Agra geek
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×
 

Agra geek

on

  • 1,303 views

 

Statistics

Views

Total Views
1,303
Views on SlideShare
1,303
Embed Views
0

Actions

Likes
0
Downloads
1
Comments
0

0 Embeds 0

No embeds

Accessibility

Categories

Upload Details

Uploaded via as Adobe PDF

Usage Rights

© All Rights Reserved

Report content

Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
  • Full Name Full Name Comment goes here.
    Are you sure you want to
    Your message goes here
    Processing…
Post Comment
Edit your comment

Agra geek Agra geek Document Transcript

  • L’agence d’information agro-économique – Paris-Bruxelles - www.agrapresse.frSemaine du 2 avril 2012 – N° 3344 PRESSE HEBDO Présidentielle Déclarations Pac Simplifications Les candidats planchent en 2012 La campagne est ouverte du 1er avril au 15 mai devant la FNSEA et la déclaration sera Pas moins de sept candidats à l’élection présidentielle se sont présentés à plus simple Montpellier le 29 mars au matin devant quelque 1 500 personnes à l’issue du que l’an dernier. p. 15 congrès de la FNSEA. Un événement organisé par 22 organisations profes- sionnelles de l’agriculture mais en fait orchestré par la fédération des syndi- cats d’exploitants. Ce fut l’occasion, pour les candidats à l’élection des 22 avril Schmallenberg et 6 mai de valoriser la place de l’agriculture dans la société et leur program- La Russie me, soulignant l’urgence d’une amélioration de la compétitivité, voulant récon- cilier l’agriculture et l’environnement tout en prônant le développement de lèverait son toutes les formes d’agriculture. Une matinée consensuelle, chacun apportant, embargo si ce n’est une partition différente, une tonalité plus personnelle. Seule Marine Certaines origines en Le Pen choisit de jeter un pavé dans la mare en s’en prenant nommément à matière d’exportation la FNSEA et à son président, Xavier Beulin, lui reprochant de défendre les OGM. d’animaux vivants pourraient être ’un se plaisait à rappeler son passé d’agriculteur (François Bayrou), l’autre épargnées. Ovins p. 17 L mettait en garde contre la démagogie de ses adversaires (nicolas Dupont- Aignan) sans s’en priver pour autant, l’une jouait carrément la provocation (Marine Le Pen) tandis qu’un quatrième candidat insistait sur les maléfices de la Les prix finance folle ou les promesses de l’agroéquipement (Jacques Cheminade). Eva Joly assurait que les différences de point de vue entre son mouvement écologiste et les soutenus par agriculteurs n’étaient pas si grandes ; nicolas Sarkozy parlait autant comme pré- le manque sident actuel, annonçant un décret très attendu tout en disant que l’Europe « ne peut pas continuer comme ça » ; François Hollande annonçait des grands chan- Le manque d’offre au tiers agricoles de sa présidence désirée, tels celui des coûts de production, de la niveau mondial soutien les prix des ovins. p. 26 gestion de l’eau, des coûts énergétiques ou encore de la création du statut d’un groupement d’intérêt économique et environnemental. Telle fut la matinée à laquelle assistèrent pas moins de 1 500 personnes, dans le Centre grand Corum de Montpellier par un beau soleil printanier, quasi estival. 1 500 per- Après le gel, sonnes plutôt attentives, surtout face aux deux leaders des sondages, mais ne dédai- gnant pas les candidats plus modestes. une assemblée composée de congressistes la sécheresse de la FnSEA réunis la veille auxquels s’étaient joints des dizaines d’invités des 22 Dans le Centre comme organisations (1) hôtes de l’événement. dans d’autres régions, « Sur la question de la compétitivité, on reste sur notre faim », affirmait le prési- le risque de sécheresse dent de la FnSEA Xavier Beulin, remarquant que la question embarrassait la plu- est de plus en plus part des candidats, notamment lorsqu’il s’agit de traiter des charges sociales. Le probable. p. 32 président de la centrale syndicale de remarquer néanmoins une légère avancée de nicolas Sarkozy, celui-ci affirmant que si l’union européenne ne censurait pas une mesure sectorielle, l’allégement des charges d’employeurs sur les salariés perma-
  • événementSOMMAIREL’éVéNeMeNt 1 Viticulture : le marché mondial du vinPrésidentielle : les candidats donne des signes de reprise 31planchent devant la FNSeA Climatologie : en région Centre, après le gel, la sécheresse pointe 32LeADerS 11 Fruits et légumes : la Saf veut améliorer les relations dans la filière fruits et légumes 33LeS PoLitiqueS 12 Marché du sucre - Sucre : la production mondialen Politiques agricoles européennes attendue entre 173 et 177Mt en 2011-2012 34Cadre financier 2014-2020 : la réforme Bois : La FNB (bois) prône des accordsde la Pac suspendue à un compromis de réciprocité, notamment avec la Chine 35sur le budget européen 12 n Agrofournituresréforme de la Pac : Dacian Ciolos Sûreté sanitaire : les discussions sur laexprime sa différence 13 réintroduction des farines animales avancent 37traité de Lisbonne : entrée en vigueur de l’initiativecitoyenne européenne 14 AgriCuLture & SoCiété 39Déclarations Pac 2012 : une simplification n Entreprises & distributiondes déclarations Pac en ligne en 2012 15 Promotion des produits agricoles : Bruxellesn Monde veut améliorer les programmes européensSchmallenberg : la russie pourrait lever en partie de promotion 39son embargo sur les animaux vivants 17 n EnvironnementCycle de Doha : les négociateurs agricoles de l’oMC union européenne : les eurodéputés veulentcherchent à sortir de l’impasse 18 que la Pac préserve la biodiversité 41Sécurité alimentaire : aide de l’ue et appel de la FAo epandages aériens : les règles en matièrepour l’Afrique 18 d’épandage aérien changent,Sénégal : le programme économique du nouveau la polémique demeure 42président Macky Sall 20 n Santé animale 47environnement : la gestion de l’eau, une des clefs Bien-être animal : le Parlement européen demandepour lutter contre la faim 21 de limiter le temps de transport 44n Organisations professionnelles agricoles n OGMSyndicats : le procès des cotisations syndicales Mon 810 : dépôt d’un recours contre l’interdictiondébutera le 2 juillet à toulouse 22 du maïs Mon 810 en France 45LeS ProDuCtioNS 24 n Nouvelles valorisationsn Productions animales innovation : création d’une plateforme pour la valorisation des protéines végétales 46Produits laitiers : Danone crée un centre de formationen russie pour les éleveurs laitiers 24 recherche variétale : améliorer le miscanthus et le sorgho pour produire des agro-matériaux 47Jeunes bovins : la Confédération paysanne dénonceles modalités de l’aide à l’engraissement 25 n Recherche & formationovins : le prix des ovins soutenu par le manque Publication scientifique : mortalité des abeilles :de disponibilité mondiale 26 deux études mettent en cause les insecticides 48 n Sécurité alimentaire 49Volailles : belle progression des ventes françaisespour le foie gras en 2011 27 tABLeAux De BorD 50n Productions végétalesVin : La Commission « prête à discuter » AgeNDA 52des droits de plantation, mais... 29 2 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • événementÁ Présidentielle : les candidats planchent devant la FNSEAedito nents pourrait être étendu aux exploitants eux-mêmes. Autre engagement du président de la République, l’accord, via un décret qui devrait paraître bien-En phase ou non tôt, pour la possibilité de créer des retenues collinaires sans demande d’au- torisation en deçà de 350 000 m3 d’eau. un dossier très sensible en cettequ’est-ce qui est important pour unecatégorie socioprofessionnelle période de sécheresse annoncée, largement évoqué par le congrès de la veillecomme les agriculteurs, dans leur et abordé par la quasi totalité des candidats à l’élection présidentielle.relation avec un président de la répu- De fait, la question de l’environnement fut bien souvent au centre des pres-blique ou celui qui aspire à l’être ? tations, chacun, ou presque voulant arrondir les angles d’un sujet chatouilleuxque ce président soit « en phase » pour les agriculteurs français. Eva Joly promit qu’elle s’opposait à une « éco-avec les membres de cette catégo- logie punitive » tout en se disant convaincue que « la France n’abuse pas durie. que ce candidat comprennedevant qui il se trouve. La rencontre principe de précaution ». De quoi soulever des murmures réprobateurs, biende sept candidats à la présidentielle en deçà des protestations vigoureuses quelques moments avant, contre lesavec la FNSeA le 29 mars est inté- provocations de Marine Le Pen. Celle-ci n’avait pas hésité, choisissant la finressante à ce titre. elle a montré, par de sa prestation, à s’en prendre nommément à Xavier Beulin. Lui reprochantexemple, que Marine Le Pen n’était d’agir autant comme patron de Sofiprotéol que comme président de la FnSEA,justement pas vraiment en phase elle l’accusait de défendre l’introduction des OGM « dont les Français neavec la sensibilité de son audience.Pas parce qu’elle a attaqué de front veulent pas », soutenait-elle. « Je n’ai aucune leçon à recevoir de Mme Lexavier Beulin, défendu assez natu- Pen », lui rétorquait Xavier Beulin, regrettant l’utilisation « d’amalgamesrellement par ses confrères. on peut comme effet de tribune ».être en phase et faire de la provoc ‘.Au demeurant, la question des ogM (1) Accompagnement Stratégie - Comité de liaison des centres et associations de gestion partenaires;n’était pas le bon prétexte. Association générale des entreprises vinicoles ; Conseil national du réseau CER France ; ConseilCe qui montrait qu’elle n’avait pas nationale de l’enseignement privé ; Confédération de la Mutualité, de la Coopération et du Créditbien compris le public, c’était plutôt agricoles ; Groupama ; Mutualité sociale agricole ; Fédération nationale du Crédit agricole ; Coop deles attaques si outrées contre l’in- France ; Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France ; Fédération du négoce agricoledustrie agroalimentaire. en évoquantla « bibine Listel », Marine Le Pen ; Fédération nationale des courses françaises ; Fédération nationale des entrepreneurs des territoiresoubliait que devant elle se trouvaient ; Fédération nationale des métiers de la jardinerie ; Fédération nationale des syndicats d’exploitantsjustement des agriculteurs pour qui agricoles ; Groupement national interprofessionnel des semences et plants ; Jeunes agriculteurs ;il n’est pas dégradant de fournir le union des industriels de l’agroéquipement ; union des industries de la fertilisation ; union des indus-rosé de Listel. Des syndicalistes pour tries de la protection des plantes ; union nationale des entrepreneurs du paysage ; union nationalequi l’agroalimentaire peut être ponc- des Maisons familiales rurales d’éducation et d’orientation.tuellement un adversaire mais quisentent que ces entreprises sont plu-tôt, sur le long terme, des alliées.Au fond, eva Joly, ce jour-là, qui n’asans doute que 1% d’électeurs chezles paysans, était peut-être moins àcôté de la plaque que Marine Le Penqui en compterait 17%. egalementdéphasé, François Bayrou, lorsqu’iltenta de faire vibrer une corde sen-sible, évoquant « l’agriculteur qui, enbout de champ, ne trouve pas de voi-sin à qui parler ». on ne s’adressepas à un rassemblement de repré-sentants syndicaux comme ons’adresse au grand public. Ces repré-sentants demandaient moins del’émotion que des motions, des enga-gements d’un homme qui prétenddiriger le pays. Hervé Plagnol, rédacteur en chefReproduction interdite Lundi 2 avril 2012 – N° 3344 – AGRA Presse Hebdo 3
  • événementÁ Présidentielle : les candidats planchent devant la FNSEAFrançois Bayrou : pour des prix les plus vrais possible i on me pousse un peu je dirais que je suis pour une politique de prix les plus vrais pos- «S sible », annonce François Bayrou à plusieurs reprises. n’hésitant pas à jouer sur l’émotion de l’exploitant agricole qu’il est, le candidat centriste livrait plus un plaidoyer sur sa sensibilité agricole qu’un programme en tant que tel. Pour lui, l’agriculteur est protecteur et entrepreneur. Protecteur de l’environnement et à ce titre doit pouvoir maîtriser sa ressource en eau alors que « nous allons vers des crises pluviométriques plus importantes ». L’agriculteur entrepreneur, lui, doit voir se réduire la paperasse et les contrôles « qui sont là pour aider et pas pour bloquer ». Et François Bayrou de plaider pour une stabilisation des normes et la défense de l’organisation des producteurs. Quant aux aides Pac, il s’agit moins de subventions que de compensations pour des prix bas. C’est bien pour cela qu’il faut maintenir une régulation des marchés (on a abandonné les quotas laitiers à tort mais il ne faut surtout pas abandonner les droits de plantation viticoles), tandis « qu’il ne faut pas céder un millimètre de terrain sur le budget agricole européen ». Enfin, la fiscalité agricole « est à remettre à plat mais pas sous la pression. C’est à vous de faire des pro- positions », lance François Bayrou aux agriculteurs.Jacques Cheminade : « pas de spéculation sur ce qu’on mange » ACQuES Cheminade distingue deux types d’agriculture, l’une à forte intensité capitalistique, J exportatrice, et l’autre à circuits courts, biologique, raisonnée. Pour lui, il faut rejeter l’affir- mation selon laquelle la mise en concurrence de l’agriculture européenne est souhaitable. Et de souhaiter que l’on revienne à une politique européenne des biotechnologies, sous contrôle public, depuis la recherche jusqu’aux applications. Et le candidat « anti-finance folle » de stigmatiser les grandes banques, souhaitant mettre fin à « la spéculation sur ce qu’on mange » et demandant la séparation entre les banques de financement et les banques de détail. Mais Jacques Cheminade insiste aussi sur les promesses technologiques de l’agroéquipement, rappelant le lien entre des industries de pointe comme le spatial et les retombées pour les agriculteurs et leurs machines sou- vent plus en avance que les voitures elles-mêmes.nIcolas Dupont-Aignan : « la politique agricole détricotée » TiGMATiSAnT « la démagogie » de ses concurrents, nicolas Dupont-Aignan promet que s’il est S élu, il fera tout pour instaurer des prix rémunérateurs pour les agriculteurs. Pour le candidat souverainiste, tout le mal vient du « détricotage systématique » de la Pac, notamment depuis le « malheureux élargissement » de l’Europe aux pays de l’Est. Sous De Gaulle, qui n’hésitait pas à utiliser la politique de la chaise vide, la Pac avait été négociée de manière favorable aux intérêts de la France. Tout cela a disparu au fil des traités européens, dit-il. Et de condamner « la contrac- tualisation qui est un mensonge organisé », brandissant le contrat proposé par Lactalis à ses pro- ducteurs de lait. « Contrat de la honte, contrat de servage », dit-il, évoquant ensuite ces indus- triels « qui iront chercher du lait en Roumanie ». Avec ces pays de l’Est, on ne s’en sortira qu’en instaurant des montants compensatoires, prévoit nicolas Dupont-Aignan. 4 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • événementÁ Présidentielle : les candidats planchent devant la FNSEAFrançois Hollande : « installer et installer des agriculteurs » ouS devons installer et installer des agriculteurs », martèle François Hollande. Suivant pré- «N cisément la trame proposée par ses hôtes, le candidat favori des sondages du 2e tour prend l’occasion d’annoncer les chantiers à ouvrir s’il est élu. C’est d’abord relever le défi alimentaire de la planète en maintenant encore des organisations communes de marché dans le cadre euro- péen. « il ne faut pas se résigner à ce que les marchés imposent leurs règles », dit-il. Concernant les problèmes de sécheresse il faut dès maintenant une politique de long terme sur la ressource, de même qu’une politique de diversification des sources d’énergie. ce qui signifie aussi des mar- chés nouveaux pour l’agriculture. Des politiques à mener sur un, voire deux quinquennats, explique- t-il, déclenchant les sourires de l’assemblée. Et de proposer un nouveau statut pour les exploita- tions, le Groupement d’intérêt économique et environnemental, bénéficiant d’une fiscalité incitative et d’accompagnements des institutions publiques. François Hollande annonce aussi vouloir por- ter à 40% la part des produits locaux dans la restauration publique. Surtout, concernant la com- pétitivité, il estime qu’il y a bel et bien un problème de charges excessives pour les employeurs mais que la solution n’est pas un report de cette charge sur le consommateur. « Toute source de financement doit être considérée », insiste-t-il, persuadé qu’il faut « engager une réforme du mode de financement des prestations sociales ». Mais cela n’exclut pas une négociation européenne des- tinée à une harmonisation sociale. François Hollande prône aussi une démarche de filière qui passe par des contrats collectifs entre agriculteurs et industriels. Contrats qui permettent une pré- visibilité des prix et des quantités. « Je crois, moi, aux corps intermédiaires », assure-t-il. Et d’in- diquer que la création d’emplois dans l’enseignement qu’il a annoncé concerne aussi l’enseigne- ment agricole, tout l’enseignement agricole, insiste-t-il faisant allusion au public et au privé.marine Le Pen : « le libre échange est vecteur de chaos » ne prendrai pas un centime aux salariés », clamait Marine Le Pen évoquant la réduction «J e des charges sociales sur les salariés de manière à alléger les coûts du travail. C’est une Marine Le Pen volontiers provocatrice qui s’est adressée aux agriculteurs, allant jusqu’à accuser Xavier Beulin de confondre son rôle de patron de Sofiprotéol et président de la FnSEA en défendant les OGM. « Mme Le Pen n’a aucune leçon à me donner », répondait celui-ci, conscient que l’offensive de la présidente du Front national était clairement murie et préméditée. Marine Le Pen se livrait également à une critique en règle des entreprises agroalimentaires et de la grande distribution, évo- quant la « bibine de Listel » ce qui ne manquait pas de susciter de vives réactions de l’audience, mani- festement pas d’accord sur cette vision. « Pas question de brader les AoC », affirmait-elle, évoquant un « collectivisme ultralibéral » et encore ce « machin ultralibéral » que constituerait la réforme de la Pac. « Aux entreprises agroalimentaires, je demanderai des comptes », prévenait-elle.nicolas Sarkozy : « les agriculteurs ne sontpas des jardiniers » RéSiDEnT de la République sortant, nicolas Sarkozy pouvait à la fois faire campagne comme P candidat et annoncer quelques bonnes nouvelles pour les agriculteurs « qui sont des entre-Reproduction interdite Lundi 2 avril 2012 – N° 3344 – AGRA Presse Hebdo 5
  • événementÁ Présidentielle : les candidats planchent devant la FNSEA preneurs, pas des jardiniers ». Ainsi, il affirmait avoir donné son feu vert à la possibilité de créer des retenues collinaires sans demande d’autorisation dans le cas où elles représentent moins de 350 000 m3 d’eau. Faisant l’éloge de la Pac, il rappelait ses deux exigences face à l’Europe : d’une part la mise en place d’une véritable politique de gestion de l’espace Schengen (libre-circulation des personnes) ; d’autre part, la possibilité de réserver une proportion des approvisionnements en cantines publiques à des produits d’origine locale. « L’europe ne peut plus continuer comme cela », affirmait le président-candidat. Si elle ne fait rien d’ici un an, « nous le ferons nous-mêmes », affirme nicolas Sarkozy. Critiquant l’ouverture sans contrôle des frontières, il demandait : alors que les éleveurs européens respectent la traçabilité et le bien-être animal, « pourquoi faire venir de la viande de pays où le terme de traçabilité n’existe même pas et où les règles de bien-être ani- mal sont inexistantes ? » nicolas Sarkozy se félicitait d’avoir obtenu un accord pour le maintien en euros courants du budget de la Pac de même que d’avoir fait prendre des mesures (TVA emploi notamment) pour alléger les charges salariales des exploitants. Et de promettre : « Si la Com- mission européenne dit que ce n’est pas une mesure sectorielle, nous étendrons l’allègement des cotisations sociales aux exploitants non salariés ». Et de conclure par une pique à l’encontre du candidat socialiste : « Ce n’est pas nous qui voulons travailler avec les Verts ! »eva Joly : « le développement durable implique un changementde modèle » « clash » semblait devoir venir de la confrontation entre les représentants agricoles et Eva L E Joly, la candidate d’Europe-Ecologie-Les Verts. il n’en a rien été et la candidate a laissé le rôle de provocatrice à Marine Le Pen. Eva Joly a été au contraire plutôt consensuelle, justifiant tout au plus le principe de précaution et s’affirmant radicalemenrt contre les OGM, non sans provo- quer quelques murmures. Quelques murmures appuyés aussi lorsqu’elle évoqua, ironie ou incons- cience (?) être conseillée par les agriculteurs que sont René Louailhe et José Bové, oubliant qu’elle citait là deux ex-adversaires syndicalistes de la Confédération paysanne. Eva Joly s’efforçait néan- moins de « montrer nos convergences, évoquant « la bataille qualitative qui doit être gagnée après que la bataille quantitative eut été remportée ». Plus tranchée était sa position concernant la voca- tion exportatrice de l’Europe, la candidate estimant que l’uE n’avait pas vocation à nourrir le monde et citant à ce sujet, Luc Guyau, ce qui rendait dubitatifs les congressistes. 6 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • événementÁ Présidentielle : les candidats planchent devant la FNSEA Congrès de la FNSEAUne Europe omniprésenteen attendant le futur présidentPrécédant le grand oral des candidats à l’Elysée, le congrès de la FNSEA qui s’est déroulé les 27 et 28 marsà Montpellier aura surtout été dominé par les interventions du président Xavier Beulin et du commissaireeuropéen à l’Agriculture, Dacian Ciolos. Points phares : le budget de la Pac, la relation tumultueuse « agri-culture/environnement » et le gel. i « globalement, quand même, l’ambiance sur le terrain est nettement meilleure qu’il y a un S an, parce que dans la plupart des productions, la situation s’est améliorée », c’est du « déclin » de l’agriculture dont a parlé, le 28 mars, le président de la FnSEA, et de « barre à redres- ser », devant le commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, convié à un échange avec les agriculteurs en fin d’après-midi. Première inquiétude pointée par Xavier Beulin : le budget de la future Pac. « Les Anglais demandent une ristourne sur leur contribution qui n’est toujours pas traitée » et les Allemands montrent des signes « inquiétants ». « Je veux parler des élections en Sarre allemande, le week-end dernier, où Angela Merkel a perdu sa majorité – ce qui va l’obliger sans doute à recomposer sa gouvernance », a-t-il auguré. Le président de la FnSEA craint une position allemande « extrêmement rigide » non pas en matière budgétaire, mais « sur l’incapacité à prendre une décision sur la fin de l’année ». Pac : « Rien n’est gagné » Pour le commissaire européen, l’incertitude vient du Conseil et du Parlement européens qui auront à se prononcer sur la proposition budgétaire faite par le collège des commissaires européens. Le consensus autour de ce budget préconisé, « aussi consistant que possible au regard des restric- tions budgétaires », fut déjà difficile à trouver, a rappelé Dacian Ciolos. En clair, « rien n’est gagné jusqu’à la décision finale ». « Les discussions entre les ministres des Finances sont en cours. ensuite, le Parlement européen devra s’exprimer par un vote sur le budget global ». C’est seule- ment à ce moment-là qu’un travail significatif pourra  être engagé sur le contenu de la Pac. « Cela nous fait craindre que l’échéance du 1er janvier 2014 ait beaucoup de difficultés à être tenue », s’est inquiété Xavier Beulin. Marché et durabilité : des approches « complémentaires » « Produire pour le marché ne va pas à l’encontre de la bonne gestion des ressources naturelles », a poursuivi Dacian Ciolos, interpellé par un agriculteur sur l’incompatibilité des approches « mar- ché » et « durabilité ». « on doit concilier une bonne fois pour toute ces deux approches » au sein de la Pac, a-t-il insisté. Et de faire la lumière sur les 7% de zones d’intérêt écologiques, dénoncés par les agriculteurs comme une nouvelle pression foncière. « Je souhaite souligner qu’il ne s’agit pas de jachère. on n’a jamais dit qu’il s’agissait de sortir 7% des terres arables de la production pour les faire en jachère écologique ». il existe d’autres types de surfaces que des terres arables, a-t-il précisé. La Commission clarifiera dans les semaines qui viennent la question. Et quand bien même, a poussé jusqu’aux sifflets le commissaire européen, « la jachère obligatoire a existé jus- qu’en 2008, sur quelques millions d’hectares. or d’après nos statistiques, on a toujours 4,5 mil-Reproduction interdite Lundi 2 avril 2012 – N° 3344 – AGRA Presse Hebdo 7
  • événementÁ Présidentielle : les candidats planchent devant la FNSEA Le syndicalisme agricole investit les comités L orSdu huis clos qui a débuté le congrès, le 27 mars, xavier Beulin a fait part de nombreuses interpellations en matière Autre point positif : « Nous commençons à être entendus sur la difficile question du stockage de l’eau. Un décret devrait être publié dans les jours d’environnement. L’occasion rare pour lui de se qui viennent – fixant un seuil à 350 000 m3, en réjouir de points positifs en la matière. À l’initiative deçà duquel il n’y aurait pas besoin d’autorisation du Premier ministre, « dix-huit régions ont en effet pour pouvoir  investir dans une réserve d’eau déjà rencontré leur préfet, leur Dreal et leur Draaf qu’elle soit collinaire ou artificielle ». et d’ajouter : pour faire un point de situation sur l’ensemble des « Ça n’est pas un propos politique, mais je le dis au mesures qui concernent la relation passage, si le Premier ministre ne s’était pas investi agriculture/environnement ». or, ces rencontres ont lui-même, je pense que l’on serait toujours à la case abouti à une présence plus significative du départ, c’est-à-dire un beau discours signé de syndicalisme agricole dans les comités régionaux, Nicolas Sarkozy en juillet dernier, mais rien locaux etc., « là où sont prises grand nombre de derrière ». décisions importantes concernant l’agriculture ». lions d’hectares en jachère jusqu’en 2008, qui ne sont toujours pas cultivés ». Selon le commis- saire européen, la solution pour une meilleure compatibilité « agriculture/environnement » doit surtout passer par une simplification réglementaire. Et de renvoyer la balle au niveau national : « Comment peut-on expliquer que la même norme européenne puisse représenter dans un État membre, un formulaire d’une demie page et la même norme dans un autre État membre, 5, 10, voire 15 pages ». Pour mettre fin à ces excès, la Commission européenne étudie un dispositif de valorisation des états modèles. Xavier Beulin a préconisé une autre valorisation, la reconnais- sance des efforts des agriculteurs en matière d’écologie. « Nous voulons sortir d’une écologie puni- tive et dogmatique pour une écologique responsable, raisonnée. il faut aussi que l’on arrête de demander beaucoup à l’agriculture ». Situation climatique inquiétante Parmi les autres questions fortes revenues lors du congrès, la situation climatique a suscité beau- coup de réactions, en particulier le gel climatique survenu en février et en mars dans « les régions Lorraine, un bout de la Champagne-Ardenne, une partie de la Bourgogne et une partie du Centre », a précisé Xavier Beulin. un phénomène qui laisse déjà des traces : « Plusieurs centaines de mil- liers d’hectares ont dû être ressemés et d’autres vont changer de destination ». « Comment va s’appliquer la Pac sur ces surfaces ?, a interrogé le président de la FnSEA, quelles mesures envi- ronnementales? Rotationnelles ? Quels contrôles ? ». Pour les agriculteurs touchés, il s’agit en effet de faire reconnaître dans un premier temps leur situation. Mais un cas pose problème, « c’est celui des parcelles qui ne sont pas détruites à 100% » – « ce sont des grands ronds où il n’y a plus rien, mais qui ne justifient pas d’être retournés ». Comment vont-ils être interprétés par les contrôles le plus souvent satellitaires aujourd’hui ?, a interrogé Xavier Beulin. Autre questionnement sur ce même sujet autour des mesures agro-environementales (MAE) : « Des cas de force majeure sont prévus dans le règlement – ce que nous allons bien évidemment faire valoir. Mais il faut que derrière, cela permette à l’agriculteur de ressemer autre chose. Des points d’aménagements seront nécessaires ». Le président a annoncé qu’il se rendrait dans les jours qui viennent dans ces régions pour établir un point plus précis de la situation. Le congrès fut aussi l’occasion pour lui d’évo- quer le déficit pluviométrique « évident dans la plupart des régions de France » qui sévit en par- ticulier sur le grand Ouest, sur une partie du Centre et une partie du sud de la France. La cellule sécheresse a été activée, a-t-il annoncé. Les perspectives : la réforme de la fiscalité ? Lors de son dernier congrès à Saint Malo, la FnSEA avait pris l’engagement de trouver des moyens pouvant permettre de sécuriser les systèmes agricoles face à la volatilité des cours et au désen- 8 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • événementÁ Présidentielle : les candidats planchent devant la FNSEA gagement des pouvoirs publics sur la gestion des crises. C’est du côté de la fiscalité, abordée au cours d’une table ronde, le 28 mars, que la solution est actuellement pressentie. « une fiscalité différenciée pour celui qui transmet et celui qui s’installe », concourrait, selon le sénateur socia- liste Didier Guillaume, à notamment améliorer la succession. « L’agriculture française est l’une des plus performantes en europe, mais pas la plus compétitive, ça renvoie le débat à la fiscalité appliquée en France », a de son côté pointé l’eurodéputé uMP Michel Dantin, avant de rappeler le bémol à une éventuelle réforme : la fiscalité est plus élevée en France, aussi parce qu’on attend beaucoup du pouvoir. (RA) Réseaux sociauxSur Twitter, un « a-geek-culteur »« rend l’agriculture accessible »Adepte convaincu de Twitter, il poste aussi chaque semaine un billet sur son blog et envisage par ailleurs decréer un réseau professionnel dédié au monde agricole. Hervé Pillaud, éleveur en Vendée et secrétaire géné-rale de la FDSEA85, s’est engagé sur la voie du 2.0 depuis plus d’un an  : les 27 et 28 mars, il a « live twee-té » le congrès de la FNSEA.Pour quelle raison vous êtes-vous lancé sur Twitter? En plus d’être secrétaire général de la FDSEA85, je m’investis dans le suivi depuis près de cinq ans, de l’évolution du contenu d’un journal qui s’appelle La Vendée agricole. C’est le directeur de la rédaction qui est également le directeur de la FDSEA85 qui m’a dit l’an dernier : « il faut que tu t’engages sur Twitter, voir ce que ça donne, ce qu’est un réseau... ». Donc, au départ, j’ai simplement essayé Twitter. Et là où je me suis pris particulièrement au jeu, c’est en juin dernier, lors du G120 : j’ai eu le privilège d’y participer et c’est à cette occasion que j’ai fait du live tweet (qui signifie faire vivre l’évènement en direct via Twitter). Depuis, j’ai toujours continué.... Jusqu’à suivre et commenter le congrès de la FNSEA sur Twitter, les 27 et 28 mars. Quel estl’intérêt d’une telle démarche ? Ces informations intéressent autant les personnes du monde agricole que celles extérieures à ce monde. C’est l’avantage de Twitter : vous pouvez à la fois rendre l’agriculture accessible à ceux qui la connaissent mal, voire pas du tout, et informer ceux qui la connaissent déjà. Concernant le congrès, les agriculteurs ont bien souvent envie de savoir ce qui s’y dit ... des agriculteurs fran- çais mais aussi canadiens avec qui je suis entré en contact via Twitter. C’est l’autre avantage : le réseau ne connaît pas de frontière.Est-ce à dire que de nombreux agriculteurs utilisent Twitter? Pour le moment, il y a peu d’agriculteurs, mais beaucoup sont équipés de smartphones qui est l’outil privilégié pour tweeter. Je suis persuadé que nombreux vont y venir. Pour le moment, ils ont surtout des comptes sur Facebook. Mais ça n’a rien à voir avec Twitter : le premier se fait à titre privé, le second est en général professionnel, c’est un relais qui peut permettre en plus de se tenir informés, de sortir de l’isolement. Et ça, c’est très important, notamment pour les agricul- teurs.Reproduction interdite Lundi 2 avril 2012 – N° 3344 – AGRA Presse Hebdo 9
  • événementÁ Présidentielle : les candidats planchent devant la FNSEA Quel type d’informations tweetez-vous ? Des informations qui relèvent surtout de l’agriculture. J’ai par exemple com- menté sur Twitter l’un des concours du Salon international de l’agriculture. J’ai aussi envoyé des photos de cet évènement, comme pour le congrès de la FnSEA... Je diffuse souvent des informations syndicales, je transmets par- fois des articles que j’ai pu trouver intéressants...mais je peux aussi échan- ger sur le temps qu’il fait. il y a quelques jours, j’ai pris une photo de mes vaches dans ma prairie, simplement parce que je trouvais cela beau. Et c’est drôle, mais c’est une photo qui a beaucoup circulé. Estimez-vous que Twitter peut amener quelque chose à l’agriculture? À la FnSEA, mais ailleurs aussi, on travaille beaucoup sur le fond. Et ce tra- vail a parfois du mal à être diffusé. il y a tellement de données qui restent dans les placards... Or pour moi, l’outil le plus efficace – pour transmettre cette information –, c’est bien Twitter. Donc, oui, cela peut permettre d’écouler de l’information.En 140 mots maximum pour chaque message, vous êtes ainsi susceptible de diffuser tout ce quevous souhaitez. Vous êtes-vous fixé des règles ? Oui, je m’impose des règles déontologiques par rapport à mon propre syndicat. Par exemple, je ne retweete pas les messages des autres syndicats par exemple. C’est le cas pour d’autres comptes pour d’autres raisons. Pour autant, si je ne les retweete pas, je les suis, ce qui me permet de me tenir au courant. Par ailleurs, je suis d’une nature aussi impulsive, aussi je fais très attention à ne pas balancer des choses sous le coup de la colère. Autre règle : quand un évènement est en huis clos, je ne tweete pas là non plus. il est hors de question de divulguer les huis clos via les réseaux.Vous tenez aussi un blog ? Depuis combien de temps ? Est-ce un complément à Twitter ? Mon blog est fonctionnel depuis un an. Le cheminement est le même, ça a été au début pour essayer et puis je me suis pris au jeu. J’écris depuis longtemps des billets dans la Vendée agricole, maintenant, je les fais aussi pour mon blog. Je m’oblige à en écrire un chaque dimanche matin. Le dernier en date parlait des sons que j’aime entendre. Mais globalement c’est un blog qui parle d’agriculture. Et je mentionne sur Twitter chacun de mes nouveaux billets publiés sur mon blog, avec un lien pour y accéder.Des professions ont mis en place des réseaux sociaux qui leur sont réservés. Cela existe-t-il en agriculture? Cela existe en effet, mais ça ne fonctionne pas très bien pour le moment. J’ai une idée dans ce domaine-là que j’aimerais beaucoup voir se mettre en place. Je participe en effet à l’association AEi (Agriculture écologiquement intensive). C’est quelque chose qui va demander beaucoup d’échanges entre les agriculteurs. Et, je suis partisan de l’ouverture la plus large possible... Les réseaux sociaux peuvent servir à cela. Selon moi, ça peut être possible.Vous semblez être un a-geek-culteur assidu... Quand trouvez-vous le temps de tweeter? Tout le temps et partout. Partout, sauf au volant... Mais sinon, je ne m’impose pas de restriction. D’au- tant que j’ai deux fils, et qu’il n’y a guère que ma femme qui ne soit pas geek à la maison. nous avons cinq ordinateurs fixes, trois portables et autant de smartphones que nous sommes, j’ai aussi une plaquette. C’est quelque chose qui non seulement m’intéresse, mais me plaît. Et c’est loin d’être une addiction à une forme de relations virtuelles... Je rencontre en effet – réellement – d’autres twee- tos qui aiment, comme moi, échanger et se tenir informés. PROPOS RECUEiLLiS PAR ROSANNE ARiES Pour suivre Hervé Pillaud sur Twitter : @Herve_Pillaud, et via son blog : www.hervepillaud.blogspot.com 10 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Leaders Départ de Jean-Marc Bournigal du ministère de l’Agriculture En direct de Bruxelles Jean-Marc Bournigal a été nommé président de l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agri- culture (Irstea), par décret du 23 mars, paru au J.O du 24 mars. Il quitte Echéance incertaine ainsi la direction du cabinet du ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire et est remplacé par son adjoint, Julien Steimer. A l’Irstea, Jean- La Pac nouvelle pourra-t-elle être Marc Bournigal remplace Roger Genet qui assure depuis le 7 mars la mise en œuvre début 2014 ? Jim Direction générale de la recherche et de l’innovation au sein du minis- Paice, ministre d’Etat britannique tère de la Recherche et de l’Enseignement supérieur. chargé de l’agriculture et de l’envi- ronnement, en doute, estimant même Béatrice Dingli nommée à la direction de Vivea que cette échéance est « irréaliste » Béatrice Dingli remplacera, à partir du 1er avril 2012 Jean-Jacques Lous- et devra sans doute être repoussée souarn à la direction générale de Vivéa, le fonds d’assurance formation d’un an. A mi-chemin de la prési- du secteur agricole. Béatrice Dingli est directrice générale adjointe depuis dence danoise de l’Union, constate- décembre 2012 et, depuis 2008, déléguée régionale à la délégation Sud, t-il, les Vingt-sept en sont encore à qui couvre Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon et l’île de parler de simplification, au lieu de la Réunion. Son prédécesseur, Jean-Jacques Loussouarn, part en retraite, progresser sur les volets les plus après 37 ans passés dans les secteurs de l’agriculture et de la forma- importants de la réforme. Or, il leur tion. faudrait conclure fin 2012 pour que la réglementation de l’après-2013 puisse être mise en place dans les temps. A la difficulté de la négocia- tion agricole proprement dite s’ajoute la complexité des marchandages sur le cadre financier 2014-2020 de l’UE dans lesquels les chefs d’État et de gouvernement doivent encore se lan- cer. Co-décisionnaire, le Parlement européen n’adoptera d’ailleurs pas sa position définitive sur la réforme de la Pac tant que les données bud- gétaires ne seront pas connues. « Pas d’argent, pas de vote », a ainsi résumé le député démocrate-chrétien alle- mand Peter Jahr. Quant au libéral bri- tannique George Lyon, il a souligné ironiquement que, faute d’accord sur les finances, il faudra s’en tenir au statu quo, c’est-à-dire aux chiffres de 2013 augmentés chaque année de l’inflation, ce qui, selon lui, serait même mieux pour la Pac que le cadre pluriannuel proposé par la Commis- sion européenne... De toute façon, il n’est pas sûr non plus que les parle- mentaires « agricoles » soient, sur le plan législatif, en mesure de pré- senter leur projet dans les temps. Agra EuropeReproduction interdite Lundi 2 avril 2012 – N° 3344 – AGRA Presse Hebdo 11
  • Les politiquesPOLITIQUES AGRICOLES EUROPÉENNES Cadre financier 2014-2020La réforme de la Pac suspendueà un compromis sur le budget européenLes ministres des affaires européennes des Vingt-sept ont commencé à s’attaquer au projet de cadre finan-cier 2014-2020 de l’UE, dont ils aborderont le volet agricole le 24 avril. L’objectif est de parvenir à bouclercette négociation à la fin de l’année. Tant que les chiffres définitifs du budget ne seront pas connus, leParlement européen ne procédera pas au vote sur la réforme de la Pac. près un échange de vues sur d’autres chapitres le 26 mars, les ministres de l’UE chargés A des affaires européennes aborderont le 24 avril les volets agriculture (plafonds annuels des dépenses, redistribution des paiements directs, aide alimentaire aux plus démunis, etc.) et cohésion du cadre financier de l’Union proposé par la Commission de Bruxelles pour la période 2014-2020. À partir de la mi-mai, ils traiteront tous les éléments du dossier Les chefs d’État et de gouvernement en débattront lors de leur réunion des 28 et 29 juin, l’objectif étant de conclure les négociations à la fin de l’année. La question devait par ailleurs être examinée sans conclusion lors d’une rencontre informelle des ministres des finances les 30 et 31 mars à Copenhague. « Pas d’argent, pas de vote » Au parlement européen, la commission des budgets devrait préparer un rapport intérimaire sur le prochain cadre financier début octobre, parallèlement à des discussions informelles entre les représentants des députés et le Conseil des ministres. Les résultats de ces pourparlers seront régu- lièrement transmis, entre autres, à la commission parlementaire de l’agriculture. Cette dernière, en tout cas, considère que l’assemblée ne pourra voter sur la réforme de la pac qu’une fois qu’au- ront été agréés les chiffres définitifs du budget de l’UE pour 2014-2020 (1). « Pas d’argent, pas de vote », a ainsi résumé le démocrate-chrétien allemand peter Jahr. Faute d’accord budgétaire, l’UE s’en tiendra au statu quo, c’est-à-dire aux chiffres de 2013 augmentés chaque année de l’inflation, ce qui, selon le libéral britannique George Lyon, serait encore mieux pour la pac que le cadre financier tel qu’il est proposé par la Commission européenne... Opposition au Fonds d’ajustement à la mondialisation Lors de l’échange de vues du 26 mars des ministres des affaires européennes, une minorité – suède, Allemagne, royaume-Uni, république tchèque, slovaquie, pays-Bas, Estonie et Lettonie – s’est constituée contre le renouvellement du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation pour 2014-2020, estimant que le rôle dévolu à celui-ci relève du niveau national et pas du niveau communautaire.Or, la Commission européenne propose qu’une enveloppe pouvant aller jusqu’à 2,8 milliards d’euros soit, dans le prochain cadre financier, réservée au sein de ce fonds à des mesures éventuelles pour l’agriculture. par ailleurs, plusieurs États membres – Italie, pologne, portugal, Hongrie, roumanie, république tchèque, slovaquie, slovénie, Lettonie, Bulgarie et Malte – ont demandé que, si la macro-conditionnalité (suspension des versements de l’UE en cas de non-respect des critères de discipline budgétaire au niveau national) est appliquée aux fonds structurels, de développement rural et pour la pêche, elle doit l’être à toutes les dépenses de l’UE couvertes par le cadre financier pluriannuel 2014-2020. (FXS) (1) Voir n° 3343 du 26/03/12 12 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Les politiques Réforme de la PacDacian Ciolos exprime sa différence« Le soutien financier pour l’agriculture doit inciter les agriculteurs à produire des biens publics. L’objectif n’estpas qu’en échange, ils soient abandonnés aux incertitudes insurmontables des marchés et de la nature »,estime le commissaire européen à l’agriculture qui, prenant quelque distance par rapport à ses prédéces-seurs, regrette que « les vingt dernières années (aient) été marquées par un désengagement progressif despouvoirs publics » et que « nous (ayons) renoncé à la plupart de nos prérogatives d’action sur les marchés ». ErtEs, le contexte économique et financier de l’époque « poussait à supprimer les mesures C inefficaces », mais « ce que l’on constate, c’est que nous n’avons pas mis en place de méca- nismes alternatifs », a déclaré Dacian Ciolos lors du 5e Forum pour le futur de l’agricul- ture, le 27 mars à Bruxelles. « Nous avons, avec les filets de sécurité, des traces des anciens outils, pas de véritables outils d’action pour anticiper, agir, donner les moyens aux agriculteurs de faire face à des crises de plus en plus nombreuses », a-t-il constaté, déplorant que « nous (ayons) laissé l’impression d’un désengagement, sans pour autant rendre la pac plus facile à comprendre ». « Pompiers avec un arrosoir » « Nous avons démantelé une certaine vision de la gestion encadrée des marchés. Il fallait le faire. Mais nous avons fait seulement la moitié du chemin », a estimé le commissaire européen, consta- tant que, « avec la politique agricole actuelle, nous sommes des pompiers qui travaillons avec un arrosoir ». « Nous devons repenser le rôle des pouvoirs publics, redonner de la consistance à nos outils, notamment aux paiements directs, et revoir la place des acteurs professionnels, notamment dans la gestion des marchés, a-t-il dit. Les professionnels doivent avoir les moyens de faire face aux marchés de façon durable ». « Nous devons également revoir nos règles de la concurrence pour les rendre cohérentes avec la réalité » du secteur agricole qui « n’est pas un secteur comme les autres », a ajouté Dacian Ciolos. « Il est du rôle des pouvoirs publics, avec une politique agricole et un budget public, de “réconci- lier” les attentes contradictoires des marchés et de la société », a-t-il conclu, avertissant que les pro- positions de la Commission pour la pac après 2013 ne sont « qu’un premier pas » et que « beau- coup de choses seront encore à faire après ou à côté de cette réforme ». « Encore beaucoup à faire », selon le commissaire... à l’environnement Au cours de ce Forum pour le futur de l’agriculture présidé par Franz Fischler, ancien commis- saire européen à l’agriculture, Janez potocnik, le commissaire à l’environnement, a affirmé que « l’agriculture européenne est en bonne voie pour établir des bases plus durables », mais qu’ « il reste encore beaucoup à faire avant que le travail ne soit terminé ». selon lui, « l’écologisation de la Pac représente l’approche logique – c’est ce que le public veut, c’est ce dont l’environnement a besoin et c’est ce qu’il faut aux agriculteurs pour assurer leur acti- vité sur le long terme ». pour sa part, John Atkin, du groupe syngenta, cofondateur du forum, a souligné que « l’approche excessivement prudente adoptée par l’Europe à l’égard des technolo- gies agricoles est inutile et constitue un obstacle à la réduction du déficit de productivité ». Projet d’avis du Comité des régions La commission des ressources naturelles du Comité des régions de l’UE a adopté le 26 mars un projet d’avis du socialiste français rené souchon, président du conseil régional d’Auvergne, qui souligne la nécessité d’une régulation publique des marchés agricoles. Cette prise de position surReproduction interdite Lundi 2 avril 2012 – N° 3344 – AGRA Presse Hebdo 13
  • Les politiques les propositions de réforme de la pac de la Commission européenne, qui sera présentée le 3 mai en session plénière du Comité des régions plaide aussi pour : – un réexamen des effets de la disparition des quotas laitiers et sucriers et des droits de planta- tion viticoles ; – une dégressivité des paiements directs dès 100 000 euros par exploitation (au lieu de 150 000 euros), avec un plafonnement à 200 000 euros (au lieu de 300 000 euros) ; – des mesures de verdissement qui tiennent compte des réalités agricoles et environnementales locales, élaborées en concertation avec les agriculteurs, ainsi que la reconnaissance des prairies comme « zones d’intérêt écologique » ; – l’extension des soutiens en faveur de toutes les nouvelles installations d’agriculteurs, tout en ciblant en priorité celle des jeunes ; – le maintien du couplage des aides, en particulier dans les zones soumises à des contraintes natu- relles et les zones ultrapériphériques ; – la mise en place de sous-programmes thématiques de développement rural en faveur des pro- ductions sous signes officiels de qualité et de l’agriculture périurbaine ; – le maintien du budget de la pac au moins à son niveau actuel ; – une nouvelle gouvernance, avec une forte implication des régions. (FXS) Traité de LisbonneEntrée en vigueur de l’initiativecitoyenne européenneL’initiative citoyenne, issue du traité de Lisbonne, est entrée en application le 1er avril. Greenpeace avait eurecours, avant l’heure, à ce dispositif pour demander l’interdiction de toute autorisation d’OGM tant que denouvelles méthodes d’évaluation ne seraient pas mises en œuvre. ’InItIAtIVE citoyenne est entrée en application le 1er avril. C’est une des principales innova- L tions du traité de Lisbonne – entré en vigueur en décembre 2009 – qui permet aux citoyens européens – au nombre d’un million et réparti dans au moins sept Etats membres – de sou- mettre à la Commission européenne une proposition législative (voir encadré). Greenpeace a été le premier à s’emparer de cette possibilité en présentant au mois de décembre 2010, une pétition réunissant plus d’un million de signatures demandant d’arrêter toute nouvelle autorisation de mise en culture de plante génétiquement modifiée au sein de l’Union européenne tant que des évaluations sanitaires « exhaustives, indépendantes et scientifiques » des OGM n’au- ront pas été réalisées (1). D’autres initiatives dans les starting blocks La démarche a été jugée non conforme d’une part parce qu’à l’époque elle a été présentée avant l’entrée en application officielle de l’initiative citoyenne et d’autre part, même aujourd’hui, elle ne serait pas recevable car elle ne répond pas à tous les critères techniques requis par la Com- mission (notamment les date et lieu de naissance ainsi que le numéro de pièce d’identité des signa- taires n’ont pas été collectés). La démarche de Greenpeace, qui avait été lancée suite à l’autori- sation de mise en culture de la pomme de terre transgénique Amflora de BAsF – le premier OGM autorisé depuis le Mon 810 en 1998 –, avait surtout eu pour but d’alerter la Commission, le par- lement et les États membres. Greenpeace ne compte d’ailleurs pas pour le moment relancer sa démarche, aucun nouvel OGM n’ayant obtenu le feu vert de Bruxelles depuis cette action. Mais 14 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Les politiques Initiative citoyenne : comment ça marche ? E ntrée en vigueur le 1er avril 2012, l’initiative citoyenne permet à un million de citoyens 1er avril 2012 afin de pouvoir prendre les dispositions administratives nécessaires au 74 250 en Allemagne, 55 500 en France, 38 250 en Pologne, 16 500 en européens venant de sept États niveau national. Dans un premier Belgique…). Après vérification membre au minimum de temps, les organisateurs issus des déclarations de soutien et demander directement à la de sept pays de l’UE doivent examen de la requête par Commission européenne de déposer une demande la Commission européenne, celle formuler une proposition d’enregistrement d’initiative. Ils ci, si elle décide de donner suite législative. Les modalités disposent alors de 12 mois pour à l’initiative, engage une d’application ont été adoptées le recueillir un million procédure législative classique 16 février 2011, mais les États de signatures. Un minimum qui passe par un vote au membres avaient demandé un de signatures est requis pour Parlement européen et au report d’application au chaque pays (par exemple : Conseil. si les États membres ne parviennent pas à trouver un compromis sur les nouvelles modalités d’au- torisation de mise en culture des OGM au sein de l’UE (2), Greenpeace pourrait revenir à la charge avec une initiative citoyenne conforme cette fois. D’autres initiatives, dans des domaines divers et variés, attendent l’adoption définitive du dispo- sitif pour se lancer (place du nucléaire en Europe, pluralisme des media…). Une pétition comme celle plaidant pour limiter à 8 heures maximum le transport des animaux vers l’abattoir qui a réuni un million de signatures en Europe (3), pourrait également emprunter ce cadre si les ins- tances européennes ne répondent pas à cette revendication. (AG) (1) Voir n° 3279 du 13/12/2010 (2) Voir n° 3342 du 19/3/2012 (3) Voir même numéro Déclarations Pac 2012Une simplification des déclarations Pacen ligne en 2012La campagne 2012 de déclaration en ligne des demandes d’aides Pac sera ouverte du 1er avril au 15 maiinclus sous une version simplifiée. C’est ce qu’a indiqué Eric Allain, directeur général des politiques agricoles,agroalimentaires et des territoires, lors d’une conférence de presse au ministère de l’Agriculture le 28 mars.Signalant une hausse du taux de télédéclarations en France en 2011, il a détaillé les nouveautés du portail enligne « telepac », ainsi que les changements concernant le couplage des aides publiques à l’agriculture en 2012. du 1er avril au 15 mai inclus, la campagne 2012 de déclaration en ligne des «O uvERtE demandes d’aides Pac a été simplifiée », a indiqué le 28 mars Eric Allain, directeur général des politiques agricoles, agroalimentaires et des territoires. se félicitant d’un taux de « télédéclaration » atteignant les 55% en France en 2011, « soit une progression de 14 points par rapport à 2010 » il a souhaité présenter les nouveautés de la campagne 2012 de « tele- pac ». Une campagne 2012 de télédéclarations Pac simplifiée Afin de simplifier les démarches des agriculteurs lors de leurs déclarations pac sur internet, les données télédéclarées l’an dernier ont été enregistrées afin de préremplir les formulaires en ligne.Reproduction interdite Lundi 2 avril 2012 – N° 3344 – AGRA Presse Hebdo 15
  • Les politiques Autres simplifications en 2012, la suppression de la déclaration annuelle du respect des engage- ments des mesures agroenvironnementales (MAE), la fin de l’envoi d’une copie de la déclaration du parcellaire ou la possibilité de signer de façon électronique les télédéclarations. Cette simpli- fication répond notamment aux critiques de la FDsEA de la Marne qui appelle au boycott des télédéclarations cette année. « par cette action collective, la FDsEA entend montrer sa solidarité envers deux agriculteurs marnais privés de 100 % des primes 2011 pour l’un, et d’une partie des primes pour l’autre », indique un communiqué de la fédération marnaise. Ces suppressions d’aides ont fait suite à l’absence de signature électronique de la déclaration dans un cas, et de l’oubli de cocher une case dans l’autre. pourtant, Eric Allain a assuré que des dispositifs de contrôles auto- matiques des déclarations remplies par les agriculteurs avaient été mis en place afin d’éviter ce genre d’omissions. Quelques évolutions réglementaires pour les aides Pac en 2012 « Si 2011 s’est caractérisée par une stabilité réglementaire, quelques changements interviennent en 2012 », a souligné Eric Allain. Ainsi, des aides sont désormais découplées, telles celles à la transformation de fourrages séchés, du lin et du chanvre pour la production de fibres, et celles à la production de pomme de terre féculières, primes incluses. Les aides aux fruits à coques, celles spécifiques au riz, et à la production de semences ou de protéagineux, sont aussi découplées. En revanche, trois nouvelles aides couplées apparaissent en 2012 : l’aide à la qualité du tabac, celles aux légumineuses fourragères destinées à la déshydratation et l’aide supplémentaire aux protéa- gineux, ainsi que les aides destinées à l’engraissement des jeunes bovins. En outre, la fin du décou- plage de l’aide à la tomate transformée sera mise en place en 2012, a indiqué Eric Allain. Il a enfin signalé qu’en 2011, sur les 11 milliards d’euros versés au titre de la pac à l’ensemble des agri- culteurs français, plus de 8 milliards l’ont été par voie électronique. À 55%, la France atteint la moyenne européenne du taux de télédaclarations en 2011, alors que d’autres pays comme l’Ita- lie, l’Espagne ou la Hongrie, ayant rendu obligatoire la télédéclaration, sont à 100%. (FG)En bREFAide aux démunis : le Parlement demande à la Commission de se battre Interrogée par le parlement européen, la Commission de Bruxelles a assuré le 29 mars qu’elle n’abandonnerait pas son droit d’initiative pour tenter d’obtenir, malgré l’opposition de plusieurs Etats membres, le maintien au-delà de 2013 du programme communautaire de distribution de produits alimentaires aux personnes les plus démunies de l’UE (1). Devant les députés, qui crai- gnent l’abandon de cette aide, le commissaire européen Olli rehn a rappelé que, dans son projet de cadre financier de l’Union pour 2014-2020, la Commission propose d’y consacrer 2,5 mil- liards d’euros au titre de la politique sociale. Bruxelles étudie diverses options afin d’insérer le futur programme de distribution d’aliments dans la politique de cohésion, a également précisé le commissaire européen. (1) Voir n° 3338 du 20/02/12Budget : annulation de pénalités imposées par Bruxelles à quatre pays Le tribunal de l’UE a annulé le 29 mars une décision d’avril 2007 de la Commission européenne qui imposait des pénalités à quatre des dix Etats membres ayant intégré l’Union en 2004 pour avoir constitué des stocks excédentaires de différents produits agricoles avant leur adhésion au 1er mai 2004 (1). pour « couvrir les coûts de l’élimination » de ces produits, la pologne avait ainsi été tenue de verser au budget communautaire 12,449 millions d’euros, la slovaquie 3,634 mil- lions, la république tchèque 12,287 millions, la Lituanie 3,181 millions. par la suite, ces pays ont formé un recours en annulation de la décision de Bruxelles (2). Les juges estiment que les versements qui leur ont été infligés ne sont pas des contributions finan- cières prévues par l’acte d’adhésion pour couvrir les frais d’élimination des excédents, mais de 16 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Les politiques simples paiements mis à la charge des nouveaux Etats membres au profit de la Communauté. Les produits en question ont pu en effet s’intégrer définitivement au marché intérieur. (1) Voir n° 3099 du 09/04/07 (2) Voir n° 3107 du 04/06/07MONDE SchmallenbergLa Russie pourrait lever en partieson embargo sur les animaux vivantsLes services vétérinaires russes ont annoncé que l’interdiction d’importation d’animaux vivants en prove-nance de l’Union européenne à cause de virus de Schmallenberg pourrait être en partie levée. Le Danemarket l’Espagne pourraient voir leurs exportations reprendre. De son côté, le bélarus a décidé de suspendre lesimportations de bétail vivant (porcs, bovins, ovins) européen. rUssIE pourrait en partie lever l’embargo imposé sur les importations d’animaux vivants L A et de matériel génétique en provenance de l’UE européenne du fait de l’épizootie de virus de schmallenberg (1). En effet, le Danemark et l’Espagne pourraient voir leurs expéditions d’animaux vivants vers la russie de nouveau autorisées. « On va reprendre les importations, mais pas de tout le monde », a en effet annoncé le chef de l’agence fédérale russe de contrôle vétéri- naire, sergueï Dankvert. « Nous allons revoir notre position pour le Danemark, ils travaillent effi- cacement », a précisé sergueï Dankvert. Les services vétérinaires danois vont être reçus par les autorités russes prochainement. Une des conditions nécessaires est la mise en place d’un système fiable de contrôle sur la sécurité des exportations. L’Espagne pourrait aussi voir ses exportations reprendre, même si aucune date n’est pour le moment précisée. Dans une lettre adressée à la ministre russe de l’agriculture, Elena skrynnik, le commissaire euro- péen John Dalli demande de rencontrer le plus vite possible les autorités sanitaires de Moscou. Il souhaite que l’agence fédérale de contrôle vétérinaire russe (rosselkhoznadzor) lui fournisse une évaluation du risque sanitaire posé par la gestion européenne de l’épidémie de schmallenberg au regard des règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). L’UE a déjà commencé à prendre des mesures correctives pour répondre aux préoccupations soulevées par les autorités russes pour justifier l’embargo (comme le non-respect des règles de documentation), précise le commissaire Dalli. Le bélarus aussi bloque les importations d’animaux européens par ailleurs, le Bélarus a annoncé qu’il allait suspendre « temporairement à partir du 23 mars les importations de l’UE de bétail à cornes et de porcs vivants, suite à la détection de nouveaux cas de maladie provoquée par le virus de schmallenberg sur le territoire des pays membres de l’UE ». Exception sera accordée aux animaux mis en quarantaine dans le pays d’origine et mis sous contrôle de vétérinaires du Bélarus. Le pays s’ajoute ainsi à la liste des États – russie en tête – qui ont fermé leurs frontières aux importations à cause du nouveau virus. (AG) (1) Voir n° 3343 du 26/3/2012, n° 3340 du 5/03/12 et n° 3342 du 19/03/12Reproduction interdite Lundi 2 avril 2012 – N° 3344 – AGRA Presse Hebdo 17
  • Les politiques Cycle de DohaLes négociateurs agricoles de l’OMCcherchent à sortir de l’impasseLors de leur première réunion depuis la Conférence ministérielle de l’OMC en décembre 2011, les négocia-teurs agricoles du cycle de Doha se sont engagés à envisager de nouvelles approches pour tenter de faireprogresser leurs travaux. ON sentiment est que, dans l’ensemble, nous sommes encore au stade de clarifier où «M en sont les choses, avant de déterminer où cela nous mènera », a admis le 22 mars l’ambassadeur néo-zélandais, John Adank, devant le groupe des négociations agri- coles de l’OMC dont il assure la présidence. « Nous devons nous écouter soigneusement les uns les autres », a-t-il demandé. C’était la première fois que ces négociateurs se retrouvaient à Genève depuis la conférence minis- térielle de décembre 2011 qui a reconnu que le cycle Doha est dans une impasse et prôné un chan- gement d’approche. selon John Adank, les divergences portent entre autres sur la question de savoir quels sont les sujets agricoles qui pourraient être agréés avant un compromis global, au titre d’une « récolte précoce », et si des décisions sont possibles dans le climat actuel. Au cours de la discussion, l’Australie a ainsi estimé que le dossier de la concurrence à l’exporta- tion – subventions, crédit, aide alimentaire, entreprises d’Etat – est mûr pour un accord précoce. Ce à quoi l’UE a répondu que tout engagement dans ce domaine reste lié à un accord sur tous les chapitres de la négociation agricole du cycle de Doha ainsi que sur le volet indications géogra- phiques des règles de propriété intellectuelle. par ailleurs, le président récemment élu du groupe de négociation de l’OMC sur un registre multi- latéral des indications géographiques pour les vins et les spiritueux, l’ambassadeur nigérian Yonov Frederick Agah, a informé les délégations, le 23 mars, qu’il tiendrait des consultations sur la manière de suivre les instructions données par les ministres en décembre. (FXS) Sécurité alimentaireAide de l’UE et appel de la FAOpour l’AfriqueLa Commission européenne a proposé le 23 mars un programme daide, dune valeur de 164,5 millions deu-ros, pour renforcer la sécurité alimentaire dans les pays du Sahel. Le même jour, la FAO a a lancé un appelurgent de 50 millions de dollars pour la Corne de lAfrique. aide de 164,5 millions deuros a été préconisée par la Commission européenne pour U nE renforcer la sécurité alimentaire dans les pays du sahel. Bruxelles, qui souligne que 15 millions de personnes risquent de souffrir de famine dans la région, a déjà mobilisé 123,5 millions deuros pour apporter une réponse humanitaire précoce à cette crise. 18 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Les politiques Les soutiens de l’UE à l’Afrique subsaharienne globalement efficaces D ans un rapport publié le 28 mars, la Cour des comptes européenne juge généralement efficace l’aide, de plus de 3,1 milliards d’euros au réaction à la crise des prix alimentaires de 2007- 2008, n’a pas été conçue pour faire face à la volatilité à long terme des prix des denrées total, que l’UE a apporté sur la période 2002-2010 alimentaires.La Cour des comptes propose, entre à l’Afrique subsaharienne dans le domaine autres recommandations, que la Commission de de la sécurité alimentaire. Elle estime néanmoins Bruxelles étudie la possibilité de mettre en place un que d’importantes améliorations peuvent encore instrument permanent qui permettrait de remédier, être apportées sur plusieurs points, citant par le cas échéant, aux conséquences des crises exemple la Facilité alimentaire qui, instituée en alimentaires affectant les pays en développement. Ce nouveau programme soutiendra les systèmes nationaux existants de sécurité alimentaire gérés par les gouvernements. De plus, des initiatives d’« argent/nourriture-contre-travail » seront ren- forcées au profit des plus démunis, pour quils puissent se permettre dacheter de la nourriture, et les fermiers recevront des bons pour des semences et des engrais. En outre, ajoute la Com- mission, linformation sur la sécurité alimentaire et la nutrition sera améliorée à travers de meilleurs systèmes dalerte précoce sur la situation alimentaire. L’allocation proposée vient sajouter aux financements déjà prévus ou en cours au profit de la sécurité alimentaire dans la région, dune valeur de 208 millions deuros, portant la contribution totale de lUE à quelque 373 millions deuros pour 2007-2013. Déficit de financement De son côté, la FAO a lancé un appel urgent de 50 millions de dollars pour couvrir le déficit de financement des activités agricoles et pastorales prioritaires à déployer dans la Corne de lAfrique avant et durant la prochaine campagne de semis, coïncidant avec la saison des pluies qui sétend davril à juin. selon l’agence de l’Onu, bien que la situation dans les zones de la région victimes de la séche- resse se soit considérablement améliorée ces derniers mois, on estime que 8,1 millions dhabi- tants ont encore besoin dune assistance (Ethiopie 3,2 millions, Kenya : 2,2 millions, somalie 2,5 millions, Djibouti 180 000). Les activités durgence planifiées prévoient la distribution de semences vivrières et potagères, la création de petits périmètres dirrigation et la gestion de programmes « argent-contre-travail » pour réhabiliter les infrastructures agricoles vitales. Les initiatives concernant lélevage com- prennent le soutien à la production fourragère et le démarrage ou lintensification des campagnes de vaccination. pour 2012, la FAO lance un appel d’un montant total de 293,7 millions de dollars destinés à une combinaison dopérations durgence et de développement à plus long terme dans la Corne de lAfrique, dont 101,7 millions – moins de la moitié – ont déjà été reçus. Il reste par conséquent un important déficit de financement, dont les 50 millions requis durgence dans les trois pro- chains mois. (FXS)Reproduction interdite Lundi 2 avril 2012 – N° 3344 – AGRA Presse Hebdo 19
  • Les politiques SénégalLe programme économiquedu nouveau président Macky SallMacky Sall, 51 ans, nouveau président du Sénégal, élu le 25 mars pour un mandat de 7 ans, se propose demettre en place un programme économique qui sera marqué par un « mix » entre croissance et austérité.Réduction du train de vie de l’Etat, avec un gouvernement de 25 ministres (contre une quarantaine), et sup-pression de 15 ambassades du Sénégal à l’étranger, ainsi que des voyages en première classe, pour lesministres, et des logements conventionnés, constituent quelques aspects de ce programme qu’il a dénom-mé : « La voie de la croissance ». E programme économique de Macky sall se concentre sur 3 priorités : la jeunesse, les L femmes, et le monde rural. Il consiste à apporter une protection, des perspectives et des opportunités d’emploi. pour les jeunes, il prévoit la création de 500 000 emplois pendant 7 ans. par ailleurs, sera mis en place un fonds de garantie de 40 milliards de francs CFA  (60,79 millions d’euros) pour faciliter l’accès des femmes au crédit. Il s’y ajoute un investissement de 300 milliards de francs CFA (457,34 millions d’euros) dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la formation professionnelle, de la recherche et de l’innovation, de la restructuration des banlieues, et de  l’aménagement du ter- ritoire, pour faire des villes un « levier » de développement. Le programme prévoit aussi la mise en œuvre d’un pacte pour la petite entreprise et les pME/pMI dans les secteurs de l’agriculture, du Btp (Bâtiment et travaux publics) et de la construction, du tourisme, des tIC (technologies de l’information et de la communication), et de la culture. Un « small Business Act » à la sénégalaise s’appuyant sur une Caisse des dépôts et consignation réfor- mée, a pour but de mener une politique favorable à la création d’entreprises, à l’investissement et la création d’emplois et de richesses. L’agriculture, moteur du développement sénégalais L’agriculture sera l’une des priorités du nouveau chef de l’Etat sénégalais, pour qui c’est dans ce secteur que se trouve le véritable « moteur » du développement, pour stimuler l’ensemble de l’éco- L’agriculture sénégalaise : plus de 70% de la population L ’AgrICULtUrE au Sénégal qui occupe plus de 70% de la population, est considérée l’eau douce et l’eau salée, appelée aussi menace d’intrusion marine, indique 2011/2012, 25 milliards de francs CFA (38,11 millions d’Euros) pour l’achat comme le moteur la FAO. Conséquence, la part de semences et d’intrants de la croissance de l’économie dans le Produit intérieur brut agricoles, il prévoyait de du pays. Elle traverse une passe (PIB) baisse chaque année. En consacrer, en 2012, 165 autres difficile, due au déficit 2004, elle représentait 17,9% milliards de francs CFA pluviomètrique chronique, du PIB. Pour faire face à  cette (251,5 millions d’euros), à à la mévente des récoltes situation, le président Abdoulaye l’aménagement de terres dans d’arachide, à la réduction Wade avait entrepris un vaste le cadre du programme des terres de culture à cause programme de développement d’autosuffisance en riz, au nord de la salinité, ainsi qu’à agricole, marqué par la et au sud, en plus du Plan retour l’acidification ou érosion éolienne mécanisation, la diversification vers l’agriculture qui a créé des sols, à l’ensablement des et la permanence des activités 24 fermes agricoles, et le soutien terres de bas-fonds, et au risque agricoles en toutes saisons. à l’entreprenariat rural qui de rupture de l’équilibre entre Après avoir investi, en a financé 1 514 projets. 20 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Les politiques nomie et améliorer les niveaux de vie des sénégalais. L’objectif est d’avoir une agriculture « moderne » et suffisamment « productive » pour transformer le sénégal dans les 7 prochaines années. Le financement prévu dans ce secteur est de 2 000 milliards de francs CFA (plus de 3 milliards d’euros). pour Macky sall, le modèle économique mis en place par son prédécesseur, Abdoulaye Wade dont il a été premier ministre d’avril 2004 à juin 2007, « n’est pas suffisamment productif » pour créer les emplois et les richesses nécessaires au développement du pays. Au pouvoir depuis 2000, Abdou- laye Wade avait mis en place un vaste programme économique basé sur la construction d’infra- structures, le retour vers l’agriculture (rEVA). Il avait aussi lancé une Grande offensive pour l’abondance de la nourriture et de l’agriculture (GOAnA) qui visait à assurer l’autosuffisance ali- mentaire du pays. Macky sall prévoit la création de 6 pôles de développement économique à travers le pays, et une bourse de sécurité familiale de 100 000 francs CFA (152,44 euros) par an qui apportera un com- plément financier aux mères des familles les plus défavorisées. Quelque 250 000 familles, au moins, sont concernées par ce programme. (IC) EnvironnementLa gestion de l’eau, une des clefspour lutter contre la faimLa gestion de l’eau en agriculture devra être au cœur des discussions du sommet de la Terre Rio+20, ademandé ban Ki Moon, le secrétaire général de l’OnU, à l’occasion de la journée mondiale de l’eau le 22 mars. I NOuS n’utilisons pas l’eau de façon plus avisée dans l’agriculture, nous ne serons pas «s en mesure d’éliminer la faim et nous ouvrirons la porte à toute une série d’autres maux, notamment la sécheresse, la famine et l’instabilité politique », a prévenu le secrétaire général de l’OnU, Ban Ki Moon, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau 2012, le 22 mars. Cette année, la journée était organisée par la FAO (Organisation des nations unies pour l’agri- culture et l’alimentation) sur le thème : « L’eau et la sécurité alimentaire ». « Au prochain Som- met de la terre Rio+20 (du 20 au 22 juin 2012 à Rio de Janeiro, NDLR), la communauté inter- nationale devra faire les liens entre la sécurité hydrique et la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le cadre d’une économie verte », a insisté Ban Ki Moon. « Si, depuis le premier sommet de la terre à Rio, de nombreux pays ont fait de grands pas en avant dans la gestion de leurs ressources hydriques, il reste encore beaucoup à accomplir », a estimé le directeur général de la FAO José Graziano da silva. selon la FAO, les principales prio- rités pour les années à venir seront de renforcer la résilience des agriculteurs contre le change- ment climatique, d’améliorer la gouvernance de l’eau, et créer des institutions en mesure d’amé- liorer la gestion nationale et régionale de l’eau. On estime que l’agriculture est responsable de 70% de tous les prélèvements mondiaux d’eau douce et d’eaux souterraines. (AG)En bREFEtiquetage : les États-Unis en appel à l’OMC Les États-Unis font appel du jugement de l’OMC qui met en cause leur loi sur l’étiquetage de la viande (1). Attaquée par le Canada et le Mexique et connue sous la dénomination de COOL, cette législation impose la mention du pays d’origine sur la viande vendue sur le marché américain.Reproduction interdite Lundi 2 avril 2012 – N° 3344 – AGRA Presse Hebdo 21
  • Les politiques Elle aboutit à un traitement moins favorable à la viande importée du Canada et du Mexique, selon le panel d’experts de l’OMC (2). « Je peux confirmer maintenant qu’aujourd’hui, nous introduisons un appel », a annoncé le 23 mars Andrea Mead, porte-parole du bureau du représentant américain pour le commerce. ) (1) Voir n° 3333 du 16/01/12 (2) Voir n° 3326 du 28/11/11Chine : une délégation américaine en Chine pour développer les exportations agricoles Le département américain à l’agriculture (UsDA) a mené du 23 au 28 mars une mission com- merciale en Chine. Une délégation d’une quarantaine d’entreprises américaines a rencontré des entreprises chinoises (importateurs, transformateurs…). parallèlement, les autorités américaines ont entamé des discussions avec leurs homologues chinois afin de réduire les barrières commer- ciales entre les deux pays. Les exportations agricoles américaines ont augmenté de 80% ces trois dernières années. « La demande chinoise pour les produits en vrac tels que le soja et le coton est élevée, alors que la demande pour les produits à haute valeur comme la viande et les produits transformés ne cesse de croître », indique l’UsDA. Les échanges entre les États-Unis et la Chine 2011 ont atteint le record de 32,1 milliards de dollars (22,8 milliards de dollars d’exportations américaines et 9,3 milliards d’exportations chinoises). Le commissaire européen Dacian Ciolos emmènera, lui aussi, une délégation d’entreprises européennes en Chine prochainement.ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES AGRICOLES FinancementsLe procès des cotisations syndicalesdébutera le 2 juillet à ToulouseC’est devant la 3e chambre du tribunal correctionnel de Toulouse que se tiendra les 2, 3 et 4 juillet le procèsdit des cotisations syndicales qui met en cause deux coopératives et trois syndicats membres de la FnSEA. A partie civile réclamait un début de procès « avant l’été », et la défense « pour l’automne » : L le tribunal de toulouse est finalement parvenu à contenter tout le monde le 26 mars, lors d’une audience technique, en fixant l’échéance aux 2, 3, et 4 juillet prochains. trois jours durant lesquels la 3e chambre du tribunal correctionnel de toulouse va ainsi juger d’une part, Coopeval, l’actuel président d’Euralis Coopeval et le président d’alors de la coopérative toulou- saine des céréales (absorbée en décembre 2008 par la coopérative Arterris) pour faits de discri- mination, d’autre part l’Association générale des producteurs de blé (AGpB), l’Association géné- rale des producteurs de maïs (AGpM) et la Fédération française des producteurs d’oléagineux et de protéagineux (FOp) pour des faits de recel de discrimination. En cause : la justice reproche aux coopératives d’avoir, de janvier 2005 à février 2007, organisé l’adhésion automatique de ses producteurs aux trois syndicats membres de la FnsEA via un système de cotisations. Elle reproche par ailleurs à ces syndicats d’avoir détenu, au cours de cette même période, des fonds en sachant qu’ils provenaient de délits de discrimination. Des délits susceptibles d’être punis d’au moins trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende (pour la discrimination) et de cinq ans d’em- prisonnement et de 375 000 euros d’amende (pour le recel), selon le code pénal. 22 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Les politiques La FnPL opte pour un système plus transparent La Confédération paysanne, partie civile dans l’affaire, avait dès 2003 puis en 2006 déposé plainte pour dénoncer la méthode. Dès 2003, une enquête avait ainsi été diligentée donnant lieu à l’au- dition de responsables d’une douzaine d’organismes professionnels, ainsi que de deux principales organisations syndicales ayant bénéficié du renversement des cotisations litigieuses : l’AGpB et la Fédération nationale des producteurs de lait (FnpL). Mais depuis, la FnpL a été épargnée par la procédure judiciaire, du fait d’une modification progressive de son système de prélèvement de cotisation sociale. Certaines coopératives ont notamment refusé de continuer à prélever aveu- glément cette cotisation auprès de leurs producteurs. En réaction, la FnpL a donc ordonné à ses fédérations régionales de retourner auprès des producteurs, et de leur faire signer des autorisa- tions de prélèvement rendant le dispositif transparent. La méthode souhaitée par la Confédéra- tion paysanne, qui n’entend pas avec ce procès mettre fin au dispositif, mais le rendre « clair et volontaire ». (MG ET RA)En bREFretenues collinaires : les chambres d’agriculture pourront être maîtres d’ouvrage Les chambres d’agriculture pourront désormais être maîtres d’ouvrage pour la création de rete- nues d’eau pour l’irrigation. Cette possibilité a été introduite par l’article 70 de la loi n°2012-387 du 22 mars 2012 « relative à la simplification du droit et à l’allégement des démarches adminis- tratives ». Une possibilité à double tranchant pour les chambres, puisqu’elle ouvre une voie sup- plémentaire pour la création de retenues, mais implique que les chambres disposent des fonds nécessaires, mais aussi des compétences, services et sécurités techniques et juridiques adéquats pour mener ces chantiers, qui restent polémiques. A LIRE n Michel R. Tarrier – L’agroterrorisme dans nos toutes les actions potentielles que les collectivités assiettes peuvent mener dans ces domaines… et propose Dénonciation des dérives de l’industrie agroali- une réflexion sur les territoires durables et souten- mentaire, des effets sur l’environnement et la ables associant les secteurs urbain et rural. santé humaine de l’intensification de la produc- Voiron – Territorial, 2012 – 70€ tion agricole et de l’usage de produits phytosani- taires, etc. n Christian Carné-Carnavalet – Agriculture bi- Le Rheu – LME, 2012 – 21€ ologique, une approche scientifique Toutes les techniques nécessaires aux agricul- n Christian Legrand, Françoise Chêne – teurs, aux jardiniers, aux maraîchers pour élever Développement durable et haute qualité les micro-organismes indispensables aux sols et environnementale aux cultures. Présente les concepts de développement durable Paris – France Agricole, 2012 – 65€ et de haute qualité environnementale puis déclineReproduction interdite Lundi 2 avril 2012 – N° 3344 – AGRA Presse Hebdo 23
  • Les productionsPRODUCTIONS ANIMALES Produits laitiersDanone crée un centre de formationen Russie pour les éleveurs laitiersAfin de sécuriser ses approvisionnements en Russie, Danone-Unimilk projette d’y créer une académie pourla formation des éleveurs. La Russie connaît en effet un déficit de sa production depuis plusieurs années, tan-dis que la consommation de yaourt ne cesse d’augmenter. Ce centre de formation permettra également àDanone de réduire son empreinte écologique. e 21 mars, la coentreprise franco-russe Danone-Unimilk (créée en 2010 par une joint-ven- L ture) a annoncé la création d’un centre de formation dédié au lait dans la région de Lipetsk (russie). Cette académie sera opérationnelle dès 2012, et profitera d’un budget d’1,3 mil- lion d’euros (50 millions de roubles), alloués par le Fonds Danone pour l’ecosystème. Le centre de formation accueillera près de 150 éleveurs la première année, puis ce seront 800 producteurs qui seront formés d’ici à 3 ans, anticipe Danone-Unimilk. Ces cours seront donnés par des ensei- gnants russes, qui auront au préalable suivi un stage en France. Le programme des études sera mis au point par l’Institut de l’élevage en France. Danone face à un déficit de production Ce projet permettra d’augmenter la production de 7% environ, et d’améliorer la qualité du lait. Un enjeu de taille pour Danone-Unimilk. La coentreprise doit en effet faire face à une réduction du cheptel bovin depuis les années 90 (et donc à un déficit de production), tandis que la consom- mation nationale ne cesse de progresser. en 2011, pour Danone, la russie est d’ailleurs devenue le 2e marché mondial après la France (en chiffre d’affaires). en sécurisant les approvisionnements, l’entreprise pourra de surcroît assurer une stabilité des achats de lait aux producteurs, et donc sécuriser les prix, explique-t-on chez Danone. Côté qualité, l’entreprise précise bien que le lait collecté jusqu’ici n’était pas de mauvaise qualité, mais que les standards d’Unimilk et de Danone différaient sur plusieurs points techniques. L’industriel a donc décidé d’adapter les exigences d’Unimilk à celles pratiquées en France. L’environnement au cœur du projet Les mesures écologiques prises par la Commission européenne concernant la réduction des émis- sions de dioxyde de carbone et la consommation de l’eau seront également enseignées. Ce volet écologique de l’enseignement vise à sensibiliser les éleveurs russes aux questions environnemen- tales, afin de participer à la réduction de l’impact écologique de l’activité agroalimentaire de Danone. en partenariat avec l’Inra, l’industriel travaille d’ailleurs à développer des techniques agricoles limitant les émissions de méthane. en corrélant l’alimentation des vaches à leurs émis- sions de méthane, l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) et Danone en sont donc venus à recommander, par exemple, l’utilisation de graine de lin dans l’alimentation du bétail. Ce projet russe s’appuie ainsi sur des méthodes de conseil aux éleveurs déjà pratiquées en France, et est voué à se développer plus amplement si l’académie de Lipetsk se révèle être un succès. (MG) 24 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Les productions Jeunes bovinsLa Confédération paysanne dénonce lesmodalités de l’aide à l’engraissementLe 28 mars, une délégation de la Confédération paysanne s’est introduite chez Coop de France pour protes-ter contre les modalités de l’aide à l’engraissement des jeunes bovins. Le syndicat juge cette mesure discri-minatoire pour les petits et moyens élevages et appelle donc Coop de France à la condamner. Contraints dequitter les lieux par les forces de police quelques heures après leur intrusion, les responsables de laConfédération paysanne prévoient désormais de se tourner vers le Conseil d’Etat. 28 mars à 18 heures, une cinquantaine d’adhérents de la Confédération paysanne ont L e investi les locaux parisiens de Coop de France pour protester contre les modalités de l’aide à l’engraissement des jeunes bovins. Le souhait du syndicat était de voir Philipe mangin, pré- sident de Coop de France, revenir sur son soutien à cette mesure. L’aide est « discriminatoire », juge Gérard Durand, secrétaire national de la Confédération paysanne. La Confédération déplore le seuil de 50 bêtes abattues par an nécessaire pour prétendre à cette aide de 60€ par place d’en- graissement. « Nous ne sommes pas hostiles à l’engraissement », précise Gérard Durand, mais « nous voudrions que cette aide soit allouée dès la première bête abattue, afin d’encourager les naissances de fermes et la polyculture ». Philippe Collin, porte-parole de la Confédération pay- sanne, estime, pour sa part, que les ateliers d’engraissement ne sont structurellement pas rentables, quelles que soient les aides qui leur sont accordées. « Nous ne sommes pas dans le Midwest avec des troupeaux de 200 000 bêtes et des coûts de production extrêmement bas », compare-t-il, avant de conclure que ces aides prônent un système agricole qui « n’est pas adapté au modèle français ». Des modalités qui excluent trop de paysans La Confédération paysanne dénonce également le fait que cette aide ne concernera que les jeunes bovins de 12 à 24 mois. « Ce système n’aidera donc que les filières destinées à l’export », analyse Gérard Durand. et d’autres modalités encore sont dénoncées par le syndicat. L’aide à l’engrais- sement ne concernera en effet que les éleveurs ayant intégré une organisation de producteurs et contractualisé leurs relations commerciales avec les acheteurs. « L’immense majorité des éleveurs est exclue du dispositif alors que ce sont eux qui maintiennent l’élevage dans les territoires », regrette la Confédération paysanne dans un communiqué de presse du 29 mars. enfin, les adhé- rents dénoncent la procédure par laquelle ces aides seront financées. elles seront en effet versées via l’article 68 de la Pac, article qui permet une réallocation des aides après prélèvement sur le 1er pilier. « L’ensemble des paysans cotiseront pour favoriser la concentration, au mépris des petites et moyennes exploitations », s’insurge Gérard Durand. Expulsé par les CRS Les membres de la Confédération paysanne n’auront pas obtenu le revirement de Coop de France, et ont été délogés par une centaine de Crs vers 21h30 (selon la Confédération paysanne). mais pour Philippe Collin, cette action aura au moins permis de ramener le sujet au cœur des débats. et si la Confédération paysanne ne prévoit pas de nouvelles actions de ce type, elle envisage par contre de passer par une voie légale pour contrer la mise en place de l’aide à l’engraissement et son fameux seuil des 50 bêtes abattues. « Nous allons demander aux éleveurs n’atteignant pas ce seuil de déposer des demandes pour obtenir l’aide. Ils seront logiquement refusés, et nous pour- rons alors attaquer le décret d’application auprès du Conseil d’Etat pour discrimination », annonce Philippe Collin. (MG)Reproduction interdite Lundi 2 avril 2012 – N° 3344 – AGRA Presse Hebdo 25
  • Les productions OvinsLe prix des ovins soutenu parle manque de disponibilité mondialeDepuis le début de l’année, le prix moyen pondéré des agneaux est élevé et sa baisse saisonnière peu mar-quée. Le manque de disponibilité en France et dans le monde est en partie responsable de cette tendance. e prix moyen pondéré de l’agneau fin février reste 8% au-dessus du niveau de 2011, selon L Franceagrimer. en outre la baisse saisonnière de début d’année est particulièrement peu marquée en 2012. ainsi, selon l’Idele (institut de l’élevage), sur les deux premiers mois de l’année, le prix a perdu 29 centimes en 2011, contre 21 centimes en 2012. Le prix moyen pon- déré est de 6,28 euros le kilo de carcasse fin février, soit 11% de plus qu’en 2011. Les profes- sionnels sont unanimes : le manque de disponibilité soutient les prix. en France, l’offre est limi- tée. D’une part, les niveaux de production nationale sont au-dessous des années précédentes. selon l’Idele, en cumul depuis janvier, les abattages d’agneaux ont reculé de 3% en 2011 par rap- port à 2010. De l’autre, les importations de viande ovine ont chuté. De fait, les principaux par- tenaires commerciaux de la France ont sensiblement réduit leurs exportations et ce, sur des périodes de forte consommation, comme les fêtes de fin d’année. ainsi, selon l’Idele, le royaume-Uni a réduit ses envois de 8% en décembre 2011 par rapport à décembre 2010. Constat encore plus frappant en Nouvelle-Zélande et en espagne avec respectivement, une réduction de 42% et de 28%. seule l’Irlande a augmenté ses exportations vers la France (+10%). Offre mondialement réduite au royaume-Uni, les conditions fourragères ont permis d’anticiper les abattages, mais par la suite les abattages hivernaux ont été fortement réduits. Dans ce contexte, les envois vers la France ont été moindres. en Nouvelle-Zélande, premier producteur mondial de viande ovine XXXX, les esti- mations tablent sur un niveau bas de production, comme en 2011. L’enjeu est de taille, car la Nouvelle-Zélande assure 50% du commerce international. et en cumul depuis le début de l’an- née, les exportations totales de la Nouvelle-Zélande ont diminué de 17% et notamment de 20% vers l’Union européenne à 27. en outre, les abattages de brebis pourraient chuter d’un tiers en raison de la phase de recapitalisation du cheptel qui est en cours. Deux raisons à cela : le prix à la hausse et les conditions fourragères favorables. en attendant, le manque d’offre soutient les prix sur le marché international et en France. (CR) Une inconnue sur les conséquences économiques du virus de Schmallenberg A lors que la filière semble être portée par une conjoncture de prix favorables, une inconnue l’Agriculture Bruno Le Maire avait affirmé que «  la situation n’aurait pas d’impact sur le mutualisation sanitaire destiné à « accompagner financièrement les éleveurs les plus gravement reste sur les conséquences paiement des aides animales touchés ». Lors du congrès économiques de l’émergence du (prime à la brebis) de l’année de la FNsEA le 29 mars, Xavier virus de schmallenberg. Pour les 2012 ». Et un appel avait été Beulin, président de la FNsEA, a professionnels, il est difficile de lancé aux professionnels de rappelé qu’un décret allait sortir se prononcer car les situations l’élevage par les pouvoirs publics sous peu pour encadrer la mise divergent selon les exploitations. pour concrétiser leurs en place de ce fonds. Mi-mars, le ministre de propositions de fonds de 26 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Les productions VolaillesBelle progression des ventes françaisespour le foie gras en 2011En 2011, le foie gras a tiré son épingle du jeu avec des ventes qui ont progressé sur le territoire national, mal-gré un contexte économique morose. En revanche, les ventes à l’export se sont, elles, repliées. veC une belle progression en valeur, le foie gras tire son épingle du jeu », déclarait-on «a au Cifog (Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras) le 28 mars lors d’une conférence de presse. en 2011, les ventes de foie gras en grandes surfaces ont aug- menté de 4,8% en valeur par rapport à 2010 et atteignent 262,5 millions d’euros. De fait, le foie gras garde une image très positive auprès du consommateur, malgré un contexte économique morose. selon un sondage sofres, 80% des Français disent avoir consommé du foie gras en 2011 et 74% des Français disent aimer le foie gras dont 38% beaucoup. Néanmoins, cette progression des ventes n’a pas empêché le revenu moyen des éleveurs de « diminuer légèrement », selon Xavier Gaudio, président du Cifog. Principale cause : le prix de l’aliment des canards gras qui n’a pas été répercuté totalement sur le prix payé aux éleveurs. « Pour répercuter totalement la hausse du coût de l’alimentation, il aurait fallu augmenter le prix à la consommation de 10% à 12% », explique Xavier Gaudio. Or en 2011, les négociations avec la Gms ont abouti à une augmenta- tion de seulement 5%. Pour 2012, les négociations avec la Gms seront donc à refaire. De fait, selon l’Itavi (institut technique de l’aviculture), si l’indice aliment canard à foie gras s’est replié fin 2011, il repart à la hausse depuis le début de l’année. Ventes en progression vers l’Asie du Sud Est Dans un contexte de baisse des revenus pour les éleveurs, le débouché à l’export représente un soutien non négligeable. et les résultats 2011 du commerce extérieur le montrent. De fait, la balance commerciale affiche toujours un excédent. en 2011, il est de 40,7 millions d’euros. Les exportations ont progressé vers de nombreuses destinations, en particulier vers les pays d’asie du sud est et vers la Belgique. en asie du sud est, les ventes restent minimes en valeur par rap- port à des clients plus traditionnels comme l’espagne, la Belgique et le Japon. « Les changements d’habitudes alimentaires et l’augmentation du niveau de vie vont dans le sens d’une augmenta- tion de la consommation de foie gras », constatent les professionnels du Cifog. Les pays concer- nés sont Hong-Kong, singapour et la Thaïlande. Néanmoins, si de nouveaux partenaires assurent les augmentations de vente à l’export, certains partenaires traditionnels ont restreint leurs impor- tations. C’est le cas de l’espagne, premier client de la France, dont la situation économique, « très dégradée », n’a pas été propice aux achats. même tendance sur les ventes vers le Japon, mais en raison de la catastrophe naturelle qui a frappé le pays en début d’année dernière. (CR)En bREFŒufs : la Coordination rurale dénonce « l’incohérence de Bruxelles » Dans un communiqué de presse du 27 mars, la Coordination rurale annonce que « les consom- mateurs devront consommer des œufs produits avec des normes de bien-être animal et sanitaires bien inférieures à celles qui étaient jusqu’alors pratiquées en europe ! ». « est-ce cohérent ? », s’interroge donc le syndicat. La mise aux normes des bâtiments d’élevage de poules pondeusesReproduction interdite Lundi 2 avril 2012 – N° 3344 – AGRA Presse Hebdo 27
  • Les productions (afin de respecter les nouvelles exigences européennes en matière de bien-être animal) a en effet provoqué un déficit de production, et donc une forte inflation du prix des œufs et des importa- tions. « en fait, tout cela va à l’encontre des intérêts des consommateurs qui n’ont surtout pas demandé cet échange de prix plus élevés contre moins de garantie sanitaire », dénonce le com- muniqué. La Coordination rurale regrette pour conclure des « effets d’annonce qui masquent la réalité d’une agriculture ballottée entre la régulation, les réglementations absurdes et les crises qui en découlent ».Projet d’oP des producteurs pro-Lactalis dans l’ouest Dans l’ouest de la France, quatre groupements réunissant près de 3 500 élevages laitiers livrant leur lait à Lactalis ont annoncé leur intention de former une organisation de producteurs, dès la parution du décret OP, prévue en avril. C’est le second projet d’OP autour de Lactalis, après celui de la FNPL. « Mais dans notre projet, il s’agit d’une OP non commerciale : les producteurs res- teront propriétaires de leur lait », explique un de leurs porte-parole, le Breton ronan Jacques. selon les groupements, entre 20 et 70 % des producteurs ont d’ores et déjà signé un contrat indi- viduel avec Lactalis, le fameux contrat critiqué par la FNPL qui demande aux producteurs de ne pas le signer. « C’est vrai, notre projet est différent, poursuit ronan Jacques. Les contrats propo- sés par Lactalis nous conviennent parce qu’ils autorisent la cessibilité du contrat, sans droit de regard de la laiterie. C’est notre liberté d’entrepreneur et c’est pourquoi on peut dire qu’effecti- vement, nous sommes pro-Lactalis en ce sens que c’est avec une entreprise forte qu’il y a des pro- ducteurs forts. »Contrat Lactalis : Xavier Beulin reste attentif tandis que les négociations progressent Lors d’un point presse au congrès de la FNsea de montpellier, le 28 mars, Xavier Beulin s’est déclaré « très attentif à un secteur particulier dans la mise en œuvre de la contractualisation : le secteur laitier ». Plus particulièrement, le président de la FNsea s’en est pris à Lactalis, qui mobi- lise l’attention du monde laitier du fait d’une négociation musclée avec ses producteurs. « Un des opérateurs continue aujourd’hui à rentrer difficilement dans la démarche. Et je pèse mes mots », a-t-il lâché. mardi 27 mai, les représentants de Lactalis ont d’ailleurs rencontré une délégation de présidents de groupements de producteurs mandatés par leurs adhérents pour négocier avec l’industriel. Une négociation dont les éleveurs sont ressortis satisfaits. La convention de fonc- tionnement qui déterminera le pouvoir des organisations de producteurs face à Lactalis serait quasiment finalisée, mais le contenu de l’accord ne sera communiqué qu’au terme de la négocia- tion. Les représentants de producteurs et du géant laitier doivent en effet se rencontrer de nou- veau les 10 et 16 avril pour négocier, cette fois-ci, le contrat individuel qui liera chaque produc- teur au collecteur.Les abattages de bovins mâles sont toujours en baisse selon agreste, les abattages de bovins mâles finis sont à la baisse. en février, les abattages de tau- rillons sont inférieurs de plus de 15% au niveau de 2011. et la tendance est la même pour les abattages de bœufs (-8%). Concernant les exportations de bovins maigres, elles sont en recul sur le mois de janvier. selon l’Idele (institut de l’élevage), « les conditions météorologiques de fin jan- vier-début février ont fortement ralenti la transaction d’animaux vifs ». De fait, la difficile circu- lation des camions a perturbé le ramassage des animaux maigres pendant près de 15 jours. Cette raison n’explique que partiellement la baisse des exportations. La principale cause reste le manque de disponibilité. et selon l’Idele, « cette situation devrait se poursuivre dans les mois à venir ».La Cr dénonce la pression exercée sur le prix des bovins La Cr (Coordination rurale) a adressé une lettre ouverte aux abatteurs, aux négociants et aux coopératives le 29 mars pour s’opposer à la mise sous pression du prix des bovins. « Nos braves abatteurs font bien leur travail et baissent les prix sur les marchandises », ironise un représen- 28 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Les productions tant de la Cr (Coordination rurale), membre d’une commission interrégionale des abattoirs. Tous les mardis, ces commissions déterminent une grille de cotation des animaux, dont les jeunes bovins. et depuis deux semaines, il constate que les abatteurs, les négociants et les coopératives font pression sur les prix. Les jeunes bovins sont les principaux visés par ces baisses qui peuvent aller jusqu’à 11 centimes. La fermeture du marché turc est mise en cause. « Pourquoi, à la moindre variation de disponibilité, crier à la surproduction et faire dégringoler le marché intérieur ? », interpelle la Cr dans sa lettre ouverte. « Dans l’intérêt de tous et donc du vôtre, il ne faut pas que les cours chutent brutalement à chaque annonce pour remonter lentement par la suite », pour- suivent les professionnels dans la lettre ouverte.Importations de porcelets : les syndicats entrent dans la danse après l’Union des groupements à la mi-mars, les syndicats Frsea Bretagne et Pays de la Loire se sont inquiétés, le 28 mars, des dangers sanitaires que font courir à la filière porcine les impor- tations de porcelets vivants. « Au moins 2000 porcelets espagnols ont été importés en Bretagne et Pays de la Loire », a regretté Gérard Bourcier, président de la section porcine Frsea le 28 mars. Les professionnels de l’élevage ont appris que « depuis trois semaines, des porcelets espa- gnols » entrent en Ile-et-vilaine et en mayenne. Ils sont inquiets et veulent s’assurer qu’il y aura un contrôle sanitaire efficace et une traçabilité claire. De fait, ils estiment que ces importations sont contraires aux efforts fournis par la filière porcine française « en termes de traçabilité – via vPF – et de qualité sanitaire ». C’est pour cette raison que les professionnels exigent rapidement « une rencontre avec les pouvoirs publics et les organisations économiques régionales pour cla- rifier les rôles, missions et responsabilités de chacun dans l’Ouest de la France ».Hausse de 2,9 % de la collecte de lait de vache en France selon agreste Conjoncture, en janvier 2012, la collecte de lait de vache en France a augmenté de 2,9 % par rapport à la même période l’an dernier. Néanmoins, la progression ralentit. Fin 2012, la hausse avait en effet atteint les 4,1 % en novembre et les 5,6 % en décembre. Cette cadence soutenue de la collecte l’amène à 2 % seulement du quota national annuel. selon les premières estimations de Franceagrimer, elle devrait donc ralentir au mois de février, ainsi qu’au mois de mars (la fin de l’actuelle campagne).PRODUCTIONS VÉGÉTALES VinLa Commission « prête à discuter »des droits de plantation, mais...Dacian Ciolos, le commissaire européen à l’agriculture, a assuré le 26 mars, dans le cadre du Salon interna-tional Vinitaly de Vérone, qu’il était prêt à discuter du dossier des droits de plantation viticoles, qui doivent enthéorie être abolis au 1er janvier 2016. Certaines conditions doivent être remplies, a-t-il toutefois précisé. A COMMIssION est prête à discuter » des droits de plantation viticoles, qui doivent être «L supprimés au 1er janvier 2016 (avec possibilité pour un pays de maintenir ce régime jus- qu’au 31 décembre 2018), mais « nous devons voir si nous avons assez d’États membresReproduction interdite Lundi 2 avril 2012 – N° 3344 – AGRA Presse Hebdo 29
  • Les productions 4 % du vignoble européen arraché sur trois ans « 4 % du vignoble européen a été arraché en 3 ans suppression de 175 000 ha de vigne. Au final, », selon l’office FranceAgriMer qui a fait un point, 160 550 ha ont été arrachés et primés soit 91 % le 23 mars, sur le programme d’arrachage de taux de réalisation. En réalité des surfaces ont communautaire de l’oCM vitivinicole adoptée en été arrachées au-delà de ce chiffre mais n’ont pas 2008. Ce sont ainsi 10 millions d’hl qui ont ainsi été été aidées pour des raisons techniques. Trois pays enlevés du marché européen, soit 6 % du potentiel (Espagne, Italie et France) totalisent 90 % de production de l’Union. Cette mesure d’arrachage des arrachages. L’Espagne à elle seule, avec près portant sur 3 ans (de 2008/09 à 2010/11) avait de 93 600 ha arrachés, représente plus pour objectif de financer – avec une enveloppe de 58 % des superficies. budgétaire d’un peu plus de 1 milliard d’euros – la qui veulent rouvrir cette question » et, « avant de mettre sur la table quelque proposition que ce soit, nous devons analyser la situation avec les experts », a déclaré Dacian Ciolos. Le commissaire européen à l’agriculture a rappelé qu’il avait convoqué à cet effet un groupe à haut niveau dont la première réunion se tiendra le 19 avril à Bruxelles, et qui devrait soumettre des « recommandations d’ici la fin de l’année ». « La question n’est pas de savoir si nous main- tenons ou non le système existant, mais, si nous le conservons, de savoir comment le rendre plus efficace que dans le passé », a-t-il affirmé. selon lui, « il est important de maintenir des instru- ments de marché, mais nous devons voir ce qui est le plus approprié, en particulier si nous vou- lons accroître les exportations, notamment celles de produits de qualité ». À ce stade, quinze pays ont pris position contre la suppression des droits de plantation (1). Pour sa part, le président de la Confédération générale de la coopération agricole de l’Ue (Copa), Paolo Bruni, a estimé, lors d’un forum organisé en marge de vinitaly, que les coopératives vitivi- nicoles devaient s’adapter non seulement à la demande des consommateurs en général, mais éga- lement à celle des jeunes consommateurs. Des actions telles que des mesures de promotion sont, selon lui, nécessaires et requièrent la collaboration de tous les producteurs européens et de leurs organisations ainsi que la coordination des politiques de promotion (2). Compromis sur les transferts vers le régime de paiement unique La présidence danoise de l’Ue a obtenu le 26 mars le soutien des vingt-sept, réunis au sein du Comité spécial agricole (Csa), pour un compromis concernant la proposition de la Commission européenne de fixer au 1er décembre 2012 la date à laquelle les États membres devront détermi- ner le montant de l’aide transférée des programmes viticoles vers le régime de paiement unique pour l’ensemble de la période 2014-2020, sans possibilité de modifier ensuite cette décision. actuellement cinq pays – espagne, Grèce, Luxembourg, royaume-Uni, malte – attribuent des droits à paiement à leurs viticulteurs. La France, l’espagne, l’Italie, la Grèce, notamment, s’opposaient à ce projet qui, présenté avec les autres textes législatifs pour la réforme de la Pac, impose donc un choix définitif dès la fin de l’année pour le transfert des aides aux viticulteurs vers le régime de paiement unique, sans vision claire des conséquences budgétaires. Élaboré avec l’accord de la Commission en prévision des négociations futures avec le Parlement européen, le compromis de la présidence précise que les États membres auront la possibilité de procéder à un transfert « transitoire » pour une année (2014), la décision étant prise au 1er décembre 2012, et un transfert définitif pour 2015 (prise de décision reportée au 1er août 2013), soit un calendrier cohérent avec la réforme de la Pac. (AG,FXS) (1) voir n° 3343 du 26/03/12 (2) voir même numéro 30 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Les productions ViticultureLe marché mondial du vindonne des signes de repriseLa croissance semble de retour sur le marché mondial du vin. En 2011, la consommation s’est stabiliséeaprès plusieurs années de baisse et les échanges mondiaux sont repartis à la hausse. La production n’a pasencore réagi : elle a continué à diminuer surtout en Europe. La France est redevenue le premier producteurmondial de vin, devant l’Italie. a CONsOmmaTION mondiale de vin « a cessé de reculer, et un retour à la croissance s’an- L nonce, bien que très modérée », a indiqué Federico Castellucci, à l’occasion du bilan annuel réalisé par l’Organisation internationale du vin (OIv) dont il est le directeur général. La consommation de vin dans le monde a, en effet, atteint 242 millions d’hectolitres (mhl) en 2011, soit une hausse de 1,7 mhl sur un an (+0,7%) après 4 années de baisse. en europe, la consommation est toujours en recul (-0,5 mhl à 122 mhl). À part la France où elle progresse légèrement (+1 mhl), la consommation de vin a chuté en Italie (-1,6 mhl), légèrement reculé en espagne, en Grande-Bretagne et au Portugal et a stagné en allemagne. en revanche, les États-Unis, second marché mondial en volume, sont en croissance de 0,9 mhl à 28,5 mhl. et la hausse est encore plus forte (+1,15 mhl) en Chine où la consommation a atteint en 2011 les 17 millions d’hectolitres. autre signe de reprise, les échanges mondiaux de vin sont eux aussi à la hausse. en 2011, ils ont atteint 103,5 mhl (+7,9%), confirmant la reprise des exportations au niveau mondial après le fort recul de 2009 en raison de la crise économique mondiale. en volume, l’Italie est sur la plus haute marche du podium des pays exportateurs de vin avec 23% de parts de marché, devant l’es- pagne (22%) et la France (14%). La production baisse en Europe et augmente en Amérique du sud La production mondiale de vin est quand même restée faible (notamment en europe) avec 265,7 mhl produits, en hausse de 0,6 mhl par rapport à 2010. L’Italie (-14,3%), le Portugal (-16,9%), et l’espagne (-2,6%) affichent les reculs les plus nets. La France avec une production de 49,6 mhl, en hausse de 4 mhl, est redevenue le premier producteur mondial (devant l’Italie). en amérique, les États-Unis ont enregistré avec 18,7 mhl une production relativement modeste de vin en 2011 (-10,3% par rapport à 2010) La production sud-américaine a été à l’inverse très élevée : le Chili atteint une nouvelle production record et l’argentine a maintenu une production de vin importante, tandis que le Brésil approche les 3,5 mhl (contre 2,5 en 2010). en afrique du sud, la production vinifiée a cru légèrement pour atteindre près de 9,7 mhl (9,3 mhl en 2010 et 10,0 mhl en 2009). enfin, si la production australienne « continue de diminuer en peinant à dépasser 11 mhl », la production néo-zélandaise a enregistré « une récolte record à 2,35 mhl » (+0,45 mhl) », constate l’OIv. La superficie du vignoble mondial a encore diminué de 94 000 hectares (-1,2%) en 2011 pour atteindre environ 7,5 millions hectares. C’est le vignoble européen, le plus grand du monde, qui perd le plus de terrain avec une baisse de 90 000 hectares, soi -2,5%(1). Dans les autres pays producteurs, la surface reste stable. (AG) (1) voir même numéroReproduction interdite Lundi 2 avril 2012 – N° 3344 – AGRA Presse Hebdo 31
  • Les productions ClimatologieEn région Centre, après le gel,la sécheresse pointeDans la région Centre, les dégâts du gel sont désormais évalués et paraissent assez lourds, notamment surblé dur. La coopérative Axéréal, dont le périmètre s’étend sur la quasi totalité de la région Centre, ainsi quesur le département de la nièvre, en bourgogne, a accepté de livrer son analyse de la situation. Après le gel,les risques de sécheresse pointent dans la région. UR Axéréal, on distingue plusieurs zones géographiques : les zones où la neige était pré- «s sente au moment du gel, plutôt au nord-ouest du périmètre de la coopérative dans les départements de l’Eure-et-Loire et du Loir-et-Cher qui ont bien résisté au gel. En revanche, la zone qui a le plus souffert du gel, où il n’y avait pas de neige, est au sud et à l’est du périmètre de la coopérative dans les départements du Loiret, de l’Indre, du Cher et de la Nièvre », indique Thierry renard, directeur de la communication d’axéréal. Cette coopérative, qui a réalisé une collecte de 4,4 millions de tonnes (mt) de céréales en 2010-2011, a vu une partie de ses cultures d’hiver détruites par le gel et craint maintenant de devoir faire face à un début de sécheresse, ainsi qu’à des restrictions d’usage de l’eau. Des destructions hivernales assez importantes « sur le périmètre de la coopérative au nord de la Loire, 10 à 20 % des surfaces en blé dur ont été retournés », souligne Thierry renard. Il poursuit : « Le potentiel des blés durs maintenus peut être affecté. De plus, la mosaïque s’installe ». selon lui, les re-semis de blé dur au printemps par- tent avec un handicap de 15 % en termes de potentiel de rendement. « sur les autres cultures, on ne rencontre que des problèmes ponctuels », indique-t-il. Pour la partie de la coopérative située au sud de la Loire, Thierry renard explique « qu’en blé tendre comme en orge d’hiver, les re-semis ont concerné de 2 à 20 % des surfaces, 2% dans la zone ouest avec neige, 5 à 10 % lorsque sans neige et de 10 à 20 % à l’est quand il n’y avait pas de neige ». « Le blé dur ne représente que peu d’hectares, mais est touché de 60 à 90 % dans les zones sans neige », souligne aussi Thierry renard. Pour l’orge de printemps semée en hiver, il indique que les destructions concernent 40 à 80 % des surfaces dans les zones sans neige. enfin, « les pois d’hiver ont gelé à 90 % », sou- ligne Thierry renard. Une sécheresse déjà critique sur la péninsule ibérique «s i l’on analyse la situation en Espagne et au Portugal, la sécheresse actuelle fait craindre une réduction de leurs récoltes de céréales. on bénéficier aux exportations de maïs français sur la péninsule ibérique au cours de la prochaine campagne. Thierry renard poursuit : « En blé tendre, table à ce jour sur 10% de moins en maïs et en la sécheresse sur la péninsule ibérique aura des orge, et sur 35% de moins en blé dur », explique répercussions moins évidentes sur les exportations Thierry renard, directeur de la communication chez françaises, dans la mesure où leurs importations Axéréal. Il indique aussi que sur la campagne en proviennent d’avantage du Royaume Uni et de cours, les deux pays ont produit 4,4 Mt de maïs et l’Europe de l’est. » Enfin, selon lui, la situation la vont en importer 5,7 Mt dont la moitié en origine plus préoccupante est celle du blé dur, car les pays tiers, notamment oGM, et plus d’un tiers en faibles disponibilités attendues en Espagne, autour origine française. selon lui, la conjonction d’une de 600 000 t, pourraient engendrer un report de la plus faible récolte et d’une situation ferme sur le demande sur de l’origine française. marché mondial va donc vraisemblablement 32 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Les productions Une pluviométrie inférieure à la normale au nord de la Loire sur le périmètre de la coopérative, « la pluviométrie a été inférieure à la moyenne, mais les cultures n’en ont pas encore souffert », explique Thierry renard. selon lui, « tout dépendra de la pluviométrie à venir, quantité et date ». De plus, il indique que « le niveau des nappes supposera sans doute une gestion très serrée des quotas d’irrigation ». actuellement, Thierry renard souligne que les droits à irriguer sont déjà plus restreints qu’à la même époque l’année dernière, « ce qui inquiète les agriculteurs dans le contexte de sécheresse actuelle et prévu dans les dix prochains jours ». Par contre, au sud de la Loire, de récentes pluies, de 10 à 20 mm, « ont fait du bien », insiste Thierry renard. D’après lui, dans cette zone « l’azote marque bien son assimilation par les plantes ». De plus, il indique que l’absorption de l’azote marque davan- tage les différences pour les situations douteuses après le gel. Une assimilation qui révèle et sou- ligne les dégâts du gel après coup. (FG) Fruits et légumesLa Saf veut améliorer les relationsdans la filière fruits et légumesCinq propositions ont été faites par la Société des agriculteurs de France (Saf) pour améliorer les relationsentre fournisseurs et distributeurs de fruits et légumes et « créer de la valeur ». Elles ont été présentées à l’oc-casion d’une conférence de presse organisée à Paris le 29 mars. Ces propositions ont été élaborées durantun an par une commission de la Saf regroupant des représentants des agriculteurs, des fournisseurs et desdistributeurs de fruits et légumes. E CLIMAt conflictuel entre fournisseurs et distributeurs dans la filière fruits et légumes «L ne peut plus durer », a déclaré Damien Bonduelle, président de la commission « agri- culture et grandes et moyennes surfaces (Gms) » de la saf. Il présentait, le 29 mars à Paris, cinq propositions réalisées par sa commission afin d’améliorer les relations commerciales dans la filière fruits et légumes et de favoriser la création de valeur. Propositions qui ont été éla- borées durant un an, en concertation avec des groupes de travail constitués d’agriculteurs, de fournisseurs et de distributeurs de fruits et légumes. Mieux se connaître pour créer de la valeur « Nous proposons une démarche de progrès entre producteurs et distributeurs via un engagement réciproque adapté aux fruits et légumes », a déclaré Damien Bonduelle au sujet des propositions de sa commission. « Les groupes de travail seront convoqués sur une fréquence annuelle sur cinq thématiques », a-t-il souligné. La première concerne l’amélioration de la connaissance réciproque des métiers, notamment sur les aspects logistiques de l’amont à l’aval. sur ce point, Claude risac, directeur des relations extérieures du groupe Casino, a indiqué que son entreprise avait pris contact avec 50 producteurs pour qu’ils donnent leurs avis sur les entrepôts et la mise en valeur de leurs produits dans les rayons. Deuxième proposition : viser conjointement l’accroissement de la consom- mation de fruits et légumes en Gms, par, notamment la mise en place d’actions promotionnelles concertées. sur ce sujet, « les fournisseurs doivent être force de proposition », a souligné Damien Bonduelle. Troisième point, l’amélioration de l’information sur la qualité des produits. Des échanges doivent avoir lieu au sein des groupes de travail sur les aspects sanitaires, gustatifs, visuels et de conservation des fruits et légumes en rayon. autre proposition, l’amélioration de la transmission d’informations entre fournisseurs et distributeurs, notamment sur les aspects de « flux de pro-Reproduction interdite Lundi 2 avril 2012 – N° 3344 – AGRA Presse Hebdo 33
  • Les productions duits », où des gains d’efficacité peuvent être réalisés. enfin, pour améliorer la gestion des cam- pagnes de commercialisation, des réunions formelles entre fournisseurs et distributeurs sont pré- conisées afin d’élaborer des bilans et des prévisionnels de ventes. Une démarche de progrès, qui inclurait une notation ou « scoring » des fournisseurs, est ainsi proposée par la saf. « De nou- veaux groupes de travail sur d’autres thèmes pourront se créer, si besoin, entre fournisseurs et distributeurs », a souligné Damien Bonduelle. Il a aussi précisé que l’idée force de ces initiatives est de faire évoluer les relations dans la filière fruit et légumes vers un esprit « business to busi- ness » axé sur la création de valeur. (FG) Marché du sucreSucre : la production mondiale attendueentre 173 et 177Mt en 2011-2012La production de sucre devrait s’établir entre 173 et 177 Mt en 2011-2012 selon les estimations respectivesde l’ISO (International sugar organisation) et de F.O. Licht. Ces chiffres ont été dévoilés à l’occasion du conseilspécialisé « filière sucre » de FranceAgriMer le 22 mars. Une augmentation des volumes disponibles qui a ten-dance à détendre les marchés intérieurs, notamment des pays importateurs qui ont participé à cette haus-se des disponibilités. En revanche, les marchés à terme restent tendus. e bilan mondial sera excédentaire », a indiqué Franceagrimer après le conseil spécia- «L lisé « filière sucre » du 22 mars. selon les estimations, la production mondiale de sucre s’établirait entre 173 et 177mt en 2011-2012. Cette hausse de 8mt par rapport à 2010- 2011 est principalement le fait des pays importateurs de sucre, selon Franceagrimer. ainsi, la production augmentera plus spécialement en russie de 2,5mt, en Inde de 2mt, dans l’Ue de 2,5mt et au Pakistan de 0,8mt. Grâce à l’amélioration des disponibilités, la consommation mon- diale devrait redémarrer et gagner environ 4 mt pour s’établir autour des 170,5mt en 2012, contre 167,8mt en 2011 selon le groupe Czarnikow. De son côté, Franceagrimer estime que les besoins des pays importateurs seront réduits de 6mt en 2011/2012, ce qui permettra « de faire apparaître un excédent important sur le marché mondial ». ainsi, cette situation devrait permettre de res- taurer en partie les stocks mondiaux de fin de campagne, « qui resteront néanmoins à un niveau historiquement bas », souligne Franceagrimer. Les prix restent élevés malgré la hausse des disponibilités Les marchés intérieurs se détendent grâce à l’augmentation attendue de la production de sucre, mais, selon Franceagrimer, sur les marchés à terme les prix restent hauts. Cette situation serait notamment liée à des stocks mondiaux de sucre qui, malgré tout, se maintiennent sur des niveaux bas. Les incertitudes qui planent sur le niveau de production au Brésil, ainsi que sur la part de la canne qui sera dérivée vers l’éthanol par ce pays, ont aussi tendance à tendre le marché. aussi, les délais de mise en œuvre des engagements d’exportation de l’Inde maintiennent la pression sur les marchés à terme. enfin, Franceagrimer a souligné que la forte hausse de la production euro- péenne de sucre en 2011 à 18,4mt, contre 15,3mt en 2010, aura permis de mettre à disposition des utilisateurs de sucre alimentaire quelque 13,7mt de sucre. ainsi, le cours du sucre brut, qui avait atteint son plus bas, à peine plus de 500 $/t, début décembre 2011, reste depuis dans une fourchette comprise entre 510 et 560 $/t sur des niveaux plutôt stables. Les cours ont cependant atteint les 565,7$/t le 19 mars 2012. (FG) 34 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Les productions BoisLa FNB (bois) prône des accordsde réciprocité, notamment avec la ChineLa demande croissante en bois des pays émergents et les politiques commerciales des pays producteurs etimportateurs pénalisent les scieries françaises. La Fédération nationale du bois tire la sonnette d’alarme etdemande aux pouvoirs publics de réfléchir à une régulation. es Chinois en particulier, et les pays émergents plus généralement, ont une demande crois- L sante en bois, et s’approvisionnent en quantités de plus en plus importantes en France. Ce qui pourrait être une aubaine pour la filière française devient un problème pour les scie- ries. Car la Chine favorise notamment, par sa politique tarifaire, l’importation de grumes, brutes, pour réaliser toutes les opérations industrielles sur son territoire et revend les produits finis sur les marchés occidentaux à un prix qui pénalise les industries locales. La Fédération nationale du bois s’inquiète de ces phénomènes. elle présentait, le 29 mars à Paris, son analyse de la situation. elle demande notamment aux pouvoirs publics français de réfléchir à des accords de réciprocité et à des taxes, pour limiter les exportations vers les pays tiers. À l’échelle européenne, la discus- sion s’organise pour arriver à une proposition concertée et faire pression sur la Commission : Belges, roumains, allemands et Français semblent pour l’instant s’entendre sur le principe d’un meilleur encadrement des exportations. La demande mondiale croissante rend la situation d’au- tant plus tendue pour les scieries françaises que de nombreux pays également producteurs de bois se protègent des exportations : États-Unis, russie, Canada, mais aussi Congo, Cameroun ou encore Gabon. La Chine elle-même a choisi de protéger une partie de sa ressource en limitant son exploi- tation. Le phénomène affecte à la fois les scieries, car la pression sur le marché fait monter le prix des grumes, mais touche aussi les industries de seconde transformation. De plus, les exports de grumes prive la France des coproduits liés à la transformation du bois, qui peuvent représenter jusqu’à 40 % de volumes et servent à produire de l’électricité. (ML)En bREFLes autorisations temporaires et individuelles de prélèvement d’eau sont prolongées d’un an Le système d’autorisations temporaires de prélèvement d’eau, notamment pour satisfaire les besoins d’irrigation, dans les zones déficitaires classées comme « zones de répartition des eaux » devait prendre fin au 31 décembre 2011. Il est finalement prolongé jusqu’en décembre 2012 par le décret n° 2012-392 du 22 mars 201 publié au Journal officiel du 24 mars, en raison du retard pris dans la constitution des organismes uniques de gestion des eaux. Il ne modifie pas, en revanche, les dispositions applicables aux zones de répartition des eaux délimitées après le 1er janvier 2009, pour lesquelles la possibilité de recourir aux autorisations temporaires de prélèvement en eau est maintenue jusqu’au 31 décembre 2014.selon l’UNPT, les producteurs doivent relever le défi de l’adaptation de l’offre à la demande Les producteurs « doivent relever le défi de l’adaptation de l’offre à la demande », a indiqué l’Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT) le 27 mars. Il faut que la cam- pagne prochaine « ne ressemble pas à la campagne en cours ». La campagne 2011/2012 se carac- térise par une production abondante et un recul significatif de l’export de l’ordre de –27% à fin janvier, soit 250 000 tonnes exportées en moins par rapport à la dernière campagne, précise l’or-Reproduction interdite Lundi 2 avril 2012 – N° 3344 – AGRA Presse Hebdo 35
  • Les productions ganisation. « attention à certaines variétés qui ne trouvent plus preneur aujourd’hui, attention aux gros calibres non adaptés à la demande : la limite légale maximale de calibre pour le marché intérieur français est de 75 mm, les marchés export évoluent également », avertit-elle. au moment où les plantations pour la campagne 2012/2013 démarrent précocement en raison du temps chaud pour la saison, l’union des producteurs appelle à « produire des pommes de terre en fonction des demandes du marché ».La seine-et-Marne, l’Essonne et le Gard sous le coup de restrictions à l’usage de l’eau Deux départements franciliens, l’essonne et la seine-et-marne, ainsi que le Gard sont actuelle- ment concernés par des arrêtés restreignant certains usages de l’eau, selon le site spécialisé gou- vernemental Propluvia mis à jour le 26 mars. ainsi, une petite partie de l’essonne, au nord et à l’est d’evry, et une large bande centrale en seine-et-marne, sont sous le coup d’un arrêté « crise renforcée ». selon Propluvia, ce niveau de restriction induit « une réduction des prélèvements supérieurs à 50%, une interdiction des prélèvements pour l’irrigation 3,5 jours par semaine, une limitation encore plus forte des prélèvements pour l’arrosage des jardins, espaces verts, ..., jus- qu’à leur interdiction ». Le Gard n’est actuellement que sur un niveau de « crise modérée », au sens de Propluvia, qui implique « une réduction des prélèvements d’eau entre 15 à 30%, une limi- tation plus forte des prélèvements pour l’arrosage des jardins, espaces verts… ». Dans le Gard, ce niveau de restriction concerne la quasi-totalité du département.L’Italie a planté davantage de blé tendre et de maïs sur l’année culturale 2011-2012 selon l’Ismea (Istituto per studi, ricerche e Informazioni sul mercato agricolo), centre de recherche agricole italien, l’Italie pourrait avoir augmenté ses plantations de blé tendre de 17% durant la saison de culture 2011-2012. De leur côté, les semis de maïs sont susceptibles d’avoir augmenté à un niveau plus modeste de 2,6%. Pour l’Ismea, les prix élevés sur les marchés locaux et internationaux ont encouragé les agriculteurs à planter 621 000 hectares de blé tendre cette année. Les plus importantes hausses de semis en blé tendre concernent les grandes régions du nord. ainsi, les régions où la croissance des surfaces dédiées à cette céréale est la plus forte sont l’emilie-romagne, la vénétie et la Lombardie. enfin, des données recueillies en février permet- tent à l’Ismea d’estimer que la zone dédiée à la culture de blé dur en Italie a également augmenté de près de 13% à 1,35 million d’hectares.Le fonds agraire ukrainien pourrait acheter un million de tonnes de blé Le fonds agraire ukrainien devrait acheter un million de tonnes de blé pour empêcher la montée des prix de produits tels le pain et la farine jusqu’à la fin de l’année, a déclaré le sous-ministre ukrainien à l’agriculture, mykola Bezugly, lors d’une conférence au sein du cabinet du ministère. Le fonctionnaire a expliqué que ces mesures sont nécessaires en raison de la chute prévue des rendements en blé par rapport à l’année dernière. mykola Bezugly a précisé que dans le pire scé- nario, il est prévu de récolter de 10 à 12 millions de tonnes de blé et dans le meilleur, environ 14 à 15 millions de tonnes. Parlant des exportations de céréales, le responsable a indiqué que cette année les exportations de blé ukrainien seront réduites, tandis que les exportations de maïs et d’orge devraient augmenter. « Dans le pire scénario, nous allons exporter de 4 à 5 millions de tonnes de blé, et dans le meilleur entre 8 et 10 millions de tonnes », a résumé mykola Bezugly.Un maïs hybride tolérant à la sécheresse testé par des agriculteurs aux Etats-Unis « au printemps 2012, les agriculteurs des grandes plaines de l’ouest des etats-Unis seront les pre- miers à tester des variétés de maïs tolérantes à la sécheresse », indique un communiqué de mon- santo reçu le 29 mars. Ces maïs sont des hybrides, et seront fournis sous la marque DroughtGard de monsanto. Ces hybrides sont nouveaux dans la gamme de variétés de maïs Genuity. Ils com- binent un matériel génétique ainsi qu’un trait biotechnologique qui ont été choisi pour leurs carac- téristiques de tolérance à la sécheresse. « Cette saison, nos essais chez les agriculteurs seront réa- lisés pour leur montrer les performances de ces hybrides et recueillir leurs commentaires pour 36 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Les productions nous aider à prendre des décisions commerciales », souligne mark edge, directeur marketing des hybrides DroughtGard. en 2012, des essais à grande échelle se feront chez environ 250 agricul- teurs sur une surface totale d’environ 4 000 hectares au cœur des grandes plaines de l’ouest amé- ricain, qui est le secteur ciblé pour le lancement de ces variétés.Les forestiers privés jaugent les engagements des candidats avec 3,5 millions de propriétaires privés, l’avenir de la forêt privée est une question qui concerne plus de 10 millions d’électeurs, estime la fédération des forestiers privés. elle a reçu les repré- sentants de quatre candidats à l’elysée, le 27 mars à Paris, pour connaître les engagements de ces quatre partis : europe écologie, Ps, modem et UmP. allouer une partie des recettes issues des quotas carbone à la forêt, maintenir les spécificités du régime fiscal forestier ou encore renforcer la représentation de la forêt au sein du gouvernement faisaient partie des sujets plutôt consen- suels. Tous les invités s’accordaient pour promouvoir le regroupement des parcelles « mais sans dessiner vraiment les contours d’un tel dispositif », regrettent leurs hôtes. Des nuances étaient perceptibles notamment sur la gouvernance. europe écologie plaide par exemple pour un ministre dédié à la Forêt et rattaché à l’economie plutôt qu’à l’agriculture, tandis que le Ps parle « d’un ministère ou une délégation interministérielle ». Le modem envisage, comme l’UmP, une direc- tion interministérielle, mais qui serait rattachée à un commissariat chargé d’élaborer la stratégie pour le secteur. sur le principe, les représentants politiques s’accordent sur l’attribution de 250 millions d’euros issus des recettes quotas carbone mais insistent sur les conditions de leur inves- tissement dans la filière. Chacun proposait aussi des pistes très différentes pour améliorer le dis- positif assurantiel, aujourd’hui peu satisfaisant, créé par la Lma. en conclusion, les forestiers ont appelé de leur vœu la création d’une loi cadre consacrée à la forêt.AGROFOURNITURES Sûreté sanitaireLes discussions sur la réintroductiondes farines animales avancentLa Commission européenne proposerait dans un premier temps d’autoriser la réintroduction des protéinesanimales transformées dans l’alimentation des poissons. Une fois qu’un test fiable – permettant de déter-miner l’origine des farines animales et notamment de détecter la présence de protéines de ruminant – auraété mis au point, l’interdiction d’utiliser ces protéines dans l’alimentation des non-ruminants (porcs, volailles)pourrait être levée. Ce stade des connaissances scientifiques, si l’actuelle interdiction d’utilisation de protéines À animales transformées (PaT) dans l’alimentation des animaux non-ruminants (porcs, volailles) était levée, il ne serait pas possible de s’assurer qu’il n’y a pas de consommation intra spécifique (« cannibalisme »). C’est une des principales conclusions présentées aux experts des États membres lors du dernier Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé ani- male (sCFCaH). Le projet de la Commission visant à assouplir les règles de la législation sur les encéphalites spongiformes (1) suggère donc de limiter la levée de l’interdiction des farines ani-Reproduction interdite Lundi 2 avril 2012 – N° 3344 – AGRA Presse Hebdo 37
  • Les productions La Russie suspend ses importations de farines animales en provenance de l’UE L A rUssIe « va suspendre à partir du 26 mars les livraisons sur son territoire Exception est faite pour les farines de poisson et celles produites à partir du lait. Cette les législations russe et internationale », indique l’agence. En effet, la russie est des aliments protéinés d’origine décision a été motivée par la actuellement en train de revoir animale destinées aux animaux crainte de voir se répandre en complètement ses règles de d’élevage », a annoncé l’agence russie la maladie de la vache contrôle sanitaire imposées à fédérale de contrôle vétérinaire folle (encéphalopathie ses partenaires commerciaux. (rosselkhoznadzor) dans un spongiforme bovine), ainsi que communiqué du 20 mars. par la « nécessité d’harmoniser males à l’alimentation des poissons jusqu’à ce qu’une méthode de quantification européenne soit validée pour déterminer l’origine des farines, afin d’éviter tout « cannibalisme » et de détecter la présence éventuelle de protéines issues de ruminants. actuellement, aucune méthode de dia- gnostic validé n’est capable de détecter la présence de porc ou de volaille dans l’alimentation, par conséquent, il ne serait pas possible de contrôler la mise en œuvre correcte de l’interdiction de consommation intra-espèce, estiment les services de Bruxelles. La proposition de la Commission ne ferme pas totalement la porte à une réintroduction des farines dans l’alimentation des porcs et des volailles. Bruxelles souligne en effet la nécessité d’exigences strictes lors de la collecte, le transport et la transformation des protéines animales afin d’éviter toute contamination croisée avec des protéines de ruminants et insiste sur l’échantillonnage et l’analyse régulière. De plus, le laboratoire de référence de l’Ue travaille actuellement à la valida- tion d’un test d’ici le mois de juin qui permettrait de distinguer l’origine des farines dans un échan- tillon. Les avis divergent entre États membres en juillet 2010, la Commission européenne avait adopté une communication qui ouvrait la voie à la réintroduction des farines animales dans l’alimentation des non-ruminants. Le Parlement européen s’est lui aussi prononcé en 2011 dans une résolution sur le déficit de protéines en europe pour la réintroduction des PaT dans l’alimentation des monogastriques (porcs, volaille). Depuis, les autorités européennes cherchent un compromis avec les etats membres pour autoriser l’usage de ces protéines dans l’alimentation des non-ruminants. surtout dans le contexte actuel où les prix de l’alimentation animale sont élevés. mais les etats membres sont divisés sur cette ques- tion. La France et le royaume-Uni – les deux pays ayant été les plus affectés par l’épidémie de vache folle – s’opposent clairement à la réintroduction de ces PaT. D’autres pays émettent éga- lement des réticences notamment quant à la complexité des contrôles à mettre en œuvre pour appliquer le règlement proposé par Bruxelles. (AG) (1) voir n° 3334 du 23/1/2012 38 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Agriculture et sociétéENTREPRISES & DISTRIBUTION Promotion des produits agricolesBruxelles veut améliorerles programmes européens de promotionRendre plus cohérentes et plus efficaces les actions de promotion et d’information en faveur des produitsagricoles qui sont cofinancées par l’UE : tel est l’objectif de la communication que la Commission européen-ne devait adopter formellement le 30 mars, sur la base du projet soumis par ses services (1). Une proposi-tion législative sera soumise avant la fin de l’année par la Commission, qui précise que les actions au profitdes marchés locaux et des circuits d’approvisionnement courts seront couverts par les programmes de déve-loppement rural et exclues du futur régime de promotion. La communication est en revanche très discrètesur l’aspect budgétaire du dossier. e succès de l’agriculture européenne dépendra de sa capacité d’accroître ses parts de «L marché », alors que ce dernier « évolue de plus en plus vite » et que « l’offre doit s’adap- ter à une demande qui peut changer radicalement et en peu de temps, notamment en cas de perte de confiance des consommateurs », constate la commission de Bruxelles dans sa communication sur « La promotion et l’information en faveur des produits agricoles : une stra- tégie à forte valeur ajoutée européenne pour promouvoir les saveurs de l’europe ». en place depuis 2000, le régime de promotion horizontal coexiste avec d’autres mesures au sein de la Pac, dans l’organisation commune de marché (secteur du vin à destination des pays tiers, fruits et légumes par le biais des programmes opérationnels des organisations de producteurs) ainsi que dans le cadre du développement rural. D’où, selon la commission, « un certains manque de cohérence ». La communication souligne par ailleurs que « la question politique se pose de savoir si les réponses à donner au niveau communautaire en cas de crise doivent venir de la future politique de pro- motion ou pourraient venir des mesures horizontales déjà offertes dans les propositions pour la Pac à l’horizon 2020 ». Au titre du premier pilier de la Pac, les mesures de promotion sont financées pour l’essentiel par le régime horizontal (47 millions d’euros dépensés en 2011, 55,2 millions prévus en 2012), l’OcM vin (112 millions en 2011, 228 millions prévus en 2013) et l’OcM fruits et légumes (34 millions en moyenne en 2008-2009). Un meilleur ciblage La communication de la commission envisage : – des actions de promotion et d’information « offrant un meilleur ciblage des marchés et des pro- duits ou messages à mettre en valeur (par exemple produits à haute valeur ajoutée), en tenant compte des négociations d’accord de libre-échange, des marchés les plus porteurs, et en évitant ainsi le saupoudrage et la dispersion des moyens ». – des campagnes « plus interpellatrices » précédées si besoin est d’analyses de marché, d’études des habitudes de consommation ou de campagnes pilotes. – une révision de la méthode de sélection des programmes, leur conception et leur exécution devant être « plus flexibles » pour permettre des modifications en cours de réalisation.Reproduction interdite Lundi 2 avril 2012 - N° 3344 - AGRA Presse Hebdo 39
  • Agriculture et société – une « identité commune » pour les différentes actions de promotion, incluant des éléments visuels et de contenu, quel que soit le régime considéré. – une analyse de la « place à donner à des entreprises privées lorsqu’elles proposent des pro- grammes à forte valeur ajoutée pour l’ue ». – une « liste homogènes unique » des produits éligibles pour les actions sur les marchés interne et externe. – un « soutien renforcé » pour la promotion des systèmes européens de qualité (AOP, IGP, spé- cialités traditionnelles garanties). – le maintien de la possibilité d’indiquer la mention de l’origine à titre principal pour les produits sous AOP et IGP. – pour les actions sur le marché intérieur, la possibilité de mentionner l’origine nationale du pro- duit à titre secondaire (pas à titre principal car cela pourrait être considéré « comme une mesure d’effet équivalent à des restrictions quantitatives aux échanges intracommunautaires »). – sur les marchés extérieurs, la possibilité de mentionner l’origine nationale (à titre secondaire par rapport à la référence à l’origine européenne). – la réalisation éventuelle, sur les marchés extérieurs, de « programmes mixtes qui comprendraient une section générique et une section commerciale où les marques privées pourraient être pré- sentes ». – un support technique « dans le but d’aider les opérateurs à participer aux programmes cofi- nancés ». (FXS) (1) Voir n° 3336 du 06/02/12En bREFL’Autorité de la concurrence juge que les coopérateurs doivent pouvoir choisir entre deux fournisseurs À l’occasion de l’approbation annoncée le 27 mars de la fusion des coopératives champagne céréales et Nouricia, l’Autorité de la concurrence a demandé que les agriculteurs sociétaires des deux ensembles « puissent choisir localement entre au moins deux fournisseurs de produits d’agro- fourniture. » L’Autorité de la concurrence a, de la même façon, demandé aux coopératives de lais- ser aux agriculteurs le choix en ce qui concerne la collecte des céréales qu’ils produisent. sous ces deux conditions, l’Autorité de la concurrence a indiqué avoir autorisé la fusion des groupes coopératifs agricoles champagne céréales et Nouricia au sein d’une nouvelle entité Vivescia. Le communiqué de l’Autorité indique que « compte tenu de la situation concurrentielle rencontrée sur le marché de la vente de produits d’agrofourniture dans le département de la Haute-Marne, les parties se sont engagées à revoir les modalités des relations de coopération qui les unissent à leur principal concurrent sur ce marché local ». Grâce à la fusion avec Nouricia, deuxième coopé- rative agricole dans la région champagne-Ardenne, champagne céréales renforcera significati- vement sa position de cinquième plus importante coopérative agricole en France en termes de chiffres d’affaires et regroupera plus de 11 000 adhérents agriculteurs implantés dans le quart nord est de la France.Les entreprises du secteur phytosanitaire doivent être agréées avant le 1er octobre 2013 Dans un communiqué du 27 mars, l’Association française de normalisation (Afnor) rappelle que « dans le cadre du plan ecophyto 2018, ce sont toutes les entreprises de la filière phytosanitaire, distributeurs, utilisateurs, prestataires de service, conseils, qui doivent obligatoirement avoir obtenu un certificat autorisant leur activité ». Pour les aider à répondre à cette obligation régle- mentaire, Afnor certification a développé la certification d’entreprises du domaine phytophar- maceutique. un passeport nécessaire pour obtenir l’agrément délivré par l’etat, selon l’Afnor. « cette certification représente un enjeu de taille si l’on considère que la France se classe au 3e rang mondial en utilisation de produits phytosanitaires », indique le communiqué. Le dispositif de certification, imposé par le ministère de l’Agriculture, est basé sur le respect d’un ou plusieurs 40 AGRA Presse Hebdo - N° 3344 - Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Agriculture et société référentiels en fonction de l’activité de l’entreprise. L’application de ces référentiels se déroulera en deux temps : 1er octobre 2012 avec l’obligation pour les entreprises d’avoir contractualisé avec un organisme certificateur pour la réalisation de l’audit de certification, puis au 1er octobre 2013 avec l’obligation pour les entreprises d’obtention de l’agrément pour la poursuite d’activité de distribution, d’application ou de conseil à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques.Vin : l’Autorité de la concurrence examine le rachat de sociétés du groupe Patriarche par Castel L’Autorité de la concurrence a décidé d’ouvrir une « phase d’examen approfondi » du rachat de plusieurs sociétés du groupe Patriarche par le groupe castel, a-t-elle indiqué le 27 mars. Le 7 octobre 2011, la société castel Frères, filiale du groupe castel a notifié, à la demande de l’Auto- rité, la prise de contrôle exclusif de sociétés constituant l’essentiel de l’activité du groupe Patriarche. L’acquisition de ces sociétés n’avait pas été notifiée à l’Autorité avant la réalisation de l’opération au printemps 2011. Le groupe castel ainsi que Patriarche sont simultanément actifs dans le sec- teur du vin, notamment en matière de vins sans indication géographique, communément appe- lés « vins de table ». L’Autorité de la concurrence considère que l’opération « soulève des doutes sérieux ». elle s’attachera notamment à déterminer, en s’appuyant sur une consultation élargie des acteurs du marché, si l’opération est de nature à porter atteinte à la concurrence en matière de vins de table de marques, la nouvelle entité disposant à l’issue de l’opération de plusieurs marques de vins de cette catégorie (notamment Vieux Papes, La Villageoise, cambras, cramoi- say, champlure et Lichette), dont certaines apparaissent comme incontournables.ENVIRONNEMENT Union européenneLes eurodéputés veulent que la Pacpréserve la biodiversitéLes députés européens de la commission environnement estiment qu’une des meilleures opportunités pourlutter contre la perte de biodiversité en Europe sera la réforme de la politique agricole commune. Ils appel-lent dans une résolution adoptée le 22 mars à supprimer toutes les subventions néfastes à l’environnementet à soumettre les paiements directs à des règles plus strictes de conditionnalité. es DéPutés de la commission de l’environnement du Parlement européen, dans une réso- L lution votée le 22 mars, demandent que la réforme de la Pac permette d’arrêter le déclin de la biodiversité dans les zones agricoles, en rémunérant les agriculteurs pour les services environnementaux rendus et en supprimant les mesures néfaste à la biodiversité. cette résolu- tion de l’eurodéputé libéral néerlandais Gerben-Jan Gerbrandy a été adoptée (par 58 voix pour, aucune contre et 4 abstentions) dans le cadre des travaux du Parlement sur la stratégie euro- péenne en faveur de la biodiversité – publiée en mai 2011 par la commission européenne (1). en effet, pour les députés de la commission environnement, « la véritable solution à cette question n’est pas la nouvelle stratégie, mais plutôt les prochaines réformes des politiques communes de l’agriculture et de la pêche, ainsi que le cadre financier pluriannuel » qui devrait consacrer, au minium, 1 % des ressources à la protection de l’environnement.Reproduction interdite Lundi 2 avril 2012 - N° 3344 - AGRA Presse Hebdo 41
  • Agriculture et société Indemniser les agriculteurs pour fournir des biens publics Le texte qui sera soumis au vote en séance plénière lors de la session d’avril à strasbourg, sou- ligne qu’il « faudrait rediriger la Pac afin d’indemniser les agriculteurs pour fournir des biens publics, étant donné que le marché n’intègre pas la valeur économique des biens publics essen- tiels que l’agriculture peut fournir ». toutes les subventions actuelles néfastes pour l’environ- nement devraient être identifiées et supprimées d’ici 2020, ajoutent les députés. Ils estiment également que les paiements directs devraient être soumis à des règles strictes de conditionnalité en accord avec les directives sur les oiseaux, les habitats, l’eau, les pesticides et les biocides. enfin, selon la commission environnement du Parlement, « il est nécessaire de ren- forcer l’inspection des pratiques agricoles afin d’éviter la perte de biodiversité ». (AG) (1) Voir n° 3300 du 9/5/2011 Epandages aériensLes règles en matière d’épandageaérien changent, la polémique demeureLa France et l’Europe s’accordent sur ce point : l’épandage par voie aérienne de pesticides « est interdit, saufdérogation ». De ce double message naissent confusion et divergences d’interprétation. Une lettre à diffusionlimitée du ministère de l’agriculture annonçait, le 5 mars, aux préfets que sept substances phytosanitairessont désormais évaluées par l’Anses et employables pour des épandages aériens dérogatoires, relançant lapolémique. produits phytosanitaires, désormais évalués positivement par l’Anses pour cet usage, s ePt pourront être épandus par voie aérienne sur des cultures de bananes et de riz, dans le cadre, défini par la loi, qui prévoit des dérogations à l’interdiction d’épandage aérien. Voilà ce qu’explique une « lettre à diffusion limitée » adressée le 5 mars par le ministère de l’Agriculture aux préfets, alors que les demandes de dérogations annuelles doivent être bouclées avant le 31 mars. Révélée par le journal Le Monde, elle rappelle l’ambivalence qui existe dans la loi française entre interdiction et conditions de dérogation. c’est précisément ce que dénoncent les apiculteurs et environnementalistes tandis que le ministère de l’Agriculture rappelle que cette procédure d’évaluation par l’Anses correspond au cadre fixé par l’etat pour les dérogations. Les produc- teurs agricoles estiment qu’il est de plus en plus difficile de traiter par voie aérienne. un point commun : personne n’est en mesure de présenter des chiffres sur cette pratique ni sur son évo- lution. Des dérogations de plus en plus encadrées, selon le ministère La lettre confidentielle adressée par le ministère de l’Agriculture aux préfets énumère les sept produits qui peuvent désormais faire l’objet d’une dérogation pour application aérienne et annonce que 16 autres substances sont en cours d’évaluation par l’Anses. elles peuvent, dès la fin mars, faire l’objet de demandes de dérogation, mais leur application ne sera possible que si l’Agence conclut positivement. « On observe un décalage entre l’esprit du Grenelle, qui semble affirmer que les épandages aériens sont interdits, et le principe de dérogation, dont certaines sont accordées annuellement », réagit Anne Furet, chargée de projet à l’unaf, l’union nationale de l’apiculture française. De son côté, le ministère de l’Agriculture explique : « Nous sommes dans la poursuite du processus d’enca- drement des dérogations, qui va plutôt vers davantage de contraintes ». 42 AGRA Presse Hebdo - N° 3344 - Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Agriculture et société Surfaces : une évaluation compliquée A Lors que les apiculteurs dénoncent de nombreuses dérogations en 2011, les internet des préfectures. Pas de chiffres officiels un rapport (3) publié en février 2010 et 0,1% de la surface forestière et des espaces boisés. producteurs estiment que les Une synthèse que la Direction Il compte que la surface traitée épandages, de plus en plus générale de l’alimentation a, elle par voie aérienne aurait contraints par le cadre législatif, aussi, du mal à effectuer. « Nous également baissé de 30 % entre vont décroissant. Evaluer les n’avons pas encore mis en place 2003 et 2008-2009, selon ce surfaces concernées par les ce système de reporting, même rapport, avec l’installation épandages aériens semble reconnaît le ministère de du système de déclaration difficile. A tel point que l’on peut l’Agriculture. Mais cela viendra, simple. L’évolution de ces s’interroger sur leur évolution au car il est nécessaire d’avoir une chiffres depuis « l’interdiction fil des textes réglementaires. « Il vision centrale de cette sauf dérogation » reste difficile à est sûr que le régime est plus évolution. » Il rappelle au quantifier. strict, reconnaît l’Unaf, mais on passage le changement apporté (3) Le rapport « Interdiction des épandages est loin de l’interdiction ». Dans par le Grenelle : entre 2004 et le aériens de produits phytopharmaceutiques le Lot et Garonne, en 2011, Grenelle, les épandages aériens sauf dérogations : situation actuelle – l’Unaf avait recensé des n’étaient soumis qu’à simple propositions de mise en œuvre » a été publié dérogations accordées sur plus déclaration. en février 2010 et élaboré par les conseils de 177 communes, mais dit ne Quelques chiffres ont été généraux de l’environnement et du pas avoir réussi à synthétiser les avancés en 2010, avant la développement durable (CGEDD) et de données sur tout le territoire réglementation Grenelle : 0,3% l’alimentation, de l’agriculture et des espaces français. Les dérogations sont de la sAU française aurait été ruraux (CGAAEr) rendues publiques, mais les traité « au moins une fois » par données éparpillées sur les sites aéronef, en 2008-2009, selon cette divergence d’interprétation remonte à 2009 : la directive européenne dite 2009/128 (1) et la loi Grenelle 2 de juillet 2010 affirment toutes deux que l’épandage aérien est « interdit, sauf dérogation ». c’est un arrêté français du 31 mai 2011 (2) qui précise que les conditions de déro- gation. Il prévoit aussi qu’à partir du 26 novembre 2011, seuls les produits évalués par l’Anses pour leur usage par voie aérienne pourront faire l’objet de dérogations. « Après la loi Grenelle 2, tous les produits disposant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) pouvaient être uti- lisés en épandage aérien sur dérogation. Désormais, seuls ceux qui sont évalués par l’Anses pour- ront être employés », explique le ministère. La lettre confidentielle établit ainsi les premiers pro- duits disposant désormais de cette mention pour épandage aérien. Leur autorisation de mise sur le marché a été modifiée dans ce sens, précise-t-elle, et reste consultable sur Internet. À charge ensuite aux firmes qui le souhaitent de faire évaluer leurs substances commerciales par l’Anses ou d’inclure à l’avenir les tests nécessaires dans les futures demandes d’AMM. Des apiculteurs vigilants ce système d’interdiction contournable par la dérogation est décrié par les associations environ- nementalistes telles que Générations futures ou France Nature environnement. L’unaf dénonce depuis 2011 l’arrêté « trop souple » du 31 mai et demande que le délai d’infor- mation des apiculteurs, fixé à 2 jours, soit allongé à 4 jours. Le syndicat dit rester vigilant en 2012, sur les dérogations qui seront délivrées. Il s’était, l’an dernier, alarmé du « grand nombre de déro- gations accordées ». Maïsiculteurs et viticulteurs inquiets Pour les professionnels agricoles cette réglementation est bel et bien contraignante. « Les pro- ducteurs, notamment les viticulteurs, se plaignent, sur le terrain, de ne plus pouvoir rien faire parce que les dérogations soient de plus en plus difficiles à obtenir », rapporte Didier Marteau, président de la commission environnement de l’Assemblée permanente des chambres d’agricul- ture. « Nous avons eu les premières autorisations de l’Anses pour la banane à temps pour les cul- tures des Dom, poursuit-il. Viendront ensuite des produits pour le maïs et la vigne. Mais leurs évaluations pourraient arriver trop tard ». Viticulteurs et maïsiculteurs sont donc eux aussi vigi- lants. L’AGPM, confirme : « Vu la complexité des demandes, la pratique va se limiter ». Le syn-Reproduction interdite Lundi 2 avril 2012 - N° 3344 - AGRA Presse Hebdo 43
  • Agriculture et société dicat n’avance pas de chiffres nationaux pour les cultures de maïs. L’inquiétude pointe d’ailleurs pour ses producteurs, car aucun des sept produits désormais autorisés par l’Anses n’est prévu pour les productions de maïs. cinq des seize produits en cours d’évaluation les concerne. (1) Directive 2009/128 ce du Parlement européen, d’octobre 2009 (2) L’arrêté du 31 mai 2011 « relatif aux conditions d’épandage des produits mentionnés à l’article L253-1 du code rural et de la pêche par voie aérienne »SANTÉ ANIMALE bien-être animalLe Parlement européen demandede limiter le temps de transportLe Parlement européen demande à la Commission européenne et au Conseil de fixer une durée maximalede huit heures pour le transport des animaux destinés à l’abattage. Le Danemark, qui préside actuellementl’Union européenne, a fait de cette question une de ses priorités. e PARLeMeNt européen a adopté le 15 mars une déclaration pour limiter le temps maximal L de transport des animaux vers l’abattoir à 8 heures. cette déclaration de l’eurodéputée socialiste danoise, Dan Jørgensen, qui fait suite à la collecte de plus d’un million de signa- tures en europe dans le cadre de la pétition « 8 heures », va maintenant être examinée par le conseil et la commission. elle appelle à revoir la réglementation sur le transport des animaux vivants au sein de l’ue. Le règlement 1/2005 reconnaît dans ses considérants qu’il « convient que le transport de longue durée des animaux, y compris celui des animaux d’abattage, soit limité autant que possible ». Mais cela n’empêche pas « des voyages très longs, tant en distance qu’en durée, provoquant, chez les animaux, une angoisse intense et de grandes souffrances, et pouvant même entraîner la mort de ceux-ci pendant le trajet », estiment les eurodéputés. « Les animaux doivent être abattus le plus près possible de leur lieu d’élevage et le transport d’animaux vivants devrait être remplacé par le transport de carcasses, pour le bien des animaux, de l’environnement et de l’économie des zones rurales », explique Dan Jørgensen. La présidence danoise de l’ue a fait du bien-être animal l’une de ses priorités. Le Danemark souhaite qu’un accord politique sur le transport des animaux puisse être trouvé à l’occasion du conseil agricole des 18 et 19 juin. Soutenir la transformation locale Dans un projet de rapport de l’eurodéputé polonais du PPe Janusz Wojciechowski, sur la pro- tection des animaux pendant le transport, la commission de l’agriculture du Parlement insiste également sur ce point. Il faut « envisager une initiative législative visant à limiter la durée du transport d’animaux d’abattage à huit heures, avec des exceptions liées aux conditions géogra- phiques et étayées par les résultats d’études scientifiques portant sur la possibilité d’une durée de transport plus longue pour certaines espèces d’animaux, à la condition que les règles du bien-être animal soient respectées », souligne le document. Le rapporteur estime que le transport de viande et d’autres produits animaux est plus facile techniquement et plus rationnel d’un point de vue économique. Il appelle à une révision de la politique européenne dans ce domaine vers le soutien à la transformation locale et aux petits abattoirs locaux, ainsi qu’à la transformation de viande basée sur la livraison d’animaux d’abattage sur de courtes distances. (AG) 44 AGRA Presse Hebdo - N° 3344 - Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Agriculture et sociétéEn bREFFièvre aphteuse : 100 000 animaux touchés en Égypte Les services vétérinaires égyptiens soupçonnent près de 100 000 têtes de bétail d’être affectées par la flambée de fièvre aphteuse qui touche le pays depuis un mois. Plus de 9 000 animaux sont déjà morts des suites de la maladie. cette situation inquiète lorganisation des Nations unies pour lalimentation et lagriculture (FAO) qui estime que cette flambée pourrait se propager au reste de lAfrique du Nord et du Moyen-Orient, et avoir « des conséquences sérieuses sur la sécurité alimentaire dans la région ». La fièvre aphteuse affecte principalement les bovins, les porcs, les chèvres et les moutons et n’est que très rarement transmissible à l’homme.Grippe aviaire : le Vietnam crée un fonds de 23 millions de dollars pour lutter contre le virus Le Vietnam a annoncé la création d’un fonds doté de 23 millions de dollars (17,5 millions d’eu- ros) pour lutter contre la grippe aviaire alors qu’une nouvelle souche du virus est apparue dans le pays cette année. Alimenté par des bailleurs de fonds internationaux sous forme de dons ou de prêts, il est destiné à améliorer la coordination des secteurs de l’agriculture et de la santé, indique le ministère de la santé vietnamien qui souhaite notamment développer de nouveaux traitements pour tenter de limiter les contaminations à l’homme. Le Vietnam est le deuxième pays le plus tou- ché par le virus avec 61 morts depuis le début de l’épidémie en 2003. comme chaque hiver la maladie réapparaît dans le sud-est asiatique. Dernière victime en date : en Indonésie, un adoles- cent de 17 ans est décédé des suites de la maladie, portant à six le nombre de morts dues au virus H5N1 depuis le début de l’année. La victime a contracté le virus par l’intermédiaire de volailles vivant à proximité de son domicile. L’Indonésie est le pays qui a enregistré le plus grand nombre de décès du fait de la grippe aviaire (156 morts depuis 2003, dont neuf en 2011, sur un total de 351 dans le monde).OGM Mon 810Dépôt d’un recours contre l’interdictiondu maïs Mon 810 en FranceLe 29 mars, l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM), l’Union française des semenciers (UFS)et la Fédération interprofessionnelle de la production de maïs et de sorgho (FnPSMS), ont déposé conjointe-ment un recours auprès du greffe du Conseil d’Etat contre l’arrêté d’interdiction du maïs OGM Mon 810 prispar le gouvernement français le 16 mars dernier. n recours a été déposé le 29 mars auprès du conseil d’etat par l’AGPM, l’uFs et la FNPsMs u afin de faire annuler l’arrêté pris par le gouvernement français le 16 mars dernier visant à interdire la culture du maïs Mon 810 sur le territoire. « Il s’agit d’un recours au fond dont l’objectif est de faire annuler la décision d’interdiction du Mon 810 en France », précise Luc esprit, directeur général de l’AGPM. en revanche, le recours en référé, que ces trois entités comp- taient déposer afin de faire annuler en urgence, soit en quelques jours, cet arrêté par le conseil d’etat a été abandonné par l’AGPM, l’uFs et la FNPsMs. Luc esprit indique que pour ces troisReproduction interdite Lundi 2 avril 2012 - N° 3344 - AGRA Presse Hebdo 45
  • Agriculture et société entités il était difficile de faire valoir le caractère urgent de l’annulation de cet arrêté permettant de justifier un recours en référé. celui-ci aurait pu annuler rapidement l’arrêté, et permettre aux maïsiculteurs français de semer dès cette année du Mon 810, avant la fin de la période de semis des maïs en 2012. L’abandon de ce recours en urgence laisse penser qu’il n’y aura pas de maïs Mon 810 semé en France cette année, la procédure de recours classique pouvant prendre plu- sieurs mois. Dans un communiqué commun l’AGPM, l’uFs et la FNPsMs soulignent que selon eux « cette interdiction ne repose sur aucun élément scientifique sérieux et fait subir aux pro- ducteurs de maïs, dont les cultures sont touchées par la pyrale et la sésamie, un réel préjudice économique ». De plus, ils défendent pour les producteurs agricoles « un accès non distorsif aux innovations », tels que les OGM. enfin, selon une source proche du dossier, une poignée d’agri- culteurs, ayant déjà acheté des semences de Mon 810, pourraient, de leur côté, déposer un recours en référé contre l’arrêté, afin de l’annuler en urgence au titre du préjudice économique. ceci constituerait le dernier moyen pour les producteurs de maïs, en cas d’annulation rapide de l’ar- rêté, de cultiver du Mon 810 en France en 2012. (FG)NOUVELLES VALORISATIONS InnovationCréation d’une plateforme pourla valorisation des protéines végétalesQuatre entreprises de transformation de céréales et oléoprotéagineux, s’associent pour constituer une pla-teforme d’innovation pour la valorisation des protéines végétales en Picardie, en lien avec des organismesde recherche, a indiqué l’amidonnier Tereos Syral le 23 mars. ’amidonnier tereos syral (filiale du groupe coopératif tereos) a initié en 2011 un projet de L valorisation des protéines, qui prévoit la création d’un centre de compétence dédié à l’ex- traction, la transformation et la valorisation des protéines végétales. tereos syral s’est asso- cié à trois autres entreprises : siclaé (groupe composé de firmes agro-industrielles dépendant des coopératives champagne céréales, Nouricia, eMc2, champagne coligny et coopérative Agri- cole sézanne), sofiprotéol (groupe industriel de la filière oléoprotéagineuse), et soufflet (numéro un français du négoce de céréales). cela en partenariat avec des organismes de recherche, dont l’Inra, le centre de valorisation des glucides (cVG) et l’université de Picardie Jules Verne (uPJV). Des cycles de recherche et d’industrialisation courts La plateforme mise en place à Dury (somme) avec le support de l’uPJV permettra d’assurer des cycles de recherche et d’industrialisation courts, précise tereos. une vingtaine de salariés quali- fiés vont être recrutés pour travailler sur la plateforme pour un projet global avoisinant les 35 millions d’euros. Il est prévu de constituer un centre de compétence avec un chiffre d’affaires annuel de trois millions d’euros via de la recherche en propre, de la recherche collaborative et de la prestation de services pour le compte des grandes entreprises et PMe françaises des secteurs de l’alimentation humaine et animale, des matériaux, des cosmétiques et de la chimie. ce projet, baptisé « IMPROVe » (Institut Mutualisé pour les PROtéines Vegétales), vient d’être promu lauréat de l’appel à projet Plateformes mutualisées d’innovation géré par la caisse des 46 AGRA Presse Hebdo - N° 3344 - Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Agriculture et société dépôts et de consignation. Il est soutenu par le pôle de compétitivité à vocation mondiale Indus- tries et agro-ressources (IAR) et la région Picardie. son lancement opérationnel est prévu pour février 2013. (Mn) Recherche variétaleAméliorer le miscanthus et le sorghopour produire des agro-matériauxAelred, société française de biotechnologie spécialisée dans la recherche variétale végétale, amélioreragénétiquement du miscanthus et du sorgho pour produire des plastiques végétaux, des agro-matériauxet des biocarburants, a indiqué le Génopole, premier bioparc français dédié à la recherche en génétique,le 26 mars. A société Aelred, installée dans la pépinière du Génopole d’évry, améliorera génétiquement L du miscanthus et du sorgho pour produire des plastiques végétaux, des agro-matériaux et des biocarburants. elle ne recourra pas à la technologie OGM, a précisé le Génopole. Sur des terres marginales Dans ce projet, intitulé « Biomasse pour le futur », Aelred pilotera douze essais de culture de mis- canthus en région Ile-de-France : à Lisses (essonne), dans le sud de la seine-et-Marne, à l’est et à l’ouest de Paris ainsi qu’en région centre, afin de tester le matériel génétique amélioré et adapté aux besoins industriels. La société fera le lien entre les agriculteurs et les industriels : PsA Peugeot-citroën pour la fabri- cation de pièces automobiles en plastique végétal, le cimentier calcia pour la production d’agro- matériaux, dotés de qualités isolantes et plus légères que les matériaux classiques. « Biomasse pour le futur » valorisera des terres marginales (friches industrielle, terres de car- rières…) et environnementales (zone de captage d’eau, bassins versants…) qui ne rentrent pas en compétition avec les terres de culture alimentaire. Génopole, premier bioparc français dédié à la recherche en génétique, reconnu dans le domaine médical, soutient également le développement de biotechnologies destinées aux secteurs de l’en- vironnement et de l’agronomie. (Mn)Reproduction interdite Lundi 2 avril 2012 - N° 3344 - AGRA Presse Hebdo 47
  • Agriculture et sociétéRECHERCHE & FORMATION Publication scientifiqueMortalité des abeilles : deux étudesmettent en cause les insecticidesDeux études, publiées le 29 mars dans la revue de référence Science, mettent en cause une famille très cou-rante d’insecticides systémiques, les néonicotinoïdes, dans la mortalité accrue des abeilles. es néonicotinoïdes, famille d’insecticides mis sur le marché au début des années 1990 dans L le monde entier, et devenus les pesticides les plus courants, sont bien une cause identifiée du déclin des abeilles depuis 15 à 20 ans, a révélé la revue Science dans une conférence de presse le 29 mars. Deux études, l’une française, l’autre anglaise, ont conclu que ces produits « han- dicapent la capacité des abeilles et des bourdons à s’orienter », a résumé Dave Goulson, de l’uni- versité de stirling au Royaume-uni. Jusque là, les chercheurs avaient avancé plusieurs causes pour expliquer le déclin des abeilles, dont les pesticides, mais la façon dont ces pesticides agissent n’était pas claire, a rappelé l’Asso- ciation américaine pour l’avancement des sciences (AAAs), qui publie la revue. Les abeilles suivies une par une Mais les chercheurs de l’équipe française ont réussi à clarifier la responsabilité des insecticides en recourant pour la première fois à une technique de suivi des abeilles une par une ! Ils ont recouru à une technique inédite : ils ont équipé 650 abeilles domestiques de micropuces collées sur leur thorax, et les ont lâchées à un kilomètre de leur ruche. Ainsi il était possible de dénom- brer les abeilles qui ne revenaient pas à la ruche, du fait de ce phénomène de désorientation. Les scientifiques administraient à la moitié de ces 650 abeilles une dose quotidienne infime de thiaméthoxam, une substance de la famille des néonicotinoïdes. cette dose, de 1,34 nanogramme, a été savamment calculée à partir de la dose que les abeilles ingèrent dans leur activité de buti- nage. en outre, la dose administrée était cinq fois inférieure à la dose létale (dose causant la mort de 50 % d’une population animale donnée). Le résultat a été net : le taux de disparition d’abeilles chez celles qui ont été intoxiquées est deux à trois fois plus élevé que chez les autres, a signalé Mickaël Henry, chercheur à l’Inra d’Avignon. La possibilité de marquer les abeilles a été décisive. « Ce ne sont pas les premiers travaux sur l’im- pact des pesticides sur les abeilles. Des travaux ont démarré il y a près de 20 ans, mais avec une méthode insuffisante. Maintenant nous pouvons identifier les abeilles individuellement, c’est cela qui est novateur », a appuyé Axel Decourtye, responsable du programme de recherche sur la mor- talité des abeilles à l’ Association de coordination technique agricole (Acta). Le réseau français des instituts techniques agricoles a été partenaire dans la réalisation de l’étude française, avec l’Inra, le centre national de la recherche scientifique (cNRs) et l’Institut technique et scienti- fique de l’apiculture et de la pollinisation (Itsap). Étude anglaise : 85% de reines en moins L’étude anglaise menée par Peneloppe Whitehorn et Dave Goulson, de l’université de stirling, a consisté à exposer des colonies de bourdons à de faibles niveaux d’un autre néonicotinoïde, l’imi- 48 AGRA Presse Hebdo - N° 3344 - Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Agriculture et société L’autorisation de mise en marché du Cruiser pourrait être retirée L ’AUtorIsAtIoN de mise en marché du Cruiser pourrait être retirée, a évoqué le données scientifiques étaient confirmées, l’autorisation de mise sur le marché du Cruiser l’Anses est attendu avant le 31 mai. Le ministère a également demandé à l’Inra et à l’Acta « ministère de l’Agriculture le 29 serait retirée », indique-t-il dans d’accélérer les recherches en mars, prenant acte de la un communiqué. Le ministère a plein champ pour évaluer si les publication de la revue Science saisi l’Agence nationale de éléments de cette sur l’impact du thiamétoxam, sécurité sanitaire de expérimentation se retrouvent en substance de la famille des l’alimentation, de conditions réelles ». néonicotinoïdes sur la mortalité l’environnement et du travail des abeilles. « si ces nouvelles (Anses) de cette étude. L’avis de daclopride. Les doses étaient « comparables à celles auxquelles sont exposés les insectes dans la nature ». Les chercheurs ont placé les colonies dans un terrain clos où les bourdons se sont ali- mentés pendant six semaines dans des conditions naturelles. Ils ont pesé les nids avec les bour- dons eux-mêmes, le miel, la cire, les larves et le pollen pour déterminer la croissance de la colonie. Il s’avère que les colonies exposées à l’imidaclopride avaient pris moins de poids comparées aux colonies témoins, « ce qui suggère qu’elles s’étaient moins nourries ». À la fin de l’expérience, elles étaient 8 à 12% plus petites en moyenne que les colonies témoins, et elles avaient produit 85% de reines en moins. (Mn)SÉCURITÉ ALIMENTAIREUE/Japon : actualisation des contrôles européens post-Fukushima Les états membres de l’ue réunis au sein du comité permanent de la chaîne alimentaire ont sous- crit le 23 mars à une proposition de la commission européenne visant à aligner les niveaux maxi- mum de césium-134 et de césium-137 applicables aux produits japonais sur les nouveaux seuils fixés par tokyo et en vigueur au 1er avril. Les contrôles de radioactivité post-Fukushima imposés par l’ue en mars 2010 aux denrées ali- mentaires et aliments pour animaux originaires du Japon ont été prolongés jusqu’au 31 octobre 2012. Ils concernent aujourd’hui les importations en provenance de 11 préfectures proches de la centrale nucléaire et sont régulièrement soumis à révision (1). (1) Voir n° 3340 du 05/03/12Reproduction interdite Lundi 2 avril 2012 - N° 3344 - AGRA Presse Hebdo 49
  • Indicateurs Blé 28/03/2012 Apaisement des cours Les cours du blé sur le marché français ont nettement progressé en fin de Chicago en dollars/boisseau semaine 12, dopés par la sécheresse et les déficits hydriques au sud et à 8,38 $ (27,2 kilos) l’ouest de l’Europe. Ils ont rechuté à partir du mardi 27 mars suite aux nom- breuses prises de profits effectuées par les opérateurs dans l’attente du 121,5 e 258,5 € rapport mensuel de l’USDA du 30 mars. Néanmoins, la tendance sur la semaine reste haussière. Les origines françaises sont peu compétitives du 6,40 $ fait de la fermeté de l’euro face au dollar. Des sources officielles russes 26/01/2011 affirment que la récolte 2012 attendrait un tonnage similaire à celui de La Dépêche Rouen 2011. En Ukraine, la production de céréales d’hiver serait de 15,8Mt. en euros/tonne 210,0 € évolution hebdomadaire Maïs 26/01/11 28/03/12 Chicago en dollars/boisseau (25,4 kilos) Tendance haussière Les prix du maïs suivent la même tendance que ceux du blé. Ils ont d’abord été soutenus par les bonnes ventes US et la demande chinoise, puis se 6,44 $ 6,31 $ sont repliés au cours de la semaine 13. Les bonnes conditions météoro- logiques aux Etats-Unis continuent de favoriser les semis précoces de maïs, Bordeaux en particulier dans le Midwest. Les opérateurs pensent que l’USDA reverra en euros/tonne à la hausse les niveaux de semis et de stocks, ce qui pèse sur les cours. À noter que les marchés sont d’autant plus nerveux, les périodes de semis 225 € se rapprochant. En France, le climat sec semble inciter les agriculteurs àLa Dépêche 205,0 € semer plus de maïs et de tournesol. Evolution hebdomadaire Soja/Colza 28/03/2012 Chicago, soja en dollars/boisseau Cotations en ordre dispersé (27,2 kilos) Les cours du colza se raffermissent sur fond de weather market. Les craintes 13,75 $ pour la nouvelle récolte se concrétisent en Europe sur un marché déjà tendu. C’est la Pologne qui a le plus souffert du gel avec une récolte qui 492 € serait réduite de 30% selon ODA. Les cotations du tournesol se consolident 13,70 $ dans le sillage de l’huile de palme dont les cours ont atteint leur plus haut 487 € niveau depuis un an à Kuala Lumpur. Le soja avait bien augmenté suite aux peurs des opérateurs qu’il soit délaissé dans les semis US au profit du 26/01/2011 Metz, colza maïs. Mais les prix se détendent dans l’attente de la publication mensuelle La Dépêche en euros/tonne de l’USDA vendredi 30 mars. évolution hebdomadaire Sucre 28/03/2012 Londres Fléchissement des prix (sucre blanc) en dollars/tonne Les cotations mondiales du sucre sur les marchés à terme de New York et 31,97 c de Londres se détériorent depuis le début de la semaine 11. Après une flambée des prix, les cours se relâchent et de nombreux opérateurs liqui- 787,8 $ dent leurs positions. Malgré des inquiétudes qui persistent sur la récolte brésilienne, c’est l’estimation d’une production mondiale record en 2011/2012 24,43 c à 178Mt, qui domine les marchés. Il pourrait y avoir un excédent de 8Mt grâce notamment aux récoltes russe, thaïlandaise et indienne. 638,1 $ 26/01/2011 N-York (sucre brut) La Dépêche en cents/livre (453 gr) évolution hebdomadaire 50 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite
  • Indicateurs Prix moyens des viandes dans l’Union européenne t t t Carcasse Carcasse Carcasse Carcasse Carcasse de jeune bovin de bœuf de vache d’ovin léger d’ovin lourd 382,74 381,87 398,54 399,63 296,0 296,1 586,62 586,25 537,21 543,23 semaine 10 semaine 11 semaine 10 semaine 11 semaine 10 semaine 11 semaine 10 semaine 11 semaine 10 semaine 11 t t t t t Carcasse Veau type Veau de 8 j Veau de porc broutard à 4 semaines de boucherie 161,42 161,92 259,56 260,03 225,90 232,66 550,81 549,02 semaine 11 semaine 12 semaine 10 semaine 11 semaine 10 semaine 11 semaine 10 semaine 11euro/100 kg t Des certificats d’exportation pour 5,194 Mt de blé tendre français en 2011/2012 Depuis le début de la campagne 2011/2012, 10 471 464 t de blé tendre ont bénéficié de certificats à l’exportation au sein de l’UE à 27, dont 5 193 910 t d’origines françaises, a indiqué le comité de gestion des céréales réuni à Bruxelles le 29 mars. Concernant le blé dur le comité de gestion a tiré, au 27 mars, 1 068 244 t de certificats à l’ex- portation, dont 694 609 t d’origines françaises. 2 565 505 t d’orges et 2 344 257 t de maïs européens ont été expor- tées depuis le début de campagne dont respectivement 690 636 t et 337 929 t en provenance de France.Reproduction interdite Lundi 2 avril 2012 – N° 3344 – AGRA Presse Hebdo 51
  • Agenda 5 Vignerons indépendantsA V R I L syndiCat nationaL des produCteurs d’aLCooL agriCoLe rencontres nationales, à orange Rens. : www.rencontres-vigneron-independant.fr3 assemblée générale, à paris. Laurence Allouche au 01 53 02 48 99. Rens. : www.snpaa.frCoLLoQue arVaLis 19Qualité sanitaire des céréales, 12 & 13 ViVeaà paris agroéQuipements atelier « Quelles compétences desRens. : 02 54 77 48 10 - 8e Convention nationale des chefs d’entreprise agricole pourwww.arvalisinstitutduvegetal.fr agroéquipements, à Bruxelles Rens. : conjuguer performance économique3&4 www.conventiondesagroequipements2012.fr et performance environnementale ? »,Congrès de La CnaoC, à Beaune. à Levallois-perretRens. : contact@cnaoc.org 12 & 13 Rens. : 01 56 33 29 22 AGENDA EUROPÉEN n 02/04 européenne (Danemark) n 24/04 Comité spécial agricole Conseil affaires générales Préparation de la n 17-20/04 n 19/04 (Luxembourg) discussions du Conseil Session plénière du Groupe à haut niveau sur agricole sur les aides Parlement européen les droits de plantation n 23-24/04 directes dans le secteur viticole Commission de n 18/04 l’agriculture du Parlement n 03-04/04 Réunion de la Commission n 22/04 européen Comité permanent de la européenne Election présidentielle en chaîne alimentaire France (1e tour) n 25/04 Santé et bien-être des n 18/04 Réunion de la Commission animaux Groupe consultatif viande européenne n 23/04 bovine Conseil affaires Projet de budget 2013 de n 03-04/04 l’UE étrangères (Luxembourg) Comité permanent de la n 18-20/04 chaîne alimentaire Conseil informel énergie n 23-25/04 n 26-27/04 Contrôles et conditions (Danemark) Conseil agriculture et d’importation Conseil informel emploi, pêche (Luxembourg) n 18-20/04 politique sociale, santé et n 04/04 Conseil informel consommateurs Réunion de la Commission environnement (Danemark) hebdomadaire édité par ABC, SA au capital de 2 123 104 € - RCS Paris B 339 790 875 84, boulevard de Sébastopol - 75003 Paris - Tél. 01 42 74 28 00 Fax. 01 42 74 29 36 RÉDACTION Fax 0142742936 - Rédacteur en chef : Hervé Plagnol. - Rédacteur en chef (Bruxelles) : François-Xavier Simonn l BuReAu de PARiS : Rédacteur en chef : Hervé Plagnol (01 42 74 29 46) - Rédactrice en chef adjointe : Rosanne Aries (01 42 74 29 40 ; FNSEA, JA, APCA, Fruits et légumes,Structure des exploitations, Social, Ministère) - Journalistes : Marc Nicolle (939 - Viticulture, Recherche, OGM, Non-alimentaire, Biocarburants, Agroalimentaire, Consommation, Signes de qualité, Commerce extérieur) ; Clio Randimbivololona (945 - Productions animales, Santé animale, Machinisme agricole, Alimentation animale, Sécurité alimentaire) ; François Guyon (945 - Grandes cultures, Marchés mondiaux, Coopératives, Semences, OGM (commercialisation), Phytosanitaires) ; Marius Garrigue (942 - Élevage laitier, Confédération paysanne, Coordination rurale, Revenus agricoles) ; Mahaut Launay (943 - Environnement, Énergie des exploitations, Produits bio, Bois-forêt, Enseignement agricole) - Secrétariat de rédaction : Matthieu Brocart l BuReAu de BRuxelleS : François-Xavier Simon, (00322231 07 16); Antonin Garnier (00322231 07 26) - 53 rue d’Arlon, 1040 Bruxelles. Fax. 00322230 63 33 SERVICES Fax. 01 42 74 29 35 Fondateur : Henri Deramond l Président-directeur général et directeur de la publication : Marc Jourdan l Principaux actionnaires : Réussir SA et Agra Investissement l Secrétariat général : Christine Gros (0142742816) l développement, informatique : Philippe Gawsewitch (01427429 47) l diffusion, abonnements : Francine Cuchetet - 01 42 74 28 08 - Fax : 01 42 74 28 10 - e. mail : fcuchetet@siac.fr l Promotion : Sophie Thisse-Masbou (01 42 74 29 07) l ISSN 1259-1351 - Code APE 5813Z - Commission Paritaire N° 1213 T 84381 - Dépot légal à parution l Imprimé par DUPLI-PRINT, 2 rue Descartes - ZI Sezac, 95330 Domont.l Abonnement Agra Presse France (dont TVA 2,10 %) : 1 an : 2 062,42 € - 6 mois : 1 082,26 € - 3 mois : 566,66 € - Prix au numéro : 46,66 € - Abonnement Agra Fil (dont TVA 19,6 %): 1 an : 1 483,04 € - 6 mois : 777,40 € - 3 mois : 406,64 € PHOTOCOPIE INTERDITE sauf accord spécial ou convention avec le CFC - (Loi du 3 janvier 1995) Agra Presse, l’agence d’information agro-économique. Paris-Bruxelles 52 AGRA Presse Hebdo – N° 3344 – Lundi 2 avril 2012 Reproduction interdite