Inria - Rapport annuel 2011
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Inria - Rapport annuel 2011

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Le rapport annuel 2011 d'Inria, institut public de recherche entièrement dédié aux sciences du numérique, met en lumière sa stratégie, ses recherches et ses partenariats. ...

Le rapport annuel 2011 d'Inria, institut public de recherche entièrement dédié aux sciences du numérique, met en lumière sa stratégie, ses recherches et ses partenariats.

Le numérique est au cœur de notre quotidien. On le trouve dans la plupart des objets et des services que nous utilisons tous les jours, qu’il s’agisse d’Internet, d’ordinateurs, de téléphones mobiles, d’appareils photo, de baladeurs audio, de téléviseurs, de consoles de jeux ou de récepteurs GPS. Mais il se niche aussi de façon parfois moins visible dans les véhicules, les outils industriels, les dispositifs médicaux, les systèmes décisionnels… Toutes ces technologies ont déjà profondément changé notre vie, au point de devenir indispensables. Et elles vont continuer de le faire à l’avenir, à travers des applications en cours de développement. C’est dans cette voie que sont engagés les chercheurs d’Inria qui inventent le monde numérique de demain.

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Inria - Rapport annuel 2011 Inria - Rapport annuel 2011 Document Transcript

  • 2011 RAPPORT ANNUEL Éducation MédecineInformation Transport LogicielsAssistance Environnement
  • PAGE 57La recherchePAGE au cœur du débat1 L’importance croissante du numérique dans la vie de tous les jours, de manière visible, matérielle, ou invisible et immatérielle, soulèveLe numérique un grand nombre deau cœur de la vie questions.Comme l’ont fait hier PAGE 17l’imprimerie, le téléphone P. 58 Tous acteursou le chemin de fer, de la régulationle numérique modifie Isabelle Falque-Pierrotin,profondément nos foyers, présidente de la Cnil.nos entreprises, nos P. 61 Un désordre fertileindustries, nos écoles, 2011, au cœur Daniel Kaplan, déléguéen démultipliant les moyens d’Inria général de la Fing.de communication, Le paysage de la rechercheen automatisant certaines est en perpétuelle évolution. P. 64 Laissons lestâches pour gagner Les responsables de l’institut chercheurs chercher !en productivité et en et les chercheurs s’expriment Henri Verdier, présidentinventant de nouveaux sur l’année écoulée. du pôle de compétitivitémodèles d’échanges. P.18 En chiffres Cap Digital. P.19 Stratégie Vue par Michel Cosnard, Claude Kirchner et Hervé Mathieu. P.23 Missions Recherche, partenariats, transfert et rayonnement des sciences du numérique. P.49 Pilotage Les défis de la modernisation, les huit centres de recherche. • Les pages signalées par la pastille ci-contre sont interactives ! Photographiez l’image avec l’application Pixee pour accéder aux contenus en ligne. Pixee est une application gratuite disponible sur iPhone, Android et BlackBerry. • Comment ça marche ? Les téléphones mobiles sont équipés d’une caméra embarquée pour prendre des photos... mais pas seulement.Des formules mathématiques récemment inventées au sein d’Inria permettent aux téléphonesd’appréhender le contenu des images, comme le fait notre cerveau. Le téléphone compare alors l’imagecapturée à plusieurs milliers d’images pour retrouver la plus proche et nous délivrer les informationsqui lui sont associées. À vous de jouer !
  • LE NUMÉRIQUE AU CŒUR DE LA Aujourd’hui … VIE… et demainLe numérique est désormais au cœur de notre quotidien.On le trouve dans la plupart des objets et des services que nous utilisons tous les jours, qu’il s’agisse d’Internet, d’ordinateurs, de téléphones mobiles, d’appareils photo, de baladeurs audio, de téléviseurs, de consoles de jeux ou de récepteurs GPS. Mais il se niche aussi de façon parfois moins visible dans les véhicules, les outils industriels, les dispositifs médicaux, les systèmes décisionnels… En l’espace de quelques années à peine, toutes ces technologies ont déjà profondément changé notre vie, au point de devenir indispensables. Et elles vont continuer de le faire à l’avenir, à travers des applications en cours de développement. C’est dans cette voie que sont engagés les chercheurs d’Inria, institut public de recherche, qui inventent le monde numérique de demain. 1
  • Inria Comment gérer la surdose ? C’est bien connu, trop d’info tue l’info. Et il ne suffit pas d’avoir accès à la connaissance pour en profiter réellement. Avec le développement des technologies numériques et la démocratisation des outils de communication, nous sommes aujourd’hui submergés d’informations de toutes sortes qu’il devient de plus en plus difficile d’analyser, de hiérarchiser et de mémoriser. Sans même parler des mails, des tweets et des autres messages qui se déversent quotidiennement Information à travers les réseaux, la moindre requête dans un moteur de recherche renvoie vers des dizaines de pages Web, constituant autant de sources d’information qu’il faut patiemment explorer. Comment s’y retrouver quand on sait que notre cerveau ne peut pas tout assimiler ? De nombreuses équipes d’Inria effectuent des recherches visant à organiser et à clarifier cette masse de données sans cesse croissante de façon à la rendre utilisable et compréhensible par tous. C’est le cas de l’équipe-projet Orpailleur , qui développe des outils intelligents de gestion et d’extraction des connaissances dans des bases de données. Ou encore d’Aviz , qui travaille sur de nouvelles méthodes pour visualiser et synthétiser des informations en naviguant dans de grandes masses de données, en s’attachant à les contextualiser. 2
  • Le numérique au cœur de la vie3
  • Inria Objectif zéro défaut Le 4 juin 1996, Ariane 5 explosait en plein ciel lors de son vol inaugural. La faute à un simple bug dans un des logiciels gérant le pilote automatique de la fusée… De fait, en informatique, Logiciels la moindre erreur de conception peut avoir des conséquences humaines ou économiques catastrophiques. Surtout quand elle concerne un programme embarqué critique, comme ceux qui commandent des systèmes aéronautiques, nucléaires, médicaux ou automobiles. Pour éviter que de tels accidents se produisent, plusieurs équipes d’Inria spécialisées en algorithmique et en programmation se sont attelées au problème de la sûreté des logiciels en développant des outils destinés à traquer les failles des programmes dès leur conception. Abstraction a ainsi mis au point Astrée, un analyseur de code capable de détecter des erreurs en réalisant des calculs automatiques. Gallium cherche à améliorer la fiabilité des logiciels grâce à Objective Caml, un langage de programmation de haut niveau, plus sûr et plus expressif, et grâce à CompCert, un compilateur traduisant fidèlement les codes sources, sans y introduire d’erreur. De nombreux projets en cours, exploitant de puissants concepts informatiques et mathématiques, visent le même but : rendre les logiciels parfaitement fiables, qu’il s’agisse de navigation, de contrôle, d’automatisation ou de communication. Pour notre sécurité à tous ! 4
  • Le numérique au cœur de la vie5
  • Inria Équipe Magrit Le virtuel au service des chirurgiens Préparer une intervention chirurgicale grâce à une simulation informatique, voire pratiquer une opération en superposant des informations supplémentaires dans le champ de vision du chirurgien ; ces pratiques, qui semblent sortir tout droit d’un roman de science-fiction, pourraient bien devenir courantes dans un Médecine proche avenir. Et notamment grâce à la réalité augmentée, une technique permettant d’enrichir le champ opératoire d’informations telles que des modèles d’organes ou de vaisseaux représentés en 3D, et donc de voir au-delà du visible, pour mieux guider les gestes du spécialiste. C’est sur ce thème que travaille l’équipe Shacra au sein de MIX-Surg, un des trois instituts hospitalo- universitaires (IHU) auxquels s’est allié Inria, sur les six retenus dans le cadre du programme Investissements d’avenir lancé en 2010. Tandis que l’équipe-projet Magrit travaille sur des représentations numériques fidèles du réseau vasculaire et sur des simulations d’organes. En combinant imagerie, simulation, modélisation et même robotique (pour automatiser et sécuriser certains gestes techniques), ces approches devraient sensiblement améliorer la chirurgie mini-invasive et contribuer à faire progresser la médecine et le confort des patients. 6
  • Le numérique au cœur de la vie7
  • Inria Équipe Wam Vers des villes intelligentes Plus de la moitié de la population mondiale habite désormais en milieu urbain. Et cette tendance va s’accentuer au cours du siècle. Pour s’adapter à cette profonde évolution et à ses conséquences en termes sociaux et environnementaux, les villes doivent revoir leurs infrastructures et leurs services en profitant au maximum des possibilités offertes par le numérique et les nouvelles technologies. En s’appuyant sur Internet, de nombreuses applications pour smartphone montrent déjà la voie, en permettant, par exemple, de connaître en temps réel la position et l’heure de passage du bus que l’on Urbanisme attend ou de trouver instantanément l’adresse d’un restaurant dans un quartier inconnu. Mais il reste encore beaucoup à faire pour rendre les villes réellement intelligentes, notamment en donnant aux citoyens les moyens de nourrir des réseaux d’informations contextuelles utiles à tous. Inria prépare cette mutation. L’équipe-projet Wam a ainsi développé une application en réalité augmentée permettant de visiter Grenoble en profitant d’informations visuelles et sonores complémentaires sur smartphone. En utilisant des données Web géolocalisées et des technologies de communication sans fil comme le wi-fi, la téléphonie 3G ou les étiquettes RFID sur des équipements, une multitude de services interactifs verront bientôt le jour dans les villes numériques, aussi bien pour assister les personnes en situation de handicap que pour guider les automobilistes ou informer les usagers. 8
  • Le numérique au cœur de la vie9
  • Inria 10
  • Le numérique au cœur de la vie Équipe Coprin Aide numérique à domicile En 2020, l’Europe comptera près de 84 millions de personnes de plus de 75 ans. Avec une espérance de vie en hausse constante et des liens familiaux et sociaux qui se distendent, de plus en plus de personnes âgées se retrouvent dans des situations d’isolement total. Et toutes ne peuventAssistance pas faire appel à des aides à domicile pour les assister dans leurs gestes quotidiens. Un problème que connaissent également les handicapés, contraints de recourir à toutes sortes d’astuces pour réaliser des tâches banales. Et si des solutions venaient du numérique et de la robotique ? Dans le cadre de l’action d’envergure PAL (Personally Assisted Living) , Inria a mobilisé neuf équipes réparties dans ses centres afin de développer des solutions pour améliorer la vie des personnes dépendantes. Ainsi, l’équipe- projet Coprin a mis au point Marionet-Assist, un dispositif automatisé permettant à une personne à mobilité réduite de sortir d’un fauteuil ou de se relever après une chute (l’accident le plus fréquent). E-motion étudie des systèmes artificiels dotés de capacités de perception, de décision et d’action suffisamment évoluées pour interagir avec des humains. Et Maia travaille sur des machines autonomes douées d’intelligence artificielle. De quoi imaginer, un jour, des robots réellement domestiques, capables de nous aider dans notre vie quotidienne… 11
  • Inria L’art de partager l’électricité Tout le monde en est désormais conscient : l’énergie est précieuse. Et sa gestion constitue un enjeu majeur du XXIe siècle, aussi bien sur le plan économique qu’écologique. Face aux limites intrinsèques des ressources fossiles, de nouveaux modes de production et de consommation s’imposent, favorisant et valorisant les énergies renouvelables, qu’elles soient solaire, hydraulique ou éolienne. Aujourd’hui, particuliers et entreprises Énergie peuvent produire de l’électricité et l’utiliser pour leurs besoins propres ou la revendre à l’opérateur national pour la partager. Mais, pour que le système fonctionne et se développe, il faut de puissants outils numériques pour gérer cette répartition en temps réel sur des réseaux de type smart grid. Inria travaille dans ce but à travers l’ I-Lab Metis , une structure mixte associant la société Artelys aux équipes-projets Tao et Maxplus . Au sein de ce laboratoire commun, chercheurs et industriels combinent leurs moyens et leurs savoir-faire pour réaliser un système de gestion d’énergie en mode smart grid. Spécialisée en optimisation, en statistique et en aide à la décision, Artelys profite des recherches en algorithmique et en modélisation des équipes pour accélérer la mise au point de solutions opérationnelles à proposer à des clients en France et à l’international. 12
  • Le numérique au cœur de la vie13
  • Indiscrétions sur Internet Sur le Net, tout le monde se croit à l’abri derrière un pseudonyme. Mais une étude du MIT (Massachusetts Institute of Technology), à laquelle des chercheurs Inria ont participé, montre que la plupart des internautes utilisent les mêmes identifiants sur les différents sites qu’ils visitent. Et, avec le développement des réseaux sociaux et du commerce en ligne, il est relativement simple de relier ces identités virtuelles pour cibler, pister, voire identifier les utilisateurs à des fins commerciales, politiquesCommuni- ou… criminelles. À une époque oùcation Internet et les échanges numériques sont au cœur de la société, la question de la sécurité et de la confidentialité des données personnelles est cruciale, aussi bien pour le respect de la vie privée que pour la bonne marche de l’économie. Une cinquantaine d’équipes Inria travaillent actuellement sur ce thème, qui constitue un enjeu majeur à l’ère de la communication. Certaines, comme Secsi ou Caramel , se concentrent sur les protocoles et les clés de cryptage permettant de garantir la confidentialité des échanges d’informations. D’autres, comme Planete , étudient les failles de sécurité des logiciels de communication populaires et l’anonymat des identifiants. L’équipe-projet Secret a participé à l’élaboration de Shabal , un algorithme permettant de mettre à l’épreuve les standards de cryptage des données confidentielles. Autant de pistes à explorer, de méthodes à inventer et d’outils à développer pour vivre le numérique en toute sécurité. 14
  • Le numérique au cœur de la vie15
  • Le numérique, un moteur de croissanceLe numérique est au cœur de notre Une étude de Coe-Rexecode, publiéesociété. Dans nos foyers, bien sûr, mais en mai 2011, estime que l’économieaussi dans nos écoles, nos entreprises numérique, de manière directeet nos industries. Comme l’ont fait hier ou indirecte, a contribué pour 26 %l’imprimerie, le téléphone et le chemin en moyenne à la croissance entrede fer, le numérique modifie profondément 1980 et 2008 en France, pour 32 %notre économie, en démultipliant en Allemagne et au Japon et pour 37 %les moyens de communication, aux États-Unis. Preuve de sonen automatisant certaines tâches pour importance, mais aussi du potentielgagner en productivité, et en inventant restant à exploiter pour la croissancede nouveaux modèles d’échanges. française.Et si le numérique s’appuie toujours surdes dispositifs matériels (processeurs, Inria participe activement à cetteordinateurs, serveurs, réseaux, etc.), mutation avec ses projets de recherche,il donne aussi une véritable valeur de transfert de technologies, enà l’immatériel, que ce soit pour les biens particulier à travers les I-Labs, structuresculturels (musique, cinéma…), les services mixtes associant des équipes deou la création intellectuelle. Il en va chercheurs et des PME-PMI au seinainsi des outils logiciels. De plus, le de laboratoires communs autournumérique change la donne économique de projets industriels.en abaissant sensiblement le coût del’innovation, comme le montre l’histoiredes plateformes de commerce en ligneet des réseaux sociaux. 16
  • 2011, AU CŒUR d’Inria17
  • Inria — Rapport annuel 2011STRATÉGIEProfil en chiffres • 83 %7start-up créées. 179 équipes-projets (au 1er janvier 2012), dont 83 % sont communes avec des universités et autres établissements4432 de recherche.publications de référence. 4351106 personnes ont concouru aux missions d’Inria, dont 68 % de personnel scientifique. • 68 %logiciels déposés à l’APP(Agence pour la protectiondes programmes). 128223 doctorants dans les équipes de recherche.brevets initiaux déposés. 66 équipes associées avec des universités et laboratoires étrangers. 304 thèses soutenues. 18
  • 2011, au cœur d’Inria Interview “ACCROÎTRE L’IMPACT DE NOS RECHERCHES EST PRIMORDIAL”Interview“INRIA ESTPRÊT ÀCosnard, Michel ABORDERLA DÉCENNIE président-directeur généralQUI S’OUVRE” Michel Cosnard, Président-Directeur général 19
  • Inria — Rapport annuel 2011STRATÉGIEInterview À l’échelle européenne, notre approche globale intègre formation, recherche, innovation et usages. En 2011, l’institut a construit de notre pays, au même titre que la santé, nouveaux sites à Bordeaux, Lille et Saclay, l’énergie, l’environnement et les et inauguré le PCRI à Saclay. Comment sciences humaines et sociales. Cette poursuivez-vous ces développements dans alliance nous a permis de renforcer nos un contexte de stabilisation de la dotation partenariats et de définir de façon de l’État ? concertée les priorités nationales en Michel Cosnard • D’une sciences et technologies du numérique. part, grâce à l’augmenta- Le programme Investissements d’avenir tion de nos ressources a par ailleurs été l’occasion de lancer de propres, liée en grande nouvelles activités partenariales, no- partie aux succès de nos tamment dans les domaines de la san- équipes dans les appels à té, de l’environnement ou des sciences projets. D’autre part, grâce de l’homme et de la société. Beaucoup à une meilleure efficacité dans leur uti- de nos équipes de recherche sont impli- lisation avec un objectif d’excellence en quées dans des laboratoires d’excel- matière de gestion. Notre première édi- lence (Labex) et des équipements d’ex- tion des Prix Inria reflète d’ailleurs par- cellence (Équipex) avec des partenaires faitement ces deux aspects. académiques locaux. Inria, en tant qu’organisme national, est partenaire Le paysage de la recherche de trois instituts hospitalo-universitaires française a beaucoup évolué. Comment (Paris, Strasbourg et Bordeaux). Et, dans l’institut vit-il ces mutations ? le cadre du programme Économie du M. C. • 2011 a été la première année numérique ou encore des instituts de complète d’Allistene – structure de recherche technologique (IRT), nos par- concertation dédiée aux sciences et tenaires sont des industriels, grands technologies du numérique, qui réunit groupes ou PME. le CEA, le CNRS, l’Institut Mines-Télé- com, la CPU, la CDEFI et notre institut – La recherche européenne est aus- et l’année de lancement de nombreux si en pleine effervescence depuis la création investissements d’avenir. La création en2010del’EITICTLabs,dontInriacoordonne d’Allistene est la preuve que les sciences le volet recherche. Où en est-on ? du numérique sont une priorité pour • M. C. L ’EIT ICT Labs, une des trois com- munautés de la connaissance et de l’in- Nous avons un objectif novation de l’Institut européen d’inno- d’excellence en matière vation et de technologie (EIT) dédiées de gestion. aux sciences du numérique, se met en place et semble très prometteuse. Elle devrait permettre de créer le pont entre recherche et industrie en finançant des innovations jusqu’à leur développement technologique – dépôt de brevet, de lo- 20
  • 2011, au cœur d’Inriagiciel, création d’entreprise ou autresmodalités de transfert. Ses deux points Claude Kirchner,forts sont  : une programmation délégué général à la rechercheconjointe (les 23 partenaires proposent et au transfert pour l’innovationles sujets de recherche et les financentavec l’aide de l’Europe) et une nouvelle Prix Inria 2011approche globale intégrant formation,recherche, innovation et usages, dont “Une première éditionune des déclinaisons pourrait par emblématique de notreexemple être la formation de nouveauxprofils d’étudiants, à la fois scientifiques démarche”et entrepreneurs. « Les Prix Inria ont pour de simulation numérique. Ces évolutions influencent-elles vocation de reconnaître Le Prix de l’innovation et de distinguer des Inria-Dassault Systèmesvos thématiques de recherche ? • scientifiques ayant a distingué StéphaneM. C. Nos recherches restent dans une contribué de manière Donikian, créateur de lacertaine continuité et en phase avec le exceptionnelle au champ spin-off Golaem et de sesdéveloppement fulgurant des technolo- des sciences informatiques simulateurs numériquesgies numériques. Dans ce monde en et mathématiques, ou de comportementsconstruction, nous sommes surtout ayant apporté des humains dans les contributions majeures environnements 3D.attentifs à accroître l’impact de nos au transfert ou à Le Prix du soutien à larecherches. Nous nous intéressons de l’innovation dans ces recherche et à l’innovation aplus en plus aux usages, une approche disciplines. Ils distinguent été décerné à Julien Wintz,qui englobe l’étude des réseaux so- également des ingénieurs jeune ingénieur qui a misciaux – que ce soit pour le respect de ou techniciens ayant eu en place et anime une des apports remarquables plateforme de calculla vie privée ou le droit à l’oubli –, l’in- scientifique permettant aux en termes de soutien outernet des objets, l’interaction homme- d’appui aux recherches. chercheurs d’expérimentermachine ou l’assistance à domicile, En 2011, le Grand Prix leurs logiciels dans leurainsi que les problématiques liées au a honoré Gérard Huet, domaine d’application.développement durable. pionnier de l’école française Enfin, le Prix du serviceC’est pourquoi nous nous rapprochons d’informatique, dont de support à la recherche a les travaux ont été récompensé un formidabledes grands acteurs économiques et so- déterminants notamment travail d’équipe autourciaux du monde numérique. Nous avons pour garantir la qualité de la certification desd’ailleurs demandé à trois d’entre eux des logiciels. Le Prix comptes de l’institut,d’intervenir dans les pages suivantes. jeune chercheur a souligné première étape dans le le talent de Bruno Lévy, un processus de simplification passionné de géométrie et d’harmonisation des qui bouleverse la pratiques chez Inria. » représentation 3D, que ce soit pour les images de synthèse des jeux vidéo ou les images 21
  • Inria — Rapport annuel 2011STRATÉGIERétrospective“Une permanence dansla stratégie et des ambitionsrenouvelées”« Premier constat : la résumées par le motjustesse des fondamentaux d’ordre du premier planautour desquels s’est stratégique de l’institut,construit l’institut, tels en 1994 : excellenceque les a posés le premier scientifique et transfertprésident d’Inria, Jacques- technologique.Louis Lions, en 1979. Plusde quarante ans après, ils Deuxième constat : le plansont toujours d’actualité. ambitieux de doublementQue ce soit le couplage en dix ans des activitésde l’informatique et des et des moyens d’Inriamathématiques, l’importance (effectifs et budgets),du transfert industriel, impulsé par Bernardla structure de recherche Larrouturou (présidenten équipes-projets petites de 1996 à 2003) dans le butet réactives, la formation de porter l’institut au meilleur Hervé Mathieu,via l’accueil de doctorants niveau mondial et concrétisé délégué général à l’administrationet de jeunes ingénieurs ou par le contrat signé en 2000l’ouverture à l’international. avec l’État, a été une réussite des ressources et des servicesAu cours des ans et des incontestable. Pour preuve, jusqu’en mars 2012présidences successives, le dernier Visiting Committeecela s’est traduit par la international ayant évaluécréation de start-up, la l’institut fin 2008 l’a situéparticipation aux divers comme leader européen de projets pour accompagnerprogrammes européens et parmi les meilleurs des partenariats forts avecet la mise en place organismes de recherche les universités, les écolesde partenariats durables mondiaux dans son domaine. et les entreprises. Et il restecomme le groupement Autre indice révélateur : le encore beaucoup à faireErcim, la participation au grand nombre de Grants que pour que l’informatique soitW3C dès les débuts du Web, nos chercheurs décrochent reconnue pas seulementde nombreuses activités au Conseil européen de comme un outil mais commesous contrat, de fortes la recherche (ERC). une science à part entière. »relations internationalesou encore une évaluation Tout en maintenant cetteexigeante des équipes stratégie, notre ambitionde recherche. Des est d’ouvrir encore plusorientations fort bien nos recherches vers l’industrie et la société. D’une part, en intégrant dans nos recherches les enjeux sociaux et environnementaux, comme nous l’avons fait dans le passé pour les télécoms et les sciences du vivant. D’autre part, en jouant le rôle de catalyseur de recherches, de stimulateur 22
  • 2011, au cœur d’Inria MIS-SIONS … VUES PAR NOS CHERCHEURS RECHERCHE PARTENARIATS TRANSFERT RAYONNEMENT DES SCIENCES DU NUMÉRIQUE 23
  • Inria — Rapport annuel 2011MISSIONS… vues par noschercheurs notamment dans le domaine de l’environnement : par exemple, pour détecter des feux de forêt, en Après ses études d’ingénieur utilisant des capteurs de à l’Insa de Lyon, où elle s’est température, pour contrôler spécialisée en réseaux et la pollution de l’air ou de télécommunications, Nathalie l’eau, ou encore pour étudier Mitton a travaillé dans le comportement de groupes l’équipe-projet Pops . Chargée d’animaux en les équipant de recherche Inria, elle dirige de capteurs. Ce que désormais la toute nouvelle j’apprécie chez Inria, c’est équipe Fun , qui s’intéresse aux l’ouverture : le dialogue réseaux hétérogènes d’objets avec les autres centres communicants. régionaux, les relations avec de nombreux « Étant attirée par les chercheurs dans le monde sciences depuis mon et les contacts étroits avec enfance, j’ai suivi des l’industrie. Nous avons études d’ingénieur à l’Insa ainsi établi un contrat de de Lyon. Comme j’ai choisi recherche externe (CRE) de me spécialiser en réseaux avec France Télécom, et télécommunications, et créé l’I-Lab EtiPops, j’ai poursuivi avec une avec la PME locale Etineo. thèse sur les réseaux sans Cette structure mixte, dans fil dans le cadre du Citi, laquelle nous travaillons sur un labo Insa qui travaillait la géolocalisation, présente en partenariat avec Inria. plusieurs avantages : elle Cette recherche m’a vraiment nous permet de combiner passionnée et j’ai eu envie nos moyens, de cadrer nos de continuer au sein d’Inria. recherches avec une feuille En 2006, j’ai rejoint l’équipe- de route sur trois ans, et projet Pops , dans laquelle de nous fixer des objectifs j’ai progressivement pris industriels, avec la réalisation des responsabilités, avant de produits. Une façon de de monter l’équipe Fun , rendre nos recherches trèsNathalie Mitton, qui va prolonger ses travaux concrètes. »responsable de l’équipe Fun, sur les réseaux ubiquitairescentre Lille – Nord Europe du futur à partir de 2012. Nous visons, en effet, à développer et à unifier des“Collaborer réseaux d’étiquettes RFID, de capteurs et de robots-avec des entreprises actionneurs qui fonctionnent sur batterie et communiquentsur des projets sans fil, par ondes radio. De nombreuses applicationsindustriels” sont déjà envisagées, 24
  • 2011, au cœur d’InriaRémi Gribonval, François-Xavier Le Dimet,directeur de recherche Inria, professeur émérite à l’université Joseph-Fourier,centre Rennes – Bretagne Atlantique centre Grenoble – Rhône-Alpes“Mes recherches “Inria m’a accordéconcilient mes deux sa confiance pour avancerpassions : la musique dans mes recherches”et les mathématiques”« C’est ma passion pour les mathématiques quim’a entraîné vers l’ENS. Et celle pour la musiquequi m’a conduit à choisir un master combinantles deux domaines. J’ai poursuivi dans la mêmevoie en préparant une thèse sur le traitementdu son avec l’Ircam et l’École polytechnique. Puisje suis parti pour un post-doctorat à l’université deCaroline du Sud, aux États-Unis, où j’ai approfondiles aspects théoriques des algorithmes quej’utilisais. Depuis que j’ai intégré l’équipe Metiss ,en 2001, j’explore la notion de parcimonie, quipermet notamment de représenter et de traiterdes signaux audio avec très peu de paramètres.Les techniques qui en découlent permettent,par exemple, de compresser des données audio, François-Xavier Le Dimet mène sesd’isoler des voix ou de séparer des instruments recherches au sein de l’équipe-projet Moise ,dans un enregistrement. Mais ces recherches vont qui succède au projet Idopt, dont il étaitbien au-delà du son, avec des applications dans responsable. Il enseigne aussi à la Floridal’imagerie médicale, la biologie, l’astronomie et, plus State University et vient d’être nommélargement encore, dans l’apprentissage automatique Fellow of the American Meteorological(machine learning). Certaines sont déjà étudiées Society.dans le cadre de Small et d’Échange, deux projetsque j’ai coordonnés, l’un européen, l’autre de l’ANR « Une vie de chercheur est ordinateurs de l’époque,(Agence nationale de la recherche). Autant de pistes faite de rencontres. Je dois mais elle a été adoptéeà explorer avec l’équipe que je serai prochainement beaucoup à Jacques-Louis depuis par la plupart desamené à diriger… » Lions, président d’Inria centres météo dans le au début des années 1980. monde, en contribuant J’avais suivi ses cours, à l’amélioration de leursDiplômé de l’École normale supérieure, Rémi pour mon DEA en analyse prévisions. Aujourd’hui, jeGribonval travaille actuellement sur la notion numérique, et il m’a toujours continue de la développerde parcimonie dans le traitement de signal soutenu activement et au sein de l’équipe Moise ,au sein de l’équipe-projet Metiss . En 2011, chaleureusement dans mes en essayant notammentl’Académie des sciences lui a décerné le Prix recherches. Cette dimension d’exploiter les informationsBlaise-Pascal pour récompenser ses travaux.Il a reçu une bourse de l’ERC (European humaine a été fondamentale, dynamiques provenant desResearch Council) pour son projet Please. au même titre que les images satellite. Mais la échanges que j’ai pu avoir question du couplage entre avec d’autres scientifiques des données recueillies à travers mes voyages, via des observations et les aux États-Unis, en Russie, modèles mathématiques en Chine… C’est, en outre, représentant des à partir de la théorie du phénomènes complexes contrôle optimal de Jacques- concerne bien d’autres Louis Lions que j’ai imaginé domaines que le climat, une méthode d’assimilation comme l’océanographie, de données qui a intéressé l’hydrologie, la biologie les météorologues. ou même la recherche Au départ, cette approche pétrolière. » se heurtait aux limites des capacités de calcul des 25
  • Inria — Rapport annuel 2011MISSIONS… vues par nos chercheursMichel Banâtre,directeur de recherche Inria,centre Rennes – Bretagne Atlantique“Conduire desrecherches originalesen prise directe avecle monde économique“Michel Banâtre a mené de industrielle. Évidemment,nombreux travaux avec les il ne faut pas hésiteréquipes LSP, Solidor et Aces , à s’immerger dans lesen concentrant ses recherches domaines applicatifssur les systèmes distribués, retenus, et ne pas ignorerles architectures tolérantesaux fautes et l’informatique les problèmes liés à laambiante. Guidé par le souci protection industrielle,constant du transfert comme les brevets ou letechnologique, il est à l’origine prototypage. C’est ce qui adu dépôt d’une vingtaine guidé tout mon parcoursde brevets, de la mise en place de chercheur. Et ce qui mede nombreuses collaborations motive encore. Ma premièred’envergure avec des expérience en la matièrepartenaires industriels et de remonte à la période physiques couplésla création de deux start-up. 1979-1985, avec le système m’ont permis d’aborder Enchère, exemple type la problématique de la« J’ai fait mes premiers pas de mon approche. Mon but traçabilité sécuriséedans la recherche en tant était d’appliquer le principe en logistique, avec toutesqu’ingénieur à l’université des systèmes distribués, les applications potentiellesde Rennes 1, où j’ai suivi que j’étudiais dans dans des secteurs aussitout mon cursus dans le cadre de ma thèse d’État, variés que le luxe ou lela filière informatique, qui aux ventes aux enchères médical. Mon approchevenait de se créer, au début pratiquées par les ne s’oppose pas à unedes années 1970, avant producteurs de fruits et recherche plus académique.de devenir directeur de légumes de ma Bretagne Selon moi, elle devraitrecherche au sein d’Inria, natale. Menée en étroite même aller de soi quanden 1986. J’aime la recherche collaboration avec des les concepts ou les outilsqui sort des sentiers battus, coopératives locales, cette proposés par les chercheurscelle qui permet de construire réalisation a fait l’objet peuvent faire partieles systèmes et les services d’un transfert technologique de solutions industrielles,de demain. Mais je reste avec une PME rennaise, ou même être les produitsconvaincu de la nécessité sans toutefois aboutir à une de demain… »du transfert technologique commercialisation. C’est làcomme moyen pour valider que j’ai réellement comprisdes résultats de recherche. toute la difficulté dePour beaucoup de transformer une belle idéechercheurs, la promotion en solution commerciale…d’une idée scientifique Mais j’ai persévéré danss’arrête souvent à la liste cette voie, dans le domainedes publications qu’elle a des architectures etpu engendrer. Moi, je veux des systèmes avec Bull,aller jusqu’à sa validation Texas Instruments ouen environnement réel, Alcatel-Lucent. De même,voire, lorsque cela s’y prête, mes recherches surà son exploitation l’informatique ambiante ont fait l’objet d’un transfert vers le groupe JCDecaux. Plus récemment, mes travaux sur les objets 26
  • 2011, au cœur d’InriaCatherine Bonnet, Martin Hachet,responsable de l’équipe Disco, responsable de l’équipe Potioc,centre Saclay – Île-de-France centre Bordeaux – Sud-Ouest“L’échange avec les autres “Rendre les technologiesnous ouvre l’esprit“ 3D interactivesChargée de recherche Inria etresponsable de l’équipe Disco , de systèmes interconnectés dans des environnements accessibles à tous“qui regroupe une quinzaine complexes, nous travaillonsde membres, Catherine Bonnet sur la leucémie myéloïdetravaille sur l’analyse et aiguë, une forme particulièrele contrôle de systèmes de ce cancer. Nousinterconnectés dans des collaborons avec un médecinenvironnements complexes. de l’hôpital Saint-AntoineTrès attachée à la médiation et son équipe de biologistes,scientifique, elle faitégalement partie du bureau qui nous aident à validerde l’association Femmes et à affiner les modèleset mathématiques. que nous développons. Au sein de l’institut,« Après le bac, j’ai suivi des j’apprécie d’ailleursétudes de mathématiques, par de côtoyer toutes sortesgoût, sans trop savoir où de scientifiques, lors decela me mènerait. voyages, de conférences,J’ai continué avec une ou dans les locaux dethèse sur la modélisation Supélec, où nous sommesd’un rotor d’hélicoptère hébergés. Car c’est l’échangepour l’Aérospatiale. À mon qui nous ouvre l’esprit,arrivée chez Inria, en 1994, qui nous nourrit. Et je Issu de l’université de Bordeaux,j’ai étudié un problème participe à des actions Martin Hachet a rejoint l’institut pourde contrôle de moteur pour de sensibilisation aux participer au projet Iparla. ChargéRenault. Ces expériences mathématiques et à la de recherche Inria, il dirige à présentm’ont aidée à comprendre recherche, en expliquant la toute nouvelle équipe Potioc ,les enjeux de la recherche aux jeunes filles que qui développe des technologies 3Dthéorique et des méthodes ces domaines ne sont pas interactives pour le grand public.exactes, qui permettent incompatibles avecde développer des modèles une vie de femme, « Tenté à l’origine par l’audiovisuel, j’ai entrepriset des outils génériques et qu’ils n’obligent pas des études en informatique un peu par hasard. J’aipour résoudre des problèmes à se couper du monde, rapidement apprécié le potentiel créatif de cetteconcrets. Depuis, je pense comme on le croit encore science : on part de rien, on construit tout ! Lorstoujours aux applications trop souvent… » de ma thèse, qui portait sur la réalité virtuelle, j’aipotentielles, même quand réalisé un dispositif permettant d’agir manuellementmes recherches paraissent avec des objets en 3D affichés sur grand écran.très abstraites. Ainsi, dans Mais les solutions disponibles à cette époque,le cadre de Disco , qui porte surtout développées pour les industriels desur l’analyse et le contrôle l’automobile et de l’aéronautique, nécessitaient des dispositifs complexes et coûteux. Ce qui motive mes recherches actuelles, c’est justement l’envie de rendre ces outils accessibles au plus grand nombre, pour que chacun puisse les utiliser de façon intuitive. J’ai travaillé dans ce sens au sein du projet Iparla, où nous avons exploité les interfaces tactiles des tablettes et des smartphones pour redéfinir les relations homme-machine dans des contextes de mobilité. J’espère aller plus loin avec Potioc , en explorant de nouvelles approches pour manipuler des représentations 3D en donnant davantage d’importance au plaisir d’utilisation, notamment dans les domaines de l’art, de la culture, de l’éducation ou même de l’aide à la personne. » 27
  • Inria — Rapport annuel 2011MISSIONSRecherche De nouveaux défis scientifiques et sociétauxCONTRIBUTEURS L’institut a identifié et relevé de nouveaux défisPascal Guitton,directeur de la recherche scientifiques et sociétaux. L’avancement des savoirs,Stéphane Ubeda, le développement de compétences technologiquesdirecteur du développement et leurs retombées sont primordiaux pour latechnologique communauté des chercheurs et les industriels.Jean Roman,directeur scientifique adjointen charge du domaine Les systèmes numériques, qui ont investi toutes les facettesMathématiques appliquées, de nos vies professionnelles et privées, sont au cœur de notrecalcul et simulation société actuelle. « Nous travaillons sur de nombreux aspectsRoberto Di Cosmo, liés à cette révolution qui n’est souvent perçue que par lesdirecteur de l’Irill usages, rappelle Pascal Guitton, mais notre rôle est aussi de proposer des recherches en rupture qui s’attaquent à de nou-Jean-Pierre Banâtre, veaux défis souvent difficiles à identifier a priori. » Cette ré-directeur des partenariatseuropéens flexion sur de nouveaux sujets se mène notamment avec les délégués scientifiques et les directeurs scientifiques adjoints, par exemple en suscitant des rencontres entre chercheurs autour de thématiques communes. Susciter de nouveaux sujets de recherche « En 2011, nous avons organisé trois séminaires nationaux autour de thématiques transversales, ajoute-t-il. Les chercheurs échangent leurs idées, travaillent ensemble pendant plusieurs jours. Des connexions nouvelles émergent, parfois même de nouveaux projets multidisciplinaires. » Ainsi, une quinzaine de personnes se sont rencontrées pour évoquer leurs travaux autour des interfaces cerveau-ordinateur, ces dispositifs per- mettant de commander des ordinateurs ou des machines à partir de mesures des activités électriques du cerveau. Encore très exploratoires, ces recherches permettront un jour à des personnes lourdement handicapées d’accéder à une partie du monde numérique (jeux, musée virtuel…). Par ailleurs, Inria organisait de façon indépendante des jour- nées destinées à présenter le bilan des différentes actions 28
  • 2011, au cœur d’InriaGéométrie algorithmique :intersection de quadriques ;équipe Vegas.Christine Guillemot,directrice de recherche Inria,centre Rennes – Bretagne Atlantique“Normaliser est une façonde valoriser nos expériences“Dans la plupart des applications « Nous sommes parfois amenésaudiovisuelles et multimédias, à contribuer à leurs côtés. C’estcomme dans les télécommunications, très chronophage. Mais néanmoinsla normalisation est nécessaire stratégique. Cela permet d’être enafin de garantir l’interopérabilité prise directe avec les défis techno-entre les équipements développés logiques du moment et, en caspar les industriels. Dès qu’une de succès, cela assure un impactnouvelle technologie voit le jour, fort de nos résultats au seincomme récemment la télévision des applications. » Le processus3D, un groupe d’industriels de normalisation dure en généralprend l’initiative (en l’occurrence plusieurs années pendantle groupe MPEG, Motion Picture lesquelles l’algorithme estExperts Group) pour développer amélioré. Cela suppose des testsdes normes. « Dans le cadre de très complets. « Pour ces aspectsnos recherches sur des algorithmes de développement logiciel,de compression et de transmissiond’images, la normalisation estune voie naturelle et importantepour valoriser nos résultats, mêmesi la publication reste un moyen nous bénéficions pour trois ans du financement d’un poste d’ingénieur par le biais d’une action de développement technologique. Cela nous permet 42 missions de normalisation et de standardisation ontessentiel pour faire connaître nos de finaliser nos algorithmes et de été menées en 2011,travaux et nos avancées auprès mettre plus de chances de notre notamment auprèsde la communauté scientifique. » côté, même si le succès n’est pas dorganismes comme IETF,Néanmoins, compte tenu des toujours au rendez-vous. » ISO, W3C, ETSI, OGF.enjeux économiques, ce sont avanttout les industriels qui portentles solutions devant les instancesde normalisation telles que l’ISO.Les chercheurs travaillent engénéral en amont, transfèrentleur technologie à un industrielqui dépose des brevets et défendla solution.Christine Guillemot est responsable de l’équipe-projet Temics ,devenue Sirocco . Avec quatre chercheurs, deux ingénieurset 11 doctorants et post-doctorants, elle travaille sur le traitementd’images et de séquences vidéo en 2D et 3D, notammentles aspects compression et communication de ces contenus. 29
  • Inria — Rapport annuel 2011MISSIONSRechercheÀ gauche : Robotique sociale ; scientifiques collectives. Ces exposés n’étaient habituellementprototype de robots en forme suivis que par un petit nombre de chercheurs. Afin d’augmen-de lampes conçus pour interagir ter leur visibilité, des journées scientifiques regroupant l’en-avec les humains dans leur semble des actions incitatives ont été organisées pour laenvironnement quotidien ;équipe Flowers. première fois en novembre 2011. « Ces présentations de re- cherches collectives, souvent très riches, ont ainsi pu profiterÀ droite : Mur d’images à une centaine de chercheurs de tous les centres, expliqueimmersif et interactif (CadWall) Pascal Guitton. Une quarantaine de sujets regroupés en septdInria Sophia Antipolis –Méditerranée. thématiques ont été exposés. » Ces rencontres seront péren- nisées en 2012. Soutenir les projets de grande envergure Pour encourager les synergies entre équipes et encourager des recherches multidisciplinaires, l’institut soutient des ac- tions d’envergure ; il s’agit de projets sur quatre ans, qui réu- nissent plusieurs équipes-projets complémentaires autour7actions d’envergureactives en 2011. d’un défi complexe. L ’objectif est que ces recherches produisent un impact significatif – y compris à l’extérieur d’Inria –, que ce soit un logiciel finalisé, une démarche validée ou une avancée théorique majeure. Ainsi, l’action d’envergure PAL (Perso- nally Assisted Living) permet à neuf équipes-projets (Grenoble, Sophia Antipolis, Nancy et Rennes) de concevoir et d’expéri- menter ensemble des technologies d’assistance à la personne (âgée, handicapée, accidentée) à domicile.19 « L’originalité du dispositif est de combiner l’acquisition de données, révélant par exemple une chute, à une réaction de systèmes robotiques dotés d’autonomie, précise Stéphaneactions de recherche Ubeda, le tout à un coût abordable. Nous avons équipé deuxcollaboratives (ARC) appartements (à Nancy et Grenoble) de capteurs non intrusifsactives en 2011. et mené les premières expérimentations automatiques ainsi que des protocoles avec une trentaine de patients. » Des uni- versitaires et des industriels ont aussi pu partager ces expé- riences. Pour amplifier l’impact de ces recherches, l’institut a décidé de renforcer largement son soutien aux actions d’en- vergure en 2012. 30
  • 2011, au cœur d’Inria Anne Canteaut, directrice de recherche Inria, centre Paris – Rocquencourt “Nous évaluons la sécurité des algorithmes cryptographiques“ C’est à un drôle de jeu que s’attellent les chercheurs en cryptographie : d’un côté, inventer des algorithmes pour authentifier des fichiers confidentiels ; de l’autre, attaquer les algorithmes concurrents pour trouver leurs failles. C’est ainsi que, depuis 2004, la petite dizaine de standards de « hachage » – des fonctions indispensables qui créent une sorte d’empreinte des fichiers – Favoriser le développement technologique a été mise en défaut. L ’institutLe développement logiciel fait partie du quotidien de toutes américain NIST (National Instituteles équipes Inria, dans le cadre de projets européens ou de of Standards andTechnology) a lancé une compétition pour définir finl’Agence nationale de la recherche (ANR) ou tout simplement 2012 un nouveau standard pluspour illustrer ou démontrer un travail de recherche. Pour que robuste. « Après avoir atteint lestoutes les équipes puissent développer du code de qualité demi-finales avec notre algorithmeou pour mettre en place des plateformes matérielles (comme baptisé Shabal, depuis 2009, nousles chaises roulantes ou bras articulés développés dans PAL), évaluons la sécurité des cinq finalistesInria a créé une organisation dédiée. encore en lice. Rechercher de nouvelles attaques nous donneLes ingénieurs des services d’expérimentation et de déve- aussi de nouvelles idées de fonctions.loppement (SED) de chaque centre Inria – tous scientifiques Par exemple, sachant que le degréet la plupart docteurs – et la cinquantaine de jeunes ingé- élevé des polynômes de hachagenieurs sous contrat qui leur prêtent main-forte chaque année est un des critères pertinents deviennent épauler les chercheurs. sécurité, nous avons développéDans le cadre des actions de développement technologique un outil mathématique inédit pour l’évaluer correctement. Cela a(ADT), les ingénieurs intègrent les équipes de recherche conduit à éliminer l’algorithmependant au moins deux ans. Ces ADT, lancées via des appels japonais Luffa des finalistes. » C’està projets internes, se développent : on en compte 30 à 50 nou- devenu la base d’un travailvelles chaque année. théorique plus général. « Et pour parvenir à quantifier la sécurité des fonctions de hachage, nous avons Multiplier les collaborations fructueuses développé de nouvelles techniquesL’ADT Mobsim regroupe par exemple trois ingénieurs dans qui évaluent précisément la qualitéle cadre du développement du simulateur de réseaux de la construction de l’algorithmeradio NS3 qui, promu par Inria, est en passe de devenir le et l’impact des imperfections. »standard mondial.Dans le cadre de l’équipement d’excellence (Équipex) FIT(Future Internet of Things) qui a démarré en 2011, c’est la Anne Canteaut est responsable decommunication par Internet de réseaux de plusieurs léquipe-projet Secret depuis 2008. Dans son équipe, avec trois chercheurscentaines de capteurs de mesures physiques implantés dans permanents et une dizaine de doctorantscinq sites (Grenoble, Lyon, Rennes, Lille, Paris) qui est testée et post-doctorants, elle s’intéressegrâce aux technologies développées par une dizaine d’ingé- à la protection de l’information,nieurs. Des équipements mis à la disposition de tous les notamment à la sécurité d’algorithmes cryptographiques. En 2012, elle présiderachercheurs français. le comité de programme de la conférenceEnfin, dans le cadre de la plateforme de recherche Sofa qui internationale du domaine : Fast Softwareréunissait cinq équipes-projets autour de la simulation Encryption (FSE) à Washington. 31
  • Inria — Rapport annuel 2011MISSIONSRechercheÀ gauche : ANG, déambulateur réaliste des organes, quatre ingénieurs ont terminé en 2011intelligent expérimental ; le développement d’une suite logicielle de simulation médi-équipe Coprin. cale en temps réel (Mix-Surg), qui sera utilisée dans le futur institut hospitalo-universitaire (IHU) de Strasbourg.À droite : Robots tout-terrainguidés wifibot ; équipe Pops. Le développement peut aussi ignorer les frontières : « Des ingénieurs d’Inria et de l’institut Fraunhofer de Darmstadt (Allemagne) vont construire pendant trois ou quatre ans un environnement générique complètement interopérable pour piloter des systèmes de réalité virtuelle ou augmentée ap- plicables à tous les domaines, avec un focus sur le télé- enseignement de gestes chirurgicaux et la télémaintenance industrielle », précise Stéphane Ubeda. Créer des plateformes expérimentales400ingénieursde développement. Dédiées à l’expérimentation scientifique, par exemple pour évaluer des algorithmes, les plateformes expérimentales, en général développées avec des partenaires territoriaux, sont gérées par les chercheurs et surtout par les ingénieurs de développement. Elles sont ouvertes aux scientifiques et aux entreprises dans des domaines de recherche et d’appli- cation très variés. « Ainsi, Num3sis à Sophia Antipolis est une architecture modulaire dédiée au calcul scientifique et à la simulation numérique, explique Jean Roman. Elle permet d’intégrer rapidement des logiciels, de lancer des simulations com- plexes, de visualiser des résultats. Grâce au travail mené par le SED, elle est déclinable potentiellement à toutes les appli- cations, que ce soit l’imagerie médicale ou la dynamique des fluides. » Jean Roman cite aussi PlaFRIM (Bordeaux), plateforme fé- dérative de calcul haute performance pour la recherche en informatique et mathématiques. Opérationnelle depuis mai 2010, elle permet de tester des algorithmes et des codes de calcul scientifique avant de les déployer sur les grands centres nationaux de calcul. 32
  • 2011, au cœur d’Inria ©GeoEye ©ASI À gauche : Visualisation de données avec le logiciel Graphdice ; équipe Aviz. À droite : Classification automatique dimages satellitaires (©GeoEye et ASI) ; équipe Ayin/Ariana.L’European Research Councilreconnaît la part visionnaire d’Inria x2C’est la quatrième année que si la sélection est rigoureuse (le tauxce programme de financement de réussite est de 10 à 15 %). Oneuropéen (le Conseil européen compte désormais 10 à 15 candidatsde la recherche, plus connu sous Inria à chaque nouvel appel.son acronyme anglais, European « Sept chercheurs de nos équipes les effectifs d’InriaResearch Council ou ERC) ont été distingués par lERC en 2011 : ont doublé en dix ans.récompense des chercheurs Xavier Rival, Rémi Gribonval,aux idées particulièrement Erwan Faou et Andreas Engeambitieuses et visionnaires. en tant que jeunes chercheurs,Les premiers lauréats, ceux de 2007 , et Marie-Paule Cani (INP Grenoble),présenteront leurs résultats finaux Nicholas Ayache et Dale Miller enen 2012. « Inria a eu des lauréatsà tous les appels, ce qui est rare,tant pour les jeunes chercheurs(dont la dotation peut allerjusqu’à 1,5 million d’euros) que tant que chercheurs confirmés. » L’originalité de cette dotation est d’être individuelle. La sélection tient compte du potentiel de l’individu et de l’excellence 10à 15 candidats Inria se présententpour les chercheurs confirmés de son parcours autant que de la à chaque appel ERC.(jusqu’à 2,5 millions d’euros). qualité de son projet, de l’originalitéLes 23 lauréats hébergés de son approche et des impactsdans les équipes-projets Inria escomptés. Toutes disciplines– 18 chercheurs en informatique confondues, l’ERC a déjà octroyéet 5 en mathématiques plus de 2 200 bourses. Dans leappliquées – profitent de conditions domaine informatique, Inria estexceptionnelles », témoigne l’établissement européen hébergeantJean-Pierre Banâtre, directeur le plus grand nombre de lauréats.des partenariats européens. Le financement ambitieux de l’ERCConcrètement, grâce à ces moyens (7 milliards d’euros sur cinq ans),financiers inhabituels, ils créent ou unique au monde, sera renouvelérenforcent leur équipe et consacrent et même accentué pour 2013-2020.75 à 80 % de leur temps à leur projet, Il nous est aujourd’hui envié,dans une grande liberté. Le rêve et des candidats du monde entierpour tout chercheur. D’où l’intérêt se présentent pour mener leurscroissant suscité par l’ERC, même recherches en Europe. 33
  • Inria — Rapport annuel 2011MISSIONSRecherche À gauche : Faisceau de matière blanche du cerveau humain (coupe coronale) ; équipe Asclepios. À droite : Manipulation moléculaire via écran mul- ti-touch ; équipe Mint. L’Irill ou le logiciel libre comme sujet de recherche6%de part de marché pour lelogiciel libre et les services L’Initiative pour la recherche et l’innovation sur le logiciel libre (Irill) a été lancée en octobre 2010 par Inria, l’université Pierre-et-Marie-Curie et l’université Paris-Diderot. Le centre accueille des chercheursassociés en France(2,5 milliards d’euros sur intéressés par les nouveaux problèmes posés parun marché national deslogiciels et services le développement des logiciels libres, prêts à construirede 40 milliards d’euros). des outils pour les résoudre, et à les promouvoir auprès des développeurs. C’est une démarche particulièrement innovante tant sur la forme que sur le fond.x2Le nombre de logicielslibres a presque doublé « Aujourd’hui, pratiquement tous les utilisateurs de logiciel ont recours à des logiciels libres », affirme Roberto Di Cosmo, directeur de l’Irill. C’est dire si ce mouvement initié dans les années 1980 s’est étendu. « On peut ne pas partager l’idée que tous les logiciels doivent être libres, mais cela deviendra latous les deux ans dansla distribution Debian règle pour des raisons techniques : il faudra avoir accès à tout(utilisée par Ubuntu). le code pour construire et faire évoluer des systèmes infor- matiques de plus en plus complexes, soumis à des exigences de qualité de plus en plus fortes. » Ainsi les outils de suivi, de gestion et d’échange qu’utilisent les développeurs de logiciels libres doivent évoluer : la taille de ces « objets techniques » s’étend au fur et à mesure que croît le nombre de logiciels et que s’étendent les commu- nautés qui les développent. C’est la première mission de l’Irill : devenir un centre de compétences unique au monde, attirant des chercheurs capables d’identifier les probléma- tiques de ces bases de code grandissantes et de finaliser des solutions et des outils permettant ce développement colla- boratif. « De tels profils sont encore assez rares. Dans le monde de l’informatique, les chercheurs, qui publient des articles, et les développeurs de code se parlent peu. Notre 34
  • 2011, au cœur d’Inria Julia Lawall, directrice de recherche Inria, centre Paris – Rocquencourt “C’est l’opportunité d’interagir étroitement avec cette communauté“ Julia Lawall est une militante discrète du logiciel libre. Ses recherches ont pourtant déjà contribué à bouleverser les pratiques dans la communauté Linux,objectif est de connecter ces communautés entre elles et ce système d’exploitation libreavec les industriels, en particulier les PME, qui utilisent du développé en 1991, aujourd’hui parmilogiciel libre. » les plus fiables et les plus utilisés. Elle s’est intéressée au logiciel libre Le libre bouleverse les lignes… de code un peu par hasard, en 2005, enLes efforts de l’Irill, qui accueille une vingtaine de personnes, étudiant les problèmes de passage d’une version de Linux à une autre,commencent à porter leurs fruits. Une quinzaine de réunions ont avec Gilles Muller alors à l’Écoleété organisées en 2011 pour rassembler pendant plusieurs jours des mines de Nantes (aujourd’huides dizaines de développeurs de différentes communautés (GNU, au centre Inria Paris – Rocquencourt).Debian, suite bureautique LibreOffice) et favoriser les contacts. Ils ont identifié un problème clé« Nous ne proposons pas de postes permanents, mais accueillons pour lequel ils ont développé un langage capable de repérer dansdes chercheurs en poste chez nos partenaires. Notre pari est de les millions de lignes de codesoutenir des projets qui réunissent des chercheurs qui partagent de Linux les transformations, de lesnotre conception, pour les rendre plus visibles, leur faire profiter spécifier et même de rechercherde notre dynamique pendant quelques années. Ils laisseront les erreurs, un outil générique unique.ensuite la place à d’autres chercheurs et à d’autres projets et Un beau cadeau pour Linux, intégrégarderont le contact en construisant une large communauté. » depuis 2010 au noyau du système et désormais utilisé par la plupartPour l’instant, l’Irill héberge trois projets phares de recherche, des développeurs. « Travailler danstous destinés à améliorer la qualité du code et programmés dans le domaine du logiciel libre,le langage OCaml issu d’Inria : Coccinelle , sur l’évolution du exceptionnel en termes de qualité etcode du noyau Linux, dirigé par Julia Lawall ; Mancoosi , sur la de fonctionnalité, est une formidablequalité des distributions de logiciel libre, avec notamment Ste- occasion d’interagir directementfano Zacchiroli, leader du projet Debian ; Ocsigen , sur une nou- avec les développeurs, de découvrir de nouveaux problèmes de recherche.velle façon de programmer des applications Web riches. C’est aussi la garantie d’un impactDeuxième vocation de l’Irill : aider à moderniser la formation immédiat de nos travaux. » Si Juliapour préparer les étudiants en informatique à ces nouvelles Lawall reste un cas à part dansformes de travail collaboratif, tant du point de vue technique la communauté Linux, en ayantqu’humain. Le cadre de travail peut être en effet déroutant, les rejoint l’Irill pour poursuivre son projet, elle est désormais entouréeéchanges étant parfois vifs entre contributeurs. « Nous avons de scientifiques engagés danscommencé par réunir des enseignants-chercheurs en informa- des recherches similaires.tique pour échanger expériences et bonnes pratiques. À terme,cela pourrait donner lieu à un modèle commun pour des cours,voire des masters spécialisés en logiciel libre. » Après des études en mathématiques etTroisième vocation : le transfert technologique et la valorisation. informatique dans l’Ohio (États-Unis), une thèse à l’université d’Indiana sur les langages« C’est ce qui prendra le plus de temps », reconnaît Roberto Di de programmation suivie d’un post-doc auCosmo. L ’économie des logiciels est basée depuis quarante ans centre Inria Rennes – Bretagne Atlantique sursur la vente de licences, un modèle qui connaît aujourd’hui ses l’optimisation de programmes, Julia Lawall alimites, comme pour la musique et la vidéo. Il faut désormais été pendant onze ans maître de conférences à l’université de Copenhague (Danemark) pourvaloriser l’adaptation des logiciels, leur qualification, leur certifi- travailler sur la robustesse des systèmescation, la formation, et les autres services associés ; autant de d’exploitation. Elle est aujourdhuidomaines émergents qui demandent de nouvelles compétences. responsable du projet Coccinelle à lIrill. 35
  • Inria — Rapport annuel 2011MISSIONSPartenariats Des partenariats toujours plus structurésCONTRIBUTEURS Les projets de structuration de la recherche en sciencesAntoine Petit,directeur général adjoint du numérique continuent de porter leurs fruits.Hélène Kirchner, En parallèle, les nombreux appels du programmedirectrice des relations d’investissements d’avenir qui ont jalonné l’année 2011internationales ont permis de conforter les politiques partenarialesOlivier Festor,directeur de la recherche et de transfert, qui sont des priorités de l’institut.d’EIT ICT Labs « Les partenariats, en France ou à travers le monde, sont indis-Thierry Priol,ancien directeur de la pensables pour être à la pointe dans nos domaines de rechercherecherche d’EIT ICT Labs et être connus et reconnus sur la scène internationale », pose Antoine Petit, directeur général adjoint d’Inria. Cette vision anime la politique de partenariats de l’institut à tous les niveaux. C’est ainsi qu’Inria a signé cette année un accord-cadre de coopération avec le CNRS. « Cet accord souligne la complémentarité de nos actions et notre volonté de travailler ensemble, explique Antoine Petit. Il acte aussi notre contribution conjointe à la mise en place de politiques de site dans le domaine des sciences du numérique, en collaboration étroite avec les universités et les écoles. » Ainsi, la tenue d’un comité de site annuel permettra aux deux orga- nismes, aux universités et aux écoles d’échanger sur leurs prio- rités et de mettre en place une véritable politique coordonnée. Des investissements qui consolident la politique d’Inria Dans le cadre des appels d’offres du programme d’investisse- ments d’avenir (PIA), Inria a accompagné les universités et les écoles en participant à 17 laboratoires d’excellence (Labex) et à trois initiatives d’excellence (Idex) sélectionnés. « Ce pro- gramme a également été l’occasion pour l’institut d’affirmer sa présence dans les sciences de la vie et de l’environnement », explique Antoine Petit. Par exemple, l’institut participe à trois des six instituts hospitalo-universitaires sélectionnés, à plusieurs projets en bio-informatique et à deux projets d’institut d’excel- lence sur les énergies décarbonées (IEED). « Le PIA nous a 36
  • 2011, au cœur d’InriaOptimisation de stockagedes données du Websémantique ; équipe Leo.Marc Thiriet,chercheur CNRS, centre Paris – Rocquencourt“Notre action revêt deux aspects :la recherche et la diffusion“« Tony Wen-Hann Sheu, de la Ce double aspect rechercheNationalTaiwan University, est venu et diffusion nous a valu d’êtrepour un séjour de neuf mois au sélectionnés pour le Prix franco-laboratoire Jacques-Louis-Lions taïwanais, et nous avons reçuà Paris en 2001. Nous avions 19 000 euros chacun. Cet argentun intérêt commun pour la me permettra de financer l’écolebiomécanique des systèmes d’été (Cermacs) à Luminy, etrespiratoires et sanguins et nous Tony Wen-Hann Sheu organiseraavons entamé une collaboration un séminaire similaire l’annéequi s’est étendue depuis auTaida prochaine à Taïwan.Institute for Mathematical Sciences Nous envisageons aujourd’huiet au centre de calcul haute de monter un jumelage entreperformance taïwanais notamment. nos deux laboratoires afin,Nous nous sommes également notamment, d’étudier les voiesinvestis dans la diffusion des d’action de l’acupuncture.connaissances en mettant en placedes échanges d’étudiants pourdes écoles d’été et en donnantrégulièrement des conférences.Notre activité a été soutenue aussi Nous déposerons un dossier dans le cadre de la convention de coopération signée entre le Conseil national des sciences de Taïwan (NSC) et Inria, qui 83 % des équipes-projets sont communes avec desbien par la France (Inria et Égide, permettra de constituer des universités, des grandesl’Institut français à Taïwan) que par équipes associées entre les écoles, et dautresTaïwan (National Science Council deux pays. » organismes de recherche.et les représentants en France).Nous avons notamment reçupour 2007-2008 un “partenariatHubert-Curien” (PHC) pourle développement d’échangesscientifiques, financé parle ministère des Affaires étrangèreset européennes avec le soutiendu ministère de l’Enseignementsupérieur et de la Recherche.MarcThiriet est membre de l’équipe-projet Reo . Il a reçu en 2011, avec son collègueTony Wen-Hann Sheu, de l’université deTaipei, le Prix de la Fondation scientifiquefranco-taïwanaise, créé par le Conseil national des sciences deTaïwan (NSC)et l’Académie des sciences. Ce prix récompense leurs travaux sur les fluidesphysiologiques, commencés en collaboration il y a une dizaine d’années. 37
  • Inria — Rapport annuel 2011MISSIONSPartenariatso o o o o oÉtude multirésolution desondes d’instabilité tropicaledans l’océan Pacifique ;collaboration CNRS (LPO),Inria (équipe Moise)et IRD (Legos, Locean). aussi permis de renforcer notre rôle d’acteur national dans le domaine du transfert et de l’innovation. Inria est ainsi membre actif dans deux des huit projets labellisés d’institut de recherche technologique (IRT), et partenaire dans deux autres projets. » Les premiers fruits de la grande alliance européenne Créée fin 2009, la communauté de la connaissance et de l’inno- vation européenne EIT ICT Labs, dont Inria coordonne la parti-11 cipation française, a vu cette année les projets de recherche se mettre concrètement en place. « Inria est le 3e contributeur avec une participation à 47 activités, en termes de recherche, de trans-millions d’euros, c’est fert ou de formation, et le 2e contributeur en termes de budget,le financement apporté puisqu’il a reçu 1,9 million d’euros en 2011 », souligne Olivierpour dix ans par l’État Festor, qui a succédé en novembre àThierry Priol au poste dechilien au projet de centrede recherche et directeur de la recherche d’EIT ICT Labs. Les équipes Inria parti-d’innovation Ciric. cipent à deux lignes d’actions de recherche, sur l’architecture de l’Internet et sur l’informatique dans les nuages (cloud computing). Elles sont également très impliquées dans les actions thématiques d’ICT Labs ainsi que dans ses activités de transfert technologique. « Les lignes d’action regroupent autour d’un11équipes Inria participentà des équipes associées thème les partenaires intéressés afin de dégager des pistes de recherche, de prototypage ou de transfert qui sont mises en œuvre sous le terme d’activités », explique Thierry Priol. Ces outils permettent en particulier de combler un manque entre la recherche et le transfert en donnant les moyens d’aller plusavec le Chili. loin dans le développement d’une technologie. Ainsi, par exemple, l’équipe-projet Myriads a pu évaluer les prototypes issus des projets européens XtreemOS et Contrail sur des lo- giciels d’infrastructure de cloud afin d’en faciliter le transfert.100personnes ont assistéau premier workshop L Une implication croissante en Amérique du Sud… ’actualité internationale a été marquée par deux réalisations majeures. Le projet Ciric (Communication and Information Research and Innovation Center) a été sélectionné fin 2011, end’Inria@Silicon Valley. réponse à un appel d’offres de l’État chilien pour la création 38
  • 2011, au cœur d’Inria Ioana Manolescu, directrice de recherche Inria, centre Saclay – Île-de-France “Des partenaires d’horizons très divers“ « Travailler dans EIT ICT Labs permet d’obtenir du financement pour des compléments ou des extensions. L ’équipe travaillait déjà sur l’intégration de données, en particulier dans deux projets ANR : Codex , sur la mise au point de techniques efficaces pour la gestion des données Web à très grande échelle, et Geonto , sur l’intégration de données géographiques.d’un centre d’excellence international pour la compétitivité, Nous avons voulu voir commentorienté transfert et création d’entreprise. Il s’agit pour Inria de les partenaires d’EIT ICT Labsconsolider les collaborations avec le Chili – 11 équipes Inria pouvaient contribuer à élargir ces travaux et nous avons trouvéparticipent déjà à six équipes associées – et de transférer les de vraies pistes pour aller plusrésultats de la recherche. « L’économie chilienne est très dyna- loin avec de nouveaux contactsmique et attire les établissements étrangers, souligne Hélène aux Pays-Bas et en Allemagne. UneKirchner, directrice des relations internationales. Par exemple, autre particularité que j’ai beaucouple Fraunhofer (Allemagne) y a créé un centre pour les biotech- appréciée est que les activitésnologies et le Csiro (Australie) en monte un pour les ressources réunissent des partenaires d’horizons très différents : chercheurs, industriels,minières. » Dirigé par Claude Puech, le centre démarre sur ingénieurs employés par lestrois lignes de recherche et de transfert cruciales pour le pays : collectivités locales… Cela m’a permisInternet et télécommunications, gestion des ressources na- de confronter mon approcheturelles et énergies hybrides. Il s’appuie sur des projets de théorique (ce que je pourrais fairerecherche conjoints entre Inria et neuf universités chiliennes. avec des données ouvertes) avec les problèmes très concrets rencontrésParallèlement, Inria a signé un accord avec le consortium sur le terrain, par exemple par uninternational Alma, qui déploie le plus grand réseau mondial développeur d’Helsinki qui travaillaitde radiotélescopes (66 antennes ultramillimétriques) dans le sur la réalisation d’un portail dedésert chilien d’Atacama. « Ces antennes vont capter une données ouvertes sur sa région.quantité gigantesque de données et les chercheurs Inria contri- C’est très instructif de voir une autrebueront à analyser et à visualiser ces données et à interagir facette du problème que je traite. Par ailleurs, la procédure de soumissionavec elles pour pouvoir les interpréter et les manipuler. » est légère et Inria met à disposition des moyens spécifiques pour les … mais aussi en Amérique du Nord équipes qui travaillent dans EIT ICT Labs.Inria a également étendu sa visibilité dans le nord du continent Ainsi, l’équipe a eu la possibilitéaméricain en lançant cette année 11 nouvelles équipes associées d’embaucher un doctorant financé par Inria en lien avec nos activitésau sein du programme Inria@Silicon Valley, engagé en 2010 en EIT ICT Labs. »accord avec le Citris (Center for InformationTechnology Researchin the Interest of Society) et destiné à structurer des colla- Ioana Manolescu est responsableborations avec les universités de Berkeley et Stanford. « Le de l’équipe Leo sur la représentationworkshop organisé en mai à Berkeley a réuni une centaine de et le traitement des données et deschercheurs, dont 77 Américains, et contribué à créer une réelle connaissances. Elle coordonne, au seindynamique. Nous avons déjà reçu six propositions d’équipes d’EIT ICT Labs, l’activité intégration de données pour la ville numériqueassociées pour 2012. Par ailleurs, nos chercheurs déposent avec (Databridges) et participe à une activitéleurs collègues américains des projets auprès des agences de sur la gestion de données dansfinancement américaines », conclut Hélène Kirchner. l’environnement cloud. 39
  • Inria — Rapport annuel 2011MISSIONSTransfert Une politique de transfert matureCONTRIBUTEURS Aboutissement d’un travail de plusieurs années,Bruno Sportisse,directeur du transfert la politique de transfert d’Inria est maintenantet de l’innovation soutenue par des outils matures et des pratiquesDavid Monteau, qui se professionnalisent grâce à des partenairesdirecteur adjointdu transfert et comme Oséo, CDC Entreprises et France Brevets.de l’innovation « La politique de transfert d’Inria se joue sur le long terme. LePatrice Prez, doublement de l’institut en une décennie et les évolutions duchargé des partenariats système de recherche et d’innovation nous ont conduits à struc-et des projets d’innovationau centre de Sophia turer notre activité de transfert. Nous disposons aujourd’hui deAntipolis – Méditerranée trois outils matures qui vont désormais soutenir notre activité : notre labellisation institut Carnot, le programme Ambition logicielle, et la création, avec CDC Entreprises, d’une société de capital-risque, IT -Translation », résume Bruno Sportisse, directeur du transfert et de l’innovation. La labellisation institut Carnot est une reconnaissance de la primauté donnée par Inria aux parte- nariats bilatéraux avec les industriels (ALU Bell Labs, Microsoft Research, EDF etc.). Elle permet en particulier à l’institut de , soutenir les équipes impliquées dans ces partenariats et de professionnaliser ses pratiques. Une autre voie de transfert utilisée par l’institut consiste à créer des start-up. Cependant, ces jeunes entreprises n’ont pas toujours les moyens financiers de construire une offre commerciale. « La création d’IT -Translation est l’aboutissement de plusieurs années de pratique de l’accom- pagnement de créations d’entreprises issues de la recherche publique, dans le domaine de l’édition logicielle, souligne Bruno Sportisse. Cet outil permet d’investir dans l’entreprise au moment de son démarrage afin qu’elle puisse conserver une trajectoire technologique et construire un produit. » Une action renforcée vers les PME La voie de transfert privilégiée par Inria passe par les PME innovantes. « Avec le programme Ambition logicielle, notre action vers les PME prend une nouvelle dimension : les 40
  • 2011, au cœur d’InriaInterfaces protéiques ;équipe ABS.Marc Lavielle,directeur de recherche Inria,centre Saclay – Île-de-France“Le service de valorisation d’Inria a étédéterminant dans la création de Lixoft“« J’utilise les outils statistiques et nous avons finalement créépour créer des logiciels efficaces, Lixoft en juin 2011 pourfiables et rapides pour modéliser le développement et lades phénomènes biologiques commercialisation de Monolixcomplexes. En pharmacologie, (il reste toutefois gratuit pour lesnotamment, cette approche académiques). Le plus importantpermet de décrire le devenir dans cette dernière étape a étéd’un médicament dans l’organisme de trouver un porteur pour le projet. 23et son effet thérapeutique. C’est Jérôme Kalifa, qui étaitNotre logiciel Monolix est un outil intéressé et avait déjà unede modélisation qui permet expérience de création d’entreprise,également de simuler des patients qui a pris la direction de la start-up.virtuels afin de tester différentes De mon côté, je dirige le conseil nouveaux brevets ont ététhérapies de façon rapide, fiable scientifique de l’entreprise et Inria déposés en 2011.et à moindre coût. Grâce à cet outil est toujours lié à Lixoft par und’aide à la décision, il est possible contrat de recherche qui financede limiter les échecs et les essais un poste d’ingénieur. Popix travaillethérapeutiques inutiles. sur de nouvelles méthodesLes algorithmes très puissants statistiques qui seront régulièrement 106de Monolix permettent de traiter implémentées dans Monolix.des modèles beaucoup plus Dans ce sens, Lixoft et Popixcomplexes que ce qu’il est participent au projet européenhabituellement possible de faire. sur la modélisation de la maladieLes services de valorisation et du médicament (DDMoRe) logiciels ont été déposésd’Inria ont tout de suite identifié visant à développer une plateforme à l’Agence de protectionles potentialités du logiciel et m’ont logicielle incluant Monolix. » des programmes en 2011.aidé à monter un consortium pourpoursuivre son développementavec cinq grands noms de l’industriepharmaceutique : Novartis, Roche,J&J, Sanofi et AstraZeneca.Une fois l’outil arrivé à maturation,nous avons fait un projet detransfert qui a été évalué parle comité de suivi des actionsde transfert technologique (Csatt)Marc Lavielle est responsable de l’action exploratoire Popix, membredu laboratoire de mathématiques de l’université Paris-Sud et membredu conseil scientifique de la start-up Lixoft (Prix Oséo 2011). 41
  • Inria — Rapport annuel 2011MISSIONSTransfert dispositifs expérimentés au cours des années précédentesÀ gauche : Visualisationdu trafic aérien mondial arrivent à maturité et se focalisent aujourd’hui sur les PME dusur le mur d’écran secteur logiciel. Ce sont elles, en effet, qui sont en premièrede la plateforme Wild ; ligne pour transformer nos technologies en produits ou enéquipe In Situ. services, c’est-à-dire en emplois », explique Bruno Sportisse.À droite : Toucheo, En particulier, ce dispositif prend en compte la difficulté desystème interactif combinant transformer un prototype en un produit commercialisable (coût,l’interaction multitouch délai, risque pour l’entreprise). « Il est essentiel de maîtriser cedirecte à la visualisation risque afin de donner les meilleures chances de succès au trans-3D stéréoscopique ; équipePotioc en collaboration avec fert, ajoute David Monteau, directeur adjoint du transfert et deImmersion SAS. l’innovation. Pour cela, nous offrons aux PME l’accès à l’exper- tise Inria et un processus d’accompagnement élaboré avec Oséo, un organisme qui connaît bien les PME, puisque sa mis- sion est de les aider à innover. » Une approche thématique permet également d’apporter une7start-up créées en 2011 aide plus focalisée sur des secteurs identifiés comme porteurs de croissance pour les PME. Par exemple, un processus d’ac- compagnement a été mis en place en partenariat avec Oséo et Genci pour permettre aux PME d’accéder au calcul haute(cf. p69). performance et gagner ainsi en productivité. « Une trentaine de PME sont entrées dans le programme cette année pour construire un projet qui peut bénéficier d’un financement par Oséo. Deux autres initiatives comparables sont en cours de lancement, sur les logiciels libres et sur les technologies logi-130projets de transfert ont cielles pour la santé », précise David Monteau. Des opérations de transfert accompagnées dans la durée Qu’il s’agisse de la création d’une entreprise ou d’un consortium,été examinés par le Csatt d’un partenariat ou d’un I-Lab (laboratoire commun entre unedepuis trois ans. équipe et une PME), le transfert est un long processus. La tech- nologie doit être amenée à un stade approprié qui suppose une maturité juridique (vérification de la compatibilité des licences des composants du logiciel) et technico-économique (identifier les applications potentielles, les entreprises, etc.). Depuis 2009, le scientifique porteur d’un projet est aidé par le comité de 42
  • 2011, au cœur d’InriaErwan Mahé,directeur du développementde la société Artefacto“On espère transférerla technologie en 2012“Artefacto mise beaucoup un point crucial dans notresur la recherche et ledéveloppement. Cette jeunesociété rennaise spécialiséeen réalité virtuelle et augmentée,notamment dans le domaine activité, très concurrentielle. Nous travaillons en confiance en adaptant notre feuille de route au fur et à mesure des recherches, sans autre contrainte que 18 millions d’euros, c’est le montant du fonds IT2Ide l’urbanisme, compte la réussite. » Un chercheur de souscrit par Inria-10 chercheurs sur 35 salariés. chaque entité partenaire a travaillé Participation et CDC« Inria est notre principal partenaire sur le projet la première année, Entreprises pour investirde recherche collaborative, un ingénieur a ensuite été recruté dans les start-up issuesdepuis 2006. Et beaucoup de nos par Inria pour développer de la recherche publiquechercheurs sont des doctorants la solution sur plateforme mobile. dans le logiciel.issus de projets ANR (Agence Artefacto mène encore un projetnationale de la recherche) ou FUI avec Lagadic (ReV-TV) sur(fonds unique interministériel) la production d’émissionsmenés en commun. L ’I-Lab de télévision interactives.que nous avons créé en 2010 Mais aussi un projet européenavec l’équipe-projet Lagadic(qui développe des méthodesde traitement d’images en tempsréel et de localisation en 3D) estpour nous une structure simple (Emospeech) avec l’équipe Talaris et la société Acapela sur une plateforme de reconnaissance et de synthèse vocale. Et enfin des recherches avec Wam sur 100 représentants des PMEet idéale. » La PME espère ainsi un prototype de réalité augmentée ont participé à la rencontreréussir son premier transfert sonore. Inria-Industrie, organiséeindustriel : une solution robuste avec Oséo, les pôlesde visualisation sur écran d’un Medicen, Cap Digital et Systematic, le Centreprojet d’aménagement urbain national de référencedans un environnement existant, santé à domicile-autonomie,autrement dit qui mélange réel sur les technologieset virtuel. Elle devra être utilisable de la santé.sur de petits équipements commedes téléphones ou des tablettes,en temps réel et en mobilité.« Avec l’I-Lab, nous avonsles moyens de développerrapidement la technologie,Architecte de formation, Erwan Mahé est, depuis sa création en 1998, directeurdu développement de la société Artefacto, spécialisée dans la conception 8 I-Labs créés depuis 2009.et la production d’outils de communication en 3D. 43
  • Inria — Rapport annuel 2011MISSIONSTransfert Visualisation du réseau métabolique de la levure avec mise en évidence des voies métaboliques ; équipe Gravité.Olivier Clatz,chercheur de l’équipe-projetAsclepios, centre SophiaAntipolis – Méditerranée“Un soutien pourl’aspect business“« J’ai commencé il y a deux ansà travailler sur un projet de créationd’entreprise avec Pierre Fillard.Nous étions partis sur un systèmed’assistance à la planification et à suivi des actions de transfert technologique (Csatt). « Cetl’analyse d’images médicales mais, accompagnement sur la durée est une spécificité d’Inria. Ilen discutant avec des utilisateurs permet de limiter les risques et d’ouvrir des horizons, démarchepotentiels, nous nous sommesaperçus que le marché n’était pas cruciale au démarrage des projets de transfert », note Patricesuffisant pour créer une société. Prez, chargé des partenariats et des projets d’innovation (CPPI)En revanche, les chirurgiens étaient au centre Inria de Sophia Antipolis. Environ 150 projets onttrès demandeurs de technologies bénéficié d’un tel accompagnement depuis trois ans. Enpermettant de visualiser les images pratique, cela signifie un travail de longue haleine, au contactdans des conditions stériles, au bloc des équipes. « Une grosse partie de l’accompagnement consisteopératoire. Notre projet a donc trèsfortement évolué, ce qui a demandé à faire adopter au chercheur un autre prisme d’analyse afinun réel et complet engagement du d’identifier les usages liés au logiciel et la valeur qu’il peutporteur ! Cette démarche s’est faite apporter à l’entreprise. Autrement dit, passer de la logiqueen interaction avec le comité d’invention à la logique d’innovation », explique Patrice Prez.de suivi des actions de transfert L’expérience accumulée par l’institut dans cet accompagne-technologique (Csatt), dontl’avantage est d’obliger à formaliser ment des projets de transfert devrait servir le tout nouveaul’aspect business et à tirer parti des consortium de valorisation thématique, CVStene, un projet duavis et conseils pour approfondir ou programme d’investissements d’avenir porté par Inria avecréorienter le projet. Nous avons aussi ses partenaires de l’alliance Allistène, et bénéficier ainsi à l’en-bénéficié d’un suivi par le chargé des semble de la recherche publique. Une autre facette du transfert,partenariats et des projets d’innovation la standardisation, se développe également en France avecdu centre, Patrice Prez, pour faire lepoint régulièrement et définir les l’ouverture en septembre 2011 du bureau national français dupriorités et les stratégies (demande World Wide Web Consortium (W3C) porté par Inria. Destiné ende financement, opportunité de particulier à promouvoir les standards ouverts du Web auprèspostuler à des concours, réalisation des PME-ETI innovantes, il est particulièrement important pourde tests, etc.). C’est ainsi que nous assurer leur bon positionnement sur le marché.préparons actuellement le concoursOséo création développementet que nous bénéficions de deux Professionnaliser la gestion de la propriété intellectuelleingénieurs financés par le Csatt, qui Inria a également avancé dans la professionnalisation de sanous ont rejoints dans l’aventure. » politique de propriété intellectuelle en signant un accord avec France Brevets. « Notre politique est pragmatique, insisteOlivier Clatz est chargé de recherche Inria, Bruno Sportisse. Nous décidons au cas par cas de la meilleuremembre de l’équipe-projet Asclepios façon de réaliser le transfert d’une technologie. L ’accompa-et coordinateur de l’équipe associéeCompuTumor avec le MIT aux États-Unis. gnement par France Brevets va nous aider notamment à cou-Il développe actuellement un projet de pler notre politique brevets avec la standardisation ou à ren-création d’entreprise. forcer l’impact de nos technologies à l’international. » 44
  • 2011, au cœur d’InriaMISSIONSRayonnement des sciences du numérique Il est temps d’enseigner le numérique !CONTRIBUTEURS Le numérique est partout, dans nos vies personnellesGilles Dowek,directeur de recherche Inria, et nos vies professionnelles. Enseigner l’informatiquecentre Saclay – Île-de-France,et directeur scientifique adjoint au lycée et au collège comme sont enseignées l’histoire ou la physique est un devoir citoyen. InriaThierry Vieville,directeur de recherche Inria, participe activement à cette mission et contribue à lacentre Sophia Antipolis – mise en œuvre de l’option Informatique et sciencesMéditerrannée, et chargéde mission médiation du numérique, proposée aux élèves de terminale Sscientifique à la directionde la recherche à la rentrée 2012. « De notre naissance à notre mort, nous sommes en contact permanent avec des objets numériques. Il y en a partout, dans nos salons, nos cuisines, nos bureaux… Le numérique a changé nos vies, notre façon de travailler, de consommer, de communiquer. L ’enseignement doit prendre en compte cette révolution », affirme Gilles Dowek, directeur de recherche et directeur scientifique adjoint d’Inria. Le constat est sans appel : si chaque personne un tant soit peu éduquée sait ce qu’est l’ADN ou qui est Marie Curie, personne ne sait vraiment com- ment fonctionnent ces objets numériques que nous utilisons tous les jours. Gérard Berry, membre de l’Académie des sciences et président10 000élèves environ devraient suivre de la commission d’évaluation d’Inria, a coutume de dire que « les citoyens ont le choix d’être des “suiveurs” et donc de , simples utilisateurs, ou des cocréateurs, en “soulevant le capot” de ce monde numérique pour voir ce qu’il y a dedansen 2012-2013 cet enseignement, et se l’approprier ». EtThierry Vieville, directeur de rechercheproposé dans plus de 500 établissements. et chargé de mission médiation scientifique à la direction de la recherche, de renchérir : « L’objectif est aujourd’hui de par- tager les connaissances et les pratiques suffisantes pour que chacun maîtrise les objets numériques et soit en mesure de se forger une opinion sur les enjeux sociétaux et économiques du numérique. » Il convient donc d’enseigner largement l’in- formatique et les sciences du numérique à tous les élèves des 45
  • Inria — Rapport annuel 2011MISSIONSRayonnementMaude Pupin,maître de conférencesà l’université Lille 1“Il a fallu repartirde zéro“Quand l’inspecteur d’académiede Lille a demandé aux professeursd’informatique de l’universitéde participer à la formation desenseignants de la spécialité ISN, lycées et des collèges pour développer leur culture scientifique,Maude Pupin a tout de suite étévolontaire. « C’est important que comme c’est déjà le cas avec l’enseignement de physique-l’informatique soit enseignée chimie, destiné à préparer à vivre à l’ère industrielle.avant le supérieur, que les élèvessoient sensibilisés au numérique », Un rôle de premier plan pour agir au cœur de l’écoleexplique-t-elle. Ils se sont retrouvés Inria contribue ainsi depuis de nombreuses années à la diffu-à neuf enseignants-chercheurs sion des connaissances en sciences du numérique (portesde l’université Lille 1 et quatreenseignants du second degré qui ouvertes, interventions de scientifiques dans les classes, Fêteenseignaient déjà l’informatique de la science) ainsi qu’à la création de contenus scientifiquesen BTS. Ils ont élaboré les supports vulgarisés et de ressources pédagogiques (sites Interstices,de cours et formé les 40 professeurs Fuscia.info, Silo – Science informatique au lycée : oui !).volontaires qui vont assurer Pour l’enseignement de spécialité Informatique et sciencesl’option ISN dans 33 des 86 lycées du numérique (ISN), qui sera proposé à la rentrée 2012 auxpublics de l’académie de Lilleà la rentrée 2012. « S’ils sont élèves de terminale S, Inria a contribué à la formation destous enseignants scientifiques, enseignants et à la réalisation des manuels. Ce travail se faitleur niveau de sensibilité à avec les enseignants-chercheurs en informatique des univer-l’informatique est très disparate, sités et les partenaires des différentes académies. La formationil a fallu partir de zéro », raconte a été proposée à tous les enseignants de mathématiques,Maude Pupin. Les enseignantsauront reçu dix jours de physique-chimie, sciences et technologies industrielles, maisformation à l’algorithmique et également sciences de la vie et de la terre, etc. Le nombre deaux langages de programmation, volontaires a largement dépassé les prévisions initiales.à la représentation numériquede l’information, à l’architecture, Une mission cruciale pour les enjeux de demainaux systèmes et aux réseaux. À raison de quelques dizaines d’enseignants dans la plupartMaude Pupin a tout de même unregret : « Il n’y avait qu’une seule des académies, ce sont pas moins d’un millier d’enseignantsfemme parmi les 40 enseignants qui auront suivi plus de 50 heures de formation et qui serontformés. » Preuve qu’il reste encore fin prêts, à la rentrée 2012, à enseigner cette nouvelle disci-du chemin à parcourir pour pline, sous le contrôle d’un nouvel inspecteur général degénéraliser l’informatique ! cette spécialité. Pour commencer, près de 400 classes de terminale S, soit plus de 10 000 élèves, recevront ainsi deux heures de cours par semaine dans le cadre d’un enseignement de spécialité etMaude Pupin est maître de conférencesen informatique à l’université Lille 1, pourront présenter cette option au baccalauréat. Le manuelet membre de l’équipe Bonsai du professeur est disponible depuis la rentrée 2011, celui de(bio-informatique). l’élève le sera pour la rentrée 2012. Ces ouvrages ont été conçus 46
  • 2011, au cœur d’InriaFête de la scienceÀ gauche : Lycéens en visiteau centre de Nancy – Grand Est.Ci-dessous : Animation surla cryptographie au centrede Paris – Rocquencourt. Véronique Poirel, chargée de médiation scientifique, centre Nancy – Grand Est “Notre cœur de cible, ce sont les lycéens“ Cela fait longtemps que le centre Inria Nancy – Grand Est joue le rôleet rédigés par un groupe d’enseignants-chercheurs et de de courroie de transmission entreprofesseurs réunis autour de Gilles Dowek etThierry Vieville. le monde de la recherche et le public. « Mais notre cœur de cible, en termes« C’est une expérimentation, ce n’est qu’un début », insiste de médiation, ce sont les lycéens »,Gilles Dowek, qui travaille depuis cinq ans à la mise en œuvre précise Véronique Poirel. Depuis 2007 ,d’un tel enseignement et reste optimiste quant à son élargis- le centre multiplie les initiatives :sement aux autres terminales et surtout aux classes de 1re et conférences dans les établissementsde 2de. En attendant que l’informatique soit enseignée dès le scolaires, accueil de lycéens pourcollège… L ’option ISN va aussi contribuer à améliorer l’attrac- l’opération “Une journée avec un chercheur” accompagnement ,tivité des métiers informatiques. Et Gilles Dowek de conclure : de projets comme MATh.en.JEANS…« Les jeunes ingénieurs non informaticiens ont suivi quelques À la rentrée 2009, le centredizaines d’heures de cours d’informatique et ce sont eux qui, a accompagné trois lycéesdemain, vont construire les avions, les ouvrages d’art, les expérimentant l’enseignementvoitures, etc., autant de projet où l’informatique représente de l’informatique en classe de 2de. Il suit aussi depuis 2010 une classesouvent plus de 30 % du coût. » de 2de qui a inscrit les sciences et techniques du numérique dans un parcours expérimental. C’est donc tout naturellement qu’ilUnité asymétrique de a accompagné, avec l’universitélenveloppe du virus de la et le Loria, la formation desfièvre aphteuse visualisée 38 professeurs qui enseigneront laavec le logiciel Samson ; spécialité ISN à la rentrée prochaine,équipe Nano-D. et les a accueillis, pour leur présenter des outils pédagogiques et des ateliers ludiques et participatifs autour des notions d’algorithmique, ateliers qu’ils pourront exploiter avec leurs élèves. « Au cours de cette journée, ils ont vu qu’il existait de nombreuses ressources, qu’ils ne seraient pas seuls face aux élèves ! », témoigne Véronique Poirel. Véronique Poirel est depuis 2010 chargée de la médiation scientifique et de la culture scientifique et technique au sein du centre Inria Nancy – Grand Est. 47
  • Inria — Rapport annuel 2011MISSIONSRayonnement LES BIENHEUREUX LES RÉVOLTÉS DU LES RANDONNEURS LES APPRENTIS LES BAROUDEURS LES GRANDS SÉDENTAIRES NUMÉRIQUE VIGILANTS VOYAGEURS PRAGMATIQUES EXPLORATEURS Baromètre TNS Sofres pour Inria Les Français et le nouveau monde numérique Pour mener à bien ses missions – produire des connaissances et les partager avec le plus grand nombre –, Inria a souhaité comprendre les perceptions des Français vis-à-vis du numérique.79% En partenariat avec TF1 News, Metro et France Inter, Inria a donc commandé une étude à l’institut de sondageTNS Sofres. Menée au cours de l’été 2011, cette grande enquête a consisté à interroger en face-à-face 1 200 Français âgés de 14 ans et plus.des Français estiment que Il ressort de l’édition 2011 que les Français ont des difficultés àle numérique est devenuindispensable en matière se repérer dans l’univers du numérique, à en appréhenderd’éducation. toutes les dimensions, à en avoir une vision complète. S’ils se déclarent ouverts au nouveau monde numérique, ils manquent d’information sur les progrès accomplis et sur les bénéfices pour la société.88% Près de 9 Français sur 10 (87 %) estiment que le numérique a des conséquences très positives sur l’accès à la connaissance. Ils sont pourtant 25 % à penser que les voitures ne se conduiront jamais toutes seules et 27 % à juger que le numérique n’est pasdes Français pensent que utile à l’environnement…le numérique est utile à la Fort de ce constat, Inria veut maintenant contribuer à la construc-santé, mais… 25 % despersonnes interrogées tion d’une cartographie du numérique et à sa diffusion auprèspensent qu’un chirurgien de nos concitoyens. Un site Web d’informations et d’échangesne pourra jamais opérer à sur les enjeux du numérique va ainsi être lancé en 2012. Ouvertdistance, alors que cela a et participatif, ce site proposera des informations claires etété fait pour la premièrefois en 2001. accessibles à tous et donnera la parole à tous les acteurs du monde numérique. Pour favoriser le débat public autour des sujets de société liés au numérique, Inria a voulu également porter à la connaissance des élus et des décideurs cet éclairage sur les attentes de l’opi- nion en matière de numérique. C’est un véritable observatoire des perceptions du numérique qu’Inria a souhaité mettre en place, les résultats seront ainsi actualisés chaque année. 48
  • 2011, au cœur d’InriaPILO-TAGE L’ANNÉE DE LA MODERNISATIONLA VIE DES HUIT CENTRES FOCUS SUR LA NOUVELLE IDENTITÉ 49
  • Inria — Rapport annuel 2011PILOTAGEL’année de la modernisationAfin que les travaux scientifiques des équipes Inria soient toujoursau plus haut niveau international, ce sont tous les métiersd’accompagnement de la recherche qui s’inscrivent dansune quête de performance et d’amélioration permanente.L’institut, qui a doublé en dix ans, trouve ainsi l’organisationadaptée à sa dimension actuelle… dans un paysagede la recherche en forte mutation.CONTRIBUTEURS L’institut a relevé plusieurs défis majeurs au cours de l’annéeLuc d’Archimbaud, 2011. Premier chantier : la redéfinition des métiers du servicedirecteur des affairesadministratives, financières financier à la suite de la certification des comptes de l’annéeet patrimoniales en 2011 2010, « une reconnaissance de la qualité de nos processus internes de gestion financière, se félicite Luc d’Archimbaud.Éric Gautrin, Deux des six réserves émises par les commissaires auxdirecteur des systèmesd’information, des comptes ont déjà été levées ». Et la démarche collectiveinfrastructures et des exemplaire qui a permis d’homogénéiser les procédures aservices informatiques été récompensée par le Prix 2011 du service de support à la recherche.Muriel Sinanidès,directrice des ressourceshumaines Des chantiers à la hauteur des enjeux « Sur cette nouvelle base, nous avons engagé une transfor- mation profonde de tous les métiers de support financier pour une plus grande efficacité et une meilleure qualité de service », poursuit-il. Une dizaine de groupes de travail se sont réunis au cours de l’année sur le contrôle de gestion, les achats, lesLes lauréats du Prix 2011du service de supportà la recherche. 50
  • 2011, au cœur d’Inria Muriel Amiel, responsable du service administratif et financier, centre Grenoble – Rhône-Alpes Une évolution des métiers et des pratiques « Sur le site de Grenoble, nous avons initié une politique spécifique “achats” sur la base de notre propre cartographie d’achats, avec des axes prioritaires comme le nettoyage (marché incluant un plan de progrès). La modernisation nationale des procédures nous a permis d’identifier tout ce qui pouvaitfrais de mission, la gestion des contrats… Parmi les résultats être mutualisé à l’échelle de l’institut. La chargée des achatsde cette concertation, la gestion financière locale sera centrée de Grenoble a participé au groupesur les contrats de recherche plutôt que sur les dépenses et de travail national qui a réuniles recettes. Côté achats, l’organisation sera rationalisée pour acheteurs, juristes des marchésprendre en compte les aspects non seulement juridiques mais publics, services générauxaussi économiques : « Désormais, un responsable national et informatiques. À l’échelle du centre, elle a sollicité tousanime cette fonction à l’échelle de l’institut. Des acheteurs les agents des services générauxsont responsables de chacun des 10 segments d’achats iden- et toutes les assistantes d’équipestifiés (informatique, formation, documentation, papier…) et de recherche et de services.négocient pour l’ensemble de l’institut », précise Luc d’Ar- Elle a ensuite formé les prescripteurschimbaud. Parallèlement, les outils de gestion financière et à la nouvelle culture de l’achatcomptable ont évolué. et anime ce réseau local en organisant des présentationsSecond chantier : celui des moyens informatiques et des à chaque nouveau marché.systèmes d’information. « Nous poursuivons la réorganisa- De manière générale, cettetion engagée en 2010, résume Éric Gautrin. Certains services modernisation des pratiquesseront à terme gérés au niveau national, comme les réseaux, nous a permis de définirle stockage des données ou les outils collaboratifs, les services de nouvelles règles internesinformatiques des centres étant essentiellement dédiés à du respectant la réglementation et notre organisation locale.service de proximité et au soutien à la recherche. D’autres Outre l’évolution des métiers,services seront développés ou rationalisés, comme les sys- des procédures ont été simplifiéestèmes d’information de gestion, d’information scientifique, avec des économies de gestionl’appui aux services d’expérimentation et de développement à la clé, à l’instar des frais deou les services aux utilisateurs. » mission, désormais forfaitaires. Un gain de temps pour l’agent, l’assistante d’équipe de recherche Une transition technique… et humaine et de service, le service financierUn plan mobilité, accompagné d’un plan formation d’enver- mais aussi le service comptable. »gure, a permis de pourvoir une trentaine de postes dans unclimat social serein, la plupart en travail à distance. Une chartea été spécialement établie pour permettre à ces nouvelleséquipes réparties de collaborer au mieux. La transition tech-nique des services aux utilisateurs devrait aboutir en 2013.Parallèlement, une démarche qualité a été initiée pour pro-fessionnaliser la gestion des incidents informatiques, desdemandes utilisateurs, des projets, notamment en s’appuyantsur des standards comme ITIL. Un catalogue de services 51
  • Inria — Rapport annuel 2011PILOTAGEL’année de la modernisation permettra bientôt d’homogénéiser les niveaux de service27personnes de la DSIont changé de poste, des différents centres. Pour conduire ces changements, collectifs et individuels, les équipes ressources humaines ont souvent été en première ligne. « Nous avons travaillé en amont avec les directions concernées, rappelle Muriella plupart en travail Sinanidès. L ’objectif était que toutes les problématiques RHà distance. puissent être prises en compte. » Les efforts ont notamment porté sur l’analyse de l’impact de ces évolutions sur les compétences, les activités et les organisations de travail, l’appui aux managers dans la conduite de ces évolutions ou encore l’accompagnement des agents et le développement80personnes de la DSI ontbénéficié d’une formation. de leurs compétences. Un travail d’accompagnement pour tous Des dispositifs d’accompagnement des parcours ont été développés en 2011 : création d’une fonction « responsable de gestion des cadres » – chargé d’accompagner les respon- sables de service durant leur mandat – et mise en place du « suivi chercheurs » – accompagnement spécifique des cher- cheurs dans la construction de leurs projets professionnels.10 %L’État a fixé un objectifd’économies de 10 % sur « Des réflexions ont été menées parallèlement sur la problé- matique du bien-être au travail, aboutissant à la définition d’un cadre d’actions visant à cultiver le sens du collectif, améliorer les conditions de travail et donner à chacun uneles achats en trois ans. place dans les nécessaires évolutions de l’institut. » En matière de diversité, Inria s’est engagé sur le thème du handicap en précisant sa politique et en définissant un plan d’action autour de l’intégration, de l’accessibilité et de la sensibilisation au handicap. « Dans tous les secteurs, ces changements ont été menés avec le souci permanent d’une bonne concertation avec les représentants du personnel, souligne Muriel Sinanidès. Nous avons enfin engagé, en 2011, un travail important autour de notre propre fonction- nement. » Un enjeu fort de modernisation et d’optimisation des activités de gestion. Cette efficacité accrue permettra de mieux accompagner les agents dans les étapes clés de leur parcours professionnel, et de mieux anticiper les évolutions des métiers. 52
  • 2011, au cœur d’InriaPILOTAGELa vie des huit centresChacun des centres Inria couvre l’ensembledes missions et des domaines de recherchede l’institut… avec quelques spécificitésscientifiques et administratives qui tiennentaux relations entretenues avec l’écosystème local.Dans les pages suivantes, les huit directeursprésentent un chantier de l’institut tel qu’il François Sillion,s’est traduit dans leur centre. directeur de centre de recherche BORDEAUX – SUD-OUEST GRENOBLE – RHÔNE-ALPES Fédérer des ressources Favoriser les synergies en calcul pour la recherche dans les sciences numériques pour « En mutualisant les compétences le vivant et les moyens de notre centre de recherche, de l’Institut de « L’institut a choisi Lyon, ville mathématiques de Bordeaux (IMB) qui rassemble bon nombre et du Laboratoire bordelais de d’industriels et de chercheurs recherche en informatique (Labri), en biologie et en médecine, nous avons créé une plateforme pour développer des activités expérimentale de calcul intensif. de modélisation et de simulation Baptisée Plafrim, cette infrastructure en sciences du vivant, une des à vocation nationale est priorités de notre plan stratégique. opérationnelle depuis 2011. Quatre équipes mènent désormais Évolutive, elle met déjà en commun des recherches dans ce domaine plus de 1 000 cœurs de calcul, en partenariat avec les laboratoires les dernières technologies de l’université de Lyon, des de processeurs, de mémoire et écoles et du CNRS : Bamboo d’architecture. Ces moyens sont en bio-informatique, Numed et mis à la disposition des chercheurs Dracula en biomathématiques, et des partenaires industriels ou et Beagle en biologie numérique. institutionnels pour leurs besoins Dans le cadre de l’opération tant en termes de modélisation et de restructuration universitaire de simulation que de développement Lyon Cité Campus, un quartierLes bâtiments des huit centres logiciel et d’expérimentation, avecde recherche Inria. informatique devrait bientôt voir le soutien important des ingénieurs le jour sur le site de la Doua du service d’expérimentation et rassembler les équipes Inria et de développement de l’institut. et leurs partenaires scientifiques. Une belle réussite de partenariat Nous avons choisi de prendre les régional. » devants en installant début 2011 une antenne Inria dédiée aux sciences du vivant, pour l’heure avec les équipes Beagle et Dracula. Cette proximité porte déjà ses fruits avec, notamment, la création d’un séminaire scientifique commun. Elle permet également aux chercheurs de mieux profiter du reste de l’écosystème d’Inria. » Isabelle Terrasse, directrice de centre de recherche 53
  • Inria — Rapport annuel 2011PILOTAGELa vie des huit centres Karl Tombre, directeur de centre de recherche Nozha Boujemaa, directrice de centre de rechercheDavid Simplot-Ryl,directeur de centre de recherche NANCY – GRAND EST Expérimenter les nouvelles attributions SACLAY – des assistant(e)s d’équipes ÎLE-DE-FRANCE de rechercheLILLE – NORD EUROPE Structurer la communauté « Chaque équipe de recherche est des chercheurs en sciencesExposer la recherche épaulée par une ou un assistant(e). du numériqueau cœur de l’écosystème Véritable bras droit du responsable, elle ou il fait l’interface entre lesindustriel chercheurs et les différents services « Une étape importante dans de support à la recherche pour la création du campus francilien« Nous avons ouvert un plateau le suivi du budget, l’organisation des sciences du numériquede 200 m2 dans le pôle d’activités des déplacements, les recrutements, est en cours avec les dernièreslillois EuraTechnologies, dédié l’accueil des nouveaux arrivants… opérations immobilières. Le PCRI,aux technologies numériques Grâce à la modernisation des outils bâtiment en copropriété avecdepuis mars 2009. C’est le premier de gestion financière et à l’évolution l’université Paris-Sud, a étéshowroom ouvert à l’extérieur du système d’information des inauguré en novembre 2011d’un centre Inria. Il nous permet ressources humaines de l’institut, et héberge une équipe Inriad’être au plus près des dizaines progressivement les assistants et six équipes communes avecd’entreprises – des grands groupes vont être déchargés d’une partie le laboratoire de recherche encomme Capgemini ou Microsoft, du suivi budgétaire des équipes. informatique (LRI), unité mixteaux PME et aux start-up Ils pourront ainsi consacrer plus entre l’université Paris-Sudinnovantes – installées dans cette de temps au suivi de projets et le CNRS. Les locaux réunirontancienne filature reconvertie. Nous collaboratifs (ANR, Europe) ou environ 80 personnes de l’institutparticipons à l’animation du pôle. aux actions de transfert de l’équipe, sur un total de 250. À Palaiseau,Dans notre espace ouvert à tous, déchargeant ainsi les chercheurs dans le cadre de l’opérationnous présentons chaque année d’une bonne partie du suivi Digiteo Labs, l’institut estun nouveau démonstrateur (en 2011, organisationnel et administratif. propriétaire d’un bâtimentune flotte de robots collaboratifs En 2011, nous avons commencé construit sur le site du campusqui montre notre savoir-faire à expérimenter avec succès de l’École polytechnique, quien matière de planification de ce repositionnement de leurs accueillera 250 personnes à partirtrajectoires). Chaque trimestre, attributions, avec des assistantes de mi-2012 (dont 150 d’Inria).les activités d’une start-up Inria sont et des équipes de recherche Ce bâtiment doit héberger, enmises en valeur. Nos chercheurs volontaires. Attribuer ces tâches plus de la direction du centre etexposent régulièrement leurs à du personnel permanent permet des services, trois équipesactivités à des industriels sur par ailleurs à l’institut de capitaliser propres, le laboratoire commun àdes sujets précis. C’est une façon sur ces compétences spécifiques. » Inria et à Microsoft Research et leefficace de montrer la plus-value laboratoire d’informatique dede la recherche, de trouver l’École polytechnique (LIX), unitéde nouveaux partenaires, d’inciter mixte CNRS/École polytechnique,nos chercheurs au transfert de leurs dont six équipes sont communestravaux et de faire de la médiation avec Inria. Enfin, une cinquantainescientifique. Nous avons reçu de chercheurs seront hébergés1 500 visiteurs l’an dernier, dans le bâtiment Digiteo que lenotamment des scolaires. » CNRS construit au Moulon. » 54
  • 2011, au cœur d’InriaBertrandBraunschweig,directeur de centre de recherche Gérard Giraudon, directeur de centre de recherche Isabelle Ryl, directrice de centre de rechercheRENNES – BRETAGNEATLANTIQUEProfiter de nouvelles SOPHIA ANTIPOLIS –infrastructures de support MÉDITERRANÉEà la recherche PARIS – ROCQUENCOURT Mutualiser les« En mai 2011, nous avons inauguré développements logicielsplusieurs bâtiments sur le campus Susciter l’intérêtde Beaulieu, où nous sommes des étudiants pour les « Le premier serviceinstallés : un total de 8 500 m2,comportant l’accueil du centre, des sciences du numérique d’expérimentation et de développement (SED), baptisébureaux, un espace de conférences Dream, a été créé en 2002. L ’objectifet un centre de documentation. « Nous accompagnons l’académie était de susciter une dynamiqueCe projet ambitieux, initié en 2003, de Versailles depuis 2004, par de groupe en mutualisant les outilsest le fruit d’un travail collectif qui exemple dans la mise en place, et les méthodes de développementa impliqué les services des affaires en 2010, d’une option expérimentale que les ingénieurs utilisaient pourfinancières et des affaires juridiques Informatique et objets du contribuer aux développementsaux côtés du service général et numérique en classe de seconde. logiciels des équipes de recherche ettechnique et de l’administration C’est donc naturellement que nous des plateformes d’expérimentation.du centre. Inria dispose désormais avons poursuivi notre engagement Une des clés était de fédérer lesainsi d’une expertise en maîtrise à ses côtés pour la création développements d’un maximumd’ouvrage tant pour la prise en de l’enseignement de spécialité d’équipes-projets autourcharge des marchés de travaux que Informatique et sciences d’une architecture logiciellepour le suivi de leur externalisation. du numérique, qui débutera de développement suffisammentLes nouveaux bâtiments sont à la rentrée 2012 au niveau national. générique. C’est le travail qu’a menéaccessibles aux personnes Cette option, un pas important Julien Wintz, ingénieur de recherche,handicapées, respectent la norme pour la discipline informatique, est depuis 2008 : il a développé laenvironnementale HQE et peuvent soutenue par tous les centres Inria. méta-plateforme DreamTool Kitévoluer en matière de connectivité. Plus particulièrement, le centre (DTK), pour laquelle il a reçuL’espace de conférences comporte de Rocquencourt a accueilli durant en 2011 le Prix Inria du soutienun amphithéâtre de 240 places l’année 2011 les élèves intéressés à la recherche et à l’innovation.et un espace modulable pouvant et une centaine d’enseignants DTK permet d’accélérer leaccueillir trois groupes de autour de démonstrations et développement des logiciels70 personnes pour des ateliers, de conférences. Un chercheur, des équipes de recherche etdes tutoriels… Cette nouvelle François Fages, est devenu de les enrichir, notamment eninfrastructure, indépendante, est référent auprès de l’académie associant calcul, visualisationaussi à disposition de nos partenaires pour le suivi de la mise en place et interaction dans la salle de réalitéacadémiques ou institutionnels. de l’enseignement dans les lycées. virtuelle Gouraud-Phong. CelaUne Rencontre Inria industrie et Il va à la rencontre des professeurs favorise aussi les collaborationsla réunion plénière du consortium et des élèves. En parallèle, le centre entre équipes de recherche etQuaero y ont déjà eu lieu. » a continué à mener de nombreuses génère des partenariats industriels. actions auprès du grand public Cette expérience a vocation et des jeunes, comme la Fête à être déclinée dans les autres de la science, les Olympiades centres Inria. » de mathématiques et le Salon culture et jeux mathématiques. » 55
  • Inria — Rapport annuel 2011PILOTAGEFocus sur la nouvelle identitéPour valoriser l’excellence scientifique de ses talents,assurer le rayonnement numérique de la Franceà l’étranger, jouer un rôle moteur dans la modernisationde la société, Inria a redéfini son identité. Trois maîtresmots dans cette démarche : lisibilité, visibilité, attractivité. La nouvelle griffe, « Inria, inventeurs du monde numérique », replace l’homme au cœur du projet de l’institut et souligne les notions d’interaction et de créativité qui caractérisent la recherche en sciences du numérique. Quel rôle doit jouer cette nouvelle identité d’Inria ? « Nous évoluons dans un environnement complexe, exigeant, en mutation forte et constante, explique Laurent Stencel, directeur de la communication, et Inria a pour vocation d’œuvrer dans le cercle restreint des instituts de recherche faisant autorité dans les sciences du numérique. » Il était donc important de réfléchir à la façon la plus efficace et la plus pertinente de rendre lisible, pour le plus grand nombre, l’activité de recherche et d’innovation de l’institut. « Grâce à ce travail, l’institut peut être plus spontanément identifié comme un contributeur de référence sur toutes les questions qui concernent la place du numérique dans notre société. Nous espérons également qu’il contribue à multiplier les opportunités de contacts, de rencontres, à accélérer le transfert technologique vers les entreprises et l’innovation. » Créée avec et pour ses équipes Pour repenser son identité en tenant compte de l’ensemble de ses enjeux, Inria s’est inscrit dans une démarche colla- borative de réflexion et de création réunissant chercheurs et personnel d’accompagnement de la recherche amenés à représenter Inria devant différents publics (universitaires étrangers, industriels, chercheurs d’autres sciences, jeuneLaurent Stencel,directeur de la public, journalistes).communication Les fondamentaux d’Inria ont pris corps au fil des ateliers, dans la synthèse des différentes contributions élaborées dans les centres. Les mots, le trait et les symboles traduisent ainsi en quelques formules simples : un métier, le contour d’un champ de recherche, un rôle à jouer dans la société, l’ambition d’une science partagée… 56
  • ISABELLE FALQUE-PIERROTIN, PRÉSIDENTE DE LA CNIL DANIEL KAPLAN, DÉLÉGUÉ GÉNÉRAL DE LA FING HENRI VERDIER, PRÉSIDENT DU PÔLE DE COMPÉTITIVITÉ CAP DIGITALLA RECHERCHE AU CŒUR DU DEBAT 57
  • Inria — Rapport annuel 2011 Vie privée et numérique. « Notre institut a signé une convention avec la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) pour associer notre expertise en matière de Web (connaissances et veille technologique) à l’engagement pour la protection des données privées à l’ère numérique. » • Michel Cosnard, président-directeur général d’Inria TOUS ACTEURS DE LA RÉGULATION ! ISABELLE FALQUE-PIERROTIN, PRÉSIDENTE DE LA CNIL Comment analysez-vous l’évolution d’accident peut considérablement nuire à du numérique en matière de risque d’atteinte leur image, ce qui aura forcément des re- aux libertés ? tombées économiques. • I. F.-P. Il faut dire tout d’abord que le numérique présente bien des aspects po- Que faire pour que des protections sitifs en matière de libertés. Il suffit de voir efficaces soient effectivement mises en œuvre le rôle joué par les réseaux sociaux dans par les entreprises ? Et comment s’assurer les révolutions arabes ; la possibilité offerte qu’elles ne font pas une utilisation abusive par Internet de s’exposer, de débattre, de des données en leur possession ? montrer ses talents ; la plus grande facilité • I. F.-P. Je ne pense pas que la gestion du d’entreprendre permise par les technolo- risque puisse être uniquement pilotée par gies numériques… la sanction et l’urgence. Il faut sensibiliser Évidemment, lorsque le numérique se gé- les entreprises en amont, leur faire com- néralise, les risques aussi. Je crois vraiment prendre non seulement la nécessité de se que la question fondamentale est celle des conformer à la loi, mais aussi le besoin de données personnelles. Elles sont la matière transparence et de confiance exprimé par première du numérique, tant dans les les utilisateurs et l’intérêt commercial échanges privés que pour les entreprises. qu’elles peuvent en retirer. Nous allons être Dans des branches comme l’assurance et aidés en cela par la refonte de la directive la banque, on utilise de plus en plus l’ana- européenne de 1995, qui va devenir un lyse de ces données pour optimiser les règlement, imposant notamment la trans- choix, prendre des décisions au quotidien. parence effective. Mais toutes les entreprises n’ont pas bien En matière de collecte et d’utilisation des pris conscience des risques systémiques données, je pense que le principe doit être du numérique, notamment la possibilité celui de la proportionnalité des moyens de piratage des données qu’elles détien- avec les finalités : en quoi telle donnée est- nent et ne protègent pas suffisamment. Or elle nécessaire pour offrir tel service ? Cette elles doivent comprendre que ce genre politique préventive nécessite aussi une 58
  • La recherche au cœur du débat ISABELLE FALQUE-PIERROTIN 1996 Conseiller d’État, présidente de la Commission interministérielle relative à Internet. 1997 Expert auprès de l’OCDE. 1997 à 1998 Rapporteur général du rapport du Conseil d’État sur Internet et les réseaux numériques. 2001 à 2010 Présidente du Conseil d’orientation et déléguée générale du Forum des droits sur l’Internet.Bio Depuis septembre 2011 Présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). 59
  • Inria — Rapport annuel 2011TOUS ACTEURS code de verrouillage, alors qu’ils n’étei-DE LA RÉGULATION ! gnent jamais leur téléphone ; en cas de perte ou de vol, toutes leurs données sont à disposition de n’importe qui ! Là encore, nous devons faire œuvre pédagogique, faire comprendre aux utilisateurs qu’ils sont les premiers acteurs de leur propre évolution des instances de régulation. protection. Mais aussi qu’ils sont respon- Ainsi, nous nous efforçons de fournir aux sables vis-à-vis des autres. Les jeunes, entreprises des outils concrets pour les n o t a m m e n t , n’ o n t p a s f o r c é m e n t aider à connaître et à respecter la loi : au- conscience des conséquences de ce qu’ils dits, mise en place de labels, qui peuvent publient sur les réseaux sociaux. donner un avantage concurrentiel à ceux qui les obtiennent. Et nous incitons les cor- Et l’État ? Pensez-vous qu’il y ait respondants de la Cnil dans les entreprises, toujours une crainte dans la population que qui existent depuis 2004, à ne pas se can- les données personnelles puissent être tonner à un simple rôle administratif, mais utilisées par le pouvoir de manière attentatoire à devenir, en quelque sorte, des « agents aux libertés ? de conformité » à la loi. • I. F.-P. On en parle moins que de l’utili- sation commerciale, mais au moindre in- Que peut-on faire si les entreprises cident, dès qu’il y a polémique sur la créa- ne jouent pas le jeu ? tion d’un nouveau fichier public, le • I. F.-P. En ce cas, le recours aux sanctions croisement de plusieurs fichiers ou l’utili- est inévitable. Mais nous commençons sation indue d’un fichier sensible, l’inquié- bien sûr par dialoguer. Je suis toujours tude renaît. Il est vrai qu’aujourd’hui, avec étonnée par le toutes les traces numériques que nous lais-Nous devons exiger une fatalisme, vis-à- sons, la notion même d’anonymat est vidéeplus grande transparence vis des grandes de son sens, et cela peut inquiéter. L ’État entreprises du doit donc être exemplaire, et la Cnil met ensur les usages et les garanties numérique, se- œuvre ses pouvoirs d’avis et de contrôledes entreprises de l’économie lon lequel on pour le vérifier. C’est une exigence de lanumérique, mais aussi ne pourrait rien démocratie, particulièrement sensible faceinformer le grand public faire pour les à l’impératif de sécurité qui croît.sur les règles à suivre contraindre à Certains pointent un autre risque potentiel :pour mieux se protéger. respecter la loi. l’utilisation des données pour faire du « pro- Ce n’est pas filage » des utilisateurs à leur insu. C’est un vrai : nous avons les moyens de négocier risque réel. L ’utilisation des données per- avec elles pour qu’elles se soumettent à sonnelles pour piloter les politiques d’en- des obligations. treprise, que j’évoquais précédemment, ne Nous observons sur ce point une doit pas mener à un profilage indivi- évolution très nette : même aux duel qui aboutirait, par exemple, à États-Unis, les législateurs et l’opi- exclure des individus de droits fon- nion publique sont mûrs pour impo- damentaux, comme celui d’être as- ser une régulation au secteur numé- suré ou de posséder un compte ban- rique, ce qui n’était pas le cas il y a caire, en fonction de critères quelques années, parce que tout le statistiques subjectifs et opaques. monde est désormais concerné par Ou encore, dans le domaine politique l’utilisation des données personnelles. Une et social, d’utiliser ces données – qui sont coopération internationale s’installe souvent publiques – pour se livrer à des d’ailleurs sur le sujet. tentatives de manipulation des individus. Nous devons y être vigilants. Les enquêtes montrent cependant une ambivalence des utilisateurs en matière de données numériques. Qu’en pensez-vous ? • I. F.-P. C’est le fameux « privacy para- dox » : beaucoup s’inquiètent de l’utilisa- tion qui pourrait être faite de leurs données personnelles, mais peu prennent la peine de protéger celles qui se trouvent sur leur ordinateur, et encore moins sur leur smart- phone. 25 % des utilisateurs n’ont aucun 60
  • La recherche au cœur du débatInnovation et numérique. « Les technologies numériques se sont invitées dansnos vies et dans nos pratiques. Analyse des réseaux sociaux, recherche de nouvellesinterfaces… les récents chantiers scientifiques intègrent l’étude des usages. C’est le sensdes « Usage labs » et « Living labs » développés ces dernières années. Et du rapprochementavec des acteurs comme la Fing… » • Michel Cosnard, président-directeur général d’Inria UN DÉSORDRE FERTILE DANIEL KAPLAN, DÉLÉGUÉ GÉNÉRAL DE LA FING (FONDATION POUR L’INTERNET NOUVELLE GÉNÉRATION) Comment analysez-vous l’impact des pour poursuivre, étendre, diversifier cettetechnologies numériques sur la société ? communication. Avec une constante : elle •D. K. Le premier point important, c’est la n’accepte jamais de « se faire contenir ». Cemassification des pratiques numériques et qui est forcément un facteur de désordre.leur diversification. L ’idée d’un monde vir-tuel séparé du monde réel ne correspond Et vous estimez ce désordre « utile » ?pas à la réalité. Aujourd’hui, le numérique • D. K. Oui, à plusieurs titres. On sait depuisest au cœur des mécanismes sociaux et longtemps que toute une partie de la com-économiques, des organisations et des munication entre les gens n’a d’autre objetmodes de vie. Il change la façon de bouger, que la communication elle-même. Elle peutd’occuper l’espace, d’organiser son temps, paraître futile, mais est très importante pourde communiquer, de travailler, de produire, mettre de l’huile dans les rouages sociaux.distribuer et consommer… C’est la marque du lien, de l’humanité. BienDeuxième point : le développement du nu- sûr, on peut toujours faire une hiérarchiemérique s’inscrit depuis toujours dans une dans l’utilisation des réseaux sociaux, quitension entre ordre et désordre. Nous irait des « lolcats » — ces vidéos desommes fiers de notre traduction de chats qui n’ont d’autre but qu’amu-computer par « ordinateur », mais elle ser — au « printemps arabe ». Pour-n’est pas neutre : l’ordinateur… met tant, tout se tient : ce sont les mêmesde l’ordre ! À cette informatique tour- qui s’amusent sur les réseaux et peu-née vers l’efficacité, l’ordre, s’en ajoute vent ensuite les utiliser autrement. Onune autre qui privilégie l’innovation, n’a pas l’un sans l’autre.le changement de pratiques sociales, Autre effet marquant du numérique :l’interpénétration entre sphères publique et l’abaissement considérable des barrières àprivée, et surtout la communication entre l’innovation. On peut, avec un simple micro-les gens, moteur principal du développe- ordinateur, inventer des services, des appli-ment du numérique. Dès qu’on leur ouvre cations, des outils, voire des produits, avecun nouvel espace, les gens l’investissent la possibilité d’aller rapidement de l’idée au 61
  • Inria — Rapport annuel 2011 DANIEL KAPLAN 1986 Fondateur de JKLM, l’une des premières agences de communication électronique au monde. 1995 Dirige pour l’Acsel (Association de l’économie numérique) le rapport « Internet, les enjeux pour la France ». Depuis 2000 Cofondateur et délégué général de la Fondation pour l’Internet nouvelle génération (Fing), projet collectif et ouvert dont la mission est de « produire et partager des idées neuves et actionnables pour Bio anticiper les transformations numériques ». 62
  • La recherche au cœur du débat Comment résister à « l’exposition » de soi-même par les autres sans son consentement ? • D. K. Je crois plus à des réponses agiles qu’à la chasse aux données dans l’espoir deprototype. Et il y a toujours d’autres per- les effacer définitivement. Je pense parsonnes avec qui échanger ou partager. exemple aux méthodes d’obfuscationL’innovation « ascendante » s’appuie sur le – noyer (pour les autres) les données signi-numérique pour atteindre d’autres échelles fiantes sous un déluge de « bruit ». En ma-(pensons au logiciel libre), de nouveaux tière de « droit à l’oubli », nous nous sommesdomaines (automobiles, drones, machines intéressés à des travaux s’appuyant sur laà laver, services urbains…).Tout cela boule- manière dont la mémoire humaine réécritverse l’ordre établi des marchés, des mé- en permanence le passé pour créer des sys-tiers, invente de nouvelles pratiques. Réflé- tèmes qui, au fur et à mesure que le tempschissons, par exemple, à ce que pourrait être passe, oblitéreraientune ville qui se penserait, grâce au numé- aléatoirement certains Il est clair aujourd’hui querique, comme une plateforme d’innovation enregistrements, en les technologies numériquesouverte pour coproduire des services en réalloueraient ou en ne suffiront pas à changermatière de mobilité, de propreté, de sécu- flouteraient d’autres. le monde, mais aussirité, d’éducation, de vie sociale, de culture… La valeur statistique subsisterait, mais l’on que le monde ne changera La société craint le « traçage » de ne pourrait plus attri- pas sans l’apport desl’État ou du marketing. Comment répondez- buer de manière cer- technologies numériques.vous à cette question de la confiance ? taine une donnée à un •D. K. Les actes de notre vie produisent des individu…Tout cela pose beaucoup de défistraces numériques de plus en plus nom- techniques, qui sont autant de champs ou-breuses. Celles-ci sont des ressources vitales verts pour les chercheurs en informatique !pour une économie tournée vers les services,avec un marketing de plus en plus ciblé et Quels sont selon vous les autrespersonnalisé. Mais aussi pour des autorités enjeux pour la recherche ?publiques de plus en plus inquiètes. • D. K. En premier lieu, l’écologie. Nous re-On dit souvent que les mêmes qui s’inquiè- trouvons là la problématique de l’ordre et dutent du fichage fournissent volontiers des désordre. Le numérique peut certes per-informations en ligne et disent tout sur mettre une certaine rationalisation, une ré-Facebook. Ce « paradoxe », maintes fois duction des pertes. C’est nécessaire, maissouligné, n’est qu’apparent. Les gens ne se insuffisant au regard des enjeux, qui deman-dévoilent pas vraiment sur les réseaux so- dent des changements radicaux. Il faut alorsciaux : ils se mettent en scène, pour se pro- réfléchir à la relocalisation, à la durée de viejeter vers les autres, avec (souvent) une idée des objets et surtout au partage, un type deprécise du résultat attendu. Le problème croissance qui nécessite des circuits, desvient de ce qu’aujourd’hui les organisations réseaux… Bref, beaucoup de numériquese dotent de moyens toujours plus puissants pour que cela marche à grande échelle.de collecte et d’exploitation des données Seulement, il y a toujours quelque chose quipersonnelles, alors que les individus n’en ne fonctionne pas comme prévu ! Nousretirent rien : ni connaissance, ni conscience, avons besoin de solutions prêtes à l’imprévu,ni capacités d’action. les plus « génératives » possibles, dont leImaginons que demain vous ayez accès à plus grand nombre d’innovateurs pourratoutes les données que les organisations s’emparer. Le principal défi pour les cher-possèdent sur vous, pour en faire ce que vous cheurs, c’est d’être à la fois dans les grandsvoulez : analyser votre consommation ou programmes, qui sont indispensables, maisvotre mode de vie, faire un bilan de compé- aussi sur les chemins de traverse. Il s’agit detences, mesurer votre bilan carbone, mettre casser les barrières disciplinaires, croiser desdifférents fournisseurs en concurrence… connaissances, détourner des outils, oserEn considérant les données personnelles essayer des choses qui peut-être n’aboutirontcomme des actifs mobilisables par les in- pas, mais feront progresser la société. Je suisdividus, on renverse la relation avec les persuadé que de là viendront les indispen-organisations et on recrée les conditions sables innovations de rupture.d’une confiance. Ce projet anime au-jourd’hui des chercheurs, des innovateurset même des gouvernements dans plu-sieurs pays du monde. 63
  • Inria — Rapport annuel 2011 Nouvelle économie et numérique. « Plus rapide, plus inattendue, plus foisonnante, l’innovation dans le domaine du numérique questionne les modèles classiques. Dans le cadre de notre programme de transfert, et grâce au concours d’industriels et de professionnels du transfert de technologies, nous avons accompagné plus de 130 projets de transfert ces trois dernières années. 130 cas particuliers… » • Michel Cosnard, président-directeur général d’Inria LAISSONS LES CHERCHEURS CHERCHER ! HENRI VERDIER, PRÉSIDENT DU PÔLE DE COMPÉTITIVITÉ CAP DIGITAL On parle beaucoup d’« économie trouve les réseaux de distribution d’énergie numérique » ; mais que recouvre ce terme ? intelligents (smart grids), la robotique, les Existe-t-il vraiment deux économies, une objets communicants… C’est à mon avis numérique et une autre qui ne le serait pas ? le plus prometteur en termes de création • H. V. Je crois profondément que le nu- d’emplois. Pensez seulement à tout ce mérique a lancé un processus de transfor- qu’on va pouvoir faire grâce à la domotique mation économique et sociale globale, et à la robotique pour maintenir plus long- comme la Renaissance et la Révolution temps les personnes âgées chez elles par industrielle. Lors de cette dernière, on voit exemple. bien que l’économie du charbon et de l’acier a changé l’industrie, mais a égale- Mais pourquoi ce secteur hybride ment suscité la création de grandes usines, échapperait-il aux entreprises traditionnelles ? dont l’organisation a ensuite servi de mo- • H. V. Je ne dis pas qu’elles en seront dèle à l’école, aux hôpitaux, à l’armée, à absentes. Mais enfin, ce ne sont pas les l’urbanisme… tout en appelant un certain théâtres qui ont fait l’industrie du cinéma, état du capitalisme. ni les cochers celle de l’automobile… et ce En entrant plus dans le détail, je crois que ne sont pas forcément les grands construc- l’on pourrait distinguer quatre catégories teurs automobiles qui auront le monopole d’acteurs du numérique : les fournisseurs de la voiture électrique, parce qu’ils restent d’infrastructures (télécommunications, ma- profondément des « motoristes », alors chines, etc.), déjà anciens ; les pure players qu’il va falloir apprendre à gérer des ré- d’Internet, tournés vers la recherche de va- seaux et des flux. En achetant des batteries, leur ajoutée maximale, « over the top » ; les des PME de 10 personnes pourront fabri- activités traditionnelles (industrie ou service) quer des voitures, en focalisant leur créa- qui doivent faire leur révolution numérique tivité dans un concept ou un design. sous peine de connaître des difficultés ; On pourrait se risquer à dire qu’il y a deux enfin, un secteur hybride naissant qui mêle économies numériques. D’une part, celle électronique, calcul et services, où l’on qui est technocentrée, qui mobilise 64
  • La recherche au cœur du débat HENRI VERDIER Depuis 2006 Membre fondateur et président du pôle de compétitivité Cap Digital. 2007 Directeur chargé de l’innovation de Lagardère Active. 2009 Directeur de la prospective de l’Institut Télécom chargé de la création du think tank « Futur numérique ». Depuis 2009 Membre du comité de prospective de l’Arcep.Bio 2010 Cofondateur de la société MFG-Labs. 65
  • Inria — Rapport annuel 2011LAISSONS LESCHERCHEURS CHERCHER ! Quelles sont les conséquences pour les entreprises ? Quelles stratégies adopter ? • H. V. La conséquence principale, c’est qu’il y a plus de puissance créative à l’ex- térieur des organisations qu’à l’intérieur. Pour employer le jargon économique, cela d’importantes ressources intellectuelles et devient « l’externalité » principale, et le plus capitalistiques, et qui peut être planifiée important pour une organisation est alors – dont nous avons besoin, ne serait-ce que sa capacité à attirer vers elle cette créati- pour assurer la sécurité des systèmes cri- vité. Notamment en créant des plateformes tiques. Et celle qui se fonde sur la « commo- qui captent cette création.Windows est un ditisation » de certaines ressources, sur bon exemple : des milliers de gens ont dé- l’innovation et un travail sur l’expérience veloppé des logiciels pourWindows, ce qui utilisateur, dans laquelle des adolescents lui a donné de la valeur et l’a fait survivre débrouillards peuvent changer la donne. depuis trente ans ! Amazon aussi, avec une On entre alors dans un monde complète- plateforme sur laquelle viennent se greffer ment différent. des centaines d’applications ; ce qui n’est pas la même chose que la simple mise en Quelles sont les caractéristiques de ligne d’un catalogue. Ici, nous sommes ce « nouveau monde » économique ? vraiment dans une nouvelle économie. H. V. • Il est basé sur trois éléments. D’abord, la baisse vertigineuse du coût de Selon vous, quel est le rôle de la la puissance de calcul : le moindre micro- recherche dans cette nouvelle économie ? ordinateur possède un studio d’enregistre- • H. V. En Europe domine l’idée que la ment plus performant que celui des Beatles, science pure engendre la science appli- le dernier smartphone est plus puissant que quée, qui engendre l’innovation, qui en- le supercalculateur Cray II de 1985, et tous gendre le produit, qui engendre le marché. sont interconnectés. Donc, qu’il faut obliger les chercheurs à Ensuite, l’accélération constante des pro- penser aux applications et les entrepre- grès : la génération précédente pouvait neurs à faire de la R&D. Je crois au penser utiliser durant toute une carrière les contraire que l’innovation n’est pas la technologies apprises à l’école ; ce n’est poursuite logique de la R&D. C’est un geste évidemment plus le cas. Enfin, quoi créatif qui rencontre le marché et qu’on en dise, l’élévation du niveau crée une expérience utilisateur, une d’éducation générale qui, associée valeur d’usage. aux deux autres tendances, confère Cela ne signifie pas que la recherche une puissance considérable aux in- ne joue aucun rôle dans l’innovation ; dividus extérieurs aux organisations. au contraire, rien ne se ferait sans La conjonction de ces éléments crée elle.Toutes les innovations dans le un basculement dès lors que des domaine numérique qui ont changé jeunes passionnés peuvent jouer avec une le monde – Microsoft,Yahoo, Google, Fa- technologie. En termes d’innovation, cela cebook,Twitter… – ont été créées par des engendre un modèle « darwinien » : gens de moins de 20 ans qui n’étaient pas 100 essais pour un succès, mais un succès de bons chercheurs, mais vivaient sur un qui peut changer le monde. On ne peut campus saturé de technologies. plus anticiper C’est pourquoi je crois beaucoup à la re-L’innovation n’est pas la suite les ruptures : cherche théorique. Il faut laisser les cher-logique de la R&D : alors que trois étudiants cheurs chercher dans le maximum de di-certaines entreprises meurent brésiliens dans rections possibles, car personne ne peutassises sur leurs brevets, d’autres un u t - ê t r esont pe garage en préjuger de ce dont il aura besoin dans deux ans. Et il faut créer des lieuxcommencent par s’assurer un train d’inventer d’échanges, à l’image des campus améri-marché, puis achètent aux quelque chose cains, pour que les innovateurs puissentautres les brevets dont elles qui va dévaster « faire leur marché » dans le travail desont besoin pour se développer. votre marché, chercheurs. et vous ne le savez pas ! D’autant que ces innovations procèdent plus par combinaison de tech- nologies que par développement de nou- velles technologies. 66
  • RÉSULTATS BUDGET BILAN SOCIAL ÉQUIPES-PROJETS PARTENAIRES ACADÉMIQUES ÉQUIPE DE DIRECTION CONSEIL D’ADMINISTRATION CONSEIL SCIENTIFIQUE COMMISSION D’ÉVALUATION CONTACTS WEB BILANFAITS & CHIFFRES 67
  • Inria — Rapport annuel 2011Résultats 60 •5 DISTRIBUTION THÉMATIQUE DES ÉQUIPES-PROJETS • 1 — 40 Algorithmique, % programmation, logiciels et des publications Inria ont été •4 •1 déposées dans l’archive ouverte architectures HAL (hyperarchive en ligne) en • 2 — 33 Mathématiques appliquées, 2011. calcul et simulation • 3 — 40 Perception, cognition, 37 interaction • 4 — 35 Réseaux, systèmes et •3 •2 services, calcul distribué • 5 — 31 STIC pour les sciences de la % de taux de succès moyen aux vie et de l’environnement appels à projets de l’ANR. 4 432 RÉPARTITION DES 42 missions de normalisation et de standardisation ont été menées PUBLICATIONS EN 2011 en 2011, notamment auprès 2 762 62 livres d’organismes comme IETF, ISO, W3C, ETSI, OGF. 1 608 revues et chapitres de livres 1 608 2 762 actes de colloques 4 432 publications de référence 518 rapports 518 304 thèses 304 71 46 habilitations62 46 brevets licenciés au 31 décembre 2011.ÉVOLUTION DU NOMBREDE PUBLICATIONS DERÉFÉRENCE 106 dépôts de logiciels APP. 4 432 1 797 3 742 23 dépôts de brevets initiaux. 2001 2006 2011 255 brevets en portefeuille. 68
  • Bilan Faits & chiffres8 PRIX OBTENUS PAR 7 NOUVEAUX LAURÉATSLES ÉQUIPES INRIA : DE L’ERC :• Prix annuel EADS des applications • Prix Blaise Pascal Starting Grants : des sciences aux domaines de Rémi Gribonval, équipe Metiss • Erwan Faou, équipe Ipso l’aérospatiale • Prix La Recherche en Sciences • Rémi Gribonval, équipe Metiss Grégoire Allaire, équipe Defi de l’information • Xavier Rival, équipe Abstraction• Grand Prix Fondation EADS Sciences Xavier Leroy, Sandrine Blazy, Zaynah • Andreas Enge, équipe Lfant de l’informatique et leurs Dargaye et Jean-Baptiste Tristan, applications équipe Gallium Advanced Grants : Georges Gonthier, laboratoire • Prix Michel Monpetit - Inria • Dale Miller, équipe Parsifal commun Inria Microsoft-Research Anne-Marie Kermarrec, équipe Asap • Nicholas Ayache, équipe Asclepios• Gay-Lussac Humboldt • Prix La Recherche en Mathématiques • Marie-Paule Cani, INPG Grenoble Research Award Olivier Saut, Angelo Iollo, Damiano et équipe Imagine Hubert Garavel, équipe Vasy Lombardi, Jean Palussiere, Didier• Prix Irène Joliot-Curie, catégorie Bresch, Thierry Colin, Emmanuel Femme-Entreprise de l’année Grenier, Benjamin Ribba, François Pascale Vicat-Blanc, équipe Reso Cornélis, équipe MC2ACCUEIL DE VISITEURS SCIENTIFIQUES ÉTRANGERS MONTANT ANNUEL DES RECETTES TITRÉES DE800 REDEVANCES POUR BREVETS ET LOGICIELS (en millions d’euros)600 842400200 475 0 378 2001 2006 2011 Europe Amérique du Nord Asie & Océanie Afrique et Moyen-Orient Amérique du Sud 2009 2010 201166équipes associées avec desétablissements de recherche 52 M€ En 2011, Inria a pu compter sur 51 811 000 euros issus des contrats 7 start-up créées en 2011 : Alien, Alphability, Ambientic,étrangers et en particulier et subventions de recherche dont HiKoB, Lixoft, OCamlPro, Tocea.11 nouvelles équipes associées 15,02 millions d’euros en provenanceavec les universités californiennes de l’Europe de la recherche (PCRD).de Berkeley et Stanford dans le cadredu programme « Inria@SiliconValley ». 69
  • Inria — Rapport annuel 2011Budget 2011 ÉVOLUTION DU BUDGET (contre 101,1 % en 2010), faisant apparaître une moins-value de - 3,7 M€. Le budget primitif d’Inria pour l’année Avec un prélèvement exceptionnel au 2011, qui avait initialement inscrit une pré- fonds de roulement de 2,8 M€ et des re- vision de ressources et de dépenses de ports de l’exercice antérieur de 23,1 M€, 231,1 M€, a été corrigé pour prendre en les ressources totales ont été de 261,5 M€ compte, d’une part, une réduction de la en 2011. dotation de l’État (annulation de 0,297 M€ lors du vote de la loi de finances par le DESTINATION ET NATURE Parlement) ; d’autre part, une modification DES DÉPENSES des taux de mise en réserve. Il s’est établi, de fait, à 229,5 M€ (+ 9,4 M€, soit + 4,3 % Par destination, les dépenses mandatées par rapport au budget primitif de 2010). (226,8 M€) ont porté : Le budget prévisionnel (intégrant les re- • pour 127,0 M€, sur les activités scienti- ports de 2010) a été porté à 265,2 M€ en fiques des centres de recherche (agrégat 1), dernière décision modificative. soit 56 % des dépenses (contre 51,4 % en 2010) ; Concernant les recettes, la dotation de • pour 27,5 M€, sur les actions de recherche l’État n’a que très faiblement augmenté, communes (agrégat 2), soit 12,1 % des dé- passant de 165,0 M€ en 2010 à 166,4 M€ penses (contre 17 ,3 % en 2009) ; (+ 0,9 %). La subvention pour charges de • pour 72,3 M€, sur les fonctions support service public a représenté 70,7 % des (agrégat 3), soit 31,9 % des dépenses recettes nettes de l’organisme et a couvert (contre 31,2 % en 2010). 73,4 % de ses charges : 162,9 M€ ont été attribués au titre de la dotation de base et Par nature, ces dépenses se sont ventilées 3,6 M€ au titre de l’action 3 relative au fi- comme suit : nancement du dispositif postdoctoral • 155,2 M€ de charges de personnel (68,4 % ministériel. des dépenses, contre 66,2 % en 2010), dont 118,5 M€ de masse salariale limitative et Après une très forte croissance en 2010 36,7 M€ de masse salariale non limitative. (+ 45 %), les ressources propres titrées ont L’effectif des personnels « sous plafond » également progressé de manière modérée (c’est-à-dire ceux dont la rémunération est en 2011, passant de 68,4 M€ à 69,1 M€ assise sur la dotation de l’État) a atteint (+ 1,1 %). Représentant 29,3 % des finan- 1 674,9 équivalents temps plein travaillés cements totaux en 2011, elles ont eu pour (ETPT) en 2011, le plafond associé au bud- origine : get initial étant de 1 676,9 ETPT (le plafond • pour 51,9 M€, les contrats et soutiens fi- en ETP fixé en loi de finances étant pour sa nalisés de recherche* ; part de 1 794 ETP). L ’effectif des personnels • pour 2,9 M€, des produits de ventes et de « hors plafond » (ceux dont la rémunéra- prestations de services ; tion est assise sur les ressources propres) • pour 14,4 M€, des subventions et produits a été de 839 ETPT. divers. • 54,3 M€ de charges de fonctionnement et d’investissement courant, soit 23,9 % des Hors produits et charges calculés, le dépenses (contre 24,9 % en 2010) ; compte financier a arrêté le montant des • 17,3 M€ de charges relatives aux opéra- recettes encaissées à 235,6 M€ (contre tions d’investissement programmé (OIP), 233,4 M€ en 2010). Le taux global de réa- soit 7,6 % des dépenses (contre 8,8 % lisation des recettes s’établit à 98,4 % en 2010). 70
  • Bilan Faits & chiffresIl convient de noter que 9,3 M€, verséssous forme d’acomptes à des mandatairespour des réalisations immobilières, n’ontpas été traités en mandatement. En inté- 265,2 millions d’euros, c’est le budget d’Inria pourgrant ces versements, les dépenses effec- l’année 2011.tives totales se sont élevées à 26,6 M€pour les OIP et, globalement, à 236,1 M€(soit 90,3 % des ressources de l’année).CERTIFICATION DES COMPTES 70,7% des recettes sont constituées des dotations de l’État.Depuis 2010 – et donc pour la seconde foissur l’exercice 2011 –, les comptes annuelsde l’établissement font l’objet d’une cer-tification par un collège de commissairesaux comptes et intègrent des ajustementscomptables d’inventaire (produits consta- +13,6 millions d’euros, c’est le résultat comptable établi en 2011.tés d’avance, produits à recevoir, chargesconstatées d’avance, charges à payer).Le compte financier de 2011 fait apparaîtreun résultat d’exploitation de + 4,5 M€, unrésultat financier de + 0,2 M€ et un résul-tat exceptionnel de + 8,9 M€. Le résultatcomptable de l’exercice dégage ainsi unbénéfice de + 13,611 M€.La différence avec le résultat budgétaire(+ 8,748 M€) s’explique, d’une part, pardes opérations d’exécution budgétairen’ayant pas d’impact direct sur le comptede résultat (recettes budgétaires et dé-penses budgétaires inscrites au bilan :+ 13,384 - 21,790 = - 8,406 M€) et, d’autrepart, par la prise en compte de « chargescalculées » (+ 7,626 M€ : dotations auxamortissements, dotations aux provisions, * Dont 17,4 M€ de contrats européens etetc.) et des « produits calculés » 13,6 M€ de contrats ANR.(- 4,083 M€ : reprises sur provisions anté- ** Les réserves levées portent sur lerieures). suivi des congés payés et l’évaluation des provisions pour comptes épargne tempsLe bilan net (passif et actif) s’établit à ainsi que sur les procédures de contrôle relatives à laTVA. Les réserves mainte-212,962 M€ (+ 5,2 % par rapport à 2010). nues – qui constituent autant d’axes d’amélioration pour le contrôle interne –Les comptes de l’exercice ont été certifiés portent sur quatre processus : recense-par les commissaires aux comptes. Le ment des dettes fournisseurs, suivi des immobilisations, suivi des comptes d’at-nombre des réserves associées à cette tente, homogénéité d’application de lacertification est passé de six en 2010 à méthode de comptabilisation à l’avance-quatre en 2011**. ment des ressources propres. 71
  • Inria — Rapport annuel 2011Budget 2011Compte de résultat (M€) 2010 2011 variation• Produits d’exploitation 220,040 225,938 + 2,7 % dont : - Montant net du chiffre d’affaires 47,890 49,277 + 2,9 % (production vendue) (45,018) (46,521) (+ 3,3 %) (produits des activités annexes) (2,872) (2,756) (- 4,0 %) - Subventions d’exploitation 170,547 171,017 + 0,3 % - Reprises sur provisions et transferts de charges 0,002 4,086 ∞ - Autres produits de gestion courante 1,600 1,557 - 2,7 %• Charges d’exploitation 217,867 221,402 + 1,6 % dont : - Achats (consommations de l’exercice 43,488 41,302 - 5,0 % en provenance de tiers) - Impôts, taxes et versements assimilés 10,003 10,491 + 4,9 % - Salaires et traitements 92,972 94,527 + 1,7 % - Charges sociales 49,853 52,313 + 4,9 % - Dotations aux amortissements 14,910 14,279 - 4,2 % - Dotations aux provisions 4,459 5,591 + 25,4 % - Autres charges de gestion courante 2,180 2,900 + 33,0 %Résultat d’exploitation 2,173 4,536 + 109 %• Produits financiers 0,065 0,179 + 176 % dont : - Revenus des valeurs mobilières de placement 0,003 0,145 ∞ - Différences positives de change 0,007 0,005 - 33,2 % - Produits sur cessions de valeurs mobilières de placement 0,052 0,000 - 100 % - Autres produits financiers 0,003 0,030 + 753 %• Charges financières 0,011 0,005 - 51,7 % dont : - Différences négatives de change 0,011 0,005 - 51,7 %Résultat financier 0,054 0,174 + 222 %Résultat courant 2,227 4,710 + 111 %• Produits exceptionnels 15,618 14,444 -7,5 % dont : - Produits exceptionnels sur opérations de gestion 0,327 0,075 - 77,2 % - Produits exceptionnels sur opérations en capital 15,076 14,369 - 4,7 % - Reprises sur provisions et transfert de charges 0,214 0,000 - 100 %• Charges exceptionnelles 6,660 5,543 - 16,8 % dont : - Charges exceptionnelles sur opérations de gestion 5,290 5,490 + 3,8 % - Charges exceptionnelles sur opérations en capital 1,369 0,053 - 96 %Résultat exceptionnel 8,958 8,901 - 0,6 %• Total des produits 235,723 240,561 + 2,1 %• Total des charges 224,537 226,950 + 1,1 %Résultat de l’exercice (bénéfice) + 11,185 + 13,611 + 21,7 % 72
  • Bilan Faits & chiffresPersonnels •1 EFFECTIFS Décembre 2011 •1—1 658 personnels financés sur dotation d’État : 38,1 % •2—891 personnels financés sur ressources propres : 20,4 % •3—83 enseignants-chercheurs en délégation ou sur chaire : 2 % •4—1 719 personnels ni rémunérés, ni financés par Inria : 39,5 % •4 •2 •3 •9 •1 •2 EFFECTIFS GLOBAUX DES CENTRES ET DU SIÈGE Décembre 2011 •8 •1—327 Bordeaux •2—646 Grenoble •3 •3—312 Lille •7 •4—495 Nancy •4 •5—604 Paris – Rocquencourt •6—678 Rennes •7—458 Saclay •6 •5 4351 •8—567 Sophia Antipolis •9 —264 Siège c’est l’effectif global d’Inria. •6 •5 •1 CATÉGORIES D’ACTIVITÉ (Personnel scientifique 68 % - Personnel de soutien et de support 32 %) 1153 recrutements effectués. •1—1 415 chercheurs •4 •2 et enseignants-chercheurs •2—258 post-doctorants •3—1 282 doctorants •4—827 ITA 610 stagiaires de fin d’études accueillis. •5—546 ingénieurs contractuels •3 •6—23 autres 73
  • Inria — Rapport annuel 2011Personnels NATIONALITÉS ÉTRANGÈRES 77 •14 •1 Décembre 2011 •12 •13 • 1 — 253 Europe (UE) • 2 — 39 Europe (autres) •11 • 3 — 38 Proche-Orient nationalités étrangères•10 représentées. • 4 — 33 Maghreb (hors Tunisie) •9 • 5 — 49 Tunisie •8 698 • 6 — 35 Afrique (hors Maghreb) • 7 — 63 Amérique du Sud • 8 — 19 Amérique centrale et Mexique •7 • 9 — 28 États-Unis et Canada •2 personnels de nationalité •6 •10 — 7 Australie et Nouvelle-Zélande étrangère rémunérés •5 •3 •11— 43 Chine par Inria. •4 •12 — 10 Corée du Sud, Japon et Taïwan •13 — 57 Sous-continent indien •14 — 24 Sud-Est asiatique (principalement Vietnam) 117 43,6 CHERCHEURS TITULAIRES PAR TRANCHE D’ÂGE Décembre 2011 97 94 • — Hommes • — Femmes ans c’est l’âge moyen des chercheurs titulaires Inria. 43,7 62 46 ans c’est l’âge moyen des ingénieurs 32 et techniciens administratifs (ITA). 22 18 17 15 6 2 24 à 29 ans 30 à 35 ans 36 à 41 ans 8 42 à 47 ans 48 à 53 ans 54 à 59 ans 3 60 à 65 ans 27 ans c’est l’âge moyen des doctorants. DOCTORANTS 1282 •8 •1 (TOUS FINANCEMENTS) •2 PAR CENTRE •7 Décembre 2011 • 1 — 107 Bordeaux doctorants dans les équipes de recherche, • 2 — 84 Lille dont 22 % de femmes. •3 • 3 — 140 Nancy •6 • 4 — 207 Grenoble • 5 — 240 Rennes • 6 — 179 Paris-Rocquencourt • 7 — 153 Saclay •5 •4 • 8 — 172 Sophia Antipolis 74
  • Bilan Faits & chiffresÉquipes-projets actives en 2011 Saclay – Île-de-France. transactions. SystèmesALGORITHMIQUE, Daniel Augot. Saclay – Île-de-France.PROGRAMMATION, Catuscia Palamidessi. embarqués Vegas (3, 25) AlgorithmesLOGICIELS ET géométriques effectifs pour Contraintes et temps réelARCHITECTURES la visibilité et les surfaces. Programmation Aoste (3, 38) Modèles et méthodes pour l’analyse Nancy – Grand Est. par contraintes. Sylvain Lazard. Paris – Rocquencourt. et l’optimisation desAlgorithmique, François Fages. systèmes temps réelcalcul certifié Architecture Gallium Langages de embarqués.et cryptographie et compilation programmation, types, Paris – Rocquencourt et Sophia Antipolis – Algorithms Algorithmes. compilation et preuves. Alf (3, 43) La loi d’Amdahl Méditerranée.Paris – Rocquencourt. Paris – Rocquencourt. est pour toujours. Rennes – Robert de Simone.Bruno Salvy. Xavier Leroy. Bretagne Atlantique. Dart (3, 33) Apports du Arenaire (3, 11, 21) André Seznec. Marelle Mathématiques, parallélisme données auArithmétique des raisonnement et logiciel. Cairn (3, 10, 43) Systèmes temps réel. Lille – Nordordinateurs. Grenoble – Sophia Antipolis – sur puce reconfigurables : Europe. Jean-Luc Dekeyser.Rhône-Alpes. Méditerranée. Yves Bertot. architectures, algorithmes Espresso (3, 43)Florent de Dinechin. Mexico (3, 10) Modeling et compilation. Environnement de Caramel (3, 25) Rennes – Bretagne and exploitation of spécification deCryptologie, arithmétique : Atlantique. Olivier Sentieys. interaction and concurrency. programmes réactifsmatériel et logiciel. Nancy – Saclay – Île-de-France. Compsys (3, 11, 21) synchrones. Rennes –Grand Est. Pierrick Gaudry. Stefan Haar. Compilation et systèmes Bretagne Atlantique. Cascade (3, 12) Conception embarqués de calcul. Moscova Mobilité, sécurité, Jean-Pierre Talpin.et analyse de systèmes Grenoble – Rhône-Alpes. concurrence, vérification et Pop Art (3, 18, 35, 42)pour la confidentialité et Alain Darte. analyse. Contrôle-commande tempsl’authentification de données Paris – Rocquencourt. réel sûr. Grenoble – Rhône-et d’entités. Jean-Jacques Lévy.Paris – Rocquencourt. Programmation, Alpes. Alain Girault. vérification Pareo (3, 25) Îlots formels :David Pointcheval. S4 (3, 43) Synthèse et fondements et applications. Galaad (3, 38) Géométrie, et preuves Nancy – Grand Est. supervision de systèmes, scénarios. Rennes –algèbre, algorithmes. Abstraction (3, 12) Pierre-Étienne Moreau. Bretagne Atlantique.Sophia Antipolis – Interprétation abstraite Parsifal (3, 13) Recherche Benoît Caillaud.Méditerranée. et analyse statique. de preuve et raisonnementBernard Mourrain. Paris – Rocquencourt. Trio (3, 25) Temps réel et sur des spécifications Patrick Cousot. interopérabilité. Nancy – Geometrica (3, 10, 38) logiques. Saclay – Île-de- Grand Est. Nicolas Navet.Calcul géométrique. Ateams (1) Analyse et France. Dale Miller.Saclay – Île-de-France transformation à base des Vasy (3, 18, 35) Validation PI.R2 (3, 31) Conception,et Sophia Antipolis – compositions fidèles des de systèmes, recherche étude et implémentationMéditerranée. outils. Lille – Nord Europe. et application. de langages pour lesJean-Daniel Boissonnat. Paul Klint. Grenoble – Rhône-Alpes. preuves et les programmes. Hubert Garavel. Lfant (3, 23) Théorie Carte (3, 25) Théorie des Paris – Rocquencourt.algorithmique des nombres calculs adverses, et sécurité. Pierre-Louis Curien. Vertecs Modèles etrapide et flexible. Bordeaux Nancy – Grand Est. techniques de vérification Proval (3, 40) Preuve– Sud-Ouest. Andreas Enge. Jean-Yves Marion. appliqués au test et au de programmes. Saclay – Île- contrôle de systèmes Salsa (3, 41) Résolution Cassis (3, 24, 25) de-France. Christine Paulin. réactifs. Rennes – Bretagnede systèmes algébriques Combinaison d’approches Secsi (3, 10) Sécurité des Atlantique.et applications. pour la sécurité des systèmes d’information. Thierry Jéron.Paris – Rocquencourt. systèmes infinis. Nancy – Saclay – Île-de-France.Jean-Charles Faugère. Grand Est. Jean Goubault-Larrecq. Secret Sécurité, Michaël Rusinowitch. TASC (3, 6, 37) Theory,cryptologie et transmissions. Celtique (3, 10, 43) algorithms and systemsParis – Rocquencourt. Certification de logiciel for constraints. Rennes –Anne Canteaut. par analyse sémantique. Bretagne Atlantique. Tanc (3, 13) Théorie Rennes – Bretagne Nicolas Beldiceanu.algorithmique des nombres Atlantique. Thomas Jensen. Typical (3, 13) Types,pour la cryptologie. Comete (3, 13) logique et calcul. Saclay – Île- Concurrence, mobilité et de-France. Benjamin Werner. 75
  • Inria — Rapport annuel 2011Équipes-projets actives en 2011 non réguliers. ingénierie du calcul parallèle coopérative.MATHÉMATIQUES Grenoble – Rhône-Alpes. multi-échelle de l’atome Lille – Nord Europe.APPLIQUÉES, Bernard Brogliato. au continuum. El-Ghazali Talbi.CALCUL ET Commands (3, 9, 13) Paris – Rocquencourt. Geostat Géométrie Claude Le Bris.SIMULATION Contrôle, optimisation, et statistiques dans les modèles, méthodes et Nachos (3, 38) données d’acquisition. applications pour les Modélisation numérique Bordeaux – Sud-Ouest.Modèles systèmes dynamiques et calcul intensif pour des Hussein Yahia.et méthodes non linéaires. problèmes d’évolution en Mistis (3, 18, 35)stochastiques Saclay – Île-de-France. domaines complexes et Modélisation et inférenceAlea (3, 23) Algorithmes Frédéric Bonnans. milieux hétérogènes. Sophia de phénomènes aléatoiresd’apprentissage Corida (3, 25) Contrôle Antipolis – Méditerranée. complexes et structures.évolutionnaires avancés. robuste infini dimensionnel Stéphane Lanteri. Grenoble – Rhône-Alpes.Bordeaux – Sud-Ouest. et applications. Nancy – Opale (3, 38) Optimisation Florence Forbes.Pierre Del Moral. Grand Est. Marius Tucsnak. et contrôle, algorithmiques Realopt (3, 8, 23)Aspi (3, 34, 43) Applications Maxplus (3, 13) Algèbres numériques et intégration Reformulations etstatistiques des systèmes max-plus et mathématiques de systèmes complexes algorithmes pourde particules en interaction. de la décision. multidisciplinaires régis par l’optimisation combinatoire.Rennes – Bretagne Saclay – Île-de-France. des EDP Grenoble – Rhône- . Bordeaux – Sud-Ouest.Atlantique. Stéphane Gaubert. Alpes et Sophia Antipolis – François Vanderbeck.François Le Gland. Méditerranée. Necs (3, 18, 35) Systèmes Jean-Antoine Désidéri. Select (3, 40) SélectionCQFD (3, 23) Contrôle commandés en réseau. de modèles ende qualité et fiabilité Grenoble – Rhône-Alpes. Poems (3, 9) Propagation apprentissage statistique.dynamique. Bordeaux – Carlos Canudas de Wit. des ondes : étude Saclay – Île-de-France.Sud-Ouest. François Dufour. mathématique et simulation. Pascal Massart. Paris – Rocquencourt.Mathfi (3, 7 39) , Modélisation, Patrick Joly. Sequel (3, 5, 20, 33)Mathématiques financières. simulation et Simpaf (3, 33) Simulation Sequential learning. Lille –Paris – Rocquencourt. Nord Europe. Philippe Preux.Agnès Sulem. analyse numérique et modèles pour les particules et les fluides. Sierra (3, 12) Apprentissage Calvi (3, 25, 28) CalculRegularity* (4) Modélisation Lille – Nord Europe. statistique et parcimonie. scientifique et visualisation.probabiliste de la régularité Antoine Gloria. Paris – Rocquencourt. Nancy – Grand Est.et application à la gestion Francis Bach. Éric Sonnendrücker. Smash (3, 27) Simulation,des incertitudes. Tao (3, 40) Thème Concha (3, 26) Complex modélisation, analyseSaclay – Île-de-France. apprentissage flow simulation codes based de systèmes hétérogènes.Jacques Lévy-Véhel. et optimisation. on high-order and adaptive Sophia Antipolis –Tosca (3, 25) Simuler Méditerranée. Saclay – Île-de-France. methods.et calibrer des modèles Richard Saurel. Marc Schoenauer. Bordeaux – Sud-Ouest.stochastiques. Nancy – Roland Becker. Tropics TransformationsGrand Est et SophiaAntipolis – Méditerranée. Défi (3, 13) Détermination et outils informatiques pour PERCEPTION,Denis Talay. de formes et identification. le calcul scientifique. Sophia COGNITION, Antipolis – Méditerranée. Saclay – Île-de-France. Houssem Haddar. Laurent Hascoët. INTERACTIONModélisation, Gamma3 (29) Génération Interaction etoptimisation automatique de maillages Optimisation,et contrôle et méthodes avancées. apprentissage visualisationde systèmes Paris – Rocquencourt. et méthodes Alice (3, 25) Géométrie etdynamiques Paul-Louis George. statistiques lumière. Nancy – Grand Est. Ipso (3, 10, 43) Méthodes Bruno Lévy. Apics Analyse et Classic (3, 12)problèmes inverses pour le numériques préservant Artis (3, 18, 35) Acquisition, Computational learning, représentation etcontrôle et le signal. Sophia les invariants. Rennes – aggregation, supervised transformations pourAntipolis – Méditerranée. Bretagne Atlantique. statistical, inference and l’image de synthèse.Laurent Baratchart. Philippe Chartier. classification. Grenoble – Rhône-Alpes. Bipop (3, 18, 35, 42) MC2 (3, 23) Modélisation, Paris – Rocquencourt. contrôle et calcul. Bordeaux Nicolas Holzschuch.Modélisation, simulation, Olivier Catoni.commande et optimisation – Sud-Ouest. Thierry Colin. Aviz Analyse visuelle. Dolphin (3, 33) Saclay – Île-de-France.des systèmes dynamiques Micmac (7) Méthodes et Optimisation multicritère Jean-Daniel Fekete. 76
  • Bilan Faits & chiffres Évasion (3, 18, 35) Représentation connaissances, Imedia Images etEnvironnements virtuels et traitement des raisonnements. Nancy – multimédia : indexation,pour l’animation et la Grand Est. Amedeo Napoli. navigation et recherche.synthèse d’images d’objets données et des Paris – Rocquencourt. Smis (3, 30) Systèmesnaturels. Grenoble – Rhône- connaissances d’information sécurisés Anne Verroust.Alpes. Marie-Paule Cani. Axis Conception, analyse et mobiles. Lear (3, 18) Apprentissage In-situ (3, 40) Interaction et amélioration de systèmes Paris – Rocquencourt. et reconnaissance en visionsituée. Saclay – Île-de- d’informations dirigées Philippe Pucheral. par ordinateur.France. Emmanuel Pietriga. par les usages. Paris – Grenoble – Rhône-Alpes. Wam (3, 18, 35, 42) Web, Rocquencourt et Sophia Cordelia Schmid. Iparla (3, 8, 23) adaptation et multimédia. Antipolis – Méditerranée.Visualisation et manipulation Grenoble – Rhône-Alpes. Magrit (3, 25) Brigitte Trousse.de données complexes Vincent Quint. Augmentation visuellesur terminaux mobiles Dahu (3, 10) Vérification en d’environnementscommunicants. bases de données. Saclay - Robotique complexes. Nancy – GrandBordeaux – Sud-Ouest. Île-de-France. Luc Ségoufin. Est. Marie-Odile Berger.Christophe Schlick. Arobas Robotique avancée Dream (3, 17 43) , et systèmes autonomes. Perception (3, 18, 35) Mint* (3, 33) Méthodes Diagnostic, recommandation Sophia Antipolis – Interprétation etet outils pour l’interaction d’actions et modélisation. Méditerranée. Patrick Rives. modélisation d’imagesà gestes. Lille – Nord Europe. Rennes – Bretagne et de vidéos.Laurent Grisoni. Atlantique. Coprin (7) Contraintes, Grenoble – Rhône-Alpes. Marie-Odile Cordier. optimisation et résolution Radu Horaud. Reves Rendu et par intervalles. Sophiaenvironnements virtuels Edelweiss Échanges, Antipolis – Méditerranée. Prima (3, 18, 35)sonorisés. Sophia Antipolis documents, extraction, Jean-Pierre Merlet. Perception, reconnaissance– Méditerranée. langages, Web, ergonomie, et intégration pour laGeorge Drettakis. interactions, sémantique, E-Motion (3, 18, 35, 42) modélisation des activités. serveurs. Sophia Antipolis – Géométrie et probabilité Grenoble – Rhône-Alpes. Méditerranée. Olivier Corby. pour le mouvement etLangue, parole l’action. Grenoble – Rhône- James Crowley.et audio Exmo (3, 18, 35, 42) Alpes. Christian Laugier. Pulsar Système de Échanges de connaissance perception, d’interprétation Alpage (31) Analyse structurée médiatisés par Flowers (9) Interactions, et d’apprentissage pour lalinguistique profonde ordinateur. exploration et apprentissage reconnaissance d’activités.à grande échelle. Grenoble – Rhône-Alpes. en robotique Sophia Antipolis –Paris – Rocquencourt. Jérôme Euzenat. développementale et Méditerranée.Laurence Danlos. sociale. Bordeaux – Sud- François Brémond. Graphik (3, 14, 32) Ouest. Pierre-Yves Oudeyer. Metiss (3, 43) Modélisation Représentation Sirocco* (3, 43) Analysiset expérimentation pour le de connaissances Imara Informatique, representation, compressiontraitement des informations et raisonnements à base mathématiques et and communication of visualet des signaux sonores. de graphes. Sophia Antipolis automatique pour la route data. Rennes – BretagneRennes – Bretagne – Méditerranée. automatisée. Atlantique.Atlantique. Frédéric Bimbot. Marie-Laure Mugnier. Paris – Rocquencourt. Christine Guillemot. Parole (3, 25) Analyse, Fawzi Nashashibi. Gravite (3, 8, 23) Temics (3, 43) Traitement,perception et Visualisation et exploration Lagadic (3, 43) modélisation etreconnaissance de la parole. interactive de graphes. Asservissement visuel communication d’imagesNancy – Grand Est. Bordeaux – Sud-Ouest. en robotique, vision numériques. Rennes –Yves Laprie. Guy Mélançon. et animation. Rennes – Bretagne Atlantique. Signes (3, 8, 23) Signes Bretagne Atlantique. Christine Guillemot. Maia (3, 25) Machine François Chaumette.linguistiques, grammaire intelligente et autonome. Texmex (3, 17 43) ,et sens : algorithmique Nancy – Grand Est. Techniques d’exploitationlogique de la langue. François Charpillet. Vision, perception des données multimédias.Bordeaux – Sud-Ouest. Mostrare (3, 20, 33) et interprétation Rennes – BretagneChristian Retoré. Modèles de structures multimédia Atlantique. Patrick Gros. Talaris (3, 25) Traitement arborescentes, Willow (3, 12) Modèles deautomatique des langues : Ariana (3, 38) Problèmes apprentissage et extraction inverses en observation la reconnaissance visuellereprésentation, inférence et d’information. Lille – Nord d’objets et de scènes. Parissémantique. Nancy – Grand de la Terre et cartographie. Europe. Joachim Niehren. Sophia Antipolis – – Rocquencourt. Jean Ponce.Est. Claire Gardent. Orpailleur (3, 25) Méditerranée. Représentation de Josiane Zerubia. 77
  • Inria — Rapport annuel 2011Équipes-projets actives en 2011 d’interopérabilité et de Systèmes et Phoenix (3, 8, 23)RÉSEAUX, performances de réseaux. Technologie des langagesSYSTÈMES ET Rennes – Bretagne services distribués de programmation pour lesSERVICES, CALCUL Atlantique. Gerardo Rubino. Aces (3, 43) Informatique services de communication. diffuse et systèmes Bordeaux – Sud-Ouest.DISTRIBUÉ Distribcom (3, 10, 43) embarqués. Rennes - Charles Consel. Algorithmes itératifs et distribués pour la gestion Bretagne Atlantique. Pops (3, 33) Système etCalcul distribué et de systèmes de Michel Banâtre. réseau pour petits objetsapplications à très télécommunications. Rennes Adam (3, 33) Adaptive portables et sécurisés.haute performance – Bretagne Atlantique. distributed applications and Lille – Nord Europe. Algorille (3, 25) Albert Benveniste. middleware. Lille – Nord Nathalie Mitton.Algorithmes pour la grille. Gang (3, 31) Réseaux, Europe. Laurence Duchien. Regal (3, 41) RépartitionNancy – Grand Est. graphes et algorithmes. Adept (3, 43) Algorithmes et gestion d’applicationsJens Gustedt. Paris – Rocquencourt. pour des systèmes à large échelle. Paris – Cepage (3, 8, 23) Chercher Laurent Viennot. dynamiques sûrs. Rocquencourt. Pierre Sens.et essaimer dans les Hipercom (3, 13, 40) Rennes – Bretagne Rmod (3, 33) Analysesplateformes à grande Communication hautes Atlantique. Michel Hurfin. et construction de langageéchelle. Bordeaux – Sud- performances. Paris – Arles Architectures pour l’évolutionOuest. Olivier Beaumont. Rocquencourt et Saclay – logicielles et systèmes d’applications orientées Graal (3, 11, 21) Île-de-France. Pascale Minet. distribués. objet. Lille – Nord Europe.Algorithmique et Madynes (3, 25) Paris – Rocquencourt. Stéphane Ducasse.ordonnancement pour Supervision des réseaux et Valérie Issarny. Sardes (3, 18, 35, 42)plateformes hétérogènes services dynamiques. Nancy Asap (3, 17 43) As scalable , Architecture de systèmesdistribuées. Grenoble – – Grand Est. Olivier Festor. as possible : fondements réflexifs pour lesRhône-Alpes. Frédéric Vivien. Maestro (32) Modèles pour des systèmes large échelle environnements distribués. Grand-Large (3, 33, 40) l’analyse des performances dynamiques. Rennes – Grenoble – Rhône-Alpes.Calcul parallèle et distribué et le contrôle des réseaux. Bretagne Atlantique. Jean-Bernard Stefani.à grande échelle. Saclay – Sophia Antipolis – Anne-Marie Kermarrec. Triskell (3, 17 43) ,Île-de-France. Brigitte Rozoy. Méditerranée. Philippe Nain. Ascola (3, 6) Langages Construction fiable et Hiepacs (3, 23) Algorithmes Mascotte (3, 38) Méthodes d’aspects et de composition. efficace d’applications parparallèles hautement algorithmiques, simulation, Rennes – Bretagne assemblage de composantsscalables pour les combinatoire et optimisation Atlantique. Mario Sudholt. logiciels. Rennes – Bretagnesimulations numériques des télécommunications. Cidre (19) Confidentialité, Atlantique. Benoît Baudry.frontières. Bordeaux – Sophia Antipolis – intégrité, disponibilité etSud-Ouest. Luc Giraud. Méditerranée. répartition. Rennes – Mescal (3, 18, 35) David Coudert. Bretagne Atlantique.Intergiciel, passage à Planete Protocoles et Ludovic Mé.l’échelle. Grenoble – Rhône- applications pour l’Internet. Focus (22) FoundationsAlpes. Bruno Gaujal. Grenoble – Rhône-Alpes of component-based Moais (3, 18, 35) et Sophia Antipolis – ubiquitous systems. SophiaMultiprogrammation et Méditerranée. Antipolis – Méditerranée.ordonnancement pour Walid Dabbous. David Sangiorgi.les applications interactives Rap Réseaux, algorithmes Indes Programmationde simulation. Grenoble et probabilités. Paris – diffuse et sécurisée. Sophia– Rhône-Alpes. Rocquencourt. Antipolis – Méditerranée.Jean-Louis Roch. Philippe Robert. Manuel Serrano. Runtime (3, 8, 23) Supports Reso (3, 11, 21) Protocoles Myriads* (17 43) ,exécutifs performants pour et logiciels optimisés pour Conception et misearchitectures parallèles. réseaux très haut débit. en œuvre de systèmesBordeaux – Sud-Ouest. Grenoble – Rhône-Alpes. distribués autonomes.Raymond Namyst. Paulo Goncalves. Rennes – Bretagne Trec (3, 12) Théorie des Atlantique. Christine Morin.Réseaux et réseaux et communications. Oasis (3, 38) Objets actifs,télécommunications Paris – Rocquencourt. sémantique, Internet et François Baccelli. sécurité. Sophia Antipolis – Dionysos (3, 43) Analyse de Méditerranée.sûreté de fonctionnement, Éric Madelaine. 78
  • Bilan Faits & chiffres Demar (3, 32, 36) Moise (3, 18, 35) Macs Modélisation,STIC POUR LES Déambulation et Modélisation, observations, analyse et contrôle pourSCIENCES DE mouvement artificiel. Sophia identification en sciences de le calcul des structures.LA VIE ET DE Antipolis – Méditerranée. l’environnement. Grenoble Paris – Rocquencourt. David Guiraud. – Rhône-Alpes. Éric Blayo. Dominique Chapelle.L’ENVIRONNEMENT Neuromathcomp (3, 12, 38) Pomdapi* Modélisation Masaie (3, 25) Outils Neuroscience mathématique pour l’environnement, et modèles de théorieBiologie numérique et computationnelle. optimisation et modèles du contrôle non linéaireet bio-informatique Paris – Rocquencourt de programmation. pour l’épidémiologie et ABS Algorithmes et et Sophia Antipolis – Paris – Rocquencourt. l’immunologie. Nancy –biologie structurale. Sophia Méditerranée. Jérôme Jaffré. Grand Est. Gauthier Sallet.Antipolis – Méditerranée. Olivier Faugeras. Sage (3, 43) Simulations Modemic* (14)Frédéric Cazals. Parietal Modélisation de la et algorithmes sur des grilles Modélisation et optimisation Amib (3, 40) Algorithmes structure, du fonctionnement de calcul appliqués à des dynamiques deset modèles pour la biologie et de la variabilité du l’environnement. Rennes écosystèmes microbiens.intégrative. Saclay – Île-de- cerveau à partir d’IRM à haut – Bretagne Atlantique. Sophia Antipolis –France. Mireille Régnier. champ. Saclay – Île-de- Jocelyne Erhel. Méditerranée. France. Bertrand Thirion. Alain Rapaport. Bonsai (3, 33) Bio-informatics and sequence Shacra* (3, 33) Simulation Observation, Numed (3, 11, 21)analysis. Lille – Nord Europe. in healthcare using modélisation Modélisation numérique computer research en médecine.Hélène Touzet. advances. Lille – Nord et commande pour Grenoble – Rhône-Alpes. Ibis (35) Modélisation, Europe et Nancy – Grand le vivant Emmanuel Grenier.simulation, analyse Est. Stéphane Cotin. Anubis (3, 23) Outils Reo (3, 41) Simulationexpérimentale et contrôle Visages (3, 15, 43) Vision, de l’automatique pour numérique d’écoulementsde réseaux de régulation action et gestion le calcul scientifique, biologiques.bactériens. Grenoble – d’informations en santé. modèles et méthodes Paris – Rocquencourt.Rhône-Alpes. Hidde de Jong. Rennes – Bretagne en biomathématiques. Jean-Frédéric Gerbeau. Magnome (3, 23) Models Bordeaux – Sud-Ouest. Atlantique. Christian Barillot. Sisyphe Signaux etand algorithms for the Jacques Henry.genome. Bordeaux – Sud- systèmes en physiologieOuest. David Sherman. Observation et Bang (3, 41) Analyse et ingénierie. numérique de modèles Symbiose (3, 43) Systèmes modélisation non linéaires pour la bio Paris – Rocquencourt. Michel Sorine.et modèles biologiques, pour les sciences et géophysique.bio-informatique et de l’environnement Paris – Rocquencourt. Virtual Plants (14, 2)séquences. Rennes – Benoît Perthame. Modélisation de la Clime (7) Couplage de la morphogenèse des plantesBretagne Atlantique. donnée environnementale et Bigs (3, 25) Biologie, à différentes échelles, desDominique Lavenier. des modèles de simulation génétique et statistiques. gènes aux phénotypes. numérique pour une Nancy – Grand Est. Sophia Antipolis –Images, modèles intégration logicielle. Samy Tindel. Méditerranée.et algorithmes Paris – Rocquencourt. Biocore (14) Biological Christophe Godin.pour la médecine Isabelle Herlin. control of artificial * Équipes en cours de créationet les neurosciences Estime Estimation de ecosystems. Sophia en 2011 et créées au 1er janvier 2012. paramètres et modélisation Antipolis – Méditerranée. Asclepios Analyse et en milieu hétérogène. Jean-Luc Gouzé.simulation d’images Paris – Rocquencourt. Digiplante (2, 4)biomédicales. Sophia Jérôme Jaffré. Modélisation deAntipolis – Méditerranée.Nicholas Ayache. Fluminance (16) Analyse, la croissance et de description et contrôle l’architecture des plantes. Athena Imagerie d’écoulements fluides Saclay – Île-de-France.computationnelle du système à partir de séquences Paul-Henry Cournède.nerveux central. Sophia d’images. Rennes – Bretagne Dracula (3, 21)Antipolis – Méditerranée. Atlantique. Étienne Mémin. Modélisation multi-échelleRachid Deriche. Magique-3D (3, 26) des dynamiques cellulaires : Cortex (3, 25) Intelligence Modélisation avancée en application à l’hématopoïèse.neuromimétique. Nancy – géophysique 3D. Bordeaux Grenoble – Rhône-Alpes.Grand Est. – Sud-Ouest. Hélène Barucq. Mostafa Adimy.Frédéric Alexandre. 79
  • Inria — Rapport annuel 2011Partenaires académiques d’Inria1. Centrum Wiskunde 16. Institut national de 30. Université de& Informatica recherche en sciences Versailles – Saint- et technologies pour Quentin-en-Yvelines2. Cirad l’environnement 31. Université Denis-3. CNRS et l’agriculture Diderot (Paris 7)4. École centrale 17. Institut national des 32. Université des5. École centrale de Lille sciences appliquées de sciences et techniques Rennes6. École des mines de du LanguedocNantes 18. Institut polytechnique (Montpellier 2) de Grenoble7. École des ponts 33. Université desParisTech 19. Supélec (Rennes) sciences et technologies de Lille (Lille 1)8. École nationale 20. Université Charles-supérieure de-Gaulle (Lille 3) 34. Université de Hauted’électronique, Bretagne (Rennes 2) 21. Université Claude-d’informatique et de Bernard (Lyon 1) 35. Université Joseph-radiocommunications Fourier (Grenoble 1) 22. Universitéde Bordeaux de Bologne (Italie) 36. Université9. École nationale de Montpellier 1 23. Universitésupérieure de techniques de Bordeaux 37. Université de Nantesavancées 24. Université 38. Université de Nice –10. École normale de Franche-Comté Sophia Antipolissupérieure de Cachan 25. Université 39. Université Paris-Est11. École normale de Lorraine Marne-la-Valléesupérieure de Lyon 26. Université de Pau 40. Université Paris-Sud12. École normale et des Pays de l’Adour (Paris 11)supérieure de Paris 27. Université 41. Université Pierre-et-13. École polytechnique de Provence Marie-Curie (Paris 6)14. Inra 28. Université 42. Université Pierre-15. Inserm de Strasbourg Mendes-France (Grenoble 2) 29. Université de technologie de Troyes 43. Université Rennes 1 80
  • Bilan Faits & chiffresÉquipe de directionMichel Cosnard Antoine Petit Hervé Mathieu Paul Jolie Claude Kirchner Chris Hankin Gérard BerryPrésident- Directeur Délégué général Délégué général Délégué général Président Président dedirecteur général général à l’administration à l’administration à la recherche du conseil la commission adjoint des ressources des ressources et au transfert scientifique d’évaluation et des services et des services pour l’innovation jusqu’en mars 2012 depuis mars 2012Nozha Boujemaa Bertrand Gérard Giraudon Isabelle Ryl François Sillion David Simplot-Ryl Isabelle Terrasse BraunschweigCentre de Centre de Centre de Centre de Centre de Centre derecherche Centre de recherche recherche recherche recherche rechercheSaclay – recherche Sophia Antipolis – Paris – Grenoble – Lille – Bordeaux –Île-de-France Rennes – Méditerranée Rocquencourt Rhône-Alpes Nord Europe Sud-Ouest Bretagne AtlantiqueKarl Tombre Marie-Laure Laurent Stencel Jean-Pierre Pascal Guitton Hélène Kirchner Bruno Sportisse Inisan-Ehret BanâtreCentre de Direction Direction Direction Directionrecherche Agence de la Direction de la recherche des relations du transfertNancy – comptable communication des partenariats internationales et de l’innovationGrand Est européensStéphane Ubeda Luc d’Archimbaud Laurent Azoulay Éric Gautrin Muriel Sinanidès Renaud de VernejoulDirection du Direction Direction Direction Directiondéveloppement des affaires des affaires des systèmes des ressources Délégationtechnologique administratives, administratives, d’information, humaines à l’administration financières financières des infrastructures du siège et patrimoniales et patrimoniales et des services jusqu’en février 2012 depuis mars 2012 informatiques 81
  • Inria — Rapport annuel 2011Conseil d’administrationPrésident Membres nommés Membres élus Michel Cosnard, Jean-Luc Beylat, Représentants desprésident-directeur président d’Alcatel- personnels scientifiques,général d’Inria Lucent Bell Labs France ingénieurs et techniciens Bernard Jarry-Lacombe, Lisette Calderan,Membre de droit secrétaire national Jocelyne Erhel, Alain Fuchs, président- CFDT cadres Laurent Pierron,directeur général du Serge Steer Marie-Noëlle Jégo-CNRS Laveissière, directrice recherche et développement, Orange Voix consultativesReprésentants Labs Chris Hankin, présidentde l’État Gilles Le Calvez, du conseil scientifique Marc Bellœil, chargé de directeur recherche et développement Antoine Petit, directeurmission, département du Groupe Valeo général adjoint d’Inriaorganismes spécialisés,DGRI (Recherche) Jean-Yves Mérindol, Malika Moha, président de l’École contrôleur général Grégory Cazalet, chefdu bureau 3 (Mires), normale supérieure Marie-Laure Inisan-Direction du budget de Cachan Erhet, agent comptable Luc Pabœuf, président d’Inria Cécile Dubarry, chef duservice des technologies du CESR d’Aquitainede l’information et de la Laure Reinhart,communication, DGCIS directrice générale(Télécommunications) déléguée, Oséo et Oséo Éric Grégoire, conseiller Innovationscientifique de Gérard Roucairol,formation, DGESIP président de l’association(Enseignement Ter@tecsupérieur) Donatienne Hissard,sous-directrice deséchanges scientifiqueset de la recherche(Affaires étrangères) Christine Marteau,responsable du pôletélécommunications,DGA (Défense) Franck Tarrier, chefdu bureau du logiciel,DGCIS (Industrie) 82
  • Bilan Faits & chiffresConseil scientifiquePrésident University of Leuven « technologies, services, Olivier Pironneau, (KUL) qualité et innovation » professeur d’analyse Chris Hankin, François Bichet, (Bouygues Telecom) numérique (universitéprofesseur de sciences responsable de la Claudine Medigue, Pierre-et-Marie-Curie)informatiques (ImperialCollege), directeur de stratégie technologique responsable du (Dassault Systèmes) laboratoire d’analyses Élus chercheursl’Institute for SecurityScience and Technology bio-informatiques pour Albert Cohen, Jacques Blanc-Talon, la génomique et le André Seznec, responsable du domaineMembres nommés métabolisme (LABGeM) Luc Segoufin scientifique « ingénierie Yann Barbaux, de l’information et Chahab Nastar, Élus ingénieurs,vice-président, directeur robotique » (DGA) vice-président de la techniciensexécutif des centres de Lucas Cardelli, principal recherche en businessrecherche technologique intelligence (SAP) Christine Leininger researcher (MSR(EADS) Cambridge) Jean-Pierre Panziera, Yolande Berbers, Yves Caseau, directeur directeur de l’ingénierieprofesseur, Katholic général adjoint (Bull HPC)Commission d’évaluationPrésident Jacques Droulez, Patrick Gros Bruno Sericola Collège de France, CNRS Sylvain Petitjean Monique Teillaud- Gérard Berry, directeur Shérif Makram, Philips Marc Schoenauer Devillersde recherche d’Inria Éric Moulines, Telecom Denis Talay Emmanuel Thomé ParisTechVice-présidente Laurence Nigay, Élus chercheurs Élus ingénieurs, Hélène Barucq, université Joseph- Sylvie Boldo techniciensdirecteur de recherche Fourier Liliana Cucu-Grosjean Patricia Bournaid’Inria Xavier Vigouroux, Bull Julien Diaz Florian Dufour HPC Nicolas Holzschuch Edmonde DuteurtreNommés externes Gia-Toan Nguyen Roger Pissard Gibollet Didier Berthoumieux, Nommés internes Marc PouzetAlcatel Lucent Olivier Beaumont Antoine Rousseau François Bourdoncle, Stéphane Ducasse Mathias RoussetExalead Alain Girault Nicolas Sendrier Anne Doucet, Jean-Frédéric Gerbeauuniversité Paris 6 83
  • www.inria.frSuivez-nous sur :• twitter.com/inria• youtube.com/inriachannel • Les pages signalées par la pastille ci-contre sont interactives ! Photographiez l’image avec l’application Pixee pour accéder aux contenus en ligne. Pixee est une application gratuite disponible sur iPhone, Android et Blackberry.• Comment ça marche ? Les téléphones mobiles sont équipés d’une caméraembarquée pour prendre des photos… mais pas seulement. Des formulesmathématiques récemment inventées au sein d’Inria permettent aux téléphonesd’appréhender le contenu des images, comme le fait notre cerveau. Le téléphonecompare alors l’image capturée à plusieurs milliers d’images pour retrouver la plusproche et nous délivrer les informations qui lui sont associées. À vous de jouer !• L’application mobile Pixee est éditée par la société MILPIX, SA créée en 2007.Plus dinformations sur pixee.com et milpix.com
  • • Réalisation, coordination, iconographie et suivi de réalisation : direction de la communication • Rédaction : Angie(F. Marsiano) et Technoscope (I. Bellin, F. Breton, S. Caulier) • Crédits photos : © INRIA, C. Bachelet (17), M. Bourguet (25, 26,28, 29, 36, 55), P. Caron (19, 20, 22,24, 35, 36, 46, 55), N. Fagot (5), Kaksonen (28, 30, 31, 32, 33, 34, 36, 44, 53, 55),C. Lebedinsky (28, 45, 54), H. Raguet (8, 25, 27, 42), E. Pietriga (42), V. Poirel (46), J.-M. Ramès (28, 40), H. Robak (46),S. Tetu - La Company (21, 27, 36, 45, 54), C. Tourniaire (11, 37, 39, 40, 41, 51, 61), GettyImages, R. Dautigny, Ph. Eranian •Conception et réalisation : Angie (RAIN011) • ISSN : 1263-2961 • Impression : Graph 2000
  • Domaine de Voluceau — Rocquencourt B.P 10578153 Le chesnay Cedex FranceTél.:+33(0)139 63 55 11Fax:+33(0)139 63 53 30www.inria.fr