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Td Organisation Du Travail Et Croissance Taylorime Et Fordisme The One Best Way  2009 2010
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Td Organisation Du Travail Et Croissance Taylorime Et Fordisme The One Best Way 2009 2010

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Ce TD reprend celui rédigé par un collègue de SES trouvé sur la toile en 2007 dont nous n'avons pu retrouver le lien . Nous nous en sommes très largement inspiré et nous nous excusons auprès du …

Ce TD reprend celui rédigé par un collègue de SES trouvé sur la toile en 2007 dont nous n'avons pu retrouver le lien . Nous nous en sommes très largement inspiré et nous nous excusons auprès du collègue de ne pas le citer . S'il reconnaît son travail , peut-il nous signaler le lien , merci d'avance

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  • 1. TD - Organisation du travail et croissance Taylorisme et fordisme : the one best way ? Le chapitre organisation du travail et croissance en fiches : ici
  • 2. I – La division du travail, source de gains de productivité.
    • Rationalisation du travail  : c’est le processus qui conduit à modifier les méthodes d’organisation du travail et de la production pour accroître l’efficacité des facteurs de production (l’objectif est d’obtenir des gains de productivité).
    • Tout tourne autour de l’idée selon laquelle la division technique du travail est l’organisation économiquement la plus efficace en matière de production: the one best way au sens de Taylor
  • 3. La division du travail chez Smith
    • Adam Smith
    • (1723-1790)
    • Exemple de la manufacture d’épingles :
      • Smith montre qu’en spécialisant plusieurs travailleurs dans des étapes différentes de fabrication d’épingles, on peut multiplier massivement la production d’une journée.
    • Justification :
      • Un ouvrier qui réaliserait seul les multiples tâches indispensables à la fabrication d’une épingle ne produirait au maximum qu’une vingtaine d’épingles par jour, voire aucune.
      • Au contraire, avec une dizaine d’ouvriers que l’on spécialise à un type de tâches, il serait possible d’obtenir 48 000 épingles, contre au maximum 200 s’il n’y avait pas eu une division du travail.
    • Conclusion :
      • La division du travail permet d’augmenter la productivité car chaque travailleur se spécialise dans une tâche unique (amélioration de la dextérité et gain de temps).
  • 4. II – Les caractéristiques du taylorisme.
    • Frederick Winslow Taylor
    • (1856-1915)
    • Critique de l’organisation traditionnelle du travail :
      • Les ouvriers sont autonomes et maîtres de leur temps (tendance à la «flânerie systématique» des ouvriers).
    • Propose la mise en place d’une organisation scientifique du travail (OST) :
      • Rationaliser le travail afin d’accroître sa productivité, de trouver «  the one best way » (la meilleur façon possible de produire).
  • 5. Les principes de l’OST
    • La division verticale du travail :
      • Séparation hiérarchique stricte entre le travail de conception et le travail d’ exécution .
      • Le bureau des méthodes (ingénieurs), décide des tâches à accomplir, de la façon de les accomplir et du temps nécessaire pour les accomplir.
      • Une fois que le geste le plus efficace est trouvé ( « one best way » ), il est imposé aux ouvriers, qui doivent se contenter d’exécuter la tâche demandée.
    • La division horizontale du travail :
      • Parcellisation des tâches : décomposition d’une tâche complexe en une succession de gestes simples que des ouvriers sans grande qualification peuvent accomplir.
      • Les travailleurs sont placés sur des postes fixes le long d’une ligne non mécanisée.
    • La mise en place d’un salaire aux pièces :
      • Lié au rendement de l’ouvrier dont le but est de l’inciter à être productif.
      • Salaire augmenté de 30 à 100 % si la procédure et le temps alloué sont respectés, voire améliorés (système de rémunération récompensant les travailleurs les plus rapides).
  • 6. Les résultats obtenus par Taylor
    • En 1898, Taylor devint consultant pour l’aciérie Bethlehem. Trois ans après qu’il ait introduit des méthodes de travail à cette aciérie, on constatait les résultats suivants:
    • Remplissez la dernière colonne
    • Peut-on parler d’un jeu à somme positive?
    • Quel est le principal gagnant?
    Anciennes méthodes Nouvelles méthodes Rendement en tonnes par ouvrier et par jour 10 59 Gains journaliers d’un ouvrier 1.15$ 1.88$ Coût moyen de manutention 0.072$ 0.033$ Taux de variation en %
  • 7. III – Les caractéristiques du fordisme.
    • Henry Ford
    • (1863-1947)
    • Ford reprend les principes tayloriens de l’organisation du travail, en les complétant c’est-à-dire en corrigeant ses limites (pb de la flânerie entre les tâches et d’écoulement de la production)
    • Généralisation progressive du mode de production fordiste aux Etats-Unis dans l’entre-deux Guerres (à partir des années 1920 et surtout pour soutenir l’effort de guerre) et après 1945 dans les autres PDEM.
  • 8. Les principes du fordisme
    • Introduction et généralisation du travail à la chaîne :
      • Les pièces sont transportées devant chaque ouvrier par l’intermédiaire d’un convoyeur.
      • Il s’agit « d’apporter le travail à l’ouvrier au lieu d’amener l’ouvrier au travail » pour supprimer le déplacement des ouvriers et leur imposer un rythme de travail.
    • Standardisation des pièces et des modèles :
      • Modèle de voiture unique, la Ford T.
      • Les économies d’échelle réalisées permirent d’en abaisser le prix de 850$ à son lancement en 1908 à 360$ en 1917.
    • Favoriser la consommation de masse :
      • En 1914, Ford fixe le salaire des ouvriers à 5 dollars par jour (le five dollar day ), ce qui correspond au double du salaire ouvrier moyen.
      • Le but est d’endiguer le départ des travailleurs rebutés par les conditions de travail et surtout de permettre d’élargir constamment la demande, condition au développement d’une production industrielle de masse.
  • 9. IV– Le cercle vertueux de la « croissance fordiste ».
    • Le mode de production fordiste a constitué un facteur déterminant du développement et de la croissance économique des Trente Glorieuses.
    • Ainsi, par extension, le fordisme désigne plus qu’un simple mode d’organisation : c’est un mode de régulation macroéconomique fondé sur l’articulation vertueuse d’une production de masse et d’une consommation de masse : schéma .
    • Mais le système tayloro-fordien connaît un essoufflement et une crise progressive, qui commencent dans les années 1960.
  • 10. Hausse de l’investissement hausse de la consommation
  • 11. V- La remise en cause du tayloro-fordisme
  • 12. Les limites structurelles du tayloro-fordisme
    • Contribue dès l’origine à la déshumanisation du travail
    • Parcellisation du travailleur (travail à la pièce)
    • La formation des ouvriers n’est pas faite; le travailleur devient encore plus remplaçable
    • L’augmentation de la valeur ajoutée n’est pas répartie équitablement entre le dirigeant et l’ouvrier
    • Division sociale grandissante entre cols bleus et cols blancs
    Charlot et les Temps modernes (cliquer pour un extrait vidéo)
  • 13. A -La crise sociale du tayloro-fordisme…
    • Remise en cause du compromis salarial fordiste :
      • Les salariés vont manifester leur refus d’un travail perçu comme trop monotone, trop répétitif et trop déresponsabilisé (le « travail en miettes » ).
      • Les salariés sont déshumanisés, sans perspective de carrière alors même qu’ils sont mieux formés (ils demandent plus d’autonomie et d’initiative).
    • Formes de résistance au mode de production fordiste  :
      • Augmentation du turn-over
      • Hausse de l’ absentéisme.
      • Multiplication des grèves.
      • Malfaçons et coulage (sabotages).
    • Conséquence principale  :
      • Décélération de la productivité, dès la fin des années 1960.
  • 14. B -… et la crise économique du système.
    • Remise en question de la production de masse :
      • Saturation de l’équipement des ménages en produits industriels comme l’automobile ou l’électroménager.
    • Un système de production trop rigide :
      • Consommateurs de plus en plus exigeants en termes de qualité et de diversité des produits.
      • Or le fordisme est efficace sur de grandes séries de produits dont la qualité laisse parfois à désirer. Il ne répond que difficilement à une demande de plus en plus diversifiée.
    • Conséquence de cette double crise :
      • Les entreprises réagissent à la crise du fordisme en mettant en place de nouvelles formes d’organisation du travail (NFOT).

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