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Thème 2   les  déterminants de l'investissement 2009 2010
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Thème 2 les déterminants de l'investissement 2009 2010

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  • On présente l’animation à l’aide des touches (au choix) d’espacement, des flèches gauche droite ou du clic souris. Avant chaque effet on demande à un élève ce qui va se produire. Exemple : Q1 : Que représente l’axe de ordonnées ? Q2 : celui des abscisses Q3 : on suppose un salaire bas, (on clic) les salariés vont-ils se précipiter ? On affiche le premier point d’intersection. Q4 : même série de questions pour un salaire élevé. Q5 : Même série de questions du côté de la demande de travail. Q6 : détermination du salaire déquilibre.
  • Transcript

    • 1. Thème 2- l’investissement: logique de l’offre vs logique de la demande Fiches 2 à 5du chapitre investissement : ici Quel investissement !
    • 2. Introduction – La diversité des déterminants de l’investissement <ul><li>Parmi tous ces déterminants, quels sont les plus décisifs ? </li></ul><ul><li>Les résultats des études empiriques publiées notamment par l'INSEE au début du XXIe siècle montrent que l'évolution globale de l'investissement est expliquée principalement par l'accélérateur et le taux de profit . Le profit a une influence dans la mesure où un certain rationnement du crédit fait de l'autofinancement (c'est-à-dire du profit conservé par l'entreprise) la source privilégiée du financement de l'investissement. Cette situation de marché financier imparfait est sans doute assez fréquente : l'emprunteur en sait plus sur lui- même que son prêteur...(…) </li></ul><ul><li>Reste que le rôle de l'accélérateur dans l'évolution de l'investissement renforce l'idée finalement assez banale selon laquelle les débouchés jouent un rôle décisif dans la décision d'investir. Sans eux, effectivement, pourquoi investir ? </li></ul><ul><li>Source : A Epaulard. </li></ul><ul><li>Questions: </li></ul><ul><li>Quelles sont les deux variables essentielles qui motive la décision d’investissement? </li></ul>
    • 3. Partie I –La logique de l’offre: le rôle des facteurs financiers Voilà une innovation qui rapporte !
    • 4. Introduction - La logique de l’offre :la loi de Say Production 100€ Vente Offre = 100€ Distrib Revenus Salariés 50€ Entreprise 10€ Fournisseurs 40€ Demande = 100€ Marché en équilibre L'offre crée sa propre demande Source : www.ac-reims.fr/datice/ses/Respedag/edskeynes04.mic. ppt
    • 5. L’équilibre automatique entre offre et demande globale : la loi des débouchés de J.B. Say <ul><li>Say peut alors en conclure : « on voit donc que le fait seul de la formation d’un produit ouvre , dès l’instant même , un débouché à d’autres produits » . Cette conception développée par Say repose sur 3 principes : </li></ul><ul><li>premier principe : elle est établie dans le long terme , c’est-à-dire que tôt ou tard , la monnaie obtenue dans la vente d’un bien sera utilisée pour l’achat d’un autre bien </li></ul><ul><li>second principe  : la monnaie a un rôle passif qui se résume à être un strict intermédiaire des échanges : la monnaie ne peut donc être détenue pour elle-même , donc la monnaie est un voile qui sert uniquement à opérer des échanges </li></ul><ul><li>troisième principe : la monnaie est neutre , elle n’exerce aucune influence sur l’économie réelle , ce qui entraîne l’impossibilité d’une crise de surproduction générale , puisque contrairement à la loi de Say , l’offre crée sa propre demande </li></ul>
    • 6. Les différents modes de financement de l’investissement <ul><li>Des exercices interactifs pour réviser les différents de modes de financement étudiés en cours de première: </li></ul><ul><li>sur le site de J.Dornbush: Visionner l'animation en ligne au format de la fenêtre du navigateur </li></ul><ul><li>Un exercice interactif sur Apprendre avec l’INSEE: ici </li></ul>
    • 7. I – Le rôle du taux d’intérêt dans l’équilibre épargne-investissement
    • 8. Introduction : les hypothèses <ul><li>Les offreurs et les demandeurs de capital sont des homo oeconomicus égoïstes et rationnels </li></ul><ul><li>Ils ne sont donc pas victimes d’illusion monétaire. Ils raisonnent toujours en termes réels : c’est-à-dire en termes de valeurs déflatées </li></ul><ul><li>Leurs décisions d’investissement et d’épargne s’opèrent donc en fonction des variations du taux d’intérêt réel </li></ul>
    • 9. A – Le rôle du taux d’intérêt sur la demande de capital : l’ investissement <ul><li>Les demandeurs de capital c’est-à-dire essentiellement les entreprises qui investissent opèrent une analyse coût /bénéfice </li></ul><ul><li>ils comparent donc : </li></ul><ul><ul><ul><ul><li>la productivité marginale du capital : le supplément de recette attendue de la production supplémentaire d’une unité de bien </li></ul></ul></ul></ul><ul><ul><ul><ul><li>Au coût de l’endettement (c’est-à-dire au taux d’intérêt réel) </li></ul></ul></ul></ul><ul><li>Tant que la productivité marginale est supérieure au coût , l’investissement s’avère rentable </li></ul><ul><li>La situation optimale est réalisée quand la productivité marginale est égale au taux d’intérêt réel </li></ul>
    • 10. A – Le rôle du taux d’intérêt sur la demande de capital : l’ investissement <ul><li>Or d’après la loi des rendements décroissants , la productivité marginale diminue au et à mesure que l’investissement s’accroît </li></ul><ul><li>l’investissement de l’entreprise n’est donc rentable que si la chute de la productivité marginale est compensée par une diminution proportionnelle du taux d’intérêt réel </li></ul><ul><li>l’investissement des agents économiques est donc une fonction décroissante du taux d’intérêt réel </li></ul>
    • 11. B – Le rôle du taux d’intérêt sur l’offre de capital : l’épargne <ul><li>Les offreurs de capital c’est-à-dire essentiellement les ménages réalisent un arbitrage entre </li></ul><ul><ul><ul><li>la consommation présente (qui a la préférence des ménages) assimilée à une destruction de richesses </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>et l’épargne : une abstention de consommation aujourd’hui (qui correspond à une privation) </li></ul></ul></ul><ul><li>Ils ne renonceront donc à consommer que si la consommation future permise par l’épargne est supérieure à la consommation présente </li></ul><ul><li>Plus le taux d’intérêt réel est élevé , plus la renonciation à consommer aujourd’hui est forte, puisque la rémunération de l’épargne qui assure une consommation future accrue compense la privation de la consommation présente </li></ul><ul><li>L’épargne des ménages est donc une fonction croissante du taux d’intérêt réel </li></ul>
    • 12. C - L’équilibre de marché Taux d’intérêt réel : ir Capital demandé et offert ° Epargne : Offre de capital des ménages ° Investissement : Demande de capital des entreprises ° ° ir* : Taux d’intérêt réel d’équilibre Epargne = Investissement Marché du capital Marché du capital
    • 13. Conséquence d’une augmentation du taux d’intérêt réel ir Capital offert et demandé ° Epargne Offre de capital des ménages ° Investissement Demande de capital des entreprises ° ° ir* d’équilibre I ‘  niveau d’investissement des entreprises Excédent d’épargne Ir’ Marché du capital E ’ niveau d’épargne des ménages
    • 14. Le retour vers l’équilibre ir Capital offert et demandé ° Epargne Offre de capital des ménages ° Investissement Demande de capital des entreprises ° ° ir* d’équilibre ir ’ I = E I ‘ E ‘ Marché du capital
    • 15. Conclusion - L’épargne, un préalable à l’investissement et à la croissance <ul><li>Pour les libéraux l’épargne est une vertu… </li></ul>Les ménages épargnent plus Cela accroît l’offre de fonds prêtables Demande de capital < Offre de capital Les entreprises investissent En définitive l’épargne conditionne l’investissement et la croissance Le taux d’intérêt diminue Les entreprises produisent plus Les entreprises distribuent plus de revenus Source:J.Dornbush
    • 16. <ul><li>Questions </li></ul><ul><li>Donnez le mode de lecture et de calcul des chiffres pointés pour l’année 85 </li></ul><ul><li>Quelles relations les théoriciens libéraux établissent-ils entre taux d’intérêt ,taux d’investissement et taux d’épargne? Sur quelle période ces relations sont-elles vérifiée? </li></ul>Vérification empirique de l’analyse
    • 17. II – Le profit, un élément déterminant dans la décision de l’investissement des entreprises
    • 18. A – L’Excédent Brut d’Exploitation Valeur ajoutée Rémunération des salariés (salaires + charges sociales Impôts liés à la production et à l’importation (nets de subventions) Excédent brut d’exploitation (EBE) Excédent net d’exploitation (ENE =EBE - amortissements) Source: C.Rodrigues http://www.lycee-militaire-aix.fr/ses /
    • 19. B- Le taux de marge <ul><li>Taux de marge = EBE / VA </li></ul><ul><li>Il permet de mesurer la part de la richesse créée qui revient à l’entreprise </li></ul><ul><li>C’est un indicateur de partage de la valeur ajoutée , non du taux de profit </li></ul>
    • 20. Donnez les modes de lecture et de calcul pour les chiffres de l ’année 1959 Quelle relation les auteurs libéraux établissent entre taux de marge et taux d’investissement? Sur quelles périodes est-elle vérifiée? Vérification empirique
    • 21. C - Le taux de profit : la rentabilité économique <ul><li>Rentabilité économique brute : </li></ul><ul><li>EBE </li></ul><ul><li>K </li></ul><ul><li>Rentabilité économique nette : </li></ul><ul><li>ENE </li></ul><ul><li>K </li></ul>
    • 22. La décomposition de la rentabilité économique <ul><li>REB = EBE </li></ul><ul><li>K </li></ul><ul><li>Si on multiplie et divise par la valeur ajoutée : </li></ul><ul><li>REB= EBE x VA = EBE x VA </li></ul><ul><li>K x VA VA K </li></ul>Taux de marge Productivité du capital
    • 23. Conséquence <ul><li>La Rentabilité économique dépend donc de 2 variables : </li></ul><ul><li>- le taux de marge : plus le partage de la création de richesses est favorable à l’entreprise , plus le taux de profit est important </li></ul><ul><li>- la productivité du capital : plus elle est forte , plus le taux de profit est élevé </li></ul>
    • 24. Conclusion La rentabilité de l’entreprise donne une double information Elle est une mesure de la performance de la mise en œuvre des capitaux Elle permet de réaliser le financement interne des investissements ( cash flow )
    • 25. Tout ça c’est bien joli, mais moi, en tant qu’ACTIONNAIRE, ce calcul de rentabilité ne me suffit pas !! Je veux savoir ce que me rapporteront MES CAPITAUX !! Vous allez pas me la faire aussi facilement… III – Rentabilité financière, effet de levier et profitabilité Source : pedagogie.ac- toulouse .fr/.../ ppt /Les_determinants_de_l_ investissement . ppt
    • 26. A - La rentabilité économique, une condition nécessaire mais non suffisante <ul><li>Si les taux d’intérêt se situent aux alentours de 8%, une entreprise investira-t-elle des fonds propres avec une rentabilité anticipée de 4% ? </li></ul>Elle préfèrera les placer (par exemple en obligations) de façon à ne pas subir un coût d’opportunité. Source : diapos 24 à 26 J.Dornbush, http://ecomultimedia.free.fr/term.html
    • 27. Définition du coût d’opportunité <ul><li>« Coût d’opportunité de l’investissement » : </li></ul><ul><li>C’est le fait d’obtenir un rendement moindre que celui qui aurait été obtenu par un usage alternatif des fonds (placement...) </li></ul>Source : J.Dornbush, http://ecomultimedia.free.fr/term.html
    • 28. <ul><li>Les entreprises réalisent donc des arbitrages entre des usages alternatifs de leur fonds propres. </li></ul>Ainsi : L’entreprise va comparer la rentabilité économique d’un investissement au taux d’intérêt proposé sur les marchés. Source : J.Dornbush, http://ecomultimedia.free.fr/term.html Conséquence
    • 29. B- La Rentabilité financière RF = EBE - rD FP Où : EBE = profit de l’entreprise r = taux d’intérêt réel D = montant des dettes de l’entreprise FP = fonds propres de l’entreprise
    • 30. La rentabilité financière mesure donc la part du profit qui revient aux propriétaires de l’entreprise une fois qu’ils ont rémunéré les prêteurs de capitaux C’est donc le ratio que vont étudier les propriétaires : ils recherchent d’abord à maximiser la rémunération de leurs fonds propres B- La Rentabilité financière
    • 31. C- L’effet de levier Imaginons une entreprise qui veut investir et créer un site de production d’une valeur de 20 millions d’euros. Elle a deux possibilités Financer l’investissement avec ses seuls fonds propres. Financer l’investissement avec 50% de fonds propres et 50% de fonds empruntés. Sachant que la rentabilité économique de ce projet est de 8 % et que cette entreprise est en situation d’emprunter à un taux d’intérêt de 4%, Quelle possibilité va-t-elle choisir ? Source : diapos 29 à 37 J.Dornbush, http://ecomultimedia.free.fr/term.html
    • 32. Première possibilité <ul><li>Fonds propres = 20 millions d’euros </li></ul><ul><li>Fonds empruntés = 0 millions d’euros </li></ul><ul><li>Bénéfice annuel = </li></ul><ul><li>Intérêts à verser = </li></ul><ul><li>Profit net des intérêts = </li></ul><ul><li>Rentabilité financière </li></ul><ul><li>= profit net des intérêts / fonds propres = </li></ul>20.10 6 x 0,08 = 1,6. 10 6 € 0 € 1,6. 10 6 € 8% Source : J.Dornbush, http://ecomultimedia.free.fr/term.html
    • 33. Seconde possibilité <ul><li>Fonds propres = 10 millions d’euros </li></ul><ul><li>Fonds empruntés = 10 millions d’euros </li></ul><ul><li>Bénéfice annuel = </li></ul><ul><li>Intérêts à verser = </li></ul><ul><li>Profit net des intérêts = </li></ul><ul><li>Rentabilité financière = (profit net des intérêts / fonds propres) </li></ul>20.10 6 x 0,08 = 1,6. 10 6 € 10. 10 6 € x 0,04 = 0,4. 10 6 (1,6-0,4).10 6 = 1,2. 10 6 € =12% 1,2. 10 6 10. 10 6
    • 34. L’endettement améliore la rentabilité de l’entreprise ! <ul><li>Si l’entreprise autofinance l’investissement la rentabilité de ses fonds propres est de 8% </li></ul><ul><li>Si elle s’endette cette rentabilité financière atteint 12 % </li></ul>Source : J.Dornbush, http://ecomultimedia.free.fr/term.html Par quel miracle ?
    • 35. L’entreprise bénéficie d’un effet de levier positif <ul><li>Lorsque le taux d’intérêt est inférieur à la rentabilité économique de l’investissement… </li></ul><ul><li>L’entreprise à intérêt a additionner des fonds empruntés à ses fonds propres. </li></ul>Car les fonds empruntés rapportent plus qu’ils ne coûtent
    • 36. 5,3% c’est bien mieux ! D’autant que si je plaçais mes capitaux ailleurs, ils me rapporteraient moins, puisque le taux du marché est de 2% environ ! I’m the king of the world… Source : pedagogie.ac- toulouse .fr/.../ ppt /Les_determinants_de_l_ investissement . ppt
    • 37. Mais il y a un risque ! Dans notre exemple : si la rentabilité économique est nulle, calculer la rentabilité financière du projet avec et sans fonds empruntés. Sans fonds empruntés : 0%. Avec fonds empruntés : - 4%
    • 38. Ainsi, l'endettement fait peser un risque spécifique sur la rentabilité de l'actionnaire ROE (return on equities) : le risque est qu'un retournement de conjoncture économique ou une contre-performance de l'entreprise abaissent la rentabilité économique ROA (return on assets) de l'entreprise et que cette rentabilité devienne inférieure au coût de la dette i. Le risque de levier d'endettement réside en ceci : la rentabilité ROE attendue par l’actionnaire est d'autant plus aléatoire que le levier est plus élevé, le levier amplifie l'effet d'une variation de la rentabilité de l'actif (ROA) sur la rentabilité de l’action (ROE). Le risque de levier de l’endettement
    • 39. Si ROA < r…alors… L’effet de levier devient négatif !
    • 40. D’accord, mais bon, de toute façon il vaut toujours mieux financer son investissement avec ses propres capitaux plutôt que de s’endetter ! C’est le bon sens ! Pas la peine de s’enquiquiner avec la RE, la RF et tout ça… Source : pedagogie.ac- toulouse .fr/.../ ppt /Les_determinants_de_l_ investissement . ppt
    • 41. C- La profitabilité <ul><li>profitabilité = Rentabilité- taux d’intérêt réel </li></ul><ul><li>La profitabilité s’étudie en général par rapport à la rentabilité financière mais certaines études utilisent la rentabilité économique et assimilent alors la profitabilité à l’effet de levier </li></ul><ul><li>Si la profitabilité est positive , l’entreprise a intérêt à développer son capital plutôt que de réaliser des placements sur les marchés financiers </li></ul><ul><li>Si la profitabilité est négative , l’entreprise préfèrera opérer des placements financiers qui optimisent sa rentabilité </li></ul>
    • 42. Cette notion de profitabilité est d’autant plus importante que : - l’investissement est incertain : il dépend de la demande anticipée qui n’est qu’une prévision. Certes c’est aussi vrai pour les fluctuations sur les marchés financiers ( cf crise boursière de 2008) - il est irréversible : un investissement est à long terme, contrairement à un placement sur les marchés financiers C- La profitabilité
    • 43. <ul><li>Questions: </li></ul><ul><li>Donnez les mode de lecture et de calcul des chiffres pour l’année 2007 </li></ul><ul><li>Périodisez les courbes de la rentabilité économique, de la profitabilité et du taux d’investissement </li></ul><ul><li>Quelles relations pouvez-vous faire apparaître entre ces différentes variables? </li></ul><ul><li>Sur quelles périodes l’analyse libérale est-elle vérifiée? </li></ul>Vérification empirique
    • 44. Partie 2- La logique de la demande: l’analyse de Keynes
    • 45. Consommons , consommons nous soutenons la croissance et l’investissement . La thésaurisation c’est la crise !
    • 46. Introduction Source :http://iep.univ-lille2.fr/lib/tele.php?chemin=../enseignants/fichier/766-Macroeconomie_de_l_emploi.ppt <ul><li>L'approche macroéconomique a été inaugurée par Keynes dans son ouvrage Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie paru en 1936. </li></ul><ul><li>Le contexte est celui de la grande crise des années 30: depuis 1929 l'économie est entrée en crise, l’investissement diminue, le chômage se maintient à un niveau élevé, et il n'y a aucun signe de reprise: l'économie ne se trouve pas dans le cadre d'une crise cyclique classique. </li></ul><ul><li>La théorie néoclassique (microéconomique) analyse l'économie comme un système d'échange pur : le problème de la production, de sa mise en oeuvre et de la formation du capital, n'est pas abordé; la monnaie n'est pas prise en compte. </li></ul><ul><li>Keynes considère au contraire que le système capitaliste n'est pas correctement appréhendé par la théorie des marchés: l'économie n'est pas un système d'échange pur, c'est une économie monétaire de production. Pour Keynes notre économie n'est pas un grand marché (one big market), mais est une économie capitaliste , caractérisée par la monnaie </li></ul>
    • 47. I - La remise en cause de la loi de Say Production 100€ Vente Offre = 100€ Distrib Revenus Salariés 50€ Entreprise 10€ Fournisseurs 40€ Demande = 80€ Marché en Déséquilibre O≥D Source : www.ac-reims.fr/datice/ses/Respedag/edskeynes04.mic. ppt Thésaurisation=20 euros
    • 48. I - La remise en cause de la loi de Say <ul><li>L’économie peut certes se situer au plein emploi des facteurs de production mais contrairement à ce qu’affirment les libéraux aucun mécanisme autorégulateur ne l’assure avec certitude. </li></ul><ul><li>Il existe donc beaucoup plus fréquemment des situations de sous-emploi qui résultent d’une demande des agents économiques insuffisante </li></ul><ul><li>En effet Keynes rejette la loi de Say en démontrant que ce n’est pas l’offre qui crée la demande et l’amène à son niveau, mais au contraire la demande anticipée des ménages, de l’Etat et des entreprises qui exercent un rôle directeur  </li></ul><ul><li>Dès lors selon Keynes tant que l ‘économie connaît une situation de sous-emploi il faut que l’Etat intervienne pour sortir l’économie de la dépression à laquelle elle est confrontée </li></ul>
    • 49. II - Les déterminants keynésiens de l’investissement J’épargne, j’épargne mais pourquoi l’investissement ne repart-il pas ?
    • 50. A - A priori, l’analyse keynésienne de l’investissement reprend l’analyse libérale <ul><li>L'investissement d’une entreprise est fonction : </li></ul><ul><ul><li>du coût de l’endettement, c’est-à-dire du taux d'intérêt </li></ul></ul><ul><ul><li>de l’efficacité marginale du capital , c’est-à-dire de la productivité marginale du capital </li></ul></ul><ul><ul><li>Si l’efficacité marginale du capital est supérieure au taux d’intérêt, alors l'entrepreneur investira </li></ul></ul>
    • 51. B - En réalité, l’analyse de Keynes est très différente de celle des néo-classiques <ul><li>Keynes s’oppose à l’analyse néo-classique sur les points suivants: </li></ul><ul><ul><ul><li>la nature du taux d’intérêt </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>les déterminants du partage du revenu entre consommation et épargne </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>l’incertitude et donc le rôle essentiel de la demande effective </li></ul></ul></ul>
    • 52. <ul><li>La nature du taux d’intérêt </li></ul><ul><li>Keynes s’oppose aux néo-classiques sur la nature du taux d’intérêt: </li></ul><ul><ul><ul><li>Le taux d'intérêt n'est pas un prix qui s'établit sur le marché des fonds prêtables (offre d'épargne contre demande d'investissement) </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>il est déterminé sur le marché monétaire par la confrontation entre l'offre de monnaie définie par la Banque Centrale et la demande de liquidité des agents : </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><ul><ul><li>la demande de liquidités résulte d'un arbitrage entre le présent et le futur. Elle exprime la confiance ou défiance dans le présent. Si les perspectives sont sombres, les agents préféreront détenir leur richesse sous forme liquide, donc la demande de monnaie va s'accroître en contrepartie de la vente de titres (obligations) : préférence pour la liquidité </li></ul></ul></ul></ul></ul><ul><ul><ul><ul><ul><li>l’offre de monnaie est considérée comme exogène: le gouvernement a la possibilité d'agir sur le taux d'intérêt en variant son offre de monnaie. </li></ul></ul></ul></ul></ul><ul><ul><ul><ul><ul><li>Investissement et épargne ne dépendent pas des mêmes variables </li></ul></ul></ul></ul></ul>
    • 53. 2. Les déterminants du partage du revenu entre consommation et épargne <ul><li>Keynes s’oppose aux néo-classiques sur 2 points essentiels: </li></ul><ul><ul><ul><li>le niveau de consommation et le niveau d’épargne sont indépendants du taux d’intérêt; ils sont fonction du revenu </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>l’épargne est le « vilain de la pièce », c’est le reliquat une fois que les ménages ont déterminé leur niveau de consommation </li></ul></ul></ul>
    • 54. a- La fonction de consommation <ul><li>La fonction de consommation est basé sur ‘’la loi psychologique’’ fondamentale: « En moyenne et la plupart du temps, les hommes sont déterminés à accroître leur consommation lorsque leur revenu s’élève, mais pas d’une quantité aussi grande que l’accroissement du revenu (théorie générale…p.113 » </li></ul><ul><li>Selon cette loi, l’homme a tendance à accroître sa consommation quand son revenu augmente, mais il ne l’augmente pas dans les mêmes proportions que le revenu lui-même: </li></ul><ul><ul><ul><li>le niveau de consommation est donc une fonction croissante du revenu </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>C = c x R où c = propension moyenne à consommer , </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>c’est-à-dire la part du revenu destiné à la consommation </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>cependant, les ménages dépensent une part décroissante de leur revenu quand celui-ci augmente : Δ C </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>Pmc= -------- </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>pmc: propension marginale à consommer </li></ul></ul></ul>Δ R
    • 55. b – La fonction d’épargne <ul><li>Keynes considère, contrairement aux néo-classiques que l’épargne est un reliquat qui est déterminé seulement quand les ménages ont déterminé leur niveau de consommation </li></ul><ul><li>Le niveau d’épargne ne dépend pas du taux d’intérêt mais du revenu: </li></ul><ul><li>Epargne =S = s x R où s= propension moyenne à épargner </li></ul><ul><li>la répartition de l’épargne entre détention de monnaie sous forme liquide ( motifs de transaction et de précaution) et placements ( motif de spéculation) est elle influencée par le taux d’intérêt : plus le taux d’intérêt élevé , plus les ménages vont placer leur épargne. </li></ul><ul><li>quand le revenu des ménages augmente, la part du revenu consacrée à l’épargne s’accroît: </li></ul><ul><ul><ul><li>Δ S </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>Pms = -------- </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>Δ R </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>pms: propension marginale à épargner </li></ul></ul></ul>
    • 56. b – La fonction d’épargne L'aspect nocif de l'épargne est précisé plus loin par Keynes dans ce que Jacques Rueff appelle la « parabole du dîner » • « Un acte d’épargne signifie pour ainsi dire une décision de ne pas dîner aujourd’hui. Mais il n'implique pas nécessairement une décision de commander un dîner une semaine ou une année plus tard .II ne consiste pas dans la substitution d'une demande pour la consommation future à une demande pour la consommation présente, mais seulement dans une diminution nette de cette dernière . En outre, la prévision d'une consommation future est si largement fondée sur la connaissance d'une consommation présente que toute réduction de celle-ci est susceptible de nuire à la première [...]. Dans ce cas, il contracte la demande en vue de l'investissement actuel aussi bien que la demande en vue de la consommation actuelle » [ibid., p. 226]. Selon Keynes, tout accroissement exogène de l'épargne exerce donc un effet déprimant non seulement sur la consommation, mais aussi sur l'investissement, en réduisant les débouchés anticipés. Le renversement de perspective est total par rapport aux classiques : l'acte d'épargne individuel, bien qu'il enrichisse l'individu qui le pratique, peut appauvrir la communauté dans son ensemble, en restreignant à la fois les débouchés présents et anticipés, donc l'investissement et l'emploi. Ce paradoxe de l'épargne, par lequel un bienfait au niveau individuel devient un méfait au niveau global, est en quelque sorte créateur de la macroéconomie : le raisonnement macroéconomique n'est pas toujours réductible à un raisonnement microéconomique. Source : P.Villieu , op cité Questions: <ul><li>En quoi la parabole du diner remet-elle en cause la valorisation que faisaient les néo-classiques de l’épargne ? </li></ul><ul><li>Quels sont , selon Keynes , les effets d’une augmentation de l’épargne sur l’évolution de l’investissement ? </li></ul><ul><li>Expliquez la phrase soulignée . En quoi contredit-elle la logique de la main invisible d’A .Smith ? </li></ul>
    • 57. Conception keynésienne Les ménages épargnent Plus selon les NC (à revenu constant) Les ménages consomment moins Les entreprises reçoivent moins de demande Les entreprises produisent moins Les entreprises licencient Le revenu des ménages chute Risque de cercle vicieux cumulatif moins Hausse des taux d’intérêt Conclusion :Les effets pervers d’une politique néo-classique de hausse des taux d’intérêt visant à relancer l’investissement
    • 58. <ul><li>Questions </li></ul><ul><li>Quelles critiques opère Keynes sur la relation postulée par les théoriciens libéraux entre taux d’intérêt ,taux d’investissement et taux d’épargne? </li></ul><ul><li>Sur quelle période la critique faite par Keynes est-elle vérifiée? </li></ul>Vérification empirique
    • 59. 3 – Le rôle de la demande effective <ul><li>la propension marginale à consommer étant décroissante, quand la communauté nationale s’enrichit, la part du revenu qui est consacré à la consommation risque donc de diminuer. </li></ul><ul><li>or, selon Keynes contrairement à ce qu’affirme les néo-classiques, aucun mécanisme autorégulateur ne garantit que ce qui n’est pas consommé aujourd’hui (qui est épargné) soit investi donc fournisse des débouchés aux entreprises: </li></ul><ul><ul><ul><li>une partie de l’épargne des ménages est thésaurisée, ce qui représente une fuite du circuit économique </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>Les entreprises seront-elles motivées à investir si les perspectives de débouchés déclinent </li></ul></ul></ul><ul><li>Keynes accorde donc une place centrale au principe de demande effective </li></ul><ul><ul><ul><li>c’est-à-dire à la demande solvable </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>anticipée par les entreprises </li></ul></ul></ul>
    • 60. 3 – Le rôle de la demande effective <ul><li>les entrepreneurs prenant leurs décisions d’investissement en fonction des débouchés qu’ils anticipent , il est absolument nécessaire pour que l’investissement se maintienne ou se développe que la demande effective progresse </li></ul><ul><li>or rien ne garantit que les ménages consomment suffisamment et que les entreprises investissent: l’économie peut donc, comme l’a démontré la crise de 29, à une insuffisance durable des débouchés et même à un cercle vicieux cumulatif </li></ul><ul><li>dès lors l’Etat doit intervenir pour soutenir la demande effective: </li></ul><ul><ul><ul><ul><li>soit par une politique de redistribution: une augmentation des prestations sociales ou une hausse des minima sociaux pour accroître les revenus des plus pauvres dont la propension moyenne à consommer est la plus élevée </li></ul></ul></ul></ul><ul><ul><ul><ul><li>par une augmentation des dépenses publiques directes qui vise à donner des débouchés aux entreprises </li></ul></ul></ul></ul><ul><ul><ul><ul><li>ces mesures peuvent être financées par une augmentation des taux d’imposition sur les ménages les plus aisées dont la propension moyenne à épargner est très élevée: principe de l’euthanasie du rentier </li></ul></ul></ul></ul>
    • 61. 3 – Le rôle de la demande effective: le modèle de l’accélérateur Sur le site apprendre avec l’INSEE: ici Pour un exercice d’application sur le site de J.Dornbush : ici
    • 62. Conclusion Demande anticipée C investi ssement Tx intérêt Efficacité marginale du capital Propension moyenne à consommer Répartition du revenu Offre de monnaie Demande liquidité technologie+ anticipations de débouchés Pol. redistribution Pol. budgétaire Commandes publiques Calcul de la rentabilité de l’investissement Loi psychologique. fondamentale
    • 63. Vérification empirique <ul><li>Donnez les modes de lecture et calcul des chiffres pour l’année 2002 </li></ul><ul><li>Quelles relations Keynes pose-t-il entre les 3 courbes? </li></ul><ul><li>Sont-elles vérifiées </li></ul>
    • 64. Vérification empirique <ul><li>Donnez le mode de lecture et de calcul du taux d’utilisation des capacités de production pour l’année 1996 </li></ul><ul><li>Pourquoi est-il nécessaire de prendre en compte le taux d’utilisation des capacités de production? </li></ul><ul><li>Quelle relation pouvez-vous faire apparaître entre les 2 indicateurs du graphique? </li></ul>
    • 65. III - La théorie keynésienne du multiplicateur :l’évolution de la demande comme conséquence de l’évolution de l’investissement ici A -Présentation du modèle Une présentation flash de J.Dornbush :
    • 66. Vérification empirique <ul><li>Questions : </li></ul><ul><li>Quelles relations pouvez vous faire apparaître entre l’évolution du PIB et celle de la FBCF </li></ul><ul><li>Que pouvez vous en conclure ? </li></ul>
    • 67. B -Les limites du modèle du multiplicateur Il faut admettre en réalité plusieurs fuites épargne impôts Tout le revenu non épargné devient-il une demande pour les producteurs locaux? importations
    • 68. <ul><li>Les prélèvements obligatoires : pas forcément gênant s’ils financent l’investissement public. </li></ul><ul><li>Les importations : la propension des ménages à importer limite l’impact du multiplicateur ! </li></ul>
    • 69. Conclusion : Ne confondons pas accélérateur et multiplicateur ! Croissance ou variation de la demande Investissement Accélérateur Multiplicateur Source: diapos 57 ,58, 59 J.Dornbush http://ecomultimedia.free.fr/term.html
    • 70. <ul><li>En résumé, la décision d’investir résulte de l’analyse de plusieurs déterminants qui n’ont pas tous le même poids selon : </li></ul><ul><li>La nature de l’activité ( ce que l’on produit ) </li></ul><ul><li>La situation de l’entreprise ( capable de s’endetter ou pas, disposant de fonds propres ou pas…) </li></ul><ul><li>La conjoncture du marché ( les perspectives d’avenir…) </li></ul><ul><li>Le niveau des taux, de l’inflation etc… </li></ul><ul><li>Pas facile… </li></ul>Source : pedagogie.ac- toulouse .fr/.../ ppt /Les_determinants_de_l_ investissement . ppt
    • 71. 3- Une politique monétaire active peut alors s’avérer utile… <ul><li>Tant que l’économie se trouve dans une situation de sous-emploi,donc qu’il existe du chômage une injection de monnaie dans l’économie permettant d’accroître la demande effective ( c’est à dire la demande solvable anticipée par les entreprises) va relancer la croissance et donc permettre de dynamiser l’investissement et de créer des emplois sans avoir d’effets notables sur les prix . On constate donc que tant que l’économie ne se situe pas au plein emploi des facteurs de production Keynes rejette la théorie quantitative de la monnaie, en affirmant qu’une injection de monnaie dans l’économie aura des effets sur la sphère réelle(la croissance , l’emploi) sans relancer l’inflation . Keynes critique donc la vision dichotomique défendue par les théoriciens quantitativistes. Et ce d’autant plus qu’en situation de récession toute politique monétaire restrictive visant à assainir l’économie va aggraver le sous emploi des facteurs de production , donc le chômage </li></ul>
    • 72. 4 – … Mais pas toujours nécessaire <ul><li>Au contraire quand l’économie se situe au plein emploi des facteurs de production , Keynes Considère que toute hausse de la masse monétaire en circulation va se traduire par une hausse de l’inflation et n’aura pas d’effets sur la sphère réelle , car il n’existe pas de capacités de production disponibles . Keynes conclut donc que , dans le cas particulier où l’économie se trouve au plein emploi , la théorie quantitative de la monnaie redevient valable , puisque toute hausse de la masse monétaire se traduit par de l’inflation et n’a aucun effet sur la sphère réelle . </li></ul><ul><li>Keynes ne remet donc pas toujours en cause l’analyse quantitativiste: elle est seulement fausse au sous-emploi des facteurs de production </li></ul>

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