Inria -  Rapport annuel 2009
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Inria - Rapport annuel 2009

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Le rapport annuel 2009 de l'Inria développe dix histoires de recherche choisies dans les cinq grands domaines de recherche de l'institut. Il témoigne de la richesse des partenariats conclus l'an ...

Le rapport annuel 2009 de l'Inria développe dix histoires de recherche choisies dans les cinq grands domaines de recherche de l'institut. Il témoigne de la richesse des partenariats conclus l'an passé, et du dynamisme de l'activité de recherche, de développement technologique et de transfert. Il met en évidence un engagement toujours plus important au service des grands enjeux de notre temps (énergie, environnement, qualité de vie).

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    Inria -  Rapport annuel 2009 Inria - Rapport annuel 2009 Presentation Transcript

    • applications Les différents aspects communication de l’activité de recherche agriculture ScienceS énergie de l’INRIA Modéliser Entre mathématique et informatique, la modélisation permet de décrire mathématiquement des phénomènes météorologiques, physiques, tranSport géologiques, physiologiques pour mieux les comprendre, les analyser et les prédire. Sécurité CoMMuniquer cryptographie Au-delà des questions d’infrastructure (protocoles, distribution, règles), il s’agit de mettre en place le web des connaissances et des services (web intelligent). interagir L’interaction entre réel et virtuel, les échanges entre l’homme et la machine nécessitent une maîtrise logicielle de la vision, du toucher, du geste, du langage naturel, de la voix. La robotique est également ServiceS un domaine prometteur dans de nombreux secteurs. induStrie PrograMMer La programmation, coeur de la science Santé informatique, cherche à garantir la sécurité et la fiabilité des logiciels et résout également des problèmes de confidentialité,d’authentification, de protection des données, de traçabilité, etc. sCienCes nuMériques En mariant modélisation, simulation, calcul multiéchelle et nanotechnologies, les recherches visent à développer des modèles pour la biologie, l’agronomie, l’écologie ou pour l’étude d’écosystèmes ou de matériaux. ingénierie nuMérique Elle permet d’étudier et de prédire les comportements d’objets industriels (prototypes virtuels) et vise à garantir le bon fonctionnement des logiciels embarqués (validation de systèmes de pilotage automatique d’avion...). Formation MédeCine nuMérique et éducation Elle conçoit des modèles environnement d’organes pour améliorer le diagnostic et la thérapie de maladies comme le cancer, les maladies cardio-vasculaires ou neurologiques. Plus d’infos sur inria.fr
    • L'INRIA, au cœur de la société RappoRt annuel 2009
    • L’INRIA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 01 Interview du président . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 02 Les centres de recherche Huit centres au cœur du système INRIA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 06 Rayonnement dans la communauté scientifique . . . . 08 Des indicateurs en pleine forme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 Le développement logiciel prend un nouveau cap . . . . . . . . . . . . . . . 12 Familiariser l’école avec les sciences du numérique . . . . . . . . . . . . . . 14 La recherche en action ...................................... 16 Coordonner pour mieux chercher . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 Mathématiques appliquées, calcul et simulation Crise : les mathématiciens à la rescousse ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 Des chercheurs qui s’y frottent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 Algorithmique, programmation, logiciels et architectures Shabal en demi-finale ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 À quand le vote électronique sécurisé ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 Réseaux, systèmes et services, calcul distribué Des ordinateurs économes en énergie ................................... 28 Travailler aujourd’hui sur les supercalculateurs de demain . . . . . . . . . . . . . . . 30 Perception, cognition, interaction Une grue tout-terrain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 Apprendre à chercher des images . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 Stic pour les sciences de la vie et de l’environnement Des informaticiens à la main verte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 Combattre le cancer grâce à la modélisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 Une politique d’ouverture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 Une organisation renforcée pour préparer l’avenir .................. 42 Toujours plus de partenariats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 Un nouveau souffle pour le transfert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46 Équipes-projets INRIA actives en 2009 Équipes-projets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50 Partenariats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 Organigramme au 1er mars 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55 020 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • L’INRIA 3150 chercheurs 217 174 millions d’euros de budget, dont 21 % de ressources propres équipes-projets 8 actives en 2009 centres de recherche 4100 collaborateurs à travers la France 97 entreprises créées depuis 1984 L’INRIA est le seul établissement public de recherche entièrement dédié aux sciences de l’information et de la communication. Depuis plus de quarante ans, il accompagne les mutations économiques et sociales liées à la diffusion des technologies numériques. Il mène ainsi au plus haut niveau international, avec ses partenaires académiques et industriels, une activité de recherche fondamentale et de développement technologique toujours plus rayonnante. la connaissance produite à l’InRIa s’est ainsi rendue indispensable en médecine, en biologie et dans un grand nombre d’autres sciences. elle irrigue nos pratiques quotidiennes (communication, sécurité, usages d’internet) et éclaire les problématiques de développement durable et de maîtrise de l’énergie. 01
    • interview de Michel cosnard, Président de l'inria Qu’il s’agisse d’environnement, d’éducation, de santé, d’économie ou de recherche, l’INRIA tente de répondre aux questions de la société de demain. » Michel Cosnard, Grand public Quelle est la contribution de l’inria président-directeur aux technologies numériques qui peuplent général depuis aujourd’hui notre quotidien ? 2006 répond aux Michel Cosnard. l’InRIa est impliqué de nombreuses questions le plus façons dans la conception des technologies qui fréquemment sortent aujourd’hui sur le marché. le développement des téléphones intelligents, comme le Smartphone, posées par qui permet de téléphoner, mais aussi de bénéficier différents acteurs de services en ligne, s’appuie sur des travaux en de la société sur télécommunications, en interfaces homme machine et en logiciels, auxquels contribuent les chercheurs les enjeux des sciences et technologies de de l’institut. autre exemple, les réseaux sociaux, très l’information et de la communication (Stic) en vogue actuellement, suscitent de nombreuses recherches sur la sécurité et la fiabilité des logiciels, la confidentialité des échanges et la protection de la vie privée. nos équipes s’attèlent aussi à ces ques- Une science tions cruciales qui concernent tous les échanges sur internet. nous sommes également impliqués dans la réflexion sur les questions éthiques qui peuvent être transverse soulevées par les avancées rapides des technolo- gies et leur diffusion très large. nous avons recom- mandé la création d’un comité d’éthique pour nos et ouverte domaines afin d’être capables de prendre en consi- dération ces préoccupations très en amont dans les recherches. sur la société Jeunes comment la recherche en stic contribue-t-elle à résoudre les grandes questions de société ? M. C. l’InRIa s’intéresse aujourd’hui à des questions qui sont de véritables enjeux pour les générations futu- res, comme le développement durable, la médecine et les services à la personne. nous avons inscrit ces grandes questions dans notre plan stratégique, et nos 02 RappoRt annuel InRIa 2009
    • activités dans ce domaine se sont beaucoup renfor- L’INRIA entend renforcer son rôle cées depuis quatre ans. par exemple, nos chercheurs modélisent la croissance des plantes en vue d’amé- de transfert technologique liorer les performances agronomiques et réalisent des outils d’aide au diagnostic pour la médecine. Ils au service de la société. » conçoivent des technologies économes en énergie, Médecins inventent des moyens de transport automatiques et la médecine s’appuie de plus en plus sur des partagés, et créent des services destinés aux person- technologies numériques, quelle place l’institut nes âgées ou handicapées. l’omniprésence des Stic entend-il occuper dans ce domaine ? dans tous les secteurs d’activité désigne ces sciences comme très porteuses pour l’avenir. nous aurons M. C. la médecine numérique est une priorité de besoin de chercheurs talentueux et créatifs et j’es- recherche de l’institut. nous y consacrons des père que ce métier, qui se situe aujourd’hui au cœur efforts croissants. nos chercheurs contribuent de problématiques sociales et humaines exaltantes, à la modélisation et à la simulation fines des saura susciter toujours plus de vocations, notamment organes (foie, cœur ou cerveau), dont il est parmi les femmes, encore peu représentées dans nos ainsi possible d’étudier le fonctionnement. Ils disciplines. notre action de diffusion de la culture modélisent également des maladies, notam- scientifique vers les jeunes et notre action en faveur ment les cancers, et développent des outils de l’enseignement de l’informatique au lycée, voire d’imagerie, d’aides au traitement ou au au collège, devrait y concourir. geste chirurgical, comme les outils d’assis- FaItS maRquantS 2009 14 janvier 20 Février 1er au 5 juin 11 juin L’INRIA et l’Onera, Le Visiting Committee L’INRIA a participé Naissance du laboratoire le centre français de recherche a remis son rapport pour la première fois commun de l’INRIA aérospatiale, ont signé d’évaluation de l’institut au salon JavaOne, et du national center for un accord de partenariat à valérie Pécresse, ministre à san Francisco. une occasion supercomputing application pour engager des projets de l’enseignement supérieur de présenter les technologies (ncsa) de l’université communs dans les domaines et de la recherche. ce rapport développées par les chercheurs de l’illinois (états-unis) dédié du traitement de l’information fait suite à la visite de ce comité de l’institut dans le secteur aux supercalculateurs. et des systèmes. d’experts internationaux des services. Page 45 à l’inria en décembre 2008. 03
    • interview de Michel cosnard, Président de l'inria tance à l’opération de la cataracte. l’InRIa s’impli- à se multiplier. nous participons déjà à la nouvelle que également dans les systèmes de télémédecine alliance pour la santé et les sciences de la vie ; nous pour le maintien à domicile des patients ou dans la sommes impliqués dans la plupart des instituts théma- mise au point de nouvelles générations d’appareils tiques pluriorganismes et les talents des chercheurs implantés, comme les pacemakers, qui ont donné lieu de l’InRIa y sont reconnus. à des dépôts de brevets. Ces recherches nécessitent un travail en étroite collaboration avec les équipes industriels biomédicale, et c’est la raison pour laquelle nous les recherches de l’inria peuvent-elles favoriser développons des plateformes ou des équipes en la remance de l’économie ? commun. toutes ces interactions seront amenées M. C. Depuis deux ans, nous faisons évoluer nos dispo- sitifs afin d’accroître l’impact de nos technologies sur La recherche sera de plus en plus l’économie. pour cela, nous avons accordé une place multidisciplinaire, collaborative primordiale à des partenariats de type stratégique avec les grands groupes. Ces partenariats s’appuient et tournée vers l’Europe.» sur une vision partagée des enjeux économiques actuels et permettent de mobiliser nos équipes sur des questions fondamentales afin de lever des ver- rous technologiques. nous nous sommes également dotés d’outils servant à mieux collaborer avec les pme de notre secteur, comme les petits laboratoires communs I-labs. nous avons parallèlement accru notre capacité à toucher ces pme. la création des nouveaux centres de recherche à lille, Bordeaux et Saclay a permis à l’institut de s’insérer dans les tissus économiques régionaux et de s’impliquer dans la dynamique locale en relation étroite avec les pôles de compétitivité. les Rencontres InRIa-Industries, qui ont eu lieu cette année à lille avec le pôle des industries du commerce, en sont une illustration réus- sie. Des initiatives similaires vont proliférer dans tous les centres. enfin, 2010 devrait voir se transformer notre filiale InRIa-transfert afin d’améliorer la force de pénétration de nos start-up en les aidant à créer des produits de plus forte diffusion. FaItS maRquantS 2009 22 juillet 14 sePteMbre 6 octobre 9 noveMbre Amérique latine L’Agence nationale L’INRIA Le Centre européen de recherche À l’occasion du colloque pour la gestion des déchets et Microsoft et de formation avancée en calcul colibri, l’inria a signé un accord radioactifs (andra) et l’inria ont Research scientifique (cerfacs) et l’inria ont annoncé avec l’université fédérale signé un accord de partenariat ont reconduit la création d’un laboratoire commun du rio Grande do sul (uFrGc), portant en particulier sur pour quatre ans afin de répondre aux enjeux de la simulation au brésil, pour intégrer la simulation numérique. ce leur laboratoire numérique haute performance, bien souvent son institut d’informatique domaine est fondamental pour commun, situé la seule approche possible pour l’analyse au sein de Grid’5000. simuler l’évolution des déchets à saclay. de systèmes complexes. radioactifs stockés en profondeur. Page 44 Page 44 04 RappoRt annuel InRIa 2009
    • RelanCeR l’InnovatIon EN EUROPE ! l’inria est partie prenante d’eit ict labs, une des trois communautés de la connaissance et de l’innovation sélectionnées le 16 décembre dernier par l’institut européen de technologie (eit) émanant de la commission européenne. « L’objectif d’EIT ICT Labs est de renforcer la position de l’industrie européenne dans un domaine économiquement stratégique, celui des services et applications liés à la société de l’information de demain », souligne Jean-Pierre Banâtre, directeur des partenariats européens. « Cette initiative d’envergure, d’une durée chercheurs de douze à quinze ans, s’appuie sur la synergie entre À quoi ressemblera la recherche la recherche, l’enseignement et l’innovation pour créer en informatique de demain ? les conditions propices à l’émergence de sociétés qui sauront conquérir une place au niveau mondial. » M. C. l’une des grandes avancées de portée sym- eit ict labs se déploie sur cinq sites géographiques bolique de l’année a été l’entrée de l’informatique (berlin, eindhoven, helsinki, Paris et stockholm) et compte au Collège de France. Cet événement signe à la 23 partenaires dont 10 industriels, 6 organismes fois la reconnaissance de l’informatique comme une de recherche et 7 universités de premier plan au niveau discipline à part entière et celle de sa contribution de européen ainsi que des centres d’innovation (certains plus en plus grande aux autres sciences. Cette légiti- pôles de compétitivité en France). les sites de rennes mation s’accompagne de l’ambition de donner une et sophia antipolis sont également associés à l’opération. place à l’enseignement de l’informatique, qui entre « Nous espérons des retombées directes avec la création aujourd’hui dans le cursus optionnel de terminale d’entreprises et d’emplois. Mais l’activité de recherche scientifique. Il est de notre devoir de nous impliquer d’EIT ICT Labs bénéficiera à l’ensemble de la société dans la formation des enseignants de mathématiques en s’attelant à de grands sujets d’actualité, comme la santé, qui seront chargés de cet enseignement. Ce travail a la ville du futur et les problèmes d’énergie, d’environnement déjà été entamé avec succès à Sophia antipolis. et de changement climatique. » Cette reconnaissance conforte également l’approche globale, interdisciplinaire que nous avons adoptée dans notre plan stratégique pour répondre aux grands enjeux de notre temps. l’aspect coopératif et surtout, point d’orgue de cette année riche en de notre activité est donc amené à se renforcer, dans événements, avec le succès du projet eIt ICt labs. le cadre de projets d’envergure soutenus par l’institut, un beau projet à construire, entièrement tourné vers mais également dans le cadre de regroupements l’europe et les préoccupations sociétales. plus importants comme les nouvelles alliances. le métier de chercheur prendra une dimension plus européenne, avec plus d’intégration et de coordina- tion. nous sommes clairement dans ce mouvement, avec nos lauréats eRC, nos équipes transfrontalières 10 noveMbre 24 noveMbre 2 au 4 déceMbre 10 déceMbre L’INRIA et le Collège L’INRIA a signé L’INRIA a organisé, L’INRIA et le Cemagref de France créent une avec six partenaires avec le ministère de ont créé une équipe-projet chaire annuelle intitulée africains une convention l’enseignement supérieur et commune, Fluminance. informatique et sciences établissant la création de la recherche, l’université son originalité : allier les numériques. Gérard berry d’un laboratoire commun Paris 1 et l’institut Max-Planck, compétences des chercheurs en est le premier titulaire. sans murs baptisé lirima. la 7e édition de la conférence de l’institut en analyse et Page 15 Page 45 sur l’internet de la connaissance, traitement d’images avec celles berlin7. des chercheurs en mécanique Page 10 des fluides du cemagref. 05
    • LES CENTRES DE RECHERCHE Huit centres au cœur du système INRIA Bien insérés dans le tissu local, les centres sont pour leurs partenaires une porte ouverte sur l’ensemble des compétences de l’institut. Zoom sur les actions Capteur pour systèmes phares de l’année. embarqués. LiLLE GRENobLE Les industries du commerce un Boom dans Les LogicieLs Les Rencontres INRIA-Industrie, emBarqués qui se sont déroulées à Lille, La recherche sur les logiciels en juin, sur le thème des industries embarqués est un point fort du commerce, ont reçu un accueil du centre, et les partenariats chaleureux. Le format adopté que nous développons avec ST était tout à fait adapté aux Microelectronics et le CEA sont au attentes des industriels du cœur de la dynamique régionale secteur, qui portent un intérêt sur ce thème. C’est un domaine croissant aux problématiques riche pour la recherche, mais aussi de R&D. Nous sommes restés crucial pour les industriels, car la très concrets, avec des programmation des architectures démonstrations proposées multicœur, axe majeur de par tous les centres INRIA. nos recherches sur les logiciels Cet événement est un temps embarqués, est la clé de leur fort dans notre action vers compétitivité future. Cette année, les industriels qui vise à construire nous avons lancé dix projets Démonstration de une véritable communauté entre sur ce sujet ainsi que le centre magasin virtuel chercheurs et industriels sur le plan de recherche intégrative PILSI aux Rencontres régional comme sur le plan national. avec nos partenaires. INRIA-Industrie de Lille. max dauchet, directeur du centre françois sillon, directeur du centre de recherche INRIA Lille – Nord Europe. de recherche INRIA Grenoble - Rhône Alpes. RENNES une fenêtre sur Le cerveau La plateforme Neurinfo, lancée avec nos partenaires de l’Inserm, de l’université de Rennes 1 et du CHU, est destinée à l’étude des maladies cérébrales inflammatoires et dégénératives. Elle est exemplaire par sa triple utilisation : © xoxoxoxxoox xoxox en recherche, en clinique, et pour l’industrie, par exemple dans le test de médicaments. Nos chercheurs alimentent Neurinfo en outils innovants pour l’acquisition, l’exploitation d’images et la gestion de bases de données. Nous visons, à terme, une insertion de la plateforme dans des infrastructures L’IRM, noyau de la plateforme Neurinfo, financée de recherche européennes. par un contrat de projets État-Région avec une Patrick Bouthemy, directeur du centre de recherche contribution significative de l’INRIA. INRIA Rennes – Bretagne Atlantique. 06 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • pose de les murs attrape- la première idées de l’antenne pierre du parisienne. campus stic. © eurecom soPhia antiPolis STIC : CAMPUS BÉNÉFIQUE aboutissement d’un long travail, le lancement du campus Stic fédère les acteurs académiques locaux autour de thématiques centrales pour l’InRIa (réseau, santé, environnement, usage). Son rôle structurant est bénéfique pour tous : visibilité accrue, implication commune dans de grands projets comme Écovallée, Paris-rocquencourt (oIn : opération d’intérêt national) élaboration d’une offre cohérente de formation. le campus L’INRIA S’IMPLANTE accueillera également l’un des sites du projets eIt ICt AU CœUR DE PARIS labs réunissant les partenaires présents dans notre avec cette antenne département. dans paris, le centre gérard giraudon, directeur du centre de recherche sera plus à même inria sophia antipolis – Méditerranée. de développer des relations scientifiques nancy avec ses partenaires INTÉRESSER LES JEUNES parisiens. les locaux de l’avenue d’Italie à LA SCIENCE hébergent en effet les nos chercheurs se sont beaucoup équipes communes avec mobilisés pour intéresser les jeunes les universités pierre-et- à la science. en partenariat marie-Curie, paris-Diderot, avec l’académie de nancy-metz, avec l’École normale ils ont donné 28 conférences supérieure de paris et le dans les lycées et contribué CnRS. Cette antenne est au succès des olympiades de également stratégique mathématiques. Grande première : Opération « une journée avec un scientifique ». pour accueillir le site près de 80 chercheurs ont accueilli parisien du projet eIt ICt un ou deux élèves une journée pose de la labs et le Centre entière dans l’équipe pour leur première international d’innovation faire découvrir leur métier. la Fête pierre du projet et de recherche en de la science a également été immobilier du plateau informatique sur le logiciel un événement d’envergure : nous de saclay. libre (Cirill@paris) auquel étions présents dans les gares et participe l’institut. les trains de lorraine avec le projet © plein sud/M. lecompt Antoine Petit, directeur Sillon lorrain, retenu par le ministère. du centre de recherche Karl Tombre, directeur du centre inria paris – rocquencourt. de recherche inria nancy – Grand est. bordeaux gRANDE VISIBILITÉ DANS L’AÉRONAUTIQUE ET L’ESPACE saclay le Salon du Bourget a été un temps fort de l’année. nous y avons participé PARTAgER LES AMBITIONS DU PLATEAU DE SACLAy à l’invitation du pôle de compétitivité aerospace valley, dans lequel Ce nouveau bâtiment, destiné à regrouper des nous sommes très impliqués. nous collaborons avec ce pôle sur une dizaine équipes de l’université paris-Sud (lRI) et de l’InRIa, de projets touchant à la modélisation, à la simulation, à la visualisation concrétise le partenariat entre les acteurs des et au calcul haute performance, qui sont aussi des spécificités du centre. sciences numériques du plateau de Saclay. Il nous avons, à cette occasion, témoigne également de l’engagement de l’institut et © région aquitaine/a. Gilber joué un rôle charnière entre le local de ses partenaires académiques dans la construction et le national en associant des du parc de recherche d’excellence Digiteo, dont ils démonstrations d’autres centres sont cofondateurs, et de leur commune implication InRIa. nous préparons dans cet dans le campus du plateau de Saclay. Ces nouveaux esprit les Rencontres InRIa-Industrie, quartiers revêtiront une dimension européenne en qui se dérouleront en 2010 hébergeant une partie du site francilien du projet eIt à Bordeaux puis à toulouse. ICt labs. démonstration de l’équipe iparla Claude Kirchner, directeur du centre Michel Bidoit, directeur du centre au salon du bourget. de recherche inria bordeaux – sud-Ouest. de recherche saclay – Île-de-France. 07
    • Rayonnement dans la communauté scientifique
    • Être présent partout, pour tous À l’image des réseaux qui relient entre elles des entités parfois très éloignées, l’INRIA tisse des liens avec de nombreux partenaires académiques et industriels en France et à l’étranger. L’institut va régulièrement RÉSEAU à la rencontre des jeunes et des Athéna Le cerveau citoyens. Ses résultats scientifiques et ses milliards et ses technologies irriguent de connexions le monde économique et social. reconstruits par imagerie.
    • RAyonnEMEnT DAnS LA CoMMUnAUTÉ SCIEnTIFIQUE Des indicateurs en pleine forme L’INRIA confie l’étude de ses performances à un observatoire interne qui fête ses trois ans cette année. Sa mission ? Évaluer la progression des activités de l’institut en suivant un certain nombre d’indicateurs sur sa production scientifique, sa gestion et ses activités de transfert. Diagnostic : une santé de fer ! « L’institut atteint « L’observatoire, créé en 2007, est un outil indispen- l’activité de l’institut. » qu’il s’agisse du nombre de sable aujourd’hui. La recherche se pense désormais publications, de chercheurs, de brevets, de dépôts globalement en termes d’objectifs, dans le dans les archives ouvertes HAL-INRIA ou de contrats les objectifs fixés cadre tant de la modernisation européens, ces indicateurs sont au vert. L’institut par le contrat de la gestion de l’État (Lolf) peut également se réjouir du nombre de chaires qui quadriennal que du contrat quadriennal, lui ont été allouées. Deux chaires ANR, à Paris et à signé avec l’État explique Madeleine Zalkind, Nancy, ont ainsi permis d’accueillir des chercheurs et qui arrive responsable de l’observatoire étrangers pendant dix-huit à quarante-huit mois. à échéance des activités de l’INRIA. Le travail sur les bases de Et sur les 130 chaires d’excellence attribuées par cette année. » données, véritable travail d’enquête, sert à cal- le ministère de la Recherche – pour la première fois culer les indicateurs nécessaires à l’évaluation de cette année –, dix ont été confiées à l’institut. ERC, cRU 2009 ACCÉLÉRER LA diffusion DES RÉSULTATS ScIENTIFIqUES Cette année encore, les chercheurs HAL et a fortement encouragé ses de l’InRIA ont vu leurs projets distingués chercheurs à y déposer leurs articles. par le Conseil européen de la Il a également organisé cette année, recherche. Marie-France Sagot a été avec le ministère de l’Enseignement désignée lauréate dans la catégorie supérieur et de la Recherche, « chercheurs confirmés » et a reçu l’université Paris 1 et l’institut Max-Planck, une bourse de 2,5 millions d’euros la 7e édition de la Conférence sur pour son projet innovant sur l’étude Diffuser rapidement le résultat de l’internet de la connaissance, Berlin7, mathématique, algorithmique et leurs recherches est une priorité pour qui s’est déroulée en décembre en biologique de la symbiose. La relation les scientifiques. Dans cette optique, Sorbonne. « C’est une reconnaissance étroite entre espèces différentes l’InRIA a signé en 2004 la déclaration de l’INRIA comme acteur du libre pourrait éventuellement nous amener de Berlin, qui engageait les grands accès en France et dans le monde », à revisiter les notions de santé, organismes signataires à œuvrer pour souligne Jacques Millet, délégué à de relation à l’environnement, voire la communication directe, libre et l’Information scientifique et technique le concept d’espèce et d’individu. gratuite de toutes les connaissances de l’institut et animateur du comité Francis Bach (lire en page 35) et scientifiques (un mouvement soutenu d’organisation de la Conférence. « La Pierre-yves oudeyer ont été primés par l’AnR et l’European Science session française a été l’occasion de dans la catégorie « jeunes chercheurs » Foundation). Dès cette période, l’institut réfléchir à l’avenir de HAL et d’évoquer et se voient gratifiés d’une bourse s’est associé au CnRS pour promouvoir sa transformation en plateforme de 1,5 million d’euros sur cinq ans. la plateforme d’archives ouvertes nationale à gouvernance partagée. » 10 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • Cogérées par l’INRIA et l’Université, ces chaires sont destinées à renforcer l’attractivité du système de recherche français. Elles accueillent pendant trois 15000 dépôts et 32 % des publications scientifiques reversés dans HAL. 20 ans, dans des équipes de recherche, des jeunes maîtres de conférences déchargés des deux tiers de leurs obligations d’enseignement. « L’analyse des indicateurs montre que seule la répartition des financements de l’institut est créations d’équipes modifiée par rapport aux prévisions du contrat en 2009. quadriennal, précise Madeleine Zalkind. Là où était prévue une égale contribution de l’État, de l’Europe et des contrats industriels, les parts de l’État, via la nouvelle Agence nationale de Une carrière RéCoMPENséE recherche (ANR), et de l’Europe ont augmenté, Gérard Huet a reçu le prestigieux prix de la European tandis que celle des contrats industriels a diminué. » Association for Theoretical Computer Science (EATCS Award) L’INRIA a pris la mesure de cette évolution et mise à Rhodes, le 9 juillet, pour récompenser une riche carrière maintenant, notamment au sein des pôles de de recherche en informatique fondamentale. On doit compétitivité, sur les PME qui présentent un grand notamment à ce chercheur, membre de l’Académie potentiel d’innovation. des sciences et de l’Academia Europaea, de nombreux travaux dans le domaine de la preuve formelle. Parmi eux : la conception de l’assistant de preuve Coq, aujourd’hui utilisé pour assurer la fiabilité des programmes destinés, par exemple, au transport aérien et aux transactions financières. recettes CoNtRACtUELLEs 2009 (EN %) UN BEst-sELLER en robotiqUe Six chercheurs de l’INRIA ont contribué au manuel de 6 robotique Springer Handbook of Robotics, meilleure vente 11 2008 de l’éditeur scientifique Springer dans la catégorie Engineering. Cet ouvrage, qui retrace cinquante ans de recherches et d’implications sociales et éthiques 40 dans ce domaine, a reçu deux prix de l’Association des Europe éditeurs scientifiques américains : l’Award in Engineering ANR et autres & Technology Category et l’Award for Excellence in Physical 43 fonds d’État Sciences & Mathematics. Entreprises Divers 11
    • RAyonnEMEnT DAnS LA CoMMUnAUTÉ SCIEnTIFIQUE Le développement logiciel prend un nouveau cap L’INRIA mise aujourd’hui sur une production de logiciels aboutis pour en améliorer l’impact dans les milieux scientifiques et industriels. La mise en place d’une nouvelle organisation du développement logiciel porte déjà ses fruits et ouvre de nouvelles perspectives. Éclairage de Stéphane Ubeda, directeur du développement technologique. in-situ depuis quelques années, l’institut désire La plateforme Wild renforcer le développement logiciel. est un environnement de travail partagé où en est-on aujourd’hui ? composé d’un stéphane ubeda : Nous avons entamé, il y a mur interactif de trois ans, un remaniement de notre politique afin 32 écrans. On peut, d’améliorer l’étape de maturation des logiciels avec des gestes simples, déplacer issus de la recherche et de favoriser leur utilisation une image, zoomer par un plus grand nombre de chercheurs et d’in- sur un détail dustriels. Notre force de travail a augmenté grâce ou afficher les documents de tous au recrutement d’ingénieurs, à la création de les participants. services d’expérimentation et de développement (SED) dans chaque centre de recherche, et à une animation nationale. Parallèlement, nous avons organisé des actions de développement logiciel (ADT) : des initiatives qui rassemblent ingénieurs des SED et chercheurs autour d’un programme de développement technologique. c’est une démarche structurée de grande envergure. ce système est aujourd’hui bien en place et com- mence à porter ses fruits. Nous comptons ainsi une soixantaine d’ADT et entamons la troisième PLATEFORME BIO-INFORMATIqUE GEnouEst campagne d’appels à projets. La plateforme Genouest est un centre Autre avantage : la plateforme quelles sont les retombées de cette de ressources pour les laboratoires de est rattachée à l’équipe de bio- nouvelle organisation ? biologie. Elle est aujourd’hui qualifiée informatique Symbiose, directement s. u.: Grâce à cette politique, nous avons revalorisé ISo 9001, labellisée IBiSA* et intégrée en lien avec des biologistes. dans le réseau national Renabi des Genouest a ainsi été choisie le rôle de l’ingénieur. Les SED sont dorénavant consi- plateformes de bio-informatique. Elle par l’Inra pour développer la partie dérés comme des lieux dynamiques de formation développe des outils de gestion de bio-informatique du programme des jeunes ingénieurs. Une centaine d’entre eux a grandes masses de données comme de génomique des insectes déjà travaillé dans ces structures depuis 2007. La le logiciel BioMaj, un produit phare ravageurs. Elle accueille notamment culture de R&D acquise au cours de leur séjour mis au point avec l’Inra. Elle participe la base de données spécialisées à l’INRIA sera une plus-value dans leur parcours aussi activement à la mise en place sur le puceron, AphidBase, une base professionnel et un bénéfice pour l’industrie qui les de systèmes d’information rendus de référence au niveau mondial. emploiera par la suite. Par ailleurs, les ADT offrent nécessaires par l’accroissement des * Les plateformes nationales une visibilité qui suscite le rapprochement de pro- données sur les espèces vivantes. en sciences du vivant. jets ayant des intérêts communs. Par exemple, 12 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • Vgate, plateforme de l’INRIA Grenoble Rhône-Alpes pour l’immersion et l’interaction 3D grandeur nature. cardiosense3D (action d’envergure sur la modé- fédérer les efforts de dévelop- « L’idéal lisation numérique du cœur) utilise aujourd’hui la pement autour de grands défis est d’avoir plateforme Sofa (fruit d’une ADT dédiée aux algo- sociétaux. Une plateforme sur un nombre rithmes de simulation médicale). cela favorise une l’habitat intelligent est en train utilisation plus large des logiciels. de voir le jour. Elle fédérera les restreint actions portant sur l’assistance de grandes quelles sont les perspectives ? à domicile, le bureau intelli- plateformes s. u. : Aujourd’hui, notre priorité est de combiner cer- gent ou l’économie d’énergie. sur des thèmes taines actions pour réduire le nombre d’opérations c’est une manière de facto- porteurs qui tout en élargissant la base des équipes participant riser le travail, mais c’est aussi l’occasion de faire soient capables à chacune d’elles. Il s’agit de démultiplier l’effet émerger de nouveaux thèmes de recherche. Par de fédérer de des moyens et des personnels mis à disposition afin exemple, la recherche actuelle combinant robo- nombreux projets » d’obtenir des logiciels plus complets et d’augmen- tique et habitat est sans doute une approche à Stéphane Ubeda, directeur du ter l’impact des résultats. Nous allons également généraliser tant elle semble prometteuse. développement technologique. VERS LA cOMMUNIcATION MuLtiAntEnnEs Les nouveaux standards en radiocommunication misent sur la transmission multiantennes, qui accroît les performances des téléphones et ordinateurs portables. La plateforme Radio – financée par l’Insa, la région Rhône-Alpes et l’InRIA – permet de créer et de simuler des appareils fonctionnant sur toutes sortes de normes (wifi, UMTS, LTE) pour affiner leurs modèles de performance et de consommation d’énergie, et adapter les protocoles. Il est ainsi possible de raccourcir le cycle de conception des appareils de nouvelle génération, un atout pour les partenaires industriels de la plateforme comme orange Labs. « La plateforme est aussi le point fort d’un projet européen sur la planification des futurs réseaux de quatrième génération lancé cette année, souligne Jean-Marie Gorce, responsable de l’équipe Swing. Notre expertise dans les modélisations s’exprime par ailleurs au sein du laboratoire commun avec Alcatel-Lucent. » 13
    • RAyonnEMEnT DAnS LA CoMMUnAUTÉ SCIEnTIFIQUE Familiariser l’école avec les sciences du numérique Sensible à la désaffection des jeunes pour la recherche et les mathématiques, l’INRIA multiplie ses actions en partenariat avec les enseignants et les académies pour faire découvrir les Stic aux élèves des collèges et lycées. Une façon de préparer l’entrée de l’informatique dans le cursus scolaire. « L’INRIA a un rôle à jouer dans la diffusion des comme par exemple le cours sur l’algorithmique sciences numériques vers le grand public, mais proposé cette année par le centre de Sophia aussi plus spécifiquement Antipolis. L’INRIA s’implique également dans auprès des élèves et de leurs le plan Universités numériques, en partenariat enseignants, eux-mêmes peu avec les groupements d’universités Unisciel et formés à cette discipline », Unit. Il anime le projet Fuscia, dont l’objectif souligne Yannick Le thiec, est d’améliorer l’accessibilité des res sources chef de projet commu- pédagogiques en Stic. Le bureau d’accueil nication Grand Public. L’INRIA milite depuis virtuel ouvert cette année a permis à 200 élèves Depuis 2008, l’INRIA est des années pour l’introduction des sciences de lycées et classes préparatoires de contacter partenaire du ministère numériques dans les programmes scolaires : il directement des chercheurs pour préparer leurs de l’Éducation nationale se réjouit donc de voir ces disciplines entrer au travaux personnels encadrés (TPE) et travaux pour les Olympiades de mathématiques. lycée à partir de 2012 comme matière option- d’initiative personnelle encadrés (TIPE). nelle en terminale scientifique. Les centres de recherche ont beaucoup contribué à ce mou- GAGnER En visibiLitÉ vement en mettant en place des formations cet accompagnement de l’enseignement des destinées aux enseignants en mathématiques, Stic complète l’activité de sensibilisation entre- LEs fiLMs inRiA SUR UNIVERScIENcE.TV Huit vidéos expliquant les sciences numériques au grand public ont été retenues pour une diffusion sur universcience.tv. Cette webtélé hebdomadaire a été lancée fin 2009 par le Palais de la découverte et la Cité des sciences. L’InRIA est partenaire de ce nouveau média dédié aux sciences et technologies, et accessible à tout public. Le film OpenVibe, produit en 2009, montre comment piloter directement un ordinateur par la pensée. Il sera disponible sur universcience.tv 14 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • Lillosciences, à Lille. Cette manifestation, organisée par le centre INRIA Lille – Nord Europe et l’université de Lille 1, a été l’un des sept lauréats nationaux de l’appel à projets Fête de la science 2009. Dans tous les centres INRIA, les chercheurs participent activement à cet événement grand public. UN GRAND PAS POUR L’EnsEiGnEMEnt dE L’infoRMAtiquE Le collège de France et l’INRIA ont créé pour cinq ans une chaire Informatique et sciences numériques. Gérard berry, chercheur de renommée mondiale, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie des technologies, en sera le premier titulaire. DEUX questions à ce grand prise par l’institut depuis de nombreuses années, pédagogue des sciences informatiques. notamment au travers de collaborations avec PouRquoi fAut-iL sE fÉLiCitER dE LA CRÉAtion les académies. Le centre INRIA de Lille – Nord dE CEttE CHAiRE ? Europe a signé en 2009 une convention avec Elle consacre la discipline comme science autonome et signe l’académie de Lille, portant à six le nombre de sa reconnaissance par les autres sciences. Ce n’est que justice ces conventions au niveau national. chacun car, avec 29 % de la R&D mondiale, cette discipline offre des huit centres organise régulièrement l’accueil à l’heure actuelle la plus grande promesse de croissance. d’élèves dans les équipes ou l’intervention de La chaire permet aussi de toucher un public très varié grâce chercheurs dans les établissements. aux diffusions radio et à internet. Mon premier cours a ainsi L’INRIA contribue aussi, sur le long terme, à la donné lieu à des dizaines de milliers de téléchargements. création d’un fond de culture scientifique sur le numérique. Il anime depuis 2004 un site de vous insistEZ bEAuCouP suR LA nÉCEssitÉ vulgarisation baptisé Interstices, qui compte dE L’EnsEiGnEMEnt dE L’infoRMAtiquE Au LYCÉE… aujourd’hui 246 auteurs et propose cette année Pour préparer l’avenir et former de véritables acteurs de la une entrée spécifique pour les lycéens. Il s’im- société de l’information, il est indispensable d’enseigner cette plique dans la publication de documents de discipline dès le plus jeune âge. L’entrée de l’informatique vulgarisation, comme le numéro de DocScien- au Collège de France est l’occasion de remettre à l’ordre ces sur les sciences numériques et les sciences du jour l’enseignement dans les collèges et les lycées, du vivant. Enfin, dans chacun des centres, les non pas de l’usage des technologies numériques, mais bien manifestations comme la Fête de la science de la science, qui en est l’essence. sont l’occasion d’une importante mobilisation, à la rencontre du grand public. « Être visible sur le web est essentiel pour l’attractivité d’une 75 % des professeurs de mathématiques 100000 visiteurs présents aux manifestations auxquelles participe l’InRIA. université comme 10000 de l’académie d’un organisme de recherche de nice ont bénéficié de la formation et, plus largement, pour à l’algorithmique la diffusion de la pensée proposée par le centre élèves ont été accueillis InRIA Sophia Antipolis. scientifique et industrielle à l’InRIA cette année ou ont assisté à des cours d’un pays. » donnés par les chercheurs Patrick rambert, responsable du projet Fuscia. dans les établissements. 15
    • La recherche en action
    • Des sciences en vert pour un avenir plus serein Mathématiques et informatique sont aujourd’hui déterminantes dans l’appréhension des problématiques environnementales (agronomie, climatologie, énergie). Ces disciplines aident à concevoir et développer des outils indispensables pour ENVIRONNEMENT répondre aux grands enjeux de notre temps : Digiplante économies d’énergie, santé, mais aussi Modélisation de l’impact finance et conception industrielle, ou encore des variations émergence d’une nouvelle génération climatiques sur la croissance d’internet plus sûr, plus intelligent et tourné des plantes. vers les usages.
    • La REchERchE EN acTION Nano-D Modélisation d’objets nanoscopiques avec le logiciel Samson. Gamma Visualisation de champs Clime de vitesse autour Prévision de la d’un avion Falcon. qualité de l’air. Coordonner pour imposent souvent d’apporter des réponses collectives aux appels à projets des structures mieux chercher européennes ou de l’Agence nationale pour la recherche. Cette meilleure coordination est aussi l’un des objectifs de la nouvelle Alliance des sciences et technologies du numérique (Allistène) réunissant la CDEFI(1), le CEA, le CNRS, la CPU(2), l’INRIA, et l’Institut Télécom. Depuis la création de l’INRIa en 1967, l’organisation de la recherche avait peu changé. La nouvelle structure mise en Comment est désormais assurée l’animation de la recherche ? place en 2009 devrait permettre de mieux répondre de façon C. P : Cinq grands domaines ont été définis . collective, coordonnée et rapide aux problèmes de plus en autour de quatre activités majeures (modé- plus complexes et pluridisciplinaires posés aux chercheurs. liser, programmer, communiquer, interagir) et d’un domaine applicatif (les sciences de la vie et de l’environnement). Dans chaque Pourquoi réorganiser blissaient jusqu’ici de manière très sponta- domaine, un directeur scientifique adjoint est la recherche ? née, au gré des relations personnelles et des épaulé par un comité de cinq à sept person- Claude Puech (direc- rencontres entre chercheurs, par exemple nes qui connaissent bien le domaine et ses teur de la recherche) : dans les colloques. L’augmentation du multiples facettes. Ensemble, ils réfléchissent Avant tout pour une nombre des équipes risquait à terme de aux défis importants, animent la commu- meilleure efficacité, en limiter la réactivité de l’institut ; il a semblé nauté scientifique dans leur domaine, et sus- particulier face à la croissance considé- utile et important de mettre en place une citent de nouvelles collaborations entre les rable des effectifs de l’institut. En dix ans, organisation qui facilite la coordination des chercheurs des différents centres de l’INRIA le nombre d’équipes-projets est passé de équipes et des compétences, et qui soit plus ou entre les équipes de l’institut et les acteurs 87, fin 2000, à 170, fin 2009. Une vingtaine adaptée à leur répartition géographique. extérieurs. Des sujets transversaux, comme d’équipes sont en cours de création. Les Il s’agissait aussi de répercuter les évolutions du le calcul haute performance, bénéficient relations entre équipes de recherche s’éta- cadre institutionnel de la recherche, lesquelles également de cette meilleure lisibilité. 18 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • 3150 chercheurs œuvrent au sein des huit centres de l’INRIa répartis dans toute la France. ENviroNNEmENt DurabLE : MIEux cOORDONNER LEs REchERchEs ET LEs RENDRE pLus VIsIbLEs « L’INRIA a des compétences dans et une amélioration de son impact, la direction la plupart des thèmes transverses de la Recherche a identifié trois axes de cohérence du développement durable », des travaux. Le premier concerne les technologies explique isabelle Herlin, numériques « vertes » (Green IT) et l’élaboration de responsable de l’équipe-projet logiciels, protocoles de communication, systèmes clime, qui a participé à un groupe d’exploitation ou compilateurs plus économes. de travail sur le sujet. pas moins de 65 équipes- Deuxième axe de travail : la ville durable et projets répondent à cette thématique dans des l’intelligence ambiante, avec la mise au point secteurs variés : énergie (informatique verte ou de réseaux de capteurs (pour observer et surveiller), projet ITER), transports (modélisation et contrôle de logiciels (pour mesurer les actions ou gérer les du trafic routier, etc.), ville durable, santé, écologie réseaux), ou encore d’outils facilitant le télétravail, et environnement (modélisation des plantes, etc. Le dernier axe, transverse, rassemble les travaux de l’océan ou de la qualité de l’air, etc.). pour en stic « au service » du développement durable : une meilleure coordination du travail scientifique énergie, transport, environnement et écologie. Cette nouvelle structure d’animation se Bordeaux, Lille et Saclay), 3 150 chercheurs, révèle très utile pour travailler sur la créa- 174 équipes-projets INRIA, 25 équipes, 20 actions tion de partenariats stratégiques industriels de recherche collaborative, 3 actions explo- ou académiques. Elle a permis de répondre ratoires, 6 actions d’envergure, 19 actions de à des demandes récentes en matière de développement technologique. développement durable, en identifiant rapi- 1. CDEFI : Conférence des directeurs des écoles françaises dement les compétences concernées. Elle d’ingénieurs. 2. CPU : Conférence des présidents d’université. est aussi mieux à l’écoute des sujets émer- gents évoqués par les chercheurs pour initier de nouveaux champs scientifiques. Les outils actuels sont-ils adaptés ? C. P : Oui. Les actions exploratoires favorisent . l’émergence de nouveaux sujets, en rupture par rapport aux approches traditionnelles. L’EPS : OUTIL DE PRéDICTION Les actions de recherche collaborative EN MICROBIOLOGIE encouragent les synergies entre équipes pouvoir prédire la croissance des bactéries pathogènes dans les aliments et sont utiles pour soutenir des recherches permet de garantir plus efficacement la sécurité des consommateurs. qui nécessitent la mobilisation de chercheurs L’action de recherche collaborative Eps (pour éco-microbiologie prévisionnelle de plusieurs disciplines, voire de plusieurs statistique), coordonnée par Pierre Del moral, de l’équipe alea, développe organismes. Les actions d’envergure ont des outils statistiques sophistiqués améliorant les prédictions réalisées à partir pour objectif de donner une ampleur par- des modèles de microbiologie. ces outils déterminent fiablement les paramètres ticulière à un sujet stratégique que l’institut du modèle tout en considérant les multiples sources d’erreurs associées veut privilégier, en cohérence avec son plan aux manipulations expérimentales nécessaires pour le tester. ainsi, les méthodes stratégique et les jalons qui y sont définis. de filtrage particulaire parviennent, au terme de millions de comptages virtuels La recherche à l’INRIA se compose ainsi : et de centaines d’heures de calcul, à estimer de façon satisfaisante la probabilité, 8 centres de recherche (Rocquencourt, par exemple, de repérer une boîte de conserve toxique avant sa date limite Rennes, Sophia Antipolis, Grenoble, Nancy, de consommation. 19
    • La REchERchE EN acTION DOMAINE : MAThéMATIqUES APPLIqUéES, CALCUL ET SIMULATION On retrouve dans ce domaine et, pour certaines applications, vont jusqu’à beaucoup des matheux et des les contrôler (c’est « l’automatique »). développeurs de codes de calcul Du fait de ces compétences transversales de l’INRIA : 35 équipes au total, soit environ en calcul, en optimisation, en statistiques 500 personnes. Ces chercheurs travaillent et en automatique, ils sont également amenés en étroite collaboration avec leurs homologues à collaborer avec nombre de leurs collègues d’autres disciplines scientifiques (physique, au sein de l’INRIA. À l’avenir, le défi de ces biologie, science des matériaux, sciences équipes sera celui de la complexité croissante de l’univers), et développent avec eux des des problèmes à aborder, avec de plus en plus bErNarD ESPiau, applications spécifiques. Pour cela, ils écrivent de données à traiter, des modèles d’origines très DIRECTEUR SCIENTIFIqUE ADjOINT « DOMAINE : des équations, les analysent et conçoivent diverses à coupler, et des moyens de calcul de MAThéMATIqUES des schémas numériques pour en faire plus en plus performants, effectuant des millions APPLIqUéES, CALCUL des programmes informatiques. À partir de voire des milliards de milliards d’opérations ET SIMULATION » ces modélisations, ils simulent des systèmes par seconde, auxquelles il faudra s’adapter. » Crise: les mathématiciens responsable de l’équipe-projet Mathfi. Les banques partenaires adaptent les algorithmes à la rescousse ? à leurs besoins spécifiques et décident seules de leur couverture de risques. » Couvrir LES riSquES Les mathématiques financières sont un vrai défi pour les L’économie mondiale est fondée sur des mathématiciens. L’apparition de produits de plus en plus techniques d’échange de risques, des tech- niques qui nécessitent des logiciels de plus complexes et l’émergence de nouveaux marchés de produits en plus sophistiqués. Et ce sont bel et bien dérivés liés à l’énergie, aux matières premières, au climat des produits dont les risques étaient mal et même à la pollution requièrent des modélisations couverts (des crédits en l’occurrence, les fameux subprimes), associés à un manque spécifiques et des techniques mathématiques, numériques de régulation et à une interaction gran- et logicielles de plus en plus performantes. dissante des marchés, qui sont la cause initiale de la crise. que peuvent donc faire les mathématiciens dans ce contexte ? « Je pense que la recher­ La crise financière de 2008 a surpris le monde che doit être amplifiée, qu’il faut continuer à entier et donné pas mal de fil à retordre aux développer et à affiner les outils mathéma­ L’équiPE matHFi mathématiciens. « L’objectif du logiciel Pre­ tiques pour aborder les questions cruciales 7 PERMANENTS mia que nous développons est d’organiser d’incertitude de modèles, de maîtrise des 12 DOCTORANTS une veille technologique risques et de prise en compte de fluctua­ 3 POST-DOCTORANTS sur les problèmes numé­ tions brutales, les questions numériques et L’équiPE toSCa riques liés à l’évalua­ logicielles restant au cœur de ces préoccu­ 10 PERMANENTS tion et à la couverture pations », répond Agnès Sulem. 8 DOCTORANTS des options financières, Le quotidien des chercheurs de l’équipe 1 POST-DOCTORANT explique agnès Sulem, Mathfi est fait d’analyse et d’optimisation 20 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • 600 milliards de dollars de contrats de produits dérivés, à 70 % sur taux d’intérêt, ont été vendus par les banques en juin 2009. n = m = 6, 30 iter. 0.3 0.25 0.3 n = m = 6, 30 iter. 0.2 0.3 0.2 0.25 0.15 0.3 0.2 0.1 0.2 0.15 0.1 Les modèles 0.1 0.1 mathématiques permettent 0 0.05 0 0.05 de choisir la couverture des risques associés, par −0.1 0 exemple, à la fluctuation −0.1 0 −0.05 des cours du pétrole. −0.2 2 −0.1 1.5 −0.05 −0.2 750 800 1 2 t (an) 700 −0.15 650 S 0.5 600 550 −0.2 −0.1 1.5 0 500 800 Surface 750 n = m = 6, 30 iter. 1 t (an) 700 −0.15 de volatilité 650 de processus aléatoires. Ils développent S implicite. 0.5 600 des algorithmes performants pour évaluer 550 −0.2 0 500 le prix de produits dérivés financiers ainsi que leur couverture de risques. Ces algorithmes sont ensuite implémentés 0.3 et mis à jour chaque année dans la plate- forme logicielle Premia. Cette plateforme de 0.2 finance quantitative a été lancée par l’INRIA il y a dix ans, autour d’un consortium réunissant UN MONDE aLéatoirE la Société Générale, Calyon, Natixis et deux 0.1 Quel rapport entre les marchés financiers, les neurosciences, banques autrichiennes (RZB et Bank Austria). la météorologie, la géométrie des protéines et l’évolution Premia est aussi ouverte aux autres acteurs, d’une population de bactéries ? « Tous concernent 0 en libre accès, avec un décalage de deux des phénomènes aléatoires que l’on peut représenter avec ans. « Tous les ans, nous discutons avec les les mêmes modèles stochastiques », réplique Denis talay, −0.1 membres du consortium des développe­ responsable de l’équipe-projet Tosca, spécialiste en ments à entreprendre l’année suivante », la matière. seuls les objectifs diffèrent. pour certaines de ces applications, ajoute Agnès Sulem. ce sont les seuils qui importent : des valeurs minimales afin de limiter des pertes −0.2 2 En 2009, les chercheurs de Mathfi ont tra- financières, des niveaux de potentiel électrique à atteindre pour l’activité des vaillé sur l’évaluation et la couverture de neurones. pour d’autres, il s’agit de réduire les dimensions de modélisations 1.5 de systèmes très complexes de manière à pouvoir ensuite les simuler. produits de taux d’intérêt et de crédit, les 1 Exemples d’applications : la simulation des repliements tde protéines, (an) options américaines, les modèles avec sauts l’évaluation des ressources éoliennes en fonction du relief, l’évolution aléatoire 0.5 60 et à volatilité stochastique, la minimisation d’une population biologique selon ses ressources et sa reproduction. Dans 550 du risque et la « calibration » de modèles. 0 500 le domaine financier, l’équipe Tosca mène avec des collègues suisses (réseau Les mathématiciens font ce qu’ils peuvent Finnrisk) une étude, par le calcul stochastique, des démarches empiriques pour développer des outils innovants pour la utilisées en salles de marchés et fondées sur des analyses graphiques et des gestion du risque. Pour autant, les banques considérations macroéconomiques. prendront-elles moins de risques avec les produits économiques ? 21
    • La REchERchE EN acTION DOMAINE : MAThéMATIqUES APPLIqUéES, CALCUL ET SIMULATION Des chercheurs qui s’y frottent L’équipe pluridisciplinaire BIPOP est capable de simuler et d’optimiser tout ce qui glisse, frotte, s’entrechoque, etc. un domaine d’application bien plus foisonnant qu’on ne le suppose : des robots marcheurs aux systèmes électriques, en passant par les disjoncteurs ou même les chevelures. Les chercheurs intègrent désormais leurs solutions dans des plateformes industrielles d’envergure. Des contacts, des frottements, des glisse- commun : leur comportement peut être ments, des chocs… c’est le lot commun modélisé et simulé avec des « modèles de bon nombre de systèmes méca- non réguliers », la spécialité de l’équipe- L’équiPE biPoP niques. Un robot qui marche produit un projet Bipop. 7 ChERChEURS PERMANENTS choc lorsqu’il pose son pied. Sa station 4 INGéNIEURS debout est une affaire de frottements DE muLtiPLES aPPLiCatioNS 4 DOCTORANTS avec le sol. De la même façon, un dis- « Nous analysons, contrôlons et simulons de 3 POST-DOCTORANTS joncteur met en action de nombreuses tels systèmes mécaniques de façon fiable pièces en frottement. Le mouvement et robuste, jusqu’à produire, pour certaines d’une chevelure est aussi une histoire de applications, un logiciel de simulation numé­ frottements, de glissements, de contacts. rique, explique bernard Robots, disjoncteurs, chevelures… tous brogliato, responsable ces systèmes mécaniques ont un point de Bipop. Les dévelop­ pements des uns nour­ rissent les travaux des autres. » Sans compter que les champs d’application dépassent largement les seuls systèmes mécaniques. Point fort : bipop réunit des Les variations brusques de courant ou chercheurs en analyse numérique, de tension des systèmes électriques sont en mécanique du contact, tout à fait comparables, en termes de modélisation, aux chocs mécaniques. en optimisation, en automatique. » « Nos techniques sont donc parfaitement bErNarD broGLiato est responsable de l’équipe-projet bipop de l’INRIa Rhône-alpes. adaptées pour faire du prototypage En 2009, quatre ingénieurs ont collaboré à bipop, preuve des fortes implications virtuel de systèmes électriques, ajoute industrielles des thématiques de recherche qui concernent tant l’automobile que l’espace, Bernard Brogliato. Nous avons déposé un les systèmes électromécaniques que la robotique. Les problèmes sont traités d’un point brevet sur ce sujet en 2009. » de vue théorique et pratique, avec des réalisations logicielles comme siconos, dédié aux systèmes dynamiques non réguliers, ou humans, destiné à simuler la mobilité quels systèmes électriques ? Par exemple, des bipèdes (humains, robots). des convertisseurs de puissance, des 22 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • Le fonctionnement d’un disjoncteur 200 fait intervenir de nombreux glissements, frottements ou zones de contact. événements (impacts, glissements, etc.) se produisent pendant les 50 millisecondes où un disjoncteur interrompt le courant électrique. Modéliser le mouvement de la chevelure est une affaire de frottements et de glissements. systèmes qui pilotent la durabilité de la recherche, Saladyn. « Intégrer nos propres nos batteries de téléphones portables : technologies pour aider à concevoir des ils régulent leur puissance et économisent systèmes mécaniques complexes nous per­ leur énergie. En optimisant de tels compo- met de nous confronter au monde industriel. sants, les ingénieurs sont capables de mul- Schneider Electric et EDF tiplier par quatre la durée de décharge participent à ce projet, d’une batterie. Ils sont aussi à même indique vincent acary, de concevoir les convertisseurs de puis- responsable de Saladyn. sance des diodes électroluminescentes Cela nous fournit aussi (les ampoules basse consommation LED), de nouveaux sujets de qui ont besoin d’une très forte tension, recherche, sur des problématiques indus­ dix voire cinquante fois supérieure à la trielles inédites. » Objectif, à terme ? Insérer tension du secteur. Siconos dans Salomé, une plateforme open source de conception intégrée, adaptée à L’iNDuStriE EN LiGNE DE mirE de nombreux domaines de l’ingénierie et Pour promouvoir l’utilisation de ces simula- développée depuis dix ans avec notam- tions dans l’industrie, les chercheurs asso- ment Dassault System, Peugeot et Renault. cient leur solution logicielle open source Le pas sera alors vraiment franchi. Siconos (fruit du projet européen éponyme coordonné par l’INRIA) à une plateforme Chocs et frottements sur le sol sont logicielle développée depuis 2009 dans le pris en compte pour modéliser cadre du projet de l’Agence nationale pour la marche du robot Nao. évITER L’ENSabLEmENt Dans le cadre du projet ExoMars de l’agence spatiale européenne, un véhicule autonome (un rover) devrait explorer en 2013 quelques kilomètres de la surface de la planète rouge pour caractériser son environnement biologique et géologique. Les chercheurs de bipop travaillent pour le compte d’un des sous-traitants du projet, Trasys space, qui développe un simulateur 3D du rover. Ils intègrent leur solution logicielle siconos pour simuler les déplacements de l’engin en fonction du sol granulaire sur lequel il aura à se déplacer. Le véhicule renseignera le simulateur sur le sol martien avec lequel il est en contact. Les informations seront transmises au sol. En fonction de cela, les déplacements seront simulés sur Terre, sur un sol granulaire comparable, avant d’être commandés au rover. Objectif : éviter la mésaventure du robot martien spirit – de la Nasa –, qui s’est ensablé en avril 2009, après cinq années d’exploration. © ESA 23
    • La REchERchE EN acTION DOMAINE : ALGORIThMIqUE, PROGRAMMATION, LOGICIELS ET ARChITECTURES Ce domaine est au cœur de la limitées comme les téléphones portables programmation et des systèmes ou les assistants numériques personnels. informatiques. Les évolutions Ils s’intéressent également à la fiabilité technologiques, comme l’arrivée des des services web et à la sécurisation processeurs multicœurs ou l’informatique des échanges de données, grâce à des diffuse, suscitent de nouveaux défis techniques de cryptographie qu’il faut scientifiques pour ces experts en algorithmes, aussi certifier tout en contrôlant le respect langages et architectures logicielles. de la vie privée. Les équipes produisent Objectif commun : maîtriser la fiabilité et la des environnements de spécification, HéLèNE KirCHNEr, sécurité des programmes et des échanges de programmation, de test et de preuve, DIRECTRICE SCIENTIFIqUE ADjOINTE « DOMAINE : de données. Les chercheurs étudient et des outils d’analyse et de vérification ALGORIThMIqUE, certifient la fiabilité de systèmes embarqués de programmes, des compilateurs certifiés PROGRAMMATION, LOGICIELS dans l’avionique, l’automobile et, désormais, ainsi que des méthodes de cryptographie ET ARChITECTURES » dans des appareils nomades aux ressources et de cryptanalyse. » Shabal en demi-finale! HaCHaGE DE FiCHiErS L’équipe Secret travaille sur des primitives de base, autrement dit les fonctions qui, shabal, l’algorithme cryptographique auquel participe combinées, forment les grands protocoles cryptographiques. Une dizaine de ces pri- l’équipe-projet SECREt , reste en lice dans la compétition mitives sont standardisées, les principales internationale qui donnera naissance au prochain concernant le chiffrement de données et standard de « hachage ». ces fonctions servent notamment les algorithmes de signature. Pour ces der- niers, il est souvent judicieux, voire indispen- à la signature et à l’authentification de gros fichiers. sable, d’utiliser au préalable une fonction de Fin du match en 2012. hachage afin de réduire de très gros fichiers (logiciels, longs textes) à une « empreinte », un petit morceau de taille fixe (par exemple En cryptographie, la sécurité des algorithmes 256 bits). Cela permet d’abord d’authentifier est sans cesse remise en jeu, par ceux-là des fichiers en calculant cette empreinte même qui les conçoivent et qui sont donc et en la comparant à l’originale. Ensuite, le les mieux placés pour déceler les failles de hachage produit rapidement une signature leurs concurrents. Le jeu s’apparente plus numérique sur cette empreinte plutôt que à du ping-pong qu’à du rugby, quoique sur le fichier entier. la robustesse des solutions et la puissance des attaques soient la règle. quant à l’ob- EN CouPE Du moNDE jectif, il n’a rien de bien ludique : assurer la C’est en 2004 que les standards de hachage confidentialité et l’intégrité des données, définis dans les années quatre-vingt-dix ont par exemple pour la navigation sur internet, été mis en défaut, anéantis les uns après L’équiPE SECrEt le paiement en ligne, les communications les autres. Même si les attaques venaient 5 PERMANENTS téléphoniques, le vote électronique ou, du monde académique, elles traduisaient 15 DOCTORANTS plus récemment, les données personnelles des défaillances inacceptables. Comme de 1 POST-DOCTORANT de santé. coutume, une compétition internationale 24 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • À L’attaquE ! Les chercheurs de l’équipe secret ont réussi à attaquer cinq des 14 64 propositions initialement en compétition – celles qui leur paraissaient les plus vulnérables – pour définir le futur standard de hachage cryptographique. au-delà de la mise au jour de faiblesses préjudiciables à la sécurité, ces offensives reposent souvent sur de nouvelles techniques qui constituent par fonctions de hachage la suite les bases de conception d’algorithmes encore plus robustes. Les encore en lice répercussions vont même parfois au-delà. « Une des fonctions que nous parmi 64 sélectionnées, avons attaquées, Lane, repose sur un algorithme standard de chiffrement très dont shabal. utilisé, baptisé AES. Adopté en 2000, à l’issue d’une procédure internationale semblable à celle en cours pour le hachage, il était considéré jusque-là comme robuste », raconte anne canteaut. pourtant, appliqué à des fonctions de hachage, aEs a révélé des faiblesses. D’autres fonctions en compétition utilisaient aEs et pouvaient, du coup, être attaquées. ces travaux pourraient surtout, à l’avenir, fournir de nouvelles pistes permettant de mettre à mal la sécurité d’aEs dans sa fonction première de chiffrement de données. La partie continue donc et ouvre de nouvelles perspectives de jeu. a été lancée pour trouver le remède, un robuste successeur, qui sera baptisé ShA-3 La fonction de hachage définit la manière (pour Secure hash Algorithm). Le coup de calculer l’empreinte d’envoi a été donné fin 2008 par l’orga- d’un fichier, empreinte nisme américain NIST (National Institute of qui permettra, à terme, de produire une signature Standards and Technology). L’équipe de cryptographique. l’INRIA a travaillé sur deux des 64 proposi- tions initiales (FSB et Shabal). quatorze sont encore en jeu aujourd’hui, parmi lesquelles figure Shabal. En août 2010, il devrait rester cinq finalistes, le lauréat devant être choisi en 2012. L’algorithme Shabal est proposé par une équipe de 14 chercheurs provenant de sept équipes de recherche académiques et industrielles, au sein d’un projet financé par l’Agence nationale de la recherche. « Ses atouts sont sa vitesse d’action (placé deuxième, il est rapide sur PC, mais aussi sur carte à puce) et son mode opératoire, qui était l’un des points faibles de la fonction précédente », déclare anne Canteaut, res- ponsable de Secret. Concrètement, le mode opératoire d’une fonction de hachage définit sa façon de morceler le fichier en blocs de taille fixe, et de les traiter successivement pour calculer l’empreinte. « Toute la difficulté est d’itérer de manière appropriée une même fonction sur cha­ cun des blocs de fichier découpés, poursuit-elle. Le mode opératoire de Shabal repose sur une nou­ velle construction dont on peut prouver la sécurité. » que le meilleur gagne ! 25
    • La REchERchE EN acTION DOMAINE : ALGORIThMIqUE, PROGRAMMATION, LOGICIELS ET ARChITECTURES À quand le vote électronique sécurisé ? bien qu’autorisées en France, les « machines à voter » ou « ordinateurs de vote » sont loin de faire l’unanimité. Depuis quelques années, leur fiabilité est remise en cause. comment certifier qu’elles sont ou non totalement sûres ? Des chercheurs de l’INRIa devraient, d’ici à deux ans, apporter une réponse probante. Ils développent des logiciels pour vérifier automatiquement si les protocoles utilisés lors de votes électroniques sont infaillibles. En 2007, les Pays-Bas ont renoncé au vote vant être supérieur au nombre d’inscrits ! électronique, alors que 95 % de leurs bureaux quant au vote électronique par internet, de vote étaient équipés. Raison invoquée : à disposition des expatriés français depuis les « machines à voter » ne satisfaisaient 2003, il est encore plus compliqué à sécuriser, pas aux critères d’un « scrutin équitable, car les données doivent être cryptées pour L’équiPE SECSi libre et secret ». Reconsidéré en Irlande, en ne pas être interceptées et modifiées. 5 PERMANENTS Belgique, responsable d’une partie de la 9 DOCTORANTS pagaille de l’élection présidentielle amé- qu’ESt-CE qu’uN boN ProtoCoLE ? 2 POST-DOCTORANTS ricaine en 2004, le vote électronique, qui Pour que le vote électronique soit fiable et L’équiPE CaSSiS a connu un certain engouement dans les contrôlable, un certain nombre de propriétés 13 PERMANENTS années quatre-vingt-dix, ne fait plus consen- doivent être respectées, comme l’anony- 11 DOCTORANTS sus. Et pour cause. Ces machines ont été mat, le secret du vote, la possibilité pour le 2 POST-DOCTORANTS mises en échec, le nombre de votants pou- votant de vérifier que son vote a bien été La SûrEté, DIFFICILE à ASSURER ! La sûreté des protocoles, tant pour le vote électronique pour contrôler les protocoles de paiement en ligne. que pour le paiement sur internet, est de plus en plus ce logiciel est intégré dans la plateforme avispa, délicate à assurer. contrôler l’efficacité de ces protocoles, développée par l’INRIa dans le cadre d’un projet au moyen de logiciels aux méthodes éprouvées, est européen, et dont les travaux se poursuivent dans le projet sans cesse plus complexe. « En fait, quelle avansstar. Tels quels, ces outils sont aujourd’hui encore que soit l’application, la formalisation inappropriés au vote électronique. autres défis pour ces des protocoles et des propriétés qu’ils équipes : certifier les interfaces de sécurité qui permettent sont censés assurer, est assez semblable », à un module externe (clé usb contenant des données précise véronique Cortier, chercheuse secrètes) de communiquer sans risque avec un ordinateur de l’équipe-projet cassis : mêmes types non protégé, ou rendre possible un paiement automatique de modélisations, de structures de données, d’outils de respectant l’anonymat, au moyen de modules autonomes vérification automatique. L’équipe a déjà conçu un logiciel communicants (aux péages autoroutiers, par exemple). 26 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • 1,3 million d’électeurs votent, en France, au moyen de machines électroniques. pris en compte, qu’il n’a pas été usurpé, etc. Or, la dématérialisa- tion du vote, l’absence de bulletin, d’urne transparente ou de certificat de vote rendent le processus opa- © xxxxxxxxxxxxxxxxxxxx que : la machine à voter est une sorte de boîte noire qui n’inspire pas confiance aux électeurs. C’est pire encore pour le vote en ligne. « Depuis début 2008, nous participons à un projet de l’Agence nationale de la recherche, baptisé Avoté, dont le but est de La plateforme Avispa permet, par exemple, de contrôler la sûreté proposer des outils pour des protocoles de paiement en ligne. vérifier les protocoles de vote électronique, en par­ ticulier en ligne », explique plus délicate qu’il n’y paraît, consiste à tra- Nos logiciels Stéphanie Delaune, cher- duire les propriétés de sécurité en formules cheuse de Secsi. Ces tra- mathématiques rigoureuses. « Modéliser permettront vaux, menés étroitement avec l’équipe-projet l’anonymat ou le respect du secret du vote à terme Cassis et le laboratoire verimag (CNRS/INPG/ UjF), doivent aboutir à des solutions qui per- est une gageure pour un mathématicien », confirme Stéphanie Delaune. En parallèle, il de trouver les failles mettent, d’une part, de trouver les failles des faut créer une représentation des protocoles des systèmes de systèmes de vote électronique et, d’autre de vote électronique. Enfin, il est indispen- vote électronique. part, de préciser les propriétés garanties. sable de proposer des algorithmes pour vérifier de façon formelle que ces proto- restera ensuite à CommENt LE vériFiEr ? coles répondent bien aux propriétés exigées. produire un protocole que ce soit pour le vote en ligne ou les machines à voter, la première étape, bien « D’ici à la fin du projet, en 2012, nous aurons a priori développé des algorithmes que nous totalement fiable. implémenterons dans un logiciel permettant a priori, ce n’est pas une vérification automatique des proto­ notre vocation. » coles », précise Stéphanie Delaune. Ces algorithmes seront validés sur des proto- StéPHaNiE DELauNE est chargée de recherche coles connus, issus de la littérature (les indus- au cNRs, membre de secsi. son équipe-projet s’intéresse à la vérification de protocoles triels qui conçoivent les machines à voter ne de sécurité, que ce soit lors de transactions sont évidemment pas prêts à divulguer les bancaires, dans les distributeurs de billets leurs), ainsi que sur un protocole de vote en ou pour le vote électronique. Quel que soit ligne mis au point par l’université de Louvain le contexte, ces opérations ont comme point © Ville d’Issy-les-Moulineaux commun de devoir rester sûres, y compris et utilisé pour l’élection de son recteur en dans un environnement hostile. concrètement, 2009 (plus de 5 000 votants). à terme, ces les chercheurs vérifient la fiabilité de protocoles algorithmes pourraient être intégrés dans la cryptographiques, étudient la détection d’intrusions dans les systèmes électroniques, plateforme Avispa (lire l’encadré) et servir et analysent les programmes informatiques aux industriels afin de contrôler leurs proto- pour y déceler des trous de sécurité ou des points coles. C’est à ces conditions que le vote de vulnérabilité. Vote électronique électronique pourra un jour être utilisé à à Issy-les-Moulineaux en 2007. grande échelle, en toute confiance. 27
    • La REchERchE EN acTION DOMAINE : RéSEAUx, SySTèMES ET SERvICES, CALCUL DISTRIBUé Les équipes de recherche de ce (intégration à l’internet de dispositifs miniatures domaine de recherche contribuent à comme les puces RFID) et « l’internet définir ce que sera le futur de l’internet des services » (intégration des caractéristiques comme infrastructure de communication, de l’internet dans la construction de logiciels mais aussi comme infrastructure de calcul destinés au déploiement de futurs services au sens large. Les chercheurs s’intéressent en ligne et de nouvelles applications autant au développement de protocoles de distribuées). L’internet devenant un ordinateur communication innovants qu’à la modélisation en soi, de nombreuses recherches portent des réseaux existants afin de mieux évaluer aujourd’hui sur les systèmes d’exploitation tHiErry PrioL, leurs performances et les dimensionner et intergiciels des grilles ou des centrales DIRECTEUR SCIENTIFIqUE ADjOINT « DOMAINE : en fonction des besoins. Ils conçoivent numériques (cloud). Le calcul sur architecture RéSEAUx, SySTèMES ET des algorithmes efficaces adaptés aux parallèle (hétérogène, multicœur…), SERvICES, CALCUL DISTRIBUé » caractéristiques variables du réseau. Parmi devenu incontournable, mobilise enfin leurs nouveaux défis, « l’internet des choses » plusieurs équipes. » Des ordinateurs celles-ci ne sont pas seulement corrélées au nombre de processeurs. économes en énergie quelles sont les pistes de progrès ? Les infras- tructures, en particulier leurs systèmes de refroidissement, les composants matériels et, enfin, les logiciels qui permettent d’agir à La consommation électrique des systèmes distribués grande échelle sur toutes à grande échelle (centres de calculs, de données les ressources (calcul, et de communications) est un sujet de préoccupation stockage, réseau). C’est dans ce domaine que majeur depuis les années deux mille. Leurs environnements travaille Laurent Lefèvre, logiciels peuvent largement contribuer à réduire au sein de l’équipe Reso. la facture, et c’est ce qu’étudie l’équipe-projet RESO . Son objectif : réduire la consommation éner- gétique des systèmes distribués à grande échelle, de manière transparente pour l’utili- sateur, en préservant la qualité de service. Si la course à la puissance des ordinateurs étEiNDrE autaNt quE PoSSibLE reste la règle, désormais leur efficacité Une première approche consiste à exploiter énergétique compte aussi. Depuis 2007, ces ressources de façon optimisée en les virginia Tech (états-Unis) effectue d’ailleurs éteignant lorsqu’elles ne sont pas utilisées. un classement international, baptisé Pour cela, il est d’abord nécessaire de bien Green 500, des performances énergé- connaître les besoins et les usages. « C’est L’équiPE rESo tiques des 500 machines les plus puissantes ce que nous avons étudié en 2008 et 2009 7 PERMANENTS du monde. Cette étude montre que les dans le cadre d’une action de recherche 6 INGéNIEURS 10 supercalculateurs les plus puissants sont collaborative baptisée Green­Net », raconte 10 DOCTORANTS classés entre la 6e et la 484e place pour leurs Laurent Lefèvre, qui l’a coordonnée. Les 1 POST-DOCTORANT performances énergétiques. Preuve que chercheurs de son équipe et de l’équipe- 28 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • projet Mescal, mais aussi de l’Institut de recherche en informatique de Toulouse et de l’université virginia Tech, ont analysé, au moyen de capteurs, la consommation élec- Le logiciel de visualisation ShowWatts, développé dans l’équipe Reso, permet de contrôler la consommation électrique des nœuds de calculs et de trique des 150 machines du site lyonnais de communications d’une partie de la grille de calcul expérimentale Grid’5 000. Grid’5 000, la grille de calcul expérimentale française. « Nos wattmètres délivrent des mesures machine par machine à l’échelle de la seconde ; nous disposons ainsi d’une évaluation précise du coût énergétique de chaque machine. Une première qui permet­ Grid’5 000. Les chercheurs consacrent doré- De belles marges de progrès qui feront tra aux utilisateurs de mieux comprendre le navant leurs efforts au déploiement de ce également l’objet de travaux scientifiques coût énergétique de leurs applications et de logiciel sur des infrastructures opérationnelles au niveau européen. L’action Cost (Coo- réserver les ressources en conséquence », en France. pération européenne dans le domaine de précise Laurent Lefèvre. la recherche scientifique et technique) Reste ensuite, pour éteindre les 150 ordi- aDaPtEr La PuiSSaNCE IC804, lancée en 2009 pour quatre ans, nateurs du site, à agréger au mieux toutes La seconde approche que l’équipe réunit 15 pays d’Europe pour échanger les réservations. « À partir d’une analyse de commence à étudier consiste à adap- sur ces sujets. Laurent Lefèvre y est res- l’exploitation des machines pendant les jours ter les conditions de fonctionnement des ponsable du groupe de travail dédié aux précédents, et jusqu’aux dernières minutes, ressources aux besoins des utilisateurs. « actions d’adaptation ». nous cherchons à favoriser des plages d’inac­ Il s’agit de réduire dès que possible la X2 tivité significatives (au moins 5 minutes) », fréquence des machines et la vitesse explique le chercheur. Comment ? En pro- des réseaux : cela suppose d’améliorer posant aux utilisateurs de reporter leur calcul les systèmes d’exploitation, d’adapter les (jusqu’à vingt-quatre heures, au maximum). protocoles de communication et, enfin, c’est l’augmentation Selon les estimations actuelles, le logiciel de de travailler sur les équipements afin qu’ils de la consommation d’électricité prédiction d’usage offrirait 30 % d’écono- supportent des réductions de bande des centres de données mie d’énergie sur l’année à l’échelle de passante ou des coupures de réseaux. américains entre 2000 et 2005. 29
    • La REchERchE EN acTION DOMAINE : RéSEAUx, SySTèMES ET SERvICES, CALCUL DISTRIBUé Travailler aujourd’hui sur les supercalculateurs de demain En matière de calcul intensif, les chercheurs en informatique travaillent souvent à partir d’équipements déjà commercialisés, en retard de plusieurs années sur les travaux menés lors de leur conception. D’où l’importance du nouveau laboratoire commun avec l’université de l’Illinois (États-unis), où l’INRIa participe à la conception des logiciels de supercalculateurs encore à l’étude. En quelques mois, d’une simple discussion Franck Cappello, lors d’une conférence internationale, initiateur et codi- est née une collaboration scientifique recteur du labora- qui s’annonce fructueuse. Elle s’est toire, responsable de L’équiPE GraND-LarGE concrétisée en juin par la création du l’équipe-projet Grand- 8 PERMANENTS, laboratoire commun INRIA-Université Large. Pour l’INRIA, 1 INGéNIEUR, de l’Illinois, laboratoire dédié au calcul cette présence aux États­Unis ouvre un 12 DOCTORANTS, haute per for mance (l’une des cinq accès inestimable aux réflexions et aux 6 POST-DOCTORANTS premières universités du classement de développements technologiques des L’équiPE PariS Shanghaï), qui accueillera en 2011 l’or- dix années à venir. » 7 PERMANENTS, dinateur Blue Waters. Déjà huit équipes 4 INGéNIEURS, sont impliquées. « Nos compé tences uNE bêtE DE CaLCuL PétaFLoPiquE 11 DOCTORANTS fondamentales les intéressent, résume Blue Waters, financé par la NSF (Natio- nal Science Foundation) et conçu par IBM pour être installé en 2011, sera alors L’iNria a été parmi les pionniers le plus puissant ordinateur académique du monde. Son architecture compor- à chaque grande étape du calcul tera environ 200 000 cœurs répartis sur haute performance : parallélisme, 25 000 processeurs pour mener un million de milliards d’opérations en virgule flot- grappes d’ordinateurs, grilles de calcul, tante par seconde (soit un pétaflop « sou- multicœur. Ses travaux sont reconnus tenu » dans le jargon des informaticiens). au niveau international. » Une puissance de calcul qui permettra de prévoir le comportement de systèmes FraNCK CaPPELLo est responsable de l’équipe-projet Grand-Large, basée à saclay biologiques complexes, de comprendre (Île-de-France). Les chercheurs de son équipe étudient les points durs scientifiques l’évolution du cosmos juste après le big- et les verrous technologiques des grappes d’ordinateurs, grilles de calcul et supercalculateurs. bang, ou de concevoir des matériaux à Ils conçoivent, testent des logiciels systèmes et expérimentent leur programmation. À partir de 2000, ils ont développé un logiciel sur la tolérance aux pannes pour le calcul l’échelle atomique. Blue Waters tirera profit haute performance qui est devenu une référence sur le sujet. de toutes ses capacités de calcul, là où 30 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • BluePrint (IBM) sert à mettre au 10 à 100 millions de cœurs d’un calculateur exascale pourront, par exemple, point les logiciels prévoir l’évolution du climat à l’échelle destinés au futur décennale et aider à se préparer © NCSA supercalculateur au changement climatique. Blue Waters. ses prédécesseurs en utilisent moins de 10 % : une affaire de rapidité d’accès à la mémoire et de vitesse de transfert de données au réseau, une véritable rupture technologique. « Nous collaborons avec nos collègues américains sur trois thèmes, détaille Franck Cappello : la programmation parallèle, pour programmer au mieux ces machines multiprocesseur et multicœur ; les biblio­ thèques numériques, pour limiter les accès à la mémoire et calculer aussi vite que pos­ sible ; et la tolérance aux pannes. » Ces développements, menés en logiciel libre, bénéficieront à toute la communauté et seront réutilisés sur d’autres machines. © NCSA L’ExaSCaLE EN PErSPECtivE à plus long terme, ces travaux sont cruciaux Futur centre de calcul du National Center for Supercomputing Applications. pour la conception de la génération sui- Il accueillera Blue Waters en 2011. vante de supercalculateurs exaflopiques (capables de mener un milliard de milliards d’opérations par seconde). « Nous partici­ pons ainsi à l’IESP (International Exascale Software Project), au sein duquel je suis CALCULER DaNS LES NuaGES ! responsable d’un volet « tolérances aux L’INRIa a une grande expérience des grilles, ces ressources informatiques pannes », précise Franck Cappello. Ce cli­ distribuées, hétérogènes et administrées indépendamment qui sont mutualisées mat de confiance et de compétence nous pour réaliser de gros calculs scientifiques. Inconvénient : elles doivent être a aussi ouvert les portes du Département réservées et les calculs, ordonnancés. En 2007, est né le Cloud computing, américain de l’énergie (DoE), qui a déjà qui permet à un fournisseur de louer son infrastructure lorsqu’elle est en partie lancé plusieurs appels à propositions pour la disponible pour qu’un utilisateur y fasse tourner son application. La disponibilité recherche sur les logiciels Exascale. L’INRIA des ressources est quasi instantanée et le modèle de gestion était d’ailleurs le seul organisme étranger simple (de type fournisseur/client). « Pour enrichir mutuellement les deux architectures, nous adaptons aux clouds notre système présent lors du dernier workshop DoE. » d’exploitation open source XtreemOS, développé pour les grilles », En Europe, les recherches devraient pro- explique Christine morin, responsable de l’équipe-projet paris. fiter de ces échanges. Dans le cadre de xtreemOs simplifie l’utilisation, la gestion et la programmation l’initiative Prace (Partnership for Advanced des grilles afin qu’elles soient perçues par l’utilisateur comme un simple pc. Computing in Europe), il est prévu d’ins- appliqué aux clouds, cela permettra à des entreprises de gérer globalement taller de trois à cinq calculateurs pétaflo- leurs ressources où qu’elles soient, de les louer à d’autres, voire de coopérer ou piques. Certaines de ces machines auront de partager des données. applications et environnement des utilisateurs pourront une architecture proche de celle de Blue être déployés automatiquement, au choix (selon les besoins), sur les ressources Waters, et bénéficieront donc des déve- disponibles de l’entreprise ou sur des clouds. loppements logiciels actuels. 31
    • La recherche en action dOmAINE : PERCEPTION, COgNITION, INTERACTION Les 700 personnes de ce domaine secteurs aussi variés que le multimédia de recherche, réparties en (recherche d’images dans des bases 43 équipes de recherche, étudient de données, de contenu sémantique dans la communication avec le monde physique, le web), la sécurité (vidéosurveillance), sous toutes ses formes – textuelle, visuelle les transports (véhicules intelligents) ou ou auditive. Ces chercheurs s’intéressent la santé (aide au diagnostic). Trois grands à la perception par le biais de capteurs, défis pour l’avenir : combiner apprentissage à la modélisation des données et des automatique et interprétation sémantique, connaissances et à l’interaction concrète prendre en compte des signaux hétérogènes MoniqUe thonnat, avec le monde physique. Les recherches (avec textes, images, sons, toucher, etc.), dIRECTRICE sCIENTIfIqUE AdJOINTE « dOmAINE : se font en étroite coopération avec et enfin, traiter des problèmes de très PERCEPTION, COgNITION, des industriels, et donnent souvent lieu grande dimension spatiale et temporelle INTERACTION » à des transferts de logiciels et des créations (par exemple, des réseaux de capteurs de start-up. Elles sont appliquées à des hétérogènes fonctionnant 24 heures sur 24). » Une grue tout-terrain La grue de sauvetage conçue par l’équipe-projet responsable de l’équipe-projet Coprin. C’est chose faite. L’engin s’appelle marionet crane. Coprin est d’un nouveau genre. Légère, maniable, rapide C’est un très grand « robot parallèle à câbles », à déployer, très adaptable et bon marché, elle est de que les chercheurs ont mis à l’épreuve pour surcroît puissante. Une aide précieuse pour les secouristes soulever une remorque de camion de 750 kg, dégager des mannequins ensevelis sous un lors de tremblements de terre, de catastrophes naturelles tas de palettes de bois et remonter les bran- ou d’accidents routiers. cards sur 8 mètres de hauteur. Un premier déploiement à échelle réelle qui a fortement intéressé les pompiers du groupement de reconnaissance et d’intervention en milieux périlleux des Alpes-maritimes. Comment amener une grue sur le site d’un sinistre lorsque les routes sont coupées ? Com- Un robot à câbles ment l’installer sur un sol jonché de pans de Contrairement aux robots manipulateurs murs, poutres et autres débris ? « Nous vou- classiques, à base d’articulations, de seg- lions inventer un système adapté à de telles ments ou de vérins, celui-ci utilise des câbles. problématiques de catastrophes naturelles « C’est l’idéal pour une telle application, ou d’accidents routiers, un système capable affirme Jean-Pierre merlet. Les câbles sont de contrôler tous les mou- souples. Pour produire le bon mouvement, l’éqUiPe coPrin vements (contrairement on les enroule et déroule autour de six treuils 6 PERmANENTs, à une grue classique), ce motorisés installés sur des tripodes – des tré- 2 INgéNIEURs, qui supposait six degrés pieds fixés sur n’importe quel support autour 7 dOCTORANTs, de liberté », commente de la zone de levage. » L’objet à déplacer 2 POsT-dOCTORANTs Jean-Pierre Mer let, est relié aux six câbles. Le tout est léger : 32 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • Une étape indispensable : déterminer la position 750 kg c’est le poids d’une remorque soulevée par le robot relative des six treuils à partir des mesures données Marionet crane. par le télémètre laser. 10 kg par treuil, 25 kg par tripode, 20 kg pour Démonstration de levage d’un brancard sur 8 mètres le groupe électrogène. Une dizaine de sau- de hauteur grâce veteurs peuvent porter l’ensemble sur site et à la grue Marionet crane. le déployer en dix minutes. Là s’arrête la simplicité. Car actionner un tel engin est une question de robotique extrê- mement complexe. « Il a fallu vingt ans pour résoudre ce type de problèmes mathéma­ tiques pour des robots rigides, justifie le cher- cheur. Utiliser des câbles double la difficulté : ceux­ci s’allongent sous la traction, peu­ La webcam mobile vent seulement tirer et non pousser, et font permet d’évaluer à distance l’état du la flèche entre leurs points d’accroche ! » mannequin Charly, Concrètement, il s’agit d’adapter la lon- uN Suivi méDiCaL enfoui sous des palettes. gueur des six câbles en fonction de l’objet Ils vont même plus loin. Pour choisir les débris à déplacer et de la position à atteindre, par à déplacer, ils ont équipé leur robot d’une rotation ou translation. Il faut donc explorer webcam mobile. Elle permet aussi de suivre l’équilibre mécanique du système, quel que l’état de santé de la victime lors de son trans- soit le nombre de câbles tendus. La grue est fert sur brancard. Des petits boîtiers mesurent aujourd’hui opérationnelle avec un espace la température et la fréquence cardiaque de travail de plus de 2 000 m3, les treuils étant du sinistré et renseignent les équipes médi- placés à une vingtaine de mètres les uns cales sur place ou à l’hôpital afin de pré- des autres pour une hauteur d’action d’une parer une intervention d’urgence. Autre idée dizaine de mètres. Les chercheurs en amélio- à explorer : utiliser cette même installation rent toujours la commande afin de contrôler pour localiser les victimes, grâce à un ballon le plus de mouvements possible en mettant dirigeable retenu par les câbles et équipé le maximum de câbles en tension. de caméras thermiques. DES robotS D’AIDE à LA PERSONNE Depuis trois ans, les chercheurs cuisine, sa salle à manger, sa La personne pourrait être totalement de coprin s’intéressent à l’assistance chambre. Objectif : insérer l’appareil, assistée ou se relever grâce aux personnes âgées ou invisible, dans le plafond d’une à un appui qu’elle actionnerait. handicapées à mobilité réduite. pièce pour permettre de soulever Les chercheurs instrumentent « Nous déclinons les principes une personne de 100 kg dans 80 % également des déambulateurs, développés pour notre robot de cet espace. « Cela nécessite une appareils d’assistance à la marche. de sauvetage à câbles pour faire analyse mathématique sophistiquée Ils en motorisent deux roues et les de l’assistance au lever et à la pour trouver la position idéale équipent de capteurs de rotation. marche dans des pièces intérieures », des treuils, laquelle ne peut souvent Ils seront alors capables de détecter indique Jean-Pierre merlet. être respectée qu’à 15 cm près, une perte d’équilibre, freiner Les chercheurs ont reconstitué un compte tenu des contraintes de pour éviter une chute, ou aider appartement de 15 m2, avec son coin configuration intérieure », précise-t-il. à relever la personne. 33
    • La REchERchE EN acTION DOMAINE : PERCEPTION, COGNITION, INTERACTION Apprendre à chercher des images Les chercheurs de l’équipe-projet LEAR sont capables de retrouver l’image d’un objet parmi les millions de supports visuels constituant une base d’images. Ils poursuivent aujourd’hui leurs efforts sur des bases de données de plus en plus importantes et comportant des vidéos. Agences photos, consommateurs en quête robustes de description d’images qui ne d’un produit, police à la recherche de sont pas sensibles, par exemple, à leur rota­ suspects, surveillance de vidéos piratées, tion, aux changements d’échelle ou au bruit L’équiPE LEar etc. Les besoins en reconnaissance auto- dans l’image », raconte 4 PERMANENTS, matique d’images et de vidéos explosent. Cordelia Schmid, res- 2 INGéNIEURS, L’équipe-projet Lear se consacre à ces ponsable de Lear. Depuis 9 DOCTORANTS, questions depuis une dizaine d’années. 2007, la start­up Milpix, 3 POST-DOCTORANTS Reconnaître des objets dans une image créée par les chercheurs suppose d’être capable de décrire pré- de l’équipe, commer- cisément l’objet à identifier pour, ensuite, cialise la technologie qui permet de recher- le rechercher dans une base de données. cher de façon automatique des images à « Nous avons développé des techniques partir de leur contenu, comme de retrouver à partir d’une seule vue toutes les images de la tour Eiffel. GéNéraLiSEr La rECHErCHE Depuis quelques années, les chercheurs Face au nombre croissant d’images développent des techniques visant à et de vidéos, nous améliorons sans retrouver les images correspondant à une catégorie d’objets : toutes les images « où cesse nos techniques d’apprentissage figure une voiture » (et pas simplement les pour trouver des représentations et des images comportant, par exemple, « une structurations des données plus efficaces. » Renault Scenic »). Comment ? En appre- nant, via des techniques d’apprentissage, CorDELia SCHmiD est responsable de l’équipe-projet Lear, commune à l’INRIa à exploiter le contenu des images au fur et Rhône-alpes (Grenoble) et au laboratoire Jean-Kuntzmann de mathématiques appliquées à mesure de la recherche afin de repérer et d’informatique de Grenoble. ses principaux domaines d’activité concernent automatiquement ce qui est commun à la la reconnaissance d’images dans de grandes bases de données, la reconnaissance de catégories d’objets, l’indexation de vidéos et la recherche d’actions dans des vidéos, catégorie d’objets recherchés. Cela sert le tout sur les images les plus génériques. à envisager une recherche en langage 34 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • Il faut environ 1 seconde pour retrouver, dans une base de plusieurs millions, les images similaires à une image donnée. © David Bleja/EF-EL/antoinemonat/fotolia.com/INRIA naturel, puisque la demande pourrait être formulée par du texte, comme « chercher les images où figure une voiture ». Un autre défi consiste à identifier des objets ou des catégories d’objets malgré une annotation imprécise du contenu des images mises en ligne par des utilisateurs lambda ou disponibles sur de nombreux Ensembles de solutions sites internet. « Nous développons des possibles pour les prédicteurs. techniques d’apprentissage spécifiques Plus cet ensemble est anguleux, plus il induit de parcimonie. pour cela, renseigne la responsable de (lire, ci-dessous, l’encadré lear. Cette approche permet aussi d’al- sur l’équipe Willow). léger le travail d’annotation des données, autrement dit de traiter de plus grandes bases de données. » IdentIFIer des vIdéos Plus récemment, grâce à leur maîtrise des Changer techniques de reconnaissance d’images, la façon d’apprendre les chercheurs grenoblois se sont attaqués à la vidéo, qui prend progressivement le L’apprentissage statistique permet, à partir d’un corpus d’exemples, pas sur la photo. le but, cette fois, est de de gérer de très grandes quantités de données structurées, que ce soit reconnaître, dans une séquence d’images, en bio-informatique, en traitement de la parole ou en vision artificielle. des actions (personne répondant au télé­ Les méthodes génériques développées depuis une dizaine d’années sont phone), des interactions entre personnes, à l’origine de grandes avancées dans le domaine de la reconnaissance ou entre individus et objets (personne automatique du contenu d’images. Cette approche déposant un paquet suspect). Ces appli­ spécifique atteint cependant aujourd’hui ses limites. « Pour introduire une véritable rupture qualitative et aller cations sont sources de nouveaux défis plus loin, il est indispensable de se rapprocher des données et requièrent davantage de puissance réelles », explique Francis Bach, chercheur dans de calcul. l’équipe-projet Willow et lauréat junior des ERC 2009 pour À l’heure actuelle, il existe peu d’équipes son projet Sierra. « Cela veut dire choisir les descripteurs pertinents pour travaillant sur ce thème en france et dans le une application et se limiter à ceux qui sont indispensables afin d’être rapide monde. Comme pour les images, il s’agit de et efficace. C’est le principe des méthodes parcimonieuses structurées. » passer par une phase de description robuste Une approche que ce chercheur va appliquer au traitement des images de l’action et des objets, et de mettre en – par des apprentissages sur des millions de cas –, mais aussi sur des œuvre des techniques d’apprentissage de données audio, par exemple pour effectuer un démixage. plus en plus sophistiquées visant à appro­ fondir la description sémantique. 35
    • La REchERchE EN acTION DOMAINE : STIC POUR LES SCIENCES DE LA vIE ET DE L’ENvIRONNEMENT Les outils méthodologiques développés cellules ou aux bactéries. Ils travaillent aussi à l’INRIA en sciences de la vie et sur des systèmes plus complexes, comme de l’environnement – pour l’imagerie le réseau vasculaire, pour prévoir une rupture médicale, l’observation de la terre ou la d’anévrisme, comprendre le système hormonal, croissance des plantes – ont atteint un stade ou, dans un tout autre domaine, mettre au point de maturité qui se traduit désormais par des bioréacteurs utilisés pour épurer l’eau la création d’un domaine de recherche à part ou produire de nouveaux biocarburants. Enfin, entière. toutes les équipes sont focalisées ils mènent des recherches sur des applications sur des domaines applicatifs qui structurent médicales comme la cancérologie ou les GréGoirE maLaNDaiN, leur démarche scientifique. Objectif commun : neurosciences. En sciences de l’environnement, DIRECTEUR SCIENTIFIqUE ADjOINT « DOMAINE : STIC construire des modèles explicatifs ou prédictifs. les chercheurs collaborent avec des spécialistes POUR LES SCIENCES DE LA vIE En sciences de la vie, les chercheurs étudient en météorologie afin de modéliser des ET DE L’ENvIRONNEMENT » le vivant, du génome à l’individu. En bio- phénomènes, et des géophysiciens pour informatique, ils s’intéressent au génome, aux analyser et calculer des données géologiques. » Des informaticiens des tissus responsables à la main verte de sa croissance, les méristèmes », explique Christophe Godin, res- ponsable de l’équipe Les chercheurs de l’équipe-projet VIRtUAL PLANtS modélisent virtual Plants. Les végé- la croissance des plantes à l’échelle cellulaire. Objectif : taux poussent par l’extrémité de leurs tiges mieux comprendre les fondements de ce processus pour, au niveau de leurs méristèmes, des petits ter- à terme, mieux contrôler la production des plantes ritoires cellulaires qui contiennent des cellules indifférenciées en division permanente. Ces (feuilles, fruits, bois, etc.) et leur réaction à des variations dernières donnent naissance aux différents dans leur environnement. organes de la plante : feuilles, tige, sépales, pétales, étamines, pistil. L’organisation de ces organes – le plus souvent en forme de spirales – est remarquable et fait l’objet Comprendre, jusque dans les gènes des d’études depuis le xviiie siècle. « En observant plantes, les mécanismes qui gouvernent leur à l’échelle macroscopique la régularité de croissance, leur fructification et leur dévelop- l’architecture de diverses plantes (petites pement ouvre la voie à quantité d’applica- herbes ou céréales, arbres fruitiers ou fores­ tions : mise au point de plantes résistant à tiers) et en analysant la façon dont l’eau, la sécheresse, amélioration de telle ou telle la lumière, la température, mais aussi les production, maintien de la biodiversité. ravageurs modulent cette croissance, nous L’équiPE virtuaL PLaNtS concevons des modèles mathématiques 5 PERMANENTS, EN Savoir PLuS Sur La CroiSSaNCE aussi simples et génériques que possible », 3 INGéNIEURS, DES orGaNES… renchérit-il. 4 DOCTORANTS, « Nous travaillons, d’une part, à l’échelle Pour appréhender ces phénomènes au niveau 3 POST-DOCTORANTS de la plante, d’autre part, à l’échelle microscopique, à une échelle fondamentale 36 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • 1000 cellules composent le méristème de l’Arabidopsis et tiennent dans quelques micromètres cube. Virtual Plants. Reconstruction 3D d’un méristème floral d’Arabidopsis. Collaboration ENS Lyon, Cirad et Asclepios. cette fois, les chercheurs coordonnent leurs efforts sur quelques plantes « modèles ». La plus étudiée est l’Arabidopsis, une mauvaise herbe choisie par les biologistes il y a une ving- taine d’années pour concentrer l’effort de recherche internationale. Ils étudient la façon dont les gènes, dans un dialogue complexe à l’échelle cellulaire, pilotent de proche en pro- che la croissance des organes. Le problème est ardu : beaucoup de gènes interagissent, subissent des régulations moléculaires et cel- lulaires. Ils contrôlent la croissance, la différen- ciation et la division cellulaire, l’échange de signaux entre régions tissulaires et les relations avec l’environnement. … Et Sur LEurS GèNES Seule solution pour démonter le mécanisme : la modélisation, qui mobilise quelques équipes dans le monde, associant informaticiens, mathématiciens et biologistes spécialisés, à l’instar de virtual Plants. « Nous modélisons le méristème de l’Arabidopsis à l’échelle cellulaire et génétique, en trois dimensions, afin de comprendre de plus en plus fine­ ment le fonctionnement de ce véritable moteur de croissance, et savoir comment les gènes interagissent pour contrôler le déve­ loppement de tel ou tel organe », précise Virtual Plants. Réseaux de transport de l’hormone de croissance Auxine dans un méristème (en Christophe Godin. Avec des chercheurs de rouge) vus en microscopie confocale (en haut), numérisés et simulés (en bas à gauche et à l’école normale supérieure de Lyon, l’équipe droite). Collaboration ENS Lyon. de l’INRIA construit un modèle numérique de méristèmes virtuels. Il permet de reproduire l’accumulation de cette hormone, l’auxine, « Ensemble, nous inventons la physique du les populations cellulaires observées, mais déclenche le développement de nouveaux biologique, résume Christophe Godin. Com- aussi de simuler l’activation et l’inactivation organes. L’auxine est ainsi transportée de ment seront ensuite exploités ces travaux ? de gènes ainsi que les interactions physiques cellule en cellule, dans le méristème, par Notre travail est de pure compréhension. et biochimiques entre les cellules. l’intermédiaire de protéines spécifiques qui Ensuite, on peut imaginer deux stratégies, créent de véritables circuits de transport répond le chercheur : définir de nouveaux iNvENtEr La PHySiquE Du bioLoGiquE capables de se reconfigurer sans cesse pour caractères cibles plus fondamentaux pour Armés de ce modèle et de microscopes donner naissance à de nouveaux organes. les méthodes de sélection variétale classi­ confocaux, les chercheurs ont pu détailler Grâce à des simulations, les chercheurs ont ques, ou agir sur le phénotype de telle ou le mécanisme de transport de l’hormone réussi à reproduire fidèlement la répartition telle plante en mutant directement les gènes de croissance des plantes. On sait, depuis complexe de ces protéines dans les cellules impliqués. » Des choix de société d’ordre le début des années deux mille, que et leur dynamique de reconfiguration. éthique et politique. 37
    • La REchERchE EN acTION DOMAINE : STIC POUR LES SCIENCES DE LA vIE ET DE L’ENvIRONNEMENT Combattre le cancer grâce à la modélisation L’équipe-projet BANG modélise la prolifération des cellules (tumorales ou saines) soumises à des médicaments. Dans le cadre de projets menés avec des médecins, ces chercheurs montrent que la prise en compte de caractéristiques individuelles permet d’optimiser la tolérance aux médicaments et l’efficacité des traitements anticancéreux. Jean Clairambault, les cellules tumorales ne développent des mathématicien et méde- résistances aux médicaments. Un équilibre cin de formation, est difficile à atteindre. L’équiPE baNG pragmatique. Selon lui, 5 PERMANENTS, il est peu vraisemblable EFFiCaCité CoNtrE toxiCité 7 DOCTORANTS, que les médicaments Les médicaments anticancéreux bloquent 4 POST-DOCTORANTS anticancéreux soient un jour tous à même de le cycle de division cellulaire en induisant L’équiPE NumED cibler les seules cellules tumorales. Conclu- la production d’un ADN non viable. Le 5 PERMANENTS, sion : il faut utiliser au mieux les médicaments chercheur étudie la façon dont les cellules 2 INGéNIEURS, actuels pour détruire le maximum de cellules saines ou tumorales sont affectées par ces 2 DOCTORANTS, cancéreuses tout en limitant leur toxicité médicaments. « Dans les tissus tumoraux 1 POST-DOCTORANT vis-à-vis des organes sains et en évitant que comme dans les tissus sains, nous modélisons l’impact des médicaments sur leurs cibles cellulaires (comme les protéines qui contrô­ lent le cycle de division cellulaire). Mais nous devons aussi tenir compte de la variabilité Nous travaillons en étroite collaboration dans la population, de la réceptivité des avec des cliniciens. Nous souhaitons cellules aux médicaments (selon le profil génétique, le sexe, l’âge, le mode de vie) », désormais obtenir des partenariats explique jean Clairambault. avec l’industrie pharmaceutique Depuis dix ans, dans le cadre de plusieurs projets européens, il collabore avec l’équipe et les compagnies de biotechnologies. » de Francis Lévi, de l’Inserm (hôpital Paul- JEaN CLairambauLt est directeur de recherche dans l’équipe bang, dont les chercheurs Brousse), spécialisée dans la chronothéra- conçoivent des modèles en sciences du vivant dédiés au cancer, aux prions, à la maladie pie des cancers. La chronothérapeutique d’alzheimer et aux bactéries. ces modèles sont également pertinents pour simuler des consiste à adapter l’administration des trai- écoulements géophysiques comme ceux des eaux peu profondes de rivières. ces recherches tements à chaque patient en fonction de sont toutes basées sur des équations aux dérivées partielles. D’autres outils (les modèles stochastiques à base d’agents) sont développés pour modéliser autrement la croissance son système circadien, ce réseau d’horloges tissulaire, normale et cancéreuse. moléculaires qui régule, sur vingt-quatre 38 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • Médicament 1 5FU LV Médicament 2 P = [5­fU] plasmatique f = [fdUMP] intracellulaire i j Q = [lV] plasmatique Vaisseaux sanguins l = [MThf] intracellulaire 1 n = facteur nucléaire stimulé par le 5­fU P a = activité du transporteur aBC, induite 3 par le facteur nucléaire Cellule Q S = [TS] libre [non liée au fdUMP] ou groupe de cellules Entrée B = complexe binaire réversible [fdUMP­TS] du médicament T = complexe ternaire stable [fdUMP­TS­MThf] 2 4 5/6 L les étapes 1 à 9 sont chacune représentées A N F par une équation. 7 8 S B 9 Cible a.com Sortie du T moléculaire médicament inactivée Rusakov/fotoli © Y.A./Sergey modélisation pharmacocinétique-pharmacodynamique (pK-pd) de l’action d’une combinaison 5-Fluorouracile (5Fu) + acide folinique (leucovorine, lv) sur l’enzyme thymidylate synthétase (ts). heures, le comportement, le métabolisme et la prolifération cellulaire de chacun. avec six autres équipes (françaises, italiennes, anglaises), dans le cadre du projet Tempo, mise en œuvre dans une cinquantaine de services de cancérologie dans le monde : le patient est équipé d’une pompe pro­ grammable qui délivre automatiquement Cancer Depuis 2004, c’est la première cause de mortalité toutes terminé en 2009, ils ont démontré que la les médicaments de la chronothérapie avec causes confondues dans prise en compte de cette horloge biolo­ une autonomie de trois semaines. les pays développés. gique permettait de diminuer la toxicité des médicaments anticancéreux. nouvelles pIstes thérapeutIques deux molécules ont été étudiées en cultures dÉCrIre la complexIté du vIvant de cellules, et chez des souris dont le rythme L’équipe-projet NumED modélise aussi la croissance des tumeurs cancéreuses veille/sommeil était contrôlé : l’Irinotecan, à partir de données d’études précliniques (chez l’animal) et cliniques. Objectif : médicament prescrit notamment pour traiter optimiser l’efficacité thérapeutique des traitements anticancéreux. « Nous le cancer colorectal, et le Seliciclib, molécule développons des modèles basés sur les méthodes statistiques utilisées par anticancéreuse en développement. « Nous l’industrie pharmaceutique pour l’évaluation de l’efficacité des médicaments », analysons leur action et l’évolution de leur déclare emmanuel Grenier, responsable de Numed. En collaboration avec la plateforme d’essais cliniques en toxicité sur vingt-quatre heures à partir de cancérologie de l’hôpital Lyon-Sud, l’équipe a lancé une étude nos modèles de pharmacologie cellulaire, sur plus de 100 souris afin de caractériser, grâce aux modèles, en adaptant les doses et le profil de perfusion la progression complexe de la maladie – en particulier la phase selon le patrimoine génétique et le sexe des de l’angiogenèse, durant laquelle la tumeur crée son propre animaux », précise le chercheur. résultat : la réseau de vascularisation. Le modèle permettra, à terme, de prédire l’effet des nocivité de ces molécules varie du simple au thérapies antiangiogéniques combinées aux chimiothérapies classiques. Autre triple, voire bien plus selon l’heure d’administra­ application étudiée par Numed : les accidents vasculaires cérébraux, dus à une tion ! le prochain défi ? Comprendre comment obstruction des artères cérébrales. « Nous construisons des modèles pour mieux l’horloge circadienne influence la prolifération comprendre et, finalement, simuler les phénomènes complexes qui interagissent des cellules saines et cancéreuses. et conduisent à la mort de certains neurones », conclut le chercheur. reste à étendre et optimiser encore cette médecine ambulatoire prometteuse, déjà 39
    • Une politique d’ouverture
    • Mieux préparés pour innover Soucieux de contribuer au développement économique français et européen, l’INRIA s’organise pour mieux relever les défis de demain. Il redéfinit son organisation et ses outils pour gagner en efficacité. INTERACTION Avec une ambition : favoriser In-Situ l’innovation qui sous-tend Il suffit de la croissance économique. s’approcher de ce miroir Brevets, start-up et collaborations pour entrer industrielles en témoignent. en contact vidéo avec ses proches.
    • UNE pOlITIqUE d’OUvERTURE Une organisation renforcée pour préparer l’avenir L’INRIA a précisé sa structuration, mis en place de nouveaux outils et lancé de grands chantiers afin d’assurer le bon fonctionnement de l’institut. Un gage de qualité pour entamer une période de développement qui s’inscrit résolument dans la modernisation, la coordination et l’ouverture à l’échelle mondiale. « nous développons Comment gérer un institut qui a doublé sa taille dre à des questions précises », résume éric Gautrin, directeur des outils propres en dix ans ? « Il n’y a pas de place pour l’arti- sanat, diagnostique Hervé Mathieu, délégué des systèmes d’information, des à chaque métier général à l’administration des ressources et des infrastructures et des services tout en garantissant services. À tous les niveaux, nous visons une orga- informatiques. Par exemple, le la cohérence nisation qui reste souple, autour des équipes de suivi d’un contrat de recherche du système recherche, mais qui renforce son efficacité et ou de partenariat nécessite de prendre en compte d’information. » soit gage de sérieux auprès de nos partenaires, aussi bien les dépenses de personnels que les érIc GaUtrIn, des ministères de tutelles ou de la Commission dépenses de fonctionnement. Il faut pouvoir directeur des systèmes d’information, européenne. » interroger différentes bases de données « métier » des infrastructures et des services informatiques en étant assuré qu’elles partagent les mêmes Un SyStème d’InformatIon décloISonné références. « Cette année, nous avons mis en Le développement du système d’information de place un outil de gestion des effectifs (GEF) afin gestion et de pilotage de l’institut est un chantier de recenser toutes les personnes participant à clé de la modernisation. « Nous continuons de l’activité de l’INRIA, même si elles ne sont pas développer des outils propres à chaque métier, rémunérées par l’institut, indique Éric Gautrin. Nous tout en travaillant à garantir la cohérence du avons également créé la base de données Bastri, système d’information. Cela permet d’agréger qui permet de suivre des équipes-projets. En 2010, des données de provenances diverses pour répon- sont encore prévus quelques gros chantiers de chantIer certIfIcatIon VERS UN PILOTAGE OPTIMAL dE L’INSTITUT Une trentaine de projets sont conduits une comptabilité analytique. l’objectif ? un meilleur suivi des engagements en parallèle pour mener à bien le grand Obtenir la certification des comptes juridiques et l’évaluation de l’économie chantier de la certification de l’institut. 2010. « La certification de l’institut est des contrats ou des projets, ce qui de quoi s’agit-il ? d’analyser les processus une obligation réglementaire. Elle n’est pas le cas avec le cloisonnement et de mettre en place des procédures est surtout un facteur de progrès pour actuel des systèmes d’information. de qualité permettant de réduire les les services et les directions, et elle de même, la gestion par projet risques d’erreur. Mais il est aussi question offre un formidable outil de pilotage de facilitera énormément la justification d’harmoniser les pratiques au sein l’organisme », assure luc d’Archimbaud, des dépenses des contrats européens de l’institut, notamment entre les centres directeur des affaires administratives, et de l’ANR. Elle offre aussi une base de recherche, afin de croiser les données financières et patrimoniales. En effet, pour améliorer les outils d’aide et d’associer au système de gestion actuel la comptabilité analytique permettra au pilotage financier de l’INRIA. 42 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • qUEsTIONs à hervé mathIeU, dÉLÉGUÉ GÉNÉRAL à L’AdMINISTRATION dES RESSOURCES ET dES SERVICES « NOTRE ACTION S’INSCRIRA NÉCESSAIREMENT dANS UN PROjET NATIONAL et Sera larGement oUverte SUr l’eUrope et le monde. » 63 % des doctorants embauchés en 2009 et 60 % des post- QUel bIlan peUt-on tIrer de ceS dernIèreS annéeS d’actIvIté ? doctorants rémunérés par Au terme de notre contrat quadriennal, nous avons l’INRIA n’ont pas la nationalité française. constitué les structures et les instruments qui nous autorisent à nous engager avec sérénité dans un avenir qui reste très largement à bâtir. les directions ont été redessinées pour s’adapter à la croissance de l’institut. la création d’une délégation à l’administration propre du siège a permis de renforcer la mission de pilotage des directions en déléguant développement liés à la certification des comptes et en mutualisant leur gestion. la modernisation de notre ou aux évolutions du système d’information des système d’information et de notre gestion fournit un cadre ressources humaines. » de suivi et de décision indispensable pour répondre rapidement et efficacement à de nouveaux objectifs. le maître mot : l’attractIvIté Un autre défi pour l’institut est aujourd’hui d’at- QUelleS Sont leS perSpectIveS de développement ? tirer des personnes de qualité dans un secteur où la compétition est ardue et le marché de Nous vivons une période charnière. le paysage de la l’emploi, mondial. « Une bonne politique de recherche évolue et s’organise autour des universités. dans recrutement s’appuie sur une estimation des ce cadre, nous sommes des acteurs, aux côtés d’autres besoins en amont, sur une bonne offre pour partenaires, destinés à accompagner le développement obtenir les meilleurs candidats et sur un bon des universités. Notre action s’inscrira nécessairement dans un projet national et sera largement ouverte sur l’Europe accompagnement, pendant et le monde. le mouvement est déjà amorcé dans le cadre la période d’intégration et au- de la création d’une équipe-projet européenne avec les delà, affirme muriel Sinanidès, pays-Bas – et bientôt d’autres avec l’Italie ou l’Allemagne – directrice des ressources humai- ou encore par le biais de notre implication dans une nes. Nous avons avancé sur tous alliance de niveau européen, EIT ICT labs. Un aspect essentiel ces plans. » est que nous continuerons à nous appuyer sur une synergie Pour les fonctions de support à la recherche, un renforcée entre recherche, éducation, développement plan emploi compétence (PEC) permet désormais et transfert. EIT ICT labs témoigne de ce positionnement, d’analyser très précisément les besoins et d’obtenir puisqu’elle est construite autour de ces mêmes thématiques. une vision claire pour le recrutement. Recruter des scientifiques est un travail de fond. « Il faut ménager un vivier de candidats, précise Muriel Sinanidès, en entretenant des relations avec les écoles docto- rales et les écoles d’ingénieurs, en étant présents séduit beaucoup les chercheurs, tout comme la « Une bonne sur les salons de l’emploi et en soutenant un réseau stabilité de l’institut ou encore, pour les étrangers, politique de de recruteurs dont les chercheurs sont les acteurs le contexte social et culturel français », souligne recrutement s’appuie principaux. » Ce processus de veille donnera lieu Muriel Sinanidès. Enfin, l’école de management chaque année à une invitation des scientifiques de l’institut a ouvert cette année, proposant de sur une estimation repérés à un colloquium destiné à leur faire décou- la formation, du partage de pratiques, du coa- des besoins en vrir l’institut. Le premier s’est déroulé cette année et ching et de la production collective. « Tous ces amont, une bonne a déjà suscité des candidatures. Côté offres, bien nouveaux outils forment un ensemble cohérent offre et un bon que les rémunérations soient moindres que dans pour nous assurer un recrutement adapté à nos accompagnement. » le secteur privé, l’INRIA a des atouts. « Son orga- besoins et un accord optimal entre l’institut et le mUrIel SInanIdèS, nisation en petites équipes créatives et réactives candidat retenu. » directrice des ressources humaines 43
    • UNE pOlITIqUE d’OUvERTURE l’InrIa privilégie les partenariats durables, les sujets de haute valeur scientifique et les grands enjeux socio-économiques. » malik Ghallab, délégué général à la recherche et au transfert pour l’innovation cIrIll MIcrosoft © iphotographie consolider sa politique du logiciel libre Un laboratoire exceptionnel Michel Cosnard a annoncé, à l’occasion Steve Balmer, numéro un de de l’Open World Forum 2009, l’ouverture Microsoft, et Michel Cosnard, du Centre d’innovation et de recherche PdG de l’INRIA, ont signé le en informatique sur le logiciel libre (Cirill), 6 octobre à Paris la reconduction un projet fédérateur porté par Roberto pour quatre ans du laboratoire di Cosmo, professeur à Paris 7, en délégation commun entre l’institut et le à l’INRIA. Ce projet réaffirme l’attachement du libre (recherche, formation, transfert département recherche du géant de l’institut au logiciel libre et sa volonté industriel) dans un même lieu afin de l’informatique. Ce laboratoire d’accroître le transfert dans ce domaine. de mettre à la disposition de la communauté est depuis trois ans sous la direction Il marque aussi la volonté de réunir les acteurs un véritable centre de référence. de jean-jacques Lévy, responsable de l’équipe Moscova à l’INRIA. Avec une quinzaine de chercheurs, il a déjà fait la preuve de son haut niveau d’exigence dans les domaines suivants : méthodes formelles, preuve automatique de programmes et sécurité des protocoles d’échanges de données sur internet. Cinq logiciels originaux sont disponibles sur le site du laboratoire. cerfacs entente française pour le calcul haute performance L’INRIA et le Centre européen de recherche et de formation avancée en calcul scientifique (Cerfacs) ont signé la création d’un laboratoire k Pichard commun le 9 novembre dernier. Celui-ci permettra de regrouper les compétences nce/Patric complémentaires des deux organismes pour assurer le fonctionnement efficace des nouvelles générations de calculateurs. © Météo fra Ces machines de grande puissance (10 15 opérations par seconde dès 2011) fourniront des réponses aux besoins de simulation haute performance, que ce soit en médecine, en biologie ou en climatologie, par exemple. 44 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • lIrIMa vers une alliance euro-africaine L’INRIA a signé, le 24 novembre 2009, avec six partenaires africains, une convention établissant la création d’un laboratoire commun baptisé Lirima (Laboratoire international de recherche en informatique et mathématiques appliquées). Ce laboratoire sans mur témoigne de la maturité de la recherche africaine actuelle dans ces domaines. Par cette création, l’INRIA a souhaité donner une visibilité internationale à ce centre d’excellence et poser la première pierre d’une alliance euro-africaine. Le Lirima, ouvert à d’autres partenaires, sera animé par l’informaticien camerounais Maurice Tchuente, de renommée mondiale. © Microsoft/b. lachaud Urbana chaMPaIgn Un laboratoire stratégique pour les supercalculateurs Le 11 juin dernier naissait dans le domaine du calcul © Philippe Devernay le laboratoire commun intensif. Grâce à ces travaux de l’INRIA et du National sur les supercalculateurs Center for Supercomputing américains, nos chercheurs Application (NCSA) de prennent un temps l’université de l’Illinois, aux d’avance : ils se familiarisent États-Unis. Ce laboratoire avec l’architecture et travaille sur la conception la dimension de machines de logiciels pour le qui arriveront en Europe UN ACCORd EST SIGNÉ, supercalculateur Blue Waters, dans quelques années. qui sera le plus puissant Intégré dans les écosystèmes Une allIance eSt née à l’horizon 2011. L’association américain et français, le l’accord signé avec la Conférence des présidents à ce projet, financé laboratoire commun permet d’université (CpU) le 17 décembre, en présence par la National Science à l’INRIA de s’intégrer dans de valérie pécresse, vient consacrer la trentaine Foundation (NSF), témoigne les projets de calculateurs de partenariats construits en deux ans avec des de la reconnaissance des Exascale et d’en favoriser universités françaises. « Cet accord envisage toutes compétences de l’institut le transfert vers l’Europe. les formes possibles de partenariats avec l’université. Il servira désormais de référence pour le renouvellement des accords particuliers », précise Jean-pierre verjus, directeur général adjoint de l’INRIA. « notre ambition est de des exemples ? la participation bâtir et de consolider des de l’institut à la mise en place partenariats scientifiques des sociétés d’accélération de transfert de technologie (sATT) et l’ouverture de ses avec les meilleures équipes mondiales. dispositifs de valorisation aux universités. le même jour les laboratoires communs en sont un naissait l’Alliance du numérique, baptisée Allistène exemple. nos actions visent également et regroupant l’INRIA, le CNRs, le CEA, la CdEFI, la à accroître la visibilité et l’attractivité CpU et l’Institut Telecom. « Nous fondons de grands de l’institut afin d’attirer les meilleurs espoirs en Allistène, confie Jean-pierre verjus. Nous chercheurs de tous les pays. le colloque envisageons notamment de mutualiser nos outils de valorisation et de travailler en relation avec l’ANR pour colibri, organisé dans le cadre de définir les programmes de recherche en adéquation l’année de la france au brésil, illustre avec de grandes orientations nationales. L’Alliance cette stratégie de rayonnement. » devrait également piloter un comité d’éthique en Stic. » domInIQUe SotteaU, directrice des relations internationales 45
    • UNE pOlITIqUE d’OUvERTURE Un nouveau souffle pour le transfert dans le contexte des nouveaux dispositifs d’aide à l’innovation, l’INRIA a, depuis deux ans, fait évoluer sa politique de transfert et son organisation. En gardant le même objectif : optimiser l’impact économique des recherches de l’institut. Et avec une ambition : être l’acteur national du transfert dans les sciences et technologies de l’information et de la communication (Stic), en partenariat avec les structures régionales. Entretien avec Bruno Sportisse, directeur du transfert et de l’innovation. 40 l’InrIa a une mission de transfert. un nombre restreint de partenaires stratégiques. Quelles en sont les modalités concrètes ? Nous transférons nos compétences en proposant bruno Sportisse : Les modalités de transfert sont notre expertise scientifique auprès des entreprises multiples : recherche partenariale, transfert de ou en favorisant la mobilité de nos doctorants, nouveaux projets de transfert compétences et transfert de technologies. de jeunes ingénieurs ou chercheurs. Enfin, le transfert ont été examinés nombreux projets de recherche partenariale sont de technologies peut prendre plusieurs formes : en 2009. menés avec les départements R&d de grands création d’entreprises, transfert direct vers une groupes industriels. Aujourd’hui, notre objectif PME, par exemple, ou encore diffusion d’un logi- est de privilégier les relations bilatérales, avec ciel libre vers une communauté industrielle. Nous venons de mettre en place plusieurs outils pour mieux identifier les opportunités et accompagner les projets de transfert. Que recouvre la notion UNE qUESTION dE confIance de « partenariat stratégique » ? le laboratoire commun avec Alcatel-lucent dédié aux réseaux de b. S. : C’est une collaboration pérenne de grande communication du futur illustre parfaitement les orientations de l’institut en envergure avec un industriel qui conduit à définir matière de recherche partenariale. Fruit d’une vision stratégique partagée, puis à piloter de façon conjointe des programmes le partenariat s’est construit sur le long terme et a créé une véritable liés à des problématiques industrielles. Ces der- dynamique, qui s’est traduite cette année par le succès du projet EIT ICT labs nières permettent de mobiliser des équipes de – porté par 23 partenaires (dont Alcatel-lucent et l’INRIA). Autre exemple : l’institut sur des sujets scientifiques de grande l’INRIA est l’un des membres fondateurs du consortium Green Touch lancé par ampleur auxquels nous n’aurions pas naturelle- Alcatel-lucent, avec comme objectif de diviser par 1 000 la consommation ment accès. Nous avons renégocié plusieurs de énergétique des réseaux de nos accords-cadres avec les grands groupes dans communication en cinq ans. des workshops communs cet esprit. Cela peut se traduire par la création AlU-Bell labs-INRIA ont enfin de laboratoires communs virtuels, comme avec été organisés cette année Alcatel-Lucent, sur l’internet du futur, ou avec avec les Bell labs, aux Microsoft Research, sur les e-sciences. dans le cas États-Unis, sur la science des des actions scientifiques conjointes, des équipes réseaux. de tels partenariats de l’INRIA élaborent avec le partenaire industriel contribuent à mobiliser une des projets de recherche sur des sujets proposés © Peter allan partie de la recherche de par l’industriel. Une douzaine de projets sont ainsi l’INRIA sur de grands projets initiés avec EdF R&d dans le domaine de la simu- industriels. lation haute performance pour l’énergie. d’autres 46 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • qUEsTION à davId monteaU, RESPONSABLE dE L’INNOVATION à LA dIRECTION dU TRANSFERT ET dE L’INNOVATION, EN CHARGE dU SUIVI dES PôLES dE COMPÉTITIVITÉ « LES RESPONSABLES SECTORIELS RECHERCHENT leS bonS partenaIreS parmI leS pme InnovanteS. » comment accompaGnez-voUS la conStrUctIon d’Un proJet ? première phase : il s’agit d’identifier les opportunités. C’est le rôle de nos cinq responsables sectoriels, qui « labourent leur secteur de marché » : ils recherchent les pME innovantes qui pourraient faire de bons partenaires et, côté INRIA, les équipes capables de répondre à leur demande. pour cela, ils participent aux multiples réseaux d’entreprises : pôles de compétitivité, mais aussi réseaux thématiques des chambres de commerce ou réseaux professionnels spécifiques aux différentes filières. sont en cours avec ST Microelectronics, sur les les responsables sectoriels relaient l’information auprès d’un systèmes multicœur embarqués ; avec Thomson, tissu de pME innovantes qui se construit au fil des rencontres. dans le domaine du multimédia ; avec Orange, les chargés de partenariats des huit centres de l’INRIA sur les réseaux de communication ; avec Bull, sur apportent une vision régionale et leur connaissance l’architecture des futurs supercalculateurs. Une du paysage local de l’innovation : réseaux d’entreprises, d’incubateurs, etc. lorsqu’un projet de transfert est identifié, démarche similaire menée avec l’Andra et l’Onera il est formalisé avec les responsables sectoriels et les chargés ouvre la voie à d’autres types d’applications, sur le de partenariat avant d’être soumis au Comité de suivi développement durable et l’aéronautique. des actions de transfert technologique. Celui-ci questionne les porteurs, les conseille et les réoriente le cas échéant, comment avez-vous réorganisé le transfert de technologies ? dans une approche de « suivi dynamique ». C’est au cours de cette seconde phase d’ingénierie de projet qu’est prise b. S. : Notre objectif est de faire émerger le plus la décision d’investir ou non des fonds propres de l’INRIA, grand nombre possible d’opportunités de trans- de solliciter un financement public ou le soutien d’IT-Translation fert et de les accompagner dans la durée. Pour (ex-INRIA-Transfert) pour la création d’entreprise. appuyer cette volonté, nous avons créé au début de l’année 2009 le Comité de suivi des actions de transfert technologique. Son rôle ? définir la voie de transfert la plus appropriée et accom- 1000 pagner sa mise en œuvre. Le Comité est composé d’une dizaine d’experts externes, tous spécialistes des mar- chés essentiels pour l’INRIA, qui se réu- nissent cinq fois par an pour donner « Nous avons fois moins d’énergie consommée par leur avis sur les projets de transfert. à fait évoluer les réseaux de cette occasion, ces derniers peuvent nos priorités communication en cinq être réorientés, ce qui nécessite un ans. C’est l’objectif du effort important d’explication auprès et notre consortium Green Touch, des porteurs. organisation lancé par Alcatel-lucent avec le concours En 2009, près de 40 nouveaux pro- en matière de l’INRIA. jets ont ainsi été examinés. La moitié de transfert d’entre eux concernait la création d’entreprise. selon une logique pilotée Soutenir le transfert vers les PME est une autre de par la demande. » nos priorités. Nous avons lancé en 2009 les I-Labs, BruNo SportiSSe des laboratoires communs entre équipes de ••• directeur du transfert et de l’innovation 47
    • UNE pOlITIqUE d’OUvERTURE ••• recherche et PME. Un de ces laboratoires déroulée sur ce nouveau modèle cette année, a été créé à Lille, entre la société Idées-3com et à Lille. Cinq autres devraient lui emboîter le pas l’équipe Alcove. Sur ce modèle, trois autres I-Labs en 2010. Entre ces événements, le Club des PME devraient bientôt voir le jour. partenaires de l’INRIA, créé à l’automne, permet aux responsables sectoriels de nouer des relations y a-t-il une politique spécifique à long terme avec les PME de leur domaine. Une de l’InrIa à destination des pme ? nouvelle occasion de stimuler l’émergence de b. S. : depuis quelques années, nous souhaitons nouveaux projets de transfert. contribuer à la compétitivité de nos entreprises en privilégiant les relations avec les PME innovantes des structures mutualisées dédiées au dans nos domaines d’expertise. Un des points transfert se mettent en place sur les grands épineux est d’identifier ces PME. Cinq respon- campus. Quel rôle entend jouer l’InrIa sables sectoriels sont désormais chargés de cette dans cette réorganisation d’envergure ? cartographie au niveau national, chacun sur un b. S. : Le dispositif français de recherche et d’inno- secteur de marché, avec une vision stratégique. Ils vation est en forte mutation, avec la consolida- s’appuient notamment sur les pôles de compétiti- tion ou l’émergence de structures régionales vité, lieux privilégiés d’émulation et de rencontres. comme les pôles de compétitivité et les structures Ils animent des rencontres thématiques orientées de mutualisation du transfert. Notre expérience vers les besoins des marchés, renouvelant ainsi nous a enseigné que le transfert est d’abord une radicalement la formule des Rencontres INRIA- affaire de réseau pour la stimulation des opportu- Industrie. à ces occasions, nos chercheurs et nités, puis une affaire d’expertise pour le suivi des les PME issues de l’institut présentent leurs tech- projets. L’INRIA fait valoir cette expérience et se nologies aux adhérents des pôles, démonstra- positionne comme acteur national de transfert tions à l’appui. Une première rencontre s’est dans le logiciel, au service de l’ensemble du dis- positif de recherche et d’innovation. Les outils que nous proposons constituent une offre globale et cohérente, en complémentarité avec celles des « Un de nos objectifs prioritaires structures régionales. Cette offre inclut l’animation est de renforcer le transfert de réseaux par secteurs identifiés, l’expertise du vers les PME innovantes, quelle transfert dans le domaine logiciel, et l’accompa- que soit la voie de transfert. » gnement des entreprises créées. UN PROGRAMME poUr leS pme la plupart du temps, malgré en nouant des relations durables l’intérêt mutuel qu’ils perçoivent, et personnalisées avec les patrons patrons de pME innovantes et de pME innovantes dans leur chercheurs, souvent débordés, secteur. Ils les informent de façon n’ont matériellement pas le temps pertinente sur les innovations en de concrétiser leurs projets. le club matière de stic, organisent des des pME partenaires de l’INRIA, rencontres avec des chercheurs, créé en septembre 2009, doit les aident à recruter doctorants, rendre possible ces collaborations. post-doctorants ou ingénieurs Il est animé par les cinq ayant séjourné à l’INRIA, passeurs responsables nationaux sectoriels, de connaissance et d’expertise. Quatre PMe ont pu accompagner l’InrIa à la 22e édition qui assurent le rôle de médiateurs Ils suscitent également de la conférence internationale supercomputing. entre pME et chercheurs de l’INRIA des opportunités de transfert. 48 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • « Il faUt SortIr de la loGIQUe de preStatIon de ServIceS poUr adopter celle de prodUIt. C’EST à CETTE CONdITION qUE L’IMPACT dE NOS TECHNOLOGIES POURRA êTRE dÉMULTIPLIÉ. » qUEsTIONs à laUrent Kott, dIRECTEUR GÉNÉRAL d’INRIA-TRANSFERT repenSer la créatIon comment It-translation lèvera-t-elle cet obstacle ? deS Start-Up ISSUES l. K. : là où INRIA-Transfert accompagnait dE LA RECHERCHE les créateurs d’entreprise et apportait un soutien financier indirect, la nouvelle INRIA-Transfert va donner naissance structure s’impliquera dans la création à IT-Translation. Une évolution rendue de l’entreprise – comme cofondatrice – nécessaire par une nouvelle approche en apportant des moyens humains de l’accompagnement des jeunes et financiers. Notre intention est d’aider pousses. l’entreprise à définir un produit – pour accroître l’impact de la technologie – pourquoi faire évoluer la politique et à en faire la promotion en apportant d’accompagnement des jeunes des compétences en marketing. sociétés ? laurent Kott : Nous avons constaté que pouvez-vous en dire plus sur les sociétés issues de la recherche n’arrivent les caractéristiques de ce futur pas à grossir. le transfert reste à petite montage ? échelle, sous forme de bureaux d’études l. K. : IT-Translation sera une société abondée ou de sociétés de recherche sous contrat. dans un premier temps par CdC Entreprises Notre diagnostic est qu’elles ne disposent et l’INRIA, mais qui accueillera par la suite pas, dès le début, de moyens et de d’autres partenaires. Elle est en effet destinée compétences suffisantes pour mettre à être un outil de transfert pour l’ensemble en place un réel projet industriel. de la recherche en sciences du numérique. Golaem, START-Up EN 3d Golaem, créée en 2009 à partir de l’équipe Bunraku, vend des logiciels de simulation des comportements humains dans des espaces 3d, à destination des urbanistes ou des formateurs en milieu industriel. la technologie a été adaptée dans le cadre d’un contrat entre la start- up et l’INRIA, facilité par les nouvelles dispositions du crédit d’impôt recherche. Golaem a, par ailleurs, été la première entreprise de l’INRIA accompagnée par IT-Translation. 49
    • Équipes-projets iNriA Actives eN 2009 éqUIPEs-PROJETs MAThéMATIqUEs APPLIqUéEs, Modèles et méthodes stochastiques COMMANDS (3, 12, 13) contrôle, optimisation, modèles, méthodes et applications cALcUL ET sIMULATION ASPI (3, 40) Applications statistiques des systèmes pour les systèmes dynamiques non linéaires. de particules en interaction. saclay – Île-de-France. Frédéric Bonnans. Rennes – Bretagne Atlantique. François Le Gland. Modélisation, simulation et analyse numérique CORIDA (3, 16, 32, 33, 43) contrôle robuste CQFD (3, 20, 21) contrôle de qualité infini dimensionnel et applications. CALVI (3, 27, 32) calcul scientifique et fiabilité dynamique. Nancy – Grand Est. EPI colocalisée à Metz. et visualisation methods. Bordeaux – sud-Ouest. François Dufour. Marius Tucsnak. Nancy – Grand Est. EPI colocalisée à strasbourg. éric sonnendrücker. MATHFI (3, 6, 29) Mathématiques financières. MAXPLUS (3, 13) Algèbres max-plus Paris – Rocquencourt. EPI colocalisée et mathématiques de la décision. CONCHA (3, 39) Complex flow simulation codes à Marne-la-Vallée. Agnès sulem. saclay – Île-de-France. stéphane Gaubert. based on high-order and adaptive methods. Bordeaux – sud-Ouest. EPI localisée à Pau. SISTHEM (3, 40) Inférence statistique pour METALAU Méthodes, algorithmes et logiciels Roland Becker. la surveillance d’intégrité de structures. pour l’automatique. Rennes – Bretagne Atlantique. Michèle Basseville. Paris – Rocquencourt. Maurice Goursat. DEFI (3, 13) Détermination de formes et identification. saclay – Île-de-France. houssem haddar. TOSCA (3, 16, 32, 33) simuler et calibrer NECS (3, 15, 23) systèmes commandés en réseau. des modèles stochastiques. Grenoble – Rhône-Alpes. carlos canudas de Wit. GAMMA Génération automatique de maillages sophia Antipolis – Méditerranée et méthodes d’adaptation. et Nancy – Grand Est. Denis Talay. Paris – Rocquencourt. Paul-Louis George. ALGORIThMIqUE, Optimisation, apprentissage IPSO (3, 7, 40) Méthodes numériques préservant et méthodes statistiques PROGRAMMATION, LOGIcIELs les invariants. Rennes – Bretagne Atlantique. Philippe chartier. DOLPHIN (3, 25) Optimisation multicritère ET ARchITEcTUREs parallèle coopérative. MC2 (3, 20, 21) Modélisation, contrôle et calcul. Lille – Nord Europe. El-Ghazali Talbi. Programmation, vérification et preuves Bordeaux – sud-Ouest. Thierry colin. ABSTRACTION (3, 9) Interprétation abstraite MISTIS (3, 15, 23) Modélisation et inférence de et analyse statique. MICMAC (6) Méthodes et ingénierie du calcul phénomènes aléatoires complexes et structures. Paris – Rocquencourt. Patrick cousot. multiéchelle de l’atome au continuum. Grenoble – Rhône-Alpes. Florence Forbes. Paris – Rocquencourt. EPI localisée ATEAMS (45) Analyse et transformation à base à Marne-la-Vallée. claude Le Bris. REALOPT (3, 11, 20, 21) Reformulations et algorithmes des compositions fidèles des outils. pour l’optimisation combinatoire. Lille – Nord Europe. EPI localisée à Amsterdam. NACHOS (3, 35) Modélisation numérique Bordeaux – sud-Ouest. François Vanderbeck. Paul Klint. et calcul intensif pour des problèmes d’évolution en domaines complexes et milieux hétérogènes. SELECT (3, 36) sélection de modèles CARTE (3, 16, 32, 33) Théorie des calculs adverses, sophia Antipolis – Méditerranée. stéphane Lanteri. en apprentissage statistique. et sécurité. saclay – Île-de-France. Pascal Massart. Nancy – Grand Est. Jean-Yves Marion. OPALE (3, 35) Optimisation et contrôle, algorithmiques numériques et intégration de systèmes complexes SEQUEL (3, 4, 25, 26) sequential learning. CASSIS (3, 16, 32, 33, 42) combinaison d’approches multidisciplinaires régis par des EDP. Lille – Nord Europe. Philippe Preux. pour la sécurité des systèmes infinis. sophia Antipolis – Méditerranée et Nancy – Grand Est. EPI colocalisée à Besançon. Grenoble – Rhône-Alpes. Jean-Antoine Désidéri. TAO (3, 36) Thème apprentissage et optimisation. Michaël Rusinowitch. saclay – Île-de-France. Marc schoenauer. POEMS (3, 12) Propagation des ondes : CELTIQUE (3, 7, 40) certification de logiciel étude mathématique et simulation. Modélisation, optimisation et contrôle par analyse sémantique. Paris – Rocquencourt. Patrick Joly. de systèmes dynamiques Rennes – Bretagne Atlantique. Thomas Jensen. SIMPAF (3, 25) simulation et modèles ALIEN (3, 4, 13) Algèbre pour identification COMETE (3, 13) concurrence, mobilité pour les particules et les fluides. et estimation numériques. et transactions. Lille – Nord Europe. Thierry Goudon. saclay – Île-de-France et Lille – Nord Europe. saclay – Île-de-France. catuscia Palamidessi. Michel Fliess. SMASH (3, 44) simulation, modélisation, CONTRAINTES Programmation par contraintes. analyse de systèmes hétérogènes. APICS Analyse et problèmes inverses Paris – Rocquencourt. François Fages. sophia Antipolis – Méditerranée. EPI colocalisée pour le contrôle et le signal. à Marseille. Richard saurel. sophia Antipolis – Méditerranée. GALLIUM Langages de programmation, types, Laurent Baratchart. compilation et preuves. TROPICS Transformations et outils informatiques Paris – Rocquencourt. Xavier Leroy. pour le calcul scientifique. BIPOP (3, 15, 23) Modélisation, simulation, sophia Antipolis – Méditerranée. Laurent hascoët. commande et optimisation des systèmes MARELLE Mathématiques, raisonnement et logiciel. dynamiques non réguliers. sophia Antipolis – Méditerranée. Yves Bertot. Grenoble – Rhône-Alpes. Bernard Brogliato. 50 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • MOSCOVA Mobilité, sécurité, concurrence, VEGAS (3, 16, 32, 33) Algorithmes géométriques DISTRIBCOM (3, 7, 18, 40) Algorithmes itératifs vérification et analyse. effectifs pour la visibilité et les surfaces. et distribués pour la gestion de systèmes Paris – Rocquencourt. Jean-Jacques Lévy. Nancy – Grand Est. sylvain Lazard. de télécommunications. Rennes – Bretagne Atlantique. Albert Benveniste. PAREO* (3, 16, 32, 33) Îlots formels : fondements Systèmes embarqués et temps réel et applications. GANG (3, 38) Réseaux, graphes et algorithmes. Nancy – Grand Est. Pierre-étienne Moreau. AOSTE (3, 35) Modèles et méthodes pour l’analyse Paris – Rocquencourt. Laurent Viennot. et l’optimisation des systèmes temps réel embarqués. PARSIFAL (3, 13) Recherche de preuve sophia Antipolis – Méditerranée HIPERCOM (3, 13) communication hautes et raisonnement sur des spécifications logiques. et Paris – Rocquencourt. Robert de simone. performances. saclay – Île-de-France. Dale Miller. Paris – Rocquencourt et saclay – Île-de-France. DART (3, 25) Apports du parallélisme données Philippe Jacquet. PI.R2* (3, 38) conception, étude et implémentation au temps réel. de langages pour les preuves et les programmes. Lille – Nord Europe. Jean-Luc Dekeyser. MADYNES (3, 16, 32, 33) supervision des réseaux Paris – Rocquencourt. Pierre-Louis curien. et services dynamiques. ESPRESSO (3, 40) Environnement de spécification Nancy – Grand Est. Olivier Festor. PROVAL (3, 13, 36) Preuve de programmes. de programmes réactifs synchrones. saclay – Île-de-France. christine Paulin. Rennes – Bretagne Atlantique. Jean-Pierre Talpin. MAESTRO (3, 31) Modèles pour l’analyse des performances et le contrôle des réseaux. SECSI (3, 7) sécurité des systèmes d’information. POP ART (3, 15, 23, 24) contrôle-commande sophia Antipolis – Méditerranée. saclay – Île-de-France. EPI localisée à cachan. temps réel sûr. EPI colocalisée à Montpellier. Philippe Nain. Jean Goubault-Larrecq. Grenoble – Rhône-Alpes. Alain Girault. MASCOTTE (3, 35) Méthodes algorithmiques, TYPICAL (3, 13) Types, logique et calcul. S4 (3, 40) synthèse et supervision de systèmes, simulation, combinatoire et optimisation saclay – Île-de-France. Benjamin Werner. scénarios. des télécommunications. Rennes – Bretagne Atlantique. Benoît caillaud. sophia Antipolis – Méditerranée. Jean-claude Bermond. Algorithmique, calcul certifié TRIO (3, 16, 32, 33) Temps réel et interopérabilité. et cryptographie Nancy – Grand Est. Françoise simonot-Lion. PLANETE Protocoles et applications pour l’internet. ALGORITHMS Algorithmes. sophia Antipolis – Méditerranée Paris – Rocquencourt. Philippe Flajolet. VASY (3, 15, 23) Validation de systèmes, recherche et Grenoble – Rhône-Alpes. Walid Dabbous. et application. ARENAIRE (3, 8) Arithmétique des ordinateurs. Grenoble – Rhône-Alpes. hubert Garavel. RAP Réseaux, algorithmes et probabilités. Grenoble – Rhône-Alpes. EPI localisée à Lyon. Paris – Rocquencourt. Philippe Robert. Gilles Villard. VERTECS (3, 40) Modèles et techniques de vérification appliqués au test et au contrôle RESO (3, 8, 28) Protocoles et logiciels optimisés CACAO (3, 16, 32, 33) courbes, algèbre, calculs, de systèmes réactifs. pour réseaux très haut débit. arithmétique des ordinateurs. Rennes – Bretagne Atlantique. Thierry Jéron. Grenoble – Rhône-Alpes. EPI localisée à Lyon. Nancy – Grand Est. Guillaume hanrot / Pascale Vicat-Blanc-Primet. Pierrick Gaudry. Architecture et compilation TREC (3, 9) Théorie des réseaux et communications. CASCADE (3, 9) conception et analyse ALCHEMY (3, 36) Architectures, languages Paris – Rocquencourt. François Baccelli. de systèmes pour la confidentialité and compilers to harness the end of moore years. et l’authentification de données et d’entités. saclay – Île-de-France. Olivier Temam. Systèmes et services distribués Paris – Rocquencourt. David Pointcheval. CAIRN (3, 7, 40) systèmes sur puce reconfigurables : ACES (3, 40) Informatique diffuse et systèmes GALAAD (3, 35) Géométrie, algèbre, algorithmes. architectures, algorithmes et compilation. embarqués. sophia Antipolis – Méditerranée. Bernard Mourrain. Rennes – Bretagne Atlantique. Olivier sentieys. Rennes – Bretagne Atlantique. Michel Banâtre. GEOMETRICA calcul géométrique. COMPSYS (3, 8) compilation et systèmes ADAM (3, 25) Adaptive distributed applications sophia Antipolis – Méditerranée embarqués de calcul. and middleware. et saclay – Île-de-France. Jean-Daniel Boissonnat. Grenoble – Rhône-Alpes. EPI localisée à Lyon. Lille – Nord Europe. Laurence Duchien. Alain Darte. SALSA (3, 37) Résolution de systèmes algébriques ADEPT (3, 40) Algorithmes pour des systèmes et applications. dynamiques sûrs. Paris – Rocquencourt. Fabrice Rouillier. RésEAUX, sYsTèMEs ET Rennes – Bretagne Atlantique. Michel hurfin. SECRET sécurité, cryptologie et transmissions. sERVIcEs, cALcUL DIsTRIBUé ARLES Architectures logicielles et systèmes Paris – Rocquencourt. Anne canteaut. distribués. Réseaux et télécommunications Paris – Rocquencourt. Valérie Issarny. TANC (3, 13) Théorie algorithmique des nombres DIONYSOS (3, 40) Analyse de sûreté pour la cryptologie. ASAP (3, 18, 40) As scalable as possible : fondements de fonctionnement, d’interopérabilité saclay – Île-de-France. des systèmes large échelle dynamiques. et de performances de réseaux. François Morain / Daniel Augot. Rennes – Bretagne Atlantique Rennes – Bretagne Atlantique. Gerardo Rubino. et saclay – Île-de-France. Anne-Marie Kermarrec. 51
    • Équipes-projets iNriA Actives eN 2009 ASCOLA (3, 5) Langages d’aspects RUNTIME (3, 11, 20) supports exécutifs performants BUNRAKU (3, 7, 18, 40) Perception, décision et action et de composition. pour architectures parallèles. d’humains réels et virtuels au sein d’univers virtuels Rennes – Bretagne Atlantique. EPI localisée Bordeaux – sud-Ouest. Raymond Namyst. et l’impact sur le monde réel. à Nantes. Mario sudholt. Rennes – Bretagne Atlantique. stéphane Donikian / Georges Dumont. ECOO (3, 16, 32, 33) Environnement pour PERcEPTION, cOGNITION, la coopération. EVASION (3, 15, 23) Environnements virtuels Nancy – Grand Est. claude Godart. INTERAcTION pour l’animation et la synthèse d’images d’objets naturels. OASIS (3, 35) Objets actifs, sémantique, Vision, perception et interprétation Grenoble – Rhône-Alpes. Marie-Paule cani. internet et sécurité. multimédia sophia Antipolis – Méditerranée. Denis caromel. IN-SITU (3, 36) Interaction située. ARIANA (3, 35) Problèmes inverses en observation saclay – Île-de-France. Wendy Mackay. PHOENIX (3, 11, 20) Technologie des langages de de la terre et cartographie. programmation pour les services de communication. sophia Antipolis – Méditerranée. Josiane Zerubia. IPARLA (3, 11, 20) Visualisation et manipulation Bordeaux – sud-Ouest. charles consel. de données complexes sur terminaux mobiles IMEDIA Images et multimédia : indexation, communicants. POPS (3, 25) système et réseau pour petits objets navigation et recherche. Bordeaux – sud-Ouest. Pascal Guitton. portables et sécurisés. Paris – Rocquencourt. Nozha Boujemaa. Lille – Nord Europe. David simplot-Ryl. REVES Rendu et environnements virtuels sonorisés. LEAR (3, 15, 23) Apprentissage et reconnaissance sophia Antipolis – Méditerranée. George Drettakis. REGAL (3, 37) Répartition et gestion d’applications en vision par ordinateur. à large échelle. Grenoble – Rhône-Alpes. cordelia schmid. Représentation et traitement Paris – Rocquencourt. Pierre sens. des données et des connaissances MAGRIT (3, 16, 32, 33) Augmentation visuelle RMOD (3, 25) Analyses et construction de langage d’environnements complexes. ATLAS (3, 34) Gestion des données complexes pour l’évolution d’applications orientées objet. Nancy – Grand Est. Marie-Odile Berger. dans les systèmes distribués. Lille – Nord Europe. stéphane Ducasse. Rennes – Bretagne Atlantique et sophia PERCEPTION (3, 15, 23) Interprétation Antipolis – Méditerranée. EPI localisée à Nantes SARDES (3, 15, 23, 24) Architecture de systèmes et modélisation d’images et de vidéos. et à Montpellier. Patrick Valduriez. réflexifs pour les environnements distribués. Grenoble – Rhône-Alpes. Radu horaud. Grenoble – Rhône-Alpes. Jean-Bernard stefani. AXIS conception, analyse et amélioration PRIMA (3, 15, 23, 24) Perception, reconnaissance de systèmes d’informations dirigées par les usages. TRISKELL (3, 40) construction fiable et efficace et intégration pour la modélisation des activités. sophia Antipolis – Méditerranée d’applications par assemblage de composants Grenoble – Rhône-Alpes. James crowley. et Paris – Rocquencourt. Brigitte Trousse. logiciels. Rennes – Bretagne Atlantique. PULSAR système de perception, d’interprétation DAHU (3, 7) Vérification en bases de données. Jean-Marc Jézéquel. et d’apprentissage pour la reconnaissance saclay – Île-de-France. EPI colocalisée à cachan. d’activités. Luc ségoufin. sophia Antipolis – Méditerranée. Monique Thonnat. Calcul distribué et applications DREAM (3, 18, 40) Diagnostic, recommandation à très haute performance TEMICS (3, 40) Traitement, modélisation d’actions et modélisation. ALGORILLE (3, 16, 32, 33) Algorithmes pour la grille. et communication d’images numériques. Rennes – Bretagne Atlantique. Marie-Odile cordier. Nancy – Grand Est. Jens Gustedt. Rennes – Bretagne Atlantique. christine Guillemot. EDELWEISS échanges, documents, CEPAGE (3, 11, 20, 21) chercher et essaimer TEXMEX (3, 18, 40) Techniques d’exploitation extraction, langages, web, ergonomie, dans les plateformes à grande échelle. des données multimédias. interactions, sémantique, serveurs. Bordeaux – sud-Ouest. Olivier Beaumont. Rennes – Bretagne Atlantique. Patrick Gros. sophia Antipolis – Méditerranée. Olivier corby. GRAAL (3, 8, 28) Algorithmique et ordonnancement WILLOW (3, 6, 9) Modèles de la reconnaissance EXMO (3, 15, 23, 24) échanges de connaissance pour plateformes hétérogènes distribuées. visuelle d’objets et de scènes. structurée médiatisés par ordinateur. Grenoble - Rhône-Alpes. EPI localisée à Lyon. Paris – Rocquencourt. Jean Ponce. Grenoble – Rhône-Alpes. Jérôme Euzenat. Frédéric Vivien. GEMO (3, 36) Intégration de données Interaction et visualisation GRAND-LARGE (3, 36) calcul parallèle et distribué et de connaissances distribuées sur le web. à grande échelle. ALCOVE (3, 25) Agir et collaborer sur des objets saclay – Île-de-France. saclay – Île-de-France. Franck cappello. virtuels complexes. serge Abiteboul / Ioana Manolescu. Lille – Nord Europe. christophe chaillou. MESCAL (3, 15, 23) Intergiciel, passage à l’échelle. GRAVITE (3, 11, 20, 21) Visualisation et exploration Grenoble – Rhône-Alpes. Bruno Gaujal. ALICE (3, 16, 32, 33) Géométrie et lumière. interactive de graphes. Nancy – Grand Est. Bruno Lévy. Bordeaux – sud-Ouest. Guy Mélançon. MOAIS (3, 15, 23, 24) Multiprogrammation et ordonnancement pour les applications ARTIS (3, 15, 23) Acquisition, représentation MAIA (3, 16, 32, 33) Machine intelligente et autonome. interactives de simulation. et transformations pour l’image de synthèse. Nancy – Grand Est. François charpillet. Grenoble – Rhône-Alpes. Jean-Louis Roch. Grenoble – Rhône-Alpes. Nicolas holzschuch. MOSTRARE (3, 25, 26) Modèles de structures PARIS (3, 7, 18, 40) Programmation des systèmes AVIZ Analyse visuelle. arborescentes, apprentissage et extraction parallèles et distribués pour la simulation saclay – Île-de-France. Jean-Daniel Fekete. d’information. numérique à grande échelle. Lille – Nord Europe. Rémi Gilleron. Rennes – Bretagne Atlantique. Thierry Priol / christine Morin. 52 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • ORPAILLEUR (3, 16, 32, 33) Représentation sTIc POUR LEs scIENcEs DE REO (3, 37) simulation numérique d’écoulements de connaissances, raisonnements. biologiques. Nancy – Grand Est. Amedeo Napoli. LA VIE ET DE L’ENVIRONNEMENT Paris – Rocquencourt. Jean-Frédéric Gerbeau. SMIS (3, 41) systèmes d’informations sécurisés Observation et modélisation SISYPHE signaux et ssystèmes en physiologie et mobiles. pour les sciences de l’environnement et ingénierie. Paris – Rocquencourt. Philippe Pucheral. Paris – Rocquencourt. Michel sorine. CLIME (6) couplage de la donnée environnementale et des modèles de simulation WAM (3, 15, 23, 24) Web, adaptation et multimédia. VIRTUAL PLANTS (2, 17) Modélisation numérique pour une intégration logicielle. Grenoble – Rhône-Alpes. Vincent quint. de la morphogénèse des plantes à différentes Paris – Rocquencourt. EPI colocalisée échelles, des gènes aux phénotypes. à Marne-la-Vallée. Isabelle herlin. sophia Antipolis – Méditerranée. Robotique EPI localisée à Montpellier. christophe Godin. ESTIME Estimation de paramètres AROBAS Robotique avancée et modélisation en milieu hétérogène. et systèmes autonomes. Paris – Rocquencourt. Jérôme Jaffré. Biologie numérique et bioinformatique sophia Antipolis – Méditerranée. Patrick Rives. ABS Algorithmes et biologie structurale. FLUMINANCE (1) Analyse, description COPRIN (6) contraintes, optimisation sophia Antipolis – Méditerranée. Frédéric cazals. et contrôle d’écoulements fluides à partir et résolution par intervalles. de séquences d’images. sophia Antipolis – Méditerranée. IBIS (3, 23) Modélisation, simulation, Rennes – Bretagne Atlantique. étienne Mémin. Jean-Pierre Merlet. analyse expérimentale et contrôle de réseaux de régulation bactériens. MAGIQUE-3D (3, 39) Modélisation avancée E-MOTION (3, 15, 23, 24) Géométrie et probabilité Grenoble – Rhône-Alpes. hidde de Jong. en géophysique 3D. pour le mouvement et l’action. Bordeaux – sud-Ouest. EPI localisée à Pau. Grenoble – Rhône-Alpes. christian Laugier. MAGNOME (3, 20) Models and algorithms hélène Barucq. for the genome. IMARA Informatique, mathématiques Bordeaux – sud-Ouest. David sherman. MASAIE* (3, 43) Outils et modèles de théorie et automatique pour la route automatisée. du contrôle non linéaire pour l’épidémiologie Paris – Rocquencourt. Michel Parent. SEQUOIA (3, 25, 26) Algorithmes pour analyse et l’immunologie. à grande échelle de séquences biologiques Nancy – Grand Est. EPI localisée à Metz. LAGADIC (3, 40) Asservissement Lille – Nord Europe. hélène Touzet. Gautier sallet. visuel en robotique, vision et animation. Rennes – Bretagne Atlantique. SYMBIOSE (3, 40) systèmes et modèles biologiques, MOISE (3, 15, 23) Modélisation, observations, François chaumette. bioinformatique et séquences. identification en sciences de l’environnement. Rennes – Bretagne Atlantique. Jacques Nicolas. Grenoble – Rhône-Alpes. éric Blayo. Langue, parole et audio SAGE (3, 40) simulations et algorithmes sur des grilles Images, modèles et algorithmes pour ALPAGE (38) Analyse linguistique profonde de calcul appliqués à l’environnement. la médecine et les neurosciences à grande échelle. Rennes – Bretagne Atlantique. Jocelyne Erhel. Paris – Rocquencourt. Laurence Danlos. ASCLEPIOS Analyse et simulation d’images biomédicales. CALLIGRAMME (3, 16, 32, 33) Logique linéaire, Observation, modélisation sophia Antipolis – Méditerranée. Nicholas Ayache. réseaux de démonstration et grammaires et commande pour le vivant catégorielles. CORTEX (3, 16, 32, 33) Intelligence neuromimétique. ANUBIS (3, 20, 21) Outils de l’automatique Nancy – Grand Est. Philippe De Groote. Nancy – Grand Est. Frédéric Alexandre. pour le calcul scientifique, modèles et méthodes en biomathématique. METISS (3, 40) Modélisation et expérimentation DEMAR(3, 30, 31) Déambulation et mouvement Bordeaux – sud-Ouest. Jacques henry. pour le traitement des informations artificiel. et des signaux sonores. sophia Antipolis – Méditerranée. BANG (9) Analyse numérique de modèles Rennes – Bretagne Atlantique. Frédéric Bimbot. EPI localisée à Montpellier. David Guiraud. non linéaires pour la bio et géophysique. Paris – Rocquencourt. Benoît Perthame. PAROLE (3, 16, 32, 33) Analyse, perception NEUROMATHCOMP (3, 9, 35) Neurosciences et reconnaissance de la parole. mathématique et computationnelle. COMORE (3, 37) contrôle et modélisation Nancy – Grand Est. Yves Laprie. Paris – Rocquencourt et sophia de ressources renouvelables. Antipolis – Méditerranée. Olivier Faugeras. sophia Antipolis – Méditerranée. Jean-Luc Gouzé. SIGNES (3, 11, 20, 22) signes linguistiques, grammaire et sens : algorithmique logique de la langue. ODYSSEE (3, 9) Vision algorithmique et biologique. DIGIPLANTE (2, 14) Modélisation de la croissance Bordeaux – sud-Ouest. christian Retoré. sophia Antipolis – Méditerranée et de l’architecture des plantes. et Paris – Rocquencourt. Rachid Deriche. saclay – Île-de-France. Philippe de Reffye. TALARIS (3, 16, 32, 33) Traitement automatique des langues : représentation, inférence et sémantique. PARIETAL Modélisation de la structure, MACS Modélisation, analyse et contrôle Nancy – Grand Est. Patrick Blackburn. du fonctionnement et de la variabilité pour le calcul des structures. du cerveau à partir d’IRM à haut champ. Paris – Rocquencourt. Dominique chapelle. saclay – Île-de-France. Bertrand Thirion. MERE (10, 17) Modélisation et ressources en eau. VISAGES (3, 19, 40) Vision, action et gestion sophia Antipolis – Méditerranée. EPI localisée d’informations en santé. à Montpellier. claude Lobry / Alain Rapaport. Rennes – Bretagne Atlantique. christian Barillot. NUMED (3, 8, 28) Modélisation numérique * En attente d’accord d’un partenaire. en médecine. Grenoble – Rhône-Alpes. EPI localisée à Lyon. Emmanuel Grenier. 53
    • Équipes-projets iNriA Actives eN 2009 LEs PARTENAIREs DE L’INRIA 1. cemagref 15. Institut national 25. Université des sciences 38. Université polytechnique de Grenoble et technologies de Lille Denis-Diderot (Paris 7) 2. cirad (Lille 1) 16. Institut national 39. Université de Pau 3. cNRs polytechnique 26. Université et des Pays de l’Adour de Lorraine charles-de-Gaulle (Lille 3) 4. école centrale de Lille 40. Université Rennes 1 17. Inra 27. Université Louis-Pasteur 5. école des mines de Nantes (strasbourg 1) 41. Université de Versailles 18. Institut national saint-quentin-en-Yvelines 6. école nationale des sciences appliquées 28. Université des ponts et chaussées de Rennes claude-Bernard 42. Université (Lyon 1) de Franche-comté 7. école normale 19. Inserm supérieure de cachan 29. Université 43. Université de Metz 20. Université Bordeaux 1 de Marne-la-Vallée 8. école normale 44. Université de Provence supérieure de Lyon 21. Université 30. Université Montpellier 1 Victor-segalen (Bordeaux 2) 45. centrum voor Wiskunde 9. école normale 31. Université des sciences en Informatica supérieure - Paris 22. Université et techniques du (Pays-Bas) Michel-de-Montaigne Languedoc (Montpellier 2) 10. école nationale (Bordeaux 3) supérieure agronomique 32. Université henri-Poincaré de Montpellier 23. Université (Nancy 1) Joseph-Fourier (Grenoble 1) 11. Enseirb 33. Université Nancy 2 24. Université 12. Ensta Pierre-Mendès-France 34. Université de Nantes (Grenoble 2) 13. école polytechnique 35. Université de Nice - sophia Antipolis 14. école centrale de Paris 36. Université Paris-sud (Paris 11) 37. Université Pierre- et-Marie-curie (Paris 6) 54 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • orgANigrAmme Au 1er mArs 2010 MICHEL JEAN-PIERRE MALIK GHALLAB HERVé MATHIEU COSNARD VERJUS Délégué général Délégué général L’éqUIPE DE DIREcTION Président-directeur Directeur général à la recherche à l’administration général adjoint et au transfert des ressources pour l’innovation et des services CLAUDE KIRCHNER FRANçOIS SILLION MAX DAUCHET KARL TOMBRE ANTOINE PETIT PATRICK BOUTHEMY centre de recherche centre de recherche centre de recherche centre de recherche centre de recherche centre de recherche INRIA Bordeaux – INRIA Grenoble – INRIA Lille – Nord INRIA Nancy – INRIA Paris – INRIA Rennes – sud-Ouest Rhône-Alpes Europe Grand Est Rocquencourt et Bretagne Atlantique saclay – Île-de-France GéRARD GIRAUDON LAURENT STENCEL CLAUDE PUECH STéPHANE UBEDA BRUNO SPORTISSE JEAN-PIERRE BANâTRE centre de recherche Direction de Direction Direction Direction du transfert Direction INRIA sophia Antipolis la communication de la recherche du développement et de l’innovation des partenariats – Méditerranée technologique européens DOMINIQUE MURIEL SINANIDÈS LUC D’ARCHIMBAUD éRIC GAUTRIN RENAUD DE VERNEJOUL CHRISTIAN SOTTEAU Direction des Direction des affaires Direction des systèmes Délégation SERRADJI Direction des relations ressources humaines administratives, d’information, des à l’administration Agent comptable internationales financières infrastructures et des du siège et patrimoniales services informatiques MARTIN WIRSING GéRARD BERRY Président du Président de conseil scientifique la commission d’évaluation 55
    • orgANigrAmme Au 1er mArs 2010 cONsEIL D’ADMINIsTRATION PRéSIDENT REPRéSENTANTS DE L’éTAT MEMBRES NOMMéS MEMBRES éLUS Michel Cosnard, élisabeth Barsacq, directrice Hubert Bouchet, secrétaire Représentants président-directeur général adjointe des Politiques de général de l’Union des cadres des personnels de l’INRIA mobilité et d’attractivité, MAEE et ingénieurs, FO – vice-président scientifiques et ITA Marc Belloeil, chargé de la cNIL Christine Eisenbeis de mission département Claire Dupas, responsable Fabrice Fenouil MEMBRE DE DROIT Organismes spécialisés, Programmes non thématiques, Bernard Lang Alain Fuchs, DGRI – ministère délégué ANR président-directeur général à l’Enseignement supérieur Gérard Paget Joëlle Gauthier, vice-présidente du cNRs et à la Recherche Alcatel-Lucent France Alain Dohet, responsable VOIX CONSULTATIVES Louis Marrocco, directeur du pôle d’Expertise technique des Moyens d’information Christian Serradji, agent systèmes de systèmes (direction de la ville de Grenoble comptable de l’INRIA de l’Expertise technique, DGA) Christiane Schwartz Patrick Roger, Cécile Dubarry, chef du service contrôleur d’état des Technologies de l’information Jean Therme, directeur et de la communication, DGcIs de recherche technologique Jean-Pierre Verjus, directeur – ministère de l’économie, au cEA, directeur du centre général adjoint de l’INRIA de l’Industrie et de l’Emploi cEA de Grenoble Martin Wirsing, président Benoît Formery, sous-directeur Dominique Vernay, directeur du conseil scientifique de l’électronique et du Logiciel, technique de Thales DGcIs – ministère de l’économie, de l’Industrie et de l’Emploi Stanislas Godefroy, direction du Budget – ministère de l’économie, de l’Industrie et de l’Emploi éric Grégoire, conseiller scientifique de formation, DGEsIP – ministère délégué Réalisation, coordination, iconographie et suivi de réalisation : direction de la communication. Rédacteurs : Technoscope (I. Bellin, F. Breton). crédits photo à l’Enseignement supérieur INRIA : c.Dupont p. 2, 15, 47, 55 – s. Ephraim p. 21 – Kaksonen p. 6, 7, 11, 13, 18, 25, et à l’Insertion professionnelle 27, 29, 55 – R. Lamoureux p. 20 – c. Lebedinsky p. 5, 10, 13, 15, 18, 20, 36, 43, 45, 49, 55 – J.-M. Ramès p. 10, 15 – c. Tourniaire p. 13, 33, 43, 45, 47 – J. Wallace p. 6, 10, 18,19, 22, 24, 32, 38, 41, 55 – P.-B. Wieber p. 23 – INRIA-LRI : c. Appert p. 12. conception et réalisation : 56 RAPPORT ANNUEL INRIA 2009
    • cONsEIL scIENTIFIqUE cOMMIssION D’éVALUATION PRéSIDENT MEMBRES éLUS PRéSIDENT MEMBRES éLUS Martin Wirsing, professeur, Représentants Gérard Berry, directeur chercheurs Institute of computer science, des personnels de recherche, INRIA Pierre-Alexandre Bliman Ludwig-Maximilians-University, scientifiques et ITA Philippe Chartier Munich Paul-Louis George VICE-PRéSIDENTS Véronique Cortier Christine Leininger Guillaume Hanrot, ENs, Lyon MEMBRES NOMMéS Julien Diaz André Seznec Jean-François Abramatic, Mathieu Giraud Benjamin Werner MEMBRES NOMMéS EXTERNES vice-président de la R&D, Ilog Nicolas Holzschuch Elsa Angelini, Telecom Paris Yolande Berbers, professeur, Juliette Leblond Katholic University of Leuven Jean-Yves Berthou, EDF Wendy Mackay (KUL) Anne Doucet, LIP6 Stephan Merz Anja Feldmann, professeur, TU Laurent Julliard, Minalogic Muenchen, Institüt für Informatik Pierre Saramito Laurent Massoulié, Thomson Gaston Gonnet, professeur, Nicolas Sendrier Manuel Samuelides, Onera ETh, Zurich Monique Teillaud Isabelle Terrasse, EADs Patrick Johnson, directeur de la Recherche et du ITA Développement, Dassault MEMBRES NOMMéS INTERNES Patricia Bournai systèmes Thomas Jensen Christophe Demarey Jean-François Lavignon, Philippe Nain directeur stratégie, technologie Florian Dufour software, Bull Christine Paulin Maxence Guesdon Olivier Pironneau, professeur, Sylvain Petitjean Université Pierre-et-Marie-curie Jean Roman David Sadek, directeur délégué David Symplot-Ryl à la Recherche, France Telecom Alain Viari Le rapport annuel est consultable sur : Les rapports d’activité scientifique (en anglais) www.inria/rapportannuel/ran.fr.html des équipes de recherche sont consultables sur : www.inria/rapportannuel/ran.en.html http://www.inria.fr/rapportsactivite/index.fr.html 57