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    La methode clinique La methode clinique Document Transcript

    • Deug Lydia FERNANDEZ La méthode clinique1. La méthode médicale2. La méthode psychanalytique3. La méthode clinique 3.1. les techniques 3.2. l’étude approfondie et exhaustive du cas4. L’étude de cas5. L’entretien clinique 5.1 Spécificité de l’entretien clinique 5.2 Objectifs de l’entretien clinique6. L’observation clinique 6.1 définition 6.2 caractéristiques différentielles de lobservation clinique structurée et relationnelle selon Khon etNègre (1991)7. Les tests 7.1 Définitions 7.2 Les différents types de tests 7.3 Objectifs des tests8. Les médiations9- Un exemple de la pratique du psychologue : l’examen psychologique del’enfant : Intervention regroupant un ensemble d’entretiens et d’épreuves dontl’objectif est la compréhension de la personne humaine 9.1. déroulement d’un bilan 9.2. clinique armée ou non ? 9.3. pourquoi la complémentarité des méthode est-elle fructueuse ?Bibliographie La méthode clinique émerge et sindividualise progressivement de la méthodemédicale (modèle expérimental), de la méthode psychanalytique.Méthode médicale Elle englobe la sémiologie (le patient est porteur de signes -maladie) mais aussi la démarche qui va du recueil de signes à leur association en syndromes et à la découverte de la maladie Le médecin se pose en expert (reconnaissance des signes) ; il est en position d’extériorité qui permet lobjectivation des signes, réorganisé pour nommer la maladie importance du regard : primat du voir, du nommermots-clés : objectivité – explication – prévision – extérioritéMéthode psychanalytique Intérêt pour la compréhension du sujet et non la maladie (singularité, histoire) Intérêt pour le temps subjectif (temps du vécu et de l’histoire du sujet indissociable de la démarche clinique (témoignages, histoires et récits de vie), pour la question du sens, ce que lon observe (comportement, discours) a un sens qui est singulier. Sens Inconscient. Psychanalyste : sa position - implication : neutralité, empathie. Reconnaissance de limplication (transfert-contre-transfert) 1
    • Deug Lydia FERNANDEZmots-clés : Subjectivité – compréhension – rétrospection – implicationMéthode clinique Importance du rôle de lobservation et du contact avec le malade issu de la clinique médicale mais intègre les apports de la psychanalyse (subjectivité, totalité, sens, implication). Cependant la méthode est différente, elle ne vise pas lélucidation du sens inconscient du conflit, l’analyse du transfert. Son projet est plus vaste et holistique : - elle s’insère dans une activité pratique visant à la reconnaissance et à la nomination de certains états, aptitudes et comportements, dans le but de proposer une thérapeutique (psychothérapie, par exemple), une mesure d’ordre social ou éducatif ou une forme de conseil permettant une modification positive de l’individu. - elle vise à créer une situation avec un degré faible de contrainte, en vue d’un recueil d’informations1 qu’elle souhaite le plus large et le moins artificiel possible en laissant au sujet des possibilités d’expressionLa méthode clinique comporte 2 niveaux de buts différents : - celui des techniques (tests, échelles d’évaluation, entretiens, dessin, jeu, analyse des textes écrits, observation…) de recueil in vivo des informations, en situation naturelle2 (1er niveau : recueil d’informations pouvant faire l’objet de différents traitements : analyse de contenu, analyse psychopathologique,…) ; - celui de l’étude approfondie et exhaustive du cas (2ème niveau : compréhension du sujet : singularité, fidélité des observations, recherche des significations et de l’origine des actes, des conflits ainsi que des modes de résolution des conflits.).Létude de cas La notion de cas en psychologie clinique vise à se dégager des aspects désubjectivantsde la position médicale. L’analyse et l’interprétation dun problème clinique se centre sur lasingularité et sur lhistoire du sujet. Il s’agit de restituer le sujet et non pas de nommer lamaladie. La psychologie clinique est fondée sur « l ‘étude approfondie de cas individuels ». Sonobjet est l’étude de la conduite humaine (adaptée ou inadaptée) incluant les dimensionssociales ou l’impact de l’environnement. L’étude de cas concerne à la fois la clinique du sujet et la clinique du social. L’étude de cas vise « non seulement à donner une description d’une personne, de sasituation et de ses problèmes mais elle cherche aussi à en éclairer l’origine et ledéveloppement, l’anamnèse ayant pour objet de repérer les causes et la genèse de sesproblèmes » (Huber, 1987). Le terme « cas » vise à éclairer la singularité d’un problème mais il transformeégalement le sujet en porteur d’une maladie ou d’une situation particulière (Pedinielli, 1994). Nous assistons à la naissance d’une véritable « genre » clinique qui comprend uncontenu relativement stable et un mode d’organisation de discours. Diagnostic, étiologie,description de symptômes sont seulement quelques-uns des éléments obligés de son contenu(Rudelic-Fernandez, 1999).1 Regroupées et replacées dans la dynamique individuelle.2 Recueil des informations en respectant le contexte. 2
    • Deug Lydia FERNANDEZ Mais à cette conception pragmatique qui met en avant la recherche holistique deséléments en s’intéressant plus à l’individu qu’au symptôme, d’autres auteurs préfèrent desdéfinitions plus larges. Ainsi, Revault d’Allonnes (1989) insiste sur la notion « d’histoire de vie » : « L’étudede cas vise à dégager la logique d’une histoire de vie singulière aux prises avec des situationscomplexes nécessitant des lectures à différents niveaux, et mettant en œuvre des outilsconceptuels adaptés. De ce fait, elle n’est plus essentiellement référée à l’anamnèse et audiagnostic, et se dégage des contraintes d’une psychologie médicale, tout en restant cliniqueet psychopathologique ». Les deux orientations sont proches, l’une vise à intégrer les données en les référant àl’individu et en évitant de le morceler, l’autre tente de restituer la singularité intérieure en sedégageant de l’objectivation. Ces deux positions ne sont pas opposées mais correspondent à des temps ou desobjectifs différents : la première est évaluative alors que la seconde s’inscrit dans uneconception thérapeutique ou dans une démarche d’illustration (Pedinielli, 1994).Lentretien clinique Lentretien clinique est un des outils privilégiés de la méthode clinique dans la mesureoù la subjectivité sactualise par les faits de parole dans une adresse à un clinicien. Lentretien clinique est donc la technique de choix pour accéder à des informationssubjectives (histoire de vie, représentations, sentiments, émotions, expérience) témoignant dela singularité et de la complexité dun sujet. La spécificité de lentretien clinique réside dans létablissement dune relationasymétrique (Chiland, 1989) où un sujet adresse une demande à un clinicien, ce dernier étantidentifié par sa fonction (cest un professionnel) et par sa position durant léchange. Cetteposition différencie radicalement lentretien clinique des autres types déchanges possiblesentre deux personnes comme en autres; la conversation, linterrogatoire ou la confession(Muchielli, 1993). Cette position dite "clinique" est souvent décrite par les caractéristiquessuivantes :- La centration sur le sujet : la position du clinicien vise la production par un sujet dun discours auto-référentiel;- La non-directivité : lattitude du clinicien doit faciliter la liberté de parole du sujet par des interventions ne visant pas à diriger le discours mais à soutenir lacte de parole (Rogers, 1942; Pagès, 1965, 1968).- La neutralité bienveillante : le clinicien sabstient de tout jugement et de prise de position idéologique. Elle traduit lacceptation inconditionnelle de lautre tel quil se présente. Ceci implique au préalable que le clinicien ait accepté ce quil est lui-même pour ne pas projeter des éléments de sa propre problématique.- Lempathie : pour comprendre ce que vit une personne, il convient de pouvoir sidentifier à elle tout en restant soi-même. Cette capacité a été décrite par Rogers dans le cadre de la relation daide et renvoie à la réceptivité aux sentiments vécus par le sujet et à la capacité verbale den communiquer la compréhension. Les informations obtenues par entretiens concernent : l’histoire du sujet, les symptômesou signes cliniques, la problématique, les mécanismes de défense, les représentations, lesémotions, les affects, les troubles du langage. Accès à la subjectivité et au contexte. 3
    • Deug Lydia FERNANDEZ Lentretien clinique peut être mis en œuvre dans différents contextes répondant à desobjectifs différents : - diagnostic (recueil dinformations et évaluations aboutissant à un diagnostic), - thérapeutique (processus de transformation et dinfluence, cf. vidéo de Kramer), - et recherche (recueil dinformations sur un objet de recherche). Il nécessite une formation car il met en jeu des processus dinfluence (relance :interrogation – référentielle3, modale4, déclaration – complémentation5, interprétation6 ;réitération –écho7, reflet8 ), des processus inconscients (défenses), des effets de vérité pour lesujet, dabréaction, etc... quil faut pouvoir gérer : cest donc une véritable technique à laquelleil faut se former (faire lexpérience, enregistrement, vidéo, reprise en groupe..). En fonction des références théoriques (psychanalytiques, cognitive, comportementale,humaniste, phénoménologique, systémique) et des objectifs (diagnostic, thérapeutique,recherche) :* les techniques de gestion de lentretien sont variables (plus ou moins structuré, plus oumoins impliqué, plus ou moins directif)* lanalyse varie selon les aspects à aborder (inconscient, dynamique, cognitifs etcomportementaux)…Lobservation clinique9 L’observation renvoie à laction de percevoir avec attention la réalité (un objet parexemple) afin de mieux la comprendre (capacité à discriminer les différences entrephénomènes). Certains phénomènes ne peuvent être accessibles que par l’observation, comme parexemple les phénomènes cliniques sexprimant par la communication non verbale (petiteenfance) ou par des troubles graves de la communication verbale et de la relation (autisme,polyhandicap). Lobservation est une méthode complémentaire à lentretien clinique, lorsque lon veutconfronter différents registres de la communication (digital /analogique). Lobservation permet détudier les phénomènes cliniques dans leur contexte. Pour Pedinielli (1994), le projet de lobservation clinique vise à « ...relever desphénomènes comportementaux significatifs, de leur donner un sens en les resituant dans ladynamique, lhistoire dun sujet et dans le contexte ».3 Demande d’identification supplémentaire de la référence. « Pouvez-vous m’en dire davantage ? ».4 Demande d’identification de l’attitude propositionnelle de l’Ié : « Qu’en pensez-vous ? ».5 Elle ajoute une élément d’identification de la référence à l’énoncé précédent sous forme de déductions partielles ou d’anticipationsincertaines…6 Elle suggère une attitude non explicité par l’Ié.7 Répétition ou reformulation d’un ou de plusieurs énoncés référentiels.8 Répétition ou reformulation avec un préfixe modal d’un ou de plusieurs énoncés de l’Ié : « Vous croyez que… ; vous pensez que… ».9 (sémiotisé pour relationnelle : recherche de la signification versus articulation de la pensée et sémantique pour la structurée (recherche du sensversus description dun domaine conceptuel ou psychologique) Si lon dit que la production de sens dans lobservation est sémiotisé, cela signifie quelobservation vise la construction dune information invariable quelque soit le destinataire. Ceci implique de pouvoir objectiver les éléments issus delobservation = observation structurée.Dans le cas où lobservation réalise une production de sens sémantisé, cette observation privilégie le sens perçu par lobservateur. La perceptionrenvoie à une construction de sens à partir de ce qui est observé, introduisant une dimension de subjectivité = observation relationnelle."Lobservation clinique" A. Ciccone, p.39 4
    • Deug Lydia FERNANDEZ Ainsi, le champ de lobservation clinique nest réduit ni à lobservation des troubles(psychopathologie), ni à lobservation psychanalytique (la réalité psychique), et concerne lesconduites verbales et non verbales, les interactions dans leur référence à la subjectivité etlintersubjectivité. Ce projet inclut tout aussi bien lobservation clinique structurée que lobservationclinique relationnelle. Mais, on note que le choix du type dobservation dépend des référencesthéoriques du cliniciens, mais aussi des buts à atteindre. Dans la pratique clinique, cest lobservation clinique relationnelle qui y est privilégiée(on observe en fait tout le temps). Dans la recherche, il est nécessaire de mettre au point des dispositifs plus structuréepouvant répondre au problèmes de la validité.Caractéristiques différentielles de lobservation clinique structurée et relationnelle selon Khon et Nègre(1991) OBSERVATION CLINIQUE OBSERVATION CLINIQUE STRUCTUREE RELATIONNELLE POSITION ET ACTIVITE DE Extériorité Impliqué LOBSERVATEUR Focalisation Attention flottante Discrimination Association FONCTION DU DISPOSITIF Recueil standardisé de faits Espace dactualisation des phénomènes objectifs cliniques PRODUCTION DU SENS Sémantisé Sémiotisé TYPE DE CONNAISSANCE Expérimenté Expériencié VISEES PRINCIPALES Explicative Compréhensive Attention : nécessité de se former à l’observation car l’observation implique desprocessus de réduction, de séléction, des inférences, la reconstruction des faits en fonction ducontexte et de limplication de lobservateur (ex : le petit John). Le recueil du matériel est réalisé à l’aide de techniques d’observation, qui selon lesdomaines de la psychologie, peuvent être simples ou sophistiqués : regard naturel ;enregistrements vidéoscopiques ; techniques d’imageries,… Exemple : Lobservation directe et systématisée de lenfant en situation a conduit à lélaboration doutilsdévaluation et de diagnostic de lautisme infantile : - la CARS, Echelle dévaluation de lautisme infantile (Schopler, ) - et la ECA, Echelle dévaluation des comportements autistiques (Lelord, Barthelemy,). Lobservation systématisée a également joué un rôle important dans la compréhension desinteractions précoces mère/bébé10. Certains travaux empruntent à la fois à lobservation systématisée descomportements (comme en éthologie) et à lobservation psychanalytique (intérêt pour lintersubjectivité). Le champ de lobservation prend en compte le niveau comportemental (analyse dynamique desinteractions entre lenfant et la mère), le niveau affectif (dynamique des échanges affectifs et émotionnels) et leniveau fantasmatique (désirs inconscients). Lobservation de ces trois niveaux dans les interactions mère/bébénimplique pas le même degré dinférence. Ces recherches ont permis lélaboration de grille visant lasystématisation de lobservation, ces grilles pouvant être plus ou moins structurées : GLOS - Greenspan andLibermann Observation Scale, 1980, Stern, 1985 ; Lebovici et al., 1989). Ces techniques, développées au sein de procédures de recherches cliniques ont produit des indicespertinents pour la compréhension des interactions mère/bébé qui ont un intérêt pour lévaluation et le diagnosticen pratique clinique (Pinol-Douriez, 1993)Les tests10 Pour un exposé des modèles et travaux sur les interactions du nourrisson avec son entourage se référer à larticle de Robert-Tissot etRusconi Serpa (2000). 5
    • Deug Lydia FERNANDEZ Qu’est-ce qu’un test ? « Le test est sans doute l’outil qui paraît spécifique dupsychologue, voire exclusif, puisqu’il est le seul à posséder les connaissances permettant soninterprétation » (Pedinielli, 1994). Il est « une situation standardisée servant de stimulus à uncomportement qui est évalué par comparaison statistique avec celui d’individus placés dansla même situation, afin de classer le sujet soit quantitativement, soit typologiquement »(Pichot, 1986). Pour Guillevic et Vautier (1998), il s’agit essentiellement « d’une épreuve destimulation d’un individu pour dégager les grandes lignes de sa personnalité ». Il s’agit plusprécisément « d’une situation standardisée qui permet, par une évaluation statistique desréponses produites par un sujet, d’établir son profil psychologique en termes de capacités etde traits de personnalité ».Cette épreuve doit présenter deux types de caractéristiques :- la standardisation11 de la situation : les épreuves/le matériel- support (énoncés verbaux,images,…), la consigne, les conditions de passation et la cotation et le dépouillement (à l’aidede grilles normalisées) sont identiques pour tous les sujets ;- la nécessité de construire des items indépendants des dimensions culturelles. Il est difficile d’affirmer qu’un test échappe à l’influence des dimensions culturelles plus profondes (valeurs, représentations du monde, stéréotypes, …). Face à cette difficulté, un grand nombre de concepteurs l’intègrent dans des tests en retenant des items présentant des degrés divers de cette dimension culturelle.- l’existence d’une échelle de mesure (ou étalonnage) servant à situer des individus par rapport à un groupe de référence (Weil-Barais et al, 1997 ; Capdevielle, Doucet, 1999).Il existe différentes sortes de tests :- les tests d’aptitudes ou instrumentaux qui visent à étudier un phénomène précis et bien précis comme l’attention et la mémoire ;- les tests de développement qui analysent l’évolution des compétences et des aptitudes (graphiques, motrices, …) ;- les tests d’intelligence12 ;- les tests de personnalité : inventaires de personnalité13 et méthodes projectives14.11 Standardisation : référence à la norme (et non au sujet), à lobjectivité (un autre psychologue même résultat). Possible car construit avecrecherche de qualités de la mesure : fidèle, valide et sensible.12 Intelligence générale (facteur G) : résolution de problèmes, test de raisonnement, intelligence concrète ou pratique (facteur F) : cubes de Kohs parexemple, aptitude verbale (facteur V) : épreuves verbales, aptitudes spécifiques ( facteurs N, S, M, P, …), aptitudes numérique (N), spatiale (S),mécanique (M), aptitudes : perceptives (P), attentionnelles (Q), mnémoniques, créatives. (NEMI de Zazzo, WAIS, WISC, WPPSI-R deWeschler, K-ABC de Kaufman,…13 inventaires ou questionnaires de personnalité : inventaire multiphasique de la personnalité du Minnesota - MMPI-2 (révisé en France en1997) inventaire NEO-PI-R ; inventaire de personnalité d’Eysenck – EPI- (mesure de la personnalité en 2 dimensions : extraversion-introversion ; névrosisme-stabilité) ; Inventaire psychologique de californie – CPI-R (mesure de 20 traits de personnalité) ; mini-mult (étudede la personnalité normale et pathologique) ; inventaire de dépression de Beck – BDI- II (évaluation de la sévérité de la dépression) ;inventaire de coping pour les situation stressantes – CISS- (évaluation des styles de réactions aux situations stressantes) ; inventaire d’anxiétéétat-trait (forme Y) –STAI-Y (mesure de l ‘anxiété- état et de l’anxiété-trait) ; inventaire d’estime de soi de Coopersmith –SEI (mesure del’estime de soi) ; profil socio-affectif –PSA (évaluation socio-affective de l’enfant) ; échelle composite de dépression pour enfants –MDI-C(évaluation et dépistage de différents aspects de la dépression chez l’enfant) ; échelle d’anxiété manifeste pour enfants – R-CMAS (évaluation et dépistage de différents aspects de l’anxiété chez les enfants et les adolescents) ; échelle d’anxiété de R. B. Cattell –ANX(mesure de l’anxiété manifeste et de l’anxiété voilée), …14 tests de la personnalité qui visent appréhension totalité, dynamique et souvent en référence à la psychanalyse. Bien sûr attaqués au niveaude leur qualité métrologique.Il est d’usage de distinguer plusieurs catégories de tests projectifs :Anzieu et Chabert (1992) proposent de distinguer :1- les tests thématiques centrés sur des « contenus significatifs de la personnalité » ;2- des tests structuraux centrés sur « le pourquoi de la conduite ».La classification de Franck (1939) est plus détaillée et propose 5 catégories : constitutives (dont le Rorschach est le représentant le plusconnu), constructives (qui consistent à fournir des objets que le sujet doit assembler, comme par exemple, construire un village),interprétatives (qui consistent à demander à un sujet à partir de dessins représentant plusieurs personnages dans des attitudes de significationambiguë, d’improviser des histoires à partir de ces dessins - T.A.T. Thematic Aperception Test, C.A.T. Children Aperception Test),catharthiques (qui cherchent à déclencher des décharges émotionnelles – test du bonhomme) et réfractives (qui tentent de révéler certains 6
    • Deug Lydia FERNANDEZLeur but est de faire apparaître ce que les entretiens ne permettraient pas de repérerprécisément (productions d’informations inaccessibles), de fournir des résultats valides etobjectifs, c’est-à-dire non soumis à la subjectivité du psychologue (objectivité) et d’enrichir lebilan clinique (ils ont alors le statut d’examens complémentaires).Les médiations :Jeu, dessins, productions...But : diagnostic ou thérapeutiqueMédiations peuvent être soient libres ou plus au moins standardisée; mais lidée est que parlintermédiaire dun objet médiateur accès à lunivers personnel du sujet ( affectif : désirs,imaginaires, angoisse,...etc. ou cognitif (résoudre un problème, développement intellectuel)quil serait difficile datteindre autrement (entretien)Intérêt chez des sujets nutilisant pas ou peu le langage (handicap, psychose, troubles précocesdu développement) ou parce que plus à laise dans ce type dexpression (enfants).------------------------------------------------------------------------------------------------- Un exemple de la pratique du psychologue : l’examen psychologique Intervention regroupant un ensemble d’entretiens et d’épreuves dont l’objectif est la compréhension de la personne humaine (Royer, 1989).Cette définition proposée par J. Royer (1989) met l’accent sur l’activité même du psychologue (l’intervention), surl’aspect technique de l’examen (plusieurs outils) ainsi que l’objectif qui est visé (comprendre l’autre).« Comprendre la personne » : - comprendre quelle est la demande (au delà du discours manifeste, ce qui est latent) ; - comprendre le problème et la problématique du sujet (nécessité de l’entretien, des données d’anamnèse...) ; - comprendre et évaluer le fonctionnement cognitif d’une part (tests d’aptitudes, d’efficience intellectuelle) et la personnalité (sphère affective à partir de l’entretien, des épreuves de personnalité soit selon une approche descriptive quantitative (MMPI) soit selon une approche projective (Rorschach, TAT/CAT, Dessin du bonhomme, Dessin d’une famille, Patte noire, Machover...) ; - mettre en évidence les difficultés du sujet mais aussi ses potentialité adaptatives et évolutives (changements) ;aspects de la personnalité en analysant les distorsions que le sujet fait subir à des codes de communications (écriture, traçage de figuresgéométriques, …).Parmi les méthodes constitutives que nous ne détaillerons pas ici, nous trouvons :• Le test du Rorschach• Les tests parallèles au Rorschach sont par exemple :- Le test Z de Zulliger ;- Le test des tâches d’encre de Holzman ;- Le test sonore de Boissier, …Parmi les méthodes interprétatives, nous trouvons :• Le T.A.T.• Le C.A.T.Les autres tests projectifs ont généré une littérature moins abondante, nous trouvons par exemple :• Le F.A.T. (Family aperception Test)• Le S.A.T. (Test d’aperception pour personnes âgées)• Le Hand test• Le test de Patte Noire• Le test du monde• Le sceno-test• Le test de frustration de Rosenweig• Le test des contes ; des contes de fées• Le test « histoire d’une gomme »• Le test du village imaginaire ; d’une maison, … (cf.annexes) 7
    • Deug Lydia FERNANDEZ - restituer à la personne ce que l’on a compris de son problème, de son fonctionnement et de ses potentialités fonction de ce qu’elle peut entendre : c’est-à-dire s’approprier. - proposer des aides thérapeutiques : changement d’orientation, psychothérapies (analytiques, cognitivo- comportementales, de soutien, corporelles,…). L’examen psychologique repose sur l’utilisation d’un certain nombre de techniques. Les trois grands types de techniques sont : l’entretien, l’observation et les tests. Mais en fonction du modèle théorique du praticien (psychanalytique, cognitivo-comportemental,développementaliste..), l’importance des 3 techniques, leur exploitation, la restitution et les propositionsthérapeutiques varieront. Donc sous une appellation générique, l’examen psychologique témoigne d’une véritable diversité deprocédures. Le bilan mobilise des capacités fine dobservation et danalyse (analyse séparément des résultats auxdifférents tests), mais aussi de synthèse et dintégration des éléments dans un tout cohérent.Le déroulement dun bilanPlusieurs rencontres : premier entretien : analyse de la demande, seconde entrevue : passation des tests, troisième entretien : restitution des résultats aux différents tests.Le choix des tests et techniques dépend des hypothèses et des présupposés théoriques du psychologue.Clinique armée ou non ? Finalement, on retrouve la stérile lutte entre soit disant subjectivité (entretien comme méthode neremplissant pas les critères de scientificité, mais possibilité de capter quelque chose du sujet) et objectivité (letest soit disant scientifique mais qui raterait son objet : le sujet). Entre ces deux positions extrêmes, voir extrémistes, on peut considérer actuellement que la pratiqueclinique des psychologues met en évidence l’utilisation à la fois de l’entretien et des tests.L’exemple le plus systématisé étant l’examen psychologique.Pourquoi cette complémentarité est fructueuse ? L’association des ces deux types de techniques dans le cadre d’un examen psychologique permetd’explorer des dimensions différentes de la personnalité. Leur complémentarité permet d’interroger la complexité du fonctionnement psychique humain et detenter de l’appréhender dans sa globalité (à la fois sur un versant cognitif et affectif/personnalité). Pour plus de renseignements :Samacher, R. (1998). Le bilan psychologique : une situation, un contenu, une lecture. In Psychologie clinique et psychopathologie. Paris : Bréal, 399-432.Castro, D. (2000). Le compte-rendu d’un bilan psychologique. In sous la direction de D. Castro, Les écrits en psychologie, rapports, expertises, bilans. Paris : L’Esprit du Temps.Bernaud, J.L. (2000). Réactions au bilan psychologique. Le point de vue de l’usager. In sous la direction de D. Castro, Les écrits en psychologie, rapports, expertises, bilans. Paris : L’Esprit du TempsBibliographieBernaud, J.L. (2000). Réactions au bilan psychologique. Le point Mucchielli, R. (1993). L’entretien de face à face dans la relation de vue de l’usager. In sous la direction de D. Castro, Les d’aide. Paris : ESF éditeur. écrits en psychologie, rapports, expertises, bilans. Paris : Pagés, M. (1965). L’orientation non directive en psychothérapie L’Esprit du Temps et en psychologie sociale. Paris : Dunod.Capdevielle, V., Doucet, C. (1999). Les tests et échelles. In Pagés, M. (1968). L’orientation non directive de C. Rogers. Psychologie clinique et psychopathologie. Paris : Armand Encyclopédie Médico-Chirurgicale Psychiatrie 37815 E 10. Colin, 77-79. Pedinielli, J.L. (1994). Introduction à la psychologie clinique.Castro, D. (2000). Le compte-rendu d’un bilan psychologique. In Paris : Nathan. sous la direction de D. Castro, Les écrits en psychologie, Pinol-Douriez, M., Hurtig, MC., Colas, A. (1993). Interactions rapports, expertises, bilans. Paris : L’Esprit du Temps. enfant/adulte à la crèche en fonction de la relationFernandez, L., Catteeuw, M. (2001). La recherche en mère/enfant : dépendances évolutives et risques contres- psychologie clinique. Actualités et nouvelles perspectives évolutifs. La psychiatrie de lenfant, 36, 177-252. pour la recherche en psychologie clinique. Paris Nathan. Revault d’Allonnes, C. et al. (1989). La démarche clinique en Collection Fac. Sous la direction de JL Pedinielli. sciences humaines. Paris : Dunod,Lebovici, S. et al. (1989). Lévaluation des interactions précoces Rogers, C. (1942). La relation daide et la psychothérapie. Paris, entre le bébé et ses partenaires. Paris, Médecine et Hygiène. ESF. 8
    • Deug Lydia FERNANDEZRoyer, J. (1989). L’examen psychologique de l’enfant. Paris : Samacher, R. (1998). Le bilan psychologique : une situation, un Editions psychologie et Avenir. Numéro Hors série Le contenu, une lecture. In Psychologie clinique et journal des psychologues. psychopathologie. Paris : Bréal, 399-432.Rudelic-Fernandez, D. (1999). Langage du cas : modèles et Stern, D.N. (1985). Le monde interpersonnel du nourrisson. modalités. In : P. Fédida et F. Villa, Le cas en controverse. Paris, PUF. Paris : P.U.F., 29-41. Sous la direction de A. Weil-Barais (1997). Les tests. In Les méthodes en psychologie. Collection Grand Amphi. Paris : Bréal, 105-109.--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Pour aller plus loin… Kaufmann, J.C. (1996). L’entretien compréhensif. Paris : NathanTests : Université.Anzieu, D., Chabert, C. (1992). Les méthodes projectives. Paris : Mercuel, A. et al. (1999). Entretien et relation d’aide dans des P.U.F. situations psychiatriques ou psychologiques difficiles.Bernaud, J. L. (1998). Les méthodes d’évaluation de la Paris : Masson. personnalité. Paris : Dunod. Collection Les Topos. Mucchielli, R. (1998). L’analyse de contenu des documents etBernaud, J. L. (2000). Tests et théories de l’intelligence. Paris : des communications. Paris ESF éditeur. Dunod. Collection Les Topos. Poupart, J. L’entretien de type qualitatif : considérationsPichot, P. (1986). Les tests mentaux. Paris : PUF. Collection Que épistémologiques théoriques et méthodologiques. In :sais-je ? Poupart J. et al., La recherche qualitative. EnjeuxGuillevic, C. ; Vautier, S.(1998). Diagnostic et tests épistémologiques et méthodologiques. Paris : Gaétanpsychologiques. Paris : Nathan. Collection 128. Morin Editeur, 173-209.Entretiens : Poussin, G. (1994). La pratique de l’entretien clinique. Paris :Beaune, D., Reveillere, C. L’entretien clinique en Dunod. psychopathologie. In : D. Beaune et C., Reveillere, Etudes de cas : Psychologie clinique et pathologique. Paris . Gaétan Alexandre, B. (1998). L’étude de cas . In : R. Samacher et al., Morin éditeur, 18-23. Psychologie clinique et psychopathologie, Paris : Bréal,Benony, H., Charahoui, K. (1999). L’entretien clinique. Paris : 361-398.Dunod. Collection Les Topos. Braconnier, A., Lesieur, P. (1999). le cas unique : au-delà duBerthier, N. (1998). Les entretiens. In : N. Berthier, les singulier . In : P. Fédida et F. Villa, Le cas en controverse. techniques d’enquête. Paris : Armand Colin, 51-65. Paris : P.U.F., 201-211.Blanchet, A. (1989). L’entretien : la co-construction du sens. In : Doron, J. (2001). La démarche du cas. Paris : Dunod. C. Revault d’Allonnes et al., La démarche clinique en Fedida, P., Villa, F. (1999). Le cas en controverse. Monographie sciences humaines. Paris : Dunod, 87-102. de psychopathologie. Paris : P.U.F.Blanchet, A., Gotman, A. (1992). L’enquête et ses méthodes : Fedida, P. (1990). La construction du cas. Nouvelle Revue de l’entretien. Paris : Nathan Université. psychanalyse, Histoires de cas, n°42, 245-260.Blanchet, A. (1997). Dire et faire dire : l’entretien. Paris : Fernandez, L. (1999). L’étude de cas. Cours de licence. PSY Armand Colin. 301. Université Toulouse Le Mirail.Chiland, C. (1989). L’entretien clinique. Paris : PUF. Humery, R. (1995). La problématique du cas singulier. InSous la direction de Cyssau, C. (1998). L’entretien en clinique. BOURGUIGNON, O, BYDLOWSKI, B. La recherche Paris : In Press Editions. clinique en psychopathologie, Perspectives critiques. Paris :Demazière, D., Dubar, C. (1997). Analyser les entretiens PUF, 69-91 biographiques. L’exemple de récits d’insertion. Paris : Revault d’Allonnes, C. (1989). L’étude de cas : de l’illustration à Nathan. Essais & recherches. la conviction. In Revault d’Allonnes, C. La démarcheGuittet, A. (1997). L’entretien. Paris : Armand Colin. clinique en sciences humaines. Paris : Bordas, 67-86.Ghiglione, R., Beauvois, J.L., Chabrol, C., Trognon, A. (1980). Widlöcher, D. (1990). Le cas singulier. Nouvelle Revue de Manuel d’analyse de contenu. Paris Armand Colin. psychanalyse, Histoires de cas, n°42, 285-302.Huber, W. (1987). La Psychologie clinique aujourd’hui. Observation : Bruxelles : Mardaga. Ciccone, A. (1998). L’observation clinique. Paris : Dunod, LesJones, R.A. (2000). L’entretien. In : R.A. Jones, Méthodes de Topos. recherches en sciences humaines. Paris : De Boeck Mucchielli, R. (1974). L’observation psychologique et psycho- Université, 137-167. sociale. Paris : ESF. 9