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Oralité et société de l'information
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Oralité et société de l'information

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Dans la "nouvelle société" (Dirk Baecker) l'oralité devient de plus en plus important. L'example discuté dans cette conférence est la bibliothèque. Elle transmet moins les informations explicites et …

Dans la "nouvelle société" (Dirk Baecker) l'oralité devient de plus en plus important. L'example discuté dans cette conférence est la bibliothèque. Elle transmet moins les informations explicites et se concentre davantage sur les savoirs implictes et tacites transportés par des histoires et par l'orale.

Contribution à une conférence à Dakar, 2010

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  • Monsieur le Ministre, Excellences, Mesdames, Messieurs les collègues. Je vous remerci d ‘ abord pour l ‘ honneur de m ‘ avoir invité à cette conférence de haut niveau. Je vous prie de soyez induldent avec mon francais: il me manque l ‘ entrainement.
  • Gordon Moore a fait la prévision dès 1960 que chaque année le nombre de transistors sur la platine des processeurs d ‘ ordinateurs doublera. Il a eu raison jusqu ‘ aujourd ‘ hui. En même temps il prédit que le prix pour la puissance d ‘ ordinateur diminuera par moitié tous les deux ans. Cette croissance exponentielle des possibilités de l ‘ ordinateur nous a mené a ce que nous appelons la société d ‘ information.Ce n ‘ est pas seulement l ‘ avènement de l ‘ internet qui a pu être prévisible à l ‘ aide de de ce loi de Moore mais aussi ce que l ‘ on vient de voir ce dernier temps.
  • Après une période d ‘ informatique pure, des grands ordinateurs on a vu les ordinateur arriver a portée de tout le monde sous forme de ordinateur personnel. Après le quel les ordinateurs se sont de plus en plus connectés, d ‘ abord techniquement parlant (physical) mais de plus en plus d ‘ une manière logic c ‘ est-à-dire d ‘ une façon abstrait ou d ‘ une autre: sémantiquement, socialement, en tant que service et très intégré dans le flux actuel du temps: groupé autours des événement de la réalité. Ce qui devient de plus en plus dynamique e façon que l ‘ on parle déjà de réalité augmentée - ajoutée et non plus - virtuelle.Mais parmi ces développements le phénomène le plus important est le fait que le web a été libéré de sa base technologique est - comme avant l ‘ ordinateur - c ‘ est maintenant le web qui est à la portée de tout le monde. C ‘ est ce que l ‘ on appelle le web social ou le web 2.0. Et avec des machines comme le I-Phone ou d ‘ autre téléphones portables intelligents - l ‘ expression „a la portée “ peut être entendue littéralement.Ce qui fait surgir le vrai caractère de cet instrument qu ‘ est l ‘ ordinateur ou - vu de l ‘ autre perspective: le vrai caractère de l ‘ homme s ‘ empare de cet instrument.
  • On a dit que la troisième nation au monde s ‘ appelle maintenant facebook. Ce réseau social compte plus de 400 Millions d ‘ habitants (ou membres si vous voulez) plus que les Etats Unies. Et Facebook n ‘ est pas le seule des médias sociaux: il y aussi MySpace, Flickr, et finalement Twitter.Les gens se réunissent sur le web, utilisent la technologie juste pour se rencontrer pour parler et pour échanger - non pas les informations, mais des sentiments, des émotion ou des rapports. On y fait des „amis “ - on est dans le réseau avec beaucoup d ‘ autres, on est plus seul devant l ‘ ordinateur. On redevient social: l ‘ homme étant un être social. On raconte des histoires, on joue ensemble, on échange photos, vidéos et anecdotes.
  • Ceci est particulièrement visible avec ce service qui s ‘ appelle twitter comme „gazouiller “ . On y suit son nuage de relations qui sont a la disposition pour entendre comment on va actuellement, ce qu ‘ on fait ou resent et qui sont aussi disponible pour répondre à des question et des demande d ‘ information. C ‘ est la communauté: comme une tribu moderne (comme le dit Peter Block: dans son livre Community: The Structure of Belonging . San Francisco: Berrett-Koehler Publishers, 2008.)-
  • Et déjà en ce moment interviennent les institutions d ‘ infrastructures informationnelles. Vous vous souvenez de la campagne électorale de Barack Obama: „Yes we can “ ? Il l ‘ a mené aussi - certains disent surtout avec les moyen du nouveau web. Le mois dernier: La bibliothèque du congrès américain a décidé d ‘ archiver tout le gazouillage de twitter: ! Plusieurs années plutôt la bibliothèque nationale allemande a vue dans sa la nouvelle loi fondatrice l ‘ obligation d ‘ archiver „pour toujours “ des médias non-corporels. Jusqu ‘ aujourd ‘ hui personne ne sait ce que c ‘ est. Et rien n ‘ est archivé - ou très peu par rapport a la Library of Congress.
  • Mais si on considère tout le nouveau univers qui se crée actuellement dans le nouveau web?Brian Solis a caractérisé - il a a deux ans (2008) - tous les nouvelles possibilités dans le web avec ce cercle colorée („prism “ ) autour du slogan „conversation - l ‘ art d ‘ écouter, d ‘ apprendre et de partager “ ce qui rend très bien l ‘ essence des nouvelles possibilités du web. Surtout la multitude colorée - la diversité de l ‘ action humaine.
  • En 1999 bien avant Brian Solis: un groupe d ‘ économistes de la côte est des états unies - des profs et entrepreneurs de harvard “ on publié ce qu ‘ ils appelaient le manifesto de l ‘ internet: en francais le mainfest des évidences. Ou ils remettent en question l ‘ idée principale de l ‘ économie occidentale que le marché est régler par l ‘ échange de bien et le prix qui se règle automatiquement parce que il est l ‘ information absolue et nécessaire pour tout commerce. Même avant les nouvelles possibilités du web de conversations ils proclament que les marchés ne sont pas régler par l ‘ information qui est représenté par le prix mais par le bavardage, les conservations (dirait-je le gasouilis?) au marché.Ils nous font remarquer que même le commerce n ‘ est pas réglé par une machine mais par les humains et que le ton de la parole parfois compte plus que le contenu. La voix - i.e. - le corps - compte plus que ce que le porte parole veut que cela signifie: le signifiant plus que le signifié.Le manifesto de David Weinberger et des ses collègues a fait ravage. Il a été contesté parce qu ‘ il est assez révolutionnaire et prophétise l ‘ échange fondamentale de l ‘ économie mondiale. Il a été formulé d ‘ une façon général avec l ‘ internet en vue mais a une époque où l ‘ internet n ‘ était pas encore a ses azimuts. D ‘ une manière bizarre cette provocation en plein essor de la hausse du silicon valey visait en même temps l ‘ économie ancien/traditionelle ET la nouvelle économie éléctronique/technologique.
  • 2000 Moins révolutionaire, d ‘ un point de vue plus traditionel deux autres économistes de Harvard viennent à la conclusion que l ‘ enjeu principale dans une entreprise étant l ‘ information et que celle-ci ne peut être capter et stocker tout simplement car elle mène une vie sociale - plein de conservations et de dynamiques humains. Depuis Peter Drucker - qui entr ‘ autre a forgé le terme de la société d ‘ information - les économistes se sont convenus d ‘ accord qu ‘ un des principaux atout de l ‘ entreprise et le savoir faire de ses colaborateurs. Mais c ‘ est seulement au cours des années 90 que l ‘ on s ‘ est mis sur la question comment gérer ce savoir primordial pour la survie. On vient de découvrir surtout que ce n ‘ est pas si simple que l ‘ on an pensé: il ne s ‘ agit pas seulement de le collectionner et stocker comme d ‘ autre bien et ressources: il est collé aux personnes, il mène une vie sociale, la vie sociale de l ‘ entreprise est la base de l ‘ information de l ‘ enrepreneur….
  • L ‘ image de l ‘ Iceberg a été dessiné par les théoriciens de la gestion des connaissances: seulement 20% de l ‘ information est (peut être) explicite - la majeure partie est „tacite “ 80% = implicite: c ‘ est à dire intégré dans les personnes, les processus, les traditions, les expériences communs.Cela veut dire aussi: seulement 20% du savoir est apte à une transcription, à une externalisation - à l ‘ écrit en général. !! Bonjour Platon - un de nos premiers critiques de l ‘ écriture.
  • Le domaine de la gestion des connaissances ne relève pas de la bibliothéconomie - malheureusement. C ‘ est une invention des économistes avec l ‘ aide des psychologues récemment. Le dernier modèle pour expliquer le rapport entre information, pratique et savoir implicite a aussi recours de la glace: c ‘ est l ‘ information même qui est froide, figée. Le savoir lui, n ‘ est pas touchable, palpable - il est comme l ‘ air qui nous entoure - ou plutôt comme notre haleine - si essentielle pour vivre. Seulement quand on le pratique (comme on soufflant) on peut en devenir conscient; mais on ne l ‘ est pas forcément parce que normalement tout fonctionne inconsciemment. Le code de la route par exemple est l ‘ information, notre savoir comme on peut le pratiquer (ou non) est le savoir - conduire une voiture est la mise en pratique de ce savoir.
  • Récemmement les théoriciens de l ‘ information (David Weinberger entr ‘ autres) viennent de se pencher à nouveau sur la pyramide dite DIKW. La question n ‘ est toujours pas résolue quelle est la relation entre les différentes marches de cette pyramide ou hiérarchie. Que fait de données simples des informations? A quel moment celle la deviennent-elles du savoir? Quoi faire pourqu ‘ il devient pouvoir/compétence et peutêtre competitivité? Est-ce la sagesse? Les Lumières? Il est sûr que chaque fois quand on passe d ‘ un statut à l ‘ autre quelque chose est ajouté. Du contexte? Des Valeurs? De la compréhension? De l ‘ expérience? Aussi incompris et non analysé empiriquement reste la question ce que c ‘ est le pointe, le bout de la pyramide? La sagesse, avantage concurrentiel sur le marché?
  • En se concentrant sur la question du transfert (de la sauvegarde) du savoir les grands théoriciens de la gestion des connaissances, Ikujiro Nonaka et Hirotaka Takeuchi, l ‘ ont très bien décrit: il ne suffit pas de faire explicite le savoir d ‘ une façon ou d ‘ une autre mais de mettre en contact deux êtres humain sur un lieu définit d ‘ interaction. Ils le nomment „ba “ : place, lieu, circonstance, opportunité.
  • S1 = le signifiant maître / S2 = le savoir / das WissenS raturé = le sujet / das Subjekta = le désir, l'objet "a" / der Rest, Lust, die MehrlustLe savoir = la jouissance de l'AutreDerridas DifféranceLyotards Différend Déjà Jaques Lacan, en décrivant le „discours du savoir “ parle de l ‘ autre et la rencontre.Le savoir - a la place de l ‘ agent - vise l ‘ autre en tant que désir. Le sujet même - le S raturé en est tout simplement le produit en même temps que le signifiant maître reste la vérité refoulé. Ceci est bien entendue un modèle établi pour le discours de la psychanalyse mais on en ressent les échos chez Derrida et Lyotard avec les notions essentielle pour l ‘ époque postmoderne que la différance et le différend respectivement. Est-ce la redécouverte du vis-à-vis, du rapport ?
  • Michael Giesecke, chercheur allemand, spécialiste de l ‘ histoire des livres et de la culture du moyen age essaie d ‘ expliquer les différences de cultures de la période Gutenberg, l ‘ ère du livre et de l ‘ écrit et de la société de l ‘ information en montrant le développement des périodes le long de ce tableau: Sa conclusion est d ‘ ailleurs qu ‘ il n ‘ y a pas de barrières si concrètes que l ‘ on le soupconne entre la société de l ‘ information et l ‘ ère de Gutenberg
  • Autrefois il y avait la barrière dans les bibliothèques entre les lecteurs et les bibliothécaires. Mais avec dessein: cela rendait important le contact personel entre ceux qui connaissaient la collection et les besoins de l ‘ utilisateur. Avec l ‘ automatisation et les bibliothèques libre service rationalisé ce n ‘ est plus guère possible.
  • La société de l ‘ information par contre a développer d ‘ autres formes de contacts avec l ‘ utilisateurs comme par exemple la pompe à essence d ‘ information que l ‘ peut trouver dans un centre commercial a Helsinki. La bibliothèque devient mobile et suit le lecteur dans son environnement. Soit-ce commercial ou dans d ‘ autre voie de communication comme la radio: le pompes a essence on leur propre émission radio a Helsinki.
  • Les „Idea stores “ les boutiques a idée a Londres sont pour moi un autre exemple de bibliothèque qui va a l ‘ encontre des utilisateurs: dans les centre commerciaux, dans les quartier de tension sociales ensembles avec des cafés. Et là elles deviennent de véritable point de rencontre voir de conseil et de contact culturel souvent pour des couches sociales à l ‘ écart de la société ou des cultures tout a fait différentes qui y trouvent les médias divers de leur culture mais aussi la communauté et l ‘ aide interculturel.
  • Ici dans une ville près de Washington, Arlington, les bibliothécaires prennent la communication avec les divers groupes sociaux très au sérieux. Et vous voyez sur la photo qu ‘ il ne s ‘ agit pas de lecture sérieuse de livre mais de rencontres humaine - des conversations.
  • Le modèle de dialogue pour les bibliothèques n ‘ est pas seulement une question de contact intensifié avec le lecteur ou de variation de Lieu de rencontre ou de travails communautaire - il peut être appliqué sur le concept même de la collection de savoir par les médias vivants - des livres vivants: - Le concept de living library met en contact après sélection dans un catalogue un être humain - plus ou moins intéressant ou exceptionel - et un ou plusieurs lecteurs pour un temps défini comme par exemple 30 minutes.
  • On voit ici femme politique de l ‘ arrondissement Marzahn à Berlin - u un des mes étudiants avait établie cette bibliothèque vivante. On voit aussi le directeur de la maison d ‘ afrique a Berlin et un sportif aveugle participant au paralympics.Croyez moi: des rencontres qui se font avec ces livres racontent plus que la lecture d ‘ une étude académique sur la vie d ‘ un africain a Berlin. Et je pourrais vous montrer encore beaucoup d ‘ exemples où les bibliothèques deviennent lieu de rencontre, entrent en dialogue avec les utilisateurs ou se mêlent dans les affaires de leurs communauté pour remplir leur mission de transfert de savoir et de culture dans une société de savoirs et non seulement d ‘ informaticiens.
  • Conclusions:il y a une redécouverte des médias dites non-corporels et du „document oral “ la société d ‘ information mène à une revalorisation de l ‘ humain la bibliothèque redevient un lieu de rencontre et de conversation authentique l ‘ apothéose du digital fait réapparaître l ‘ analogue
  • Transcript

    • 1. L’échanged’informations non-écriteset les institutionsd’infrastructures informationnellesProf. Dr. Hans-Christoph Hobohmdoyen du dépt. Sciences de l’Information àl’Université des Sciences Appliquées, Potsdam,AllemagneDakar 17.-19. mai 2010: Les cultures de l’oralité dans la société de l’information – enjeux et opportunités
    • 2. Le Manifeste des évidences (1999) 95 thèses1. Les marchés sont des conversations.2. Les marchés sont constitués dêtres humains, nonde secteurs démographiques.3. Les conversations entre humains sonnent defaçon humaine. Elles sont menées sur un ton humain.4. Que ce soit pour discuter dinformation,dopinions, de perspectives, darguments opposés ouhumoristiques, la voix humaine est typiquement ouverte,normale, et naturelle.5. Les gens se reconnaissent entre eux grâce au sonmême dune telle voix.....
    • 3. La vie sociale de l‘information.
    • 4. information et savoir20% d‘informations explicites80% de savoirs implicites (tacites)
    • 5. gestion des connaissancesde la glacefigéeinformationinformationde l‘eaufluidepratique de savoirpratique de savoirde la buéegaséiformesavoirsavoir
    • 6. La pyramide „DIKW“
    • 7. Tout transfert desavoir exige un lieud‘interaction...
    • 8. forme decoopérationcritèreéchanged‘informationbasé sur:rôle / rélation professioninstructionéqilibred‘informationconsidérationexpert ->‚amateur‘école,académieargumentationchanger /convaincrerefléctionexpert <->experttribunal,parlementrécitsoulager,mettre enoeuvreempathieun humain ->des hommesthérapie,literaturedialoguemobiliser,‚fluidifier‘ /émergence desavoir collectifsyn-esthétiquepersonne <->personnegestioninterculturel(„diversity“)d‘après: Michael Giesecke: Von den Mythen der Buchkultur... 2002, S. 430
    • 9. peu de transfert autrefois
    • 10. pompe à essence d‘information Helsinki
    • 11. stores = boutiques à idées
    • 12. travail avec les clients de bibliothèquesà Washington
    • 13. „living library“
    • 14. dialogue avec des „livres vivants“à Berlin
    • 15. • il y a une redécouverte des médias ditesnon-corporels et du „document oral“• la société d‘information mène à unerevalorisation de l‘humain• la bibliothèque redevient un lieu derencontre et de conversation authentique• l‘apothéose du digital fait réapparaîtrel‘analogueconclusions
    • 16. Merci pour votreattention!