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  • plug’in un an De recherche magazine au centre inria borDeauX _ suD-ouest 20 13 12 14 13 AppLi − société > la révolution Du calcul intensiF l’ère des supercalculateurs pAssereLLes collaborations : tour D’horiZon tiMeLine renDeZ-vous 2014 : les incontournables
  • Bien sûr, il existe quelques personnes dont la super forme n’est pas due à l’informatique médicale développée en Aquitaine. TIC SANTÉ LA RÉGION AQUITAINE INVENTE L’AVENIR D.DAY EVENTS 1ère région française dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) appliquées à la santé, l’Aquitaine détient 45% du chiffre d’affaires national de la filière généré par une quarantaine d’entreprises, dont 4 leaders nationaux. En renforçant, par la création du cluster TIC Santé, son leadership en matière de systèmes d’information de santé et de e-santé, le Conseil régional affirme son ambition pour l’avenir de l’Aquitaine : une véritable dynamique qui invente les emplois de demain !
  • édito 4 Hyperlien 6 Appli > société 8 .Zip 10 intégrale 15 Figures libres 18 stratégies 21 valeurs discrètes 24 .Zip 26 Passerelles E n janvier 2013, le Centre de Recherche Inria Bordeaux – Sud-Ouest fait paraître Plug’In, avec l’ambition simple de montrer et de faire comprendre la révolution numérique à laquelle il participe aux côtés de ses partenaires en Aquitaine. À mon arrivée en novembre de cette même année j’ai souhaité que cette parution soit le début d’une longue série permettant de témoigner des bouleversements technologiques engendrés par l’avènement des sciences du numérique sur notre société, notre économie, notre environnement, notre santé ou encore notre identité... En effet, non seulement nos sciences sont jeunes mais en plus elles évoluent vite. Il est donc essentiel de pouvoir régulièrement dresser un état des lieux des avancées marquantes du centre. Vous le verrez, les innovations sont bien concrètes, incarnées par les équipes de recherche du centre, dont l’excellence scientifique rayonne dans le monde entier. Si j’ai pu observer combien le dynamisme d’Inria en Aquitaine répondait à l’énergie du territoire, je constate toutefois que des interrogations demeurent sur ce qu’il s’y passe au quotidien. Vous savez, la vie d’un centre de recherche est moins mystérieuse qu’il n’y paraît. La preuve : nous vous invitons à la découvrir dans ce nouveau numéro, toujours plus foisonnant de projets scientifiques et de portraits d’hommes et de femmes acteurs de la révolution numérique. Le numérique bouleverse notre quotidien ; Plug’In entend interpeller ses lecteurs. Alors, laissez-vous surprendre par un an de recherche au Centre Inria Bordeaux –Sud-Ouest ! 32 .Zip 33 timeline Monique Thonnat Directrice du centre de Recherche Inria Bordeaux _ sud-Ouest Magazine édité par Centre de Recherche Bordeaux – Sud-Ouest 200, avenue de la vieille Tour 33405 Talence, plugin-bordeaux@inria.fr Directrice de la publication Monique Thonnat Rédactrice en chef Séverine Valerius Chef de projet Marion Bachelet Conception graphique Lucile Aigron Mise en page Sophie Dufoix Rédacteurs Laure Buquet (Un ange passe), Agence Citizen Press, Service Communication du Centre Inria Bordeaux Sud-Ouest, Céline Acharian (DIRCOM Inria) Crédits photos © Inria / Photo G. Maisonneuve - Inria / Photo H. Raguet - Inria / Photo J.F. Badias - Inria LaBRI / Bacchus - Inria / Photo Kaksonen - Inria / Photo M.S. - Inria / Potioc - p.32 photo autorisée par Zeev Farbman - Fotolia - Laboratoire EPOC Thales Optronique – R. Gabalda Fabrication Imprimerie Lacoste-Roque (Groupe Sodal) 8, rue du IV septembre 40000 Mont-de-Marsan 05.58.46.08.08 Le Centre remercie chaleureusement tous les contributeurs (collaborateurs et partenaires) du second numéro Inria plug’in. ISSN 2271 - 1279 Imprimé en janvier 2014 - série limitée à 500 ex.
  • hyperlien Le numérique en Aquitaine : quels impacts sur ce territoire et son dynamisme ? P articiper au développement du territoire aquitain est une de nos préoccupations majeures. Un des axes forts de la Délégation Régionale à la Recherche et à la Technologie, service déconcentré de l’Etat, de l’enseignement supérieur et de la recherche, est de soutenir les actions structurantes du territoire. Dans ce contexte, nous voyons au quotidien que le dynamisme de l’Aquitaine en matière de recherche et d’innovation est plus que significatif. Les divers pôles d’excellence ou les activités connexes liées au transfert technologique qui se sont renforcées en sont la preuve. Le numérique dans tout cela ? Dans le paysage de la recherche et du développement des entreprises, il est un objet incontournable, source d’une rupture technologique très forte. Il est parfois difficile pour notre société de s’adapter à tant de nouveautés mais c’est pourtant un fort enjeu d’innovation qui est capital pour notre économie de demain. Le numérique crée de nouveaux usages qui intègrent notre capacité à travailler à distance, de manière autonome et collective. Parmi les plus parlants je pense à ceux dans la santé : innovations autour de la vision, de l’imagerie médicale, travaux de l’Institut Hospitalo Universitaire IHU LIRYC autour des pathologies cardiaques, ou encore PHENOVIRT, projet d’équipement d’excellence (EquipEX) de réalité virtuelle et de simulation pour la recherche clinique autour des troubles du sommeil. L’innovation pédagogique a aussi toute sa place : l’université est entrée dans l’ère numérique. Mieux faire réussir les étudiants d’une génération connectée, mobile, avec d’autres habitudes d’information et de communication est là aussi un enjeu sociétal pour notre territoire. Ce sont de nouvelles façons de travailler qui émergent. Il demeure une question qui me paraît fondamentale autour du numérique : comment se l’approprier ? Parmi les acteurs de la recherche du domaine numérique, Inria est capable, sur des points scientifiques très précis, d’apporter son expertise et ce à travers une démarche collaborative pluridisciplinaire ; c’est là toute sa valeur ajoutée. Les projets collaboratifs de notre territoire créent de la richesse, pour contribuer au développement de l’économie du numérique, force de demain. Dominique Rebière Délégué régional à la Recherche et la Technologie (DRRT) magazine 4
  • hyperlien L 'économie numérique représente une part significative et en augmentation de la croissance économique française, nous disent les études. Le numérique engage en fait la compétitivité de l’ensemble des secteurs de l’économie : au-delà de l’informatisation des entreprises ou de l’utilisation d’internet à des fins commerciales, ce sont les produits, les procédés, les services et les usages eux-mêmes que l’hybridation numérique amène à réinventer. C'es différents enjeux se retrouvent dans les études prospectives internationales et dans les initiatives publiques et privées aux différents niveaux territoriaux. Ils recouvrent , à la fois, des thématiques marchés en rapport avec la santé, l'énergie, les transports intelligents, l'e-commerce, l'usine du futur ou l'e-education... et des technologies et solutions centrées sur les objets connectés, le big data, le cloud computing, la réalité augmentée, les logiciels et systèmes embarqués, la simulation numérique ou la robotique. En Aquitaine, les forces du numérique se rassemblent et s’organisent – c’est l’objectif de la création début 2014 du futur Pôle numérique aquitain, à laquelle Aquitaine Développement Innovation en lien avec le Conseil Régional apporte un concours actif. C'est également en Aquitaine que s'amplifieront bientôt les collaborations entre le monde de l’entreprise et celui de la recherche grâce au lancement du futur centre technologique CATIE. Inria Bordeaux – Sud-Ouest est un acteur actif de cette dynamique. D’autres collaborations directes, prochainement officialisées par une convention, permettront à Aquitaine Développement Innovation et à Inria Bordeaux – Sud-Ouest, désormais bien identifié comme l’un des « inventeurs du monde numérique », d’œuvrer ensemble à la transformation numérique des entreprises de la région, en priorité les PME, et au dynamisme de la filière. Jean-Georges Micol Directeur Général Aquitaine Développement Innovation 5
  • appli > SOCIété L a révo lu t io n du calcu l i nten s i f Impossible aujourd’hui d’effectuer des modélisations numériques complexes et précises sans s’appuyer sur les supercalculateurs. Les équipes Inria sont mobilisées pour exploiter leurs impressionnantes capacités de calcul et les mettre au service de l’aéronautique, des énergies nouvelles, de l’automobile ou encore de la climatologie. B ienvenue à l’ère des supercalculateurs, des ordinateurs surpuissants capables d’effectuer un million de milliards d’opérations par seconde ! D’ici 2020, ils atteindront même le niveau exaflopique (un milliard de milliards d’opérations par seconde). Plébiscité par les chercheurs, ces calculateurs hors normes sont devenus un chaînon essentiel entre la théorie et l’expérimentation. Afin de les aider à tirer pleinement profit de ces machines, les équipes Inria accompagnent les industriels dans des projets complexes et passionnants. C’est le cas de l’équipe MAGIQUE-3D (modélisation avancée en géophysique 3D) basée à l’université de Pau et des Pays de l’Adour, qui s’intéresse à la propagation d’ondes sismiques. Ces phénomènes permettent de comprendre la géologie d’un sous-sol et intéressent donc le groupe Total, partenaire de l’équipe-projet. « Les simulations s’effectuent via nos deux plateformes d’Aquitaine, PlaFRIM et Avakas. Ensuite, les calculs les plus importants sont effectués directement chez Total sur leur supercalculateur, explique le chercheur Julien Diaz. La mémoire très importante de ces machines permet des modélisations poussées. Demain nos programmes permettront d’avoir magazine 6 des informations beaucoup plus réduire les émissions de ses moteurs précises sur le sous-sol et donc à l’horizon 2020 », conclut Vincent d’aller forer plus vite aux bons Perrier. endroits. » Dans la même univer- Autre équipe Inria à apporter son sité, la toute jeune équipe CAGIRE expertise au monde de l’aéronau(Computational Approximation with tique, l’équipe BACCHUS (méthode discontinous Galerkin methods numérique avancée pour la simulaand compaRison with Experi- tion numérique en mécanique des ments) simule numériquement fluides). Elle étudie les écoulements les écoulements turbulents au de fluides, que ce soit au niveau des sein des chambres de combustion turbines des centrales nucléaires ou des turbines. « Pour mieux com- de l’entrée dans l’atmosphère des prendre cette phénoménologie, capsules spatiales. « Dans l’aéronous sommes obligés de nautique, les supercall’étudier très finement, à culateurs permettent de petites échelles, et de Au service d’analyser au mieux la mobiliser d’importantes résistance de l’air sur un de capacités de calcul, de avion en vol. On pourra l’ordre de 600 000 heures l’innovation bientôt simuler la totalité par an, même pour les de la carlingue ! Cela configurations simples permet de minimiser la auxquelles on s’intéresse », précise phase d’expérimentation, qui impose Vincent Perrier, de l’équipe CAGIRE. de construire une maquette et d’utiCes calculs complexes permettent liser une soufflerie. On économise d’imaginer de nouvelles géométries beaucoup de temps et d’argent. D’ailde perçage (trous par lesquels les leurs, un avion comme le Dassault parois de la chambre de combustion Falcon 7X a été conçu principalesont refroidies), afin que ce refroidis- ment grâce aux supercalculateurs sement soit le plus efficace possible sur maquette numérique », souligne et perturbe le moins possible la com- le chercheur Pietro Congedo. bustion. L’étude des écoulements d’air ne « Au bout du compte, meilleure est la concerne pas que le monde de combustion, meilleur est notre contrôle l’aéronautique. En témoigne les des émissions polluantes, telles domaines d’études de l’équipe MC2 que les NOx (oxydes d’azote). Cela (Modélisation, Calcul et Contrôle). Une intéresse particulièrement notre par- partie des chercheurs s’intéresse en tenaire Turbomeca qui s’est engagé à effet à l’écoulement de l’air sur les
  •  Maillage d’un avion supersonic véhicules terrestres en mouvement certaines de ses pales. Très prochai(automobiles, bus et camions). nement, nous allons réfléchir aussi « On modélise la trajectoire de l’air à aux pales des hydroliennes. » l’arrière du véhicule et sa résistance à cette confrontation – ce que l’on Dans un contexte de recours accru appelle la traînée aérodynamique, aux supercalculateurs, l’équipe explique Iraj Mortazavi, chercheur RUNTIME (supports exécutifs perà Bordeaux. Notre simulation formants pour architectures parallèles) cherche à faciliter numérique nous permet l’utilisation et la programd’observer comment l’air Optimiser mation de ces ordinateurs. ralentit les véhicules. Ensuite, nous proposons « Nous construisons des les des modifications pariéalgorithmes qui vont calculs tales pour atténuer cette permettre aux machines résistance. » de mieux travailler et Michel Bergmann travaille, lui, sur les d’être plus fiables, détaille Raymond éoliennes. Namyst. On cherche à mieux répartir « En numérisant l’action de l’air sur la charge de calcul et à diminuer le les pales, j’imagine de nouvelles taux de panne, car plus les machines géométries qui feront progresser sont puissantes et plus elles sont l’efficacité de l’éolienne : rallonge- instables. Avec les fabricants de ment de la pale, modification de microprocesseurs et d’accélérateurs, la forme du cylindre au niveau du nous anticipons les prochaines pied de pale, etc. Notre partenaire générations de machi-nes. » Même Valeol a déjà tenu compte de nos souci au sein de l’équipe HIEPACS recommandations pour faire évoluer (high-end algorithms for challenging numerical simulations) emmenée par Luc Giraud. « Les supercalculateurs évoluent très vite. Quant aux équations, leur nombre d’inconnues s’approche dangereusement du milliard. Mon équipe aide à résoudre les problèmes d’algèbre linéaire qui surgissent dès qu’on veut simuler numériquement une réalité physique. Nos outils ont vocation à irriguer toutes les équipes-projets, mais aussi des institutions comme le CEA ou EDF, souligne le responsable d’HIEPACS. à très petite échelle (réactions atomiques par exemple) ou à très grande échelle (climatologie), la modélisation numérique permet d’avancer là où l’expérimentation n’est pas possible. Le climat, la science du vivant et l’astrophysique ont particulièrement besoin de la simulation numérique : c’est un outil de découverte très puissant », conclut Luc Giraud. 7
  • . Zip Enseignement apprentissages personnalisés en ce moment même, l’équipe-projet FlOWERS (FLOWing epigenetic Robots and Systems) expérimente dans 6 classes primaires d’aquitaine, Kidlearn, un logiciel éducatif pour les enfants, qui propose des parcours d’apprentissages personnalisés. Doté d’un environnement ludique, motivant et suscitant la curiosité, Kidlearn est pensé pour s’adapter à chacun, quelles que soient ses facilités ou difficultés, ses particularités, en développant des stratégies pédagogiques destinées à faire progresser vite. L’outil sert également la tâche de l’enseignant puisqu’il est capable de générer un bilan individualisé et donc de le renseigner sur les points de butée de l’enfant. La lutte contre l’échec scolaire constitue un objectif phare de ce projet pour lequel Flowers a recruté un professeur de mathématiques, spécialiste de didactique.  https://flowers.inria.fr/ 4 6 5 5 magazine 8 Nos équipes-projets réparties dans les 4 priorités scientifiques du Centre calcul intensif sur nouvelles architectures : 6 Gestion des incertitudes et optimisation : 5 Modélisation et simulation pour la santé et la biologie : 5 systèmes interactifs et approches centrées utilisateur : 4
  • . Zip E-business Moteur conseil 1 1 0.9 0.9 0.8 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.2 0.1 0 10 0.1 20 0 30 10 40 20 50 Rank 30 40 60 ST HT ST HAST HT= 100 � HAST HAS 10 β = 100 �=T HAST HAS 1 β = 1 0 �=T HAS 90T β = 1 70 80 100 50 Rank 60 70 80 90 100 1 0.9 0.8 0.7 MMMF SoftIm p SoftIm p+ Ha rdIm p HAS I β = 100 HAS I β = 1 0 HAS I β = 1 0.6 0.5 0.4 0.3 0 10 20 30 Rank 40 50 60 1 MMMF SoftIm p SoftIm p+ Ha rdIm p HAS I β = 100 HAS I β = 1 0 HAS I β = 1 0.9 0.8 0.7 Test error 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0 0 5 10 15 Rank 20 25 résultats obtenus sur des données simulées 9 30   https://team.inria.fr/potioc/fr/  https://alea.bordeaux.inria.fr/ Relative error Visiter virtuellement une ville, c’est aujourd’hui possible. S’y perdre au bout de 30 secondes, aussi. Retenu dans le cadre de l’appel à projet investissements d’avenir « Ville numérique », l’équipe POTIOC (Popular interaction with 3D content), s’intéresse à de nouvelles méthodes de navigation. associée au groupe Solocal et aux sociétés Vectuel et VirtuelCity, l’équipe cherche, comme son nom l’indique, à mettre au point des techniques d’interaction innovantes pour la navigation, sur tablettes ou ordinateurs de bureau, dans des environnements urbains 3D. L’idée poursuivie est, sur un plan cognitif, de susciter la représentation mentale de l’espace décrit, auprès d’utilisateurs non spécialistes de la navigation 3D. Plusieurs approches sont à l’étude, prochainement testées, évaluées et peut-être un jour lancées sous forme de services accessibles sur le web. Relative error imagine la ville Test error Navigation 3D « Vous avez aimé ceci, vous aimerez cela ». Quel internaute ne s’est jamais vu proposer, au gré de ses pérégrinations e-consommatrices, ce qu’on nomme des recommandations commerciales ? Souvent grossiers, parfois futés, ces appels à l’achat sont issus de méthodes de calculs probabilistes appliquées à des données contextuelles telles que l’heure de la journée, le contenu des items observés, l’individualisation... Leur besoin va croissant, boosté par une nécessité, celle de ne plus perdre de temps à choisir parmi une offre devenue pléthorique. Le sujet nourrit la thèse d’adrien Todeschini, (équipes-projets AlEA et CQFD) qu’une Pme bordelaise lui a commandée et co-finance, dans le but de développer une solution de relance client par e-mail. echéance de livraison : janvier 2016.
  • intéGrale partenariats européens : inria en pointe afin d’aider ses chercheurs à renforcer leurs partenariats européens, inria bordeaux – sud-ouest s’appuie sur le dynamisme d’alison Piastri, en charge des affaires européennes. un rôle-clé dans le bon fonctionnement des équipes. magazine 10
  • intéGrale A  Alison piastri, en charge des affaires européennes près une année à l’Université aujourd’hui, dans le cadre du sepnord arizona où elle a étudié tième programme-cadre européen les langues étrangères et de financement de la recherche les organisations internationales, (7e PCRDT), le centre bénéficie de alison Piastri s’est spécialisée en nombreuses subventions, pour ingénierie de projet européen. C’est des projets qui tentent de relever à la suite de ce parcours les grands défis sociéuniversitaire qu’elle a intaux et industriels tégré en 2009 le Centre actuels. Trois prestides de Recherche inria recherches gieuses bourses eRC Bordeaux-Sud-Ouest. ont été décernées par en vue Depuis, elle accompagne le Conseil européen de au quotidien les équipes la Recherche pour des du centre dans le développement projets ambitieux de recherche fonde leurs partenariats européens, damentale, aux chercheurs Rémi notamment par le biais de nom- abgrall (BACCHUS), andreas enge breux projets de recherche financés (lFANT, voir interview p.14) et par l’Union européenne. « J’effectue Pierre-Yves Oudeyer (FlOWERS). une veille ciblée permanente de ces à Bordeaux, manuel Lopes de l’équipe programmes, précise-t-elle. Je tra- FlOWERS coordonne un projet colvaille ainsi en lien direct avec nos laboratif européen de recherche sur équipes de recherche que j’inter- « la 3ème main semi-autonome » (3rdpelle régulièrement sur les appels HandRobot), à destination de l’indusà projets qui concernent leurs thématiques et collaborations. Dotés de financements substantiels, ces programmes permettent aux chercheurs de gagner en visibilité, de renforcer leur réseau, de recruter du personnel ou encore d’élargir l’éventail de leurs expérimentations. » aujourd’hui, l’ensemble des équipes communes du centre y sont sensibilisées... et presque toutes bénéficient du soutien de l’europe. alison Piastri, assure le montage, les négociations avec la Commission européenne ainsi que l’implémentation de ces nombreux projets de partenariat public-privé.  http://3rdhandrobot.eu/ « Des projets d’une telle envergure demandent à nos chercheurs un trie. Cette troisième main en cours réel investissement au quotidien. de conception est un robot capable Les nombreuses contraintes admi- de détecter la présence de l’ouvrier nistratives liées à de tels projets (sur une chaîne d’assemblage), ses nécessitent beaucoup de suivi et instructions, et de s’adapter à des de réactivité pour permettre aux tâches complexes. Robuste, précise, chercheurs de se concentrer sur sûre et reconfigurable, cette machine l’essentiel : leurs activités de re- contribuera, demain, à renforcer la cherche. » compétitivité industrielle de l’europe. 11
  • INTÉ G RALE « L’Union européenne va donc bien au-delà les recherches de MAGIQUE-3D, privilégie en effet de plus de l’obtention de finan- BACCHUS et CAGIRE appliquées en plus les projets de re- Un nouvel cements qui ne sont à l’aéronautique ou encore les trahorizon cherche qui ont un impact qu’un moyen de donner vaux de l’équipe MC2 en cancéro« concret » pour la com- pour 2020 davantage d’impact à logie. » pétitivité de son industrie, leurs travaux », estime sans pour autant oublier Alison Piastri. Très occupée à décrypter les appels l’importance d’un socle de recherche à projets, Alison Piastri n’est pas plus fondamentale et risquée », sou- En 2014, le programme-cadre eu- seule dans cette mission : « Au ligne Alison Piastri. ropéen Horizon 2020 succède au niveau national, la Direction des 7e PCRDT, qui couvrait la période Partenariats Européens d’Inria (DPE, Par ailleurs, l’équipe MANAO a 2007-2013. Doté d’un peu plus de voir encadré) effectue en amont récemment intégré un projet sous 70 milliards d’euros sur 7 ans, ce un important travail d’analyse de le programme « Marie Curie Ini- nouveau programme est très riche ces nombreux programmes. C’est tial Training Network », baptisé en perspectives. « Cette fois, les ce travail qui me permet d’anticiper PRISM(1). Pascal Barla, chercheur de technologies de l’information et de les appels et de positionner au plus l’équipe, encadre deux doctorants la communication, qui concernent tôt nos équipes. Nous bénéficions qui travaillent avec différentes uni- spécifiquement Inria, ne sont plus également en Aquitaine d’un réseau versités et centres de recherche considérées comme un domaine à de professionnels spécialistes de européens, dans le domaine des part. Elles irriguent de nombreuses l’Europe très actifs dans l’accomreprésentations perceptuelles de thématiques, dans lesquelles nos pagnement de nos chercheurs. Je suis membre du réseau pourront l’éclairement, de la forme et des chercheurs CLAIRE (Club Aquitain matériaux. Enfin, les défis relevés être moteurs de propluridisciplinaires par la recherche européenne n’ont jets UN TRAVAIL d’Information sur la Recherche Européenne), pas de frontière. à l’image du projet ambitieux ». Structuré D’éQUIPE où je retrouve régulièreHPC-GA(2), qui permet aux équipes en trois piliers (excelment mes homologues RUNTIME et MAGIQUE-3D de tra- lence scientifique, pride l’Université de Borvailler à la fois avec des collabora- mauté industrielle et teurs européens et en partenariat défis sociétaux), Horizon 2020 deaux, du CNRS, de l’ADI (Aquitaine direct avec des universités brési- s’intéresse à la santé, à l’environ- Développement Innovation)…, qui liennes et mexicaines, autour de la nement (changement climatique, organisent de nombreuses sessions simulation sismique appliquée aux énergie, transports)... « Tous ces d’informations et des formations tsunamis. « Sans ces programmes sujets entrent en résonance avec à destination de nos équipes. » Il européens qui fédèrent par leurs les recherches de nos équipes. On y a une excellente dynamique de grands objectifs et financements peut citer l’équipe PHOENIX et ses site qui contribue indéniablement à des chercheurs du monde entier, travaux autour des objets commu- l’accroissement de notre implication de tels défis ne pourraient pas être nicants pour l’assistance à la per- dans les programmes européens », relevés. L’intérêt de nos chercheurs sonne. On peut également évoquer conclut la jeune femme. (1) (2) perceptual representation of illumination, shape and material high performance computing for geophysics application  Travaux de l’équipe MANAO dans le cadre de PRISM magazine 12
  • intéGrale  simulation d’écoulements compressibles lors d’un tsunami (BAcchus) Des lauriers pour la Dpe lauréate du Prix Inria du soutien à la recherche et à l’innovation 2013, la petite équipe de la Direction des Partenariats européens (DPe) ne boude pas son plaisir. cette distinction récompense la large contribution d’edith corre, assistante de direction, Marie-Hélène Pautrat, chargée d’affaires européennes et Michel loyer, adjoint au directeur des partenariats européens « à la promotion de l’idée européenne chez Inria ». la DPe, dirigée par Thierry Priol, construit la vision européenne de l’institut et œuvre à informer, conseiller et accompagner les centres, à identifier les opportunités qu’offrent les programmes européens et les financements qui leur sont liés. Pour cela, l’équipe travaille en étroite collaboration avec les acteurs d’Horizon 2020, le programme-cadre européen pour la recherche et l’innovation, sur la période 2014-2020. À l’échelle régionale, elle est également en forte connexion avec les correspondants europe présents dans chaque centre Inria. Résultat : les équipes de chercheurs sont de plus en plus nombreuses à participer aux projets financés par le programme-cadre.  retrouvez Les sites des éQuipes : https://flowers.inria.fr/ http://manao.inria.fr/ http://runtime.bordeaux.inria.fr/Runtime/ https://team.inria.fr/magique3d/ http://bacchus.bordeaux.inria.fr/ http://cagire.bordeaux.inria.fr/ http://www.math.u-bordeaux1.fr/MAB/mc2/ 13
  • intéGrale QUESTIONS À... Andreas enge, ResPOnsABle De l’ÉQuIPe lFANT, InRIA BORDeAuX – suD-OuesT L’Europe encourage les idées novatrices. Le programme ERC (European Research Council) donne les moyens à des chercheurs brillants de mener pendant 5 ans une recherche fondamentale sur un projet innovant. Zoom sur le projet FP7 ERC Antics piloté par Andreas Enge. Parlez-nous de ce projet et de ses avancées en 2013 ANDREAS ENGE : Le projet « antics » est à l’interface des mathématiques et de l’informatique. notre équipe (LFanT, Théorie des nombres algorithmiques) s’attache à franchir le décalage qu’il peut y avoir entre les mathématiques, souvent très abstraites, et l’informatique. avec ce projet, nous essayons de relever plusieurs défis. Tout d’abord, travailler sur la complexité et la vitesse des algorithmes ou « recettes de calcul », afin de minimiser le temps qu’il faut pour obtenir un résultat attendu. ensuite, nous étudions la robustesse des calculs, afin de certifier que le résultat est effectivement celui qu’on attend. enfin, notre équipe étudie comment paralléliser les calculs, pour traiter des informations de manière simultanée et ainsi tirer le meilleur parti des dernières générations de processeurs. Quels sont les domaines applicatifs ? A.E. : nos travaux sont très utiles en cryptologie, dans le domaine de la protection des données, que ce soit par le chiffrement pour cacher des contenus ou les signatures magazine 14 numériques pour préserver leur authenticité. La théorie algorithmique des nombres nous permet de travailler sur la 3ème génération de cryptosystèmes, moins gourmande en ressources à un niveau de sécurité solide, mais nécessitant des structures mathématiques plus pointues. Le logiciel phare de l’équipe, Pari/gP, distribué sous licence libre, sert également dans le monde éducatif. il est utilisé par le logiciel d’exercices en ligne de mathématiques appelé WimS (http://wims.unice.fr), qui donne la possibilité à tous les professeurs de créer eux- mêmes leurs exercices ; Pari/ gP est alors utilisé pour calculer automatiquement la bonne réponse et pour vérifier la solution des élèves. L’accompagnement de spécialistes des affaires européennes est-il un atout pour ce type de projet ? A.E. : Bien sûr car il y a diverses étapes administratives assez lourdes pour préparer un projet eRC. notre spécialiste en charge des affaires européennes apporte toute son expertise dans le montage du dossier et l’estimation budgétaire du projet scientifique est faite avec l’aide du Service administratif et Financier (SaF) du Centre. La Direction des Partenariats européens m’a également accompagné pour préparer la soutenance de mon exposé. Au final quels moyens supplémentaires un projet ERC apporte-t-il comparé à un projet scientifique classique ? A.E. : L’originalité du projet antics est le mélange entre mathématiques et informatique. il nous faut donc trouver des scientifiques qui ont cette double compétence, ce qui est assez rare. grâce au financement du projet obtenu, un ingénieur de recherche et deux post-doctorants ont pu rejoindre l’équipe et une bourse de thèse est financée. J’apprécie de pouvoir mener mon projet en indépendance, notamment pour le recrutement des collaborateurs de l’équipe, dont la complémentarité des connaissances est essentielle sur ce projet.
  • fi g ure s l i bre s « Faut-il avoir peur du numérique ? » Cinq collaborateurs d’Inria Bordeaux − Sud-Ouest livrent leurs points de vue sur la question. Le numérique, s’il est considéré sous l’angle « mise en réseau d’une bonne partie des humains », est une grande chance. Il rend possible le partage de la connaissance, la coopération sur des projets variés. Cela va de l’encyclopédie en ligne au développement logiciel, via la structuration de mouvements sociaux, et ce au-delà des frontières. L’accaparement des moyens de communication par des entreprises et états menace cette liberté de mise en réseau. Pour y remédier, les citoyens doivent se réapproprier ces moyens. Ludovic Courtès ingénieur de recherche au Service Expérimentation et Développement (SED), en poste chez Inria depuis 2008. Cela passe par l’information bien sûr, l’utilisation de logiciels libres donc, sous contrôle individuel et collectif des citoyens, et le développement d’outils pour le respect de la vie privée en ligne. Des missions sur lesquelles Inria a un rôle à jouer. 15
  • fiGureS li breS Tout va très vite aujourd’hui dans le monde du numérique et j’avoue que j’ai parfois du mal à suivre : il y a toujours un nouveau réseau social, une nouvelle tablette ou un nouveau smartphone qui sort. aussitôt créé, aussitôt obsolète... je trouve cette surenchère dans la nouveauté un peu angoissante ! Cependant, attention, je ne dis pas non au dernier smartphone pour noël ou mon anniversaire ! Trêve de plaisanterie, ce qui peut vraiment faire peur, c’est le manque de contrôle sur les réseaux sociaux notamment pour les plus jeunes qui ne réalisent pas bien l’impact d’une phrase ou d’une photo postée sur le net. Anne-LAure GAutier Cachés derrière leurs écrans, beaucoup ne réalisent pas à quel point cela peut rapidement déraper et les mettre en danger ou leur créer des ennuis. Comme dans beaucoup d’autres domaines, la prévention et l’information face aux risques du numérique sont sans doute une des clés vers une utilisation plus responsable de ces nouveaux médias. ASSISTANTE D’éQUIPES DE RECHERCHE (lFANT, MAGNOME, MANAO, MC2), DEPUIS OCTOBRE 2010 CHEz INRIA. J é r é M y L Av i o L e INGéNIEUR AU SEIN DE l’éQUIPE POTIOC, CHEz INRIA DEPUIS 2010. L’idée même de la peur est à éviter au maximum. La peur et la crainte de la technologie ne peuvent être que mauvaises. Cependant, il est important de connaître et contrôler les acteurs du numérique. Les grands leaders actuels au niveau mondial et français ont leur propre vision des individus et des données personnelles. il est important d’arriver à comprendre comment les nouvelles mécaniques commerciales émergent de ce monde numérique, je pense notamment à cette phrase : «Si vous ne payez pas pour le produit, vous êtes le produit» (en lien avec la vente d’informations personnelles contre un service). il est désormais possible de recueillir une quantité d’information gigantesque sur chacun par internet. Le grand problème actuel est de savoir ce qui est accessible sur soi, qui est intéressé par ces informations et comment modifier ces données. C’est pourquoi il est important de savoir ce que les entreprises et états collectent sur nous, et à quelles fins; et provoquer un débat et des lois pour enfin décider si la «vie privée» a toujours une place de nos jours. magazine 16
  • fiGureS l i breS non, il ne faut pas avoir peur du numérique, mais quelques précautions s’imposent. Le numérique est un élément incontournable de notre vie quotidienne et prendra, à l’avenir, davantage de place encore avec les objets intelligents conçus au sein des laboratoires de recherche. il est nécessaire d’être vigilant sur ses appareils et services numériques qui agrègent des données relatives à notre vie privée. Ainsi, une prise de conscience collective des dangers du numérique est essentielle. Leur conception doit se faire également au sein de la recherche publique et utiliser des logiciels libres, afin de permettre un plus large partage des connaissances et une meilleure compréhension des mécanismes mis en œuvre. Ceci permettra d’avoir un numérique utile et innovant, tout en étant respectueux de la vie privée. d Av i d J A M e s s H e r M A n DIRECTEUR DE RECHERCHE ET RESPONSABlE DE l’éQUIPEPROJET MAGNOME, EN POSTE CHEz INRIA DEPUIS 2009 L’historien alfred Crosby dirait que la numérisation du monde commença en 1275-1325. en effet, durant ces 50 ans, nos ancêtres se mirent à tout mesurer — le temps, l’espace, la musique, la finance — et changèrent un monde qualitatif et subit en un monde quantitatif et apprivoisé. Pour nous bénéficiaires de cette révolution, ça paraît complètement naturel. Qui songerait par exemple à changer la mesure d’une journée par une autre unité que 24h ? nos enfants verront le monde de manière aussi naturelle : connecté, modélisé, vu dans l’ensemble, en continuité avec le numérique. Utiliser un gPS au lieu d’une carte routière, certes c’est un peu déroutant mais on ne doit pas faire marche arrière. Cette façon globale de voir le monde sera leur héritage de notre époque. nicoLAs suLeK CHEF DE PROJET INFRASTRUCTURE AU SERvICE INFORMATIQUE, EN POSTE DEPUIS 2012. ils en feront des choses formidables, face à des défis que nous n’imaginons pas aujourd’hui. 17
  • S t r at é G i e S Histoires De partenariats fA IRe AVAnceR l A R ec H eRc H e À l’u nIs sO n lP2n uMR 5298 MAnAO cAGIRe uMR 5142 PHOenIX RunTIMe lfAnT cARMen lMA POTIOc HIePAcs AleA MAGIQue-3D cePAGe MAGnOMe MneMOsYne cOncHA Mc2 cQfD sIsTM GeOsTAT flOWeRs  Les équipes scientifiques et leurs partenaires académiques Il y a presque dix ans s’installait le premier avatar d’Inria en Aquitaine : les prémisses d’un centre de recherche qui s’appelait, à l’époque, « futurs ». le souhait d’Inria ? Tisser les relations les plus fructueuses avec ses partenaires locaux, dans les sciences du numérique, pour mener avec eux la meilleure recherche et favoriser l’innovation. Dix ans plus tard ce « futur »-là s’écrit tous les jours : le centre de recherche compte une vingtaine d’équipes-projet communes, à Bordeaux et à Pau, dynamiques, participant du rayonnement scientifique, technologique, et numérique de l’Aquitaine. magazine 18
  • s t r at é g i e s A nnée après année, le centre Inria Bordeaux – SudOuest s’est ainsi rapproché de laboratoires de choix : l’institut de Mathématiques de Bordeaux (IMB), le laboratoire Bordelais de Recherche en Informatique (LaBRI), le laboratoire de Mathématiques et de leurs Applications de Pau (LMAP)… Cette année encore, le centre a travaillé à structurer ses relations avec l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (voir encadré), université au sein de laquelle certaines de ses équipes-projets travaillent depuis six années déjà. De même, parce que ses recherches ne peuvent se passer de production logicielle et que ses équipes intègrent des ingénieurs, il est apparu important pour le centre de sceller des relations étroites avec une école d’ingénieurs. C’est chose faite avec l’Institut Polytechnique de Bordeaux (IPB). Un beau programme se dessine : formation, travail commun sur les plateformes, transfert de compétences… Une recherche collaborative dans un paysage académique en mouvement Inria poursuit continuellement un dialogue scientifique et technologique de qualité avec l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation dans le numérique. à l’heure où le paysage universitaire bordelais se redessine, le Centre Bordeaux – Sud-Ouest tient à maintenir ces précieuses relations avec les différents interlocuteurs et à poursuivre les recherches entreprises avec chacun d’eux. L’Institut souhaite ainsi prolonger les relations construites en 2008 dans le cadre du PRES Université de Bordeaux, en renouvelant son implication auprès de l’UBX (Université de Bordeaux). L’Institut n’en oublie pas pour autant ses engagements avec ceux de ses partenaires qui intègrent la « Communauté des universités et établissements ». Ainsi, comme le souligne Michel Cosnard, Président – directeur général d’Inria, « Inria apportera tout son soutien à la communauté aquitaine d’universités et établissements qui est en train de se mettre en place, dans le respect de ses missions d’organisme national. Inria est convaincu que le numérique doit être un axe fort de cette communauté et est prêt à apporter ses compétences et son savoir-faire notamment dans les champs de la pluridisciplinarité et du transfert pour l’innovation. » L’Institut ne compte pas en rester là… Inria se réjouit de tisser en Aquitaine, sur des sujets bien spécifiques, de nouvelles relations avec ses partenaires de recherche nationaux comme le CNRS, l’INRA ou l’Inserm. Témoin de la priorité accordée, au sein du centre Inria aquitain, à la thématique «Modélisation et simulation pour la santé et la biologie», la toute nouvelle équipe de recherche SISTM (Statistics In Systems biology and Translational Medicine) incitera naturellement à envisager une convention avec l’Inserm. Pour des raisons similaires, des rapprochements scientifiques avec l’INRA sont également prévus. Enfin, l’arrivée de l’Institut d’Optique Graduate School sur le site bordelais ouvre de nouvelles perspectives. Désormais voisin du centre de recherche, il arrive avec une nouvelle offre de formation et des axes de recherche explorant les interfaces entre les sciences du numérique et celles de l’optique.  Signature de l’accord-cadre avec l’IPB (à gauche Antoine Petit, Directeur général adjoint d’Inria et à droite François Cansell, Directeur de l’IPB) 19
  • s t r at é g i e s L’équipe commune MANAO du centre travaille ainsi dans une dynamique de site et en partenariat avec les laboratoires que sont le LaBRI et le LP2N (laboratoire de l’Institut d’optique, du CNRS et de l’Université de Bordeaux). Ses domaines de recherches privilégiés vont de la synthèse d’image, à l’imagerie non-conventionnelle et la réalité augmentée. On le voit, les acteurs évoluent, se redimensionnent, se redéploient au profit d’une recherche pluridisciplinaire de pointe. Quoi qu’il en soit, les relations tendent à s’officialiser autour de problématiques de formation, de transfert et d’exploitation des plateformes expérimentales pour permettre l’émergence sur le territoire de projets à fort impact faisant avancer la recherche en sciences et technologies du numérique à l’unisson ! Sur la photo, de gauche à droite, Mohamed Amara, Pascal Bruel, Hélène Barucq, Antoine Petit, Jean Roman, Jacques Giacomoni, Sophie Mercier.  Sur le campus de Pau le 5 juillet 2013 Temps fort Accord-cadre avec l’Université de Pau et des Pays de l’Adour Forts de leurs collaborations déjà existantes, Inria Bordeaux – Sud-Ouest et l’UPPA ont signé le 5 juillet 2013 un accord-cadre de partenariat scientifique, afin de bâtir une vision partagée des stratégies de recherche de leurs deux établissements dans le domaine des sciences du numérique. Actuellement deux équipes-projets, MAGIQUE-3D et CAGIRE, communes à Inria, l’UPPA et le CNRS (au titre du LMAP, Laboratiire de Mathématiques et de leurs applications de Pau) développent des travaux de recherche dans les domaines de la modélisation numérique et du calcul intensif. Les collaborations entre l’UPPA et Inria portent plus globalement sur les domaines scientifiques suivants : mathématiques appliquées, modélisation et traitement statistique des données, et simulation numérique et expérimentation physique. Construire des partenariats communs avec des partenaires industriels est une volonté affirmée, afin de développer l’innovation par le transfert. Au-delà des projets scientifiques communs, Inria et l’UPPA ont créé par cet accord un comité de coordination afin de suivre l’ensemble des collaborations menées.  http://www.univ-pau.fr/live/ magazine 20
  • va l e u r s d i sc r è t e s Hélène Sauzéon Fabien Lotte Autonomie et numérique Esprit fort Vieillir mieux. Tout le monde en rêve pour soi et les siens ! Hélène Sauzéon, enseignant-chercheur en psychologie, spécialiste des troubles cognitifs et des mécanismes de compensation, porte avec l’équipe-projet PHOENIX un même intérêt : Le pain quotidien de Fabien Lotte, chargé de recherche au sein de l’équipe-projet POTIOC, c’est le traitement des signaux électro-encéphalographiques (EEG) qui traduisent l’activité cérébrale de tout être humain. D’emblée, il indique que, si ses recherches sont tendues vers la reconnaissance des signaux les plus distinctifs pour savoir ce qui se passe dans le cerveau, il ne peut toutefois pas savoir ce que vous pensez ! Traquer et scruter les courbes dessinées par l’activité neuronale est utile pour améliorer le pilotage des BCI (Brain Computer Interface). Fabien traite les signaux et conçoit des interfaces hommes-machines appelées aussi interfaces cerveau-ordinateur. Il s’est passionné pour le sujet dès ses études d’ingénieur, à l’Insa de Rennes, sans nier ce petit côté science-fiction qui l’attirait à l’époque. « mettre à profit les technologies numériques pour développer des services auprès des personnes rencontrant des difficultés cognitives dans la vie quotidienne ». Après un workshop organisé par cette équipe sur ce thème, elle décide de rejoindre ses membres en 2011. Une psy chez des chercheurs en informatique? La greffe a parfaItement pris ! Leurs travaux, en collaboration avec le laboratoire Handicap & Systèmes nerveux (Université Bordeaux Segalen), s’inscrivent prioritairement dans le champ de l’assistance cognitive. Ils sont appliqués aux personnes âgées (à domicile), et aux personnes avec déficience mentale ou troubles du spectre autistique (à l’école), via des applications numériques. Pour les seniors, par exemple, le projet baptisé DomAssist vise le bien-être et l’autonomie de la personne dans ses activités à son domicile, et ceci grâce à des petits objets (détecteurs de mouvements, de luminosité, de consommation électrique...) orchestrés intelligemment par des applications, et communicant avec la personne via son téléviseur ou une tablette numérique. La question du design et de l’ergonomie des outils en lien avec les aptitudes technologiques des individus, est également au cœur des travaux de recherche. « Utiliser son activité cérébrale pour envoyer des commandes à un ordinateur n’a plus rien de fantastique, aujourd’hui », si ce ne sont les applications permises. On a tous en tête certaines interfaces médicales qui parviennent à libérer l’expression de grands paralysés, prisonniers de leurs corps. à Bordeaux, on planche sur l’évaluation d’interfaces 3D des outils qui apporteraient un peu d’aide pour gérer son stress (mesuré dans l’EEG), seul, ou bien encore sur des jeux vidéo entièrement contrôlés via le cerveau. Mais Fabien Lotte l’assure, « on n’est pas près de remplacer une souris d’ordinateur. Ça marche, mais ça se trompe encore régulièrement ». 21
  • va l e u r S d i S C r è t e S roDoLpHe tHiébaut JuLiette CHabassier homme de lien de la musique à la sismique Rodolphe Thiébaut se rêvait médecin sans frontières. il l’est devenu, mais pas au sens où on l’entend habituellement. après un externat passé en partie au Burkina-Faso, le jeune homme choisit de se spécialiser en santé publique. à son retour en France, quelques mois dans un service de maladies infectieuses, où le ViH fait rage, marquent solidement sa vocation. Du modèle biologique au modèle statistique, Rodolphe Thiébaut franchit ensuite le pas en consacrant sa thèse à la biostatistique. L’envie de décloisonner les disciplines entre elles est déjà là. Devenu professeur des universités et praticien hospitalier au CHU de Bordeaux, il est aujourd’hui l’un des rares médecins à pouvoir se prévaloir de cette double compétence. C’est précisément grâce à ses capacités à faire le lien, assurer le continuum entre plusieurs disciplines qu’il créé, en avril 2013, l’équipe SISTM (Statistiques pour la biologie systémique et la médecine translationnelle), commune à inria Bordeaux – Sud-Ouest, l’inserm et à l’Université de Bordeaux Segalen. L’objectif ? Développer de nouvelles méthodes statistiques pour analyser les données biologiques de grandes dimensions issues de la recherche clinique. Puis à terme, améliorer la compréhension des traitements antirétroviraux, des vaccins contre le ViH mais pas seulement. « modélisation et simulation numérique d’un piano par modèles physiques ». Le sujet de thèse de Juliette Chabassier, 28 ans, dernière recrue de l’équipe-projet MAGIQUE-3D (modélisation avancée en géophysique 3D), situe à lui seul les deux passions que nourrit cette jeune chercheuse : les mathématiques et la musique. a ce détail près que Juliette ne joue pas du piano mais du hautbois baroque. Une discipline qu’elle a choisi de garder dans sa vie, en embrassant une carrière scientifique, plutôt que le contraire. sans le numérique, il eût été impossible de pénétrer ce « big data », d’où l’évidente collaboration avec inria. et impossible, pour cet homme avide de connaissances, équivaudrait à un obstacle, une limite que l’esprit de Rodolphe Thiébaut ne peut concevoir. médecin sans frontières, c’est dit. magazine 22 des mathématiques et de la musique, elle dit « qu’elles figurent une forme commune d’expression, de créativité mais aussi de structure ». L’une, de la logique rationnelle, l’autre, des émotions. Diplômée de l’ecole des Ponts ParisTech, Docteur de l’ecole Polytechnique, la jeune femme commence sa collaboration avec l’équipe-projet d’Hélène Barucq lors d’un post-doc d’une année. Sélectionnée sur concours, cette spécialiste du calcul scientifique pour des problèmes de propagation d’ondes (acoustiques, sismiques, électromagnétiques, etc) est aussi là pour ouvrir le champ d’exploration de magiQUe-3D à de nouvelles thématiques. L’idée sous-jacente : développer des techniques originales de résolution de problématiques nouvelles notamment sismiques. La modélisation de la propagation des impulsions laser ultracourtes, avec le Cea du Barp (Laser mégajoule, gironde) participe de cette démarche d’ouverture.
  • va l e u r S d i S C r è t e S faCe a des années-lumière de l’image répandue du codeursociopathe-linuxien-dans-son-tee-shirt-des-4-saisons, géraldine Olivier, ingénieur de recherche pour Lemma (voir ci-contre), est spécialiste en calculs de mécanique des fluides et des structures. Développeuse d’un logiciel baptisé « ananas », elle vient à peine de quitter l’équipe parisienne d’inria où elle a réalisé sa thèse de doctorat, lorsqu’on lui propose un rapprochement stratégique avec le Centre de recherche. en janvier 2013, elle « infiltre » officiellement l’équipe BAcchus dans le sud-ouest, sous convention de partenariat Lemma-inria. Celle-ci porte sur des projets de calculs parallèles, de fluides multiphasiques et de schémas numériques, répondant à des demandes de clients ou les dépassant. Physiquement présente dans les locaux talençais, géraldine Olivier a pour objectif de tisser des liens avec ses voisins de bureaux, basés sur la confiance mutuelle. Jauger la maturité des travaux en vue de leur mise en application compte dans ses missions qui prévoient également le financement de recherches en amont, la commercialisation en aval, par transfert. C’est là tout l’intérêt croisé de ce type de partenariat. GéraLDine oLivier ingénieur de recherche profiL Bac scientifique à Bordeaux, classe prépa maths physique (mP) suivie de trois années d’école d’ingénieurs (enSTa ParisTech) que la jeune géraldine Olivier souhaite compléter par un master recherche en analyses numériques à Paris 6 « pour renforcer son socle théorique afin d’être plus créative ». Puis poursuite par une thèse conduite à inria Paris- Rocquencourt, sur l’adaptation de maillages dans le champ de la simulation en mécanique des fluides, soutenue en 2011. Un parcours sans faute qui destine la jeune femme à un super job quasi-assuré dans un grand groupe national ou international, voire à un post-doc aux confins du Wyoming. Contre toute attente, Géraldine olivier choisit de se tourner vers les pMe où elle affirme « aimer participer à quelque chose de vivant et d’utile, faire de tout et gagner sa place », préférant l’esprit Start up Californienne au ron-ron d’un grand groupe. elle intègre mi 2011 la société Lemma, à Sophia-antipolis, qui développe et édite des logiciels spécifiques pour l’industrie pétrolière, le spatial... Y trouve « un côté famille, avec les avantages et les inconvénients qui vont avec » et un très haut niveau technique qui comble cette nature aussi exigeante que rigoureuse, attachée à sa liberté de parole. 23
  • . Z IP Maladies chroniques environnement Manipulations virtuelles Utiliser les huîtres comme bioindicateurs du milieu marin pour détecter l’arrivée de contaminants du type algues toxiques, fallait y penser. C’est précisément ce qu’ont imaginé les chercheurs du laboratoire Epoc (Environnement et paléoenvironnement océaniques et continentaux, UMR CNRS, Université de Bordeaux). Sans que les animaux en soient perturbés, ils les ont équipés d’électrodes légères collées sur leurs valves, pour mesurer leur état d’ouverture, en continu. Des centaines de milliers de mesures sont ainsi captées, chaque jour, dans le bassin d’Arcachon, transmises au laboratoire puis comparées à des modèles « sains ». Simple en apparence, cette  www.inria.fr/tactictoc la devons à l’équipe-proapproche comparative, nous jet CQFD (Contrôle de Qualité et Fiabilité Dynamique) d’Inria Bordeaux – Sud-Ouest. Une plateforme de Serious Game et de simulation médicale numérique, à destination des professionnels de santé, c’est le pari fou, baptisé Medic Activ, pour lequel se sont associées la PME Interaction Healthcare (Groupe Interaction), le CHU de Bordeaux et l’équipe-projet CARMEN (Modélisation et électrophysiologie cardiaque). Connus pour leur expertise en matière d’électrophysiologie cardiaque, les chercheurs de l’équipe ont 18 mois pour livrer des images 3D et des animations des phénomènes dynamiques de l’électricité cardiaque, à explorer et à manipuler. Lesquelles proposeront, et c’est là le défi technologique à relever par Inria Bordeaux –  www.inria.fr/tactictoc Sud-Ouest, des paramètres de fonction modifiables (conduction électrique plus rapide, plus lente...). à terme, l’ambition d’Interaction Healthcare vise le déploiement d’une plateforme entièrement dédiée aux maladies chroniques, qui touchent un Français sur cinq et sont la cause principale de décès et de handicap. Le Conseil régional d’Aquitaine a participé au financement de ce projet collaboratif. Des huîtres « indics »  Huîtres équipées d’électrodes  Simulation en électrophysiologie cardiaque  https//:team.inria.fr/carmen/ magazine 24 Grâce à la modélisation du comportement d’ouverturefermeture des huîtres sur une journée, en milieu normal, on est aujourd’hui capables d’identifier rapidement une source de pollution aquatique, à la moindre anomalie « valvométrique ». Les travaux intéressent de très près les grands groupes pétroliers, soucieux de la qualité de l’eau à proximité de leurs sites off-shore.  https//:team.inria.fr/equipes/cqfd
  • .Zip 2013, en chiffres 324 personnes : 123 chercheurs et enseignants-chercheurs 27 post-doctorants 96 doctorants 50 personnels soutien et support à la recherche 30 ingénieurs 34 nAtionALités étrangères représentées 32 Ans 24 % de femmes c’est l’âge moyen du personnel 189 recruteMents 25
  • pa ss e r e l l e s Faire collaborer PME, grands groupes, et recherche publique : virtualité ou réalité ? magazine 26
  • pa ss e r e l l e s L es initiatives couronnées de succès en partenariat avec Inria ne manquent pas. En effet nombre des 3500 scientifiques répartis dans les 180 équipes de recherche des 8 centres travaillent quotidiennement en lien avec des entreprises issues du tissu local ou des groupes internationaux. Objectifs ? Renforcer l’impact économique et sociétal de la recherche et favoriser le transfert technologique De nouveaux modes de collaboration Qu’ils soient porteurs de projet de création d’entreprise, dirigeants de start-up, de PME ou de PMI dans le domaine des technologies du numérique, les acteurs économiques aquitains comme nationaux, peuvent envisager de développer des relations avec une équipe de recherche du Centre Bordeaux Sud-Ouest. À cette fin, le service partenariats, transfert et innovation est une interface adaptative entre les équipes de recherches et les entreprises, qui se tournent vers le partage de connaissances et d’expériences pour, entre autres, accélérer les cycles de développement. La souplesse d’un Institut tel qu’Inria et la granularité des équipes de recherche permettent de créer, de développer et d’adapter les dispositifs et les programmes à l’échelle de la problématique posée et des résultats attendus par les entreprises. Parmi les modes de collaboration proposés, citons par exemple les partenariats stratégiques bilatéraux avec des départements R&D de grands groupes comme c’est le cas avec Total ou EADS-Astrium, les partenariats collaboratifs comme Horizon 2020 pour l’Europe ou ceux 27
  • pa ss e r e l l e s  de l’ANR, l’initiative HPC-PME pour développer l’accès des PME à la simulation numérique, ou encore le programme Ambition logicielle pour faire croître les éditeurs de logiciels. Citons également, dans la continuité des engagements de l’Institut Carnot Inria, les partenariats de recherche, à visée de transfert, notamment avec les PME comme par exemple avec Interaction Healthcare dans le domaine de la santé ou Immersion sur la thématique de la visualisation. À l’heure où les liens entre les entreprises et la recherche publique se développent et où le rythme effréné de l’innovation dans les TIC impose de toujours conserver une longueur d’avance, cette stratégie de transfert permet d’exploiter les avancées constantes des résultats scientifiques et d’avoir une fertilisation croisée grâce aux nouveaux défis posés par les entreprises à Inria. magazine Monique Thonnat, Directrice du Centre Inria Bordeaux – Sud-Ouest lors du lancement de CATIE (Centre Aquitaine des Technologies de l’Informatique et Electroniques 28
  • pa S S e r e l l e S une stratégie scientifique dynamique répondant à l’énergie d’un territoire Chaque centre inria affiche des thématiques de recherche pour lesquelles il dispose d’une masse critique de grande qualité. La politique suivie depuis  Apprentissage de la marche par poppy, robot humanoïde bio-inspiré  des années par l’institut conduit naturellement à ce que ces domaines thématiques privilégiés résultent de la conjugaison entre les grandes orientations stratégiques scientifiques de l’institut et les thématiques dominantes des sites et régions où le centre est implanté. à date, le centre met en avant quatre priorités scientifiques : le calcul intensif sur nouvelles architectures ; la modélisation et la simulation pour la santé et la biologie ; la gestion des incertitudes et optimisation ; les systèmes interactifs et approches centrées utilisateurs. Par ailleurs le Centre s’est aussi engagé de manière volontaire dans la dynamique des pôles de Compétitivité comme aerospace Valley et aVenia et des agences d’innovation, en contribuant également à renforcer les liens permettant d’initier des actions communes aux acteurs du secteur numérique. il est également partie prenante, aux côtés du Conseil régional d’aquitaine, d’initiatives telles que CaTie, organisation visant à développer la recherche appliquée et à favoriser l’innovation et le transfert de technologies ; ou le Pôle numérique aquitain (visant à proposer des services aux entreprises du numérique, à aider au montage et au financement de leurs projets notamment R&D et à créer un lien privilégié avec Cap Digital, pôle de compétitivité mondial). simulateur de passerelle aéroportuaire 29
  • pa S S e r e l l e S en 2014 de nombreux événements tels que les rencontres inria-industrie permettront aux acteurs du privé et du public de se rencontrer et d’échanger pour partager et faire émerger de nouvelles collaborations. Une politique de partenariats industriels et a fortiori de transfert est une politique de long terme, gageons que le Centre remporte sur ce terrain là également de nouveaux succès. caméra thermique de Thales Optronique Des algorithmes au service de la maintenance P révoir avec précision le moment propice pour une opération de maintenance, avant que le système ne tombe en panne : un enjeu majeur pour le monde industriel. à la clé : des économies bien sûr, mais également une meilleure connaissance de la disponibilité des équipements. Thales Optronique, concepteur de caméras thermiques pour l’armée, s’appuie sur les chercheurs d’inria pour résoudre cette problématique. « Dans un premier temps, nous nous sommes penchés sur l’état de ces caméras à partir de différents paramètres enregistrés par un HUMS (Health & Usage Monitoring System): nombres d’utilisations, température, temps de refroidissement du système, etc., explique Camille Baysse, doctorant CiFRe au sein de l’équipe CQFD d’inria Bordeaux et de Thales Optronique. Nous avons ensuite développé des algorithmes capables d’estimer le passage de l’état de marche, à « dégradé », et à « en panne ». Cette analyse nous a permis de définir pour chaque équipement, la date à laquelle la maintenance s’avère nécessaire, en fonction de l’estimation de son état. » en cours d’implémentation dans les logiciels qui gèrent le fonctionnement de ces caméras, ces algorithmes ont donné d’excellents résultats. ils font actuellement l’objet d’un dépôt de brevet. D’autres familles de produits de Thales devraient d’ailleurs en bénéficier. « À l’avenir, ce type de systèmes pourrait s’étendre à d’autres domaines que la défense, comme par exemple l’automobile », précise Camille Baysse. « Au démarrage de son véhicule, l’automobiliste sera alors informé du temps restant avant la panne de ses différents équipements et plus seulement selon un échéancier prédéfini. »  www.inria.fr/equipes/cqfd  www.thalesgroup.com/fr magazine 30
  • pa S S e r e l l e S 3 Questions À... Agnès paillard, vice-présidente d’eAds France, chargée des politiques d’innovation régionales au sein de la direction de la recherche et du développement. depuis mars 2012, inria a pour partenaire eAds, et plus particulièrement sa composante spatiale, Astrium. Agnès paillard nous donne sa vision de ce partenariat. sur quels domaines le partenariat inria-eAds porte-t-il ? il est centré sur trois sujets majeurs : la réalité virtuelle, la gestion des incertitudes dans les systèmes complexes, et la simulation. Dans ces trois domaines, qui sont au cœur de nos propres recherches, la compétence d’inria fait référence au niveau mondial. Ce partenariat, soutenu par le Conseil régional d’aquitaine, était donc logique. Quels en ont été les éléments déclencheurs ? eaDS, et astrium en particulier, ont d’importants besoins dans les domaines que je viens de citer. Pour y répondre, nous devions nous assurer du concours de scientifiques de très haut niveau, en particulier dans le domaine des mathématiques pures. nous étions certains de trouver ces compétences chez inria. il faut bien comprendre que, pour le spatial comme pour l’aéronautique, la simulation est vitale : nous produisons des matériels coûteux, rares et complexes. Concevoir et tester des prototypes virtuels représente donc un gain énorme en temps, en coût et en qualité. Après 18 mois, quel bilan tirez-vous de ce partenariat ? Très positif ! Sur le plan de la recherche, il a déjà conduit au lancement de trois thèses, et nos équipes aimeraient même que nous mettions en place un laboratoire mixte. nos chercheurs apprécient énormément l’appui qu’ils trouvent chez inria Bordeaux – Sud-Ouest, ainsi que l’ambiance très stimulante qui y règne. ils y trouvent les réponses à leurs besoins, et sont ravis de s’y rendre : pour eux, c’est à la fois un campus modèle et un creuset qui bouillonne d’idées ! 31
  • .Zip Handicap cognitif Photographie retouche numérique Plus de liens Collège + est le nom de l’assistant scolaire numérique sur tablette qu’a imaginé l’équipe-projet PHOENIX, pour les enfants avec troubles du spectre autistique et/ou déficience mentale. Trouver un classeur, un cahier, la trousse et les crayons, répondre lorsqu’on est interrogé(e)... l’outil s’appréhende comme un prompteur d’activités qui, au fil du temps, va permettre à l’enfant de développer des capacités socioadaptatives scolaires. Toutes les applications disponibles sur la tablette s’utilisent avec l’accompagnement de l’enseignant, de l’auxiliaire de vie scolaire ou les parents, pour créer et consolider les aptitudes sociales. Surexploitée par la presse magazine féminine, la retouche photographique numérique intéresse aussi Le Centre Ressource autisme d’aquitaine et trois la recherche. Pour preuve, Hicham Badri, doctorant au collèges de l’académie de Bordeaux participent à la sein de l’équipe GEOSTAT (geometry and statistics in réalisation de ce projet. Le rendu de cette expérimen- acquisition data), vient de développer une méthode de tation sera disponible courant 2014. filtrage adaptatif très rapide permettant d’effectuer un lissage sélectif sur une photo ou vidéo.  http://phœnix.inria.fr grâce à cette technique, on peut désormais, soit obtenir une image débarrassée de « scories » pour tendre vers l’abstraction, soit, au contraire, créer une image riche de détails ou bien encore, travailler des images HDR (High dynamic range), avec une grande plage dynamique. /  magazine 32 http://geostat.bordeaux.inria.fr/
  • TI M ELINE 2013 Février Salon Aquitec Les 14, 15 et 16 février 2013, Inria a participé au salon Aquitec, 1er salon régional de l’orientation, des métiers, de l’emploi et de la formation aux côtés de l’INSERM, du CNRS et de l’INRA. Mars Scientifique Adjoint du domaine de recherche Mathématiques Appliquées, Calcul et Simulation chez Inria, est devenu Directeur par interim du centre Inria Bordeaux – Sud-Ouest pour quelques mois. Juillet Accord-Cadre UPPA Le 5 juillet, Inria a signé un accordcadre de partenariat scientifique avec l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, pour bâtir une vision partagée des stratégies de recherche des deux établissements dans le domaine des sciences du numérique. Octobre Fête de la science Le centre a ouvert ses portes les 8 et 10 octobre à 300 jeunes collégiens et lycéens de Gironde venus appréhender de plus près les sciences du numérique. Nouvelle Directrice de Centre Le 29 octobre, le centre a accueilli sa nouvelle Directrice, Monique Thonnat. Semaine digitale à Bordeaux Inria a participé au village de l’innovation dans le cadre de la semaine digitale. Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, est venu tester « Toucheo », outil d’interaction multitouch directe et visualisation 3D, développé par l’équipe Potioc du Centre et la société bordelaise Immersion 3D. Novembre Signature accord-cadre IPB Septembre Salon Metro’Num Lors du salon Metro’Num, la rencontre des services numériques urbains et territoriaux, le Centre Inria Bordeaux – Sud-Ouest a présenté ses recherches au service de la ville. Inria a signé le 4 novembre un accord-cadre de partenariat scientifique avec l’Institut Polytechnique de Bordeaux, en présence d’Antoine Petit. Conférence IHM 2013 La conférence francophone sur l’Interaction Homme-Machine a eu lieu pour la 1ère fois à Bordeaux, co-organisée par Inria et l’AFIHM. MAI Jean Roman directeur par interim Suite au départ d’Isabelle Terrasse, Jean Roman, par ailleurs Directeur 33
  • tiMeline 2014 SEPTEMBRE roAdeF 2014 nuit des chercheurs il s’agit du 15 congrès annuel de la société française de recherche opérationnelle et d’aide à la décision, coorganisé par l’équipe de recherche RealOpt du Centre inria Bordeaux - Sud-Ouest, l’institut de mathématiques de Bordeaux (imB), le Laboratoire d’informatique de Bordeaux (LaBRi) et le Cluster d’excellence CPU de l’Université de Bordeaux. http://roadef2014.sciencesconf.org/ Une soirée dédiée à la découverte des sciences à laquelle les chercheurs du centre contribuent, en collaboration avec Cap Sciences. AOUT siGGrAph 2014 Cet événement international de référence en matière d’imagerie numérique, se déroule à Vancouver au Canada. Une dizaine d’équipes inria y présentent leurs avancées. http://s2014.siggraph.org/ magazine 34 modélisation géométrique et maillage d’un matériau nanostructuré. 12 3 23 0 14 13 0 22 4 13 CENTRE DE RECHERCH E BORDEAUX _ SU D-OUEST 200, avenue de la Vieille 33405 Tale Tour nce Cedex +33 5 24 57 40 00 plugin-bo rdeaux@in ria.fr www.inria. fr/bordeau x @inria_bor deaux RECHERCHE CENTRE DE _ SUD-OUEST BORDEAUX Tour de la Vieille 200, avenue nce Cedex 33405 Tale 40 00 +33 5 24 57 r aux@inria.f plugin-borde r/bordeaux www.inria.f eaux @inria_bord HERCHE UN AN DE REC Dédiée à l’aérodynamique des véhicules terrestres, la conférence internationale est une des toutes 1ières organisée en europe sur ce sujet et plus particulièrement à Bordeaux, par des chercheurs de l’équipe mC2 du Centre. http://aerovehicles1.sciencesconf.org/ réponse marque-page MA MAGAZINE GAZINE conférence Aerovehicles inria organise, en partenariat avec la Fing et euratechnologies, le rendezvous de l’open source à la croisée de l’industrie et de la recherche. Open source, open networks, open hardware… les futures technologies sont au programme. https://fossa.inria.fr/ AU CENTR E INRIA BO _ EAUX _ EST RD UX SUD-OU SUD-OUE ST INRIA BORDEA AU CENTRE avec une première édition en 2011, Le centre organise un stage de découverte des sciences du numérique en partenariat avec le CnRS et l’Université de Bordeaux. Pendant 4 jours des élèves volontaires assistent à des conférences et ateliers. ils montent un mini-projet aux côtés des chercheurs, ingénieurs et spécialistes de la médiation scientifique. FossA 2014 RECHERCH E stage Mathc2+ NOvEMBRE en 2014, le Centre inria Bordeaux – Sud-Ouest fêtera ses 6 années d’existence et prépare un événement qui réunira ses partenaires institutionnels, académiques, industriels ainsi que les acteurs aquitains de l’innovation et du numérique. UN AN DE AvRIl   Les 6 ans du centre plugnn lug’i’i p ème it-il ? De quoi s’ag 34 De quoi s’ag Réponse p. it-il ? Réponse p. 34 FEvRIER
  • Ú un environnement scientifique de niveau international Ú des équipements de recherche uniques Ú des opportunités de carrière : chaires junior, chaires senior, post-doctorats internationaux, professeurs associés... des domaines scientifiques prioritaires › matériaux avancés › neurosciences › archéologie › certification numérique › environnement › imagerie translationnelle › optique-laser › cardiologie www.u-bordeaux.fr
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