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DEMAIN NOUS RACONTERONS AUTREMENT
Julien Falgas – julien.falgas@gmail.com
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Comprendre aujourd'hui pourquoi
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Rodolphe Töppfer (1799-1846)
1827 : naissance de la bande dessinée ?
(Groensteen et Peeters, 1994)
La BD à l'ère numérique...
Livre... Périodique... Quotidien...
1827-1900 : Naissances de la BD
(Smolderen, 2009)
La BD à l'ère numérique - Julien Fal...
« Un tournant historique »
« Nous sommes au moment où la bande dessinée
est interpellée de plein fouet par la montée en
pu...
Dans la continuité

« au cours des vingt dernières années, l'ordinateur est
progressivement devenu omniprésent dans le cha...
Limites de l'approche
ontologique de la BD
à l'ère numérique
Ecueil heuristique
Le systématisme de l'approche
sémiologique...
Limites de l'approche
ontologique de la BD
à l'ère numérique
Ecueil paradigmatique
Pas immanente
Une forme transitoire du ...
La bande dessinée :
un « traceur isotopique »
La manière dont la référence à la bande
dessinée circule au sein de nos prat...
Comprendre aujourd'hui pourquoi
demain nous raconterons autrement
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Introduction
Le récit à l'ère numérique
Le cas ...
UNE SITUATION TRANSITOIRE
Qui a intérêt à ce qu'elle
perdure ?
– Ceux pour qui le livre est
un produit

Qui a intérêt à ce...
Des éditeurs attachés au papier
Izneo (2010) des BD
homothétiques à
consulter sur
abonnement, en
location ou « achat ».

F...
Des outils orientés multimédia
Comic Composer
création ou adaptation
de BD numériques pour
l'écosystème
d'Ave!comics

Art ...
Des créations qui explorent le support
mais aussi le mode de diffusion
Des
périodiques
en ligne

La Revue Dessinée
Profess...
Des récits numériques
Les Autres Gens : 2010 - 2012
Un feuilleton quotidien
Thomas Cadène et plus de cent
collaborateurs
M...
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julien.falgas@gmail.com
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La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013

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La BD à l'ère numérique : comprendre aujourd'hui pourquoi demain nous raconterons autrement

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Présentation à Angoulême le 31 mai 2013 dans le cadre de la journée d'études "(im)matérialité de la bande dessinée" organisée par les étudiants de 2ème année du Master Bande Dessinée de l’EESI d’Angoulême, en partenariat avec l’Université de Poitiers.

En savoir plus : http://julien.falgas.fr/post/2014/02/08/Comprendre-aujourd-hui-pourquoi-nous-raconterons-autrement-demain

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  • Observateur et acteur assidu de l'évolution de la bande dessinée numérique depuis une douzaine d'année
    - un annuaire- un mémoire de maîtrise en Arts Plastiques- un portail d'hébergement- une association- un blog personnel- interventions sur des tables rondes (dont une hier à Angoulême)
    Après un DESS Contenus et projets Internet obtenu en 2005
    Depuis 6 ans : webmestre de l'université
    Cours depuis plusieurs années en Master 2 et de Licence 2 Infocom.
    Contrepieds de la littérature existante en matière de BD numérique :
    Mon objet n’est pas la bande dessinée mais ceux qui produisent ou lisent des récits sur support numérique en revendiquant l’héritage de la bande dessinée.
  • Je m'appuie sur l'Introduction à la narratologie de Françoise Revaz (Revaz, 2009)
    Impossibilité de fournir une définition univoque au récit comme à la narration. Plusieurs propriétés permettent de définir un degré de narrativité.
    --
    Toute narration consiste en une représentation d’actions ou d’évènements, dont les propriétés cumulées déterminent le degré de narrativité :
    • l’inscription dans une chronologie caractérise la chronique,
    • l’existence de liens de causalité entre les actions ou événements successifs caractérise la relation,
    • enfin, le récit au sens strict nécessite une mise en intrigue, « c’est à dire un mode de composition comportant un noeud et un dénouement. »
  • Dans son Introduction à l'analyse structurale des récits (Barthes, 1966), Roland Barthes affirme que « le récit est présent dans tous les temps, dans tous les lieux, dans toutes les sociétés ; le récit commence avec l'histoire même de l'humanité ».
    Au récit oral originel s’est substituée « une variété prodigieuse de genres, eux-même distribués entre des substances différentes » (Barthes, 1966).
    Le récit doit être situé à la fois dans la pluralité de médias auxquels il peut recourir pour incarner la narration, et dans la pluralité des formes de discours avec lesquelles le discours narratif est en concurrence.
    Dans le contexte de l'ère numérique et de l'hypermédia, non seulement le récit ne va pas de soi, mais il est en plus appelé à se réinventer à travers la rencontre sur les écrans de médias dont les langages évoluaient jusque là dans des espaces bien distincts.
    --
    A travers la diversité des formes médiatiques qu’il emprunte et face à la diversité des formes de discours non narratives, le récit n’est aujourd’hui bien souvent plus abordé que comme une expérience esthétique ou de divertissement. Les industries culturelles en ont fait un produit de consommation courante. Le récit comme moyen de transmission de valeurs est aujourd’hui instrumentalisé sous le vocable anglosaxon storytelling, qui désigne une méthode de communication utilisée pour séduire ou convaincre autour des valeurs d’une marque ou d’une organisation.
  • Quatre hypothèses prospectives formulées par Paul Soriano pour envisager la résultante des rencontres entre les différents médias diffusés sur les supports numériques (Soriano, 2007) :
    - l’hybridation : les médias se fondent en quelquechose de nouveau
    - substitution : les nouveaux médias remplacent les anciens
    - simulation : les nouveaux médias imite les anciens
    - cohabitation : anciens et nouveaux médias cohabitent
  • Lev Manovitch privilégie l'hypothèsede l'hybridation lorsqu'il se focalise sur l'héritage du langage cinématographique.
    Décrivant ce qu’il identifie comme une culture de convergence (convergence culture) Henri Jenkins privilégie plutôt l’hypothèse de la cohabitation en défendant le récit transmédia (transmedia storytelling) : une nouvelle forme narrative qui repose sur la mise en réseaux de divers média, traversés par un récit-monde dont chaque média ne délivre qu'un fragment, dans son propre langage (Jenkins, 2006).
    --
    Comme Manovitch, je souhaite me garder de me livrer à des « spéculations sur l'avenir »
  • Clément cite l'influence du théâtre aux débuts du cinéma, ou de l'oralité sur les chansons de gestes médiévale.
    Comme Manovitch, je souhaite me garder de me livrer à des « spéculations sur l'avenir ». Mon ambition consiste à documenter la transition en cours. Demain il sera trop tard pour comprendre l'origine des nouvelles formes narratives qui ne manqueront pas d'émerger.
    --
    Valérie Baudouin identifie deux pôles traditionnellement distincts et qui convergent aujourd’hui sur les supports numériques : la publication et la conversation (Beaudouin, 2002). L’indistinction grandissante entre la publication et la conversation plaide pour le retour à une forme de communication plus proche de l’oralité que de ce à quoi la culture de l’imprimé nous avait habitué. C’est ce retour à une forme d’oralité qui m’a conduit à proposer le concept de conte multimédia pour désigner les récits ludiques étudiés à l’occasion de mon mémoire de maitrise - par opposition aux jeux vidéos proprement dit (Falgas, 2004).
  • Je m'interroge sur ce que l’ère numérique implique pour les usages de production et de réception des récits, c’est à dire pour l’action de raconter.
    --
    Louis Quéré estime que le propre d’une situation est d’être « non prédéfinie » (Quéré, 1997), c’est pourquoi il s’avère nécessaire d’observer l’activité par laquelle la situation est définie et évolue.
  • L’imprimerie de Gutenberg a sans aucun doute révolutionné l’écriture, mais elle a aussi instauré une fragmentation durable entre le texte et l’image. L’apparition de la bande dessinée a été rendue possible et s’est imposée grâce à de nouvelles technologies qui permettaient certes la reproduction de masse d’images et de textes, mais surtout leur production par les mêmes outils que ceux de leur reproduction : l’encre et le papier.
    C'est ce que je vais démontrer ici avant de pointer les limites des approches théoriques actuelles.
  • --
    En matières d’usages des technologies numériques de l’information et de la communication (TNIC), Josiane Jouët nous engage à ne pas faire preuve d’amnésie : l’étude des usages de la télématique fournit par exemple des enseignements qui restent utiles à l’étude des usages contemporains des TNIC. Pour éclairer l’impact de nouvelles technologies sur nos usages narratifs, je sollicite l’éclairage d’une situation antérieure et tout aussi révolutionnaire pour le récit que l’ère numérique aujourd’hui : le développement de l’imprimerie jusqu’à l’essors de la presse quotidienne aux Etats Unis autour de 1900, sous l’égide duquel s’est cristallisée la forme moderne de la bande dessinée.
    William Blake grave sur une plaque de cuivre traitée à l'eau forte.
  • « Ce petit livre est d’une nature mixte. Il se compose de dessins autographiés au trait. Chacun des dessins est accompagné d'une ou deux lignes de texte. Les dessins, sans le texte, n’auraient qu’une signification obscure ; le texte, sans les dessins, ne signifierait rien. Le tout ensemble forme une sorte de roman d’autant plus original qu’il ne ressemble pas mieux à un roman qu’à autre chose. » (Töppfer, 1837)
    La technique de l’autographie permet à Töppfer de tracer images et textes tels qu’ils seront lus, à l’encre et sur du papier. Le papier spécifique et l’encre grasse utilisés permettent la transposition du trait sur une pierre à lithographie au moyen de laquelle sont imprimées les reproductions.
  • Autour de 1890, grâce au procédé photographique, « les illustrations publiées par la presse à grand tirage sont pratiquement toutes reproduites à partir des dessins originaux. » Au delà de la technologie d’impression, c’est « dans le bouillon de culture des journaux populaires américains » que le comic strip « va naître autour de 1900 ». Smolderen décrit « une guerre commerciale impitoyable qui n'enregistre ses défaites et victoires qu'en termes de chiffres de vente ».
    Ce contexte n’est pas sans évoquer la compétition à l’audience des portails et des services grand public de l’Internet d’aujourd’hui. A propos de l’hebdomadaire allemand Fliegende Blätter, Thierry Smolderen relève que « selon un commentateur français de l'époque (Arsène Alexandre), on ne pouvait dire un bon mot à table, ou assister à une situation comique, en Allemagne, sans s'exclamer : ‘Tient ! elle est bien bonne ! Il faut envoyer ça au Fliegende Blätter !’ » avant d’évoquer expressément Youtube, emblème du web 2.0 et de la participation du public à l’élaboration des contenus médiatiques.
  • Thierry Groensteen constate aujourd’hui qu’en 20 ans, l’ordinateur est devenu omniprésent dans la production et la publication de bandes dessinées imprimées (Groensteen, 2011).
    Comme en convient Groensteen, pour bien des récits de bande dessinée, le développement d’une diffusion sur ordinateur n’est pas un changement de support, mais une continuité.
    A présent, toujours selon Thierry Groensteen :
    « La question majeure qui semble se poser est de savoir si la bande dessinée numérique interactive de demain pourra encore être considérée comme de la bande dessinée, ou bien si, soit qu'elle ouvre des possibilités d'expression radicalement nouvelles, soit qu'elle change du tout au tout l'expérience même de la lecture, nous assistons à la naissance d'un nouveau média. »
    Thierry Groensteen s’appuie sur le travail d’Anthony Rageul (Rageul, 2009) et sur celui de Magali Boudissa (Boudissa, 2010) pour définir ce que serait la « bande dessinée numérique interactive de demain » et sous quelles conditions elle pourrait encore obéir à une ontologie de la bande dessinée. Cette approche me semble se heurter à un double écueil paradigmatique et heuristique.
  • Ontologie : étude de l'être en tant qu'être ; des propriétés générales de tout ce qui est.
    Thierry Groensteen a popularisé une approche sémiotique et ontologique de son objet.
    Il n’est pas possible d’adopter une démarche d’analyse systématique lorsque chaque récit peut inventer sa propre forme. La bande dessinée ne peut être abordée comme une immanence à l’ère numérique.
    Seule l’étude de la production et de la réception des récits pourra permettre de comprendre la part jouée par la bande dessinée dans la constitution de nouvelles formes narratives.
    --
    Or, comme le rappelle Michel Fayol en se référant à Mandler, « le jugement subjectif basé sur le traitement métalinguistique n’est pas aussi apte à révéler l’organisation sous-jacente des narrations [que des expériences de rappel ou de traitement ‘online’] » (Fayol, 1985). La sémiotique et le structuralisme me semblent trouver d’autant plus leurs limites face aux formes narratives émergentes de l’ère numérique.
  • A l'opposé de cette approche, la bande dessinée me fournit un référent par rapport auquel observer le récit en mouvement.
    Je m'intéresse aux récits publiés grâce aux dispositifs numériques et définis par le fait que leurs auteurs ou leurs lecteurs reconnaissent l’appartenance ou la filiation de ces récits avec leurs pratiques de la bande dessinée.
    ---
    Le paradigme choisi par Thierry Groensteen comme par Magali Boudissa pose la bande dessinée en objet immanent. La bande dessinée devrait s’adapter aux support numérique tout en conservant son intégrité, en respectant ses limites ontologiques.
    Ce même paradigme pousse Anthony Rageul à définir d’emblée ce qu’il nomme « la bande dessinée interactive » comme un nouveau medium, avant de s’interroger sur les spécificités qui fonderaient son existence. Ainsi, le paradigme de l’immanence de la bande dessinée est si prégnant qu’il contamine sa petit soeur numérique : à peine émancipée de sa génitrice, elle est sommée de se doter sans tarder de sa propre ontologie.
    A la suite de Jean Clément ou de Lev Manovitch, je préfère considérer que l’ère numérique appelle son propre langage narratif et que ce langage émerge en s’appuyant sur les langages antérieurs, tout comme la bande dessinée elle-même s’est forgée autour de 1900 dans un « creuset résolument polygraphique qui n’a manqué aucune des révolutions majeures menant à l’âge audiovisuel » (Smolderen, 2009).
  • La bande dessinée numérique est un objet d'étude dont les acteurs comme la production sont aisément accessibles.
    Le recueil de données rencontre peu de barrières.
    Le champ, de dimension restreinte, est appréciable dans son ensemble.
  • L'industrie culturelle traditionnelle, l'édition de bande dessinée, a tendance à chercher à « faire entrer au chausse pied » la bande dessinée dans les écrans.
    Conjointement, on voit fleurir des initiatives d'auteurs, qui cherchent à s'approprier ce nouveau territoire quitte à bousculer les codes éditoriaux et formels de la bande dessinée.
  • Si le numérique remet en question le rôle du livre comme support, il remet aussi en question le rôle de médiation et de prescription de l'éditeur entre auteur et lecteur.
  • Aux côtés des périodiques et des blogs BD, deux récits semblent appelés à faire date.
    L'étude des Autres Gens m'a d'ores-et-déjà conduit à des conclusions et des hypothèses qui, au delà du champ de la bande dessinée, ont des implications dans notre approche des pratiques narratives et des stratégies des industries culturelles confrontées à l'ère numérique :
    - une dimension collaborative inédite grâce à l'intégration spontanée non seulement des outils offerts par les TIC, mais surtout au sein même de l'environnement nouveau qu'elles dessinent.
    Falgas J., 2013, « Forme et enjeux de la collaboration autour de la "bédénovela" numérique Les Autres Gens », tic&société, 6(2), pp. (à paraître).
    - la remise en question des études qui n'abordent que les contenus ou les traces de participation d'un public contributif, assimilé à tort à des fans.
    Falgas J. 2012, Le récit à l’épreuve de la conversation : projections des auteurs et pratiques médiatiques des lecteurs de la bédénovella Les Autres Gens, Actes du colloque EUTIC 2012 : Publics et pratiques médiatiques, Université de Lorraine, Metz, France.
    Je poursuis mon étude des pratiques de production et de réception autour de MediaEntity
  • Références
    • Barthes, Roland, « Introduction à l’analyse structurale des récits », Communications, vol. 8 / 1, 1966, p. 1-27.
    • Boudissa, Magali, La bande dessinée entre la page et l’écran: Étude critique des enjeux théoriques liés au renouvellement du langage bédéique sous influence numérique, Thèse d’esthétique, sciences et technologies des arts, Paris VIII, 2010, 399 p.
    • Beaudouin, Valérie, « De la publication a la conversation », Réseaux,
    vol. 116 / 6, 2002.
    • Bres, Jacques, La narrativité, Louvain-la-Neuve, Duculot, 1994.
    • Falgas, Julien, Evolution des terminologies en matière de bande dessinée sur support numérique, [En ligne: http://julien.falgas.fr/post/2011/01/31/2010-annee-de- la-bd-numerique-dans-la-presse-francophone], 2009.
    • Fayol, Michel, Le récit et sa construction : une approche de psychologie cognitive, Neuchâtel, Delachaux & Niestlé, 1985, 159 p.
    • Granjon, Fabien et Denouël, Julie, Communiquer à l’ère numérique : regards croisés sur la sociologie des usages, Paris, Presses de l’école des mines, 2011.
    • Groensteen, Thierry, Bande dessinée et narration, Système de la bande dessinée 2, Paris, P.U.F., 2011, 220 p.
    • Groensteen T., Peeters B., éds, 1994, Töppfer, l'invention de la bande dessinée, Paris, Hermann.
    • Jeanneret, Yves, « Usages de l’usage, figures de la médiatisation », Communication et langages, vol. 151, 2007, p. 3-19.
    • Jenkins, Henry, Convergence culture: where old and new media collide, New York, New York University Press, 2006, 308 p.
    • Jouët, Josiane, « Des usages de la télématique aux Internet studies », in Fabien Granjon, Julie Denouël. Communiquer à l’ère numérique: regards croisés sur la sociologie des usages, Paris, Presses de l’école des mines, 2011.
    • Mallard, Alexandre, « Explorer les usages: un enjeu renouvelé pour l’innovation des TIC », in Fabien Granjon, Julie Denouël. Communiquer à l’ère numérique : regards croisés sur la sociologie des usages, Paris, Presses de l’école des mines, 2011, p. 320.
    • Manovitch, Lev, Le langage des nouveaux médias, Dijon, les Presses du réel, 2010, 608 p.
    • Mihalache, Adrian, « Dans tous les sens, par tous les sens: lecture de l’hypermédia », in Pascal Lardellier, Michel Melot. Demain, le livre, Paris, L’Harmattan, 2007, p. 115-129.
    • Odin, Roger, De la fiction, 1re éd., Bruxelles, De Boeck Université, 2000, 184 p.
    • Quéré, Louis, « La situation toujours négligée ? », Réseaux, vol. 15 / 85, 1997, p. 163-192.
    • Rageul, Anthony, Bande dessinée interactive: comment raconter une histoire? Prise de Tête, une proposition entre minimalisme, interactivité et narration, Mémoire
    18Julien Falgas Raconter à l'ère du numérique
    de master Arts et technologies numériques, Rennes 2, 2009, 121 p.
    • Ratier, Gilles, « 2009: une vitalité en trompe l’oeil ? Une année de bandes dessinées sur le territoire francophone européen », association des critiques de bande dessinée, 2009, [En ligne: http://www.acbd.fr/bilan/bilan-2009.html].
    • Revaz, Françoise, Introduction à la narratologie action et narration, Bruxelles, De Boeck, 2009.
    • Pédauque, Roger T., « Document : forme, signe et médium, les re-formulations du numérique », 2003.
    • Smolderen, Thierry, Naissances de la bande dessinée: de William Hogarth à Winsor McCay, Bruxelles, les Impressions nouvelles, 2009, 144 p.
    • Soriano, Paul, « Les nouvelles hybrides », Médium, vol. 10 / Le Numérique en toutes lettres, 2007, [En ligne: http://www.paulsoriano.fr/Medias-les-nouvelles- hybrides,49.html].
    • Töppfer, Rodolphe, 1837, in: Notice sur l'Histoire de Mr Jabot, cité par Groensteen T., Peeters B., éds, 1994, Töppfer, l'invention de la bande dessinée, Paris, Hermann.
  • Transcript of "La BD à l'ère numérique : comprendre aujourd'hui pourquoi demain nous raconterons autrement"

    1. 1. COMPRENDRE AUJOURD'HUI POURQUOI DEMAIN NOUS RACONTERONS AUTREMENT Julien Falgas – julien.falgas@gmail.com Centre de recherche sur les médiations
    2. 2. Comprendre aujourd'hui pourquoi demain nous raconterons autrement     Introduction Le récit à l'ère numérique Le cas de la bande dessinée État des lieux La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 2
    3. 3. Comprendre aujourd'hui pourquoi demain nous raconterons autrement     Introduction Le récit à l'ère numérique Le cas de la bande dessinée État des lieux La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 3
    4. 4. Mon sujet de thèse « Usages des dispositifs de publication numérique par les auteurs et les publics de bande dessinée » La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 4
    5. 5. Comprendre aujourd'hui pourquoi demain nous raconterons autrement  Introduction  Le récit à l'ère numérique – – – – - Définition du récit - Problématiques de l'ère numérique - Pour une généalogie du récit numérique - À travers la question des usages  Le cas de la bande dessinée  État des lieux La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 5
    6. 6. Le récit ... Raconter Narration Histoire Représenter une histoire Représentation d'une histoire Succession d'actions ou d'événements Récit Acte de communication par lequel s'incarne la narration La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 6
    7. 7. … À l'ère numérique Pluralité Pluralité de médias de formes de discours Convergent sur Les mêmes écrans La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 7
    8. 8. Demain raconterons-nous autrement ? Hypothèses prospectives : - Hybridation - Substitution - Cohabitation - Simulation (Soriano, 2007) La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 8
    9. 9. Aujourd'hui nous pouvons comprendre pourquoi... « construire une généalogie (...) du langage des médias informatiques au moment même de leur apparition ; c'est à dire lorsque les éléments de formes culturelles antérieures qui les avaient façonnés étaient encore nettement visibles et reconnaissables en eux, ne s'étant pas fondus en un langage cohérent. » (Manovitch, 2001) La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 9
    10. 10. ...Demain nous raconterons autrement « chaque changement matériel des supports narratifs a entraîné d'importantes modifications dans l'art de raconter des histoires » (Clément, 2000) La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 10
    11. 11. La question des usages Un « espace de médiation » entre le technique et le social (Jeanneret, 2007) : Raconter Qu'est ce que les nouveaux médias font aux pratiques narratives ? ET Qu'est ce que nos pratiques narratives font aux nouveaux médias ? La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 11
    12. 12. Comprendre aujourd'hui pourquoi demain nous raconterons autrement  Introduction  Le récit à l'ère numérique  Le cas de la bande dessinée – - Retour aux origines – - Limites des approches théoriques actuelles  État des lieux La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 12
    13. 13. William Blake (1757-1827) « Un artiste multimédia » qui gravait les textes à l'envers pour les intégrer aux images dans un « tout aussi complexe qu'harmonieux » (Mihalache, 2007) La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 13
    14. 14. Rodolphe Töppfer (1799-1846) 1827 : naissance de la bande dessinée ? (Groensteen et Peeters, 1994) La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 14
    15. 15. Livre... Périodique... Quotidien... 1827-1900 : Naissances de la BD (Smolderen, 2009) La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 15
    16. 16. « Un tournant historique » « Nous sommes au moment où la bande dessinée est interpellée de plein fouet par la montée en puissance de la bande dessinée numérique online, des webcomics. » (Groensteen, 2011) La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 16
    17. 17. Dans la continuité « au cours des vingt dernières années, l'ordinateur est progressivement devenu omniprésent dans le champ de la bande dessinée, comme outil de création, de transmission et de mise en forme (…) le fait que l'ordinateur serve à diffuser [la bande dessinée] marque (…) une continuité. » (Groensteen, 2011) La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 17
    18. 18. Limites de l'approche ontologique de la BD à l'ère numérique Ecueil heuristique Le systématisme de l'approche sémiologique classique ne peut saisir des objets dont chacun invente sa propre forme La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 18
    19. 19. Limites de l'approche ontologique de la BD à l'ère numérique Ecueil paradigmatique Pas immanente Une forme transitoire du récit à l'ère numérique Un héritage plutôt qu'un horizon La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 19
    20. 20. La bande dessinée : un « traceur isotopique » La manière dont la référence à la bande dessinée circule au sein de nos pratiques narratives à l'ère numérique éclaire l'évolution de nos pratiques narratives elles-même. La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 20
    21. 21. Comprendre aujourd'hui pourquoi demain nous raconterons autrement     Introduction Le récit à l'ère numérique Le cas de la bande dessinée État des lieux La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 21
    22. 22. UNE SITUATION TRANSITOIRE Qui a intérêt à ce qu'elle perdure ? – Ceux pour qui le livre est un produit Qui a intérêt à ce qu'elle évolue ? – Ceux pour qui le livre est un écrin pour des récits et des univers La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 22
    23. 23. Des éditeurs attachés au papier Izneo (2010) des BD homothétiques à consulter sur abonnement, en location ou « achat ». Foolstrip premier éditeur de BD en ligne (2007) disparu Manolosanctis (2009) abandonne l'activité éditoriale au profit de l'autoédition multisupports, avant de disparaître en janvier 2012. La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 23
    24. 24. Des outils orientés multimédia Comic Composer création ou adaptation de BD numériques pour l'écosystème d'Ave!comics Art of Sequence un langage de programmation, un outil d'édition, de publication et de lecture Emedion applications mobiles narratives, artistiques ou ludiques Tinyshaker publier du turbomedia sans flash La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 24
    25. 25. Des créations qui explorent le support mais aussi le mode de diffusion Des périodiques en ligne La Revue Dessinée Professeur Cyclope Mauvais Esprit Thrillbent comics Des applications pour tablettes Webellipse Nagmag La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 ... Page 25
    26. 26. Des récits numériques Les Autres Gens : 2010 - 2012 Un feuilleton quotidien Thomas Cadène et plus de cent collaborateurs MediaEntity : 2012 – à ce jour Un projet transmédia dont l'épine dorsale est une BD numérique en « turbomédia » Deux auteurs venus de l'audiovisuel La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 26
    27. 27. MERCI julien.falgas@gmail.com http://julien.falgas.fr La BD à l'ère numérique - Julien Falgas - Mai 2013 Page 27
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