Your SlideShare is downloading. ×
De la BD interactive à la BD numérique
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×

Thanks for flagging this SlideShare!

Oops! An error has occurred.

×
Saving this for later? Get the SlideShare app to save on your phone or tablet. Read anywhere, anytime – even offline.
Text the download link to your phone
Standard text messaging rates apply

De la BD interactive à la BD numérique

1,512
views

Published on

Présentation dans le cadre de la journée d'études "BD numérique" organisée par le laboratoire junior NHumérisme de l'ENS Lyon le 7 novembre 2013. …

Présentation dans le cadre de la journée d'études "BD numérique" organisée par le laboratoire junior NHumérisme de l'ENS Lyon le 7 novembre 2013.

En savoir plus : http://julien.falgas.fr/post/2014/02/19/De-la-bande-dessinee-interactive-a-la-BD-numerique-de-creation

Published in: Education

0 Comments
0 Likes
Statistics
Notes
  • Be the first to comment

  • Be the first to like this

No Downloads
Views
Total Views
1,512
On Slideshare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
12
Actions
Shares
0
Downloads
11
Comments
0
Likes
0
Embeds 0
No embeds

Report content
Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
No notes for slide
  • Observateur et acteur assidu de l'évolution de la bande dessinée numérique depuis une douzaine d'année
    - un annuaire- un mémoire de maîtrise en Arts Plastiques- un portail d'hébergement- une association- un blog personnel- interventions sur des tables rondes (dont une hier à Angoulême)
    Après un DESS Contenus et projets Internet obtenu en 2005
    Depuis 6 ans : webmestre de l'université
    Cours depuis plusieurs années en Master 2 et de Licence 2 Infocom.
    Contrepieds de la littérature existante en matière de BD numérique :
    Mon objet n’est pas la bande dessinée mais ceux qui produisent ou lisent des récits sur support numérique en revendiquant l’héritage de la bande dessinée.
  • Dans son Introduction à l'analyse structurale des récits (Barthes, 1966), Roland Barthes affirme que « le récit est présent dans tous les temps, dans tous les lieux, dans toutes les sociétés ; le récit commence avec l'histoire même de l'humanité ».
    Au récit oral originel s’est substituée « une variété prodigieuse de genres, eux-même distribués entre des substances différentes » (Barthes, 1966).
    Le récit doit être situé à la fois dans la pluralité de médias auxquels il peut recourir pour incarner la narration, et dans la pluralité des formes de discours avec lesquelles le discours narratif est en concurrence.
    Dans le contexte de l'ère numérique et de l'hypermédia, non seulement le récit ne va pas de soi, mais il est en plus appelé à se réinventer à travers la rencontre sur les écrans de médias dont les langages évoluaient jusque là dans des espaces bien distincts.
    --
    A travers la diversité des formes médiatiques qu’il emprunte et face à la diversité des formes de discours non narratives, le récit n’est aujourd’hui bien souvent plus abordé que comme une expérience esthétique ou de divertissement. Les industries culturelles en ont fait un produit de consommation courante. Le récit comme moyen de transmission de valeurs est aujourd’hui instrumentalisé sous le vocable anglosaxon storytelling, qui désigne une méthode de communication utilisée pour séduire ou convaincre autour des valeurs d’une marque ou d’une organisation.
  • Clément cite l'influence du théâtre aux débuts du cinéma, ou de l'oralité sur les chansons de gestes médiévale.
    Comme Manovitch, je souhaite me garder de me livrer à des « spéculations sur l'avenir ». Mon ambition consiste à documenter la transition en cours. Demain il sera trop tard pour comprendre l'origine des nouvelles formes narratives qui ne manqueront pas d'émerger.
    --
    Valérie Baudouin identifie deux pôles traditionnellement distincts et qui convergent aujourd’hui sur les supports numériques : la publication et la conversation (Beaudouin, 2002). L’indistinction grandissante entre la publication et la conversation plaide pour le retour à une forme de communication plus proche de l’oralité que de ce à quoi la culture de l’imprimé nous avait habitué. C’est ce retour à une forme d’oralité qui m’a conduit à proposer le concept de conte multimédia pour désigner les récits ludiques étudiés à l’occasion de mon mémoire de maitrise - par opposition aux jeux vidéos proprement dit (Falgas, 2004).
  • Lev Manovitch privilégie l'hypothèsede l'hybridation lorsqu'il se focalise sur l'héritage du langage cinématographique.
    Décrivant ce qu’il identifie comme une culture de convergence (convergence culture) Henri Jenkins privilégie plutôt l’hypothèse de la cohabitation en défendant le récit transmédia (transmedia storytelling) : une nouvelle forme narrative qui repose sur la mise en réseaux de divers média, traversés par un récit-monde dont chaque média ne délivre qu'un fragment, dans son propre langage (Jenkins, 2006).
    --
    Comme Manovitch, je souhaite me garder de me livrer à des « spéculations sur l'avenir »
  • Lev Manovitch privilégie l'hypothèsede l'hybridation lorsqu'il se focalise sur l'héritage du langage cinématographique.
    Décrivant ce qu’il identifie comme une culture de convergence (convergence culture) Henri Jenkins privilégie plutôt l’hypothèse de la cohabitation en défendant le récit transmédia (transmedia storytelling) : une nouvelle forme narrative qui repose sur la mise en réseaux de divers média, traversés par un récit-monde dont chaque média ne délivre qu'un fragment, dans son propre langage (Jenkins, 2006).
    --
    Comme Manovitch, je souhaite me garder de me livrer à des « spéculations sur l'avenir »
  • Lev Manovitch privilégie l'hypothèsede l'hybridation lorsqu'il se focalise sur l'héritage du langage cinématographique.
    Décrivant ce qu’il identifie comme une culture de convergence (convergence culture) Henri Jenkins privilégie plutôt l’hypothèse de la cohabitation en défendant le récit transmédia (transmedia storytelling) : une nouvelle forme narrative qui repose sur la mise en réseaux de divers média, traversés par un récit-monde dont chaque média ne délivre qu'un fragment, dans son propre langage (Jenkins, 2006).
    --
    Comme Manovitch, je souhaite me garder de me livrer à des « spéculations sur l'avenir »
  • Lev Manovitch privilégie l'hypothèsede l'hybridation lorsqu'il se focalise sur l'héritage du langage cinématographique.
    Décrivant ce qu’il identifie comme une culture de convergence (convergence culture) Henri Jenkins privilégie plutôt l’hypothèse de la cohabitation en défendant le récit transmédia (transmedia storytelling) : une nouvelle forme narrative qui repose sur la mise en réseaux de divers média, traversés par un récit-monde dont chaque média ne délivre qu'un fragment, dans son propre langage (Jenkins, 2006).
    --
    Comme Manovitch, je souhaite me garder de me livrer à des « spéculations sur l'avenir »
  • Lev Manovitch privilégie l'hypothèsede l'hybridation lorsqu'il se focalise sur l'héritage du langage cinématographique.
    Décrivant ce qu’il identifie comme une culture de convergence (convergence culture) Henri Jenkins privilégie plutôt l’hypothèse de la cohabitation en défendant le récit transmédia (transmedia storytelling) : une nouvelle forme narrative qui repose sur la mise en réseaux de divers média, traversés par un récit-monde dont chaque média ne délivre qu'un fragment, dans son propre langage (Jenkins, 2006).
    --
    Comme Manovitch, je souhaite me garder de me livrer à des « spéculations sur l'avenir »
  • Lev Manovitch privilégie l'hypothèsede l'hybridation lorsqu'il se focalise sur l'héritage du langage cinématographique.
    Décrivant ce qu’il identifie comme une culture de convergence (convergence culture) Henri Jenkins privilégie plutôt l’hypothèse de la cohabitation en défendant le récit transmédia (transmedia storytelling) : une nouvelle forme narrative qui repose sur la mise en réseaux de divers média, traversés par un récit-monde dont chaque média ne délivre qu'un fragment, dans son propre langage (Jenkins, 2006).
    --
    Comme Manovitch, je souhaite me garder de me livrer à des « spéculations sur l'avenir »
  • Lev Manovitch privilégie l'hypothèsede l'hybridation lorsqu'il se focalise sur l'héritage du langage cinématographique.
    Décrivant ce qu’il identifie comme une culture de convergence (convergence culture) Henri Jenkins privilégie plutôt l’hypothèse de la cohabitation en défendant le récit transmédia (transmedia storytelling) : une nouvelle forme narrative qui repose sur la mise en réseaux de divers média, traversés par un récit-monde dont chaque média ne délivre qu'un fragment, dans son propre langage (Jenkins, 2006).
    --
    Comme Manovitch, je souhaite me garder de me livrer à des « spéculations sur l'avenir »
  • Lev Manovitch privilégie l'hypothèsede l'hybridation lorsqu'il se focalise sur l'héritage du langage cinématographique.
    Décrivant ce qu’il identifie comme une culture de convergence (convergence culture) Henri Jenkins privilégie plutôt l’hypothèse de la cohabitation en défendant le récit transmédia (transmedia storytelling) : une nouvelle forme narrative qui repose sur la mise en réseaux de divers média, traversés par un récit-monde dont chaque média ne délivre qu'un fragment, dans son propre langage (Jenkins, 2006).
    --
    Comme Manovitch, je souhaite me garder de me livrer à des « spéculations sur l'avenir »
  • Lev Manovitch privilégie l'hypothèsede l'hybridation lorsqu'il se focalise sur l'héritage du langage cinématographique.
    Décrivant ce qu’il identifie comme une culture de convergence (convergence culture) Henri Jenkins privilégie plutôt l’hypothèse de la cohabitation en défendant le récit transmédia (transmedia storytelling) : une nouvelle forme narrative qui repose sur la mise en réseaux de divers média, traversés par un récit-monde dont chaque média ne délivre qu'un fragment, dans son propre langage (Jenkins, 2006).
    --
    Comme Manovitch, je souhaite me garder de me livrer à des « spéculations sur l'avenir »
  • Lev Manovitch privilégie l'hypothèsede l'hybridation lorsqu'il se focalise sur l'héritage du langage cinématographique.
    Décrivant ce qu’il identifie comme une culture de convergence (convergence culture) Henri Jenkins privilégie plutôt l’hypothèse de la cohabitation en défendant le récit transmédia (transmedia storytelling) : une nouvelle forme narrative qui repose sur la mise en réseaux de divers média, traversés par un récit-monde dont chaque média ne délivre qu'un fragment, dans son propre langage (Jenkins, 2006).
    --
    Comme Manovitch, je souhaite me garder de me livrer à des « spéculations sur l'avenir »
  • Aux côtés des périodiques et des blogs BD, deux récits semblent appelés à faire date.
    L'étude des Autres Gens m'a d'ores-et-déjà conduit à des conclusions et des hypothèses qui, au delà du champ de la bande dessinée, ont des implications dans notre approche des pratiques narratives et des stratégies des industries culturelles confrontées à l'ère numérique :
    - une dimension collaborative inédite grâce à l'intégration spontanée non seulement des outils offerts par les TIC, mais surtout au sein même de l'environnement nouveau qu'elles dessinent.
    Falgas J., 2013, « Forme et enjeux de la collaboration autour de la "bédénovela" numérique Les Autres Gens », tic&société, 6(2), pp. (à paraître).
    - la remise en question des études qui n'abordent que les contenus ou les traces de participation d'un public contributif, assimilé à tort à des fans.
    Falgas J. 2012, Le récit à l’épreuve de la conversation : projections des auteurs et pratiques médiatiques des lecteurs de la bédénovella Les Autres Gens, Actes du colloque EUTIC 2012 : Publics et pratiques médiatiques, Université de Lorraine, Metz, France.
    Je poursuis mon étude des pratiques de production et de réception autour de MediaEntity
  • Lev Manovitch privilégie l'hypothèsede l'hybridation lorsqu'il se focalise sur l'héritage du langage cinématographique.
    Décrivant ce qu’il identifie comme une culture de convergence (convergence culture) Henri Jenkins privilégie plutôt l’hypothèse de la cohabitation en défendant le récit transmédia (transmedia storytelling) : une nouvelle forme narrative qui repose sur la mise en réseaux de divers média, traversés par un récit-monde dont chaque média ne délivre qu'un fragment, dans son propre langage (Jenkins, 2006).
    --
    Comme Manovitch, je souhaite me garder de me livrer à des « spéculations sur l'avenir »
  • Lev Manovitch privilégie l'hypothèsede l'hybridation lorsqu'il se focalise sur l'héritage du langage cinématographique.
    Décrivant ce qu’il identifie comme une culture de convergence (convergence culture) Henri Jenkins privilégie plutôt l’hypothèse de la cohabitation en défendant le récit transmédia (transmedia storytelling) : une nouvelle forme narrative qui repose sur la mise en réseaux de divers média, traversés par un récit-monde dont chaque média ne délivre qu'un fragment, dans son propre langage (Jenkins, 2006).
    --
    Comme Manovitch, je souhaite me garder de me livrer à des « spéculations sur l'avenir »
  • A l'opposé de cette approche, la bande dessinée me fournit un référent par rapport auquel observer le récit en mouvement.
    Je m'intéresse aux récits publiés grâce aux dispositifs numériques et définis par le fait que leurs auteurs ou leurs lecteurs reconnaissent l’appartenance ou la filiation de ces récits avec leurs pratiques de la bande dessinée.
    ---
    Le paradigme choisi par Thierry Groensteen comme par Magali Boudissa pose la bande dessinée en objet immanent. La bande dessinée devrait s’adapter aux support numérique tout en conservant son intégrité, en respectant ses limites ontologiques.
    Ce même paradigme pousse Anthony Rageul à définir d’emblée ce qu’il nomme « la bande dessinée interactive » comme un nouveau medium, avant de s’interroger sur les spécificités qui fonderaient son existence. Ainsi, le paradigme de l’immanence de la bande dessinée est si prégnant qu’il contamine sa petit soeur numérique : à peine émancipée de sa génitrice, elle est sommée de se doter sans tarder de sa propre ontologie.
    A la suite de Jean Clément ou de Lev Manovitch, je préfère considérer que l’ère numérique appelle son propre langage narratif et que ce langage émerge en s’appuyant sur les langages antérieurs, tout comme la bande dessinée elle-même s’est forgée autour de 1900 dans un « creuset résolument polygraphique qui n’a manqué aucune des révolutions majeures menant à l’âge audiovisuel » (Smolderen, 2009).
  • Lev Manovitch privilégie l'hypothèsede l'hybridation lorsqu'il se focalise sur l'héritage du langage cinématographique.
    Décrivant ce qu’il identifie comme une culture de convergence (convergence culture) Henri Jenkins privilégie plutôt l’hypothèse de la cohabitation en défendant le récit transmédia (transmedia storytelling) : une nouvelle forme narrative qui repose sur la mise en réseaux de divers média, traversés par un récit-monde dont chaque média ne délivre qu'un fragment, dans son propre langage (Jenkins, 2006).
    --
    Comme Manovitch, je souhaite me garder de me livrer à des « spéculations sur l'avenir »
  • Lev Manovitch privilégie l'hypothèsede l'hybridation lorsqu'il se focalise sur l'héritage du langage cinématographique.
    Décrivant ce qu’il identifie comme une culture de convergence (convergence culture) Henri Jenkins privilégie plutôt l’hypothèse de la cohabitation en défendant le récit transmédia (transmedia storytelling) : une nouvelle forme narrative qui repose sur la mise en réseaux de divers média, traversés par un récit-monde dont chaque média ne délivre qu'un fragment, dans son propre langage (Jenkins, 2006).
    --
    Comme Manovitch, je souhaite me garder de me livrer à des « spéculations sur l'avenir »
  • Références
    • Barthes, Roland, « Introduction à l’analyse structurale des récits », Communications, vol. 8 / 1, 1966, p. 1-27.
    • Boudissa, Magali, La bande dessinée entre la page et l’écran: Étude critique des enjeux théoriques liés au renouvellement du langage bédéique sous influence numérique, Thèse d’esthétique, sciences et technologies des arts, Paris VIII, 2010, 399 p.
    • Beaudouin, Valérie, « De la publication a la conversation », Réseaux,
    vol. 116 / 6, 2002.
    • Bres, Jacques, La narrativité, Louvain-la-Neuve, Duculot, 1994.
    • Falgas, Julien, Evolution des terminologies en matière de bande dessinée sur support numérique, [En ligne: http://julien.falgas.fr/post/2011/01/31/2010-annee-de- la-bd-numerique-dans-la-presse-francophone], 2009.
    • Fayol, Michel, Le récit et sa construction : une approche de psychologie cognitive, Neuchâtel, Delachaux & Niestlé, 1985, 159 p.
    • Granjon, Fabien et Denouël, Julie, Communiquer à l’ère numérique : regards croisés sur la sociologie des usages, Paris, Presses de l’école des mines, 2011.
    • Groensteen, Thierry, Bande dessinée et narration, Système de la bande dessinée 2, Paris, P.U.F., 2011, 220 p.
    • Groensteen T., Peeters B., éds, 1994, Töppfer, l'invention de la bande dessinée, Paris, Hermann.
    • Jeanneret, Yves, « Usages de l’usage, figures de la médiatisation », Communication et langages, vol. 151, 2007, p. 3-19.
    • Jenkins, Henry, Convergence culture: where old and new media collide, New York, New York University Press, 2006, 308 p.
    • Jouët, Josiane, « Des usages de la télématique aux Internet studies », in Fabien Granjon, Julie Denouël. Communiquer à l’ère numérique: regards croisés sur la sociologie des usages, Paris, Presses de l’école des mines, 2011.
    • Mallard, Alexandre, « Explorer les usages: un enjeu renouvelé pour l’innovation des TIC », in Fabien Granjon, Julie Denouël. Communiquer à l’ère numérique : regards croisés sur la sociologie des usages, Paris, Presses de l’école des mines, 2011, p. 320.
    • Manovitch, Lev, Le langage des nouveaux médias, Dijon, les Presses du réel, 2010, 608 p.
    • Mihalache, Adrian, « Dans tous les sens, par tous les sens: lecture de l’hypermédia », in Pascal Lardellier, Michel Melot. Demain, le livre, Paris, L’Harmattan, 2007, p. 115-129.
    • Odin, Roger, De la fiction, 1re éd., Bruxelles, De Boeck Université, 2000, 184 p.
    • Quéré, Louis, « La situation toujours négligée ? », Réseaux, vol. 15 / 85, 1997, p. 163-192.
    • Rageul, Anthony, Bande dessinée interactive: comment raconter une histoire? Prise de Tête, une proposition entre minimalisme, interactivité et narration, Mémoire
    18Julien Falgas Raconter à l'ère du numérique
    de master Arts et technologies numériques, Rennes 2, 2009, 121 p.
    • Ratier, Gilles, « 2009: une vitalité en trompe l’oeil ? Une année de bandes dessinées sur le territoire francophone européen », association des critiques de bande dessinée, 2009, [En ligne: http://www.acbd.fr/bilan/bilan-2009.html].
    • Revaz, Françoise, Introduction à la narratologie action et narration, Bruxelles, De Boeck, 2009.
    • Pédauque, Roger T., « Document : forme, signe et médium, les re-formulations du numérique », 2003.
    • Smolderen, Thierry, Naissances de la bande dessinée: de William Hogarth à Winsor McCay, Bruxelles, les Impressions nouvelles, 2009, 144 p.
    • Soriano, Paul, « Les nouvelles hybrides », Médium, vol. 10 / Le Numérique en toutes lettres, 2007, [En ligne: http://www.paulsoriano.fr/Medias-les-nouvelles- hybrides,49.html].
    • Töppfer, Rodolphe, 1837, in: Notice sur l'Histoire de Mr Jabot, cité par Groensteen T., Peeters B., éds, 1994, Töppfer, l'invention de la bande dessinée, Paris, Hermann.
  • Transcript

    • 1. DE LA BANDE DESSINÉE INTERACTIVE À LA BANDE DESSINÉE NUMÉRIQUE Julien Falgas – julien.falgas@gmail.com Centre de recherche sur les médiations
    • 2. De la bande dessinée interactive à la bande dessinée numérique      Introduction L'hybridation La bande dessinée interactive Le blog BD La bande dessinée numérique De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 2
    • 3. De la bande dessinée interactive à la bande dessinée numérique      Introduction L'hybridation La bande dessinée interactive Le blog BD La bande dessinée numérique De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 3
    • 4. Mon sujet de thèse « Usages des dispositifs de publication numérique par les auteurs et les publics de bande dessinée » De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 4
    • 5. L'ère numérique Pluralité Pluralité de médias de formes de discours Convergent sur Les mêmes écrans De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 5
    • 6. De la bande dessinée interactive à la bande dessinée numérique      Introduction L'hybridation La bande dessinée interactive Le blog BD La bande dessinée numérique De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 6
    • 7. Demain nous raconterons autrement « chaque changement matériel des supports narratifs a entraîné d'importantes modifications dans l'art de raconter des histoires » (Clément, 2000) De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 7
    • 8. L'hybridation comme métaphore « une espèce est un groupe de populations naturelles pouvant se reproduire entre elles dans la nature et qui est isolée au niveau de la reproduction des autres groupes. Cette espèce doit pouvoir engendrer une descendance viable et féconde. » (Mayr, 1942) De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 8
    • 9. La bande dessinée un hybride fécond, apparu à l’état naturel « Le comic strip va naître autour de 1900 dans le bouillon de culture des journaux populaires américains. [...] Pendant l'épisode crucial de la "guerre des journaux" (entre Hearst et Pulitzer), ils vont même transformer toute une section de leur journal en parc d'attractions ; certains traits fondamentaux du comic strip vont émerger de cette nouvelle dynamique. » (Smolderen, 2009) De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 9
    • 10. Les zones hybrides en biologie Zones dans lesquelles deux espèces distinctes peuvent se croiser à l’état naturel et engendrer des hybrides (Barton et Hewitt, 1985) Débouchent sur : - homogénéisation des espèces - persistance parallèle de la population hybride - disparition des espèces au profit de la population hybride De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 10
    • 11. Internet : zone hybride médiatique « La source de toutes les hybridations médiatiques, c’est la numérisation de tous les signes, le texte, le son, l’image fixe ou animée. D’où la probable prolifération des formats, l’hybridation et non la simple substitution d’un média à un autre. » (Soriano, 2007) De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 11
    • 12. De la bande dessinée interactive à la bande dessinée numérique      Introduction L'hybridation La bande dessinée interactive Le blog BD La bande dessinée numérique De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 12
    • 13. La bande dessinée interactive John Lecrocheur (IO Interactifs, 1998) L’Oreille Coupée (Djief et Côté, 2001) Supershoes (KCS Prod, 2001) Merlin à la plage (Apreslecole.com d’après Sfar & Munuera, 2000) Une épatante aventure de Jules : l’imparfait du futur (Apreslecole.com d’après Emile Bravo, 2000) Le Tueur (Fons Schieden et al. d’après Jacomon et Matz, 2002) De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 13
    • 14. Sur les forums et les newsgroups « je n'ai vraiment aucun plaisir de lecture » (incrimine le scénario) « un vrai bijou » « pas mal du tout » « est-ce encore de la BD ? » « l'usage de Flash peut apporter un plus, mais trop de flash transforme la bd en dessin animé. » De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 14
    • 15. L'hybridité une impureté ? « selon les époques, les courants, les esthétiques individuelles, les œuvres, on voit dans le croisement des genres ou des médias un grave défaut ou au contraire une vertu (de métissage, de polyphonie), une hybridité regrettable ou au contraire une hybridation réussie » (Héron, 2010) De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 15
    • 16. La bulle Internet zone hybride spéculative Pari sur le développement de l’audience et de ses usages, trop tôt, à trop court terme 6 millions d’abonnés en 2001, dont 350 000 en haut débit seulement 6 heures mensuelles en moyenne consacrées à Internet par chaque internaute fin 2002 Contraintes techniques importantes : navigateur récent et plugin Flash De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 16
    • 17. La bande dessinée traditionnelle en bonne santé « 2001 l’année de tous les records » (Ratier, 2002) Nombre de maisons d’édition, d’auteurs, de parutions, de tirages, de ventes à leur niveau le plus élevé jamais atteint. Tendance poursuivie jusqu’à la fin des années 2000. De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 17
    • 18. La bande dessinée interactive moins individuelle « à l'époque, en tant que dessinateur de bande dessinée amateur, j'espérais trouver une forme d'autopublication numérique qui me conviendrait » « une grosse production aurait impliqué une équipe et une grosse organisation » Pour Djief, la bande dessinée traditionnelle c'est « rester maître » De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 18
    • 19. De la bande dessinée interactive à la bande dessinée numérique      Introduction L'hybridation La bande dessinée interactive Le blog BD La bande dessinée numérique De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 19
    • 20. Le blog de Frantico une supercherie devenue prototype janvier-mai 2005 : publication d’un blog BD novembre 2005 : édition imprimée chez Albin Michel février 2006 (FIBD) : nomination au prix du meilleur 1er album + Grand Prix pour Lewis Trondheim 2006 : Lewis Trondheim est éditeur de la collection Shampoing chez Delcourt De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 20
    • 21. Le blog BD outil de recherche de notoriété et de reconnaissance Septembre 2005 : premier Festiblog Février 2008 : prix ʺrévélation blogʺ avec une édition imprimée à la clé « vivier pour la publication d’oeuvres papier » (Ratier, 2012) De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 21
    • 22. Le modèle du blog BD s'impose « pour l'éditeur, l'auto-publication et l'autopromotion des auteurs sur le web jouerait donc le rôle joué par les "pilotes" dans le secteur audiovisuel. (…) il y a constitution d'un public avant l'acte d'achat, contrairement à une démarche commerciale classique » (Méadel et Sonnac, 2012) De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 22
    • 23. De la bande dessinée interactive à la bande dessinée numérique      Introduction L'hybridation La bande dessinée interactive Le blog BD La bande dessinée numérique De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 23
    • 24. Deux formes de mondes de l'Art (Becker, 2010) La production : finance par avance des spectacles L’industrie culturelle : commercialise les produits qu’elle fabrique De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 24
    • 25. L'industrie culturelle de l'édition comme point de départ « l’exploitation numérique du catalogue existant, ce que certains désignent sous le terme de "bande dessinée numérisée" (par opposition à une "bande dessinée numérique", qui relèverait de la création) » (Guilbert, 2013) Les Autres Gens devient le porte-étendard de la “bande dessinée numérique de création” portée par ses auteurs, sans les éditeurs. De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 25
    • 26. La production audiovisuelle comme horizon « quand on a découvert le turbomédia on a été assez convaincus que c'était un très très bon mélange entre le dynamisme des séries télé, de la narration de séries télé. Ça s'y prêtait bien en tous cas. Et puis la souplesse qu'offre la bande dessinée » Simon Kansara (entretien en 2013) De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 26
    • 27. La disparition de l'éditeur ? Ce que nous ne pourrons pas faire avec vous, nous le ferons sans vous Si nos partenaires traditionnels ne nous soutiennent pas nous en cherchons d’autres Nous inventons un nouveau monde de l’art qu’il appartient aux journalistes de faire connaître et de soutenir De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 27
    • 28. Pas si simple « je prends du retard, je rempli pas des trucs, je gère plus mon agenda » « tous les trucs administratifs de merde classiques » « l’aspect administratif, économique et tout ça » Thomas Cadène (entretiens en 2012) De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 28
    • 29. La bande dessinée numérique des récits à taille humaine à l'ère numérique « dans la télé ils ont beaucoup plus d'argent que dans la bande dessinée » « en bande dessinée on nous faisait confiance comme réalisateurs de notre projet » Simon Kansara (entretiens en 2013) De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 29
    • 30. MERCI julien.falgas@gmail.com http://julien.falgas.fr De la BD interactive à la BD numérique - Julien Falgas - Novembre 2013 Page 30