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  • 1. Cabinet Jean-Pierre FERRO 6 avenue Foch 92380 GARCHES +33 (6) 22 95 33 47 Confiden'el   ©2011–Jean-PierreFERRO Objets connectés : quels impacts pour les assurances ? 31 mars 2014 Introduction au sous-groupe de travail sur les offres nouvelles en assurance connectée (SGT7) Conférences Groupe de Travail Big Data
  • 2. ©2011–Jean-PierreFERRO 2         Conseil indépendant assurance (ferrobergis@free.fr 06 22 95 33 47) Partenaires : Patrick Picard, actuaire agrégé, Christophe Gazeau (Digital), Groupe THALES (Big Data) Exemples clients :   Quelques missions et initiatives - Digital et Assurance : •  Plusieurs missions opérationnelles de transformation digitale •  Médias Sociaux et assurance : •  Organisation depuis 2011 de conférences et animation de Groupes de Travail auprès des Mutuelles de la ROAM •  Animation de séminaires de Direction •  Réalisation d’Étude d’opportunité sur la présence d’une assurance mutuelle et mise en œuvre (en cours) de cette présence •  Organisation de manifestations sur le Big Data avec le Groupe Thalès et en partenariat avec l’IA   2   Qui sommes-nous ? Jean-Pierre Ferro
  • 3. ©2011–Jean-PierreFERRO 3   Qui sommes-nous ? Christophe Gazeau Directeur Conseil Digital Alti-TCS cgazeau@alti.fr 06 82 40 45 23
  • 4. ©2011–Jean-PierreFERRO 4   Une introduction au groupe de Travail Big Data et Objets connectés 1.  De l’internet à l’internet des objets 2.  Le développement des objets connectés 3.  Panorama des objets connectés : Particuliers, Entreprises, Collectivités 4.  Vers une nouvelle économie des données 1.  Big data 2.  Partage des données 3.  Sécurité des données 5.  Impacts sur l’offre d’assurance 6.  …et sur le métier d’actuaire 4   Sommaire
  • 5. ©2011–Jean-PierreFERRO 5   1. De l’internet à l’internet des objets 5  
  • 6. ©2011–Jean-PierreFERRO 6   IBM Microsoft Apple ???? De l’ère de l’informatique… … à l’ère du digital L’ordinateur d’entreprise L’ordinateur personnel (Personal Computer) L’ordinateur portable Le mobile Les tablettes L’ordinateur mettable (wearable computing) L’informatique ambiante (pervasive computing) Double évolution = miniaturisation + multiplication des ordinateurs-appareils-devices. De l’ère de l’informatique à l’ère du digital
  • 7. ©2011–Jean-PierreFERRO 7   Au-delà des ordinateurs : une histoire des réseaux en 3 étapes clés 1965 → 1992 Internet = Réseau(x) physique(s) + Protocole informatique (TCP/IP) pour relier entre eux des ordinateurs Ordinateurs identifiables par adresse unique (IP – norme IPv4) 1989 → 1993 World Wide Web = Réseau de contenus (« pages web ») Identifiables via URL (http:// www.domaine.extension) Reliés entre eux par des liens hypertextes Consultables dans un navigateur 2003 → 2008 Internet des objets = Objets et lieux reliés entre eux et à des ordinateurs via Internet (norme IPv6) Le web 2.0 Le web mobile
  • 8. ©2011–Jean-PierreFERRO 8   Une définition large… « L'Internet des objets représente l'extension d'Internet à des choses et à des lieux dans le monde physique. Alors qu'Internet ne se prolonge habituellement pas au-delà du monde électronique, l'internet des objets (IdO) a pour but de l'étendre au monde réel en associant des étiquettes munies de codes, de puces RFID ou d’URLs aux objets ou aux lieux. » « Internet des objets » = Point de vue technique « Objets connectés » = Point de vue des utilisateurs
  • 9. ©2011–Jean-PierreFERRO 9   …qui englobe un spectre très large d’ « objets » ! Appareils connectés habituels (Ordinateurs personnels, ordinateurs portables, tablettes, smartphones…) Appareils mettables (wearable devices) (Boîtiers d’analyse d’activité, Google Glass…) + + Objets connectés (Brosse à dents, vêtements, ballon de foot…) Tout objet, individu ou élément du monde connecté (être humain, animal, plante, lieu…) +
  • 10. ©2011–Jean-PierreFERRO 10   Une capacité d’adressage suffisante ? « C'est un nombre suffisant pour fournir à chaque personne vivant sur la Terre sa propre liste de milliards d'adresses IP. Suffisant, en d'autres termes, pour donner à internet un espace infini pour croître dans un avenir proche. » (Google) « L'idée que tous les objets finiront par être connectés a résolument fait son chemin et personne ne doute plus que cela va advenir. » (Rafi Haladjian, Sen.se) Permet de contenir quatre milliards d'adresses environ. Saturation depuis 2011 Permet de gérer 340 trillions de trillions de trillions d’adresses (34 suivi de 40 zéros). Disponible depuis 2012
  • 11. ©2011–Jean-PierreFERRO 11   Internet des objets : les pièces du puzzle Type de Systèmes Identification Capteurs Connexion Intégration Traitement de données Réseaux Enjeux Reconnaître chaque objet de façon unique et recueillir les données stockées au niveau de l’objet. Recueillir des informations présentes dans l’environnement pour enrichir les fonctionnalités du dispositif. Connecter les systèmes entre eux. Intégrer les systèmes pour que les données soient transmises d’une couche à l’autre. Stocker et analyser les données pour lancer des actions ou pour aider à la prise de décisions. Transférer les données dans les mondes physiques et virtuels. Technologies utilisées Codes barre,   RFID, URI, coordonnées GPS, onde acoustique de surface, puces optiques, ADN… Thermomètre, hy dromètre, accéléromètre, capteurs miniaturisés, nanotechnolo- gies… Câbles, Bluetooth, communicati on en champ proche, Wi- Fi, Zigbee... Middlewares évolués, Analyse décisionnelle des systèmes complexes… Bases de données, Progiciel de gestion intégré, Gestion de la relation client, Entrepôt de données 3D (compatible avec les puces RFID), Web sémantique… Internet, Ethernet, Réseau EPC global… Source : Rapport « L’internet des objets » (2008), par Pierre-Jean Benghozi et Sylvain Bureau (Pôle de recherche en Economie et Gestion de l’Ecole Polytechnique) et Françoise Massit-Folléa (programme Vox Internet II) http://www.csi.ensmp.fr/voxinternet/www.voxinternet.org/IMG/pdf/IdO.pdf  
  • 12. ©2011–Jean-PierreFERRO 12   2. Le développement des objets connectés 12  
  • 13. ©2011–Jean-PierreFERRO 13   Une croissance exponentielle 13   0   5   10   15   20   25   30   2009   2010   2012   2020   (Gartner) (Idate) (Idate) (Gartner) 0,9 4 15 26 ou 80 milliards d’après l’Idate ou 212 milliards selon IDC !   Nombre d’objets connectés dans le monde (en milliards)
  • 14. ©2011–Jean-PierreFERRO 14   Une croissance exponentielle Ò  En 2014, en France, plus de 5 millions de personnes sont équipés d'un objet connecté, soit 11% de la population française âgée de plus de 18 ans. Ò  Le marché devrait doubler dans les trois prochaines années = 11 millions de français équipés d'objets connectés en 2017. Ò  Taux d’équipement d’une famille de quatre personnes dans les pays occidentaux : 14   10 objets 25 objets 50 objets 2014 2017 2022 Source  :  h:p://www.lenouveleconomiste.fr/objets-­‐connectes-­‐la-­‐deuxieme-­‐revolu'on-­‐de-­‐linternet-­‐20299/      
  • 15. ©2011–Jean-PierreFERRO 15   Des revenus futurs qui défient les prévisions ! Ò En 2020, les objets connectés génèreraient… Ò 300 milliards de dollars de revenus selon l’Idate Ò 1 380 milliards d’euros pour Gartner Ò 6 460 milliards pour IDC ! Ò Selon Gartner, la valeur ajoutée dans les différents segments concernés de l'économie mondiale est estimée à 1 900 milliards de dollars, dont 15% dans l'industrie, 15% dans le secteur de la santé et 11% dans celui des assurances (209 milliards de dollars). 15  
  • 16. ©2011–Jean-PierreFERRO 16   Des revenus futurs qui défient les prévisions ! 16   Ò  Selon le cabinet d’études économiques Xerfi France, les français auraient consacré 150 millions d’euros en 2013 pour l’acquisition d’objets connectés pour la santé et la maison. Ò  Toujours selon Xerfi, avec une progression de 50% par an entre 2013 et 2016, ces dépenses devraient atteindre 500 millions d’euros en 2016. Ò  Enfin, pour les experts de Xerfi, la concurrence s'annonce "redoutable entre les spécialistes français (Parrot, Netatmo, Withings...), les start-up américaines (Fitbit, Nest Labs), les fabricants d'équipements électroniques grand public (Samsung, Apple...) et les industriels des biens de consommation (Nike, Seb, Terraillon)".
  • 17. ©2011–Jean-PierreFERRO 17   Ce qui attire la convoitise des grands acteurs de l’internet Janvier 2014 : Google rachète Nest (thermostat connecté) pour 3,2 milliards de dollars 17   !
  • 18. ©2011–Jean-PierreFERRO 18   Ce qui attire la convoitise des grands acteurs de l’internet Janvier 2014 : Google lance Android Wear, un kit de développement pour les appareils mettables. 18  
  • 19. ©2011–Jean-PierreFERRO 19   Ce qui attire la convoitise des grands acteurs de l’internet En 2011 déjà, Google avait lancé Android@home, un système d’exploitation des objets connectés de la maison. 19  
  • 20. ©2011–Jean-PierreFERRO 20   Les pouvoirs publics en font également une priorité ! 20   Dans le cadre du programme La Nouvelle France Industrielle, les objets connectés ont été identifiés comme l’une des 34 priorités de politique industrielle de la France. Éric Carreel, le fondateur de Withings, dirige le plan gouvernemental sur les “objets connectés”.
  • 21. ©2011–Jean-PierreFERRO 21   Cocorico ! Les fabricants français sont parmi les leaders mondiaux ! Ò  En septembre 2012, parmi les 10 objets communicants les plus vendus aux Etats-Unis, se trouvaient 5 appareils français. 21  
  • 22. ©2011–Jean-PierreFERRO 22   3. Panorama des objets connectés 22  
  • 23. ©2011–Jean-PierreFERRO 23   Qui utilise des objets connectés ? Ò  Les particuliers Ò  Automobile Ò  Habitation, Maison et environnement Ò  Santé, bien-être, sport Ò  … Ò  Les entreprises Ò  Logistique Ò  Agriculture Ò  Energie Ò  … Ò  Les collectivités et services publics Ò  Ville intelligente Ò  …
  • 24. ©2011–Jean-PierreFERRO 24   L’automobile connectée Ò  Exemple :Citroën eTouch Ò  Grâce à un module GPS et à une carte SIM intégrée au véhicule, l’automobiliste bénéficie des services suivants : •  Citroën Appel d’Urgence Localisé : pour plus de sécurité •  Citroën Appel d’Assistance Localisé : pour trouver de l’aide à proximité •  Citroën EcoDriving : pour contribuer à la protection de l’environnement •  Citroën Carnet d’Entretien : pour prendre soin du véhicule
  • 25. ©2011–Jean-PierreFERRO 25   L’automobile connectée « La voiture est en train de devenir un ordinateur portable et un « device ». Cela va révolutionner nos organisations. » Martin Winterkorn, CEO Volkswagen, au Cebit 2014 Aujourd’hui, une voiture embarque 1,5 kilomètre de câbles, dispose de plus de 50 unités de contrôle et possède une puissance de calcul équivalente à 20 ordinateurs personnels perfectionnés. http://www.usine-digitale.fr/article/l-automobile-est-un-device-selon-volkswagen.N250213
  • 26. ©2011–Jean-PierreFERRO 26   Habitation : les thermostats connectés… 26   Nest, racheté par Google •  Gestion de l’énergie •  Gestion du confort de la maison •  Apprentissage des habitudes
  • 27. ©2011–Jean-PierreFERRO 27   Habitation : les ampoules connectées… 27  
  • 28. ©2011–Jean-PierreFERRO 28   Habitation : les serrures connectées… 28  
  • 29. ©2011–Jean-PierreFERRO 29   Habitation : et même le soin des plantes… 29  
  • 30. ©2011–Jean-PierreFERRO 30   Habitation : en passant par le soin des animaux… Un capteur d’activité pour chiens 30  
  • 31. ©2011–Jean-PierreFERRO 31   Habitation : pour ne rien perdre… 31  
  • 32. ©2011–Jean-PierreFERRO 32   Habitation : station météo…
  • 33. ©2011–Jean-PierreFERRO 33   Habitation : Mother Sen.se Un hub connecté et ses capteurs pour tout monitorer dans la maison.
  • 34. ©2011–Jean-PierreFERRO 34   Habitation : plateforme de pilotage des appareils connectés Ò  LG HomeChat = Ò  la connectivité entre l'ensemble des équipements ménagers connectés Ò  + application de chat LINE, pour transmettre les messages entre vous et vos appareils domestiques Ò  + interface HomeChat, qui permet de discuter en langage naturel et de faire le lien avec la messagerie Line 34  
  • 35. ©2011–Jean-PierreFERRO 35   Habitation : plateforme de pilotage des appareils connectés Ò  Samsung Smart Home = Ò  plateforme intégrée qui permet aux équipements du foyer de communiquer entre eux. Ò  Device Control sert à piloter les appareils à distance Ò  Home View sert à visionner à distance les images émises par les devices de la maison Ò  Smart Customer Service effectue la maintenance des équipements.  35  
  • 36. ©2011–Jean-PierreFERRO 36   Santé : balance, tensiomètre, fourchette Bienvenue dans l’ère du « quantified self », la mesure de soi.
  • 37. ©2011–Jean-PierreFERRO 37   Santé : brosses à dents connectées Oral-B
  • 38. ©2011–Jean-PierreFERRO 38   Santé : patch connecté pour suivi de l’épilepsie Ò  ARTEFACT GROUP Ò  DIALOG, un patch qui effectue des mesures biométriques, dont un électroencéphalogramme (EEG), afin de surveiller l’épilepsie des patients et prévenir la survenue des crises. Source  :  h:p://www.atelier.net/trends/ar'cles/patchs-­‐medicaux-­‐perme:ent-­‐an'ciper-­‐crises-­‐de-­‐donner-­‐alerte_428116    
  • 39. ©2011–Jean-PierreFERRO 39   Santé : les boîtiers capteurs d’activité
  • 40. ©2011–Jean-PierreFERRO 40   Santé : les bracelets capteurs d’activité
  • 41. ©2011–Jean-PierreFERRO 41   Au service des performances sportives Adidas Smart Ballon
  • 42. ©2011–Jean-PierreFERRO 42   Au service des performances sportives
  • 43. ©2011–Jean-PierreFERRO 43   Pour faciliter et sécuriser les authentifications Ò  Nymi : un bracelet connecté qui utilise le rythme cardiaque comme signature unique pour s’identifier en lieu et place d’un mot de passe.
  • 44. ©2011–Jean-PierreFERRO 44   Les montres connectés MOTOROLA MOTO 360 SONY NISSAN SAMSUNG GALAXY GEAR
  • 45. ©2011–Jean-PierreFERRO 45   Les lunettes connectées VUZIX GOOGLE GLASS RECON JET OPTINVENT
  • 46. ©2011–Jean-PierreFERRO 46   Les vêtements connectés
  • 47. ©2011–Jean-PierreFERRO 47   Objets… de désir ? Ò  Fundawear : des sous-vêtements connectés conçus par Durex pour être actionnés à distance depuis un smartphone et vibrer comme un sextoy.
  • 48. ©2011–Jean-PierreFERRO 48   Secteur public : Les villes intelligentes (« smart cities ») Ò  Cisco & la ville de Nice : Boulevard Victor-Hugo Ò  Un boulevard de 800 mètres de long connecté à Internet pour informer en temps réel les habitants et les acteurs de la ville. Ò  200 capteurs installés sur les lampadaires, dans la chaussée, sur les containers Ò  Collecte en temps réel des données sur la circulation, l’éclairage public, la propreté ou l’environnement.
  • 49. ©2011–Jean-PierreFERRO 49   Entreprises : Les vaches connectées…
  • 50. ©2011–Jean-PierreFERRO 50   Des moteurs de recherche spécialisés Ò  http://www.shodanhq.com/
  • 51. ©2011–Jean-PierreFERRO 51   Des moteurs de recherche spécialisés Ò  http://devices.wolfram.com/
  • 52. ©2011–Jean-PierreFERRO 52   Des moteurs de recherche spécialisés Ò  http://thingful.net/
  • 53. ©2011–Jean-PierreFERRO 53   4. Vers une nouvelle économie des données 53   1.  Une question de volume, vitesse et variété : le Big Data 2.  Une question juridique, éthique et économique : le partage des données 3.  Une question de sécurité : le risque du piratage
  • 54. ©2011–Jean-PierreFERRO 54   4.1. Le Big Data : une question de volume, vitesse et variété des données 54  
  • 55. ©2011–Jean-PierreFERRO 55   Objets connectés + médias sociaux + … = Big Data Source  :  h:p://www.slideshare.net/rossdawson/workshop-­‐crea'ng-­‐the-­‐future-­‐of-­‐professional-­‐services-­‐9764750    
  • 56. ©2011–Jean-PierreFERRO 56   Des volumes qui se mesurent à des échelles inédites…
  • 57. ©2011–Jean-PierreFERRO 57   Et pas seulement une question de volume… Stockage   Traitement   Ou'ls  analy'ques   En  2005,  l’humanité  a   crée  150  exabytes   d’informa'ons.     L’année  2011  en  a   enregistré  1  200.   VOLUME   The  Economist   VARIÉTÉ   80  %  des  données   d’entreprise  recueillies  de   sources  tradi'onnelles  ou  non   seront  non-­‐structurées.   Gartner   Données  CRM   GPS   Demande  Vitesse   Vitesse   OpéraDons   Opportunités   Appels  de  service   Client   Commandes   Stocks   Emails   Tweets   Planifica'on   Objets   Mobile   Messages  instanés   Le  contenu  numérique  dans  le  monde  va   doubler  dans  les  18  mois  à  venir,  et   conDnuera  à  ce  rythme  par  la  suite.       VITESSE   IDC  
  • 58. ©2011–Jean-PierreFERRO 58   … ce qui nécessite des technologies de traitement spécifiques
  • 59. ©2011–Jean-PierreFERRO 59   4.2. Le partage des données : une question juridique, éthique et économique 59  
  • 60. ©2011–Jean-PierreFERRO 60   L’économie digitale : quelles données pour quels usages ? 60   Domaines du digital particulièrement concernés Objectifs du traitement des données Leviers & méthodes Types de données analysées Exemple d’acteurs / contributeurs clés Métiers de l’assurance particulièrement concernés WEB Optimisation des pages web Analytique Données de navigation web Adobe Analytics Suite Marketing Développement Actuariat Informatique Ciblage publicitaire Display, mailing, etc. Données de navigation web Criteo Display, mailing, etc. Multicanal Données de navigation web, données personnelles Chaque entreprise MEDIAS SOCIAUX Display, Publications ciblées… Social graph, Interest graph… Facebook Amélioration de la relation client, satisfaction client, fidélisation… E-réputation, social CRM Activités et publications sociales Salesforce (Radian 6) Relation client Communication Actuariat Informatique Adaptation & personnalisation de l’offre (produits, prix, services…) Analyse de risques, tarification, détection de fraude… Big Data Marketing Actuariat Informatique OBJETS CONNECTES Données identitaires, données d’usage des objets Fabricants d’objets connectés Big Data
  • 61. ©2011–Jean-PierreFERRO 61   Les données des objets connectés : producteurs & utilisateurs Ò En entrée : Ò Des capteurs captent des données Ò Des individus saisissent des données Ò En sortie : Les données sont exploitables… A.  Par l’utilisateur ou le propriétaire de l’objet : monitoring, intervention… B.  Par le fabricant de l’objet C.  Par des tiers qui achètent les données « anonymisées » pour les analyser D.  Par tout le monde : données publiques 61  
  • 62. ©2011–Jean-PierreFERRO 62   A. L’accès aux données par l’utilisateur Ò  Il accède à ses propres données : Ò  Issues des capteurs de l’objet Ò  Saisies par lui-même Ò  Il accède à des données issues de tiers : Ò  Données publiques Ò  Données partagées avec lui par d’autres utilisateurs Ò  Données des autres utilisateurs, agrégées et anonymisées par le fabricant et restituées aux utilisateurs (pour définir des moyennes, des tendances, des classements, etc.) Ò  Données de tiers acquises par le fabricant ou fournies par des partenaires Ò  L’intelligence des objets connectés se mesure notamment par leur capacité à exploiter ces données de tiers et à les restituer aux utilisateurs de manière pédagogique, ludique, statistique ou prédictive, pour augmenter la valeur ajoutée du service. 62  
  • 63. ©2011–Jean-PierreFERRO 63   Le tableau de bord du Fitbit One (bracelet connecté) 63  
  • 64. ©2011–Jean-PierreFERRO 64   B. L’accès aux données par le fabricant Ò  Il récupère, stocke, traite et restitue … : Ò  À chaque utilisateur ses propres données de manière transparente •  En garantissant la non consultation par ses soins des données privées individuelles des utilisateurs Ò  A tous les utilisateurs, les données des autres utilisateurs qui ont donné leur accord, de manière anonymisée et agrégée •  Une grande partie de l’intérêt et de l’intelligence des objets connectés tient à la restitution de ces données collectives anonymisées Ò  Il peut proposer à ses utilisateurs des données issues de tiers : Ò  Données publiques Ò  Données de tiers qu’il a acquises ou fournies par des partenaires 64  
  • 65. ©2011–Jean-PierreFERRO 65   C. Les données partagées par les utilisateurs Ò  Un utilisateur peut partager ses données (globalement ou partiellement) avec un ou plusieurs autres utilisateurs, voire les rendre publiques. Ò  Dans quels cas le fait-il ? (selon études) Ò  Partage des données d’activité sportive sur les médias sociaux Ò  Partage des données de santé avec le corps médical (voir sondage ci-après) Ò  Partage avec des tiers si les données sont anonymisées Ò  … Ò  Un utilisateur peut aussi vendre ses données. 65  
  • 66. ©2011–Jean-PierreFERRO 66   Exemple : Le partage des données de santé 66  
  • 67. ©2011–Jean-PierreFERRO 67   Exemples de données publiques 67   Ò  OpenData Ò  Data.gouv.fr
  • 68. ©2011–Jean-PierreFERRO 68   Exemples de données publiques Ò  Wearedata (Ubisoft) 68  
  • 69. ©2011–Jean-PierreFERRO 69   Exemples de données publiques & partagées Ò  http://www.withings.com/surchargemunicipale/ Ò  L’étude de Withings établit également des corrélations entre certains critères et le taux d’obésité des habitants. 69  
  • 70. ©2011–Jean-PierreFERRO 70   Exemples de données partagées par les utilisateurs Ò  Netatmo Weather Map Ò  Carte issue des stations météos des utilisateurs Netatmo qui partagent leurs données météo extérieures (température, humidité et pression).   Les données internes ne sont pas mises en commun car privées. 70  
  • 71. ©2011–Jean-PierreFERRO 71   Exemples de données partagées par les utilisateurs Ò  MySantéMobile Ò  http://mysantemobile.fr/ 71  
  • 72. ©2011–Jean-PierreFERRO 72   D. L’accès aux données par des tiers ou des partenaires Ò  Le fabricant peut communiquer à des tiers, clients ou partenaires, les données issues des utilisateurs Ò  Les utilisateurs doivent être prévenus et avoir donné leur accord Ò  Les données doivent être anonymisées Ò  Le nom des tiers doit être mentionné Ò  L’usage qui sera fait des données doit être mentionné Ò  Vente, partenariat… 72  
  • 73. ©2011–Jean-PierreFERRO 73   Le cadre juridique global : Ce que dit la CNIL Ò  Un site peut « collecter [des informations] pour des finalités déterminées, explicites et légitimes  » mais ces données ne peuvent «  pas être traitées ultérieurement de manière incompatible avec ces finalités.  » (Loi Informatique et libertés). Ò  « Si une société souhaite monétiser sa base de données, elle doit agir en toute transparence, c'est-à-dire informer les personnes ». (Judicaël Phan, juriste à la Cnil). Ò  Le site se doit d'informer l'internaute sur les finalités de la collecte mais aussi sur les différents destinataires de ces informations. Il est possible que ces données soient cédées mais dans ce cas, la personne doit donner son consentement express (accepter les conditions d'utilisation ne suffit pas). 73  
  • 74. ©2011–Jean-PierreFERRO 74   Données personnelles vs données anonymisées 74   « Dans la mesure où il n'y a pas un lien qui permet d'associer les données comportementales, envoyées par les objets connectés ou domotiques... à une personne physique, il ne s'agit plus de données personnelles. » Ò  Guillaume Seligmann, avocat au cabinet Cotty Vivant Marchisio & Lauzeral, spécialiste des nouvelles technologies. Ò  Source : http://www.lesnumeriques.com/objets-connectes-securite-donnees- a1790.html
  • 75. ©2011–Jean-PierreFERRO 75   Ce que dit Facebook 75   Ò  Les informations personnelles qu’un utilisateur doit donner pour créer un compte (le nom, l'adresse e-mail, la date de naissance et le sexe) sont « accessibles aux jeux intégrés, applications et sites web que vous et vos amis utilisez ». Ò  « Nous leur communiquons vos informations de base : votre identifiant d'utilisateur, les identifiants de vos amis et vos informations publiques [au minimum nom, photos de profil et sexe,  NDLR]. Si l'application a besoin d'informations supplémentaires, telles que vos actualités, photos ou mentions 'J'aime', elle doit vous demander une autorisation spécifique ». Ò  Mais : « Facebook ne vend pas vos informations personnelles ».
  • 76. ©2011–Jean-PierreFERRO 76   Ce que dit Google 76   Google affirme «  ne communiquer des données personnelles à des entreprises, des organisations ou des personnes tierces qu'avec votre consentement. » «  Nous ne vendons pas les informations personnelles de nos utilisateurs. »
  • 77. ©2011–Jean-PierreFERRO 77   Ce que dit Withings 77   Ò  «  On a expliqué à la CNIL quel type de données on allait agréger, et comment on allait les utiliser. Vous êtes propriétaires de vos données personnelles. Vous les restituez sur des applications gratuites. Le jour où vous arrêtez, vous récupérez vos données. Pour créer de la valeur, il faut des objets grand public simples à utiliser, et rester opérateur de nos données, via nos plates-formes. Nous avons 100  partenaires qui se branchent sur nos services, notamment Microsoft.  » (Cédric Hutchings, Withings) Ò  http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/ 0 2 0 3 2 5 8 7 2 2 2 0 7 - c e d r i c - h u t c h i n g s - d g - e t - c o f o n d a t e u r- d e - withings-644570.php
  • 78. ©2011–Jean-PierreFERRO 78   L’exemple de RunKeeper Ò  RunKeeper Ò  Application mobile qui suit le coureur à pied grâce au GPS du téléphone mobile. Cette application permet de tracer sa course sur une carte et propose les statistiques associées. Ò  « RunKeeper propose à des partenaires affiliés des données agrégées et anonymisées sur les pratiques sportives. A titre d’exemple, de telles données seraient très utiles pour une chaîne de magasin de sport qui veut savoir où implanter ses points de vente. » 78   Voir : http://developer.runkeeper.com/ healthgraph Source : Les modèles économiques du Quantified Self http://www.20minutes.fr/magazine/ secoacher/donnees-objets/les-modeles- economiques-du-quantified-self-100743/
  • 79. ©2011–Jean-PierreFERRO 79   L’exemple de RunKeeper Source  :  Olivier  Desbiey,  blog  :  h:p://inframarginal.wordpress.com/    
  • 80. ©2011–Jean-PierreFERRO 80   4.3. Le risque du piratage : Une question de sécurité 80  
  • 81. ©2011–Jean-PierreFERRO 81   Objets connecté et sécurité des données 81   Ò  « Tout ce qui est connecté à Internet est susceptible d’être piraté. » Ò  Ex. : « Entre le 23 décembre 2013 et le 06 janvier 2014, 750 000 courriers électroniques malveillants auraient été envoyés via des objets connectés de tout genre, y compris les réfrigérateurs et postes téléviseurs. » Ò  Source : http://www.lesnumeriques.com/cyber-attaque-massive-par-objet-connecte- interpose-n32825.html Ò  « La plupart de ces objets connectés ne sont que très faiblement sécurisés et les consommateurs n’ont virtuellement aucun moyen leur permettant de détecter ou de combattre les infections virales lorsqu’elles arrivent ». Ò  Source : ProofPoint : Ò  http://www.proofpoint.com/about-us/security-compliance-and-cloud-news/ articles/internet-of-everything-could-be-profitable-risky-459194
  • 82. ©2011–Jean-PierreFERRO 82   5. Objets connectés : impacts sur l’offre d’assurance 82  
  • 83. ©2011–Jean-PierreFERRO 83   Les objets connectés… …sont un facteur de disruption de modèles d’affaires… … mais la segmentation des usages des objets connectés correspond en partie à la segmentation de l’offre d’assurance (personnes, biens).
  • 84. ©2011–Jean-PierreFERRO 84   Pistes de travail pour certaines déjà engagées par les assureurs 1.  Utiliser les objets connectés dans le marketing et la communication (image) 2.  Exploiter les données issues des objets connectés 1.  Pour optimiser l’analyse des risques ? 2.  Pour optimiser la tarification ? 3.  Pour la détection de fraude ? 4.  Pour améliorer la connaissance des clients ? 3.  Faire évoluer le portefeuille d’offres : créer de nouvelles offres ou faire évoluer les offres existantes 1.  Assurer les nouveaux risques digitaux : perte ou piratage de données, usurpation d’identité numérique, perte ou vol de matériel digital… 2.  Proposer des offres d’assurance avec tarification ou avantages personnalisés selon l’usage (usage-based insurance) 3.  Proposer des services digitaux complémentaires à l’assurance personnalisée (Services d’information et de prévention, Services d’alerte et d’assistance…) 4.  Proposer des offres d’assurance couplées à l’usage d’un dispositif ou service digital de prévention ou de limitation des risques 5.  Commercialiser un dispositif ou un service digital de prévention ou de limitation des risques
  • 85. ©2011–Jean-PierreFERRO 85   Offres d’assurance à l’usage (usage-based insurance) Ò  Principe de personnalisation qui consiste à adapter la prime d’assurance à l’usage et au comportement de l’assuré (i.e. au risque qu’il représente). Ò  Ex. : Offres Pay-as-you-drive Ò  Un boîtier fixé sur le véhicule transmet les données de comportement et de consommation au système d’information de l’assureur.  Ò  En France, la CNIL limite les données pouvant être récupérées par les assureurs (protection de la vie privée). Ò  Amaguiz (Groupama) & IDMacif (Macif) ne prennent donc en compte que le kilométrage parcouru. Ò  Aux USA, Progressive et Allstate prennent en compte également le comportement de conduite (nombre de freinages brusques, vitesse, nombre d’accélérations rapides…) J’ai parcouru 10 km ce mois-ci.
  • 86. ©2011–Jean-PierreFERRO 86   Services d’information personnalisée selon l’usage Ò  En parallèle de leur offre Pay-as-you-drive, Progressive et Allstate proposent des services en ligne d’information et de prévention fondés sur la restitution à l’assuré des données collectées sur leur comportement de conduite. Ò  Objectif = inciter l’assuré à améliorer son comportement pour diminuer le risque d’accident.
  • 87. ©2011–Jean-PierreFERRO 87   Services d’information personnalisée selon l’usage
  • 88. ©2011–Jean-PierreFERRO 88   Offres d’assurances couplées à l’usage d’un objet connecté Ò  MAAF Assurances a initié un partenariat avec la société toulousaine Sigfox, pour devenir le premier assureur à offrir un service de protection de l’habitat des particuliers opéré par des objets communicants. C’est un service d’alerte en cas d’incendie ou d’intrusion connecté au réseau Sigfox. Disponible à compter de janvier 2013, il permettra aux assurés MAAF d’être avertis directement par SMS en cas de détection de mouvements ou de fumées. Le système sera commercialisé au prix de 79€. Le coût de l’abonnement mensuel sera de 3€. Ò  « La solution apportée par Sigfox répond à notre volonté de garantir la sécurité de nos sociétaires en toutes circonstances », ajoute Laurent Pigelet, directeur marketing et communication de MAAF Assurances. Ò  http://www.objectifnews.com/business/maaf-sigfox-assurances-04122012
  • 89. ©2011–Jean-PierreFERRO 89   Offres d’assurances couplées à l’usage d’un objet connecté Ò  Dans le cadre de son offre d’assurance habitation, BNP Paribas Cardif Italie propose un boitier connecté nommé H@bitat, qui surveille l’habitation pendant l’absence des habitants. Le boîtier est intégré dans l’offre d’assurance. Ò  La solution domotique complète se compose d’une box domotique appelée Homebox, d’un capteur de fumée, de 2 capteurs d’inondation et d’un capteur de panne de courant. Les alertes sont communiquées par SMS, e-mail ou téléphone.
  • 90. ©2011–Jean-PierreFERRO 90   Offres d’assurances couplées à l’usage d’un objet connecté •  Assureur  :  Discovery  (Afrique  du  Sud)   •  Offre  :  Vitality   •  Partenaires  digitaux  :  Adidas  Micoach,  Polar,  Fitbug,  Garmin…  
  • 91. ©2011–Jean-PierreFERRO 91   Offres d’assurances couplées à l’usage d’un objet connecté
  • 92. ©2011–Jean-PierreFERRO 92   Proposer un dispositif ou service digital de prévention ou de limitation des risques Ò  Allianz Helpbox Ò  www.allianz-helpbox.ch 
  • 93. ©2011–Jean-PierreFERRO 93   Vers une familiarisation progressive avec ce nouvel environnement Ò  Décembre 2013 – BNP Paribas Cardif met les objets connectés à l’ordre du jour de son 7ème Symposium annuel et invite des fabricants à s’exprimer sur le sujet (Withings, Joshfire…) Ò  http://www.bnpparibascardif.com/fr/cid3196337/objets-connectes-une- opportunite-saisir-pour-assurance.html
  • 94. ©2011–Jean-PierreFERRO 94   Vers une familiarisation progressive avec ce nouvel environnement Février 2014 - La Fondation MAIF lance un appel à projets « Données personnelles. Objets, véhicules, habitats connectés. Quels nouveaux risques engendrés ? Quels enjeux de prévention et de sécurisation ? » Ò  Objectifs : Ò  Etablir un panorama des risques émergents liés à la prolifération des systèmes utilisant les données concernant directement ou indirectement les personnes Ò  Etudier la réglementation dans ces domaines, en particulier pour les enjeux en matière de risque pour les personnes. Ò  Accompagner des projets innovants faisant d’abord un point précis, exhaustif et hiérarchisé des risques émergents dans le domaine étudié, puis ayant pour objet la sécurisation de ces données et par conséquent la sécurité des personnes (vol de données, usurpation d’identité, harcèlement, prise de contrôle d’un dispositif personnel,…) Ò  Accompagner des projets innovants permettant d’utiliser ces données à des fins de prévention des risques dans les domaines de la vie privée, de la sécurité de l’habitat et de la mobilité (véhicule connecté, autonome, aides à la sécurité, info- divertissement), de la sécurité des objets connectés et de leurs usages. Ò  http://www.centre-francais-fondations.org/news/la-fondation-maif-lance-son-appel-a- projets-donnees-personnelles.-objets-vehicules-habitats-connectes.quels-nouveaux- risques-engendres
  • 95. ©2011–Jean-PierreFERRO 95   Vers une familiarisation progressive avec ce nouvel environnement Ò  Mars 2014 – AXA (via son fonds d’amorçage Axa Seed Factory) et Withings, fabricant d’objets connectés, lancent un appel à projets pour les startups qui souhaitent développer des projets innovants en matière d’objets connecté dans les 3 domaines suivants : Ò  Médecine individualisée : plateformes de traitement des maladies chroniques, auto-diagnostic… Ò  Silver Economy : service de confort amélioré, prévention santé, maintien du lien social, assistance… Ò  Big Data : “veille épidémiologique”, tableau de bord au service des collectivités publiques…
  • 96. ©2011–Jean-PierreFERRO 96   6. L’impact des objets connectés sur votre métier 96  
  • 97. ©2011–Jean-PierreFERRO 97   Un big bang pour le métier d’actuaire ?
  • 98. ©2011–Jean-PierreFERRO 98   Un big bang pour le métier d’actuaire ? CHRISTOPHE GEISSLER Actuaire qualifié et directeur scientifique de Quinten « Le big data peut permettre à l'actuaire de s'interroger sur la validité des modèles » En quoi l'assurance connectée et l'essor du big data peuvent-ils modifier les méthodes actuarielles ? Le big data génère à la fois la multiplication des observations unitaires (nombre d'observations recueillies) et du nombre de variables auxquelles on s'intéresse. À partir de là, les modèles de scoring usuels (attribution d'une note à un client) vont complètement changer. Le big data peut permettre à l'actuaire de s'interroger sur la notion de validité des modèles dans un environnement mouvant alors qu'il se posait jusqu'ici cette question de façon binaire : le modèle est valable jusqu'à ce qu'un autre lui succède. Quels gains en retirer du point de vue de la modélisation ? Le big data pourrait conduire à l'abandon progressif des modèles explicatifs uniques au profit de modèles plus complexes qui visent à identifier des sous-groupes composés de profils hétérogènes d'assurés. Jusqu'à présent, l'actuaire avait recours à des méthodes globales qui recensent l'ensemble des variables explicatives pour établir un scoring d'assurés en IARD. Or, ces modèles actuariels ont le défaut de raisonner comme s'il existait une formule sous-jacente unique pour le comportement de l'ensemble des assurés. Avec le big data et la puissance de calcul associée, de nouveaux algorithmes innovants permettent, par des méthodes d'exploration, de livrer des indications lisibles et vérifiables. On arrive à démontrer qu'un sous-groupe donné a une sinistralité plus élevée. Lorsqu'on limite la complexité des phénomènes recherchés, quand on ne croise pas les variables entre elles à l'excès, on obtient des profils qui ont de bonnes chances statistiques de se vérifier en dehors de l'échantillon d'apprentissage. Dans ce contexte, comment le métier d'actuaire va-t-il évoluer ? L'actuaire va devenir de plus en plus un consommateur et un transformateur de données. Il l'est déjà dans la construction de table d'expérience en mortalité mais il sera amené à collaborer davantage avec des data scientists, ces personnes chargées de collecter et maintenir des bases de données assez hétérogènes. Les organisations doivent se doter de capacités de collecte de bases de données textuelles et numériques. Dans cet environnement, l'actuaire doit se positionner en client du data scientist et en producteur interne de données à valeur ajoutée de type actuarielles pour mieux comprendre les risques. PROPOS RECUEILLIS PAR SÉBASTIEN ACEDO
  • 99. ©2011–Jean-PierreFERRO 99   Objets connectés : Les sources d’intérêts pour les assureurs ? Vos travaux vont porter sur les liens entre objets connectés et : •  La tarification : ajustement des garanties… •  Les processus de souscription : base déclarative, base  statistique, … •  L’indemnisation: forfaitaire, indemnitaire, autre voie ? •  …. è On le voit à la fin de cette présentation, plusieurs questions préalables peuvent être posées :
  • 100. ©2011–Jean-PierreFERRO 100   Objets connectés : Les sources d’intérêts pour les assureurs ? Q1 : Efficacité Sont-ils efficaces par rapport aux promesses qu’ils affichent en termes de prévention (santé, conduite automobile…) ou de sécurité de l’habitation ? Q2 : Exploitation Les données sont-elles exploitables et parlantes en termes d’analyse de risque ou d’évolution des modèles de tarification ? Q3 : Protection L’assureur doit-il aller plus loin que la prévention et opter/agir pour la protection via les objets connectés, dans la mesure où ils ne seraient pas juste pédagogiques mais agiraient également ?
  • 101. ©2011–Jean-PierreFERRO 101   Q1 - Efficacité Quel est l’impact des objets connectés sur la santé ? Les objets connectés améliorent-ils la sécurité de l’habitation ? Les objets connectés améliorent-ils la sécurité de la conduite ? Les objets connectés améliorent-ils l’environnement ? La promesse est-elle tenue ? --- Est-ce aux actuaires de l’évaluer ? En ont-ils les moyens ? Peuvent-ils le faire seuls ? + A-t-on suffisamment d’années d’usage derrière nous pour disposer des données susceptibles de répondre à ces questions ?
  • 102. ©2011–Jean-PierreFERRO 102   Q1 : l’exemple de Fitbug
  • 103. ©2011–Jean-PierreFERRO 103   Q2 - Exploitation Quelles données peuvent être intéressantes ? Comment les obtenir ? Comment les analyser ? Comment les exploiter ? --- Est-ce aux actuaires de l’évaluer ? En ont-ils les moyens ? Peuvent-ils le faire seuls ?
  • 104. ©2011–Jean-PierreFERRO 104   Q3 - Protection L’assureur doit-il aller plus loin que la prévention et opter/agir pour la protection, via les objets connectés, qui ne sont pas juste pédagogiques mais qui agissent également ?
  • 105. ©2011–Jean-PierreFERRO 105   Tenir compte des freins à l’usage des objets connectés 105  
  • 106. ©2011–Jean-PierreFERRO 106   Evolution du métier d’actuaire dans un monde connecté – pistes de réflexion Aujourd’hui Tendance pour Demain !? Données utilisées dans les calculs de tarification •  Stock •  Sources homogènes •  Données structurées : Variables socio-économiques traditionnelles (âge, groupe, caractéristiques du véhicule, localisation...) •  A peine 6% des données non structurées sont aujourd'hui utilisées à des fins décisionnelles (Markess International). En plus : •  Flux •  Sources hétérogènes •  Données non-structurées (médias- sociaux, objets connectés…) Le rôle de l’actuaire •  Producteur de données •  Exploitation des données •  Opérationnel des données •  … Davantage : •  Certificateur de la qualité des données et vérificateur de leur usage. •  Élaboration des règles déontologiques. •  Identification des besoins pour la tarification. •  Évaluation des contraintes en termes de mutualisation. D’après  :  h:p://www.argusdelassurance.com/acteurs/le-­‐nouveau-­‐big-­‐bang-­‐de-­‐l-­‐actuariat.67806    
  • 107. ©2011–Jean-PierreFERRO 107   L’actuaire devra travailler avec de nouveaux métiers Ò  Le chief data officer (CDO) : responsable de la gestion des données (production, achat, stockage, vente, diffusion…). Ò  Le data scientist : statisticien de la donnée, il doit proposer des algorithmes pour optimiser les outils de modélisation actuarielle. D’après  :  h:p://www.argusdelassurance.com/acteurs/le-­‐nouveau-­‐big-­‐bang-­‐de-­‐l-­‐actuariat.67806    
  • 108. ©2011–Jean-PierreFERRO 108   Pour en savoir plus, s’informer & débattre Think tank dédié aux objets connectés http://www.objetsconnectesfrance.com/
  • 109. ©2011–Jean-PierreFERRO 109   109   MERCI !