DISCOURS DU PRESIDENT
LAURENT GBAGBO LORS DE LA
RENCONTRE AVEC L’ EQUIPE
NATIONALE DE FOOTBALL DE
COTE D’IVOIRE, LES ‘’ELE...
DISCOURS DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO LORS DE LA RENCONTRE
AVEC L’ EQUIPE NATIONALE DE FOOTBALL DE COTE D’IVOIRE, LES
‘’ELE...
me parler- c’est qu’il y a certainement des milliers d’Ivoiriens qui sont à travers le pays qui ne peuvent pas
me parler, ...
que les athlètes ne sont pas des orphelins. Dès qu’il a gagné, il a demandé une autorisation à ses dirigeants.
Ils lui don...
Upcoming SlideShare
Loading in …5
×

DISCOURS DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO LORS DE LA RENCONTRE AVEC L’ EQUIPE NATIONALE DE FOOTBALL DE COTE D’IVOIRE, LES ‘’ELEPHANTS’’

1,493 views

Published on

Published in: News & Politics, Business, Sports
0 Comments
0 Likes
Statistics
Notes
  • Be the first to comment

  • Be the first to like this

No Downloads
Views
Total views
1,493
On SlideShare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
3
Actions
Shares
0
Downloads
3
Comments
0
Likes
0
Embeds 0
No embeds

No notes for slide

DISCOURS DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO LORS DE LA RENCONTRE AVEC L’ EQUIPE NATIONALE DE FOOTBALL DE COTE D’IVOIRE, LES ‘’ELEPHANTS’’

  1. 1. DISCOURS DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO LORS DE LA RENCONTRE AVEC L’ EQUIPE NATIONALE DE FOOTBALL DE COTE D’IVOIRE, LES ‘’ELEPHANTS’’ 1/4
  2. 2. DISCOURS DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO LORS DE LA RENCONTRE AVEC L’ EQUIPE NATIONALE DE FOOTBALL DE COTE D’IVOIRE, LES ‘’ELEPHANTS’’ Je vous remercie. C’est maintenant une tradition pour moi, de vous recevoir avant chaque rencontre. Vous nous avez émus au Soudan (NDLR : en 2006, lors de la dernière journée des éliminatoires du Mondial en Allemagne), avant notre première Coupe du Monde, quand on vous avait annoncé votre qualification. On a vu tous nos joueurs en prière, Musulmans comme Chrétiens, demandant la paix pour la Côte d’Ivoire, interpellant les hommes politiques pour faire des efforts afin que la paix arrive. C’était très, très émouvant. C’est facile de faire la guerre, mais, il est difficile de l’arrêter. Aujourd’hui, je suis fier de vous dire qu’on a arrêté la guerre depuis 2005. On a signé l’Accord Politique de Ouagadougou. Maintenant, on va aux élections de façon irréversible. Aujourd’hui même, au moment où je vous parle, on est en train d’acheminer les listes électorales provisoires dans tous les sites ; dans tous les 11.000 sites, c’est-à-dire les 11.000 bureaux de vote sur toute l’étendue du territoire national, pour faire les dernières vérifications afin que chacun regarde si son nom y figure ou pas ; si ses nom et prénoms sont bien écrits. Aujourd’hui, depuis une demi-heure, ceux qui veulent, peuvent vérifier à distance par SMS ou grâce à l’Internet, ou par le biais du centre d’appels, si leurs nom et prénoms n’ont pas été omis ou égratignés. Ce caractère irréversible dans l’organisation des élections me réjouit. Et cela correspond à la phase qualificative des ‘’Eléphants’’ pour la CAN et le Mondial. Je suis beaucoup plus serein aujourd’hui que je ne l’ai été depuis que je vous reçois. Vous avez fait un bel effort d’affichage de la Côte d’Ivoire sur tous les écrans de toutes les télévisions du monde. Aujourd’hui, quand on parle de la Côte d’Ivoire, c’est en des termes différents. Je l’avais dit à Didier et Kolo, que depuis votre match amical contre la France, on avait perdu la rencontre, mais, les commentaires ont changé ; la Côte d’ Ivoire n’est plus considérée comme une terre de barbares. Mais, comme une terre où il y a des hommes civilisés qui savent même manier le ballon ! On sort donc de la crise. C’est un grand sujet de satisfaction et je pense que vous méritez cela. Vous méritez d’aller à la Coupe du Monde avec un pays réunifié, pacifié. Je crois que nous méritons de vous avoir ; d’avoir une belle équipe avec de beaux jeunes gens qui font la fierté de tout le monde ! Vous méritez vraiment qu’on vous offre la Paix. Et, au moment où la Coupe du Monde va commencer en juillet 2010, vous aurez un nouveau Président de la République- çà peut être l’ancien dans des habits nouveaux ; comme çà peut être un autre- mais, vous méritez d’avoir un pays qui va terminer son chemin de croix ; qui va terminer sa traversée du désert. Vous le méritez. Je suis heureux de vous le dire, pour que cela soit dans votre tête, votre cœur, afin que vous puissiez partir en Afrique du Sud, affermis. C’est la première nouvelle que je voulais vous donner, d’ici. Maintenant, concernant le football, on est qualifié ! Mais, je compte sur l’Entraineur. Et, je vous l’ai déjà dit, que je lui fais confiance. Quand je suis arrivé à Doha, au Qatar, j’ai rencontré notre ancien Entraineur, Gérard Gili . Il est venu me voir à l’hôtel, on a passé quelques heures à parler de football, et à reparler. Entre amateurs de Sports, lorsqu’ on se retrouve, on refait le monde. Vous êtes qualifiés brillamment ! Il nous faut vous accompagner pour aller brillamment, et à la CAN et à la Coupe du Monde. Vous connaissez nos points de vues, nous, les supporters ! Nous, nous voulons tout gagner. Le supporter veut toujours tout ! Il ne connaît pas la maladie de son joueur. Je suis très fier de voir Arouna revenir. Mais, il manque encore d’autres. J’ai dû parler et défendre l’Entraîneur après votre match au Malawi. J’étais au village, j’avais des audiences, donc je n’ai pas pu suivre le déroulement du match. Mais , on me tenait informer. Mais, après le match, mon petit- frère, qui a fait irruption là où j’étais, m’a dit : « je ne suis pas content ! Pourquoi l’Entraîneur a fait çà ? » . Je lui ai demandé qu’est- ce – que l’entraineur a fait ? Il a dit : « il n’a pas classé certains joueurs clé et puis on a failli perdre ; on a fait 1 à 1 seulement !». J’ai appelé la Télévision- parce que je me suis dis, si lui, il dit cela - il dit cela parce que il peut me voir pour 2/4
  3. 3. me parler- c’est qu’il y a certainement des milliers d’Ivoiriens qui sont à travers le pays qui ne peuvent pas me parler, qui ne peuvent pas parler à l’Entraineur et qui pensent comme lui. Un Entraîneur, ne joue pas un match ; il joue une compétition ou deux compétitions ! Et, il utilise les ressources humaines qu’il a sous la main pour la compétition ou ses compétitions. il a deux compétitions : la Coupe d’Afrique et la Coupe du Monde. Et , au moment où le match contre le Malawi commençait, il avait trois objectifs : Un : se qualifier par un match nul. Deux : aller à la Coupe d’Afrique. Trois : aller à la Coupe du Monde. Laissez chacun faire son travail .J e le répète aujourd’hui devant la Télévision pour que les Ivoiriens comprennent cela . En Côte d’Ivoire, nous avons des problèmes parce qu’on ne laisse pas chacun faire son travail. Ici, chacun veut faire le travail de l’autre. C’est le problème de la Côte d’Ivoire. Moi, il y a des fois où des gens viennent m’expliquer ce que je dois faire. Je leur dis : « merci, j’ai bien compris, il faut partir » ; et puis, je continue de faire mon travail. Monsieur l’Entraîneur, moi, je vous fais confiance. Faites votre travail. C’est vous qui êtes le responsable technique de toute l’équipe. C’est à vous qu’on demande des comptes. Aujourd’hui, on est heureux d’être qualifié. Mais, c’est parce qu’on a un Entraîneur ! On a de bons joueurs, c’est vrai ; mais, on peut avoir de bons joueurs et puis, avoir une catastrophe. Le rôle de l’Entraineur, c’est de doser, d’utiliser rationnellement, pas à pas , tout son monde jusqu’à ce qu’on arrive à la phase finale. Je dois vous dire cela pour que les Ivoiriens laissent les joueurs tranquilles ; et que nous fassions le travail de supporters : applaudir ; crier dans les tribunes, surtout quand çà ne va pas, et les pousser , en leur disant : « allez devant ! » .C’est cela notre rôle ; notre rôle, ce n’est pas de nous substituer à l’un ou à l’autre : ni à l’encadrement technique, ni aux dirigeants. Le jour où, quelqu’un veut être Président de la Fédération, il dépose sa candidature. S’il est élu, il devient Président de la Fédération, et puis, on le soutient aussi. S’il n’est pas élu, il s’en va s’asseoir. Le Président de la Fédération et son équipe choisissent des Entraineurs, un staff technique et on les laisse travailler. Le staff technique appelle les joueurs qu’il estime qu’il doit appeler. C’est ce que je voulais dire. Je voulais vous dire merci. Je suis avec vous. Vous ne me voyez pas, parce que ce n’est pas du tout dans mes habitudes de m’ingérer dans le travail technique. Tous ceux qui vous ont précédé, aucun d’entre eux n’a jamais été appelé par moi pour lui dire : « fais ceci ou cela ! ». Et je ne le ferai jamais ! Je connais trop les contraintes du football pour avoir tapé un peu dans le ballon avant, pour m’adonner à ces pratiques. Je n’ai jamais appelé un Entraineur- et ce n’est pas par désintérêt, mais par respect- j’estime que le football- surtout en Afrique, est au centre de trop de passions- Il ya trop de passions ! Disons, non justifiées ! Quand nous étions plus jeunes, le gardien de buts du Ghana, Mensah, après un match était, dans un bar ; il a été poignardé par un fanatique ! Il ya des passions. Le Ghana peut perdre un match ! Ils ont tué Mensah ! Qui était l’un des gardiens les célèbres d’Afrique ! Quelqu’un a pèté un câble ! Je ne veux pas que les Ivoiriens fassent cela. Je veux qu’ils aiment leur équipe ; qu’ils la soutiennent ! La soutenir, mais , ne pas décourager les acteurs. Il ya des fois où on dit des commentaires, où on entend des commentaires inappropriés sur des joueurs, des Entraineurs, des dirigeants. Quelque fois, un mot peut casser totalement le moral d’un joueur. Moi, j’ai 60 ans passés. Mais ces joueurs, ils sont autour de 20, 30 ans. Normalement, ce sont des enfants. Mon fils aîné est plus âgé que les Drogba, Kolo, Gnénery, Didier Zokora. On n’oublie ce fait. Je voudrais vous dire que je vous soutiens. Je serai au terrain, naturellement samedi, parce que je n’ai pas peur de ce match. Ce n’ est pas ce match qui est un enjeu. Ce match est un enjeu pour ceux qui sont dans notre poule. Pour nous, il est un enjeu de vérification. Monsieur l’ Entraineur, je vous soutiens. On fera ce qu’on peut pour que les gens vous laissenty tranquille. Parce que les gens crient sur l’Entraineur : « Fais ceci, fais cela» . Mais, quand il les suit et que l’équipe perd, ils ne disent pas qu’ils sont tous responsables. Ils disent : « c’est lui ! ». Je connaissais une époque, où les hommes politiques descendaient dans les vestiaires pour aller faire les classements : « un tel ne joue pas bien, il faut l’enlever ! » Cette période est passée, elle est révolue. Si tu fais cela, Monsieur le Ministre des Sports, tu vas avoir des problèmes avec moi. Jeunes gens, je vous remercie. Je vous remercie pour le maillot que vous m’avez offert, je vais aller le coller dans ma chambre, à côté de ma bibliothèque. J’ai toujours le maillot que Kolo m’a donné en 2001, à Paris. Et toi , Gnégnéry , je ne te remercierais jamais assez pour la ‘’Coupe aux grandes oreilles ‘’que tu m’a apportée. C’était mignon, chouette de voir un jeune compatriote qui joue en Europe et qui a compris en tant que joueur, 3/4
  4. 4. que les athlètes ne sont pas des orphelins. Dès qu’il a gagné, il a demandé une autorisation à ses dirigeants. Ils lui donné un avion, des agents de sécurité, ils ont emmené ici la Coupe. J’étais vraiment content. Merci. Et ce jour- là, il n’y avait pas de partis politiques. Tous les gens de Katiola sont venus : FPI ,PDCI, RDR… On était tous ici ! C’est cela, la Côte d’Ivoire. C’est pour tout cela que vous méritez qu’on offre la paix et les élections. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’on avance. Et que vous soyez fiers en allant à la Coupe du Monde ; fiers d’avoir un pays pacifié. Je vous remercie. Je vous soutiens. 4/4

×