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Bilan annuel boursier CDMC - 2010 -
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  1. 1. + BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 - Relance du marché boursier casablancais après deux annéePERFORMANCES & VOLUMES successives de baisse grâce, notamment, au regain de confiance Performance des investisseurs quant à la solidité des fondamentaux desINDICES Valeur principales sociétés composant le MASI et la résistance de Annuelle l’économie marocaine pendant des périodes de récessionMASI 12 655,20 21,17% économiques. Au final, les indices boursiers s’adjugent des progressions annuelles de +21,17% pour le MASI et de +22,10%MADEX 10 335,25 22,10% pour le MADEX;En M MAD VOLUME M % VQM La reprise de la trajectoire haussière au sein de la BVC estMarché central 103 891,82 63,6% 410,64 attribuable à l’embellie de la quasi-majorité des valeurs de cote casablancaise et essentiellement des grandes capitalisations tellesMarché de blocs 59 458,68 36,4% 235,01 que: BCP (+72,84%), ATTIJARIWAFA BANK (+50,74%),Marché global 163 350,50 100,0% 645,65 LAFARGE CIMENTS (+49,61%), IAM (+10,70%) et ADDOHA (+2,35%) ; Ces cinq valeurs participent, à elles seules, à hauteur de +14,90% à l’évolution du MASI sur l’année;PRINCIPAUX INDICATEURS Cependant, cette hausse a été limitée par la régression de certaines Capitalisation (MMAD) P/E 09 P/E 10E valeurs telles que : SBM (-35,91%), SONASID (-7,69%) et BMCE 579 019,8 20,6 17,5 BANK (-1,51%), Capi./PIB 10E P/B 09 P/B 10E La capitalisation boursière se hisse à 579, 02 Mrd MAD en progression de près de +70,13 Mrd MAD (+13,78%) par rapport à 75,4% 4,2 3,7 fin décembre 2009; Volume global 2010 (MMAD) D/Y 09 D/Y 10E Le Volume Quotidien Moyen se bonifie de près de 45% à 645,65 163 350,5 3,5% 3,7% MMAD contre 446,62 MMAD une année plus tôt; VQM 2010 (MMAD) Ratio de liquidité 2010* Drainé à hauteur de 63,6% sur le marché central, la volumétrie 645,7 17,3% globale annuelle s’établit à 163,35 Mrd MAD en élargissement de près de 48% par rapport au volume réalisé en 2009;* Ratio annualisé Les valeurs ONA, ATTIJARIWAFA BANK, ADDOHA et IAM captent près de 54% des échanges sur le marché officiel, avec des volumes respectifs de 18,50 Mrd MAD, 13,77 Mrd MAD, 11,96 Mrd MAD et 11,65 Mrd MAD; Directoire Yacine BEKBACHY En 2010, la BVC a accueillie deux nouvelles valeurs, CNIA Mohamed NAJI SAADA et ENNAKL Automobiles. La quatrième recrue du secteur de l’assurance et le distributeur tunisien ont pu concentrer des volumes respectifs de 2,65 Mrd MAD et 811,68 MMAD. Analyse et Recherche Halima ABOUTAJ Les deux nouvelles recrues de la cote casablancaise s’adjugent, au Kawtar KARBAL titre de leur 1er exercice d’introduction, des performances de +22,99% et +2,77% respectivement; Intermediation La bonne santé économique traduite par des indicateurs macro- Nizar KAZMANE économiques en amélioration, couplée à la volonté Othman BENOUHOUD gouvernementale de la mise à niveau des filières jugées à fort Guizlane TALOUFAT potentiel ainsi que le nombre non négligeable des introductions attendues pour 2011, ne pourrait que rassurer les investisseurs et Tel. (0522).94.07.44 promettre d’un renforcement conséquent de la BVC. Dans cette Fax. (0522).94.07.66 lignée, nous estimons que la hausse de la BVC devrait se
  2. 2. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 -RELANCE DE LA TENDANCE HAUSSIÈRE À LA BVCAprès deux années consécutives de déprime à la place boursière casablancaise, cette dernière se ressaisitet clôture l’année 2010 sur une hausse significative. En effet, l’indice général place sa performanceau-dessus du seuil de +21%, au moment où l’indice des valeurs les plus actives situe son évolutionau-delà de +22%. Il est à noter que cette embellie se concrétise suite au regain de confiance desinvestisseurs quant à la solidité des fondamentaux des principales sociétés composant le MASI et larésistance de l’économie marocaine pendant des périodes de récession économiques -confirmés àl’échelle internationale- ; Evolution du MASI et du MADEX depuis début 2010 (Indices indexés à 100 au 31/12/2009) Plus haut annuel de 12 932,38 pts (+23,83%) , le 09/12/10 125 120 115 110 105 100 Plus bas annuel de 10 291,75 pts (-1,46%) , le 01/05/10 95 04/01 30/03 22/06 17/09 15/12 MASI MADEXAu titre de l’année 2010, le MASI et le MADEX ont affiché des progressions annuelles de +21,17% et +22,10%respectivement. Toutefois, l’évolution de ces deux baromètres de la place est scindée en quatre phasesdistinctes :Une première phase de hausse accélérée, écourtée par quelques points d’inflexion. Durant cette périodes’arrêtant au 19 mai, le MASI a atteint 12 457,59 points soit une performance de +19,28%. On note, dans cesens, l’euphorie des investisseurs provoquée (1) généralement, par un retour aux fondamentaux du marchéboursier marocain et (2) spécialement, par une réaction positive quant aux annonces de résultats 2009 jugéssatisfaisants dans l’ensemble et l’opération stratégique du retrait de l’ONA et la SNI de la cote casablancaise ;Une seconde phase de baisse dans l’ensemble, allant du 19 mai au 19 août, tachée par une forte volatilité. Ace niveau, le marché a pu consommer une partie des gains cumulés sur la première phase (soit -7,69%) etatteint, in fine, son niveau de 11 499,64 Pts, soit une évolution de +10,11%. Consécutivement à un mouvementde prises de bénéfice, cette correction a eu lieu dans le but d’éponger les excès de hausses opérés depuis ledébut de l’année.Cette période a été marquée par la cotation de la valeur tunisienne ENNAKL survenue le 13 juillet 2010;Une troisième phase de relance allant jusqu’au 09 décembre, pendant laquelle le marché reprend son soufflepour confirmer sa trajectoire ascendante et ce malgré l’air capricieux du marché. Cette montée en puissances’est agrémentée par un plus haut annuel de 12 932,38 pts, soit un gain de +23,83% pour le MASI.Cette reprise témoigne de (1) l’apaisement des tensions concernant la panique des investisseurs quant à unebaisse indicielle en dessous de 12 000 pts, traduite par des ventes massives sur des valeurs jugées stables encette période comme ADDOHA, (2) une réorientation de l’intérêt vers les grandes capitalisations telle que 2
  3. 3. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 -ATTIJARIWAFA BANK. Cependant, les sous-phases de baisse témoignent de l’interrogation des investisseursquant au report de la cession de 8% de Maroc Telecom.Cette phase a connu aussi l’introduction, le 22 novembre 2010, de CNIA SAADA la quatrième recrue dans lesecteur de l’assurance.Et une dernière phase d’évolution baissière, écourtée, toutefois, par quelques rebonds techniques. Sur cettepériode, le marché absorbe les excès de hausse cumulés sur l’année. Cet inversement de la trajectoire s’inscritparticulièrement dans une logique de réalisation des bénéfices avant la fin de l’année 2010.Dans ce contexte, la valorisation globale du marché se hisse à 579,02 Mrd MAD en bonification de +13,78%comparativement à l’année précédente, soit un additionnel de +70,13 Mrd MAD.L’embellie du marché boursier casablancais émane, notamment, de la bonne conduite des secteurs phares dela cote, tels que : Banques, Télécommunications, Immobilier et Bâtiments/Matériaux de Construction. Notonsque ces quatre secteurs captent, conjointement, près de 80% de la capitalisation flottante totale avec des poidsrespectifs de 30,40%, 19,94%, 16,65% et 12,90%.ÉVOLUTION GENERALISÉE DES BLUE CHIPS HORS BMCE BA NK Sylviculture & papier Variation des indices sectoriels sur lannée 2010 Boissons Ingénierie & biens déquipind Chimie Immobilier Loisirs & Hôtels Télécoms Pétrole & Gaz Distributeurs Stés de financement Stés de portefeuilles Holdings Transport Sces aux collectivités Equip électroniques & électriques Assurances Banques Mat/Log & sces info Industrie pharmaceutique Bât & Matériaux de construction Agroalimentaire/Production Mines -42% -32% -22% -12% -2% 8% 18% 28% 38% 48% 58% 68% 78% 88% 98% 108% 118% 128%Force est de constater que 18 secteurs contre 3 ont clôturé l’année en hausse, en affichant, au final, desprogressions variant entre +2,84% et +128,22%. A ce niveau, il est à noter que l’intérêt porté par lesinvestisseurs aux petites et moyennes capitalisations sur le premier trimestre a été généralisé par la suite surtoute la cote.L’indice « Mines» se place en tête de liste des performances avec une progression de 128,22%, tirant profit, dela bonne tenue de toutes ses valeurs, essentiellement, MANAGEM (+183,75%), SMI (+128,92%) et CMT(+72,23%). Le second rang est à accorder à l’indice « Agroalimentaire/Production» qui s’apprécie, pour sapart, de 35,15% grâce au bon comportement de toutes ses valeurs, notamment COSUMAR (+46,07%),LESIEUR (+37,44%) et CENTRALE LAITIERE (+19,64%). En troisième rang, se positionne l’indice« Bâtiments/Matériaux de Construction» en s’adjugeant un gain de +32,96% suite, essentiellement, à la bonneperformance de toutes ses valeurs hors MEDIACO (-29,22%) et SONASID (-7,69%). 3
  4. 4. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 -Dans le registre des baisses, l’indice « Sylviculture & Papier» affiche la plus forte contre-performance de-40,77%, suite de l’affaissement de son unique valeur MED PAPER. Pour sa part, l’indice « Boissons » sedéleste de 17,50% à cause, particulièrement, de la régression de la valeur SBM (-35,91%). In fine, l’indice« Ingénierie & Biens d’Equipement Industriels» accuse un repli de 2,67% imputable au retrait de sa valeurDelattre Levivier MarocLe renforcement du marché émane, particulièrement, de la performance affichée par la quasi-majorité desgrandes capitalisations telles que : ATTIJARIWAFA BANK (+50,74%), BCP (+72,84%), LAFARGE CIMENTS(+49,61%), IAM (+10,70%), et ADDOHA (+2,35%). Ces cinq valeurs ont, fortement, contribuer à tirer le marchévers le haut et ce malgré la forte volatilité qui a marqué le marché en 2010.Par ailleurs, il est à signaler que le mouvement haussier du marché a été, partiellement, limité suite àl’évolution baissière de quelques grandes capitalisation telles que : SBM (-35,91%), SONASID (-7,69%)et BMCE BANK (-1,51%), LES PLUS FORTES VARIATIONS DE LANNÉE VALEURS Cours Performance VQM (KMAD) MANAGEM 681,00 183,75% 8 721,71 SMI 1 900,00 128,92% 3 779,67 OULMES 1 094,00 102,22% 15,20 UNIMER 1 700,00 79,89% 77,45 BCP 420,00 72,84% 19 974,92 STOKVIS 52,50 -20,21% 888,03 MEDIACO MAROC 121,00 -29,22% 67,67 BRASSERIES DU MAROC 2 179,00 -35,91% 608,17 MED PAPER 78,78 -40,77% 605,54 BALIMA 197,00 -89,55% 0,16 4
  5. 5. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 -RENFORCEMENT DES ÉCHANGESLe flux transactionnel annuel transigé sur le marché boursier atteint 163,35 Mrd MAD en amélioration de plusde 47% par rapport à l’année dernière. EVOLUTION MENSUELLE DES VOLUMES EN 2010 Volumes (MMAD) 30 050 27 050 10 409 24 050 8 451 21 050 13 943 18 050 11 900 15 050 2 729 332 12 050 5 821 19 770 9 050 414 15 053 256 1 972 453 6 050 10 509 10 685 2 780 8 381 8 882 7 092 3 050 4 841 4 572 5 491 5 387 3 228 50 Janv Févr Mars Avril Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Vol MC Vol MBPar compartiment, le volume du marché officiel s’est élargi de près 45% à 103,89 Mrd MAD par rapport auflux d’affaires de l’année 2009. A ce niveau, les valeurs ONA, ATTIJARIWAFA BANK, ADDOHA et IAMraflent près de 54% des échanges.En effet, ces quatre valeurs concentrent des volumes respectifs de 18,50 Mrd MAD, 13,77 Mrd MAD, 11,96Mrd MAD et 11,65 Mrd MAD.Le marché de blocs s’est, quant à lui, consolidé de près de 53% à 59,46 Mrd MAD contre 38,88 Mrd MAD uneannée auparavant. Dans ce contexte, 45% des transactions ont concerné l’échange de 7 702 913 titres CGI à uncoût moyen pondéré de 1 758,37 MAD.BMCE BANK a été, quant à elle, cédée à un prix unitaire de 255,63 MAD en monopolisant 18,7% deséchanges sur le marché de gré-à-gré. Il est à noter que ces deux flux tiennent compte du rachat, par CDGDéveloppement, de 8% du capital de BMCE Bank ainsi que l’acquisition, par RMA Watanya, de 8% du capitalde la filiale immobilière du groupe CDG. LES VALEURS LES PLUS ACTIVES DE LANNÉE CMP NBRE TITRES VOLUME (MMAD) Part (%) Marché central ONA 1 611,04 5 741 944 18 501 17,8% ATTIJARIWAFA 334,11 20 612 338 13 774 13,3% ADDOHA 112,68 53 054 393 11 957 11,5% ITISSALAT AL MARGHRIB 151,99 38 334 459 11 653 11,2% BCP 268,03 9 911 209 5 313 5,1% Marché de blocs CGI 1 758,37 7 702 913 27 089 45,6% BMCE BANK 255,63 21 699 603 11 094 18,7% 5
  6. 6. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 -FAITS SAILLANTS DE L’ANNÉE 2009PROGRAMMES DE RACHAT Délais Prix maximum Prix minimum de Nombre maximum dactions à Date du démarrageValeurs dacquisition dachat en MAD vente en MAD acquérir du programmeADDHA 18 mois 200 130 8 505 000 (3% du capital) 01/07/2009CARTIER SAADA 18 mois 30 17 468 000 (10% du capital) 25/11/2009IAM 18 mois 210 130 16 000 000 (1,82% du capital) 10/12/2009TIMAR 18 mois 380 250 19 500 (10% du capital) 28/12/2009BMCI 12 mois 1125 825 663 942 (5% du capital) 21/05/2010ATLANTA 18 mois 130 84 3 009 522 (5% du capital) 01/07/2010AUTO HALL 18 mois 130 80 944 000 (2% du capital) 06/07/2010LABEL VIE 18 mois 1500 1120 114 538 (5% du capital) 04/08/2010SALAFIN 18 mois 850 550 118 627 4,95% du capital) 17/08/2010SNEP 18 mois 600 380 120 000 (5% du capital) 01/09/2010ADI 18 mois 1000 650 605 000 (5% du capital) 09/11/2010INTRODUCTIONS Storc Industrie : Introduction en Bourse prévue pour début 2011Stroc Industrie, le concurrent direct de Delattre Levivier Maroc (DLM) et e numéro 2 de la constructionmétallique lourde prépare son dossier d’introduction à la Bourse de Casablanca. Après l’augmentationde capital, qui a vu le tour de table passer de 30 à 50 MMAD via une incorporation de réserves,l’entreprise de la famille Ziatt nourrit de fortes ambitions sur la place de Casablanca.La société réclame un chiffre d’affaires 2010 de l’ordre de plus de 450 MMAD contre 402 MMAD en2009 (+49%).De nombreux chantiers sont lancés notamment dans les nouvelles zones de logistique, des entrepôts,des plateformes de dernière génération. L’entreprise ambitionne d’accompagner les différents projets dehubs logistiques initiés notamment par la SNTL et l’ONCF. Autres projets phares à l’actif de Stroc, desusines clés en main pour des équipementiers automobiles (à l’instar de Faurecia dans la région deKénitra ou encore Snop dans la zone franche de Tanger). Stroc assure également d’importants chantierspour le compte de l’OCP. Il s’agit notamment d’un projet de laverie pour le compte du phosphatiernational à Khouribga. C’est une pièce maîtresse en amont du dispositif du gigantesque pipeline qui varelier le site de Khouribga à celui de Jorf Lasfar. Un marché de 300 MMAD.Le business model de Stroc Industrie est, pour rappel, orienté vers trois principaux métiers: laconstruction d’unités de stockage et traitement de liquides et gaz, la construction d’installations demanutention de produits en vrac. Enfin, les bâtiments industriels.CONJONCTURE ECONOMIQUE Croissance économique nationale : 2009 : Légère révision à la baisse à 4,9%Selon les dernières estimations du HCP, la croissance économique en 2009 vient d’être révisée à labaisse à 4,9% au lieu de 5,2% annoncés en mars dernier. Cette réalisation est le résultat (1) d’une haussede la valeur ajoutée agricole (non compris la pêche) de 30,6% au lieu de 16,3% en 2008, (2) d’uneaugmentation de la valeur ajoutée hors agriculture de 1% contre 4,1% en 2008 et (3) d’un accroissementde 4,6% des impôts nets des subventions contre 5% un an auparavant. A cet effet, le PIB hors agriculture(qui est égal à la valeur ajoutée hors agriculture augmentée des impôts sur les produits nets dessubventions) a augmenté, en 2009, de 1,4% contre 4,2% en 2008. 6
  7. 7. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 -2010 : Une prévision de 3,2%Conforté par l’annonce anticipée du FMI sur la fin de la crise, le Centre Marocain de Conjoncture CMCprévoit une croissance mondiale de l’ordre de 2,8% en 2010. Le Maroc, pour sa part, réaliserait unecroissance du PIB au-dessus de la moyenne mondiale à 3,2%. Cette estimation reste plus prudente quecelle avancée par Bank Al Maghrib qui table, quant à elle, sur une progression de 3,5%.Ceci grâce à l’exceptionnel cru agricole de 2009, avec 102 millions de quintaux de céréales. Toutefois, lesirrégularités des précipitations et les inondations récurrentes laissent entrevoir une baisse de -4,3% de lavaleur ajoutée agricole. Dans ce contexte, le redressement de la demande extérieure est providentiel. Ilbénéficiera en premier lieu au secteur des industries manufacturières dont la croissance serait portée à3,6%.2011 : Le CMC table sur un taux de 4,5%Pour le présent exercice, le CMC estime la croissance du PIB à 2,8% en termes réels, contre 4,9% en2009.En moyenne le PIB mondial devrait croitre de 4% en 2010 après avoir fléchi de 0,6% en 2009. Ceredressement est le fruit du bon comportement des économies asiatiques qui ont présenté une certainerésilience face à la crise et ont repris avec une grande célérité leur tendance expansionniste. Ces paysdevraient afficher un taux de croissance estimé à 8,5%.Le taux de croissance projeté par le Centre marocain de conjoncture (CMC) devrait se situer autour de4,5% en termes réels du PIB. Ce qui se traduirait en un gain de 1,7 pt par rapport à 2010. Cette prévisiontable sur la reprise des activités industrielles et des services à la faveur de l’amélioration de la demandeaussi bien interne qu’externe.2011 : Le HCP prévoit une croissance de 4,3%Dans le budget économique exploratoire pour l’année 2011, le HCP table sur une croissance nationalede 4,3% en 2011. Dans ce contexte, l’organisme table sur une augmentation du PIB non agricole de 5,4%.Cette évolution est attribuable à une progression de 5,7% du secteur secondaire et de 5,3% pour letertiaire. A contrario, le secteur primaire devrait connaître un léger recul de -2,7%. Cette donne se basesur un scénario moyen de 70 millions de quintaux pour la production céréalière durant la campagne2010-2011, en diminution de 5 millions de quintaux par rapport à 2009-2010. Par ailleurs, la demandeadressée au Maroc devrait connaître un rythme de croissance de 5,8% après son amélioration de 6% en2010. Les transferts des MRE devraient, également, progresser de 10% alors que les recettes du tourismeinternational afficheraient une hausse de 12%. PIB mondial : Hausse prévisible de 2,7% en 2010Selon un rapport de la Banque Mondiale sur les perspectives économiques mondiales, le PIB mondial areculé de 2,2% en 2009 et devrait augmenter de 2,7% cette année et de 3,2% en 2011. A ce niveau, lesperspectives de redressement sont, relativement, bonnes pour les pays en développement, avec unecroissance annoncée de 5,2% cette année et de 5,8% en 2011 contre 1,2% en 2009. Le PIB des pays riches,qui a baissé de 3,3% en 2009, devrait, quant à lui, augmenter de 1,8% en 2010 et de 2,3% en 2011.Le volume des échanges mondiaux, qui a accusé une baisse spectaculaire de 14,4% en 2009, devraitaugmenter de 4,3% cette année et 6,2% en 2011. Quant au taux de croissance en 2009, il pourrait varierentre 2,5% et 3,4%. Les cours du pétrole devraient se maintenir autour de 76 dollars le baril en moyenneet les prix des autres produits de base ne devraient pas augmenter de plus de 3% par an en moyenne en2010 et 2011. Levée des fonds : Dominance des gestionnairesLa répartition par profil d’investisseurs de l’opération de levée de fonds du Maroc à l’internationalrévèle une forte domination des gestionnaires de fonds à hauteur de 49%. Près de 20% du montantdemandé a été apporté par les banques, 14% par les fonds alternatifs, 5% par les assurances et les caissesde retraite. Du point de vue géographique, la demande des obligations marocaines a été, fortement,ressentie à 47% auprès des pays d’Europe, 20% des Etats-Unis via des fonds offshore, 4% de l’Asie. Il està noter que 8% de la demande parvient de la Suisse. Les 11 Mrd MAD issus de cette levée seront,exclusivement, réservés au financement du déficit budgétaire de 2011 qui a été estimé à 4% du PIB. 7
  8. 8. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 - Projet de loi de Finances 2011 :Plusieurs mesures de réformesLe projet de loi de finances 2011 a privilégié des mesures structurantes à travers des dispositifsd’accompagnement de réformes (La place boursière casablancaise) et la lutte contre l’économieinformelle et plus globalement contre la dissimulation de la base de l’impôt. Dans ce contexte, les deuxoutils de mobilisation de l’épargne, le Plan d’épargne action (PEA) et le Plan d’épargne logement (PEL)se voient aménager des incitations particulières sous forme de franchise d’impôt sur les revenusgénérés. Dans le premier cas, l’épargne constituée sous forme d’actions cotées à la BVC (par les sociétésde droit marocain) serait exemptée d’impôt sous réserve d’être conservée pendant cinq ans et ne pasdépasser 600 000 MAD. Le PEL bénéficiera, également, d’une mesure d’exonération sur les intérêtsgénérés s’il est destiné au financement de l’acquisition de l’habitation principale du bénéficiaire. Leplafond défiscalisé est fixé à 300 000 MAD.Création d’un fonds pour la promotion des investissementsL’une des nouveautés du projet budget 2011 est la création d’un fonds pour la promotion desinvestissements dont l’ordonnateur est le ministre des Finances. Il sera alimenté par 50% des produitsde cession au secteur privé des participations de l’Etat dans les établissements publics. A cela s’ajoutentles dons, legs et les recettes diverses. Selon le projet de loi de Finances, ce fonds servira audéveloppement des programmes d’investissements réalisés dans le cadre des stratégies sectorielles.Toutefois, il n’est pas à exclure que cette manne sert, également, à accompagner les grandes entreprisesmarocaines qui partent à l’assaut des marchés africains.S’inscrit dans une logique de dynamisation des investissements publicsLes priorités de la loi de Finances 2011 s’axent dans l’ensemble sur le renforcement de la dynamiqueéconomique avec la poursuite des grands chantiers et politiques sectorielles. Ainsi, le principal moteurde croissance sera encore une fois l’investissement public qui devrait passer à 167,3 Mrd MAD en 2011contre 162,3 Mrd MAD pour cette année.Les infrastructures vont concentrer à cet égard un gros pavé de 6,5 Mrd MAD pour le programmeroutier dont 3,3 Mrd MAD pour les autoroutes, près de 11 Mrd MAD pour les chemins de fer et ports.Quant aux stratégies sectorielles, c’est une enveloppe de plus de 16 Mrd MAD qui sera accordée à l’eau,l’environnement et l’énergie.Le budget prévu pour l’agriculture et le plan vert s’élève à 8,5 Mrd MAD. S’y ajoutent 3 Mrd MADdestinés à la stratégie nationale pour le développement de la compétitivité logistique. Le pacte nationalpour l’émergence industrielle n’est pas en reste puisqu’il sera doté d’un budget de 1,6 Mrd MAD.Un déficit budgétaire prévisionnel de 3,5%Selon le ministre des Finances, le niveau actuel de 4% du déficit budgétaire est jugé soutenable. Dans cecontexte, le ministre espère boucler le budget 2010 sans avoir recours à l’opération de privatisation de8% du capital de Maroc Telecom. A ce niveau, il envisage de réduire le niveau actuel du déficitprogressivement à 3% à l’horizon 2012, notamment à travers la baisse qui se profile des dépenses defonctionnement du gouvernement. Rappelons que la prochaine loi de finances 2011 prévoit un déficitbudgétaire de 3,5%. Enquête Bank Al Maghrib : Des perspectives d’évolution favorable pour l’industrieSelon la revue mensuelle de la conjoncture du mois d’octobre éditée par Bank Al Maghrib, lesperspectives d’évolution de l’activité manufacturière durant le 3ème trimestre sont favorables. En effet,les industriels ont anticipé une hausse de leur chiffre d’affaires même si deux mois plus tôt, les résultatsde l’enquête de conjoncture révèlent une baisse de la production d’un mois à l’autre dans l’ensembledes branches, à l’exception des industries agroalimentaires, mécaniques et métallurgiques. Seulement,le taux d’utilisation des capacités de production s’est situé autour de 72%. Quant au niveau actuel descommandes il est jugé quasi-normal alors que celui des stocks de produits finis reste important selon leschefs d’entreprises. 8
  9. 9. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 - Inflation : Hausse de 1% en 2009Au titre de l’année 2009, l’inflation s’établit à 1% et se situe, à cet effet, en dessous des prévisionsgouvernementales qui tablaient sur un taux de 2%. Pour le HCP, la hausse de l’indice des prix à laconsommation est attribuée aux produits alimentaires dont l’indice a augmenté de 1% alors que celuides produits non alimentaires a progressé de 0,9%. Pour ces derniers, la variation s’inscrit dans unefourchette allant d’une baisse de -4,5% pour les « Communications » à une hausse de 5,4% pourl’ « Enseignement ».Pour le mois de décembre, l’IPC, qui couvre l’ensemble de la population urbaine, a reculé de 0,5% suiteà la baisse de -1% des produits alimentaires couplée à une légère variation de -0,1% des produits nonalimentaires.Hausse prévisible en 2011Après une accalmie en 2009 et 2010, l’inflation devra repartir à la hausse l’année prochaine. En effet,d’après les estimations de Bank Al Maghrib, l’inflation devrait atteindre 2,3% en 2011, après un taux quidevrait ne pas dépasser 1% pour 2010, soit un niveau similaire à celui enregistré en 2009. Cette montéede l’inflation se déclencherait dès le premier trimestre de l’année prochaine. En fait, elle devrait se situerau cours des trois premiers mois de l’année 2011 autour de 2,3%. Et c’est le niveau qu’elle garderaitdurant le second trimestre de la même année, pour passer à un rythme supérieur au troisième trimestre,au cours duquel elle devrait atteindre 2,5% et finir à 2%. Ce taux devrait être maintenu au cours dupremier trimestre de l’année 2012. Compensation : l’Etat s’engage à verser 5 Mrd MAD d’arriérés d’ici fin décembreLa Caisse de compensation a décaissé, cette semaine, 2 Mrd MAD au profit des pétroliers afin d’éponger une partiedes arriérés de paiement de l’Etat qui reste redevable de 5 Mrd MAD. Selon le directeur de la Caisse decompensation, ce montant correspond à deux mois d’arriérés de paiement que le Trésor compte honorer d’icidécembre. En effet, l’année 2011 devra démarrer avec zéro dirham d’arriérés de paiement.A fin octobre, les charges de compensation ont avoisiné 17,5 Mrd MAD dont 1,5 Mrd MAD pour la subvention dusucre. Les dépenses de compensation étant nichées dans les charges communes de fonctionnement, leurfinancement s’effectue via cette rubrique, en particulier par un redéploiement de crédit.Pour le budget 2011, les dépenses de soutien des prix devraient rester dans la limite de 2 à 3% du PIB. Le budget2011 prévoit une enveloppe de 17 Mrd MAD. Standard & Poor’s : Le Maroc obtient l’ « Investment Grade »L’Agence internationale de notation Standard & Poor’s a réévalué le note accordée au Maroc en luipermettant le passage à « Investment Grade ». En effet, elle a revu à la hausse la note du créditsouverain de la dette à long terme en devises de BB+ à BBB- et celle de la dette en monnaie locale à longterme de BBB à BBB+ avec des perspectives stables. Le rating de Standard & Poor’s traduit les progrèsenregistrés par le Maroc qui a réduit son endettement et modernisé son économie. Au cours des dixdernières années, les finances publiques ont connu une évolution soutenue. Dettes publique : 47,1% du PIB 2009Malgré une conjoncture difficile, la dette publique est ramenée à 47,1% du PIB en 2009. Avec une baissede 0,2 point, le ratio de la dette du Trésor poursuit ainsi une tendance entamée depuis 10 ans et ce, àl’exception de 2005, une année marquée par la prise en charge des départs volontaires dans la fonctionpublique et l’apurement des arriérés de l’Etat vis-à-vis de la Caisse marocaine de retraite (CMR).Toutefois, en termes d’encours, la dette publique a progressé de 19,4 Mrd MAD (+6%) rompant ainsiavec les baisses successives enregistrées en 2007 et 2008. En effet, l’encours de la dette publique s’estétabli à 345,2 Mrd MAD en 2009 contre 325,8 Mrd MAD en 2008. Cette évolution est attribuable àl’augmentation de l’encours de la dette intérieure de 8,9 Mrd MAD et à celui de la dette extérieure de10,5 Mrd MAD sachant que l’année 2009 a été marquée par une baisse des transferts des MRE, un reculdes flux des capitaux et de la demande étrangère. 9
  10. 10. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 - Dettes du Trésor : Un encours de plus de 161 Mrd MADA fin juin, l’encours de la dette du trésor s’est établi à 161,3 Mrd MAD. Son poids dans le PIB avoisinetraditionnellement 20%. Dans ce contexte, la structure de cet encours par créancier révèle une fortedomination des institutions internationales à hauteur de 51%. Les créanciers libéraux, à savoir l’Unioneuropéenne, les pays arabes et d’autres pays viennent en seconde position avec un poids de 42%. Lereste a été assuré par les banques commerciales. Créances sur l’économie : Hausse de 12%Les créances sur l’économie ressortent en progression de 12% à fin août. A la même période de l’annéedernière, la hausse était de 17,8%. Pour leur part, les crédits à l’équipement s’apprécient de 25,8% tandisque les prêts immobiliers et à la consommation affichent des hausses respectives de 9,3% et 13,7%.Quant aux facilités de trésorerie, elles enregistrent une légère amélioration de 0,3%. Selon lesstatistiques de Bank Al Maghrib à fin août 2010, les créances sur l’économie laissent ressortir une baissedu taux de croissance des crédits destinés au secteur privé. Il passe de 15,2% à 9,7%. Dans le détail, lescrédits accordés aux MRE reculent de 13,5% à 8,7% alors que les prêts destinés aux sociétés nonfinancières se contractent de 9 points à 9,7%. Campagne agricole : Une récolte de 75 millions de quintauxEn dépit des aléas climatiques, le bilan de la campagne agricole 2009/2010 s’avère, finalement,satisfaisant. En effet, la production de céréales qui s’est établie à 74,6 millions de quintaux pour unesuperficie emblavée de 4,8 millions d’ha, soit un taux de rendement moyen de 15,6 quintaux/ha.Globalement, la production de la campagne est, certes, en baisse par rapport au record de 102 millionsenregistré lors de la campagne précédente, mais de loin supérieure aux performances des annéesantérieures. Ainsi, par rapport à la moyenne des trois dernières campagnes, la hausse est de 27% et sil’on remonte à cinq ans, elle s’établit à 21,8%. Levée : Levée d’un emprunt à l’internationalLa sortie du trésor sur le marché international a porté sur un milliard d’euros correspondant à unedemande de 3,2 milliards d’euros, soit plus que le double par rapport à l’offre. D’une durée de dix ans,ledit emprunt bénéficie d’un taux de 4,5%, soit près d’un point de moins qu’en 2007 (5,37%). A ceniveau, la prime de risque est de 200 points de base.Les investisseurs européens ont acquis 57% des obligations offertes par le Royaume. Ceux des Etats-Unis et de pays de la région Mena détiennent respectivement 20% et 19%. Suite au succès enregistrépour cette levée, le Maroc entend revenir de façon régulière sur le marché de la dette international. Iln’exclut pas, non plus, des levées libellées en dollars. OCP : Le groupe et l’américain Jacobs mettent 45 MMAD dans leur co-entreprise marocaineLe groupe OCP et l’américain Jacobs ont crée, récemment, leur co-entreprise au Maroc au nom deJacobs Engineering SA (JESA). Conformément au pacte d’actionnaires, le capital de cette structure,limité à 45 MMAD, est paritairement détenu entre les deux groupes. Il devrait être relevé aussi bien pardes apports en nature, notamment certains actifs de la Société marocaine d’études spéciales etindustrielles (SMESI), filiale de l’OCP dédiée à l’ingénierie, qu’en numéraire pour accompagner lesinvestisseurs futurs. Au niveau de la gouvernance, chaque partie dispose de trois sièges dans le Conseild’administration. TMSA : Lancement d’un emprunt obligataireL’Agence spéciale TangerMed (TMSA) s’apprête au lancement d’un emprunt obligataire de 2 MrdMAD garanti par l’Etat. Le financement du projet de TangerMed II dans sa première phase fait l’objetd’un tour de table avec plusieurs intervenants dont l’Etat, TMSA et le Fades et ce via la création d’unesociété dédiée, TM2. L’investissement total pour la première phase est de 7,5 Mrd MAD. Le financementest assuré, essentiellement, par un apport en fonds propres de 4 Mrd MAD répartis à parts égales entrel’Etat et TMSA. Les 3,5 Mrd MAD restants seront financés par endettement dont 2 Mrd MAD parl’emprunt obligataire. Le reste sera financé par un emprunt souscrit auprès du fades, de la BEI et duFonds d’Abou Dhabi, selon le montage original du projet. 10
  11. 11. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 - CDG : Prise de participations multiples Un décret autorise CDG développement et la BCP à prendre participation dans le capital de « MarocNuméric Fund » et de la société de gestion MTC Capital. Créé en mai 2010, ce fonds de capital risque estdoté d’une enveloppe de 100 MMAD, avec l’ambition affichée par ses créateurs de la porter à 150MMAD. Le fonds est dédié exclusivement aux entreprises d’ingénierie technologique. Le ticketd’investissement varie entre 500 000 et 8 MMAD sur plusieurs tours de financement. La caisse de dépôt et de gestion s’est vu autoriser, par un décret publié dans le BO du 21 octobre,une prise de participation dans le nouvel ensemble composé de l’ONA et de la SNI. La participationsera réalisée par conversion des 471 471 actions, soit 2,7% du capital de l’ONA que la CDG détientactuellement. La CDG prendra une participation à hauteur de 100 MMAD dans le fonds « A6 immobilier ». Il s’agitd’un fonds d’investissement dont l’encours cible pour son premier closing est fixé à 2,4 Mrd MAD. Ilinterviendra dans des sociétés Ad-hoc porteuses de projets immobiliers. Le fonds investiraprincipalement sur le segment résidentiel de l’axe Nord-Atlantique. Il investira dans un projet, par an, àhauteur de 120 MMAD à 1,5 Mrd MAD.ECONOMIE INTERNATIONALE FMI :Une reprise modérée et inégale en EuropeSelon le dernier rapport du FMI, l’endettement public a atteint la cote d’alerte dans la plupart des payseuropéens. A cet effet, l’organisme préconise de vigoureux efforts de rééquilibrage à moyen terme.Selon ce rapport sur les perspectives économiques régionales, une reprise modérée et inégale et del’activité dans toute l’Europe est observée, alimentée par le rebond du commerce mondial et les mesuresde relance prises par les pouvoirs publics.A cet effet, le FMI s’attend à ce que la croissance s’accélère dans la région en 2010-2011, mais les moteurstraditionnels de la reprise seront, sans doute, moins vigoureux que par le passé.FMI : Une croissance prévisionnelle de 4,2% pour le PIB mondialLe FMI a, légèrement, relevé sa prévision de croissance mondiale, mais a souligné les risques qui pèsentsur le reprise, en particulier la dette publique des pays développées et les déséquilibres dans les flux decapitaux.Après avoir reculé de 0,6% en 2009, le PIB mondial devrait croître de 4,2% cette année. Dans ce contexte,la croissance devrait être la plus lente en Europe (1,0% dans la zone euro, 1,3% au Royaume-Uni) et auJapon (1,9%). Elle serait plus élevée, en revanche, aux Etats-Unis (3,1%). Toutefois, elle serait tirée parles pays émergents et en développement (6,3%) avec en tête de liste, l’Asie (8,7% dont 10% pour laChine).Par ailleurs, les perspectives de croissance pour le Moyen-Orient sont favorables malgré l’impact de lacrise financière à Dubaï, en raison notamment de la politique de relance budgétaire et de la reprise del’économie mondiale. Selon le FMI, le PIB pour l’ensemble de la région devrait progresser de 4,5% en2010 puis de 4,75% en 2011.Pour le Maroc et la Tunisie, la croissance devrait se situer entre 3,25% et 4% en 2010 puis 4,5% à 5% en2011 si les exportations, le tourisme, les transferts des expatriés et l’investissement direct étrangercontinuent de s’améliorer. Pour sa part, le taux de croissance de l’Algérie devrait atteindre 4,6% en 2010et 4,1% en 2011. 11
  12. 12. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 - IDE : Une résistance face à la crise mondialeLe rapport annuel de la Cnuced explique que, malgré le fort impact de la crise économique et financièremondiale sur les programmes d’investissements des sociétés transnationales (STN), il n’y a pas eud’importants retraits d’actifs à l’international. Pour les experts, les résultats du sondage suggèrent quela crise a eu un impact sur les IDE moins destructeur que ce qu’ils craignaient. Ainsi seulement 18% des236 entreprises interrogées par les experts onusiens ont expliqué que la crise les avaient conduits àvendre ou à fermer une partie importante de leurs activités à l’international. A moyen terme, la Cnuceds’attend, néanmoins, à un renforcement des flux d’IDE. Ils devraient se situer dans une fourchette de 1300 à 1 500 milliards de dollars pour 2011 et de 1 600 à 2 000 milliards de dollars pour 2012, des niveauxencore inférieurs au pic d’avant crise, en 2007 (2 100 milliards de dollars).Concernant la distribution géographique des investissements, les pays en développement et entransition vers l’économie de marché se sont confirmés être des destinations de choix des dépenses encapital. Selon les experts onusiens, sur les 15 principales destinations d’investissement pour la périodejusqu’en 2012, neuf relèvent de cette catégorie de pays. La Chine, l’Inde et le Brésil sont, désormais, lestrois pays qui sont considérés comme offrant le meilleur potentiel d’attractivité, les Etats-Unis ayantperdu leur deuxième place au classement. La Russie arrive toujours en cinquième position. OMC : Révision à la hausse des prévisions de croissance du commerceL’OMC a revu à la hausse ses prévisions de croissance du commerce pour 2010. Elle s’attend ainsi à uneprogression sans précédent des échanges mondiaux de 13,5% contre 10% prévus jusqu’à présent.L’organisation relève, toutefois, que cette progression est largement imputable à la chute historique deséchanges commerciaux de 2009. Le commerce mondial avait connu une baisse en volume de 12,2%,marquant l’effondrement le plus important depuis la seconde guerre mondiale à cause de la crise etd’une forte contraction de la demande mondiale. Malgré tout, la forte reprise du commerce amorcée cesderniers mois est un signal de l’amélioration économique mondiale. Ce rebond donne les moyens desortir de cette récession économique et peut aider les gens à retrouver du travail. Compensation : FIN d’année tendueDepuis près de deux mois, les cours des produits pétroliers, en particulier le butane, ont flambé.L’année s’est également caractérisée par une augmentation des cours de produits tels que le sucre.Conjuguée au taux de change élevé, le «cocktail» est loin d’être facile à digérer. Ainsi, à côté des 14 MrdMAD inscrits dans la loi de finances 2010, la Caisse a également eu droit à des transferts d’argent pourfaire face aux charges supplémentaires dues à la flambée des cours. Le ministère des Finances opère unredéploiement sur les postes de fonctionnement pour honorer les engagements de la Caisse. La facturepourrait augmenter de 13 Mrd MAD sans pour autant atteindre les niveaux de 2008 (4,6% du PIB). Lapart de la compensation dans le PIB serait contenue aux environs de 3%. Cette situation et d’autrespoints dont les scénarios 2011 seront à l’ordre du jour du conseil d’administration de la Caisse prévujeudi 23 décembre. Le conseil d’administration examinera aussi les résultats du contrôle des entreprisesbénéficiaires des montants de la compensation. Externalisé depuis novembre 2008 à des cabinets privés,ce contrôle n’a pas révélé de dysfonctionnement pour l’année en cours.Le cabinet Masnaoui Mazars prend en charge la filière sucrière alors que Fidaroc contrôle le secteur deshydrocarbures. Jusque-là, la démarche poursuivie dans la réforme de la compensation, vial’amélioration de la gouvernance du système et la refonte de la structure des prix des produitspétroliers, a permis de réaliser des économies importantes. Idem pour la baisse du montant accordé à lacompensation du fuel industriel, laquelle pourrait se poursuivre durant les prochaines années. 12
  13. 13. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 -POLITIQUE MONETAIRE BANK AL MAGHRIB : De nouvelles mesuresAutre que le maintien du taux directeur à 3,25%, plusieurs décisions ont émané du conseil de Bank Al-Maghrib. BAM a, ainsi, statué sur la mise en place des mesures de relance de la petite et moyenneépargne, et ce, dès le début de 2011. Cela se traduira par «la généralisation des chèques pré-barrés, lerelèvement du plafond des comptes sur carnet à 400 KMAD (300 KMAD avant) et surtout ils serontenlevés de l’assiette de calcul de la réserve monétaire». Conséquence pour le système bancaire,l’injection de cash de l’ordre de 3 à 4 Mrd MAD.Autre mesure à venir, l’ouverture d’un compte zéro, sans exiger de mise de fonds de départ, avec unetolérance de 6 mois. En parallèle, le conseil a, dans le cadre de l’effort de bancarisation, fixé un objectifaux banques de bancariser les 2/3 de la population dans les 3 années à venir, en dépit de certainesréticences. Pour ce faire, Jouahri leur propose de poursuivre leurs efforts de diversification de produits(mobile banking …) et de communication. Pour ce qui est de l’accompagnement de TPE et PME, leconseil a demandé aux banques de faire une évaluation de toute l’action menée en faveur de cesentreprises depuis 2007. A ce titre, une rencontre régionalisée pour ces entreprises est envisageable àl’image de celle de 2007. Le conseil de BAM se mobilise également avec les banques pour CasablancaFinanceCity (CFC). Pour les autorités monétaires, deux chantiers doivent être accélérés. Le premier a trait aufinancement «le financement par le marché». Les institutions qui vont s’y installer sont des grossescapitalisations qui vont apporter toute l’innovation financière et tous les produits dont elles disposent.Il est donc nécessaire que nos banques et notre place soient préparées à supporter la concurrence etsurtout la comparaison.Le secteur bancaire doit, à son tour, y apporter sa contribution notamment via une présence sur placeou encore une coordination entre les acteurs bancaires et financiers pour apporter une solution àl’objectif de développement économique et social dans cette déclinaison territoriale. Banque Mondiale : Un financement de 4,8 Mrd MAD pour le MarocLa Banque Mondiale a mis en évidence les nouvelles lignes directives du Cadre de Partenariatstratégique (CPS) pour la période 2010-2013. Le partenariat en question sera financé à hauteur de 600millions de dollars (4,8 Mrd MAD) par an, soit le double du financement annuel accordé au Maroc dansle cadre de la précédente stratégie de coopération (CAS 20065-2009).Le CPS s’articule autour de trois axes majeurs. Le premier est relatif à la croissance, la compétitivité etl’emploi. A ce titre, l’objectif de la banque est d’aider le Maroc à créer un plus grand nombre d’emploiset de meilleure qualité, par le biais d’un ensemble intégré d’interventions politiques visantl’accroissement des investissements et une croissance accélérée dans les secteurs à forte valeur ajoutée.Pour le deuxième volet, l’accent sera mis sur la prestation de services aux citoyens. Dans ce cadre, lesprincipaux instruments d’interventions de la Banque Mondiale restent une combinaison de services etde conseils et de prêts à l’appui de la réforme de l’administration publique (PARL). A cet effet, labanque continuera, également, d’apporter son soutien à l’INDH, dans le cadre de la deuxième phased’’éxécution du projet, qui s’étalera sur la période 2011-2015. Elle prévoit, aussi, de s’impliquer dansl’amélioration de la qualité des soins de santé et dans un accès plus équilibré à ceux-ci.Le troisième volet couvre le développement durable dans un contexte de changement climatique. A ceteffet, des prêts d’investissement et des lignes de crédit seront mis en place pour promouvoir l’efficacitéénergétique, le développement des énergies renouvelables, ainsi que l’investissement dans des sourcesd’énergie à faible intensité de carbone. 13
  14. 14. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 - FMI : Résilience de l’économie marocaineLe FMI demande à ce que sur le budget, l’Etat marocain soutienne l’investissement public. Tant il estvrai que l’expansion rapide au crédit ces dernières années fait craindre au FMI de voir les créances ensouffrance augmenter de façon significative. Pourtant, l’expansion du crédit est tombée en moyenne de23% par an entre 2006 et 2008, à 12% environ 2009. Parallèlement, la part des créances en souffrance afortement diminué au cours des cinq dernières années.Par ailleurs, les analystes suggèrent que le taux de change actuel soit globalement en ligne avec lesparamètres économiques fondamentaux. D’autant plus que l’évolution du solde extérieur courant ainsique des indicateurs fondés sur les prix laissent entrevoir une légère appréciation du taux de change réelen 2009. Cependant, selon le FMI, des efforts considérables s’imposent pour diversifier l’économie et larendre moins dépendante de l’agriculture, améliorer la productivité, le climat des affaires, etcLa croissance hors agriculture, a été de l’ordre de 2,3% et selon les projections, la croissance globaledevrait s’élever à 4% en 2010. Pour sa part, l’inflation est l’une des plus faibles de la région tandis que lapolitique budgétaire a été expansionniste et le taux de change effectif est resté proche de son niveaud’équilibre. Concours à l’économie : Poursuite de la tendance haussièreSelon les statistiques monétaires du mois d’avril de Bank Al Maghrib, les concours à l’économie ontprogressé de 2% comparativement à fin 2009 pour s’établir à 597,2 Mrd MAD. Cet accroissement est,notamment, le fruit de la hausse de 3,4% à 533,7 Mrd MAD des crédits accordés aux entreprises et auxparticuliers. Dans le détail, la Banque Centrale signale dans son rapport que l’ensemble des catégoriesdes crédits a connu une hausse au terme des quatre premiers mois de l’année en cours. En effet, lescrédits à la consommation se sont bonifiés de 3,2% tandis que les prêts à l’équipement et de trésorerie sesont accrus de 2,7% et de 0,2% respectivement. Toutefois, l’engouement le plus marquant du début del’année 2010 était relatif aux crédits immobiliers dont l’encours s’est apprécié de 4% pour s’établir à179,3 Mrd MAD.Cependant, cette évolution positive des indicateurs d’activité des banques a été entravée parl’alourdissement de 1,8% de l’encours des créances en souffrance des banques marocaines. Ce derniers’est établi, en effet, à 31,6 Mrd MAD à fin avril 2010. Bank Al Maghirb : Maintien du taux directeur à 3,25%Selon Bank Al Maghrib, le redressement des activités non agricoles devrait se confirmer à conditionque, sur le plan international, la détérioration récente de la situation financière ne se propage pas à lasphère réelle. Dans ce contexte, les experts de BAM estiment que le PIB devrait progresser à un rythmeinférieur à celui enregistré en 2009, soit entre 3% et 4%. En cause, la contraction prévisible de laproduction agricole par rapport au niveau exceptionnel connu en 2009.Pour la Banque Centrale, la hausse prévisionnelle de l’inflation devrait se hisser à 1,7% en moyenne surl’horizon de six trimestres, contre 1,4% en mars 2010. Pour l’année 2010, elle devrait s’élever enmoyenne à 1,2% comparativement à 1% dans le rapport de la politique monétaire de mars 2010. Autroisième trimestre 2011, elle devrait se situer à environ 2%. Dans ce contexte, les risques d’inflationrestent, légèrement, orientés à la hausse en rapport avec les perspectives d’évolution des prix àl’importation et du crédit bancaire. A cet effet, Bank Al Maghrib décide de maintenir le taux directeur à3,25%. 14
  15. 15. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 -COMMERCE EXTERIEUR Commerce extérieur : La facture pétrolière se hisse à 22,1 Mrd MADSelon l’office des changes, les exportations de biens ont marqué, à fin novembre 2010, un rythme decroissance plus soutenu par rapport aux importations. En effet, elles ont crû de 26,6% alors que lesachats à l’extérieur ont progressé de 12,7%. Cette embellie est due pour l’essentiel aux performances desphosphates et dérivés qui ont rebondi de 88% à 32,1 Mrd MAD. Hors phosphates et dérivés, lesexportations ont augmenté de 14,6% à près de 100 Mrd MAD.Pour leur part, les importations, hors pétrole, ont augmenté de 10,2% à près de 247,7 Mrd MAD contre224,7 Mrd MAD à fin novembre 2009. Quant à la facture pétrolière, elle s’est élevée à 22,1 Mrd MADcontre 14,6 Mrd MAD au terme des 11 premiers mois de 2009.A cet effet, le déficit commercial s’est encore creusé à 137,7 Mrd MAD en raison, particulièrement, dupoids de la facture pétrolière ainsi que les importations des demi-produits notamment, les achats descomposants électroniques, de produits chimiques, des matières plastiques, de cuivre, de fer et d’acier.Les données de l’Office des changes font aussi état d’une augmentation de 7,5% des transferts des MRE,dégageant une amélioration de près de 3,5 Mrd MAD d’une période à l’autre. Leur montant global aatteint 49,5 Mrd MAD contre 46 Mrd MAD à fin novembre 2009.De leur côté, les investissements extérieurs et prêts étrangers confirment le léger redressement desrecettes déjà observé à fin octobre dernier après un recul durant tous les autres mois de l’année. Cesrecettes ont enregistré une hausse de 2,2% au terme des 11 premiers mois en comparaison avec la mêmepériode de l’année précédente. Au total, 25,4 Mrd MAD ont été comptabilisés comme recettes au lieu de48,3 Mrd MAD. Néanmoins, les dépenses ont explosé de 87% pour atteindre près de 23,3 Mrd MADcontre 12,4 Mrd MAD à la même période de 2009. Cette aggravation s’explique, en particulier, par lahausse des dépenses au titre des cessions d’investissements étrangers dont le montant a grimpé à 21,4Mrd MAD. Ceci, en dépit du faible niveau des remboursements des prêts privés dont le montant aatteint 628,6 MMAD. Echanges extérieurs : Les exportations se distinguentPour le 5ème mois consécutif, la hausse des exportations dépasse celle des importations. En effet, à finoctobre dernier, les exportations des biens ont augmenté de 26,8% en glissement annuel à plus de 121Mrd MAD contre 95,4 Mrd MAD à la même période de 2009. Toutefois, les importations, en progressionde 13,3%, pèsent toujours sur le déficit commercial. Même en gagnant 5,2 points ce dernier reste encoreà moins de 50%. A elle seule, la facture énergétique s’est aggravée de 58,4% à 20,6 Mrd MAD contre 13Mrd MAD à la même période de l’année précédente.Hors pétrole, les achats à l’extérieur ont marqué une croissance de 10,4% à 224,6 Mrd MAD au lieu de203,4 Mrd MAD. Hors phosphates et dérivés, les exportations ont progressé de 15% totalisant unmontant de 91,7 Mrd MAD contre 79,7 Mrd MAD.Les résultats préliminaires des échanges extérieurs font état de l’amélioration de la majorité des secteurssuivis par le Comité de veille stratégique. Il en est ainsi de l’activité automobile dont les exportationsont augmenté de 39,5% et celles du secteur électronique de 22,6%. Pour leur part, les produits de la mer,articles de bonneterie et l’aéronautique ont amélioré leurs expéditions, respectivement de 6,7% ; 2,6% et2,2%.Par ailleurs, les recettes de voyages et les transferts des MRE ont progressé respectivement de 6,3% et de7,7%. Les transferts de fonds effectués par le MRE ont affiché une amélioration de plus de 3,2 Mrd MADpassant de 41,9 Mrd MAD à 45,1 Mrd MAD.Quant aux recettes de voyages, la progression s’est traduite par un mieux de 2,7 Mrd MAD. Au total, lesrecettes ont atteint 47 Mrd MAD au lieu de 44,3 Mrd MAD à fin octobre 2009. Etant donné, la haussedes dépenses qui s’est située à 17, 3%, le solde dégagé s’est établi à près de 38,9 Mrd MAD contre 37,3Mrd MAD, soit une amélioration de 4,2%. 15
  16. 16. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 - Commerce extérieur : Un taux de couverture de l’ordre de 74,6%Selon l’Office des changes, sur la période de janvier à octobre, le taux de couverture des importations par lesexportations s’est amélioré de plus de 1,9% par rapport à la même période de l’année précédente pour se hisser à74,6%. Dans le détail, les exportations de phosphates se sont envolées de 87,2% pour atteindre 29,3 Mrd MAD. Autotal, les exportations du Maroc ont progressé de 17% à 208 Mrd MAD.Du côté des importations, l’accroissement s’est limité à 14%. Ainsi leur volume s’est établi à 279 MrdMAD dont la grande majorité a concerné les achats de biens, en particulier, le pétrole dont l’importations’est accrue de 26% à 20 Mrd MAD.Pour leur part, les recettes touristiques se sont appréciées de 6,6% par rapport à fin octobre 2009, pourse hisser à 47,2 Mrd MAD. Dans cette lignée, elles sont restées supérieures à 6,7% comparées à lamoyenne des 10 premiers mois des années 2005 à 2009.De son côté, la contribution des MRE s’est appréciée de 7,7% pour s’élever à 45 Mrd MAD contre 42Mrd MAD à fin octobre 2009. Par ailleurs, Le montant des IDE s’est amélioré de 1,7% pour s’établir à 24Mrd MAD, soit une manne supplémentaire de 402 MMAD. Toutefois, comparées à la moyenne des dixpremiers mois des années 2005 à 2009, ces recettes ont baissé de 7,5%. Toutefois, les avoirs extérieursnets se délestent de 2,2% à 188 Mrd MAD. Ce repli est imputable aux avoirs extérieurs nets des autresinstitutions de dépôt. Ceux de Bank Al-Maghrib se sont au contraire bien comportés.Métaux précieux : Une stabilisation des cours est attendueLes professionnels du secteur des métaux précieux tablent sur une stabilisation du cours de l’or pendantles douze mois à venir. Selon les banquiers, courtiers et compagnies minières participant à la conférenceorganisée par le marché londonien LBMA, l’once d’or devrait atteindre dans un an un prix de 1 400dollars.Face à l’incertitude entourant la solidité de la reprise économique, notamment aux Etats-Unis et à lavolatilité des marchés d’actions et d’obligations, l’or jaune joue plus que jamais son rôle de valeurrefuge. Le métal jaune entraîne dans son sillage l’argent ainsi que d’autres métaux précieux, comme leplatine et le palladium.POLITIQUE MONETAIRECréances sur l’économie : Un repli de -0,7%Au terme du mois de juillet, la masse monétaire s’est établie à 882,78 MMAD, en croissance de 0,3% surun mois et de 6,3% sur une année. Quant aux créances sur l’économie, elles se sont situées à 703,32MMAD, en recul de 0,7% sur un mois. Cette évolution est liée à un repli de -4,5% des créances diversessur la clientèle et à un retrait de -3,1% des comptes débiteurs et des crédits de trésorerie. A contrario, lescrédits à l’équipement ont progressé de 3,6%, au terme de juillet 2010 tandis que les crédits immobilierset à la consommation ne se sont crûs que de 0,9% et de 0,6% respectivement. Les créances ensouffrances, quant à elles, ont augmenté, sur un mois, de 2,5% à 32,40 MMAD.Bank Al Maghrib : Maintien du taux directeur à 3,25%Le Conseil de Bank Al-Maghrib, qui a tenu sa réunion trimestrielle mardi 21 septembre, a finalementopté pour le maintien du taux directeur au niveau actuel de 3,25%. Cette décision a été, en partie,motivée par une stabilité des prix des matières premières. En effet, selon la Banque Centrale, l’inflationest restée modérée, du fait de l’absence de pressions significatives émanant de la demande interne et duniveau bas de l’inflation chez les principaux partenaires extérieurs. Celle-ci est revenue, en glissementannuel, de 1,1% en juillet à 0,6% en août. En revanche, l’inflation sous-jacente, qui reflète la tendancefondamentale des prix, s’est stabilisée autour de 0,4% au cours des quatre derniers mois après s’êtreétablie à 0% depuis la fin de 2009. 16
  17. 17. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 -TELECOMMUNICATIONSTélécommunications : Stagnation du pars fixe et Internet ADSLSelon l’ANRT, le taux de pénétration sur le segment mobile a atteint, à fin septembre 2010, 97%, soit30,5 millions d’abonnés pour 31,4 millions d’habitants. Sur ce marché, Maroc Telecom se positionne entête de liste avec plus de 16,7 millions de clients, suivi de Méditel avec près de 10,7 millions et Inwi quia réussi à capter 3 millions d’abonnés. Sur le marché de l’Internet, l’ADSL reste stagnant en nombre delignes depuis deux ans. Cette offre attire 29,29% des 1,65 million d’internautes. Pour sa part, le parcInternet 3G reste très dynamique avec presque 150 000 clients nets par rapport à juin 2010. Il porte sur70,53% de part de marché pour plus de 1,16 million de clients où l’offre Maroc Telecom progresse audétriment d’Inwi et de Méditel. Par ailleurs, le marché du fixe, dont le parc global est de 3,7 millions declients, ne connaît, non plus, de révolution. Il reste stable avec une très légère croissance du parc Baynd’Inwi (66,49% de part de marché) devant Maroc Telecom (33,12%) et Méditel (0,39%). A ce niveau, onnote le maintien d’une position éminente de l’opérateur historique sur le fixe entreprise (94,16%) contre3,66% pour Méditel et 2,18% pour Inwi. Télécoms : Une vraie bataille se prépare entre les différents opérateursLe Maroc est le pays ou l’on téléphone le moins. Mais les dépenses en télécommunications y sont lesplus élevées. En effet, le pays affiche une moyenne de 52 minutes consommées par mois par clientcontre 284 minutes pour les pays émergents, en moyenne. Cette particularité du marché des télécomsmarocain tient à la cherté des tarifs de communications. La minute est facturée en moyenne à 2 MAD,bien loin des 0,8 MAD pratiqués en moyenne au niveau international.Il reste que dans la configuration actuelle du marché national, les sources de croissance futures sontintimement liées à une baisse des tarifs. L’agence nationale des télécommunications (ANRT) n’a pasmanqué de le rappeler dans sa dernière note d’orientation 2010-2013. Elle a également imposé denouveaux tarifs de terminaison mobile que les opérateurs doivent respecter avant cette échéance.Il s’agit des frais facturés par l’opérateur de l’abonné appelé à celui du client qui émet l’appel.Maroc télécom et Méditel devront baisser leurs tarifs de 65% et 70% pour Wana. Le tarifd’interconnexion sera ainsi ramené à 0,40 MAD pour l’ensemble des opérateurs. En attendant que lesopérateurs s’alignent sur les mêmes tarifs, Méditelecom payera désormais 0,80 MAD au titre des fraisd’interconnexion à IAM contre 1,15 avant juillet. Cela permettra également de réduire le coût de lacommunication supporté par le client.Maroc Telecom :Cession définitive de 51% de Gabon Telecom à Maroc TelecomL’Etat gabonais et Maroc Telecom ont signé, le 23 décembre à Libreville, un accord qui clôtdéfinitivement le processus de privatisation de Gabon Telecom et sa filiale de téléphonie mobile,Libertis.Au titre des engagements pris dans le mémorandum d’entente, il a été procédé à la restructurationfinancière de Gabon Telecom. Dans ce contexte, l’acquisition de la majorité du capital de GabonTelecom aura coûté 61 millions d’euros, soit près de 679 MMAD.Croissance soutenue sur toutes les activitésAu cours des neuf premiers mois de l’année, Maroc Telecom réalise un chiffre d’affaires consolidé de23,7 Mrd MAD, soit une hausse de près de 6% par rapport à 2009. Cette performance s’explique par labonne tenue de son marché domestique et par la poursuite de la croissance de ses filiales en Afrique.Dans le détail, IAM draine pour le seul troisième trimestre 2010, des revenus équivalents à 8,2 MrdMAD en progression de 5% par rapport au Snd trimestre. Dans ce sillage, la base clients du groupeculmine à 25,1 millions à fin septembre en hausse de plus de 17%. Elle est principalement portée parune croissance du parc des filiales en Afrique, qui s’est établi à près de 6,3 millions de clients mobiles,en hausse de près de 58% par rapport à la même période de 2009. 17
  18. 18. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 -L’activité du mobile au Maroc, qui progresse de 10%, a également contribué à l’augmentation de la baseclient du groupe. Côté exploitation, l’Ebitda, à fin septembre, s’élève à près de 14 Mrd MAD, soit plus5,1% comparativement à 2009. De fait, l’opérateur maintient une marge toujours élevée, à 59%, et ce«grâce à la hausse des revenus et à la poursuite de l’optimisation des coûts au Maroc et dans lesfiliales».L’Ebit ressort, quant à lui, à 10,5 Mrd MAD en progression de 3,5%. Dans la foulée, la marge sur résultatopérationnel demeure, également, élevée à 44,3%, en dépit de «la hausse des amortissementsconsécutive à la poursuite du programme d’investissements». En consolidé, le résultat opérationnel du3ème atteint 3,8 Mrd MAD, en hausse de 6,6% par rapport à 2009. Par conséquent, la margeopérationnelle sur une base comparable marque une amélioration de 1,1 point, à 46,6%.Par filiale, le Maroc, qui reste le moteur de croissance du groupe, génère un chiffre d’affaires net de 19,6Mrd MAD, en légère progression de 2%. Une évolution attribuable, en grande partie, au boncomportement de l’activité mobile qui draine un CA de 14,7 Mrd MAD (+5,2% par rapport à 2009) sousl’effet de la progression du parc, du maintien de l’Arpu à un niveau élevé (95 DH) et de l’augmentationdu revenu entrant international. Au volet opérationnel, le résultat, en progression de 1%, a atteint 9,6Mrd MAD, «en partie à l’optimisation du prix d’achat des terminaux et à la baisse du prix des liaisonslouées par le fixe de Maroc Telecom au réseau mobile».Le Burkina Faso, qui est le Snd contributeur de la croissance du groupe en termes de chiffre d’affairesavec 1,4 Mrd MAD, réalise une progression de 9% de ses revenus et ce «en dépit d’un contextefortement concurrentiel». Tendance plus accentuée pour le résultat opérationnel, qui a bondi de 49% à360 MMAD, par rapport à fin septembre 2009. Cette réalisation incombe «à la croissance des revenus età une constante optimisation de la structure de coûts de l’entreprise». Au Mali, dernière acquisition dugroupe, l’ensemble des activités génèrent un chiffre d’affaires net de 1,1 Mrd MAD, plus 25% sur unebase comparable, et un résultat opérationnel de 144 MMAD. «Sur le seul 3ème trimestre, le chiffred’affaires progresse de 40% sur une base comparable, reflétant le dynamisme insufflé depuisl’acquisition en août 2009», selon le management d’IAM.En Mauritanie, l’activité de Maroc Telecom s’apprécie de 7% pour s’établir à 894 MMAD, suite à unepolitique promotionnelle intense et à la hausse du trafic international entrant et sortant. Dans la foulée,le résultat opérationnel ressort à 284 MMAD, mais baisse de 4,7%, dans un contexte fortementconcurrentiel. Côté perspectives, Maroc Telecom ambitionne une légère progression du chiffre d’affaireconsolidé tout en maintenant une rentabilité élevée.Signature de la 4ème tranche PACTEMaroc Telecom vient de signer avec l’ANRT une convention portant sur la 4ème et dernière tranche dePacte (Programme d’accès aux télécoms) qui permettra de couvrir 1 573 localités. Cette tranche faitpartie d’un programme englobant 7 338 communes rurales parmi les plus difficiles d’accès, pour uninvestissement global estimé à 2,8 Mrd MAD. Il est à noter que 5 765 d’entre elles auront été équipéespar Maroc Telecom entre 2008 et fin 2010.Nouvelle orientation stratégique pour le secteurLe conseil d’administration de l’ANRT a validé la nouvelle note d’orientation du secteur pour lapériode 2010-2013 dont l’objectif est de favoriser le développement de l’accès à la téléphonie et interneten poussant à une concurrence plus accrue dont le but recherché est la baisse des prix.Les objectifs quantitatifs fixés sont d’atteindre 39,3 Mrd MAD de chiffre d’affaires annuel d’ici quatreans, d’atteindre entre fixe, mobile et internet, un parc de 36 millions de clients/abonnés contre 31millions environ à fin 2009, soit une hausse de 16%. De plus, il est prévu le passage à la norme de 4èmegénération de téléphonie mobile qui permettra au téléphone mobile d’atteindre des débits réels pour leconsommateur dépassant 1Mo/s.Un nouvel opérateur, pourrait s’ajouter aux trois opérateurs globaux, disposant d’une licence detéléphonie fixe nouvelle génération uniquement. 18
  19. 19. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 -Décision d’une asymétrie tarifaireLANRT vient dadopter une décision majeure dasymétrie tarifaire qui rentrera en vigueur dès le 1erjuillet 2010. En effet, Méditel payera moins à Maroc Telecom lorsque lun de ses clients passera un appelvers un abonné de lopérateur historique. Pour rappel, chacun des deux opérateurs prélève 1,15 MADsur les coûts de communication entrant sur son réseau.De ce fait, lasymétrie tarifaire accordée à Méditel devrait être répercutée sur le prix final appliqué auconsommateur et va permettre à Méditel davoir une plus grande marge de manœuvre financière.Lancement de MobicashMaroc Telecom propose, désormais, un service de transfert d’argent et de paiement par téléphonemobile « Mobicash ». L’objectif de cette offre est de favoriser, à la clientèle, l’accès aux principalestransactions financières et commerciales via un téléphone mobile. De ce fait, l’opération detélécommunication s’est entourée d’Attijariwafa bank et de la Banque Populaire. Selon l’opérateurtélécoms, le cœur cible de cette nouvelle offre est constituée, principalement, des personnes à faiblesrevenus et des clients non bancarisés. Il s’agit, notamment, d’appuyer l’effort de bancarisation de lapopulation.Concrètement, l’utilisation de ce service nécessite l’ouverture d’un compte Mobicash à 20 DH. Aprèsactivation du compte, l’usager bénéficie d’un certain nombre de prestations. Pour le moment, ils selimitent au dépôt, au retrait et au transfert national d’argent. L’opération de dépôt est gratuite. Quantau retrait et au transfert d’argent, les frais exigés varient entre 5 et 30 DH. A noter que le montant desretraits est plafonné à 5 000 DH contre 3 000 DH pour le transfert national.Selon le management de Maroc Telecom, le transfert d’argent sera élargi prochainement àl’international. Il concernera, dans un premier temps, la Belgique et la France. Suivront l’Italie etl’Espagne. En outre, l’offre Mobicash permettra, notamment, le paiement des achats auprès deprestataires agréés et également le règlement des factures Maroc Telecom à partir du téléphone mobile.L’Etat se désengage d’une partie du capitalL’Etat va procéder à la cession en Bourse dune partie de sa participation dans Maroc Telecom.Lopération, qui porte sur un maximum de 8% du capital de lopérateur historique, est officiellementmise sur les rails.En effet, le ministère des Finances a lancé un appel doffres pour les banques daffaires aussi bienmarocaines quétrangères portant sur la sélection du conseiller arrangeur de lopération. Louverture desplis est prévue le 6 août. Distinction de Wana Corporate dans les segments Fixe et InternetAu 31 mars 2010, le parc des abonnés mobile a atteint 27 045 951 soit une croissance de 6,86% sur lestrois premiers mois de l’année 2010. En termes de part de marché, l’opérateur historique détient 57,60%du parc mobile suivi de Meditél avec 37,63% et Wana Corporate avec 4,77%.Pour sa part, le parc global d’abonnés au fixe a atteint 3 444 6585 (contre 3 516 281 abonnés à findécembre 2009) dont 2 193 863 en mobilité restreinte. A cet effet, le parc de la téléphonie fixe a connuune baisse trimestrielle de -2,04% à la fin du premier trimestre 2010 contre une croissance de 3,60%réalisé en décembre dernier. En termes de part de marché, l’opérateur Wana Corporate détient 63,89%du parc fixe suivi d’IAM avec 35,78% et Meditél avec 0,33%.Au final, le parc total Internet a atteint 1 362 017 abonnés contre 1 186 923 à fin décembre dernier, enenregistrant une augmentation de 14,75% au cours du premier trimestre 2010 et de 63,22% par rapport àmars 2009. En termes de part de marché, IAM détient 53,80% du parc Internet suivi de Wana Corporateavec 31,36% et de Meditél avec 14,64%. 19
  20. 20. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 - France Télécom : Acquisition de 40% du capital de MéditelFipar-Holding (groupe CDG), FinanceCom et France Télécom ont signé un protocole d’accord visantl’acquisition par France Télécom de 40% du capital et des droits de vote de Médi Télécom. FranceTélécom consolidera cette participation dans ses comptes par voie d’intégration globale à partir del’exercice 2015. A travers ce partenariat, France Télécom entend contribuer au développementstratégique de Médi Télécom dans les segments sensibles à la valeur, notamment dans les activitésmobile voix, mobile données, de contenus, et pour le marché Entreprises.La transaction porte sur un montant de 640 millions d’euros pour 40% du capital et des droits de votede Médi Télécom, correspondant à une valeur d’entreprise de 2 140 millions d’euros. A la date de latransaction, France Télécom reprendra aussi 40% des comptes d’actionnaires de Médi Télécom soitenviron 78 millions d’euros. La transaction entraînera une création de valeur pour l’ensemble desactionnaires de Médi Télécom, qui percevront la totalité de son cash flow disponible sous forme dedividende. Elle sera relutive pour France Télécom dès 2011 en termes de cash flow par action et debénéfice par action. Par ailleurs, les groupes CDG, FinanceCom et France Télécom sont convenusd’introduire Médi Télécom à la Bourse des Valeurs de Casablanca à court-moyen terme.La signature de la documentation finale et la réalisation de la transaction sont attendues pour fin 2010.La réalisation de la transaction reste, par ailleurs, conditionnelle à l’approbation préalable par l’ANRT.PETROLE & GAZ OPEP : Révision à la hausse des prévisions de la demande mondiale de brutDans son rapport d’octobre, l’OPEP a révisé en légère hausse sa prévision de la demande mondiale debrut pour 2010. Dans ce sens, l’organisme table, désormais, sur une hausse de 1,3% et a laissé inchangésses pronostics pour 2011. Dans ce contexte, le cartel souligne que l’économie mondiale continue desoutenir la consommation de pétrole malgré quelques revers et turbulences. Comparé à 2009, l’OPEPs’attend à une croissance de 1,3% ou 1,13 millions de baril par jour (mbj) sur l’ensemble de 2010. Il mise,auparavant, sur une hausse de 1,2% ou 1,05 mbj. Ce relèvement est motivé par une croissance plus forteque prévu au premier semestre de cette année, soutenue par les programmes de relance économique.Pour 2011, la demande mondiale devrait progresser de 1,2% à 86,64 mbj. Pétrole :Un léger recul de la demande est attendu à fin 2010L’OPEP table sur un léger recul de la demande mondiale de pétrole brut au second semestre, avec ledéclin des mesures de relance économique. En outre, le cartel confirme sa précision de stabilité pour2011. En effet, dans son rapport de septembre, l’organisme affirme que la demande mondiale de brut en2010 reste, largement, inchangée à un million de baril par jour (mbj) et a été plus forte que prévu au 1ersemestre, suite aux mesures de relance dans les grands pays consommateurs. Avec le déclin de cesmesures, la demande devrait reculer au second semestre. Pour l’ensemble de l’année 2010, l’OPEP table,toujours, sur une demande mondiale de 85,8 mbj, comme lors de ses précédentes prévisions. Cemontant devrait passet à 86,6 mbj en 2011.Ralentissement sensible de la croissance de la demande en 2011Selon l’Agence internationale de l’énergie, la croissance de la demande mondiale de pétrole devraitralentir sensiblement en 2011. L’organisme prévoit un marché de l’or noir relativement stable pourl’année prochaine. Dans ce contexte, la consommation de pétrole devrait augmenter de 1,3 million debarils par jour (mbj) en 2011 (soit +1,6%), contre +1,8 mbj cette année. Elle devrait atteindre, à cet effet,87,8 mbj. Ce ralentissement s’explique par une amélioration de l’efficacité énergétique dans les paysdéveloppés de l’OCDE ainsi que par le retrait des plans de relance économique dans les pays nonmembres de l’OCDE. A ce niveau, l’ensemble de la croissance viendrait, comme cette année, des paysémergents d’Asie, du Moyen-Orient et d’Amérique latine. 20
  21. 21. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 -Lancement du projet de la deuxième raffinerieSelon le responsable de la direction des combustibles et des carburants au ministère de l’Energie, leprojet de la raffinerie de pétrole, d’une capacité de 10 millions de tonnes/an devrait entrer en chantieren 2010 et les négociations avec des investisseurs étrangers sont en cours. Evoquée pour la première foisau lendemain de l’incendie de la raffinerie Samir de Mohammedia, cette deuxième plateforme répond àun besoin exprimé par des investisseurs émiratis et libyens notamment.Dans sa phase de lancement, ce projet verra son coût d’investissement atteindre 5 milliards de dollarspour des contraintes d’environnement à respecter. Et pour une mise en service annoncée à l’horizon2020, cette deuxième raffinerie retient dans son business plan 200 000 barils par jour pour uneproduction destinée pour 75%, au moins, à l’export. Hydrocarbures : La TVA passe de 7% à 10%La nouvelle structure des prix des produits pétroliers prend en compte une TVA de 10% au lieu de 7%sur certains carburante et gaz. Cette mesure, contenue dans la loi de finances 2010, concerne,notamment, les carburant, gaz, huiles de pétrole et schistes bruts ou raffinés.Selon cette nouvelle structure des prix des hydrocarbures, la caisse de compensation prendra en chargele différentiel de 3%. Autrement dit, rien ne changera dans les prix à la pompe aussi bien pour lesdistributeurs que les dépositaires. Ces derniers se verront ainsi restituer ce différentiel par la caisse decompensation. Par contre, c’est la péréquation qui va changer. Cest-à-dire, la subvention de l’Etat dufait de l’augmentation du prix du baril par rapport à l’hypothèse retenue dans la loi de finances 2010 de75 dollars le baril. Afriquia Gaz : Inauguration du terminal de Jorf LasfarDans le cadre d’une convention signée en 2008 entre le gouvernement et Afriquia Gaz, la filiale dugroupe Akwa a inauguré, le 06 janvier, la première phase de la station de stockage de gaz à Jorf Lasfar.Elle porte sur deux sphères de stockage de gaz propane dont la capacité est de 2 780 m3 chacune pourun investissement de 100 MMAD. Cette réalisation a permis la création de 37 emplois directs etindirects. Pour sa part, la totalité du projet, dont la mise en service de la deuxième phase est prévuepour septembre 2011, nécessitera à terme un investissement de 340 MMAD.Selon le top management de l’entreprise, Afriquia Gaz contribuera, avec cet investissement, àaugmenter la capacité de stockage nationale de 10% à l’horizon 2011 ce qui devrait, à terme, conférer àl’opérateur une capacité de stockage additionnelle plus importante et un seuil de sécurité plus queconfortable.Notons que la mise en service de cette première phase a porté la capacité nationale de stockage depropane à 13 080 tonnes contre 10 480 tonnes. A terme, le site de Jorf Lasfar constituera le plus grandterminal de stockage aérien de butane au Maroc. En outre, la technologie utilisée pour la constructionde ces sphères a l’avantage de permettre la réalisation de stockages importants dans des endroits qui nese prêtent pas à des stockages souterrains. En plus de son aspect sécuritaire, ce nouveau terminal gazierpermettra de diversifier les points d’entrée et d’approvisionnement. SNI & Akwa Group : Signature d’une convention de partenariat pour la réalisation d’un terminal gazier au MarocSNI et Akwa group ont conclu un accord de partenariat en vue de la réalisation d’un terminal de gaznaturel liquéfié (GNL) au Maroc. Cette infrastructure stratégique sera composée d’un terminal destiné àaccueillir les navires méthaniers, d’infrastructures de stockage, d’installations de regazéification, ainsique d’un gazoduc et du réseau de distribution nécessaires pour la desserte de l’économie marocaine.Le consortium SNI-Akwa Group ambitionne à travers ce projet de faire bénéficier les secteurs de laproduction électrique et de l’industrie des avantages qu’offre le gaz naturel -en comparaison avec lecharbon et le fuel- que ce soit en termes de coût, de sécurité ou de respect de l’environnement.Notons que, malgré ses multiples avantages, le gaz naturel est, en l’absence d’infrastructures adéquates,une source d’énergie sous-utilisée au Maroc. En effet, sa contribution est limitée à près de 4% de laconsommation nationale d’énergie. Toutefois, il représente près de 25% de la consommationénergétique mondiale. 21
  22. 22. BILAN ANNUEL MARCHÉ ACTIONS – 2010 - SAMIR : Nouvelles opportunités d’exportationLa Samir se prépare à faire face au potentiel d’excédent de sa production, suite au renforcement de sesunités dédiées. Le raffineur prospecte, actuellement, de nouvelles opportunités d’exportation mais,également, d’importation. Selon Youssef Touijer, senior trader export, Samir est en recherched’opportunités d’importation de pétrole brut et de produits pétroliers pour lesquels elle affiche undéficit. A ce niveau, le groupe est en prospection avancée en Guinée Equatoriale, au Gabon. Le raffineurcherche, également, des débouchés pour certains produits pétroliers finis ou semi-finis et pour seshuiles de base, destinées à la production de lubrifiants.Dans ce contexte, le japonais Itochu a remporté un contrat auprès de la Samir pour l’achat de naphta(liquide issu de la distillation du pétrole). Le marché concerne près de 50 000 tonnes qui serontacheminées vers l’Asie en juin.BATIMENT ET MATERIAUX DE CONSTRUCTION Ciments : Une prévision de croissance de 1% pour l’année 2010Au titre du mois d’août 2010, les ventes de ciment ont baissé de 128 575 tonnes à 1,113 million de tonnescontre 1,231 million une année auparavant, soit un repli de -9,63%. Sur les huit premiers mois del’année, en cumul, l’activité n’a reculé que de 0,2%. Dans ce contexte, la plupart des industriels duciment s’attendent à une année, globalement, calme. Selon leurs prévisions, le marché devrait croître de1% en 2010, soit une production de 18,2 millions de tonnes contre 17,6 millions en 2009. En outre, lesindustriels tablent sur les mesures d’incitation pour le logement social. Toutefois, leur impact sur lesecteur devrait se ressentir vers la fin de 2010, voir début 2012. Par ailleurs, le cumul à fin août montreun décrochage de la consommation du ciment dans quatre grandes régions dont Doukkala-Abda (-17,3%), Tanger-Tétouan (-9,8%), Chaouia-Ourdigha (-8,5%) et l’Oriental (-4,4%). Ciments de l’Atlas : Eventuel rapprochement avec Ciments du MarocCiments de l’Atlas démarrera incessamment la production de l’usine de Ben Ahmed. Situé à 70 km deCasablanca, le site devrait développer, annuellement, une capacité de production de 1,6 million detonnes. A ce niveau, un éventuel rapprochement avec Ciments du Maroc via des participations croiséesest déjà à l’étude.Dotée d’un investissement de 2,5 Mrd MAD, cette unité a pour vocation d’approvisionner la région deCasablanca qui représente près de 15% de la demande nationale. En plus de l’unité de Ben Ahmed, uneseconde usine localisée à Béni Mellal devrait ouvrir ses portes en décembre prochain. Cette cimenterieaurait la même capacité de production que celle de Ben Ahmed et nécessiterait le même montantd’investissement. Holcim : Doublement officiel de la capacité de production de la cimenterie de FèsLa cimenterie d’Holcim-Fès va, officiellement, doubler sa capacité de production. Située dans la localitéde Ras El Ma à une quinzaine de kilomètres de la ville, cette unité qui existe depuis 1993 est dotée d’unecapacité de production de 600 000 t. le projet d’extension coûtera 1,44 Mrd MAD et nécessitera 18 moisde travaux intenses.Selon le management d’Holcim Maroc, la société anticipe, grâce à ce projet, la croissance de la demandeen ciment de la région. En plus, l’opérateur devrait réduire les coûts de production en doublant lacapacité de ladite usine, en modifiant la technologie employée et en installant un précalcinateur. Parailleurs, ce projet comporte un volet environnemental puisqu’il portera la capacité de valorisationactuelle des déchets de 8 000 à 24 000 tonnes grâce aux technologies de traitement des déchets mises enplace. 22

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