L'art de la guerre

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  • 1. L’Art de la Guerre Sun TzuAnnoté et mis à propos pour Napoléon Total War Par le Maréchal Lepic
  • 2. Le texte en noir est le texte original, en bleu, ce sont mes annotations.Bonne lecture !
  • 3. ARTICLE I De l’Evaluation Sun Tzu dit : La guerre est d’une importance vitale pour l’Etat. C’est ledomaine de la vie et de la mort : la conservation ou la perte de l’empire endépendent ; il est impérieux de le bien régler. Ne pas faire de sérieuses réflexionssur ce qui le concerne, c’est faire preuve d’une coupable indifférence pour laconservation ou pour la perte de ce qu’on a de plus cher, et c’est ce qu’on nedoit pas trouver parmi nous. En bataille, et surtout contre des clans, vous représentez l’AIF. Vous montrezson niveau de jeu, et sa qualité. Pour cela, vous devez vous y préparez par diversmoyen, aussi bien pratique que théorique. Cinq choses principales doivent faire l’objet de nos continuellesméditations et de tous nos soins, comme le font ces grands artistes qui,lorsqu’ils entreprennent quelque chef-d’œuvre, ont toujours à l’esprit le butqu’ils se proposent, mettent `a profit tout ce qu’ils voient, tout ce qu’ilsentendent, ne négligent rien pour acquérir de nouvelles connaissances et tous lessecours qui peuvent les conduire heureusement à leur fin Si nous voulons que la gloire et les succès accompagnent nos armes, nousne devons jamais perdre de vue : la doctrine, le temps, lespace, lecommandement, la discipline. La doctrine fait naître lunité de penser ; elle nous inspire une mêmemanière de vivre et de mourir, et nous rend intrépides et inébranlables dans lesmalheurs et dans la mort. Bien sur en bataille, vous ne combattez pas l’adversaire pour sa nationalité, sareligion ou quelconques de ces opinions. Au contraire, les deux équipes avancentvers le même but qui les oppose : la victoire de son alliance. Elle vous rapprocherade vos alliés, et vous fera concéder des sacrifices à vous et à vos hommes. Si nous connaissons bien le temps, nous nignorerons point ces deuxgrands principes Yin et Yang par lesquels toutes les choses naturelles sontformées et par lesquels les éléments reçoivent leurs différentes modifications ;nous saurons le temps de leur union et de leur mutuel concours pour laproduction du froid, du chaud, de la sérénité ou de lintempérie de lair.
  • 4. Cette aspect idéologique, presque théologique est a écarté de notre jeu, votrecircuit imprimé n’a que faire du Yin et du Yang. Mais vous devrez tenir compte d’effetcomme la pluie, la neige ou le sable, qui peuvent vous fatiguez plus rapidement etavantager certaines nations Lespace nest pas moins digne de notre attention que le temps ; étudions lebien, et nous aurons la connaissance du haut et du bas, du loin comme du près,du large et de létroit, de ce qui demeure et de ce qui ne fait que passer. Par l’espace, comprenez la topographie, vous devrez connaitre les avantages etles inconvénients de chaque type de terrain, comme les forêts, les rivières, lescollines ou les défilés. Au fur et à mesure de vos combats, vous connaitrez presquepar cœur les cartes et profiterez des points stratégiques qui passerait inaperçu d’unœil inexpérimenté. Jentends par commandement, léquité, lamour pour ceux en particulierqui nous sont soumis et pour tous les hommes en général ; la science desressources, le courage et la valeur, la rigueur, telles sont les qualités qui doiventcaractériser celui qui est revêtu de la dignité de général ; vertus nécessaires pourlacquisition desquelles nous ne devons rien négliger : seules elles peuvent nousmettre en état de marcher dignement à la tête des autres Ce point s’applique aussi bien a l’armée que vous commandé, qu’a voscamarades mis peut être sous vos ordres pendant une bataille. La science desressources vous fera gérer vos munitions, et la fatigue de vos hommes, le couragevous donnera la victoire a la pointe des sabres de vos cavaliers, la valeur exprimeravotre niveau de jeu, la rigueur votre capacité à ne jamais s’avouer vaincu ou àsousestimer un adversaire. Aux connaissances dont je viens de parler, il faut ajouter celle dela discipline. Posséder lart de ranger les troupes ; nignorer aucune des lois dela subordination et les faire observer à la rigueur ; être instruit des devoirsparticuliers de chacun de nos subalternes ; savoir connaître les différentschemins par où on peut arriver à un même terme ; ne pas dédaigner dentrerDans un détail exact de toutes les choses qui peuvent servir, et se mettre au faitde chacune delles en particulier. Tout cela ensemble forme un corps dediscipline dont la connaissance pratique ne doit point échapper à la sagacité niaux attentions dun général. Plus que la discipline, j’appellerais cela l’entrainement et l’habitude. A forcede combattre, vous optimiserez vos déplacements, les avantages de vos différentesunités, les qualités des camarades qui sont sous votre commandement.
  • 5. Vous donc que le choix du prince a placé à la tête des armées, jetez lesfondements de votre science militaire sur les cinq principes que je viens détablir.La victoire suivra partout vos pas : vous néprouverez au contraire que les plushonteuses défaites si, par ignorance ou par présomption, vous venez à lesomettre ou à les rejeter Les connaissances que je viens dindiquer vous permettront de discerner,parmi les princes qui gouvernent le monde, celui qui a le plus de doctrine et devertus ; vous connaîtrez les grands généraux qui peuvent se trouver dans lesdifférents royaumes, de sorte que vous pourrez conjecturer assez sûrement quelest celui des deux antagonistes qui doit lemporter ; et si vous devez entrervous-même en lice, vous pourrez raisonnablement vous flatter de devenirvictorieux. En appliquant ses différents points à vos frères d’armes et à vous-mêmes, vousserez en mesure de savoir qui sera le plus apte dans tel situation, et quel est celui quicomblera vos défauts tout en voyant les siens combler par vous-mêmes. Vous devrezaussi connaître les valeurs des unités en face de vous et les vôtres, vaut il mieuxcharger, ou engagez le tir ? Par exemple, les Français sont polyvalents, la ligneanglaise est très bonne au tir, les légers prussiens sont excellents, les russes sontinvulnérables au corps à corps. Ces mêmes connaissances vous feront prévoir les moments les plusfavorables, le temps et lespace étant conjugués, pour ordonner le mouvementdes troupes et les itinéraires quelles devront suivre, et dont vous réglerez àpropos toutes les marches. Vous ne commencerez ni ne terminerez jamais lacampagne hors de saison. Vous connaîtrez le fort et le faible, tant de ceux quonaura confiés à vos soins que des ennemis que vous aurez à combattre. Voussaurez en quelle quantité et dans quel état se trouveront les munitions de guerre etde bouche des deux armées, vous distribuerez les récompenses avec libéralité,mais avec choix, et vous népargnerez pas les châtiments quand il en sera besoin. Grace à cela, vous connaitrez le moment opportun pour un assaut, et l’arméeparfaite pour tel type de carte.. Evitez les replies en fond de carte, ou les trop grandemanœuvres de contournement qui risquerait de disloquer votre ligne de combat.Vous devrez connaître vos alliés comme vos ennemies, trouvez le point faible dans ledispositif ennemies, la ou vous pouvez lancer une charge de cavalerie ou avancezvotre garde, et protégez du mieux possible les camarades les moins gradés enbataille. Tachez toujours de savoir le nombre de munitions de votre adversaire etson état de fatigue, faut il lancer la charge, ou pourra t’il vous délivrez une dernièresalve à bout portant ? Pour cela, vous devrez vous souvenirs de tous les échanges detir au cours d’un combat.
  • 6. Également instruit de ce que vous pourrez et de ce que vous ne pourrezpas, vous ne formerez aucune entreprise qui ne puisse être menée à bonne fin.Vous verrez, avec la même pénétration, ce qui sera loin de vous comme ce qui sepassera sous vos yeux, et ce qui se passera sous vos yeux comme ce qui en estle plus éloigné. Ne lancez vos manœuvres, que si vous êtes sur quel porteront leur fruit,surtout si elles sont longues et mettent en péril le reste de votre armée ou votrealliance. Ne vous enfermez jamais dans un 1 contre 1, mais prenez compte de latotalité du champ de bataille et des différents combats qui s’y découle. Mais faitesattention à ne pas vous faire charger par de la cavalerie à ce moment. Si vos ennemis sont plus puissants et plus forts que vous, vous ne lesattaquerez point, vous éviterez avec un grand soin ce qui peut conduire à unengagement général ; vous cacherez toujours avec une extrême attention létat oùvous vous trouverez. Si l’ennemie vous oppose des forces plus puissantes sur un flanc, trouvez unebonne position défensive, comme un bois, et ne tentez aucune attaque quidéclencherait l’assaut de ce coté. Votre adversaire ne doit jamais savoir s’il vousreste des munitions, ou votre état de fatigue, essayez le plus possible de cacher vostroupes dans les bois par exemple. Il y aura des occasions où vous vous abaisserez, et dautres où vousaffecterez davoir peur. Vous feindrez quelquefois dêtre faible afin que vosennemis, ouvrant la porte à la présomption et à lorgueil, viennent ou vousattaquer mal à propos, ou se laissent surprendre eux-mêmes et tailler en pièceshonteusement. Vous ferez en sorte que ceux qui vous sont inférieurs ne puissentjamais pénétrer vos desseins. Vous tiendrez vos troupes toujours alertes,toujours en mouvement et dans loccupation, pour empêcher quelles ne selaissent amollir par un honteux repos. Laissez par exemple des légers apparemment sans défense, peut forcer lacavalerie ennemies à une charge qui s’avérera suicidaire. Délaissez un flanc pourque l’ennemie si précipites, et quand il ne peut plus reculer, envoyez votre gardedétruire son flanc à lui. Mais attention, s’il attaque en masse, l’ennemie pourra toutde même passer votre piège, même s’il est tombé en plein dedans. Par exemple, s’ilenvoit quatre cavalerie, dite au revoir à vos légers un peu isolé. Pour le repos, celafait référence au caractère humain des troupes, ce que ne prend pas en compte le jeu,préférez donc le repos si la situation n’est pas critique, remettez vos légers en rangserré par exemple.
  • 7. Si vous prêtez quelque intérêt aux avantages de mes plans, faites en sortede créer des situations qui contribuent à leur accomplissement. Jentends parsituation que le général agisse à bon escient, en harmonie avec ce qui estavantageux, et, par là-même, dispose de la maîtrise de léquilibre. Ne laissez pas votre adversaire menez la danse, c’est vous qui devez lemanœuvrez, qu’il disloque son dispositif ou qu’il tombe dans un piège ou qu’il selaisse flanquer. Pour cela prenez en compte les différents éléments de la bataille.Quel regret que de tout risquer en un seul combat, en négligeant la stratégievictorieuse, et faire dépendre le sort de vos armes dune unique bataille ! Ne lancez pas toute votre armée en une seule occasion, sauf si vous êtes sur durésultat, ou que vos alliés soit dans une situation critique. Préférez le harcèlement, etlancez l’assaut sur un point, tout en évitant d’isoler une partie de votre armée.Lorsque lennemi est uni, divisez-le ; et attaquez là où il nest point préparé, ensurgissant lorsquil ne vous attend point. Telles sont les clefs stratégiques de lavictoire, mais prenez garde de ne point les engager par avance. Si l’ennemie est retranché sur une colline ou derrière un fleuve, encerclez le,obligez le a divisez ses troupes pour protéger toutes les entrés, il laissera forcementun point faible quelque part. Mais votre attaque devra être rapide, avant qu’ildéplace d’autre troupe pour stoppez votre attaque.Considérez quavec de nombreux calculs on peut remporter la victoire, redoutezleur insuffisance. Combien celui qui nen fait point a peu de chances de gagner ! N’attaquez pas de façon précipité, au petit bonheur la chance. Si vous voulezfaire passer une cavalerie, jugez bien des troupes aux alentours, qui risqueront devous tirer dessus ou d’entraver votre chemin. Lorsque vous attaquez sur un point,vérifiez les troupes en face de vous, ou se trouve la cavalerie adverse par rapport amon attaque, la garde de l’adversaire pourra t’elle intervenir ? Lanalyse et la patience sont les clés de la victoire