation et l’analyse des besoins, la planification et la programmation, l’allocation des ressources affectées aux dépenses sanitaires, médico-sociales et sociales, le contrôle de l’application de la législation et de la gestion des organismes de Sécurité sociale, la coordination des actions entre les échelons départementaux et régionaux. Elle assure également la gestion des concours paramédicaux. Les hôpitaux, les cliniques, les maisons de retraite, les services d’aide à domicile, etc. peuvent être des lieux où la rencontre avec des
    • professionnels de santé est possible. Pôle emploi a pour mission principale de favoriser la rencontre entre l’offre et la demande d’emploi, d’aider les demandeurs d’emploi à retrouver un emploi et d’aider les employeurs à recruter. Sur chaque site, il existe un espace presse où sont répertoriés tous les référentiels de métier dont celui de l’aide-soignant. Les centres d’information et d’orientation (CIO) proposent de la documentation sur les métiers et les formations, permettant de vérifier ses choix d’orientation et de trouver
    • les adresses utiles dans la construction de son projet professionnel. 3 Pour en savoir plus  Les revues professionnelles : L’Aide-soignante, Groupe Elsevier SA ; Soins Aides-soignantes, Groupe Masson. Les sites Internet : Sites institutionnels Au www.sante.gouv.fr www.ecologie.gouv.fr www.education.gouv.fr www.travail.gouv.fr www.securite-sociale.fr www.famille.gouv.fr www.aide- http://guide soignante.9 http://forma www.agen www.ledon
    • www.droitsdesjeunes.gouv.fr www.internet-mineurs.gouv.fr www.observatoire-parite.gouv.fr www.infofemmes.gouv.fr www.servicesalapersonne.gouv.fr www.santesolidarites.gouv.fr www.cohesionsociale.gouv.fr www.sante-securite.travail.gouv.fr www.logement.equipement.gouv.fr www.emploi-solidarite.gouv.fr www.santesport.gouv.fr www.handicap.gouv.fr www.drogues.gouv.fr www.grippeaviaire.gouv.fr www.ado.justice.gouv.fr www.allo119.gouv.fr www.ogm.gouv.fr www.environnement.gouv.fr www.afssa www.amel maladie) www.oned national de danger) www.agen www.insee www.ined. www.cidj.c www.inser www.inpes www.tabac www.etats www.e-can www.droit www.docti www.vie-p www.servi
    • Partie 1 Méthode : se préparer à l’entretien L’épreuve orale de sélection cherche à révéler et à juger l’aptitude du candidat à la communication. La connaissance des paramètres de la communication orale permet de mieux la maîtriser. Votre démarche de réussite au concours s’inscrit dans le temps ; le contenu de votre exposé se prépare. Ce travail
    • permettra de dégager votre degré d’implication et de recherche. Le développement de votre culture générale et la connaissance de la profession seront des atouts majeurs de votre succès. Fiche 1 Se préparer mentalement et physiquement Fiche 2 Gérer son stress Fiche 3 Communiquer Fiche 4 Faire preuve d’écoute et d’attention
    • Fiche 5 Répondre aux questions du jury Fiche 6 Développer sa culture générale Fiche 7 Comprendre le sujet Fiche 8 Utiliser ses connaissances sur le sujet Fiche 9 Présenter un exposé clair et structuré Fiche 10 Réfléchir à son histoire personnelle Fiche 11 Connaître ses compétences professionnelles
    • Fiche 12 Mettre en évidence ses investissements et ses réalisations Fiche 13 Identifier ses savoirs, ses forces et ses faiblesses Fiche 14 Construire ses motivations personnelles Fiche 15 Identifier ses valeurs Fiche 16 Élaborer son projet
    • Fiche 1 Méthode Se préparer mentalement et physiquement Tout ce que l’homme ne connaît ou ne maîtrise pas lui fait peur et déclenche donc en lui un stress. Afin d’avoir moins peur, nous devons donc chercher à
    • comprendre ce que nous ne connaissons pas et anticiper les situations nouvelles. C’est pourquoi un entretien se prépare. 1 La préparation mentale  Si vous êtes trop nerveux ou anxieux, vous ne serez pas en possession totale de vos moyens. Votre réceptivité sera altérée et par conséquent vos réponses risquent de vous desservir. Exercez-vous en répétant votre présentation de nombreuses fois, en vous parlant à vous-même.
    • Organisez un oral blanc avec vos collègues, vos amis : imaginez-vous devant le jury, réfléchissez aux questions qu’il pourrait vous poser et aux réponses que vous pourriez faire. 2 La préparation physique  A. Apprendre à maîtriser ses expressions corporelles Vous pouvez améliorer votre communication non verbale (c’est- à-dire sans mots) en maîtrisant mieux vos mouvements, vos gestes, vos mimiques du visage.
    • Sachant l’importance de cette communication non verbale, observez-vous : filmez-vous ou regardez-vous dans un miroir. Observez votre corps : mettez en évidence certains défauts (grimaces, tics), entraînez-vous à bouger de façon harmonieuse en adoptant des attitudes d’ouverture, sans retrait ni crispation. Respirez et inspirez calmement pour un meilleur contrôle de votre stress. Pendant cette phase de préparation, astreignez-vous à regarder vos interlocuteurs en face, vous parviendrez ainsi plus facilement à
    • regarder les membres du jury le jour J. B. Placer sa voix Afin de bien vous faire comprendre parlez clairement, de façon audible, en articulant. Évitez un débit trop lent ou trop rapide : votre intonation doit être constante. Pour savoir comment votre discours est perçu, enregistrez-vous et/ou faites des exposés devant des proches que vous chargerez de commenter votre prestation. C. Être en pleine forme le jour J
    • Le jour de l’entretien, vous devez être en bonne condition physique. Les jours précédents, oxygénez- vous (promenade en forêt, vélo, natation, etc.) et évitez les tensions : dormez à des heures régulières et suffisamment, mangez sans excès et hydratez-vous. Le jour de l’entretien, assurez-vous de porter des vêtements qui vous correspondent, c’est-à-dire dans lesquels vous vous sentez à l’aise. Évitez les minijupes, les pantalons trop serrés, les décolletés amples et les couleurs trop vives.
    • Fiche 2 Méthode Gérer son stress Les émotions sont essentielles à notre équilibre, mais quand elles sont présentes en trop grande quantité, elles peuvent nous limiter dans l’expression de notre potentiel. En situation d’entretien, le stress est normal, mais il doit être contrôlé. Il existe des techniques qui permettent de surmonter son émotivité.
    • 1 Se relaxer  Plusieurs techniques de relaxation existent : le yoga, le stretching et d’autres procédés d’étirement, aujourd’hui utilisés par tous les sportifs. Presque toutes ces techniques proposent les mêmes mouvements, par exemple la respiration diaphragmatique qui permet de diminuer le rythme de la respiration, d’augmenter son amplitude, de diminuer la tension musculaire et de mieux oxygéner le corps, ce qui a un effet apaisant. Consacrez quinze minutes par jour à une gymnastique antistress, quelle
    • qu’elle soit. Elle vous aidera à dénouer les tensions de vos muscles et articulations. Ces exercices favorisent la concentration et l’adaptation du comportement à une situation déstabilisante. 2 Se mettre dans de bonnes conditions  Il est important que vous limitiez les situations stressantes. Repérez les lieux la veille de l’entretien et relisez bien la convocation pour éviter toute erreur. Organisez votre arrivée pour éviter
    • tout retard : la veille, préparez tout votre matériel (pièce d’identité, convocation, stylos, vêtements, etc.). 3 Anticiper les premières minutes avant l’entretien  Les premières minutes sont probablement les plus pénibles, c’est pourquoi elles demandent une bonne préparation. Avant d’entrer en salle, installez- vous dans un endroit calme et concentrez-vous. Soyez posé et patient, inspirez et
    • expirez à plusieurs reprises, évitez de triturer un objet ou de serrer vos poings. Dites-vous que vous faites au mieux, soyez positif, ayez des pensées agréables. Assurez-vous que votre téléphone portable est éteint. 4 Le lien avec la profession  En situation d’exercice professionnel, vous rencontrerez des situations qui génèrent du stress. La maladie, la souffrance et la mort feront partie de votre
    • quotidien. Dans le cadre de la prise en charge globale du patient, l’aide- soignant doit apprendre à canaliser et à contrôler ses émotions pour mieux gérer celles des patients (ou des résidents de maisons de retraite par exemple). Ne laissez pas de place au hasard, l’organisation et l’anticipation sont des qualités que votre futur métier exige.
    • Fiche 3 Méthode Communique Vous disposez de vingt minutes pour convaincre les membres du jury ; c’est par des entraînements répétés que vous apprendrez à mettre à profit ce temps imparti. Votre objectif est de retenir l’attention du jury par une argumentation simple et captivante : apprenez les ressorts de la communication et faites attention aux écueils de la
    • communication non verbale. De plus, ne perdez pas de vue que votre discours doit également vous permettre de vous positionner comme futur aide- soignant qui use d’un vocabulaire professionnel adapté. 1 Qu’est-ce que la communication ?  La communication est le processus d’échange d’informations. Ce terme provient du latin communicare qui signifie « mettre en commun ». Le schéma suivant permet de comprendre comment fonctionne ce
    • mécanisme. Il peut se résumer ainsi : un émetteur, grâce à un codage, envoie un message à un récepteur qui effectue le décodage. Modèle de Shannon et Weaver Le jury évalue vos qualités d’émetteur (réponses adaptées, argumentation précise et posée, aisance orale…) mais également de récepteur (ajustement, écoute, ouverture). La communication est composée d’un langage verbal mais aussi non verbal.
    • 2 Adopter un langage simple  Par facilité ou par manque de rigueur, nous utilisons le plus souvent un langage usuel. Face à un jury, nos propos peuvent être mal interprétés réduisant ainsi nos chances de réussite au concours. Il est donc souhaitable de connaître les erreurs de langage à ne pas reproduire afin d’y remédier. Les exemples qui suivent ne sont pas exhaustifs. Faites participer votre entourage pour repérer vos erreurs. • Exemple Erreurs à ne
    • pas commettre Ne dites pas Dites plutôt Utiliser les tournures impersonnelles : on, ils, eux… On m’a dit que la formation est centrée autour de modules théoriques et pratiques. Je sais que la formation est centrée autour de modules théoriques et pratiques. Utiliser des formules à connotations négatives C’est la quatrième fois que je passe le concours ; j’ai fait ce que j’ai pu ; je ne crois pas être capable… C’est la quatrième fois que je passe le concours mais j’ai bon espoir car je pense m’être mieux préparé(e) cette année. Affirmer sans argumenter Je dois absolument Je dois absolument
    • réussir mon concours ; je n’ai pas le choix. réussir mon concours car mon évolution professionnelle en dépend. Utiliser des formules imprécises J’ai fait un stage d’observation. J’ai fait un stage d’observation d’un mois en 2012 en service de moyen séjour pour personnes âgées. Utiliser un vocabulaire familier, des abréviations Les AS et les IDE font un dur métier. Je pense que les aides- soignants et les infirmiers exercent une
    • profession pas toujours reconnue. 3 Respecter les règles de politesse  On appelle communication non verbale le fait d’envoyer et de recevoir des messages au moyen d’expressions du visage, des postures, des gestes. Situations Ne pas faire Faire Arriver dans la salle Lancer un « Messieurs, dames » impoli Saluer le jury : « Bonjour Mesdames, bonjour Messieurs. »
    • S’installer Engager la discussion Attendre que l’on vous invite à vous installer et à prendre la parole Respecter les règles de politesse élémentaires Couper la parole aux membres du jury : « Mais pourtant, je ne crois pas » ou « Oui mais… » Écouter l’examinateur Prendre des notes puis prendre la parole Savoir répondre Répondre trop rapidement Ne pas répondre aux sollicitations Répondre avec désinvolture : Prendre le temps de la réflexion et répondre calmement Rester maître de soi, même
    • « Vous m’avez déjà posé cette question. » si l’on ne comprend pas le sens d’une question Oser dire « je ne comprends pas le sens de votre question » Se positionner Donner l’impression d’être sûr de ses affirmations : « Je suis sûr de ce que j’avance. » Utiliser un langage nuancé Être prudent dans ses propos : « Je pense que… », « il me semble que… »
    • S’adapter Subir l’entretien, être passif (absence de réactivité après les interventions du jury, aucun réajustement…) Être dynamique, ouvert, à l’écoute et intéressé par l’entretien lui- même (être réactif, prendre des notes, répondre aux sollicitations du jury avec spontanéité… Sortir de la salle Quitter la salle en ne saluant pas le jury Remercier et saluer le jury : « Au revoir Mesdames, au revoir Messieurs et merci. »
    • Fiche 4 Méthode Faire preuve d’écoute et d’attention Faire preuve d’écoute et d’attention à l’autre témoigne de vos capacités à communiquer. Cependant en situation d’examen, donc de tension, vos aptitudes peuvent être diminuées.
    • 1 Écouter  Les qualités d’écoute de chacun dépendent d’une volonté forte d’aller vers l’autre pour le connaître, d’une acceptation des idées d’autrui, de maturité et d’un sens du relationnel. Si je n’écoute pas l’autre, pourquoi l’autre m’écouterait-il ? Faites preuve de concentration, soyez attentif, suivez le jury du regard et écoutez bien ses propos pour éviter d’être hors sujet. Patientez, écoutez, prenez des notes et ensuite seulement exprimez-vous.
    • 2 Reformuler  Reformuler, c’est démontrer sa capacité d’écoute et d’échange (qualités essentielles pour exercer votre future fonction d’aide- soignant), c’est également favoriser la réflexion et écarter les malentendus. Reformulez les propos ou les questions du jury afin de vérifier que vous avez bien compris ce que celui-ci voulait dire. Utilisez d’autres termes, considérés comme équivalents, en les introduisant par : « Ainsi, selon vous… » ; « Vous voulez dire… » ; « En
    • d’autres termes… ». • Exemple « Les femmes aides-soignantes ont plus de sensibilité que les hommes aides-soignants. » La reformulation la mieux adaptée est « Vous voulez dire que les hommes expriment peu leur sensibilité auprès des patients. » 3 Observer  Observer les membres du jury vous permettra de mieux cerner ce qu’ils ressentent et ainsi, de mieux adapter vos réponses ; vous témoignerez en même temps de l’intérêt que vous portez à l’entretien.
    • En règle générale, vous vous adressez à la personne qui vous a posé la question, mais pensez à ne pas ignorer l’autre membre du jury. Observez les attitudes des membres du jury (corporelles, gestuelles, intonation de la voix, expressions du visage). Si vous constatez de l’agacement, de la crispation ou du désintéressement, vous pourrez adapter votre comportement et ajuster votre discours. 4 Le lien avec la profession  L’écoute et l’attention sont des
    • qualités indispensables pour optimiser votre prise en charge du patient. Vous devenez l’intermédiaire entre la famille et le corps médical. Bien compris, le patient se livre à vous en installant un climat de confiance. Ainsi vous participez activement à améliorer son état de santé et à favoriser son retour à domicile.
    • Fiche 5 Méthode Répondre aux questions du jury Vous devez être attentif aux questions posées par le jury ; elles peuvent être ouvertes ou fermées : vous devez à chaque fois adapter vos réponses. Elles peuvent être centrées sur la profession, sur vos motivations,
    • votre parcours personnel et professionnel ou sur votre personnalité. 1 Questions ouvertes, questions fermées  Les questions dites « ouvertes » permettent au candidat de s’exprimer librement. • Exemple Pourquoi avez-vous opté pour ce choix professionnel ? Avez-vous une expérience en lien avec le milieu paramédical ? Que pensez- vous du travail de nuit ? Les questions fermées ne permettent
    • pas de développer le sujet. Les réponses possibles sont oui ou non. • Exemple Avez-vous passé d’autres concours ? Avez-vous effectué une préparation au concours d’entrée aide-soignant ? Répondez aux questions ouvertes en argumentant vos réponses, cela permet au jury de vérifier vos aptitudes à la discussion et à l’échange. Attention au temps : vous ne disposez que d’un laps de temps limité pour répondre aux sollicitations du jury. Répondez de manière très brève
    • aux questions fermées. Celles-ci permettent au jury de clarifier certains points de votre parcours ou de votre investissement. 2 Répondre aux questions  Prenez toujours quelques secondes de réflexion avant de répondre. La précipitation peut vous desservir. N’hésitez pas à faire répéter la question ou, si vous craignez de ne pas en avoir saisi le sens, reformulez-la avec vos propres mots. Cela évite les malentendus. N’oubliez pas qu’il vaut mieux être franc que faire semblant de savoir.
    • Si vous n’avez pas les éléments de réponse à la question posée, faites preuve de transparence, essayez de rebondir sur quelque chose que vous connaissez. Témoignez de l’intérêt que vous portez à l’entretien, en posant vous- même des questions : quel est le taux de réussite au concours ? L’aide-soignant a-t-il sa place dans les services d’urgence ? 3 Le lien avec la profession  Dans le cadre de votre exercice professionnel, vous devrez savoir
    • décoder les questions que le patient peut vous poser sur sa prise en charge et sur sa pathologie. Apprenez à écouter, cela vous aidera à proposer des réponses adaptées. Ne vous précipitez pas, réfléchissez avant d’agir et adressez-vous à des personnes compétentes et expérimentées (infirmiers et ou médecins) si vous n’avez pas les éléments de réponse.
    • Fiche 6 Méthode Développer sa culture générale La culture générale requise au concours d’entrée en formation d’aide-soignant revient à la connaissance des grands thèmes sanitaires et sociaux. En l’enrichissant, vous gagnerez en confiance et en éloquence lors de votre entretien et augmenterez
    • vos chances de vous démarquer des autres candidats. Pour les membres du jury, votre intérêt et votre connaissance pour ce domaine est un gage de votre capacité à vous adapter, à apprendre, à comprendre et à prendre du recul. 1 Enrichir sa culture générale  A. Les sources Pour apprendre, ne négligez rien : utilisez tous les types de supports dont vous disposez. Lisez la presse : quotidiens,
    • magazines spécialisés, publications professionnelles… Regardez la télévision : le journal national et local, les émissions de santé, politiques, économiques et sociales… Écoutez la radio : France Info, France Inter, Europe 1, RTL… Consultez Internet : les sites officiels du gouvernement, les moteurs de recherche, les blogs… Assistez à des conférences thématiques (organisées par des mairies, des facultés, des associations…) Ne négligez pas les discussions
    • avec des amis, des collègues ou au sein de votre famille. Écoutez les autres attentivement ; astreignez- vous à respecter leurs opinions même si vous ne les partagez pas. B. Les moyens techniques Ayez toujours avec vous un bloc- notes et de quoi écrire. Devant une émission télévisée ou autre, relevez le maximum d’informations, notez des mots clés dont vous rechercherez ensuite la signification précise. Mettez régulièrement de l’ordre dans vos notes. Triez-les par thèmes – ceux retenus dans la
    • deuxième partie de cet ouvrage par exemple. Soyez organisé : établissez des dossiers par thèmes et datez vos fiches. L’actualité évoluant très vite, réactualisez régulièrement les informations recueillies (noms de personnalités du gouvernement, textes de loi, dates, chiffres…). Relisez régulièrement vos fiches pour bien intégrer leur contenu. 2 Réaliser une revue de presse  Apprenez à réaliser des revues de
    • presse régulières. Elles vous permettent de vous familiariser avec la presse, d’être informé de l’actualité sanitaire, sociale et économique (nouvelles lois et recommandations, découvertes et avancées médicales, campagnes d’éducation, etc.) et de vous entraîner à l’exposé oral. A. Les sources Lisez tous les jours plusieurs journaux afin de diversifier les sources d’information et de garantir la richesse des points de vue. Lisez la presse locale quotidienne. Vous pouvez y relever des
    • informations diverses : statistiques, départementales ou régionales, faits divers pouvant servir d’illustration ou d’exemple à l’entretien. Sélectionnez les journaux que vous lisez. Dans la presse nationale quotidienne, privilégiez les titres suivants : Le Monde, Le Figaro, Libération… Dans la presse spécialisée, choisissez parmi ces titres : Revue soins, Infirmières magazine, L’Aide-soignant, etc. B. La méthode La réalisation d’une revue de presse repose sur un emploi du temps de trois semaines.
    • Première semaine : lecture quotidienne des journaux ; découpage des articles sanitaires et sociaux et économiques qui vous paraissent importants ; classement de ces articles par thèmes (une chemise par thème). Ces thèmes devront appartenir aux domaines de la matière. Deuxième semaine : reprise des chemises pour en examiner la richesse et sélectionner le (les) thème(s) que vous souhaitez aborder (compte tenu de la contrainte de
    • temps de l’intervention orale) ; lecture des articles en analysant leur contenu. Vous verrez notamment si les articles sur un même thème développent des arguments similaires, complémentaires ou opposés ; préparation du contenu de l’intervention orale, voire simulation de votre intervention orale auprès de collègues, amis ou bien des membres de votre famille (notamment pour gérer le temps, vous devez parler entre 5 et 10 minutes sans vous répéter et en progressant sur le sujet). Troisième semaine :
    • intervention orale de 20 minutes devant votre auditoire choisi. Vous restituerez de manière claire, ordonnée et synthétique l’information sanitaire et sociale et ou économique collectée durant deux semaines. Il faudra notamment veiller pour cette phase à votre débit (la prise de notes doit être possible) et à la qualité de votre expression, penser à citer les articles ou les références bibliographiques ; l’auditoire sera sollicité en fin d’intervention pour des questions. Il devra émettre un avis sur la prestation orale et
    • porter un jugement critique qui aura pour objectif d’effectuer les ajustements nécessaires. Les quotidiens locaux et nationaux ainsi que les revues spécialisées sont accessibles sur Internet, ce qui permet de réduire considérablement vos dépenses. Vous avez également accès à différents journaux, revues de presse, documentations, brochures, gratuitement, dans les centres de documentation et d’information (CDI), les bibliothèques et médiathèques, les associations (AIDES, l’association des paralysés de France, l’association française contre les
    • myopathies…), les organismes tels que la Caisse d’allocations familiales (CAF), la Sécurité sociale (CPAM) ou bien le service de protection maternelle et infantile (PMI), les mutuelles, etc.
    • Fiche 7 Méthode Comprendre le sujet Comprendre le sujet au sens de « se l’approprier » doit vous permettre de cerner son étendue et vous éviter de répondre à côté ou d’en dépasser les limites. Respectez les étapes suivantes. 1 Lire le sujet plusieurs fois 
    • Pour comprendre le problème posé, chaque mot compte. Ne vous précipitez pas, même si vous pensez que le temps presse. Lisez plusieurs fois le sujet, n’occultez aucune tournure de phrase, aucun mot. Recopiez le sujet sur votre brouillon afin de bien vous saisir de chaque mot ; faites attention de le recopier sans en changer un seul mot au risque de perdre du sens ou de le transformer ! • Exemple Sujet : « Actuellement, en France, les médecins constatent
    • une augmentation de l’obésité chez les enfants scolarisés. Comment expliquez-vous ce phénomène ? » Si vous recopiez « Actuellement, en France, les médecins constatent une augmentation de l’obésité chez les enfants. Comment expliquez-vous ce phénomène ? », vous perdez le mot « scolarisés » qui permet d’orienter le développement sur des causes plus précises comme le problème des cantines scolaires, du suivi par les infirmières scolaires, des enfants seuls après les cours. 2 Repérer trois points
    • essentiels du sujet  A. La forme du sujet et la consigne Le sujet peut prendre plusieurs formes : un dessin, un texte, une question, une citation, un simple constat ou même parfois une opinion. La consigne détermine votre exposé : avant de commencer, comprenez ce qui est demandé. • Exemple Sujet : « Que connaissez-vous de l’allocation personnalisée d’autonomie ? »
    • Ici, seules vos connaissances sont requises. Il est aussi possible que vous ayez à trouver des arguments en faveur et en défaveur d’un thème. • Exemple Sujet : « Donnez les avantages et les inconvénients de la légalisation du cannabis. » Parfois, un constat est posé ou une simple phrase sans consigne. Vous devez alors décider des points à exposer : est-ce un thème sensible, sujet à polémique, un point appelant surtout des connaissances ou une réflexion ?
    • B. Les mots clés Les mots clés sont les mots essentiels d’un sujet, d’un texte, d’un exposé relatifs à la culture générale. • Exemple Sujet : « Quels ont les avantages et les inconvénients d’une légalisation du cannabis ? » Les mots clés sont « cannabis » mais aussi « légalisation » ; vous devez bien définir ces deux mots ; on ne parle pas de drogue dure comme l’héroïne par exemple et il faut bien connaître les implications du « rendre légal » : de quoi parle-
    • t-on, de la consommation, la vente, la culture ?
    • Fiche 8 Méthode Utiliser ses connaissances sur le sujet Le jury estime que vous connaissez correctement le sujet quand il a vérifié que vous connaissez les mots importants (mots clés) s’y rapportant ainsi que leur signification. Une connaissance restreinte est jugée comme un manque de préparation
    • ou d’intérêt pour le sujet. 1 Cerner l’importance du sujet  Montrez que vous connaissez l’importance du sujet, et son étendue : vous pouvez citer des chiffres, prouver que vous en avez entendu parler dans l’actualité et sur quel point particulier. Référez-vous aux définitions officielles comme celles de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) ou du dictionnaire pour les thèmes ne relevant pas du domaine sanitaire. Vous devez absolument
    • comprendre et montrer que vous savez de quoi vous parlez. Par exemple, dans un sujet sur le handicap mental, si vous confondez avec la maladie mentale, votre exposé sera hors sujet. • Exemple Sujet sur la pauvreté Vous devez avoir une idée du nombre de destinataires des minima sociaux, savoir que l’abbé Pierre est décédé en janvier 2007, qu’il était le fondateur d’Emmaüs et se battait entre autres pour les mal- logés. Pour tous les sujets, vous devez
    • essayer de situer la chronologie des faits marquants, les noms des acteurs ou des décideurs importants, etc. 2 Posséder toutes les connaissances de base actualisées  Indispensables, ces connaissances sont souvent communes à tous les candidats. Vous devrez faire la différence en montrant votre intérêt pour le sujet, en possédant des connaissances actualisées, tirées d’informations récentes et intéressantes (les nouvelles
    • campagnes de sensibilisation sur le sujet, les derniers faits marquants et statistiques…). Certains sujets nécessitent des mises à jour régulières. • Exemple Sujet sur la pauvreté Vous devez connaître l’association DAL (Droit au logement), qui se bat pour les sans-abri, la loi de janvier 2007 instaurant le droit au logement opposable et connaître la signification de ce terme, vous devez savoir ce qu’est le surendettement. Les questions du jury ne concernent
    • pas toujours des définitions mais vous ne serez performant et spontané que si vous maîtrisez bien tout le sujet. 3 Montrer son implication  Il s’agit plus d’ouverture d’esprit que d’accumulation de connaissances ; le jury juge bien sûr le travail de préparation et la connaissance, mais vous êtes également évalué sur l’intérêt que vous portez à ce et ceux qui vous entourent : quels sont les événements qui vous touchent ? À quel point vous sentez-vous
    • concerné par ce qui se passe en France et dans le monde ? Avez- vous une réflexion sur tout cela, en discutez-vous avec d’autres pour faire évoluer vos idées, enrichir vos arguments ? Vous devez montrer que vous avez la connaissance nécessaire pour traiter ce sujet, mais que vous avez également la curiosité, l’envie d’en savoir plus, que vous avez une opinion sur le sujet. Vous devez manifester votre ouverture sur le monde qui vous entoure.
    • Fiche 9 Méthode Présenter un exposé clair et structuré Le jury doit suivre le plan de votre exposé ou votre raisonnement sans difficulté. 1 La clarté du propos  Lorsque vous aurez posé toutes vos idées sur un brouillon, triez-les,
    • regroupez celles qui sont trop proches, éliminez celles qui sont hors du champ délimité par le sujet ou trop peu claires, celles dont vous n’êtes pas tout à fait sûr ou convaincu… Cette étape est indispensable car elle vous permet rapidement de vérifier l’ensemble du contenu et la pertinence de vos idées. Utilisez des mots dont vous comprenez bien la signification, utilisez des mots et des phrases simples. Gardez en tête que si votre brouillon est écrit, votre exposé, lui, est oral ; obligez-vous à rédiger
    • le moins possible : vous gagnerez du temps et votre exposé sera bien plus vivant et naturel qu’une lecture trop figée manquant de simplicité. Illustrez vos propos par des exemples : votre exposé sera plus vivant, vous capterez plus facilement l’attention du jury et vous montrerez que vous êtes au courant des derniers points importants, qu’il ne s’agit pas seulement de culture générale mais aussi de la réalité. 2 La structure à observer  Votre exposé doit comporter une
    • introduction, un développement et une conclusion. Le plan a plusieurs fonctions : il montre que vous savez organiser votre pensée, mobiliser vos connaissances et les organiser avec logique ; il conditionne la clarté de votre exposé et permet au jury de bien suivre le fil de votre raisonnement ; si tout est confus, l’auditoire ne peut garder la même attention et l’envie d’écouter disparaît, tout comme l’adhésion qu’il faut obtenir pour avoir la meilleure note possible. En introduction, présentez le sujet et annoncez les différentes parties de votre exposé.
    • Construisez un développement en deux parties au moins. • Exemple Sujet : « Que pensez-vous du maintien à domicile des personnes âgées ? » Il est possible de faire une partie traitant des avantages et une autre des inconvénients du maintien à domicile ou encore une partie exposant les arguments pour, et une exposant les arguments contre. Sujet « Quelles peuvent être les conséquences de l’alcoolisme ? » Vous pouvez construire un développement comprenant une
    • partie sur les aspects sociaux, une sur les aspects physiologiques, une autre sur les aspects psychologiques… Sujet : « Que savez-vous de l’obésité chez les adolescents ? » Ici, vous devez développer les causes et les conséquences. Sujet : « La violence à l’école » Vous pouvez exposer dans une première partie les problèmes posés, dans une seconde les solutions. Terminez votre présentation par une conclusion qui résume vos différents arguments et vous permet
    • d’orienter le débat sous un autre angle, d’élargir la question, de projeter le problème vers l’avenir, etc.
    • Fiche 10 Méthode Réfléchir à son histoire personnelle Les membres du jury ne vous connaissent pas. Ils vont donc chercher à vous situer dans votre parcours de vie. Cette démarche leur permet, à travers votre histoire, de mieux vous cerner et de mieux vous comprendre. Par
    • conséquent, il est important que vous soyez préparé à l’éventualité d’être interrogé sur votre histoire. 1 Analyser son parcours de vie  L’autobiographie est la perspective rétrospective sur sa propre existence. Elle permet de mettre l’accent sur sa vie individuelle, en particulier sur l’histoire de sa personnalité. Ce genre d’exercice permettra au candidat de faire le point sur lui-même et de mieux comprendre ses orientations et ses choix professionnels. Votre vie est
    • un processus en évolution dont vous êtes l’acteur. Durant celle-ci, votre environnement (social, familial et culturel), vos rencontres vous ont aidé à prendre des décisions et à construire votre personnalité d’aujourd’hui. Choisissez de manière chronologique (date et durée) quelques événements importants de votre vie (émouvants, insolites, tragiques, heureux mais aussi des lieux investis ou traversés, des personnes rencontrées, des événements familiaux, scolaires ou professionnels). Racontez-les par écrit une première fois.
    • Recherchez des témoignages sur ces épisodes auprès de proches : famille, amis, voisins, collègues. Complétez avec des documents authentiques : photographies, lettres, certificats, attestations, journal intime, correspondance, arbre généalogique, agendas, livret de famille, etc. Recherchez un point commun entre ces événements (un trait de caractère constant, une similitude, un approfondissement, une initiation progressive) afin de donner une unité, une cohérence au récit. Soumettez votre travail à la lecture d’un proche qui connaît votre
    • parcours et qui devra par cet exercice vous retrouver dans votre écriture. Bien sûr, il ne s’agit pas d’écrire un roman, mais ce travail vous permettra de prendre du recul sur vous-même, de vous plonger dans votre passé, qu’il soit lointain ou proche et de mieux comprendre pourquoi vous souhaitez vous orienter vers le métier d’aide- soignant. Le travail de recherche effectué au cours de cette étape garantit que vous n’oubliez pas d’élément important et que vous garantissez une certaine précision aux
    • informations et souvenirs collectés. 2 Prendre en compte les influences extérieures  Nos choix sont soumis à des influences extérieures qui nous marquent et orientent nos prises de décision. Ce réseau d’influence entre dans le processus de construction de notre propre personnalité par un jeu d’imitation ou d’identification. Nous voulons ressembler aux personnes que nous admirons. Tout d’abord à nos parents, ensuite à notre entourage (famille, amis, voisinage, célébrités, etc.), mais ces
    • influences trouvent également leur origine dans la vie associative, culturelle et sportive, dans le monde du travail et à l’école. En réagissant à de nombreux modèles, nous adoptons un certain nombre de valeurs (confiance, respect, tolérance…) et de comportements (altruisme, écoute, disponibilité…). Identifiez toutes ces influences extérieures afin de mieux cerner votre personnalité et de la mettre en relation avec votre projet professionnel. 3 Se préparer au bilan
    • de compétences  Ce travail sur votre histoire personnelle une fois terminé, répondez aux questions suivantes : qui êtes-vous aujourd’hui ? Des membres de votre famille exercent- ils une profession paramédicale ? Selon vous, le cadre familial est-il important ? Si oui, pourquoi ? Quel est votre parcours scolaire ? Faites- vous partie d’une association caritative ? Quels sont vos loisirs préférés ? Comment expliquez-vous votre choix professionnel ? Que vous évoque la mort ? L’actualité vous intéresse-t-elle ? Comment
    • occupez-vous votre temps libre ? Ainsi, au fil de vos investigations, ce travail d’introspection vous prépare à mieux répondre aux questions des jurés. Faites maintenant votre bilan de compétences, les membres du jury pourront ainsi apprécier votre niveau d’engagement et d’investissement. 4 Le lien avec la profession  Le fait de bien vous connaître vous permettra de mieux comprendre les patients dont vous aurez la
    • responsabilité. Vos patients vous dévoileront une partie de leur vie, de leur intimité, de leur histoire qui vous permettront de mieux les prendre en charge. Vous pourrez ainsi mettre en évidence les liens sociaux, familiaux, professionnels nécessaires à un bon rétablissement.
    • Fiche 11 Méthode Connaître ses compétences professionnell Afin d’envisager un métier qui vous correspond ou une réorientation, il faut d’abord vous situer dans votre parcours de vie, professionnel et extraprofessionnel, et pour cela, définir votre niveau de
    • compétence professionnelle. Vous devez vous imposer un bilan (compétences personnelles et professionnelles, et formation scolaire). 1 Qu’est-ce qu’un bilan de compétences ?  Un bilan de compétences à pour objectifs majeurs : d’analyser son parcours personnel et professionnel ; de capitaliser les expériences professionnelles ; d’identifier ses compétences. Les thèmes que vous devez aborder
    • dépendent de votre situation. Ainsi, vous pouvez travailler sur : le déroulement de votre vie professionnelle (parcours scolaire et professionnel) ; l’inventaire de vos compétences (relationnelles, animation, gestes aux soins d’urgence, etc.) ; vos capacités et vos connaissances (en puériculture, en gériatrie, en psychologie, en informatique, en langues vivantes, etc.) ; la recherche de vos centres d’intérêts et de vos motivations (sport, musique, vie associative, etc.) ;
    • l’analyse de vos orientations (vos choix de vie et ou professionnel) ; l’image de vous-même (valeurs, comportements, positionnements, etc.) ; vos formations complémentaires (stages, perfectionnement technique, attestation de formation aux premiers secours, etc.). 2 Faire un bilan de compétences  Vous pouvez concevoir ce bilan comme la rédaction d’un
    • curriculum vitae. Réalisez un tableau de synthèse reprenant vos acquis pendant votre scolarité et au-delà. Une fois ce travail terminé, vous aurez une vision cartographique de votre parcours. Vous aurez ainsi dégagé vos traits professionnels, vos acquisitions, vos points forts, vos faiblesses et mis en évidence ce que vous souhaitez. Vous serez également mieux préparé à répondre aux questions du jury dans la mesure où vous aurez clarifié qui vous êtes. Ce travail demande du temps, de la motivation, de la concentration et
    • de la persévérance. Ne vous découragez pas. • Exemple Titres, stages, diplômes et autres Po Formations diplômantes BEP Sanitaire et social Accès sélecti AS et de la s Formations professionnelles Approfondissement en gériatrie Conna la géront et tech relatio Expériences professionnelles Agent des services hospitaliers en maison de retraite Trava appro différe de pri
    • charge person Centres d’intérêt Lecture, voyages Conna d’autr ouvert Motivations Bénévole Déterm impliq Image de soi Accès sur des valeurs altruistes Honnê authen et con Capacités et connaissances Allemand Aisanc rentre avec u person hospit d’orig
    • germa Formations complémentaires Animateur en centre aéré Expér prise e d’enfa À l’issue de ce travail, vous pourrez répondre en partie à la question « Qui suis-je aujourd’hui ? » par le fait que vous avez exploré votre vie en repérant les temps forts et ceux qui le sont moins. Votre personnalité et votre parcours seront clarifiés et vos décisions plus précises. Le travail de recul que vous venez d’effectuer vous permettra d’affronter davantage les questions que vous
    • poseront les membres du jury. Cependant votre travail n’est pas terminé car vous allez devoir mettre en évidence vos activités et réalisations personnelles.
    • Fiche 12 Méthode Mettre en évidence ses investissemen et ses réalisations Vous venez d’effectuer votre bilan de compétences professionnelles. Cependant, vous devez mentionner l’ensemble de
    • vos activités, engagements, loisirs et réalisations personnelles pour que celui-ci soit complet. 1 Identifier ses activités et/ou réalisations personnelles  Votre investissement et vos réalisations personnelles démontrent votre implication dans la vie sociale. Les membres du jury pourront donc davantage cerner votre personne. Les sujets à évoquer sont nombreux et variés, voici quelques domaines, à titre d’exemples.
    • Vos activités : sportives (individuelle ou collective) ; culturelles (Salon du livre, spectacles, musées, fouilles archéologiques, voyages thématiques, etc.) ; artistiques (musique, peinture, danse, etc.). Vos engagements : associatifs (aumônerie, accompagnement de fin de vie, collecte de vêtements, Croix Rouge française) ; familiaux (en charge de vos enfants, parents, grands-parents,
    • etc.) ; professionnels (délégué du personnel, membre du Comité de lutte contre les infections nosocomiales [CLIN]) ; scolaires (délégués parents d’élèves, accompagnateurs pour activités périscolaires, etc.). Vos loisirs : jardinage, bricolage, rencontres entre amis, lecture, écriture, couture, etc. Vos réalisations personnelles : réalisations artistiques, organisation de repas de quartier. 2 Mettre en évidence ses
    • investissements et réalisations  Pour chacune de vos activités, précisez leur importance. Vous pouvez réaliser un tableau de synthèse reprenant vos réalisations. Activités et/ou réalisations personnelles Niveau d’implication Durée moyenne passée au sein de cette activité pe prof Bénévole aux Restos du cœur Distribution alimentaire 1 an Disp ouve écou altrui Choriste Soprano au 2 Écha
    • sein d’une chorale et concerts répétitions par semaine depuis 3 ans parta maîtr Membre du CLIN Secrétaire 6 mois Conn en hy hosp Une fois ce travail terminé, vous serez mieux préparé pour répondre aux différentes questions que les membres du jury pourront vous poser : Êtes-vous membre d’une association caritative ? Lors de votre temps libre, quels types de loisirs avez-vous ?
    • Quel est le dernier livre que vous avez lu ? L’actualité vous intéresse-t- elle ? Quel est le dernier fait marquant ces derniers jours qui a retenu votre attention ?
    • Fiche 13 Méthode Identifier ses savoirs, ses forces et ses faiblesses Le savoir désigne tout ce qu’un individu sait, à un moment donné de son existence. Dans la continuité de vos travaux
    • précédents, vous allez maintenant mettre en évidence votre capacité à dégager vos différents savoirs. Cet exercice vous permettra de réaliser l’ampleur de vos aptitudes. Un exercice complémentaire sur la connaissance de vos points forts et points faibles vous aidera à voir plus clair en vous, à savoir ce pour quoi vous êtes fait, sans rien oublier. 1 Identifier ses savoirs  Les savoirs peuvent se distinguer en quatre niveaux : le savoir (niveaux de connaissance), le savoir-faire
    • (niveau de connaissance pratique), le savoir être (positionnement et comportement) et le savoir devenir (réalisation d’un projet). Faites la liste de vos savoirs à l’aide d’un tableau en quatre colonnes. • Exemple Savoir Savoir- faire Savoir êtr Domaine privé Je connais le code de la route. Je sais qu’au feu rouge, je dois J’utilise la pédale de freinage. Je respect le Code d la route, donc je m’arrête au feu rouge.
    • m’arrêter. Domaine professionnel Je sais qu’il me faut deux serviettes pour une toilette complète. J’utilise une serviette pour la partie haute et l’autre pour la partie basse du corps. J’applique dans les règles de l’art les méthodes pratiques enseignée 2 Identifier ses aptitudes : points forts et points faibles  À partir de votre autoportrait, vous
    • allez mettre en évidence vos aptitudes à travers vos points forts et vos points faibles. Cela vous permettra de mieux en prendre conscience afin d’envisager de les corriger. Faites l’inventaire de vos aptitudes. Celui-ci portera sur cinq domaines. Domaine Questions à vous poser Connaissances Dans quelle branche suis- je le plus fort ? Qu’ai-je appris, en dehors de l’école, par moi-même, par des stages, des voyages… ? Capacités Qu’ai-je appris à l’école en dehors des cours, et en
    • dehors de l’école par des jobs d’étudiant, des postes d’intérimaire, par le sport, par mes hobbys, grâce à ma participation active dans des organisations ? Quelle est ma pratique des langues étrangères ? Goûts Qu’est-ce que j’aime faire ? Quel genre de travail m’attire ? Est-ce que je souhaite travailler dans un bureau, à l’extérieur, à l’étranger ? Est-ce que j’ai envie de rencontrer des gens, de créer mon propre emploi ? Personnalité Qui suis-je ? Qu’est-ce qui me caractérise le
    • plus ? Quels sont mes avantages sur les plans physique, intellectuel, relationnel, personnel ? Comment suis-je perçu par les gens de mon entourage ? Pour le genre d’emploi souhaité, quels sont mes atouts ? Avenir À quoi voudrais-je arriver plus tard ? Ai-je déjà une vision claire de mon avenir professionnel ? Pour mettre de l’ordre dans vos idées, consacrez quelques heures à remplir des feuilles : analytiques d’abord (réponses aux questions), synthétiques ensuite (points forts et
    • points faibles). Confrontez votre auto-analyse avec l’opinion de gens de votre entourage. Ce travail de longue haleine a clarifié votre situation actuelle. Dorénavant, vous êtes en mesure de vous positionner et de comparer vos différents savoirs et vos niveaux de performances. Ce trajet parcouru vous permettra de faire émerger votre projet professionnel. 3 Le lien avec la profession 
    • Lors des stages cliniques que vous aurez à effectuer, votre prestation de stagiaire sera évaluée autour des différents savoirs. Vos connaissances théoriques, pratiques et votre positionnement seront appréciés et contribueront à déterminer votre capacité à devenir un aide-soignant compétent.
    • Fiche 14 Méthode Construire ses motivations personnelles La construction de votre projet professionnel trouve son inspiration dans la connaissance de vos motivations et de la profession concernée. Les membres du jury orientent précisément leurs questions sur
    • ces sujets. Maintenant vous pouvez envisager et anticiper les questions du jury. 1 Anticiper les questions du jury  Le jury veut comprendre quelle est votre connaissance et votre perception du métier d’aide- soignant, mais aussi vos motivations pour faire ce métier. • Exemple Votre connaissance de la profession Qu’est-ce qui vous attire vers ce choix professionnel ? Avez-vous
    • une expérience dans ce domaine ? Connaissez-vous les contraintes de cette profession ? • Exemple Vos motivations Pourriez-vous me parler du programme de formation ? Avez- vous partagé votre intérêt avec des professionnels de santé ? Combien de concours avez-vous présenté ? Faites une liste par écrit de questions possibles et préparez des éléments de réponse. 2 Préciser vos sources de motivation 
    • À la manière d’un brain-storming, jetez sur une feuille de papier toutes vos sources de motivation en lien avec la profession. • Exemple Sources de motivation Possibilités d’évolution : importance accordée à la possibilité de pouvoir évoluer. Rémunération : motivation par le salaire. Diversité : goût pour les activités variées et la technique. Directives : besoin d’encadrement pour organiser son travail. Statut : importance attachée au
    • prestige de son rôle dans le service. Avantages en nature : motivation par les avantages sociaux (retraite complémentaire, CE) Contacts humains : besoin d’échanger avec ses collègues et les patients de façon constante. Reconnaissance : besoin d’avoir un retour sur son travail par ses collègues et/ou sa hiérarchie. Responsabilités : besoin de trouver sa place au sein du service. Éthique : souci que les activités du service soient en accord avec la « morale » et la déontologie professionnelle.
    • Collectivité : souci du travail en équipe. Création : besoin de se réaliser au sein de son travail. Sécurité : besoin d’une certaine stabilité professionnelle. Défi : goût pour la compétition et le dépassement de soi. Cet exercice vous permet de mettre en évidence les éléments déterminants qui vous poussent à faire le choix de cette profession et de dégager les motifs de satisfaction que vous y recherchez.
    • Fiche 15 Méthode Identifier ses valeurs Chacun de nous a son histoire, son éducation, et son environnement. Notre personnalité s’est construite sur des bases, des valeurs qu’il est important de connaître car elles constituent le socle sur lequel chacun s’appuie. De plus, elles donnent du sens à votre projet professionnel.
    • 1 Connaître ses propres valeurs  Parce qu’elles constituent la référence sur laquelle chacun s’appuie pour juger ce qui est vrai, beau, bien, les valeurs représentent ce qui est vraiment très important, ce qui donne du sens. Chacun se détermine, décide, agit dans le respect de valeurs fondamentales. Les valeurs guident les réactions des individus face à une situation ou un sujet donnés. Par exemple, face à une question éthique comme celle de l’euthanasie, de nombreuses réactions et tout autant
    • d’opinions sont possibles, toutes typiquement guidées par les valeurs de chacun. Dans une démarche de définition d’un projet (de vie, ou professionnel), prenez un moment pour réfléchir et faire la liste de vos propres valeurs, ce à quoi vous croyez, ce qui vous pousse à agir. • Exemple Accomplissement – Amitié – Ambition – Argent – Aventure – Authenticité – Communauté – Compétition – Confiance – Contacts – Coopération – Distinction – Diversité – Équilibre – Excellence
    • – Famille – Gratification – Harmonie – Honnêteté – Implication – Indépendance – Intégrité – Intimité – Justice – Loyauté – Moralité – Passion – Pédagogie – Pouvoir – Prestige – Progression – Promotion – Qualité – Reconnaissance – Respect – Réussite – Risque – Solidarité – Transparence – etc. Il est intéressant de vous demander quelles sont les valeurs dans lesquelles vous vous retrouvez le plus, mais faites aussi la liste de celles que vous rejetez le plus violemment.
    • 2 Repérer les valeurs de son interlocuteur  Comprendre l’autre, connaître ses valeurs aide à le respecter mais également à communiquer avec lui. Dans la vie privée, comme dans la vie professionnelle, il faut mettre en place un climat de confiance et de respect mutuel. Si vous vous en prenez à ce que votre interlocuteur considère plus ou moins consciemment comme ce qui est le plus important pour lui, vous prenez le risque de rompre le dialogue. 3 Le lien avec la
    • profession  Dans le cadre de votre exercice professionnel futur, vous allez prendre en charge de nombreuses personnes malades aux valeurs différentes des vôtres. Ne portez pas de jugements de valeurs sur leurs choix et leurs orientations thérapeutiques. Vous devez user d’empathie et de respect vis-à-vis de ces patients même si leurs décisions vous heurtent.
    • Fiche 16 Méthode Élaborer son projet Vous avez effectué votre bilan de compétences, ce qui vous permet dorénavant d’envisager votre projet professionnel. Lors de l’entretien, vous pourrez expliquer à vos interlocuteurs ce que vous êtes et ce que vous avez fait de manière concrète et rationnelle. Montrer que l’on se connaît bien est une preuve de
    • maturité appréciée par les membres du jury. 1 Qu’est-ce qu’un projet ?  Un projet est ce que l’on se propose d’entreprendre. Il doit être suffisamment précis pour servir de référence permanente à la réflexion et à l’action. Il a comme objectif d’améliorer l’existant. Il exprime une volonté de changements et de comportements nouveaux. Il s’agit d’un document écrit, résultat d’un travail de synthèse, permettant de mettre en évidence
    • des éléments clairs, concrets et compréhensibles par une tierce personne. 2 Formaliser son projet professionnel  Ce projet professionnel prend tout son sens dans la mesure où vous intégrez vos propres valeurs et prenez en compte celles des autres. Formalisez votre projet par écrit en reprenant l’ensemble des étapes précédentes, depuis votre histoire personnelle. Votre projet doit comprendre cinq éléments, synthétisant le travail
    • effectué précédemment : 1. Une synthèse des choix qui vous amènent à ce projet : vos orientations, les motivations qui vous poussent vers cette voie. 2. Une synthèse de ce que vous voulez faire et l’essentiel des raisons qui vous poussent à le réaliser. Positionnez-vous en redonnant du sens à votre démarche professionnelle. 3. Une synthèse de vos expériences professionnelles, références, réalisations et initiatives marquantes qui appuient ce projet. 4. Une synthèse des acquis de votre expérience professionnelle en trois
    • points : mes compétences, mes différents savoirs, mes aptitudes à travers mes points forts et mes points faibles. 5. Une synthèse de vos engagements extra-professionnels (cercles, clubs, activités, vie associative, mouvements auxquels vous avez participé) et vos loisirs. Le projet élaboré est un support de travail qui vous représente. Ce document finalisé ne peut pas être un outil exploitable lors de l’entretien. Il vous appartient donc de bien le maîtriser.
    • Partie 2 Entraînement : sujets corrigés Vous avez acquis la méthode. Maintenant, entraînez-vous : chaque fiche d’entraînement propose un sujet corrigé selon la méthode précédemment développée. La première question du sujet correspond au sujet tel qu’il est posé le jour de l’entretien. Le corrigé est complet. Les
    • questions suivantes sont celles que peut vous poser le jury sur votre exposé : questions de culture générale, précisions sur votre exposé, ouverture sur des thématiques proches. Des pistes de réponses vous sont fournies. Le sujet 27 est une simulation d’entretien complet : l’exposé de culture générale est suivi de questions relatives à la thématique et de questions de motivation. Sous-partie 1 Le cadre
    • institutionnel et juridique Sous-partie 2 La vie sociale Sous-partie 3 La vie professionnelle, la santé, la médecine Sous-partie 4 Entretien complet
    • Sous-partie 1 Le cadre institutionnel et juridique Sujet 1 Les institutions du système sanitaire et social Sujet 2 Les règles de la bioéthique Sujet 3 Les dons d’organes Sujet 4 Le système de
    • protection sociale Sujet 5 La politique de santé publique
    • Sujet 1 Entraînement Les institutions du système sanitaire et social Sujet Selon la définition de l’OMS, on peut définir le système sanitaire et social comme l’ensemble de tous les dispositifs ayant pour but
    • d’assurer les meilleures conditions de santé. Son rôle est donc de veiller aux conditions de bien-être physique, psychique et social de toute la population. 1. Que savez-vous du plan canicule, les circonstances de son déclenchement, les structures responsables de sa mise en œuvre, ses différentes phases ? 2. Quelle peut être l’influence du vieillissement de la population sur la politique de santé publique ? 3. Avez-vous des souvenirs de la canicule de 2003 ? 4. Connaissez-vous d’autres grands risques sanitaires possibles ?
    • 5. Que signifie le sigle ARS ? 6. Faut-il avoir peur du retour possible de pandémies ? Corrigé 1. Travailler sur le sujet 1. La compréhension du sujet Il s’agit d’un sujet de connaissances uniquement, votre opinion sur la question n’est pas demandée. Vous devez montrer que vous possédez et maîtrisez un maximum de données sur ce thème. 2. La connaissance du sujet Vous devez reconstituer
    • l’historique du plan canicule : quand et pourquoi a-t-il été créé ? À quoi sert-il ? Par qui est-il mis en œuvre ? Quelles sont les différentes actions prévues, dans quel ordre et en fonction de quoi ? 3. La structuration de l’exposé Le plan de votre exposé doit comporter une succession de points descriptifs du plan canicule. Vous pouvez structurer votre développement en fonction des différents niveaux d’alerte, ce qui permettra un exposé plus clair. Proposition de corrigé [Introduction] La canicule de l’été
    • 2003 a causé le décès d’environ 15 000 personnes âgées ou fragilisées. Face à l’impuissance ressentie cette année-là, un « plan canicule » a été instauré. Il est actif depuis l’été 2005 et regroupe une série de mesures destinées à prévenir et à lutter contre les conséquences sanitaires d’une forte chaleur. Différents niveaux de vigilance permettent de déclencher les actions adaptées à l’évolution de la situation. [Développement] Le niveau 1 du plan canicule consiste en une veille saisonnière pour la période de chaleur, de début juin à fin août :
    • les actions prévues regroupent une information quotidienne de la population par des spots sur les différents médias, la mise en place d’un centre d’écoute téléphonique d’information et de conseils sur les conduites à tenir ; les recommandations sont mises à jour pour les personnels accueillant ou accompagnant des personnes âgées ou handicapées. Le niveau 2 est un « pré-état » d’alerte en fonction des prévisions météorologiques à trois jours. Les centres opérationnels départementaux coordonnent les échanges d’informations et
    • mobilisent les acteurs ayant en charge la protection des personnes fragiles. Le niveau 3 est activé dès la première vague de chaleur : des messages d’alerte sont diffusés à la population et aux professionnels de la santé ; l’action des centres opérationnels départementaux est renforcée. La synthèse des données sanitaires et les bilans se fait au niveau régional. Les personnes âgées vivant à domicile sont contactées, suivies et conseillées. Enfin, au maximum de la canicule, le niveau 4 est atteint. Des mesures d’urgence sont prévues en cas de
    • situation sanitaire critique due à la sécheresse, à des pannes électriques, etc. La gestion des actions et leur coordination sont sous la responsabilité du ministre de l’Intérieur ; les centres opérationnels départementaux continuent à diriger les opérations de terrain. [Conclusion] Que ce soit au niveau national, régional ou départemental, tout est prévu et organisé pour agir en situation sanitaire critique ; il s’agit ici de la canicule, mais il existe également d’autres dispositifs prévus, comme en 2009,
    • lors de l’épidémie de grippe A (H1N1) par exemple ; les institutions de notre système de santé sont organisées afin de protéger la population grâce à la prévention et l’information, mais aussi afin de gérer les crises sanitaires graves. 2. La population française vieillit : le taux de fécondité est bas et nous vivons de plus en plus longtemps. Les besoins de santé et les objectifs de santé publique s’en trouvent modifiés : l’allongement de l’espérance de vie fait apparaître de façon plus forte certaines pathologies,
    • telles que les démences séniles, la dépendance. Le secteur de la gériatrie et de la gérontologie deviennent importants et préoccupants, notamment pour leur faible capacité d’accueil ; pour les mêmes raisons, la mise en place et l’extension des soins à domicile deviennent un axe de travail important ; la politique de santé publique doit également accentuer ses campagnes de vaccination contre la grippe, la tuberculose… face au nombre croissant de personnes fragilisées par l’âge. Le vieillissement de la population
    • change les indicateurs de santé et donc la politique de santé publique, sans parler des problèmes de financement de la santé, causés par le déséquilibre croissant entre le nombre d’actifs et d’inactifs ; les dépenses de santé vont donc continuer à augmenter. 3. Retracez les faits, le nombre de morts, le profil des victimes, les leçons tirées de cette catastrophe en termes sanitaire et de solidarité. 4. Le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), la grippe aviaire, le bioterrorisme, une grave sécheresse. 5. Agence régionale de santé.
    • 6. Un retour est possible avec le développement des transports et les liens internationaux très rapides ; mais des précautions et des plans d’urgence sont prévus, le principe de précaution adopté.
    • Sujet 2 Entraînement Les règles de la bioéthique Sujet La bioéthique est la discipline qui étudie les problèmes moraux soulevés par les activités de recherche scientifique et biologique. Ses lois encadrent la recherche sur les êtres vivants et les applications issues de ces
    • recherches, afin d’assurer le respect de l’être humain. 1. La recherche sur les cellules souches embryonnaires est autorisée par la loi de bioéthique, dans des conditions bien précises ; elle ouvre la voie sur les incroyables potentiels des cellules souches mais pose des problèmes éthiques. Quels sont ces problèmes ? 2. Quels peuvent être les problèmes éthiques soulevés par l’allongement du délai légal de l’IVG ? 3. En quoi les soins palliatifs peuvent-ils être une réponse au refus de la légalisation de
    • l’euthanasie ? 4. Quel est votre avis personnel sur l’euthanasie ? 5. Quand vous serez un(e) professionnel(le) de la santé, quelle sera votre position sur l’euthanasie ? 6. Quand ne parle-t-on plus d’embryon mais de fœtus ? 7. Que représente pour vous l’acharnement thérapeutique ? 8. En 2003, une mère demandait officiellement l’autorisation d’euthanasier son fils paralysé, sourd et aveugle ; vous souvenez- vous de son nom ?
    • Exercice 1.1 1. Travailler sur le sujet 1. La compréhension du sujet Vous n’avez pas à donner votre opinion sur cette recherche, mais à développer les problèmes éthiques qu’elle peut poser, et ce quelle que soit votre opinion sur le sujet. C’est un sujet de réflexion plus que de connaissances, bien qu’il vous soit nécessaire de maîtriser un minimum de connaissances sur l’éthique et sur les cellules souches. 2. La connaissance du sujet Mobilisez toutes vos connaissances
    • sur la bioéthique, sur la recherche embryonnaire : en quoi elle consiste, sur quel type d’embryon elle est possible ; ensuite, trouvez en quoi cette recherche pose des problèmes moraux ou soulève des inquiétudes. 3. La structuration de l’exposé Vous pouvez présenter une partie par type de problème posé. Vous expliquerez dans l’introduction en quoi consiste la recherche, car consacrer une partie entière à ce point précis risquerait d’être considéré comme étant hors sujet. Proposition de corrigé
    • [Introduction] La recherche progresse tous les jours, aidée par les avancées technologiques, les dons et les subventions, et le travail des chercheurs. Mais chaque découverte ou progrès peut soulever inquiétudes et problèmes moraux. Les cellules souches apparaissent dans les premiers stades de la vie et ont la capacité d’engendrer tout type de cellule. La recherche sur ces cellules est un formidable espoir pour la médecine, mais leur mode de récolte est problématique : prélevées sur un embryon, ce geste provoque la destruction de celui-ci.
    • [Développement] Tout d’abord, il faut savoir que ces embryons sont congelés ; ils sont considérés comme surnuméraires et ne font donc plus partie d’un projet parental. Cependant, leur appartenance antérieure à ce projet peut rendre la situation difficile pour les parents qui doivent donner leur autorisation ; ce genre de décision ne se prend jamais à la légère, peut générer des conflits dans le couple, de la culpabilité. Détruire ces embryons pose le problème de l’être vivant ; certains considèrent l’embryon comme un amas de cellules, d’autres
    • estimeront qu’il s’agit déjà d’un être vivant qui a droit au respect et à la vie. Quand on connaît la peine que peut générer une fausse couche, même au début d’une grossesse, on peut se dire que l’embryon est un être vivant dès qu’il est imaginé et désiré par son ou ses parents. Dans le cas des embryons obtenus en vue d’une fécondation in vitro, la question prend tout son sens. Cette recherche est certes louable, mais le fait de détruire un être humain potentiel transforme l’image de ce dernier, en fait un matériel d’étude, et risque de lui faire
    • perdre sa dignité et sa valeur ; il pourrait même devenir un objet de transaction ou d’échange. [Conclusion] Toutes ces questions sont importantes et légitimes. Les réponses ne sont pas simples à trouver et méritent un temps de réflexion, c’est pourquoi l’autorisation pour cette recherche n’est donnée qu’à titre dérogatoire et provisoire pour cinq ans. Un bilan est alors fait afin de décider de la reconduction ou non de cette recherche au regard des avantages tirés et des inconvénients, des problèmes engendrés.
    • Les problèmes éthiques nécessitent du temps pour la réflexion. Les progrès de la médecine sont rapides et en allongent la liste en permanence, c’est pourquoi la loi de bioéthique est revue tous les cinq ans ; ainsi elle peut s’adapter à toutes les évolutions et prendre en compte la maturation de la réflexion. 2. Le délai légal de recours à l’interruption volontaire de grossesse est passé en 2001 de dix à douze semaines de gestation. Légalisée depuis 1975, cette pratique est entrée dans les mœurs mais n’est jamais un acte anodin ; le
    • recul de ce délai a des conséquences positives mais comporte des risques. Cela a donné à de nombreuses femmes un délai supplémentaire pour réfléchir à cette décision difficile, et a évité à d’autres (plus de 3 000 par an) un avortement « tardif » à l’étranger où les délais sont plus longs, comme en Angleterre par exemple. Mais à douze semaines de grossesse, il est possible de déceler par échographie de petites malformations et cette information risque de conduire à des avortements « de confort ».
    • Certains médecins évoquent également les risques pour la mère car l’intervention devient plus lourde. Cette nouvelle avancée est bien sûr positive pour des milliers de femmes, mais comme chaque avancée elle pose des problèmes éthiques à ne pas négliger. 3. L’euthanasie peut être définie comme le fait de hâter ou de provoquer la mort d’un malade incurable pour mettre fin à ses souffrances. Par peur des abus qui peuvent en résulter, la France refuse sa légalisation ; elle met en avant le rôle des médecins qui est
    • de guérir et de soulager, non de tuer. En réponse, elle accentue ses efforts sur les soins palliatifs qui sont une réponse possible car ils ont pour but de soulager la douleur et d’accompagner les patients en fin de vie. Les patients demandant l’euthanasie le font car ils ne supportent plus la douleur : les soins palliatifs ne soignent pas mais prennent en charge la douleur de façon très efficace et adaptée à chaque personne. Une autre raison qui pousse certains patients à demander l’euthanasie est la volonté de garder leur dignité.
    • Chaque malade veut pouvoir mourir quand il le désire ; le fait de décider du moment est une façon d’être une dernière fois maître de la situation et de se sentir digne. Par le respect, l’écoute et la gentillesse, les personnes travaillant en soins palliatifs redonnent cette dignité à chaque personne. De plus, les soins palliatifs, grâce à l’encadrement et au suivi permanent, peuvent apporter les réponses aux besoins de ceux qui souffrent : pouvoir dire adieu à leurs proches quand le moment est venu, pouvoir être visité par un représentant de sa religion. Pouvoir
    • planifier ses derniers instants est aussi l’un des motifs des demandes d’euthanasie. Pour toutes ces raisons, on peut dire que les soins palliatifs sont une réponse possible à la non- légalisation de l’euthanasie. Mais le comité national d’éthique a tout de même recommandé une « exception d’euthanasie », laissant entendre que la réponse n’est pas aussi simple et complète. 4. Attention ! Vous devez rester modéré : la loi considère l’euthanasie comme un meurtre. 5. Attention ! Le professionnel applique la loi interdisant
    • l’euthanasie et se concentre sur les soins palliatifs. 6. On parle d’embryon pendant les huit premières semaines de grossesse (ou dix semaines d’aménorrhée), puis on parle de fœtus. 7. Définition du mot « acharnement », notion de limite des gestes de réanimation, cas des grands prématurés ; si on arrête, est-ce de l’euthanasie ? 8. Marie Humbert et son fils Vincent. Retracez les événements, les questions soulevées sur la dignité, le droit à l’euthanasie, etc.
    • Sujet 3 Entraînement Les dons d’organes Sujet Le don d’organe consiste en un prélèvement sur une personne, le plus souvent décédée, d’un organe ou d’un tissu pour effectuer une greffe, qui se définit comme la mise en place dans le corps d’un organe étranger qui lui est devenu nécessaire. Il est possible
    • également de donner son sang ou ses composés, les plaquettes par exemple. 1. En 2011, 16 371 personnes étaient en attente de greffe, et les statistiques montrent qu’un prélèvement possible sur trois est refusé. Le don d’organe est-il facile à accepter ou à refuser ? 2. Quel est l’intérêt du registre national de refus de don d’organes ? 3. Des centaines de malades en attente de greffe meurent sans avoir pu en bénéficier. Pourquoi ? 4. Pourquoi le don de sang ou d’organes doit-il être gratuit ?
    • 5. Avez-vous votre carte de donneur ? Pourquoi ? 6. À quoi sert l’agence de la biomédecine en ce qui concerne les greffes ? 7. Qu’est-ce qu’une xénogreffe ? 8. Pourquoi avoir créé un registre de refus de don et non pas un registre de donneurs ? Corrigé 1. Travailler le sujet 1. La compréhension du sujet Vous devez connaître la définition du don d’organes. Il ne s’agit pas
    • ici de don de sang ou de sperme, mais exclusivement du don d’organes, qui nécessite pour la majorité des cas le décès du donneur, et donc la difficulté d’acceptation pour certaines personnes. Le don d’organes est-il facile à accepter ou à refuser ? Le sujet demande une argumentation pour chaque position ; vous devez expliquer pourquoi certaines personnes refusent le don et d’autres l’acceptent. Vous pouvez aussi réfléchir à la position du receveur, car la situation n’est pas anodine pour lui. 2. La connaissance du sujet
    • Quels chiffres connaissez-vous sur les dons d’organe ? Quel est le rôle de l’agence de la biomédecine dans la gestion et l’incitation aux dons ? Quels sont les organes que l’on peut greffer ? Dans quelles conditions ? 3. La structuration de l’exposé Le plan doit vous permettre de présenter les points de vue opposés. Deux parties semblent utiles : « il est facile d’accepter », « il est facile de refuser ». Proposition de corrigé [Introduction] En France, environ 16 400 malades attendent chaque année une greffe et le don est
    • encore une démarche difficile à accepter pour certains. On sait que 85 % des Français se disent favorables au don, mais 39 % seulement ont pris position. Rien n’est jamais simple dans le don : le drame du décès, la situation d’urgence du demandeur et des décisions à prendre, la douleur, etc. 40 % des refus de dons sont dus à la volonté du défunt et 60 % au refus de la famille, le plus souvent par ignorance des désirs du défunt. [Développement] La situation peut être difficile pour le donneur potentiel car sa prise de position et l’acquisition de sa carte de donneur
    • sont le fruit d’une réflexion sur sa propre mort ; le fait d’en discuter avec sa famille ou de l’informer de sa décision est parfois également délicat et source d’angoisse ou même de conflit. Environ la moitié des personnes craint la mutilation du corps ; la méconnaissance des méthodes et des principes du don aggrave encore la difficulté éprouvée à prendre position. Bien sûr, il devient encore plus difficile d’accepter le don après un décès face à la sollicitation des soignants : la douleur exacerbée par l’urgence de la situation accentue la difficulté des proches.
    • Il faut également penser aux receveurs, qui peuvent vivre ou améliorer leur qualité de vie grâce au don d’organes. Mais il peut être difficile de vivre grâce au décès d’une autre personne, d’attendre ce décès ; l’idée de vivre avec une partie de corps qui ne vous appartient pas est parfois difficile à accepter ; les receveurs doivent souvent faire face à un certain sentiment de culpabilité. [Conclusion] Le don d’organes n’est pas un acte anodin. Il n’est jamais facile à accepter et il semble même qu’il soit difficile à évoquer avec ses proches. Cela constitue un
    • frein aux dons et aux bonnes volontés ; des campagnes régulières ont pour but de lutter contre ces freins et sensibilisent la population, l’informent et encouragent la prise de position de chacun dans les registres officiels. En 2009, le don d’organes était déclaré grande cause nationale ; des campagnes ont visé à faire évoluer les mentalités et inciter à la réflexion. En 2012 est lancé un deuxième plan greffe qui, jusqu’en 2016, aura pour objectif de soutenir et promouvoir à nouveau la greffe. 2. Créé en 1998, ce registre permet à toute personne opposée au don de
    • ses organes après son décès de manifester clairement son intention. Au premier regard, on peut craindre une augmentation importante du nombre d’inscrits et donc une diminution des dons potentiels ; mais en fait la création de ce registre est bénéfique car : en cas de besoin, la famille du défunt n’a pas à s’interroger si la personne s’est inscrite sur ce registre. La famille ne sera même pas consultée, ce qui lui évitera une situation très difficile à vivre ; la possibilité de s’inscrire peut susciter des discussions entre
    • membres d’une famille et permettre à chacun de réfléchir à ses volontés, d’échanger sur ce thème et de connaître les intentions de ses proches. Ainsi, même s’il n’y a pas d’inscription, chaque membre connaîtra les desiderata des autres et saura prendre une décision plus rapidement en cas de besoin, sans douter ou culpabiliser ; le temps et l’hésitation, obstacles importants à l’efficacité des équipes de prélèvement, ont donc une chance d’être moins pénalisants,
    • d’autant que la pose de greffes est souvent une question de jours, voire d’heures. 3. Les patients ayant besoin d’une greffe sont placés en liste d’attente. Plus de la moitié concerne des organes comme le cœur, le foie, les reins ; les délais d’attente trop importants entraînent le décès d’environ 65 % d’entre eux ; plusieurs paramètres sont en cause. Des impératifs stricts sont imposés pour une transplantation : le donneur doit être reconnu en état de mort cérébrale ; il ne doit pas être porteur de maladie ; les délais entre
    • la mort et les prélèvements sont courts : toutes ces conditions limitent le nombre de possibilités. S’y ajoutent les problèmes de compatibilité et de taille, pour les enfants par exemple. De plus, quand les familles sont consultées, la décision étant très difficile et douloureuse à prendre, elles préfèrent refuser plutôt que culpabiliser et regretter ensuite leur acceptation ; or, les opérations de greffe nécessitent une certaine rapidité. Toutes ces raisons peuvent expliquer cette situation difficile et préoccupante. L’État essaie d’y remédier par des campagnes de
    • sensibilisation, la création du registre national de refus de don d’organes, la diffusion de cartes de donneur, etc. 4. Le don de sang, comme le don d’organes, repose sur les principes d’anonymat, de consentement et de gratuité. Ce dernier principe est fondamental pour les raisons suivantes : il est indispensable à la notion de « don » : la gratuité assure la solidarité du geste ; il évite les risques de trafic : des personnes pauvres pourraient être tentées de donner régulièrement leur sang pour
    • gagner de l’argent : le corps deviendrait une marchandise et le respect de la dignité ne serait plus protégé. De plus, la situation précaire de ces donneurs pourrait les obliger à mettre leur santé déjà fragile en péril. Des pressions pourraient être exercées afin qu’ils donnent toujours plus. Ainsi le principe de consentement serait également bafoué. Pour ces raisons, le don de sang et d’organes en France est gratuit et le restera. 5. Si votre réponse est négative,
    • mieux vaut montrer que c’est le fruit d’une réflexion ! 6. Date de création, rôle d’information, sensibilisation, formation, suivi et analyses statistiques. 7. « Xéno » : qui vient de l’extérieur ; permet de pallier le manque de dons, d’obtenir des organes en quantité, mais compatibilité difficile, configuration différente, difficulté d’accepter un organe d’animal. 8. Pour les donneurs, il existe la carte de donneur à avoir sur soi ; les non-donneurs n’avaient pas de carte, et les familles étaient parfois
    • démunies lors du décès. Cela permet à tous de prendre position.
    • Sujet 4 Entraînement Le système de protection sociale Sujet Le système français de protection sociale couvre chacun contre les conséquences financières des risques de la vie. Il est constitué d’un ensemble d’organismes
    • autonomes et complémentaires, grâce auxquels la majorité de la population est couverte. Basé sur le principe de la solidarité, il est considéré comme l’un des meilleurs au monde. 1. Depuis le 1er janvier 2006, tout assuré social de plus de 16 ans doit choisir un médecin traitant : l’objectif est de mieux soigner en dépensant mieux. Expliquez et donnez votre avis. 2. Le gouvernement a instauré la participation de 1 euro à chaque consultation chez le médecin : qu’en pensez-vous ? 3. En 2010, quelles ont été les
    • dernières mesures prises pour sauver le système des retraites ? 4. Citez quatre moyens individuels de participation à l’effort de maîtrise des dépenses de santé. 5. À la pharmacie, demandez-vous toujours des médicaments génériques ? 6. Les évolutions démographiques mettent en danger notre système de retraite ; expliquez pourquoi et détaillez les mesures prises. Corrigé 1. Travailler le sujet
    • 1. La compréhension du sujet Ce sujet demande un exposé de vos connaissances sur le parcours de soins coordonnés, et vous demande votre avis sur la question. Vous ne pourrez avoir un avis intéressant que si vous connaissez bien le sujet. 2. La connaissance du sujet Vous devez mobiliser tout ce que vous connaissez du parcours de soins coordonnés : la date de création, le fonctionnement et le public concerné, les conditions de remboursement des soins ; puis vous devez réfléchir à l’intérêt de ce dispositif ou à ses inconvénients afin de donner un avis ; il n’est pas
    • conseillé de ne trouver que des inconvénients au dispositif car cela reviendrait à dire qu’il est inadéquat et sans valeur. 3. La structuration de l’exposé Deux parties exposant l’une le dispositif et l’autre votre avis sur ses objectifs sont tout à fait appropriées. Mais vous pouvez également rédiger trois parties : la première décrivant le système, la deuxième exposant les avantages et la dernière développant les inconvénients. Proposition de corrigé [Introduction] La loi du mois
    • d’août 2004 a mis en place le parcours de soins coordonnés afin de favoriser la collaboration entre les patients et leur médecin. Ce dispositif repose sur deux grands principes : la mise en place du dossier personnalisé et le choix d’un médecin traitant pour chacun. Plus de 85 % des assurés ont déjà fait leur choix de médecin. En 2011 se met en place un dossier médical personnalisé qui collecte informatiquement et confidentiellement toutes les données médicales de la personne. Le but est de réduire les dépenses de santé et de les rendre plus
    • efficaces. [Développement] Les assurés de plus de 16 ans doivent déclarer un médecin de leur choix au titre de médecin traitant. Ce médecin a pour mission d’organiser le parcours de soins de chacun : il peut adresser le patient à un spécialiste pour avis, il peut coordonner différentes consultations en cas de besoin d’avis ou d’interventions multiples. Tous les acteurs de soins donnent leur avis et communiquent leurs informations au médecin traitant qui les centralise. Le médecin choisi n’est pas obligatoirement un généraliste, mais
    • en cas de besoin il peut bien évidemment adresser son patient à un médecin généraliste. Certaines consultations peuvent être effectuées sans passer par le médecin traitant : consultations en gynécologie, en ophtalmologie ou en psychiatrie. Il en est de même pour les consultations effectuées en périodes de vacances, en situation d’urgence ou d’éloignement géographique. Les personnes n’ayant pas déclaré de médecin traitant sont considérées comme en dehors du parcours de soins et leurs frais de santé sont moins bien remboursés
    • d’environ 10 %. Toutes ces contraintes ont un but : éviter le nomadisme dans les consultations. Certains assurés changeaient de médecin, ce qui empêchait la maîtrise de leur dossier en globalité et gênait la compréhension de leur pathologie tout en rendant les traitements moins efficaces et plus onéreux. Ce système permet donc une bonne coordination des soins, des consultations et des actes grâce à un suivi dans le temps et une centralisation des informations. De plus, il permet d’éviter les consultations inutiles car décidées
    • par les assurés eux-mêmes. Cette coordination est renforcée par la mise en place du dossier de soins propre à chaque individu et consultable en sa présence et avec son accord par les autres médecins consultés. [Conclusion] Toutes ces mesures montrent une volonté d’impliquer chaque assuré en lui demandant de choisir son médecin ; elles permettent de diminuer les dépenses de santé en les rendant plus efficaces et elles rendent les relations médecin-patient moins superficielles et donc plus efficaces. Les 81,5 % d’assurés
    • ayant déjà choisi leur médecin montrent que le système est mis en place de manière significative et laisse espérer une baisse des dépenses de santé. 2. En août 2004, le gouvernement a étendu les mesures visant à réduire le déficit de la Sécurité sociale. Parmi ces mesures, a été instaurée la participation de 1 euro à chaque consultation sauf pour les mineurs et les femmes enceintes. Cette action, qui peut s’expliquer pour plusieurs raisons, a toutefois également ses limites. Les patients ne savent pas toujours combien leur coûte leur santé, en
    • particulier à cause du tiers-payant : le fait de participer financièrement permet de les impliquer dans la réalité des coûts de santé. Le faible montant de cette contribution ne fait aucune différence économique et sociale entre les assurés. Le fait de payer rend les gens actifs et non plus passifs, les habitue à être remboursés à 100 %. Mais cette participation était faible, qu’elle risquait de passer inaperçue, de ne pas avoir l’effet responsabilisant escompté. En janvier 2008, fut donc instaurée la franchise de 50 centimes par boîte de médicaments, plafonnée à
    • 50 euros/an. Cette initiative, même avec ses limites, peut avoir un impact positif, non pas directement sur le déficit de la Sécurité sociale mais sur la responsabilisation des assurés, selon le même principe que les génériques par exemple. 3. Adoptée en septembre 2010, la réforme des retraites a suscité de nombreuses réactions (pétitions, grèves et manifestations). Les principales mesures prises sont : le recul du départ à la retraite : l’âge légal est porté à 62 ans contre 60 ans actuellement ; pour une pension à taux plein la durée
    • de cotisation sera de 41 ans en 2012, puis de 41 ans et 3 mois en 2013. Ce rythme sera réajusté en fonction de l’augmentation de l’espérance de vie ; la reconnaissance de la pénibilité du travail : l’âge légal sera maintenu à 60 ans pour les salariés ayant une incapacité physique dont le pourcentage sera défini entre 10 et 20 % ; l’alignement du régime des fonctionnaires sur celui du privé : le taux de cotisation des fonctionnaires passera de 7,85 % à 10,55 % en 10 ans pour s’aligner sur celui du
    • privé ; la taxation du capital et des hauts revenus. 4. Diverses mesures sont prises par l’État pour faire diminuer le déficit de la Sécurité sociale et limiter les dépenses de santé, en constante augmentation. Mais de manière individuelle, chacun peut apporter sa contribution : en pensant à demander des médicaments génériques, aussi efficaces mais moins coûteux ; en consultant toujours le même médecin, généraliste de préférence, afin d’optimiser les
    • prescriptions et d’éviter les bilans inutiles, car redondants, c’est le principe du parcours de soins coordonnés ; en limitant les visites médicales à domicile quand c’est possible ; en étant raisonnable sur les arrêts de travail. Toutes ces démarches individuelles, alliées à une bonne hygiène de vie, concourent à la maîtrise des dépenses de santé. 5. Définition des génériques, leur intérêt, leur efficacité, l’effort de chacun pour les demander. 6. Système de retraite basé sur la
    • solidarité : payé par les actifs mais vieillissement de la population, déséquilibre entre retraités et actifs. Les mesures prises : allongement des années de cotisation obligatoire, épargne individuelle en système de retraite complémentaire, etc.
    • Sujet 5 Entraînement La politique de santé publique Sujet La santé publique est la discipline qui s’occupe de la santé globale d’une population. La politique de santé publique s’efforce de valoriser le capital santé d’une
    • société par des actions de prévention, des soins, et une réadaptation. 1. « Mieux vaut prévenir que guérir » : vous définirez les mots « santé » et « prévention » et vous illustrerez vos propos par un exemple récent de campagne de prévention. 2. Quels indicateurs peuvent informer sur l’état de santé d’une population ? 3. Citez dix grands problèmes de santé publique et donnez des exemples d’actions menées. 4. Que faites-vous pour préserver votre santé ?
    • 5. Quel rôle peut jouer un aide- soignant ou un auxiliaire de puériculture dans la prévention ? Corrigé 1. Travailler le sujet 1. La compréhension du sujet Ce sujet est essentiellement un sujet de connaissances : il ne vous est pas demandé d’analyser ou d’apporter une opinion ; vous devez simplement prouver que vous maîtrisez ce sujet et que vos connaissances sont actualisées. 2. La connaissance du sujet
    • Vous devez bien sûr connaître les définitions des mots « santé » et « prévention » ainsi que les différents stades de prévention. Vous devez vous remémorer les campagnes récentes d’information, de prévention sur des thèmes importants. « Récente » signifie qui a eu lieu dans les dernières semaines ou les six derniers mois au maximum. 3. La structuration de l’exposé Vous pouvez construire une première partie avec les définitions des deux termes et le détail des différents types de prévention ; une deuxième partie sera alors
    • consacrée à l’exemple récent demandé. Mais vous pouvez également présenter la définition de la santé dans l’introduction, puis construire un développement mixant l’exemple et les différents types de préventions. Vous pourrez alors articuler un type de prévention par partie. Proposition de corrigé [Introduction] Tout le monde est d’accord pour dire que la santé est primordiale et doit être une préoccupation constante pour chacun. Malheureusement, nos
    • comportements vont parfois à l’encontre de cette évidence. C’est pourquoi des actions de santé publique sont mises en place pour nous informer, nous aider à préserver notre capital santé et prévenir les risques. [Développement] La santé peut se définir comme un état complet de bien-être physique, mental et social. Cette définition englobe et rend compte de l’importance de toutes les dimensions physiques, psychologiques et sociales. La prévention regroupe l’ensemble des actions médicales, médico- sociales, techniques et politiques
    • visant à protéger la santé de l’individu et de la collectivité. Elle se décline en trois degrés : la prévention primaire, qui diminue les facteurs de risques d’apparition des maladies par l’information, la sensibilisation, la vaccination, l’amélioration des conditions de vie ; la prévention secondaire, qui limite le développement des maladies grâce par exemple au dépistage précoce ; la prévention tertiaire, qui limite les séquelles et les récidives par la rééducation, la réadaptation, la réinsertion professionnelle.
    • Les campagnes de prévention sont fréquentes dans notre pays. Elles touchent différents domaines comme l’hygiène de vie (« bouger 30 minutes par jour, c’est facile »), le dépistage du cancer colorectal, les dépistages des IST… La dernière campagne de prévention contre l’alcoolisme concernait les dangers de la consommation ordinaire : « boire un peu tous les jours, c’est mettre sa vie en danger ». Elle visait surtout les hommes quadragénaires, et les invitait à avoir un comportement responsable, en prenant conscience du danger de la banalisation de
    • cette consommation. En 2012, cette campagne est relancée. [Conclusion] Les campagnes de prévention sont souvent axées sur la sensibilisation et l’information du grand public, mais peuvent aussi être plus complètes. Par exemple, les campagnes de sensibilisation à l’hygiène bucco-dentaire sont doublées de visites gratuites chez le dentiste pour un dépistage des caries et incitent à un suivi régulier. Toutes ces actions de santé publique nous incitent et nous aident à prendre soin de notre santé. 2. La politique de santé publique d’un pays se base sur certaines
    • données afin de cibler ses objectifs et d’être adaptée aux besoins. Ces indicateurs de santé sont nombreux, donnent des informations quantitatives précises. Ces données statistiques sont par exemple : le taux de mortalité, le taux de mortalité infantile, celui de morbidité, l’espérance de vie. S’y ajoutent le volume des dépenses de santé, la densité du personnel de santé dans les régions, la densité des équipements hospitaliers. Ces renseignements sont complétés par des indicateurs qualitatifs tels que les conditions de vie, de travail, le déroulement des grossesses, le
    • niveau culturel d’une population, les réactions aux programmes de prévention… Ces informations, qualitatives et quantitatives, permettent de faire un état des lieux, de percevoir les évolutions et ainsi de décider d’actions ou de les adapter aux changements observés. 3. La santé publique concerne la santé d’une population ; la politique de santé publique cible donc les pathologies et la prévention des maladies pouvant toucher un grand nombre de personnes. De nombreux points sont abordés et font l’objet d’action de prévention et de lutte.
    • Parmi les problèmes de santé publique, on peut citer les maladies cardiovasculaires, les cancers, première et deuxième cause de décès en France, le sida, la toxicomanie, le tabagisme, l’alcoolisme, les maladies sexuellement transmissibles, la prise en charge de la douleur, l’accès aux soins, la mort subite du nourrisson… De nombreuses actions sont menées comme les campagnes télévisées d’information sur le sida, le dépistage gratuit des cancers du sein, l’administration des traitements de substitution à
    • l’héroïne, la mise en place de la couverture maladie universelle, les conseils de couchage dans les carnets de santé pour les nouveau- nés, l’augmentation des contrôles d’alcoolémie… Toutes ces mesures concourent à nous informer, à dépister précocement nos pathologies, à prévenir les récidives. 4. Notions d’hygiène de vie, équilibre alimentaire, prévention des risques en fonction du sexe, de l’âge, des antécédents, etc. 5. Participe à la prise en charge globale des personnes, aux soins d’entretien et de continuité de la
    • vie, à l’entretien de l’environnement immédiat du patient ; a également un rôle de prévention et d’information sur la santé, l’hygiène de vie, le respect et l’entretien de son corps.
    • Sous-partie 2 La vie sociale Sujet 6 Les personnes handicapées Sujet 7 Les personnes âgées Sujet 8 Les grands réseaux de communication Sujet 9 Le chômage Sujet 10 La délinquance et la violence Sujet 11 La pauvreté, la précarité, l’exclusion
    • Sujet 12 Les maltraitances Sujet 13 L’environnement et la pollution
    • Sujet 6 Entraînement Les personnes handicapées Sujet Constitue un handicap, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société (…) en raison d’une altération durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives
    • ou psychiques, d’un polyhandicap ou trouble de santé invalidant (définition donnée par la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées). 1. Montrez en quoi le handicap peut être synonyme d’exclusion. 2. Citez quatre mesures prises pour faciliter l’intégration des personnes handicapées dans notre société. 3. Qu’est-ce que le Téléthon et comment expliquez-vous son succès ? 4. Le handicap vous fait-il peur ?
    • 5. Aimeriez-vous travailler auprès d’un public handicapé ? 6. Quelle différence faites-vous entre handicap mental et maladie mentale ? Corrigé 1. Travailler le sujet 1. La compréhension du sujet Ce sujet exige une connaissance générale sur le handicap et demande une analyse sous un seul angle déterminé : l’exclusion. Il faut relier les différentes conséquences du handicap aux différents types
    • d’exclusion. 2. La connaissance du sujet Vous devez maîtriser les définitions du handicap et de l’exclusion, connaître les différentes déclinaisons de ces deux termes : handicap mental, physique, exclusion du monde du travail, exclusion des loisirs, de l’éducation, etc. 3. La structuration de l’exposé Vous devez structurer votre plan en traitant par partie des différentes formes d’exclusion pouvant être une conséquence du handicap. Une structuration par type de handicap risque d’entraîner des répétitions
    • ou des lourdeurs dans le développement. Proposition de corrigé [Introduction] On dénombre en France environ cinq millions et demi de personnes handicapées, vivant donc avec des incapacités physiques ou mentales qui affectent ou limitent leurs activités de la vie journalière et qui peuvent exiger un logement spécial. Ces personnes, quel que soit leur sexe, leur âge ou la gravité de leur handicap, souffrent parfois quotidiennement d’une mise à l’écart ou d’une impossible intégration dans des
    • domaines divers et habituellement accessibles aux valides. [Développement] Handicap rime tout d’abord avec exclusion du marché de l’emploi. Le chômage est très important chez les personnes handicapées ; entre 20 et 30 % d’entre elles sont touchées. Les nécessaires adaptations de poste, la peur du handicap et la crainte du manque d’efficacité de la part des employeurs peuvent expliquer cet état de fait. Cette exclusion du travail entraîne aussi des problèmes financiers et génère ainsi d’autres exclusions dues au manque d’argent.
    • Handicap rime aussi avec exclusion des loisirs et de la culture. En effet, les accès aux salles ou aux différentes structures de loisirs sont encore difficiles et les parcours pour accéder aux places réservées sont parfois tortueux. Le handicap peut également exclure de la vie collective et des transports, par manque d’aménagements et d’infrastructures : trains, bus, trottoirs mal conçus, couloirs d’aéroport interminables, entrées de théâtres avec escaliers… Il peut exclure de l’éducation, car il est difficile pour les parents de
    • faire admettre leur enfant handicapé dans des classes dites « normales » et les places en circuit adapté sont trop rares. L’exclusion se fait bien évidemment aussi par l’argent car les allocations pour adultes handicapés ou les pensions d’invalidité ne permettent pas toujours une vie décente ou autonome ; de plus les aménagements du logement, le matériel adapté coûte cher tout comme les soins et aides à domicile. Enfin, on peut également parler d’exclusion de la vie sociale ordinaire à cause des placements
    • inévitables en institut, du regard insistant des passants, du terme même de handicap qui est synonyme d’incapacité, d’invalidité. [Conclusion] Pour toutes ces raisons, handicap rime avec exclusion. Cette relation est encore plus forte quand il s’agit d’un handicap mental ou d’un polyhandicap car ces personnes sont rarement visibles ; suivies dans des instituts, elles ont peu de rapport avec le monde extérieur et leur arrivée déclenche en général peur, gêne ou curiosité impolie. La loi du 11 février 2005, appelée loi handicap, essaie de trouver des
    • solutions pour lutter contre ces différents types d’exclusion : elle pose comme principe de base l’inscription en milieu scolaire ordinaire et développe les dispositifs d’accompagnement comme les auxiliaires de vie scolaire. Depuis 2010, elle alourdit les sanctions à l’encontre des entreprises ne respectant pas l’obligation d’embauche de travailleurs handicapés ; elle rend obligatoire dans un délai de trois ans l’accessibilité de tous les logements, transports et espaces publics, etc. 2. Toute personne qui subit une
    • déficience ou une incapacité est désavantagée dans notre société et peut être exclue de certains domaines comme la culture, l’éducation, la vie quotidienne urbaine… Des efforts sont faits pour pallier ces difficultés : des rampes d’accès pour les personnes à mobilité réduite leur permettent d’aller au cinéma, à la faculté… ; des inscriptions en braille offrent aux malvoyants la possibilité de prendre l’ascenseur, certains transports en commun… ; les places de parking réservées
    • en ville et dans les supermarchés sont de plus en plus nombreuses ; une loi oblige les employeurs de plus de vingt salariés à embaucher des personnes handicapées. De nombreuses mesures sont prises mais on remarque que, dans leur majorité, elles concernent le handicap physique. Peu de solutions sont proposées pour le handicap mental qui fait encore peur et déroute. 3. Marathon télévisé organisé chaque année et diffusé sur France
    • 2, chaîne du service public, le Téléthon est, depuis 1987, devenu incontournables et rares sont les Français qui n’en ont jamais entendu parler. Essayons de présenter cette opération et d’expliquer les raisons de l’engouement qu’elle suscite. Le Téléthon est une opération unique qui combine une émission télévisée et des milliers de manifestations dans toute la France. Elle a lieu chaque premier week- end de décembre. Elle est organisée par l’Association française contre les myopathies (AFM). L’AFM s’est fixé deux missions : guérir les
    • maladies neuromusculaires et réduire le handicap qu’elles provoquent. Les objectifs du Téléthon sont de sensibiliser le grand public à l’importance de la recherche et de la lutte contre les maladies génétiques et de collecter des fonds pour combattre la maladie. Le Téléthon c’est : 30 heures de télévision : la plus longue émission en direct du monde ; 86,1 millions d’euros de dons : c’est le résultat définitif du Téléthon 2011 ; 22 000 manifestations en France,
    • y compris dans les Dom-Tom ; 20 000 bénévoles mobilisés le jour J ; 4 000 lignes téléphoniques installées dans 63 centres de promesses ; un numéro de téléphone unique : 36 37. La recherche a bénéficié de la création du Généthon en 1990 : centre de recherche et d’application sur les thérapies géniques. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce succès : c’est un événement annuel, récurrent, ludique ;
    • les manifestations locales sont attrayantes : records, musique, stars… ; c’est une performance télévisée pour les animateurs ; l’émission se situe 15 jours avant Noël, période de tolérance, de plus grande générosité ; de nombreuses vedettes de la chanson, du cinéma, du monde sportif participent ; les maladies génétiques, comme les myopathies, touchent les enfants d’où une certaine injustice (hérédité) ; la vision de ces enfants en
    • fauteuil roulant est intolérable pour les téléspectateurs. Grâce à la générosité de millions de Français, la détermination des bénévoles, des scientifiques, des familles et des malades, l’AFM mène un combat difficile mais ponctué d’avancées thérapeutiques. Comme d’autres manifestations, (le Sidaction), ce genre d’événement met en évidence la dimension de la générosité humaine mais aussi le désengagement partiel des pouvoirs publics pour la recherche scientifique. 4. Ne vous contentez pas d’une
    • simple réponse par oui ou par non : expliquez ce qui peut impressionner, faire peur, les projections possibles sur sa famille, ses futurs enfants, sa propre souffrance. 5. Définissez le type de public auprès duquel vous pourriez avoir à intervenir : montrez ce qui peut être enrichissant, intéressant ou motivant ; soyez conscient des difficultés, des responsabilités qui en découlent. 6. Définition de handicap mental : perturbation du développement ou détérioration des fonctions cognitives comme l’attention, la
    • mémoire, la pensée ; maladie mentale : maladie du cerveau dont les symptômes prédominants sont comportementaux. Elle regroupe des maladies de la pensée ou de la personnalité, les troubles du comportement social, les maladies psychiatriques.
    • Sujet 7 Entraînement Les personnes âgées Sujet Le vieillissement est l’ensemble des perturbations ou des dégradations de l’organisme dues à l’âge. La gériatrie est la science qui étudie ces changements. 1. Le nombre de morts lors de l’été 2003 est révélateur de la place
    • accordée aux personnes âgées dans notre société. Commentez. 2. La majorité des personnes âgées vieillissent en institution alors qu’autrefois, elles finissaient leur vie chez elle. Pourquoi ? 3. En quoi le passage à la retraite peut-il être une période difficile ? 4. Le suicide chez les personnes âgées est fréquent ; comment pouvez-vous expliquer cela ? 5. Que faites-vous si, une fois diplômé(e), vous êtes confronté(e) à un doute concernant la maltraitance d’un patient ? 6. La vieillesse vous fait-elle
    • peur ? 7. Quelles alternatives existent au placement des personnes âgées ? 8. Que signifie le sigle APA et de quoi s’agit-il ? Corrigé 1. Travailler le sujet 1. La compréhension du sujet Il s’agit de montrer en quoi la société laisse peu de place, ou accorde trop peu d’importance aux personnes âgées. Il vous est demandé de commenter, vous pouvez élargir et parler des
    • causes de ce phénomène par exemple, des conséquences du peu de place accordée, ou faire le lien avec l’exclusion. 2. La connaissance du sujet Vous devez reconstituer les événements de l’été 2003 : que s’est-il passé ? Qui étaient les victimes ? Combien en a-t-on recensées ? Quelles étaient les causes des décès ? Quelles sont aujourd’hui les mesures prises ou prévues en cas de fortes chaleurs ? 3. La structuration de l’exposé Pour ce type de sujet, vous pouvez analyser en deux parties les causes de cette « indifférence », ainsi que
    • les différents signes qui mettent en évidence cet état de fait. Proposition de corrigé [Introduction] La canicule du mois d’août 2003 a causé environ 15 000 décès chez les Français âgés. Ce fut un choc, bien évidemment dû au chiffre lui-même, mais également à la prise de conscience collective ; la majorité des personnes décédées étaient souvent seules chez elles, sans visite ni famille ni soutien. Ce phénomène dramatique a mis en évidence le peu d’attention accordée aux personnes âgées dans notre société ; il y a bien sûr
    • plusieurs raisons pouvant expliquer ceci, mais le résultat est là ; de différentes manières nous « oublions » nos aînés. [Développement] Les personnes âgées peuvent paraître être un poids pour la société car, leur nombre augmentant (elles seront 2 millions à avoir plus de 85 ans en 2015), elles génèrent des dépenses de plus en plus importantes pour leur santé, leur hébergement, leur retraite. Elles sont parfois également ressenties comme un poids pour leur propre famille, quand les enfants ou petits-enfants doivent gérer le quotidien, quand la
    • personne âgée est démente ou perd certaines facultés physiques ou intellectuelles. Certaines familles doivent participer aux frais d’hébergement. La structure de la famille, les divorces, la vie professionnelle instable rendent de plus en plus difficile pour une personne âgée d’être hébergée par ses enfants ou même d’être proche géographiquement. Les handicaps, les démences, la dégradation des facultés sont sources de contraintes et de soucis, ils sont également déstabilisants et nous mettent face à notre propre
    • mort ou à nos craintes face à la maladie ou à notre propre vieillesse. Ces différentes raisons peuvent expliquer le manque d’attention que nous accordons aux personnes âgées. Celui-ci peut se révéler de différentes façons : les personnes en maison de retraite ont parfois très peu ou pas de visite, celles habitant chez elles souffrent de solitude et peuvent passer plusieurs jours sans voir personne, les personnes démentes sont invisibles car hébergées en centres fermés. Par contre, une place importante est accordée aux personnes âgées qui
    • consomment, que ce soit pour les complémentaires de santé, les conventions obsèques, les voyages ou l’aménagement de l’habitat. [Conclusion] L’ampleur des décès de 2003 n’est pas restée sans effet : des mesures sanitaires et de sécurité, comme le plan canicule, sont prises dès qu’un pic de chaleur se produit, des conseils sont donnés par les médias, les gens sont également un peu plus attentifs aux besoins de leurs voisins âgés, etc. 2. Les maisons de retraite, les services de longs et moyens séjours, les foyers logements, les maisons d’accueil pour personnes
    • âgées dépendantes… sont autant de moyens pour les personnes âgées de terminer leur vie en sécurité mais sans être entourées de leur famille (on dénombre 610 000 places en maison de retraite en 2011). Il existe plusieurs raisons à cette situation. L’allongement de l’espérance de vie a fait augmenter le nombre de personnes handicapées, démentes ou dépendantes. Il faut donc des lieux adaptés à leurs besoins. La réduction de la taille des familles et des logements rend difficile l’accueil d’une personne âgée demandant une attention
    • constante. L’allongement de la durée des études des enfants, le travail des deux conjoints empêchent la bonne disponibilité des familles. À toutes ces raisons, on pourrait ajouter l’insécurité ressentie par les personnes âgées, la volonté de ne pas déranger et le manque de solidarité, comme l’a montré le drame de la canicule en été 2003. 3. « Vivement la retraite ! » ; cette phrase est souvent entendue chez les personnes en activité mais ne reflète pas toujours la réalité. La retraite, dont l’arrivée est souvent espérée, est parfois difficile à vivre
    • et à gérer. C’est un moment symboliquement important car il marque le début de la vieillesse ; on arrive dans la dernière partie de sa vie et la peur de la mort, de la maladie ou du handicap peuvent surgir ou se faire plus fortes. Comme pour les chômeurs, le fait de ne pas avoir d’activité professionnelle peut générer un sentiment d’inutilité, une certaine dévalorisation, un sentiment d’abandon et d’exclusion. Gérer tout ce temps libre qui s’offre de façon brutale n’est pas toujours facile. Certaines personnes
    • s’ennuient, elles ont besoin de rythmes précis et immuables. Les retraités de la génération des 35 heures auront peut-être moins de difficultés car ils seront plus habitués aux loisirs et au temps libre. 4. Mettre fin à ses jours semble être l’apanage des adolescents en mal de vivre. Le suicide chez les personnes âgées, plus discret, est pourtant bien réel et souvent plus meurtrier. Les raisons du suicide chez les plus âgés sont multiples et peuvent être d’ordres physique, psychologique et même social. La déchéance physique, le handicap
    • entraînant la dépendance sont des facteurs de dépression et de douleur morale pouvant tout à fait entraîner une volonté d’en finir. La douleur physique également peut être un facteur déclenchant car elle devient souvent chronique et augmente au cours des années. La peur de « devenir un légume », la vision de l’avenir sans perspective d’amélioration, le sentiment d’inutilité, dont souffrent beaucoup de personnes âgées, sont autant d’explications d’ordre psychologique possibles. De même, la solitude ressentie par les personnes âgées, la vie en
    • institution qui n’est en général pas une fin de vie rêvée, peuvent également provoquer une souffrance importante. Notre société ne réserve pas encore une place très valorisante aux retraités et aux personnes âgées. Observer les raisons du suicide (douleur, déchéance et solitude), c’est constater qu’il reste beaucoup à faire en France dans les domaines des soins palliatifs et de l’accompagnement de fin de vie afin d’améliorer la qualité de vie des personnes âgées et d’en diminuer les suicides. 5. Jamais de précipitation : en
    • parler à l’infirmier ou médecin, sinon au responsable du service. L’aide-soignant a pour responsabilité le bien-être des patients et doit toujours être vigilant, observer tout changement dans l’état des personnes et transmettre l’information à l’infirmier. 6. Réponse personnelle mais toujours modérée et argumentée, sachant que la majorité des emplois d’aide-soignant se trouve en milieu gériatrique. 7. Conséquences du placement : perte des repères, angoisse, dépression. Solutions :
    • hospitalisation, soins à domicile permettant de garder son environnement, le bénéfice des soins et du suivi indispensables. 8. Aide personnalisée à l’autonomie : aides destinées aux personnes de plus de 60 ans en perte d’autonomie pour acheter des biens ou des services définis dans un plan d’aide personnalisé par une équipe médico-sociale.
    • Sujet 8 Entraînement Les grands réseaux de communicatio Sujet Communiquer c’est transmettre, donner connaissance, faire partager, être en rapport, entretenir une correspondance, des relations (avec quelqu’un, avec un environnement, avec le monde). 1. Analysez et commentez ce texte.
    • Jamais sans mon portable Faisons une expérience : attrapons cinq adolescents par surprise et faisons-leur les poches. On est sûr d’y retrouver un téléphone portable, comme chez les trois quarts des 12- 17 ans. Et comme 97 % d’entre eux, ils envoient en moyenne 28 textos par semaine, pour maintenir un lien serré avec leurs copains. « Le portable est chez les jeunes un outil d’affirmation identitaire, explique Corinne Martin, chercheuse au Centre de
    • recherche sur les médiations de l’université de Metz. Il leur permet de gérer leur sociabilité amicale à l’abri du contrôle parental. Les adolescents vivent en « mode connecté », c’est-à- dire qu’ils sont toujours en lien les uns avec les autres. Le portable contribue à leur autonomie dans les sorties puisque les parents sont rassurés de savoir leur enfant joignable à tout moment. » Et il est vrai que leur mobile, c’est un peu leur nouveau doudou, ils le traînent partout, ne le quittent jamais, même la nuit, le gardent
    • toujours allumé, même en salle de classe, utilisent à bloc ses fonctions personnalisation, ont un répertoire de ministre et arrosent leurs copains d’une pluie de textos ! « Portraits avec portable », L’Est Républicain – Version Fémina, 16 avril 2006 2. En quoi le terme « télé-réalité » est-il trompeur ? 3. Pensez-vous qu’il faut laisser les tout-petits regarder la télévision ? 4. À quoi sert la télévision ? 5. Qu’est-ce qui peut faire peur dans Internet ?
    • Corrigé 1. Travailler le sujet 1. La compréhension du sujet Vous devez déjà bien comprendre le texte, de quoi il parle et s’il y a une prise de position. Ce texte décrit les relations que les adolescents entretiennent avec leur portable et les différentes fonctions de ce dernier. Le ton de ce texte semble plutôt indulgent et positif ; on y trouve peu d’aspects négatifs ou de critiques. Il est demandé de commenter ce texte, donc de partir des idées
    • exposées pour les illustrer ou les contredire, ou d’apporter un point de vue plus large. Vous pouvez partir des fonctions positives du portable pour élargir aux aspects négatifs peu abordés (comportement en classe, par exemple). 2. La connaissance du sujet Que savez-vous du portable, son essor, le nombre d’utilisateurs, les fonctions possibles… Le portable est-il encore un outil de communication uniquement oral ? Quelles sont les particularités des textos (codes, abréviations…) ? 3. La structuration de l’exposé
    • Une partie qui résume rapidement le texte permettra de démontrer que vous l’avez compris. Vous pouvez reprendre dans une seconde partie les aspects positifs du portable pour les adolescents. Une troisième partie exposera les aspects négatifs du portable, le manque de limites ou de correction. Proposition de corrigé [Introduction] Le portable est devenu en quelques années un outil de communication banal : plus de 90 % des Français en possèdent et les parents équipent leurs enfants de plus en plus tôt. On estime à
    • environ 73 % le taux des 12-17 ans qui possèdent un portable ! Les adolescents, caractérisés par cette tendance à tout faire à l’extrême, sont devenus inséparables du mobile. Le texte dresse une liste des intérêts de cette relation fusionnelle. Si ces aspects positifs sont incontestables, il ne faut pas en oublier pour autant la nécessité de pondération et de savoir-vivre. [Développement] Quand un adolescent possède son propre téléphone portable, les parents sont rassurés car, en cas de problème, ils peuvent joindre l’enfant ;
    • l’acquisition de l’indépendance peut alors se faire avec moins d’angoisse pour les parents. Dans le texte, le mobile est d’ailleurs comparé à un doudou car il est devenu le nouvel objet transitionnel. Le portable permet à chaque adolescent de se sentir appartenir à un clan. Il peut communiquer de manière quasiment constante avec les membres de son groupe ; le portable renforce le sentiment d’appartenance, paramètre important dans la construction de l’identité chez les futurs adultes. Pouvoir communiquer grâce à un
    • système particulier comme celui des textos est un moyen amusant d’exclure les parents et de se construire un univers à sa convenance ; c’est un moyen supplémentaire et sans gravité de construire son autonomie en se détachant des voies parentales et adultes. Cependant, les adolescents ne savent pas toujours trouver les limites et utilisent parfois leur portable à outrance ; le texte montre cette omniprésence en parlant de « mode connecté » : les portables sont allumés en permanence, que ce soit en classe ou la nuit ; cette
    • exagération est problématique car la politesse et les règles de vie en communauté devraient limiter cette utilisation à des moments adéquats. Le terme même de « doudou » montre l’état de la situation de dépendance (d’infantilisation) car ces adolescents ne sont plus des bébés et la place que prend cet objet semble démesurée. On connaît les dépendances aux drogues, aux jeux vidéo, pourquoi pas au portable ? [Conclusion] Le téléphone portable est un outil de communication qui a certes de nombreux avantages mais qui devrait rester un simple outil et
    • ne pas remplacer, avec l’approbation des parents et de certains chercheurs, la baby-sitter, la communication orale et le face à face. 2. La réalité s’oppose à la fiction. Jusqu’aux années 1980 et la première « télé-réalité », l’émission Psy-show, la télévision proposait aux téléspectateurs des séries, longs métrages, films de « fiction ». Depuis quelques années, les émissions visant à représenter la réalité (Loft-Story ; Nice People ; La Ferme Célébrités, etc.) ont explosé au point de donner naissance à un néologisme : la
    • « télé-réalité ». Taxées parfois de voyeuristes, ces émissions permettent d’observer des personnes « réelles » c’est-à- dire qui ne sont pas des acteurs, dans des circonstances plus ou moins difficiles. Mais la réalité est souvent faussée malgré l’impression de spontanéité des situations. Les raisons sont inhérentes à la situation elle-même mais également aux procédés techniques et médiatiques. Le fait de déposer par exemple deux groupes de personnes sur une île déserte ou de faire cohabiter des personnes ne se connaissant pas
    • dans un appartement n’a absolument rien à voir avec la réalité ! De plus, les participants ne sont pas des acteurs mais ne sont pas là par hasard et savent pertinemment qu’ils sont filmés ; leur comportement est donc faussé dès le départ. Les procédés techniques empêchent d’avoir une vision réelle de la situation présentée. En effet, les scènes sont filmées en permanence mais on ne peut pas tout voir, et la vision du téléspectateur est celle donnée par le cadreur et le réalisateur. Certains participants se sont déjà plaints de ce manque
    • d’objectivité et de la « manipulation » des équipes de production. La réalité n’a donc pas grand-chose à voir avec ce genre d’émission. Le reportage s’en rapproche davantage, même si les informations livrées sont passées par les réflexions du journaliste, par la table de mixage et par les équipes de rédaction… 3. Risques pour les yeux ; doute sur leur capacité de différencier réel et imaginaire ; risque d’isolement ; besoin d’apprendre par l’expérimentation. 4. Information, enrichissement,
    • fenêtre sur le monde, facilité d’accès à l’information, divertissement… 5. Manque de protection car ouvert à tous ; risque pour les enfants d’accès à des images violentes ou indécentes ; peur des réseaux pédophiles, des forums non surveillés.
    • Sujet 9 Entraînement Le chômage Sujet Le chômage, défini comme l’absence involontaire d’emploi, est le résultat de la différence entre les offres d’emplois et les demandes. La définition du mot « chômeur » varie selon les organismes chargés de sa mesure : ce peut être une personne sans
    • emploi inscrite à Pôle emploi et immédiatement disponible à la recherche d’un temps plein à durée indéterminée, ou bien une personne sans emploi à la recherche d’une activité. 1. Le travail est un moyen de vivre, rien de plus. Partagez-vous cette opinion ? 2. Le chômage peut-il nuire à la santé ? 3. 27,6 % de chômeurs chez les personnes handicapées : quelles raisons expliquent que le chômage soit trois fois plus élevé chez les handicapés ? 4. Que savez-vous sur les
    • problèmes de harcèlement au travail ? 5. Que pensez-vous de l’initiative des curriculum vitae (CV) anonymes ? 6. Pourquoi la ponctualité est-elle importante dans le travail en équipe ? Corrigé 1. Travailler le sujet 1. La compréhension du sujet Vous devez donner votre avis et l’argumenter. À quoi sert le travail ? Quelles sont toutes ses
    • fonctions sociales, psychologiques… ? Êtes-vous d’accord avec cette affirmation ou non ? Il vaut mieux bien sûr ne pas être d’accord avec cette définition trop réductrice et peu motivante du travail. 2. La connaissance du sujet Bien sûr, les personnes travaillent pour gagner leur vie, donc pour l’argent, mais il faut réfléchir aux autres raisons possibles. Le chômage en tant qu’absence d’emploi peut vous aider à trouver les réponses. 3. La structuration de l’exposé
    • Il peut être judicieux de développer une partie expliquant les motivations financières et une partie démontrant qu’elles ne sont pas suffisantes. Proposition de corrigé [Introduction] Les étudiants et les jeunes en général passent de nombreuses années à l’école ou en faculté pour se donner toutes les chances de trouver un emploi, de nombreux salariés se plaignent de leur salaire… Le travail tient une place primordiale dans notre société, mais on peut se demander pour quelles raisons : est-il, comme
    • certains l’affirment, uniquement un moyen de vivre et donc juste un paramètre financier ou a-t-il une dimension plus complexe et donc en même temps plus motivante ? [Développement] Il est vrai que la majorité des personnes travaille pour gagner sa vie, et gagner une fortune au loto engendrerait sûrement beaucoup de démissions ! Un salaire fixe et raisonnable permet de manger bien sûr, mais aussi d’obtenir un prêt, d’acheter une maison, de signer un bail, de se payer des loisirs ou des vacances ; tout ceci est devenu indispensable surtout dans notre société où la
    • consommation est importante. Il est normal de travailler en échange d’une rémunération et cette dimension est très importante : nombre de mouvements de grèves ou de manifestations en France ont pour revendication des augmentations de salaires. Mais certaines personnes dans notre pays ont un emploi qui ne leur permet pas d’obtenir un logement car les salaires sont parfois insuffisants ou ne correspondent pas au coût de la vie. Pourquoi travaillent-elles ? On peut se dire au regard de leur situation que le salaire n’est pas tout, et que
    • le travail n’a pas que cette fonction : un emploi permet également d’avoir des relations sociales, d’être entouré, de se sentir appartenir à une équipe, de se sentir utile dans la société, d’acquérir une certaine indépendance ; pour certains, le simple fait de travailler leur procure une immense fierté. À l’inverse, on voit que les personnes privées d’emploi souffrent souvent de déprime, de problèmes de santé, se sentent assistées et en souffrent ; le travail contribue donc à éviter ces différents maux et ne sert donc pas qu’à remplir le réfrigérateur.
    • [Conclusion] On peut donc conclure de façon certaine que les motivations financières ne sont pas suffisantes ; l’épanouissement, la prise de responsabilités, la promotion sociale, le statut social, la reconnaissance ou le regard des autres sont des paramètres très importants qui donnent au travail cette dimension si importante de nos jours dans notre société. 2. Le nombre de personnes sans emploi en France varie selon les années. Le taux de chômage était proche des 9,6 % en 2012, il était en juillet 2008 de 7,6 %. Être au chômage est une situation difficile à
    • vivre et qui a des conséquences parfois fâcheuses sur la santé. Psychologiquement, l’absence d’activité, les recherches infructueuses entraînent une dévalorisation, un sentiment d’exclusion, une culpabilité, parfois des dépressions, du stress. Plus le chômage perdure, plus ces difficultés psychologiques augmentent. Physiquement, cette situation a des manifestations telles que les ulcères, les problèmes de tensions, l’eczéma… Des études ont montré que les chômeurs étaient plus hospitalisés
    • que les personnes ayant un emploi ; on peut l’expliquer par un accès à la santé moins facile, une absence de suivi médical et de prévention, une fragilité due aux conditions de vie et à l’état psychologique. Le chômage, en plus des conséquences financières, familiales et sociales, a également des répercussions sur la santé, tout comme la précarité ou la pauvreté. 3. Image négative du chômeur renforcée par le handicap, préjugés et peurs du handicap, crainte des obligations d’adaptation du poste. 4. Différents types de harcèlement physique et moral ; pouvoir face à
    • la précarité, peur du chômage, maintenant reconnu et puni par la loi. 5. Problèmes de discrimination dans le recrutement par la photo, le nom à consonance étrangère ; CV anonyme, une solution possible, mais les mêmes facteurs de discrimination peuvent se retrouver au moment de l’entretien. 6. La ponctualité est importante dans tout travail ! Encore plus en travail en équipe : relations d’équipe, solidarité, responsabilités, coordination, respect…
    • Sujet 10 Entraînement La délinquance et la violence Sujet La délinquance peut se définir comme l’ensemble des crimes et des délits commis : toutes les atteintes aux personnes et aux biens d’une société. On parle de petite,
    • moyenne et grande délinquance en fonction de la gravité des actes et du taux de récidive. La violence est une forme de délinquance et peut se caractériser par l’emploi de la force brutale, la contrainte, l’agression. 1. Après avoir défini la délinquance, vous essayerez d’en étudier trois types de causes possibles. 2. Citez cinq formes de violence en les définissant. 3. Dans la délinquance juvénile, on invoque la démission des parents ; qu’en pensez-vous ? 4. En ce qui concerne la violence,
    • la télévision est-elle dangereuse ? 5. Donnez-nous des exemples montrant la différence entre crime et délit. 6. Citez trois exemples de banalisation de la violence. Corrigé 1. Travailler le sujet 1. La compréhension du sujet Le sujet demande une analyse causale et donc une maîtrise du sujet dans sa globalité. 2. La connaissance du sujet Vous devez connaître la définition
    • de la délinquance, l’état de la situation ou l’évolution des chiffres. Vous devez trouver différents facteurs pouvant déclencher ou expliquer en partie les actes de délinquance. Essayez de retrouver les derniers faits marquants qui pourront illustrer l’état des lieux. 3. La structuration de l’exposé La définition de la délinquance peut faire partie de l’introduction ; le développement sera constitué d’une partie par type de facteur causal ; par exemple les facteurs sociaux, familiaux, éducatifs, financiers… Proposition de corrigé
    • [Introduction] Le sentiment d’insécurité dû à la délinquance est un facteur de stress souvent cité par les Français. Les derniers actes incendiaires contre des bus alimentent ces craintes. La délinquance peut se définir comme une infraction qu’il s’agisse d’un crime ou d’un délit : on parle par exemple de délinquants primaires par oppositions aux récidivistes, on parle de délinquants juvéniles pour les mineurs. La délinquance est un terme vaste qui trouve ses origines dans de nombreux facteurs de natures différentes. [Développement] Il est habituel
    • d’invoquer des causes familiales dans la délinquance. En effet, les familles éclatées ou une structure familiale instable peuvent contrarier un développement psychique et ne pas toujours donner des bases éducatives satisfaisantes. Dans ce groupe de causes est souvent citée la démission des parents ; sans être aussi radical, on peut tout de même expliquer une partie des actes de délinquance par le manque d’autorité ou d’image parentale. Les causes financières peuvent bien sûr expliquer certains actes de délinquance ; notre société de
    • consommation prône la possession et l’envie peut mener à bien des excès. De plus, le chômage augmente cette fracture entre l’envie et les moyens. Un dernier type de cause peut englober les facteurs sociaux comme par exemple l’urbanisation qui a créé des cités vides de sens et d’activité, a cloisonné les populations et creusé les écarts ; le système judiciaire lent et plutôt « indulgent » avec les mineurs peut entraîner un certain sentiment d’impunité chez certains. [Conclusion] Toutes ces causes ne sont que des éléments de réponses
    • car les origines de la délinquance sont bien plus vastes et complexes. De nombreuses solutions sont mises en place comme par exemple les aides éducatives pour les parents en difficulté, le système de comparution immédiate qui permet de mettre le délinquant devant ses responsabilités… Tout comme les causes, les moyens de lutte sont variés et se complètent ; ce travail de longue haleine concerne les parents comme les enseignants et éducateurs ainsi que l’État, la force publique et le système judiciaire. 2. La violence est une manifestation
    • brutale, agressive ; elle peut exister sous différentes formes. La violence physique se caractérise par des coups plus ou moins graves ; elle peut aller de la claque à l’homicide. La violence verbale se compose d’insultes, de menaces, de paroles déplacées proférées dans un vocabulaire et un ton agressifs. La violence sexuelle se manifeste dans les « tournantes », les viols, la pédophilie, toute façon d’imposer à un plus faible (femme, enfant…) un rapport sexuel. La violence psychologique comprend la négligence, le harcèlement, le chantage, la tyrannie… La violence
    • routière s’exerce par la trop grande vitesse, l’alcoolisme au volant, toute infraction au Code de la route qui provoque accidents et décès. Les capacités humaines à agresser l’autre sont inépuisables et sources de grande détresse. 3. La violence et la délinquance chez les mineurs sont en augmentation depuis des années, sous forme de vols, d’agressions, de dégradations diverses. Les parents sont mis en cause, on les accuse de ne pas s’occuper de leurs enfants, de ne pas les éduquer, d’en faire des délinquants. Est-ce aussi simple ?
    • S’il est vrai que les parents ont un rôle d’éducation et de protection important – ils doivent inculquer certaines valeurs, surveiller leurs enfants, maîtriser leurs actes et sanctionner les agissements négatifs –, peut-on en déduire que les parents ne remplissent pas leur rôle et démissionnent si les enfants ont des comportements répréhensibles ou agressifs ? L’environnement urbain, parfois triste, à l’allure de « ghetto », les fréquentations souvent dangereuses et difficiles à contrôler sont également à prendre en compte. Les
    • parents se sentent souvent démunis, dépassés par les événements, parfois culturellement et intellectuellement inaptes à réagir de manière adéquate. C’est pourquoi le mot « démission » est peut-être excessif et trop négatif face au désarroi des parents. Les services judiciaires et éducatifs se sont associés dans leur conseil et leur aide aux parents de délinquants juvéniles afin de restaurer cette autorité parentale défaillante, mais non « démissionnaire ». 4. La télévision est un média qui fournit beaucoup d’informations sur le monde et offre de grandes
    • diversités d’amusements. Mais les programmes sont parfois violents en paroles et en actes et l’on peut craindre que les jeunes ou les enfants, en particulier, soient influencés. Mais peut-être faut-il faire confiance à leur bon sens et à celui de leurs parents. Le risque d’une trop forte présence de la violence est sa banalisation : cela peut ensuite paraître normal d’insulter, de frapper, de posséder une arme… Dans les fictions, les héros sont violents mais « gentils » : comment ensuite faire la part des choses ? Si la souffrance et la mort deviennent un spectacle,
    • il risque ensuite d’être difficile de faire le lien avec la réalité et les contraintes de la loi, du respect des autres. Heureusement, les enfants et les jeunes savent, en majorité, différencier réalité et fiction, comme dans les contes de fées, les jeux vidéo, les romans… Sur une grande partie des programmes télévisés, des sigles apparaissent afin d’avertir la tranche d’âge concernée. De plus les parents, dans leur rôle d’éducateur, doivent limiter les programmes vus, expliquer et « recadrer » les images par rapport à la réalité. La télévision, comme les autres
    • sources de communication, est un formidable outil s’il est bien géré et compris. 5. Un crime, c’est un assassinat : un crime est passible de la cour d’assises et de peine de prison. Dans les délits, on trouve les atteintes aux biens et aux personnes comme par exemple les insultes, les cambriolages, la destruction de voitures… ; le délit est jugé en tribunal correctionnel et peut entraîner des amendes, des peines de prison. 6. Dans les jeux vidéo où il faut tuer ou se battre, dans les films où la méthode forte permet de résoudre
    • beaucoup de problèmes ; dans les paroles de certaines chansons usant et abusant de termes grossiers ou d’incitation à la violence ou au non- respect.
    • Sujet 11 Entraînement La pauvreté, la précarité, l’exclusion Sujet On peut définir comme « pauvres » les personnes dont les ressources sont si faibles qu’elles sont exclues du mode de vie, des habitudes et
    • des activités normales de l’état dans lequel elles vivent ; le seuil de pauvreté est évalué en France à 954 € par mois pour une personne seule. La précarité est une situation de fragilité économique et sociale, qui peut conduire à la pauvreté et l’exclusion. 1. En quoi la pauvreté est-elle héréditaire ? 2. En quoi la pauvreté peut-elle conduire à l’exclusion ? 3. Comment expliquez-vous que des personnes avec un emploi soient sans domicile fixe ? 4. Que savez-vous de la loi sur le droit au logement opposable ?
    • 5. La santé n’est-elle accessible qu’aux riches ? 6. Que signifie RSA et quel est son montant ? Corrigé 1. Travailler le sujet 1. La compréhension du sujet Il s’agit de répondre à la question « en quoi ? » ; il ne faut pas remettre en cause ce constat mais plutôt y apporter des arguments. On ne vous demande pas un exposé de connaissance mais surtout de réflexion : quelles peuvent être
    • toutes les raisons qui entraînent une transmission de la pauvreté ? Les mots clés sont pauvreté et hérédité : il vous faut connaître la signification de la pauvreté et comprendre le sens d’hérédité. L’hérédité est la transmission par un être vivant à ses descendants de différentes caractéristiques ; l’hérédité est souvent utilisée pour les caractéristiques biologiques. Le sujet, ici, ne concerne pas ces caractéristiques biologiques ; il faudra donc mettre en évidence la différence. 2. La connaissance du sujet
    • Vous devez analyser les causes et les conséquences de la pauvreté afin de comprendre en quoi ces paramètres peuvent expliquer cette transmission. Vous pouvez raisonner par la nature culturelle, financière, psychologique de ces paramètres par exemple. 3. La structuration de l’exposé Le plan comportera plusieurs parties afin d’énumérer de façon structurée les différents types de causes expliquant cette transmission. Proposition de corrigé [Introduction] Il est reconnu que la
    • pauvreté n’a aucune caractéristique génétique et ne peut donc pas être transmise de manière biologique. Par contre, on constate que les enfants de familles pauvres connaissent eux aussi souvent à l’âge adulte des difficultés financières et ont parfois du mal à sortir de ce cercle vicieux ; on pourrait croire à une sorte de fatalisme. On définit d’ailleurs par le terme de quart-monde cette population pauvre des pays riches, dont l’état de précarité ou de pauvreté se transmet de génération en génération. [Développement] On peut trouver
    • différentes causes pour expliquer ce phénomène. Les conditions de vie difficiles dues aux mauvaises conditions de logement ou aux problèmes financiers ont des conséquences néfastes : on sait par exemple que les enfants issus de milieu défavorisé font des études moins longues à cause du coût engendré, de même que les soucis familiaux, les problèmes de santé, les tensions familiales pouvant découler des conditions de vie précaires sont peu propices à l’épanouissement personnel et culturel et à la réussite scolaire.
    • On reconnaît maintenant la difficulté pour les jeunes des quartiers défavorisés à trouver un emploi à cause des peurs et des préjugés. Les mentalités fatalistes et l’impression d’être des « petites gens » empêchent parfois les personnes de progresser et d’être confiantes. [Conclusion] La pauvreté, même si elle n’est pas génétiquement transmissible, est socialement et familialement partagée et léguée. Les préjugés, l’accumulation des difficultés, l’inégalité des chances et les handicaps peuvent
    • effectivement engendrer la reproduction au fil des générations de la pauvreté. Des efforts sont faits pour favoriser la formation, l’embauche et l’intégration des personnes en situation difficile et pour lutter contre la discrimination. 2. La notion de pauvreté varie selon les cultures et les pays, mais on statue sur le fait qu’elle est synonyme de manque de ressources au regard de ce que les autres ont. Elle est donc à l’origine excluante. Cette exclusion peut prendre diverses formes plus ou moins directement liées à cet état de
    • pauvreté. Les personnes pauvres sont exclues de la société de consommation, de la mode, de la dictature de l’apparence et des biens matériels. Cette situation les pousse parfois à opter pour des crédits et à s’endetter de manière insoluble. L’exclusion peut porter sur les loisirs et la culture qui coûtent cher, sur la scolarité (peu d’enfants pauvres peuvent poursuivre de longues études). La santé est aussi un domaine d’exclusion car lorsque l’on a des difficultés à satisfaire des besoins immédiats (nourriture et logement, par exemple), on ne se
    • soucie pas non plus de sa santé à long terme, on ne se soigne que dans l’urgence. Cela n’est qu’un échantillon des domaines desquels sont écartées les personnes pauvres. On peut aussi parler des pays pauvres qui n’ont aucun pouvoir de décision, qui sont exclus de la lutte contre le sida et tributaires des aides dispensées par les pays riches. 3. Une situation de précarité qui ne permet pas toujours d’accéder au logement ; problème du montant des loyers, des cautions élevées, des garanties demandées par le bailleur, etc. à verser.
    • 4. Malgré un droit au logement pour tous déjà proclamé (loi Quillot de 1982, loi Besson de 1990), plus de 3 millions de personnes continuent à souffrir de mal-logement ou d’absence de logement. Pour remédier à cette situation, la loi dite « DALO » est votée en 2007. L’État y est désigné comme le garant du droit au logement : toute personne ayant effectué une demande de logement et n’ayant pas reçu de proposition adaptée à sa demande (tenant compte de ses besoins et capacités) peut saisir une commission de médiation dans son département, puis exercer un
    • recours devant le tribunal administratif au titre du droit au logement opposable. 5. Principe fondamental en France : accessibilité à tous, avec ou sans argent grâce par exemple à la CMU. Mais problème de la prise en charge des soins complémentaires, des soins dentaires ou de lunetterie, du paiement du supplément d’une chambre individuelle… 6. Revenu de solidarité active : pour personne de plus de 25 ans (moins si enfant) n’ayant pas de revenu ou des revenus insuffisants pour vivre ; montant : 475 € pour une personne seule ; le RSA
    • remplace le revenu minimum d’insertion ainsi que l’allocation parent isolé.
    • Sujet 12 Entraînement Les maltraitances Sujet Maltraiter, c’est infliger des violences et des mauvais traitements qui auront des conséquences physiques et psychologiques. C’est aussi négliger l’autre, ne pas veiller à son bien-être, son développement. On distingue les violences physiques,
    • psychologiques et sexuelles. La pédophilie représente l’attirance sexuelle pour de jeunes enfants. 1. Quelles peuvent être les causes de la maltraitance chez les personnes âgées ? Vous les analyserez après avoir énoncé ces différents types de maltraitance. 2. L’incarcération est-elle la seule solution adaptée à la délinquance sexuelle ? 3. Après la maltraitance des enfants, on parle aujourd’hui de la maltraitance des personnes âgées. Qu’en savez-vous ?
    • 4. Pourquoi un cas de maltraitance est-il toujours difficile à connaître ? 5. Que savez-vous des « bébés secoués » ? 6. Connaissez-vous le mot « résilience » et connaissez-vous sa signification ? 7. Savez-vous combien de personnes âgées en France sont victimes de maltraitance ? Corrigé 1. Travailler le sujet 1. La compréhension du sujet Il s’agit d’un sujet à la fois de
    • connaissances et de réflexion ; attention à ne pas s’écarter du sujet en élargissant à toutes les maltraitances : il s’agit des personnes âgées uniquement. 2. La connaissance du sujet Il faut connaître la définition de la maltraitance, se remémorer toutes les formes possibles de maltraitance en se concentrant sur le seul public des personnes âgées. Il faut essayer de recenser les causes en réfléchissant par catégorie pour ne rien oublier, par exemple les causes sociales, les causes psychologiques, financières, familiales…
    • 3. La structuration de l’exposé Vous devez vous conformer à la consigne qui exige deux parties ; une première énumérant les types de maltraitance sur les personnes âgées et une deuxième qui présente votre analyse des causes possibles. Proposition de corrigé [Introduction] La maltraitance concerne toutes les catégories de la population, que ce soit les enfants, les femmes, les personnes handicapées, mais aussi les personnes âgées. Cette dernière maltraitance est moins médiatisée mais existe bel et bien. Elle se
    • traduit par différentes formes de mauvais traitements et certains paramètres peuvent apporter une explication sur les causes. [Développement] La maltraitance touche les personnes âgées qu’elles vivent chez elles, chez leurs descendants ou en institution ; on y retrouve les mêmes types de mauvais traitements dans des proportions différentes. Les personnes âgées sont parfois victimes de violence physique comme les coups par exemple, elles peuvent également subir des violences psychologiques avec les insultes ou les menaces. On peut
    • également citer les négligences comme le manque de soins ou d’attention, les privations de nourriture… On parle aujourd’hui également de la maltraitance financière qui comprend les extorsions de fonds ou de signature. En institution on recense surtout des cas de négligence et de maltraitance physique ; par contre chez les personnes à domicile, on parle plutôt de maltraitance psychologique et financière. La maltraitance peut être expliquée par plusieurs facteurs de nature différente. Ils peuvent être familiaux car le fait
    • d’héberger une personne chez soi peut être difficile à vivre au quotidien et peut entraîner stress, déprime, rejet de la personne, colère et culpabilité mêlées… Les causes peuvent également être liées au manque de connaissance ou de formation ; en effet, que ce soit en institution ou à domicile, la méconnaissance de la psychologie des personnes âgées et des différentes pathologies liées à l’âge entraînent un sentiment d’impuissance et empêchent l’efficacité des gestes et des soins, que ce soit par les équipes soignantes et les familles.
    • Les causes peuvent être de type social car le manque de structure d’accueil ponctuel pour les déments laisse les enfants dans le désarroi ; les coûts d’hébergement ou d’adaptation des logements sont parfois difficiles à assumer par les familles et peuvent parfois expliquer certains actes de maltraitance. [Conclusion] Les personnes âgées sont victimes de la maltraitance sous différentes formes, quel que soit leur mode de vie. Tous ces gestes peuvent trouver leur origine dans différents types de causes sans que cela les excuse. Mais on peut
    • également ajouter à la liste des maltraitances particulièrement frappantes, les paroles ou les attitudes quotidiennes qui sont le contraire des bons traitements et du respect : par exemple le tutoiement en institution, le fait de rentrer dans les chambres sans frapper à la porte, le refus des couples… Les personnes âgées sont victimes au quotidien de non-reconnaissance qui peut s’apparenter à de la maltraitance. 2. Les auteurs d’agression sexuelle tels que les violeurs, les pédophiles et les parents incestueux sont généralement envoyés en prison ;
    • mais cette solution est critiquée au regard des récidives et en comparaison avec d’autres pays. L’incarcération est une solution adaptée à l’urgence car il faut mettre la personne hors d’état de nuire. De plus, pour le respect des victimes elle est un acte punitif incontournable. Mais le taux de récidive des pédophiles est estimé à 10 % ce qui est très inquiétant. Le suivi psychologique et psychiatrique est faible en France et mal organisé. D’autres solutions complémentaires à l’incarcération sont possibles, comme au Danemark où est proposée une
    • « castration chimique » qui inhibe les pulsions sexuelles et permet une réinsertion sans risque. Un traitement psychiatrique sur le mode de l’injonction thérapeutique des toxicomanes pourrait être une solution, ainsi qu’une évaluation avant la sortie de prison et le port du bracelet électronique. L’incarcération simple est insuffisante pour les délinquants sexuels ; elle devrait être complétée par des mesures qui prennent en compte l’aspect psychiatrique de ces délinquances. 3. Les personnes âgées, comme les enfants et les personnes
    • handicapées, peuvent être victimes de mauvais traitements à cause de leur fragilité ou leur situation de dépendance. Trois victimes de maltraitance sur quatre sont des femmes : les plus âgées sont les plus touchées ; la maltraitance a lieu au sein même de la famille ou en institution par le personnel. Les types de maltraitance sont physiques, psychologiques et parfois financiers ou bien encore sous forme de négligence. Une association, Allô maltraitance des personnes âgées (ALMA), recense les cas, reçoit les plaintes et conseille les familles souvent
    • désemparées devant la dépendance de leurs parents afin d’éviter la dégradation des rapports et de prévenir les mauvais traitements pouvant en résulter. 4. Les scandales de la pédophilie ont permis à de nombreuses victimes d’oser s’exprimer et le sujet est devenu moins tabou ; le grand public est sensibilisé à la nécessité de s’impliquer et de dénoncer la maltraitance mais il existe encore des freins. Si la personne maltraitée est un enfant en bas âge, un handicapé mental, une personne âgée dépendante ou sénile, elle n’a aucun moyen de se
    • faire entendre. La victime hésite toujours à se plaindre car il existe un lien très fort avec l’agresseur : l’amour, la reconnaissance pour les soins apportés, la peur de l’abandon… Les voisins, l’entourage familial n’ont pas toujours de soupçons et, dans le cas contraire, ils hésitent avant d’intervenir par crainte d’ingérence, ils ne veulent pas porter préjudice en cas d’erreur, ont peur des représailles… Des spots télévisés sensibilisent à la dénonciation et la loi implique pénalement les personnes qui n’auraient pas averti les services
    • sociaux alors qu’elles avaient connaissance des faits. 5. Quand un adulte secoue un bébé, en général par impatience ou colère, le traumatisme physique subi peut entraîner des handicaps, des retards mentaux, voire le décès de l’enfant. 6. La résilience signifie la résistance d’un matériau : ici ce terme définit la capacité d’adultes qui ont subi des maltraitances étant enfants, à ne pas reproduire ce même type de comportement. 7. Environ 600 000 personnes de plus de 65 ans (les chiffres concernent en majorité les
    • personnes à domicile, les cas en institution étant beaucoup plus difficiles à dénombrer). En 2008 a été créé le 3977, service téléphonique pour venir en aide aux personnes âgées et aux handicapés victimes de maltraitance.
    • Sujet 13 Entraînement L’environnem et la pollution Sujet L’environnement est défini comme l’ensemble des conditions naturelles et culturelles susceptibles d’avoir une action sur les organismes vivants ainsi que leurs activités. La pollution est une dégradation de l’environnement qui
    • peut le rendre malsain ou dangereux. L’écologie est la science qui étudie les rapports entre les organismes et le milieu dans lequel ils vivent. 1. Les différentes campagnes de sensibilisation sur la protection de notre environnement insistent sur la nécessité de réaliser des efforts à un niveau individuel dans nos gestes de la vie quotidienne ; commentez en donnant des exemples. 2. En quoi le bruit peut-il être considéré comme une pollution ? 3. Quelles sont les causes de dégradation de notre richesse
    • mondiale en eau ? 4. Que faites-vous pour protéger votre environnement ? 5. Pourquoi est-il si difficile de faire des efforts pour protéger notre planète ? 6. Que veut dire pour vous le développement durable ? 7. Pourquoi faut-il économiser l’électricité ? Corrigé 1. Travailler le sujet 1. La compréhension du sujet Ce sujet est vaste car il peut toucher
    • différents axes de la lutte contre la pollution ou le gaspillage ; la protection de l’environnement est l’affaire de tous ; vous devrez donc donner des exemples de tous les gestes quotidiens et individuels possibles qui peuvent contribuer à cet effort ; tous ces gestes accumulés deviennent importants et efficaces à l’échelle du pays et pourquoi pas mondiale. 2. La connaissance du sujet Vous devez essayer de vous souvenir de ces différentes campagnes de communication ; ceci est la seule « difficulté » de ce sujet.
    • Vous devez rassembler tous les éléments pouvant être des points clés de la lutte contre la pollution, comme par exemple la consommation d’eau, d’électricité, d’essence, les déchets domestiques, et y rattacher des gestes quotidiens faciles à effectuer par chacun. Vous pourrez aussi donner des exemples des efforts faits par les communes, les industries ou les pays. 3. La structuration de l’exposé Il est possible de le structurer en plusieurs parties exposant chacune un élément à protéger, comme l’air, l’eau, les forêts… Vous pouvez aussi faire une partie
    • sur la réduction du gaspillage, une partie sur l’économie d’énergie, une partie sur la limitation de la pollution. Suggestion de corrigé [Introduction] L’activité humaine et industrielle a une influence de plus en plus importante et souvent néfaste sur notre environnement. La population mondiale augmente ainsi que ses besoins et les transformations opérées sur l’équilibre de la planète sont de plus en plus inquiétantes ; il est urgent de prendre soin de notre planète et chacun de nous doit
    • contribuer à cet effort car le nombre de volontaires permet le résultat ; c’est le message que veulent faire passer les campagnes de sensibilisation ; chacun doit faire des efforts dans ses gestes de tous les jours ; ces gestes sont en général simples mais permettront des économies d’énergie, une limitation de la pollution ou encore de diminuer les gaspillages inutiles. [Développement] Chacun peut limiter sa consommation d’électricité en éteignant tous les appareils au lieu de les laisser en veille, en installant des ampoules basse consommation qui
    • consomment environ cinq fois moins d’électricité, en dégivrant régulièrement son réfrigérateur, en réglant le chauffage en fonction des pièces et des heures de la journée. Nous pouvons tous limiter la pollution en utilisant des lessives sans phosphates, en utilisant les déchetteries pour nous débarrasser des produits polluants comme les huiles de vidange, les solvants… Nous pouvons privilégier les transports en commun ou le « covoiturage », nous pouvons également réduire le volume de nos déchets domestiques en les triant, en mettant dans les containers
    • prévus les verres et papiers recyclables. Dans notre société de consommation, le gaspillage est chose courante et nous pouvons tous faire des efforts en prenant de douches plutôt que des bains, en réparant les robinets qui fuient ; nous devons penser aussi au pétrole qui n’est pas une ressource inépuisable en utilisant moins ou mieux nos véhicules. [Conclusion] Tous ces gestes peuvent paraître anodins à un niveau individuel mais quand on sait qu’une chasse d’eau à double commande permet d’économiser
    • environ 10 000 litres d’eau par an, la perspective de faire cet effort tous ensemble est bien plus convaincante ! Certains pensent que c’est en premier lieu aux collectivités et aux industries de prendre la responsabilité des ces efforts, mais des mesures existent déjà ; les entreprises participent aux programmes de développement durable et gèrent de mieux en mieux les pollutions qu’elles peuvent générer ; les collectivités participent à l’effort de sensibilisation et s’impliquent dans le recyclage des déchets par
    • exemple, ou facilitent l’accès aux villes par les transports en commun… Les efforts doivent continuer, que ce soit au niveau mondial, avec les accords internationaux (2012, conférence de Rio), au niveau national et au niveau de chaque individu dans sa vie quotidienne ; chaque effort compte. 2. On peut définir le bruit comme un ensemble de sons confus, sans harmonie, douloureux pour l’oreille. Il se mesure en décibels. Si le bruit est synonyme de vie pour certains, il est le plus souvent vécu comme une nuisance pouvant
    • perturber et dégrader l’environnement. C’est le cas pour plus de la moitié des Français : le bruit entraîne des problèmes physiologiques comme la surdité, les acouphènes, les migraines, la fatigue ; il a également des conséquences psychologiques telles que l’irritabilité, le manque d’attention, l’agressivité, le déséquilibre mental (le bruit est à l’origine de 20 % des internements psychiatriques) ; le bruit est devenu indissociable de la vie citadine et professionnelle. Les seuils
    • d’intensité en décibels entraînant une fatigue ou une dangerosité sont souvent atteints, voire dépassés. Comme pour toute pollution (dégradation de l’environnement par des nuisances), des mesures ont été prises pour diminuer le bruit : limitation du niveau sonore des appareils ménagers, limitation de la vitesse automobile, protection auditive des professionnels… 3. L’eau potable ne représente qu’un pourcentage faible de l’eau sur terre (environ 6 %) et les activités des hommes risquent de
    • mettre en péril ces réserves de deux manières : la pollution et l’épuisement des ressources. La pollution de l’eau peut être d’origine chimique par les pesticides, les nitrates, phosphates, les rejets industriels ; organique et bactériologique par les rejets agricoles et ménagers, les égouts. Parmi les causes du manque d’eau, on peut citer l’accroissement de la population mondiale car les besoins en eau potable augmentent. L’épuisement des ressources peut être provoqué par la
    • surconsommation et le gaspillage ainsi que par le développement des activités agricoles qui nécessitent arrosage et irrigation des récoltes. Pour toutes ces raisons, nos réserves sont en péril, certains pays manquent déjà d’eau et souffrent de maladies infectieuses. L’eau douce et l’eau potable sont indispensables à la survie des espèces et particulièrement de l’espèce humaine. Une prise de conscience individuelle et politique est donc vitale. 4. Il faut agir au quotidien,
    • économiser, limiter ses déchets, recycler le plus possible, adopter des gestes non polluants. 5. La prévention est efficace à long terme : difficulté de se projeter dans futur lointain, l’écologie est surtout utile pour les générations futures, pas d’effet grave directement perceptible aujourd’hui. 6. Définition ; objectifs ; liens entre environnement, économie et social ; notion de besoin et de production. 7. Énergie non naturelle, l’électricité est fabriquée en consommant d’autres ressources parfois épuisables ou dangereuses
    • (gaz, énergie nucléaire). Les nouvelles technologies sont encore trop peu développées : panneaux solaires, énergie éolienne, etc.
    • Sous-partie 3 La vie professionnelle, la santé, la médecine Sujet 14 Les structures de soins Sujet 15 Les infections nosocomiales Sujet 16 Les cancers Sujet 17 Les infections sexuellement transmissibles Sujet 18 Le sport et le
    • dopage Sujet 19 La régulation de la natalité Sujet 20 L’assistance médicale à la procréation (AMP) Sujet 21 La vaccination Sujet 22 Les comportements alimentaires Sujet 23 L’état sanitaire de la population Sujet 24 Les risques et la sécurité alimentaires Sujet 25 Les comportements addictifs
    • Sujet 26 L’hygiène de vie et la santé Sujet 27 Les accidents
    • Sujet 14 Entraînement Les structures de soins Sujet L’hôpital public est un lieu de diagnostic, de soins, de secours d’urgence qui a également un rôle dans l’enseignement et la recherche. Il se doit d’être ouvert à toutes les personnes malades ou souffrantes, sans discrimination ; d’accueillir de
    • jour comme de nuit et, en cas d’impossibilité, de faire admettre la personne nécessitant des soins dans un autre établissement. 1. Sur quels points pensez-vous que la qualité de vie de l’enfant à l’hôpital peut encore être améliorée ? Donnez pour chaque point les bénéfices que l’enfant peut en tirer. 2. Sur 100 euros de cotisation, l’assurance-maladie consacre 90 euros aux soins et aux indemnités. Sur ces 90 euros, 48 sont engloutis par les frais d’hospitalisation. Pourquoi l’hôpital coûte-t-il si cher ?
    • 3. Qu’est-ce que « l’aléa thérapeutique » ? 4. Quelles peuvent être les conséquences néfastes d’une hospitalisation pour l’individu ? 5. Avez-vous déjà travaillé dans le secteur médical ou paramédical ? 6. Pour quelles raisons les urgences sont-elles souvent débordées ? Corrigé 1. Travailler sur le sujet 1. La compréhension du sujet Ce sujet de réflexion sur l’évolution des conditions de vie de l’enfant à
    • l’hôpital nécessite un minimum de connaissances. Ce sujet permet d’apprécier votre savoir sur l’hôpital. 2. La connaissance du sujet Mobilisez vos connaissances sur tous les aspects de la vie d’un soigné, en particulier d’un enfant ; évoquez ensuite les problèmes existants et les bénéfices pour son bien être qui pourraient être dégagés par l’amélioration de ces problèmes. 3. La structuration de l’exposé Le développement peut se structurer autour de trois axes : l’adaptation, le quotidien et les soins.
    • Proposition de corrigé [Introduction] En France, un enfant sur deux est hospitalisé avant l’âge de 15 ans. Une hospitalisation est angoissante à tout âge, mais en particulier chez l’enfant où elle est souvent synonyme de solitude et de détresse. On tentera ici d’identifier les problèmes et d’apporter des réponses adaptées au bien-être des enfants dans le cadre de leur adaptation, de leur quotidien et de leurs soins et, pour chacun de ces problèmes on identifiera le bénéfice obtenu. [Développement] L’adaptation de
    • l’enfant à ce nouvel environnement qu’est l’hôpital peut être améliorée en renforçant le lien avec la famille pour lutter contre l’isolement de l’enfant par différentes mesures : une plus grande souplesse dans les horaires de visite, l’équipement de chambres mère-enfant, l’aménagement d’espaces d’accueil pour les frères et sœurs (opération Pièces jaunes). La communication, l’écoute sont fondamentales. L’intervention de psychologues peut aider à l’expression des souffrances ou des inquiétudes, l’apport de réponses aux questions que peuvent poser les
    • enfants (ils font souvent preuve d’une grande curiosité et aiment apprendre de nouvelles choses) peut aussi permettre de les aider à comprendre la nécessité de l’hospitalisation. La communication et la prise en charge des parents est tout aussi importante. Le quotidien de l’enfant doit être organisé de manière à favoriser le maintien des liens avec son environnement habituel. Pour cela, il faut accorder une meilleure place au jeu par la création de salles de jeux, de bibliothèques, de ludothèques, de salles informatiques, d’aires de jeux
    • extérieures. Le jeu permet d’éviter l’ennui et de limiter le stress, en donnant l’occasion à l’enfant de s’évader du monde hospitalier. Le maintien d’une scolarisation est très important pour anticiper le retour à l’école, éviter qu’il soit difficile. Le développement de l’audiovisuel, de salles de classe adaptées aux enfants handicapés, l’achat de livres et de matériels divers permet de limiter le sentiment d’exclusion. Un autre aspect consiste à tenir compte des habitudes de vie de l’enfant, de ses goûts alimentaires pour stimuler son appétit, de sa
    • façon de s’exprimer pour personnaliser sa prise en charge et éviter de le perturber. Les soins de l’enfant doivent être organisés de façon à permettre une meilleure prise en charge de la douleur, l’amélioration du confort et de l’ergonomie contribue aussi à la thérapie. L’investissement des équipes de soins est remarquable à ce niveau, ainsi que l’intervention d’associations comme Le Rire Médecin qui organise l’intervention de clowns dans des services pédiatriques, auprès des enfants malades. Ce type d’action aide à mieux vivre les moments
    • douloureux, encourage l’enfant à participer à son traitement, et participe à sa guérison. Mais les associations œuvrant à cela sont encore peu nombreuses sur l’ensemble du territoire français. [Conclusion] Plusieurs axes d’amélioration peuvent ainsi être identifiés afin de mettre en place des actions qui relèvent pour l’essentiel du niveau de participation des membres des équipes de soins. La santé se définissant comme un état de complet bien-être physique, mental et social, la guérison se fera d’autant plus vite si les deux
    • derniers aspects ne sont pas oubliés. 2. L’hôpital est le plus gros poste de dépense de la Sécurité sociale, bien avant les médicaments. Le milieu hospitalier est la cible de réductions budgétaires mais continue à coûter cher de par sa structure et sa vocation. Les hôpitaux sont des structures complexes où le personnel est salarié : les salaires et les charges sont une source importante de dépense à laquelle il faut ajouter la formation, l’entretien des locaux, la restauration, le ménage, les conditions strictes d’hygiène et de
    • stérilisation, l’entretien du linge, l’administration… De plus, sa vocation étant de soigner au mieux, l’hôpital utilise des matériels performants onéreux, doit s’adapter à l’évolution des technologies et supporter le coût des produits et médicaments… Cinq jours en réanimation coûtent 7 900 euros : cela peut paraître cher, mais la valeur de la vie et le respect de la personne sont parfois difficilement compatibles avec les exigences économiques. 3. Ce nouveau concept est défini depuis mars 2002 par la loi Kouchner sur le droit des malades.
    • Avant, les personnes s’estimant victimes d’un accident médical devaient prendre un avocat et demander réparation. Si le jugement ne reconnaissait pas la faute, la personne n’était pas indemnisée. L’aléa thérapeutique change les données. Alors que certains accidents sont dus à l’erreur d’un praticien ou d’un établissement de soins, l’aléa thérapeutique recouvre une situation où il n’y a pas de faute comme dans le cas d’une complication grave ou d’une infection nosocomiale. Autre apport de la loi : les victimes ne passent plus devant un juge mais
    • devant une commission régionale de conciliation et d’indemnisation ; la démarche est gratuite et plus rapide. La notion d’aléa thérapeutique prend en compte l’avenir des victimes, même sans erreur médicale, ce qui est une grande avancée pour le droit des patients. 4. En général, un patient se rend à l’hôpital dans l’espoir d’en tirer un bénéfice sur son avenir ou sa santé immédiate. Mais il existe des aspects négatifs à l’hospitalisation, que ce soit psychologiquement, socialement ou même parfois physiquement :
    • le séjour à l’hôpital est parfois difficile à vivre car il entraîne une certaine dépendance, parfois une impression d’infantilisation, une obligation de se conformer aux règles de fonctionnement. La séparation avec la famille est parfois douloureuse surtout pour les enfants ; socialement, quand l’hospitalisation est longue, il y a des risques de perte de niveau scolaire pour les enfants, de revenus pour les gens qui travaillent, un isolement du cercle familial et professionnel… ;
    • physiquement, il peut exister des conséquences fâcheuses telles que les complications, les infections nosocomiales… C’est pour toutes ces raisons que l’hospitalisation est souvent appréhendée quels que soient l’âge du patient et sa pathologie. 5. Si oui, décrivez votre expérience, les différentes tâches que vous avez effectuées. Sinon, essayez de retrouver dans votre parcours personnel et/ou professionnel les événements qui vous ont permis de participer au bien-être mental de votre entourage.
    • 6. Les raisons sont de plusieurs ordres : économique, social (problématique de la médecine de ville), individuel (confiance, qualité des soins).
    • Sujet 15 Entraînement Les infections nosocomiales Sujet Une infection est la conséquence du développement de micro- organismes pathogènes dans le corps humain. Le qualificatif nosocomial provient du latin nosocomium signifiant « hôpital ». 1. Faites une présentation des
    • infections nosocomiales. 2. Actuellement, sur quels plans s’oriente la lutte contre les infections nosocomiales ? 3. Quelles sont les conséquences des IN ? 4. Dans la vie quotidienne, à quels moments doit-on se laver les mains ? 5. Lors d’un séjour dans un établissement de santé, quelles sont les autres craintes du soigné ? Corrigé 1. Travailler sur le sujet
    • 1. La compréhension du sujet Il s’agit d’un sujet de restitution de connaissances qui vous concernent directement en tant que futur professionnel de la santé, en particulier sur l’hygiène des locaux et l’environnement du patient. 2. La connaissance du sujet Faites parler le sujet en lui posant des questions : que sont les infections nosocomiales ? Comment et pourquoi les attrape-t-on ? Quelles sont les conséquences de telles infections ? Quels sont les moyens pour les combattre ? 3. La structuration de l’exposé
    • Présentez votre exposé en répondant à chacune des questions que vous aurez soulevées, elles doivent dans ce cas être énoncées. Proposition de corrigé [Introduction] Les infections nosocomiales (IN) sont des infections contractées au cours d’un séjour dans un établissement de soins. Les plus fréquentes touchent l’appareil urinaire (30 %), les voies respiratoires hautes (15 %) et le site opératoire (intervention chirurgicale, 14 %). Afin de présenter le plus largement possible ces infections, on tentera de
    • répondre à une série de questions les concernant. [Développement] Combien de personnes touchent- elles ? Les IN affectent entre 500 000 et 800 000 patients chaque année dans les établissements de santé. Une personne sur vingt est concernée. La dernière enquête de prévalence (description globale des IN à un moment donné) s’est déroulée en juin 2006 : le jour de l’enquête, 17 820 patients étaient infectés, soit une prévalence de patients infectés de 4,97 %. Les personnes les plus touchées
    • sont les personnes fragiles en raison de leur âge (personnes âgées), de leur pathologie (cancer) et les personnes immunodéprimées. Quelles sont les conséquences des IN ? On estime que les IN sont la cause directe de plus de 4 000 décès par an. De plus, ces infections affaiblissent les patients, retardent leur rétablissement et entraînent un coût médial estimé à 200 millions d’euros par an en hospitalisation, réanimation et soins supplémentaires.
    • Quelles sont les sources de contamination ? L’origine peut être endogène ; dans ce cas, le malade s’auto-infecte avec ses propres germes constituant la flore commensale qui ont migré vers d’autres organes. Affaiblie par sa maladie, un traitement médicamenteux ou une lésion, la flore microbienne naturelle devient pathogène et l’infection se déclenche. La source peut être exogène, les vecteurs de transmission sont alors l’infrastructure hospitalière (circulation d’eau, d’air, sols, plafonds), les appareils médicaux,
    • le personnel hospitalier, les visiteurs, les autres malades. Quels sont les micro-organismes concernés ? Dans 90 % des cas, l’infection est bactérienne. Les bactéries multirésistantes, ou BMR, résistent à plusieurs antibiotiques. Cette multirésistance limite ou annule l’activité thérapeutique des antibiotiques. On a par exemple comme BMR : le pneumocoque résistant (Streptococcus pneumoniae), qui est responsable de près de 40 % des graves infections nosocomiales, le staphylocoque doré, l’entérocoque
    • résistant. Comment s’effectue la transmission des micro- organismes ? La transmission s’effectue de manière directe d’un individu à l’autre, les mains sont le plus souvent responsables. L’infection est alors qualifiée de « manuportée ». Elle peut aussi s’effectuer de manière indirecte par l’environnement, l’air, le matériel ou les objets souillés. Quelles sont les mesures en matière de prévention ? Au niveau du malade, il s’agit de prendre des mesures d’hygiène, et
    • d’améliorer la qualité des soins (asepsie) et de l’isolement (dans le cas de maladies contagieuses). Au niveau de l’infrastructure hospitalière, les dispositions concernent l’augmentation du nombre de chambres individuelles, la surveillance de l’hygiène de l’air et du sol, l’installation de postes d’eau à cellule photo-électrique dans chaque chambre, le respect des règles d’asepsie. Au niveau du personnel de soins, l’attention se porte sur le suivi médical (vaccins obligatoires), la tenue vestimentaire réglementaire et l’hygiène des mains.
    • Au niveau des appareils, ils doivent être facilement décontaminables et leur manipulation doit être facilitée. La réglementation du 6 mai 1988 a créé les comités de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN) dont les objectifs sont d’organiser et de coordonner une surveillance continue de l’établissement, de former les personnels, d’établir un rapport d’activité annuel et de proposer un programme d’action de prévention l’année suivante ; puis, en 1999, des équipes opérationnelles d’hygiène hospitalière ont été créées. Depuis 2007, 98,8 % des établissements
    • disposent d’un CLIN. Enfin, des mesures pour la réduction de la consommation d’antibiotiques ont été prises pour éviter de développer les multirésistances. Comme le dit l’Assurance-maladie dans sa campagne de bon usage, « les antibiotiques, c’est pas automatique ». [Conclusion] Les infections nosocomiales présentent un coût humain cruel (3 500 morts par an), social et économique. Il est donc nécessaire de généraliser et de renforcer les dispositifs de lutte, d’affiner la recherche en matière
    • d’infections et de résistance bactérienne. D’autres problèmes de santé publique ont aussi donné lieu à des actions d’intérêt général : l’accompagnement de la fin de vie, le plan de lutte contre la douleur, le plan d’éducation à la santé, etc. 2. Le programme 2005-2008 de lutte contre les infections nosocomiales portait sur un plan stratégique national de prévention des infections associées aux soins (IAS). Les actions se sont développées sur quatre ans jusqu’en 2012. Le plan reposait sur trois axes :
    • renforcer l’organisation de la prévention des IAS – installation d’un nouveau système de télésurveillance (e-SIN) visant à faciliter l’émission et la gestion des signalements des infections nosocomiales depuis le 1er janvier 2012 ; mieux structurer les actions de prévention ; agir sur les déterminants du risque infectieux. 3. On estime que les IN sont la cause directe de plus de 3 500 décès par an. De plus, ces infections affaiblissent le patient,
    • retardent son rétablissement et entraînent un coût médical estimé à 200 millions d’euros par an en hospitalisation, réanimation et soins supplémentaires. 4. Développez des situations particulièrement sensibles : présence d’un nourrisson, infection ORL, repas, après chaque passage aux toilettes… 5. Les autres craintes peuvent être les relations avec le personnel, l’alimentation, la dépendance, l’attente du diagnostic.
    • Sujet 16 Entraînement Les cancers Sujet Les cancers sont un groupe de maladies dues à la prolifération anarchique de cellules anormales dans un organe ou des tissus de l’organisme. 1. La France dispose de grands moyens de prévention pour la santé ; malgré tout cela, les cancers
    • sont en hausse. Qu’en pensez- vous ? Argumentez. 2. En quoi le cancer est-il une maladie à incidence sociale ? 3. Quels sont les moyens de prévention contre le cancer de la peau ? 4. Quelle est la deuxième cause de mortalité en France et quelles en sont les causes ? 5. Quels sont les bienfaits du soleil ? Corrigé 1. Travailler sur le sujet
    • 1. La compréhension du sujet Il s’agit d’un sujet de connaissances sur la prévention des cancers et sur la situation en France de ces maladies. 2. La connaissance du sujet Vous devez mobiliser un certain nombre de vos connaissances : quels sont les types de cancers pour lesquels il existe des campagnes régulières de sensibilisation et des techniques de dépistage ? Malgré d’importants moyens déployés, les cancers ne cessent de progresser : quelles en sont les raisons ? 3. La structuration de l’exposé
    • Dans une première partie, citez et argumentez autour de deux ou trois exemples de cancers disposant d’importants moyens de prévention. Dans votre deuxième partie, développez les causes de ces pathologies. Proposition de corrigé [Introduction] Première cause de mortalité en France devant les maladies cardio-vasculaires, les cancers sont à l’origine de 154 000 décès estimés par an et de 365 500 nouveaux cas en 2011. Les cancers les plus meurtriers sont, chez la femme, le cancer du
    • sein qui est le cancer le plus fréquent puisqu’il représente 36,7 % des cancers féminins et 11 500 décès en 2010, et le cancer colorectal. Chez l’homme, les premiers cancers sont les cancers du poumon (30 000 nouveaux cas par an) et de la prostate (71 000 nouveaux cas par an) suivis du cancer colorectal (36 000 nouveaux cas par an). Pour les principaux cancers, de quels moyens de prévention disposons- nous ? Quelles sont les causes de cette maladie ? [Développement] En ce qui concerne le cancer du sein, la
    • France est aujourd’hui le seul pays européen à proposer un dépistage gratuit organisé tous les deux ans aux femmes âgées de 50 à 74 ans. Seulement 40 % des 8 millions de femmes concernées ont déjà profité de ce dépistage gratuit, auxquelles il faut ajouter les 20 % de femmes qui ont choisi le dépistage individuel, ce sont donc 60 % des femmes de cette tranche d’âge qui ont bénéficié du dépistage de ce cancer. Concernant le cancer de la prostate aucun dépistage généralisé n’a été mis en place, il est cependant recommandé que passé 50 ans,
    • chaque homme puisse bénéficier d’un toucher rectal annuel lors d’un examen de santé. Deuxième cancer féminin, et masculin, le cancer colorectal est responsable de 17 500 décès par an. La généralisation du dépistage gratuit chez les hommes et les femmes de 50 à 74 ans, basé sur la recherche de sang dans les selles, mis en place depuis la fin 2008, vise à réduire de 15 à 20 % la mortalité due à ce cancer. À la fin de l’année 2006, le premier vaccin destiné à prévenir certains cancers du col de l’utérus a été mis à disposition sur prescription
    • médicale. Ciblant les papillomavirus humains, ce vaccin pourrait prévenir 70 % de ces cancers, qui représentent 1 000 décès chaque année pour 2 800 nouveaux cas en 2011. Il ne faut pas confondre dépistage et diagnostic. Se faire dépister consiste à faire un examen sans avoir de signe particulier laissant penser à la présence d’un cancer, se faire diagnostiquer s’entreprend dès l’apparition d’une anomalie. Pour que les moyens de prévention mis en place en France servent, il faut changer les comportements à l’égard du dépistage et la
    • prévention ne doit pas rester une responsabilité collective mais devenir aussi une responsabilité individuelle. De plus, même si les « armes » préventives sont de plus en plus nombreuses, les origines des cancers sont dans certains cas difficilement évitables. Les causes principales des cancers sont très diverses : les prédispositions génétiques, le tabac, l’alcool, l’alimentation, la vie sexuelle et les antécédents gynéco-obstétricaux, le soleil, les produits chimiques (pesticides, amiante, gaz d’échappement, radioactivité, pétrole, colorants,
    • particules industrielles). D’autre part, tous les ans, en France, 13 000 à 30 000 nouveaux cas de cancers seraient liés au travail. Les substances responsables des cancers sont l’amiante (8 ans après son interdiction, cette substance tue encore 3 000 personnes par an, un millier sont victimes d’un cancer de la plèvre mésothéliome et 2 000 d’un cancer du poumon), les gaz d’échappement diesel (mécaniciens, métalliers, ouvriers agricoles), les huiles minérales (mécaniciens, serruriers), les poussières de bois (ébénistes,
    • menuisiers), la silice cristalline (ouvriers du bâtiment), les pesticides (agriculteurs). Enfin, d’autres produits de notre vie quotidienne présentent un danger : les phtalates présents dans certains jouets d’enfants, les tétines en plastique mou ou encore les emballages alimentaires ; certains produits cosmétiques (parfums, déodorants, après-rasage, savons, shampooings, gels moussants pour bébé). Une étude réalisée chez des parlementaires européens volontaires a montré la présence dans leur sang de quarante et une substances chimiques différentes,
    • dont certaines comme le DDT sont interdites depuis plus de vingt ans. [Conclusion] Face au cancer, pour obtenir un gain en termes de durée et de qualité de vie, une responsabilité collective et individuelle est nécessaire. Les messages de prévention, l’éducation à la santé doivent permettre aux Français de devenir les acteurs de leur santé, d’opter pour des attitudes responsables. Pour les années 2009 à 2013 est instauré en France le « Plan cancer » qui prévoit une augmentation des essais, une individualisation des suivis. Un des
    • paradoxes français est que notre pays connaît une mortalité prématurée (avant 65 ans) élevée alors qu’après avoir passé cet âge, l’espérance de vie y est la plus longue au monde. 2. Une maladie à incidence sociale concerne la santé publique car elle touche un grand nombre de personnes, provoque de nombreux décès ou handicaps. Elle a des répercussions économiques et sociales et oblige à prendre des mesures sanitaires. Pour toutes ces raisons, on peut classer le cancer comme maladie à incidence sociale : le cancer tue chaque année
    • 154 000 personnes en France. Il est la première cause de mortalité. Les personnes soignées sont fragilisées et fatiguées par les traitements, parfois handicapées comme en cas de laryngotomie. Le coût de cette maladie est très élevé : les traitements sont coûteux et longs, les techniques sont vite obsolètes et les équipements, onéreux ; il faut y ajouter les arrêts de travail, les prothèses, la rééducation, le coût de la recherche. L’État se mobilise contre cette maladie, en favorisant l’information, le dépistage précoce, la gratuité des soins… En 2003, un plan national de lutte a été mis en
    • place jusqu’en 2007 pour essayer d’enrayer l’extension de cette maladie. Le plan suivant 2009- 2013, doté d’un financement de 750 millions d’euros, se consacre à de nouveaux axes stratégiques comme la poursuite des efforts de recherche et d’innovation, les mesures dirigées vers les personnes les plus vulnérables, les plus exposées au risque de cancer, la correction des inégalités de santé face au cancer et enfin les initiatives médico-sociales pour mieux accompagner les personnes dans le « vivre après le cancer ». 3. Le cancer de la peau est le plus
    • souvent causé par une exposition excessive ou mal contrôlée au soleil. Par exemple, il y a 50 000 nouveaux cas de mélanome par an. Certaines prédispositions génétiques sont invoquées également. Les moyens de prévention peuvent donc être individuels : éviter les expositions prolongées au soleil, se protéger la peau par des crèmes à indice élevé, un chapeau, des tee-shirts ; protéger les enfants dès le plus jeune âge ; être très vigilant quand la peau est claire car elle bronze peu ou mal. Chaque personne doit également surveiller sa peau, pour détecter
    • des grains de beauté anormaux dont la forme et l’apparence changent, se faire suivre régulièrement par un dermatologue et faire ôter chirurgicalement les grains de beauté suspects. La prévention collective concerne l’information sur les dangers du soleil, la journée de dépistage gratuit chez les dermatologues, la prise en charge chirurgicale très précoce chez les nouveau-nés présentant des nævus importants souvent cancérigènes. Heureusement, le cancer de la peau le plus répandu est le carcinome : il est rarement mortel et évolue sans métastase.
    • 4. Les maladies cardio-vasculaires sont la deuxième cause de mortalité ; causes non modifiables : âge, sexe, hérédité ; causes modifiables : hygiène de vie. 5. Aspects physiologiques et psychiques à argumenter.
    • Sujet 17 Entraînement Les infections sexuellement transmissibles Sujet Pour une meilleure sensibilisation, les MST, maladies sexuellement transmissibles, sont désormais appelées IST, infections sexuellement transmissibles. Alors
    • qu’une maladie est une altération de l’état de santé, une infection implique l’envahissement d’un organisme par un microbe pathogène et, dans le cas d’une IST, la possibilité de s’en préserver. Les IST considérées comme des maladies à incidence sociale touchent un grand nombre de personnes et, de ce fait, deviennent un problème de santé publique. 1. Le Sida marque le pas depuis 2007, mais la pandémie ne s’arrête pas. Pourquoi ? Comment lutter plus efficacement ? 2. Énoncez les causes de la recrudescence des infections
    • sexuellement transmissibles en France. 3. Qu’est-ce que le « relapse », pourquoi en parle-t-on en France ? 4. Citez deux autres IST. 5. Citez d’autres maladies à incidence sociale. Corrigé 1. Travailler sur le sujet 1. La compréhension du sujet Plusieurs aspects du thème vous sont demandés : l’évolution croissante de l’épidémie, les raisons, les moyens de lutte.
    • 2. La connaissance du sujet Vous devez mobiliser vos connaissances sur les chiffres clés d’une telle épidémie, chaque année remis à jour à l’occasion du 1er décembre, journée consacrée au sida, et de la conférence internationale annuelle (Conférence de l’International Aids Society (IAS) en juillet 2011, à Rome). Les raisons des récentes évolutions de l’épidémie sont liées à des contextes différents, d’un pays ou d’un continent à l’autre, présentez les plus intéressantes. Les moyens de lutte doivent rester réalisables. 3. La structuration de l’exposé
    • Si vos statistiques sur le sujet sont très pauvres, présentez votre devoir en deux parties : les causes et les moyens de lutte. Proposition de corrigé [Introduction] Initialement marginalisé en raison de son mode de contamination (voie sexuelle, voie sanguine et transmission mère- enfant), le sida (syndrome d’immuno-déficience acquise) représente aujourd’hui l’un des principaux problèmes de santé publique au monde. Après une présentation de la situation actuelle, essayons d’expliquer la baisse des
    • décès et des personnes nouvellement infectées sans oublier les raisons toujours actuelles de son développement et d’apporter des éléments en faveur de la lutte contre ce fléau. [Développement] Chaque année, l’ONUsida recense 1,8 million de morts du sida dont 1,6 million d’adultes et 260 000 enfants de moins de 15 ans. Près de 34 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde dont 67 % en Afrique subsaharienne. Actuellement, en France, 150 000 personnes sont séropositives dont
    • 40 % de femmes ; chaque année, on compte 6 000 nouvelles contaminations. À l’heure actuelle, la pandémie du sida a tué plus de 28 millions de personnes dans le monde en trente ans. Les nouvelles infections reculent cependant : de 3 millions en 2001, le nombre de personnes ayant contracté le VIH au cours d’une année est passé à 2,6 millions en 2010, soit une baisse de 10 % en 7 ans. Les principales raisons du fléchissement de l’évolution de la pandémie sont au nombre de trois.
    • Tout d’abord, les trithérapies prolongent de plus en plus la vie. Ensuite, les efforts de la recherche ont élargi considérablement le nombre de médicaments anti-VIH disponibles et les malades des pays pauvres ont accès plus facilement aux traitements. Enfin, les comportements sexuels ont changé : le recours plus fréquent au préservatif chez les jeunes ayant de multiples partenaires et l’augmentation de l’âge des premiers rapports permettent une propagation moindre de la maladie. Les raisons expliquant que le sida reste la maladie infectieuse la plus
    • terrible au monde portent sur les échecs de la prévention : en France, le coût du préservatif reste élevé, surtout pour les jeunes ; les campagnes publicitaires sont beaucoup moins présentes à l’exception de la période se situant autour du 1er décembre, journée mondiale du sida ; l’excès de confiance dans les traitements disponibles associé à l’effet de la médiatisation de l’espoir de la découverte d’un vaccin entraîne la banalisation du sida parce qu’on vit avec cette maladie depuis plus de vingt ans. Cela se traduit par un relâchement des pratiques de
    • prévention (phénomène « relapse ») observé en particulier dans la population homosexuelle. Les autres raisons portent sur le manque de moyens déployés pour l’information sur les modes de transmission ou pour la distribution de préservatifs, notamment en Afrique subsaharienne et en Chine, et le refus d’engager une politique de réduction des risques liés à la toxicomanie par la mise en place de centres de traitement de substitution par la méthadone (comme en Russie et en Thaïlande). Le manque de réel investissement de certains gouvernements
    • d’Afrique au début de l’épidémie se traduit maintenant par une menace pour la survie du continent. Pour être plus efficace, il faut orienter les efforts sur la prévention et lutter contre les discriminations. La prévention doit s’effectuer dès le collège. Des spots publicitaires plus réguliers et frappant plus les esprits, à l’image des campagnes de la sécurité routière, doivent être développés. Les préservatifs doivent devenir plus accessibles : la gratuité doit s’imposer afin de protéger les jeunes générations. Dans les pays en voie de développement, l’aide
    • internationale doit être plus importante et mieux coordonnée : l’information, l’accès aux traitements, les conditions de vie des malades doivent être facilitées. Il faut également intensifier la recherche. [Conclusion] Cette présentation montre la gravité de cette épidémie et démontre tout l’intérêt d’une sensibilisation constante de tous les publics et de l’usage du préservatif. L’information et la prévention sont prioritaires pour enrayer la progression du sida. Les efforts actuels doivent être poursuivis et les financements pérennisés.
    • 2. Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont des maladies infectieuses et contagieuses. Elles sont nombreuses : on dénombre, en France, plus d’un million de nouveaux cas par an, toutes IST confondues. Leur retour peut s’expliquer par plusieurs facteurs : la liberté sexuelle, l’évolution des mentalités, le manque de fidélité, la précocité des rapports sexuels sont déjà des indicateurs significatifs et multiplient les risques de contamination ; la fréquence des voyages, des
    • séjours à l’étranger a favorisé la venue de maladies moins représentées en France ; l’abandon du préservatif a permis la réapparition de ces IST : la peur du sida, de la syphilis, de la blennorragie, etc., n’est plus dissuasive, les personnes sont habituées aux messages de prévention, les cas de décès sont moins importants… les campagnes de prévention sont peu ou mal comprises et les personnes ne se sentent pas concernées ; le sida a focalisé l’attention, et
    • les autres IST ont été oubliées, considérées comme de « vieilles maladies » disparues ; les IST sont encore considérées comme des maladies honteuses et les personnes atteintes ont du mal à en parler à un médecin ou à leur partenaire ; l’épidémie continue à s’étendre. Face à cette situation, la France a mis en place des dépistages gratuits et anonymes, notamment en cas de grossesse et de don du sang. 3. Le relapse peut se définir comme le relâchement des pratiques de prévention. On parle de ce
    • phénomène pour le sida en particulier. Le préservatif a été beaucoup moins utilisé ces dernières années car le sida tue beaucoup moins que dans les années 1980-1990 grâce aux multithérapies ; les jeunes n’ont pas connu l’apparition de l’épidémie de sida et les craintes qu’elle avait alors provoquées. Le sida est devenu une « maladie » comme les autres qui ne fait plus peur. Les contraintes dues au préservatif sont devenues plus importantes que les risques encourus. À cause de ce relâchement, les infections sexuellement
    • transmissibles sont réapparues en force, et la France a dû relancer une campagne de prévention importante depuis 2000. 4. Vous devez connaître au minimum trois IST différentes. Attention aux surnoms ! 5. Elles sont classées en deux groupes : les maladies contagieuses (IST et infections nosocomiales) et les maladies chroniques (cancers, maladies cardiovasculaires, dépression).
    • Sujet 18 Entraînement Le sport et le dopage Sujet On peut définir le sport comme l’ensemble des exercices physiques se présentant sous forme de jeux individuels ou collectifs, pratiqués en observant certaines règles. Le dopage correspond au fait de prendre un stimulant afin d’améliorer ses performances ; le
    • dopage est utilisé par certains sportifs mais aussi des étudiants, des personnes qui travaillent… 1. Alors que le sport est à l’origine de nombreux bienfaits pour la santé de l’homme, comment peut-on expliquer l’existence du dopage – chez les professionnels comme chez les amateurs ? 2. Quels peuvent être les arguments en faveur du suivi médical des sportifs ? 3. La médiatisation croissante du sport peut-elle représenter des dangers ? 4. Quels conseils donneriez-vous à un homme de 60 ans qui souhaite
    • reprendre le sport après 20 ans d’arrêt ? 5. Comment doit être conçue l’alimentation d’un sportif ? Corrigé 1. Travailler sur le sujet 1. La compréhension du sujet Vos efforts doivent se concentrer sur les raisons du dopage, mais pas seulement, sinon votre exposé sera incomplet. 2. La connaissance du sujet Les raisons du dopage sont liées aux sportifs eux-mêmes, mais aussi
    • à leur entourage et à l’évolution du sport. 3. La structuration de l’exposé Les bienfaits du sport se portant sur la santé, exposez-les en parallèle au bien-être physique, psychique et social de la définition de la santé par l’OMS (Organisation mondiale de la santé). Proposition de corrigé [Introduction] Loisir individuel ou collectif pouvant être pratiqué à tout âge, le sport est une activité physique qui participe à une bonne hygiène de vie. Exercé dans le sens du jeu et de l’effort, sa pratique
    • suppose le respect de règles, mais ces règles sont parfois transgressées par certains sportifs qui consomment des produits illicites. Quels bénéfices le sport procure-t- il à l’individu et que se passe-t-il lorsque ces règles ne sont pas observées ? [Développement] Les bienfaits du sport sont avant tout d’ordre physique. Il permet à l’enfant un bon développement musculaire et osseux. L’adulte en attend des bénéfices sur sa capacité respiratoire et cardiaque,
    • l’assouplissement de ses articulations. Par le sport, il cherche à retarder la dégradation de son corps, à accroître son espérance de vie. Les bienfaits du sport sont aussi psychologiques. L’activité physique permet à l’enfant de se dépenser, de canaliser son énergie, de prendre confiance en lui. Instant de plaisir, de partage, de détente nécessaire à l’équilibre, le sport peut être ressenti comme un moyen de lutte contre les tendances dépressives. Le sport est nécessaire au bien-être social. Pour l’enfant, il participe à l’apprentissage des règles sociales,
    • de la discipline, du développement de valeurs comme le respect, la solidarité, c’est un outil d’intégration dans un groupe. Cette activité permet d’éviter l’isolement, le repli sur soi, ce qui est important notamment pour les nouveaux retraités et les personnes âgées. Mais le sport n’est vraiment bénéfique que s’il s’inscrit dans une pratique régulière, modérée et diversifiée qui s’intègre dans une hygiène de vie globale. Or cela n’est pas toujours le cas puisque l’on voit par exemple des pratiques de dopage. Les raisons du dopage sont
    • nombreuses. L’utilisation d’un produit illicite permet de rester performant, de quitter « en beauté » le milieu de la compétition, le résultat comptant plus que les moyens pour certains. Le prestige, la notoriété obtenue après la victoire dans une grande compétition, compétitions qui sont très souvent télévisées dans des dizaines de pays voire dans le monde entier pour les jeux Olympiques (aux derniers JO de Pékin, l’équitation, pour ne citer qu’une seule discipline, s’est illustrée par quatre cas de dopage de chevaux), mais aussi l’appât du
    • gain – d’énormes sommes d’argent sont mises en jeu chez les professionnels – sont d’autres motifs. Or, les examens antidopage sont insuffisants ou inefficaces dans certains sports, le dopage peut être même masqué par un traitement médical prescrit par un médecin complaisant. Certains membres des équipes encouragent ou ferment les yeux sur les pratiques de certains joueurs. De plus, le risque de dépendance à certains produits dopants en rend difficile l’arrêt. [Conclusion] Le sport est un loisir- passion tenant une place plus ou
    • moins grande dans la vie des gens. Pour en apprécier les bienfaits, il est important de respecter quelques règles. Le rapport sport-santé est loin de se résumer à l’adage : « Le sport, c’est bon pour la santé. » La formule d’Hippocrate serait plus juste : « Tout est poison, rien n’est poison, tout est question de mesure. » Le sport professionnel réserve d’autres dangers que le dopage : la violence dans les stades, en particulier dans les tribunes. 2. Dans le sport de haut niveau, on associe parfois le suivi médical au dopage, suite aux différents
    • scandales dans les milieux du cyclisme, de l’athlétisme, etc. Toutefois, l’entourage médical du sportif a de nombreux avantages : la détection des aptitudes et des limites de l’athlète ; l’amélioration des performances, par la kinésithérapie et la nutrition ; l’amélioration de la récupération ; la protection et la prévention contre les accidents ou les problèmes graves tels que les infarctus… Chez les sportifs amateurs, le suivi
    • médical est tout aussi important. Une visite médicale annuelle est obligatoire pour l’obtention d’une licence dans toute fédération sportive, quels que soient l’âge ou le niveau du pratiquant. En France, 800 sportifs amateurs décèdent chaque année d’une mort subite après un effort physique. La pratique sportive est bénéfique, mais elle doit être encadrée médicalement si l’on ne veut pas qu’elle devienne dangereuse. 3. L’achat des droits télévisés par des groupes privés : droit à l’image ; salaires exorbitants et médiatisation à outrance ;
    • « modèle » pour les jeunes. 4. Placez-vous dans le rôle d’un professionnel de la santé, le premier conseil est de faire un bilan de son état de santé. 5. Abordez les notions essentielles pour une alimentation équilibrée puis précisez les particularités du sportif (boissons, sucres complexes, protéines).
    • Sujet 19 Entraînement La régulation de la natalité Sujet La contraception regroupe l’ensemble des méthodes visant à éviter la fécondation. Elle doit être réversible, sans inconvénients sur la fécondité et la descendance et ne
    • doit pas exposer à des risques supérieurs aux bénéfices attendus. Elle doit être simple d’utilisation et bien acceptée pour que le respect de la prescription soit satisfaisant. L’interruption volontaire de grossesse (IVG) consiste en l’expulsion de l’embryon ou du fœtus avant qu’il soit viable. 1. Comment peut-on expliquer le nombre toujours important d’IVG en France ? 2. Citez deux avantages et deux inconvénients de la pilule du lendemain, délivrée sans ordonnance en pharmacie, dans les plannings familiaux ou par les
    • infirmières scolaires. 3. Quels sont les progrès en matière de contraception apportés par la pilule du surlendemain par rapport à la pilule du lendemain ? 4. Quelles peuvent être les conséquences de l’allongement du délai légal de l’IVG ? 5. Quelles sont les méthodes de contraception ? 6. En quoi consiste une IVG médicamenteuse ? 7. Que répondriez-vous aux personnes qui mènent campagne contre l’avortement ?
    • Corrigé 1. Travailler sur le sujet 1. La compréhension du sujet En faisant appel à vos connaissances, vous devez présenter les chiffres concernant le nombre d’IVG (interruption volontaire de grossesse) en France puis votre réflexion devra porter sur les raisons d’une telle situation. 2. La connaissance du sujet Les raisons sont à rechercher dans l’évolution de la famille au cours des quarante dernières années et de l’accueil de l’enfant, dans le choix
    • des méthodes de contraception mais aussi dans l’information. 3. La structuration de l’exposé Cette structuration dépend de vos connaissances statistiques sur le sujet, si elles sont faibles intégrez- les à l’introduction et argumentez dans votre développement chacune des raisons. Proposition de corrigé [Introduction] Cela fait bientôt quarante ans que la loi Neuwirth (1967) autorise la contraception en France (décret d’application 1971) et plus de trente ans que la loi Veil (1975, loi définitive 1979) autorise
    • l’interruption volontaire de grossesse (IVG). En 2001, le délai légal est passé de 10 à 12 semaines de grossesse, soit 14 semaines d’aménorrhée (absence de règles). Après un bref état des lieux sur l’IVG en France, on tentera d’apporter les raisons du nombre toujours important d’IVG dans ce pays. [Développement] Malgré la hausse des pratiques contraceptives et l’utilisation de la pilule du lendemain, en France le nombre d’IVG a augmenté de 14 % de 1995 à 2002. Depuis plus de 10 ans, chaque année, 200 000 (± 5 %) IVG
    • sont pratiquées en France. Ces chiffres sont parmi les plus élevés d’Europe derrière la Suède mais devant la Grande-Bretagne, le Danemark ou l’Italie. Les jeunes femmes entre 20 et 24 ans avortent le plus avec 27,4 interruptions pour 1 000 femmes. Les études montrent que toutes les catégories sociales sont concernées. L’allongement du délai légal en 2001 répondait au fait que chaque année 5 000 femmes partaient avorter à l’étranger (délais en Espagne : 22 semaines ; aux Pays- Bas : 24 semaines de grossesse).
    • Les raisons qui expliquent cet état de fait sont de plusieurs ordres : le renforcement de « l’attention portée aux conditions d’accueil de l’enfant » (étude de l’Inserm et de l’INED), c’est-à-dire l’attente par le couple, marié ou non, d’un contexte affectif et matériel favorable pour programmer cet enfant ; l’allongement des études et les projets de carrière professionnelle impliquant l’arrivée plus tardive de cet enfant désiré et programmé. L’âge auquel les femmes mettent au monde leur premier enfant est
    • passé de 24 ans en 1970 à 29,4 ans en 2000, 30 ans en 2010 ; l’inadéquation entre les méthodes contraceptives utilisées et la vie sexuelle des femmes. Une étude réalisée en 2003 montre que les deux tiers des grossesses non désirées (qu’elles aient ou non donné lieu à un avortement) surviennent, en France, chez des femmes qui ont habituellement recours à une méthode de contraception. 60 % des femmes qui ont eu une grossesse non désirée et qui prenaient la pilule ont déclaré
    • avoir omis, une ou plusieurs fois, de la prendre, 25 % des femmes utilisant des méthodes naturelles estiment s’être trompées dans le calcul de leur cycle, 50 % des femmes dont le partenaire avait habituellement recours au préservatif déclarent que celui-ci avait glissé ou s’était déchiré, 30 % déclarent que leur partenaire n’a pas cette fois-ci utilisé de préservatif ; l’insuffisance de l’information préventive sur les méthodes de contraception, en particulier sur la contraception d’urgence, la pilule du lendemain. Depuis le
    • 1er octobre 2009, une nouvelle pilule d’urgence surnommée la « pilule du surlendemain » (Ella One) est disponible sur ordonnance dans les pharmacies. Elle est constituée d’un seul comprimé pouvant être pris jusqu’à 5 jours après le rapport sexuel à risque. Elle est remboursable depuis 2010. L’organisation de la prise en charge des IVG en France est imparfaite. Les délais d’attente sont encore trop élevés ; les médecins pratiquant les IVG sont trop peu nombreux ; le nombre de lits est
    • insuffisant, les fermetures de lits dans le secteur privé sont nombreuses, cette activité est jugée déficitaire. [Conclusion] Il est important de faire la différence entre les méthodes contraceptives théoriquement les plus efficaces et celles qui sont les plus faciles à mettre en œuvre à un moment donné. Efficacité théorique et compatibilité ne font pas nécessairement bon ménage. Apporter une éducation sexuelle plus approfondie dans les collèges et les lycées permettra de diminuer les réticences des jeunes filles
    • envers la contraception, et donc d’éviter une augmentation des IVG. La dernière résolution (mai 2009) concerne les centres de planification qui peuvent désormais pratiquer l’IVG par voie médicamenteuse. 2. La pilule du lendemain, contraceptif d’urgence, doit être prise dans les trois jours suivant le rapport sexuel. Si elle est salutaire pour certaines jeunes filles, elle comporte cependant des inconvénients : elle permet d’empêcher des interruptions volontaires de grossesse (IVG) chez des
    • mineures, et leur évite ainsi un traumatisme parfois important ; elle permet également un dialogue avec l’infirmière scolaire, une information sur les moyens de contraception et de protection ; elle risque d’être considérée comme un moyen de contraception banal alors qu’elle doit rester un moyen d’urgence ; elle est susceptible d’entraîner une certaine déresponsabilisation des adolescentes qui se sentiraient protégées en cas d’erreur, d’oubli de pilule ou de
    • préservatif et de les conduire à des comportements inconsidérés ; malgré les inconvénients, et au vu des IVG qu’elle évite, cette pilule peut être considérée comme une avancée en matière de santé publique. 3. La pilule du surlendemain, Ella One, est active pendant cinq jours au lieu de trois ; le laboratoire HRA Pharma annonce que son efficacité (95 %) reste stable sur ces cinq jours soit la durée de vie des spermatozoïdes ; et elle ne nécessite qu’un seul comprimé, contre deux pour la pilule du
    • lendemain. L’efficacité du levonorgestrel (Norlevo) – pilule du lendemain commercialisée en 1999 par le même laboratoire – est comparable dans les 24 premières heures, mais elle n’est plus que de 60 % après 48 à 72 heures. Sa prise est d’ailleurs conseillée si possible dans les 12 premières heures, au plus tard dans les 3 jours suivant le rapport non ou mal protégé. La seule difficulté concerne la délivrance sans ordonnance, qui est à l’étude. Son remboursement a été obtenu dès le début de l’année 2010. La nécessité d’avoir une ordonnance pour obtenir la pilule
    • du surlendemain serait discriminatoire dans le sens où cette méthode serait alors accessible seulement aux femmes majeures et aisées. Pour information, un peu plus d’un million de boîtes de NorLevo ont été vendues en 2008. Seule une faible proportion a été délivrée sur ordonnance. Cela démontre bien que l’accès à ce moyen de contraception conditionne son utilisation. 4. Le délai légal de recours à l’interruption volontaire de grossesse est passé, en 2001, de 10 à 12 semaines de gestation.
    • Légalisée depuis 1975, cette pratique est entrée dans les mœurs mais n’est jamais un acte anodin ; le recul de ce délai a des conséquences positives mais comporte des risques. Cela a donné à de nombreuses femmes un délai de reflexion supplémentaire pour cette décision difficile, et a évité à d’autres (plus de 3 000 par an) un avortement « tardif » à l’étranger où les délais sont plus longs, comme en Angleterre. Mais à 12 semaines de grossesse, il est possible de déceler par échographie de petites malformations, et cette information
    • risque de conduire à des avortements « de confort ». Certains médecins évoquent également les risques plus grands pour la mère, car l’intervention devient plus lourde. Cette nouvelle avancée, positive pour des milliers de femmes, pose néanmoins des problèmes éthiques à ne pas négliger. 5. 1. Les méthodes naturelles (risque élevé d’échec) : abstinence périodique, méthode des températures ou observation de la glaire. 2. Les méthodes chimiques : la pilule, l’implant contraceptif, le
    • patch, l’anneau vaginal, le stérilet. 3. Les méthodes mécaniques : les préservatifs masculin et féminin, les spermicides (crèmes, gels, ovules), la cape cervicale et le diaphragme. 6. Utilisation du RU 486, délai de sept semaines. 7. Dangers des IVG clandestines, situations de souffrance, liberté des femmes.
    • Sujet 20 Entraînement L’assistance médicale à la procréation (AMP) Sujet L’assistance médicale à la procréation (AMP) existe depuis plus de trente ans ; elle englobe toutes les techniques médicales
    • permettant la procréation, en dehors du processus naturel. 1. Après avoir présenté les différentes techniques d’assistance médicale à la procréation, citez les différents problèmes qu’elles soulèvent. 2. En quoi consiste le diagnostic prénatal ? Quels sont ses intérêts et ses dangers ? 3. Vers quelle(s) évolution(s) s’est orienté le projet de loi bioéthique 2010 ? 4. À mesure que s’étend le champ d’intervention de la médecine, les débats éthiques s’élargissent. Citez- en deux autres.
    • 5. Qu’est-ce que le clonage ? 6. Pourquoi les mères porteuses sont-elles interdites en France ? Corrigé 1. Travailler sur le sujet 1. La compréhension du sujet L’intitulé du sujet vous impose deux parties : la première est une restitution de vos connaissances, la deuxième fait appel à une réflexion. 2. La connaissance du sujet Mobilisez vos connaissances sur les techniques d’AMP et identifiez les types de problèmes médicaux,
    • psychologiques et éthiques soulevés par ces techniques et les tests génétiques qui peuvent leur être associés, en particulier le diagnostic préimplantatoire (DPI). 3. La structuration de l’exposé Même si les deux parties ne semblent pas égales, la question du sujet est à traiter en deux parties : les techniques et les problèmes. Proposition de corrigé [Introduction] En 2009, en France, 21 000 enfants sont nés de l’AMP, ce qui représente 2,4 % des naissances. Plus de 5 000 enfants ont été conçus suite à une
    • insémination intraconjugale. Près de 12 000 enfants sont nés après une fécondation in vitro intraconjugale. Chaque année plus de 220 000 enfants naissent de l’AMP dans le monde. 15 % des couples en Europe sont considérés comme stériles et donc peuvent être intéressés par ces techniques. Après une description, voyons quels types de problèmes elles entraînent. [Développement] Les techniques de l’AMP concernent l’insémination artificielle (IA) et la fécondation in vitro. L’IA consiste à introduire le sperme préparé du conjoint
    • (IAC) ou d’un donneur (IAD) dans l’utérus de la future mère en période d’ovulation. La FIV, fécondation in vitro, se déroule en plusieurs étapes. La stimulation ovarienne favorise le développement et la maturation de plusieurs follicules ovariens contenant chacun un ovocyte. Le prélèvement des ovocytes est réalisé par ponction. La FIV proprement dite consiste à mettre en contact les ovocytes et des spermatozoïdes susceptibles de les féconder. Ces spermatozoïdes ont été au préalable sélectionnés. Le transfert des embryons (deux, au
    • maximum trois) s’effectue deux à trois jours après la fécondation. Les autres embryons en surnombre (surnuméraires) sont congelés et permettent des transferts (TEC) lors de cycles ultérieurs sans avoir recours à une nouvelle ponction. La FIV-ICSI (injection intra- cytoplasmique de spermatozoïde), variante de la FIV, consiste à injecter un spermatozoïde dans chaque ovocyte (micro-injection). Les problèmes soulevés sont de plusieurs ordres. Ils sont dans un premier temps d’ordre individuel, psychologique et médical. L’AMP est une épreuve
    • physique pour la future mère et psychologique pour le couple : angoisse, tristesse, douleur, culpabilisation, colère nécessitent un suivi psychologique pas toujours proposé. Le travail explicatif est essentiel, pour rassurer les individus, les écouter, tenir compte de leurs inquiétudes et de leurs angoisses. Les chances de succès sont faibles. Les chances de grossesse par insémination sont de 11 % et d’environ 23 % par FIV. Les problèmes sont également d’ordre éthique avec le diagnostic préimplantatoire (DPI), les « bébés médicament » ou la possibilité de
    • faire reculer l’âge de la procréation. Le diagnostic préimplantatoire ou DPI (environ cent-cinquante DPI pratiqués chaque année en France aboutissent à trente naissances) consiste à rechercher sur des embryons fécondés in vitro des caractéristiques de certaines maladies (mucoviscidose, chorée de Huntington, hémophilie, certaines formes de myopathies et de handicaps mentaux). Elle permet à des couples ayant des antécédents de maladie génétique d’avoir des enfants indemnes de l’anomalie recherchée. Mais cette technique
    • risque d’aboutir à un tri pur et simple des embryons, d’obtenir un enfant à la carte, garçon ou fille. Le risque d’eugénisme est grand. Un décret du 23 décembre 2006 autorise l’usage du DPI pour faire naître des enfants correspondant à des caractéristiques biologiques très précises : le bébé médicament. Le problème soulevé porte sur les conséquences psychologiques chez ces enfants qui apprendront qu’ils n’ont été conçus et sélectionnés in vitro que dans le principal but de soigner leur frère ou leur sœur. L’usage de ces techniques est aussi aujourd’hui possible pour des
    • femmes ménopausées. Régulièrement dans l’actualité, nous apprenons qu’une femme (espagnole, roumaine, italienne, ou encore française…) de plus de 50 ans vient de mettre au monde un enfant, des jumeaux ou des triplés grâce à un don d’ovocytes. En France, la prise en charge de ces techniques est limitée à 43 ans. De même, est-il éthiquement acceptable d’aider un couple dont l’homme a 70 ans pour procréer à l’aide de ces techniques ? [Conclusion] À l’heure où le premier bébé-éprouvette, Louise Brown, née en 1978, vient de
    • devenir maman, soit près de trente ans plus tard, l’usage de ces techniques à travers le monde est très controversé. Mais à partir du moment où une technique existe, qui décide si elle doit être utilisée, selon quels critères, et de quel droit ? À chaque avancée, les techniques développées peuvent toujours être utilisées à d’autres fins que celles souhaitées par la société. 2. Le diagnostic prénatal consiste à étudier le patrimoine génétique du fœtus à partir de cellules prélevées dans le liquide amniotique par amniocentèse. L’abus d’une telle
    • technique est de voir se multiplier abusivement les interruptions thérapeutiques de grossesse. Intérêts Dangers Proposer aux parents le choix d’une interruption de grossesse. Crainte de voir une multiplication des avortements thérapeutiques abusifs. Crainte de voir prédominer une volonté d’éradiquer la trisomie 21. Permettre aux parents de se préparer psychologiquement, matériellement à accueillir un enfant Crainte d’améliorer la race humaine par idéologie.
    • malade. 3. La principale nouveauté est le don croisé d’organes à partir de donneurs vivants. 4. Vous avez le choix entre le clonage thérapeutique, l’euthanasie, le principe des dons d’organes gratuits et anonymes, la médecine prédictive par les tests génétiques, la recherche sur les embryons. 5. Après avoir défini le terme (copies conformes), présentez les craintes et espoirs soulevés par le clonage reproductif et le clonage thérapeutique. 6. Attention, votre avis personnel
    • ne suffit pas, mettez-vous dans la situation des différents acteurs de la situation : la mère porteuse, l’enfant, le couple receveur et identifiez les problèmes posés à chacun.
    • Sujet 21 Entraînement La vaccination Sujet Le vaccin est une culture microbienne ou une toxine à virulence atténuée que l’on inocule à un individu ou à un animal pour l’immuniser contre une maladie microbienne. L’immunisation est définie comme l’acquisition par l’organisme d’une résistance à un
    • agent infectieux ou toxique. 1. Alors que la vaccination contre le BCG n’est plus obligatoire, on recense en 2011 six décès et près de 15 000 cas de rougeole. Que pensez-vous du nombre de plus en plus important de Français qui se détournent de la vaccination ? 2. Comment expliquez-vous la recrudescence de la tuberculose dans les pays développés ? 3. Pourquoi certaines familles refusent-elles la vaccination ? 4. Pour quelles raisons certaines vaccinations sont-elles obligatoires pour l’entrée en collectivité ?
    • 5. Quel est l’intérêt des rappels ? Expliquez-en le processus biologique. 6. Quel est le niveau d’immunité d’une population nécessaire pour interrompre la circulation d’un virus ? Corrigé 1. Travailler sur le sujet 1. La compréhension du sujet Votre opinion seule sur ce comportement n’intéresse pas le jury, il vous est demandé d’expliquer l’attitude de ceux qui se
    • détournent de la vaccination. 2. La connaissance du sujet Les raisons peuvent, pour certaines, être justifiées par un antécédent médical, et pour d’autres découler d’une conviction. Vous devez trouver les arguments en faveur de la vaccination pour faire le contrepoids. 3. La structuration de l’exposé Il est possible de faire deux ou trois parties en incluant dans celles-ci une présentation des vaccins. Proposition de corrigé [Introduction] En France, la vaccination repose juridiquement
    • sur un double régime de contrainte : certains vaccins sont obligatoires et imposés par la loi, d’autres sont simplement recommandés. Examinons ces vaccins et tentons d’expliquer pourquoi des individus les refusent, en analysant s’ils sont toujours d’une grande utilité. [Développement] Le vaccin obligatoire pour la population générale est le DTP (antidiphtérique, antitétanique et antipoliomyélitique). Les vaccins obligatoires pour les professionnels de la santé protègent contre l’hépatite B et la typhoïde. Les vaccins vivement conseillés
    • pour la population générale sont le ROR (antirougeoleux, anti-ourlien [oreillons] et antirubéolique) et le vaccin contre la coqueluche ; le BCG est recommandé pour les enfants à risque élevé de tuberculose. Les arguments contre la vaccination sont les suivants : le principe de précaution est souvent avancé, s’expliquant par une méfiance systématique par rapport au monde médical ou par « l’affaire » de la vaccination contre l’hépatite B (suspicion de lien avec la sclérose en plaques) ;
    • une contre-indication est crainte, car certains constituants des vaccins provoquent des allergies ; des raisons psychologiques peuvent être évoquées, la peur d’« introduire la maladie dans son corps », ce qui relève d’une méconnaissance du mécanisme biologique de la vaccination. Contre la vaccination obligatoire, pour la liberté des vaccinations, plusieurs arguments sont avancés : il vaut mieux convaincre que contraindre, il faut garantir la liberté individuelle, il faut mettre en place une clause de conscience,
    • comme aux États-Unis, permettant aux gens de refuser la vaccination. De nombreux exemples démontrent l’utilité de la vaccination. Le BCG protège de façon indiscutable contre les méningites tuberculeuses chez l’enfant. Par contre, son efficacité sur la prévention des tuberculoses pulmonaires (formes graves) chez l’adulte est bien moins certaine, c’est pour cette raison qu’un rapport (décembre 2006) de la société française de santé publique a permis de lever l’obligation de vacciner les enfants par le BCG et de la remplacer par une
    • recommandation. L’éradication de la poliomyélite progresse, les Amériques et l’Europe en sont débarrassées mais elle pourrait réapparaître dans des groupes de personnes non vaccinés ou n’ayant pas effectué leurs rappels. Il est important que le plus grand nombre de personnes soient vaccinées contre la diphtérie pour éviter la propagation si le microbe est importé. L’immunité acquise par la vaccination contre la coqueluche ne protège pas toute la vie. En Suède, en Grande-Bretagne, en Allemagne
    • et en Italie, l’abandon temporaire de la vaccination avait entraîné une réapparition de la maladie. La vaccination contre la grippe (3 000 à 4 000 décès par an en France) provoque la diminution du nombre de consultations médicales et d’hospitalisations et de la consommation d’antibiotiques, elle a aussi permis une baisse de la mortalité. [Conclusion] La vaccination n’a pas fini de faire parler d’elle. Entre ceux qui se vaccinent sans discuter et ceux qui la refusent pour différentes raisons, un juste milieu doit pouvoir se mettre en place.
    • Considérée comme indispensable par certains ou contraire aux libertés individuelles par d’autres, la vaccination reste le moyen le plus efficace pour réduire la mortalité. La difficulté pour les acteurs de santé publique réside dans le fait d’imposer des mesures à l’ensemble de la population tout en respectant les libertés individuelles, la plupart des gens ayant du mal à prendre en considération la raison purement épidémiologique. 2. La tuberculose est une maladie infectieuse et contagieuse due au
    • bacille de Koch, touchant principalement les poumons. La vaccination des enfants a été obligatoire de 1950 à 2007. Cette maladie, autrefois grave, est curable dans la majorité des cas aujourd’hui. Depuis plusieurs années, elle réapparaît en France. Elle fait partie des maladies dites « opportunistes » et apparaît chez les patients dont le système immunitaire est défaillant ou affaibli, comme chez les personnes atteintes du sida par exemple. Elle survient chez les personnes ayant des conditions de vie précaires, comme les sans domicile fixe, par
    • exemple. 3. La vaccination, par l’inoculation de substance microbienne, est obligatoire en France pour certaines maladies et conseillée pour d’autres. La majorité des personnes se plient aux obligations des campagnes vaccinales mais certaines refusent catégoriquement, pour elles et leurs enfants. La cause majeure de ce refus est la peur : peur des complications pouvant être graves comme dans le cas du vaccin contre l’hépatite B où de gros problèmes neurologiques étaient apparus chez certaines personnes. Dans les vaccins,
    • certaines substances ajoutées seraient potentiellement dangereuses et susceptibles de provoquer des lésions musculaires ou neurologiques. Certaines rumeurs viennent alimenter ces peurs, tout comme certaines études comparatives dénonçant la dangerosité des vaccins et leur non-efficacité. Les mouvements biologiques ainsi que la mode des médecines alternatives ont renforcé cet état d’esprit, prônant une bonne hygiène de vie, la suppression de certaines substances affaiblissant l’organisme et dénonçant les vaccins devenus
    • alors inutiles. Une nouvelle loi est à l’étude qui annulerait l’obligation de certains vaccins et laisserait à chacun, en connaissance de cause, la liberté de choix. 4. Après avoir rappelé les vaccinations concernées, insistez sur les bénéfices de la protection collective d’une population. 5. Les rappels permettent d’entretenir la mémoire immunitaire ; développez la réponse immunitaire spécifique, le rôle des anticorps et les lymphocytes B mémoire. 6. Elle est de 95 %. Pour exemple, actuellement en France, la
    • couverture vaccinale concernant le ROR est estimée à 90 % à 24 mois pour la première dose.
    • Sujet 22 Entraînement Les comportemen alimentaires Sujet La nutrition étudie l’ensemble des phénomènes biologiques d’assimilation et de dégradation des aliments se produisant dans l’organisme. La diététique étudie la valeur nutritive des aliments et la ration nécessaire aux besoins d’un
    • organisme à un âge et dans une situation donnée. 1. La malnutrition des adolescents est un problème de santé publique. Comment peut-on expliquer ce phénomène ? Argumentez. 2. Nos habitudes alimentaires subissent de nombreuses influences. Pourquoi ? 3. Pourquoi faut-il manger équilibré ? 4. La cantine scolaire : peut mieux faire. Qu’en pensez-vous ? 5. Que signifient les phrases « L’homme creuse sa tombe avec sa fourchette, or manger est nécessaire
    • à chacun de nous ! » ou « La santé est au cœur de nos menus » ? 6. À l’approche de l’été, les magazines féminins ne parlent que de régimes. Qu’en pensez-vous ? Corrigé 1. Travailler sur le sujet 1. La compréhension du sujet Certains problèmes de nutrition affectent les adolescents et inquiètent les pouvoirs publics. Vous devez identifier ces problèmes et expliquer en quoi ils sont inquiétants.
    • 2. La connaissance du sujet La malnutrition concerne aussi bien des problèmes résultant d’excès alimentaires comme l’obésité, que de privations comme l’anorexie. Les deux comportements sont d’ailleurs très souvent concomitants. Le sujet demande une explication du problème général, ce qui vous engage à donner les causes et les conséquences de chaque comportement. 3. La structuration de l’exposé Avant la description des causes et des conséquences, il est souhaitable que vous fassiez un point sur ces comportements dans une première
    • partie. Proposition de corrigé [Introduction] Période de transition et de profonds changements physiques et psychologiques, l’adolescence se caractérise par des comportements addictifs. Les problèmes nutritionnels en font partie. Par l’étude de deux exemples, l’obésité et l’anorexie, nous tenterons de faire un état des lieux du phénomène de malnutrition des adolescents et de l’expliquer en en présentant les différentes causes et conséquences. [Développement] Responsable
    • directement ou non en France de la mort de 100 000 personnes par an, l’obésité est un problème de santé publique. Actuellement, 18 % d’enfants sont en surpoids et 4 % sont obèses. L’excès de poids est plus fréquent dans les milieux défavorisés. Les explications de l’augmentation de l’obésité sont multiples. Dans près de 50 % des cas, l’obésité relève d’un trouble du comportement alimentaire similaire à la boulimie : l’hyperphagie incontrôlée. On peut citer également l’évolution des modes de vie, avec une sédentarisation massive (exercices
    • physiques insuffisants, surconsommation de télévision, des jeux vidéo et de l’informatique) accompagnée d’une hyperstimulation permanente (les signaux publicitaires occupent une place prédominante) où la disponibilité des aliments est quasi illimitée. L’alimentation déséquilibrée, déstructurée prend beaucoup de place : trop de sucres et de graisses, des repas pris à des heures irrégulières, du grignotage, des régimes trop sévères… Les difficultés sociales ou familiales, le stress, la dépression ou l’anxiété représentent des raisons
    • potentielles. Enfin, certaines personnes sont génétiquement prédisposées à l’obésité. Trouble du comportement alimentaire (TCA), l’anorexie affecte majoritairement les jeunes femmes (sex-ratio 9/1) des classes moyennes et supérieures, avec un pic de survenue entre 13 et 17 ans. Les facteurs déclenchants de l’anorexie sont en premier lieu d’origine familiale. Ce trouble peut s’analyser par un refoulement de la sphère affective, les performances sociales de l’enfant étant privilégiées, et par un fonctionnement familial présentant
    • un repli devant le monde extérieur et l’évitement des conflits internes. Viennent ensuite des facteurs psychopathologiques, avec des difficultés d’organisation de la personnalité de l’enfant pendant la petite enfance (sentiment d’insécurité, grande vulnérabilité), en fonction de celle de ses parents. L’anorexie peut aussi avoir une origine socioculturelle, la société actuelle valorisant l’idéal de minceur et la performance (scolaire, sportive). Enfin, dans de nombreux cas, les abus sexuels sont un facteur déclenchant. Les conséquences de ces troubles
    • sont nombreuses, et importantes. Les conséquences de l’obésité sont un risque d’apparition du diabète et de complications cardio- vasculaires (hypertension artérielle, dyslipidémies), des difficultés respiratoires, souvent associées au syndrome d’apnées du sommeil, et des problèmes ostéo-articulaires (arthrose). L’obésité a inévitablement des conséquences psychosociales se manifestant par la modification de l’image de soi et du regard des autres qui affectent la qualité de vie, d’autant que la personnalité n’est bien souvent pas encore construite.
    • Le diagnostic de l’anorexie repose sur une triade : amaigrissement de 10 à 25 % (corps anguleux, visage émacié, grande pâleur, troubles de la perception de l’image du corps avec déni de la maigreur), baisse de l’appétit et aménorrhée. D’autres observations sont possibles comme l’hyperactivité, le perfectionnisme, un retrait social et une dépression, des troubles obsessionnels compulsifs. À moyen et long terme, un tiers des anorexiques évoluent favorablement, un tiers présentent des complications physiques (1/10 restent stériles, ou souffrent
    • d’ostéoporose, de déchaussement des dents) et psychologiques. 10 % en meurent (dénutrition, maladie infectieuse). [Conclusion] Ces deux exemples montrent à quel point la malnutrition est souvent le reflet de graves difficultés rencontrées par les adolescents. La nutrition n’est pas le seul exemple de comportements déviants chez les adolescents, les comportements addictifs (qui créent une dépendance) sont de plus en plus nombreux : alcoolisme, consommation de cannabis, tabagisme, mais aussi addiction au
    • téléphone portable, aux jeux vidéo. 2. Au fil des générations, la nourriture évolue, ainsi que les quantités ingérées. L’acte consistant à se nourrir est culturel et subit de nombreuses influences de plus en plus variées. Nous acceptons et favorisons ces changements pour des raisons sociales et familiales. Les Français mangent plus de plats surgelés ou préparés, ils mangent aussi plus salé. La mode est aux plats exotiques, méditerranéens, aux sandwiches et à la restauration rapide. Ces influences s’expliquent par l’attirance pour les autres cultures, favorisées par les
    • échanges mondiaux et les migrations. Le manque de temps, la vie trépidante ont favorisé l’expansion des plats préparés et de la restauration rapide. Le repas n’est plus un moment de regroupement familial et chacun s’organise seul. Les habitudes alimentaires ont beaucoup changé par adaptation au mode de vie moderne. Ces modifications ne sont pas toujours bénéfiques car elles se font souvent au détriment de l’équilibre. Nouveaux venus dans ces transformations : les « alicaments », aliments- médicaments qui sont censés nous
    • aider à renforcer les défenses de l’organisme et apporter les vitamines nécessaires… 3. L’alimentation préserve différents aspects comme le plaisir, parfois la convivialité, mais il ne faut pas oublier que notre organisme a des besoins spécifiques en nutriments qu’il faut respecter sous peine de subir des conséquences négatives, voire fâcheuses. Notre corps a besoin de glucides pour fournir l’énergie musculaire et intellectuelle ; de protéines pour fabriquer ses anticorps, les tissus, l’hémoglobine… ; Il lui faut aussi
    • des lipides pour la croissance, la température du corps, etc. Sans oublier l’eau, les fibres, les minéraux et les vitamines ! Une alimentation mal équilibrée, en France, est synonyme d’excès en lipides et glucides ; elle entraîne l’obésité, les maladies cardiovasculaires, le diabète, les caries, les problèmes de cholestérol. Une alimentation axée toujours sur le même type de nutriments peut entraîner des carences en calcium, en vitamines, en fer, et provoquer de l’anémie, de l’ostéoporose… Il faut se faire plaisir en mangeant,
    • mais garder en tête qu’il faut manger pour vivre et non vivre pour manger ! 4. La majorité des élèves vont à la cantine parce qu’ils n’ont pas le choix (67,2 %). Si plus de 50 % des élèves jugent que les repas sont bons, la plupart d’entre eux n’en mangent pas la moitié. De nombreuses modifications doivent être apportées : un effort est nécessaire sur la qualité des plats principaux (pas assez de viandes rouges et de poissons et trop de plats riches en graisses) et des produits laitiers (pas assez riche en calcium) ; le temps passé à la
    • cantine est insuffisant (16 à 30 minutes dans plus de 3 établissements sur 4), celui passé dans la file d’attente est souvent supérieur ; une plus grande variété dans les menus, un plus grand espace et la réduction du bruit dans la salle de restauration sont également des améliorations à apporter. 5. Développez les exemples et les conséquences des excès et des carences alimentaires ; la troisième partie devra porter sur vos connaissances de l’équilibre alimentaire. 6. Vous devez exposer les
    • conséquences de tels régimes. Pensez aux aspects physiques et psychologiques, mais aussi aux conseils pouvant être donnés à ces jeunes femmes.
    • Sujet 23 Entraînement L’état sanitaire de la population Sujet L’état sanitaire d’une population peut se mesurer grâce à différents critères comme la mortalité, qui est définie par le nombre de décès survenus au cours d’un laps de
    • temps donné. La morbidité recouvre le nombre de personnes malades dans une population. 1. D’après les prévisions, en 2020, la dépression sera en France au deuxième rang des quinze pathologies les plus handicapantes en termes d’altération de la qualité de vie et d’années de vie perdues. Expliquez ce phénomène. 2. Que savez-vous des suicides en milieu carcéral et des moyens de lutte mis en œuvre ? 3. Quels éléments peuvent expliquer que la dépression, et parfois le suicide, soient liés au fait même de travailler ?
    • 4. Quelles sont les raisons de l’augmentation régulière de l’espérance de vie en France depuis environ un siècle ? 5. En matière de santé, le bilan de la France est positif mais présente encore de nombreux aspects négatifs. Desquels s’agit-il ? 6. Proposer et argumenter trois mesures à mettre en place en France pour prévenir l’obésité infantile. Corrigé 1. Travailler sur le sujet 1. La compréhension du sujet
    • Il s’agit plus d’un sujet de réflexion que de connaissances sur le thème de la dépression. 2. La connaissance du sujet Questionnez le sujet pour mobiliser vos connaissances : comment se manifeste une dépression ? En existe-t-il plusieurs formes ? À quels âges une dépression peut-elle se déclencher ? Quelles en sont les causes ? 3. La structuration de l’exposé Une fois vos idées identifiées, présentez-les en trois ou quatre parties bien découpées pour éviter de vous répéter, la répétition étant
    • le piège de ce sujet. Proposition de corrigé [Introduction] Tout adulte a déjà eu un « coup de blues » ou une baisse de moral à un moment de sa vie ; ceci n’a rien à voir avec l’état dépressif, qui est un problème fondamental dans les sociétés modernes. La dépression touche toutes les catégories socioprofessionnelles, elle peut survenir à tous les âges et dans n’importe quelle ethnie. En France, elle concerne 15 % de la population générale. Examinons les causes, les formes ainsi que
    • l’expression de ce phénomène. [Développement] Les causes exactes de la dépression sont encore méconnues. On peut cependant citer plusieurs facteurs de risques : les facteurs personnels liés aux antécédents familiaux ou à une personnalité névrotique. Dans ce cas, la consommation d’alcool ou de drogues peut être un facteur déclenchant ; les facteurs psychosociaux dus au surmenage, aux pressions professionnelles, à la solitude, au manque de sommeil, à des expériences frustrantes ;
    • les facteurs biologiques liés à une altération cérébrale ou à une programmation génétique. La dépression peut apparaître à tout âge : chez l’enfant jusqu’à 8 ans, elle s’explique par le fait que l’enfant n’arrive pas à verbaliser sa souffrance et se manifeste alors par des pleurs, des troubles du sommeil et de l’alimentation, des cauchemars ou encore une énurésie ; chez l’adolescent, elle est marquée par de nombreuses idées et tentatives de suicide, des fugues, la consommation excessive d’alcool et de drogues, la délinquance ; à la cinquantaine chez
    • la femme, elle est liée essentiellement à la ménopause : les signes les plus courants étant l’anxiété, la douleur morale, les plaintes hypocondriaques et la culpabilité ; chez le sujet âgé, elle prend souvent l’aspect d’une démence liée au ralentissement psychomoteur. La dépression peut prendre plusieurs formes. Elle peut être saisonnière, liée à l’entrée dans l’hiver (la durée d’ensoleillement étant raccourcie) et se traduire par une sensation de fatigue, une augmentation de l’appétit et une hypersomnie. L’expression des
    • dépressions s’observe par des perturbations de l’humeur ou de l’état affectif, des effets sur l’activité intellectuelle, de l’anxiété qui se traduit par des sentiments douloureux (pessimisme, dévalorisation de soi, culpabilité), un désengagement général (perte de motivation, dégoût) et affecte l’activité motrice : voix éteinte, geste incomplet, démarche lourde. Les principales perturbations physiques et psychologiques regroupent les troubles du sommeil (insomnie par réveil précoce ou insomnie d’endormissement, réveils fréquents), les troubles digestifs
    • (anorexie, dégoût de la nourriture), les troubles sexuels (désintérêt) et les suicides : 45 à 70 % des tentatives de suicide sont attribuables à une dépression ; 10 à 20 % des déprimés meurent par suicide. Un mot sur le phénomène du suicide qui représente la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans (environ 500 décès par an). Tous âges confondus, on comptait, en 2009, en France 10 450 décès par suicide et 120 000 tentatives de suicide par an. Le repérage de la crise suicidaire s’appuie sur deux types de signes :
    • l’expression d’idées et d’intentions suicidaires : messages directs ou indirects (« vous serez mieux sans moi ») et propos dévalorisants (« je suis un raté », « je déçois tout le monde ») ; les changements de comportements : absentéisme scolaire, violence sur soi, hyperactivité, prise de risques excessifs, forte consommation d’alcool, de drogues, don d’objets auxquels la personne tient particulièrement. Les périodes de vulnérabilité sont l’adolescence (période de
    • construction identitaire), une période d’isolement affectif, de conflit d’autorité, d’événement traumatisant (décès, rupture sentimentale, viol). [Conclusion] Maladie chronique à incidence sociale, la dépression peut affecter tout le monde à un moment de sa vie. De profonds changements dans nos modes de vie actuels seront indispensables pour stopper ce profond mal-être. 2. La France détient le taux le plus élevé d’Europe en ce qui concerne le suicide en prison, avec environ 20 suicides pour 10 000 détenus. Ce taux a été multiplié par 5 en
    • 50 ans. Les causes sont multiples. Parmi elles, on peut évoquer la surpopulation carcérale et ses conséquences dans la vie quotidienne des prisonniers : la promiscuité, la violence, le racket, et le durcissement des règles du fonctionnement pénitentiaire. Le fait même d’être privé de liberté et condamné peut générer un fort stress, tout comme la peur de la sortie et de la réinsertion quand la peine a été longue. Pour lutter contre ces difficultés, plusieurs mesures ont été prises, par exemple la construction de
    • nouveaux centres de détention (11 nouveaux bâtiments et 5 000 places supplémentaires d’ici 2015), la formation des personnels de surveillance pour un meilleur repérage des personnes fragiles, une plus grande implication des médecins dans le suivi des détenus, une humanisation des conditions de détention… Le suicide des détenus n’est plus un sujet tabou, le problème est étudié au ministère de la Justice ; il fait maintenant l’objet de mesures de prévention accrues. 3. De nombreux cas de suicides parmi les salariés de grandes
    • entreprises font régulièrement la une des journaux. Les exemples récemment évoqués sont ceux des agents de France télécom, et, toujours, des enseignants et des policiers. Au-delà de ces cas, médiatisés parce qu’ils concernent de grands groupes employant des milliers de personnes, le phénomène est constaté dans d’autres sociétés. En passant à l’acte dans les locaux de l’employeur, les personnes veulent attirer l’attention sur leurs conditions de travail et rendre l’entreprise responsable de leur désespoir.
    • Plusieurs raisons peuvent aider à comprendre le lien entre suicide et travail : la pression de la hiérarchie, des objectifs impossibles à atteindre, l’obligation d’une productivité toujours accrue, la peur de perdre son emploi, et donc ses revenus. La crise économique est un facteur aggravant car les salariés, craignant le chômage, sont obligés d’accepter toujours plus de contraintes. Depuis quelques années, le harcèlement au travail est reconnu comme un problème réel et sérieux. Les salariés subissent des discriminations ou sont
    • régulièrement victimes de paroles blessantes. Arrêts de travail, dépressions et, phase ultime, suicides sont les conséquences de ces situations de souffrance. Or le harcèlement, la pression constante sont difficilement prouvables devant les tribunaux. Cependant, depuis quelques années et grâce aussi à la médiatisation de cas extrêmes, les prud’hommes prennent plus en compte la parole des « persécutés » ; les médecins du travail sont sensibilisés au phénomène et participent à sa dénonciation. Le travail, source de revenus et
    • d’un statut social, est indispensable à l’équilibre de beaucoup d’entre nous. La pression financière des dernières années a accentué les difficultés et les risques ; en conséquence, le nombre de dépressions et de suicides en lien avec le travail augmente. Les réponses à apporter sont d’ordre humain et social. 4. Les raisons sont d’ordre médical et d’ordre social (conditions de vie et de travail). 5. Les Français ne sont pas égaux face à la maladie et à la mort (sexe, social, géographie, âge). 6. Actions à développer autour de
    • l’activité physique et de l’équilibre alimentaire par l’information et l’éducation.
    • Sujet 24 Entraînement Les risques et la sécurité alimentaires Sujet En matière de sécurité alimentaire, on définit le principe de précaution comme le fait d’adopter par anticipation des mesures de prévention et de protection face à
    • un risque potentiel, même sans avoir encore de preuve. Les organismes génétiquement modifiés (OGM) sont des espèces végétales ou animales, des micro-organismes dans lesquels on a introduit un gène d’une autre espèce pour leur donner une caractéristique. 1. Citez et expliquez les problèmes liés à l’insécurité alimentaire. 2. Les risques alimentaires relèvent-ils uniquement des industries, des dirigeants et des États ? 3. Citez trois risques de problème de santé liés à l’alimentation. Votre développement ne concernera pas
    • les problèmes d’hygiène alimentaire, de diététique, ni de besoins nutritionnels. 4. Pour quelles raisons les OGM semblent-ils mieux acceptés dans un pays comme la République populaire de Chine ? 5. Quelles sont les origines principales des intoxications alimentaires ? Corrigé 1. Travailler sur le sujet 1. La compréhension du sujet En suivant l’actualité régulièrement
    • depuis une dizaine d’années, vous avez déjà entendu parler de plusieurs groupes d’aliments qui ont rencontré des problèmes sanitaires et qui ont dû, pour certains, être retirés du marché. 2. La connaissance du sujet Mobilisez vos souvenirs et connaissances ; pour chaque exemple, déterminez les causes possibles. 3. La structuration de l’exposé Vous pouvez présenter une partie entièrement consacrée à un problème en particulier. Nous prenons ici les OGM (organismes génétiquement modifiés).
    • Proposition de corrigé [Introduction] Progressivement, la qualité des produits alimentaires s’est dégradée et les consommateurs ont perdu confiance. Les crises alimentaires n’ont fait qu’accroître le malaise. Depuis quelques années, le consommateur européen et donc français a été confronté à de multiples crises. Tout le monde se souvient de la crise de la vache folle, des poulets à la dioxine ou encore du problème des OGM, toujours médiatisé. Identifions les causes de l’insécurité dans nos
    • assiettes et examinons l’équivoque cas des OGM. [Développement] Les causes de l’insécurité alimentaire reposent sur des risques et des conséquences liées aux pratiques actuelles : les risques environnementaux sont liés à la pollution des sols, de l’air et de l’eau par des hydrocarbures, des nitrates, des métaux lourds, des dioxines, de la radioactivité ; les risques chimiques sont principalement dus à l’incorporation dans l’alimentation d’engrais, de pesticides, de médicaments ;
    • les risques biologiques sont issus de pathologies animales transmissibles à l’homme : l’ESB (encéphalopathie spongiforme bovine) et la maladie de Creutzfeldt-Jakob, la grippe aviaire ; les risques microbiologiques sont liés à la présence de microorganismes (Listeria, Salmonelle) pathogènes pour l’homme à l’origine des TIAC : toxi-infections alimentaires collectives ; les conséquences des pratiques alimentaires : les choix alimentaires (restauration
    • rapide, hard discount, plats préparés) se sont modifiés pour de multiples raisons (manque de temps, baisse du pouvoir d’achat, habitudes). Ils exposent aux risques d’obésité, de maladies cardio-vasculaires, de cancers, de diabète… ; le non-respect de règles simples concernant l’achat et le transport des aliments (respecter les DCL et DLUO ainsi que la chaîne du froid), le stockage (éviter tout contact entre cru et cuit) et la préparation des aliments (lavage des mains, des fruits et légumes, procédure de décongélation et
    • de cuisson à respecter) multiplie les risques microbiologiques ; les conséquences des modes d’élevage : l’élevage intensif n’étant pas naturel, il nécessite l’utilisation de substances comme les antibiotiques, les hormones de croissance, les antiparasites ; les conséquences de la culture intensive : afin d’améliorer la production, on utilise des quantités de plus en plus importantes d’engrais et de pesticides nuisibles pour l’environnement et la santé humaine ;
    • les conséquences de l’utilisation des farines animales : obtenues à partir de carcasses d’animaux et utilisées pour augmenter la production de lait (apport en protéines) des vaches laitières, elles sont responsables de l’apparition de la maladie de la vache folle, l’ESB. C’est dans ce contexte qu’il faut analyser le cas des OGM. Les OGM sont à la source d’une véritable révolution thérapeutique (production de vaccins, recherche de médicaments), mais les plantes génétiquement modifiées sont depuis plusieurs années au centre
    • d’une polémique opposant deux clans. Les arguments des partisans de la culture des OGM portent sur plusieurs plans. Sur le plan économique, les OGM offrent une résistance aux insectes et aux maladies, ce qui permet une diminution des coûts de production, une amélioration des rendements (moyen de lutter contre la faim dans le monde) ; ils résistent aux herbicides, ce qui permet de nettoyer le champ sans nuire à la récolte, et évitent la germination ou le pourrissement précoce ce qui permet d’en optimiser la
    • conservation. Sur le plan environnemental, les OGM permettent une diminution de la pollution des sols et des nappes phréatiques. Sur le plan de la santé, ils procurent une meilleure qualité nutritionnelle à certains aliments, offrent l’espoir de produire des plantes possédant des propriétés curatives ou préventives, des composés à usage médicaux (hormone de croissance, insuline, collagène…), des aliments exprimant des vaccins. Les arguments des détracteurs sont basés sur des hypothèses car nous avons peu de recul pour connaître
    • les conséquences à long terme. Sur la santé, plusieurs risques sont envisageables : des allergies nouvelles, le transfert de résistance aux bactéries intestinales humaines. Sur l’environnement, le risque est la possibilité de pollinisation non contrôlée impliquant la contamination des plantes sauvages et, par croisement, la naissance de plantes résistantes aux pesticides. Le principe de précaution est demandé en l’absence de connaissances de l’influence sur les équilibres des écosystèmes que la production d’organismes génétiquement modifiés peut
    • représenter. Le risque soupçonné des OGM est difficile à apprécier. [Conclusion] Les Français sont conscients des risques liés à l’insécurité alimentaire et attentifs aux mesures de prévention dans ce domaine. 2. Les scandales, tels que ceux du veau aux hormones ou de la maladie de la vache folle ont fortement dressé l’opinion publique contre les groupes industriels, les États et les filières sanitaires. Mais la prise de risque est parfois également individuelle. Les pressions financières,
    • l’augmentation de la productivité et de la rentabilité expliquent bien des problèmes dans les différents scandales liés à l’alimentation. Pour éviter de nouvelles erreurs, la France a mis en place le principe de précaution, permettant de prendre des mesures rapides sans avoir la certitude de la nocivité du produit soupçonné. Cependant, de manière individuelle, les personnes prennent des risques : par exemple en ne respectant pas la chaîne du froid avec leur réfrigérateur et leur congélateur, en continuant à cuire leurs aliments dans l’aluminium, en
    • consommant de l’eau issue de canalisations en plomb… L’opinion publique est devenue impitoyable avec l’État en ce qui concerne la sécurité alimentaire, pourtant les individus sont moins intransigeants avec eux-mêmes. 3. L’alimentation fait partie des besoins vitaux de l’homme ; les procédés agricoles, de commercialisation et de production ont parfois rendu l’alimentation dangereuse. L’homme peut être intoxiqué par les pesticides, les nitrates contenus dans les aliments ; on commence à connaître les effets cancérigènes de
    • certains produits utilisés. Des personnes déclarent des allergies parfois graves à plusieurs substances comme l’arachide, le gluten, le lactose. Les procédés de fabrication augmentent les risques d’allergie car quelques chaînes de production étant polyvalentes, on risque de trouver des traces d’arachide – d’amandes, par exemple – dans des aliments qui devraient en être exempts. Un autre risque est celui des maladies comme la fièvre aviaire, la listériose, la maladie de Creutzfeldt-Jakob ; ces maladies
    • sont contractées par l’ingestion d’aliments contaminés. Le fait de s’alimenter n’est jamais anodin et les consommateurs français se tournent de plus en plus vers l’alimentation biologique afin d’être rassurés. 4. Aspects démographiques et de surfaces agraires disponibles à développer. 5. Quelques noms de micro- organismes responsables et les mesures d’hygiène élémentaire sont attendus.
    • Sujet 25 Entraînement Les comportemen addictifs Sujet Les comportements addictifs sont des comportements répétitifs, plus ou moins contrôlables, et nuisibles à la santé comme l’alcoolisme, le tabagisme, la toxicomanie. 1. La vie sans tabac : enfin, on respire… Qu’en pensez-vous ?
    • 2. Quelles peuvent être les conséquences du tabagisme passif ? 3. En quoi la dépénalisation des drogues douces n’est-elle pas judicieuse ? 4. Quelles sont les conséquences de l’alcoolisme au niveau professionnel ? 5. Quelles sont les drogues licites et les drogues illicites ? 6. Qu’appelle-t-on un comportement addictif ? Donnez des exemples. 7. Pourquoi, en France, la consommation d’alcool est-elle banalisée et le risque sous-estimé ?
    • 8. Quelles sont les répercussions sociales de l’alcoolisme ? 9. L’alcootest (éthylotest) devient obligatoire dans chaque véhicule à partir de juillet 2012, qu’en pensez- vous ? Corrigé 1. Travailler sur le sujet 1. La compréhension du sujet Ce sujet est un sujet de réflexion sur un problème de santé publique : le tabagisme. Pour quelles raisons associe-t-on la vie sans tabac à une meilleure respiration ?
    • 2. La connaissance du sujet Mobilisez vos connaissances sur les dangers du tabac, mais aussi sur toutes les actions visant à réduire le tabagisme dans notre pays ainsi que les résultats obtenus en France mais aussi dans d’autres pays européens. 3. La structuration de l’exposé Si vos connaissances renferment des données contenant des résultats récents alors vous pouvez faire trois parties. Dans le cas contraire, exposez les méfaits du tabac, puis la politique de lutte contre le tabagisme. Proposition de corrigé
    • [Introduction] Dans une brochure à destination du jeune public éditée par La Ligue contre le cancer, on peut lire : « Le tabac est une drogue actuellement en vente libre », une drogue étant un produit qui agit sur le cerveau et extrêmement mauvais pour la santé. Après un bref rappel des méfaits du tabac, voyons comment la France et l’Europe se mobilisent pour lutter contre son usage et quels sont les résultats obtenus. [Développement] Le tabagisme est dangereux. Il est responsable en Europe de 600 000 décès prématurés par an, et en France de
    • 60 000 décès prématurés par an chez les consommateurs et de 5 000 décès prématurés par tabagisme passif. Le tabagisme représente la première cause de mortalité évitable et la première cause de mortalité par cancer (poumons, bouche, larynx, vessie, bronches). Les substances toxiques impliquées sont les goudrons. Le tabagisme représente un facteur de risque de maladies cardio-vasculaires (infarctus, angine de poitrine), le tabac accélérant la progression des lésions dues aux plaques d’athérome dans les artères coronaires, et un facteur de risque
    • d’artérite des membres inférieurs pouvant se terminer par une amputation. La substance toxique impliquée est ici la nicotine. En France, les mesures visant à limiter la consommation de tabac se dirigent vers différents axes stratégiques. Il faut limiter l’accès aux produits du tabac en poursuivant l’augmentation des prix, en réduisant les possibilités d’accès des jeunes aux produits du tabac (interdiction de vente aux moins de 18 ans par la loi hôpital, patients, santé et territoires de juin 2009 et de vente de paquets de moins de dix-neuf cigarettes). Il faut
    • dénormaliser le tabac dans la société en délimitant plus efficacement les espaces fumeurs et non-fumeurs : le 1er février 2007 le tabac a été banni des lieux publics (entreprises, administrations, établissements scolaires et universités). Le 1er janvier 2008, l’interdiction de fumer a été étendue à tous les lieux de convivialité (débits de boissons, hôtels, restaurants, casinos, discothèques). Le décret mis en place en 2006 par Xavier Bertrand a permis de durcir la loi Evin qui a été très peu appliquée, mais qui a contribué à faire évoluer les comportements et
    • les mentalités. Il faut encourager l’arrêt du tabac en remboursant les substituts nicotiniques (gommes à mâcher, patchs) et en augmentant le nombre de consultations de tabacologie dans les hôpitaux. Le nombre de fumeurs dans l’Union européenne commence à diminuer : 33 % des Européens déclarent fumer en 2005, contre 38 % en 2002. L’Irlande, la Suède, Malte, la Norvège, l’Italie et l’Écosse ont interdit le tabac dans tous les lieux publics afin de protéger les non- fumeurs. Les premiers résultats obtenus sont d’ordres sanitaire et
    • économique. En France la pollution intérieure dans les entreprises et lieux publics a baissé de 80 % permettant ainsi à tous les salariés de constater une diminution de leurs symptômes respiratoires (essoufflement, toux, expectoration). Autre conséquence, en Écosse où la tolérance zéro est appliquée depuis mars 2006, les admissions hospitalières pour infarctus du myocarde ont chuté de 17 %. En terme économique, la baisse du chiffre d’affaires de 1,5 % des bars, restaurants et cafés français est expliquée par la crise économique et non par
    • l’interdiction de fumer. Seule ombre au tableau, l’interdiction de fumer a eu un effet très limité sur les ventes de cigarettes. En 2008, ces dernières n’ont baissé que de 2,5 % par rapport à 2007. [Conclusion] L’interdit est nécessaire mais il doit être accompagné de stratégies permettant aux fumeurs désireux de s’arrêter d’être accompagnés pour se libérer de leur dépendance. L’interdiction de fumer dans les lieux publics associée à une sensibilisation au risque semble être un bon moyen d’inciter à l’arrêt du tabac : la raison l’emportera-t-
    • elle sur le plaisir ? 2. Le tabagisme, fait d’inhaler du tabac et ses composés toxiques (nicotine, goudrons…), ne touche pas que les fumeurs. Leur entourage en subit également les conséquences. Cette situation est appelée « tabagisme passif ». Celui-ci peut avoir des conséquences physiques mais aussi sociales. Parmi les problèmes de santé, on peut citer l’asthme, les bronchites, les problèmes respiratoires, les nausées. En cas de grossesse, le fœtus peut présenter des problèmes de poids, aggravés si l’enfant naît avant
    • terme. La prévention contre la mort subite du nourrisson avertit également des risques dus au tabagisme passif. Dans les conséquences sociales on peut citer : l’agressivité, le rejet ou la ségrégation envers les fumeurs et les non-fumeurs ; le tabagisme passif peut engendrer une mauvaise ambiance, sur le lieu de travail par exemple, ou au restaurant… Pour lutter contre cette situation, le gouvernement a décidé d’interdire de fumer dans les lieux publics, depuis février 2007 pour les entreprises, les administrations, les établissements scolaires, les
    • établissements de santé, et en janvier 2008 pour les cafés, les hôtels, les restaurants et les discothèques. 3. La dépénalisation peut se définir comme l’abandon de poursuites pénales en cas de consommation. Elle ne concerne ni la production ni le trafic. Elle fait l’objet d’un débat souvent remis à l’ordre du jour car il existe des arguments contre cette dépénalisation. L’appellation « drogue douce » est sujette à caution car la consommation de cannabis par exemple, considéré comme « drogue douce », entraînerait, au même titre que les
    • autres drogues, une dépendance et une accoutumance. La dépénalisation pourrait être considérée comme un désengagement de l’État en matière de santé publique et entraîner une augmentation importante et incontrôlée de la consommation si la « peur du gendarme » freine effectivement l’envie de fumer. En fait, la loi de 1970 qui prévoit des sanctions pour les consommateurs n’est que très rarement appliquée. L’urgence se trouve peut-être plus dans la prévention que dans la refonte d’une loi non appliquée. 4. L’alcoolisme est un état
    • d’intoxication chronique ou périodique, un trouble du comportement et une impossibilité de s’abstenir, un besoin de continuer à boire. Il cause plus de 30 000 décès par an (chiffres OFDT, 2007) et peut avoir de graves conséquences physiques, psychologiques, familiales mais aussi professionnelles : les personnes dépendantes de l’alcool sont souvent absentes de leur lieu de travail, moins efficaces et moins fiables que les autres. Elles sont donc plus sujettes au licenciement ; les malades alcooliques
    • éprouvent plus de difficultés à retrouver un emploi et si le chômage perdure, il peut accentuer l’alcoolisme : la personne entre alors dans un cercle vicieux ; l’alcoolisme au travail est la cause de nombreux accidents : la personne aux réflexes et à l’attention diminués est un danger pour elle-même et pour ses collègues, particulièrement dans les métiers manuels où l’on utilise outils et matériaux dangereux. L’alcoolisme au travail est un fléau social, souvent caché par les collègues
    • voulant protéger la personne des licenciements et sanctions. 5. On fait appel à l’étendue de vos connaissances. Drogues licites : tabac, alcool, médicaments ; drogues illicites : opiacées, amphétamines, cannabis, cocaïne, LSD, Ecstasy. 6. Définissez le terme « addiction » : dépendance, toxicomanie ; puis choisissez deux ou trois exemples, le premier concernant une drogue licite, le second une drogue illicite et le troisième une nouvelle forme de dépendance (les jeux vidéo).
    • 7. Expliquez les obstacles à la lutte contre l’alcoolisme : culturels, historiques, économiques. 8. Elles se situent à plusieurs niveaux : personnel (familial, professionnel), et socio- économique (deuxième cause évitable de mortalité, accidents de la route, du travail, criminalité, premier pays producteur et exportateur d’alcool). 9. Définissez le terme « alcootest » et précisez la limite autorisée de concentration d’alcool dans l’air expiré (≤ 0,25 mg/L). Citez deux avantages (responsabilisation, information du conducteur) et deux
    • inconvénients (coût d’achat, pas d’obligation à être utilisé) à cette mesure.
    • Sujet 26 Entraînement L’hygiène de vie et la santé Sujet La santé dépend des médecins, mais aussi de nos comportements et habitudes de vie. L’hygiène de vie est l’ensemble des pratiques individuelles et collectives visant à la conservation de la santé. 1. La santé n’est-elle faite que de
    • médecine ? 2. Citez trois causes de stress associées à la vie moderne, et les conséquences du stress sur l’être humain. 3. Le petit-déjeuner est considéré comme un repas essentiel. Dites pourquoi. 4. Pourquoi de plus en plus de Français se tournent vers des alternatives à la médecine traditionnelle ? 5. Que pensez-vous de l’automédication ? 6. Les mesures de prévention sont accompagnées de mesures
    • obligatoires. Citez des exemples. Pensez-vous que ces mesures soient toujours nécessaires ? Corrigé 1. Travailler sur le sujet 1. La compréhension du sujet L’expression « n’est-elle faite que de… » établit qu’un autre paramètre entre en jeu, autrement dit que la santé ne se résume pas qu’à la médecine. 2. La connaissance du sujet À partir de votre définition du terme de la santé, vous devez
    • trouver les différents aspects autres que ceux appartenant à la médecine qui sont indispensables à la santé. Ils doivent être argumentés et suivis d’exemples. 3. La structuration de l’exposé En tant que futur professionnel de la santé, vous devez placer les aspects de la médecine en première partie, les autres suivront. Proposition de corrigé [Introduction] La santé peut être définie comme un « état complet de bien-être physique, mental et social » selon la définition de l’OMS (Organisation mondiale de
    • la santé). Nous allons présenter dans une première partie les aspects incontournables de la médecine traditionnelle pour la santé des hommes, et dans une deuxième partie montrer que la santé est aussi l’affaire de chacun. [Développement] Les aspects importants de l’allopathie (médecine officielle) concernent le diagnostic, l’information et les soins. Les exemples sont nombreux : les traitements (antibiothérapie, homéopathie) sont de plus en plus performants, améliorant la qualité
    • et la durée de la vie ; les diagnostics par imagerie médicale (radiographie, IRM, scanner) représentent des avancées considérables pour la médecine. L’information s’est développée. Elle concerne avant tout la prévention avec, par exemple, les conseils d’hygiène, les vaccinations, les examens médicaux obligatoires effectués dans le cadre de la médecine du travail (protéger les professionnels des risques liés à leurs conditions de travail) ou de la scolarité (dépister des troubles physiques concernant la motricité, la vision, l’audition). Le dépistage
    • est de plus en plus généralisé (cancer du sein, échographies au cours de la grossesse pour contrôler le développement embryonnaire et fœtal, suivi de la femme enceinte). Mais la santé n’est pas faite que de médecine. Elle est faite d’éléments nécessaires au bien-être physique : l’hygiène (corporelle, bucco- dentaire et vestimentaire). Il s’agit d’éviter des maladies de peau (impétigo), l’apparition de caries, la propagation des parasites (poux, gales) et des maladies contagieuses ;
    • l’alimentation, qui doit être équilibrée. La ration alimentaire nécessaire pour chacun est variable selon l’âge, le sexe, l’état physiologique (femme enceinte et allaitante) et l’activité physique. Les besoins qualitatifs sont tout aussi importants que les besoins quantitatifs ; l’activité physique, qui doit être régulière et adaptée à chaque âge. Une récente étude médicale (Lancet, 2012) révèle que l’inactivité physique serait responsable de 1 décès sur 10 dans le monde.
    • La prise de drogues et d’excitants (alcool, tabac, cannabis, café), mais aussi la prise de risques, sont des facteurs influençant la santé (on peut citer l’absence du port du préservatif (lutte contre les IST) et la conduite automobile irrespectueuse). La santé est aussi faite d’éléments nécessaires au bien-être mental et social comme le respect des rythmes du sommeil (adolescents 8 à 9 heures, adultes 6 à 8 heures), la lutte contre le bruit, la communication avec l’entourage (famille, amis, collègues, voisins), l’épanouissement dans la relation
    • avec l’autre. Le bien-être social passe par un emploi, une activité de bénévolat : l’indépendance financière, le sentiment d’utilité, de reconnaissance sociale permettent d’éviter le repli sur soi et favorisent la socialisation. [Conclusion] La santé est l’affaire des médecins, mais elle est aussi et surtout celle de chacun, sans oublier les pouvoirs publics. En exemple, on peut citer le Plan cancer 2009-2013 (« Pour un nouvel élan ») qui fait suite au plan 2003-2007 et dont les nouveaux axes stratégiques sont la poursuite des efforts de recherche et
    • d’innovation, les mesures dirigées vers les personnes les plus vulnérables, les plus exposées au risque de cancer, la correction des inégalités de santé face au cancer et enfin les initiatives médico- sociales pour mieux accompagner les personnes dans le « vivre après le cancer ». Soucieux de leur santé, on observe depuis peu des modifications positives du comportement des Français vis-à-vis de la sécurité routière, de l’alimentation ou du tabac, incitées par des mesures d’éducation sanitaire mais surtout par des mesures coercitives.
    • 2. Le stress est l’ensemble des réactions biologiques et psychiques face à une « agression » sur l’organisme. Il peut être bon ou mauvais. Le bon stress peut se définir comme toutes les réactions de stimulation et d’activation de l’organisme : la stimulation intellectuelle ou artistique, la motivation… Cependant, quand on parle de stress, c’est en général du mauvais. La vie moderne engendre beaucoup de stress et celui-ci a des conséquences négatives sur l’homme. Dans nos vies modernes et citadines, le stress peut être dû aux
    • exigences professionnelles de plus en plus importantes, aux bruits de circulation et de voisinage, aux rythmes de vie trop rapides… Les conséquences négatives sont nombreuses ; elles peuvent être physiques, comme la tension artérielle trop élevée, les maladies de l’appareil digestif (ulcère), les problèmes cutanés (eczéma), la fatigue, l’insomnie… Elles peuvent être psychiques comme l’agressivité, la dépression, l’anxiété… Une bonne hygiène de vie, la possibilité de s’éloigner de la vie citadine et une activité sportive sont
    • des moyens de se protéger du stress ou de le faire diminuer. 3. En diététique, ce repas du matin est considéré comme aussi important que le déjeuner et le dîner ; souvent négligé, il a pourtant ses bienfaits : il permet, après le jeûne de la nuit, de refaire le plein d’énergie ; il réduit les problèmes d’hypoglycémie survenant en général vers 11 heures, ou la baisse de vitalité avant le déjeuner. Pour les enfants, il permet la
    • concentration et les aptitudes à la mémorisation pour la matinée. Ces bienfaits sont conditionnés par une constitution équilibrée du petit- déjeuner qui doit comporter un laitage, un féculent, un fruit. Certains enfants mangent peu ou mal, ou très tôt et ont donc encore besoin de la collation de 10 heures dispensée à l’école primaire. Cette collation commence à être décriée car elle serait impliquée dans les problèmes d’obésité chez les enfants. 4. Donnez des exemples de méthodes alternatives (homéopathie, acupuncture,
    • phytothérapie) et les raisons qui peuvent expliquer une telle attitude (méthodes jugées moins agressives, nouveau style de vie, conception écologique). 5. Développez les intérêts et les dangers d’une telle pratique. 6. Discussion possible sur les intérêts des vaccins, des examens au cours d’une grossesse, de la médecine du travail et scolaire.
    • Sujet 27 Entraînement Les accidents Sujet On définit l’accident comme un événement soudain, imprévu, pouvant entraîner la mort ou des lésions, des traumatismes, des handicaps… On distingue trois types d’accidents : l’accident domestique qui survient au domicile ou aux abords immédiats
    • de celui-ci, pendant les loisirs, les trajets scolaires ou les activités sportives (appelé aussi « accident de la vie courante ») ; l’accident du travail, qui survient sur le lieu de travail, sur le trajet domicile/travail ou pendant les déplacements occasionnés par ce travail ; l’accident de la route qui survient sur la voie publique. 1. Analysez et commentez ce texte. Sécurité routière  Être en sécurité, c’est aussi être en forme au volant. La sécurité routière rappelle aux conducteurs l’importance de
    • bien se préparer aux longs trajets et d’écarter fatigue et somnolence au volant. Rouler plus longtemps que d’habitude, parfois de nuit, sur des routes et autoroutes très fréquentées, reprendre le volant à l’occasion de vacances alors que l’on n’a pas conduit depuis quelques mois, rester attentif sur plusieurs kilomètres et jusqu’à l’arrivée… nécessitent une vigilance et une concentration maximales. La baisse de vigilance, « somnolence excessive », liée à un état de santé affaibli ou à
    • une baisse de forme, est la première cause d’accidents reconnue sur les autoroutes européennes pour tous les types de véhicules. Elle est en effet à la base de 30 % des accidents mortels sur autoroute et de 2/3 des accidents de poids lourds. Un conducteur somnolant au volant a sept fois plus de risques d’avoir un accident. Or, un conducteur sur deux prend encore la route avec un déficit de sommeil et rares sont les personnes vraiment conscientes des risques encourus. Prendre la route avec un
    • manque de sommeil, ou rester volontairement éveillé longtemps afin de parcourir plus de kilomètres, provoque les mêmes effets négatifs sur les capacités du conducteur en termes d’attention et de concentration que la présence d’alcool dans le sang : 17 heures de veille active équivalent à 0,5 g d’alcool par litre de sang ! Il faut apprendre à connaître ses limites, c’est le point de départ pour rester en forme au volant. Il faut tenir compte de son âge, de son rythme biologique, de sa
    • résistance à la fatigue. Sécurité routière, 2006 2. Quels sont les accidents domestiques touchant les jeunes enfants ? 3. Quels sont les principaux accidents domestiques concernant les enfants ? 4. Mal de dos, mal du siècle… plus de 80 % de Français en souffrent. Quelles en sont les causes ? Corrigé 1. Travailler sur le sujet
    • 1. La compréhension du sujet Plus rarement, mais cela est possible, le sujet peut prendre la forme d’un texte. Ici, on vous demande une analyse du texte suivie de votre commentaire. 2. La connaissance du sujet L’analyse du texte consiste à en mettre en évidence les idées principales. Votre commentaire doit apporter une explication et des informations supplémentaires sur les accidents de la route. 3. La structuration de l’exposé L’intitulé du sujet réclame deux parties, la première consacrée à
    • l’analyse, la seconde au commentaire. Proposition de corrigé [Introduction] Ce texte est une note d’information de la Sécurité routière datant de 2006. L’information et la prévention restent les piliers de la politique de la sécurité routière. Les campagnes développées ont pour but de sensibiliser les usagers aux risques de la route pour les inviter ainsi à changer de comportements. Après l’analyse de cette note, on apportera quelques explications. [Développement] La Sécurité
    • routière dresse un constat : la première cause d’accidents mortels sur les autoroutes européennes est la baisse de vigilance. Elle apporte les explications suivantes : les voyages nécessitant d’emprunter les autoroutes sont souvent longs et la fatigue est sous-estimée ; le manque de sommeil, un état de santé affaibli, un temps de veille important (le voyage s’effectuant souvent de nuit après une journée de travail) diminuent la résistance à la fatigue et font prendre inconsciemment des risques. Lorsque l’on parle des causes des accidents de la circulation, on
    • pense en premier lieu à la vitesse excessive, à l’alcool et aux infractions graves au Code de la route et on oublie très souvent que la sécurité dépend avant tout de l’état général du conducteur, de son bien-être physique et psychique. Derrière le volant d’un véhicule, le comportement des individus change, les actes d’incivilité (refus de priorité, feu orange brûlé, agression verbale) sont fréquents, un sentiment d’invincibilité s’installe chez certains qui présument bien souvent de leurs forces. Il est nécessaire de rappeler aux conducteurs les règles les plus
    • élémentaires en matière de sécurité. [Conclusion] Depuis quelques années, il y a beaucoup moins de morts et de blessés sur les routes, la Sécurité routière a changé d’attitude dans ses spots publicitaires qui heurtent un peu plus la sensibilité des téléspectateurs. Mais la prévention n’est pas la seule responsable, une répression plus dure caractérisée par l’installation de radars dans des zones considérées comme dangereuses est aussi à l’origine des changements de comportements des conducteurs. 2. 61 % des accidents de la vie courante (AVC) sont des accidents
    • domestiques, à savoir ceux survenant à la maison et dans son environnement immédiat (les autres AVC sont les accidents survenant sur le trajet scolaire, lors des activités sportives ou des loisirs). Toutes les pièces de la maison et les extérieurs peuvent présenter un danger. Identifions les risques possibles dans les pièces principales et regardons comment il est possible de rendre ces lieux plus sûrs. Dans la cuisine, les risques sont : les intoxications par les produits ménagers ; Il faut :
    • équiper les portes des meubles d’un système de fermeture à l’épreuve des enfants, acheter des produits d’entretien dont le bouchon est « de sécurité », ne jamais utiliser une bouteille à usage alimentaire pour contenir un autre produit, par exemple de l’eau de Javel ; les chutes de la chaise haute ; Il faut : ne jamais laisser un enfant seul, utiliser une chaise à la norme
    • NF, disposer un tapis de sol sous la chaise haute pour amortir le choc en cas de chute ; les brûlures ; Il faut : tourner la queue des casseroles vers l’intérieur de la plaque de cuisson, vérifier la température des aliments chauffés au four à micro-ondes avant ingestion, ne jamais laisser traîner les allumettes à porté de main, éviter que l’eau du robinet ne dépasse 50 °C ;
    • les coupures. Il faut : ne pas laisser à la portée des enfants les objets tranchants, tels que les couteaux qui seront rangés dans des tiroirs bloqués par des « bloque-tiroirs ». Dans la salle de bain, les risques sont : la noyade. Il faut : ne jamais laisser un enfant seul dans la baignoire, utiliser des sièges de bains ; les glissades ; Il faut : mettre un tapis de bain
    • antidérapant au fond de la baignoire ; les intoxications. Il faut : ranger les médicaments, les produits cosmétiques qui contiennent parfois une forte proportion d’alcool (parfum, après-rasage…) hors de la portée des enfants, dans un meuble, faire vérifier régulièrement le chauffe-eau s’il fonctionne au gaz (intoxication au monoxyde de carbone). Dans les escaliers, le principal lieu
    • des chutes, il est conseillé de : bien éclairer les escaliers ; faire attention aux intervalles de barres de la rampe pour que l’enfant ne puisse pas y passer la tête ; fermer les escaliers par des barrières en haut et en bas. Dans le jardin, les risques sont : les brûlures dues au barbecue : ne jamais rallumer un barbecue dont les braises sont incandescentes avec de l’alcool ou de l’essence ; les noyades dans la piscine ; utiliser un système de
    • protection : barrière, détecteurs électroniques. Dans la chambre à coucher, les risques sont : les chutes ; Il faut : acheter un lit d’enfant ou des lits superposés conformes aux normes de sécurité, utiliser des entrebâilleurs qui limitent l’ouverture des fenêtres ; les intoxications : ne pas laisser des médicaments sur la table de nuit (sirop antitussif au goût agréable ou comprimés
    • ressemblants à des bonbons) ; l’étouffement. Il faut : être attentif aux jouets susceptibles d’être introduits dans le nez ou l’oreille, ne pas laisser les animaux familiers monter sur un lit d’enfant. Certains risques sont faciles à prévenir par une prévention passive : organiser la maison pour la rendre plus sûre. Bien évidemment, c’est une utopie de penser qu’il n’y aura plus de risques d’accidents. Mais ce qui
    • importe, c’est de tout mettre en œuvre pour éliminer les accidents les plus graves. Les accidents domestiques ne concernent pas seulement les enfants mais aussi les personnes âgées. D’autres accidents de la vie courante affectent les enfants : au cours des trajets scolaires, des activités sportives. 3. Pour mobiliser vos connaissances, identifiez les éléments dangereux dans les différentes pièces d’une maison et faites une synthèse des accidents provoqués. 4. En dehors de pathologies, les
    • mauvaises positions (au travail, à l’école, pendant le sommeil), les sports mal choisis ou encore les prises de poids (grossesse) sont quelques exemples.
    • Sous-partie 4 Entretien complet Sujet 28 Sujet d’entretien
    • Sujet 28 Entraînement Sujet d’entretien Sujet L’Organisation mondiale de la santé (OMS) proposait, dès 1951, la définition suivante : « Les alcooliques sont des buveurs excessifs dont la dépendance à l’égard de l’alcool est telle qu’ils présentent soit un trouble mental décelable, soit des manifestations
    • affectant leur santé physique ou mentale, leurs relations avec autrui et leur bon comportement social et économique. L’alcoolisme est une maladie. » Proposez un plan structuré. Corrigé [Chacun des deux membres du jury se présente] M. A. : Je suis Monsieur A., cadre de santé dans un service d’urgence. Mme J. : Je suis Madame J., formatrice à l’IFAS… et nous souhaiterions savoir qui vous êtes.
    • Laurence : Je m’appelle Laurence B., j’ai 22 ans et je suis titulaire du BEP Sanitaire et social que j’ai obtenu en juin 2004. M. A. : Présentez-nous votre sujet. Laurence : L’Organisation mondiale de la santé (OMS) proposait, dès 1951, la définition suivante : « Les alcooliques sont des buveurs excessifs dont la dépendance à l’égard de l’alcool est telle qu’ils présentent soit un trouble mental décelable, soit des manifestations affectant leur santé physique ou mentale, leurs relations avec autrui et leur bon comportement social et
    • économique. L’alcoolisme est une maladie. » [Proposition du plan détaillé] Tout d’abord, je vais vous parler des causes de l’alcoolisme, puis de ses conséquences et enfin du travail de lutte et de prévention. Les causes possibles de l’alcoolisme sont multiples. Un accès aisé aux boissons alcoolisées malgré une réglementation stricte, le chômage, un échec professionnel ou personnel, un divorce, le stress, la précarité, peuvent favoriser l’alcoolisation. Les occasions festives, la convivialité entre copains, amis et familles, sont
    • également des moments propices à la consommation excessive, et les idées reçues telles que « l’alcool brûle les calories », « 2 ou 3 verres par jour ne rendent pas dépendant » peuvent favoriser l’alcoolisation. Maintenant je vais vous parler des conséquences. Elles peuvent être médicales : cancers du foie, de la gorge, du pancréas ; intellectuelles et comportementales : altération du jugement, des réflexes, de l’équilibre, de l’acuité visuelle, delirium tremens ; sociales et familiales : violence, accidents du travail, de la route, chômage, séparation ou divorce, absence de
    • repères sociaux. Je terminerai mon exposé en mentionnant le travail de lutte et de prévention mené par les acteurs de santé et les politiques de santé publique : campagnes de prévention, mention obligatoire « l’alcool est dangereux pour la santé » dans les publicités et affichage (loi Évin de 1991), contrôle alcootest lors de sortie de boîtes de nuit par exemple, accompagnement au sevrage alcoolique avec des associations telles que les Alcooliques anonymes, opération Retour à domicile afin d’éviter de prendre
    • son véhicule, les campagnes de sensibilisation dans les collèges et lycées, etc. Mon exposé est terminé et je me tiens à votre disposition pour des compléments de réponse. [Début des questions-réponses] M. A. : Vous disiez tout à l’heure que la précarité est une des causes possibles de l’alcoolisme. Quel lien faites-vous entre ces deux situations ? [Précision demandée sur un point de l’exposé] Laurence : La précarité et la pauvreté touchent de plus en plus
    • d’individus dans notre pays. Cette situation ne cesse d’augmenter. Le triste succès des Restos du cœur nous le confirme. Les personnes ont perdu leurs repères sociaux (logement vétuste, indifférence), familiaux (divorce, séparation, violence) et professionnels (chômage, travail à temps partiel). Au regard de cette fragilité, l’individu cherche à compenser et, pour une partie de cette population, l’alcool devient le seul réconfort pour essayer d’oublier une situation de vie instable et dégradante. [Élargissement du sujet]
    • Mme J. : Quels sont les facteurs pouvant conduire un adolescent à consommer de l’alcool ? [La candidate a une bonne connaissance du sujet] Laurence : Ces facteurs peuvent être multiples : absence de repères parentaux, recherche de modèles ou de sa propre identité, non- acceptation des modifications corporelles liées à sa puberté, revendication de son indépendance, absence de reconnaissance des adultes, etc. M. A. : Connaissez-vous d’autres types de conduites addictives ?
    • [La candidate répond de façon posée et n’hésite pas à demander des précisions] Laurence : Je ne comprends pas le sens de votre question. Pourriez- vous la reformuler s’il vous plaît ? M. A. : Autrement dit, quels sont les autres risques connus ayant les mêmes conséquences que l’alcool ? [Les réponses sont claires, illustrées d’exemples et s’appuient sur la législation existante] Laurence : Je pense au tabac, dont la réglementation a été renforcée depuis le 1er février 2007 par une
    • interdiction totale de fumer dans les espaces publics (écoles, hôpitaux, commerces), suivie d’effet un an après à compter de la même date pour les restaurants, discothèques et casinos. Nous sommes, dans ce cas de figure, dans une démarche de santé publique et communautaire préconisée par l’État ; je pense également aux drogues dites illicites telles que l’héroïne, la cocaïne, le LSD, qui occasionnent des états de dépendance forte, isolant la plupart des consommateurs d’une vie sociale, professionnelle voire familiale. Toutes ces conduites addictives
    • dont nous venons de parler ont un point en commun majeur : l’absence de repères et de construction identitaire. Mme J. : Avez-vous pris connaissance du contenu des études en IFAS ? [La candidate démontre de l’intérêt pour la profession ; elle s’est inscrite dans une démarche de recherche et son travail d’information sur la profession s’avère utile] Laurence : Oui, je suis allée au centre de documentation et d’information de l’IFAS le plus
    • proche de mon domicile et j’y ai rencontré la documentaliste qui m’a fourni le programme de formation. Mme J. : Pourriez-vous nous dire les grandes lignes de ce programme ? [La candidate a étudié le programme] Laurence : Les études se déroulent sur dix mois avec deux temps forts : une alternance de stages cliniques, au nombre de six (médecine, chirurgie et un axe gériatrique important), et d’enseignements théoriques dispensés au sein de l’institut. Les modules de formation
    • correspondent à l’acquisition des huit compétences du diplôme : l’accompagnement d’une personne dans les activités de la vie quotidienne, l’hygiène des locaux hospitaliers, les soins ou encore l’organisation du travail. Mme J. : Concernant l’adulte, y a- t-il un sujet qui vous a davantage touché ? [La candidate sait faire des liens entre son projet professionnel et ce que propose le programme de formation] Laurence : Je me suis rendu compte assez vite que le domaine des
    • personnes âgées me sensibilise. Dans le contenu du programme, j’ai remarqué qu’il est possible d’effectuer un stage optionnel dans une structure en lien avec le projet professionnel de l’élève aide- soignant. Tout ce qui touche au monde gériatrique m’intéresse. Je suis à l’aise auprès de cette population, peut-être parce que j’ai eu la chance d’avoir mes grands- parents très longtemps auprès de moi et que leur sagesse et leurs savoirs m’ont émue. M. A. : Pourquoi êtes-vous devant nous aujourd’hui ? [Des motivations réfléchies,
    • appuyées sur une bonne connaissance du programme et sur un travail et une analyse personnelle] Laurence : J’ai effectué un bilan de compétence par un organisme agréé. Cette analyse de mon parcours de vie m’a permis de clarifier mes envies et mon orientation professionnelle. Sensible au monde qui m’entoure, tous les liens effectués ont confirmé que j’ai une prédisposition pour les professions tournées vers les autres. De plus, cette formation répond à mes attentes par sa courte durée d’une part, et d’autre part par
    • la richesse des connaissances qu’elle propose. Enfin, mon ouverture d’esprit, ma patience et ma tolérance me confortent dans ce choix. [Le jury cherche à déterminer son degré de détermination et de motivation] Mme J. : C’est la première fois que vous passez le concours. Si vous n’êtes pas reçue, que ferez- vous ? Laurence : Je reste déterminée. J’approfondirai mes connaissances dans le domaine de la santé et je me représenterai l’an prochain.
    • [Le délai imparti est terminé. La fin de l’entretien est signifiée] Mme J. : Souhaitez-vous ajouter quelque chose ? Laurence : Non, merci. M. A. : Très bien, nous vous remercions. [La candidate remercie et salue poliment] Laurence : Merci, au revoir Madame, au revoir Monsieur.