Les Instances Régionales d’Éducation et de Promotion de la Santé et leur Fédération : Missions, Métiers, Activités et Perspectives
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Les Instances Régionales d’Éducation et de Promotion de la Santé et leur Fédération : Missions, Métiers, Activités et Perspectives Document Transcript

  • 1. Les Instances Régionales d’Éducation et de Promotion de la Santé et leur Fédération : Missions, Métiers, Activités et Perspectives
  • 2. [ Avertissement ] Le présent document a été réalisé entre septembre et décembre 2012. Ses sources d’information pro- viennent principalement des rapports d’activité 2011 des Ireps, de leur site Internet, des documents internes de la Fnes et de son portail Web. Ce document a pour vocation d’illustrer l’action de la fédéra- tion et de ses instances en présentant de manière synthétique et non exhaustive les missions et activités des Ireps. Les interviews des présidents et directeurs, ainsi que les portraits des professionnels issus des instances régionales, ont tous été validés par les personnes concernées. Document réalisé par Christophe de La Mure, chargé de mission santé indépendant, et mis en page par Yannis Kessori, chargé de communication à l’Ireps de La Réunion.
  • 3. Éditorial La brochure que vous avez entre les mains reflète le regard que peut porter sur notre activité une per- sonne a priori étrangère à un champ d’action qu’il n’est pas toujours facile d’expliquer. Vous y trouverez des illustrations très concrètes de la manière dont les missions des Ireps sont mises en œuvre. Vous y verrez comment nos différents métiers sont illustrés par des portraits très vivants. Merci aux administrateurs et salariés des Ireps pour les témoignages de leurs convictions autant que de leurs pratiques quotidiennes. Merci également à Christophe de La Mure, chargé de mission santé indé- pendant, et à Émilie Collet, déléguée générale de la Fnes, pour l’énergie et le soin qu’ils ont apportés à l’élaboration de ce rapport. Merci à l’Ireps de la Réunion pour sa précieuse implication, et en particulier à Yannis Kessori, chargé de communication, pour l’excellent travail d’édition réalisé. René Demeulemeester Président de la Fnes
  • 4. Éditorial La Fédération nationale d’éducation et de promotion de la santé (Fnes) ............................ Des valeurs communes Dix ans d’histoire Quatre missions principales Septembre 2011 – septembre 2012 : une année charnière Les Instances régionales d’éducation et de promotion de la santé (Ireps).................................. Un réseau implanté dans toutes les régions Missions permanentes Formation Conseil méthodologique Évaluation Documentation et outils Communication Transfert de connaissances Contribution aux politiques de santé publique Animation des pôles régionaux de compétences Les Ireps en action ............................................................................................................................. Des axes de développement ............................................................................................................. Le lien à la recherche L’éducation thérapeutique du patient La santé environnementale Leur force, leur spécificité ................................................................................................................ La démarche qualité La politique de partenariat Question à ... Les perspectives pour le réseau ........................................................................................................ De l’éducation pour la santé à la promotion de la santé Paroles de présidents Vers un nouveau projet fédératif Question à ... Index par régions ............................................................................................................................. Glossaire .............................................................................................................................................. 1 3 22 27 31 38 45 47 1 1 1 2 3 3 4 7 10 11 15 17 19 20 27 28 30 31 38 33 39 36 42 44
  • 5. Des valeurs communes La Fnes s’inscrit dans le respect de sept valeurs partagées avec l’ensemble de ses membres : ► une vision globale de la santé ; ► le respect des équilibres individuels et sociaux ; ► la démarche globale de la promotion de la santé ; ► une perspective de responsabilisation ; ► une approche participative ; ► la démocratie ; ► un investissement pour l’ensemble de la population et une lutte contre les inégalités. Dix ans d’histoire L’histoire de la Fnes et son évolution depuis une décennie s’inscrivent dans un paysage sanitaire en profonde muta- tion. Au cours de ces années, elle s’est adaptée au contex- te de régionalisation des politiques de santé. La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique et la loi « Hôpital, patients, santé et territoires » (HPST) du 21 juillet 2009, donnant naissance aux Agences régionales de santé publique (ARS), sont des législations majeures dont l’impact a été important dans l’histoire de la Fnes et de son réseau. La Fédération nationale d’éducation et de promotion de la santé (Fnes), fédé- ration des Instances régionales d’éducation et de promotion de la santé (Ireps), principal réseau généraliste du champ La vocation principale des Ireps est de favoriser et de développer la promotion de la santé, notamment par l’éducation pour la santé, en mettant en œuvre de multiples actions dans toutes les régions de France. Au nombre de 27, les Ireps sont regroupées au sein de la Fnes, qui est ainsi dotée d’un solide maillage territorial. La fédération regroupe près de 600 professionnels salariés, dont 500 à plein temps, issus de divers secteurs d’activité : santé publique, sociologie, sciences de l’éducation, et psycholo- gie notamment. Plus de 2 000 administrateurs y sont bénévoles. La Fnes bénéficie du soutien financier de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). Elle entretient également des liens de coopération avec plusieurs institutions investies dans le champ de l’éducation et de la promotion de la santé telles que la Protection judiciaire de la jeunesse ou encore la Société française de santé publique. La fédération est engagée, pour elle-même, dans une démarche qualité et accompagne, dans le cadre de sa mission de professionnalisation des acteurs du champ, les structures désireuses d’en faire autant. Quatre missions principales Parmi les missions statutaires de la Fnes, on distingue : ❶ le développement et la reconnaissance de l’éducation pour la santé et la promotion de la santé par tout moyen adapté ; ❷ l’animation du réseau des Ireps et l’aide à son développement ; ❸ la représentation des Ireps auprès des pouvoirs publics et des instances nationales ou internationales ; ❹ le respect de la charte du réseau des Ireps et de la charte d’Ottawa établie en 1986 par la première Conférence internationale pour la promotion de la santé. 1
  • 6. Voici les grandes étapes de cette histoire : ► 1972 : création du Comité français d’éducation pour la santé (CFES) qui constitue peu à peu un réseau associatif composé de comités départementaux (Codes) et régio- naux (Cres) qui sont autonomes. ► 2002 : Création de l’INPES et dissolution du CFES. ► 2002 : création de la Fnes qui fédère et anime doréna- vant le réseau des Codes et des Cres. ► 2008 : création des Ireps par regroupement des Cres et des Codes. ■ Septembre 2011 – septembre 2012 : une année charnière Nouvelle gouvernance La période de Septembre 2011 à septembre 2012 a été pour la Fnes riche en évènements à plus d’un titre. La fédération s’est d’abord réunie en assemblée générale extraordinaire le 27 septembre 2011 pour faire évoluer ses statuts et sa gouvernance. M. Philipe LORENZO a été élu à cette occasion Président de la FNES pour assurer la transition. C’est le 22 novembre 2011, lors de l’Assemblée générale Ordinaire que le Conseil d’administration a été renouvelé dans sa nouvelle configuration, composée de 14 membres. René Demeulemeester a par la suite été élu Président de la fédération. Le CA est désormais composé de 14 membres. Un nouveau bureau a été élu, réunissant 3 membres. Nouveau statut des salariés Autre fait important : l’adoption du Statut national des sa- lariés (SNS) au cours du conseil d’administration du 22 dé- cembre 2011. Ce dispositif concerne le contrat de travail, les congés, l’organisation des conditions de travail, de la formation et de la prévoyance. Le SNS met également l’ac- cent sur l’entretien individuel d’évaluation. Son adoption répond à « l’élaboration d’une politique de ressources humaines harmonisée et la restructuration de la fonction RH aux niveaux national et régional », a indiqué Jacques Fazembat, vice-président de l’Ireps Aquitaine, lors de l’as- semblée générale de la Fnes du 19 juin 2012. Il a surtout permis de caractériser les métiers et les compétences spécifiques des salariés du champ de l’éducation et de la promotion de la santé. Nouvelle équipe Pour mener à bien les projets qui lui sont confiés, la Fédé- ration a accueilli en 2012 une nouvelle équipe. Émilie Col- let a été nommée, en avril, déléguée générale de la Fnes. Son assistante, Raphaële Pigeyre, a pris ses fonctions au mois d’août. Zoom sur le site Internet de la Fnes Le site Internet de la Fnes (www.fnes.fr) a continué d’enrichir son contenu en attendant sa reconfiguration prochaine. Sur la page d’accueil, le visiteur découvre la fédération au sein de la rubrique « présentation ». Il est informé sur les principaux objectifs de la Fnes, ses textes fondateurs, les noms des membres du bureau et du conseil d’administration. En cliquant sur « Activités », l’internaute accède, par exemple, à l’actualité de la Fédération ou à de l’information sur des publications. La rubrique « Les actions en régions » propose un moteur de recherche consacré aux initiatives territoriales à partir d’un mot clé, d’une population ciblée, d’une thématique, d’un département… « Le réseau et ses membres » permet en outre de connaître les coordonnées, les noms des élus et des directeurs des Ireps. Enfin, le site de la Fnes comprend un blog sur la démarche qualité en éducation pour la santé et des informations documentaires de choix (voir encadré page 12). La FnesFNES 2
  • 7. Les Ireps sont des associations loi 1901 essentiellement financées par des fonds publics. Le réseau constitue une expertise et un appui pour le développement régional de la politique de prévention et de promotion de la santé. Il soutient et développe des initiatives locales permettant de mieux répondre aux besoins de santé des citoyens. In- terface entre les politiques, les professionnels, les acteurs de terrain et les populations, le réseau vise à lutter contre les inégalités de santé et à favoriser le bien-être pour tous. Ce réseau a connu ces dernières années une importante évolution : les interventions directes auprès de la popu- lation ont été fortement réduites au profit d’activités d’accompagnement des professionnels. « Nous pouvons considérer aujourd’hui que 80 % de l’activité des Ireps est consacré à l’accompagnement des professionnels à la mise en œuvre d’actions et/ou de projets d’éducation et de promotion de la santé » précise Émilie Collet, délé- guée générale de la Fnes. La documentation, la forma- tion, le conseil en méthodologie et en évaluation sont les principaux domaines d’activités des Ireps. Ils concernent différents milieux de vie : écoles, entreprises, prisons, établissements de soins, maisons de retraite, etc. Les thé- matiques abordées sont diverses : alimentation, addic- tions, sida, santé des personnes âgées, handicap, etc. Les Ireps sont reconnues pour leur capacité d’expertise et la variété des compétences professionnelles de leurs équipes. Les instances régionales sont également consul- tées pour leurs connaissances des besoins de santé et des demandes, leurs connaissances des dispositifs existants et leur présence sur le terrain. « Pour se développer, notre réseau dispose d’atouts considérables qui résident dans la diversité de ses métiers, le haut degré de qualification de ses salariés, la qualité de ses prestations, et dans la spé- cificité de son approche globale », résume René Demeu- lemeester, président de la Fnes, dans son rapport moral 2011. La reconnaissance des Ireps s’illustre aussi par leur participation à de nombreuses instances de santé pu- blique (conférence régionale de la santé, plan stratégique régional de santé, politique de la ville…). Les Instances régionales d’éducation et de promotion de la santé (Ireps) ■Un réseau implanté dans toutes les régions ■Missions permanentes Plusieurs missions permanentes sont confiées aux Ireps : la formation, le conseil méthodologique, l’évaluation, la docu- mentation et les outils d’intervention, la communication, le transfert de connaissances, la contribution aux politiques de santé publique et l’animation des pôles régionaux de compétences. Ces actions s’adressent à de nombreux acteurs des secteurs sanitaire, médico-social, social, éducatif et de la formation (personnels hospitaliers, médecins du travail, travailleurs sociaux, enseignants, formateurs…). Autres utilisateurs de ces services de proximité : des responsables de politiques de santé, des élus, des étudiants, des bénévoles… L’ensemble des missions vise à accompagner ces profes- sionnels et ces publics en les rendant acteurs et auteurs de la santé. Cette démarche s’appuie sur le partage des com- pétences afin de mobiliser et impliquer le plus grand nombre. 3
  • 8. La formation à l’Ireps concerne la conception et l’animation de formations continues et d’interventions en formations initiales adaptées aux besoins des participants. Leur objectif est de permettre aux profession- nels et acteurs de santé, de l’éducation et du social d’acquérir les notions de base de l’éducation pour la santé et de développer une culture de promotion de la santé utile aux pratiques professionnelles. Le développement de la formation au sein des Ireps recouvre de multiples facettes : méthodologie de projets, techniques d’animation, évaluation, formation de formateurs, etc. Ces sessions s’appuient sur des apports théoriques, des travaux pratiques et des échanges de pratiques. La formation aborde diverses thé- matiques : l’alimentation, les addictions, la sexualité, l’environnement, l’éducation thérapeutique… Un certain nombre d’Ireps participe en région à la formation initiale des futurs professionnels avec les uni- versités afin de favoriser un processus de professionnalisation. À titre d’exemple, l’Ireps Basse-Normandie a mis en place avec l’université de Caen le diplôme universitaire (DU) « Chargé de projet en éducation pour la santé ». Cette formation s’adresse aux professionnels de la santé, enseignants, travailleurs sociaux ou responsables d’associations de niveau minimum bac +2. Former en Bretagne les aides à domicile sur l’auto- nomie des personnes âgées Début 2011, l’Ireps Bretagne a répondu à un appel d’offres de l’Inpes concernant une formation des aides à domi- cile sur le développement de l’autonomie des personnes âgées. Ce dispositif, conçu à l’échelle nationale et décliné à l’échelle régionale, vise à renforcer les compétences des aides à domicile à partir d’un travail autour de quatre thématiques : communication et lien social, vieillissement normal et pathologique, mobilité et activités spontanées, nutrition et rythmes alimentaires. La formation de cinq jours a donné lieu à une évaluation réalisée par question- naire anonyme, auprès des aides à domicile au début et à la fin de chaque module. L’évaluation montre que ces professionnelles « ont particulièrement intégré l’idée que les personnes aidées doivent décider pour elles-mêmes, garder la possibilité de choisir dans le respect de leurs modes de vie, de leurs goûts et de leurs rythmes person- nels ». Au total, l’Ireps Bretagne a organisé six formations en 2011 en lien avec différentes facettes de la promotion de la santé : conseil en méthodologie et démarche qualité auprès d’acteurs professionnels, intervention auprès des publics scolaires pour des intervenants ponctuels, forma- tions de formateurs en éducation pour la santé. ► Formation FNES 4 Les Ireps
  • 9. Bourgogne : un diplôme universitaire « Edu-santé » L’Ireps Bourgogne a ouvert en septembre 2011 un di- plôme universitaire (DU) « Edu-santé » « les éducations en santé : de l’éducation pour la santé à l’éducation thé- rapeutique ». Ce diplôme est adossé à l’Unité de forma- tion et de recherche (UFR) médecine. La formation vise notamment à renforcer les compétences éducatives et la réflexion éthique des professionnels et à dévelop- per une approche interprofessionnelle. À l’ouverture de la session, on dénombrait seize inscrits : six infirmières, deux formatrices, deux cadres de santé for- mateurs, un médecin, un ergothérapeute, un interne en santé publique, un cadre supérieur de santé, une pharma- cienne et une représentante des usagers. Le lancement de ce diplôme a été en 2011 l’une des principales orien- tations de l’Ireps en ingénierie de formation. Les quatre autres axes prioritaires dans ce domaine sont la mise en œuvre de formations thématiques (nutrition-précarité, repérage et gestion de la crise suicidaire, la prévention de la dénutrition chez la personne âgée…), l’organisation de journées d’études et de colloques, l’élaboration de par- cours pédagogiques et l’intervention dans les modules Éducation pour la santé (EPS) de formations initiales. Aquitaine : une formatrice spécialisée en éducation thérapeutique du patient Sa conviction ? L’éducation thérapeutique du patient ! Delphine Couralet, chargée de projets en formation (formatrice) à l’Ireps Aquitaine, s’est formée à cette discipline, entre autre, en obte- nant, à Montpellier, un diplôme universitaire d’éducation pour la san- té des patients. Cette jeune femme de 35 ans est également titulaire d’une maîtrise de santé publique (Isped à Bordeaux) et d’un DESS en promotion de la santé (École de santé publique de Nancy). Sa spécialité lui permet de former à l’éducation thérapeutique des professionnels de santé au sein des hôpitaux, ainsi que des étudiants en formation initiale, en ergothérapie par exemple. « L’enjeu de la formation des professionnels à l’éducation thérapeutique est de les accompagner vers une autre relation avec le patient », explique Delphine Couralet. En outre, cette formatrice enseigne éga- lement l’éducation pour la santé et la promotion de la santé auprès d’étudiants en Master 1 de santé publique et en Master 2 de promotion de la santé. En formation initiale comme en formation continue, « chaque formation est toujours par définition différente, car l’idée est de s’adapter à chaque groupe et à ses besoins , et à chaque contexte. Il faut sans cesse réajuster les contenus et adapter les méthodes pédagogiques », insiste-t-elle avec enthou- siasme. Les fonctions de Delphine Couralet à l’Ireps Aquitaine sont également variées, puisqu’elle est directrice-adjointe de cette instance et responsable de l’antenne Gironde. Parmi ses missions, l’appui aux politiques de santé, l’animation du pôle régional de compétence en éducation et promotion de la santé (Peps Aquitaine) et la participation à la plateforme Aquitaine pour des compétences en édu- cation du patient (Pace). 5
  • 10. FNES 6 Les Ireps Auvergne : la formation « Mon panier repas » L’Ireps Auvergne a organisé le 14 novembre 2011, à Thiers (Puy-de-Dôme), une formation à l’outil d’éducation ali- mentaire « Mon panier repas ». Créé par le Collectif Re- pas (Réseau pour une alimentation santé), cet outil est conçu pour permettre aux personnes ayant des difficul- tés d’accès à l’information d’appliquer les messages prio- ritaires du Programme national nutrition-santé (PNNS), en particulier la consommation d’au moins cinq portions de fruits et légumes par jour. La formation à l’utilisation de cet outil, un classeur, s’adresse aux professionnels de la santé, du social et de l’éducation, mais également aux bénévoles d’associations caritatives. En outre, l’Ireps Auvergne a évalué l’impact de deux formations réalisées à l’automne 2010, à Issoire et à Saint-Gervais d’Auvergne (Puy-de-Dôme).
  • 11. 7 Le soutien et l’accompagnement méthodologique est destiné aux porteurs de projets sou- haitant mettre en place des actions d’éducation pour la santé et de promotion de la santé. Cette mission est une aide à la réalisation de chacune des étapes de ces actions. Elle concerne le montage et l’évaluation de projets, le choix de stratégies et de méthodes adaptées aux besoins des publics et la conception d’outils pédagogiques. Le conseil méthodologique vise à développer la qualité des programmes et des actions mises en œuvre dans les régions. Prévention à la protection judiciaire de la jeunesse en Basse-Normandie L’Ireps Basse-Normandie a été sollicitée en 2011 par la conseillère santé de la direction territoriale de la pro- tection judiciaire de la jeunesse (PJJ) de la région pour contribuer à la mise en place d’une politique de préven- tion. Cette initiative est menée dans le cadre des textes de référence nationaux de l’institution et en lien avec la poli- tique régionale de l’ARS. Au programme de l’accompagne- ment et de l’appui méthodologique de l’Ireps, conseils sur les stratégies d’intervention, conseils méthodologiques pour la construction d’une commission santé régionale, appui pour faciliter les mises en relation avec les ARS… La conseillère technique santé, la direction de la PJJ et les éducateurs référents santé des dix équipes territoriales (environ 20 personnes) sont destinataires de ce pro- gramme. « Le projet se poursuit en 2012, une deuxième commission santé a eu lieu et les déclinaisons en actions sur les territoires de santé bas-normands devraient se concrétiser, avec le personnel interne à la PJJ et les parte- naires habilités (associations, collectivités, ...). La conseil- lère santé PJJ est maintenant invitée à plusieurs instances régionales et départementales travaillant sur des théma- tiques de santé », indique l’Ireps Basse-Normandie. ►Conseil méthodologique
  • 12. FNES 4 Les Ireps Martinique : l’expertise en méthodologie de projets Sa fibre pour les questions sociales et de santé ne date pas d’hier… « Je suis tombée dans ce secteur quand j’étais étudiante ! » s’amuse Nadiège de Chavigny Saint-Aimé, âgée de 45 ans, chargée de mission en méthodologie de projet et évaluation à l’Ireps Martinique. Lorsqu’elle a une vingtaine d’années, elle mène des actions de prévention en s’appuyant sur le Codes Bouches-du- Rhône, à Marseille, dans le cadre de sa formation initiale de conseillère en économie sociale et familiale. L’étudiante obtient par la suite un diplôme universitaire en santé et éducation, un diplôme supérieur de travail social et un Master 2 administration économique et sociale. Nadiège de Chavigny Saint-Aimé débute sa carrière dans les années 90 par des fonctions de formation et d’accompagnement de popu- lations précaires au sein d’un Greta. Embauchée plus tard à l’Association départementale d’aide aux familles et d’action éducative (Adafae), elle sera notamment chargée de sensibiliser le public à la santé. Cette expérience la conduit en septembre 2011 à devenir chargée de mission en conseil méthodolo- gique et évaluation à l’Ireps Martinique. « J’accueille les porteurs de projets afin de les accompagner dans la conception et la mise en œuvre de leurs actions », explique-t-elle. Sa fonction consiste aussi à les orienter vers des formations en méthodologie de projets de l’Ireps et vers d’autres organismes en vue d’un partenariat. Troisième volet de sa mission : l’évaluation. Le développement de cette étape du projet, partie intégrante de l’accompagnement des porteurs de projets, à l’aide d’outils spécifiques, « est fortement demandée par l’ARS de Martinique », constate la chargée de mission. Cette professionnelle compte par ailleurs rencontrer prochainement divers partenaires associatifs pour partager leurs expé- riences en méthodologie de projets. « Le souhait de certains acteurs est de créer une mallette pédago- gique adaptée à cette démarche », indique-t-elle. En Lorraine, l’accompagnement méthodologique en politique de la ville « Le besoin d’accompagnements méthodologiques et d’échanges d’expériences régionales sur la mobilisation des habitants et la santé dans les dispositifs de la poli- tique de la ville », telles sont les demandes des chefs de projets ville et coordonnateurs suite à un questionnaire lancé début 2011 par l’Ireps Lorraine. Pour répondre à ces attentes, dans le cadre de l’accompagnement des contrats urbains de cohésion sociale (Cucs) et des Ateliers santé ville (ASV), l’instance régionale a, en 2011, mené 54 conseils méthodologiques en direction des chefs de pro- jets ville. Ces conseils ont porté sur plusieurs axes : l’appui à l’écriture d’un contrat local de santé, les appuis à la mise en œuvre d’un diagnostic, à la mobilisation des habitants et à la communication des résultats du diagnostic. L’ac- compagnement a également concerné les échanges de pratiques (sur les notions d’éducation et de promotion de la santé, la démarche de projet), au sein d’ateliers santé 8
  • 13. Conjuguer méthodologie de projet et travail en équipe en Lorraine « J’assure la coordination et la mise en œuvre du conseil méthodolo- gique en appui avec mes collègues ». Pour Sandrine Oliveira, chef de projets référente en conseil méthodologique à l’Ireps Lorraine, le travail en équipe fait entièrement partie de son quotidien. Cette sala- riée de 32 ans exerce auprès de trois autres chefs de projets, ayant chacun leur spécialité, et de quatre chargés de projets intervenant dans toutes les disciplines (métho- dologie, formation, documentation…). Avant d’occuper son poste actuel, Sandrine Oliveira était, de 2006 à 2009, chargée de projets au Codes Meurthe-et-Moselle. C’est dans ce comité départemental qu’elle a réalisé son stage de fin d’études aboutissant à un Master santé publique et environnement (École de santé publique de Nancy). Sa mission à l’Ireps consiste d’abord à recenser les demandes, puis à expliquer la démarche de conseil méthodologique aux professionnels, à les orienter vers un accompagnement ou à les accompagner. Écoles, associations, maisons de santé, villes, foyers de travailleurs… : cette chef de projet se déplace dans diverses structures et sur toute la région pour accompagner les acteurs de santé. « L’Éducation nationale, en particulier les infirmières scolaires, seules à monter des projets, nous sollicite le plus », observe-t-elle. Comme ses collègues, elle utilise sur le terrain la « pochette du conseil méthodologique », réunissant tous les outils nécessaires à cette démarche. À l’issue du conseil et au bout de six mois, une démarche d’évaluation est mise en œuvre à l’aide de grilles d’entretien. « L’évaluation est aussi l’occasion de développer les échanges avec les acteurs et de favoriser le travail en équipe », affirme Sandrine Oliveira. Le partage des expériences s’illustre aussi pleinement au sein du pool de conseillers méthodologiques, créé dans le cadre du pôle régional de compétences (PRC), regroupant onze partenaires associatifs et institutionnels. ville, et l’appui à l’écriture d’indicateurs d’évaluation. Pour compléter ces échanges, trois rencontres régionales ont été mises en place à destination des chefs de projets ville, des coordonnateurs ASV, des délégués du préfet et des élus politiques de la ville. Elles ont permis aux participants d’identifier des critères de qualité d’un volet santé. Ces critères permettront aux professionnels « d’être vigilants lors de l’écriture de projet ou de financement de projet santé », indique l’Ireps Lorraine. 9
  • 14. La démarche d’évaluation est une étape incontournable dans la planification d’un projet. Elle accompagne l’action depuis son élaboration jusqu’à ses résultats. L’évaluation vise à améliorer la qualité des actions et à valoriser le travail des professionnels. Cette démarche nécessite la collecte d’informations et la production de connaissances, l’appréciation criti- que et la présentation de recommandations. L’accompagnement méthodologique couvre les différentes étapes de l’évaluation comme la stratégie, les méthodes et outils à définir et construire, l’exploitation des données, ainsi que la rédaction et la diffusion des résultats. Plusieurs outils d’évaluation sont disponibles sur Internet : Preffi 2.0, guide d’auto-évaluation des actions ou encore l’outil de catégorisation des résultats de Promotion Santé Suisse. Lorraine : formation et guide sur l’évaluation de projets Le développement de l’évaluation en éducation et pro- motion de la santé est une des actions conduites par l’Ireps Lorraine. Cette instance régionale a mis en place cinq sessions de formation à l’évaluation de projets au second semestre 2011. Objectifs : favoriser une culture de l’évaluation, s’assurer de l’atteinte des objectifs par la définition de critères et d’indicateurs adaptés aux projets, choisir ses outils d’évaluation… Deux autres formations, intitulées « Agir en éducation pour la santé, de la théorie à la pratique » et « Outils et techniques d’animation », ont également été organisées. L’ensemble de ces sessions de cinq jours, alliant temps théoriques et travaux de groupes, ont formé au total 141 personnes. L’Ireps Lorraine a également construit un guide d’accom- pagnement dénommé « Évaluez vos actions en éducation et promotion de la santé ». Cette publication aborde plu- sieurs sujets : la définition de l’évaluation, sa place dans la méthodologie de projet, l’évaluation de processus et de résultats, l’analyse des données, la communication… Véritable guide pratique, il est illustré par des exemples, des conseils de « pièges à éviter » et des informations « pour aller plus loin ». Imprimé dans un premier temps en 200 exemplaires, il est aussi mis en ligne sur le site de l’Ireps Lorraine. Île-de-France : développement des compétences psychosociales Au cours de l’année scolaire 2012-2013, l’Ireps Île-de-France procédera à l’évaluation de deux projets de prévention des conduites addictives par le développe- ment des compétences psychosociales. Cette évaluation concernera les élèves de classe de 6e , leurs parents et les professionnels de deux collèges investis dans le projet, l’un situé dans l’Essonne, l’autre dans le Val-de-Marne. L’évaluation comportera plusieurs approches : élabora- tion et déroulement du projet, activités mises en œuvre, population ciblée, atteinte des objectifs… Cette démarche intégrera également l’identification des déterminants de la santé et des facteurs qui influencent la santé activés par chaque projet. L’Ireps, évaluateur externe, se procurera le projet spécifique de prévention réalisé par chaque éta- blissement. Ces deux projets sont « structurés selon les étapes de la méthodologie de projet en éducation pour la santé/promotion de la santé », précise l’Ireps d’Île- de-France. Dans ce travail d’évaluation, l’outil de catégo- risation des résultats de projets de promotion de la santé et de prévention sera utilisé (bénéfices pour la santé de la population, effets sur les déterminants de la santé, acti- vités de promotion de la santé, effets sur les individus…). ► Évaluation FNES 10 Les Ireps
  • 15. 11 La documentation permet au public des champs sanitaire, social et éducatif de bénéficier de nombreux supports d’information sur tous les thèmes de la santé. Ce service met à dis- position un fonds documentaire constitué d’ouvrages et de documents de référence (études épidémiologiques, diagnostics locaux de santé…). Cette activité propose également divers documents de sensibilisation, comme des guides, des brochures, ou des dépliants. Les pédagothèques des Ireps réunissent en outre tous les outils d’intervention (mallettes, jeux, DVD, matériel d’exposition…) utiles aux professionnels porteurs de projets en édu- cation et promotion de la santé. Un certain nombre d’outils sont directement conçus par les Ireps grâce à leur expertise et à leur bonne connaissance des besoins du terrain. Plu- sieurs outils documentaires permettent de gérer la documentation au sein du réseau des Ireps : c’est notamment le cas de la Base de données bibliographiques spécialisée en édu- cation pour la santé (BIP) et la Base d’outils pédagogiques (BOP). Ces deux bases sont conçues à partir d’un réservoir collectif de données. Leurs fonctions d’outils de gestion sont multiples : enregistrement de documents, tâches des prêts et des réservations, réalisation de recherches documentaires, édition de listes de références… Alsace : amélioration de la connaissance et de l’utilisation d’outils L’Ireps Alsace propose les Après-midi « Découverte d’outils » (AMD) aux professionnels en éducation pour la santé. Ces animations d’une demi-journée ont vocation à leur faire connaître les outils disponibles sur les deux sites de l’Espace régional de documentation (Mulhouse et Strasbourg) et leur permettre d’échanger autour de leur utilisation. Les séances sont co-animées par la documen- taliste et par une chargée de projet de l’Ireps dans le Haut- Rhin. Elles sont organisées quatre fois par an au minimum, chacune autour d’une thématique de santé, sur les deux sites, et accueillent une douzaine de professionnels par animation. Par exemple, en février-mars 2011, l’après-mi- di intitulé « Devenir parent : de l’annonce de la grossesse aux premières questions éducatives » a accueilli 32 parti- cipants, dont 10 à Mulhouse et 22 à Strasbourg. Au total, une vingtaine d’outils sur quatre thématiques différentes ont été présentés en 2011 et ont touché 109 profession- nels. « Certaines après-midi ont été reconduites en rai- son du grand nombre d’inscrits », souligne l’Ireps Alsace. Poitou-Charentes : un guide pour intégrer la santé dans les festivals À l’initiative de l’Ireps Poitou-Charentes, le « Guide Fes- tisanté » a la vocation d’accompagner les organisateurs d’évènements sportifs dans l’organisation d’un festival. Cette publication est constituée de fiches pratiques com- prenant des recommandations sur la préparation d’un festival respectueux de la santé du public. Le guide pro- pose également un annuaire « recensant les structures qui peuvent appuyer ou qui interviennent en milieu fes- tif », souligne le site Internet de l’Ireps Poitou-Charentes. Plusieurs partenaires ont été mobilisés autour de ce pro- jet : la préfecture de la Charente, l’ARS Poitou-Charentes, le Centre information jeunesse (CIJ), le Centre de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA)… ► Documentation et outils
  • 16. FNESLes Ireps 12 Jeu éducatif et guide sur l’alimentation en Guyane Créer un outil pédagogique et ludique sur la thématique de l’alimentation, adapté au contexte local guyanais, c’est le pari réussi de l’association Guyane promo santé (Ireps Guyane), qui a conçu un jeu de plateau pour les enfants âgés de 6 à 11 ans, sur les modèles du Jeu de l’oie et des Petits chevaux. Les fiches et les cartes abordent diffé- rentes thématiques en lien avec l’alimentation : la cuisine nou péyi (spécialités culinaires), les fruits et légumes de Guyane, l’équilibre alimentaire, le développement du- rable, l’activité physique et sportive… Pour lancer ce jeu, réservé aux acteurs de l’éducation nutritionnelle, « un diagnostic des problèmes nutritionnels et des outils péda- gogiques en Guyane a été réalisé au travers de question- naires ou d’entretiens », précise l’association. Dans le domaine de l’éducation à la nutrition, la Guyane a également été partenaire de la Martinique pour la création d’un « Guide alimentaire Antilles-Guyane » destiné aux professionnels. L’Ireps Martinique a demandé à Guyane promo santé de fournir des informations sur l’alimentation en Guyane. L’association a sollicité les pro- fessionnels de santé guyanais (diététicienne, infirmière scolaire, conseillère en nutrition, etc.) pour apporter leur contribution : liste des aliments consommés localement, valeurs nutritionnelles de plats spécifiques, photos de ces plats... « Ressources documentaires à la Fnes » À l’initiative de l’Ireps Paca, la Fnes encourage depuis dix ans un groupe de travail chargé de recenser et de rendre accessibles les ressources documentaires en éducation et promotion de la santé. Grâce à cette mise en réseau des acteurs et à la mutualisation des pratiques, la Fnes abrite sur son site une partie intitulée « Ressources documentaires ». Elle comprend un « catalogue collectif de périodiques » qui recense plus de 150 titres dans le champ de la promotion et de la santé publique. Ce catalogue permet de disposer d’un inventaire des collections et d’accéder directement aux périodiques disponibles en ligne. La rubrique « Pro- duits documentaires », « recense des dossiers documentaires ou des synthèses de la littérature sur des thé- matiques prioritaires, des bibliographies sélectives fournissant les références essentielles sur un ensemble de questions de santé publique […] », précise la Fnes. À titre d’exemple, douze produits documentaires réalisés par les Ireps portent sur l’activité physique. En outre, le blog intitulé « 30 minutes de veille par jour » porte sur trois sujets : la promotion de l’activité physique et sportive, l’éducation du patient et les produc- tions des Ireps. Ce dernier rassemble des actes de colloques, des outils pédagogiques, des campagnes de communication, des publications… « L’internaute peut s’abonner au fil d’actualité (flux RSS) de chacun de ces trois blogs pour être instantanément informé des mises à jour effectuées », indique la Fnes.
  • 17. Paca : Bip-Bop et la mutualisation des ressources docu- mentaires L’Ireps Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) propose deux bases de données : Bip (base de données bibliogra- phiques spécialisée en éducation pour la santé), et Bop (base d’outils pédagogiques). Ces outils ont permis fin 2011 de mutualiser les ressources documentaires de six Ireps des régions Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Haute-Normandie, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Paca, ce qui représente trente-deux centres de docu- mentation. Dans le cadre du pôle régional de compétence en éducation pour la santé, l’Ireps Paca coordonne les contributeurs de Bip-Bop. Parmi les objectifs, partager l’information entre ces contributeurs, harmoniser les pratiques et mutualiser les traitements documentaires. Le partage et l’enrichissement collectif des deux bases est réalisé grâce au financement de l’Inpes, dans le cadre des pôles de compétence, et de l’ARS, selon un contexte régional spécifique. « Par exemple, l’ARS Paca finance la base de données Bip pour sa région », détaille l’Ireps. La Bip réunit plus de 10 300 notices et la Bop près de 2 000 notices. Au total, 21 671 personnes se sont connectées en 2011 sur le site Bip-Bop. Une documentaliste aux talents d’animatrice en Champagne-Ardenne « À travers mes activités, je ne dissocie pas la documentation de l’animation : c’est bien de pouvoir tester les outils pédagogiques avant de les présenter au public ». Natacha Boucau, âgée de 40 ans, documentaliste au Codes Marne (réseau Ireps-Codes de Champagne-Ardenne), est une véritable « actrice de santé ». En poste depuis 1995, elle s’occupe de la gestion du centre de res- sources doté de 2 654 ouvrages et articles de revues et 379 outils pédago- giques répertoriés. En dehors de ses fonctions de recherche et d’actualisation de données, cette diplômée en promotion de la santé, formée à la documen- tation, accueille le public. Elle reçoit notamment des professionnels et/ou futurs professionnels de différents secteurs, ainsi que des étudiants pour les guider dans la recherche documentaire, leur présenter des ouvrages et outils à emprunter. Natacha Boucau a par ailleurs l’habitude de mutualiser son expérience. Dans le cadre du pôle régional de compétence (PRC), cette documentaliste communique régulièrement par « Skype » et participe à des réunions avec ses collègues de Champagne-Ardenne. Ces professionnels peuvent ainsi mutualiser et har- moniser les fonds documentaires par le partage des abonnements et des achats documentaires. Le pôle anime également le réseau régional documentaire en éducation pour la santé, dont les docu- mentalistes Codes sont les coordinatrices. L’échange de pratiques s’illustre également par des séminaires régionaux regroupant les membres de ce réseau. « J’assure aussi une mission de veille thématique sur les priorités de santé publique », témoigne la docu- mentaliste. Son œil observateur repère les derniers ouvrages, les circulaires ou les décrets, avant de les transmettre, une fois par trimestre, aux décideurs et promoteurs de santé. 13
  • 18. FNESLes Ireps 14 Plus de 5 500 documents prêtés en 2011 en Pays-de-la- Loire Un bilan chiffré de l’activité de l’Ireps Pays-de-la-Loire en 2011 indique que ses centres de documentation ont répondu à plus de 4 700 demandes d’information et de documentation. Ces centres ont par ailleurs prêté plus de 5 500 documents. La très grande majorité des demandes de documentation concerne une recherche d’outils pé- dagogiques adaptés, des brochures et des affiches. Plus d’une demande sur deux (57 %) « vise à mener des ac- tions d’information et de prévention auprès d’enfants, d’adolescents et de jeunes », précise l’instance régionale. Les thèmes de demandes de documentation sont en prio- rité la nutrition (18 %), les conduites addictives (12 %) et la vie affective et sexuelle (12 %). Le milieu scolaire et uni- versitaire (25 %), les hôpitaux et milieux de soins (16 %), ainsi que les collectivités locales et les services de l’État (11 %) représentent les principaux usagers. Par ailleurs, les centres de ressources de l’Ireps Pays-de-la-Loire et de l’observatoire régional de santé (ORS) ont ouvert début 2011 un nouveau portail documentaire, www.santepay- delaloire.com. Celui-ci a permis la mise en ligne d’une base de données commune et partagée. Au total, 52 800 visites ont été enregistrées, soit plus du double qu’en 2010 (+ 135 %). Île-de-France : journée d’une documentaliste Sophie Carton, diplômée de l’Institut technologie universitaire (IUT) de Nancy et d’une licence professionnelle à l’Institut régional des tech- niques documentaires (IRTD) de Rouen, est documentaliste à mi-temps au Codes 95. Cette jeune femme de 36 ans a un riche début de carrière. Elle a eu plusieurs années d’expérience de documentaliste, notamment au centre de rééducation professionnelle (CRP) pour personnes handicapées, à Nanteau-sur-Lunain (Seine-et- Marne) et à la bibliothèque universitaire d’un groupement de sept écoles d’ingénieurs, à Cergy-Pontoise. C’est dans cette bibliothèque que Sophie Carton a commencé à travailler en partenariat avec la documen- tation du Codes 95. En poste dans cette structure depuis 2006, elle participe à la gestion des quatre per- manences documentaires, celles d’Argenteuil, de Cergy-Pontoise, de Sarcelles, dans le Val-d’Oise, et de Lognes, en Seine-et-Marne. « Une de mes tâches est la diffusion des documents relayant les campagnes de l’Inpes. Elle représente pour l’ensemble des centres 500 kg de papier par mois ! » précise la documen- taliste. Sa mission consiste également à acquérir et enregistrer les ouvrages et revues de la bibliothèque, ainsi qu’a répertorier et traiter les divers outils de la pédagothèque (mallettes pédagogiques, exposition, DVD, guides méthodologiques…). « En ce moment, j’unifie les bases de données bibliographiques et les bases d’outils pédagogiques des quatre Codes d’Île-de-France. Je suis aussi le pilote du portail régional d’éducation pour la santé d’Île-de-France, via l’Ireps avec mes collègues du Centre régional d’information et de prévention du sida (Crips), de l’Institut Renaudot et de la Fédération des addictions », relate Sophie Carton. Une unique base sera ainsi prochainement mise en ligne. Autres activités : la participation à la mise à jour du site du Codes 95, la veille documentaire et l’accueil du public lors des permanences en documentation. Enfin, elle anime des formations pour tous les porteurs de projets en éducation pour la santé sur les outils pédagogiques.
  • 19. 15 La communication vise à valoriser les actions d’éducation et de promotion de la santé à l’aide de supports et de démarches appropriés. Dans le cadre de leur mission de communication, les Ireps relaient également des campagnes nationales ou des évènements (séminaires, journées régionales ou locales, forums…). Elles peuvent assurer la conception, l’édition ou la diffusion de documents et outils : guides pratiques, journaux, bulletins d’information, dépliants, répertoires de santé, fiches thématiques… Les relations avec la presse, la logis- tique et la mobilisation de partenaires font également partie des actions de communication conduites par les Ireps. L’Aquitaine fait campagne sur les grossesses non souhaitées La région Aquitaine se place au 5e rang pour son nombre d’interruptions volontaires de grossesses (IVG) : 13,1 pour 1 000 femmes entre 15 et 49 ans, selon les chiffres officiels (ex-Drass Acquitaine). Face à cette réalité, l’Ireps Aquitaine et la Fédération régionale Aquitaine du Mouve- ment français pour le planning familial (MFPF) ont initié en 2010 auprès des jeunes une campagne de communi- cation à la contraception et à l’IVG. Le bilan de cette cam- pagne d’affichage a été effectué en 2011 en coordination avec le conseil régional. Cette année a aussi été l’occasion d’identifier douze bassins de vie et sept établissements scolaires volontaires afin de sensibiliser les professionnels à la problématique des grossesses non souhaitées et d’ap- porter des réponses à leurs demandes. « La campagne d’affichage et les deux volets du programme sur les bas- sins de vie vont se dérouler durant le premier semestre 2012. Le bilan de l’année 2 sera réalisé en juillet 2012 », détaille le rapport d’activité 2011 de l’Ireps Aquitaine. Mayotte : émissions de radio sur les conduites à risques L’Ireps Mayotte a participé en 2011 sur « Mayotte Pre- mière », de 19h15 à 20h00, à plusieurs émissions radio- phoniques interactives avec les auditeurs. Parmi les thématiques, les addictions, le VIH et les IST (infections sexuellement transmissibles), à l’occasion de la Jour- née mondiale du sida le 1er décembre. En dehors des conduites à risque, l’instance régionale est notamment intervenue dans une émission sur le diabète, autour de la mobilisation sociale et communautaire. « Globalement, l’activité de l’Ireps Mayotte s’est caractérisée en 2011 par la conjugaison de la poursuite d’activités bien ancrées, telles celles relatives à l’information et à la sensibilisation […]», conclut l’instance régionale. ► Communication
  • 20. FNESLes Ireps 16 Réunion : la communication au bout des doigts Chargé des technologies de l’information et de la communication (TIC) : c’est le titre officiel de la fonction occupée par Yannis Kessori à l’Ireps Réunion. Ce féru d’informatique et du multimédia, âgé de 36 ans, a obtenu en 2002 un Master en réseau multimédia avant de se former en e-learning sur la construc- tion de plates-formes informatiques d’enseignement. Après plusieurs expé- riences professionnelles, notamment comme chargé de projets des technolo- gies de l’information et de la communication pour l’éducation, à l’université de la Réunion, et responsable de son entreprise de création de sites Internet, Yannis Kessori est embauché en 2011 à l’Ireps Réunion. La petite équipe de l’association bénéficie de ses compétences pour la maintenance et le bon fonctionne- ment des outils informatiques. À son talent de technicien s’ajoute celui de la créativité d’un webmaster : « J’ai conçu l’architecture et le design des sites de l’Ireps, du pôle régional de compétence et de trois autres sites. » Infographiste, il réalise aussi des supports de communication comme des plaquettes, des flyers ou des catalogues. En lien avec les chargés de projets, le jeune homme rédige en outre des communiqués de presse et mène les relations avec les médias locaux : « Le plus gros travail est de gagner la confiance des journalistes », estime Yannis Kessori. Désormais, la communication de l’Ireps ne se limite plus aux associa- tions et partenaires institutionnels, mais s’adresse au grand public. Le chargé de communication organise ainsi d’importantes opérations, comme une campagne sur les fruits et légumes, déclinaison du Programme national nutrition-santé (PNNS) « Manger, bouger », ou le Festival de court métrage de la prévention.
  • 21. 17 Au-delàdeladémarchedecommunication,leréseaufavoriseletransfertdesconnaissances. Cette activité couvre le champ des données scientifiques de la recherche nationale et inter- nationale en éducation et promotion de la santé. Le principe du transfert de connaissances consiste à mettre à disposition ce savoir aux acteurs qui en ont besoin via la publication de revues ou lors de colloques, de séminaires, de formations continues, de l’accompagnement méthodologique de projet… L’objectif du transfert des connaissances est de permettre à ces acteurs de s’approprier le savoir en vue de l’amélioration de leurs pratiques. La revue Horizon Pluriel, espace de débats en Bretagne Publié par l’Ireps Bretagne, le bulletin Horizon Pluriel est un espace d’échange et de débat mis à disposition des ac- teurs de l’éducation et promotion de la santé de la région. Cette revue, éditée deux fois par an à 1 000 exemplaires, est disponible sur le site de l’Ireps. Chaque numéro com- prend notamment un éditorial sur le sujet du dossier, un article de fond à caractère scientifique et des présenta- tions d’actions sur le terrain. La revue de décembre 2011 a pour thème « L’innovation en promotion de la santé : prendre le risque du changement social ». Ce numéro ouvre le débat autour de plusieurs questions : selon quels critères juge-t-on un projet innovant ? Pour- quoi favoriser l’innovation en santé publique ? … Dans la rubrique « Controverse », la réflexion porte « sur la condition de l’acteur de terrain mis en porte-à-faux face à l’omniprésente injonction d’innover », observe l’Ireps Bretagne. Cette instance régionale propose en outre la lettre Échos des labos consultable en fichier pdf sur son site. La publi- cation fournit « une sélection de résultats de recherches, de rapports, d’expertises, assortis de leur traduction en pistes pour l’action en santé publique », souligne l’Ireps. Cette production est accessible aux acteurs de terrain, aux étudiants, mais peut également être utile aux décideurs et aux élus. Le numéro de novembre-décembre 2011 est consacré à deux thèmes : « Améliorer le climat scolaire et réduire la victimation au collège » et « Tabagisme et précarité économique : agir dans le respect des choix de vie ». ► Transfert de connaissances
  • 22. FNESLes Ireps 18 Bretagne : une directrice impliquée dans le transfert des connaissances Recherche, psychologie, santé des jeunes, promotion de la santé. À eux seuls, ces quelques mots résument la formation et la riche carrière de Christine Ferron, directrice de l’Ireps Bretagne. Titulaire d’un DESS de psy- chologie clinique et pathologique, d’un DEA de psychologie génétique et d’un doctorat de psychologie du développement, elle a effectué toutes ses études à la faculté de Nancy. Sa vie professionnelle débute en 1987 comme chargée de recherche et d’intervention dans un centre de médecine préventive. Au cours des années 90, Christine Ferron mul- tiplie les expériences professionnelles autour de la recherche transculturelle sur la santé des adoles- cents en exerçant aux États-Unis, puis en Suisse, avant d’occuper successivement au Comité français d’éducation pour la santé (CFES), puis à l’Inpes en 2002, des postes de chargée de mission, de respon- sable adjointe, et de directrice-adjointe de services. C’est en 2007 qu’elle est nommée directrice de l’Ireps Bretagne. Sa mission consiste notamment à fixer les orientations stratégiques de l’association, à identifier et développer de nouveaux champs d’intervention et à valoriser à l’extérieur l’expertise spécifique de l’Ireps : « Pour innover, il faut être à l’affût des découvertes scientifiques ou expérien- tielles dans notre champ », affirme Christine Ferron. Cette valorisation passe aussi par des interven- tions auprès de professionnels en formation et de l’accompagnement méthodologique, y compris au- près des institutions. « Dans notre réseau, les directeurs sont aussi des experts de la santé publique », explique-t-elle. Sa formation et ses expériences professionnelles à l’interface entre la recherche et les pratiques lui sont d’ailleurs utiles pour développer à l’Ireps Bretagne le transfert des connaissances. L’instance régionale a publié ainsi l’Écho des labos et édite Horizon Pluriel, au comité de rédaction pluripartenarial. « Notre objectif est de mettre à disposition des acteurs des données issues d’une expertise et d’indiquer des pistes d’application de ces connaissances dans les pratiques », analyse la directrice. Pour elle, la démarche de transfert des connaissances nécessite « d’être dans un processus d’accompagnement des acteurs dans la co-construction et l’appropriation des connaissances ».
  • 23. 19 Les Ireps participent aux politiques régionales mises en place dans le champ de la santé pu- blique. Elles contribuent aux politiques publiques en s’impliquant et/ou siégeant dans plu- sieurs instances : la conférence régionale de santé et de l’autonomie (CRSA), le plan régio- nal de santé publique (PRSP), les différents groupes de travail sur les projets régionaux de santé… Par exemple, les chargés de projets de l’Ireps Languedoc-Roussillon « sont présents dans les commissions régionales, à titre de conseil, d’expertise ou même d’animation et de coordination, comme c’est le cas pour la commission régionale nutrition santé ou la com- mission régionale du vieillissement », souligne le site Internet de cette instance régionale. Les Ireps contribuent également aux politiques de santé publique par leur participation à la définition, l’accompagnement et l’évaluation de ces politiques. Elles les relaient aussi dans les régions et les départements à travers divers programmes de promotion de la santé. La Corse impliquée dans la politique régionale de santé Le rapport d’activité 2011 de l’Ireps Corse note que « l’im- plication de l’instance régionale dans les travaux du pro- jet régional de santé (PRS) a été continue ». L’Ireps Corse siège au sein de trois instances : la CRSA, la conférence de territoire et la commission prévention de l’ARS. À l’oc- casion de la définition du plan stratégique régional de santé (PSRS), l’Ireps a participé à deux des cinq groupes de travail chargés de définir les orientations de la poli- tique régionale de santé. Le premier groupe stratégique est intitulé « Développer la prévention en agissant sur les déterminants sociaux et environnementaux » et le second est dénommé « Développer une offre de soins et de pré- vention sécurisée, efficiente et attentionnée ». « L’Ireps a également assuré la présidence du groupe relatif à la démocratie sanitaire », indique son rapport d’activité. Elle s’est en outre positionnée pour piloter le groupe de travail coordination régionale, dans le cadre du schéma régional de prévention (SRP). Franche-Comté : participation à la Conférence régionale de santé et de l’autonomie En 2011, l’Ireps Franche-Comté a participé aux travaux de la CRSA, instance stratégique qui avec l’ARS organise le débat public et donne son avis sur la politique régionale de santé. L’Ireps Franche-Comté s’est engagée auprès de la CRSA dans le cadre de sa participation à des réunions de travail et à la relecture de documents. La présidente de l’instance régionale, Jeannette Gros, est membre de la commission permanente et de la commission préven- tion. Elle représente également la CRSA à la Conférence nationale de santé. Suite aux orientations et objectifs de santé pour la région établis en avril 2011, par le plan stra- tégique régional santé (PSRS), trois schémas régionaux ont été fixés en septembre : un schéma régional de pré- vention (SRP) comprenant la veille et la sécurité sanitaire et environnementale, un schéma régional d’organisation des soins (Sros) hospitaliers et ambulatoires et un schéma régional d’organisation médico-sociale (Sroms) handicap et vieillissement. ► Contribution aux politiques de santé publique
  • 24. FNESLes Ireps 20 Les pôles régionaux de compétence (PRC) en éducation et promotion de la santé sont por- tés et animés par les Ireps. Ces pôles constituent des plateformes ressources proposant des services aux acteurs institutionnels ou associatifs. Ils regroupent quatre activités : conseil méthodologique, formation, documentation et communication. Les pôles régionaux de compétence sont des carrefours d’échanges et des lieux de mutualisation initiés et soutenus financièrement par l’Inpes et les ARS. Échanges de pratiques au sein du pôle de compétences Limousin Dans le Limousin, l’Ireps favorise le développement des échanges de pratiques des professionnels au sein du pôle de compétence en éducation et promotion de la santé (Peps). Ce projet 2011-2013 répond à la commande de l’Inpes et a été élaboré en concertation avec l’ARS. Il vise notamment à « poursuivre les échanges de pratiques pour les formateurs du pôle et les ouvrir à d’autres ré- seaux », indique l’Ireps Limousin. En 2011, plusieurs jour- nées d’échange de pratiques ont été proposées aux formateurs,auxconseillersenméthodologieetauxchargés de documentation. L’une d’entre elles a porté sur le thème « Savoirs, savoir-faire et savoir-être en conseil méthodolo- gique ». Cet échange de pratiques avec l’Auvergne, au sein de la Mutualité Française Limousin, à Limoges, a permis de confronter les expériences sur l’utilisation du portail documentaire Internet, les produits de documentation ré- alisés par chacune des régions et la gestion des centres de ressources. L’ensemble de ces journées « contribuent à la professionnalisation des partenaires du pôle et à l’amélio- ration de la qualité des prestations fournies. Elles se pour- suivront sur la durée du projet », conclut l’Ireps Limousin. Martinique : mutualisation avec les pôles de compétences Guadeloupe et Guyane Parmi ses perspectives d’action, l’Ireps Martinique fait part d’une mutualisation régionale avec d’autres pôles de compétence. « À ce titre, une rencontre d’échanges de pratiques était prévue entre les pôles régionaux de compétences (PRC) Guadeloupe et Guyane le 26 mars 2012 », annonçait l’Ireps Martinique. Autre illustration de cette mutualisation : trois jours après, « le PRC Martinique intervenait dans une présentation sur la démarche qualité organisée en Guadeloupe par l’Ireps/PRC Guadeloupe ». ► Animation des pôles régionaux de compétences
  • 25. 21 Un poste en binôme pour la directrice adjointe en Picardie La direction régionale adjointe de l’Ireps Picardie a deux têtes ! Cette direction est confiée à Sonia Caillaux et Valérie Villain, sous la responsabilité du directeur général Philippe Lorenzo. Sonia Caillaux, âgée de 42 ans, a un diplôme de conseillère en éco- nomie sociale et familiale, complété par deux ans de formation continue qualifiante en méthodologie d’éducation à la santé. Entrée en 1993 à l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (Anpaa), elle débute sa carrière avec une double fonction d’animatrice de prévention et de travailleur social. Cinq années plus tard, Sonia Caillaux intègre le réseau des Codes en devenant référente prévention sida dans la Somme, avant d’occuper le poste de directrice technique au Cres de Picardie. Nommée directrice adjointe de l’Ireps Picardie en 2009, suite au processus de fusion quelques années plus tôt, ses missions sont diverses. « L’axe de la formation est important dans notre région, j’agis donc beaucoup sur ce terrain », affirme-t-elle. Comme sa collègue directrice adjointe, elle anime notamment des formations sur différents thèmes : conduites addictives, écoute et relation d’aide, méthodologie de projets en éducation pour la santé, techniques d’animation et gestion de groupes… Une fois par mois les directions adjointes et générale se réunissent pour faire le point sur les dossiers en cours, les appels à projets, les nouvelles demandes… En outre, avec sa casquette de référent qualité, la jeune femme analyse actuellement le fonctionnement de l’Ireps en interne afin de mettre en place une procédure qualité. Objectif : obtenir en janvier 2013 la certification ISO 9001. Poitou-Charentes : itinéraire d’une jeune directrice adjointe À seulement 30 ans, Sandie Bernagaud, directrice adjointe de l’Ireps Poitou-Cha- rentes, peut être fière de sa formation et de son parcours professionnel… Diplômée d’une maîtrise sciences et techniques (MST) en santé publique, obtenue en 2005 à l’Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement (Isped), elle ob- tient l’année suivante son Master 2 en politiques territoriales de santé. « Ma forma- tion très polyvalente m’a d’abord permis d’aborder des thématiques comme la santé publique, l’éducation pour la santé ou l’épidémiologie, puis d’apprendre à travailler avec des futurs professionnels de l’urbanisme et du développement local. Toutes ces connaissances me sont utiles dans ma pratique professionnelle », explique Sandie Bernagaud. Ce solide bagage lui ouvre en août 2006 les portes du Cres Poitou-Charentes pour devenir chargée de projets. En 2009, elle est nommée directrice technique avant d’occuper, début 2011, le poste de directrice adjointe de l’instance régionale, suite à la fusion des Cres et des Codes. Les fonctions de cette responsable à l’Ireps sont très variées : suivi des projets, coordination des antennes de la Charente et de la Vienne, animation du pôle de compétences de Poitou-Charentes, développement de partenariats, lobbying… Elle s’engage aussi sur le terrain à travers son action au sein du Réseau prévention sida de la Vienne. Par ailleurs, Sandie Bernagaud apprécie dans son métier les échanges de pratiques, notamment dans le cadre de journées régionales organi- sées avec les quatre antennes de la région. Sa mobilisation pour le réseau s’illustre enfin par sa participation à la démarche qualité mise en place par la Fnes.
  • 26. FNESLes Ireps 22 Action de prévention alcool ou tabac à destination des jeunes, promotion de la santé auprès de populations en milieu carcéral, actions d’éducation pour la santé destinées aux personnes en situation de précarité… Les Ireps mettent quo- tidiennement sur le terrain leur expertise au service des populations les plus fragiles. Petit tour d’horizon de diverses actions de la Bourgogne à la Réunion en passant par les régions Centre et Pays-de-la-Loire. Bourgogne : vie affective et sexuelle et handicap L’Ireps Bourgogne, la Mutualité Française et le centre régional d’études et d’actions sur les handicaps et les ina- daptations (Creai) ont impulsé fin 2011 un programme régional baptisé : « Projet d’éducation pour la santé rela- tif à la sexualité dans les établissements médico-sociaux recevant des personnes handicapées en région Bour- gogne ». Ce dispositif vise à développer la prise en compte de la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap. Il comprend quatre étapes : des réunions d’information à l’ensemble des personnels, une forma- tion aux personnes ressources identifiées par les struc- tures intégrées au programme, une session d’échanges de pratiques inter-établissements et un accompagne- ment méthodologique individuel des établissements. Le Centre sensibilise les jeunes au marketing des industriels du tabac La prévention contre le tabagisme chez les jeunes est l’une desactivitésmarquantesduCodesduLoiret(IrepsCentre). Dans le cadre de son action baptisée « Tabac : résister à la médiatisation », ce comité départemental souhaite per- mettre aux adolescents de prendre conscience des straté- gies marketing des industriels du tabac et, par conséquent, modifier leurs comportements pour une bonne santé. Plusieurs interventions dans deux collèges, à Beaugency et Montargis, ont été menées en 2011 auprès d’élèves de 5e . Les séances d’une heure par classe ont été co-animées par la chargée de projet du Codes du Loiret et l’animatrice du Point information jeunesse (Pij) de Beaugency. Parmi les questions abordées : les paquets de cigarettes et leur graphisme, les objets détournés (vêtements, téléphones, etc.), le tabac au cinéma et dans les jeux vidéo, les mes- sages de prévention, notamment sur leur détournement par les industriels… Cette action s’est poursuivie en 2012 par l’organisation d’une exposition sur le tabagisme pré- coce, organisée au collège par une quinzaine d’élèves. Dans le même esprit de sensibilisation contre le taba- gisme, le Codes du Loiret est intervenu auprès de jeunes en classe de seconde, issus d’un centre de formation d’apprentis de l’industrie (CFAI). Les séances leur ont permis de s’exprimer sur leur ressenti face au tabac, de réfléchir sur les techniques marketing des industriels du tabac et de s’informer sur la composition des cigarettes et leurs effets. Ils ont également ouvert le débat sur « les dépendances et la question tabac en entreprise à partir de leur expérience », souligne le comité départemental. Autre initiative : « Le tabac ne passera pas par moi  ». Dans deux collèges du Loiret, des élèves de 5e , ont joué des saynètes ou « jeux de rôles » en lien avec le tabac. L’objectif était de « développer leur capacité à dire non et à s’affirmer lorsqu’ils sont confrontés à des sollici- tations de leurs proches ou à des situations où ils sont dérangés par le tabac », précise le Codes du Loiret. ■ Les Ireps en action
  • 27. 23 Activités physiques adaptées pour les malades chroniques dans l’Indre Le Codes de l’Indre (Ireps Centre) s’engage en faveur de l’augmentation de l’offre d’activités physiques adaptées pour les personnes atteintes d’une maladie chronique. L’objectif est de « créer une filière d’opérateurs spécia- listes d’activités physiques et sportives adaptées en lien avec les professionnels de santé hospitaliers et libéraux », précise le comité départemental. Pour mettre en œuvre cette initiative, le Codes de l’Indre a organisé cinq réu- nions dans le cadre d’un comité de pilotage regroupant plusieurs partenaires comme la direction départemen- tale de la cohésion sociale et de la protection des popu- lations (DDCSPP) et l’Union française des œuvres laïques d’éducation physique (Ufolep). Ces rencontres ont notam- ment permis de présenter le projet débuté en 2010, de recenser les actions en activités physiques adaptées déjà mises en place et d’améliorer le questionnaire afin de l’envoyer à des clubs et associations sportifs. À la suite des premiers résultats, il a été proposé de créer un ré- pertoire des activités destiné aux personnes atteintes de maladies chroniques et aux professionnels de santé. À Mayotte, l’animation et l’éducation pour la santé sur le terrain « J’ai beaucoup appris au cours de mon expérience à l’Ireps sur les questions de prévention et de promotion de la santé », se réjouit Rabianta Hamza, animatrice en éducation pour la santé à l’instance régionale de Mayotte. Cette mère de trois enfants, âgée de 45 ans, a été embauchée par l’association en 2000 dans le cadre d’un contrat emploi solidarité. Munie de son seul bagage scolaire, elle a pu béné- ficier pendant plusieurs années de formations continues sur des thématiques diverses : addictions, nutrition, sexualité, accidents domestiques… Ce savoir lui permet d’accueillir le public dans la salle de documentation et de le sensibiliser à la prévention par la diffusion de documents d’information, de plaquettes ou de préservatifs. Sa fonction d’animatrice lui permet aussi de recevoir des professionnels comme des infirmières, des formateurs ou des responsables d’associations. Elle leur présente par exemple des outils pédagogiques et les accompagne dans la préparation du contenu de leurs ateliers de prévention. « Nous travaillons avec la Croix-Rouge et Médecins du Monde pour les aider à construire des forums », souligne Rabianta Hamza. Cette femme de terrain n’hésite pas quelquefois à s’engager pour la promotion de la santé lors des vacances ou des week-ends. Elle intervient ainsi avec d’autres animateurs en tenant des stands dans des centres de vacances. « À Mayotte, les problèmes comme le sida, les infections sexuellement transmissibles et les addictions sont des sujets importants qui exigent une forte mobilisation », affirme l’animatrice Ireps de cette région.
  • 28. FNESLes Ireps Île-de-France : santé globale des jeunes suivis par la protection judiciaire Le Codes Seine-Saint-Denis (Ireps Île-de-France) entend promouvoir la santé globale des jeunes suivis par la direc- tion territoriale de la protection judiciaire de la jeunesse (DTPJJ). C’est pourquoi une démarche d’éducation pour la santé a été initiée en 2011 autour de la nutrition, de l’activité physique, de l’accès aux soins, de la gestion du stress et du sommeil. Ce programme d’un an comprend des ateliers cuisine pour travailler avec les jeunes sur la préparation des repas et la diffusion d’informations sur l’équilibre alimentaire. Il propose également des ateliers sur l’activité physique, incluant des tests de forme et la réalisation d’un outil de communication sur l’accès aux soins. « L’ARS Île-de-France et la DTPJJ Île-de-France ont signé en décembre 2010 une convention cadre relative à la promotion de la santé auprès des publics sous main de justice, confiés à la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), afin de permettre à chaque jeune de devenir artisan de sa santé », indique le Codes Seine-Saint-Denis sur son site Internet. Profession : chargée de projets et animatrice santé en Basse-Normandie Sanaa Houssni, âgée de 28 ans, a un goût très prononcé pour l’éducation nutritionnelle. Cette chargée de projet et animatrice en éducation pour la santé à l’Ireps Basse-Normandie (antenne du Calvados) a effectué en 2007 un brevet de technicien supérieur (BTS) diététique. « Lors de mon stage au CHU de Dax, j’ai mis en place un atelier d’éducation nutritionnelle : cela a été un véritable déclic ! » L’étudiante a poursuivi son cursus par un diplôme universitaire de chargée de projet en éducation pour la santé, à Chartres, puis un Master 2 en promotion et gestion de la santé, à Tours. Après son stage, elle acquiert ses premières expériences professionnelles comme animatrice santé et chargée de projet, respectivement aux Codes Calvados et Codes Orne. Désormais salariée uniquement à l’antenne du Calvados, Sanaa Houssni mène des missions de conseils méthodologiques et d’animation. Elle accueille les professionnels qui veulent mettre en place des actions de santé et les oriente vers les outils pédagogiques adaptés. Ainsi, une infirmière scolaire souhaitant aborder la thématique de l’alimentation trouvera auprès de cette professionnelle l’écoute nécessaire dans le choix d’un outil, son appropriation et le déroulé de l’action. La jeune femme inter- vient également comme co-animatrice dans des centres sociaux culturels. « Nous animons par exemple des ateliers culinaires auprès de parents pour les sensibiliser aux bons comportements alimentaires », explique-t-elle. Elle délivre aussi des messages de prévention à destination de jeunes issus de centres de formation d’apprentis (CFA) sur les thèmes de l’alimentation, des addictions et de l’audition. « De plus, il m’arrive d’animer des conférences dans des maisons de quartier, notamment sur la thématique de l’ali- mentation chez les seniors », ajoute Sanaa Houssni. 24
  • 29. 25 Prévention de l’obésité infantile en maternelle en Midi-Pyrénées L’antenne départementale du Tarn de l’Ireps Midi-Pyrénées a mis en œuvre pour l’année scolaire 2011-2012 un programme d’éducation et de promotion de la santé axé sur la prévention du surpoids ou de l’obé- sité infantile en maternelle. Cette initiative a permis de coordonner dans le département un dispositif concerté de prévention nutrition et hygiène bucco-dentaire au- près des enseignants, des enfants et des parents de cinq écoles. La caisse primaire d’assurance maladie (Cpam), le service de promotion de la santé en faveur des élèves et l’Union française pour la santé bucco-dentaire (UFSBD) ont été partenaires de cette action. Pays de la Loire : des « Ateliers santé précarité » Pour contribuer à la réduction des inégalités sociales de santé, l’Ireps Pays de la Loire organise des ateliers santé précarité. Celui-ci propose des actions collectives d’édu- cation pour la santé auprès de personnes en situation de précarité ou de difficultés sociales. L’objectif est d’agir sur certains déterminants de santé, notamment en favorisant l’expression, la création du lien social et le renforcement de compétences personnelles et relationnelles. Les ate- liers sont basés sur l’utilisation d’outils pédagogiques lu- diques. Ils sont mis en place et animés par les profession- nels de l’Ireps au sein de structures d’accompagnement, d’hébergement ou d’insertion. Depuis les années deux mille, plus de deux cent-cinquante ateliers santé ont été réalisés dans toute la région Pays de la Loire, dont trente et un en 2011. Pour cette année-là, trois cent-soixante- quinze personnes ont participé aux ateliers représentant au total cent-soixante-treize séances. Une étude qualita- tive a été menée sur ce dispositif auprès des chargés de mission des différents pôles départementaux de l’Ireps Pays de la Loire, des participants et des encadrants de structures où des ateliers ont eu lieu. Évaluation d’un programme de prévention contre l’alcool en Picardie « Après presque trois années d’existence de la Task Force alcool, l’année 2011 a été naturellement consacrée à l’évaluation de l’expérimentation ainsi qu’à la redéfini- tion de ses priorités et de ses perspectives. » L’Ireps Picar- die anime et coordonne au plan régional le programme Task Force alcool, mis en place sur trois bassins d’éduca- tion, par la préfecture de région et les autorités sanitaires. Son objectif est de réduire la consommation excessive d’alcool, notamment en sensibilisant les jeunes, les fa- milles et les professionnels. Trois types d’évaluation ont été menées : sur le bilan de l’action par l’animateur du territoire, l’impact du dispositif par l’observatoire régional de la santé et du social de Picardie (OR2S) et la démarche de territoire par l’ARS. Premier enseignement : une ma- jorité de Picards ont davantage entendu parler d’actions de prévention sur la consommation d’alcool depuis 2009. L’évaluation de l’expérimentation montre aussi que le pro- gramme est perçu comme « pertinent et source de dyna- misme local », comme « complet », « non exclusivement centré sur les jeunes », et comme « répondant aux be- soins des territoires ». Il est par ailleurs « interdisciplinaire et dynamique » et favorise la « dynamique territoriale ».
  • 30. FNES 26 La Réunion : premier festival de court métrage de prévention Place aux actions innovantes à l’Ireps Réunion ! Cette ins- tance régionale s’est engagée dans l’organisation du C’novi Festival, premier festival du court métrage de prévention. Ce concours a été lancé en décembre 2011. Un site Inter- net dédié à cette manifestation grand public a été créé à cette adresse : www.festival-cnovi.re. Le festival poursuit trois objectifs : développer l’utilisation des supports vidéo pour communiquer des messages de prévention, donner la parole à la population pour la création de ses propres messages et créer un évènement médiatique sur des questions de santé. Les courts-métrages proposés sur les thèmes suivants : « Vivre ensemble sans violence», « Agir pour l’environnement, agir pour sa santé », « Manger- bouger pour sa santé » et « Du plaisir au risque » doivent avoir une durée de 5 minutes maximum. L’association Éducation santé Ardèche, délégation dépar- tementale de l’Ireps Rhône-Alpes, mène depuis une quin- zaine d’années une action de promotion de la santé auprès des détenus de la maison d’arrêt de Privas. L’accompagne- ment de l’institution est réalisé au sein des commissions santé, en lien avec l’unité de consultation et soins ambula- toires et le personnel du centre hospitalier Sainte-Marie. Le dispositif repose sur l’intervention à partir de théma- tiques parfois en rapport avec les motifs d’incarcération, comme les consommations de produits addictifs, les vio- lences, la sexualité et la vie affective. Cette démarche pré- ventive concerne également les pratiques de tatouage et les piercings. Au total, plus d’une centaine de détenus de la maison d’arrêt ont été rencontrés en 2011. Les Ireps Les Ireps en actionLes Ireps en action Les Ireps en action En Rhône-Alpes, promotion de la santé à la maison d’arrêt de Privas
  • 31. 27 L’engagement des Ireps pour la promotion de la santé se traduit de plus en plus par des initiatives de « recherche-action ». Cette méthode permet, à partir du recueil de données, d’identifications de problèmes et d’analyses, de monter des actions et de mobiliser les pro- fessionnels. La recherche-action associe la démarche scientifique à l’expérience et au savoir des acteurs de terrain en vue d’atteindre des résultats probants. Les Ireps développent cette méthode d’intervention à travers plusieurs thématiques comme la nutrition et la précarité, la prévention en périnatalité ou encore les inégalités sociales de santé. Aquitaine : recherche-action sur l’aide alimentaire Deuxannéesd’engagementdanslecadred’unerecherche- action sur la nutrition et la précarité. Telle est la mission confiée à l’Ireps Aquitaine qui a réalisé, dans un premier temps, un état des lieux des pratiques en matière de dis- tribution et d’accompagnement des usagers de l’aide ali- mentaire. Cette démarche permet d’identifier les besoins dans l’accompagnement et le soutien des professionnels et des bénévoles des structures de la région : épiceries so- ciales, centres communaux d’action sociale (CCAS), asso- ciations caritatives, foyers d’hébergement de jeunes… Cet- te initiative vise également à recueillir l’avis des personnes bénéficiaires sur l’organisation de l’aide alimentaire. « La deuxième étape consiste à s’appuyer sur cet état des lieux pour élaborer les actions d’accompagnement au plus près des usagers », souligne l’Ireps Aquitaine. Celle-ci entend contribuer ainsi à la définition d’une politique régionale d’accompagnement des acteurs et bénéficiaires de l’aide alimentaire. « De nombreuses études montrent que les populations précarisées présentent plus de risques de développer certaines maladies (diabète, maladies car- dio-vasculaires, obésité) », indique l’instance régionale. ■ Des axes de développement ►Le lien à la recherche L’Alsace participe à une recherche-action de préven- tion en périnatalité L’Ireps Alsace participe à une recherche-action de pré- vention en périnatalité avec la faculté de psycholo- gie de l’université de Strasbourg. Cette étude finan- cée par l’Inpes « vise à éclairer et à approfondir ce que peuvent être, durant la période périnatale, les attentes des femmes et des hommes quant au devenir parent et à la construction de leurs liens à l’enfant », souligne l’Ireps. Au niveau opérationnel, plusieurs résultats sont attendus : l’amélioration des outils de diagnostic des problèmes rencontrés par les parents au cours de la périnatalité, l’optimisation de la prise en charge de ces problèmes et l’élaboration de propositions afin d’assu- rer, le cas échéant, une prévention précoce plus effi- cace. Cette recherche-action, multiculturelle, associe des équipes de recherche du Brésil, du Canada, d’Italie et de Russie. « L’Ireps est intégrée à l’équipe de recherche pour son expertise en méthodologie de projet en éducation et promotion de la santé », conclut le rapport d’activité.
  • 32. FNESLes Ireps 28 Un article du texte de la loi portant sur l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HPST) de juillet 2009 rend obligatoire la pratique de l’éducation thérapeutique du patient (ETP) en l’inscrivant dans le parcours de soins. Compte tenu du contexte de vieil- lissement de la population et d’augmentation du nombre de malades atteints de patholo- gies chroniques, l’ETP est devenu ainsi une priorité de santé publique dont le réseau des Ireps s’empare pleinement. Objectif de l’éducation pour la santé du patient : permettre à la personne engagée dans une relation de soins avec un professionnel de santé de se prendre en main pour améliorer sa santé et sa qualité de vie. Les Ireps peuvent développer l’éducation thérapeutique du patient de manière transver- sale, à travers la documentation, la formation, comme le fait la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca). Globalement, l’enseignement en ETP permet d’acquérir des compétences nécessaires – notamment relationnelles, d’animation et méthodologiques – afin de mettre en place des actions auprès de patients atteints de pathologies chroniques. Plusieurs Ireps organisent des formations continues en éducation thérapeutique du patient à destination de professionnels de santé ou de formateurs. Certaines formations, menées en partenariat avec des universités, donnent accès au diplôme universitaire (DU) en éducation thérapeu- tique du patient. ►L’éducation thérapeutique du patient Midi-Pyrénées : réduire les inégalités sociales de santé Aapriss, « Apprendre et agir pour réduire les inégalités sociales de santé » : c’est le nom d’un programme de recherche auquel est associée l’antenne départementale Haute-Garonne de l’Ireps Midi-Pyrénées. L’objectif de ce programme est « de mettre en œuvre et d’évaluer des interventions visant à réduire les inégalités sociales de santé ». Ce dispositif concerne des actions de prévention, d’éducation, de promotion de la santé existantes ou en projet. Un colloque organisé le 1er mars 2012, à Toulouse, a permis de présenter le programme pilote Aapriss et d’examiner avec l’ensemble des acteurs santé de la région leur engagement à œuvrer pour la réduction des inéga- lités sociales de santé. À cette occasion, l’Ireps Midi-Py- rénées a signé une convention d’engagement aux côtés d’autres partenaires comme l’ARS Midi-Pyrénées, l’Inpes, la Mutualité française Midi-Pyrénées et la Ligue nationale contre le cancer, comité Haute-Garonne.
  • 33. 29 Formation à l’éducation thérapeutique du patient en Haute-Normandie « En Haute-Normandie, la mortalité chronique présente une surmortalité prématurée de 14 % par rapport à la France métropolitaine », indique l’Ireps de cette région. Le diabète, les cancers et les maladies cardio-vasculaires sont parmi les pathologies les plus représentées. Dans ce contexte, l’Ireps Haute-Normandie développe pour les acteurs de santé la formation en ETP. Conformément à l’arrêté du 2 août 2010 du ministère de la Santé, rela- tif aux compétences requises pour dispenser l’éducation thérapeutique du patient, l’Ireps de la région propose des sessions de formation de 40 heures délivrant un certificat d’acquisition des compétences. Les trois premières jour- nées sont animées par un médecin ayant une expertise à la fois théorique et pratique de l’ETP. Les quatre journées suivantes de formation, conduites par une conseillère technique Ireps en éducation thérapeutique du patient, sont consacrées à la méthodologie et à l’évaluation des programmes. « En 2011, nous soulignerons l’engagement de l’Ireps dans le champ de la formation à l’éducation thé- rapeutique à laquelle elle apporte une approche, un re- gard, des connaissances spécifiques et des compétences pertinents et parfaitement complémentaires de l’offre existante en région dans ce domaine », souligne, dans le rapport d’activité, le Dr Patrick Daimé, président de l’Ireps Haute-Normandie. Paca : l’éducation thérapeutique du patient se développe Pour l’Ireps Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), 2011 a été une année particulièrement forte dans le domaine de l’éducation de thérapeutique du patient (ETP). Cette instance régionale a organisé onze sessions de formations de 40 heures et deux modules de sensibilisation de deux ou trois jours. Au total, près de deux cents personnes (infirmiers, diététiciens, médecins, pharmaciens…) ont participé à cet enseignement. Ces formations ont mobi- lisé soixante-douze structures et quinze professionnels libéraux. Le développement en ETP s’illustre aussi par la constitution d’un fonds documentaire spécialisé : il comprend 1 032 références, dont cent-vingt-deux saisies en 2011, soit une augmentation de 12 % par rapport à 2010. En outre, l’ARS a sollicité l’Ireps pour intégrer les programmes autorisés en ETP dans la base Oscars. Une extension de la base initiale doit permettre de prendre en compte les spécificités liées aux programmes (critère de recherche « ambulatoire/hospitalier », possibilité de recherche par pathologies, etc.). Enfin, le conseil régional a confié à l’Ireps Paca la mission « d’apporter l’expertise nécessaire à l’intégration de la prévention et de l’éduca- tion thérapeutique au sein de maisons de santé en cours de création », indique dans l’éditorial du rapport d’activité le président de l’Ireps Jean-Marc Garnier. Un vaste projet « visant à réduire les inégalités d’accès aux soins ».
  • 34. FNESLes Ireps 30 La notion de santé environnementale est un vaste champ d’intervention aux contours varia- bles. Ce concept recouvre l’ensemble des facteurs environnementaux ayant un impact sur la santé : la pollution, les nuisances, l’habitat, l’alimentation… Axe majeur de santé publique en France, la santé environnementale est prise en compte par les pouvoirs publics dans les plans nationaux santé environnement (PNSE) déclinés en régions par les programmes ré- gionaux santé environnement (PRSE). Ce domaine, directement lié à une approche de santé globale de promotion de la qualité de vie, se développe de manière significative au sein du réseau des Ireps. La santé environ- nementale revêt alors une dimension éducative afin de favoriser les capacités d’action des populations sur leur environnement et leur santé. Les Ireps occupent ce champ d’activité par l’organisation de programmes et d’ateliers de prévention, ainsi que par la mise à dispo- sition de guides et outils adaptés. Prévention contre les risques du chlordécone en Guadeloupe Lancer un programme de prévention à la chlordécone*, c’est le projet ambitieux mené par l’Ireps Guadeloupe. Baptisé « Programme jardins familiaux » (Jafa), ce dis- positif vise à réduire l’exposition à la chlordécone des populations vivant en zones contaminées et s’alimentant régulièrement de produits issus de jardins créoles ou de circuits courts de distribution (vente au bord des routes, échanges avec les voisins…). Les principaux légumes à risque de contamination sont les racines (ignames, pa- tates douces, madères…) et concernent surtout la popula- tion de neuf communes du sud Basse-Terre. L’année 2011 a été consacrée à une campagne de communication régio- nale pour informer sur le programme Jafa et son déroule- ment. Cette opération de prévention a été relayée par la presse écrite, des supports de communication, la radio, Internet… Une phase de diagnostic des jardins familiaux a également permis de procéder à des prélèvements et des analyses de sols afin de connaître les niveaux de conta- mination. Le programme Jafa a un rôle d’éducation pour la santé auprès des populations à risque. Il s’illustre par des réunions de quartiers et par l’accompagnement indi- viduel des foyers identifiés en surexposition potentielle à la chlordécone. Des entretiens au domicile des familles sont l’occasion de présenter les résultats d’analyse du sol, de fournir les recommandations du programme Jafa sur la prévention des risques et de répondre aux questions relatives au chlordécone. ►Promotion de la santé environnementale (*) Le chlordécone est une substance active d’un produit insecticide utilisé pour lutter contre la larve du charançon du bananier. En Rhône-Alpes, renforcer l’articulation environne- ment et santé L’implication dans la promotion de la santé environne- mentale de l’Ireps Rhône-Alpes s’est illustrée à travers deux programmes. Le premier est un projet interrégio- nal qui a abouti à la rédaction d’un outil d’aide à l’action «  Promotion de la santé environementale ». Ce guide, uniquement diffusé en ligne, a été téléchargé près de 2 700 fois sur le site de l’instance régionale. Plusieurs par- tenaires du réseau ont été associés à cette initiative : le Craes-Crips Aquitaine (antenne Gironde de l’Ireps Aqui-
  • 35. 31 La Fnes a mis en place une démarche qualité en éducation pour la santé au sein de son réseau, en vue de l’amélioration des résultats des pratiques. Dans cette optique, elle accom- pagne dans chaque région des « référents démarche qualité ». Le déploiement de cette démarche se fait en deux temps. En premier lieu, chacune des Ireps réalise une auto-éva- luation autour de quatre activités : la documentation, la formation, le conseil méthodolo- gique et l’action et programme d’action. Un référentiel qualité de la Fnes leur permet de s’auto-évaluer au regard de la qualité attendue. Deuxième étape : chaque instance régio- nale définit son propre contrat de progrès en listant et en s’engageant sur les points de progression dans la qualité des pratiques jugées prioritaires. Pour accompagner les Ireps dans leur démarche, la Fnes dispose d’un groupe d’appui. Celui-ci planifie et met en œuvre l’amélioration continue de la qualité dans les Ireps. Amélioration de la qualité en Champagne-Ardenne ! La démarche qualité s’est déclinée dès 2010 au sein de la fédération IREPS/CODES de Champagne Ardenne. Pilo- tée par l’IREPS, la démarche a permis d’abord de travailler sur les 3 axes suivants du référentiel national Fnes : orga- nisme, accompagnement méthodologique et documenta- tion. Dans chaque comité départemental (4 en région), un état des lieux de chaque axe a été effectué. L’IREPS a ainsi compilé les travaux sur un contrat de progrès régional, et élaboré un plan d’amélioration régional pour chacun des trois axes auto-évalués. Pour mettre en œuvre ce plan d’actions, des groupes de travail impliquant tous les sala- riés ont été mis en place au sein du réseau IREPS/CODES. Ainsi, des procédures et/ou produits ont pu être réalisés dans chaque groupe de travail, puis partagés à tout le ré- seau des comités. En 2011, ce sont les deux axes Forma- tion et Action travaillés selon la même méthodologie. Les administrateurs des comités du réseau ont été mobilisés dans la démarche ; une communication régulière réalisée, notamment lors des instances associatives. Ces travaux d’amélioration de la qualité s’inscrivent aujourd’hui plei- nement dans la refonte du Projet Associatif et de Dévelop- pement 2013/2016 du réseau IREPS/CODES ; Cette feuille de route associative, travaillée et repensée par les admi- nistrateurs en fonction des nouvelles réalités régionales, ■ Leur force, leur spécificité ►La démarche qualité taine), le Codes 63 du pôle Auvergne Promotion Santé- Crips, la Fraps Centre (Fédération régionale des acteurs en promotion de la santé), ainsi que les Ireps Lorraine et Nord - Pas-de-Calais. Deuxième action de l’Ireps Rhône- Alpes : la création d’un pôle thématique régional « Édu- cation santé et environnement », co-animé par le GRAINE et l’IREPS de Rhône-Alpes. Ce pôle a réalisé en 2011, une journée régionale d’échanges entre acteurs de l’éducation pour la santé et éducateurs à l’environnement le 31 mars 2011, à Lyon. Le pôle a également créé une liste de diffu- sion mail sur des informations consacrées à ce thème et mis en place une formation régionale les 5 et 6 décembre 2011 à Lyon sur la santé environnementale destinée, elle aussi, à des professionnels de l’éducation à l’envi- ronnement et de l’éducation pour la santé de la région.
  • 36. FNESLes Ireps 32 fait de l’amélioration de la qualité un axe transversal ma- jeur du développement du réseau Champardennais. Le Languedoc-Roussillon engagé dans la démarche qualité de la Fnes Depuis 2009, l’Ireps Languedoc-Roussillon est entrée dans la démarche qualité qui s’appuie sur le référentiel qualité de la Fnes. Plusieurs étapes sont mises en œuvre comme l’auto-évaluation des activités, l’élaboration d’un contrat de progrès et un plan d’action d’amélioration continue de la qualité. L’année 2011 a permis de continuer à mettre en place ce plan d’action. La référente qualité régionale de l’Ireps Languedoc-Roussillon, Geneviève Le Bihan, a piloté ce travail en lien avec les responsables de chaque axe de la démarche qualité (activités de documentation, de conseils et accompagnement méthodologique, programmes d’ac- tion…). « Des outils de la qualité ont été créés dans la plu- part des axes par le groupe de travail inter-comité (sauf le Codes 34) et partagé avec l’ensemble des équipes », pré- cise l’Ireps Languedoc-Roussillon. En outre, la référente qualité a participé à une réunion de deux jours organisée par la Fnes, à Paris. La démarche qualité représente en Languedoc-Roussillon un investissement en temps de tra- vail important sachant que trente-six jours ont été effec- tués dans ce domaine. Cet engagement pour la démarche qualité s’inscrit dans le projet stratégique 2011-2013 de l’Ireps Languedoc-Roussillon et des Codes. Son deuxième axe est d’ailleurs intitulé « Soutenir et développer la qua- lité des actions » (soutien méthodologique, diffusion d’outils, animation de réseaux d’acteurs…).
  • 37. 33 Le réseau des Ireps œuvre dans une approche transversale de la prévention et de la pro- motion de la santé. C’est pourquoi il est partenaire d’acteurs multiples du champ médico- social au sein des territoires. Cette politique de partenariat s’illustre par le travail avec le secteur associatif dans les divers champs de la santé, du social et de l’éducation : Associa- tion nationale de prévention en alcoologie et addictologie (Anpaa), Collectif interassociatif sur la santé (Ciss), Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars)… Les Ireps ont également des liens en région avec les collectivités territoriales et de nombreuses institutions comme l’ARS, l’Inpes, la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) ou encore la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS). À ces partenaires s’ajoutent des établissements et services de santé, des universités et plusieurs organismes de formation tels que les Instituts de formation en soins infirmiers (Ifsi) et le centre régional de documentation pédagogique (CRDP). La synergie et l’association avec l’ensemble de ces acteurs sont réalisées dans l’optique de la mutualisation des pratiques et l’échange d’expériences. Cette démarche est également mise en œuvre au sein du réseau par la collaboration étroite d’un certain nombre d’Ireps sur des projets donnés. Corse : diversité des partenariats Santé des jeunes sur Internet, conférences santé, docu- mentation…, l’Ireps Corse multiplie les activités avec plu- sieurs acteurs partenaires. ● Espace santé jeune L’instance régionale, en partenariat avec l’Espace santé jeune de la Fédération des associations laïques d’éduca- tion populaire de la Corse du Sud (Falep), a utilisé en 2011 le Point accueil multimédia comme un moyen de commu- nication sur la santé. Une semaine dédiée à la santé sur Internet, organisée du 24 au 27 octobre, a permis d’ac- compagner les éducateurs spécialisés de l’Espace santé jeune afin d’utiliser Internet comme un outil pédagogique en prévention santé. Cette semaine a également sensibi- lisé les jeunes des quartiers à la recherche d’informations fiables sur des thèmes de santé. Ainsi, un jeu concours, ouvert aux 14-17 ans, a été organisé sur la « santé Inter- net » en reprenant des thèmes en lien avec l’adolescence (nutrition et activité physique, addictions, contraception, sida…). ● Débat santé L’ARS et la conférence régionale de la santé et de l’auto- nomie (CRSA) ont été partenaires d’une manifestation sur le thème « Éducation thérapeutique et maladies cardio- vasculaires », organisée par l’Ireps Corse. Le réseau Corse maladies chroniques et les pôles de santé publique des centres hospitaliers d’Ajaccio et de Bastia ont présenté les modalités de prise en charge de ces pathologies dans leurs unités de soins. ►La politique de partenariat
  • 38. FNESLes Ireps 34 ● Partenariat avec la Mutualité française L’Ireps Corse a été partenaire d’une conférence sur la basse vision organisée par la Mutualité française. Objectif de cette manifestation : informer sur les problématiques liées à la basse vision (DMLA, glaucome…) et présenter les dispositifs existants pour vivre avec ces pathologies. ● Partenariat en documentation avec le centre régional de documentation pédagogique (CRDP) de Corse Le CRDP de Corse et l’Ireps Corse ont été partenaires dans le cadre d’actions de mutualisation de la description de ressources. « Il s’agit de procéder à un travail de veille sur les notices existantes et de proposer, le cas échéant, des ressources numériques nouvelles », précise l’Ireps Corse. La Réunion mutualise son expérience avec Mayotte Le partenariat s’exerce aussi entre Ireps. Deux instances régionales, la Réunion et Mayotte, développent un projet visant à favoriser le partenariat entre les deux associa- tions. « Le projet se base sur un échange de compétences entre les deux Ireps, ainsi que sur une mutualisation des expériences », indique l’instance régionale de la Réunion. Une formation intitulée « Éducation pour la santé auprès des publics moharais » a été réalisée sur les deux îles. Les personnes formées ont été accompagnées après la for- mation dans le cadre de leur projet. Un guide méthodo- logique, rédigé à partir des retours d’expériences, a été édité en 2011 en trois cents exemplaires pour les acteurs santé de la Réunion et de Mayotte. Guyane : une secrétaire comptable dans le « milieu valo- risant » de l’association Motivation et intérêt pour le travail associatif ! À 38 ans, Sonia Landais, secrétaire comptable à l’association Guyane promo santé (Ireps Guyane), apprécie d’exercer dans le secteur de l’économie sociale. Diplômée d’un BTS commerce international et d’une licence professionnelle en manage- ment des organisations, elle a occupé en Guyane, de 1995 à 2000, des responsabilités d’assistante achats dans des entreprises d’importation, puis, ailleurs, de secrétaire et secrétaire de direction jusqu’en 2005. Cette année-là, elle prend la responsabilité du secrétariat d’une association de protection de l’enfance. « La prévention et l’éducation à la santé faisaient partie des thématiques abordées par l’association », indique-t-elle. Dès lors, heureuse de « s’être orientée vers l’humain », elle rejoint en 2012 son associa- tion actuelle, sous l’égide de l’Ireps. Sa mission en comptabilité recouvre l’enregistrement, la saisie des factures et l’élaboration du rapport financier annuel. « Je prépare les éléments chiffrés pour le trésorier et interviens sur les tableaux et diagrammes de ce document », précise Sonia Landais. Outre sont travail de comptable, cette salariée s’occupe des ressources humaines, notamment la réalisation des fiches de paie et le suivi des absences pour congés ou maladies. Elle mène également d’autres fonctions : accueil, courrier et logistique (devis, fournitures…). Dans cette petite association, elle se sent pleinement impli- quée : « Je participe aux réunions d’équipe et apporte un appui à l’organisation des activités. » Pour elle, à la différence des entreprises du secteur marchand, l’association est davantage « un milieu ouvert et valorisant ».
  • 39. 35 Des fonctions multiples pour une assistante polyvalente à la Réunion Les journées passent vite à l’Ireps Réunion pour Maika Ahriman, assistante polyvalente âgée de 32 ans. La diversité des tâches ne manque pas pour cette employée au siège de l’association depuis 2009. Dotée d’un brevet d’études professionnelles (BEP) agent de transports, d’un bac pro secréta- riat et d’un diplôme universitaire en santé publique, cette jeune femme a débuté sa vie professionnelle au cours des années deux mille comme secré- taire polyvalente dans une association sportive. À l’Ireps, sa mission consiste notamment à assurer l’accueil au standard. Sa fonction d’accueil lui permet aussi, en cas de nécessité, de secon- der la documentaliste pour donner au public de l’information. « À travers le dialogue et la remise de documen- tation, je contribue indirectement à diffuser des messages de prévention », se réjouit Maika Ahriman. En outre, elle assiste les chargés de projets en matière de logistique (réservation de salles, contrats de prestation…). Ses responsabilités lui confèrent également une fonction d’assistante de direction. Elle transmet au directeur Cédric Pedre toutes les informations utiles sur l’administration ou la situation bancaire de l’Ireps et partage avec lui un outil de comptabilité. Cette salariée est aussi chargée de saisir les factures courantes (eau, électricité…) ou de prestations et de gérer les notes de frais. En plus de toutes ces missions, elle prend en charge le courrier et le traitement des courriels : « Je fais suivre certains mails aux membre de l’équipe en fonction des informations qui leur sont destinées. Cela peut me prendre une à deux heures par jour ! »
  • 40. FNESQuestion à ... 36 Quel bilan tirez-vous de l’activité de l’Ireps de votre région ? ► Question à … Laurence Birelichie, directrice de l’Ireps Midi-Pyrénées Le bilan des deux dernières années est favorable, car nous sommes désormais devenus une structure Ireps. Cette évolution nous permet d’être un interlocuteur unique pour l’ARS qui inscrit sa politique dans le cadre du schéma régional de prévention via notamment la signature de conventions pluriannuelles d’objectifs et de moyens. En outre, je suis satisfaite de la reconnaissance de notre expertise et de la clarification de nos missions. Le transfert d’actions à destination du public vers l’ingénierie de projets pour les professionnels est à mon sens une évolution positive. Pour mettre en œuvre cette expertise, il s’agit d’accompagner les profes- sionnels par de la formation, de l’accompagnement mé- thodologique et par la mise à disposition de ressources documentaires. J’ajouterai que nous sommes identifiés et reconnus par les universités de Toulouse avec lesquelles nous partici- pons à des formations préparant à des diplômes. Notons également notre participation au programme de recher- che-action Aapriss sur la question des inégalités sociales de santé. Zeina Mansour, coordinatrice de l’Ireps Provence-Alpes-Côte-d’Azur Je constate que notre activité au cours des années 2011 et 2012 est satisfaisante. Nous travaillons en partenariat avec nos principaux financeurs, comme l’Inpes, l’ARS, le conseil régional, la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) et plusieurs col- lectivités. Parmi nos activités en développement, je citerai d’abord l’éducation thérapeutique du patient. Nous avons recruté récemment un chargé de projet formateur. Un autre formateur en éducation thérapeutique du patient (ETP) nous rejoindra en janvier prochain. Deuxième thé- matique en développement : la santé environnemen- tale. Nous disposons d’un fonds documentaire dédié à ce champ d’activités et organisons des formations à la santé environnementale. Notre base de données Oscars constitue un troi- sième axe de développe- ment. Cette base, que nous avons créée en 2005, est devenue un outil de suivi de l’ARS en Provence-Alpes- Côte d’Azur, et est adoptée par d’autres régions. Oscars connaît en outre une exten- sion de ses fonctionnalités grâce aux thématiques de la santé au travail et de l’édu- cation thérapeutique. Enfin, nous avons créé avec l’ARS le site Icars visant à connaître et suivre le projet régional de santé (PRS).
  • 41. 37 Pascale Mélot, directrice de l’Ireps Guadeloupe Je fais un bilan positif des années 2011 et 2012. Nos ac- tivités ont progressé ; d’une part, avec la pérennisation et le développement de nouveaux programmes théma- tiques, notamment l’alimentation et l’activité physique (notons que la Guadeloupe est particulièrement touchée par les maladies chroniques comme l’obésité, le diabète et l’hypertension), d’autre part, avec le renforcement du rôle d’expertise de l’Ireps en matière de promotion de la santé. L’Ireps Guadeloupe s’est fortement impliquée dans la politique régionale de santé et a ainsi contribué à l’écri- ture du schéma régional de prévention. Notre légitimité, auprès d’acteurs comme l’ARS, les villes (contrats urbains de cohésion sociale), le conseil régional, la direction ré- gionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, s’est renforcée depuis trois ans. Nous sommes davantage sollicités pour des avis techniques et impliqués dans l’éla- boration de projets. Par ailleurs, en interne, nous avons augmenté nos effectifs et agi pour la pérennité de l’em- ploi avec une grande majorité de contrats à durée indé- terminée. ?? ? ??? ? Question
  • 42. FNESLes Ireps 38 « La poursuite du virage de l’éducation à la promotion de la santé » : voici l’un des trois enjeux majeurs de la Fnes, préconisés par son président, René Demeulemeester, dans le rapport moral 2011. La notion de promotion de la santé va en effet au-delà des notions de prévention et d’éducation pour la santé. Ancrée dans une approche de santé globale, selon les principes de la charte d’Ottawa, la promotion de la santé intègre le bien-être et les condi- tions de vie. Elle concerne ainsi les différents milieux et environnements : l’école, l’entreprise, les quartiers, les maisons de retraite… De fait, la mise en œuvre de la pro- motion de la santé ne peut être conçue que sur le long terme, tout au long de la vie, de la petite enfance à un âge avancé. La prévention est certes indispensable de par sa vocation à réduire les facteurs de risque. Mais elle a ses limites à travers l’éducation pour la santé, car l’attitude individuelle de chacun pour apprendre à mieux gérer sa santé ne suf- fit pas. La démarche de prévention doit être placée dans une perspective plus large en direction de la promotion de la santé. Plusieurs éléments vont dans « le sens d’une accentuation du virage de l’éducation à la promotion de la santé », note René Demeulemeester dans le rapport moral. « Les besoins exprimés […] sont en train d’évoluer avec une focalisation sur les décès et incapacités évi- tables, et une attention, au moins dans le discours, aux déterminants de santé et aux inégalités de santé, et donc à la prévention dite «primaire», à la promotion de la san- té, du bien-être et de la qualité de vie, aux relations entre santé, environnement et développement durable, à une meilleure prise en compte des capacités de mobilisation sociale. » À ce stade de la réflexion, le président de la Fnes fait des propositions pour la mise en place de stratégies d’action. Dans la revue La Santé de l’homme, hors série daté de sep- tembre 2012, René Demeulemeester « imagine », qu’avec le soutien des instances nationales, les ARS adoptent dans quelques régions un accord cadre « promotion de la santé, de la qualité de vie et du bien-être » avec les ins- titutions régionales. Cet accord permettrait de « mettre en œuvre dans les cinq ans à venir, dans une majorité de villes, d’entreprises, d’établissements scolaires et d’éta- blissements de soins de la région, des projets intégrés de promotion de la santé contribuant au bien-être, à la pré- vention du cancer, des maladies cardio-vasculaires et des accidents et à la réduction des inégalités de santé ». Autre piste retenue : les Ireps, avec les pôles de compétence régionaux, pourraient « fournir à chacun des milieux de vie concernés un «panier de prestations» d’accompagne- ment adapté à leur situation », suggère le président de la Fnes. ■ Les perspectives pour le réseau ►De l’éducation pour la santé à la promotion de la santé
  • 43. 39 ►Paroles de présidents Comment définissez-vous personnellement la promotion de la santé ? Joseph Becker, président de l’Ireps Alsace Dans le passé, lorsque j’exerçais comme directeur de caisse primaire d’assurance maladie, je ne faisais pas la distinction entre prévention et promotion de la santé. En matière de prévention, je distinguais classiquement les préventions pri- maire, secondaire et tertiaire. La promotion de la santé, je l’ai découverte en m’engageant dans le réseau des comités régionaux d’éducation pour la santé (Cres). Ce concept envisage la santé dans un aspect extensif et global, comme le résultat d’une grande variété de déterminants : les aspects sociaux, psychologiques, le mode de vie, l’environnement naturel et humain sont pris en compte. La promotion de la santé est également une pratique permettant d’agir sur ces déterminants de santé tout en veillant à préserver la liberté des personnes. Un champ d’investissement privilégié de la promotion de la santé me paraît être le monde du travail. L’approche mul- tiforme et globale de la promotion de la santé serait particulièrement pertinente, me semble-t-il, pour trouver des réponses tant à l’usure physique – les troubles musculo-squelettiques sont la première cause d’absentéisme profes- sionnel – qu’au mal-être au travail. Quelles actions prioritaires envisagez-vous de mettre en œuvre pour lutter contre les inégalités de santé ? Pierre Besse, président de l’Ireps Bourgogne La région Bourgogne, notamment à travers la politique définie par l’ARS, met l’accent sur les inégalités territoriales de santé. Nous devons travailler en proximité, sur ces territoires, en milieu rural comme en milieu urbain. L’IREPS accompagne les acteurs locaux dans la mise en œuvre de projets de santé adaptés à leurs besoins, à leurs envies et aux spécificités de leurs territoires. Notre rôle est aussi de favoriser les liens entre les acteurs de la prévention et du soin curatif. Une des actions phare en région, qui illustre cette mise en réseau des acteurs, est le Pass Santé Jeunes. Un outil internet attractif vient en appui des projets d’accompa- gnement des jeunes à être acteurs de leur santé, avec un travail commun des pro- fessionnels et des familles autour des stratégies efficaces en promotion de la santé.
  • 44. FNES 40 Les Ireps Patrick Daimé, président de l’Ireps Haute-Normandie Il nous paraît primordial de considérer de concert les inégalités sociales et ter- ritoriales et : - d’apporter un minimum d’informations à l’ensemble des acteurs pour favo- riser l’évolution des représentations, en particulier à propos des inégalités so- ciales de santé qui existent à un niveau élevé dans notre pays et ont tendance à s’accroître. Leur gradient traverse l’ensemble de la population, les plus pré- caires représentant l’extrémité ; - de favoriser la prise de conscience de l’extrême diversité des déterminants sociaux de santé à prendre en compte ; - de faire comprendre les enjeux humains, éthiques, sociaux, sociétaux, poli- tiques... ; - de mobiliser pour des interventions intersectorielles, pluridisciplinaires et multiprofessionnelles, en s’attachant à mettre en place des réponses adaptées au gradient social et aux spécificités territoriales ; - de convaincre que les inégalités sociales de santé demandent des réponses et des orientations nouvelles, profondes et durables des politiques de santé et des politiques publiques en général. Toute politique publique devrait comporter, si ce n’est un volet santé (rêvons un peu !), au moins une réflexion et une mesure d’impact en matière de santé. Jeannette Gros, présidente de l’Ireps Franche-Comté Je constate d’abord que nous devons être plus présents sur les inégalités de santé, car le retard existe au niveau de la prévention. À travers nos programmes, nous répondons aux appels à projets où s’exprime un vrai besoin. À titre d’exemple, nous organisons pour les personnes précaires des actions d’éducation à la santé autour de la question de l’alimentation à petits budgets. Nous effectuons également un suivi personnalisé des adultes qui ne se préoccupent plus de leur santé et n’accèdent pas aux soins du fait de leurs difficultés comme le chômage ou les problèmes d’addiction. Pour les personnes âgées isolées ou vivant en milieu rural, nous développons un programme de prévention sur l’autonomie avec le soutien des familles. Je pense d’ailleurs que la réduction des inégalités de santé passera par la couverture de notre territoire en maisons de santé de qualité ou de pôles santé. Ces structures, ainsi que les hôpitaux locaux, apportent une certaine sécurité des soins aux patients et permettent en même temps l’introduction d’une prévention. Elles facilitent aussi la venue de jeunes médecins dans les zones rurales. Intégrés à une équipe médicale, ils ne risquent pas de souffrir de solitude dans leur pratique professionnelle. Ces soignants peuvent en outre être facilement remplacés en cas d’absence.
  • 45. 41 À vos yeux, qu’est-ce qu’une action de santé innovante ? Gérard Guingouain, président de l’Ireps Bretagne Elle répond à un besoin. Elle apporte une solution nouvelle. Rien que de très banal, en fait. Si ce n’est que l’on a trop tendance à associer, pour ne pas dire confondre, innovation et invention avec l’inévitable coloration technologique. Pour reprendre l’expression d’un de mes amis, on ne s’intéresse le plus souvent qu’aux outils ou aux règles d’action quand l’innovation relève d’un autre niveau, celui des « prin- cipes d’action », ce qui donne sens. Pour moi, c’est avant tout affaire d’imagination. Et les gens n’en manquent pas, pour peu qu’on leur en donne les moyens, qu’on les accompagne. Une action innovante en santé est de ce point de vue une action qui permet aux acteurs de se prendre en main, de s’organiser dans une perspective de mieux-être qu’il ne convient pas de définir a priori. L’innova- tion ne s’envisage qu’avec les acteurs, dans une perspective territoriale, locale donc, et temporelle. C’est toujours une affaire de perspective. On peut la provoquer, l’accompagner mais certainement pas l’imposer.
  • 46. Les IrepsFNES 42 ► Vers un nouveau projet fédératif Auto-évaluation des stratégies de la Fnes Dans le cadre de son projet fédératif 2007-2012 et de son projet stratégique de développement 2011-2013, la Fnes a procédé à une auto-évaluation. Objectif : aider aux décisions à prendre en faveur d’un projet rénové pour la Fédération en 2013. Une instance d’auto-évaluation, composée de directeurs d’Ireps et des responsables de l’équipe de la Fnes, a identifié des questions évaluatives et suivi le processus d’auto-évaluation. Plusieurs méthodes ont été utilisées pour répondre aux questions relatives au contexte, aux positionnements, aux stratégies mises en œuvre et à l’organisa- tion. Une synthèse réalisée par l’instance d’auto-évaluation, l’analyse du document sur les attentes des Ireps vis-à-vis de la Fnes, un débat sur un forum ouvert en septembre 2012 aux salariés et aux administrateurs ont permis de tirer quelques enseignements. L’auto-évaluation a porté également sur les stratégies futures. L’interrogation d’un panel d’administrateurs et de sala- riés a notamment permis de cerner les missions prioritaires des Ireps pour les cinq prochaines années. Les missions prioritaires Les propositions de l’instance d’évaluation ont été validées par le conseil d’administration de la Fédération. Pour les Ireps, les missions prioritaires suivantes sont ainsi proposées : ► accompagner les collectivités (collectivités locales, entreprises, écoles, établissements médico-sociaux ou de santé) ; ► contribuer à l’élaboration de politiques publiques favorables à la santé en apportant une expertise ; ► développer l’offre de services aux acteurs de terrain (information, accompagnement méthodologique, formation, documentation, évaluation) ; ► fédérer les acteurs et animer ou coordonner les activités de promotion de la santé aux niveaux régional et territorial. En ce qui concerne la Fédération (équipe nationale et instances régionales), les Ireps et la Fnes, les missions prioritaires sont : ► défendre la promotion de la santé dans les politiques de santé ; ► renforcer la visibilité de la fédération et sa légitimité dans le champ de la promotion de la santé ; ► faire connaître les Ireps, les services qu’elles proposent, les compétences dont elles disposent et les activités qu’elles réalisent. « La démarche qualité et la professionnalisation continuent à figurer parmi les actions et démarches à poursuivre », souligne en outre le résumé de l’auto-évaluation présenté au conseil d’administration de la Fnes du 14 novembre 2012.
  • 47. 43 Enfin, trois missions sont plus particulièrement dévolues à l’instance nationale : ► identifier et plaider pour des modalités de financement plus sûres des activités de promotion de la santé ; ► animer le réseau des Ireps : échanges et partages d’expérience, capitalisation des savoir-faire, mutualisation des compétences ; ► initier un ou des projets ambitieux de promotion de la santé d’envergure nationale. Un partenariat a été engagé avec d’autres fédérations ou associations nationales (Fédération addiction (FA), Fédération française d’addictologie (FFA), Aides, Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (Anpaa) pour une démarche conjointe auprès des pouvoirs publics en vue d’affirmer l’intérêt de la promotion de la santé et mettre en œuvre des modalités durables de reconnaissance et de financement de ces activités. Le bureau et la déléguée générale de la Fnes ont été chargés de proposer un nouveau projet fédératif, d’identifier les activités correspondantes en fonction des ressources que la Fédération sera susceptible de mobiliser.
  • 48. FNES 44 Les Ireps ► Question à ... Comment peut-on, selon vous, renforcer le sentiment d’appartenance au réseau et accroître sa visibilité ? Martine Pellerin, directrice de l’Ireps Limousin L’élection d’un nouveau président de la Fnes et l’arrivée d’une nouvelle équipe sont tout à fait positifs. L’action fédérative et le travail de lobbying nous aideront à mieux nous faire connaître. Pour la première fois, une réunion a récemment été organisée au siège de la Fédération entre sa déléguée générale et les directeurs d’Ireps. Cela témoigne d’un esprit de coopération et de mutualisation des compétences. Nous avons maintenant davantage de moyens pour présenter et développer nos projets en commun. Quels sont vos axes d’actions prioritaires pour 2013 ? Évelyne Coulouma, directrice de l’Ireps Languedoc-Roussillon Je distinguerai deux thématiques à développer : la santé environnementale et la santé au travail. Pour le premier sujet, il s’agit de conjuguer l’éducation pour la santé et l’éducation à l’environnement. Concernant le deuxième thème, nous allons organiser des formations et de l’appui méthodologique. Nous avons aussi l’intention de développer davantage la création et la diffusion d’outils pédagogiques avec des formations adaptées à leur utilisation, notamment l’ «art langage», qui permet un travail sur les représentations à partir d’œuvres d’art. En 2013, nous ferons également le bilan du projet d’expérimentation sociale jeunes (réponse à l’appel à projet de Martin Hirsch) concernant l’accès aux soins des jeunes chez le médecin généraliste avec le tiers payant. Gildas Vieira, directeur de l’Ireps Centre Je souhaiterais impulser le mouvement sur deux chantiers : l’éducation thérapeutique du patient et le volet communautaire. En matière d’éducation thérapeutique, il fau- drait intégrer cette activité dans les contrats locaux de santé et les maisons de santé pluridisciplinaires. Cet objectif peut se traduire notamment par l’organisation de for- mations aux personnels médicaux et paramédicaux et par le développement de la méthodologie. Sur le volet communautaire, je préconise de nouveaux projets à mettre en œuvre dans les quartiers en difficulté, comme le fait l’Institut Renaudot. Il est nécessaire d’agir en faveur des personnes en difficulté sur des thématiques telles que l’alimentation, l’activité physique et le sport ou encore l’éducation thérapeutique.
  • 49. 45 Index par régions Alsace ………………………………………………………………………………………………………………………p11, p27, p39 Aquitaine…………………………………………………………………………………………………..………………p5, p15, p27 Auvergne……………………………………………………………………………………………………………………p6 Basse-Normandie…………………………………………………………………………….............................p7, p24 Bourgogne…………………………………………………………………………………...................................p5, p22, p39 Bretagne……………………………………………………………………………….............................…………p4, p17, p18, p41 Centre……………………………………………………………………........................................……………p22, p23, p44 Champagne-Ardenne………………………………………………………..................................…………p13, p31 Corse…………………………………………………………………………………………................................…p19, p33 Franche-Comté…………………………………………………………………………............................………p19, p40 Guadeloupe……………………………………………………………………............................………………..p30, p37 Guyane…………………………………………………………………………...............................……………...p12, p34 Haute-Normandie………………………………………………………………………….........................……p29,p40 Île-de-France……………………………………………………………………...........................………………p10, p14, p24 Languedoc-Roussillon…………………………………………………….......................…………………….p32, p44 La Réunion……………………………………………………………………………...........................………...p16, p26, p34, p35 Limousin………………………………………………………………………………………...............................p20, p44
  • 50. Lorraine………………………………………………………………..............................………………………...p8, p9, p10 Martinique......................................................................................................................p8, p20 Mayotte…………………………………………………………………………………..............................………p15, p23, p34 Midi-Pyrénées……………………………………………………………………...........................…………….p25, p28, p36 Pays-de-la-Loire…………………………………………………………………………..........................……..p14, p25 Picardie……………………………………………………………………………………..............................……p21, p25 Poitou-Charentes…………………………………………………………………….........................………….p11, p21 Provence-Alpes-Côte d’Azur…………………………………………………………….......................…….p13, p29, p36 Rhône-Alpes…………………………………………………………………………………............................….p26, p30 FNES 46 INDEX
  • 51. GLOSSAIRE A Aapriss : Apprendre et agir pour réduire les inégalités sociales de santé Adafae : Association départementale d’aide aux familles et d’action éducative Adis : Association pour le développement des initiatives contre le sida et l’hépatite C Anpaa : Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie ARS : Agence régionale de santé ASV : Atelier santé ville B Bip : Base de données bibliographiques spécialisée en éducation pour la santé Bop : Base d’outils pédagogiques BTS : Brevet de technicien supérieur C CCAS : Centre communal d’action sociale CFA : Centre de formation d’apprentis CFAI : Centre de formation d’apprentis de l’industrie CFES : Comité français d’éducation pour la santé CHU : Centre hospitalier universitaire CIJ : Centre information jeunesse Ciss : Collectif interassociatif sur la santé Clic : Centre local d’information et de coordination gérontologique Codes : Comité départemental d’éducation pour la santé CPAM : Caisse primaire d’assurance maladie CRDP : Centre régional de documentation pédagogique Creai : Centre régional d’études et d’actions sur les handicaps et les inadaptations Cres : Comité régional d’éducation pour la santé Crips : Centre régional d’information et de prévention du sida CRP : Centre de rééducation professionnel CRSA : Conférence régionale de la santé et de l’autonomie CSAPA : Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie CUCS : Contrat urbain de cohésion sociale D DEA : Diplôme d’études approfondies DESS : Diplôme d’études supérieures spécialisées DDCSPP : Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations DPJJ : Direction de la protection judiciaire de la jeunesse DRASS : Direction régionale des affaires sanitaires et sociales 47
  • 52. DRJSCS : Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale DTPJJ : Direction territoriale de la protection judiciaire de la jeunesse DU : Diplôme universitaire E EPS : Éducation pour la santé EMM : Équipe mobile mixte ERD : Espace régional de documentation ETP : Éducation thérapeutique du patient F Falep : Fédération des associations laïques et éducation populaire Fnars : Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale Fnes : Fédération nationale d’éducation et de promotion de la santé Fnors : Fédération nationale des observatoires régionaux de la santé Fraps : Fédération régionale des acteurs en promotion de la santé G Greta : Groupement d’établissements publics locaux d’enseignement GRSP : Groupement régional de santé publique H HPST (loi) : Hôpital, patients, santé et territoires I Ifsi : Institut de formation en soins infirmiers Inpes : Institut national de prévention et d’éducation pour la santé Ireps : Instance régionale d’éducation et de promotion de la santé IRTD : Institut régional des techniques documentaires Isped : Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement IUT : Institut universitaire de technologie IVG : interruption volontaire de grossesse M MFPF : Mouvement français pour le panning familial MST : Maîtrise de sciences et techniques O ORS : Observatoire régional de la santé OR2S : Observatoire régional de la santé et du social de Picardie FNES 48 GLOSSAIRE
  • 53. P Pace : Plate-forme Aquitaine pour des compétences en éducation du patient Peps : Pôle de compétences en éducation et promotion pour la santé PIJ : Point information jeunesse PJJ : Protection judiciaire de la jeunesse PNNS : Programme national nutrition santé PNSE : Plan national santé environnement PRC : Pôle régional de compétences PRS : Programme régional de santé PRSE : Programme régional santé environnement PRSP : Plan régional de santé publique PSRS : Plan stratégique régional de santé S SFSP : Société française de santé publique SNE : Statut national des salariés SROMS : Schéma régional d’organisation médico-sociale SROS : Schéma régional de l’offre de soins SREPS : Schéma régional d’éducation pour la santé SRP : Schéma régional de prévention T TIC: Technologies de l’information et de la communication TMS : Troubles musculo-squelettiques U Ufolep : Union française des œuvres laïques d’éducation physique UFR : Unité de formation et de recherche UFSBD : Union française pour la santé bucco-dentaire 49
  • 54. FNES 50 La Fnes
  • 55. Mars 2013 Fédération Nationale d’Education et de promotion de la Santé Immeuble «Etoile - Pleyel» 42, bd de la Libération 93200 Saint-Denis