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Découvrez CONNECT, le premier numéro du magasine de la direction du transfert et de l'innovation. Au sommaire : le transfert et la recherche pour les services mobiles, partenariat INRIA - OSEO, le contrôle métabolique assisté par oridnateur...

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  • connect 01 innoVer aVec les scIences numérIques // décembre 2010 07// focus transfert et recherche pour Les servIces mobILes03// en bref 05 // décryptage 10 // InItIatIvesLa charte d’engagement L’InrIa et oseo, un Le contrôLevoLontaIre pour Le partenarIat au servIce métaboLIque assIstédéveLoppement durabLe de L’InnovatIon par ordInateur
  • sommaIre édIto 03_en bref tour d’horizon de l’actualité des stic. des opportunItés 05_décryptage interview de laure reinhart, directrice générale pour Les pme déléguée d’oseo, et de bruno sportisse, directeur davId monteau, responsabLe de L’InnovatIon À L’InrIa du transfert et de l’innovation à l’inria. pour une entreprise, l’innovation est la seule source durable d’un avantage compétitif. Parmi les nombreuses manières d’innover, une voie particulièrement efficace consiste à tirer parti des connaissances nouvelles et des inventions de la recherche publique pour étoffer son offre. Le magazine Connect est d’ailleurs destiné à présenter rapidement des opportunités concrètes de transfert, afin d’ouvrir aux PME l’accès aux compétences et aux technologies de la recherche dans le domaine du numérique. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un partenariat plus large entre OSEO et l’INRIA visant précisément à intensifier et à accélérer ce transfert vers les PME. Le programme de ce partenariat vous est “décrypté” en ouverture de ce premier numéro. Au fil des pages, des entrepreneurs vous font 07 partager leur expérience du transfert technologique, et de nombreux travaux de recherche menés à l’INRIA ou chez ses _focus partenaires universitaires vous sont présentés. Le transfert est avant tout une affaire les services mobiles. de personnes : c’est pourquoi Connect vous invite à établir 10_InItIatIves un lien avec des scientifiques motivés dont les compétences Un partenariat autour d’une innovation médicale. vous intéressent et avec des professionnels dont la mission est de vous accompagner 11_À savoIr au long cours dans ce type agenda, rencontres, rendez-vous d’opération. et publications du mois. Bonne lecture et n’hésitez plus, Connectez-vous ! 12_partenarIat le i-lab : créateur de valeur ajoutée. connect est le magazine coconçu par oseo et l’inria, l’institut public de recherche entièrement dédié aux sciences numériques. connect_n°01 // décembre 2010. dIrecteur de La pubLIcatIon : michel cosnard. dIrecteur de La rédactIon : laurent stencel. rédacteur en chef : céline acharian. comIté de rédactIon : céline acharian, marie gallas-amblard, Jean-christophe gougeon, david monteau. crédIts photo : inria-ina/imedia, inria/Kaksonen, inria/g. maisonneuve, inria/c. tourniaire, fly-n-sense company, e. lasalle, oseo, thinkstock 2010, a. thirion. conceptIon & réaLIsatIon . ImpressIon : artecom, papier certifié Pefc. 02_Connect_ numéro 01 // décembre 2010Logotype Equivalence Tons directs
  • en l’actU des sticbreffédératIon françaIse des téLécoms résuLtatsune charte d’engagement voLontaIrepour Le déveLoppement durabLe énergétique des réseaux dans un contexte de fort développement des usages, avec des engagements concrets 63 mILLIons : c’est le nombre de smartphones vendus au des opérateurs sur la consommation deuxième trimestre 2010. d’énergie des réseaux, des centres les ventes ont augmenté de 50 % par rapport à la même période de données, des box ADSL et des de l’année passée. il se vend décodeurs TV ; désormais dans le monde plus – diffuser les usages innovants des de smartphones que de Pc ! TIC en faveur du développement Source : cabinet IDC. durable : réseaux de transport, réseauxLe 22 juillet dernier, Chantal Jouanno, d’énergie intelligents, bâtimentsà l’époque secrétaire d’État chargée de économes, télétravail oul’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, dématérialisation ;à l’époque secrétaire d’État chargée – encourager la consommation durablede la Prospective et du Développement avec la généralisation d’offres de reprisede l’économie numérique, et FrankEsser, président de la Fédération des téléphones usagés et le déploiement de l’affichage environnemental ; 2% des émIssIons mondIaLes de gaz À effet de serre sont dues auxfrançaise des télécoms, ont signé – responsabiliser la chaîne complète technologies de l’information et de laune charte d’engagement volontaire de production avec la diffusion des communication (tic). ce chiffre pourraitdu secteur des télécommunications critères de responsabilité sociale des cependant s’alourdir en raison de la très fortepour le développement durable. entreprises (RSE) pour la sélection et croissance du marché. syntec informatique, la chambre professionnelle des sociétésFidèle à la démarche initiée lors l’évaluation des principaux fournisseurs ; de conseil et de services informatiques,du Grenelle Environnement, cette – inscrire les entreprises du secteur des éditeurs de logiciels et des sociétés decharte a cinq principaux objectifs : dans une démarche de progrès conseil en technologies, milite donc pour– maîtriser la consommation continu et d’écoresponsabilité. une démarche pérenne de comptabilisation systématisée des gaz à effet de serre grâce aux technologies de l’informatique.appeL À projets 1,6InnovatIve medIcIne InItIatIveL’appel à projets Innovative Medicine susceptibles de participer au montageInitiative (IMI) est d’un point de vue d’un projet, mais aussi pour inviterfinancier le partenariat public/privéle plus important au monde dans les entreprises qui sont sensibles à ces sujets à se manifester. Sept PME françaises mILLIardle domaine des sciences de la vie. contribuent au premier appel, avec un de doLLars envIron a été accordéIl représente jusqu’à présent deux financement attendu de 4,3 M€ sur les cinq À ce jour par Le gouvernement fédéraLmilliards d’euros à part égale entre les prochaines années. L’appel à projets définitif amérIcaIn pour le secteur “healthcare it”.États européens participants et les sera publié durant le dernier trimestre 2010. le montant total des subsides déjàentreprises pharmaceutiques. Un travail accordés dans le cadre du plan américainest en cours animé par le coordinateur contact : stéphane denepoux. de relance (“stimulus bill”) approche e-maIL : stephane.denepoux@ les 49,57 milliards de dollars, sur un totalfrançais de l’initiative, non seulement aLsace-bIovaLLey.com.pour identifier les équipes de recherche prévu de 787 milliards de dollars. téL. : 03 90 40 30 07. Connect_ numéro 01 // décembre 2010 _03
  • en l’actU des sticbrefaéronautIque et spatIaLL’aquItaIne parIe sur télexLes systèmes de drones nokIa et InteL : un LaboratoIre commun pour La 3d sur mobILes Pour développer la 3d sur mobiles et smartphones, nokia et intel, en collaboration avec l’université finnoise Le drone seeker d’oulu, ont ouvert le Joint innovation fns 900 de center en finlande. l’équipe de ce 90 cm d’envergure laboratoire commun est composée est conçu par d’une vingtaine d’ingénieurs qui fly-n-sense pour des missions de ambitionnent de développer des longues distances applications de réalité augmentée et de d’inspection, cartographie, en s’appuyant sur la base de surveillance et de reconnaissance. de l’os open source meego, fusion des systèmes d’exploitation maemo de nokia et moblin d’intel, lancé en février 2010 par les deux entreprises.Fin juillet, la région Aquitaine industriels de l’aéronautique tels que monoLIx : Le LogIcIeL de sImuLatIona annoncé le lancement d’un cluster Thales, EADS ou Dassault et d’un riche pour Les IndustrIeLs des scIences“Systèmes de drones” (aéronefs tissu de PME innovantes (I2S, 2MoRO, de La vIeautonomes sans pilotes destinés BeTomorow, Fly-n-Sense, AéroDRONES, le groupe de travail monolix (modèlesà l’observation civile ou militaire). etc.). Surtout, l’Aquitaine a la chance non linéaires à effets miXtes) vientAfin de structurer ce secteur en plein de posséder, au camp de Souge situé de publier la version 3.2 du logiciel libre monolix. concepteurs, développeursdéveloppement, la région prévoit sur la commune de Martignas-sur-Jalle et utilisateurs du logiciel travaillentla création d’un comité de pilotage (Gironde), la seule zone française ensemble à l’amélioration de ceprésidé par le conseil régional d’essais de drones non militaires. précieux outil théorique, dédié à l’étuded’Aquitaine et de cinq groupes de travail Des démonstrations de vols d’essai ont des phénomènes biologiquescoanimés par la région et Thales, mais d’ailleurs constitué l’un des temps fort complexes. ce modèle à effets mixteségalement l’élaboration d’une feuille du premier Salon européen sur les (mécanistiques et statistiques)de route chiffrée qui sera présentée micro- et minidrones. Baptisé UAV Show permet d’expliquer la variabilité de suites d’observations : il est devenudébut 2011. Si l’Aquitaine souhaite Europe (UAV signifie Unmanned Aerial crucial dans la recherche pharmaceuti-se positionner comme la région Vehicle), cette manifestation inédite que, en cancérologie, en agronomie,de référence dans ce domaine de pointe a rassemblé, les 15 et 16 septembre en génétique ou en neurosciences.et devenir le leader européen des derniers à Mérignac (Gironde), unesystèmes de drones à l’horizon 2020, cinquantaine d’exposants autour d’un pour en savoIr pLus : www.software.monoLIx.orgc’est parce qu’elle bénéficie de la programme de conférences, d’ateliersprésence sur son territoire de grands thématiques et de rendez-vous d’affaires.croIssanceune communauté d’exceLLenceLa communauté numérique OSEO ont plus de dix ans, 25 % ont moins de en cumulé, plus de 34 milliards d’eurosexcellence compte aujourd’hui près de cinq ans, 88 % sont innovantes et 85 % de chiffre d’affaires et 186 000 emplois.1 600 entrepreneurs, choisis déclarent exporter. Avec une croissancepar OSEO pour leur potentiel de à deux chiffres de leurs effectifs pour en savoIr pLus :croissance. La majorité des entreprises et chiffre d’affaires, elles représentent, www.exceLLence.oseo.fr04_Connect_ numéro 01 // décembre 2010
  • décryptageaU PrintemPs dernier, l’inria et oseo se sontassociés afin d’accroître les caPacités d’innoVationdes Pme dans le domaine dU nUmériqUe et dU logiciel.Un Partenariat PrometteUr.Laure reInhart, dIrectrIce généraLe déLéguéed’oseo, et bruno sportIsse, dIrecteur du transfertet de L’InnovatIon de L’InrIatransfert de technoLogIeséLargIr La “bande _pouvez-vous rappeler les activités respectives d’oseo et de l’InrIa enpassante” entre matière de transfert de technologies ? Laure reinhart : Chez OSEO, le transfertLes pme et Le monde de technologies s’exprime sous forme de mise en contact concrète entre les PME et la recherche scientifique. Il s’agit nonde La recherche seulement d’aider les PME à intégrer de nouvelles technologies dans leurs offres de produit ou service, mais aussi d’ac- compagner la recherche pour qu’elle prenne en compte leurs besoins et leurs capacités à mettre sur le marché ces savoir-faire. bruno sportisse : Le transfert fait égale- ment partie des missions historiques de l’INRIA. L’Institut élargit désormais cette activité aux PME, notamment avec la mise en œuvre des I-Labs, laboratoires communs entre une PME et une équipe- projet INRIA. Notre partenariat avec OSEO et le lancement de ce magazine d’information sur les opportunités dans le domaine numérique illustrent bien le renforcement de la politique de transfert de l’INRIA dans cette direction. Un point clé est d’observer activement les éco- systèmes des PME pour mieux compren- dre leurs attentes. _en quoi cette collaboration renforce- t-elle le transfert de technologies ? L. r. : En partageant nos actions et nos expertises avec l’INRIA pendant trois ans, nous élargirons et optimiserons la “bande passante du savoir” entre recherche et entreprises. D’un côté, l’INRIA a une connaissance approfondie des capacités Connect_ numéro 01 // décembre 2010 _05
  • décryptageaux côtés d’oseo, de la recherche et, de l’autre, OSEO facilite l’accès des TPE et PME aux dispo- managers de PME et où ont été présen- tés une quinzaine de démonstrateursnoUs sommes à sitifs de financement de l’innovation. Nous sommes donc tout à fait complé- technologiques de l’INRIA. Nous plani- fions plusieurs autres événements de cemême d’offrir Un mentaires ! b. s. : Les modalités de l’accord reflètent type dès la rentrée pour sensibiliser les entreprises et qualifier les projets deaccomPagnement nos motivations et s’appuient sur transfert éventuels. Des professionnelsglobal à nos trois principes : la définition de priorités stratégiques conjointes sur des thèmes du transfert de technologies avec un fort background industriel sont également àinterlocUteUrs, de transfert et d’innovation dans le domaine du numérique, la consolidation l’écoute des entreprises en vue de facili- ter ces rapprochements.en cohérence ou la création dans nos domaines d’une dynamique de projets de transfert vers _que doivent attendre les responsables deaVec l’animation des PME, en partenariat avec les pôles de pme de ce partenariat à moyen terme ?des écosystèmes compétitivité, et le renforcement d’une logique de suivi et d’accompagnement, L. r. : Il doit faciliter leur collaboration avec la recherche. L’accord positionne lesd’innoVation Par sur le long terme, de projets à fort poten- tiel. Un tel accord crée de la confiance, ce deux partenaires comme des “facilita- teurs d’activité” entre recherche et entre-les Pôles de qui est un élément déterminant pour dynamiser le transfert. prise. Au-delà de la mise en contact, il s’agit d’inclure les entreprises aux grandscomPétitiVité. _comment comptez-vous rapprocher les projets développés dans les pôles de compétitivité et dans les dispositifs debruno sportIsse chercheurs et les pme ? financement existants. b. s. : Il faut dynamiser le dialogue entre b. s. : Ce pont que nous construisons les deux mondes. Nous avons, par exemple, entre la recherche et les PME passe par coorganisé récemment une rencontre la permanence des contacts, “l’effet réseau”. – “La ville numérique durable” – avec Aux côtés d’OSEO, nous sommes à même les pôles de compétitivité Systematic, d’offrir un accompagnement global à nos Advancity et Cap Digital, sur le campus interlocuteurs, en cohérence avec l’ani- du plateau de Saclay (Essone), à laquelle mation des écosystèmes d’innovation par ont participé une cinquantaine de les pôles de compétitivité.tout un programme ! mIser sur des pme Innovantes, comme hpc projectd’une durée de troIs ans, le partenariat créée À montpeLLIer en décembre 2007 de l’enseignement supérieur et de la recherche,entre l’inria et oseo se manifeste par un par Pierre fiorini, hPc Project est une Pme cette jeune pousse bénéficie aussi, depuis 2008,programme ”stic-Pme”, portant notamment sur spécialisée dans la conception de logiciels pour d’une aide financière d’oseo et d’un partenariatl’accès des Pme innovantes au calcul intensif, l’exécution optimisée de codes requérant soit technologique avec l’inria. cette année, dessur le développement des applications mobiles une puissance de calcul élevée, soit une mémoire équipes de l’inria ont accompagné hPc Projectsur smartphones et sur la ville numérique importante. ses solutions de calcul à haute pour développer un i-lab.durable. Un comité de pilotage, composé de performance concernent des domaines aussireprésentants de l’inria et d’oseo, se réunira variés que l’ingénierie industrielle, la recherchedeux fois par an pour définir les actions pétrolière, les biotechnologies, la motorisation, contact : pIerre fIorInI, pdg de hpc project.conjointes et en dresser le bilan. etc. soutenue depuis ses débuts par le ministère e-maIL : pIerre.fIorInI@hpc-project.com06_Connect_ numéro 01 // décembre 2010
  • focus télécoms, réseaUX, mUltimédiaservIces mobILesl’innoVationtechnologiqUe aUcœUr dU marchéL’InnovatIon technoLogIque estaU centre dU marché de la mobilité,dans les domaines des réseaUXde télécommUnications mobiles,des logiciels de base oU descontenUs PoUr mobiles.le déVeloPPement de solUtionsadaPtées illUstre la stratégiede l’inria et de ses Partenaires.d epuis 2008, le smartphone s’est imposé comme Field Contact (NFC), 3G+ et, bientôt, 4G intégrée, etc. Ils l’appareil de la mobilité. Cette année, il s’en se prêtent à des applications et à des usages inédits, écoulera plus de 525 millions dans le monde *. comme le paiement par contact sans fil. « Les services Dopés par le succès grand public de l’iPhone mobiles se développent vite, essentiellement autour de d’Apple et des solutions concurrentes, les reve- quatre axes : l’ubiquité des applications, les données géo-nus des ventes d’applications atteindront 29 milliards de localisées, l’accès aux réseaux sociaux et l’accès aux conte-dollars en 2013. Et pour la première fois, au deuxième nus numériques », explique Bernard Odier, responsabletrimestre 2010, il s’est vendu plus de smartphones que de du transfert de technologies dans le domaine Télécom-PC sur le marché mondial : un créneau très convoité… munications et Multimédia à l’INRIA.Les smartphones constituent de nouvelles plateformes, C’est en créant le concept des boutiques d’applicationsdotées d’attributs innovants : GPS, écrans tactiles, Near qu’Apple a donné au marché le modèle économique qui Connect_ numéro 01 // décembre 2010 _07
  • proposer des accélérateurs d’applications », reprend Bernard Odier. L’équipe-projet de recherche INRIA TREC planche sur l’optimisation stochastique des grands réseaux ; HYPERCOM étudie la performance des protocoles en “couches basses”, en partenariat avec la start-up Luceor – cette PME fonde son développement sur le protocole OLSR, mis au point à l’INRIA et devenu le standard des réseaux autoadaptatifs Mesh. collaboration entre Autre axe de recherche important : la qualité de service. l’équipe-projet ImedIa et l’Ina sur la détection Les fluctuations de la propagation radio modifient celle de copies vidéo. des contenus transmis, en particulier la transmission de en haut : image post- produite (“Les duos de la vidéo numérique. TEMICS travaille sur des systèmes l’impossible”, mai 2005). de codage adaptés permettant de l’améliorer et DIONYSOS, en bas : image originale (mike brant, Laisse-moi sur la mesure de l’expérience de l’utilisateur vidéo, dans t’aimer, 1970). le cadre du projet “QOS Mobile” mené au sein du pôle de compétitivité Images et réseaux. Les acteurs du marché sont aussi confrontés à l’hétérogénéité des protocoles de transmission et de codage radio (3G+, Wimax, LTE, etc.). lui manquait pour évoluer. Une innovation qui s’est Une solution consiste à développer un logiciel en inter- généralisée : en 2009, il existait une trentaine de boutiques face des applications utilisateur. « L’INRIA planche sur les généralistes d’applications. Plusieurs systèmes d’exploi- middleware d’interopérabilité, fonctionnant sur tous les tation se disputent la plateforme du smartphone : iPhone protocoles radio et les différents systèmes d’exploitation OS (Apple), BlackBerry® OS (RIM), Android (Google), mobiles », ajoute Bernard Odier. Les découvertes de Symbian (Nokia), etc. Ce morcellement est renforcé par l’équipe-projet ARLES sur la diffusion des données des approches divergentes : les écosystèmes fermés, mobiles dans les environnements hétérogènes, notam- comme chez Apple, contrôlent l’accès à leurs plateformes ; ment, ont abouti à la création de la start-up Ambientic, Google et Samsung jouent la carte du logiciel libre et de qui offre des services mobiles lors de manifestations l’ouverture. Et il faut, de plus, faire la différence entre les événementielles. applications natives (exécutées sur le terminal), et celles s’ouvrant à travers un navigateur externe. des contenus pLus mobILes « L’offre sur ce marché de rupture est segmentée et pilotée par Le travail d’adaptation des contenus aux smartphones l’innovation et les technologies nouvelles », souligne Bernard constitue un domaine d’activité où les demandes de Odier. C’est pourquoi l’INRIA et ses partenaires dévelop- transfert de technologies sont nombreuses. Le Labora- pent des solutions adaptées aux défis posés par ce nouvel toire Lorrain de Recherche en Informatique et ses Appli- écosystème de la mobilité. « Il faut d’abord optimiser l’archi- cations (LORIA) et l’INRIA mènent, à Nancy, des travaux tecture du réseau mobile, pour faciliter le déploiement du très sur la structure des documents numériques (par exem- haut débit, soulager les réseaux existants déjà saturés et ple, l’étude des technologies permettant de recadrer etLe bon sens près du LabrI adam rouLe au cappucInoLes servIces mobILes ne se limitent pas aux smartphones. les recherches en Le projet cappucIno développé par l’équipemobilité, Ubiquité et sécurité (mUse) menées par le laboratoire bordelais de adam de lille propose des solutions fiables auxrecherche en informatique (labri) portent plus largement sur l’internet des problèmes de conception, de déploiement etobjets. le labri a ainsi développé des flottes d’objets mobiles communicants d’exécution d’applications pour des environnementsinterconnectés deux à deux, une initiative en cours de déploiement pour des nomades et ubiquitaires. caPPUcino développe, enservices sécurisés dans le domaine des drones civils (aéronefs sans pilote collaboration avec des acteurs de l’industrie du commerce,humain à bord), en collaboration avec la start-up fly-n-sense. le labri travaille comme auchan et les 3 suisses, des services de vente accessiblesaussi sur l’adaptation des flux de télévision numérique pour la diffusion sur à partir de plateformes et d’équipements variés, en s’adaptantréseaux mobiles hétérogènes, un sujet très actuel. en fonction de l’écosystème de l’utilisateur.08_Connect_ numéro 01 // décembre 2010
  • télécoms, réseaUX, mUltimédiad’adapter des pages au format d’un smartphone). TEMICS « Deux grands domaines de recherche offrent des perspecti-étudie les méthodes de codage et de compression d’ima- ves encourageantes : les techniques d’interface 3D et d’inter-ges et de vidéos. Les techniques d’indexation et de recon- action sur mobile, déployées notamment par nos scientifiquesnaissance d’images sont prisées des créateurs sur des projets tels qu’InSITU ou IPARLA, et le développe-d’applications multimédias. « Les recherches menées sur ment de réseaux de capteurs mobiles ou de terminaux pourl’image par les projets LEAR ou IMEDIA, comme celles de des réseaux mobiles autoorganisés, étudié par POPS, NECSWILLOW sur la reconnaissance des segments vidéos, sont et SWING, entre autres », conclut Bernard Odier. Ces tra-susceptibles de nombreuses applications industrielles vaux nous rapprochent de l’ère des objets mobiles inter-concrètes », souligne Bernard Odier. Les éditeurs de jeux connectés et intelligents.vidéo apprécient le traitement du son et de la voix. Les * Source : GfK.chercheurs de METISS travaillent sur la spatialisationdes effets sonores. Un brevet de l’INRIA a d’ailleurs ététransféré à la PME Eden Games. Les travaux des équipes Les équIpes de recherche cItées dans cette rubrIque sontWAM et PAROLE sur la reconnaissance et le guidage rattachées À une ou pLusIeurs InstItutIons françaIses : cnrs,vocal permettront de développer des applications inno- écoLes d’IngénIeurs, InrIa et unIversItés.vantes, tel le guidage des aveugles. pour tout renseIgnement, contact : bernard.odIer@InrIa.fr À quel besoin l’Initiative transfert de technologies, accélérer Services Mobiles (ISM) ce dernier et améliorer le développement des compétences. répond-elle ? Dix actions concrètes sont mises Les services mobiles se développent en place pour y parvenir : centres sur un marché en pleine mutation, de ressources, création de projets piloté par l’innovation. La France collaboratifs nationaux, dispose d’un riche tissu d’acteurs cartographie du marché, mise à sur l’ensemble de la chaîne de disposition de données publiques valeur. Leurs initiatives ont besoin et privées, panel de tests, invitation d’être coordonnées et animées de spécialistes internationaux, au sein d’une communauté, outils de distribution, mobilisation afin d’alimenter et d’accélérer des étudiants, accueil de la croissance de ce marché. développeurs résidents et formation. Quels objectifs tenir ? L’ISM entend rassembler l’ensemble Comment la mise des acteurs nationaux de la mobilité pour dynamiser l’écosystème en œuvre français : grands donneurs d’ordres, s’organise-t-elle ? tels qu’équipementiers et opérateurs, Trois chantiers sont déjà lancés : développeurs d’applications, centres une cartographie du marché et devu par... françoIs bancILhon, de recherche, start-up, pôles de compétitivité, associations l’écosystème, une place de marché et un soutien aux PME dans leurcoordinateUr de l’initiatiVe régionales dédiées, etc. Fédérer les recherche de financement.serVices mobiles. initiatives permettra de faire croître Le site mobile-jungle.org recense la part de la France sur ce marché les acteurs, les technologies, lescette strUctUre Vient stratégique. expertises et les applications. Enfin,d’être créée PoUr stimUler un programme d’accompagnementl’écosystème français des des PME a été lancé par l’INRIAaPPlications et des serVices Avec quelles actions ? et OSEO, afin de soutenir et de L’initiative est structurée autour financer le transfert aux PME danssUr terminaUX mobiles. de trois priorités : stimuler le le domaine des services mobiles. Connect_ numéro 01 // décembre 2010 _09
  • InItIatIves santéréanImatIonun partenarIat autourd’une InnovatIon médIcaLedepuIs deux ans, L’InrIa et La socIété Lk2 déVeloPPent, aVec l’aide dU centrehosPitalier de chartres, Un disPositif de contrôle glycémiqUe assisté ParordinateUr PoUr diminUer la mortalité à l’issUe des séJoUrs en réanimation.e n 2001, les travaux de l’équipe 450 LIts d’hôpItaux équIpés et au rôle pionnier du Centre hospita- du professeur Van den Berghe, pour tester Le cgao lier de Chartres, les partenaires du pro- à Louvain, en Belgique, prou- Sur les conseils de Michel Sorine, LK2 jet collectent, depuis novembre 2009, vaient qu’un meilleur contrôle embauche un ingénieur thésard dans le les données glycémiques des patients de la glycémie des patients en cadre d’une convention industrielle de bénéficiant du dispositif. « CGAO-Rearéanimation pouvait faire chuter de 8 % à formation par la recherche (CIFRE) avec est, dans le domaine de la réanimation, la4,6 % leur mortalité (mesurée quatre- l’INRIA, afin de développer le logiciel plus grande étude biomédicale contrôléevingts jours après la sortie de l’hôpital). applicatif. « Il est salarié LK2, travaille jamais réalisée en France. Un bilan d’étapeEn France, cette étude interpelle le doc- au sein de l’équipe SISYPHE et reçoit l’ap- doit être rendu début 2011 avant de déci-teur Pierre Kalfon, chef du service de pui technique du Centre hospitalier de der de sa poursuite, pour atteindre le panelréanimation polyvalente du Centre hos- Chartres », précise Gilles Raffali, prési- nécessaire de 6 422 patients en 2012. »pitalier de Chartres, qui la reprend à par- dent de LK2. Dans le même temps, Pierre Pour Gilles Raffali, « ce chantier va per-tir de 2006, afin d’offrir aux soignants un Kalfon dépose un dossier de recherche mettre à LK2 de se positionner comme leoutil informatique de contrôle glycémi- auprès de la Société française d’anes- spécialiste du contrôle métabolique assistéque sans surcharge en soins infirmiers. thésie et de réanimation (SFAR) pour par ordinateur en développant des outils« Pierre Kalfon a contacté l’lNRIA en vue évaluer le dispositif CGAO dans le cadre innovants pour le secteur de l’anesthésie-d’établir un partenariat de recherche et de d’une étude multicentrique, CGAO-Rea, réanimation ».créer les outils nécessaires à son projet. Un qui reçoit le grand prix SFAR en 2008. * Signaux et systèmes pour la physiologie et l’ingénierie.partenaire industriel, la PME LK2, déve- « Les 400 000 euros du prix ont permis deloppe un prototype de contrôle glycémique financer une grande partie de l’étude, quiassisté par ordinateur (CGAO), utilisable se concrétise actuellement dans l’équipe-en réanimation », rappelle Michel Sorine, ment de 450 lits dans 60 services de réa- contact : mIcheL sorIne, dIrecteur de rechercheresponsable de l’équipe SISYPHE * à nimation », nous explique Michel Sorine. À L’InrIa et responsabLe de L’équIpe-projet sIsyphe.l’INRIA. Grâce à cette collaboration exemplaire e-maIL : mIcheL.sorIne@InrIa.fr Le processus de transfert et d’accompagnement des pme 1 comprendre 2 établir un 3 trouver la 4 reCruter 5 • adaptation  6 IntégrAtIon et formaliser projet de meilleure un ingénieur de la technologie dans le beSoIn transfert de la solution de qui réalisera au besoin. l’offre de de l’entreprise. technologie. fInAnCeMent. le transfert. • preuve de concept l’entreprise.10_Connect_ numéro 01 // décembre 2010
  • À savoIr agenda 21 janvIer 2011 rencontre InrIa-IndustrIe servIces mobILes depuis une quinzaine d’années l’inria organise des manifestations nationales et thématiques au cours desquelles l’institut présente son offre de recherche et de transfertcaLcuL haute performance (hpc) à destination des entreprises d’un secteur donné, en premier lieuLe hpc enfIn accessIbLe aux pme Innovantes des Pme. Pendant une journée, le 21 janvier 2011, à nice-sophiaInitiative HPC-PME, c’est le nom du des capacités de développement offertes antipolis, les industrielsprogramme lancé conjointement par par le HPC. En les soutenant tout et Pme innovantes sont invitésGENCI, l’INRIA et OSEO à l’été 2010, en au long de leur première approche à découvrir en direct lespartenariat avec quatre pôles mondiaux du calcul haute performance, démonstrations des travaux dede compétitivité, pour faciliter et le programme apporte aux PME recherche des équipes-projetsencourager l’accès des PME au calcul une aide technique, commerciale et de l’inria.haute performance (HPC). financière en vue de construire unBâti en cohérence avec les projet d’innovation industrielle. Qu’ilrecommandations du plan France s’agisse d’optimiser les performancesNumérique 2012, ce programme vise de leurs technologies ou de préparer 23 novembre 2010à soutenir et accroître la compétitivité les innovations de demain, l’objectif est imatch sécurIté/preuvedes PME, dont les projets d’innovation d’amener les PME à prendre la mesure de programmesindustrielle peuvent tirer parti de de l’intérêt économique du HPC au l’inria propose des rencontresl’utilisation du calcul haute regard de leur modèle de croissance. thématiques entre Pmeperformance. Au cœur du dispositif : et équipes de recherche,un accompagnement dans la durée pour en savoIr pLus : baptisées imatch. le dernier www.InItIatIve-hpc-pme.orgpour garantir une intégration efficace rendez-vous, sur le thème de la sécurité, a eu lieu le 23 novembre 2010 à saclay, au Parc orsay Université. l’imatch sécurité/Preuve hausse des InvestIssements dIrects dans Les entreprIses de Programmes, organisé bILan du sIte de mIse en reLatIon oseo capItaL pme en partenariat avec systematic et oseo, a permis de présenter notamment à des personnes physiques d’investir des solutions issues de nos dans le capital des Pme et de réduire ainsi leur équipes autour des thèmes impôt (isf ou ir). oseo capital Pme regroupe de la vérification de protocoles aujourd’hui plus de 6 100 investisseurs, cryptographiques, la détection plus de 4 000 sociétés, 1 500 porteurs de projets d’intrusions, et les modèles pLus de 45 mILLIons d’euros ont été levés et 2 200 conseils. au cours du premier semestre 2010 sur le site et méthodes de preuve capital Pme d’oseo par les seules entreprises * Loi sur le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat. de programmes pour détecter ayant répondu à l’enquête (20 % des utilisateurs). les failles de sécurité et les ce montant est en forte progression depuis vulnérabilités. trois ans, date de la mise en place du dispositif pour en savoIr pLus : dans le cadre de la loi tePa*, permettant www.capItaLpme.oseo.fr contact : srIv-sacLay@InrIa.fr Connect_ numéro 01 // décembre 2010 _11
  • partenarIat édition de logiciels Le I-Lab : créateur de vaLeur ajoutée depuIs un an, Idées-3com et L’InrIa travaILLent maIn dans La maIn sur des projets compLexes de modèLes 3d. Leur quartIer généraL ? un LaboratoIre commun de recherche où toutes Les pIstes sont expLorées. retour sur une coLLaboratIon fructueuse. C’est l’histoire de deux structures qui ont laboratoire de recherche commun tout à s’apporter mutuellement. D’un financé pour moitié par chacune des côté, la PME Idées-3Com, spécialiste structures. Appelé I-Lab, il favorise d’applications 3D interactives dédiées au un partenariat à long terme, avec une marketing en ligne. De l’autre, l’équipe- feuille de route précise sur trois ans. projet MINT * de l’INRIA, qui définit de « Les chercheurs disposent de matériel nouvelles méthodes et outils pour sophistiqué, d’une expertise et d’un recul interagir sur des interfaces homme- technologique très appréciable pour faire machine en 3D. Leur idée : créer un progresser nos projets », constate Jean-Michel Flamant, cofondateur et directeur de Idées-3Com. Un enthousiasme partagé par Laurent Grisoni, responsable de l’équipe-projet MINT de l’INRIA : « Grâce à leur équipe marketing et à leurs graphistes, Idées-3Com nous apporte de la création de contenu, la possibilité de valider nos hypothèses et d’avancer sur des pistes concrètes intéressantes. » À raison d’un prototype créé tous les six mois, l’équipe commune ne chôme pas. « Nous travaillons actuellement sur une application qui permet de tester des options d’ameublement d’appartements, conclut Jean-Michel Flamant. Le I-Lab nous donne le droit d’exploiter commercialement les idées développées et offre aux thésards l’opportunité de publier des sujets sur les prototypes mis en place. » Voilà ce que l’on appelle une stratégie gagnant-gagnant ! * Équipe commune CNRS-INRIA-Université des sciences et technologies de Lille. contacts : jean-mIcheL fLamant/ jmfLamant@Idees-3com.com Laurent grIsonI/Laurent.grIsonI@InrIa.frjean-michel flamant, cofondateuret directeur de Idées-3com (à droite),et Laurent grisoni, responsable del’équipe projet mInt de l’InrIa.