Un sac de billes citations
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Un sac de billes citations

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List of quotes from 'Un Sac de Billes' by Joseph Joffo

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Un sac de billes citations Un sac de billes citations Document Transcript

  • PagePersonnageUn sac de billes: citationsCitation11MauriceAlors, merde, tu te décides?12MauriceArrête de chialer… Quand tu regardes de l’autre côté je sais que tu chiales.13JoUn frère est quelqu’un à qui on rend la dernière bille qu’on vient de lui gagner.13JoJ’ai dix ans après tout.13JoJo décrit son père comme « le roi de la rue »14JoC’est Maurice qui pose les questions, presque toujours.18JoC’est drôle comme les SS pouvaient s’attendrir en 1941 sur les petits garçons juifs.18Un SSLa guerre est terrible, c’est la faute aux juifs.19Père JoffoVous êtes satisfaits ?... Tous les gens qui sont ici sont des Juifs.19Un SSJe voulais parler des Juifs riches.19JoJe savais que j’avais échappé à la fessée22JoNous écoutâmes ce soir-là comme d’habitude : la bouche ouvert23Mère JoffoTu ne crois pas qu’on va avoir des ennuis maintenant qu’ils soient là ?23Père JoffoNon, pas ici, pas en France. Jamais.25MauricePour faire chialer Hitler26ZératiBon Dieu, t’as vachement du pot, ça fait chouette. 27Un écolierC’est les youpins qui font qu’il y a la guerre.27JoQu’est-ce qui vient d’arriver ?... tout d’un coup on me colle quelques centimètres carrés de tissu et je deviens Juif.27JoC’est quoi un juif ?27JoJe sens la colère qui vient, doublée de la rage de ne pas comprendre.27Sur l’affiche« Le Juif cherchant à posséder le monde »28JoC’était pas nous ce monstre !28JoAlors c’était simple : le Juif c’était pas moi.28JoPeut-être que je ne comptais déjà plus, peut-être que maintenant je n’étais plus un élève comme les autres.29JoIl fallait que je sache si j’existais encore ou bien si je comptais pour du beurre.30JoJ’ai compris que pour moi, l’école était finie.32JoMon étoile. Pour un sac de billes. Ce fut ma première affaire.35JoIl commença alors un long monologue qui devait longtemps résonner à mes oreilles. Il résonne d’ailleurs toujours.35JoNous l’écoutions Maurice et moi comme jamais nous n’avions écouté personne.37Père JoffoJ’ai rencontré de braves gens qui m’ont aidé et d’autres qui étaient de mauvaises gens.37Père JoffoLorsqu’on n’est pas le plus fort… le courage c’est de laisser son orgueil de côté et de foutre le camp.39Père JoffoVous êtes juifs mais ne l’avouez jamais.39JoQu’est-ce que c’est qu’un Juif ?39Père JoffoJe ne sais pas très bien [ce que c’est qu’un Juif].39Père JoffoC’est la chasse qui est réouverte, alors il faut repartir et se cacher.41JoC’en était fait de l’enfance.51Le curé du trainLes enfants sont avec moi.51Le curé du trainJe n’ai pas menti, vous étiez avec moi comme tous les enfants du monde le sont également.63JoEt moi le cow-boy désarmé qui vais franchir le passage à la limite de leur camp.66JoLa ligne ! Je me l’imaginais comme un mur, un espace bourré de guérites, de canons, de mitrailleuses…69JoSans qu’il ait fait le moindre bruit… j’ai toujours « senti » son absence. 71JoIl écrit M. comme dans les histoires d’espionnage.73JoJe sens qu’il [Maurice] a raison, une fois de plus.74JoCet argent qu’il a gagné… vient de me tendre un enfant épuisé.83JoBleu, blanche et rose. Il s’en faut de peu que la ville soit de la couleur du drapeau national.83JoDeux enfants au milieu du grand charivari des adultes.85JoUn air vif et rapide qui nous coupait le souffle [Marseille]90JoJe n’avais presque pas pensé à papa, ni à maman depuis notre départ.91JoLa production nazie était arrivée à fabriquer une œuvre qui enchanta la matinée de deux jeunes juifs… ce sont là les imprévus de la propagande.92JoJe fixe la direction comme si j’allais voir surgir des singes, un lion…92JoCe genre d’algarade nous a toujours fait du bien, c’est avec ça que nous avons entretenu nos liens fraternels.94JoIl y a des moments où il suffit de peu de chose pour que la vie continue ou qu’elle s’arrête.101JoNous étions ivres de joie et de liberté [à Menton, sur la plage]104JoDepuis notre départ de Paris, nous avions pris l’habitude de ne compter que sur nous-mêmes.104JoNous venons de découvrir le plaisir de nous débrouiller, enfants, dans un monde d’adultes.104JoGagner notre vie à notre âge était devenu un jeu suprême. 112AlbertIl y a toujours quelque chose à tenter.129JoC’est toujours lorsque l’on s’en va que l’on s’aperçoit que l’on s’est attaché aux choses.131JoNous avions, Maurice et moi constitué un trésor secret qui s’arrondissait de jour en jour.133JoJ’aurais l’impression de passer d’excellentes vacances sur la côté. [à Nice]135JoJe savais qu’au fond il [P. Joffo] était content que nous nous débrouillions ainsi.136JoL’apprentissage de la vie que nous avions là était une expérience unique.137JoAllons, décidément, la guerre était bien loin.140JoJe hochais la tête navré que Marcello puisse se marier pour de l’argent… et navré de savoir que je connaissais rien aux femmes.153JoJ’avais l’impression que cet homme [Subinagui] savait tout de moi avant que je lui aie appris quelque chose.154M. SubinaguiJ’ai l’impression que vous n’aimez pas trop vous séparer.161M. SubinaguiSi quelque chose cloche, n’ayez pas peur, le bureau est toujours ouvert.164JoMaurice prend cet air supérieur qui m’exaspère toujours. 170JoC’est pas parce que je suis le plus petit qu’ils vont me manœuvrer comme ils veulent.173JoCe que je comprend le moins, c’est la violence de ce soldat… j’ai eu l’impression que le rêve de sa vie aurait été de m’enforcer dans le mur et je me pose la question : pourquoi ?174JoJe suis donc son ennemi ?... on ne s’est jamais vu, je ne lui ai rien fait et il veut me tuer.174JoMoi qui n’avais rien fait, qui ne connaissais aucun Allemand, voilà ce que maman voulait dire. [Que la guerre est absurde]175JoJ’ai tout de suite la main de Maurice dans la mienne surtout, surtout qu’ils ne nous séparent pas176JoDe temps en temps ils se regardent et j’ai peur. [le vieux couple]176JoCes deux vieux se regardaient comme des gens qui ont vécu ensemble toute leur vie et qui savent que l’on va les séparer.176JoJe l’admire pour cette lenteur, pour cette assurance, je sais qu’en cette seconde il n’a pas peur. Non, nous n’avons pas peur, salauds, absolument pas.177JoC’est fou ce qu’il a la tête de tout le monde, pas du tout une gueule de brute, alors pourquoi ?177JoJe m’aperçois que je n’ai pas lâché la main de mon frère.179JoJe saurai très vite ce que signifie le ticket vert.180JoJe comprends de mieux en mieux, c’est vraiment très près du yiddish.180JoMaurice prend de l’assurance, je sens qu’il est parfaitement maître de lui.187JoDieu des Juifs, des Arabes et des Catholiques, faites que je ne flanche pas.188JoComment peuvent-ils être à la fois des tueurs et des clercs tatillons et appliqués ?191JoJe me sentais avant de m’endormir que Maurice m’enlevait mes chaussures et m’essuyait le front.191JoSes yeux [le SS dans son rêve] s’agrandirent, ressemblèrent à deux lacs monstrueux ou j’allais m’engloutir et périr noyé.192JoJe me mis à tirer sans arrêt, m’émerveillant que mon arme fût parfaitement silencieux.192JoJean Masso applaudissait en criant : « Bravo Joseph, tue-les tous »192JoD’autres hommes sortirent de la cave et je tournai le canon vers eux en les arrosant à leur tour.192JoJe vis alors mon père qui vint vers moi du fond d’un tunnel et je voulus courir vers lui, mais je ne parvenais pas à me dégager des bras et des jambes qui m’enserraient.193JoJe discernais une forme en bas… c’était un garçon baignant dans son sang. Je regardai son visage plus attentivement… c’était celui de Joseph Joffo.195JoOù vous en êtes-vous allée, mademoiselle Hauser ? Dans quel camp ayez-vous débarqué ?196JoTant d’années ont passé, et pourtant je revois le clair visage [de Hauser] penché sur moi.196JoIls avaient une guerre mondiale sur le dos… et ils employaient des hommes, du temps pour essayer de savoir si deux gamins étaient juifs ou ne l’étaient pas.199MauriceSi un prêtre nous avait sauvé une fois, un autre nous rendrait peut-être le même service une deuxième fois.203JoNous étions tombés sur le curé le plus têtu, le plus humoriste et le plus acharné à arracher des Juifs des griffes des Allemands.207JoQuand il dit « sois sage », c’est qu’il ne sait plus quoi dire et j’ai peur d’éclater en sanglots dans l’appareil.209JoIl va donc falloir reprendre la route, je le sais. Je l’ai peut-être toujours su.210JoTout se met à tourner, la Gestapo aura été plus forte que l’armée du tsar, elle se sera finalement emparée du père Joffo.214MauriceSi ça continue, on va mourir cardiaques avant que les Allemands nous attrapent.214JoNous fîmes, Maurice et moi, un concours pour savoir celui qui claquerait des dents le plus fort.221JoS’il y a une chose que je n’ai jamais pu supporter, c’est que l’on me dise que je ressemble à mon frère.223JoGrandi, durci, changé… Peut-être le cœur aussi s’est habitué… peut-être est-il devenu incapable d’éprouver un chagrin profond.223JoL’enfant que j’étais il y a dix-huit mois… n’est plus le même que celui d’aujourd’hui.224JoJe me demande si je suis encore enfant… Il me semble que les osselets ne me tenteraient plus à prèsent, les billes non plus d’ailleurs… après tout je n’ai pas tout à fait douze ans, cela devrait me faire envie… eh bien non.224JoIls ne m’ont pas pris la vie, ils ont peut-être fait pire, ils me volent mon enfance, ils ont tué en moi l’enfant que je pouvais être.224JoPeut-être suis-je déjà trop dur, trop méchant, quand ils ont arrêté papa, je n’ai même pas pleuré. Il y a un an, je n’en aurais même pas supporté l’idée.224JoDemain je serai à Aix-les-Bains, si cela ne va pas,… nous irons ailleurs. Cela m’indiffère. Je m’en fous.224JoJe ne tiens au fond peut-être plus guère à la vie, seulement la machine est lancée, le jeu continue, il est de règle que le gibier coure toujours devant le chasseur et je me sens encore du souffle, je ferai tout pour qu’ils n’aient pas le plaisir de m’avoir.225JoRésultat : même en cette année d’intense privation vous pouvez mourir du diabète.226JoJ’habite un pays d’ombres, de blancheur et de froid.227JoAmbroise Mancelier vénère le maréchal.227JoL’idole no 1. [Pétain]227JoMon vénèré patron a des ennemis personnelles : les Juifs.227Jo J’ai l’impression que depuis deux mois, il a commencé à me prendre en amitié.227JoIl est vrai que je n’ai rien à voir avec la race maudite, comme chacun sait.227JoC’est un pétainiste notoire. [Raoul Mancelier]227JoLorsque je pense aujourd’hui de ces années, c’est peut-être ce visage de petite fille [Françoise] qui surgit bien avant autre choses… avant même le visage de papa.228JoJe sentais qu’elle était jeune fille et que j’étais garçonnet.229M. MancelierTu fais donc un peu partie de ma famille.231JoFrançoise ne sera jamais ma femme, je suis indigne d’elle.232JoCe qui m’étonne c’est qu’il n’ait pas dit encore que si les radis étaient creux la faute en était aux Juifs.233JoNi Françoise ni sa mère ne cachaient que tous ces discours les ennuyaient au-delà de toute expression, elle ne le disaient pas, mais leur attitude était parfaitement éloquente.234M. MancelierAu lieu d’être gouverné par des français défendent leur sol et leurs droits, le gouvernement était pourri de Juifs.236JoLes rues sont tristes et j’y suis seul.236JoIl sait que c’est une fête catholique mais il n’a jamais défendu à un chrétien de pratiquer le Yom-Kippour.237JoJe le surprends [M.Mancelier] à regarder le portrait de Pétain d’un œil qui n’est pas encore critique mais qui n’est déjà plus totalement admirateur.241JoEt voilà comment je suis entré dans la résistance.243JoCe sentiment que rien ne sert à rien et que les méchants gagneront toujours.246JoDepuis quelques mois, c’était moi qui faisais marcher la librairie et c’était tout de même drôlement plus amusant que tout le reste.247JoEt le plus fort de tout c’est que c’est un youpin qui va sauver ta peau.249JoSous le lit, la musette est là et je sais que c’est la dernière fois que je la prends.249JoÇa c’est la meilleure. Coincé par la Gestapo, poursuivi toute la guerre, je me fais arrêter par des résistants français le jour de la libération de Paris.251JoJoseph Joffo. Je suis Juif.257JoJ’ai toujours ma musette, je la porte avec plus de facilité qu’autrefois, j’ai grandi.257JoCombien sommes-nous à revenir ?258JoJ’ai vu aussi que papa n’était plus là, j’ai compris qu’il n’y serait jamais plus.258JoFinalement, Hitler aura été plus cruel que le tsar.258JoJe me vois dans la vitrine avec ma musette. C’est vrai, j’ai grandi.<br />