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Stratégie économique du canton de Berne 2025

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  • 1. Stratégie économique 2025
  • 2. Stratégie économique 2025 Impressum Stratégie économique du canton de Berne Demande: ACE n°1063 du 22 juin 2011 Traité par le Grand Conseil le 24 novembre 2011 Version intégrant les déclarations de planification: ACE n°0383 du 14 mars 2012 disponible sous www.be.ch/strategie-economique Contact beco Economie bernoise Münsterplatz 3 3011 Berne 031 633 45 34 info.beco@vol.be.ch © Direction de l’économie publique du canton de Berne reproduction autorisée avec mention de la source Photos Couverture: Meyer Burger Technology AG, Thoune & Stade de Suisse, Berne Page 4: beco Economie bernoise & Chancellerie d’Etat du canton de Berne Page 6: Juvent SA, Mont Croisin & fotolia.de Page 10: Chancellerie d’Etat du canton de Berne Page 14: fotolia.de & puracon Schweiz GmbH, Biel Page 18: KVA Thun & Jenni Energietechnik AG, Oberburg b.B. Page 20: fotolia.de Page 26: Neue Brünnen AG, Berne & beco Economie bernoise Page 35: beco Economie bernoise & fotolia.de Page 57: beco Economie bernoise2 Page 61: Haute école spécialisée bernoise & fotolia.de
  • 3. Table des matières1. Avant-propos 52. Résumé 72.1. Généralités 72.2. Objectif stratégique, principes et axes d’intervention 82.3. Résumé du contexte 82.4. Résumé de l’analyse 93. Stratégie économique 2025 113.1. Elaboration 113.2. Structure 113.3. Interactions 123.4. Evaluation de la durabilité 123.5. Suite des opérations 134. Objectif stratégique et principes 154.1. Objectif stratégique 154.2. Principes 155. Axes d’intervention stratégiques 195.1. Miser sur l’innovation et le ménagement des ressources 195.2. Opter pour les bonnes incitations 205.3. Agir de manière compréhensible et conforme aux besoins de la population 216. Contexte 236.1. Développements à long terme dans le monde 236.2. Politiques économiques de la Confédération et des cantons 267. Analyse 297.1. Interactions inhérentes à l’économie publique 297.2. Moyens d’influence inhérents à l’économie publique 327.3. Structure économique du canton de Berne 347.4. Analyse par région 487.5. Séries chronologiques historiques 527.6. Image 547.7. Prestations et structures publiques 568. Annexe 718.1. Mesures de politique économique en cours 718.2. Rapports et stratégies 738.3. Bibliographie 80 3
  • 4. Stratégie économique 20254
  • 5. Avant-propos1. Avant-propos« D’où venons-nous – où voulons-nous ment court. La présente stratégie se fondealler – comment le canton de Berne peut-il sur une analyse structurelle complète etinfluencer sa croissance économique dans sur le contexte dans lequel le canton deun monde globalisé ? » – Telles étaient les Berne évolue ; elle est formulée pour lesquestions qui ont guidé l’élaboration de la quinze prochaines années et fondée surstratégie économique 2025. un système de valeurs parfaitement clair. Elle permet au Conseil-exécutif de tracer laLe monde de la communication privilégie voie économique que le canton de Berneles solutions tranchées. Or notre canton doit suivre durant cette période : il s’agitvit de nuances, surtout en politique éco- bien sûr de renforcer sans cesse les atoutsnomique. du canton et d’éliminer ses faiblesses, mais aussi de le préparer à affronter le prochainLa société actuelle privilégie l’actualité. Or grand défi qui l’attend – celui de la gestionnous ne pouvons modifier en un claque- judicieuse de nos ressources naturelles,ment de doigts des structures qui ont mis qui ne sont pas inépuisables. La straté-des décennies à se mettre en place ! Une gie économique 2025 doit profiter à toutepolitique économique réussie ne peut être la population et à toutes les régions ber-envisagée à court terme. noises – conformément au consensus so- cial qui prévaut dans notre grand canton.Le discours officiel est pétri de clichés et depréjugés. Ainsi, le canton de Berne serait Avant de nous mettre en route, nous de-lent et arriéré. Or notre canton s’est moder- vons donc nous mettre d’accord sur lenisé au cours des dernières années et son chemin à prendre et l’objectif à atteindre.économie se porte mieux qu’on ne le dit. En dévoilant la présente stratégie, le Conseil-exécutif fait le premier pas. LaAu travers de la stratégie économique balle est maintenant dans le camp de la2025, le Conseil-exécutif propose un politique, de l’économie et de la société :nouvel outil de direction aux implications seul un dialogue constructif entre ces dif-beaucoup plus profondes que d’autres férents milieux permettra de développer etstratégies économiques, qui privilégient les de mettre en œuvre les mesures néces-mesures applicables sur un terme relative- saires. Conseiller d’Etat Andreas Rickenbacher, Directeur de l’économie publique 5
  • 6. Stratégie économique 20256
  • 7. Résumé2. Résumé2.1. GénéralitésLa stratégie économique 2025 repose sur Nous recommandons aux lectrices et lec-une analyse approfondie de la situation teurs pressés de lire les chapitres 3 à 5de départ. Celle-ci tient compte des évo- (pages 11 à 21) en plus du résumé.lutions à long terme, du contexte nationalet international (chapitre 6), des spécifi- Le Grand Conseil a pris connaissance decités économiques du canton de Berne la stratégie économique 2025 durant laainsi que des prestations et structures pu- session de novembre et voté les déclara-bliques (chapitre 7). Au vu de cette analyse, tions de planification y relatives. La positionil a été examiné, pour les différents thèmes du Conseil-exécutif concernant ces décla-traités, dans quelle mesure le canton pou- rations est intégrée à la présente versionvait influencer l’évolution économique. Elle du rapport.a servi de base au développement d’unobjectif stratégique assorti de divers prin-cipes (point 3.5) et à la définition de troisaxes d’intervention stratégiques accompa-gnés d’objectifs sectoriels (chapitre 5). La stratégie économique en un coup d’œil Objectif stratégique ue n Ax stra Axe d‘intervention giq ntio e d tég stratégique até ve ‘in str inter ter que ve i ‘ ed nti on Ax Principes Analyse 7
  • 8. Stratégie économique 2025 2.2. Objectif stratégique, principes et axes d’intervention La stratégie économique 2025 poursuit l’objectif suivant : D’ici à 2025, le canton de Berne aura amélioré sa situation économique, environ- nementale et sociétale (trois dimensions du développement durable) par rapport à 2011. Sur le plan économique, sa population sera plus prospère que la moyenne suisse et il aura progressé dans le classement des cantons les plus performants. Les principes suivants décrivent le système de valeurs qui sous-tendent la stratégique éco- nomique 2025 : ƒƒ La stratégie économique 2025 ren- ƒƒ La stratégie économique 2025 mise force le développement durable. sur les atouts existants. Elle concerne le canton entier et tous ses habitants. ƒƒ La stratégie économique 2025 favorise le développement d’une économie ƒƒ La stratégie économique 2025 est har- cantonale dynamique et porteuse monisée avec la stratégie économique d’avenir. fédérale et forme un système cohérent avec d’autres stratégies cantonales. Les trois axes d’intervention stratégiques s’accompagnent d’objectifs sectoriels. Ces axes sont les suivants : ƒƒ Le canton mise sur l’innovation et le ƒƒ Le canton agit de manière compré- ménagement des ressources natu- hensible et conforme aux besoins de relles. la population, en évitant de causer des coûts inutiles à l’économie et aux ƒƒ Le canton opte pour les bonnes citoyens. incitations et supprime les incitations négatives. 2.3. Résumé du contexte Le développement du canton de Berne est progrès technique parmi les enjeux sus- lié au développement des autres régions ceptibles d’influencer en profondeur notre du monde. La globalisation, le progrès économie et notre société. Nous devons technique et l’avènement de la société du dès aujourd’hui poser les jalons néces- savoir ont marqué et marquent toujours la saires à une évolution réussie de ce point Suisse et notre canton. En comparaison de vue. internationale, tous deux font partie des gagnants de la mondialisation. Même si, Le canton de Berne poursuit sa politique comme décrit plus loin, le canton de Berne économique active au moyen de la pré- montre quelques faiblesses en comparai- sente stratégie économique. La Confé- son suisse, il reste un site fort concurren- dération mène elle aussi une politique de tiel au niveau international. Ces quinze pro- croissance. La stratégie cantonale est chaines années, la gestion des ressources donc harmonisée avec les travaux fédé- naturelles rejoindra la mondialisation et le raux.8
  • 9. Résumé2.4. Résumé de l’analysePar le passé, le canton de Berne a connu travail, le secteur de la santé est égalementun développement moins dynamique que bien représenté. Par contre, le nombre ded’autres cantons, si bien qu’il est à la traîne grandes entreprises exportatrices de pro-dans des domaines importants. Le produit duction et de services est inférieur à lanational brut par habitant et par personne moyenne, et la capacité économique glo-active occupée, par exemple, y est inférieur bale du canton est plutôt faible. Son indiceà la moyenne suisse. Ce problème est dû des ressources 2011 (cf. point 7.7.1) leà son hétérogénéité : il abrite à la fois des situe au 16e rang des cantons (sur 26).régions très dynamiques et des régions quipour des raisons surtout géographiques La charge fiscale des personnes moralessont structurellement faibles (cf. point 7.4). se situe dans la moyenne supérieure, celleDe plus, sa population a connu un accrois- des personnes physiques est égalementsement bien plus faible que la moyenne au-dessus de la moyenne suisse. Durantsuisse, et le nombre d’emplois et de per- la dernière décennie, le compte d’Etat dusonnes occupées a lui aussi crû moins canton de Berne a toujours affiché des va-fortement que dans l’ensemble du pays. leurs positives. Ses dettes sont néanmoinsCette évolution est l’une des principales restées élevées en comparaison nationale.causes d’un dynamisme plus faible que lamoyenne. Le revenu librement disponible De par sa grande taille, le canton de Bernedes Bernois se situe en revanche dans la doit fournir des prestations infrastructu-moyenne suisse. Le taux de chômage du relles et publiques importantes. L’offre encanton de Berne est inférieur à la moyenne transports publics, en formations et ensuisse et le taux d’activité est élevé. soins de santé y est étendue.En comparaison intercantonale, les sec- Le canton de Berne compte égalementteurs de l’information et de la communi- beaucoup de terrain à bâtir. Cependant,cation sont surreprésentés (en particulier celui-ci est souvent situé dans des endroitsSwisscom et la Poste). Etant donné que le peu propices au développement écono-canton de Berne abrite la capitale suisse, mique. Sur les sites attractifs, les tentativesl’administration publique y joue également de classer des terrains en zone à bâtir ontun rôle très important en comparaison na- échoué à maintes reprises.tionale. Enfin, il est intéressant de soulignerqu’en chiffres absolus, aucun autre canton Ces dernières années, le canton a beau-ne compte autant de personnes travaillant coup modernisé ses structures en créantdans l’industrie. cinq régions administratives ainsi que des conférences régionales. Au niveau com-Avec le Valais et les Grisons, Berne fait munal, toutefois, la situation a peu changé :partie des trois cantons les plus touris- le nombre de communes qui ont fusionnétiques. Fort de quelque 70’000 places de avec succès reste en deçà des attentes. 9
  • 10. Stratégie économique 202510
  • 11. Stratégie économique 20253. Stratégie économique 20253.1. ElaborationLe canton de Berne a achevé de rendre accorde de ce fait un poids important auxcompte des travaux d’application de la éléments classiques du développementstratégie de croissance 2004, de la stra- économique :tégie de croissance version 2007 et dela stratégie de promotion différenciée de La stratégie 2025 repose sur une ana-l’espace rural par un rapport de control- lyse approfondie de la situation de dé-ling1. La formulation de lignes directrices part (cf. chapitres 6 et 7). Cette analysestratégiques pour le développement éco- s’inspire non seulement des nombreuxnomique faite partie de ses tâches per- rapports et études existants, mais aussimanentes. C’est pourquoi il avait prévu de de l’évaluation des souhaits exprimésprésenter une nouvelle stratégie en 2011. par les différentes parties prenantes (cf.Avec la présente stratégie économique liste en annexe, point 8.3). Des experts2025, c’est chose faite ! de renommée nationale et internationale tels que MM. Jean-Daniel Gerber (dèsIl a délibérément renoncé à mener de avril 2011), Rudolf Strahm et Pr Thomasnouvelles études et à confier des man- Straubhaar ont participé à l’élaboration dedats coûteux à des tiers pour élaborer la stratégie2. De plus, Prs Gunter Stephan,cette stratégie. Celle-ci explore par ail- Berne, et Rolf Wüstenhagen, Saint-Gall,leurs d’autres voies que les stratégies ont pris position sur certaines questions3économiques précédentes, dans la me- et d’autres experts de l’administration ontsure où elle ne prend en compte que les également été consultés. Enfin, le projetéléments déployant leurs effets sur le long de stratégie a été discuté avec des repré-terme (et donc de portée stratégique). Elle sentants de l’économie.3.2. StructureLa stratégie économique 2025 est fondée examiné dans quelle mesure le canton desur l’analyse des développements à long Berne pouvait influencer l’évolution écono-terme, sur le contexte national et interna- mique. L’analyse a servi de base à la défi-tional (chapitre 6), sur les particularités éco- nition d’un objectif stratégique assorti denomiques du canton de Berne ainsi que sur plusieurs principes (chapitre 4), et de troisles prestations et les structures publiques axes d’intervention stratégiques accompa-(chapitre 7). Concernant ce thème, il a été gnés d’objectifs sectoriels (chapitre 5).1231 ACE 0039 du 13 janvier 20102 M. Jean-Daniel Gerber a dirigé le Secrétariat d’Etat à l’économie SECO jusqu’à la fin mars 2011. Il œuvre depuis comme consultant. M. Rudolf Strahm est l’auteur de nombreuses publications sur les thèmes de l’économie, de la politique économique et de la formation. Il était membre du Conseil national, puis surveillant fédéral des prix de 2004 à 2008. Pr Thomas Straubhaar a étudié à l’Université de Berne, où il a été promu docteur. Il dirige depuis 2005 le « Hamburgisches WeltWirtschaftsInstitut » (HWWI, Université de Hamburg.)3 Pr Gunter Stephan est professeur de microéconomie à l’Université de Berne. Il est également vice-recteur pour la recherche dans cette même université, directeur adjoint du centre de recherche NCCR Climate et membre du conseil d’administration du Oeschger Center for Climate Change Research. Pr Rolf Wüstenhagen enseigne la gestion des énergies renouvelables à l’Institut d’économie et d’écologie (Institut für Wirtschaft und Ökologie) de l’Université de Saint-Gall. 11
  • 12. Stratégie économique 2025 3.3. Interactions La politique économique constitue une mique à l’adresse d’autres champs poli- tâche transversale. De nombreux facteurs tiques. Il s’agira de développer ces thèmes (formation, infrastructures, etc.) influencent dans les stratégies correspondantes. On en effet le développement économique. La pourra pour ce faire s’inspirer dans une stratégie économique 2025 énonce les large mesure de ce qui existe déjà, comme attentes formulées dans l’optique écono- le montrent les exemples suivants : ƒƒ La stratégie de la formation formule ƒƒ Le plan directeur du canton de Berne l’exigence suivante : « Les institutions définit un réseau de centres pour le de formation contribuent de façon pilotage relevant de la politique écono- importante à la capacité d’innovation mique5. de la société et au développement économique du canton4». ƒƒ La stratégie de mobilité globale définit les principes régissant l’orientation à long terme de la politique de mobilité dans le canton de Berne6. L’annexe (point 8.2) propose un aperçu des présent (cf. point 8.2.18). Parmi les nom- rapports et stratégies les plus importants. breuses mesures en cours, il convient de mentionner plus particulièrement, outre les La stratégie économique 2025 ne part pas travaux de la Promotion économique, le de zéro : le canton de Berne est actif en projet « Région capitale suisse », les clari- matière de politique économique depuis fications entreprises en vue de l’aménage- longtemps. Avec le rapport de control- ment d’un parc d’innovation à Bienne et la ling sur la stratégie de croissance (2004 poursuite du marketing touristique en vue et version 2007)7, le Conseil-exécutif a tiré d’un marketing intégré des destinations et le bilan des mesures appliquées jusqu’à de l’innovation (cf. annexe, point 8.1) 3.4. Evaluation de la durabilité Le Conseil-exécutif du canton de Berne positifs et négatifs potentiels d’une stra- exige une analyse d’impact pour les plans tégie sur le développement durable. Elle et projets stratégiques importants8. Cette sert donc de base d’information aux déci- évaluation permet d’exposer les effets deurs. 45678 4 Stratégie de la formation 2009, Défis de la politique de la formation, p. 7 5 Plan directeur du canton de Berne, mesure C_01 Réseau de centres 6 ACE 1337 du 13 août 2008 7 ACE 0039 du 13 janvier 201012 8 ACE 1872 du 22 décembre 2010
  • 13. Stratégie économique 2025Les conclusions suivantes doivent être tirées de l’analyse d’impact de la présente stra-tégie économique :ƒƒ Environnement : la stratégie écono- ƒƒ Economie : la stratégie économique mique 2025 a pour objectif une crois- 2025 vise à accroître le nombre sance économique et démographique, d’entreprises et d’emplois dans les avec, comme corollaires, l’augmenta- branches à forte valeur ajoutée. Cet tion de la pollution et l’accroissement accroissement se répercutera d’abord de l’utilisation des ressources natu- sur les revenus, le marché du travail, relles (énergie, sol, nature, paysage). l’efficience des ressources, l’innovation A long terme, la promotion des entre- et le savoir-faire ; à plus long terme, prises cleantech, un développement ces effets positifs devraient s’étendre ciblé du territoire et l’élimination des aux finances publiques (charge fiscale). incitations négatives permettront toutefois d’amoindrir cet impact plutôt ƒƒ Société : la stratégie économique négatif sur l’environnement. 2025 influencera positivement le domaine de la formation. Les autres domaines seront touchés dans une moindre mesure.Dans l’ensemble, la stratégie économique en compte et de résoudre dans la mesure2025 aura des effets clairement positifs sur du possible les conflits d’intérêts entre lal’économie et des effets à tendance posi- stratégie économique et l’environnementtive sur la société. Concernant l’impact sur au moment où des mesures concrètesl’environnement, il conviendra de prendre seront mises en œuvre.3.5. Suite des opérationsEn tant qu’outil de direction stratégique, noncera sur les différentes mesures dansla stratégie économique 2025 vise le long la limite de ses compétences, par exempleterme ; elle déploie donc ses effets au delà lors de procédures de consultation portantd’une période de législature. Elle permet à sur des textes de loi ou du traitement del’Etat de remplir l’une de ses tâches perma- demandes de crédit. De plus, il peut ini-nentes – à savoir créer un cadre favorable tier une évolution au moyen d’interventionsà une croissance économique respec- parlementaires.tueuse du développement durable. C’estla raison pour laquelle il faudra attendre le Le point sur l’état d’application de la stra-dialogue avec le Parlement pour y intégrer tégie se fait régulièrement avec la Com-des mesures opérationnelles orientées sur mission de haute surveillance, de manièreles années à venir. à en garantir un contrôle continu.Le Conseil-exécutif ayant adopté la stra- Le rapport sur la situation économique,tégie, c’est maintenant au tour du Grand publié tous les deux ans par le beco Eco-Conseil d’en débattre et d’y mettre, le cas nomie bernoise, fournit pour sa part deséchéant, sa touche au moyen de déclara- informations fondées sur divers indicateurstions de planification. Le Conseil-exécutif économiques concernant l’évolution can-disposera alors des bases nécessaires tonale9. Ce rapport sert de base aux dis-pour mettre en œuvre des mesures. Ces cussions menées avec ladite commissiondernières viendront compléter les projets sur l’état d’application et les effets de laen cours et les tâches cantonales perma- stratégie. Dans une économie publique ou-nentes (par ex. promotion économique). Il verte, toutefois, les indicateurs ne sont queest prévu d’actualiser ces mesures tous partiellement influencés par les mesuresles quatre ans, en fonction du programme d’une stratégie économique.de législature. Le Grand Conseil se pro-9 Rapport sur la situation économique 2011, disponible sur www.be.ch/donnees-economiques 13
  • 14. Stratégie économique 202514
  • 15. Objectif stratégique et principes4. Objectif stratégique et principes4.1. Objectif stratégiqueD’ici à 2025, le canton de Berne aura amélioré sa situation économique, environ-nementale et sociétale (trois dimensions du développement durable) par rapport à201110. Sur le plan économique, sa population sera plus prospère que la moyennesuisse11 et il aura progressé dans le classement des cantons les plus performants12.L’objectif stratégique repose sur une ana- Ces objectifs s’articulent autour de troislyse approfondie du contexte, des particu- axes d’intervention stratégiques. Les prin-larités économiques du canton ainsi que cipes ci-dessous forment un système dedes prestations et structures publiques. valeurs commun à tous les axes d’inter-Des objectifs sectoriels viennent le concré- vention et objectifs.tiser dans les différents champs politiques.4.2. Principes4.2.1. Renforcer le développement durableLa stratégie économique 2025 renforce le développement durable.La présente stratégie économique est inté- Pour des raisons à la fois économiques etgrée dans le programme politique à long écologiques, ce développement doit tou-terme du Conseil-exécutif, qui est guidé tefois s’accompagner d’une exploitationpar le principe de renforcement du déve- beaucoup plus parcimonieuse des res-loppement durable13. « Le développement sources naturelles. C’est pourquoi l’écono-durable est un développement qui répond mie bernoise doit miser sur les technologiesaux besoins du présent sans compro- propres. Ce faisant, le canton de Berne semettre la capacité des générations futures saisit de la problématique cruciale de nosde répondre aux leurs14 ». jours, à savoir la gestion des ressources naturelles. La Suisse et le canton de BerneElle représente de ce fait un gage de pros- pourront à cet effet s’appuyer sur plusieurspérité pour les générations à venir. Elle vise à décennies d’expérience.influencer favorablement le développementéconomique du canton entier et de toute sapopulation. Or la croissance économiquecontribue à améliorer la qualité de vie.101112131410 Le développement durable est mesurable à l’aune des indicateurs développés par le Cercle Indicateurs.11 La prospérité est mesurée à l’aune du revenu librement disponible (montant calculé en déduisant du revenu brut les prélèvements obligatoires et les coûts fixes tels qu’impôts, charges sociales, LPP, caisse maladie et frais de logement, cf. point 7.3.1).12 Le potentiel économique est calculé sur la base du potentiel de ressources. Ce dernier compare la performance économique d’un canton avec la moyenne suisse, si bien qu’il ne dépend pas de la conjoncture. Aujourd’hui, le canton de Berne occupe le 16e rang au classement des cantons les plus performants (cf. point 7.7.1).13 Ligne directrice du programme gouvernemental de législature 2011-201414 Définition selon le rapport de l’ONU «Notre avenir commun» datant de 1987 (Commission Brundtland) 15
  • 16. Stratégie économique 2025 4.2.2. Dynamiser l’économie La stratégie économique 2025 favorise le développement d’une économie canto- nale dynamique et porteuse d’avenir. L’analyse le montre : la stagnation est sy- tion de ressources naturelles aussi faible nonyme de régression. En effet, on ne peut que possible. Elle veut également aider garantir la prospérité future en se conten- l’économie bernoise à se tourner davan- tant de préserver la prospérité actuelle. Le tage vers l’exportation – qu’il s’agisse de canton de Berne doit devenir plus attractif, marchandises, mais aussi de services et de que ce soit pour attirer de nouvelles entre- savoir. prises ou inciter les entreprises actuelle- ment sises sur son territoire à développer Enfin, le canton doit adapter ses propres de nouveaux projets. prestations aux nouvelles exigences : tout comme l’économie, il doit se servir d’outils La stratégie économique 2025 mise sur les modernes et du progrès technique pour branches dynamiques et porteuses d’ave- fournir à prix raisonnable les prestations nir à haute valeur ajoutée et à consomma- demandées par la population. 4.2.3. Miser sur les atouts existants La stratégie économique 2025 mise sur les atouts existants. Elle concerne le can- ton entier et tous ses habitants. La stratégie économique exploite et déve- environnementale et au tourisme. Au ni- loppe les atouts actuels du canton. Les veau des services, l’administration fédérale mesures devront varier en fonction des ainsi que les associations et organisations points forts de chaque région, le dénomi- non gouvernementales (ONG) occupent nateur commun étant le renforcement du une place de choix, tout comme les entre- potentiel économique. L’ensemble de la prises du cluster de consultation (Consul- population bernoise profitera donc direc- ting Cluster). tement ou indirectement des mesures qui seront développées sur la base de la stra- Le faible taux de chômage et le taux d’ac- tégie adoptée par le parlement. tivité élevé sont les principaux atouts du canton de Berne. La stratégie économique Le plan directeur cantonal, qui définit les 2025 contribue à la création et au maintien pôles d’importance régionale dans le des emplois sur le long terme. cadre d’un réseau de centres, est déter- minant pour l’orientation territoriale des A l’instar du paysage économique suisse, mesures15. l’économie bernoise se caractérise par ses petites structures (cf. point 7.3.2). La stratégie accorde une grande impor- Au travers de la stratégie économique, le tance aux technologies de l’information et Conseil-exécutif s’engage à améliorer les de la communication, à l’industrie de pré- conditions générales pour toutes les en- cision, au génie médical, à la technologie treprises16. 1516 15 Point 4 de la déclaration de planification PBD : « Inclure les agglomérations de Berthoud et de Langenthal dans les réflexions stratégiques ». Ces agglomérations font en effet partie des centres retenus pour le pilotage relevant de la politique économique en vertu du plan directeur. 16 Point 2 de la déclaration de planification PDB : Définir une stratégie sur l’avenir et la promotion des entreprises artisanales et des PME. Point 1 de la déclaration de planification UDC : Le Conseil-exécutif veille à ce que toutes les branches y compris l’agriculture et les entreprises en amont et en aval soient encouragées et qu’elles puissent ainsi augmenter leur16 création de valeur.
  • 17. Objectif stratégique et principes4.2.4. Assurer la cohérence du systèmeLa stratégie économique 2025 du canton de Berne est harmonisée avec la straté-gie économique fédérale et forme un système cohérent avec d’autres stratégiescantonales.Au cours des dernières années, le canton le canton. Elles s’influencent mutuelle-de Berne a développé ou renouvelé des ment, raison pour laquelle il faut réguliè-stratégies dans divers domaines (cf. liste rement procéder à de leur harmonisationdu point 8.2). Prises ensemble, ces straté- dans le cadre de leur développement et degies déterminent l’évolution que doit suivre leur application. 17
  • 18. Stratégie économique 202518
  • 19. Axes d’intervention stratégiques5. Axes d’intervention stratégiquesLa stratégie économique 2025 se concentre Les trois axes définis comprennent chacunsur les facteurs qui ont une forte incidence plusieurs objectifs sectoriels. Ces dernierssur le potentiel économique et que le can- concrétisent l’objectif stratégique fixé pourton de Berne est en mesure d’influencer. les différents champs politiques.5.1. Miser sur l’innovation et le ménagement des ressourcesLe canton mise sur l’innovation et sur le ménagement des ressources naturelles.Le développement économique du can- le site cantonal « concilier vie familiale etton de Berne passe par la compétitivité professionnelle ».de ses entreprises aux niveaux national etinternational. A cet effet, elles ont besoin La Suisse utilise deux fois plus de res-de bonnes conditions générales – dont un sources naturelles qu’il y a cinquante ans.transfert de savoir bien développé et fonc- Le développement de l’économie mondialetionnel. Allié à la promotion de l’innovation, accélère encore la raréfaction de ces res-celui-ci permet d’appliquer rapidement à sources. Les ressources non renouvelablesl’économie bernoise les résultats de la re- s’épuisent sous l’effet d’une demandecherche. sans cesse croissante, et celles qui sont renouvelables sont parfois utilisées plusLa qualification des collaborateurs est un vite qu’elles ne se renouvellent. Il est doncautre élément crucial. Aussi faut-il adapter primordial que le développement écono-les offres de formation et de perfection- mique aille de pair avec une exploitationnement aux besoins du marché de l’em- plus économe des ressources disponibles.ploi. Les mesures favorisant la conciliation Dans ce domaine, on attend beaucoup desentre la vie professionnelle et la vie fami- « cleantech »18. L’évolution vers des tech-liale doivent également se poursuivre, de nologies propres implique la diffusion d’unmanière à ce que la savoir acquis puisse savoir environnemental ainsi qu’une forma-être exploité durablement, dans l’intérêt de tion appropriée du personnel. Consommerla société. A cet effet, des postes à temps moins de ressources signifie aussi adop-partiel (y compris pour les postes diri- ter un comportement moins énergivore etgeants) et des structures d’accueil extra- ménager le sol dans un contexte plus largefamilial bien développées s’imposent. De que celui des cleantech. Le principe destelles structures peuvent être proposées technologies propres trouve donc large-aussi bien par les pouvoirs publics que par ment sa place dans les trois dimensions dules entreprises privées17. Les entreprises développement durable (société, environ-trouveront des informations à ce sujet sur nement et économie).Objectifs sectorielsƒƒ Les entreprises du canton de Berne exploitent les possibilités offertes par les technologies propres et misent sur l’efficacité énergétique.ƒƒ Le tissu économique doit évoluer davantage vers l’implantation de branches à forte valeur ajoutée. Cela vaut en particulier pour les clusters, qui sont définis selon des critères de politique économique.ƒƒ Les résultats des travaux de recherche sont mis en pratique rapidement.ƒƒ La formation des collaborateurs et collaboratrices est adaptée aux conditions actuelles ainsi qu’aux besoins de l’économie et du marché de l’emploi.171817 Point 5 de la déclaration de planification PBD : « Créer des bases et des incitations pour que les entreprises pri- vées créent de meilleures conditions pour la conciliation entre la vie privée et la vie professionnelle ».18 Cf. point 6.1.2 19
  • 20. Stratégie économique 2025 5.2. Opter pour les bonnes incitations Le canton opte pour les bonnes incitations et supprime les incitations négatives. Il est possible d’influencer favorablement En Suisse, le taux d’imposition est fixé en le développement économique en op- fonction du domicile. Ce système ne tient tant pour les bonnes incitations. L’une pas compte de la réalité actuelle, qui se des principales tâches de l’Etat consiste caractérise par un grand nombre de pen- à mettre à disposition les infrastructures dulaires. Les centres d’activité n’ont, de nécessaires. Dans une société de l’infor- ce fait, pas assez de moyens pour remplir mation et de la communication, les res- leurs fonctions de centre. En adaptant le sources consacrées à ces domaines aug- système d’imposition au niveau fédéral, menteront davantage que celles allouées il serait possible de simplifier des méca- aux travaux de construction. nismes de péréquation compliqués. Le point 6 de la déclaration de planification Du point de vue des structures et des PBD prévoit toutefois de renoncer au trai- prestations publiques ainsi que de l’amé- tement de cette question19. nagement du territoire, la fragmentation qui caractérise le canton entraîne des Le canton de Berne et les autres cantons coûts importants. De plus, les intérêts indi- suisses se livrent une concurrence fiscale viduels risquent de supplanter les intérêts acharnée. Etant donné sa taille ainsi que collectifs d’ordre supérieur. Le canton doit son offre exhaustive en matière de santé, donc continuer d’évoluer et passer du rôle d’infrastructure et de formation, le canton de coordinateur à celui de concepteur, en de Berne n’a pas la tâche facile face aux veillant à ne pas sacrifier les avantages liés petits cantons qui ne doivent pas fournir aux petites structures – dont la proximité eux-mêmes ces prestations. Ces der- avec la population. nières années, suite aux baisses d’impôts décidées par d’autres cantons, il a notam- L’une des faiblesses les plus lourdes de ment perdu la bonne position qu’il occu- conséquences du canton de Berne est pait dans le domaine de l’imposition des l’évolution démographique, qui est large- personnes morales. Le canton aimerait ment inférieure à la moyenne nationale. Pour par ailleurs se doter de la marge de ma- augmenter son nombre d’habitants, le can- nœuvre en politique financière nécessaire ton doit offrir suffisamment de logements et pour réduire également la charge fiscale de possibilités de travail. Des emplois sup- des personnes physiques : cet élément plémentaires sont en effet indispensables est primordial pour rehausser l’attractivité pour renforcer son potentiel économique. d’un site économique et influencer l’immi- Les changements d’affectation ou la den- gration. Abaisser la charge fiscale au-des- sification du milieu bâti sur des sites cen- sous de la moyenne suisse paraît toutefois traux doivent permettre de ménager le sol. irréaliste, raison pour laquelle toute mise De plus, il faut proposer de bonnes possi- en œuvre de la déclaration de planification bilités de travail à la population résidente, à cet effet est rejetée20. notamment en facilitant la conciliation entre vie privée et vie professionnelle. 1920 19 Point 6 de la déclaration de planification PBD : « Renoncer à l’objectif selon lequel le système d’imposition crée un équilibre entre les communes de travail et les communes de domicile ». 20 Point 7 de la déclaration de planification PBD : le canton de Berne se rapproche de la moyenne suisse concernant20 le montant des redevances.
  • 21. Axes d’intervention stratégiquesObjectifs sectorielsƒƒ Le canton assume des responsabilités accrues en matière d’aménagement du territoire.ƒƒ Le canton crée les conditions spatiales nécessaires pour que son nombre de places de travail et son évolution démographique rejoignent la moyenne suisse.ƒƒ Les communes de Berne, de Bienne et de Thoune incluent toute leur agglomé- ration.ƒƒ Le canton de Berne progresse dans le classement des cantons les plus attrac- tifs au plan fiscal21.ƒƒ Le canton de Berne dispose d’infrastructures attractives pour l’économie et exploite les possibilités offertes par les technologies de l’information.ƒƒ L’économie propose des emplois permettant de concilier travail et famille. Le canton crée les conditions nécessaires à cet effet.5.3. Agir de manière compréhensible et conforme aux besoins de la populationLe canton privilégie un mode d’action compréhensible et conforme aux besoinsde la population axé sur la recherche de solutions, en évitant de causer des coûtsinutiles à l’économie et aux citoyens.Le canton applique ses prescriptions et le Dans une société du savoir et de la com-droit fédéral avec mesure. A cet égard, il ne munication, l’image du site revêt unedoit jamais perdre de vue les enjeux d’ordre grande importance. Aucune campagnesupérieur dans le travail quotidien. Il dirige d’information, aussi démesurée soit-elle,et forme ses collaborateurs de manière ne peut à elle seule améliorer cette imageà ce que leur mode d’action soit perçu si elle n’est pas accompagnée de presta-comme axé sur la recherche de solutions tions comprises et acceptées par la popu-et le partenariat. Par ailleurs, il prend au lation. Le recours à des outils de communi-sérieux les attentes des entreprises et de cation modernes, des échéances rapidesla population et cherche à résoudre leurs et le mode de communication choisi jouentproblèmes dans le respect du cadre légal également un rôle important. Au vu de sesau lieu de leur mettre les bâtons dans les finances restreintes, le canton de Berneroues. doit fournir ses prestations de manière effi- cace, par exemple en recourant à la cybe-21 radministration.Objectifs sectorielsƒƒ e canton de Berne est perçu comme un site économique moderne et attractif. Lƒƒ Le canton de Berne s’emploie à répondre aux attentes des citoyens. Les pres- criptions ne constituent pas un but en soi et sont appliquées de manière ciblée.ƒƒ Les prestations cantonales sont rapides, conformes aux besoins de la clientèle et peu coûteuses.21 Le Grand Conseil refuse que le canton se focalise sur l’imposition des entreprises pour améliorer sa compétitivité fiscale au plan international. Point 2 de la déclaration de planification de la commission consultative : « Le canton de Berne progresse dans le classement des cantons les plus attractifs au plan fiscal dans tous les domaines, et non seulement concernant l’imposition des entreprises. Point 3 de la déclaration de planification UDC : « Le canton de Berne améliore sa position dans le classement des cantons fiscalement avantageux. » 21
  • 22. Stratégie économique 202522
  • 23. Contexte6. ContexteLe développement économique du canton et ce qui renforce efficacement le potentielde Berne dépend dans une large mesure économique du canton.des développements à long terme, éco-nomiques et sociétaux, dans le monde. Au niveau cantonal, la stratégie écono-Une stratégie économique cantonale ne mique 2025 doit concorder avec le pro-peut influencer des développements d’une gramme gouvernemental de législaturetelle envergure ! Sur le plan de la politique 2011 à 201422 ainsi qu’avec d’autres stra-intérieure, de nombreuses décisions se tégies, notamment dans les domaines deprennent de plus au niveau fédéral. la formation ou de l’aménagement du terri- toire (cf. résumé dans l’annexe 9.2).La stratégie économique cantonale doit dece fait tenir compte des conditions géné- Il convient de faire la différence entre unerales nationales et internationales. Elle doit politique économique axée sur le longêtre harmonisée avec la politique écono- terme et des mesures opérationnelles àmique de la Confédération (cf. point 7.2, court terme dictées par l’évolution de laqui traite des champs d’action de la Confé- conjoncture.dération et des cantons). La question cru-ciale est de savoir quel effet la stratégie Le chapitre ci-dessous commence paréconomique cantonale peut et doit avoir. exposer les développements à long terme (point 6.1), puis enchaînera sur les poli-Nous voulons influencer activement ce tiques économiques fédérale et cantonaleque nous sommes en mesure d’influencer (point 6.2).6.1. Développements à long terme dans le monde6.1.1. MondialisationCes dernières décennies, le processus de au-delà des frontières. Les nouvelles puis-mondialisation économique et, dans une sances économiques telles que la Chine,moindre mesure, politique, s’est accéléré l’Inde, la Russie et le Brésil ne sont pas seu-suite au développement des moyens de lement des places économiques concurren-transport et de communication. Depuis la tielles, mais également de grands marchésSeconde Guerre mondiale, les obstacles à de biens et services. Les échanges avecla libre circulation des marchandises et des ces pays complètent les relations écono-personnes disparaissent peu à peu dans miques importantes que la Suisse entretientle monde entier. Le progrès technique a avec ses voisins de l’Union européenne.augmenté la vitesse et réduit les coûts dutrafic. Il est ainsi devenu possible de tirer Les réglementations nationales et, partant,profit des différences des niveaux de sa- la politique suisse sont toujours plus influen-laire et des coûts par la délocalisation de la cées par les développements internatio-production et des prestations. naux (cf. point 6.2.1, qui traite de l’agenda politique international de la Confédération).Le savoir et les compétences deviennent En matière d’économie publique, la Suissedisponibles dans le monde entier. La chaîne est, tout comme le canton de Berne, unde création de valeur traverse le globe, les espace économique de petite dimension.multinationales sont légion, une même pres- Son développement économique est étroi-tation est fournie partout dans le monde, tement lié au marché mondial. La conjonc-les marchés du travail nationaux sont aux22 ture régnant dans les marchés importantsprises avec la concurrence internationale se répercute donc immédiatement suret proposent des possibilités d’emploi l’économie bernoise.22 Ligne directrice : dans tous les domaines, la politique du Conseil-exécutif est guidée par les principes du déve- loppement durable (priorité économique). Le canton de Berne propose des conditions générales attrayantes à l’économie afin de stimuler l’innovation et la compétitivité. 23
  • 24. Stratégie économique 2025 6.1.2. Raréfaction des ressources La pollution croissante de l’environnement, ressources non renouvelables s’épuiseront la raréfaction des ressources naturelles et à moyen ou long terme sous l’effet de la le changement climatique nous obligent à demande sans cesse croissante et où une repenser fondamentalement notre déve- partie des ressources renouvelables est ex- loppement économique. En effet, l’espace, ploitée plus vite qu’elle ne se renouvelle. Or l’air, l’eau, les matières premières et l’éner- la rareté est synonyme de cherté, et donc gie ne sont pas inépuisables. d’entrave au développement économique à court terme. A long terme, de nouvelles Le développement mondial raréfie les res- opportunités et possibilités de développe- sources naturelles dans la mesure où les ment se présenteront toutefois à nous. 6.1.3. Progrès technique Le progrès technique donne naissance à Pour que les investissements consentis des produits et prestations d’un nouveau dans la recherche et le développement genre. Il permet d’accroître la quantité et la portent leurs fruits, le succès des avan- qualité des produits et des processus de cées technologiques doit être protégé par production sans pour autant accélérer la une réglementation appropriée. consommation de ressources naturelles. 6.1.4. Société du savoir La génération, l’utilisation et l’organisation des pays où le coût de la vie est inférieur du savoir sont des sources fondamen- au nôtre. Les économies publiques déve- tales de productivité et de croissance. De loppées accordent donc une importance nombreuses entreprises en ont même fait capitale à la formation, à la recherche et au la base de leurs prestations. L’acquisition développement, car seule l’innovation leur de compétences de base, l’amélioration permet de rester concurrentielles. C’est constante des aptitudes et la volonté d’ap- particulièrement vrai pour la Suisse, qui est prendre tout au long de la vie, telles sont pauvre en matières premières. les clés qui mènent à l’avènement de la so- ciété du savoir. La gestion du savoir revêt La rapidité à laquelle se développe le savoir elle aussi une importance accrue : qu’il soit représente un autre facteur important. En rai- ancien ou nouveau, il convient de préser- son du progrès technique, une grande par- ver notre savoir pour le mettre à disposition tie des connaissances détenues par notre à bon escient au bon moment. société actuelle seront dépassées dans très peu de temps. C’est pourquoi il est essentiel Il est possible de produire plus avanta- de se former et de se perfectionner en per- geusement les biens standardisés dans manence pour rester dans la course.24
  • 25. Contexte6.1.5. Evolution démographiqueDepuis 1960, l’évolution démographique Il est difficile de faire des pronostics en lades pays industrialisés se caractérise par matière. Au cours des dernières années,une baisse du taux de natalité. Le vieillis- la croissance démographique s’est avéréesement de la population s’y fait toujours plus importante que prévu au début duplus fortement ressentir, la part de popu- siècle23. Cette hausse s’explique essentiel-lation active diminue. Cette tendance vaut lement par l’immigration de main-d’œuvre –également pour la Suisse et le canton de notamment en raison de l’introduction deBerne. Elle a de profondes répercussions la libre circulation des personnes entre lasur l’économie et le marché du travail, Suisse et l’Union européenne. Durant cettemais également sur les systèmes de la phase de haute conjoncture, cette main-formation, de la santé et des assurances d’œuvre se composait surtout de per-sociales. sonnes hautement qualifiées.6.1.6. Evolution des valeursLe chiffre de la population bernoise et la tâches publiques est souvent remis enstructure d’âge changent, tout comme question sur le plan politique.changent les valeurs fondamentales. Cette évolution des valeurs se reflète éga-La société d’aujourd’hui se caractérise par lement sur l’orientation et la carrière profes-un individualisme croissant. La famille et la sionnelles. De par la diversité des valeurssolidarité ont moins d’importance que par et des attentes, il est devenu plus difficilele passé, les certitudes traditionnelles, les d’orienter la demande en formations etconvictions et les principes qui peuvent carrières dans une direction précise.guider une vie se sont perdus : aujourd’hui,plusieurs systèmes de valeurs cohabitent, Enfin, l’évolution des valeurs fait que deet il est d’autant plus difficile de trouver un moins en moins de gens ont la possibilitéconsensus sur ce qu’il est nécessaire de ou la volonté d’assumer des travaux dansfaire. Dans le même temps, l’Etat devrait l’intérêt de la collectivité. Ainsi, de nom-se charger de résoudre les problèmes et breux conseils communaux ont de la peineles conflits dans de nombreux domaines à pourvoir leurs sièges.alors que le financement de ces nouvelles2323 Office fédéral de la statistique (OFS) : scénarios actualisés de l’évolution de la population des cantons 2005. Neuchâtel, avril 2008. Conférence des statistiques du canton de Berne : projections régionalisées de l’évolution démographique du canton de Berne jusqu’en 2030 (édition 2008). Berne, décembre 2008 25
  • 26. Stratégie économique 2025 6.2. Politiques économiques de la Confédération et des cantons 6.2.1. Politique économique de la Confédération Au vu de ses excellents résultats sur le tenir compte des stratégies appliquées par plan international, la Suisse compte parmi les entreprises privées, qui s’affranchissent les économies publiques les plus perfor- toujours plus de l’influence étatique. mantes au monde, tant au niveau de la productivité qu’à celui de la capacité d’in- La politique économique (politique de novation. La productivité du travail pro- croissance) appliquée en Suisse24 ne se gresse toutefois moins que la moyenne. limite pas à des mesures que le Conseil D’autres pays rattrapent le nôtre dans fédéral peut soumettre au Parlement de des domaines qui font traditionnellement son propre chef (agenda de la Confédéra- sa force. C’est pourquoi une politique de tion), mais s’étend aux négociations inter- croissance axée sur le long terme garde nationales dans le domaine économique toute sa pertinence. Lorsqu’il s’agit de (agenda de la politique économique exté- préserver la compétitivité mondiale, la poli- rieure) et aux mesures cantonales (agenda tique économique publique doit en outre des cantons). L’agenda de la Confédération s’articule autour de trois axes : ƒƒ Abaisser le niveau élevé des coûts : infrastructures, à améliorer le climat mesures visant à renforcer la concur- fiscal et à créer un cadre juridique rence sur le plan domestique, notam- favorable aux entreprises. ment par une concurrence accrue à l’importation. ƒƒ Valoriser l’activité professionnelle : mesures permettant la mise à profit du ƒƒ Augmenter l’attrait de la place écono- potentiel de main-d’œuvre national et mique : mesures destinées à faciliter international et l’encouragement des l’accès aux marchés étrangers, à compétences professionnelles indivi- garantir un bon rapport qualité/prix des duelles (capital humain). Dans les domaines de la formation, de la En vue de l’évolution future, la Confédé- recherche et de l’innovation, le Conseil fé- ration a élaboré le rapport «  Perspective déral fixe ses objectifs stratégiques dans le 2025 »25, dont le Conseil fédéral a pris message au Parlement. Ces objectifs com- connaissance le 7 avril 2011. plètent les trois axes de l’agenda fédéral. En outre, elle rédige actuellement le Mas- Au travers de l’agenda de la politique éco- terplan Cleantech en Suisse26. Le recours nomique extérieure, la Confédération veut aux technologies propres (cleantech) per- garantir l’accès de la Suisse aux marchés mettra à la Suisse de renouveler son éco- étrangers, que ce soit en étendant le réseau nomie et de réduire considérablement sa d’accords de libre-échange avec des par- consommation de ressources naturelles. tenaires extérieurs à l’Union européenne Le terme «  cleantech  englobe toutes » ou en s’engageant pour la libéralisation les technologies, industries et prestations des marchés (cycle de Doha) sous l’égide qui contribuent à utiliser les ressources de l’Organisation mondiale du commerce 242526 naturelles avec plus de ménagement et (OMC). d’efficience, ainsi que tous les maillons de la chaîne de création de valeur – de la 24 Source : Conseil fédéral : Politique de croissance 2008-2011 : nouvelles mesures pour renforcer la croissance écono- mique en Suisse. Rapport en réponse à la motion 01.3089: Politique de croissance. Sept mesures. Berne, 2008 25 Etat-major de prospective de l’administration fédérale : Perspectives 2025 : Analyse de la situation, du contexte et des défis déterminants pour la politique fédérale. Berne, 2011. 26 Masterplan Cleantech en Suisse ; Département fédéral de l’économie (DFE) et Département fédéral de l’environne-26 ment, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), Berne, octobre 2010.
  • 27. Contexterecherche et du développement jusqu’à la économiques intacts et fonctionnels auxvente et à l’exportation de marchandises, générations futures et sert de dénomina-en passant par la production. La priorité teur politique commun pour une politiquen’est plus accordée à l’objet produit, mais du développement territorial mieux coor-au mode de production. Désormais, gérer donnée, inscrite dans la durée. A l’issueplus parcimonieusement les ressources de la procédure de consultation (fin juinnaturelles ne sera plus seulement primor- 2011), ce projet sera adapté en fonctiondial pour l’écologie, mais aussi pour l’éco- des prises de position formulées. Ensuite,nomie. les partenaires des trois niveaux de l’Etat devront l’adopter en termes politiques.Le Projet de territoire Suisse27 fixe desstratégies pour le développement territo- Par ailleurs, les cantons sont eux aussi ap-rial futur de notre pays. Il montre la voie à pelés à mener une politique économiquesuivre pour laisser des espaces vitaux et active.6.2.2. Politique économique des cantonsLa politique économique des cantons comme partie intégrante de leurs objec-(agenda des cantons) complète les me- tifs de législature ou sous la forme d’unsures fédérales. Elle se concentre sur rapport indépendant. Chaque canton dis-l’amélioration des conditions générales, le pose de ses propres priorités en matièrerenforcement de l’économie régionale et d’infrastructures de transport, de forma-l’augmentation de la croissance. Les me- tion, d’innovation et d’aménagement dusures principales concernent la promotion territoire. Les stratégies cantonales com-de l’innovation, la formation, la recherche prennent également des mesures concer-et la politique fiscale. nant les impôts, la promotion du site d’im- plantation, l’orientation de l’administrationEn plus de Berne, 18 autres cantons ont vers la fourniture de prestations ainsi queélaboré leur stratégie de politique écono- l’efficience des procédures et prescrip-mique ces dernières années, que ce soit tions.2727 Projet de territoire Suisse (à l’état de projet) : Confédération suisse, Conférence des gouvernements cantonaux, Conférence suisse des directeurs cantonaux des travaux publics, de l’aménagement du territoire et de l’environne- ment, Union des villes suisses, Association des Communes Suisses, Berne, janvier 2011. 27
  • 28. Stratégie économique 202528
  • 29. Analyse7. Analyse7.1. Interactions inhérentes à l’économie publiqueL’économie publique repose sur les fac- du nombre d’entreprises (quantité). Cesteurs de production classiques que sont le variables dépendent avant tout des sur-sol, le travail et le capital. Dans les écono- faces disponibles pour le logement et l’em-mies publiques développées, ces facteurs ploi. Les outils du développement territorialsont subdivisés en de nombreux autres : permettent d’influer sur la quantité. Sansen plus du sol disponible, des prescriptions offre de logement accrue, par exemple, onrégissant l’aménagement du territoire et ne peut s’attendre à ce que la populationles constructions (par ex. plans de zones, augmente.coefficient d’utilisation) influencent l’offreen surfaces d’habitation et de travail. Le Ensuite, le potentiel économique est tribu-facteur « travail » n’est pas seulement dé- taire de la qualification de la main-d’œuvreterminé par les heures de travail fournies, et du savoir-faire (technologie) des entre-mais également par la formation et les qua- prises (qualité). Une bonne formation estlifications des personnes actives occupées synonyme de main-d’œuvre qualifiée ca-(savoir ou capital humain). Concernant le pable d’innover  or l’innovation permet ;capital, distinction est faite entre le capital d’accroître la productivité et la valeur ajou-financier (argent, crédits) et le capital pro- tée. Si le tissu économique évolue au profitductif (par ex. infrastructures de transport d’entreprises à forte création de valeur, leet infrastructures énergétiques). De plus, le potentiel économique augmentera forcé-capital « nature » est toujours plus reconnu ment.comme facteur de production central etlimitant28. Le canton lui-même influence également son potentiel économique : il est un em-Le potentiel économique est le critère cen- ployeur de poids et ses investissementstral pour évaluer une économie publique. dans le domaine infrastructurel font de luiIl figure de ce fait au cœur de la stratégie un mandant important.économique 2025. Ce potentiel est toute-fois impossible à réaliser par des mesures Les entreprises (emplois) et le chiffre de lade pilotage : on ne peut le construire que population sont interdépendants. En prin-sur une longue période en pesant sur des cipe, le potentiel économique et la crois-facteurs qui influenceront à leur tour la per- sance démographique ne vont de pairformance économique. qu’en cas de création d’emplois. Dans la réalité, toutefois, les pendulaires traversantLe potentiel économique dépend d’abord les frontières cantonales viennent atténuerde la population, de la main-d’œuvre et cette interdépendance.2828 Cf. par exemple modèle du stock de capital développé par un groupe de la Banque mondiale dirigé par Ismail Serageldin (Mauch Consulting AG, Infras, Basler und Partner AG, Zurich avril 2001: Politik der nachhaltigen Entwicklung in der Schweiz : Standortbestimmung und Perspektiven, p. 65 ss, en allemand). 29
  • 30. Stratégie économique 2025 Enfin, le développement d’un site économique est également fonction des facteurs suivants : ƒƒ Ce site doit disposer de bonnes génie médical fait partie des clusters infrastructures, notamment dans les servant à la promotion du site écono- domaines du transport, de l’approvi- mique bernois (cf. point 7.3.2). sionnement énergétique et de la com- munication. Les capacités routières ƒƒ Le thème de la sécurité englobe la et ferroviaires doivent être suffisantes sécurité publique, un système judiciaire pour l’économie et la population. fiable et la sécurité sociale. La sécurité et la stabilité d’un pays concourent ƒƒ A côté de la formation, la recherche à sa compétitivité au niveau interna- et le transfert des connaissances tional. A ce niveau, les différences contribuent dans une mesure non entre cantons sont faibles. Beaucoup négligeable à la qualité des entreprises d’éléments relèvent de la Confédéra- et des emplois du site (création de tion. Garantir la sécurité publique, en valeur ajoutée). revanche, fait partie des tâches canto- nales. Dans les grands cantons, sur- ƒƒ Le tissu économique exerce une tout, les exigences posées à la police influence directe sur le potentiel éco- augmentent, car le nombre d’atteintes nomique ; de plus, il a le pouvoir de intolérables à la sécurité publique est rendre un site attractif : si ce dernier en hausse. abrite plusieurs entreprises d’une même branche, d’autres entreprises ƒƒ Les impôts constituent la base des seront tentées de s’y installer (cluster). finances publiques, lesquelles défi- nissent l’offre de prestations publiques. ƒƒ Des procédures et prescriptions De plus, le taux d’imposition fait partie efficaces et compréhensibles pour le des critères d’implantation des per- citoyen permettent une mise en œuvre sonnes physiques et morales. A long rapide des nouveaux projets et contri- terme, il influence de ce fait l’écono- buent à réduire les taxes et émolu- mie. ments. ƒƒ Enfin, il ne faut pas sous-estimer les ƒƒ Une bonne couverture en soins médi- facteurs mous, non quantifiables, caux est primordiale pour le bien-être qui contribuent à la qualité de vie et de la population. Plus les soins médi- à l’attractivité du site (par ex. offres caux sont avantageux, plus le revenu culturelles, offres de loisirs, accueil disponible augmentera. De plus, le extrafamilial des enfants, nature, cadre secteur de la santé est un employeur de vie, etc.). important. Dans le canton de Berne, le Le potentiel économique détermine l’état baisser le taux d’imposition sans réduire des finances publiques, c’est-à-dire le ses prestations. Sans augmentation du montant des recettes fiscales et l’impor- potentiel économique, l’Etat devra prélever tance des prestations publiques. Si le plus d’impôts pour étendre ses prestations potentiel économique augmente, l’Etat ou réduire ses prestations pour baisser la disposera de ressources supplémentaires charge fiscale. pour mener ses tâches à bien ou pourra30
  • 31. AnalyseLe graphique ci-après illustre les interac- les différents facteurs). Les possibilitéstions inhérentes à l’économie publique et d’influence d’une stratégie économiqueles possibilités d’influence (sans prise en sont signalées en bleu.compte des interactions rétroactives entre Finances publiques Investissements Consommation privée Impôts (3) Potentiel économique (2) Entreprises (1) Population Emplois Personnes actives occupées Fondations d’entreprises, Solde migratoire, croissance implantations, nouveaux projets démographique naturelle Développement territorial, Développement territorial, Formation formation, attractivité du site attractivité du site Source : becoIndicateurs : 1 : Tissu économique, recensement des entreprises 2 : Produit intérieur brut et potentiel de ressources 3 : Indice de l’exploitation du potentiel fiscal 31
  • 32. Stratégie économique 2025 7.2. Moyens d’influence inhérents à l’économie publique La structure fédéraliste de la Suisse fait exemple, la Confédération règle la réparti- qu’en plus des tâches fédérales et can- tion des compétences et des tâches dans tonales, il existe un certain nombre de la loi sur l’aménagement du territoire, mais tâches que la Confédération et les cantons laisse une grande liberté d’application aux peuvent mener à bien en toute autonomie cantons et communes. A l’inverse, dans le (par ex. en matière d’imposition fiscale). De domaine de l’assurance-chômage (qui fait plus, certaines tâches ne peuvent pas être partie intégrante du marché de l’emploi), attribuées de manière tranchée soit à la les cantons ne disposent d’aucune marge Confédération, soit aux cantons. Concer- de manœuvre pour appliquer la législation nant l’aménagement du territoire, par fédérale. Conféderation Conféderation et Canton Canton Argent, devise Compétitivité Affaires économiques extérieures Aménagement du territoire Marché du travail Routes nationales, Routes cantonales / trafic longue Trafic régional communales, distance trafic local Formation Ecoles du Hautes écoles professionnelle, degré secon- Ecole obligatoire techniques Hautes écoles daire supérieur Impôts Impôts Santé Politique régionale Promotion du site Promotion du site d’implantation d’implantation Prescriptions de Prescriptions de police économique police économique Procédures ProcéduresSource : beco32
  • 33. Analyse7.2.1. Remarque préliminaire sur la suite du documentLe canton de Berne est le deuxième de n’entrent donc pas en ligne de compte).Suisse en termes de superficie, de popula- Les cantons de référence seront ainsi lestion, de nombre d’emplois et d’entreprises. suivants : Argovie, Saint-Gall, Vaud et Zu-Pour chacun de ces indicateurs, les valeurs rich.bernoises représentent 10 à 15 pour centdes valeurs nationales. Les points ci-après Le critère de la valeur par habitant est letraitent en premier lieu des indicateurs pour plus parlant, car il permet de comparerlesquels ce pourcentage est fondamentale- des entités de taille différente. De plus,ment différent. dans une série chronologique, la variation de la valeur absolue reflète souvent l’évo-Le canton de Berne sera à chaque fois lution démographique (l’augmentation ducomparé à la Suisse ainsi qu’à des can- produit intérieur brut, par exemple, n’esttons similaires de par leur superficie, leur synonyme d’amélioration que si elle est su-nombre d’habitants ou leur nombre d’em- périeure à la croissance démographique).plois (les cantons-villes ainsi que les can- C’est pourquoi l’analyse suivante reposetons de petite dimension ou peu peuplés en premier lieu sur les valeurs par habitant.Les points consacrés à ce thème sont structurés comme suit :ƒƒ Les constats résument les principaux rents graphiques démontrent l’impor- résultats de l’analyse. Sur cette base, il tance des constats fondamentaux par est à chaque fois exposé comment le domaine. Il est par contre impossible canton de Berne peut influencer l’évo- d’établir une comparaison directe entre lution en question. ces graphiques.ƒƒ Le graphique établit une pondération ƒƒ La rubrique « Contexte » regroupe les de l’importance économique et com- principaux indicateurs qui sous-ten- pare le canton de Berne à la Suisse. dant les constats. Tous les chiffres La pondération repose sur des don- sont arrondis. Le cas échéant, une nées statistiques complétées par des comparaison est établie avec les can- estimations plausibilisées. Les diffé- tons de référence.Le rapport sur la situation économique 7.3.1 à 7.3.4). Cette dernière sera ensuite2011 et la page www.be.ch/donnees-eco- considérée d’un point de vue régionalnomiques fournissent des informations plus (point 7.4). Le point 7.6 présentera l’imagedétaillées sur les indicateurs économiques. du canton. Enfin, on procédera à l’ana- lyse des structures ainsi que des princi-L’analyse porte d’abord sur la structure pales prestations publiques (points 7.7.1économique du canton de Berne (points à 7.7.5). 33
  • 34. Stratégie économique 20257.3. Structure économique du canton de Berne7.3.1. Produit intérieur brut et revenu disponible Le produit intérieur brut (PIB) par habitant / par personne active occupée estConstats inférieur à la moyenne. La croissance du PIB par habitant / par personne active occupée est supé- rieure à la moyenne. La croissance du PIB absolu est inférieure à la moyenne. Le revenu librement disponible se situe dans la moyenne29.Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande faible importantesPossibilités d’influence Le développement du produit intérieur brut n’est qu’indirectement influençable. Les possibilités d’influence sont exposées en rapport avec les facteurs correspondants. 29 29 Le revenu librement disponible est obtenu par la déduction du revenu brut des prélèvements obligatoires et des coûts fixes tels qu’impôts, charges sociales, LPP, caisse maladie et frais de logement (informations supplémen- 34 taires à la fin du point 7.3.1).
  • 35. AnalyseEn 2010, le produit intérieur brut (PIB)30 du riodes de reprise, la croissance écono- Contextecanton de Berne se montait à 57 milliards mique bernoise est inférieure à la moyennede francs. Le PIB par habitant31 du canton suisse. En période de crise, la réactionde Berne (CHF 58’100) est inférieur à la bernoise n’est pas fondamentalement dif-moyenne suisse (CHF 62’900). Parmi les férente de la réaction suisse, si ce n’estcantons de référence, seul Zurich réalise qu’elle survient en général légèrement plusun meilleur score, que ce soit au niveau tard. Sur l’ensemble du cycle conjonctu-absolu ou par habitant. rel, la croissance économique du canton de Berne reste de ce fait en deçà de laEn termes de croissance annuelle, le moyenne suisse. Ce phénomène s’ex-canton de Berne réagit de manière moins plique en grande partie par le tissu écono-dynamique que la Suisse : durant les pé- mique bernois. Croissance du PIB 4% CH 3% 2% BE 1% 0% -1 % -2 % 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Source : BAKBASELDe 2000 à 2010, le PIB bernois a crû en celle de Berne, le canton de Vaud se si-moyenne de 1.4 pour cent par année, tuait dans la moyenne suisse, tandis quecontre 1.6 pour cent pour la Suisse. Les les cantons d’Argovie et de Zurich ont faitcantons de Vaud et d’Argovie ont devancé mieux (1.7%).Berne, alors que Saint-Gall et Zurich sontrestés en retrait. Le canton de Zurich a Toujours de 2000 à 2010, la croissancebeaucoup souffert de la crise économique moyenne par habitant du canton de2001-2003 ainsi que de la crise financière Berne se chiffrait à 1.0 pour cent, surpas-2008/2009. Si l’on considère la croissance sant ainsi largement la moyenne suisseannuelle moyenne du canton de Berne au (0.7%) et celle des cantons de référence.cours des 30 dernières années, le résul- Ce résultat n’est toutefois pas attribuabletat n’est pas sensiblement différent (BE : à un accroissement extraordinaire du PIB,1.5%, CH  1.6%). Le canton de Saint- : mais à une croissance démographiqueGall a connu une croissance identique à inférieure à la moyenne.303130 Toutes les valeurs mentionnées dans la présente stratégie s’entendent en termes réels (c’est-à-dire valeurs obte- nues après correction de l’inflation).31 L’indicateur « PIB » est plus parlant s’il est mis en relation avec la population. Le PIB par habitant permet de mesu- rer la performance et l’attractivité d’un site économique. Il augmente lorsque la hausse de nombre de personnes actives occupées est supérieure à la croissance démographique ou lorsque la valeur ajoutée par personne active occupée augmente (c’est-à-dire lorsque le travail fourni est plus productif). 35
  • 36. Stratégie économique 2025 Le PIB par personne active occupée32 Gall se place légèrement derrière Berne. du canton de Berne se monte à 98’500 Le développement observé durant la der- francs contre 109’100 pour la Suisse (en nière décennie montre toutefois que l’évo- moyenne). Ce chiffre témoigne de la pré- lution structurelle vers des activités à plus dominance de branches à valeur ajoutée forte valeur ajoutée était plus marquée plutôt faible dans le canton de Berne. Par- dans le canton de Berne qu’en moyenne mi les cantons de référence, seul Saint- suisse.Evolution du PIB par 1.0 %personne active occu-pée 0.8 % 0.6 % CH 0.4 % 0.2 % 0.0 % BE AG VD SG ZHSource : BAKBASEL Le revenu librement disponible33 est im- sont largement supérieures à la moyenne, portant pour évaluer la prospérité de la mais les frais fixes sont inférieurs. Les population. Il ne dépend pas seulement de cantons-villes et les cantons constituant la charge fiscale, mais aussi de toutes les un centre d’activité important sont moins dépenses liées. Le revenu librement dispo- bien lotis que les autres. Zurich et Vaud nible du canton de Berne correspond à la se classent derrière le canton de Berne, moyenne suisse. Les charges obligatoires Saint-Gall et Argovie devant.Revenu disponible par Prélèvements oblig. peu Frais fixes Prélèvements oblig. élevésdes composants des Frais fixes élevés GE Frais fixes élevésdépenses, 2011 ZG BS ZH SZ VD NW CH BL Prélèvements oblig. GR LU TI OW AG BE AI SG FR UR TG NE SO VS GL AR SHSource : Credit Suisse Econo- Prélèvements oblig. élevésmic Research, représentation Prélèvements oblig. peu Frais fixes peu JU Frais fixes peugraphique : beco Prélèvements obligatoires : impôts sur le revenu et la fortune, cotisations aux assurances sociales, primes d’assurance-maladie Frais fixes : frais de logement, frais accessoires, taxes sur l’eau, les eaux usées et les déchets 32 Le PIB par personne active occupée est un indicateur de productivité ; en considérant l’économie dans sa globa- lité, il est possible de tirer des conclusions sur le potentiel de création de valeur ajoutée / la productivité du tissu économique. Il est par contre impossible d’établir des conclusions sur les différences de productivité au sein d’une même branche. 33 Le revenu librement disponible désigne le montant dont dispose un ménage pour sa consommation après déduc- tion des impôts, des cotisations aux assurances sociales, de la prévoyance professionnelle, des primes d’assu- rance-maladie et des frais de logement (frais accessoires inclus, frais de déplacement logement-travail exclus).36 D’après définition du Credit Suisse.
  • 37. Analyse 37
  • 38. Stratégie économique 20257.3.2. Structure des entreprises et de l’économie En matière de création d’entreprises, le canton de Berne est moins dynamiqueConstats que la Suisse. La structure dimensionnelle des entreprises bernoises correspond à la moyenne suisse. Les sociétés de capitaux sont sous-représentées. Dans l’ensemble, le tissu économique bernois se caractérise par une valeur ajoutée plutôt faible.Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande faible Possibilités d’influence Le nombre d’entreprises dépend de l’espace à disposition et de l’attractivité du site économique. La composition du tissu économique n’est influençable qu’à long terme, par la mise en place de bonnes conditions générales pour les branches à forte valeur ajoutée. Les entreprises choisissent notamment leur site d’implantation selon l’offre en matière de formation, de transfert des connaissances, de promotion de l’innovation et de promotion du site. 38
  • 39. AnalyseEn 2008, 35’133 entreprises des sec- 34 pour cent des entreprises suisses. En Contexteteurs secondaire et tertiaire avaient leur comparaison, les sociétés de capitaux sontsiège dans le canton de Berne34. De 2001 peu représentées ; 29 pour cent sont desà 2008, ce chiffre a fondu de 5 pour cent sociétés anonymes (CH : 35 %). La part(soit quelque 1’800 entreprises de moins), de sociétés à responsabilité limitée (Sàrl)le recul le plus important ayant été enre- est également légèrement inférieure à lagistré durant la première moitié de la dé- moyenne suisse. Cette structure montrecennie. Il en était de même en Suisse et que de nombreuses entreprises bernoisesdans les cantons de référence ; toutefois, sont orientées vers le marché intérieur. Oralors qu’en Suisse et dans les cantons de ce dernier présente un potentiel de crois-référence, le nombre d’entreprises s’est sance plus faible qu’un marché axé surde nouveau accru entre 2005 et 2008, il a l’exportation.stagné dans le canton de Berne. Cet indiceétablit que la dynamique de création d’en- La structure par secteurs de l’économietreprise est plus faible au niveau bernois bernoise ne se distingue guère de celle dequ’au niveau suisse. l’économie suisse, si ce n’est que l’agri- culture est surreprésentée dans le cantonLa structure selon la taille des entre- de Berne.prises bernoises (mesurée au nombred’employés) est pratiquement identique à 20 pour cent de toutes les personnesla structure suisse. En comparaison inter- actives dans l’agriculture suisse travaillentnationale, le paysage économique suisse dans le canton de Berne. Depuis 2001, lese caractérise par ses petites structures. nombre d’actifs occupés dans ce secteurLes sites de production et de services très a baissé de 14.9 pour cent du fait de l’évo-importants sont extrêmement rares dans lution structurelle (CH  -17.4%) pour se :le canton, 99.6 pour cent des entreprises porter à 36’700 personnes. La surface utileappartenant à la catégorie des petites et par exploitation est également inférieure àmoyennes entreprises (PME). 86 pour cent la moyenne suisse.des entreprises bernoises entrent mêmedans la catégorie des micro-entreprises, Le secteur de l’industrie occupe 133’300puisqu’elles comptent moins de dix postes personnes. En chiffres absolus, Berne està plein temps. Dans le canton de Berne, le canton qui compte le plus grand nombreles grandes entreprises de production et d’actifs occupés dans la production indus-de services axées sur l’exportation et jouis- trielle (89’000 personnes). Le taux de créa-sant d’un rayonnement international sont tion d’emplois depuis 2001 se monte à 2.8sous-représentées. pour cent, ce qui est nettement inférieur à la moyenne suisse (4.9 %).La forme juridique des entreprises ber-noises se distingue nettement de celle Le secteur des services occupe 372’300qui est usuelle au niveau suisse : 43 pour personnes. Depuis 2001, il a connu uncent des entreprises du canton de Berne taux de croissance de 7 pour cent seule-sont des sociétés de personnes35, contre ment (CH: 10.6 %).343534 Office fédéral de la statistique, recensement fédéral des entreprises 200835 Sociétés de personnes : raisons individuelles, coopératives et sociétés en nom collectif (les associations ne sont pas prises en compte, car la plupart d’entre elles ne poursuivent pas un but économique). Sociétés de capitaux : sociétés anonymes Sociétés mixtes : sociétés à responsabilités limitée (Sàrl) 39
  • 40. Stratégie économique 2025Taux d’activité par sec-teur économique 100 % 80 % CH 60 % 40 % CH 20 % CH 0% BE BE BE SG AG SG AG AG SG ZH ZH ZH VD VD VDSource : OFS, recensementdes entreprises 2008 1. secteur 2. secteur 3. secteur(état : 29.3.2010) Au cours des dernières années, des varia- secteur de la santé et du social a enregistré tions conjoncturelles et structurelles sont le plus fort taux de création d’emplois entre devenues perceptibles dans l’évolution 2001 et 2008. Dans l’ensemble, la propor- des différentes branches de l’économie. tion des branches à plus forte création de Que ce soit au niveau suisse ou bernois, le valeur tend à augmenter.Nombre d’actifs occu-pés par branche 0 20000 40000 60000 80000 100000 0 20’000 40’000 60’000 80’000 100’000 2008 Industrie 2005 2001 Commerce et vente Santé et action sociale Services aux entreprises Construction Administration publique Secteur agricole Hôtellerie et restauration Transports et circulation Education et enseignement Autre services Information et communication Services financiers Autres branches économiquesSource : OFS, recensementdes entreprises(état : 29.3.2010)40
  • 41. AnalyseLe quotient de localisation36 permet d’éva- présentent des quotients de localisationluer le tissu économique et les branches clairement inférieurs à la moyenne.qui le composent avec plus de précisionque le seul nombre absolu d’actifs occu- Les branches représentées dans les gra-pés. Dans le canton de Berne, les secteurs phiques ci-après comportent des sous-suivants sont nettement surreprésentés  : branches dont certaines sont surrepré-secteur public (en raison de l’administration sentées («  construction de machines  »,fédérale) ; agriculture (ainsi que branches « industrie métallurgique  et d’autres »)en amont et en aval) ; information et com- sous-représentées (« chimie/pharmacie »,munication (du fait, notamment, des sièges « commerce de gros », « électronique/op-principaux de la Poste et de Swisscom). tique/horlogerie » et « conseil/ingénierie/Par contre, les finances et l’enseignement recherche et développement/publicité »). Productivité du travail et Productivité du travail quotient de localisation 0 75’000 150’000 225’000 300’000 des diverses branches Services financiers Information et communication Industrie Services aux entreprises Commerce et vente Transports et circulation Construction Autre services Santé et action sociale Hôtellerie et restauration Education et enseignement Secteur agricole Autres branches économiques Administration publique (1)  0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 Source : OFS, recensement Quotient de localisation (CH = 1) des entreprises 2008 (état : 29.3.2010)Productivité du travail: en francs par poste à plein temps Il est difficile d’établir des statistiques sur la productivité du travail de l’administration publique, étant donnéqu’il n’existe pas de prix du marché pour ces prestations. C’est pourquoi l’OFS ne fournit aucun chiffre. Au vude l’importance de l’administration publique pour le canton de Berne, la valeur de la productivité moyenne totaledépend fortement de l’évaluation de la productivité du service public.3636 Le quotient de localisation illustre la concentration d’une branche dans le canton de Berne en comparaison suisse. A cet effet, on calcule l’importance de cette branche par rapport à l’activité totale. Le quotient de ces deux valeurs équivaut au quotient de localisation. Un quotient inférieur à 1 signifie que la branche est sous-représentée. 41
  • 42. Stratégie économique 2025 Comme le tissu économique bernois com- cent des nuitées comptabilisées au niveau prend une part importante de branches in- suisse. Il se place ainsi au deuxième rang, dépendantes de la conjoncture (administra- derrière les Grisons (16 %) et devant le Va- tion publique, agriculture, santé et social), lais (12 %). 75 pour cent des nuitées sont l’économie bernoise connaît une évolution enregistrées dans l’Oberland. moins dynamique que la moyenne suisse. Toutefois, la stabilité de ces branches pré- La forte représentation de l’administra- sente également un avantage, à savoir le tion publique s’explique par la fonction de faible taux de chômage (cf. point 7.3.4). capitale endossée par la ville de Berne. 64 C’est aussi la composition du tissu écono- pour cent des personnes occupées dans mique qui explique en majeure partie pour- l’administration fédérale habitent le canton quoi dans le canton de Berne, la création de Berne. L’administration publique est une de valeur moyenne (productivité du travail) mandante importante, en particulier pour les est inférieure à la moyenne suisse. En effet, entreprises de services. De plus, le fait d’être les branches à forte valeur ajoutée telles proche du centre de décision politique attire que les services financiers et les industries les entreprises, associations et organisa- productives (chimie) sont nettement sous- tions non gouvernementales (ONG). représentées, alors que des employeurs importants au niveau cantonal (agriculture, La promotion économique du canton santé et social) présentent une productivité de Berne se concentre sur les branches plus faible que la moyenne. Dans la région à forte valeur ajoutée. Depuis 1998, elle touristique de l’Oberland, c’est un autre passe notamment par l’encouragement secteur peu productif – à savoir l’hôtellerie de six cluster37. et la restauration – qui est surreprésenté. Dans ces différentes branches, toutefois, la 26 pour cent des entreprises bernoises productivité du travail n’est pas fondamen- peuvent être attribuées à l’un des clusters talement différente de celle de la Suisse. « secteur médical » (« génie médical » et « santé et social  «  »), industrie de préci- Le canton de Berne est l’un des plus tou- sion  «  », technologies de l’information et ristiques de Suisse (avec les Grisons et le de la communication (TIC)  et «  » conseil Valais). Ses hôtels et stations thermales économique ». En 2008, 33 pour cent des enregistrent un total de 4.9 millions de nui- actifs occupés travaillaient dans l’un de tées par année, ce qui représente 14 pour ces quatre clusters.Personnes actives occu- Nombre de Part du tauxpées dans les clusters Cluster personnes d’activité total Secteur médical (génie médical, industrie 75’000 13.8 % pharmaceutique, santé et social Génie médical 3300 0.6 % Industrie de précision 52000 9.6 % Technologies de l’information et de la com- 24000 4.5 % munication (TIC) Conseil économique 36000 6.6 % Total (les personnes travaillant dans plu-Source : OFS, recensement sieurs clusters n’ont été comptées qu’une 178’000 32.8 %des entreprises 2008(état : 29.3.2010) seule fois) 37 37 Technologie de la communication et de l’information, génie médical, industrie de précision, services, design et technologie environnementale. Les deux derniers clusters se définissent selon les buts des entreprises et non selon leur appartenance à une branche d’après la classification NOGA, raison pour laquelle il est impossible de tirer à leur42 sujet des conclusions qui soient basées sur le recensement des entreprises.
  • 43. AnalyseLes cantons de référence comptent plus tations suisses38) avec un chiffre d’affairesde personnes actives occupées que le de 12.2 milliards de francs . 54 pour centcanton de Berne dans l’un ou l’autre des exportations bernoises sont destinéesde ces domaines  «  : secteur médical  » à l’Union européenne, dont 25 pour cent(Vaud), « industrie de précision » (Argovie à l’Allemagne.et Saint-Gall), « TIC » et « conseil écono-mique » (Zurich). Le tourisme n’est pas compris dans la statistique des exportations, même s’il ex-Au niveau des exportations, le canton de porte, en quelque sorte, ses prestations àBerne occupe le 5e rang (6 % des expor- des hôtes étrangers. Exportations 2010 Groupe de marchandises BE CH Machines, appareils, électronique 32.0 % 17.9 % Instruments de précision, horlogerie et bijouterie 27.6 % 18.2 % Produits des industries chimiques et connexes 14.2 % 37.3 % Métaux 7.0 % 6.3 % Produits de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche 5.9 % 4.2 % Autres groupes de marchandises 13.3 % 16.1 % Source : Administration fédérale des douanesChiffres provisoires3838 La statistique des exportations ne se réfère pas au lieu de production, mais au lieu d’exportation. En réalité, le taux d’exportation du canton de Berne est sans doute plus élevé, car diverses grandes entreprises exportatrices ne livrent pas leur marchandise depuis le canton de Berne. 43
  • 44. Stratégie économique 20257.3.3. PopulationConstats39 La croissance démographique est nettement inférieure à la moyenne. Le canton de Berne présente un solde migratoire intercantonal négatif et un faible taux d’immigration de personnes actives occupées. C’est pourquoi il compte un pourcentage élevé de personnes âgées de plus de 64 ans.Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande faible importantesPossibilités d’influence L’évolution démographique n’est influençable qu’à moyen terme, au moyen de l’immi- gration. Cette dernière dépend de l’offre en emplois et logements. 39 44 39 Cf. Points 7.3.4 et 7.7.2 pour les constats concernant les qualifications de la population.
  • 45. AnalyseFin 2010, le canton de Berne totalisait tage de personnes âgées de plus de 65 Contexteune population résidente permanente ans y était supérieur. Son pourcentagede 979’400 personnes. Son pourcentage de population étrangère (13.4 %) étaitde personnes jeunes était inférieur à la nettement inférieur à la moyenne suissemoyenne suisse, alors que son pourcen- (22.5 %). Pyramide des 0% 20 % 40 % 60 % 80 % 100 % âges 2010 BE 0-19 ans 20-39 ans CH 40-64 ans 65 ans et plus AG SG VD ZH Source : OFS, STATPOPAvec un taux de croissance démogra- migratoire intercantonal est par contre né-phique de 3.8 pour cent au cours des dix gatif, si bien qu’au total, le canton de Bernedernières années, le canton de Berne se enregistre plus de décès que de nais-situe largement en dessous de la moyenne sances. Parmi les cantons de référence,suisse (9.2 pour cent). Seule l’immigration seul Saint-Gall présente une croissanceinternationale est positive, mais reste né- démographique légèrement inférieure à lagative en comparaison suisse. Le solde moyenne (6.6 %). 45
  • 46. Stratégie économique 20257.3.4. Marché de l’emploi Le nombre de personnes actives occupées et le nombre d’emplois augmen-Constats tent moins qu’en moyenne suisse. Le taux de chômage est bas. Le taux d’activité est légèrement supérieur à la moyenne de la Suisse, qui est élevée. Le niveau de formation de la population est supérieur à la moyenne suisse.Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande faible importantesPossibilités d’influence Le nombre de personnes actives occupées dépend de l’évolution démographique, et le nombre d’emplois, de l’évolution des entreprises. Le niveau de qualification des personnes actives est fonction de la qualité de leur formation. 46
  • 47. AnalyseEn 2010, le canton de Berne comptait Malgré le faible taux de chômage bernois, Contexte581’500 personnes actives occupées. beaucoup de personnes restent totale-Ces dix dernières années, le nombre des ment ou partiellement en marge de la vieactifs occupés s’est accru de 6.3 pour cent active. Leur situation est analysée en détail(34’400 personnes). La Suisse (+11.4 %) dans les rapports sociaux régulièrementet les cantons de référence ont connu publiés par le canton (cf. 8.2.12).une hausse plus prononcée. En termesd’évolution démographique, le canton de Le taux d’activité bernois se monte àBerne présente toutefois le plus fort taux 80.8 pour cent40, ce qui est supérieur à lade croissance des cantons de référence. moyenne suisse. Seul le canton de Zurich présente un taux supérieur, le résultat desLe taux de chômage bernois est infé- autres cantons de référence étant plusrieur à celui de la Suisse (-0.8% à -1.2% bas.par année par rapport à CH) et des can-tons de référence. En 2010, il se montait, Le niveau de formation bernois ne se dif-en moyenne, à 2.8 pour cent (CH 3.9%). férencie guère du niveau suisse. Le besoinL’administration publique, la santé et l’agri- de main-d’œuvre spécialisée (en particu-culture ont un effet stabilisateur sur l’éco- lier dans les domaines techniques) n’estnomie bernoise, car dans ces secteurs, le pas couvert. Le point 7.7.2 revient plus entaux d’activité ne varie guère en fonction détail sur le niveau de formation.des fluctuations conjoncturelles. Il en vade même des entreprises publiques sisesdans le canton.4040 Taux d’activité net : proportion d’actifs occupés sur une population résidente âgée de 15 à 64 ans (recensement de l’an 2000). 47
  • 48. Stratégie économique 2025 7.4. Analyse par région Les régions qui composent le canton de d’influence pour chaque région n’aurait Berne sont très différentes les unes des aucun sens. Depuis l’entrée en vigueur de autres. Pour être exhaustive, une analyse la réforme des districts, les régions admi- de ce canton doit donc tenir compte des nistratives servent de référence pour ana- particularités régionales. En revanche, for- lyser la situation économique régionale. muler des constats et désigner des moyensLes cinq régions admini-stratives du cantonde Berne Jura bernois Seeland Emmental- Haute-Argovie Berne-Mittelland OberlandSource : canton de Berne Comme celles des cantons de Vaud et Berne est un canton très vaste et fragmen- des Grisons, les structures du canton de té, dont les régions et localités doivent être Berne sont très hétérogènes. C’est ce que desservies séparément. Le réseau routier montre une étude du Credit Suisse basée bernois (et les coûts qu’il génère) est un sur l’analyse à petite échelle de la qualité bon indicateur de ce phénomène, car il est de localisation41. Cette hétérogénéité s’ex- beaucoup plus étendu que dans les autres plique en grande partie par la géographie : cantons de référence.Longueur du réseau BE CH AG SG VD ZHroutierSource : OFS Réseau routier (km) 11’922 71’454 5’593 2’969 7’698 7’377(état : novembre 2010) Routes nationales, cantonales et communales à fin 2009 41 41 Source : Credit Suisse Economic Research: Standortqualität 2011 : Im Zeichen der Stabilität. Zurich, avril 201148 (en allemand)
  • 49. AnalyseLa démographie bernoise évolue différem- Aucune des régions administratives ne dé-ment selon les régions : tandis que le See- passe toutefois la moyenne suisse.land (5.7 %) et l’Oberland (4.0 %) affichentune croissance supérieure à la moyenne Les cinq régions administratives bernoisescantonale, la situation est inverse dans le présentent les caractéristiques suivantesMittelland (2.8 %), l’Emmental–Haute-Ar- concernant leur tissu économique et leurgovie (1.9 %) et le Jura bernois (1.1 %)42. PIB : Caractéristiques Industrie des cinq régions Jura administratives bernois Emmental- Seeland Haute-Argovie Berne-Mittelland Services, Agriculture Administration Oberland Source : BAKBASEL Tourisme (état : février 2011), représentation : becoLa surface du cercle correspond au PIB.Le positionnement est basé sur le quotient de localisation correspondant.4242 Les chiffres démographiques les plus récents des régions administratives datent de 2009. L’évolution démogra- phique a été observée sur une période de dix ans (1999-2009). 49
  • 50. Stratégie économique 2025 La région administrative de Berne-Mittel- actifs occupés travaillent dans le secteur land est le centre économique du canton. secondaire, en particulier dans l’industrie Elle regroupe 49 pour cent des emplois des biens d’investissement. 11 pour cent du canton. Les branches du secteur des travaillent dans l’agriculture et la sylvicul- services (en particulier la santé et le social, ture. l’administration publique et les prestations liées aux entreprises) y prédominent. La région du Seeland se caractérise par une forte présence de l’industrie de préci- Dans la région administrative de l’Ober- sion (à l’inclusion de l’horlogerie). Il s’agit land, le tourisme joue un rôle prépon- de la région à plus fort taux d’exportation dérant : le secteur de l’hôtellerie et de la du canton (34 % des exportations canto- restauration emploie 12 pour cent des nales générant un total de 4.2 milliards de personnes actives occupées (canton de francs). Berne : 6 %) et la région enregistre à elle seule 76 pour cent des nuitées compta- La région administrative du Jura bernois, bilisées dans le canton de Berne. La pro- enfin, abrite environ 5 pour cent de la po- portion de personnes travaillant dans le pulation bernoise et 4 pour cent des per- bâtiment, l’agriculture et la sylviculture y sonnes actives occupées. Aucune autre est également supérieure à la moyenne région bernoise n’est autant marquée par cantonale. le secteur secondaire  l’industrie horlo- : gère et la métallurgie, surtout, y sont très La région administrative d’Emmental- largement représentées. Le Jura bernois Haute-Argovie est à la fois un site industriel et le pied sud du Jura forment une région et une région agricole : 32 pour cent des industrielle importante.Pourcentages parrégions administratives 60 %(par rapport à l’en-semble du canton) 50 % Berne-Mittelland 40 % Oberland Emmental-Haute-Argovie 30 % Seeland Jura bernois 20 % 10 %Sources : OFS (population :2009, actifs occupés : 2008),BAKBASEL (PIB : 2010p), 0%Administration fédérale des Population Emplois PIB Exportationsdouanes (exportations : 2010p)50
  • 51. AnalyseLes calculs réalisés par le Credit Suisse sur Seeland (52e rang). L’exemple de la régionl’attractivité des sites d’implantation (qua- bernoise montre que le canton de Bernelité de la localisation) donnent un aperçu peut être un site économique concurren-nuancé des régions bernoises. L’étude tiel : avec son 19e rang, cette région figureest effectuée à petite échelle, au niveau dans le premier cinquième du classementdes 110 régions MS43 de Suisse44. Trois des régions économiques suisses. Ellerégions du canton de Berne se situent au- obtient ainsi un score similaire à celui desdessus de la moyenne suisse : Berne (19e régions de l’agglomération bâloise et durang), Bienne/Seeland (47e rang) et Cerlier/ Bassin lémanique. Qualité de la localisation des régions économiques suisses 2011 Qualité de localisation Indice synthétique, CH = 0 2011 1.4 - 2.4 1.0 - 1.4 0.6 - 1.0 0.3 - 0.6 0.0 - 0.3 -0.3 - 0.0 -0.6 - -0.3 -1.0 - -0.6 -1.4 - -1.0 -2.4 - -1.4 Source : Credit Suisse Econo- mic Research43 4443 Les régions MS (MS: mobilité spatiale) se caractérisent par une certaine homogénéité spatiale et obéissent aux principes de petits bassins d’emploi avec une orientation fonctionnelle vers les centres régionaux. Certaines régions MS s’étendent au-delà des frontières cantonales. (Source : OFS).44 Le Credit Suisse calcule l’indicateur de qualité de la localisation (IQL) à l’aide de cinq facteurs de succès mesu- rables : l’imposition des personnes physiques et morales, le niveau de formation général de la population, la disponibilité d’une main-d’œuvre hautement qualifiée et l’accessibilité géographique. 51
  • 52. Stratégie économique 2025 7.5. Séries chronologiques historiques Les indicateurs économiques ne reposent de conclure que les bases du tissu éco- pas tous sur des indices de comparabilité nomique actuel ont été posées très tôt : portant sur le long terme. L’évolution dé- l’industrie horlogère est arrivée en Suisse mographique peut être retracée jusqu’au avec la Révolution française, l’industrie milieu du XIXe siècle, celle des entreprises chimique a pris ses quartiers à Bâle au et du taux d’activité jusqu’au début du XXe milieu du XVIIIe siècle et les fondements siècle. Les séries chronologiques montrent nécessaires au développement de l’indus- que l’évolution économique bernoise est trie des machines et de la place financière inférieure à la moyenne suisse depuis un zurichoise ont été établis au début du XIXe certain temps déjà. siècle. Le Chemin de fer de la Jungfrau a été construit il y a cent ans par un indus- Il est plus difficile de réunir des informa- triel zurichois, et le quartier bernois de tions sur le potentiel économique. Sur la Kirchenfeld par la Berne Land Company, base du revenu national et des indications une compagnie à dominance anglaise. disponibles sur l’impôt pour la défense nationale, on peut dire qu’en comparaison Les graphiques ci-après montrent que des suisse, le potentiel économique du canton décisions prises à la fin du XIXe siècle ont de Berne se situe environ au même niveau eu un fort impact sur le développement que dans les années soixante du siècle économique de la Suisse et du canton de passé. Berne. Les années cinquante et soixante du XXe siècle semblent marquer un autre Les racines historiques présentées par tournant. certaines industries permettent égalementEvolution démogra-phique 1850-2010 600 500 BE * 400 CH ZH 300 VD 200 SG AG 100 0Source : OFS, recensements 1850 1870 1890 1910 1930 1950 1970 1990 2010fédéral de la population Indexé, 1850 = 100 * territoire cantonal actuel52
  • 53. Analyse Entreprises dans les 250 secteurs secondaire et tertiaire 1905-2008 200 BE * 150 CH ZH 100 VD SG 50 AG 0 1905 1929 1939 1955 1965 1975 1985 1995 2005 2008 Source : OFS, recensements des entreprisesIndexé, 1905 = 100* territoire cantonal actuel Personnes actives occu- 600 pées dans les secteurs secondaire et tertiaire 500 1905-2008 BE * 400 CH 300 ZH VD 200 SG AG 100 0 1905 1929 1939 1955 1965 1975 1985 1995 2005 2008 Source : OFS, recensements des entreprisesIndexé, 1905 = 100* territoire cantonal actuel 53
  • 54. Stratégie économique 20257.6. Image Le canton de Berne n’est pas considéré comme un site économique particu-Constats lièrement attractif. Le canton de Berne est un canton de résidence apprécié. Le canton de Berne jouit d’une image très positive comme lieu de vacances.Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande importantesPossibilités d’influence L’image du canton de Berne dépend de plusieurs facteurs. L’histoire, les structures et la culture ne se modifient qu’à très long terme. Les prestations publiques (et la façon dont elles sont fournies) ainsi que la communication permettent toutefois d’influencer cette image. 54
  • 55. AnalyseDans le cadre de la stratégie de croissance des déficits dans sa communication  le : Contexteversion 2007, le canton de Berne a cher- canton de Berne vaut mieux que sa répu-ché à savoir comment différents milieux le tation !percevaient45. Ces recherches ont révélé Attractivité du canton 0% 20 % 40 % 60 % 80 % 100 % de Berne Site économique sans attrait Région de domicile très attractif Région de vacances Source : analyse d’image du canton de Berne, IMU Université de Berne, Institut LINK, 2008En effet, un sondage représentatif mené responsabilités et l’honnêteté. La beautéauprès de 1’500 personnes s’est soldé des paysages, la mentalité de Bernois ainsipar un résultat globalement positif, mon- que la diversité culturelle et géographiquetrant notamment que le canton de Berne ont souvent été évoquées. En résumé, lejouissait d’un capital sympathie élevé46. canton de Berne offre une qualité de vieLes trois quarts des sondés ont émis un élevée.avis favorable à très favorable sur l’imagedu canton ; les critères « qualité de vie » et Par contre, ses habitants lui reprochent« sympathie des habitants », notamment, un certain manque d’innovation, de visionont réalisé d’excellents scores, les Bernois d’avenir, d’ouverture au monde et de suc-étant appréciés pour leur modestie et leur cès. Des améliorations s’imposent doncjovialité. 80 pour cent des sondés appré- au niveau de son orientation internationalecient le canton en tant que région de va- et de son attractivité économique.cances et 68 pour cent, en tant que régionde résidence. Le sondage révèle toutefois Les entreprises et leaders d’opinion consi-aussi un potentiel d’amélioration  plutôt : dèrent la diversité du canton et sa fonctionperçu comme un site touristique, adminis- de passerelle entre la Suisse alémaniquetratif et agricole, le canton de Berne doit et la Suisse romande comme un atout,améliorer sa compétitivité s’il veut égale- en précisant toutefois qu’il ne se met pasment s’affirmer comme site économique et assez en valeur. En effet, le canton n’estindustriel. guère perçu comme site économique alors que son économie occupe une assezCette analyse d’image permet de définir les bonne place et qu’il abrite des entreprisesprincipaux points forts du canton. Parmi les au succès international. De plus, sa poli-atouts cités figurent le contact étroit avec tique des clusters permet une bonne misela nature, la sympathie, la conscience des45 46 en réseau économique.45 Analyse d’image de l’Institut de marketing et de gestion d’entreprise (Institut für Marketing und Unternehmens- führung, IMU, prof. Dr Harley Krohmer), 2008.46 Le sondage, mené au moyen d’un questionnaire, s’adressait aux particuliers, entreprises et leaders d’opinion. Les particuliers ont notamment été répartis dans les catégories suivantes : population du canton de Berne, pendulaires sortants, pendulaires entrants, émigrants, expatriés et étudiants. Les entreprises pouvaient avoir leur siège dans le canton de Berne ou non. La catégorie « leaders d’opinion » regroupait des représentants des milieux politiques, des associations, des ONG, des médias ainsi que des experts comptables, des conseillers fiscaux et des avocats. Les entreprises et les leaders d’opinion se sont exprimés dans le cadre de groupes de discussion (approche qualitative). 55
  • 56. Stratégie économique 20257.7. Prestations et structures publiques7.7.1. Finances et impôts Au cours des dix dernières années, le canton a bouclé ses comptes sur desConstats résultats positifs. Dès 2012, divers facteurs laissent toutefois présager une forte dégradation (comme pour d’autres cantons). Malgré les mesures prises en la matière, l’endettement reste élevé depuis 2003. Les dépenses publiques cantonales et communales par habitant sont infé- rieures à la moyenne. La charge fiscale des particuliers est supérieure à la moyenne suisse pour les revenus moyens à élevés, et inférieure à cette moyenne pour les bas revenus. La charge fiscale des personnes morales se situe dans la moyenne supérieure.Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande importantesPossibilités d’influence Le rendement fiscal dépend du potentiel économique et de l’exploitation du potentiel fiscal. Il est décisif pour déterminer l’ampleur des ressources disponibles pour mener à bien les tâches publiques. Si le potentiel économique et le taux d’exploitation du potentiel fiscal restent stables, il est possible de modifier la répartition des charges fiscales sans réduire les dépenses publiques, mais non de baisser les impôts. 56
  • 57. AnalyseDe 1998 à 2010, le compte de fonction- De 2003 à 2010, le canton a pu réduire sa Contextenement du canton de Berne présentait un dette de 2.2 milliards de francs. En 2005,excédent à sa clôture. Ce dernier se mon- il a, de plus, utilisé la part qui lui revenaittait en moyenne à 170 millions de francs sur l’or vendu par la Banque nationale(soit 2 % du bilan total). Depuis 1999, le suisse (CHF 2.4 milliards) pour résorberdegré d’autofinancement du compte d’in- sa dette. En termes de dette par habitant,vestissement est toujours resté supérieur à en revanche, il se situe au-dessous de la100 pour cent. moyenne suisse, avec 5’680 francs. Parmi les cantons de référence, Saint-Gall, Argo-Le canton de Berne accuse une dette de vie et Zurich présentent toutefois un résul-5.6 milliards de francs. En chiffres absolus, tat nettement meilleur ; seule la valeur ducet endettement est le quatrième plus éle- canton de Vaud est plus élevée.vé de Suisse (endettement brut I47, 2009). Endettement 2009 BE CH* AG SG VD ZH absolu (mio. CHF) 5’564 52’556 2’435 1’207 6’085 6’407 Sources : Administration par habitant (CHF) 5’680 6’737 4’081 2’544 8’632 4’687 fédérale des finances (AFF), OFS ESPOP* somme des cantons (sans Conféderation)En raison, surtout, de la révision LAMal, la Banque nationale suisse, le canton dede la réduction de l’impôt sur les véhi- Berne s’attend à voir sa dette augmenter àcules à moteur et de la redistribution des nouveau dès 2012.bénéfices probablement très inférieurs deDans le canton de Berne, les dépenses situe dans la moyenne ; il en va autrementpubliques par habitant (canton et com- si l’on inclut l’administration fédérale, qui semunes) sont inférieures à la moyenne suisse concentre dans l’agglomération bernoise.(BE : CHF 12’600 ; CH : CHF 13’700). Par- Le taux élevé de personnes employéesmi les cantons de référence, seul Saint-Gall dans l’administration témoigne de l’impor-affiche un chiffre plus faible. Concernant le tance économique du secteur public pournombre de personnes actives occupées le canton de Berne, mais non d’un appareildans l’administration cantonale, Berne se administratif cantonal excessif. Personnes actives BE CH AG SG VD ZH occupées dans l’admi- Canton 18706 168145 6407 7483 22173 15667 nistration District 43 1422 334 9 0 180 Commune 21301 151588 13977 10651 9240 35244 Total 40050 321155 20718 18143 31413 51091 Par millier d’habitants 41 42 35 39 45 38 Confédération 24643 38349 999 676 2122 2052 Total (Conf. incl.) 64693 359504 21717 18819 33535 53143 Source : OFS, recensement Par millier d’habitants 66 47 37 40 49 39 des entreprises 200847 (état : 29.3.2010), OFS ESPOP47 L’endettement brut I ou endettement réel englobe les engagements courants (en particulier créanciers et comptes courants), les dettes à court, moyen et long terme ainsi que les engagements au titre de comptes spéciaux. 57
  • 58. Stratégie économique 2025 L’indice des ressources48 du canton de 23e au 21e rang)51. Tous les cantons de Berne atteint 74,9 points (CH  100) en =  référence se classent mieux que Berne, 2011 , ce qui le classe au 16e rang des 49 certains présentant même un indice beau- cantons. Parmi les cantons de référence, coup plus bas. seul Saint-Gall affiche un indice plus bas. En 2008, l’indice bernois des ressources Pour ce qui est du taux d’imposition des était encore de 77.1 points. Durant la personnes morales, le canton de Berne même période, le canton de Vaud s’est évolue dans la seconde moitié du classe- beaucoup amélioré, le canton de Zurich, ment des cantons les plus attractifs (plus légèrement. Argovie et Saint-Gall ont pour précisément entre le milieu et le bas du leur part connu une baisse encore plus classement). Il a perdu le bon rang qu’il marquée que Berne. occupait par le passé parce que d’autres cantons ont fortement baissé leur taux De 2008 à 2011, l’indice bernois de la d’imposition des sociétés pour augmenter charge fiscale50 est passé de 114.8 points leur compétitivité fiscale au niveau inter- à 118.7 points (CH = 100), ce même si le cantonal. Les personnes physiques paient canton est parvenu à baisser légèrement pour leur part nettement plus d’impôts que sa charge fiscale et à progresser de deux la moyenne suisse si leur revenu est moyen rangs en comparaison intercantonale (du ou élevé.Indice des ressources 140et de la charge fiscale2011 120 100 = Moyenne suisse 100 80 60 40 20 0 ZH VD AG BE SG ZH AG VD SG BESource : Administration Indice des ressources Indice de la charge fiscalefédérale des finances 48495051 48 Depuis 2008, l’indice des ressources sert de base à la péréquation des ressources. Il illustre le potentiel de ressources des cantons, c’est-à-dire le montant des ressources financières imposables. Cet indice renseigne sur le potentiel économique d’un canton en comparaison suisse : plus il est élevé, plus le potentiel économique est élevé. Le calcul est effectué sur la base des revenus et fortunes imposables totaux des personnes physiques ainsi que des gains totaux des personnes morales. 49 Le potentiel de ressources 2011 est établi d’après l’année de calcul 2005-2007. Il reflète donc la situation écono- mique des cantons à ce moment-là. 50 L’indice de la charge fiscale est un indice mixte pour les personnes physiques et morales. Il est, depuis 2008, cal- culé à l’aide du potentiel de ressources. Les années de calcul correspondent à celles de l’indice des ressources. 51 Plus l’indice de la charge fiscale est élevé, plus l’exploitation du potentiel fiscal présenté par le potentiel de res-58 sources est élevée (autrement dit, plus le taux d’imposition moyen est élevé).
  • 59. Analyse 59
  • 60. Stratégie économique 20257.7.2. Formation Le canton de Berne dispose d’une offre large et décentralisée au niveau du degréConstats secondaire II (formation professionnelle, écoles du degré secondaire supérieur). Le canton de Berne présente un taux de réussite supérieur à la moyenne pour le degré secondaire II. Le canton de Berne est doté d’une offre étendue en formations professionnelles supérieures. Berne est, avec Zurich, le seul canton qui possède sa propre université, sa propre haute école spécialisée et sa propre haute école pédagogique. Le canton de Berne n’abrite aucune Ecole polytechnique fédérale (EPF), mais celles de Zurich et de Lausanne sont aisément accessibles. L’adéquation entre la formation et le marché du travail doit être améliorée.Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande faible importantesPossibilités d’influence Le domaine de la formation est régi par les prescriptions fédérales et les conventions intercantonales. C’est dans ce cadre que le canton de Berne conçoit son offre de formation. 60
  • 61. AnalyseLe canton de Berne dispose d’une offre Le système dual suisse (apprentissage) Contextede formation étendue. L’école obligatoire revêt une grande importance tant pour laet les degrés secondaires I et II sont or- formation de spécialistes que pour l’inté-ganisés sur une base décentralisée. Les gration sur le marché du travail. Il faut donchoraires-blocs sont appliqués à l’école l’adapter aux exigences professionnellesenfantine et à l’école obligatoire, et les in- futures. Les organisations du monde dufrastructures de l’école à journée continue travail52 définissent l’offre en matière desont mises en place ou en voie de l’être. formation. Le canton ne peut créer d’in-Le niveau de formation se situe dans la citations qu’au moyen de ses conditionsmoyenne suisse. générales, si bien que ses possibilités d’in- fluence sont faibles. Les organisations duDe nombreux facteurs viennent influencer monde du travail peuvent favoriser l’inser-l’orientation professionnelle. Les choix in- tion professionnelle par la formation conti-dividuels ne coïncident pas toujours avec nue, notamment, en aidant les personnesles besoins du marché : les métiers scien- touchées par un changement de situationtifiques (sciences naturelles) et techniques, économique à se reconvertir dans un do-par exemple, souffrent d’une pénurie de maine dans lequel il y a pénurie de main-spécialistes (cf. aussi point 6.1.6). d’œuvre. Taux de réussite BE CH AG SG VD ZH 2009 Fin du degré secondaire II* 95 % 89.7 % n. d. n. d. n. d. n. d. Maturité professionnelle 14.1 % 12.0 % 12.5 % 13.3 % 7.4 % 12.1 % (taux d’obtention) Maturité gymnasiale 19.0 % 19.4 % 13.6 % 14.0 % 24.2 % 17.3 % (taux d’obtention) Haute école spécialisée / 12.5 % 12.8 % 10.6 % 13.7 % 12.9 % 9.8 % Haute école pédagogique Diplôme universitaire 13.1 % 15.0 % 10.4 % 10.4 % 18.0 % 10.2 % Source : OFS* formation professionnelle (sans maturité professionnelle), maturité professionnelle, culture généraleL’Université de Berne compte huit facultés La Haute école spécialisée bernoiseet quelque 160 instituts. Avec ses 14’500 propose 27 filières Bachelor, 19 filièresétudiants, elle compte parmi les universités Master ainsi que de nombreuses offressuisses de taille moyenne. Elle participe à de formation continue au sein de ses sixde nombreux projets de recherche natio- départements54. Certaines de ces filièresnaux53 et internationaux, notamment dans sont uniques en Suisse alémanique, parles domaines de la climatologie et de la exemple le sport, l’agronomie, le bois et larecherche spatiale. En 2009, l’Université technique automobile.de Berne a mené 472 programmes derecherche en coopération avec des entre- La formation professionnelle supérieureprises privées. La Faculté de médecine et (tertiaire B) comprend les écoles supé-l’Hôpital de l’Ile occupent une position de rieures, l’examen professionnel et l’exa-pointe dans divers domaines. men professionnel supérieur (examen de maîtrise). Elle fournit à l’économie des spé-525354 cialistes dotés de compétences proches de la pratique.52 Font partie des organisations du monde du travail les partenaires sociaux, les associations ainsi les prestataires publics et privés de places d’apprentissage et d’autres offres de formation.53 L’Université de Berne abrite les quatre pôles de recherche nationaux (PRN) « Climat », « Nord-Sud », « Trade Regulation » et « TransCure » (biologie membranaire). De plus, elle partage le PRN «MUST» (physique expérimen- tale) avec l’EPFZ.54 Technique et informatique ; Architecture, bois et génie civil ; Gestion et administration, santé, travail social ; Haute école des arts de Berne ; Haute école suisse d’agronomie (HESA) ; Haute école fédérale de sport de Macolin (HEFSM). 61
  • 62. Stratégie économique 2025 Durant l’année scolaire 2009/2010, 148 La situation des diplômés des hautes filières étaient proposées dans le canton écoles sur le marché de l’emploi est de Berne. En 2009, 27’500 personnes ont bonne. La majeure partie d’entre eux achevé leur formation avec succès (chiffres trouvent un emploi à leur convenance. Le disponibles au niveau suisse seulement). taux d’activité des diplômés dépend tou- Pour les hautes écoles (tertiaire A : univer- tefois fortement de la situation conjonc- sités, hautes écoles spécialisées, hautes turelle : le sondage de 2007 fait état d’un écoles pédagogiques), ce chiffre était de taux de chômage quasi inexistant chez les 35’800. diplômés des hautes écoles spécialisés bernoises, alors qu’en 2009, ce taux était Depuis 1998, la Commission pour la tech- supérieur à la moyenne. nologie et l’innovation (CTI)55 a soutenu plus de 330 coopérations entre des entreprises Il n’y a pas d’informations concernant les et des hautes écoles sises dans le canton raisons du choix de certains diplômés de de Berne. Dans ce domaine, Berne occupe renoncer à une activité lucrative. ainsi le deuxième rang derrière Zurich.Diplômés des hautes Pas d’activitéécoles : situation profes- Actifs occupés Sans emploi lucrativesionnelle cinq ans aprèsla fin des études, 2009 Total des universités CH* 95.9 % 2.3 % 1.8 % Université de Berne* 96.1 % 1.5 % 2.4 % Total des hautes écoles spé- 97.4 % 1.2 % 1.4 % cialisées CH Haute école spécialisée 96.2 % 2.7 % 1.1 %Source : OFS bernoise * Master, licence, diplôme 55 55 En tant qu’agence pour la promotion de l’innovation de la Confédération, la CTI encourage la recherche appli- quée et développement (Ra&D), la promotion de l’entrepreneuriat et le développement de jeunes entreprises. Elle contribue à l’optimisation du transfert de savoir et de technologie (TST) par le biais de plateformes et de réseaux62 thématiques et régionaux.
  • 63. Analyse 63
  • 64. Stratégie économique 20257.7.3. Infrastructures Le canton de Berne dispose de très bonnes infrastructures de transport (routeConstats et rail). Elles arrivent toutefois aux limites de leurs capacités. L’offre en transports publics est étendue. L’accessibilité des aéroports de Zurich, Genève et Bâle est très bonne en com- paraison internationale. L’aéroport de Berne-Belp dispose d’une offre de base en liaisons avec les centres européens. Les prestations de télécommunication (réseau à haut débit, réseau de télépho- nie mobile) sont bonnes.Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande faible importantesPossibilités d’influence Le canton influence la demande en prestations de transport en harmonisant l’évolution du trafic avec le développement urbain. Il aménage et entretient les routes cantonales et joue le rôle de commanditaire en matière de trafic régional. Il influence les décisions fédérales concernant la construction des routes nationales et des infrastructures fer- roviaires. 64
  • 65. AnalyseLes infrastructures de transport sont éten- centres européens. Pour les vols intercon- Contextedues. Que ce soit par la route ou le rail, tinentaux, le canton de Berne peut profiterl’accessibilité du canton de Berne est de l’offre de tous les aéroports nationauxmeilleure qu’en moyenne nationale et in- grâce à sa situation centrale : en compa-ternationale. Ces prochaines années, les raison internationale, il ne faut pas plus deressources nécessaires pour poursuivre temps pour se rendre à Zurich, à Bâle oul’extension de ces infrastructures risquent à Genève que pour circuler au sein d’uned’être insuffisantes, ce qui aurait des ré- métropole.percussions négatives sur l’attractivité dusite économique bernois. Le prix de l’électricité varie en fonction des communes. Dans le canton de Berne, il est,Avec une affluence journalière de 245’000 dans l’ensemble, supérieur à la moyennepersonnes, la gare de Berne est la deu- suisse, que ce soit pour les ménages ouxième plus grande de Suisse et joue un pour les entreprises industrielles et artisa-rôle déterminant sur les axes est-ouest et nales. Comme dans toute la Suisse, la sé-nord-sud. La ville de Berne est raccordée curité de l’approvisionnement est élevée.aux trois réseaux internationaux à grandevitesse (TGV, ICE et Intercity). L’offre en Comme ailleurs en Suisse, la desserte dutransports publics est étendue. Sur le plan canton de Berne en services de télécom-du trafic d’agglomération, plusieurs grands munication est excellente. Le plus grandprojets seront entrepris ou achevés au défi du moment réside dans l’extensioncours des prochaines années. des réseaux à fibres optiques (réseaux haute performance). Comme les coûtsL’aéroport de Berne-Belp contribue éga- d’investissement varient en fonction de lalement à la desserte du canton de Berne, topographie et de la densité du milieu bâti,en particulier pour le tourisme, l’adminis- les régions à faible densité de populationtration fédérale et les entreprises actives risquent de n’être desservies qu’à longau niveau international. Son offre de base terme ou de devoir supporter des coûtscomprend des vols vers d’importants d’utilisation plus élevés. 65
  • 66. Stratégie économique 20257.7.4. Santé Les soins hospitaliers sont assurés par de nombreux prestataires publics etConstats privés répartis sur des sites décentralisés. L’Hôpital de l’Ile est le deuxième hôpital (universitaire) de Suisse ainsi qu’un centre de la médecine de pointe. Les coûts de la santé sont élevés aussi bien pour le canton que pour les assurés.Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande faible importantesPossibilités d’influence La régulation de l’assurance-maladie sociale incombe à la Confédération. Les cantons ont pour mission de garantir les soins et d’organiser le secteur de la santé. Le canton n’a qu’un contrôle limité sur les coûts de la santé. La position de l’Hôpital de l’Ile est primordiale pour le site économique bernois. Le canton de Berne peut certes l’influencer, mais non en assurer le pilotage complet. 66
  • 67. AnalysePar rapport au nombre d’habitants, le pétences en médecine de pointe. Plus de Contextenombre d’hôpitaux sis dans le canton de 220’000 patients y sont traités chaqueBerne est inférieur à la moyenne suisse année. Fort de ses 7’000 collaborateurs,(proportion similaire à celle des cantons il est l’un des principaux employeurs dud’Argovie, de Saint-Gall et de Zurich). En canton et, partant, un facteur économiquechiffres absolus, le canton de Berne et ses important.33 hôpitaux publics et privés (2009) arri-vent toutefois en deuxième position der- Les primes d’assurance-maladie ber-rière Zurich (48), à égalité avec le canton de noises sont les troisièmes plus élevées deVaud. En termes de nombre de lits, le can- Suisse. Selon les prévisions, la révision deton de Berne (5.3 lits pour 1000 habitants) la loi sur l’assurance-maladie et du nou-se situe même au-dessus de la moyenne veau régime de financement des soinssuisse (5.1 lits pour 1000 habitants) et de- (décisions prises au niveau fédérale) grè-vance tous les cantons de référence. veront les finances du canton de Berne à hauteur de 300 millions de francs parLe secteur de la santé emploie 62’000 per- année dès 2012.sonnes (hôpitaux bernois : 25’000, foyers :24’000, cabinets médicaux, soins à domi- Ces quinze prochaines années, la propor-cile, etc. : 13’000). Il a donc un impact dé- tion de personnes âgées augmentera for-terminant sur le marché du travail. tement, et la demande en prestations de soins suivra logiquement le même cours.L’Hôpital de l’Ile est l’un des cinq hôpitaux Cette situation entraînera une pénurie deuniversitaires de Suisse, un centre supra- personnel de santé, posant de nouveaucantonal de prestations médicales, un défis en matière de formation et de per-centre de recherche et un centre de com- fectionnement. 67
  • 68. Stratégie économique 20257.7.5. Aménagement du territoire et structures Une partie des réserves de terrain à bâtir sont mal situées ou leur disponibilitéConstats est limitée. Les petites structures et la grande autonomie communale dans la planification de l’utilisation du territoire entravent les tentatives d’harmonisation au niveau supérieur. Les petites structures génèrent de mauvaises incitations fiscales.Comparaison + CH - faible Importance pour l’économie publique élevée Nécessité d’agir Possibilités d’influence faible moyenne grande importantesPossibilités d’influence Le canton de Berne peut aménager lui-même ses structures et son territoire, étant entendu qu’il doit s’en tenir aux prescriptions de la législation fédérale en matière d’aménagement du territoire. En tant que propriétaires de biens fonciers, les pouvoirs publics peuvent de plus influencer l’évolution dans ce domaine. 68
  • 69. AnalyseLe rapport de 2010 sur l’aménagement du Le canton de Berne entend concentrer les Contexteterritoire56 montre que le canton de Berne places de travail en des sites sélectionnés.présente, dans l’ensemble, un nombre A cet effet, il a lancé le programme relatifsuffisant de zones à bâtir non construites, aux pôles de développement économiquemais que certaines d’entre elles son mal si- (programme PDE). Ce programme a pourtuées et que les grands espaces d’un seul objet de proposer à l’économie des sitestenant encore disponibles sont trop rares. attractifs et bien desservis par tous lesDe 2005 à 2009, le nombre de zones à transports publics.bâtir disponibles sises dans des régionscentrales et bien desservies a baissé. De Malgré quelques fusions de communes, leplus, les projets de classement en zone à canton de Berne reste fractionné en trèsbâtir peinent souvent à trouver une majori- petites structures. Berne est la quatrièmeté politique – en particulier s’ils concernent plus grande ville de Suisse  Bienne et ;des sites centraux et stratégiquement im- Thoune se classent aux 10e et 11e rangs.portants. Les communes d’une certaine tailleLes pouvoirs publics et les entreprises peuvent en principe mener à bien leurspubliques sont d’importants propriétaires tâches à moindres frais et de manière plusfonciers dans le canton de Berne. Sur professionnelle. Il est également plus facileles sites stratégiquement importants qui d’équilibrer les intérêts sur de grandes sur-sont favorables au développement éco- faces. Les frontières communales peuventnomique, les CFF, la Poste ou le DDPS entraver le développement économiquepossèdent souvent de vastes terrains non et générer de fausses incitations lorsqu’ilbâtis ou peu utilisés. s’agit d’aménager le territoire ou de choisir un site d’implantation. C’est pourquoi il ne faut pas sous-estimer l’impact des struc- tures sur l’économie publique. Nombre d’habitants Communes Classement des com- munes par nombre < 500 117 d’habitants 500 – 2000 149 2000 – 5000 84 5000 – 10000 19 10000 – 20000 10 20000 – 100000 3 > 100000 1 Source: OFS, OACOT (com- munes : 1.1.2011, nombre Total 383 d’habitants : 31.12.2009)Le canton de Berne encourage les fusions la dynamique reste faible. D’autres cantonsde communes depuis 2005. Au cours des ont obtenu de meilleurs résultats dans cedernières années, plusieurs projets dans domaine (par ex. Glaris, Lucerne – ville dece sens ont abouti (ils concernaient en Lucerne, Tessin – Lugano). Aussi le can-majorité des petites communes). Une éva- ton de Berne entend-il renforcer ses outilsluation57 de la loi sur les fusions de com- de promotion des fusions communales. Lemunes montre que même si les projets de Grand Conseil devrait traiter un projet à cetfusion sont lancés en plus grand nombre, effet à la session de novembre 2011.565756 Conseil-exécutif du canton de Berne : rapport de 2010 sur l’aménagement du territoire. Août 201057 Evaluation de la loi sur les fusions de communes ; rapport final élaboré sur mandat de l’Office des affaires commu- nales et de l’organisation du territoire (OACOT) du canton de Berne, 18 février 2009 69
  • 70. Stratégie économique 2025 La réforme de l’administration cantonale plifier, démocratiser et rendre plus contrai- décentralisée est entrée en vigueur début gnante la collaboration intercommunale au 2010. Les 26 districts ont ainsi cédé la niveau des questions régionales impor- place à 5 régions administratives (dotées tantes (en particulier transports, aménage- d’un total de dix arrondissements admi- ment du territoire et culture) : il renforcerait nistratifs)  Berne-Mittelland, Emmental- : ainsi les agglomérations dans leur rôle de Haute-Argovie (Emmental et Haute-Ar- moteurs de croissance sans pour autant govie), Jura bernois, Oberland (Thoune, négliger l’espace rural. Les six conférences Haut-Simmental-Gessenay, Frutigen-Bas- régionales qui sont prévues permettront Simmental et Interlaken-Oberhasli) et See- aux communes de prendre ensemble des land (Biel-Bienne et Seeland). décisions rapides et contraignantes. A la fin 2010, deux conférences régionales Les conférences régionales sont un autre avaient déjà débuté leur activité. Dans élément important en lien avec le renou- d’autres régions, les travaux préparatoires vellement structurel. Le canton tient à sim- sont fort avancés.70
  • 71. Annexe8. Annexe8.1. Mesures de politique économique en cours8.1.1. Politique des clusters de la Promotion économique bernoise et encou- ragement des projets CTI Direction Direction de l’économie publique (ECO) Etat Tâche permanente En 2010, la Promotion économique bernoise (PEB) a soutenu 58 projets au total, sous une forme ou sous une autre. Ils concernaient 39 entreprises existantes, 6 créations d’entreprise et 13 implanta- tions. Selon les indications fournies par les entreprises soutenues, ces projets permettront de créer 1340 emplois et génèreront des investissements d’un total de 622 millions de francs. Conformément aux consignes politiques données par la Direction de l’économie publique, la PEB a donné la priorité à des projets innovants relevant Description des clusters bernois. Elle a ainsi apporté son soutien à 51 projets dans les clusters suivants : industrie de précision (22), génie médi- cal (12), technologies de l’information et de la communication (8), design/luxe (5), technologies de l’énergie et de l’environnement (3) et services (1). Par ailleurs, la PEB a accordé une contribution à l’innovation à 12 entreprises bernoises ayant réalisé un projet avec l’agence pour la promotion de l’innovation de la Confédération (CTI). Informations complémentaires : www.berneinvest.com8.1.2. Parc national d’innovation à Bienne Direction de l’économie publique (ECO), Direction de l’instruction Direction publique (INS) Etude de faisabilité achevée ; révision totale de la loi fédérale sur Etat l’encouragement de la recherche et de l’innovation (LERI) en cours au niveau fédéral L’Association Faisabilité d’une Fondation Recherche Suisse pré- voit de créer un parc national de l’innovation réparti sur plusieurs sites, dont Bienne. L’étude projette la réalisation d’une zone cen- trale (noyau) à proximité directe de la gare et de divers secteurs de production avec des horizons de développement différents, répartis sur l’ensemble du territoire communal. Le parc national d’innovation à Bienne offrirait une plate-forme pour les activités de recherche et d’innovation d’entreprises suisses et internationales ainsi que d’uni- Description versités et de hautes écoles spécialisées. Il proposerait non seule- ment des offres aux jeunes entrepreneurs mais également aux PME de la région ainsi qu’aux grandes entreprises nationales et interna- tionales. On peut mentionner notamment les cellules d’innovation, à savoir l’infrastructure pour des groupes de projet de moyennes et grandes entreprises qui se mettent temporairement ensemble pour un mandat spécifique. Informations complémentaires : www.stiftung-forschung-schweiz.ch 71
  • 72. Stratégie économique 2025 8.1.3. Région capitale suisse Direction Direction de l’économie publique (ECO) Etat Tâche permanente Les délégations de cinq cantons (Berne, Fribourg, Neuchâtel, So- leure et Valais), 17 communes et trois conférences régionales ont fondé l’Association Région capitale suisse à l’occasion de la 2e conférence de la Région capitale suisse du 2 décembre 2010. La naissance de l’association achève la phase de réalisation du projet lancé en juillet 2009 par la ville et le canton de Berne. Organisa- trice de projets communs dans les domaines des transports, de Description l’économie, de la santé, de l’éducation et du rôle que peut jouer la capitale fédérale, l’association entend contribuer au renforcement de la cohésion de la Région capitale suisse, à l’affinement de son profil économique et à l’exploitation de son réseau pour procurer à la région une meilleure assise fédérale. Informations complémentaires : www.regioncapitalesuisse.ch 8.1.4. Renforcement du marketing touristique et orientation vers un marke- ting intégré des destinations et de l’innovation Direction Direction de l’économie publique (ECO) Modification de la loi sur le développement du tourisme (proposi- Etat tion commune du Conseil-exécutif et de la commission consultative adoptée à l’intention du Grand Conseil) Le renforcement du marketing touristique dans le canton de Berne devrait passer par la création d’une société anonyme commune aux destinations touristiques et au canton. Cette société devra travail- ler en étroite collaboration avec Suisse Tourisme. A cette fin, des Description ressources financières supplémentaires provenant aussi bien des recettes fiscales générales que du secteur du tourisme (taxe d’hé- bergement) sont nécessaires. Le canton entend en outre redoubler d’efforts pour se porter candidat à l’organisation de manifestations d’envergure internationale. 8.1.5. Examen des projets quant à leurs répercussions économiques Direction Toutes Etat Tâche permanente Depuis 1997, les répercussions économiques des projets du Grand Conseil et des projets importants du Conseil-exécutif sont analysées Description (impact sur l’emploi, charges administratives supplémentaires, etc.). Cette mesure met en lumière les incidences financières des projets sur l’économie, afin qu’elles soient prises en compte dans les pro- cessus de décision politique.72
  • 73. Annexe8.2. Rapports et stratégies8.2.1. Programme gouvernemental de législature 2011 à 2014Fin août 2010, le Conseil-exécutif a publié mique, les priorités « Stimuler l’innovationson programme gouvernemental de légis- et la compétitivité  «  », Assurer la conti-lature 2011-2014 (rapport de législature nuité de la politique financière », « Mettre2010, ACE 1144/2010 du 18 août 2010). l’accent sur la formation et la culture » etLe Conseil-exécutif s’est fixé comme ligne « Améliorer les transports et les voies dedirectrice de mettre l’accent sur le déve- communication / Favoriser l’organisationloppement durable. Il entend, durant cette du territoire » sont particulièrement impor-nouvelle législature, donner des impulsions tantes.à l’activité économique, à la solidarité et à lapréservation des bases naturelles de la vie. Le Grand Conseil a pris connaissance duHuit priorités vont guider l’action politique programme gouvernemental de législaturedu Conseil-exécutif ces quatre prochaines le 22 novembre 2010. Un nouveau rapportannées. Pour le développement écono- de législature sera entamé en 2014.8.2.2. Politique du 3e âgeEn avril 2005, le Grand Conseil a pris à garantir une offre quantitative et qualita-connaissance du rapport relatif à la mise tive suffisante en soins stationnaires et àen œuvre de la politique du 3e âge dans le assurer la relève du personnel soignantcanton de Berne, en exprimant son appro- alors même que le nombre de personnes àbation. Ce document est la suite logique soigner augmente et que celui des jeunesde la politique du 3e âge 2005 élaborée en sortant de l’école baisse.1993 déjà. Le Grand Conseil devrait examiner le rap-Le rapport intermédiaire d’avril 2007 était port relatif à la mise en œuvre de la poli-consacré à l’évolution démographique et tique du 3e âge durant la session de sep-à ses répercussions. Les deux principaux tembre 2011.défis liés à la politique du 3e âge consistent 73
  • 74. Stratégie économique 2025 8.2.3. Stratégie de la formation La stratégie de la formation définit les ƒƒ Pour cela, il mise sur des institutions orientations stratégiques de la politique de de formation dirigées de manière auto- formation : nome et responsable ainsi que sur un corps enseignant bien formé et motivé, ƒƒ Le canton de Berne se dote d’un avec lesquels il collabore. système de formation performant pour garantir son avenir dans ce domaine. ƒƒ Le canton collabore également avec le monde du travail, les communes, ƒƒ Il élabore une offre de formation de les différentes régions linguistiques, haute qualité, afin que les citoyennes la Confédération et, dans le domaine et citoyens disposent de perspectives tertiaire, avec d’autres pays. de développement personnel dans le domaine du travail et dans la société ƒƒ Il doit prendre en compte les caracté- et aussi afin que le canton se place en ristiques et les intérêts différents des tête dans la concurrence économique. régions linguistiques, de la ville et des zones rurales. La stratégie de la formation 2009 indique plus importants sont mis en œuvre en per- la voie à suivre pour développer les do- manence et les bases légales adaptées le maines suivants : Ecole enfantine et école cas échéant. obligatoire, Enseignement secondaire du 2e degré, formation professionnelle et for- Le Grand Conseil a pris connaissance de mation continue, Enseignement supérieur la stratégie de la formation 2009 le 26 no- et Education et culture. Les contenus les vembre 2009. Elle sera actualisée en 2013. 8.2.4. Stratégie énergétique La stratégie énergétique 2006 du canton tégiques sont définis à partir de la vision et de Berne (ACE 1400 du 6 juillet 2006) in- des principes définis dans cette stratégie : dique l’orientation à long terme de la poli- ils indiquent ce qui doit être réalisé d’ici à tique énergétique du canton de Berne. Elle 2035. Afin que les objectifs puissent être se focalise sur la production d’énergie sur atteints, sept stratégies sectorielles ont sol bernois, et sur l’utilisation stationnaire été définies compte tenu de la situation de l’énergie. actuelle. Dans le but de concrétiser à long terme Le Grand Conseil a pris connaissance de la « société à 2’000 watts », le canton de la stratégie énergétique 2006 du canton de Berne vise la société à 4’000 watts d’ici Berne le 22 novembre 2006. Le Conseil- à l’an 2035. Sept principes guident le exécutif lui soumettra un rapport sur l’état Conseil-exécutif dans la mise en œuvre de de mise en œuvre de cette stratégie durant la stratégie énergétique. Huit objectifs stra- la session de novembre 2011. 8.2.5. Stratégie de cyberadministration 2010 Le Conseil-exécutif a confié à la Direction mande croissante en solutions à grande des finances le soin d’élaborer une nou- échelle, coordonnées au niveau intercan- velle stratégie de la cyberadministration tonal et donc avantageuses (ACE 1609 du avec le concours des autres Directions 16 septembre 2009). et de la Chancellerie d’Etat. Pour ce faire, cette Direction doit surtout tenir compte La stratégie de cyberadministration 2010 de la stratégie et des conventions-cadres n’est pas encore adoptée. fédérales en la matière ainsi que de la de-74
  • 75. Annexe8.2.6. Stratégie de mobilité globalePar la Stratégie de mobilité globale du can- La Stratégie de mobilité globale sert deton de Berne, le Conseil-exécutif a fixé à base à l’activité des services spécialiséslong terme, en 2008 (ACE 1337/2008 du compétents, notamment en matière de13 août 2008), les grands axes de la poli- planification. Elle est mise en œuvre danstique du canton en la matière. Cette stra- le cadre des tâches courantes de ces ser-tégie constitue un document déterminant vices, en particulier à l’aide des outils ordi-au niveau cantonal, elle dégage les ten- naires de planification et de financement.dances et montre les défis à relever. Elle La coordination, le contrôle périodique etfait également partie intégrante des direc- le remaniement de la stratégie incombent àtives régissant les conceptions régionales la section Mobilité globale (Secrétariat gé-des transports et de l’urbanisation (CRTU). néral) de la TTE. Cette dernière réexamineElle définit les trois principaux axes de la tous les quatre ans l’état de mise en œuvreplanification des transports, à savoir éviter de la stratégie.l’augmentation du trafic, transférer le traficet gérer le trafic. En outre, les principes ci- Le Conseil-exécutif a adopté la Stratégieaprès guideront l’examen des aménage- de mobilité globale en 2008. Un réexamenments envisagés : influencer la demande est prévu pour 2012.et gérer le trafic avant de construire, ainsique donner la priorité à l’aménagementdes infrastructures en privilégiant les me-sures efficaces.8.2.7. Rapport sur la santéDepuis 1996, la Direction de la santé pu- population bernoise. Il permet de constaterblique et de la prévoyance sociale publie que dans le canton de Berne également,périodique le rapport sur la santé dans le les chances en santé varient dans la po-canton de Berne, qui est basé sur l’ana- pulation selon la situation économique etlyse systématique de données statistiques. le statut social. C’est ce qui apparaît trèsLe 4e rapport sur la santé (2010) porte sur nettement dans les indicateurs de santél’impact de déterminants sociaux tels que et dans les comportements en matière dela formation, la situation financière et la santé comme dans la mortalité.situation professionnelle sur la santé de la8.2.8. Stratégie culturelleLa stratégie culturelle pour le canton de constitue un facteur essentiel d’émulationBerne expose les grandes lignes autour entre les pôles économiques. La stratégiedesquelles s’articule la politique culturelle culturelle définit les objectifs de politiquecantonale et vise à affirmer la position de culturelle du Conseil-exécutif et décrit lesBerne comme canton de culture. L’ob- priorités et instruments de la promotionjectif principal du programme gouverne- culturelle cantonale ainsi qu’un nouveaumental de législature – le développement modèle de pilotage et de financement desdurable du canton de Berne – présuppose institutions culturelles.la manifestation de l’identité et de la diver-sité culturelles, ainsi que de l’innovation Le Grand Conseil a pris connaissance deet de la confiance en soi. Une offre cultu- la stratégie culturelle et l’a complétée parrelle variée et de qualité contribue forte- des déclarations de planification le 9 avrilment à l’attractivité du canton de Berne et 2009. 75
  • 76. Stratégie économique 2025 8.2.9. Stratégie OAN Les défis majeurs qui devront être relevés dans le domaine des loisirs et l’exploita- dans les domaines de l’agriculture et de la tion intensive du sol dans l’agriculture. A nature s’annoncent exigeants pour toutes cela s’ajoute l’accaparement des terres les parties prenantes. En ce qui concerne par l’accroissement des agglomérations l’agriculture, l’ouverture des marchés, qui et le développement des infrastructures. se réalisera progressivement au niveau fédéral, constituera la préoccupation prin- Le canton de Berne vise à concrétiser cipale. La baisse continue du prix de la cette politique par diverses mesures arti- production laitière et céréalière, notam- culées autour de deux objectifs princi- ment, conduit à la diminution sensible paux : des revenus. Parallèlement, la Confé- dération travaille au réaménagement du ƒƒ promouvoir une agriculture produc- système des paiements directs. Les deux tive, compétitive et durable principaux piliers de la politique agricole feront ainsi l’objet d’une réforme en pro- ƒƒ garantir l’utilisation durable des res- fondeur ces prochaines années. Pour ce sources naturelles et promouvoir la qui est de la nature, la société moderne biodiversité. continue de peser de tout son poids sur les ressources, en dépit de la prise de La Direction de l’économie publique a conscience grandissante de la fragilité adopté la stratégie 2014 de l’OAN en dé- du système naturel. Les facteurs déter- cembre 2009. Une actualisation est pré- minants sont ici les besoins grandissants vue pour 2014. 8.2.10. Transports publics La Confédération, le canton et les com- sement. Ce dernier permet notamment de munes assument le financement des pres- soutenir les projets d’infrastructure. tations de transport. Ils définissent donc l’offre et financent les infrastructures. Les Le Grand Conseil a approuvé l’arrêté sur conférences régionales des transports, l’offre de transports publics pour la période auxquelles les communes participent, col- d’horaire 2010-2012 (arrêté sur l’offre, ACE laborent à la planification de l’offre. L’Office 2098 du 10 décembre 2008) et le crédit- des transports publics (OTP) élabore le cadre (subventions d’investissement en schéma d’offre cantonale en se fondant sur faveur des transports publics, crédit-cadre les schémas d’offre régionale. Il définit les 2010-2014, ACE 2099 du 10 décembre priorités sur la base de la planification can- 2008) le 1er avril 2009. tonale ou d’obligations d’ordre supérieur. Le schéma d’offre cantonale sert de base L’arrêté sur l’offre et le crédit-cadre d’in- à l’arrêté sur l’offre du Grand Conseil. Si- vestissement seront à nouveau soumis au multanément à l’arrêté sur l’offre, le Grand Grand Conseil pour la période d’horaire Conseil adopte le crédit-cadre d’investis- 2014-2017. 8.2.11. Charte de la fonction publique La Charte de la fonction publique du priorités du canton en tant qu’employeur canton de Berne (ACE 2245/2006 du 20 et décrit les attentes de ce dernier vis-à-vis décembre 2006) est le fil rouge de la poli- du personnel et des cadres. tique bernoise du personnel. Elle définit les76
  • 77. Annexe8.2.12. Rapport socialLe canton de Berne publie régulièrement la pauvreté, qui parlent de leur vie quoti-un rapport social pour donner une image dienne marquée par la précarité.aussi complète que possible de la réalitésociale et contribuer à un débat objectif Ces deux volets d’une même réalitésur la pauvreté, la garantie du minimum montrent que la politique visant à garantirvital et l’aide sociale. Les rapports sociaux l’existence matérielle des individus est unesont divisés en deux volumes : l’un expose tâche transversale, qui relève non seule-la situation économique de la population ment de la politique sociale, mais aussi debernoise et la structure institutionnelle du la politique économique, familiale, fiscale,système de sécurité sociale au moyen de migratoire et sanitaire ainsi que de la poli-chiffres, faits et analyses. L’autre donne tique de la formation.la parole à des personnes touchées par8.2.13. Plan directeur, rapport sur l’aménagement du territoireLe plan directeur est l’un des instruments rations concrètes sur des espaces précis.de pilotage qui permet au Conseil-exécutif Il fixe les priorités dans le cas des mesuresd’introduire la dimension spatiale dans les qui offrent une marge de manœuvre et pro-décisions stratégiques. Il est coordonné mettent d’obtenir les plus grands effets.avec la planification politique générale, leprogramme gouvernemental de législature La mise en œuvre des mesures du plan di-et la planification financière. recteur cantonal est soumise à un control- ling des prestations tous les deux ans.Le plan directeur est un instrument à part Tous les quatre ans, en outre, les straté-entière. Il fixe un cadre aux plans secto- gies et les objectifs principaux font l’objetriels, stratégies et conceptions consolidés d’un controlling des effets. Les résultats dedu canton, sans pour autant les remplacer. ce contrôle sont consignés dans le rapportLe contenu de ces derniers doit toutefois sur l’aménagement du territoire élaboré parfigurer dans le plan directeur lorsqu’il re- le Conseil-exécutif à l’intention du Grandquiert une coordination avec la Confédé- Conseil. Le Conseil-exécutif a adopté leration ou les cantons voisins. En raison de rapport 10 sur l’aménagement du terri-son caractère stratégique, le plan directeur toire le 25 août 2010 (ACE 1229/2010).ne saurait être exhaustif, ni du point de vue Le prochain controlling des prestations estthématique, ni du point de vue spatial. Il fixé à 2012, et le prochain controlling desénonce des orientations générales (règles effets, à 2014.du jeu, principes) plutôt que des considé-8.2.14. Stratégie en faveur des agglomérations et de la coopération régio- nale (SACR)Le modèle de la conférence régionale est zones rurales. Les six conférences régio-au cœur de la Stratégie en faveur des ag- nales prévues permettent aux communesglomérations et de la coopération régionale de prendre ensemble des décisions impor-(SACR). Par la mise en œuvre de la SACR, tantes rapides et contraignantes. A la finle canton entend simplifier la coopération 2010, deux conférences régionales avaientintercommunale pour les questions régio- débuté leur activité : Oberland oriental etnales importantes (en particulier transports, Berne-Mittelland. L’introduction de laaménagement du territoire et culture) et la conférence régionale de au milieu de 2010.rendre plus contraignante et plus démo- Les autres conférences (Biel/Bienne-See-cratique. L’objectif est de renforcer les ag- land-Jura, Emmental, Haute-Argovie) sontglomérations dans leur rôle de moteurs de en cours de fondation.la croissance, sans pour autant négliger les 77
  • 78. Stratégie économique 2025 8.2.15. Programme de construction des routes / plan du réseau routier Jusqu’à présent, le Conseil-exécutif por- mieux harmonisée avec la planification de tait tous les deux ans à la connaissance du l’urbanisation. Grand Conseil un programme quadrien- nal listant les projets de construction de Le dernier programme de construction routes. A l’avenir, la planification routière des routes (2011-2013) a été adopté en se fera sur la base du plan du réseau rou- août 2010 (ACE 1216/2010) et porté à la tier et de crédits-cadres d’investissement. connaissance du Grand Conseil durant Ce nouveau système permet une planifi- la session de novembre 2010. Le Grand cation à plus long terme qui tienne compte Conseil prendra connaissance du premier de tous les modes de transport et qui soit plan du réseau routier fin 2012. 8.2.16. Planification des soins selon la loi sur les soins hospitaliers Pour le canton de Berne, la planification la population bernoise et expose les ten- des soins est un outil de pilotage fonda- dances futures. Elle porte sur les soins mental, qui permet de définir les besoins hospitaliers somatiques et psychiatriques futurs en prestations hospitalières et aigus, sur la réhabilitation et la psychiatrie, préhospitalières. Elle est établie tous les sur les soins préhospitaliers ainsi que sur quatre ans (planification actuelle : 2011 à les professions médicales. La répartition 2014) et vise en premier lieu à assurer à la des prestations entre établissements, en population des soins hospitaliers station- revanche, est opérée au travers de la liste naires de qualité, adéquats, accessibles à des hôpitaux. tous et économiques. Le Conseil-exécutif publiera la liste des La planification des soins définit en outre hôpitaux et la planification des soins 2011 les besoins en prestations médicales de à 2014 dans le courant de l’année 2011. 8.2.17. Stratégie de l’eau Le canton de Berne s’est doté d’une stra- L’accent est mis sur l’utilisation de l’eau, tégie unifiée pour toutes les questions l’alimentation en eau et l’évacuation des en rapport avec l’utilisation de l’eau par eaux usées (assainissement). La straté- l’homme (Stratégie de l’eau du canton de gie de l’eau analyse la situation actuelle Berne, ACE 1811/2010 du 15 décembre pour définir des objectifs stratégiques, des 2010). orientations et des mesures. La stratégie aborde la gestion des res- Le Grand Conseil a pris connaissance de sources en eau sous différents angles cette stratégie durant la session de mars tout en tentant de concilier les exigences 2011. Une actualisation est prévue pour en matière d’utilisation et de protection. 2015.78
  • 79. Annexe8.2.18. Stratégie de croissance 2007Avec la « Stratégie de croissance version Développement territorial et mobilité  :2007 » le canton de Berne a mis en œuvre Les projets d’agglomération créent lesun programme d’action global visant à bases nécessaires à l’harmonisationrenforcer l’économie bernoise. La straté- indispensable entre l’urbanisation et lagie a permis d’atteindre les objectifs sui- mobilité. La stratégie globale de mobilitévants dans les quatre champs d’action adoptée par le Conseil-exécutif définit lesdéfinis : grands traits d’un système de mobilité effi- cace et respectueux de l’environnement.Formation, innovation et économie : Le Des projets d’infrastructures de grandecanton de Berne a profondément remanié ampleur ont été concrétisés ou sont enson offre en formation à tous les niveaux cours de réalisation. Dans le cadre de l’ap-en fonction des besoins de la société et de plication de la nouvelle loi sur les routes,l’économie. L’intégration à l’école et sur le le programme de construction des routesmarché du travail est soutenue et encou- est remplacé par le plan de réseau rou-ragée. Le développement sensible des tier. Cet instrument de planification à longstructures d’accueil extrafamilial facilite la terme permet une meilleure planificationconciliation de la vie familiale et de la vie de l’infrastructure routière en harmonieprofessionnelle. Le transfert des connais- avec le développement territorial. Les nou-sances et des technologies est encore velles conférences régionales forment unedéveloppé. structure dans laquelle les tâches inter- communales pourront être menées à bienFinances et services : La politique fiscale de façon commune et contraignante.et financière des dernières années s’estsoldée par des chiffres noirs à la clôture « Marque canton de Berne » : Les Ber-des exercices 2004 à 2008, la réduction noises et les Bernois ne mettent pas vo-substantielle de la dette et l’allègement lontiers leurs forces en avant. De grandesde la fiscalité des familles et des classes manifestations telles que l’EURO 08 et desmoyennes. En dépit de la détérioration activités ciblées pour le positionnement durapide de la situation financière de 2009 canton de Berne ont contribué à améliorercausée par la crise financière et écono- le profil du canton en tant que site écono-mique, l’activité d’investissement se pour- mique, lieu culturel et cadre de vie.suit à un niveau élevé, dans la limite despossibilités financières. Le Grand Conseil a pris connaissance du rapport de controlling durant la session de mars 2011. La stratégie actuelle est ainsi arrivée à son terme. 79
  • 80. Stratégie économique 2025 8.3. Bibliographie ƒƒ avenir suisse: Globalisation: Comment la Suisse est gagnante. Les chances et les risques d’une coopération mondiale dans les champs économiques et politiques (Globalisierung : Wie die Schweiz gewinnt. Die Chancen und Risiken der weltwei- ten Zusammenarbeit in Wirtschaft und Politik). Zurich, 2008. (En allemand avec résumé français) ƒƒ avenir suisse: Monitoring des cantons: L’aménagement du territoire entre pres- criptions et exécution. Inventaire des instruments cantonaux de maîtrise de l’ur- banisation (Kantonsmonitoring : Raumplanung zwischen Vorgaben und Vollzug. Inventar der kantonalen Instrumente zur Siedlungsentwicklung). Zurich, juin 2010. (En allemand avec résumé français) ƒƒ avenir suisse: L’avenir de l’apprentissage. La formation duale en prise avec une nouvelle réalité (Die Zukunft der Lehre. Die Berufsbildung in einer neuen Wirklich- keit). Zurich, 2010. (En allemand avec résumé français) ƒƒ BAKBASEL: International Benchmarking Report 2009. Bâle, 2009. ƒƒ BAKBASEL: CH-Plus. Analysen und Prognosen für die Schweizer Wirtschaft. Diverse Ausgaben. ƒƒ Berenberg Bank, Hamburgisches WeltWirtschaftsInstitut (HWWI) : Strategie 2030 – Wissen. Hambourg, décembre 2007. ƒƒ Berenberg Bank, Hamburgisches WeltWirtschaftsInstitut (HWWI) : Strategie 2030 – Mobilität. Hambourg, novembre 2009. ƒƒ Berner KMU, Wirtschaftsprogramm 2010-2014 du 28 avril 2010 ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Grandes tendances – Chances et risques pour les PME. Etude 2010 : Forum Avenir PME 2007. Zurich, juin 2007. ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Grandes tendances – Chances et risques pour les PME. Etude 2010 : Forum Avenir PME 2009. Zurich, avril 2009. ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Grandes tendances – Chances et risques pour les PME. Etude 2010 : Thème principal : la mondialisation. Zurich, mai 2010. ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Le revenu disponible en Suisse : Où la vie est-elle la moins chère ? Zurich, 2008. ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Standortqualität 2011 : Im Zeichen der Stabi- lität. Zurich, avril 2011. ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Swiss Issues Régions : Qualité de la localisa- tion : quelle est la région la plus attrayante ? Zurich, août 2009. ƒƒ Credit Suisse Economic Research : Swiss Issues Branches. Structure de l’éco- nomie suisse de 1998 à 2020. Zurich, juillet 2010. ƒƒ Deloitte: Business en Suisse : quel avenir ? 18 initiatives pour stimuler la ƒƒ croissance. Zurich, 2009.80
  • 81. Annexeƒƒ Conseil économique : Stratégies d’avenir pour le canton de Berne. Analyse, évaluation et recommandations pour les finances, la politique de formation et la communication. Berne, septembre 2001.ƒƒ Economiesuisse: Wirtschaftspolitik in der Schweiz 2005. Zurich, 2005.ƒƒ Département fédéral de l’économie, politique de croissance 2008-2011 : Nou- velles mesures pour renforcer la politique économique en Suisse, rapport du Conseil fédéral du 2 avril 2008ƒƒ Département fédéral de l’économie, Département fédéral de l’intérieur : Améliorer le transfert de savoir et de technologie. Rapport du Conseil fédéral en réponse au postulat Loepfe 07.3832 du 20 décembre 2007. Berne, juin 2010.ƒƒ Département fédéral de l‘économie, Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication : Masterplan Cleantech en Suisse. Berne, octobre 2010.ƒƒ Gewerkschaftsbund Kanton Bern: plate-forme électorale du 8 mars 2010ƒƒ Union du Commerce et de l’Industrie (UCI) du Canton de Berne : plate-forme électorale et bilan à mi-temps 2009 concernant nos points forts politiques pour le canton de Berne 2006 à 2012, 13 mai 2009.ƒƒ ICTSwitzerland et Economiesuisse : Agenda numérique 2020 : pour un retour de la Suisse dans le peloton de tête mondial. Zurich, mars 2011.ƒƒ IMD Lausanne : World Competitiveness Yearbook 2011ƒƒ KOF Konjunkturforschungsstelle, ETH Zürich : KOF Analyses. Diverses éditions.ƒƒ Lou Hagbarth (édit.) : Structural Change in Europe 6. Innovative City and Bu- siness Regions. Bollschweil, septembre 2009.ƒƒ Mauch Consulting AG, Infras, Ernst Basler+Partner AG : Politik der nachhaltigen Entwicklung in der Schweiz : Standortbestimmung und Perspektiven. Zurich, avril 2001. (En allemand seulement ; une version grand public est disponible en français sous le titre «Un avenir pour la Suisse. Le développement durable: une chance pour l’économie, l’environnement et la société»).ƒƒ Masterplan Cleantech en Suisse ; Département fédéral de l’économie (DFE) et Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), Berne, octobre 2010.ƒƒ OECD: OECD Reviews of Innovation Policy : Switzerland. 2006.ƒƒ OECD: OECD Economic Surveys : Switzerland. 2006.ƒƒ Etat-major de prospective de l’Administration fédérale : Défis 2007-2011. Evolution des tendances et thèmes futurs de la politique fédérale. Berne, 2007.ƒƒ Etat-major de prospective de l’Administration fédérale : Perspectives 2025 : analyse de la situation, du contexte et des défis déterminants pour la politique fédérale. Berne, 2011. 81
  • 82. Stratégie économique 2025 ƒƒ Projet de territoire Suisse (à l’état de projet) : Confédération suisse, Conférence des gouvernements cantonaux, Conférence suisse des directeurs cantonaux des travaux publics, de l’aménagement du territoire et de l’environnement, Union des villes suisses, Association des Communes Suisses, Berne, janvier 2011. ƒƒ Regiosuisse: Le développement économique régional en Suisse. Rapport de monitoring 2009. Berne, 2010. ƒƒ Conseil fédéral suisse : Stratégie de croissance pour la place touristique suisse: rapport du Conseil fédéral du 18 juin 2010 en réponse au postulat Darbellay (08.3969) du 19 décembre 2008. Berne, juin 2010. ƒƒ Confédération suisse, Conférence des gouvernements cantonaux, Conférence suisse des directeurs cantonaux des travaux publics, de l’aménagement du territoire et de l’environnement, Union des villes suisses, Association des Com- munes Suisses : Projet de territoire suisse : un fondement pour le développement territorial suisse. Berne, janvier 2011. ƒƒ Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) et BAK Basel Economics AG: Rapport de Benchmarking International Arc jurassien Suisse. Bâle, mai 2007. ƒƒ Stephan, Gunter et al.: Vom Kosten- zum Standort- zum Wirtschaftsfaktor. Ter- tiäre Bildung im Kanton Bern. Berne, octobre 2002. ƒƒ Stocker, Paul und Risch, Paul: Einkommenslage und Wirtschaftsstruktur des Kantons Bern. Wachstumspolitische Lageanalyse und Skizze eines Förderungs- programms. Berne, 1968. ƒƒ Strahm, Rudolf: Warum wir so reich sind. Wirtschaftsbuch Schweiz. Berne, 2008. ƒƒ Conférence tripartite sur les agglomérations (CTA) : Renforcement de la compé- titivité internationale de la Suisse: pistes pour une politique métropolitaine suisse, rapport et recommandations de la CTA du 25 juin 2010. ƒƒ Commission d’économie générale du canton de Berne (CEG), programme gou- vernemental de législature 2010-2013, version du 9 mars 2010. Bases statistiques : BAK Basel Economics AG (BAKBASEL), Office fédéral de la statis- tique (OFS), Credit Suisse, Office fédéral du registre du commerce (OFRC), Département fédéral des finances (DFF), Administration fédérale des finances (AFF), Administration fédérale des douanes (AFD), Fondation interjurassienne pour la statistique, Forum de l’Observatoire statistique transfrontalier de l’Arc jurassien (OSTAJ), canton de Berne, Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) Les évaluations régulières des constats de politique économique formulés par les partis représentés au Grand Conseil et dans les stratégies de politique économique d’autres cantons ont également été prises en compte.82