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Avec un taux d’équipement de 98% et une durée d’écoute par individu de 3h47 par jour , la TV fait partie du quotidien des français. Même si les grands rendez-vous d’audience sont moins ...

Avec un taux d’équipement de 98% et une durée d’écoute par individu de 3h47 par jour , la TV fait partie du quotidien des français. Même si les grands rendez-vous d’audience sont moins courants du fait de l’explosion du nombre de chaines et de leurs audiences, le petit écran créée un lien social invisible entre les individus, une véritable expérience collective dont on parle le matin à la machine à café.

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Thèse TV connectée Thèse TV connectée Document Transcript

  • THESE PROFESSIONNELLE Hélène ChartierLA TV CONNECTEE : FAITS & USAGES DANS UN ENVIRONNMENT MULTI-ECRANS
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 REMERCIEMENTSJe tiens tout particulièrement à remercier Catherine Gotlieb, ma directrice de thèse. Jeremercie bien sûr tous les professionnels qui m’ont reçue, conseillée et fait partager leurspoints de vue et leur expertise (voir page 99) et l’incontournable @gip89 pour sa veilleinternationale.J’adresse toutes mes pensées à la promo MCI 2011, en particulier, à nos 2 délégués declasse, Thierry Pires et Vincent Tessier, Bertrand Lavaud, Sandrine Mainemare, NathalieLamri et Estelle Neveu, grande organisatrice des rencontres inter-promos. 1
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 SOMMAIREEXECUTIVE SUMMARY Page 3INTRODUCTION Page 5 Définition & scopeQUELQUES AUTEURS PARLENT DE LA TV Page 8 I. La fin de la Télévision, J.L. Missika p. 9 II. L’âge de l’accès, J. Rifkin p. 13 III. Théorie critique des médias, D. Wolton p. 14 IV. Medium is the message, M. McLuhan p. 16CHAINE DE VALEUR & ENVIRONNEMENT Page 18 I. Les acteurs p. 20 II. Les chiffres du marché p. 49 III. Les enjeux p. 56APPLICATIONS & USAGES Page 67 I. Les attentes des utilisateurs p. 68 II. Les services p. 73 III. Le deuxième écran p. 81CONCLUSION Page 92BIBLIOGRAPHIE Page 94 Liste des livres, articles, rapports & étudesANNEXES Page 98 Liste des entretiens p. 99 Résultats détaillés du sondage p. 100 2
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 EXECUTIVE SUMMARY 1 2Avec un taux d’équipement de 98% et une durée d’écoute par individu de 3h47 par jour , la TV fait partie duquotidien des français. Même si les grands rendez-vous d’audience sont moins courants du fait de l’explosiondu nombre de chaines et de leurs audiences, le petit écran créée un lien social invisible entre les individus, unevéritable expérience collective dont on parle le matin à la machine à café. 2Pourtant, sur certaines cibles comme les 15-34 ans , la consommation TV s’effrite. Pour ajouter à cela, le 3phénomène du multi tasking, qui concerne 54% des téléspectateurs , fait baisser l’attention portée auxprogrammes regardés. Ainsi, la consommation TV subit une réelle mutation en parallèle d’importantsbouleversements technologiques.En effet, toutes les conditions sont réunies pour que le marché de la TV connectée et interactive se développe :moindres coûts de bande passante, connexion internet donc voie de retour, développements plus souples,plus adaptés et donc moins coûteux, et taille critique du parc utilisateurs. Que ce soit via une box, une console 4de jeu ou autre, une TV sur deux peut potentiellement accéder à internet en France aujourd’hui . Pourtant la 4notion de TV connectée ne parle qu’à 45% de la population . Steve Jobs disait « ce n’est pas le rôle du 5consommateur de savoir ce qu’il veut » . Difficile pour la majorité des gens de se projeter dans un nouvelécosystème avec plus de contenus de flux ou délinéarisés, plus de diffuseurs, plus de devices de réception etune interaction toujours plus grande avec les programmes et les réseaux sociaux.Les implications pour les acteurs de la chaine de valeur sont colossales avec des enjeux transversaux comme lafragmentation des audiences, l’interopérabilité des systèmes, la désintermédiation et les nouveaux modèlespublicitaires. – Pour les opérateurs télécom, il s’agit de retrouver de la valeur pour de ne pas être réduit à des pourvoyeurs de tuyaux. – Pour les constructeurs de smart TV, il s’agit non seulement de stimuler les ventes et le renouvellement des écrans mais aussi de transformer leur business model en passant de fabricants de hardware à fournisseurs de services.1 Médiamétrie2 Médiamat annuel 2011, Médiamétrie, janvier 20123 Deloittte, Observatoire international des usages et interactions des médias 2011, 4° trimestre 20104 Observatoire TV connectée CSA - NPA , novembre 2015 Can Steve Jobs still teach us ?, Fastcompany, 14 septembre 2011 3
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 – Pour les chaines de TV, il s’agit de garder leur audience en enrichissant l’expérience du public (contenus, interactions). – Pour les producteurs, il s’agit de multiplier les sources de diffusion mais aussi de capter de nouveaux financements et de créer une relation plus directe avec leurs publics. – Pour les nouveaux entrants, il s’agit de capitaliser sur leurs forces, algorithme de recherche et publicité pour Google, puissance et richesse des contenus pour Youtube ou ergonomie révolutionnaire pour Apple pour réinventer la TV et ses contenus.La rencontre d’internet et de la TV impliquera nécessairement une refonte de la réglementation pour l’instantbien hétérogène entre ces 2 univers avec un impact sur les règles de diffusion, de financement desprogrammes et de la publicité.Pour l’utilisateur, la TV connectée, ce sont des contenus vidéos gratuits (catchup, Youtube, Dailymotion),payants (VOD ou SVOD), des applications servicielles et communautaires (Skype, EPG, albums photo, réseauxsociaux) ou encore des applications payantes (presse en ligne par exemple). Mais au final, ce qu’il attend decette nouvelle TV, c’est qu’on lui propose une sélection de programmes à son goût, quand il le souhaite etpour lesquels il peut interagir. Sur ce dernier point, il est important de noter la montée en puissance du 2°écran (smartphone et tablettes) et de leurs applications « companion » Celles-ci permettent interaction,découverte, participation, contrôle et bien sûr la possibilité de voir les contenus accessibles sur TV (broadcast,VOD, catchup, …).Ainsi, quel que soit le pourvoyeur de TV connectée, une attention toute particulière devra être portée àl’algorithme de recommandation, à la mise à disposition de contenus linéaires ou non accessibles facilement(moteur de recherche, EPG) et enfin à l’intégration des réseaux sociaux. Facebook et Twitter sont devenusincontournables et au-delà du partage, ont une véritable influence sur les programmes et les audiences.Finalement cette nouvelle forme de TV, la « social TV » ne serait-elle pas en train de recréer ce fameux ce lieninvisible et indispensable entre les individus, décrit par Dominique Wolton ? 4
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 INTRODUCTIONLa généralisation des TV connectables, l’arrivée de Google TV ou de l’Apple TV va bouleverser lécosystème delaudiovisuel, le fameux PAF. La connectivité à internet risque de changer non seulement la TV, les plateformesd’accès, les modèles économiques, mais aussi le rapport du téléspectateur à « sa » TV.L’objet TV est avant tout un écran familial de grande taille, qui diffuse de belles images, un écran de partage,de divertissement devant lequel, nous avons une attitude plutôt passive et où les nous sommes habitués àrecevoir un contenu poussé. La TV est en effet un media de flux avec une unité de temps et de lieu, dans lequelon se laisse porter par un media live (en mode leanback) et pour lequel de nouvelles fonctionnalités nouspermettrons d’interagir et entrer en phase active.Dès la fin des années 1990, on parlait déjà de TV interactive sur le câble et le satellite. Alors qu’à cette époque,elle a eu du mal à remporter l’adhésion du public, il semblerait aujourd’hui que la plupart des freins quiempêchait son essor aient été abolis : les coûts de bande passante ont drastiquement baissé, la connexioninternet permet une voie de retour, les coûts de développements ont été optimisés (par notamment desprocédés plus souples et réactifs et une certaine standardisation amenée par internet), le parc d’utilisateurspotentiels va atteindre une taille critique et enfin, on se rend compte qu’il ne suffit pas de copier les services duweb mais de créer des services adaptés au device. Mais, et c’est là toute la question finale de cette thèse, celaentrainera-t-il un changement dans le comportement et les dans les usages du téléspectateur et comment ?Il est certain qu’aujourd’hui personne ne sait vraiment répondre à cette question mais tous les acteurs de lachaine de valeur prennent position pour croquer une part de ce nouveau gâteau dont la répartition resteencore bien floue. La diversité des modes de consommation modifie fortement les modes de répartition de lavaleur (et donc de commercialisation et de facturation). Ceux-ci sont sans cesse renouvelés du fait del’imbrication d’acteurs aux stratégies commerciales et aux partenariats diversifiés. Ainsi, comment vont réagirles différents acteurs de la chaine de valeur et exploiter leurs forces intrinsèques ou pallier leurs faiblesses pardes alliances ? Les FAI garderont-ils le contrôle de la télécommande ? Les fabricants de TV proposeront-ils desunivers fermés ou s’allieront-ils à des OTT de type Google ou autres ? Comment les fournisseurs de contenu etou producteurs vont-ils repenser les droits VOD/TV ? Comment les chaines de TV vont-elles anticiper cettenouvelle concurrence ? Les OTT vont-ils se lancer dans le hardware (comme Apple) ? Les développeurs 5
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011d’applications vont-ils une proposer une vraie valeur ajoutée et savoir monétiser leurs services ? Quels usagesvont vraiment percer ? Quels sont les business models qui ont une chance réussir ? Quelles seront lesnouvelles réglementations issues de la rencontre d’internet et de la TV ? En effet, la TV reste un media sujet àdes règlementations locales beaucoup plus fermées qu’internet voire le mobile. L’arrivée de nouveauxintervenants doit se comprendre dans ces contraintes qui affectent telco, ayants droit, chaines, etc. …2012 pourrait être une année charnière pour ce secteur, en effet, outre les nombreux effets d’annonce plus oumoins officielles (par exemple, la sortie de iTV d’Apple pendant l’été 2012), les jeux Olympiques de Londrespourraient booster l’usage, grâce à un contenu enrichi des programmes et être ce que le couronnement de lareine Elisabeth a été à la TV en 1953.Cette évolution apportera-t-elle de la valeur au téléspectateur connecté ? Quel est notre rapport aujourd’hui àla TV et à l’image plus généralement. Comment internet a-t-il changé notre rapport à ce média ? En passant enrevue le marché, ses enjeux et ses perspectives, il sera intéressant de comprendre quelle est la valeur ajoutéed’une TV connectée et ses usages dans cet univers multi-devices & multi connecté, ou comment les différentsacteurs du marché réussiront à optimiser l’expérience utilisateur, à enrichir l’offre et à inventer de nouveauxbusiness models porteurs.Si le temps de consommation TV reste relativement stable ou en très légère augmentation ces dernièresannées, le niveau d’attention baisse de façon importante du fait du multi-tasking (utilisation de plusieursdevices connectés simultanément). Ainsi, comment retrouver de l’intérêt pour chacun de ses écrans encapitalisant sur les forces et spécificités de chacun, et en arbitrant au mieux le temps compté des utilisateurs ?Prenons en exemple, le téléphone portable qui n’était qu’un outil de communication et qui est devenu unnouvel écran de loisirs, en tirant parti de sa fonction mobile. Quelles leçons la TV connectée peut-elle tirer decette mutation des usages opérée par les smartphones ?Avant d’attaquer le sujet, il parait important de définir le périmètre entendu par TV connectée : une télévisionconnectée est une télévision avec un branchement direct ou indirect à Internet afin de fournir un ensemble deservices aux téléspectateurs. Cela peut s’opérer de plusieurs manières (sans que l’utilisateur en fasse ladifférence) : – Par les constructeurs de TV et leurs contenus (avec prise Ethernet ou Wifi), c’est ce qu’on appelle les Smart TV. – Par le contenu des portails et des box TV (box FAI ou box TV Google, Apple ou Netgem), appelés communément STB (set top box). Voire encore via un lecteur Blu-ray ou une console de jeu. 6
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 – Par un flux serviciel sur le flux vidéo : l’interactivité programme via la norme HbbTV qui a pour vocation de remplacer le télétexte, sinvitera bientôt sur nos écrans (compatibles) avec des fonctionnalités connectées – Par un flux synchronisé sur un 2° device, smartphone ou tablette.Les principales fonctionnalités d’une TV connectée sont le visionnage de vidéos provenant de différentessources (Youtube, catch up TV, VOD...), l’enrichissement du contenu des programmes (consultation d’infos),l’interaction avec les programmes (vote, commentaires, …), la publicité interactive et la social TV (intégrationdes réseaux sociaux, partage).Après avoir exposé plusieurs concepts et théories d’auteurs spécialistes du domaine, nous passerons en revueles différents acteurs de la chaine de valeur. Les chiffres du marché nous donneront un éclairage de l’état deslieux et des perspectives. Enfin, nous regarderons les applications existantes, leurs usages, les attentes desutilisateurs pour conclure sur nos recommandations.Le sujet sera traité pour le marché français, notamment dans la description de sa chaine de valeur, tout enanalysant opportunités, menaces et best practices internationales. 7
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 QUELQUES AUTEURS PARLENT DE LA TV 8
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Avant de parler de TV connectée, essayons de comprendre la TV en tant que média, son histoire et l’évolutionde nos comportements consommation.Jean-Louis Missika expose les 3 phases de la TV et le fait qu’elle entame un nouveau cycle. Dominique Wolton,fait un éloge de télévision comme lien social. Après l’accès à la propriété à tout prix, Jeremy Rifkin nous parlede l’âge de l’accès qui désormais régit le marché et les attentes des consommateurs. Enfin, impossible de nepas parler de McLuhan et de sa vision des médias en rappelant quelques fondamentaux de « Medium is theMessage ».I. La fin de la télévision (Jean-Louis Missika) Jean-Louis MISSIKA (1951, Alger) est sociologue des médias et adjoint au maire de Paris chargé de linnovation, de la recherche et des universités. Docteur en gestion, diplômé de Sciences Po, licencié de philosophie, il a été conseiller de Maurice Ulrich et Pierre Desgraupes, présidents-directeurs généraux d’Antenne 2, chef du Service d’information et de diffusion du Premier ministre Michel Rocard et directeur de BVA. Il a également occupé le poste de vice-président de la société Iliad. Il enseigne la sociologie des médias à Sciences Po et a rédigé plusieurs ouvrages, notamment sur 6 les médias et la politique.Jean-Louis Missika définit la télévision comme étant le « moyen de diffusion de contenus vidéo contrôlé par dessociétés publiques ou privées, titulaires de licences de diffusion délivrées par une autorité publique, achetantdes droits de diffusion ou produisant des programmes en agençant ces programmes à destination d’un publicdéfini ».Il distingue la « paléo-télévision », la « néo-télévision » et la « post-télévision ». Ce triptyque était celui utilisépar Umberto Eco dans son œuvre La Guerre du faux. Au fil de ces 3 périodes, le média télévision a mué pour sefondre aujourd’hui dans la chaîne multimédia – plus précisément, pour ne pas disparaître dans le paysagehypermédia poussé par Internet. Tout comme la radio et la presse écrite, la télévision a, logiquement, évoluépour passer d’une télévision de pénurie et de masse à une télévision d’abondance et de niche. En apparence, latélévision a peu changé. Cependant, elle s’est transformée en profondeur. Comme le téléspectateur d’ailleurs.En effet, la relation que le spectateur entretient avec la télévision a profondément déterminé les mutations decette dernière. C’est même dans cette relation qu’il faut chercher les moteurs de changement des trois ères dumédia télévisé.6Article Wikipédia 9
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011La paléo-télévision : la parole légitimePremière ère de la télévision, la paléo-télévision est une TV d’état institutionnalisée, voire aux ordres dupouvoir. Le credo de l’ORTF est : informer, éduquer, distraire. Comme il y a peu de chaînes, l’offre commandela demande. Elle est « faite » par des transfuges de l’enseignement, dictant leur leçon à des milliers decitoyens-téléspectateurs. C’est l’époque d’émissions et de programmes tels que : Cinq colonnes à la une,Lectures pour tous, Seize millions de jeunes. Le média est clairement organisé selon une dichotomiecaractéristique dans l’histoire des médias : d’un côté, les détenteurs du savoir – du pouvoir (politique,artistique, intellectuel). De l’autre, ceux qui ont la chance inestimable de se le voir transmettre. Letéléspectateur est en position d’infériorité. Seuls les champions, les érudits peuvent passer à la télé (cf jeu Latête et les jambes). L’intuition que la télévision peut devenir un média de participation émerge déjà. Mais cen’est qu’au tournant des années 80 que cette évolution marquera le média, qui connaîtra sa période de néo-télévision.La néo-télévision, donner la parole au téléspectateurLa néo-télévision est basée sur l’information spectacle et la mise en scène de la politique à la TV, à l’image desannées 80. La fragmentation de l’offre due à l’arrivée progressive de chaines privées et/ou thématiques,l’apparition de la télécommande favorise un nouvel usage : le zapping. Par ailleurs, les téléspectateurs desannées 80 ont grandi avec le téléviseur (l’objet) et la télévision (le média). Ils ont désacralisé les deux, quittantle statut d’audience captive pour jouer de leur pouvoir de choisir et de rebondir d’une chaîne, d’une émission,d’un programme à l’autre. Les téléspectateurs ne veulent plus entendre le message de l’expert ou du politiquemais celui de l’individu lambda, celui qui lui ressemble. Le média devient proche, voire intime et le messagepasse de moral à sociologique, avec davantage de sujets psychologiques. Les héros ne sont plus deschampions, mais des personnages caractérisés par leur banalité. Deux formats vont incarner cette tentation del’ordinaire, ce rapprochement du média avec son récepteur et font aussi émerger l’animateur : le talk-show etle reality-show. Les programmes de l’époque se nomment : En quête de vérité, Perdu de vue, Cas de divorce,Défendez-vous, L’amour en danger, Mea Culpa, C’est mon histoire, Bas les masques, Témoin numéro 1, Etat dechoc, …La post-télévision, abolit les distances et les différences entre celui qui la fait et celui qui la regardeLa post-télévision propose de l’information-fusion et non de l’info sérieuse. C’est du divertissement qui metl’accent sur les coulisses, la transparence du politique, gère les passions, l’intime avec le téléspectateur. « Si elles’effondre d’un seul coup, la néo-télévision n’en a pas moins brisé l’un des deux derniers tabous des modèlesprécédents. En donnant la parole à des personnes ordinaires elle a fait émerger une nouvelle parole légitime.Encore faut-il avoir vécu quelque chose d’extraordinaire pour pouvoir s’exprimer. La post-télévision va se 10
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011charger de faire tomber cette dernière barrière et d’achever le travail de désacralisation et de sécularisation dela TV. Avec la téléréalité, non seulement nimporte qui pourra venir parler, mais il pourra parler de n’importequoi, c’est-à-dire de choses totalement ordinaires et sans intérêt ». Avec la téléréalité, les professionnels de laTV mettent en lumière les mutations socioculturelles et imposent des valeurs propres, autocentrées, ses héroset ses codes, à produire avec régularité ses propres stars : journalistes, présentateurs et bien sûr people d’unjour ou d’une émission.Si la TV est omniprésente et puissante, Jean-Louis Missika nous prédit sa fin : « Défection sensible des jeunesgénérations qui trouvent à satisfaire leurs besoins de communication ailleurs et autrement; desbarrières technologiques qui s’effondrent et des barrières psychologiques qui s’effritent ; des concurrents venusd’ailleurs avec des stratégies efficaces et meurtrières ; des aspirations qu’elle semble incapable de satisfaire etde nouvelles pratiques socio-culturelles qui la minent »Jean-Louis Missika estime que tous les principes fondateurs de la TV vont être remis en cause :La « démédiation »« La TV est donc en passe de devenir un grand jukebox et la notion de chaîne devient obsolète face à cettenouvelle donne. Le téléspectateur pourra faire lui-même sa programmation et la visionner sur ses téléviseurs,sans avoir recours aux services du professionnel ». La multiplication des chaînes et leur hyper-segmentationentraine plus de volatilité et d’infidélité. Ainsi, il y a un glissement progressif de la relation avec plus deprogrammes individualisés et délinéarisés. Enfin, Les producteurs d’évènements prennent le pouvoir sur lesdiffuseurs et empiètent totalement sur le rôle d’intermédiaire et d’agrégateur des chaines TV traditionnelles :« Pendant combien de temps les grandes machines telles que l’UEFA, le CIO, les ligues nationales de foot, laNBA et les grands studios de cinéma...Jugeront-elles que leur métier ne va pas de la production d’un contenuaudiovisuel jusquà la gestion de la relation aux abonnés ? »La dépendanceL’hégémonie de la TV se trouve menacée par de nouveaux entrants que sont les FAI/ Telco et les offres triple-play et le phénomène de convergence numérique. Ainsi « la chaîne fait partie d’un package, vendu avecd’autres, et doit accepter une situation où elle n’est plus maîtresse de son destin ». Son indépendanceéconomique TV n’est plus assurée : nouveaux entrants, modèles alternatifs de diffusion package triple-play, laTV fait partie du package contenu. 11
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011La déprofessionnalisationLes téléspectateurs participent de plus en plus aux « activités médias » ce qui met en cause le modèle de basede la TV, celui d’être faite par des professionnels : UGC, blog, internet haut débit, journalisme amateur,bouleversent les règles sociales de la prise de parole et les pratiques journalistiques. Missika résume cela :« avec la fragmentation et la VOD, le rendez-vous disparait. Avec la démédiation et la dépendance, le médias’efface. Avec la déprofessionnalisation, l’essentiel n’est plus de savoir qui parle mais qui écoute. »Enfin pour terminer, Jean-Louis Missika expose en quoi la disparition progressive de la télévision est négativesur le plan social et considère cela comme une désintégration de l’espace public. Pour lui, la fragmentation del’espace télévisuel, la multiplication des chaines thématisées et internet désynchronisent le débat et menace lelien social. Le manque d’exposition à des points de vue contradictoires favorise le rejet du consensus et laradicalisation des opinions. 12
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011II. L’âge de l’accès : la nouvelle culture du Capitalisme (Jeremy Rifkin) Jeremy Rifkin (Denver 1945) est un essayiste américain, spécialiste de prospective économique et scientifique. Il est également fondateur et président de la Fondation pour les tendances économiques (Foundation on Economic Trends ou FOET) basée à Washington. En plus de son travail aux États-Unis, Rifkin a acquis une grande influence en Europe en tant que conseiller de dirigeants de gouvernement et de chefs dÉtat, et il a travaillé comme conseiller 7 personnel de Romano Prodi, lancien premier ministre italien.L’âge de l’Accès de Jeremy Rifkin, parle tout d’abord de la nouvelle économie, c’est-à-dire de la révolution destechnologies de l’information. Autour de cette nouvelle économie, internet a permis de développer un« hypercapitalisme » et de bouleverser non seulement nos usages mais la société tout entière. Dans cenouveau contexte, les marchés se transforment en réseaux, les biens en services, les vendeurs en fournisseursde services et les acheteurs deviennent utilisateurs. On parle donc désormais plus d’accès que de propriété. En ème èmeeffet, si le 20 siècle mesurait le statut social par la quantité de biens que l’on peut acheter, le 21 sièclebouleverse ce fondement économique, car la propriété n’est plus fondamentale. Le consommateur devient unloueur, l’entreprise de plus en plus fondée sur le système de franchise, ou l’entrepreneur est un sous-traitantsans possession du fonds. Les grandes entreprises ne concentrent plus les ressources de production en internemais sous-traitent et ne garde que la R&D et le marketing. Cette nouvelle forme d’échanges amène unecertaine marchandisation des rapports humains et de la privatisation de la sphère culturelle. « Lapostmodernité correspond à une nouvelle époque du capitalisme qui repose sur la transformation enmarchandises du temps, de la culture et de l’expérience. » On entre dans l’ère de l’accès à de nouvellesexpériences culturelles : voyages, parcs à thèmes, villes-musées, complexes de loisirs, culture du corps, cinématélévision, et mondes virtuels du cyberespace et faisant appel aux nouveaux médias. On ne souhaite plusseulement posséder mais vivre une expérience si possible ludique, on mélange sphère marchande et sphèreculturelle. Et les grands faiseurs sont souvent de grandes multinationales américaines et japonaises dont lesréseaux de communication et de distribution couvrent la planète entière. A ce nivellement international,s’ajoute 2 fractures : générationnelles et celle entre connectés et non connectés. La question la plus urgenteest de retrouver « un équilibre écologique entre culture et marché », conclut Jeremy Rifkin.7 Article Wikipédia 13
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011III. Théorie critiques des médias (Dominique Wolton) Dominique Wolton est directeur de recherche au CNRS. Son domaine de recherche concerne, au travers de très nombreux ouvrages, l’analyse des rapports entre culture, communication, société et politique. Après avoir beaucoup écrit sur les médias, la communication politique, l’Europe, Internet, il étudie les conséquences politiques et culturelles de la mondialisation de l’information et de la communication. Pour lui, l’information et la communication sont un des enjeux politiques majeurs du XXI siècle et la cohabitation culturelle un impératif à 8 construire comme condition de la 3° mondialisation.Dans son livre, « Eloge du grand public, une théorie critique de la télévision », Dominique Wolton, pense quela télévision constitue un des liens sociaux les plus forts. Pourtant, ce livre rédigé en 1990, au moment où lenombre de chaines était en constante augmentation, prend le revers du marché. En effet il plaide en faveurd’une TV généraliste plutôt que thématique. Pour l’auteur, en effet, la TV est une sorte de lien invisible entreles citoyens. Regarder les mêmes programmes TV créée ce lien alors que la société est plus en plus hétérogène.Même si la consommation de la TV paraît être une activité individuelle où chacun est chez soi derrière sonposte, elle n’en reste pas moins une expérience collective. Cette fonction de lien social est assurée tant que laTV se maintient généraliste. En effet, trop de chaines thématiques auraient tendance à accentuer lasegmentation de la société, à enfermer les citoyens dans leur domaine de prédilection, les atomisant encoreplus. On se trouverait donc en face d’une cohabitation de communautés indifférentes les unes aux autres…Dans son livre suivant, « Internet et après ? Une théorie critique des nouveaux médias » (2000), Woltoncherche à revaloriser la télévision, à la fois indispensable, évidente et par nature insatisfaisante. DominiqueWolton reprend ses idées phare sur "la logique de l’offre" et sur les TV généralistes les 2 favorisant lien social etdémocratie. « L’émancipation passe d’abord par l’offre et non par la demande, car c’est l’offre qui permet deconstituer des cadres de compréhension à partir desquels, ultérieurement, la demande se manifestera »Pour Wolton la grande différence entre les médias de masse (TV, radio, presse) et les nouveaux médias estla logique doffre des premiers où la programmation est faite par dautres, et les seconds avec une logiquede demande puisque chacun y fait ses propres choix. Pas de progrès entre les 2 modèles mais unecomplémentarité.Il soutient aussi que les nouveaux services d’informations, de services et de connaissance risquent d’accroîtreles inégalités culturelles et sociales, en répondant par trop à la demande préexistante.8 Article Wikipédia 14
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011En résumé pour Wolton, seule une nouvelle technologie ne suffit pas à bouleverser une société. Pour qu’il y aitune révolution, il faut que cette innovation rencontre des mutations sociales et culturelles. Enfin, lacommunication humaine ne se réduit pas à des techniques seules. Comme pour la télévision, elles doivent êtrele lien social qui fédère et sous-tend lexistence de valeurs communes. Enfin, laccès à plus dinformation nestpas un gage de meilleure connaissance, parfois trop d’information noie la véritable information. 15
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011IV. Medium is the message (Marshall McLuhan) Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est lun des fondateurs des études contemporaines sur les médias. Lidée maîtresse que lon retrouve à travers les ouvrages de McLuhan tient en une seule phrase: « Le message, cest le médium ». Ce nest pas le contenu qui affecte la société, mais le canal 9 de transmission lui-même.McLuhan a proposé quelques concepts phare sur la communication. Son principe le plus connu « Le message, 5cest le médium » . " Une idée à l’encontre de la théorie généralement acceptée voulant que le contenu dunmessage soit plus important que la forme. Pour MacLuhan, les moyens de communication exercentdirectement sur nous une action profonde, quelle que soit linformation qu’ils véhiculent. On n’interprétera eneffet pas de la même manière une histoire racontée vive voix, lue dans un livre, jouée sur scène, diffusée à laradio, présentée à la télévision ou décrite dans une bande dessinée. Chacun de ces médias interagit avec lesindividus de façon inégale et différente.Ainsi, il distingue les médias chauds des médias froids. Cette métaphore lancée dans « Pour comprendre lesmédias » (1968) est fondée sur une évaluation de la participation exigée par les médias. Un média froid, offrantune information pauvre demande un certain effort mental au récepteur tandis qu’un média chaud saturé parune information riche « hautement défini » exige une participation moindre. Ainsi la littérature est chaudedans la mesure où elle fournit au lecteur tout ce dont il a besoin tandis que la ligne claire d’un dessin animé,media froid par excellente appelle à un investissement extérieur. Pour MacLuhan, la TV est un média froid carelle contraint le téléspectateur à reconstruire mentalement les images sans accroître nécessairement l’activité,au contraire, la reconstruction de l’image épuise et conduit à la passivité. La température des médias restetoute relative, la radio, média chaud est plus froide que l’imprimé, alors que la TV, média froid est plus chaudeque les chants et danses primitifs, vers quoi tend la retribalisation et contribue à un refroidissement général. 10Cette retribalisation de nos sociétés est le principe même de « Global Village » , un monde où l’instantanéitéet l’universalité de la communication abolit les distances et minore les différences. L’apparition delélectronique va bouleverser la perception que nous avons de nous-mêmes et du monde et ouvrent ununivers complètement différent de celui quont connu les générations précédentes. " Nous façonnons nos 5outils, disait-il, et ceux-ci, à leur tour, nous façonnent. "9 Article Wikipédia10 In The Medium is the Message, 1967 16
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Sans avoir eu l’ambition de faire le tour des différents auteurs spécialistes de la communication, des médias etde la télévision plus particulièrement, il semblait important de récapituler quelques idées fondatrices :Les médias ont changé, leurs lecteurs et utilisateurs aussi au fil des époques. La technologie et internet ontremis, l’individu au centre et permettent aujourd’hui une collaboration entre les médias et leurs publics. On esten présence à la fois du fameux village global, universel mais aussi face à une fragmentation et unresserrement autour de la notion de communauté. 17
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011CHAINE DE VALEUR & ENVIRONNEMENT 18
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011L’audiovisuel est en train de connaître de profondes mutations à l’ère du numérique et du web, qui mettent enjeu le modèle existant tant au niveau technologique, économique et juridique que du point de vue duconsommateur-téléspectateur. La chaine de valeur de ce secteur ne cesse d’évoluer et se complexifie,aboutissant à un double phénomène : désintermédiation entre les différents intervenants et remontée desacteurs dans la chaine. CHAINE DE VALEUR « TRADITIONNELLE »NOUVELLE CHAINE DE VALEURUne véritable révolution est en train de s’opérer : explosion des canaux de diffusion, multiplication dessystèmes de réception, surabondance de l’offre, enrichissement des contenus, développement de l’UGC ,contenus illégaux, délinéarisation , nouveaux canaux publicitaires et bien sûr éclosion de nouveaux acteurs, … 19
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 I. LES ACTEURSAvant de passer en revue les protagonistes de notre chaine de valeur, il est intéressant de constater que « cetterévolution est poussée par une offre protéiforme et abondante de terminaux connectés » (Xavier Perret,Orange) 11Source : Orange, Atelier AFMM, mars 2011 A. Opérateurs Telco / FAILa France jouit d’une situation atypique par rapport aux autres pays du fait des offres triple play des opérateurstelco. Ainsi, grâce aux opérateurs ADSL et à leur set top box (STB), 11,3 millions d’abonnements haut débitsont couplés à une offre de télévision, donnant un accès à de véritables « TV Connectées ». La Francereprésenterait à elle seule près de 25% de la TV par ADSL mondiale.Sur les box actuelles, il n’est pas toujours facile de faire cohabiter différents services du fait de la capacité de labande passante (l’OTT aura du sens avec une bande passante étendue alors que le débit nécessaire pour une11 Télévisions connectées en France : Quelle stratégie pour un opérateur comme Orange ? Xavier Perret, AFMM, mars 2011 20
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011chaine TV est de 2 MGB pour du SD et de 4 à 6 MGB pour du HD). L’interactivité, l’ergonomie et les moteurs derecherche sont parfois à améliorer. En revanche, la qualité de service y est garantie tout comme les accès ysont sécurisés notamment en terme de DRM, et tout ce qui concerne la relation client et la facturation. Il est ànoter cependant que les nouveaux modèles de STB sont de plus en plus sophistiqués (Evolution de SFR ouRévolution de Free).La plus grande menace des opérateurs serait que leur rôle se réduise à n’être que des pourvoyeurs de tuyaux.Les FAI sont les garants de qualité de service et neutralité du net mais ils sont condamnés à innover afin dedifférencier les services TV par ADSL de l’offre de TNT gratuite. Ils doivent ainsi créer de la valeur, nonseulement par une couche servicielle, mais aussi par des contenus différenciants pour faire valoir l’intérêt deleur abonnement. Ainsi les opérateurs deviennent des agrégateurs & éditeurs de contenu linaires ou non(bouquets de chaines, offres de catchup et VOD), voire parfois des coproducteurs ou diffuseurs exclusifs.L’abonnement et la relation client, qui apporte toute la connaissance de l’utilisateur final & le contrôle des dataest la grande force des FAI. C’est aussi grâce à l’abonnement et à la relation client, que les opérateurs ont unefacilité de facturation sous forme de micro-paiement pour tous les services additionnels.Enfin, les opérateurs telco ont un dernier gros point fort, c’est leur présence multi-écrans qui leur permetd’élargir leur offre de services en dehors de la TV, vers les autres terminaux connectés tels le mobile, lestablettes ou encore les PC. La complémentarité des devices et la cohérence de interfaces utilisateurs (UI) sontcapitales dans cet écosystème connecté. Les box (STB) deviennent le centre de distribution numérique, unesorte de home cloud des contenus personnels avec disque dur, basé sur le standard DLNA, pour laredistribution des contenus.Pour les opérateurs, 3 enjeux principaux : évolution du réseau (très haut débit, fibre), l’interface utilisateur etl’accès aux droits des contenus.  Orange : « Tous les programmes, à tout moment, partout »6La vision de l’opérateur est de créer un univers interactif connecté, répondant aux nouvelles attentes du public. – Tous les programmes : TV live, chaines évènementielles, VOD, Bouquets Orange (Orange Foot, Orange Cinéma Séries), bouquets thématiques, bouquets partenaires (Canal+, Canal Sat). – A tout moment : TV à la demande (catchup M6, TF1, FTV ; NRJ12), VOD et SVOD, Time control : enregistreur numérique, contrôle des programmes en direct 21
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 – Partout : mobile, tablettes, PC et TVLes forces d’Orange sont avant tout sa base abonnés (près de 46% de part de marché), sa présence multi-écrans (avec l’offre Open) et une division contenu, qui malgré un léger repli, lui permet non seulement négocieles droits sur tous les écrans mais aussi produit ou coproduit des contenus (chaines cinéma et sport et Studio37)Orange a une manne d’info sur la connaissance client : parcours client et qualification d’audience qui n’est pasencore exploitée et qui pourrait offrir un avantage hautement concurrentiel si utilisé pour alimenter desalgorithmes de recommandation et de personnalisation des services.Différents types de deal permettent à Orange de tester l’efficacité de ses partenariats : offre portail sur les TVconnectées LG ou encore une extension des offres de TV Connectée Samsung pour les abonnés Orange. 22
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Orange développe aussi des applications en lien avec la TV, tel TV Check, dont nous reparlerons en fin dedossier.  FreeAvec plus de 23% des abonnements, Free est le « perturbateur » du marché des telco. A l’origine du triple playà des tarifs défiant toute concurrence, il propose des modèles disruptifs qui ont toujours fait avancer le marchédans l’intérêt du consommateur.Le public de Free est souvent considéré comme « geek », probablement du fait de la relation clientprincipalement dématérialisée et d’une offre très poussée qui a eu tendance à favoriser les contenus illégaux.Avec l’arrivée de la Freebox Révolution et de son store d’applications Free se positionne clairement comme unconcurrent direct des constructeurs. « Naviguer dans une interface TV aussi simple quintuitive, lire sur votre TVles contenus (vidéos, photos, musique) venant de vos ordinateurs ou dun disque dur externe, jouer sur votre TVà des jeux vidéo en Haute Définition, surfer sur Internet ou encore consulter vos mails sur votre TV , téléchargeren quelques clics nimporte quel fichier depuis votre TV ou encore lire sur vos ordinateurs les contenus stockés 12sur le disque dur de votre Freebox Révolution, … tout cela est possible et bien plus encore ! »Pour Free, le contrôle de la télécommande reste un enjeu primordial. A titre d’exemple, le lecteur Blu-ray de laRevolution a été ajouté afin de concentrer les usages du freenaute et d’éviter qu’il ne sorte de sonenvironnement.Free a développé une application IPhone Freemote qui recréé les touches de la télécommande Freebox pourlancer les chaînes depuis une mosaïque et consulter facilement le programme en cours ou encore resterinformé des nouveautés VOD.  SFR, Bouygues et les autresSFR est le troisième acteur, proche en part de marché de Free. La dernière STB de SFR a été conçue par NDS etpropose probablement l’interface la plus ergonomique des telco, notamment en ce qui concerne le moteur derecherche VOD. Ses services de catchup sont managés par Wiztivi, un des leaders du développement12 Source : site Free 23
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011d’applications pour TV connectées. Toute la problématique de SFR est de tirer le meilleur parti des actifs deson groupe actionnaire Vivendi et de ses sociétés leaders dans les contenus jeux, films, musique ou TV(Blizzard, Universal, Canal+).Bouygues n’a que 3 ans d’existence avec la Bbox, soit 1millions de clients dont 70% qui ont accès à une offreTV. L’objectif a été de se mettre au niveau du marché (intégration des chaines, contenu -VOD et catchup, jeux,magasin d’apps). 2012 sera un tournant pour Bouygues avec l’enrichissement de la catchup et la mise en placede « projets structurants » notamment vs interface et la notion d’Entertainment.Source : Les TV connectées : stratégie de positionnement pour TF1 publicité, MBA MCI, mars 2011 B. ConstructeursLes constructeurs TV sont toujours en recherche d’innovation et de différence concurrentielle afin de stimulerles ventes et accélérer le processus de renouvellement du parc. La TV connectée et donc les smart TV leuroffrent 2 opportunités majeures : – Positionner plus cher les écrans plats grâce à la connectivité à internet et ainsi préserver leurs marges. 24
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 – Transformer leur business model en passant de la vente aux services. Les constructeurs espèrent ainsi établir une nouvelle relation client en proposant des services en ligne, comme la VOD ou encore des applications qui mixent l’information, les réseaux sociaux à l’expérience télévisuelles.Les constructeurs de TV se posent donc en nouveaux intermédiaires de distribution des services interactifs ouaudiovisuels, sous forme de portail ou de store en rechargement avec des services populaires. Avec seulement30% des TV connectées via une box TV, il leur reste donc 70% à conquérir. La TV connectée pourra peut-êtreleur permettre de poser de nouvelles règles du jeu, grâce à la mise à disposition et commercialisationd’applications et d’espaces publicitaires (comme Apple l’a fait avec l’Iphone).2 camps « s’affrontent » pour les smart TV : les univers fermés et des univers basé sur la navigation web. Lepremier propose aux utilisateurs un contenu présélectionné et des services via des applications. C’est simple àutiliser mais ne permet pas à l’utilisateur d’accéder à internet. C’est l’approche « wall-garden » de l’Apple TVou de Yahoo Connected TV. Le deuxième incorpore non seulement des applications mais aussi un navigateurweb, qui permet un accès au web. Cependant, la priorité des constructeurs de smart TV est sur la disponibilitédes contenus et de services, cela souvent aux dépens de l’ergonomie et de la facilité d’utilisation. Google TV sepositionne dans cette alternative ouverte.La plupart des fabricants de TV ont su monter des partenariats avec des différentes technologies afin d’avoir lehardware, le software et les interfaces utilisateurs. Ainsi Sony utilise des puces Intel et la plateforme Google TVpour toute une gamme de téléviseurs et lecteurs Blu-ray. D’autres fabricants d’EGP intègrent le softwareYahoo Connected TV software dans leur TV. Il est important de noter que la Google Tv nécessite l’ajout de 30$dans la BOM d’une TV pour rendre celle-ci plus puissante, notamment en terme de micro-processeur.On peut se poser la question de l’organisation interne du fabricant de TV face à ces nouveaux métiers : – La recherche, négociation et l’éditorialisation des contenus 25
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 – La monétisation (publicité sur portail, application), commercialisation des applications et paiement/facturation – La mise à jour des softwares requise par ces fonctions sophistiquées. – La sécurisation des contenus (DRM) vs ayants droits ou attaque virus  SamsungAvec 25 à 30% de parts de marché (selon les régions), le fabricant coréen Samsung est l’un des plus investisdans la smart TV. Pour la sixième année, Samsung est le premier fabricant de TV, et vend environ 2 TV parsecondes, même si bien sûr, elles ne sont pas encore n majorité connectées. En parallèle, il faut considérer que 13Samsung est aussi le n° des fabricants de téléphones mobiles, avec 60 millions d’unités vendues en 2011.Selon Futurescape, « Samsung dépense $70 millions pour le marketing de ses TV apps en 2010. Cela inclustoute une série de concours de développement d’application : le concours américain avait une mise de fonds de$500,000 ». Pour la France en 2011, le gagnant est l’application Chrono Resto, avec un prix de 5000€ !« Pour Samsung la « télévision connectée » est à la télévision ce que « le Smart phone » est au GSM, c’est-à-dire un changement profond quant aux possibilités offertes au consommateur dans l’usage de son produit.Notre objectif est double, nous souhaitons non seulement être le leader de ce nouveau marché comme nous lesommes déjà en télévision mais nous souhaitons être les premiers à offrir à nos clients une offre de service et decontenu la plus aboutie. Pour cela notre plan d’action est simple1- L’interface que nous embarquons dans nos produits connectés (TV, BD et HTS) est simple, et se veut trèsproche de celle que nous connaissons sur nos smart phone. Elle permettra à nos futurs clients d’accéder à 5types de services :  La vod et Svod comme celle de TF1 vision  La catch up comme celle de Gully, NRJ12  La Visioconférence grâce à l’application Skype  La recherche web grâce à notre browser intégré dès les séries 6500  Notre magasin d’application qui compte plus de 50 apps déjà disponibles comme L’équipe.fr, Allociné, Orange, INA13 Why Samsung Is The Next Apple, Techcrunch, 11 janvier 2011 26
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 20112- Une équipe locale dédiée qui aura la responsabilité de développer nos partenariats avec les éditeurs etdéveloppeurs comme nous avons su le faire en téléphonie3- Un plan de formation conséquent pour aider les vendeurs à comprendre cette technologie 144-Un plan média et promotionnel puissant qui a débuté en Mai »« Samsung a déclaré avoir dépassé le nombre de 10 Millions d’applications téléchargées dans le monde sur leurservice dédié à la télévision connectée : Le Samsung apps avec un choix gigantesque de plus de 1 000applications disponibles. En février 2010, Samsung Electronics a été la première entreprise à lancer une plate-forme mondiale de téléchargement d’applications TV. Le nombre d’applications téléchargées avait atteint lescinq millions, et depuis, en seulement cinq mois, le nombre de téléchargements a plus que doublé pour dépasseraujourd’hui les 10 Millions. En France, Samsung propose 271 applications téléchargeables dont Smart Replayqui permet d’accéder à différents contenus de TV de rattrapage provenant de Gulli, BFM, Men’s up, etc. Cetteapplication est la plus téléchargée en France depuis son lancement en septembre 2011. La Smart TV sur lemarché Français n’échappe pas à cette tendance générale et les applications de vidéos rencontrent un véritablesuccès. Les consommateurs utilisent particulièrement les applications de TV de rattrapage mais également la 15VOD via MyTF1VOD, Vidéo Futur mais aussi Allociné. »Selon Roberto Mauro, Director, Strategy & Business Development chez Samsung, « il faut créer un écosystème,tout en ayant une approche collaborative avec les opérateurs, les contenus et les apps ».Les enjeux de Samsung seront à la fois de réussir à développer un moteur de recherche et un EPG puissant,prenant en compte notamment le comportemental, de sécuriser les paiements et enfin d’améliorer sans cessemémoire embarquée et processeurs. Sur ce dernier point, il est intéressant de voir qu’en Corée, grâce au haut-débit et à une majorité de foyers câblés en fibre optique, la plupart des services de TV connectée sont via lecloud.14 Interview du vice-président de la Division TV/Audio/Video & HBN de Samsung, latvconnectée.fr, septembre 201115 Samsung et ses 10 Millions d’applications téléchargées, latvconnectée.fr,novembre 2011 27
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011  Autres FabricantsGrâce au développement conjoint d’un SDK, LG, Sharp et Philips penseront autant (dans la communauté desdéveloppeurs) voire plus sur certains marchés que Samsung. LG est en effet le 2° fabricant mondial de TV (13%de part de marché en France) et a signé avec la 2° version de Google TV. LG continue une stratégie dedéveloppement de son store avec par exemples deux nouvelles applications gratuites pour la Smart TV LG.Sony avait lancé les premières versions de Google TV aux USA avec Logitech et subit un cuisant échec. Sony, dufait de son implication forte dans les contenus (Sony Music, Sony Pictures, Sony Computer Entertainment) a unstore lié à la PS3.Toshiba de son côté a lancé en 2011 un boitier OTT, baptisé « places » avec Netgem et Wiztivi. Il semblerait queleur volonté ait été d’intégrer ce boitier dans les nouvelles gammes de téléviseur. Nous ne savons pasaujourd’hui ce qu’il en est de cette initiative.« Panasonic a été très présent dès le lancement de la TV Connectée dans son offre produit. En 2011, nous avonsrenforcé notre offre avec déjà deux tiers de notre gamme écran en TV connectée. Par ailleurs, nous sommesfortement partenaires de nos distributeurs pour la démonstration en magasins des fonctionnalités de la TVConnectée. En effet, cette caractéristique, qui reste assez nouvelle sur le marché, a besoin d’être démontréeauprès des consommateurs : les avantages des services offerts, les nouvelles utilisations des téléviseurs, lasimplicité d’utilisation de la TV Connectée sont autant de choses très concrètes qu’il faut expérimenter enmagasins.*…+ VieraConnect, notre plateforme de TV Connectée, a pour particularité sa très grande simplicitéd’utilisation. Elle met l’accent sur les contenus qui sont particulièrement adaptés à la télévision, comme lesvidéos sur Youtube ou Dailymotion, la vidéo à la demande, avec le service Acetrax qui dispose d’un très largecatalogue de films en location ou à l’achat, ou bien de communication en famille avec les Skype ou Facebook. Cesont des services qui permettent d’accéder à des contenus internet en famille, bien installé dans son canapé,plutôt que seul devant son ordinateur. C’est vraiment un outil de convivialité. Nous faisons évoluer enpermanence la plateforme VieraConnect, à la fois avec des services développés par Panasonic avec sespartenaires, mais également par l’ouverture de cette plateforme à quiconque veut développer un service ou uneapplication. Ceci nous permettra de proposer une offre très large assez rapidement. Nous développonségalement l’offre du côté du jeu vidéo, avec le lancement prochainement de jeux vides à la demande, avec unequalité de jeu qui se rapproche de plus en plus de celle des consoles, et qui ne nécessite aucun appareil, si ce 16n’est une carte SD et des manettes de jeu. »16 Interview de Aurélie Devallet chez Panasonic, latvconnectée.fr, juillet 2011 28
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 C. Fournisseurs middleware / box hybridesIl existe quelques fournisseurs, principalement aux USA, qui proposent des boitiers hybrides permettantd’accéder à des offres vidéo, des services et même parfois des applications, comme Apple, Tivo, Boxee et Roku.En France, on retrouve Apple TV ou encore un terminal Netgem, puissant avec une excellente interactivité etergonomie.Ces sociétés telles Vianeos, NDS, Nagra, Netgem ou encore Technicolor restent les fournisseurs privilégiés desopérateurs pour la fabrication de leur STB. Elles sont spécialistes de la protection des contenus, DRM TV, del’interactivité, traitement et décodage de l’information.Technicolor par exemple, outre les STB des opérateurs propose des set back box, pour la 2° et 3° TV(redistribution qui se connecte au réseau local, wifi ou courant porteur en ligne) avec moins de fonctionnalitésqu’une STB ou encore des applications 2° écran comme Médianavi (voir plus bas). 29
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 D. Consoles de jeu / lecteurs BDCertaines consoles de jeu permettent une interaction avec la TV en ligne, c’est le cas de la PS3 de Sony et la X-box de Microsoft.La X-box 360 de Microsoft permet un accès aux offres de Canal + (catchup, VOD et bouquets) via unabonnement super premium puisque nécessitant l’abonnement X-box Live Gold et Canal+ plus une connexioninternet. L’interface de cette plateforme est un modèle d’inventivité : navigation optimale, programmation desrappels, chat room et avatar. L’’utilisateur est en effet incarné par un avatar personnalisable, qui évolue dansun salon virtuel où ses amis peuvent le rejoindre pour regarder ensemble (mais dans des lieux différents) lemême programme. On y retrouve aussi toutes les fonctions de partage, Facebook, Twitter.En octobre, Microsoft annonçait l’arrivée de la X-box TV. Au travers d’applications à télécharger, lutilisateurpourra accéder aux contenus additionnels proposer par les fournisseurs tiers, quil sagisse dopérateurs detélévision ou dautres acteurs issus du Web notamment. Le volet français n’est pour l’instant pas encore bienétoffé car on parle encore des applications Canal+ et CanalSat disponibles sur Xbox 360 depuis janvier dernier. 17A cela, il faut ajouter larrivée des applications AlloCiné, Youtube, DailyMotion, et des contenus M6 maisencore les contenus de TF1. Aux USA, les services Netflix, SyFy, HBO et à Hulu Plus sont bien sûr accessibles... 18Au CES de Las Vegas en janvier 2012, lors d’une keynote , Microsoft a présenté 2 exemples d’interactivité TVavec la Kinect, avec le programme Sesame Street de PBS et chaine National Geographic. La Kinect transformeainsi la TV traditionnelle en une expérience sociale et interactive (voir la vidéo).En ce qui concerne la PS3, on évolue dans la plateforme de contenus Sony : jeux, musique, catchup (M6) etVOD.17 RTL Group’s M6, Leading French TV Network, Partners with SyncTV to Power Xbox 360 VOD services, Communiqué de presse de SyncTV,Décembre 201118 CES 2012: Microsoft shows how Kinect can make TV social, lostremote.com, 9 janvier 2012 30
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Aux USA, on estime à 11% la part des utilisateurs de 13 à 31 ans qui streame ou télécharge au moins une foispar mois une vidéo via une console (Source: Knowledge Networks’ Home Technology Monitor tracking studies.)Cette infographie illustre l’évolution de la TV au fil du temps et notamment via la Xbox 360. (Source: How TVand Entertainment have evolved, MediaBeat, December 4, 2011) E. Broadcasters / Chaines TVLes chaines de TV paraissent sur la défensive vs cette évolution vers une TV plus connectée. Elles ont d’ailleursrédigé en octobre 2010, une « charte des éditeurs sur les modalités d’affichage des contenus et services enligne sur les téléviseurs et autres matériels vidéo connectés ». L’idée principale de ce document est la maîtrisede leur flux pour empêcher tout acteur tiers de « tirer profit de leurs programmes ou de leur audience (etnotamment des données d’usage) en redirigeant les téléspectateurs vers d’autres contenus et services sansaccord préalable de la chaîne concernée ». Cette charte propose aussi l’adoption « d’une solution technologiquecommune permettant d’associer l’utilisation de données diffusées dans le signal et de services en ligne. Ilssouhaitent l’adoption d’une norme technique harmonisée pour les téléviseurs et autres matériels vidéoconnectés afin d’éviter des développements spécifiques pour chaque fabricant ». 31
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Ce standard commun est la norme HbbTV, soutenu par le HD Forum qui regroupe une cinquantaine demembres parmi lesquels des fabricants, des chaines TV, des fournisseurs de technologie, les réseauxde diffusion (Numéricâble, Orange, TDF, Eutelsat). Elle est destinée à enrichir les programmes diffuséspar les chaînes TV avec des contenus additionnels disponibles dans les flux TNT et sur internet,lHbbTV permet dobtenir des informations sur le programme diffusé par une chaîne TV (acteurs,filmographie des acteurs, etc.), de revoir ultérieurement les programmes (catch up TV), daccéder à unguide des programmes détaillé, à des jeux, de voter lors des émissions, de participer à des sondages,de partager des images et des commentaires relatifs aux programmes sur les réseaux sociaux, etc.LHbbTV requiert une connexion Internet afin de récupérer lensemble des données qui sontsynchronisées avec le programme diffusé par la chaîne. Ces données sont proposées par la chaîneregardée, par exemple, si vous regardez un évènement sportif, vous pourrez accéder à des fiches surles joueurs, accéder au tableau des matchs, à des photos, à des extraits vidéos, à des sondages sur lesrésultats de lévènement, etc.La normalisation est souvent une bonne chose mais n’est pas toujours une condition sine qua none àla réussite d’un standard. Par exemple, sur le mobile, la norme WAP n’a pas contribué au succès, etaujourd’hui il n’y a plus de norme mais des OS. Il semblerait que la norme HbbTV rencontre l’aval desconstructeurs qui l’incluent désormais dans leurs gammes TV.Pour certains observateurs, cette norme de couche servicielle du flux est une réaction défensive,notamment des chaines TV afin de garder le contrôle sur leur contenu et contrecarrer des acteurscomme Google TV. C’est un service broadcaster qui permet d’accéder à des contenus grâce à unmoteur d’interactivité. Ce sont donc des services attachés à des chaines, en mode diffusé ouconnecté, en format html, une technologie simple basée sur l’existant. Oliver Ezratty, dans son blog, ladécrit ainsi : « HbbTV est l’acronyme de “Hybrid Broadband Broadcast Television”. C’est un standardeuropéen validé par l’ETSI d’origine franco-allemande qui ambitionne d’ajouter une interactivité auxprogrammes et à l’expérience télévisuelle. C’est conceptuellement un hybride entre le modèle anciendu télétexte et celui des télévisions connectées à Internet.Côté utilisateur, il permet avec un simple bouton d’une télécommande de téléviseur compatible HbbTVd’accéder à un “habillage” du programme que l’on est en train de regarder avec des contenusinteractifs associés. C’est le bouton rouge, pour la télécommande LG ci-dessous. Sachant qu’un petitlogo en pop-up vient s’afficher sur l’image du programme pour indiquer la disponibilité du serviceHbbTV sur le programme en cours … Mais on peut se demander si le standard HbbTV et ses évolutionspermettront de remplacer ces architectures propres à chaque constructeur. On sait que lafragmentation des portails applicatifs des constructeurs de TV est un gros handicap pour leur 32
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 popularisation. Et on guette les technologies qui pourraient amener à leur défragmentation. Cela pourrait être Google TV si celui-ci se mettait à bien gérer la TV broadcast, mais ce n’est pas encore le cas.» Même si cela paraît un bon début, la norme qui évolue sur du html5 est un habillage internet, mais qui ne permet pas d’interface dynamique et qui nivelle l’expérience utilisateur. Dans un marché horizontal où la chaine de valeur se maintient telle qu’aujourd’hui, sans disruption, la norme HbbTV pourrait être intéressante. Enfin, notons la nouvelle dénomination pour englober la norme HbbTV, et les services connectés la TNT 2.0, qui fera son apparition dès avril 2012 sur les TV compatibles. Cette norme permet une sécurisation plus forte des contenus destinés à rassurer les ayants droits. Pour TF1, la TNT 2.0 sera une marque forte pour le grand public et proposera un système de DRM qui rassurera les ayants droits. L’objectif de HbbTV pour les chaines est de garder le contrôle du contenu sur les pages affichées.  Mes services TV : Un portail sous la norme HbbTVIl est intéressant de mentionner l’initiative de l’AFDESI, une association professionnelle pour promouvoir etdévelopper la TV interactive (fondée en 2000), « Mes services TV ». Mes services TV est une expérimentationde la TV connectée via la TNT sur la région d’Auxerre menée sur le dernier trimestre 2011. Cette plateforme,Mes Services TV est le premier portail de services neutre et indépendant qui regroupe un ensemble de servicesconçus exclusivement pour la télévision et destinés à enrichir lexpérience du téléspectateur, et développerl’usage de la TV connectée sur la TNT. S’appuyant sur la nouvelle norme HbbTV, le standard européen detélévision hybride interactive, Mes Services TV envisage de mettre en place des expérimentations demécanisme de publicité interactive, à la fois sur la partie broadcast du service – le canal 29 dans le cadre del’expérimentation à Auxerre, ou sur le portail broadband qui donne accès aux différents services. Cetteexpérimentation a été validée par le CSA. 33
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 (Voir la vidéo)  Un autre exemple d’initiative HbbTV : Roland Garros FTD19 On peut ainsi très simplement obtenir des informations sur le match en cours, le flux d’image broadcast étant rétréci pour permettre leur affichage autour de l’image (ci-dessous) On peut alors naviguer dans la liste des joueurs du tournoi : Accéder au tableau des matches du tournoi :19 Le lancement de HbbTV en France, Opinions Libres, le blog d’Oliver Ezratty, Juin 2011 34
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 A un diaporama photo des joueurs ou à des extraits de vidéos des matches :Les broadcasters, ou chaines de TV traditionnelles, sont clairement le maillon de la chaîne le plus impacté parl’arrivée d’internet dans leur environnement. En effet, cela démultiplie les sources de programmes linéaires(web TV) ou non (offres audiovisuelles payantes ou non). Les chaines de TV « ex hertziennes » ont déjà connuune première révolution avec l’arrivée de la TNT qui avait déjà commencé le travail de fragmentation del’audience. Afin de pallier cette dispersion des téléspectateurs, les acteurs historiques ont créé ou racheté deschaines de la TNT. Selon les chiffres de Médiamétrie publiés lundi 15 août, TF1 et M6 retrouvent leurs niveauxdaudience davant l’éclosion de la TNT.« Certes, pour ce faire TF1 et M6 additionnent leurs audiences de chaîne historique aux audiences de leurspetites chaînes gratuites de la TNT mais depuis des années, France Télévisions dont les audiences sontcatastrophiques n’ajoute-t-il pas les audiences de l’ensemble des chaînes du groupe ! TF1 est donc à quasimentà 30 % de parts daudience tout compris soit les presque 24% de « la Une » avec les 3,9 % de TMC et les 1,9 % deNT1 ses dernières acquisitions TNT. M6 avec W9 (3,9 %) atteint 14,8 % de parts daudience…l’érosion delaudience de la première étant compensée par la montée de celle de W9. Quant au groupe France Télévisions,c’est la Bérézina avec 9,6% pour France 3 et quasiment 15% pour France 2 en juin dernier même enadditionnant France 5 à 3,2% et France 4 à 2% rien ne va plus !!! En juillet, dès la fin du tour de France, 20laudimat hebdomadaire tombait à 12,7% de parts daudience. » .Le premier objectif des chaines est de garder leurs audiences au sein de leur flux en évitant de les faire sortir deleur environnement de marque. Elles doivent réussir à créer un univers (grâce à un internet maistechniquement moins profond) et autour d’un programme (SMS, informations sur les rediffusions, alertesemail, disponibilité en catch up ou en V0D).20 Les audiences de TF1 et M6 quasiment celles davant la TNT, Le Blog de la Fédération CGC des Médias, 24 août 2011 35
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Il faut donc que les chaines créent de nouvelles façons d’intégrer et consommer l’univers de la marque. Leurrôle est d’éditorialiser les programmes, de les organiser et de les agréger. Si certains « lives » restentpuissants comme le journal de 20h ou encore les rencontres sportives, la délinéarisation des programmes estun fait que les chaines doivent intégrer dans leur offres de programmes (VOD, catchup).M6 conçoit la TV connectée qu’elle soit embarquée ou IPTV. C’est une vision principalement drivée par le erbusiness et la considération des parcs installés à ce jour, soit en 1 , le parc ADSL, puis l’accès via les consolesjeux et enfin les TV connectées.M6 travaille sur une logique d’accords avec les distributeurs ou constructeurs. En revanche, pour ChristianBombrum de M6 « le monde totalement ouvert de la TV connectée c’est faire la promo du piratage. Leconsommateur a besoin d’organisation vs mode browsing PC ».Les priorités de M6 sur la TV connectée et plus généralement sur l’interactivité TV se déroulent en 5 points : 1. Le développement de la chaine linéaire et non linéaire : – M6 replay – VOD sur abonnement – 80% de l’effort est sur l’amélioration de UX 2. L’enrichissement des programmes : – informations complémentaires – Interaction, vote, pari, achat – Social : Twitter, FB – Développement appli M6 sur smartphone et tablette 3. Le jeu – Freebox, store de jeu, type arcade – Jeu de société familial : Monopoly 4. Le coaching sportif Programme personnalisé de fitness en VOD grâce à un système expert basé sur des centaines dheures de coaching. On y entre son profil, ses objectifs et les séances sont programmées avec un rappel des séances VOD par mail. Ce service est disponible sur Freebox en partenariat M6. 5. La communication unipersonnelle – Skype et visioconférences – Caractère convivial de la TV, familiale – Facetime sur Apple TV 36
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Pour France Télévision : « C’est une énorme opportunité, on va pouvoir enrichir les programmes en direct ou endifféré avec des liens vers des réseaux sociaux. Le dialogue avec l’audience sera plus proche et plus direct. Il yaura une interactivité avec le télénaute » Eric Sherer (Directeur de la Stratégie Numérique du Groupe FranceTélévisions). Lors d’un petit-déjeuner organisé par Dauphine média, Laurent Souloumiac, Directeur des servicesinteractifs de France Télévisions, semblait dire que les coûts de production des programmes en HbbTV restentmarginaux car reprise des contenus internet (cf Roland-Garros cité plus haut). En revanche le coût de la bandepassante pourra être à terme un problème. En effet, si 2 millions de vidéonautes regardent en simultané encatch up de Plus Belle la Vie après sa diffusion à 20H45 cela pourra créer un problème de réseau. Ces nouvellesfaçons de consommer en catchup le programme TV apporte aussi de nouvelles ressources publicitaires. Parexemple, Plus belle la vie en VOD payante rapporte moins qu’en catch up gratuite mais avec de la publicité enpré et mid-roll.TF1 de son côté a beaucoup travaillé l’offre online avec un rebranding « MyTF1», afin d’intégrer au sein d’uneseule marque tous les supports (web, IPTV, mobile), tous les contenus additionnels (catchup, VOD, …). Desmillions de vidéos sont vues par mois (téléréalité 25%, info 20%, séries 10%, sports, divertissement) sur MyTF1.Pour TF1 la négociation des droits de diffusion tous supports est désormais intégrée pour tous types deprogrammes, même s’il rester vigilants vs une probable augmentation des droits de diffusion si ladélinéarisation continue sa progression. Pour TF1, la relation tripartite FAI, broadcaster et producteur estprimordiale et bénéfique à tous. L’entrée dans la social TV est incontournable cependant, il faudra s’attacher àne pas cannibaliser des modèles payants de type SMS surtaxés au profit des réseaux sociaux de type Facebooket Twitter pour lesquels le modèle économique n’est pas encore prouvé. N’oublions pas en effet qu’à l’heureactuelle, les chaines TV et producteurs gagnent énormément d’argent via les sms surtaxés, lorsqu’il s’agit devoter ou d’interagir avec un programme. L’opérateur téléphonique garde une large proportion des revenus quisont ensuite répartis entre TV et producteur (sur un modèle 50/50 pour les producteurs incontournables telsEndemol, ou 70/30 pour les plus petits producteurs.Le modèle économique des broadcasters dans cet environnement changeant est donc basé sur : 1. De la publicité sur les programmes en catchup en pré & mid-roll (7 jours de disponibilité). Pourtant, le CA est encore restreint (le marché de publicité instream au global dont fait partie la catchup est estimé selon le SRI à 60M€ en 2011) et la catchup aurait représenté pour M6, 1% de son CA publicitaire global. En effet, la catchup est un phénomène en plein développement, entre janvier 2011 et octobre 2011, le marché a augmenté de 86% passant de 131,4 millions de vidéos de programmes TV/catchup consommées à 244.9 millions (Baromètre TV en ligne, GFK/NPA). Il est intéressant de constater la répartition par supports 72% sur PC, 23% sur IPTV et 5% sur mobile. 37
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 2. De la consommation à l’acte en VOD (BtoC), plutôt difficile à rentabiliser pour les chaînes sauf pour les FAI ou gros acteurs CanalPlay (qui intègre la production au sein du même groupe) 3. Des forfaits de « mise à disposition » de l’offre de catchup sur les FAI basés sur leur nombre d’abonnements/mois (BtoB).Quant aux services interactifs, ils sont à inclure dans le coût de la grille (contenus additionnels, options departage, liens vers les réseaux sociaux, enrichissement de l’offre éditoriale) mais leur monétisation n’est pasencore définie. Pourtant il est évident, que la social TV, c’est-à-dire la TV de « partage et de recommandation»aura une influence capitale sur les audiences des chaînes (voir plus bas).En résumé, si pour l’instant on sent peu de mouvement en profondeur dans les chaines TV, lesmutations pourraient en théorie bouleverser la façon de faire du broadcast. L’opérateur ne sera plusincontournable, le téléspectateur pourra être adressé directement. Enfin, n’ayant plus besoin d’obtenirune fréquence de diffusion en broadcast, ni de passer par un opérateur ou un diffuseur, le fournisseur decontenu, la chaine, la web TV a l’accès à une diffusion beaucoup plus large, plus internationale.Enfin, le dernier point à noter et qui concerne de nombreux acteurs est la chronologie des médias. Plus l’offresera multiple et non linéaire plus la chronologie des médias existante sera et devra être remise en cause. F. Producteurs / ayants droitsDans l’absolu, l’essor de la TV connectée pourrait permettre aux producteurs / ayants de droits dedésintermédier leur contenu et d’être en relation directe avec leur audience. Dans les faits, leur industrie étantlargement financée par les diffuseurs/broadcasters, le système actuel perdure.Par exemple, si Warner Bros a signé des deals avec les constructeurs pour les supports tablettes etsmartphones, il ne souhaite pas embarqué ses contenus sur les smart TV. En effet, ce nouvel accès auxcontenus pourrait entrer en concurrence directe avec la vente de programmes aux chaînes TV qui représentedes revenus conséquents. Les droits de catch up sont désormais négociés avec les droits TV pour les séries etaussi avec Canal Play et Orange pour les films. De plus, la protection des contenus sur mobiles et tablette estassurée via le système de DRM et moins sur les smart TV (qui n’interdisent pas la sortie via HDMI avec lessystèmes Silverlight de MS ou Widewine de Google. 38
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Il est intéressant de noter que les deals sont encore fait par supports alors qu’en parallèle, se met en place un 21système de DRM globale, « anytime, anywhere, any device » (atawad), autour du concept Ultraviolet .Ultraviolet est un consortium américain regroupant les studios, les fabricants de CE et les fournisseurs detechno (soit 60 membres environ) qui mettra en place ce système fin 2011 aux US et UK et courant 2012 enEurope. Seul Disney travaille de son côté avec un système similaire, Keychest.Pour l’instant la fameuse chronologie des medias reste inchangée avec une date de sortie VOD en day & dateavec le DVD et une fenêtre de 36 mois pour SVOD (abonnement illimité). Pourtant les recommandations de lamission mandatée par le Ministère de la Culture sur la TV connectée, propose de revoir ces règles, ainsi que laréglementation concernant la diffusion de films à la TV. Les choses seraient-elles en train de bouger ?Donc la TV connectée est-elle une opportunité pour les majors ? Pas à court terme car peu de gros acteursenvisagent à court terme du DTC (direct to consumer). Pourtant aux USA en 2009, on voit la naissance d’EpixHD (qui regroupe plus de 15000 films et programmes des studios MGM, LionsGate et Paramount). A date, oncompte plusieurs millions d’abonnés, la plateforme a été rentable en 10 mois et l’accord en Netflix & Epix 22rapporte $ 1 milliard.Avec l’apparition d’un écosystème numérique, les producteurs d’émission de TV doivent désormais concevoirle programme dans un cycle de distribution globale, adapté à la multiplication des plateformes de diffusion etaux nouvelles formes de storytelling, telles que le transmédia. Dans ce contexte global, « la difficulté pour leproducteur est de créer des passerelles entre tous ces médias autonomes, et ce afin de favoriser la circulationdes audiences, et insérer l’individu dans la résonnance ». C’est donc au producteur de faire le lien entre lachaîne, sa régie et les annonceurs pour développer de manière efficace la préférence de marque auprès duconsommateur. Le producteur doit ainsi favoriser l’effet de résonnance tant sur le plan de la communicationque sur le plan marketing : le programme TV doit à la fois s’insérer dans la grille éditoriale de la chaîne, être enadéquation avec les valeurs de l’annonceur et favoriser la reprise des marques impliquées (chaîne et 23annonceur) sur plusieurs réseaux.Pour conclure, à moyen ou plus long terme, les majors & les producteurs devront inventer de nouvelles façonsde se financer. Ils pourraient développer leur propre plateforme de distribution (comme Epix ou encore à unemoindre échelle quelques initiatives locales de studio) et produire des contenus exclusifs « direct to VOD »21 UltraViolet : le DRM global en aproche, GNT, 15 juillet 201122 Plinkers23 Courtesy of NPA Conseil, Entretien avec Axel de Charentenay, Directeur des nouveaux médias chez Endemol 39
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011(Rachat récent de Next New Network par Youtube ou encore les Youtube Channels, voir plus loin) et trouver denouvelles sources de financement. Parmi ces nouvelles opportunités de financement, on peut citer :– Les marques (brand content, placement produit –via métadonnées, Coproduction par les marques, les soap operas en sont le digne ancêtre) ; Voir exemple Endemol plus bas.– Les nouvelles plateformes de diffusion : éditeurs/géants du web et opérateurs mobile– Une nouvelle forme de globalisation et donc potentiellement l’entrée de chaines TV internationales– Et toujours les financements européens, régionaux, CNC ou leurs nouvelles formes adaptés au web de type, Cosip. « Le web COSIP vise à accompagner le développement et la production d’œuvres patrimoniales audiovisuelles sur internet. Il vient compléter les dispositifs de soutien existants, sans les remplacer » (source : CNC)  Financement par les marques : Entretien avec Axel de Charentenay, Directeur des nouveaux médias chez Endemol (source : NPA Conseil) :« Sur le web, un nouveau modèle économique apparaît, où le financement de la production peut reposer sur lesannonceurs. L’investissement de ces derniers (avec des budgets autour de 1 à 2 millions € aujourd’hui) dans desopérations de brand content ou de partenariats numériques représente une nouvelle manne pour lesproducteurs et les diffuseurs. La création d’une nouvelle audience délinéarisée, permet de faire vivre la marqueet les contenus, n’excluant pas une éventuelle diffusion TV par la suite. Dans un contenu brandé, la présence del’annonceur ne doit pas être intrusive, sous peine d’avoir un effet contraire à celui recherché (le renforcement dela proximité avec le consommateur notamment). La websérie Mes Colocs est un exemple réussi de fictionbrandée selon Axel de Charentenay : l’annonceur, la BNP, est présent en billboard mais pratiquement aucuneréférence à la marque n’apparait dans la fiction. L’association au contenu se fait dans l’autre sens, c’estl’annonceur, qui rappelle son lien avec la websérie dans ses agences, dans des lieux publics… Quoi qu’il en soit,le producteur doit rester au centre des relations entre création et communication. Selon Axel de Charentenay,« quand la publicité rentre dans le contenu, c’est au producteur de gérer les modalités d’insertion de la marque,pas à la chaîne ou à l’annonceur ». C’est le rôle du producteur d’être le garant de l’intégrité du contenu dans lecadre de contenus brandés et de placement de produit. *…+ Historiquement, les divisions éditoriales,publicitaires et digitales étaient bien distinctes. Cette structure en silos entrainait des difficultés pour lesproducteurs dont les projets étaient transversaux. Même si ceci évolue, c’est le producteur qui reste encoresouvent à l’initiative des projets globaux et qui est ainsi amené à travailler en collaboration avec les différentesentités du diffuseur. Pour les annonceurs, la multiplicité des réseaux numérique nécessite une nouvelleconvergence, entre les services communication et marketing dans le cadre d’une stratégie opérationnelle. Surle web en particulier, « la marque doit de plus en plus impliquer son image dans le contenu » et répondre au 40
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011risque de se voir associer à des valeurs qui ne lui correspondent pas, en particulier sur les plateformes diffusantdes contenus UGC. » G. OTT : Google, Apple Netflix et al …Plusieurs acteurs internationaux du web, très présents et à même de s’adapter techniquement au marché de laTV, pourraient faire irruption dans le marché français. Ces acteurs sont souvent appelés OTT, ou « over thetop », leurs services ne sont pas liés à un FAI/opérateur ou à un constructeur de smart TV. Cest Yahoo! qui aproposé en premier, il y a trois ans, des "widgets" à télécharger sur les TV pour les relier à internet. « Il sestvendu plus de huit millions de télévisions utilisant les programmes Yahoo!, et avec lamélioration destechnologies les ventes saccélèrent, assure Russell Schafer un des principaux responsables de Yahoo! Connected 24TV. »Ces acteurs OTT sont souvent considérés comme les « grands méchants loups » de ce nouvel écosystème ouencore comme les « coucous » qui prennent de la bande passante sans finalement apporter de la valeur auxopérateurs historiques. Notre système « culturel » et légiféré français est souvent en décalage avec uneapproche business et libertaire américaines plus conquérante, le monde de la TV (local) rencontre le mondeglobal d’internet. S’il est vrai que les contenus diffusés sur internet sont souvent moins régulés que lescontenus diffusés sur les chaînes diffusées par voie hertzienne, les diffuseurs de ces contenus sont néanmoinstenus de respecter plusieurs types de règles : ils sont ainsi soumis au droit en vigueur dans le territoire où leursiège est installé, qu’il s’agisse des règles relatives au respect de l’ordre public, à la concurrence et àl’organisation du marché (chronologie des médias locales, par exemple), ou des standards techniques adoptésau sein de comités internationaux.Il est intéressant de considérer les différents modèles économiques de ces nouveaux entrants et de rechercherleur source principale de revenus pour connaître leur mode opératoire.24 Internet poursuit sa conquête du téléviseur, lenouvelobs.com, 13 janvier 2011 41
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011  Google TVTout le modèle économique de Google est basé sur la publicité et la publicité TV reste la plus grosse part dugâteau. Il est donc dans l’ordre des choses, que Google souhaite pénétrer le marché de la TV. La « Google TV »est une plateforme software qui combine le contenu TV avec les fonctionnalités internet. Tout comme l’OSAndroid mobile qui peut s’intégrer à de nombreux terminaux, Google TV peut fonctionner sur de multiplessystèmes connectés, comme les STB, les récepteurs satellite et les smart TV. L’intégration de Google TV dans 25une smart TV nécessite un processeur plus puissant avec un surcoût de fabrication estimé à 30$.Si Google tente aujourd’hui de renouer le dialogue avec les fournisseurs de contenu, il récupère déjà lesmétadonnées des programmes et les informations de search et est aussi le propriétaire de la premièreplateforme vidéo, Youtube. Alors comment Google réussira-t-il à pénétrer ce marché sans s’attirer les foudresdes chaines de TV (avec phagocytage du flux et publicité en surimpression) ? Pourtant, suite à l’échec de lapremière version Google a revu ses positions et reste vigilant notamment par rapport aux éditeurs de contenuqui reste roi dans ce domaine. Google TV a annoncé son lancement au UK pour début 2012.LG a déjà annoncé qu’il serait partie intégrante de la Google TV, 2° version, tout comme ses concurrents 26Samsung, Sony et Visio . Ces constructeurs implémenteront donc la nouvelle version d’un OS qui comprendentre autres les services de YouTube et de l’Android Market.  Youtube TVDans un article du New-Yorker du 6 janvier 2012, Robert Kyncl, VP Content at Google & Global Head of Contentat YouTube revient sur l’avenir de Youtube TV.Aux USA, les “Tubers” (utilisateurs de Youtube) passent environ 15 minutes par jour sur le site en comparaisonavec les 4 à 5 heures passées devant la TV (3h32 en France). Le standard de programmation TV est de 22minutes alors que sur Youtube, il est de 3 minutes. Il est évident que si la durée de visite sur Youtube étaitallongée, le modèle publicitaire y trouverait tout son avantage avec un CPM plus élevé, avec des formats plus25 O. Ezratty26 LG prend position dans l’écosystème Google TV, itespressso, 6 janvier 2011 42
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011longs et des contenus professionnalisés et « premium ». Pour mémoire, aux USA, la pub TV représente $ 60milliards et la pub vidéo en ligne $ 3 milliards. Pour la France, Kantar en 2011, estime que la TV représente 2733,7% des investissements publicitaires, quand internet pèse pour 12,5% . L’Observatoire de l’E-pub SRI- 28Capgemini estime de son côté les investissement online à 2,5 milliards d’euros en net dans lesquels la pubvidéo instream représente 60M€ (soit 2,4%). Si en TV, l’espace est une ressource rare et le programming dequalité en plus rare et cher à créer, sur Youtube, l’espace est infini, et le contenu ne coute presque rien àproduire. On pourrait conclure que la quantité semble l’objectif prioritaire vs la qualité.Ainsi, avant même d’avoir lancé et constaté le succès mitigé de la VOD sur Youtube (lancée en mai 2011 avecquelques 3000 titres), Youtube préparait déjà son offensive sur les contenus. « Nous sommes une société detechnologie, et ce n’est pas dans notre ADN, le focus sera sur le développement de chaines, et de marquesplutôt que des programmes individuels », selon R. Kyncl. L’idée de Youtube est non pas d’être à l’origine descontenus mais de les financer et de les organiser en « chaines ».Début 2011, R. Kyncl rencontre donc les créateurs et producteurs du monde des médias et de l’entertainment-films, TV, musique et édition. Il propose des millions de dollars pour financer différents « chaines de TV », sousforme d’avance sur recettes publicitaires et de l’utiliser pour développer des programmes. Le modèle estsimple : dès que ces recettes auront été remboursées, Youtube partagera les revenus publicitaires additionnelsavec les créateurs et gardera un an d’exclusivité de diffusion du contenu, les créateurs gardant la propriétéintellectuelle de leurs œuvres. Ainsi Youtube (Google) retrouve son métier de base, la vente d’espacepublicitaire mais tout en laissant la promotion et du marketing de ces différentes chaines à leurscréateurs/producteurs. L’idée est de diffuser des programmes de niches, avec une moindre audience certesmais beaucoup plus qualifiée avec « une expérience plus immersive » selon R. Kyncl. Ces diffusionsthématiques ne nécessitent pas forcement une boucle de programmes très longue -quelques heures deprogrammes suffisent- ni des installations compliquées et sont donc à la portée de beaucoup.Pour James McQuivey, un analyste de Forrester Research “Youtube est peut-être en train de saisir les moyensde production d’Hollywood ». Après avoir bataillé pour acheter et diffuser le contenu des majors au niveauinternational, Youtube est en train de monter des deals globaux directement avec les créateurs, et cela devraitmarcher, car après tout, Youtube est bien la plateforme vidéo la plus puissante du monde.27 Année de la pub Kantar 2011, Slideshare28 SRI-Capgemini, Observatoire de l’e-pub 2011 43
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011On peut en effet, se demander quelle sera la puissance de ces chaines en cours de développement « ultra-niches » : – Une chaine sur les intérêts culturels et artistiques de Jay-Z – 123UnoDosTres, une chaine urbaine pour les jeunes adultes latinos – myISH, une chaine pour dénicher de nouveaux talents musicaux – Dance on, une chaine sur la danse par Guy Oseary , producteur – Smart Girls at the Party, par Amy Poehler du Saturday Night Live Show – Comedy Shaq Network avec Shaquille O’Neal – RIDE, une chaine de skateboard par Tony Hawk – Network A, an action-sports channel – KickTV, sur le football – Official Comedy, un programme de standup-comedy – Look TV, une chaine mode et beauté Déjà de grands acteurs comme le Wall Street Journal, ou le groupe Hearst, ou encore Disney se préparent à collaborer à l’initiative. Donc à suivre en 2012…  Apple TVTout le modèle Apple réside dans la vente de hardware. Pourtant ce constructeur a su remonter dans la chainede valeur jusqu’à la distribution de contenu, avec la plateforme iTunes. Ainsi, le système ITunes à peinerentable, sert à vendre des IPhones, des Ipads et des IPods.L’Apple TV est aujourd’hui une STB qui permet aux utilisateurs de voir des photos, d’écouter de la musique etde regarder des contenus vidéo provenant de services internet ou de réseaux locaux. Aux USA, l’Apple TVpermet d’acheter des contenus d’ITunes, Flickr, Mobileme, Youtube et Netflix. Ses nombreux partenariats avecles studios de cinéma et les networks TV lui permettent de proposer une offre très large. La rumeur enfle sur lasortie en 2012 d’une smart TV Apple. Comme pour l’Iphone, cela pourrait être l’élément perturbateur quisecouerait le marché. L’attention portée par Apple à l’ergonomie, à l’expérience utilisateur, à la facilitéd’utilisation pourrait en effet changer l’usage et la perception de la TV connectée. Ainsi Apple sait bousculer et 44
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011faire décoller un marché, son positionnement haut de gamme ne lui permet pas toujours de tenir la premièreplace, lorsque ce marché se massifie (cf Android vs Iphone).L’Apple TV, de demain pourrait être un terminal TV qu’Apple définit comme intelligent et capable 29d’interactions par le biais de commandes vocales et de détecteurs de mouvement. L’Apple TV ferait de latélévision du salon la plaque tournante de l’interconnectivité familiale, avec un grand écran synchronisé avecIPhone, IPod et Ipad. En effet, on y retrouverait (le conditionnel s’impose) le système de contrôle vocal Siri,ITunes (avec interopérabilité entre système et pause et reprise des contenus iTunes cross devices), ICloud etAirplay (technologie sans fil permettant d’écouter de la musique, regarder des photos ou vidéos entredifférents systèmes connectés) . L’intégration de ces fonctionnalités qui ont déjà faire leur preuves avec lemobile sont des avantages compétitifs majeurs pour l’entrée d’Apple dans l’univers de la TV connectée.  NetflixOn a beaucoup parlé de l’incroyable succès de Netflix outre-Atlantique. La première activité de Netflix dès 1998a été de louer par courrier des DVD sous forme d’abonnement illimité, sans frais de transport, ni frais deretard. Très vite, Netflix s’est construit une importante base de clients mais a surtout su développer unalgorithme de recommandation hyper efficace. De plus, face aux abonnements extrêmement couteux descâblo-opérateurs américains, le succès est rapidement arrivé. En 2007, Netflix a étendu son modèle de locationphysique au streaming en proposant de nombreux films et séries TV, toujours en abonnement illimité (SVOD :subscription vidéo on demand). En 2010, le streaming représente désormais la plus grande partie du businessde Netflix (56% du CA mais une rentabilité de 6,5%), permettant aux américains d’accéder à la demande et defaçon illimitée à un vaste catalogue de programmes sur la plupart des systèmes connectés.Si les résultats du premier trimestre 2011 sont excellents, puisque Netflix devient le 1er service parabonnements aux Etats-Unis (23,6 millions dabonnés, 1 million de plus que COMCAST, le leader des câblo-opérateurs US), la fin d’année aura été moins heureuse. En effet, « Netflix a essuyé plus de 5,5 millionsdannulations dabonnements ce trimestre. Du jamais vu. Avec un recrutement de 4,7 millions de nouveauxabonnés, la balance reste négative avec 800.000 abonnés perdus au final. Netflix précise que seulement 7% desnouveaux abonnés choisissent une offre mixte DVD et VOD. Malgré cela, le CA atteint 822 millions de29 Les (r)évolutions du PAF, MacGeneration, 8 janvier 2012 45
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011dollars, son meilleur chiffre daffaires trimestriel, alors que son résultat trimestriel est de 62 millions de dollars, 30contre 68 au trimestre précédent. »La croissance de Netflix viendra-t-elle de linternational ? Le service sera disponible la semaine du 9 janvier2012 au UK et est annoncé en Amérique du sud et en Espagne dans le courant de l’année. En France, pasd’annonce à ce jour mais des plateformes similaires se déploient comme Icinema (Allociné) ou Canal PlayInfinity. H. RégulationTraditionnellement, le cadre réglementaire français de l’audiovisuel repose sur un contrôle des acteurs tenantcompte de leur positionnement sur la chaîne de valeur et de leur territorialité : - la réglementation organise de larges pans des relations entre créateurs, éditeurs, diffuseurs et distributeurs de contenus audiovisuels et cinématographiques, qu’il s’agisse des quotas et des restrictions portant sur la diffusion de contenus, ou des obligations de financement des œuvres, notamment indépendantes. - plusieurs taxes, pesant spécifiquement sur les acteurs situés en aval de la chaîne de valeur (assiettes « éditeurs » et « distributeurs » des taxes sur les services de télévision), sont directement affectées au centre national du cinéma et de l’image animée pour le financement des acteurs situés en amont du secteur (créateurs).La télévision connectée remet en question le fondement et l’efficacité de certaines de ces règles. Ainsi, lesacteurs de l’audiovisuel et d’internet exercent parfois de manière simultanée plusieurs métiers distincts de lachaîne de valeur. Lorsqu’ils sont installés à l’étranger, les règles nationales ne les touchent plusnécessairement, même s’ils réalisent des transactions en France. 31La mission mandatée par le Ministère de la Culture dont le rapport a été rendu en novembre 2011 a fait 13propositions afin d’adapter ces réglementations à ce nouvel environnement :30 Netflix a perdu 800.000 abonnés au 3ème trimestre, ZDnet, Digital Home revolution, 24 octobre 2011 46
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 Proposition n° 1 : Adapter la réglementation audiovisuelle en matière de contenus aux évolutions technologiques, des usages et du marché audiovisuel.(notamment sur la diffusion de films en TV et les nouvelles stratégies publicitaires & l’e-privacy. Proposition n° 2 : Confier au CSA une mission d’analyse et de recommandation portant sur les dispositifs destinés à assurer la protection des publics et des consommateurs sur l’ensemble des réseaux donnant accès à des contenus audiovisuels. Proposition n° 3 : Clarifier les compétences de l’ARCEP et du CSA à l’intersection des secteurs de l’audiovisuel et des télécommunications. Proposition n° 4 : Faire évoluer les règles de contrôle des concentrations des médias pour prendre davantage en considération les parts d’audience et de marché. Proposition n° 5 : Supprimer le critère de dépendance des œuvres lié à l’étendue des droits détenus par le diffuseur, Proposition n° 6 : Raccourcir la chronologie des médias sur la fenêtre de vidéo à la demande par abonnement. Proposition n° 7 : Soutenir le recours aux standards ouverts et les initiatives visant à une meilleure interopérabilité des équipements. (Notamment HVBBTV) Proposition n° 8 : Réaffirmer la logique et la nécessité du compte de soutien. Proposition n° 9 : Mieux soutenir les contenus les plus adaptés aux modes d’exploitation en ligne. Josip Proposition n° 10 : Garantir le dynamisme des ressources du compte de soutien et renforcer leur cohérence. Proposition n° 11 : Renforcer le lien entre contributeurs et bénéficiaires du financement de la création. Proposition n° 12 : Adopter un régime de TVA compétitif pour les ventes de médias audiovisuels en ligne. Proposition n° 13 : Approfondir les travaux permettant de territorialiser en France le chiffre d’affaires ou le revenu des acteurs d’internetLa TV connectée en théorie bouleverse l’ordre des choses. Pour conclure sur les opportunités et menacesrecensées par les différentes parties prenantes, citons la conclusion du rapport sur la TV connectée :« Nouvelles opportunités : - Nouvelles possibilités offertes en termes de formats et de vecteurs de diffusion, permettant la création de nouveaux contenus originaux, transcendai ou multi-écrans à un public de plus en plus nombreux en France et hors du territoire national ; - Enrichissement des contenus diffusés par le biais de métadonnées et de services interactifs ;31 La TV connectée : Rapport au ministre de la culture et de la communication etau ministre chargé de l’industrie, del’énergie et de l’économie numérique, Mission confiée à MM. Takis CANDILIS, Philippe LEVRIER, Jérémie MANIGNE, MartinROGARD et Marc TESSIER 47
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 - Capacité de mieux connaître le public et de mieux cibler le consommateur ; par voie de conséquence, la possibilité de lui proposer des messages publicitaires adaptés à son profil.Et quelques sources d’inquiétudes : - la crainte d’une érosion des revenus des créateurs et des diffuseurs traditionnels, liée d’une part à une fragmentation des offres et des audiences et d’autre part au développement du piratage et des procédés de détournement des écrans ; par voie de conséquence, l’affaiblissement du financement de la création dans un contexte où les concurrents étrangers ne participent pas au soutien de la création ; - l’éventualité d’un non-respect des droits moraux des auteurs de contenus avec une atteinte à l’intégrité du signal diffusé ; - la fragmentation liée au développement de plateformes aux caractéristiques techniques incompatibles les unes avec les autres ; - la concurrence accrue par la présence d’acteurs internationaux qui n’appliquent pas les - règles et obligations françaises et européennes.Enfin, la capacité accrue pour les acteurs d’exercer simultanément plusieurs métiers situés à plusieurs niveauxde la chaîne de valeur, est perçue comme une opportunité pour les acteurs effectivement capables d’intervenirsur plusieurs plans (réduction du nombre d’intermédiaires, contact plus direct avec le consommateur) et commeune source d’inquiétude pour les acteurs qui n’en sont pas capables (possible désintermédiation et, par voie deconséquence, rupture du lien direct avec le consommateur ; captation de valeur, notamment par les moteurs derecherche et les agrégateurs de contenus). » 48
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 II. CHIFFRES DU MARCHEAvec 58.4 millions d’individus, le taux d’équipement TV en France est élevé. Lorsqu’on passe en foyers 32équipés le taux est proche de 98%.– 43% par TNT (28.7M)– 26% par satellite (17M)– 21% par ADSL (14.4M)– 10% par câble (6.7M) 33La durée d’écoute par individu de la TV en hausse : 3h47 par jour sur les individus4+ en 2011 – Une durée un peu plus faible sur certains segments notamment les 15-34 ans (2h45) – Regarder la TV est la 3° activité qui occupe le plus les français après le sommeil et le travail (source TNS Sofres)32 Médiamétrie33 Médiamat annuel 2011, Médiamétrie, janvier 2012 49
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Mais 54 % des téléspectateurs sont multitâches : 34 – 86% des propriétaires de smartphones les utilisent régulièrement en regardant la TV 35 – 98% des propriétaires d’Ipad l’utilisent régulièrement pendant qu’ils regardent la TV – 20% des téléspectateurs de fictions françaises cherchent à prolonger la vie de leurs séries favorites via 36 du contenu supplémentaire sur internet. (Pourcentage qui monte à 30 % chez les 15-24 ans)Deloittte – l’Observatoire international des usages et interactions des médias 2011 ,4° trimestre 201034 Plinkers, Yahoo 201035 Plinkers, NY Times Janvier 201136 Médiamétrie, février 2011 50
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Certaines cibles, comme les cadres et les adolescents passent plus de temps devant internet que devant la 37TV :En effet, les foyers français s’équipent de plus en plus en devices multimédias : 38Plus de la moitié des équipements numériques sont des écrans- Plus de 2 foyers sur 3 (67,1%) possèdent une télé compatible HD contre un sur 2 il y a un an (51,4%). Les écrans 16/9ème sont quant à eux présents dans près de 7 foyers sur 10 (69%) contre 58,1% il y a un an.- Au premier trimestre 2011 on compte 5,2 écrans en moyenne par foyer contre 3,9 il y a 5 ans- Le téléviseur en tête est présent dans la quasi-totalité des foyers : 98,3% en possèdent au moins un et 53,1% au moins 2.- Le téléphone mobile est le 2ème bien possédé avec plus de 9 foyers sur 10 équipés contre moins de 8 foyers sur 10 il y a 5 ans.37 Credoc : conditions de vie et aspirations des français, 201038 Etude Médiamétrie Mai 2011 51
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011- 3ème écran et 6ème équipement le plus présent dans les foyers, le micro-ordinateur avec près de 3 foyers sur 4 équipés en 2011 (72,4%) contre la moitié il y a 5 ans (50,6%). Une progression essentiellement portée par les ordinateurs portables.Les modes de connexion à la télévision connectée sont nombreux : Observatoire trimestriel des marchés des communications électroniques en France de l’ARCEP,2ème trimestre 2011.- Les premières offres de télévision connectées datent du lancement des offres triple play, démocratisées en France par les offres ADSL des telco.- Aujourd’hui, sur les 22 millions d’abonnements à internet à haut ou très haut débit (20,5 millions par ADSL), 11,3 millions sont couplés avec une offre de télévision.- 7,4 millions de foyers se servent effectivement d’internet (ADSL ou fibre optique) pour regarder les services de télévision diffusés par voie hertzienne terrestre (TNT).- Ainsi, le débit moyen en France est aujourd’hui de 7,5 Mb/s et plus de trois quart des foyers (78%) disposent chez eux d’une connexion à haut débit.- La tentation pour pousser les utilisateurs à mieux se connecter, serait de proposer un service dégradé, hors connexion.Que ce soit via une Box, une console de jeu ou autre, une TV sur deux peut potentiellement accéder à 39Internet en France Les équipements TV connectés rencontrent un vrai succès contrairement aux téléviseurs3D qui peinent à percer. Une technologie connue de 45% des français alors que 49% des personnes interrogéessont dores et déjà "connectables".– Cela veut dire quun foyer sur deux dispose dun appareil qui lui permet de recevoir des services de TV connectée, quil s’agisse de la TV elle-même, dune Box ADSL, dun lecteur Blu-ray, d’un réseau ou dune39 Observatoire TV connectée CSA – NPA , novembre 2011 52
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 console de jeu. Box et consoles étant les équipements les plus utilisés par les français comme le constate cet observatoire, qui explique que si la plupart des TV disposant de fonctions réseau ne sont pas connectées, les français utilisent plus instinctivement leur Box ADSL ou leur console pour accéder à des contenus en ligne.– Ce qui pousse CSA - NPA à signaler que la connaissance des services connectés reste à améliorer. En pourcentage, on apprend que 75% des boîtiers externes au téléviseur sont connectés, 54% des consoles de jeu et seulement 39% des TV disposant dune fonction réseau. Quant à lintérêt des services TV connectés, il semble convaincre les utilisateurs puisque les français interrogés donnent une note de 6,8 sur 10. Pas encore suffisant, mais encourageant.– Enfin, la TV connectée - peu importe par quel moyen - est vouée à se démocratiser en France puisque 38% des sondés par encore équipés disent être plutôt intéressés.Pour suivre cette évolution du marché et des possibilités de connexion, les constructeurs TV ne tablent sur75% des volumes réalisés en TV connectables en 2013Simavelec – 18/2/2011- Les ventes globales de TV représentent environ 8 millions d’unités par an. 53
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011- Du fait des nouvelles fonctionnalités proposées par les constructeurs, et notamment par le passage à la TNT, le taux de renouvellement s’est accéléré pour passer de 14 à 17% de 2006 à 2009, soit 1 TV renouvelée tous les 7,2ans en 2006 vs tous les 6 ans en 2009.- 775 000 TV connectée ont été vendues en 2010, ce qui représente 9% des ventes (6% en 2009 et une prévision de 57% en 2012).- On estime à ¼ des foyers équipés en TV connectées en 2012 et à 59% en 2014- Samsung estime qu’en 2011, 50% de ses ventes 2011 TV seront des modèles connectables.Les ventes de TV connectables en Europe ou dans le monde suivent cette évolution HIS Screen Digest – 2010En 2010, en Asie, la TV connectée représente 50% des ventes, aux USA 20% pour seulement 10% en Europe. L’essor des tablettes en France favorisera l’interactivité de la TV (voir plus bas) 5 4 Esti… 3 4,7 2 2,8 2,9 1 1,7 0,40,3 1,30,8 0 2010 2011 2012 2013 Prévisions de ventes de tablettes en France (en millions d’unités), Deloitte Marché des tablettes numériques (décembre 2010)Equipement et intention d’achat de tablettesLes intentions d’achat de tablette en France dans les six prochains mois apparaissent particulièrementimportantes, notamment chez les hommes et les 31 – 40 ans 54
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 TNS – Mobile LifeEn effet, on constate aux USA, que 87% des utilisateurs de tablettes recherchent et/ou accèdent à du 40contenu / information et 49% des contenus sont des vidéos.En résumé, nous avons en France, un contexte tout particulier avec un fort équipement en TV par ADSL. Notretaux d’équipement en haut débit est aussi un des meilleurs du monde, même si le déploiement de la fibreoptique tarde un peu. Tout comme aux USA, le multi-tasking, notamment chez les cibles les plus jeunes ougeek est de plus en plus important avec un taux d’attention vers l’écran principal naturellement en baisse. Lamultiplication des offres des constructeurs TV, l’arrivée des géants du web, l’essor des tablettes etsmartphones utilisés comme 2° écran, va de toute façon secouer notre marché et revitaliser l’offre existante.40 A portrait of today’s tablet user, Online Publishers Association, juin 2011 55
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011III. ENJEUX A. Fragmentation des audiencesDe la multiplication de l’offre et des canaux de distribution va nécessairement résulter un éclatement del’audience. La TV a déjà subi pareil secousse lors de la création des chaines de la TNT. Les chaines historiquesavaient plus ou moins contourné ce phénomène en créant ou rachetant les chaines de la TNT. Mais dans uncontexte où l’offre se démultiplie où l’accès à la TV n’est plus limité à quelques fréquences, où les contenus duweb arrivent sur la TV, où les business models traditionnels changent, les chaines ou éditeurs réussiront àcapter et retenir leurs publics ?Comme nous l’avons vu plus haut dans l’entretien de R. Kyncl de Youtube, les chaines vont être de plus en plussegmentées et proposer des programmes de niches. Ainsi la consommation se fragmentera de plus en plus entermes d’âge et de CSP, portant les audiences de certaines chaines à un niveau jamais atteint et mettant enpéril leur équilibre financier et publicitaire basé sur la puissance. En parallèle, les chaines de niche serontcapables d’adresser un public extrêmement fin et qualifié permettant à des annonceurs pointus de rencontrerleur audience.« Dès lors que le prix du produit de base ne permet plus de marger et que la fragmentation des canaux et de laconsommation ne permet plus de distinguer la provenance du contenu (si je regarde Lost sur TF1 ou en VOD ousur mon mobile, l’équation n’est pas la même pour TF1), les médias devront se (re)transformer en marques pourrecréer du lien avec le consommateur de plus en plus volage… Tout un travail de redéfinition de la marque, deson positionnement, de sa vision, de ses valeurs est à faire pour les médias traditionnels. D’autant que lesmédias qui veulent se transformer en marque sont menacés aujourd’hui par les marques qui veulent setransformer en médias. Voir le Brand Content. La forte tendance à la baisse des coûts techniques de production,la socialisation de la production du contenu (crowd sourcing), le journalisme bénévole (blogs, experts…)abaissent drastiquement le coût d’opportunité d’entrée sur le marché et viennent menacer les médias 41traditionnels sur Internet le mobile »Pour ajouter à la confusion, il est indispensable de mentionner le phénomène de multitasking qui concerne 4254% des téléspectateurs . La baisse d’attention portée à l’écran principal du fait de l’arrivée d’un deuxième41 Les médias à l’épreuve de la délinéarisation et de la fragmentation, les temps dansent, Juin 201042 Observatoire international des usages et interactions des médias 2011, Deloitte 56
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011écran est en effet un souci de plus pour les broadcasters. Pourtant ce deuxième écran est peut-être celui qui« sauvera » la TV grâce à la synchronisation des flux. Ce deuxième écran, smartphone ou tablette, rendra la TVplus interactive et plus sociale (voir plus bas) sans bouleverser l’intégrité du signal, la chaine de droits ouencore la linéarité de la diffusion.Enfin, si le téléspectateur moyen aujourd’hui connaît plus ou moins la grille des chaines principales en France,qu’en sera-t-il demain avec l’explosion des contenus ? Non seulement les EPG (Electronic Program Guide)devront s’enrichir et devenir de plus en plus sophistiqués mais aussi prendre en compte les préférences desutilisateurs, soit via des données déclaratives soit via une analyse comportementale de sa consommation et sanavigation. Les algorithmes de recommandation deviendront capitaux mais devront garder une certaineobjectivité envers les contenus tout en créant des profils utilisateurs (tant en déclaratifs qu’encomportemental).En parallèle, comment les nouvelles portes d’entrée TV feront la promotion des contenus qu’ils offrent ?Jusqu’à présent, lorsqu’un téléspectateur allumait sa TV, il tombait la plupart du temps soit sur la chaine qu’ilavait regardée en dernier ou sur le portail de son opérateur. Verra-t-il désormais cela ou le menu et le contenude son constructeur, ou encore une interface Google TV ou Apple TV ? Se verra-t-il proposé directement sesprogrammes préférés grâce à un algorithme de recommandation (cf Eureka chez CanalSat) et qui en seral’opérateur ? Pourra-t-il être le curator de son contenu ? Comment les chaines et contenus sauront-ils tirerparti de la social TV et de son potentiel d’influence au sein des différentes communautés de télénautes ?Enfin, citons Barry Schwartz, auteur du livre « The Paradox of choice: why more is less » (2004). Sa théorie estque trop de choix nécessitent de nombreux arbitrages et des décisions qui prennent beaucoup de notre tempset énergie et au final ne nous rendent pas plus heureux. Trop de choix, tue le choix ? B. InteropérabilitéSans entrer dans un dédale d’enjeux technologiques, il est évident que plus l’accès à la TV connectée ne serafacile, plus son usage ne sera adopté par le public. Nous l’avons vu sous la dénomination TV connectée seretrouvent une multitude d’accès (STB, smart TV, consoles, …), des environnements ouverts ou fermés, des OSen tous genres (Android, iOS, …) et des standards à foison (DLNA, HbbTV, …). 57
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 Source : Cross Videodays, Plinkers, keynote d’ouverture Juin 2011Dans un contexte où les utilisateurs sont suréquipés en devices connectées, l’interopérabilité des systèmes etla continuité des services (single sign-on) sont des enjeux capitaux. Apple a été un des pionniers de cela, avecITunes qui permet quel que soit le support de récupérer ses achats (apps, vidéos, musiques, …). L’accès« ouvert » sur le web du grand écran familial a pu un temps faire craindre l’explosion du piratage des contenus.Pourtant si jusqu’à présent les majors considéraient du fait des problèmes de DRM, l’interopérabilité commecompliquée, l’arrivée d’Ultraviolet courant 2012 devrait résoudre ce point.La capacité à voir ses contenus achetés et sous DRM passe nécessairement par le « cloud ». En effet, cestockage déporté permet un espace mémoire illimité et une gestion centralisée des droits pour uneexploitation multidevices des contenus, et donc une expérience utilisateur fluide. Puisqu’il n’y a nitéléchargement, ni stockage des contenus, cela implique nécessairement une connexion internet de qualité etplutôt avec un tarif illimité pour éviter toute mauvaise surprise, due au coût de bande passante.La délinéarisation rend aussi complexe le maintien de la chronologie des médias souvent associée à unsupport : conso TV, vs VOD vs SVOD. 58
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 C. DésintermédiationTout comme J.L. Missika le mentionne dans son ouvrage (voir plus haut), sous le nom « démédiation » la chainede valeur traditionnelle de la TV se trouve transformée à de nombreux niveaux : – Les producteurs et éditeurs de contenus n’ont plus forcément besoin des diffuseurs – Les constructeurs se lancent dans le contenu – Les diffuseurs ont de nouvelles plateformes de diffusion – Les géants du web, Google, Youtube, Netflix vont transposer leurs modèles – Les annonceurs ont de nouveaux moyens de communiquer publicitairement ou éditorialement – Tous ont un rapport transformé aux consommateurs finaux puisqu’ils sont désormais adressables et sollicités.Tout comme sur le web, il ne suffit pas d’y être pour créer une relation directe avec le consommateur. Outre lecôté juridique sur l’utilisation des données personnelles, ces nouvelles relations devront être créées (viaacquisition de trafic et lead et visibilité) et apporter de la valeur ajoutée. Toutes les data collectées qu’ellessoient personnelles (donc en optin) ou techniques (via cookies) deviendront capitales et seront la valeurmonnayable de demain. Elles permettront d’identifier les comportements, les profils afin de cibler lesprogrammes, la pub, les messages.Enfin, quel sera le principe de facturation de ce nouvel écosystème : seront ce des plateformes fermées commeITunes ou Samsung ou encore des micropaiements via sms surtaxés ou report direct sur la facture des telco ouencore du paiement à l’acte via un deuxième écran (la TV n’étant pas toujours ergonomique pour la saisie desdonnées via une télécommande ou même totalement sécurisée) ? 59
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 D. Nouveaux modèles publicitairesLe CSA propose la définition suivante de la publicité interactive « un message publicitaire permettant àl’utilisateur, au moyen d’une action par la télécommande du téléviseur ou du boîtier ADSL, d’accéder à un 43ensemble d’informations complémentaires relatives au produit ou à la marque considérés. »L’usage de la TV connectée va amener les annonceurs à revoir leur modèle publicitaire TV de mass-média avecde la publicité interactive. La publicité sur les TV connectées migrerait ainsi d’un mode « broadcast one-to-many » à un mode interactif one-to-one et à une communication personnalisée, un modèle totalementperturbant pour les annonceurs traditionnels.  Une nouvelle manière de faire de la pub TVConcrètement, des commandes interactives pourront inviter les téléspectateurs à cliquer selon trois modalités: 44 – sur un spot publicitaire diffusé sur les des chaînes de TV ou SMAD (voir exemple Shazam plus bas), – en surimpression (overlay), hors écrans publicitaires classiques, lors de la diffusion des contenus audiovisuels, comme les formats publicitaires proposés sur les sites de vidéos (attention au respect de l’intégrité du signal du diffuseur de contenu). – Au sein d’espaces interactifs sur l’écran de télévision (guides des programmes, applications et services d’information et de divertissement...), à l’instar des bannières existant sur les sites web. – D’autres accès sont bien sûr envisageables mais probablement moins réalistes à court terme, comme le « product placement » cliquable dans un programme, grâce à une reconnaissance des métadonnées ou encore les modèles d’affiliation pour les produits présentés en pub ou en éditorial.Cette « cliquabilité » des publicités devrait permettre quantité d’interactions avec le spectateur : accès à plusd’informations, renvoi sur un site marchand, démonstration vidéo, demande de contact, prise de rendez-vous,demande de devis, d’échantillon, listes des points de vente, etc.Pour les annonceurs, la publicité sur TV connectée doit être perçue comme une nouvelle génération d’écranpublicitaire ou les messages ne sont plus « push » mais des occasions de créer le dialogue et l’engagement. Un43 Discours d’Emmanuel Gabla, conseiller du CSA, le 29 juin 2010, au 2ième groupe de réflexion lors de l’Université d’été du SNPTV44 SMAD : Services de médias audiovisuels à la demande 60
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011nombre infini d’opportunités s’ouvrent aux annonceurs et à eux de trouver de façon subtile, innovante etpertinente comment créer le lien avec les consommateurs pour créer une expérience plus personnalisée.Dans un modèle de TV linéaire, la publicité interactive a toujours été considérée comme compliquée àappliquer parce qu’interrompant le flux. Une façon simple de contourner ce problème, est via l’apparition d’undeuxième écran synchronisé sur le flux TV et qui génère toutes les interactions liées au spot TV interactif. Leflux linéaire continue sa progression tandis que le 2° écran affiche le contenu enrichi.La publicité interactive va probablement bousculer la chaine de valeur des régies TV traditionnelles, enintercalant nombre de prestataires : fabricants de TV (pour leurs univers fermés et leurs apps), OTT, éditeurs decontenus web, etc. Il faudra notamment monétiser le parcours du télénaute (un spot de 30s dans unprogramme linéaire qui renvoit vers un contenu de marque) et rémunérer l’interaction (un modèle bien connudes régies web, moins des régies TV) et concevoir l’achat d’espace dans un cadre multi-devices.Ce nouvel écosystème publicitaire est à peine naissant. Aux USA, « les plus gros annonceurs du pays, tels queProcter & Gamble, Johnson & Johnson, Unilever, Kraft Foods, intègrent de plus en plus souvent la publicitéinteractive à leurs campagnes télévision. Le nombre de campagnes de publicités interactives demeurecependant pour le moment marginal. A titre d’exemple, à la fin de l’année 2009, une quarantaine decampagnes publicitaires interactives ont été réalisées par Unilever. Parmi les raisons de ce développementlimité figure la nécessité de développer des publicités interactives en sus des spots classiques pour chaquedistributeur, dont les plates-formes présentent des caractéristiques techniques différentes. L’exempleaméricain montre que le développement de la publicité interactive suppose de résoudre des problématiques 45techniques d’interopérabilité, de modèle économique, mais aussi de réglementation... »  La réglementationLa réglementation de la publicité sur TV connectée est compliquée car elle mixe deux supports régis par 2autorités différentes (CSA et ARCEP) et de modèles d’intervention totalement antagonistes. Les cas de figureréglementaires peuvent être très divers. Ainsi, le CSA estime que les applications et les « mini-sites » nerelèvent pas de la compétence du Conseil. En revanche, sa compétence s’applique sur l’apparition desmessages publicitaires et des «boutons interactifs » s’agissant des services de télévision. Le conseil s’est45 Discours d’Emmanuel Gabla, conseiller du CSA, le 29 juin 2010, au 2ième groupe de réflexion lors de l’Université d’été du SNPTV 61
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011prononcé en faveur d’une autorégulation des acteurs du marché, l’enjeu central pour le CSA étant la protectiondu consommateur et les droits de l’individu (voir plus bas).Reste les questions des secteurs interdits en TV et autorisé sur internet (cinéma, édition,) ou des messagescommerciaux non autorisés en TV (promotions de la distribution et actions vers achat trop proches dutéléachat) qui sont courants sur le web.  Les mesures d’audienceLes mesures existantes aujourd’hui sont balisées par supports. Il est déjà difficile de mesurer avec des donnéessimilaires la complémentarité d’un plan TV et d’un plan vidéo online, alors que penser de mesurer l’efficacitépublicitaire d’un même spot, diffusé en premier lieu sur du broadcast avec l’option de s’ouvrir sur dubroadband ?Il sera donc nécessaire de concevoir avec les différents instituts une mesure hybride au confluent des univers 46TV et Web :46 Afterwork IAB TV connectée, février 2011 62
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Et de leur demander de créer de nouveaux indicateurs qui sauront agréger les données de chacun des médiaset resteront lisibles pour les annonceurs : – Taux Moyen, Part d’audience, GRP sur cibles en temps réel – Impressions publicitaires pour les publicités insérées dans le live – Taux de clic sur les publicités cliquables (« redbutton») – Audience de toutes les chaines et services, même les plus confidentielsIl sera important de rester attentif aux objectifs de communication, d’éviter de mélanger performance etbranding et de redéfinir efficacité et ROI dans ce nouveau contexte.  Un nouveau lien vers le consommateurL’accès aux consommateurs via la publicité TV était totalement impossible jusqu’à présent, du fait d’unecommunication à sens unique et d’une non identification du téléspectateur. Avec la TV connectée, les marquespourront développer une relation directe (one-to-one) avec le consommateur via Internet, la géolocalisation etla personnalisation des services. La personnalisation des services est possible de 2 façons, soit parce quel’utilisateur aura au préalable entré ses préférences (par exemple en entrant son profil sur sa TV connectée),ses coordonnées (par exemple en les entrant sur un formulaire prompté par la pub pour un rendez-vous ou unenvoi d’échantillon), soit parce qu’un cookie de navigation aura permis d’identifier son comportement et profil,c’est ce qui s’appelle de la publicité comportementale ou basée sur centre d’intérêt.Tout comme sur le web, où les professionnels de la publicité interactive s’engagent à développer de bonnespratiques sur le respect de la vie privée des internautes (conformément à l’article 32.II de la loi de 1978),notamment en ce qui concerne la publicitaire comportementale (servie par des cookies), la publicité ciblée surla TV connectée devra respecter trois grands principes : 63
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 – L’anonymat : les données de navigation collectées le sont de façon anonyme et ne sont jamais rapprochées de données permettant d’identifier l’internaute – La transparence : les sites qui collectent des informations de navigation sur l’internaute à des fins de ciblage publicitaire doivent informer celui-ci que ses données de navigation pourront être utilisées à de telles fins. Au moment de l’affichage publicitaire, l’internaute trouvera très bientôt une icône standard signalant la présence d’une publicité ciblée lui permettant d‘accéder, de manière claire et intelligible, à des informations relatives à cette collecte d’informations de navigation (qui les collecte, à quelles fins…). – Le contrôle : l’internaute peut à tout moment s’opposer à la collecte des informations issues de sa navigation, par le biais d’outils d’opt-out, accessibles notamment via l’icône susmentionnée ou par le paramétrage de son navigateur..  Shazam et la publicité47Shazam est une application bien connue de reconnaissance musicale ou visuelle. Aux USA, Shazam a su tisserdes partenariats avec de grands networks comme HBO et MTV et de grandes marques comme Paramount 48Pictures, Honda, Old Navy et Procter . Le principe est d’utiliser l’application (via un logo sur le spot TV) pourpermettre d’apporter à l’utilisateur plus d’information sur le spot TV ou radio et ainsi de proposer uneexpérience engageante via un deuxième écran (smartphone). Par exemple, pour P&G et spot Tide, il s’agissaitd’emmener le consommateur vers le site Future Friendly, et l’informer des initiatives environnementales dugroupe. Capture d’écran du spot P&G shazamable pour Tide (voir la vidéo)47 Shazam Button To Appear On Traditional TV Remotes, As If By Magic, Fastcompany, 12 janvier 201248 Brands Lining Up to Integrate Shazam into their Ads!, fiercetelecom.com, Juin 2011 64
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Pour Paramount, il s’agissait de promouvoir le lancement de Transformers 3 et proposer via Shazam (en TV etradio) de télécharger gratuitement une version exclusive du titre de Linkin Park.Pour se développer et prouver toute son efficacité, Shazam devra encore réduire les temps de recherche deson application et d’arriver à déclencher une expérience totale en moins de 5 secondes. En effet, sur un spotTV court, comment résoudre le problème de temps si le télénaute n’a pas devant lui son iPhone prêt ?Pourrait-on imaginer un jour un bouton Shazam sur les télécommandes ?Bien sûr, Shazam n’est qu’un exemple. Il existe de nombreuses startup qui se positionne sur ce créneau dereconnaissance et synchronisation des flux entre 2 écrans, comme Getglue, Miso ou encore Peel TV aux USA,TV check et Plinkers en France.  Plinkers 49« Toute notre approche repose sur un constat simple lié à ce qu’on appelle le ‘MultiTasking’. En France en 2011près de 60% des téléspectateurs font autre chose devant la TV. Cette autre activité est principalement effectuéesur les téléphones, ordinateurs et tablettes. C’est ainsi que 30% du temps passé sur un Ipad ou 20% du tempspassé sur un Smartphone se trouve être devant la TV ! La mission que nous nous sommes confiés est donc derecapter l’attention perdue par la TV grâce à ce fameux 2ème écran pour ensuite la revaloriser sous formed’engagement mais aussi de transformation.Nous proposons ainsi différents outils, formats ou stratégies permettant de recapter d’une part cette attentionperdue et d’autre part de la transformer en expérience complémentaire et dual à forte valeur marketing. Cessolutions sont adaptées aux objectifs spécifiques des annonceurs (fidélisation, recrutement, transformation,engagement…) et souvent s’inscrivent dans un dispositif plus large que celui d’un seul annonceur afin d’êtretoujours ‘user centric ‘.Ce dernier point est essentiel car les annonceurs oublient souvent que devoir, par exemple, télécharger uneapplication spécifique pour découvrir une expérience de publicité interactive propre à celui-ci est un fantasme49 Interview de Romain Drosne, latelevisionconnectée.fr, janvier 2012 65
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011d’annonceur mais pas de consommateur. Pour solutionner ce dernier problème nous abordons la question dedeux façons : – Soit nous créons des modules technologiques que nous « syndiquons » ensuite au sein d’autres applications. Je pense notamment à un service que nous appelons « adSync© » grâce auquel nous proposons des solutions publicitaires synchronisées entre le 1er et le 2ème écran. – Soit nous créons des « formats marketing » souvent sous forme de jeu ou de services que nous proposons ensuite à un pool d’annonceurs afin de créer un rendez-vous fort et des incentives suffisants pour que l’utilisateur voit un intérêt au téléchargement et à l’utilisation de l’application dédiée. » 66
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 APPLICATIONS & USAGES 67
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 I. LES ATTENTES DES UTILISATEURSDifficile de prédire les usages des consommateurs et plus bien encore pour ces derniers de conceptualiser oud’exprimer les bénéfices de technologies balbutiantes. Steve Jobs, à qui on demandait s’il faisait des études demarché avant de commercialiser de nouveaux produits, répondait "None. It isnt the consumers job to know 50what they want." (Aucune, ce n’est pas le rôle du consommateur de savoir ce qu’il veut) !Dans le livre blanc de l’IAB UK, 51% des personnes interrogées pensent que plus de 60% des contenus servisvia TV connectée seront des contenus vidéo et 77% pensent que les utilisateurs voudront interagir avec le 51contenu , et si le résultat se bornait aux attentes seules du public, cela ne manquerait-il en effet pas un peuvision ? A. Analyse du sondage « vos habitudes de consommation TV »Un sondage sur les habitudes de consommation TV a été mis en ligne fin août 2011 (via l’outil Surveymonkey),afin de mieux cerner l’environnement audiovisuel d’une population cible plutôt CSP+ et urbaine (et donc nonreprésentative du marché dans sa globalité). Voir totalité des résultats en annexe :  Sur les habitudes TV – Près de 50% des répondants regardent la TV tous les jours. La proportion monte jusqu’à 58.8% sur la 52 génération Y et 79,2% sur les abonnés Canal+ – De façon transgénérationnelle, près de 60% regardent la TV 2 à 3h par jour. – Toutes générations confondues, les programmes les plus regardés sont les informations et les films. Seules les séries TV et les documentaires sont consommés différemment, les premières par la 39 39 génération avant les films et les seconds plutôt par les Baby-boomers et génération X . – Peu de différence de consommation entre possesseurs de STB ou abonnés Canal+.50 Can Steve Jobs still teach us ?, Fastcompany, 14 septembre 201151 Internet Connected TVs: The Next Living Room Evolution, White Paper © IAB & Adjust Your Set 201152 Baby-boomers (1945-1958) ; Génération X (1959-1980) ; Génération Y (1981-1996) 68
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011  Sur les chaines TV regardées– 67% des répondants citent les chaines historiques puis vient la TNT pour 22%, Canal+ pour 21% et enfin 10% pour les autres chaines du cab/sat.– Il est intéressant de noter que les chaines de la TNT sont beaucoup plus citées par la génération Y, avec 37%.  Sur l’accès à la TV– Près de 33% regarde la TV de façon « gratuite » sans équipement, et 27% via une offre triple play. Le rapport de force entre les 2 accès s’intensifie entre les générations les plus âgées et les plus jeunes (20,7% et 37,9% chez la génération Y).– A noter, le chiffre trop important sur l’équipement en TV connectée, probablement mélangée à une connexion via une STB dans une offre triple play. Cette incompréhension doit être prise en compte dans la pédagogie utilisée par les différents acteurs de la chaine de valeur pour mieux communiquer.– En termes de fournisseurs, on peut schématiser ainsi : Orange serait celui des Baby-boomers et Free celui de la génération Y.  Sur les fonctions de leur « TV connectée »– La TV linéaire et la catchup représentent 91% de l’usage.– La fonction disque dur ou magnétoscope numérique arrive en 2° position– A noter la mention du navigateur web, qui une fois encore paraît incohérente au vu de l’équipement en TV connectée ou Freebox Revolution.  Sur le multi-tasking– Près de 47% des répondants déclarent utiliser un autre device pendant qu’ils regardent la TV, notamment pour chercher compléter l’expérience TV (48,7%).– La génération Y est la plus concernée par le multi-tasking (76%), l’exacte inverse des Babyboomers (24%). A noter, l’utilisation de Facebook et Twitter pour 27,3% de la génération Y à égalité avec la recherche d’infos sur le programme regardé. 69
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 – La possession d’une tablette ou d’un smartphone renforce bien évidemment ce comportement.  Sur les fonctions idéales de la TV connectée – « n’importe quel programme, à toute heure » remporte tous les suffrages, soit 40,2%. Ce chiffre augmente dès que l’âge diminue (58,6% pour la génération Y) – En revanche, les plus fortes réticences sont sur les réseaux sociaux, le T-commerce, les jeux et la publicité. De façon évidente, ces freins notamment sur l’utilisation des réseaux sociaux d’estompent sur les générations X & Y.  Sur leur utilisation d’internet – L’accès à internet se fait principalement d’un PC, mais plus la population rajeunit plus le smartphone devient important. – De façon transgénérationnelle, internet sert à chercher des infos (78,8%) et consulter ses mails (95,3%), puis les réseaux sociaux (26,6%) et acheter en ligne (18,2%). – Sur la génération Y, utiliser les réseaux sociaux 60,7%) et regarder des films (44,4%) sont des usages qui ressortent vs les autres tranches d’âge. B. La TV connectée idéale selon Havas Media & le palmarès des applications53  LA TV connectée idéale – Ergonomique : Une TV qui se pilote au doigt et à l’œil donc sans télécommande, soit par « eye connect », commande vocale, ou télécommande tactile. – Intelligente : une TV qui offre une valeur ajoutée à l’expérience télévisuelle (interactivité, personnalisée, avec des alertes thématiques) « Des émissions dynamiques, la possibilité d’avoir des informations supplémentaires sur certains sujets d’actualité »53 Havas Media / Ipsos MediaCT – TV connectée et le point de vue du consommateur, juin 2011 70
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 – A la demande : un choix de programme infini et personnalisable « Regarder ce que l’on veut et quand on veut » – Connectable : un centre névralgique de tout divertissement familial. Pourquoi pas jusqu’à la domotique (support unique aux appareils interconnectés de la maison) – Pratique : pour faciliter la gestion du quotidien (agenda, bloc-notes, services et T-commerce) « entrer dans un supermarché virtuel, y faire ses courses et d’être livré chez soi tout cela installé confortablement dans son canapé »  Palmarès des applications 1. Applications liées aux contenus audiovisuels – Catchup TV – Visioconférence – Infos complémentaires « C’est exactement ce que j’attends d’une télé connectée. Parce que la VOD, la catchup, la météo, les jeux … c’est déjà disponible avec les box en particulier, c’est une vraie valeur ajoutée, je vote pour à 200% » – EPG : « c’est la moindre des choses que l’on attend d’une télévision connectée » 2. Applications pratiques et de divertissement (photo, musique, jeux, commerce) 3. Application liées à la communication interpersonnelle et au web (email, pub, réseaux sociaux) C. Samsung & ses appsDans un rapport Futuresource Consulting a classé les applications les plus populaires sur les Smart TV de 54Samsung . L’appli Facebook y est placée en 2° position (presque équivalent à eBay et après Youtube) enAllemagne, 3° position au UK (après BBC iPLayer et Youtube) 4° en France (M6 Replay, TF1 et YouTube), et 3°aux USA (après YouTube et Netflix).“La puissance de Facebook est au-delà du croyable” déclare John Bird, un des consultants de Futuresource.« On a dit que les consommateurs n’utiliseraient pas Facebook sur la TV car ce n’est pas un PC mais ils ont eutort. Les gens sont connectés en permanence et toujours en relation avec leurs communautés virtuelles.Facebook y ajoute beaucoup de valeur et le point clé sera pour les chaines TV de savoir l’utiliser.»54 Consumers do want Facebook on the TV, Videonet, 4 janvier 2012 71
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011S’il est clair que le contenu gratuit en streaming booste l’usage de la TV connectée aujourd’hui, qu’il s’agisse deYouTube ou de catchup, cela reste moins sûr pour le développement des apps qui n’atteindront jamais lesvolumes de celles des smartphones. En effet, Futuresource met en rapport les 300,000 apps Androiddisponibles sur les smartphones Samsung Galaxy aux 550 apps proposées au niveau mondial sur les smart TVSamsung, alors que ce dernier est largement leader du marché.Futuresource prédit qu’il y aura moins d’apps TV mais chacune plus importante. Leur nombre va croître,notamment grâce aux applications liées aux chaines TV ou aux programmes. En terme de genre, lesapplications les plus répandues (pas forcément les plus utilisées) sur les smart TV Samsung sont : – les jeux : 23% – les programmes éducatifs : 23% – L’information : 20% – La vidéo : 14%Lorsqu’on parle de l’usage de ces apps (en France), le classement est radicalement différent : – M6 Replay : 65% – TF1 : 62% – YouTube : 40% – Facebook : 39% – Dailymotion : 33% – Skype : 23% – eBay : 20% – Twitter : 9%Il est intéressant de constater que le critère de choix principal pour l’achat d’une TV, c’est la taille de l’écran etsi la connectivité entre en ligne de compte c’est principalement en lien avec les services et fonctionnalités liéesà la vidéo. 72
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 II. LES SERVICES DE LA TV CONNECTEELes différents services peuvent être présentés sous forme de portail, de store, ou encore de « widgets onscreen », soit des modules incrustés directement sur le flux audiovisuel avec une consultation simultanée à laTV. Les applications à fortes dominantes vidéo telles que la TV de rattrapage, ou la VOD auront bien entendu lapart belle, pourtant grâce à une interaction de plus en plus développée du deuxième écran, l’usage des réseauxsociaux et des applications de « social TV » vont probablement devenir incontournables. On peut classer lesservices en 5 grandes familles : A. Contenus audiovisuels gratuit  Catch upLes programmes de catchup ou rattrapage TV sont pilotés par les chaines TV. 64% des programmes sur les 55chaines de TV françaises sont disponibles en catch up soit en moyenne 15000 vidéos . En cumul, plus de 1,6milliard de vidéos « programmes TV/catch up » ont été consommées en ligne depuis le début de l’année 2011. 56C’est un usage en très forte progression depuis le début de l’année avec +86% en janvier et octobre 2011 .Source : Barométre NPA, GFK octobre 201155 NPA mars 201056 Baromètre « TV en ligne » NPA, GFK octobre 2011 73
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011On remarque aussi une disparité dans la croissance selon les devices, avec une très forte augmentation de laconsommation sur mobile + 158%, puis +89% sur IPTV et enfin +80% sur PC. La catchup TV reste en majoritéconsultée sur PC (72%).La mise à disposition de programmes de rattrapage par les chaines TV et la multiplication de leur accès (Mobile,tablettes, PC, portails des constructeurs TV, STB, consoles) favorise la croissance de l’usage.  Contenus issus du webCes programmes souvent issus de plateformes comme Dailymotion ou Youtube et accessibles par navigateursou sous forme d’application. Ces plateformes ont à cœur d’éditorialiser leurs offres afin de les regrouper enchaines thématiques (voir plus haut la stratégie de Youtube). Leur objectif est de rallonger la durée de visitesdes utilisateurs qui est encore bien faible au regard des 3h47 de la TV traditionnelle (Médiamétrie / Médiamat 57agrège depuis janvier 2011 dans cette durée de consommation TV, les programmes TV en différé) .57 Médiamat Annuel 2011, Médiamétrie, 9 janvier 2012 74
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011L’énorme avantage de la TV connectée est de pouvoir mettre à disposition des programmes en streaming pourle plus grand nombre sans avoir à solliciter de fréquence de diffusion car c’est le cas pour le hertzien, la TNT,etc. Les fournisseurs de contenus ont donc désormais la possibilité de créer des WebTV sur des écrans de TVconnectées à moindre frais et ainsi recréer des chaines de TV intelligentes. On y retrouve les contenusd’éditeurs presse ou web, comme Allociné ou Auféminin, par exemple, qui ont des heures de programmes àdisposition et qu’ils pourront éditorialiser à leur gré. Leur seuil de visibilité sera bien sûr capital est pourra êtrele résultat d’accords avec les FAI ou les constructeurs, la recherche via navigateur pour des services OTT étantencore peu développée.Ainsi, comme Robert Kyncl de Youtube le soulignait, c’est une formidable opportunité pour tous les secteursniches. Imaginons, une chaines spécialisée sur le jazz, ou encore la diffusion de chaines étrangères àdestination des différentes communautés expatriées, etc. ...La multiplication des contenus impliquera bien évidemment une redéfinition des programmes TV, moteur derecherche ou encore algorithme de recommandation. Ce dernier point est capital dans le nouvel écosystèmede la TV connectée et personne ne sait aujourd’hui qui en sera le grand ordonnateur. B. VODC’est un marché en forte progression (environ 10/15% du marché vidéo et moins de 1% des revenus del’industrie du cinéma et de l’audiovisuel), donc GFK estime la valeur en 2011 à 210 M€ (soit +50% vs 2010). Lestreaming (apparenté à la location) représente 99% (dont 95% paiement à l’acte, 5% abonnement/SVOD) et letéléchargement (vente), 1%. Le prix « standard » en streaming est de 4.99€ pour une nouveauté et de 1,99€ à2,99€ pour un titre catalogue.On dénombre près de 50 services d’offres légales de VOD. Toutes ne sont pas accessibles sur TV Connectées : – FAI/Box : Orange, Free, SFR  offre accessible sur TV via offre triple play – Chaînes TV : CanalPlay, myTF1 VOD  offre accessible sur TV soit via un partenariat avec les FAI ou constructeurs TV – Distributeurs : Virgin Mega, Fnac  pas dispo sur TV – Pure Players : Videofutur, FilmoTV, Myskreen et potentiellement Netflix ou Hulu Partenariats avec les constructeurs ou FAI 75
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 – Editeurs : Allociné, Warner Video Live, MK2, groupement d’indépendants (Univers Ciné)  Partenariats plus ou moins développés selon les acteurs avec les constructeurs ou FAI. 58Selon les résultats de l’étude Vidéo360 réalisée par Médiamétrie , 8.6 millions d’internautes ont déjà regardéune vidéo à la demande, soit en novembre par exemple, plus d’1 internaute sur 5 (21%). 90% des internautesconnaissent la VOD et 2 sur 3 savent désormais y accéder (vs 58% en 2010), en majorité des hommes âgés de25 à 49 ans. La TV est le vecteur principal (grâce notamment aux offres triple play) avec 60% des répondantsqui ont déjà visionné une vidéo à la demande depuis leur poste de télévision. L’ordinateur arrive en secondeposition avec une représentation d’un internaute sur 3. Le frein majeur reste le prix pour les non adeptes.En effet, face à la pléthore d’offres illégales, le prix peut paraître important. Cependant, d’autres élémentsralentissent l’adoption de la VOD. L’offre produit est encore restreinte et mal éditorialisée: on parle dequelques milliers de titres disponibles lorsqu’on recense près de 150 000 DVD et Blu-ray, souvent pas de choixentre version originale sous-titrée ou doublée, et une recherche de titres peu intuitive dû aux nombres deplateformes existantes, aux accords d’exclusivité et à la durée des fenêtres d’exploitation.Quant aux modèles de monétisation, la majorité des plateformes sont à l’acte (pay per view) même si la SVID(modèle par abonnement) a tendance à se développer (Vidéofutur, Canal Play Infinity ou ICinema déjà attendudepuis quelques mois). Le modèle publicitaire étant quant à lui surtout exploité pour la catchup. C. Services interactifs gratuits / applications servicielles ou communautairesDe nombreuses applications sont ou pourront être adaptées à la TV connectée. Tout l’enjeu sera de ne pascopier les « application stores » existants sur mobile ou encore de mettre à disposition n’importe quel serviceaccessible sur le web. La prise en compte des caractéristiques intrinsèques du terminal TV sera capitale dansl’adoption de ces nouveaux usages. Il faut le rappeler, la TV est tout d’abord un écran de partage, un écran degrande taille permettant une visualisation optimale de contenus image & vidéo et enfin, l’ergonomied’interaction est encore balbutiante (que ce soit via une télécommande, ou un clavier virtuel).58 La VOD séduit désormais 21% des internautes en France, Hdnumérique.com, 10 janvier 2012 76
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Dans cette catégorie on pourra retrouver : – Les contenus enrichis des différentes chaines TV ou programmes TV (contenus vidéo inédits, statistiques, archives, …) – la visioconférence (Skype) totalement adaptée à cet écran de convivialité : se voir et discuter en famille comme si le correspondant était dans la même pièce. C’est le principe de Facetime sur grand écran. – Les albums photos (comme Picasa) à regarder et partager. – Les réseaux sociaux : souvent décriés sur la TV connectée car d’usage personnel, ils se révéleront, grâce à l’interaction du 2° écran, indispensables au développement de la « social TV », c’est-à-dire, la TV basée sur la recommandation, le partage et l’interaction des utilisateurs. D. Services non audiovisuels payantsPour quel type de services sur la TV connectée, l’utilisateur sera-t-il prêt à payer et comment ? Seront-ce desnouveaux services pratiques (bourse, commande de restauration à domicile) ou des contenus payants (presseen ligne, supports pédagogiques et parascolaires), des divertissements (jeux en ligne, paris en ligne, jeux desociété interactifs) ?On a cité plus haut l’exemple de coach sportif, mais on peut aussi développer toutes sortes d’applicationspayantes utiles ou distrayantes.  L’exemple de ChronorestoEn 2011, Chronoresto a gagné le prix Samsung de la 3° meilleure appli, qui lui a permis de la développer avecHubee, son partenaire technique. Pour rappel, Chronoresto est un service qui permet de commander à unmême endroit repas et boissons parmi les 600 restaurants partenaires. Le choix du restaurant, le choix desplats, se font directement sur Chronoresto. A la différence du service sur le web, le paiment ne s’effectue pasencore sur l’appli TV.L’application a été totalement repensée pour l’ergonomie de la télévision et de la télécommande, moins descroll, et donc plus de pages intermédiaires ; de plus gros boutons d’action et de choix et une adaptation parrapport à la résolution de la TV. 77
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011L’objectif de ce développement est à la fois d’accroître sa base et sa notoriété mais aussi de se placer commeprécurseur. Même si l’implémentation semble avoir été compliquée du fait de la nouveauté du support et de lacomplexité des allers et retours techniques, Chronoresto continue son chemin et étend son application àd’autres portails constructeurs. Ces applications sont en « release » chez les différents constructeurs (Toshiba,Philipps, LG, Samsung) et devrait être validée d’ici la fin du mois de février 2012. E. EPG59, recommandation et rechercheCes services pourtant essentiels sont les plus compliqués à mettre en œuvre, car ils devront agréger toutes lesdonnées venant de nombreuses sources pour être le plus efficaces : - Pour les programmes TV : le linéaire et le non linéaire - Pour le moteur de recommandation : prise en compte des profils déclarés mais aussi des données de navigation et comportementales - Pour le moteur de recherche : à quel niveau se situera-t-il ? dans le portail de la TV connectée ? Par application ? A partir d’un OS de type Google TV ou autre ?L’explosion des contenus est à la fois une incroyable opportunité mais aussi un challenge car il faut en assurerla visibilité et la promotion. Trop de choix, tuerait-il le choix ? Il suffit d’essayer de surfer sans idée précise surle service VOD d’Orange pour se rendre à quel point, un moteur de recommandation est nécessaire pouraiguiller l’utilisateur dans ses choix. Et par là-même quelle serait la puissance d’un tel moteur dans la mise enavant de contenu.59 EPG : Electronic Program Guide 78
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011CanalSat propose déjà à ses abonnés EUREKA, un moteur de recommandation personnalisée qui analyse lesprogrammes regardés pour vous proposer dautres. Chaque soir, il sélectionne 6 programmes correspondantaux goûts et aux habitudes télé de l’utilisateur.Il est étonnant de remarquer que les programmes TV existants en version papier (Téléloisirs, TVmag, etc …)sont présents sur le web de façon simpliste et n’apportent que peu de valeur ajoutée dans cet univers denouveaux contenus. Leur catégorisation est encore linéaire / non linéaire et finalement peu ergonomique, etne proposent pas d’offres de contenus personnalisés. On pourrait imaginer des fonctionnalités qui prennent encompte les préférences basés sur les choix précédents ou encore sur les recommandations d’amis via Facebookou Twitter. Cette nouvelle génération d’EPG devrait intégrer des fonctions de social graph.Frequency, basé aux USA, a ainsi lancé un service pour Ipad et pour navigateur classique qui permet de passeren revue les programmes disponibles selon les centres dintérêt de linternaute. "Cela revient à un guide télépersonnalisé", a expliqué le patron de Frequency Blair Harrison, qui a indiqué que le programme devrait êtrepréinstallé dans des téléviseurs Samsung dès cette année. "Quand je rentre à la maison, je voudrais allumer latélévision et quelle me dise Bonjour Blair, voilà ce que tu aimerais regarder", dit-il, "je ne veux pas quelle me .dise la chaîne sur laquelle je lai éteinte la dernière fois, comme cest le cas actuellement."C’est aussi le principe de Plizy, un appli pour Ipad créée par Jonathan Benassaya, le co-fondateur de Deezer.Plizy permet de découvrir et regarder des vidéos postées par vos amis. C’est une sorte de hub vidéo où on peutpartager et discuter de ses vidéos préférées quelle qu’en soit leur plateforme de diffusion. 79
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011On peut encore citer Shodogg, une entreprise new-yorkaise qui propose une application gratuite financée quipermet de "rechercher, relancer, partager" des vidéos en ligne, sans fil et entre divers types dappareils, dunetélévision connectée à des tablettes ou des téléphones."On peut regarder une vidéo à la maison, la repousser sur un portable et finir de la regarder dans le métro",explique un dirigeant de Shodogg, Rajiv Lulla". Si on veut transmettre le programme aux enfants qui sont dansune pièce voisine, ou à une grand-mère qui vit en Inde, cest possible aussi, tant que les appareils sont 60connectés", ajoute-t-il.D’autres technologies existent comme MediaNavi, développée par Technicolor, une nouvelle interface denavigation simple, fluide, nomade et sociale. MediaNavi s’adresse à la fois aux fabricants d’électronique grandpublic, qui souhaitent valoriser leurs terminaux connectés, ainsi qu’aux fournisseurs d’accès haut-débit ducâble, des télécommunications et du satellite. « MediaNavi a été conçue afin d’amener la puissance et larichesse des réseaux dans des produits d’accès tels que tablettes, décodeurs, ou terminaux mobiles, et depermettre aux consommateurs de découvrir de nouveaux contenus, de les partager avec leur réseau social et de 61les visualiser de manière innovante et immersive » a déclaré Frédéric Rose, Directeur Général de Technicolor.On peut aussi noter l’outil développé par Fair Play Interactive, Younicast® IPTV platform. Avec cetteplateforme, on peut créer ses propres chaines TV, 100% personnalisées et interactives et dans un universdélinéarisé, sans contrainte d’horaires. En effet, tous les nouveaux usages comme la multiplication des écrans,la dématérialisation des contenus, le nomadisme, le on-demand, tendent vers une attitude « ce que je veux,quand je veux, où je veux, de la façon que je veux ». En 200ç, Fairplay interactive avait déjà travaillé enpartenariat avec Numéricâble à la création d’une chaine musicale personnalisée, Zoond (voir la vidéo).60 Internet poursuit sa conquête du téléviseur, technaute.cyberpresse.ca, 13 janvier 201261 Technicolor lance MediaNavi, sa nouvelle plateforme de contenu, au CES 2011, janvier 2011 80
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011III. Le 2° écran et le développement de la social TVComme vu précédemment dans les chiffres du marché ou encore dans l’étude sur les habitudes deconsommation TV, le multi-tasking est un principe acquis. Il semble donc pertinent de considérer ce deuxièmeécran (comme un outil de revalorisation de la TV et non comme un concurrent. Ainsi, de nombreusesapplications voient le jour, lancées par de grands groupes audiovisuels ou startups autour du concept de « dualscreen ».Ces applications apportent une expérience plus riche et plus engageante entre la TV et un autre device comme 62les smartphones, les tablettes voire même les PC. Samsung classe ces applications en 3 catégories : – Apps de contrôle qui permettent de commander la TV à partir du 2° écran – Apps « companion » qui utilisent le 2° écran pour obtenir des informations complémentaires (sites web, réseaux sociaux) au programme regardé à la TV et avec lequel il est synchronisé. – Apps interactives qui optimisent le 2° écran en tant que nouvelle source d’affichage de programme; par exemple, on met la TV sur pause, et on reprend le programme sur le 2° écran.Samsung, leader de la smart TV ne passe évidemment à pas à côté de cette formidable opportunité dedéveloppement de l’interactivité TV via les tablettes. En effet, fin 2011, sur ces modèles de smart TV les plushaut de gamme, la tablette Galaxy était quasiment remboursée :62 Samsung Free the TV Challenge 2011 Finalists Push the Boundaries of Converged Entertainment Experiences, eon.businesswire.com, 5janvier 2012 81
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Le principe d’interactivité entre les devices est basé sur la synchronisation des flux audio. On distingue 2méthodes : – Fingerprinting : utilisé par Shazam par exemple. Il s’agit d’une empreinte sonore du flux (technologie plutôt internet) – Watermarking : il s’agit d’un calage audio inaudible intégré au sein des chaines (utilisé par Médiamétrie pour la mesure d’audience TV).Cette synchronisation basée sur un flux audio et non sur une interaction au sein du contenu diffusé en TVpermet de garder l’intégrité du signal de la chaine et de préserver la chaine des droits (notamment vs lecontenu et les métadonnées). Le 2° écran est donc plus ouvert et moins régulé que le contenu TV. Dans cecontexte, le 2° écran apporte de nombreux avantages : il est pratique, intuitif, personnel et surtout il est déjàpayé et peut servir d’outil de monétisation A. Les fonctions du 2° écran ?La popularisation du terme « Social TV est bien évidemment liée à l’émergence des applications « companion »sur smartphone et tablette. Celles-ci permettent interaction, découverte, participation, contrôle et bien sûr lapossibilité de voir les contenus accessibles sur TV (broadcast, VOD, catchup, …)  Une nouvelle télécommandeSelon Frédéric Rose de Technicolor : « La télécommande va disparaître. Cet appareil doit mourir, cest unappareil infâme. Elle sera remplacée par un triptyque voix, gestes et tablette. Lexpérience de consommationde contenus de façon "linéaire" nexistera plus. Les contenus se plieront à la volonté du consommateur. Enfin,la mobilité sera au cœur des développements. Le son fait aussi partie des grands chantiers du moment. Nousvoulons faire passer le son à la 3D, lui apporter le même progrès que celui qui a fait changer limage. »6363 Frédéric Rose, Technicolor : "Léchec est au coeur du progrès", Le point.fr, 11 janvier 2012 82
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011On a beaucoup reproché à la première version de Google TV, sa télécommande complexe à prendre en main :”I tried Google TV yesterday. Flying a Cessna is easier and has fewer controls than the Sony remote”, selon Jon 64Steinberg, un ex employé de Google.Pas facile en effet de concilier télécommande (objet par nature petit et doté de quelques boutons) et clavier.LG de son côté a opté pour une télécommande gyroscopique pour naviguer facilement sur ses smart TV.  Plus de contenuL’enrichissement des programmes est l’une des fonctionnalités les plus attendues de la TV connectée. Qui n’ajamais eu envie de savoir, l’année de sortie d’un film regardé à la TV, la filmographie de l’acteur, la date denaissance d’un présentateur, la position géographique d’un pays dont on parle aux infos, etc. ?Aujourd’hui rien ne nous empêche pour répondre à ces multiples questions de surfer sur le web ou via sonsmartphone. Mais ne serait-il pas agréable de découvrir toute une foule de contenus liés directement auprogramme regardé, de façon contextualisée ? On a vu plus haut que les chaines TV, via la norme HbbTV selançaient dans les contenus additionnels : pour le sport, les infos, les émissions de téléréalité, etc. … ON peutmême découvrir les événements sportifs sous différents angles.Les applications disponibles sur le 2° écran poussent encore un cran plus loin ces fonctionnalités. En effet, onpourra y trouver des données encore plus précises de reconnaissance des produits vus à l’écran, soit grâce àde la reconnaissance visuelle, soit par l’insertion de métadonnées au sein des programmes. On l’a vu plus hautavec Shazam ou Plinkers, la synchronisation de la TV et du 2° écran permet une quantité d’interactions etd’enrichissement totalement contextualisée et sans crainte de rompre le flux broadcast.64 Sony’s Google TV remote : Flying a Cessna is easier, Appmarket.TV, 26 octobre 2010 83
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011  Plus d’interactions avec les programmesLa TV est participative quand le téléspectateur peut interagir avec le programme par un vote, un pari, uneparticipation à un jeu TV en play along, par un commentaire ou encore en dialoguant via Twitter ou Facebookavec le présentateur, ou enfin par le T-commerce.Déjà dans les années 1970 et les Dossiers de l’Ecran, les téléspectateurs pouvaient appeler le SVP 11 11 pourposer les questions aux experts présents sur le plateau ou encore ajouter leurs propres commentaires. Alorsrien de nouveau ? Bien sûr, la différence est dans la facilité, l’accessibilité et surtout dans multituded’occasions d’interagir.Par exemple, l’expérience peut désormais être partagée et désynchronisée, c’est le live tweet asynchronisé. Ils’agit de commenter un programme sur Twitter de façon linéaire et être capable de reprendre le fil de laconversation associée au programme de façon délinéarisée (en catchup par exemple). Le flux des tweets estassocié au minutage du programme.C’est ainsi qu’on peut jouer en parallèle des joueurs à la TV, à des jeux comme Qui veut gagner des Millions (enUK) et participer à la sélection. erEnfin citons l’exemple de ABC lors de la diffusion du 1 épisode de la saison 8 de Grey’s Anatomy : uneapplication développée par ABC permet d’accéder à une foule de contenus, bonus, votes, checkin etc. Pourdémarrer la saison 8, elle permettait également de voir des scènes qui se déroulaient en parallèle de cellesdiffusées sur ABC et de voir ce qu’un acteur consultait sur son Ipad.  Plus de d’interactions entre utilisateursComme vu plus haut, l’utilisation des réseaux sociaux sur les TV connectées ne semblait pas acquise. Pourtant,les utilisateurs se checkent devant les programmes tout autant que sur Foursquare, partagent ce qu’ilsregardent et commentent les programmes TV. Les réseaux sociaux sont devenus la nouvelle machine à café oùl’on discute du programme de la veille. Dans ce contexte, il semblait donc évident d’intégrer au sein desapplications du 2° écran les réseaux sociaux et de s’en servir comme vecteur de recommandation et partage. Simon meilleur ami me recommande de regarder tel programme, ne suis-je pas plus encline à le regarder que siTélérama me le conseille ? Si je regarde un match de Rugby, n’ai-je pas envie de partager ma joie ou mesfrustrations avec ma communauté sur Twitter ? 84
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011  Schémas résumant l’expérience utilisateur et l’écosystème du 2° écran  TVcheckTVcheck est une application de social TV développée par Orange et qui propose aux utilisateurs d’interagirautour des contenus TV (IPhone et bientôt Android).TVcheck permet : – La reconnaissance automatique des programmes : TVcheck est la première application iPhone à proposer la reconnaissance automatique des programmes diffusés sur les 19 chaînes de la TNT. – L’interaction autour des programmes: plusieurs fonctionnalités (commentaires, recommandations d’émissions...) permettent aux membres d’interagir entre eux. Les membres peuvent également partager leur activité sur Twitter et Facebook. 85
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 – La télé, en plus fun: des badges, des quiz sur les émissions et un système de points qui permet aux membres de devenir Master de leurs programmes favorisPour Orange, TVcheck est une opportunité de : – Valoriser une audience qualifiée et les données d’usage associées en proposant aux annonceurs des campagnes de communication innovantes basées sur les checks. – Créer des leviers de monétisation en proposant des opérations spéciales aux chaînes pour faire la promotion de leurs programmes. – Rentrer dans une démarche partenariale avec les chaînes et producteurs pour leur permettre de fidéliser leur audience hors des heures de diffusion des programmes.  IntonowIntoNow est une application mobile Qiu grâce à une synchronisation du flux audio reconnait ce que vousregardez à la TV. L’application propose à la fois du contenu lié au programme regardé, des « informationssociales » sur ce que regardent vos amis ou encore des récompenses pour regarder certains programmes.Par exemple, en regardant un match de foot, IntoNow donne accès aux statistiques des joueurs. Si vousregardez les informations, IntoNow, propose tous les articles liés au reportage. Les utilisateurs se checkentdevant un programme comme on se checke avec Foursquare avec les mêmes fonctions de partage surFacebook. Cette notion de badge ou de récompense sera probablement un ressort important de la social TV. 86
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Cela pourra pallier entre autres, au problème des coupures publicitaires que beaucoup évitent ou utilisent pourfaire d’autre chose et développer des programmes de fidélité liés aux émissions de TV.Il existe aujourd’hui de nombreuses plateformes de social TV aux USA, comme Miso, Flingo et Getglue,BeyondTV, Goab. Plus de 50 ont déjà été recensées et la concurrence est féroce. On y retrouve les principalesfonctionnalités de TVcheck ou IntoNow: checkin TV, information complémentaires sur les shows, les stars,citations, quizz, et surtout le partage via les réseaux sociaux. On peut aussi citer Zeebox sur Ipad qui en plus deces fonctions habituelles, y ajoute un volet de mémorisation des préférences et donc moteur derecommandation. Zeebox sur IpadLa social TV c’est une nouvelle manière « d’écouter les téléspectateurs, les aider à choisir un programme, leurproposer d’interagir avec une émission, en faire des ambassadeurs de marque, les fidéliser, voilà pourtant lesprincipaux enjeux industriels qui relèvent de cette télévision conversationnelle et interactive, la Social TV pour 65utiliser un anglicisme. »65 La social TV ou la voix de retour de la TV, inaglobal.fr, Laurent Esposito, avril 2011 87
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 B. Les réseaux sociaux et l’expérience TVLa TV a toujours été source d’interaction sociale. A une époque (les années 50/60), on a beaucoup reproché àla TV d’enfermer les gens chez eux et d’oublier les rassemblements favorisant la cohésion sociale. Puis, on s’estrendus compte que les programmes TV était Le sujet de conversation le matin au bureau autour de la machineà café : « Qui a tiré sur JR ?», « Qui a tué Laura Palmer ?», sont des unes de grands quotidiens américains quimontrent à quel point l’actualité des programmes TV ont été des sujets sociétaux. A partir de la fin des années90, la fragmentation émergente des chaines, réduit le nombre de grands rassemblements télévisuels (mis àpart les grandes rencontres sportives) et donc fait moins parler en dehors de l’espace TV. Alors la social TV, quipermet à tous ou presque d’échanger et de partager, serait-elle un moyen de recréer ce lien ? D’être lenouveau point de rencontre, cette nouvelle machine à café des temps modernes ?Du fait du succès des réseaux sociaux, l’activité « dual screen » fait nécessairement parler les gens quiregardent un même programme. En septembre 2010, un sondage mené en UK pour Intel, montre que 45% desindividus utilisent les réseaux sociaux comme Twitter et Facebook pour parler d’un programme en train d’être 66diffusé.66 How connected Television transforms the business of TV, white paper based on the Futurescape strategy report Social TV© Futurescape Ltd 2011 88
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011  La recommandationLa recommandation par ses pairs est un modèle bien connu sur internet. Depuis l’immense succès d’Amazon,ces algorithmes sont l’épine dorsale des sites d’e-commerce, basé sur le « si vous avez aimé cela, vous aimerezceci... ». Comment mieux vendre et susciter de l’engagement sur une marque, un produit, une émission de TVque via vos proches ?Ces données de consommation sont puissantes, elles pourront intégrer tout à la fois des données« techniques » anonymes liées à la navigation, choix des programmes, horaires, niveau d’interaction, &activitésur les médias sociaux et des données plus personnelles (en toute légalité et lisibilité pour le télénaute),comme le profil socio-démo ou encore l’activité sur les réseaux sociaux.Ainsi, avec toutes ces données, votre contenu préféré vous sera proposé selon vos propres critères et ceuxdont l’avis comptent pour vous. Les commentaires sur les réseaux sociaux, les reviews de professionnels et sespropres choix aboutiront à une sorte de « curated content », notion déjà bien connue sur le web.« Le filtre social est devenu le nouveau syntoniseur des contenus télévisuels, comme l’explique le spécialiste desmédias sociaux Martin Lessard : ‘La surabondance des canaux ne peut que renforcer lagrégation et le filtrage aposteriori. Comment faire, effectivement, pour savoir ce qui est bon et souhaitable découter ? Quand notreréseau laisse percoler la qualité, distillée par de multiples «retweets» et de «Facebook jaime», il nous indique,comme un guide horaire social, ce qui «fait sens» dans notre communauté.’Un sondage réalisé en août 2010 par RedShift Research pour le compte d’Intel montre l’influence des réseauxsociaux sur la consommation télévisuelle : «Les 18-24 ans sont 42 % à se servir d’un outil de messagerieinstantanée pour discuter des émissions, tandis que plus d’un tiers (35 %) publient leurs commentaires sur desréseaux sociaux. Et la génération X n’est pas en reste : 20 % des adultes ont recours à la messagerie instantanéeet 16 % aux réseaux sociaux. Nous sommes par ailleurs 22 % à souhaiter disposer d’un moyen rapide et simple 67pour conseiller telle ou telle émission à nos proches. »Ainsi pour un FAI, un portail de smart TV ou encore n’importe quel OS qui remporterait la mise sur nos futuresTV, fournir un bon moteur de recommandation est LE service de base. Il permet de - satisfaire l’utilisateur avec un contenu accessible plus rapidement et plus facilement - augmenter la durée d’écoute en proposant des contenus ciblés - trier et classer toute la profondeur de l’offre67 La social TV ou la voix de retour de la TV, inaglobal.fr, Laurent Esposito, avril 2011 89
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 - tirer parti de tous les contenus, c’est le principe de long tail - de développer un véritable avantage concurrentiel  L’impact sur les programmesL’interaction du public avec la télévision via les réseaux sociaux a des implications cruciales pour lesbroadcasters. Les commentaires sur Facebook et Twitter influencent le public de la TV et en parallèle leschaines qui utilisent ces réseaux sociaux pour susciter de l’engagement des téléspectateurs partagenécessairement leurs audiences. Ces discussions que ce soit via un 2° écran ou une smart TV, créent denouvelles opportunités d’engagement du public avec les programmes TV.Cela aura un impact significatif pour les broadcasters car les commentaires en direct influencerontnaturellement les téléspectateurs. Pour ces derniers l’expérience est enrichie car elle propose de partager ceséchanges et on peut imaginer notamment tout l’intérêt autour de rencontres sportives ou émissions detéléréalité.Orange Vallée a développé une application pour Ipad qui permet de regarder un programme TV et de voir sousforme de graphe l’activité Twitter autour des principales chaines de TV. Il est étonnant de voir combien nouspouvons être poussés à aller regarder le programme qui suscite le plus d’interactions ! 90
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011En temps réel, les réseaux sociaux permettent de connaître la réaction du public envers un programme. C’estfinalement beaucoup plus qualitatif qu’un Médiamat ! D’autant plus que le graphe social de Facebook identifieles intérêts de ses membres pour les contenus TV notamment via le bouton « like » et les autres plugins mis enplace sur les sites des broadcasters. Ces liens enrichissent et fédèrent une communauté autour d’un mêmesujet.Des chaines comme MTV ont tout de suite compris le potentiel à tirer d’une telle participation du public. Dèsseptembre 2010, les MTV Video Music Awards ont proposé une intégration intense de Twitter afin que les fanspuissent réagir en live au show : - Un fil Twitter apparaissait on stage sur un écran géant - Les tweets étaient commentés par le tweetos officiel de MTV - Une visualisation « Twitter Tracker » pour les internautesL’édition 2010 de ces prix a réalisé la plus grosse audience depuis 2002 avec 11.4 millions de téléspectateursenvoyant en simultanée 2.3 millions de tweets. Les Tweets sur Lady gaga ont même fait des pointes à 9200tweets par minute.Il est évident que depuis 2010, de nombreux programmes même en France ont repris ce concept, citons TF1 etla Coupe du Monde 2010, l’émission Masterchef ou encore Secret Story. 91
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 CONCLUSIONToutes les conditions sont aujourd’hui réunies pour que les nouveaux usages liés à la TV connectée décollent :la technologie, le marché, et les bénéfices attendus.Ainsi, un nouvel écosystème est en construction où chacun des acteurs de la chaine de valeur cherche à capterson audience et sauvegarder ses acquis tout en développant de nouveaux modèles économiques. Car la TVconnectée est pluriforme et provient de nombreuses sources, opérateurs de tel/co et leur STB, consoles dejeux, fabricants de smart TV, OTT ou encore via un 2° écran. Ce nouvel environnement est à la fois explosé,désintermédié et participatif et remet en effet en cause, bien des schémas acquis par les acteurs traditionnelsde ce marché et valorise les savoirs faire des nouveaux entrants.Pourtant, il sera important de garder en mémoire les caractéristiques intrinsèques qui font d’une TV, uneplateforme de contenu, de loisirs et de partage. Ces 3 piliers sont incontournables pour que le succès soit aurendez-vous. C’est donc à la fois un univers à bâtir autour des programmes et autour de la mise à dispositionsimple et accessible des contenus linéaires ou non. Il s’agira de : – enrichir les contenus des programmes, de proposer de nouvelles interactions et partage notamment via les réseaux sociaux, Facebook et Twitter. Ces derniers étant devenus prépondérants dans l’évolution des programmes et de leurs audiences. – proposer interfaces et commandes suffisamment faciles pour être appropriées par les utilisateurs, puisque l’ergonomie est au cœur de tout. – mettre en valeur la profondeur du contenu, via des EPG et moteurs de recherche – offrir les bons outils de recommandation et de customisation pour un contenu « curated », personnalisé mais toujours renouvelé. – faire de l’interopérabilité une réalité, simple et facile, notamment grâce au cloud et à la montée en puissance des connexions internet (via la fibre optique). – monétiser à bon escient et en respect des réglementations locales les nouveaux contenus, applications ou nouvelles interfaces. 92
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Donc finalement, peu importe qui sortira vainqueur de cette bataille rangée, l’essentiel est que la mutation soiten marche et que les utilisateurs y trouvent une véritable valeur. A partir d’une TV, nous pourrons désormaiscommenter, commander, jouer, mettre à jour son statut Facebook, mettre en pause et reprendre, tout celasans interrompre le programme habituel. Donc un changement énorme d’usage à intégrer à la fois par lesutilisateurs mais aussi par les chaines, les producteurs, les opérateurs et les annonceurs.On ne regardera jamais plus la TV comme avant, ni les programmes ni la publicité. 93
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 BIBLIOGRAPHIE 94
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Livres :– La fin de la télévision, 2006, Jean-Louis Missika, Seuil– Lâge de laccès : La nouvelle culture du capitalisme, 2000, Jeremy Rifkin, Découverte Poche– Internet, et après? : Une théorie critique des nouveaux médias, 2000, Dominique Wolton, Flammarion– Eloge du grand public, Une théorie critique de la télévision, 1990, Dominique Wolton– Pour comprendre les média: les prolongements technologiques de l’homme, 1964 , Marshall Mc Luhan, Points– The Global Village: Transformations In World Life and media in the 21st Century, 1967, Marshall Mc Luhan, Oxford Paperbacks, 1989– TV et Vidéo sur Internet, 2006, Dominique Roux, Economica,Articles :– Why Samsung Is The Next Apple, Techcrunch, 11 janvier 2011– Interview du vice-président de la Division TV/Audio/Video & HBN de Samsung, latvconnectée.fr, septembre 2011– Samsung et ses 10 Millions d’applications téléchargées, latvconnectée.fr, novembre 2011– Interview de Aurélie Devallet chez Panasonic, latvconnectée.fr, juillet 2011– RTL Group’s M6, Leading French TV Network, Partners with SyncTV to Power Xbox 360 VOD services, Communiqué de presse de SyncTV, Décembre 2011– CES 2012: Microsoft shows how Kinect can make TV social, lostremote.com, 9 janvier 2012– Le lancement de HbbTV en France, Opinions Libres, le blog d’Oliver Ezratty, Juin 2011– Les audiences de TF1 et M6 quasiment celles davant la TNT, Le Blog de la Fédération CGC des Médias, 24 août 2011– UltraViolet : le DRM global en approche, GNT, 15 juillet 2011– Internet poursuit sa conquête du téléviseur, lenouvelobs.com, 13 janvier 2011– LG prend position dans l’écosystème Google TV, itespressso, 6 janvier 2011– Les (r)évolutions du PAF, MacGeneration, 8 janvier 2012– Netflix a perdu 800.000 abonnés au 3ème trimestre, ZDnet, Digital Home revolution, 24 octobre 2011 95
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011– Les médias à l’épreuve de la délinéarisation et de la fragmentation, les temps dansent, Juin 2010– Shazam Button To Appear On Traditional TV Remotes, As If By Magic, Fastcompany, 12 janvier 2012– Brands Lining Up to Integrate Shazam into their Ads!, fiercetelecom.com, Juin 2011– Interview de Romain Drosne, latelevisionconnectée.fr, janvier 2012– Can Steve Jobs still teach us ?, Fastcompany, 14 septembre 2011– Consumers do want Facebook on the TV, Videonet, 4 janvier 2012– La VOD séduit désormais 21% des internautes en France, Hdnumérique.com, 10 janvier 2012– Internet poursuit sa conquête du téléviseur, technaute.cyberpresse.ca, 13 janvier 2012– Technicolor lance MediaNavi, sa nouvelle plateforme de contenu, au CES 2011, janvier 2011– Samsung Free the TV Challenge 2011 Finalists Push the Boundaries of Converged Entertainment Experiences, eon.businesswire.com, 5 janvier 2012– Frédéric Rose, Technicolor : "Léchec est au coeur du progrès", Le point.fr, 11 janvier 2012– Sony’s Google TV remote : Flying a Cessna is easier, Appmarket.TV, 276 octobre 2010– La social TV ou la voix de retour de la TV, inaglobal.fr, Laurent Esposito, avril 2011Rapports & études :– Télévisions connectées en France : Quelle stratégie pour un opérateur comme Orange ? Xavier Perret, AFMM, mars 2011– Les TV connectées : stratégies de positionnement pour TF1 publicité, groupe de travail MCI, mars 2011– Entretien avec Axel de Charentenay, Directeur des nouveaux médias chez Endemol, courtesy of NPA Conseil– Présentations Plinkers, Romain Drosne, 2011– Année de la pub Kantar 2011, Kantar, janvier 2012– Observatoire de l’e-pub 2011, SRI-Capgemini, janvier 2012– TV connectée : Rapport au ministre de la culture et de la communication et au ministre chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique, Mission confiée à MM. Takis CANDILIS, Philippe LEVRIER, Jérémie MANIGNE, Martin ROGARD et Marc TESSIER, novembre 2011– Médiamat annuel 2011, Médiamétrie, janvier 2012– Conditions de vie et aspirations des français, Credoc, 2010 96
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011– Observatoire TV Connectée, CSA-NPA, novembre 2011– A portrait of today’s tablet user, Online Publishers Association, juin 2011– Observatoire international des usages et interactions des médias 2011, Deloitte– Discours d’Emmanuel Gabla, conseiller du CSA, Université d’été du SNPTV, 29 juin 2010– Rapport de synthèse sur la publicité interactive, Cap Digital @ Holken Consultants & Partners, Novembre 2011 (non publié)– Afterwork IAB TV connectée, février 2011– Internet Connected TVs: The Next Living Room Evolution, White Paper © IAB & Adjust Your Set 2011– TV connectée et le point de vue du consommateur, Havas Media / Ipsos MediaCT, juin 2011– Baromètre « TV en Ligne » NPA, GFK octobre 2011– How connected Television transforms the business of TV, white paper based on the Futurescape strategy report Social TV © Futurescape Ltd 2011 97
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 ANNEXES 98
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011 Liste d’entretiens1. Xavier Perret , ORANGE, VP Service Partnership & Business Development2. Chem Assayag, NewMediaPlus, Deputy CEO chez New Media+/maTVpratique3. Frédéric Tapissier, TF1, Head of Innovation and CE partnership4. Mounir Toutah, TMT Conseil5. Olivier Ezratty, Digital media strategy consultant6. Siegfried Loeffler Technicolor, Presales Director7. Baptiste Flichy, Orange, web product manager8. Olivier Binse, Deloitte UK, Director Strategy Telecoms and Media9. Christian Bombrun , M6 Web, DGA10. Julie Demarigny, WB Digital Distribution France, VP11. Olivier ABECASSIS, e-TF1, DG12. André de Semlyen, Gong, AFDESI, messervicesTV.fr, Founder & CEO13. Romain Drosne, Plinkers, CEO14. Franck Ladoire, AVCesar.com, journaliste15. Marie-Christine CROLARD, NPA Conseil, DGA16. Roberto Mauro, Samsung, Director, Strategy & Business Development17. Pascal Lechevallier, Expert Nouveaux Medias18. Frédéric Pie, HUBEE, CEO19. Laurent Esposito, Bolloré Média, VP Digital20. Jonathan Benassaya, Deezer, Founder21. Nicolas Bry, Orange Vallée, Senior VP22. Stanislas Leridon, Dotscreen, CEO23. Benoît Bouffard, Chronoresto, Chef de projet24. Philippe Bornstein, Consultant25. Romain Cousi, Silicon Carne, CEO / Founder26. Laurence SONZOGNI, Bouygues Telecom, Content, micro-payment and advertising manager 99
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Sondage réalisé sur Survey Monkey du 24/8 au 30/10/2011 Auprès dune population non représentative de lapopulation française car CSP+, urbaineQ1. Vous regardez la TV : TOTAL BBOOM GENX GENY POSS.TV BOX ABONNES C+ POSS. SMARTTV POSS. TABLETTous les jours 48,6% 40,0% 50,0% 58,6% 49,0% 79,2% 41,7% 55,9%Plusieurs fois par semaine 34,9% 45,3% 33,8% 27,6% 35,9% 16,7% 50,0% 26,5%Quelques fois par mois 12,9% 14,7% 12,2% 13,8% 12,4% 4,2% 8,3% 14,7%Jamais 3,6% 0,0% 4,1% 0,0% 2,6% 0,0% 0,0% 2,9% Nombre de répondants 278 75 148 29 153 24 24 34Q2. Lorsque vous regardez la TV, vous diriez que vous passez : TOTAL BBOOM GENX GENY POSS.TV BOX ABONNES C+ POSS. SMARTTV POSS. TABLET+3h 8,6% 9,3% 7,4% 17,2% 5,9% 16,7% 20,8% 11,8%Environ 2/3h (info + 1 film ou 2/3 séries TV par ex) 62,6% 64,0% 62,2% 58,6% 63,4% 66,7% 54,2% 44,1%1h 17,6% 17,3% 19,6% 13,8% 20,9% 4,2% 12,5% 32,4%Moins de 1h 11,2% 9,3% 10,8% 10,3% 9,8% 12,5% 12,5% 11,8% Nombre de répondants 278 75 148 29 153 24 24 34Q3. Vous regardez:TOTAL Principalement Parfois Rarement JamaisDes films 2 2Des documentaires 3 1Les infos 1Des séries 3 2Des divertissements 1 3Des émissions de téléréalité 3 1 100
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Des programmes enfants 2 Nombre de répondants = 278Q3. Vous regardez (suite) :GENX Principalement Parfois Rarement JamaisDes films 2 2Des documentaires 3 1Les infos 1Des séries 3 2Des divertissements 1 3Des émissions de téléréalité 3 1Des programmes enfants 2 Nombre de répondants = 148GENY Principalement Parfois Rarement JamaisDes films 3 2Des documentaires 1 3Les infos 1Des séries 2 3Des divertissements 1 3Des émissions de téléréalité 2 2Des programmes enfants 1 Nombre de répondants = 29 Principalement Parfois Rarement JamaisDes films 2 2POSSESSEURS BOX TVDes documentaires 3 1 3Les infos 1Des séries 3 3Des divertissements 1 3Des émissions de téléréalité 2 2 101
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Des programmes enfants 1 Nombre de répondants = 153Q3. Vous regardez (suite) : Principalement Parfois Rarement JamaisDes films 2ABONNES CANAL+Des documentaires 3 1Les infos 1Des séries 2 2Des divertissements 3 1Des émissions de téléréalité 3 2Des programmes enfants 1 Nombre de répondants = 24POSSESSEURS SMART TV Principalement Parfois Rarement JamaisDes films 2 1Des documentaires 3 1 2Les infos 1 2Des séries 3Des divertissements 3Des émissions de téléréalité 3 2Des programmes enfants 1 Nombre de répondants = 24 102
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Q4. les chaines que vous regardez :TOTAL Principalement Parfois Rarement JamaisLes chaines «historiques» (TF1, France 2, France 3, M6) 67% 24% 6% 3%Canal+ 21% 23% 15% 41%La TNT (France 4, W9, Direct8, BFM TV, TMC, I-télé, Gulli, NRJ12, …) 22% 52% 16% 10%D’autres chaines de votre abonnement TV (Paris Première, Teva, TCM, LCI, Jimmy, Planète, KTO, Gourmet, …) 10% 16% 18% 56% Nombre de répondants = 278BABYBOOMERS Principalement Parfois Rarement JamaisLes chaines «historiques» (TF1, France 2, France 3, M6) 71% 24% 5% 0%Canal+ 17% 27% 15% 42%La TNT (France 4, W9, Direct8, BFM TV, TMC, I-télé, Gulli, NRJ12, …) 20% 49% 23% 7%D’autres chaines de votre abonnement TV (Paris Première, Teva, TCM, LCI, Jimmy, Planète, KTO, Gourmet, …) 9% 16% 18% 56% Nombre de répondants = 75GENX Principalement Parfois Rarement JamaisLes chaines «historiques» (TF1, France 2, France 3, M6) 62% 28% 6% 3%Canal+ 23% 22% 16% 40%La TNT (France 4, W9, Direct8, BFM TV, TMC, I-télé, Gulli, NRJ12, …) 20% 57% 13% 10%D’autres chaines de votre abonnement TV (Paris Première, Teva, TCM, LCI, Jimmy, Planète, KTO, Gourmet, …) 9% 18% 17% 55% Nombre de répondants = 148GENY Principalement Parfois Rarement JamaisLes chaines «historiques» (TF1, France 2, France 3, M6) 79% 17% 3% 0%Canal+ 15% 31% 19% 35%La TNT (France 4, W9, Direct8, BFM TV, TMC, I-télé, Gulli, NRJ12, …) 37% 44% 11% 7%D’autres chaines de votre abonnement TV (Paris Première, Teva, TCM, LCI, Jimmy, Planète, KTO, Gourmet, …) 12% 12% 16% 60% Nombre de répondants = 29 103
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Q4. les chaines que vous regardez (suite) :POSSESSEURS BOX TV Principalement Parfois Rarement JamaisLes chaines «historiques» (TF1, France 2, France 3, M6) 66,7% 26,8% 5,9% 0,7%Canal+ 21,2% 25,0% 12,1% 41,7%La TNT (France 4, W9, Direct8, BFM TV, TMC, I-télé, Gulli, NRJ12, …) 24,0% 54,8% 15,1% 6,2%D’autres chaines de votre abonnement TV (Paris Première, Teva, TCM, LCI, Jimmy, Planète, KTO, Gourmet, …) 10,9% 18,2% 18,2% 52,6% Nombre de répondants = 153ABONNES CANAL+ Principalement Parfois Rarement JamaisLes chaines «historiques» (TF1, France 2, France 3, M6) 50,0% 37,5% 12,5% 0,0%Canal+ 70,8% 25,0% 4,2% 0,0%La TNT (France 4, W9, Direct8, BFM TV, TMC, I-télé, Gulli, NRJ12, …) 28,6% 52,4% 14,3% 4,8%D’autres chaines de votre abonnement TV (Paris Première, Teva, TCM, LCI, Jimmy, Planète, KTO, Gourmet, …) 16,7% 27,8% 44,4% 11,1% Nombre de répondants = 24ABONNES CANAL+ Principalement Parfois Rarement JamaisLes chaines «historiques» (TF1, France 2, France 3, M6) 58,3% 37,5% 4,2% 0,0%Canal+ 20,0% 20,0% 20,0% 40,0%La TNT (France 4, W9, Direct8, BFM TV, TMC, I-télé, Gulli, NRJ12, …) 20,0% 55,0% 15,0% 10,0%D’autres chaines de votre abonnement TV (Paris Première, Teva, TCM, LCI, Jimmy, Planète, KTO, Gourmet, …) 9,1% 22,7% 18,2% 50,0% Nombre de répondants = 24 104
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Q5. Quel type d’abonnement TV avez-vous ? TOTAL BBOOM GENX GENYAucun, je regarde les chaines gratuites (TNT) 32,7% 40,00% 32,4% 20,7%Un abonnement triple play avec une box TV 27,0% 17,30% 33,1% 37,9%Un abonnement Canal+ 8,6% 9,3% 6,1% 3,4%TV connectée + abonnement internet 22,3% 26,7% 19,6% 34,5%Autre (veuillez préciser) 9,4% 6,7% 8,8% 3,4% Nombre de répondants 278 75 148 29Q6. Si, vous avez une box TV, laquelle ? TOTAL BBOOM GENX GENYOrange Livebox 29,9% 52,5% 25,0% 13,6%SFR Neufbox Evolution 4,2% 5,0% 3,1% 0,0%SFR Neufbox autre 10,8% 7,5% 11,5% 9,1%Freebox Revolution 9,6% 7,5% 9,4% 18,2%Freebox autre 23,4% 10,0% 29,2% 22,7%Autre (Numericable, Bouygues, …) 22,2% 17,5% 21,9% 36,4% Nombre de répondants 167 40 96 22 105
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Q7. Avec votre box ou votre TV connectée, quelles fonctionnalités utilisez-vous ? Principalement Parfois Rarement JamaisTV 82,1% 8,0% 1,9% 8,0%TV de rattrapage (MyTF1, Pluzz, M6 Replay, …) 8,9% 27,4% 10,3% 53,4%VOD 3,4% 26,5% 17,0% 53,1%Disque dur multimédia ou magnétoscope numérique 13,2% 23,0% 6,6% 57,2%Jeux àcontrôle du direct)(dont la demande 0,7% 2,0% 2,7% 94,6%Guide des programmes électronique 4,6% 17,2% 12,6% 65,6%Radios numériques 1,3% 12,3% 9,1% 77,3%Mediacenter 3,4% 2,0% 7,4% 87,2%Navigateur web 20,5% 4,0% 6,0% 69,5% Nombre de répondants = 168BABYBOOMERS Principalement Parfois Rarement JamaisTV 82,1% 10,3% 2,6% 5,1%TV de rattrapage (MyTF1, Pluzz, M6 Replay, …) 3,2% 25,8% 9,7% 61,3%VOD 3,1% 21,9% 9,4% 65,6%Disque dur multimédia ou magnétoscope numérique 5,6% 27,8% 8,3% 58,3%Jeux àcontrôle du direct)(dont la demande 3,0% 3,0% 0,0% 93,9%Guide des programmes électronique 3,0% 18,2% 3,0% 75,8%Radios numériques 2,9% 2,9% 2,9% 91,4%Mediacenter 0,0% 3,1% 3,1% 93,8%Navigateur web 24,2% 6,1% 3,0% 66,7% Nombre de répondants = 41 106
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Q7. Avec votre box ou votre TV connectée, quelles fonctionnalités utilisez-vous ?GENX Principalement Parfois Rarement JamaisTV 80,6% 8,6% 2,2% 8,6%TV de rattrapage (MyTF1, Pluzz, M6 Replay, …) 10,1% 30,3% 11,2% 48,3%VOD 3,4% 29,5% 22,7% 44,3%Disque dur multimédia ou magnétoscope numérique 17,8% 22,2% 6,7% 53,3%Jeux àcontrôle du direct)(dont la demande 0,0% 1,1% 4,5% 94,4%Guide des programmes électronique 5,5% 18,7% 15,4% 60,4%Radios numériques 1,1% 16,5% 13,2% 69,2%Mediacenter 4,5% 0,0% 9,0% 86,5%Navigateur web 17,8% 4,4% 6,7% 71,1% Nombre de répondants = 97GENY Principalement Parfois Rarement JamaisTV 90,9% 4,5% 0,0% 4,5%TV de rattrapage (MyTF1, Pluzz, M6 Replay, …) 10,0% 20,0% 10,0% 60,0%VOD 5,0% 20,0% 10,0% 65,0%Disque dur multimédia ou magnétoscope numérique 5,0% 25,0% 0,0% 70,0%Jeux àcontrôle du direct)(dont la demande 0,0% 0,0% 0,0% 100,0%Guide des programmes électronique 0,0% 15,0% 15,0% 70,0%Radios numériques 0,0% 9,5% 4,8% 85,7%Mediacenter 0,0% 10,0% 0,0% 90,0%Navigateur web 30,0% 0,0% 0,0% 70,0% Nombre de répondants = 22 107
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Q8. Lorsque vous regardez la TV, vous utilisez en même temps : TOTAL BBOOM GENX GENY POSS.TV ABONNES POSS. SMART POSS. POSS MULTI-Un smartphone 26,2% 9,3% 31,1% 51,7% 34,6% BOX 22,7% C+ 29,2% TV 38,2% TABLET 52,8% SMARTPHONE 58,7% TASKINGUn PC 36,2% 20,0% 41,9% 58,6% 43,1% 31,8% 33,3% 44,1% 52,0% 81,0%Une tablette numérique 7,4% 5,3% 7,4% 13,8% 8,5% 22,7% 16,7% 50,0% 13,0% 16,5%Aucun 53,1% 76,0% 45,3% 24,1% 43,1% 54,5% 54,2% 38,2% 29,3% 0,0%Autre (veuillez préciser) 3,7% 2,7% 5,4% 0,0% 3,3% 4,5% 4,2% 2,9% 4,9% 3,3% Nombre de répondants 271 75 148 29 153 22 24 34 123 121Q9. Si oui, que faites-vous avec cet autre appareil connecté? TOTAL BBOOM GENX GENY MULTI-Chercher des infos sur le programme regardé 21,4% 29,4% 18,7% 27,3% 22,1% TASKINGUtiliser Tweeter ou Facebook en lien avec le 11,1% 0,0% 9,3% 27,3% 11,5%Rechercher de programme TVprogramme regardé 16,2% 11,8% 17,3% 18,2% 16,8%Rien à voir avec le programme TV 83,8% 76,5% 86,7% 81,8% 84,1%Autre (veuillez préciser) 8,5% 11,8% 6,7% 4,5% 8,0% Nombre de répondants 117 17 75 22 113 108
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Q10. Si votre TV était smart et connectée, qu’aimeriez-vous faire ?TOTAL ça serait top ça serait pas ça mest égal ça ne RatingRegarder des films en VOD 23,4% 35,2% mal 19,5% 21,8% mintéresse 2,40 AverageRegarder des émissions en catchup 13,4% 18,0% 28,7% 39,8% 2,95 pas du toutRegarder des videos de type Youtube sur un grand écran 9,6% 22,2% 25,3% 42,9% 3,02Pouvoir regarder n’importe quel programme à n’importe quelle heure 40,2% 31,8% 12,6% 15,3% 2,03Consulter des infos en parallèle du programme regardé (filmographies, stats sportives, …) 13,4% 26,1% 27,2% 33,3% 2,80Interagir avec le programme regardé : votes, commentaires, … 5,7% 15,3% 28,0% 51,0% 3,24Jouer en simultané à un jeu télévisé 3,4% 7,7% 17,6% 71,3% 3,57Interagir avec vos amis et partager vos avis à propos du progr. sur les réseaux sociaux 5,4% 14,6% 21,5% 58,6% 3,33Pouvoir acheter directement sur votre TV un produit vu dans une émission 6,1% 14,6% 18,0% 61,3% 3,34Pouvoir acheter directement sur votre TV un produit vu dans une publicité 6,9% 12,6% 16,5% 64,0% 3,38Jouer en ligne 3,4% 7,7% 14,9% 73,9% 3,59Regarder et stocker des photos 14,9% 38,3% 17,2% 29,5% 2,61Lire, écrire des mails 13,8% 31,0% 18,8% 36,4% 2,78Surfer sur internet 19,2% 30,7% 19,2% 31,0% 2,62Trouver des applis dans un store (type app store, ou Android market) : météo, bourse, 10,0% 21,5% 24,1% 44,4% 3,03banque, … Nombre de répondants = 261 109
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Q10. Si votre TV était smart et connectée, qu’aimeriez-vous faire ?BABYBOOMERS ça serait ça serait pas ça mest ça ne RatingRegarder des films en VOD 18,7% 25,3% mal 21,3% égal 34,7% mintéresse 2,72 AverageRegarder des émissions en catchup top 5,3% 14,7% 28,0% 52,0% 3,27 pas du toutRegarder des videos de type Youtube sur un grand écran 9,3% 17,3% 18,7% 54,7% 3,19Pouvoir regarder n’importe quel programme à n’importe quelle heure 26,7% 33,3% 14,7% 25,3% 2,39Consulter des infos en parallèle du programme regardé (filmographies, stats sportives, …) 9,3% 18,7% 25,3% 46,7% 3,09Interagir avec le programme regardé : votes, commentaires, … 5,3% 9,3% 24,0% 61,3% 3,41Jouer en simultané à un jeu télévisé 2,7% 5,3% 12,0% 80,0% 3,69Interagir avec vos amis et partager vos avis à propos du progr. sur les réseaux sociaux 5,3% 10,7% 14,7% 69,3% 3,48Pouvoir acheter directement sur votre TV un produit vu dans une émission 6,7% 2,7% 16,0% 74,7% 3,59Pouvoir acheter directement sur votre TV un produit vu dans une publicité 5,3% 1,3% 17,3% 76,0% 3,64Jouer en ligne 2,7% 6,7% 8,0% 82,7% 3,71Regarder et stocker des photos 13,3% 30,7% 16,0% 40,0% 2,83Lire, écrire des mails 9,3% 24,0% 20,0% 46,7% 3,04Surfer sur internet 12,0% 26,7% 16,0% 45,3% 2,95Trouver des applis dans un store (type app store, ou Android market) : météo, bourse, 8,0% 16,0% 18,7% 57,3% 3,25banque, … Nombre de répondants =75 110
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Q10. (suite) Si votre TV était smart et connectée, qu’aimeriez-vous faire ?GENX ça serait ça serait pas ça mest ça ne RatingRegarder des films en VOD 23,6% 42,6% mal 17,6% égal 16,2% mintéresse 2,26 AverageRegarder des émissions en catchup top 14,9% 22,3% 27,0% 35,8% 2,84 pas du toutRegarder des videos de type Youtube sur un grand écran 6,8% 22,3% 31,8% 39,2% 3,03Pouvoir regarder n’importe quel programme à n’importe quelle heure 43,2% 31,1% 14,2% 11,5% 1,94Consulter des infos en parallèle du programme regardé (filmographies, stats sportives, …) 12,2% 31,8% 26,4% 29,7% 2,74Interagir avec le programme regardé : votes, commentaires, … 4,1% 18,9% 30,4% 46,6% 3,2Jouer en simultané à un jeu télévisé 3,4% 7,4% 16,9% 72,3% 3,58Interagir avec vos amis et partager vos avis à propos du progr. sur les réseaux sociaux 2,7% 16,2% 25,0% 56,1% 3,34Pouvoir acheter directement sur votre TV un produit vu dans une émission 2,7% 18,9% 18,2% 60,1% 3,36Pouvoir acheter directement sur votre TV un produit vu dans une publicité 2,7% 18,2% 14,9% 64,2% 3,41Jouer en ligne 2,7% 8,8% 12,8% 75,7% 3,61Regarder et stocker des photos 12,8% 41,9% 19,6% 25,7% 2,58Lire, écrire des mails 10,8% 33,1% 19,6% 36,5% 2,82Surfer sur internet 15,5% 36,5% 20,9% 27,0% 2,59Trouver des applis dans un store (type app store, ou Android market) : météo, bourse, 8,8% 23,0% 27,0% 41,2% 3,01banque, … Nombre de répondants =148 111
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Q10. (suite) Si votre TV était smart et connectée, qu’aimeriez-vous faire ?GENY ça serait ça serait pas ça mest ça ne RatingRegarder des films en VOD 37,9% 24,1% mal 27,6% égal 10,3% mintéresse 2,1 AverageRegarder des émissions en catchup top 24,1% 10,3% 41,4% 24,1% 2,66 pas du toutRegarder des videos de type Youtube sur un grand écran 24,1% 27,6% 17,2% 31,0% 2,55Pouvoir regarder n’importe quel programme à n’importe quelle heure 58,6% 37,9% 3,4% 0,0% 1,45Consulter des infos en parallèle du programme regardé (filmographies, stats sportives, …) 27,6% 24,1% 37,9% 10,3% 2,31Interagir avec le programme regardé : votes, commentaires, … 17,2% 10,3% 31,0% 41,4% 2,97Jouer en simultané à un jeu télévisé 6,9% 13,8% 34,5% 44,8% 3,17Interagir avec vos amis et partager vos avis à propos du progr. sur les réseaux sociaux 17,2% 17,2% 24,1% 41,4% 2,9Pouvoir acheter directement sur votre TV un produit vu dans une émission 20,7% 20,7% 24,1% 34,5% 2,72Pouvoir acheter directement sur votre TV un produit vu dans une publicité 31,0% 10,3% 24,1% 34,5% 2,62Jouer en ligne 6,9% 3,4% 41,4% 48,3% 3,31Regarder et stocker des photos 31,0% 41,4% 10,3% 17,2% 2,14Lire, écrire des mails 41,4% 31,0% 17,2% 10,3% 1,97Surfer sur internet 48,3% 17,2% 24,1% 10,3% 1,97Trouver des applis dans un store (type app store, ou Android market) : météo, bourse, 17,2% 27,6% 27,6% 27,6% 2,66banque, … Nombre de répondants =29Q11. Avez-vous un accès à internet ? TOTAL BBOOM GENX GENYOui 99,6% 100,0% 100,0% 96,6%Non 0,4% 0,0% 0,0% 3,4% Nombre de répondants 261 75 48 29 112
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Q12. Vous allez sur internet à partir (repartir 10 points entre ces 4 réponses, 10 étant une utilisation unique dun seul device) : TOTAL BBOOM GENX GENY POSS.TV ABONNES POSS. POSS. POSS MULTI-De votre PC 8,21 8,56 8,25 7,14 8,01 BOX 7,94 C+ 8,04 SMARTTV 7,59 7,08 TABLET SMARTPH 7,52 TASKINGDe votre tablette 1,35 1,23 1,48 1,07 1,47 3 2,54 4,83 2,2 1,91De votre smartphone 2,51 2,28 2,37 3,46 2,56 3 2,35 2,88 3,32 3,16De votre console de jeu ,25 0,04 0,1 1,33 0,07 0,17 2 1 0,42 0,42 Nombre de répondants 253 75 144 28 150 18 24 33 120 115Q13. Vous passez principalement votre temps sur internet à :TOTAL Principalement Parfois Rarement JamaisRechercher des infos 78,8% 19,6% 1,2% 0,4%Regarder des videos de type youtube 5,9% 34,4% 36,4% 23,3%Catch up TV 2,8% 10,4% 20,5% 66,3%Regarder des films (quelqu’en soit la source légale 9,5% 18,3% 19,4% 52,8%Publier et surfer sur les réseaux sociauxou non) 26,6% 20,6% 16,3% 36,5%Tenir un blog 9,0% 7,4% 8,2% 75,4%Consulter vos mails 95,3% 4,3% 0,0% 0,4%Acheter en ligne 18,2% 51,4% 20,6% 9,9%Autre (jeux, chat, travailler, …) Nombre de répondants = 257 113
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Q13. Vous passez principalement votre temps sur internet à (suite ):BABYBOOMERS Principalement Parfois Rarement JamaisRechercher des infos 73,3% 24,0% 2,7% 0,0%Regarder des videos de type youtube 5,5% 20,5% 37,0% 37,0%Catch up TV 1,4% 1,4% 15,3% 81,9%Regarder des films (quelqu’en soit la source légale ou non) 1,4% 9,6% 13,7% 75,3%Publier et surfer sur les réseaux sociaux 6,9% 15,3% 19,4% 58,3%Tenir un blog 10,1% 2,9% 7,2% 79,7%Consulter vos mails 100,0% 0,0% 0,0% 0,0%Acheter en ligne 8,2% 49,3% 26,0% 16,4% Nombre de répondants = 75GENX Principalement Parfois Rarement JamaisRechercher des infos 80,1% 18,5% 0,7% 0,7%Regarder des videos de type youtube 2,0% 40,1% 37,4% 20,4%Catch up TV 2,7% 14,4% 19,9% 63,0%Regarder des films (quelqu’en soit la source légale ou non) 6,2% 23,3% 21,9% 48,6%Publier et surfer sur les réseaux sociaux 28,8% 21,9% 17,8% 31,5%Tenir un blog 7,0% 11,2% 9,1% 72,7%Consulter vos mails 92,5% 7,5% 0,0% 0,0%Acheter en ligne 23,1% 49,0% 19,7% 8,2% Nombre de répondants = 148 114
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Q13. Vous passez principalement votre temps sur internet à suite) :GENY Principalement Parfois Rarement JamaisRechercher des infos 89,3% 10,7% 0,0% 0,0%Regarder des videos de type youtube 22,2% 40,7% 29,6% 7,4%Catch up TV 8,0% 12,0% 36,0% 44,0%Regarder des films (quelqu’en soit la source légale ou non) 44,4% 18,5% 18,5% 18,5%Publier et surfer sur les réseaux sociaux 60,7% 25,0% 3,6% 10,7%Tenir un blog 15,4% 0,0% 7,7% 76,9%Consulter vos mails 100,0% 0,0% 0,0% 0,0%Acheter en ligne 18,5% 70,4% 7,4% 3,7% Nombre de répondants = 28 115
  • La TV connectée : faits & usages dans un environnent multi-écrans Thèse professionnelle Hélène CHARTIER – MBA MCI 2011Q14. Vous possédez : TOTAL BBOOM GENX GENY MULTITASKINGTV connectée directement à internet 9,4% 12,0% 6,8% 17,2% 8,5%TV connectée via Box 59,8% 49,3% 64,2% 69,0% 71,8%Console de jeu connectée 10,2% 5,3% 12,8% 6,9% 16,2%Smartphone 48,0% 33,3% 50,0% 75,9% 71,8%Tablette 13,3% 10,7% 14,9% 13,8% 17,9%PC 81,3% 77,3% 81,1% 89,7% 85,5% Nombre de répondants 256 75 148 29 117Q15. Votre tranche d’âge : TOTAL MULTITASKINGBabyboomers (1945-1958) 29,3% 14,5%Génération X (1959-1980) 57,8% 65,0%Génération Y (1981-1996) 11,3% 18,8%Génération Z (post 1996) 1,6% 1,7% Nombre de répondants 256 117Q16. Votre foyer : TOTALVous vivez seul 21,9%Vous vivez en couple 32,4%Vous vivez en famille avec des enfants 30,5%Vous vivez en famille avec des ados 15,2% Nombre de répondants 256 116