Mois des femmes en provence bilan 2011

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Mois des femmes en provence bilan 2011

  1. 1. 11/04/2011Le Mois des Femmes enProvence-Alpes-Côte d’AzurBilan 2011 – 7e édition
  2. 2. GRAIF – avril 2011SommaireLe mot de la Présidente ................................................................... page 2Remerciements ............................................................................... page 3L’Edition 2011 ................................................................................. page 5 Le sens ............................................................................................................................................ page 5 L’organisation ................................................................................................................................ page 7 Le Mois des Femmes 2011 en chiffres .......................................................................................... page 9 Points positifs, améliorations à prévoir, pistes de réflexion ....................................................... page 9Les manifestations : interventions, apports, ressources ............... page 10 Manifestation douverture - 8/03 Filles et garçons, les jeunes s’engagent pour la démocratie ........page 10 10/03 La contraception : une affaire de filles ET de garçons......................................................................page 18 16/03 Citoyenneté, laïcité : quelle vision de l’égalité entre les filles et les garçons ?............................... page 25 19/03 Le sport collectif pour toutes ! Sponsoring et partenariat................................................................ page 31 22/03 Quel engagement des jeunes artistes pour plus d’égalité entre les filles et les garçons ? page 34 Manifestation de clôture - 24/03 Les jeunes et le temps libre .............................................................. page 39 Retrouvez Les IDEES A SUIVRE du Mois des Femmes 2011 pages 16, 24, 30, 33, 38 et43 1
  3. 3. GRAIF – avril 2011Le mot de la PrésidenteLe GRAIF [Groupement Régional pour l’Action et l’Information des Femmes] a été créé en 1975 parl’Etablissement Public Régional. L’objet de l’association a évolué au fil du temps, au rythme des enjeuxdes droits des femmes.Depuis 2004, année où j’ai accepté d’être la Présidente du GRAIF, l’association est devenue un lieuressources au service de ses adhérents et de la Région, le souhait exprimé par le Président MichelVAUZELLE étant « que l’information sur les droits des femmes soit la même d’un bout à l’autre duterritoire régional.» Le GRAIF a ainsi mis en place différentes actions permettant des échanges suiviset constructifs entre les 60 associations, les 30 communes adhérentes, les acteurs des territoires et lesdécideurs régionaux, sensibles à une démarche genrée.Depuis 2005, l’organisation du Mois des Femmes en Provence-Alpes-Côte d’Azur, autour du 8 mars,Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes, constitue un temps fort dans lepaysage régional. Son objectif est double : informer, au-delà des militant-e-s et initié-e-s, etrassembler citoyennes et citoyens, actrices et acteurs de la vie publique et associative locale, autourde la question de l’égalité entre les femmes et les hommes.Au risque de faire mentir ceux et celles qui pensent que cette égalité est une chose acquise, je défendsl’idée que c’est un sujet toujours d’actualité ! Les revendications féministes, souvent présentées commed’une autre époque, gardent aujourd’hui toute leur force dans une société où les inégalités entre lessexes sont loin d’avoir disparu malgré les droits acquis et les lois promulguées !C’est pour cela qu’il est important de partager ces préoccupations avec le plus grand nombre, et derépéter que la question de l’égalité femmes/hommes ne concerne pas que les femmes : les hommes ontun rôle à jouer dans ce domaine. Ils se doivent d’être féministes surtout s’ils se battent pour ladémocratie, dimension d’importance puisque notre événement a été labellisé par la Région dans lecadre de son initiative « Les Etats Généraux de la démocratie ».Par ailleurs, un thème général a été retenu cette année pour toutes les tables rondes du Mois desFemmes : la jeunesse. Filles et garçons, sont en effet les femmes et les hommes de demain, en pleinapprentissage de leur rôle dadulte durant cette période de leur vie. Il est essentiel de veiller à ce que cemoment fasse échec aux stéréotypes de genre et de combatte lancrage profond de rôles sociauxinégalitaires.De Marseille à Gap, de Digne Les Bains à la Seyne sur Mer, de Morières-Lès-Avignon à Nice, cette7e édition a ainsi été l’occasion de mettre en lumière des initiatives, des engagements, des actions derésistance au dictat du genre dans de nombreux domaines. Le Mois des Femmes nous a permis derencontrer des actrices et des acteurs de ces territoires, qui s’interrogent sur l’apprentissage de l’égalitédes sexes et s’engagent pour changer le monde et construire de nouveaux projets plus égalitaires.Un certain nombre de demandes et idées forces ont ainsi émergé. Vous pourrez les retrouver au fil dece bilan, que nous avons conçu comme une restitution, la plus fidèle possible, de ces manifestationsdans les départements. Tant que l’égalité entre les femmes et les hommes ne sera pas acquise dans les textes comme dans les faits, le symbole du 8 mars sera nécessaire. Aline VERGNON-BONDARNAUD Présidente du GRAIF 2
  4. 4. GRAIF – avril 2011RemerciementsLe Mois des Femmes 2011 n’aurait pu voir le jour sans le concours de toutes celles et de tous ceux quiont contribué à sa réalisation.Que soient ici remercié-e-s : le Président Michel VAUZELLE et son Cabinet les services et les antennes de la Région les conseillères régionales et conseillers régionaux qui, par leur présence et/ou leurs interventions, ont apporté une dimension politique aux questions traitées :Patrick ALLEMAND Nathalie LEFEBVREAvi ASSOULI Claude MESANGROASRobert ALFONSI Jacques OLIVIERMarie BOUCHEZ Mireille PEIRANOColette CHARRIAU Christine SANDELJoëlle FAGUER Marc VUILLEMOTet tout spécialement :Gaëlle LENFANT, Vice-Présidente déléguée aux Solidarités, à la prévention et à la sécurité, à la luttecontre les discriminations, pour son engagement et sa participation à la construction de cette 7eédition de l’événement,Christophe CASTANER, Cécile HELLE et Christine NIVOU qui ont animé les tables-rondes à nos côtéset montré combien l’engagement politique était capital, quel que soit le domaine considéré, pourrenforcer l’égalité entre les femmes et les hommes. les Maires et élu-e-s qui nous ont accueilli-e-s dans leur commune et ont facilité la réalisation des rencontres :Serge GLOAGUEN, Maire de Digne-les-BainsJoël GRANIER, Maire de Morières-lès-Avignon les intervenants-e-s des tables rondes qui ont enrichi l’ensemble des échanges :Véronique AYMARDI, manifestation de clôture à NiceMélanie BASTOS, manifestation régionale d’ouvertureMagali BRACONNOT, manifestation de Morières-lès-AvignonAnis BENGHAZI, manifestation régionale d’ouvertureCarole CHOTIL-ROSA, manifestation régionale d’ouvertureAsma ESSID, manifestation régionale d’ouvertureHenry ETCHEVERY, manifestation de Digne-les-BainsAlbin FAURE, manifestation régionale d’ouvertureDocteur Georges GRAGLIA, manifestation de Gap 3
  5. 5. GRAIF – avril 2011Claire GUERIN, manifestation de Morières-lès-AvignonLuc GWIAZDZINSKI, manifestation régionale d’ouvertureJacqueline HENNEGRAVE, manifestation de Digne-les-BainsLouis ERB, manifestation de clôture à NiceAsma KOUKI, manifestation régionale d’ouvertureGéraldine LAFOND, manifestation de Digne-les-Bains,Pascale LEYRAT, manifestation de clôture à NiceBrigitte NECTOU, manifestation de GapSylvie ROUZES, manifestation de Gap les artistes qui ont apporté leur talent et leur créativité à chaque rendez-vous :Grégory BERGEON, manifestation régionale d’ouvertureOttilie BOUCHAREU, manifestation de clôture à NiceEmilie BOURGEOIS, manifestation de GapJessica HACKETT, manifestation régionale d’ouvertureKevin KECHICHIAN et les autres danseurs de South Dream, manifestation de Digne-les-BainsMathieu LEES - DIZZILEZ, manifestation de Morières-lès-AvignonEt Jean-Paul NAIL qui nous a confié trente de ses photographies pour une exposition présentée toutau long du Mois des Femmes. Sans oublier, pour leur contribution précieuse à différents titres :Brigitte ALIZARD, Monique CHARLES-TIXIER, Laetitia CODURI, Ghislaine DEJEAN, PierreHOULES, Céline OFFERLE, Arnaud RAMIREZ, Pascale ROUGON, Virginie SESSA 4
  6. 6. GRAIF – avril 2011L’Edition 2011La 7ème édition du Mois des Femmes s’est déroulée du 8 au 24 mars. Fiche d’Identité • OrganisateursLe sens Le Mois des Femmes est un partenariat Région Provence- Alpes-Côte d’Azur et GRAIF Une 7e édition pour le Mois des Femmes pour marquer la [Groupement Régional pour célébration du 8 mars, Journée Internationale de l’Action et l’Information des lutte pour les Droits des Femmes Femmes]. L’organisation opérationnelle est portée par le GRAIF. La création d’une Journée internationale des femmes a été proposée pour la première fois lors de la conférence • But et Objectifs internationale des femmes socialistes de 1910, par Clara Le Mois des Femmes est Zetkin, pour le droit de vote des femmes et l’égalité entre les l’occasion de réaffirmer sexes. l’engagement de la RégionC’est en 1921 que Lénine fixe au 8 mars la date de «la journée des femmes» Provence-Alpes-Côte d’Azuren référence à la grève du 8 mars 1917 des ouvrières de Saint-Pétersbourg. pour faire progresser l’égalité entre les femmes et lesAprès 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans hommes.le monde entier. C’est un outil permettant de sensibiliser, d’informer les Une thématique transversale femmes et les hommes etDeux thématiques transversales avaient été proposées : « Emploi » ou d’instaurer entre tous« Jeunesse » (citoyens, politiques, acteursLe Bureau du GRAIF et les services de la Région ont opté pour « la du terrain, professionnels), le dialogue nécessaire à uneJeunesse ». On dit toujours que « les jeunes ne s’impliquent plus », or, tout véritable approche de l’égalitéau long de ce Mois des Femmes, l’on a vu le contraire ! entre femmes et hommes. Six thématiques départementales / le programme • FormeLes six thématiques choisies correspondaient parfaitement aux aspirations Le Mois des Femmes estdu terrain et de femmes élues faisant partie du Comité du même nom, mis en organisé chaque année autourplace et animé par le GRAIF. de la date symbolique du 8 mars, Journée Internationale 1) Filles et garçons : les jeunes s’engagent pour la démocratie – Hôtel pour les droits des Femmes. Il propose six rendez-vous de Région - Marseille [13] – Manifestation d’Ouverture pour que soit couvert 2) La Contraception, une affaire de filles ET de garçons – Gap [05] l’ensemble des départements 3) Citoyenneté, laïcité : quelle vision de l’égalité pour les filles et les de la région. Les rencontres garçons – Digne les Bains [04] organisées cherchent à 4) Le sport collectif pour toutes ! – La Seyne sur Mer [83] réaliser un équilibre entre 5) Quel engagement des jeunes artistes pour plus d’égalité entre les états des lieux, propositions et convivialité et se déclinent filles et les garons – Morières lès Avignon [84] sous des formes diverses 6) Les jeunes et le temps libre – Nice - [06] – Manifestation de Clôture telles que tables-rondes, expositions, projections de Deux « Fabriques de la Démocratie » - Les Etats généraux films, débats, représentations de la Démocratie théâtrales...Outre le label attribué au Mois des Femmes dans son ensemble, deuxrencontres sur les six ont constitué des « Fabriques de la démocratie », celle du 8 mars à l’Hôtelde Région et celle du 16 mars à Digne les Bains. 5
  7. 7. GRAIF – avril 2011 L’Exposition de Jean-Paul NAILLe Mois des Femmes 2011 a donné naissance à une exposition intitulée « Jeunesse enMouvement » présentant, au travers de 30 photographies, l’implication des jeunes, filles etgarçons, dans les manifestations de l’automne 2010 contre la réforme des retraites. Automne 2010. En défense de notre système de retraite, l’intersyndicale des U.D. 13 organise 9 manifestations dans les rues de la cité phocéenne. Je remarque à travers l’objectif de mon Nikon, que la sociologie des manifestants change tout au long de ces nombreuses manifs. On constate une présence importante de jeunes, femmes et hommes de tous âges, combatifs, revendicatifs, animant de nombreux cortèges. « Double journée de travail, mais demi-retraite à la fin », cette affichette placardée sur les murs tout au long des manifestations de l’automne, exprime bien la prise de conscience de ces millions de femmes jeunes et adultes qui n’auront pas leur 41 annuités à la fin de leur carrière, parsemée de mi-temps, de chômage et de congés maternité. Elles n’obtiendront pour la majorité d’entre elles qu’une pension insuffisante pour vivre leur retraite. Le projet de mettre en valeur avec mes photos ces milliers de jeunes est né lors de ces défilés. D’où le titre de l’exposition qui vous est présentée aujourd’hui : « JEUNESSE EN MOUVEMENT » Automne 2010 A travers le prisme de mon appareil photo numérique, [j’observe] la présence massive de la jeunesse étudiante, lycéenne et ouvrière dans les cortèges. Dynamique, colorée, spontanée, la jeunesse est dans la rue. Une de leurs banderoles illustre assez bien leur motivation : « Nous ne sommes pas trop jeunes pour penser à la retraite ! » L’engagement de cette jeunesse est un peu surréaliste, car à 18, 20 ans penser déjà à sa retraite : Quelle prise de conscience ! Aujourd’hui 8 mars 2011, les acteurs du Mouvement Social que l’on doit applaudir et remercier sont les FEMMES et la JEUNESSE en MOUVEMENT de l’Automne 2010. Jean-Paul NAIL. (jpnail13@msn.com) Photographe amateur Professeur de Sciences et Technologie de la Santé et du Social au Lycée Antonin Artaud à Marseille Militant syndical 6
  8. 8. GRAIF – avril 2011L’organisation La coordination avec la Région Les référents Région Provence-Alpes-Côte d’AzurW Z DKE W Wz KddKE Z Z hd W Z W ^ Ws D/ddK ^ W KKh ZKDEd/E ,K E KE D/ s EhZ L’implication des Antennes départementalesLes responsables des Antennes sont, avec leurs équipes, des interlocuteurs privilégiés pourl’organisation sur le terrain, la diffusion des invitations à leurs contacts. L’implication des antenness’exprime également en termes de soutien et de collaboration pour les manifestations organisées dansles collectivités locales.Généralement, ce travail est réalisé en collaboration avec les conseillères et conseillers régionaux plusparticulièrement intéressé-e-s par les thématiques départementales. Les supports de communication Les Cartons d’invitation - Comme chaque année, le GRAIF a proposé à la Région un projet decarton d’invitation décliné pour chacune des six manifestations programmées, finalisé par les servicesProtocole et Communication de la Région. Les cartons d’invitation sont imprimés parla Région.Le relevé des impressions des invitations par département est le suivant :04 : 1200 13 : 180005 : 1000 83 : 180006 : 1600 84 : 1500 Les Programmes - En complément de ces documents institutionnels, le GRAIF réalise desprogrammes destinés au public présent sur chaque manifestation. Ils donnent une information mise àjour et enrichie sur la thématique traitée, les intervenant-e-s, les animations musicales, culturellesprévues. Une nouveauté 2011 - Les banners – Deux banners ont été réalisés sous l’angle«Femmes/Hommes - Quelles égalité ? » déclinés sur les domaines de l’emploi et de l’agriculture.Le texte a été rédigé par le GRAIF. Le Car Podium de la Région conduit par Clara MICHEL a été présent sur trois des six rendez-vousdu Mois des Femmes : Alpes de Haute Provence, Vaucluse, Alpes Maritimes 7
  9. 9. GRAIF – avril 2011 La Diffusion de l’Information Envois postaux - Les cartons d’invitation sont diffusés par le service du Protocole de la Région et lesantennes régionales à leurs fichiers (élus, institutionnels et collectivités territoriales), ainsi que par leGRAIF à l’ensemble de ses contacts (adhérents, associations féminines et féministes etc., soit 600envois). Cette année, il est a regretter que les antennes n’avaient toujours pas reçu ces cartonsd’invitation 10 jours avant le démarrage de la manifestation. Mailing Internet - Pour diffuser au plus tôt les invitations, en attendant l’impression papier, leGRAIF a réalisé une diffusion à environ 2000 contacts : adhérents du GRAIF, associations d’autresdomaines (culture, économie sociale et solidaire), fédérations et unions départementales et régionales,chargé-es de communication, relais d’information divers (offices du tourisme par exemple). Site Internet - Le programme du Mois des Femmes a été mis en ligne sur le site Internet du GRAIF :www.graif.fr ainsi que sur celui de la Région. La Communication vers les médiasLa communication médias est assurée par le service presse de la Région qui : rédige le dossier de presse général en collaboration avec le GRAIF, décline le dossier de presse général en dossiers de presse départementaux.Cette année, comme l’année dernière, il n’ya pas eu de conférence de presse de lancement. Sommaire du Book Medias Mois des Femmes 2011 Date Parution 2001 Supports Œƒ˜‹‡” ™™™ ‰”ƒ‹ˆ ˆ” ±˜”‹‡” ƒ ‡––”‡ †‡ Žƒ ±‰‹‘ ˆ±˜”‹‡” ™™™ ”‡‰‹‘’ƒ…ƒ ˆ” ƒ”• ±‰‹‘ ”‘˜‡…‡ Ž’‡• ؖ‡ † œ—” ‡™•Ž‡––‡” ‡” ƒ”• ™™™ ”‡‰‹‘ƒ‰ƒœ‹‡ …‘ ƒ”• ™™™ –”ƒ††ƒ•–‘—••‡•‡–ƒ–• ˆ” ƒ”• ƒ ƒ”•‡‹ŽŽƒ‹•‡ Ž’‡• ƒ”• ™™™ …”‹’– ’ƒ…ƒ‡†—…ƒ‰”‹ ˆ” ƒ”• ™™™ ”•‡’ƒ…ƒ …‘ ƒ”• ™™™ …”‡••’ƒ…ƒ ‘”‰ ƒ”• ƒ ƒ”•‡‹ŽŽƒ‹•‡ Ž’‡• ƒ”• ‡ ƒ—’Š‹± ƒ”• ƒ—–‡ ”‘˜‡…‡
  10. 10. ˆ‘ ƒ”• ™™™ ‰”ƒ‹ˆ ˆ” ƒ”• ƒ ƒ”•‡‹ŽŽƒ‹•‡ Ž’‡• ƒ”• ƒ†‹‘ Ž’‡• ƒ”• ‡ ƒ—’Š‹± ƒ”• ƒ ƒ”•‡‹ŽŽƒ‹•‡ Ž’‡• ƒ”• ƒ ƒ”•‡‹ŽŽƒ‹•‡ ‡ ƒ”‘‹• ƒ”• ƒ” ƒ–‹ ƒ ‡›‡ ƒƒ”› ƒ”• ƒ” ƒ–‹ ƒ ‡›‡ ƒƒ”› ƒ”• ƒ ƒ”•‡‹ŽŽƒ‹•‡ ‡ ƒ”‘‹• ƒ”• Ž‘‰ †‡ ƒ–”‹… ŽŽ‡ƒ† ƒ”• ƒ ƒ”•‡‹ŽŽƒ‹•‡ ƒ—…Ž—•‡ ‡” ƒ˜”‹Ž ƒ ”‘˜‡…‡ ˜‹‰‘ 8
  11. 11. GRAIF – avril 2011Le Mois des Femmes 2011 en chiffres - Public : 780 personnes (car podium et tables rondes) - 19 élu-e-s du Conseil Régional dont 63% de femmes) - 14 élu-e-s du CRJ dont 64% de filles - 19 élu-e-s des collectivités locales dont 68% de femmes - 40% du public total est un public « jeune » - 65% de filles - 30% de garçons/hommes dans le public - 8 associations/instances de jeunes présentes sur une ou plusieurs tables rondes : Conseil Régional des jeunes, Conseil Municipal des Jeunes, Marseille Bondy Blog, Eurocircle, Union Nationale des Lycéens, Unis Cité, UNEF, LMDEPoints positifs, améliorations à prévoir, pistes de réflexion … Un public : • de plus en plus mixte : 30% d’hommes en moyenne (10% en 2010) • jeune : environ 40% du public total (visiteurs car-podium inclus) • curieux et dynamique Des discussions riches, des occasions d’échanger et de découvrir des initiatives. Des artistes, intervenants ou membres du public qui n’ont pas la langue dans leur poche. Les élu-e-s prennent note. Succès des supports tels que les expositions (Jean-Paul NAIL, CRIPS ), les clips vidéo de l’INPES. Des moments artistiques et conviviaux de qualité. Un temps de construction trop court : 5 semaines entre la validation officielle par la Région et la première manifestation. Des envois région trop tardifs sur les départements (parfois reçus la veille) Malgré plus d’ouverture, il reste difficile de mobiliser le grand public dans le cadre de tables rondes très institutionnelles. Attention à permettre un temps d’échange suffisant avec la salle : limiter le nombre d’intervenants. Des sujets pas forcément évidents à traiter qui mériteraient un travail partenarial en amont sur les territoires. Car-podium de la Région visible mais pas toujours, bien positionné ou bien accueilli. Méfiance vis-à-vis des institutions (période électorale). Pertinence à revoir sur les « petits » marchés très peu fréquentés. La table ronde à l’Hôtel de Région en ouverture n’est pas une bonne idée du fait du timing de construction très serré (la mise à disposition tardives des supports de communication entraîne un déficit de diffusion/mobilisation. Une clôture à Marseille permet de s’appuyer sur les manifestations des départements et laisse plus de temps pour la diffusion). En 2012 … Faire évoluer le Mois des Femmes : Quel objectif ? Quelle cible ? Quel format ? 9
  12. 12. GRAIF – avril 2011 D E/^d d/KE KhsZdhZ Filles et garçons : les jeunes s’engagent pour la démocratie.Marseille - Hôtel de Région – Salon d’Honneur – Mardi 8 mars 2011TribuneAux côtés d’Aline VERGNON-BONDARNAUD, Présidente du GRAIF, des Vice-Présidentes duConseil Régional Gaëlle LENFANT et Nathalie LEFEBVRE :- Démocratie et Territoire : Luc GWIAZDZINSKI, Géographe, Enseignant chercheur, Maître deConférence- Féminisme : Carole CHOTIL-ROSA, militante Association Osez le Féminisme- Politique : Albin FAURE, Président de l’UNEF Aix-Marseille- Les jeunes et les réseaux sociaux, activateurs de la démocratie : intervention à deux voix de femmestunisiennes, témoins et utilisatrices actives des réseaux sociaux : Asma ESSID, Consultante et AsmaKOUKI, Historienne et ArchivisteAnimationsProjection / Exposition : les 30 photographies de Jean-Paul NAIL ont étéprojetées lors de la table ronde illustrant parfaitement l’engagement actif et militantdes jeunes pour plus de démocratie ! Le public a ainsi eu un avant-goût de l’exposition « Jeunesse en mouvement » qu’il a pu admirer pendant le cocktail. Lecture de textes : Sonia CONCHON, chargée de Mission au GRAIF a lu deux extraits du texte « Indignez-Vous ! » de Stéphane HESSEL (cf page 17) Intermède musical : spécialement formé pour l’occasion, un «duo paritaire» a enchanté le public présent. Musicienspassionnés des Ateliers de Musique de Chambre de la Cité de la Musique, lesclarinettistes Jessica HACKETT et Grégory BERGEON ont interprété desœuvres de Bernard-Henrik CRUSSEL et de Joseph PRANZER.Le Mot du GRAIF Aline VERGNON-BONDARNAUD a rappelé qu’un thème général avait été retenu pour toutes les manifestations du Mois des Femmes : la jeunesse, force et avenir de notre société. Elle a dénoncé l’image stéréotypée des jeunes véhiculée dans les médias pouvant susciter la crainte, mais aussi la pitié, avec des questionnements du type « Que va devenir notre jeunesse ? » alors que la jeunesse doit susciter espoir et dynamisme. Pour elle, des initiatives à tous les niveaux le prouvent : les jeunes, filles ET garçons,s’engagent, bougent, sont force de proposition, font preuve de générosité et de créativité. C’est 10
  13. 13. GRAIF – avril 2011pourquoi une approche genrée de la jeunesse, de ses pratiques et de ses préoccupations paraissaitutile, voire urgente, pour contrer ces images et discours faciles et porteurs de confusion.Elle a également souligné l’incroyable illustration du sujet offerte par l’actualité de ce début d’annéedans le monde arabe qui est venu prouver que les filles et les garçons étaient capables d’engagementsforts pour des questions vitales. Les jeunes femmes, tunisiennes et égyptiennes notamment, qui seheurtent pourtant à de gros obstacles pour participer à la vie publique, ont, pour certaines, lancél’appel au changement puis participé massivement aux événements qui ont conduit à la chute desrégimes dictatoriaux.Paroles d’éluesGaëlle LENFANT, Vice-PrésidenteLa Démocratie, c’est le pouvoir du Peuple, pour le Peuple. Or, lePeuple est composé à parts à peu près égales, de 50% de femmes etde 50% d’hommes ! Il ne peut donc pas y avoir de démocratievéritable si la moitié du peuple [en l’occurrence les femmes], estexclue ou en tout cas si fortement sous-représentée de l’exercice desresponsabilités, politiques, économiques et sociales. De la mêmefaçon, il ne peut y avoir de démocratie véritable si les décisionsrelatives à l’organisation de la société aboutissent à perpétuer, voire Gaëlle LENFANTà aggraver, les inégalités dont sont victimes les femmes dans tous aux côtés d’Aline VERGNON- BONDARNAUDles domaines.Les avancées sont fragiles, souvent remises en cause. Lorsqu’elles sont inscrites dans des textes, il fautencore imposer qu’elles soient appliquées dans la réalité quotidienne ! 6 lois existent sur l’égalitéprofessionnelle, et les femmes gagnent pourtant encore, en moyenne, 27% de moins que les hommes…Les élu-e-s doivent placer l’exigence de l’égalité entre les femmes et les hommes au cœur de chacunedes thématiques dont ils/elles ont la charge au cours de leurs mandats.Nathalie LEFEBVRE, Conseillère Régionale Selon Nathalie Lefebvre, on a trop tendance à considérer que l’égalité femmes/ hommes est justifiée par le fait qu’il y a autant de femmes que d’hommes sur la planète. Mais notre bataille porte en elle l’exigence de droits humains pour toute l’humanité. C’est une vraie bataille : rien n’a jamais été donné, tout a été conquis. Aujourd’hui est un temps de recul des idéologies. La réforme des collectivités L’ONU a décrété la période territoriales menace la représentation des comprise entre août 2010 et août femmes en politique, déjà faible. Le Conseil 2011 « Année internationale Nathalie Régional, pourtant paritaire, n’est pas une de la jeunesse ». LEFEBVRE institution où l’égalité parfaite règne. Il y a encore des séminaires pour lesquels aucune Le Conseil de l’Unionfemme n’est présente en tribune. Européenne a déclaré 2011 « Année européenne desConcernant l’actualité dans les pays arabes, la Conseillère activités de volontariat pourrégionale cite Nadia Kamel (cinéaste égyptienne) : « Les femmes la promotion de lacontribuent à faire de la révolution un laboratoire de la citoyenneté active ».transformation sociale ». Enfin, elle a rappelé que les EtatsGénéraux de la démocratie, lancés par la Région le 10 février2011, souhaitaient prendre encore plus en compte les femmes et les questions d’égalité et que lalabellisation du Mois des Femmes dans le cadre de cette initiative était importante symboliquement. 11
  14. 14. GRAIF – avril 2011La Thématique – éléments de contexte et problématiqueprésentés par le GRAIFLa démocratie permet à toutes et à tous de s’exprimer. A ce titre, elle fait partie des sujets depréoccupation des jeunes partout où elle n’existe pas (ou sous des formes limitées), mais aussi là oùelle s’exerce de plein droit.• En France, filles et garçons s’engagent pour la démocratie en participant par exemple à la viepolitique locale via l’un des 2000 Conseils Locaux de la Jeunesse. Ces lieux d’apprentissage de lacitoyenneté accueillent des filles et des garçons de 7 à 25 ans, issus de tous les milieux socioculturels etélus dans les lieux de scolarisation. Pour l’élection de ces Conseils, il n’a pas été nécessaire d’exiger desquotas. L’ANACEJ (l’Association NAtionale des Conseils d’Enfants et de Jeunes) observe que la paritése met naturellement en place. Parfois, c’est même une nette majorité de fille qui s’implique au seindes Conseils. Dans notre Région pourtant, le Conseil Régional des Jeunes compte 41% de filles et59% de garçons parmi les 124 membres titulaires. La parité est respectée pour les 104 membressuppléants.• Malgré les difficultés actuelles liées à la baisse des subventions, les jeunes sont loin de bouder lesecteur associatif. Lieux de formation, d’échanges, de convivialité et d’engagement, les associationssont plus que jamais le reflet du dynamisme de la jeunesse. On peut mentionner par exemple OSEZ LEFEMINISME ou encore Mix-Cité, le CIDFF, le Planning Familial, le CODIF, Forum FemmesMéditerranée.Au-delà des déclarations de bonnes intentions, l’objectif de la table ronde est de se pencher sur deséléments concrets de l’engagement des jeunes, filles et garçons, pour la démocratie autour desquestionnements suivants :- Qui sont-elles ? Qui sont-ils ?- Peut-on parler de « nouvelles formes d’engagement » ?- Peut-on observer des motivations et/ou pratiques différentes chez les filles et les garçons ?Les Interventions Luc GWIAZDZINSKI, Géographe, enseignant-chercheur Les géographes traitent habituellement la question du « où » à l’aide de cartes, mais également du « pourquoi ». Luc GWIAZDZINSKI y ajoute la question de la temporalité. Un territoire peut-être défini comme un morceau d’espace approprié par un groupe ou un individu. Au sujet de la démocratie, le géographe reprend les mots de Winston CHURCHILL pour qui c’est « le moins pire des systèmes politiques ». Quant à la jeunesse, ce qui prévaut c’est que lesLuc GWIAZDINZSKI en plein exposé adolescent-e-s sont objets de fantasmes, craintes et critiques de lapart des adultes : parents, structures d’accueil, élu-e-s, pour qui ils sont les « Impensé-e-s despolitiques publiques ».Toutefois, les jeunes créent des liens avec le territoire et s’engagent. Dans la journée, le territoire estoccupé par les jeunes, les femmes avec enfants, les demandeur-se-s d’emploi… Les jeunes ont un lienfort et fixe avec la ville et la société puisque les horaires des écoles sont immuables, contrairement àceux du travail. Sur la question de la mobilité, on constate des différences entre filles et garçons. Lesjeunes fonctionnent souvent par groupe non mixte pour les sorties. Certains espaces sont genrés,d’autres collectifs, par exemple les bancs publics ou la fontaine du village en milieu rural. Les jeunes 12
  15. 15. GRAIF – avril 2011font aussi l’objet de regards et interdictions différents de la part des parents selon leur sexe, mêmejusqu’à 18 ou 20 ans. Les parents reproduisent finalement un système sexiste dans leurs discours.Quant à la démocratie, elle doit être totalement repensée : la démocratie doit s’adapter à laréalité de nos modes de vie.Les jeunes sont aux avant-postes de notre société. En comprenant leur engagement, nouscomprendrons nos orientations. Retrouvez le texte intégral de la communication de Luc GWIAZDZINSKI sur www.graif.fr Carole CHOTIL-ROSA, militante Osez le féminisme « Tout a commencé en 2009. Le réseau Osez le féminisme est né avec la remise en cause des crédits accordés au Planning Familial : un grand nombre de jeunes ont signé la pétition, il fallait leur offrir un débouché militant. Notre motivation : nous réapproprier le féminisme, lui donner une valeur positive. Nous avons créé un journal qui, après Paris a essaimé dans 15 villes, grâce notamment à Internet et aux réseaux sociaux. Les valeurs d’Osez le féminisme sont : Universalisme : nous considérons que les femmes et les hommes ont les Albin FAURE et mêmes capacités. Les différencier revient à hiérarchiser.Carole CHOTIL-ROSA Laïcité : c’est la garantie de pouvoir disposer de son corps, face à la religion qui consacre l’inégalité entre les femmes et les hommes. Progressisme : le progrès social permet l’émancipation des femmes. Mixité : le sexe des militant-e-s est finalement secondaire et tout le monde participe.Nous renouvelons les pratiques militantes. A Paris, des affiches humoristiques sur le mode duteasing ont été déployées aux accès du métro, avec un renvoi vers le site internet.Nous comptons au nombre de nos actions des campagnes contre les violences, le viol, les retraites, et,actuellement en préparation, une campagne sur la sexualité, nœud de la domination masculine. »Albin Faure, Président de l’UNEF Aix Marseille« Je me suis engagé politiquement au début de mes études, au moment du Contrat PremièreEmbauche. Depuis deux ou trois ans, l’UNEF se bat particulièrement contre le sexisme et a commencépar procéder à son autocritique.Le sexisme ordinaire était bien présent dans les rangs de l’UNEF. Par exemple, nous avons prisconscience que des militantes s’autocensuraient dans les réunions face aux militants : ces derniersprenaient systématiquement la parole, alors que les premières se retrouvaient plutôt à coller lesaffiches ! 13
  16. 16. GRAIF – avril 2011L’UNEF a mis en place un certain nombre d’actions pour contrer ces comportements : des week-ends de formation ont été organisés sur le féminisme et les stéréotypes de genre afin de comprendre pour mieux agir, des listes paritaires pour les élections au CROUS, en bonne place dans les revendications de l’UNEF, la mise en place de crèches universitaires, un meilleur accès aux moyens de contraception. la projection de films comme « La Domination masculine » de Patrick JEAN. L’égalité entre les femmes et les hommes est un combat permanent. La volonté de défendre la démocratie passe nécessairement par l’égalité ! »Mélanie BASTOS, Conseillère Régionale des JeunesAnis BENGHAZI, Conseiller Régional des Jeunestémoignent de leur engagement au sein du CRJ et insistent sur ladiversité des élus. Mélanie BASTOS est lycéenne et étudie la comptabilité. Elle défend l’idée que les filles et les garçons doivent s’unir et mettre en commun leurs points de vue et leurs réflexions. Elle a choisi de s’engager dans le CRJ parce qu’elle veut que Mélanie BASTOS les gens sachent que les jeunes ont des idées qui peuvent et Anis BENGHAZI être profitables à la société toute entière. Anis BENGHAZI est également lycéen. Pour lui, il est important de dire et répéter cette phrase : « Tous différents mais ensemble ! » et il ajoute que « tant que les filles et les garçons ne seront pas libérés des injustices et des inégalités, il n’y aura pas de liberté véritable ».Asma ESSID, Consultante et CoachAsma ESSID a fait des études de linguiste à l’Université Sorbonne Nouvelle. Aujourd’hui, elle vit ettravaille à Marseille.Elle a rappelé avec une énergie très communicative qu’elle venait de vivre des momentsextraordinaires avec son peuple. Les réseaux sociaux et notamment Facebook ont été des relaiscruciaux des actions des Tunisiens et des Tunisiennes depuis le début du soulèvement populaire. Ilsont permis, sur place, de faire passer les messages de mobilisation déjouant la censure des sites Internet pratiquée jusque là par le gouvernement en place. « Depuis la France, j’ai pu suivre en temps réel les manifestations et obtenir des informations, photos, vidéos, directement postées par les participant-e-s. J’ai été surprise par des jeunes ayant un discours aussi pensé, structuré, politisé. Pendant des années, on a eu une piètre image de cette jeunesse tunisienne et là, tout a changé. En ce qui me concerne, j’en suis venue à utiliser les réseaux sociaux de façon progressive et exponentielle : d’abord un simple portait sur Facebook, puis, tout s’est Asma ESSID emballé et mon rapport à ce réseau a complètement changé. Je l’ai utilisécomme un réel outil me permettant de réaliser un vrai travail d’investigation. En ce qui concerne laplace des femmes dans les événements, elle a été très importante mais il faut être très vigilants pourque les décisions politiques qui vont suivre leur fassent réellement une place dans la société». 14
  17. 17. GRAIF – avril 2011Asma KOUKI, historienne, archiviste et militante politique en Tunisie et en FranceAsma KOUKI est Tunisienne, de Tunis. Elle a milité à l’Union générale des Etudiants Tunisiens ainsique dans un groupe politique « Les Communistes démocrates », devenu le « Parti socialiste de gauche tunisien », parti clandestin, légalisé après la Révolution. Pour elle, les réseaux sociaux ont changé la façon d’agir et d’exercer le militantisme. Avant la Révolution, une minorité d’internautes intervenaient sur des sites ou blogs engagés. Certains d’entre eux ont d’ailleurs été emprisonnés pour cela. « Depuis la chute du régime dictatorial, l’utilisation d’internet est massive. L’information est comme servie sur un plateau, nous n’avons plus besoin d’aller la chercher. J’étais assez traditionnelle dans ma façon de militer et considérais Facebook comme un amusement pour les Asma KOUKI jeunes. Aujourd’hui, j’ai créée ma page (dans un but professionnel dans unpremier temps) qui est rapidement devenue un relai d’informations venues de Tunisie. »Quelques Apports de laEgalité entre les femmes et les hommesLa volonté de défendre la démocratie passe nécessairement par un combat permanent pour l’égalitéentre les femmes et les hommes ! D’autant que, comme le montre la persistance des inégalités entre lessexes (salaires, accès à la santé etc.), les lois existantes, si elles sont nécessaires, ne sont passuffisantes ! Les élus-e-s doivent faire en sorte que l’objectif de l’égalité réelle entre les femmes et leshommes soit systématiquement pris en compte, dans les décisions, les projets, les organisations, quelsque soient la thématique traitée ou le domaine concerné.CitoyennetéLa citoyenneté ne faiblit pas mais il faut accepter de la voir différemment en utilisant d’autres critèresque le taux de vote. Les formes de mobilisation dépendent de transformations telles quel’augmentation de la mobilité, des attaches… En moyenne, 20 km séparent le lieu où l’on vit de celui oùl’on dort (et donc du lieu où l’on vote) ! Il faut donc repenser les espaces et les temps de lareprésentation politique et de la citoyenneté, qui pourrait être qualifiée « d’augmentée » enconsidérant ces aspects mobiles et éphémères.Féminisme et lutte contre les stéréotypesIl faut combattre les stéréotypes, les idées reçues concernant l’image de la femme peu ou prou ancréedans chaque individu, et qui est le terreau idéologique sur lequel repose la société patriarcale. L’actionpour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes est toujours un objectif d’actualité !La révolution féministe constitue un bel enjeu démocratique pour les jeunes, filles et garçons, qui ont àcœur de s’engager pour l’avenir de notre société.Démocratie et territoireLa démocratie doit s’adapter à la réalité de nos modes de vie.En conséquence, quelques propositions « révolutionnaires » qui rompent avec la conceptiontraditionnelle et largement inefficiente de la démocratie « de proximité » qui n’a, bien souvent, deproximité que le nom : - Faire élire des maires de nuit par les travailleur-se-s de nuit. - Elire des maires de quartier au suffrage universel direct. - Donner le droit de vote à ceux et celles qui vivent « ici ». - Donner un statut à ceux et celles qui vivent « ici » mais habitent ailleurs. - Accorder une citoyenneté temporaire dans le cas de personnes de passage (touristes, stagiaires, étudiants, migrants...) 15
  18. 18. GRAIF – avril 2011 Idées à suivre Dans les processus de décision (politiques, économiques, sociaux, personnels etc.), il faut intégrerune démarche nouvelle [démarche de genre] qui consiste :- à étudier en amont les effets des décisions envisagées sur la vie quotidienne des femmes et des hommes,- et, le cas échéant, adapter la décision (mesure, projet …) afin que son application contribue effectivement à faire progresser l’égalité entre les femmes et les hommes. Pour les jeunes, au niveau des lycées, il faut notamment agir au moment du choix des filières afind’éviter les orientations contre le gré des lycéen-ne-s, dictées par des stéréotypes degenre. En savoir plus Contacter les intervenant-e-s / les artistes Luc GWIAZDZINSKI – Université Joseph FOURIER – Grenoble - luc.gwiazdzinski@ujf-grenoble.fr Carole CHOTIL-ROSA - Osez le Féminisme - www.osezlefeminisme.fr - contact@osezlefeminisme.fr Albin FAURE - UNEF - www.facebook.com/unefaixmarseille?sk=app_4949752878 - presidence.unefaixmarseille@gmail.com Asma ESSID – AE Consulting - www.ae-consulting.fr – asma.essid@ae-consulting.fr Asma KOUKI - asm.kouki@gmail.com 16
  19. 19. GRAIF – avril 2011 Lecture de textes 8 mars 2011 – Hôtel de RégionLa démocratie et l’engagement vus par Stéphane HESSEL En 1941, Stéphane Hessel apprenait que le Conseil de la Résistance avait mis au point un programme et proposé un ensemble de principes et de valeurs sur lesquels reposerait la démocratie moderne de notre pays. Extrait 1 De ces principes et de ces valeurs, nous avons aujourd’hui plus que jamais besoin. Il nous appartient de veiller ensemble à ce que notre société reste une société dont nous soyons fiers : pas cette société des sans papiers, des expulsions, des soupçons à l’égard des immigrés, pas cette société où l’on remet en cause les retraites, les acquis de la Sécurité Sociale, pas cette société où lesmédias sont entre les mains des nantis, toutes choses que nous aurions refusé de cautionner si nousavions été les véritables héritiers du Conseil National de la Résistance (…)Ce programme préconisait (…) «l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale,impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie».L’intérêt général doit primer sur l’intérêt particulier, le juste partage des richesses créées par le mondedu travail primer sur le pouvoir de l’argent. Stéphane Hessel dénonce l’indifférence comme la pire des attitudes.Extrait 2Nous vivons dans une interconnectivité comme jamais encore il n’en a existé. Mais dans ce monde, il ya des choses insupportables. Pour le voir, il faut bien regarder, chercher. Je dis aux jeunes : cherchezun peu, vous allez trouver. La pire des attitudes est l’indifférence, dire « je n’y peux rien, je medébrouille ». En vous comportant ainsi, vous perdez l’une des composantes essentielles qui faitl’humain. Une des composantes indispensables : la faculté d’indignation et l’engagement qui en est laconséquence 17
  20. 20. GRAIF – avril 2011La contraception :une affaire de fillesET de garçons.Gap – Département des Hautes-Alpes [05]Foyer des Jeunes Travailleurs– Jeudi 10 mars 2011TribuneAux côtés d’Aline VERGNON-BONDARNAUD, Présidente du GRAIF, et de la ConseillèreRégionale Christine NIVOU :- Docteur Georges GRAGLIA, médecin généraliste libéral- Sylvie ROUZES, Conseillère conjugale et familiale, Mouvement Français pour le PlanningFamilial des Alpes de Haute Provence (MFPF 04)- Brigitte NECTOUX, Directrice du CODES 05, Comité Départemental dEducation pour la Santédes Hautes-Alpes Animations Exposition du CRIPS, Centre Régional d’Information : « La contraception : une histoire de filles et de garçons », affiches et dessins réalisés par des jeunes de région Provence-Alpes-Côte d’Azur Projection des 4 films de la campagne INPES 2010 « Contraception :filles et garçons, tous concernés ! ». Destinée aux adolescents, filles et garçons, de 13 à19 ans, cette campagne vise à sensibiliser sur les risques et les conséquences d’unegrossesse non désirée survenue trop tôt. Intermède Musical : Emilie BOURGEOIS, chanteuse- contrebassiste a interprété des classiques de la chanson française, des standards de jazz mais aussi ses propres compositions. Le public lui a réservé un accueil très chaleureux. Il a repris avec elle quelques paroles de morceaux connus comme « Donne-moi la main camarade. Jai cinq doigts moi aussi. On peut se croire égaux….» de Bidonville, la célèbre chanson de Claude Nougaro.Le Mot du GRAIFAline VERGNON-BONDARNAUD a évoqué les deux raisons principales ayant conduit au choix deGap pour traiter de la problématique :- à son grand regret, l’absence du MFPF dans le département 18
  21. 21. GRAIF – avril 2011- le militantisme connu et reconnu du Dr GRAGLIA et l’intérêt de l’écouter sur cette problématiqueavant un départ en retraite annoncé.Elle a rappelé que le sujet de la contraception restait assez « classique » dans les milieux féministes etque, sil était aussi souvent repris, cest quil restait malheureusement dactualité sur le plan légal,médical, social… les mentalités et perceptions névoluant pas aussi rapidement que les méthodescontraceptives !Malgré les problèmes de financement que connaissentcentres de planning familiaux et CPEF (Centres dePlanification et dEducation Familiale du Conseil Général13), et les importantes lacunes de lEtat en matièredéducation sexuelle, questions sur lesquelles il ne fautpas faire l’impasse, Aline VERGNON-BONDARNAUDs’est réjouie quune grande partie des jeunes filles ait pus’approprier les moyens de contraception et en faire desoutils de liberté dans la vie quotidienne. Contrairement à Georges GRAGLIA, Christine NIVOU et Alineleurs grands-mères et parfois leurs mères, les filles VERGNON-BONDARNAUDd’aujourd’hui ne vivent plus, sauf exception, la grossesse comme une fatalité. Grâce aux moyens decontraception disponibles, « leur corps leur appartient ». Toutefois, il faut déplorer le fait que ce sonttoujours principalement les jeunes filles et les femmes qui portent la responsabilité de lacontraception. Et c’est cette question qu’il faut désormais poser.Paroles d’élueChristine NIVOU, Conseillère Régionale, a brossé un état des lieux assez sombre de la situation surson territoire des Hautes-Alpes dans différents domaines. En particulier, elle ainsisté sur la question centrale de l’accès à la contraception encore plusproblématique sur les zones rurales qui cumulent de nombreux problèmes. Outreles suppressions de postes d’infirmier-ère-s scolaires (un/une pour quatrecollèges), la question de l’éloignement est également centrale.C’est en partie pour répondre à ce problème que la Région a mis en place le projetdes Maisons Régionales de la Santé. Ces lieux, « à plusieurs entrées », vontapporter une réponse concrète au phénomène de désertification médicale etfaciliter la diffusion de l’information au plus près des territoires. Différents types Christine NIVOUd’intervention pourront y être pratiqués :- des activités de soins,- des activités de mise en réseaux avec l’hôpital public et l’ensemble du système de santé,- des activités de santé publique, de prévention et de promotion de la santé, et des actions du champmédicosocial.Toujours dans le domaine des réponses possibles pour améliorer l’accès à la contraception des jeunes,Christine NIVOU a souligné l’intérêt du Pass contraception qui concerne aujourd’hui deux régionsen France : Poitou-Charente et Ile de France. En Ile de France depuis le 26/04/2011 19
  22. 22. GRAIF – avril 2011La Thématique – éléments de contexte et problématiqueprésentés par le GRAIFEn dehors du préservatif, la contraception apparaît à tort comme une affairede filles : voir son médecin, se rendre dans les centres MFPF ou CPEF pour laprescription, régler la consultation et les frais de pharmacie, prendre régulièrement lapilule ou mettre en place un autre dispositif. Aux garçons la sexualité insouciante ? Encas de grossesse non désirée, la responsabilité est théoriquement partagée mais làaussi, les filles doivent souvent assumer seules les conséquences : parcours de lacombattante pour pratiquer une IVG dans les délais en évitant les discoursmoralisateurs, ou mener la grossesse à terme puis élever l’enfant. Le choix d’avoir unenfant, tout comme le choix de ne pas en avoir, doit se faire et s’assumer à deux.• Une étude menée en 2006 auprès délèves de première et de terminale dun lycéeprofessionnel a fait ressortir que les filles considéraient majoritairement la contraception comme uneaffaire de couple. Pour les garçons, en revanche, la contraception est perçue comme une responsabilitéféminine qui ne les concerne que peu, ou pas.• Dautres enquêtes soulignent le décalage dinformation entre filles et garçons sur lacontraception durgence et les méconnaissances, voire les « légendes » (risque de stérilité !) liées à sonutilisation. Et l’on peut se poser la question de savoir s’il existe un lien entre les chiffres concernantlIVG en France et cette répartition inégalitaire des rôles sexués ?• En 2007 en France, une IVG sur deux concerne une femme de 25 ans ou plus et 15 000avortements ont concerné une mineure. Pourtant, 2/3 dentre elles utilisaient un moyen decontraception dans le mois où la grossesse a débuté.• En Provence-Alpes-Côte dAzur, en 2005, 22 900 IVG ont été réalisées sur des jeunesfilles et femmes âgées de 12 à 25 ans. Considérant une population féminine plus large, nousdétenons le taux de recours le plus élevé des régions métropolitaines après la Corse, soit20,9 IVG par an pour 1000 femmes de 15 à 49 ans.Dans ce contexte, la table ronde souhaite en particulier, poser deux questions :- Comment éviter les grossesses non désirées et le cloisonnement des responsabilités etconnaissances au sujet de la contraception ?- Quelles sont les pistes à explorer afin de faire en sorte que les jeunes (et les moins jeunes !)considèrent la contraception comme une affaire de filles ET de garçons ?Les InterventionsDr Georges GRAGLIA, médecin généraliste libéral et militant, a démarré son intervention en énonçant un certain nombre de données quantitatives et qualitatives concernant en particulier la situation dans les Hautes-Alpes. Dans 95% des cas, la femme est seule en consultation pour demander une contraception. Cela reste l’affaire des femmes depuis des années. Avec l’épidémie de SIDA, les hommes se sont sentis concernés mais les femmes sont toujours seules pour gérer le stress, les examens et Georges GRAGLIA éventuellement une IVG. Le tableau général est dramatique. 20
  23. 23. GRAIF – avril 2011 Plus de 40% des IVG pratiquées en PACA concernent des femmes de moins de 24 ans. 6000 IVG itératives (récidive d’avortement) par an sont à mettre en lien avec un défaut d’information à la suite de la première IVG ou avec un problème de contraception. Les IVG ne sont pas pratiquées régulièrement à l’hôpital de Briançon et dépendent du bon vouloir des médecins… Deux médecins les pratiquent à Gap. Seuls cinq médecins pratiquent l’IVG « en ville » (à moins de 7 semaines d’aménorrhée) dans tout le département ! Importance d’une prise en charge rapide : plus de 50% des IVG sont médicamenteuses. Les chiffres ne diminuent pas et restent constants entre 400 et 450 IVG par an sur Gap.L’information sur la contraception est donc mal ou pas faite. Il faut blâmer les parents et l’écolequi n’assument pas leurs responsabilités et commencer cette information le plus tôt possible (enprimaire) afin de contrer des préjugés très répandus : la pilule ferait grossir, donnerait le cancer, lestérilet serait réservée aux femmes nullipares… Il est dur de faire penser la contraception commenaturelle ! Il existe bien sûr un problème financier.Les centres de planification assurent une bonne prise en charge mais sont peu fréquentés pour causede défaut d’information. Du côté de la médecine libérale, on rencontre des obstacles avec la prise encharge pour les mineures via la carte Vitale des parents. Les pouvoirs publics ont un rôle àjouer : il faut aller contre la résistance naturelle des parents. « En tant que médecin, vousallez vous faire engueuler mais il faut passer outre ! On a besoin de nouveaux féministes ! » « Jusqu’à récemment, il n’y avait que 4 pilules remboursées. Une cinquième a été ajoutée il y a peu. C’est un scandale ! Les jeunes filles prennent les mêmes pilules que leur mère ou grand-mère. » L’Etat doit investir dans l’éducation thérapeutique et l’accès aux moyens de contraception pour, ensuite, économiser au niveau des IVG. Il s’agit bien d’un traumatisme pour les femmes et jeunes filles, sachant qu’une femmesur deux y aura recours au moins une fois d’ici la fin de sa vie sexuelle.Sylvie ROUZES, Conseillère familiale, Mouvement Français pour le Planning Familialdes Alpes de Haute-ProvenceLe MFPF est une association Loi 1901 organisée en confédération de 20fédérations régionales et d’associations départementales. Certains centres deplanification sont gérés par les Conseils Régionaux. A Marseille, le centre compte30 salarié-e-s tandis que je suis la seule sur tout le 04 ! Nous étionssubventionnés par les Agences Régionales de Santé jusqu’en 2010 mais avonsperdu 60% des financements. En décembre 2011, le Planning Familial 04n’existera probablement plus. Toutes les petites associations des Alpes deHaute Provence « sautent », elles aussi, par manque de moyens.Je fais uniquement de l’information et de la prévention dans les IUT, centres de Sylvie ROUZESformation des infirmier-e-s, écoles d’Aides-Soignant-e-s, au CFA de Gap, à laLigue de l’Enseignement, dans 3 lycées et 3 collèges.En 2010, j’ai vu environ 1000 jeunes de 15-25 ans en intervention collective. 88% des garçons pensent à la contraception 88% se sentent concernés par la contraception 57% posent la question à leur partenaire 87% ne sont pas prêts à l’accompagner en consultation pour une contraception 87% ne sont pas prêts à participer financièrement aux moyens contraceptifs 20% ne connaissent pas la contraception d’urgence. 21
  24. 24. GRAIF – avril 2011Les jeunes sont blasés. Les filles et les garçons ne connaissent pas l’effet des contraceptifssur leur corps. Certaines filles ne connaissent même pas le nom de leur sexe et sont dégoûtées par lapose de l’anneau car il faut introduire les doigts dans le vagin ! Les garçons sont souvent exclus de ladémarche, c’est la fille qui gère la contraception dans le couple.Le 8 mars dernier sur France 2, un journaliste réalisait un micro-trottoir sur le nombre d’IVGpratiquées en France et demandait aux passants : « Parlez-vous de la contraception à votreadolescentE ? ». Les mères n’en parlent pas à leurs fils. Il faudrait aussi que les filles puissent vraimentchoisir leur moyen de contraception : leur sont-ils tous présentés ? Quel est leur coût ?La loi est peu appliquée en ce qui concerne la contraception d’urgence. Aucune affichen’annonce qu’elle est gratuite pour les mineures en pharmacie et les jeunes filles subissent souvent desjugements moralisateurs.Brigitte NECTOUX, Directrice du CODES 05 Le CODES est un pôle de ressources, il dispose d’une pédagothèque à Gap avec des outils et ouvrages pour tous et toutes. Il organise des formations sur la sexualité en tant qu’acteur de prévention sur le terrain. Les salariées du CODES sont éducatrices de santé mais cette année, nous avons un stagiaire masculin ! Nous organisons des actions en partenariat étroit avec l’Education nationale, les infirmières scolaires pour la prévention des risques liés à la sexualité. Le but : rendre les jeunes acteurs de leur santé, notamment via des outils artistiques et culturels qui leur permettent de s’approprier les messages de prévention, de leur donner l’information qui leur permettra de faire des choix éclairés. L’éducation à la sexualité est en fait une éducation à vivre ensemble, la Brigitte NECTOUX description « éducation à la vie affective et sexuelle » serait d’ailleurs plusappropriée. Il est important de parler le plus tôt possible (dès l’école maternelle) derespect, d’acceptation des différences, de dialogue, de maîtrise du désir et des sentiments. En effet, lesenfants reprennent les modèles parentaux et assimilent dès le plus jeune âge des comportements degenre.Rappelons que la loi de 2001 prévoyait 3 séances d’éducation à la santé et à la sexualité dela maternelle à la terminale. Or, cette éducation commence plutôt en 4ème. Pourtant, quand lesjeunes sont adolescents, il est trop tard car les représentations sont déjà construites. Les parentsdoivent être associés. Il est dommage de relever un tel clivage entre les filles et les garçons.Quelques Apports de laDes constats qui pointent du doigt les disfonctionnements et les manques du systèmedans sa globalité : • L’isolement des milieux ruraux, la baisse spectaculaire des crédits aux associations de planification familiale, la non-application de la loi de 2001 sur l’éducation à la sexualité en milieu scolaire et la formation insuffisante des médecins mènent souvent à une information laconique des jeunes sur la contraception. 22
  25. 25. GRAIF – avril 2011 L’éducation sexuelle dans les années 70: deux • Il existe des différences de comportements et de « anecdotes » de la salle représentations par rapport à la sexualité entre filles et garçons. En effet, les jeunes acquièrent très tôt des « J’étais représentant FCPE en stéréotypes de genre transmis par les parents, les 1974. A cette époque, les heures enseignants, les médias… Par conséquent, la d’éducation sexuelle étaient programmées le soir, après le contraception est trop souvent encore prise intégralement départ des cars des élèves. » en charge par les filles. « J’enseignais les Sciences • La société de consommation et le fonctionnement du naturelles dans les années 1970 système de santé français contribuent à une certaine dans l’Oise. J’ai reçu un blâme marchandisation de la santé et de la sexualité aux dépens pour avoir demandé aux élèves des jeunes. de dessiner l’appareil sexuel féminin. » • Enfin, malgré les séances d’éducation à la santé et à la sexualité, les tabous et légendes existent encore parmi les jeunes, ce qui conduit à de nombreuses erreurs et à un nombre d’IVG constant depuis des années.L’information dans la mixité, ou pas !De l’avis du Docteur Michèle THIEBAUT, En milieu rural, un accès encore plus difficile àmédecin généraliste du Centre d’Education et la contraceptionde Planification Familiale de Gap, quand lesgarçons viennent visiter les structures, ils Pour les jeunes vivant dans des endroits où les centresposent des questions pertinentes, sont curieux. n’existent pas ou sont trop éloignés, l’accès à laIls n’ont pas d’interlocuteur évident en tempsnormal. Il faut savoir leur parler, les voir contraception est très aléatoire, puisque les médecinslorsqu’ils sont là. Ils ont des sentiments mais généralistes font en fonction de leur « sensibilité ». Lane les montrent pas au premier abord. solution du camion qui se déplace de village en village ne convient pas puisqu’elle est peu discrète et neSylvie ROUZES d’ajouter : « En 4ème et 3ème, garantit pas l’anonymat des jeunes visiteur-se-s. Lej’aime faire une information non mixte. Quand camion n’est efficace que dans les festivals oùles garçons sont ensemble, ils ont tous un pénis l’anonymat est possible. Quand tout le monde se connaitde 18cm mais petit à petit les vraies questions dans un village, ça devient difficile. Les médecinsse posent et la séance est plus productive. doivent souvent s’arranger avec des pharmacien-ne-sMélangés, ils sont tenus à leur rôle degarçons. » pour préserver l’anonymat des jeunes.D’autres facteurs aggravants :- la disparition des médecins militants - Avant la loi Veil, les médecins voyaient arriver desfemmes qui avaient essayé d’avorter par leurs propres moyens.. Toute cette génération de médecinsmilitants arrive maintenant à la retraite. Aujourd’hui, l’IVG n’est pas enseignée et personne ne choisitde faire carrière dans ce domaine.- une logique marchande associée à une pénurie de moyens - Les médecins généralisteslibéraux recevant les mineures de moins de 14 ans pour une contraception ne sont pas payés pour cetacte. Encore une question d’argent !Le prix forfaitaire pour une IVG médicamenteuse est de 192€ dont 120€ de médicaments. Leslaboratoires ont obtenu que l’Etat fasse payer plus cher à la Sécurité Sociale parce qu’ils sont boycottéspar les médecins américains anti-avortement (vendre moins de produits mais plus cher !). 23
  26. 26. GRAIF – avril 2011Il faut mettre les moyens pour être efficace. Par exemple, la loi dit qu’un hôpital doit pratiquer l’IVGpour être un CHR, Centre Hospitalier Régional. Quand il n’y a pas d’IVG, ces centres ne devraient pluspouvoir être des CHR ! Idées à suivre • Commencer l’éducation à la santé et à la sexualité au plus tôt afin de lever les tabous et transmettre une information claire sur le corps et son fonctionnement. Y intégrer la question du respect et la déconstruction des stéréotypes de genre. Associer les enseignant-e-s et parents à cette démarche, mais ne pas craindre leur réaction s’ils n’y sont pas favorables. • Prêter attention aux garçons autant qu’aux filles en matière de contraception afin que chaque jeune ou couple puisse faire des choix éclairés et adaptés. • Exiger une meilleure formation des médecins en matière de contraception et d’IVG. • Exiger le remboursement de tous les moyens de contraception et proposer la mise en place en région PACA d’un PASS contraception aux jeunes filles. • Sur les territoires, la nécessité de la mise en réseau des professionnels concernés En savoir plus Contacter les intervenant-e-sDocteur Georges GRAGLIA - Cabinet Médical Seliance – 04 92 52 33 33 / 04 92 51 27 04Sylvie ROUZES – MFPF 04 - www.planning-familial.org - ad04mfpf@wanadoo.frBrigitte NECTOUX - CODES 05 - www.codes05.org - codes05@codes05.org 24
  27. 27. GRAIF – avril 2011 Citoyenneté, laïcité : quelle vision de l’égalité entre les filles et les garçons ?Digne-les-Bains – Département des Alpes de Haute-Provence [04]L’Ermitage– Mercredi 16 mars 2011TribuneAux côtés de Christine RUE, Coordinatrice du GRAIF, de Christophe CASTANER, Vice-Présidentdu Conseil Régional et de Colette CHARRIAU, Conseillère Régionale :- Henry ETCHEVERRY, Directeur de la Ligue de l’Enseignement 04- Géraldine LAFOND, Directrice du CIDFF 04-—Jacqueline HENNEGRAVE, Présidente de l’association Femmes Solidaires 04AnimationsExposition : « Jeunesse en mouvement », 30 photographies de Jean-Paul NAIL sur l’engagement desjeunes à l’occasion des manifestations contre la réforme des retraites de l’automne 2010. Intermède musical et artistique : danse hip hop avec le groupe South Dream-association Zoukouc Crew. Un public peu habitué à ce type de danse mais qui a été conquis. Beaucoup d’admiration et d’applaudissements pour cette belle et énergique démonstration très physique.Car podium de la Région : le matin sur le marché de Digne, Place du Général de GaulleLe Mot du GRAIFParlant au nom d’Aline VERGNON-BONDARNAUD, Christine RUE a évoqué l’importance duthème de la laïcité dans le travail réalisé par le GRAIF.Depuis plusieurs années déjà, l’association croise la question de cette valeur fondamentale de laRépublique avec la question de l’égalité entre femmes et hommes, condition essentielle de ladémocratie. On peut mentionner au titre de ses réalisations :- en 2007, un numéro de sa revue AGOR’ELLES sur les enjeux de la Laïcité pour les femmes- en 2008, trois rencontres originales sous la forme de banquets féministes et laïques à Gardanne(13), à Digne les Bains (04) et en Avignon (84). 25
  28. 28. GRAIF – avril 2011 En 2009, le GRAIF a réalisé en partenariat avec- en 2009, une conférence grand public dont le l’OLPA [Observatoire de la Laïcité de Provence etparti pris était de traiter des « Apports de la d’Aix] une Bande dessinée intitulée «Petit ConteLaïcité pour les Femmes » par une approche Laïque : Des Mêmes Droits pour Toutes et historique. Tous», destinée aux jeunes collégiens et lycéens sur le thème « femmes et laïcité ». A cette occasion, le GRAIF a encore une fois réaffirmé que ce principe de laïcité est, pour toutes les femmes du monde, la meilleure garantie de leur émancipation et de la défense de leurs droits légitimes, au premier chef celui d’exercer leur citoyenneté. Se placer du côté de la jeunesse lorsque l’on traite de ces questions, c’est tout d’abord dire que les filles et les garçons sont des citoyens en formation.C’est en effet à cette période de leur existence qu’ils intègrent des principes qui les accompagnerontdans leur vie adulte. D’où l’importance de regarder plus en détail ce temps d’apprentissage desvaleurs qui peuvent être positives, comme l’égalité, la générosité, l’acceptation des différences dechacun, mais qui est aussi celui de la consolidation des stéréotypes de genre qui renforcent etlégitiment les rôles sociaux inégalitaires de notre société.Paroles d’élues Christophe CASTANER, Vice-président du Conseil Régional, est revenu sur le principe de laïcité,expliquant qu’il pouvait être considéré comme une composante de la citoyenneté, mais tout autant êtreregardé comme inspirant la totalité de la problématique de la citoyenneté. Trois affirmations luisemblent centrales :- il n’y a pas de citoyenneté sans valeurs reconnues par la communautédes citoyens,- il n’y a pas de citoyenneté sans exercice effectif doté des moyensnécessaires pour l’exercer,- il n’y a pas de citoyenneté sans dynamique propre permettant sarefondation en lien avec la réalité. Aujourd’hui, le contexte est celuid’une crise sociale profonde, il faut prendre en compte l’émergence de Christophe CASTANER, Géraldine LAFOND et Jacqueline HENNEGRAVEdimensions infra et supranationales, et ré-éclairer le concept au regardde l’idéologie des droits de l’Homme.C’est en s‘adossant au principe de laïcité qu’a pu êtreaffirmée l’égalité entre les femmes et les hommes, danstous les domaines. Anne-Marie DESCHAMP, ConseillèreOr, aujourd’hui, si l’on regarde la réalité, on s’aperçoit que tout ce municipale, représentait le Maire de Digne. Elle asystème est déstabilisé avec deux constats forts : particulièrement insisté sur- un important rejet de la « chose » publique, alors que cette la nécessité d’aller au-delàexpression du « bien commun », devrait être la clé de voûte du de ce devoir de paritérassemblement des femmes et des hommes sur les territoires, instaurée pour réellement- un exercice de la citoyenneté inégalitaire, en l’occurrence permettre aux femmesplus facile pour les hommes que pour les femmes, il n’y a qu’à d’accéder à des postesregarder la situation dans le domaine politique où la parité est loin stratégiques.d’être de mise !La laïcité est en danger et, du coup, l’égalité femmes/hommes est,elle aussi, en danger. 26
  29. 29. GRAIF – avril 2011Colette CHARRIAU, Conseillère Régionale, a mis en avantl’importance de changer les mentalités en matière d’égalité entre lesfemmes et les hommes. Elle a insisté sur l’intérêt majeur de la mixitédans une éducation en accord avec les valeurs de la laïcité. La laïcité n’estpas une donnée, « elle ne se décrète pas », elle nécessite unapprentissage, tout comme l’égalité entre filles et garçons : le lien entremixité et lutte contre les stéréotypes est donc central !Parler des moyens d’exercer la citoyenneté dans le cadre d’un Colette CHARRIAUquestionnement sur l’égalité femmes/hommes, c’est aussi parler desmoyens de la mise en œuvre de cette dernière.Or, la Région compte parmi ses compétences spécifiques déterminées par la loi : les Lycées, laformation professionnelle et lapprentissage. Très concrètement, ces compétences recouvrent des lieuxoù précisément les jeunes, filles et garçons, vivent une période phare de construction des rapports àl’autre sexe. C’est donc là qu’il est possible d’agir ! La Région doit s’emparer de ces questions ettravailler à la sensibilisation aux stéréotypes … et à leur déconstruction.La Thématique – éléments de contexte et problématiqueprésentés par le GRAIFAu cœur de la question de la vision de l’égalité entre les filles et les garçons en lien avec les dimensionsde la laïcité et de la citoyenneté se trouve celle des lieux d’apprentissage des valeurs, des droits et desdevoirs associés.• L’école publique est un lieu de mixité et d’égalité par excellence.C’est là que les jeunes font le début de leur apprentissage de la citoyenneté et sont immergés dans un contexte laïque. Depuis l’instauration du Collège Unique avec la loi Haby de 1975, les établissements publics sont tous devenus mixtes, même, avec quelques années de retard, l’éducation physique et sportive. L’égalité entre filles et garçons suppose une implication partagée et la participation de toutes et tous. C’est pour cette raison qu’il faut insister sur la mixité et ne pas chercher à isoler les filles comme objets d’attention et d’études ! Cependant, malgré cette mixité, des générations de jeunes ont appris sur les bancs de l’école républicaine une version biaisée et masculine de l’histoire. L’exemple leplus parlant est bien sûr le soi-disant « Suffrage Universel », proclamé en France en 1848. Il aura falluattendre de nombreuses années pour qu’enfin, on parle de « Suffrage Universel masculin », précisantainsi que la moitié de la population adulte s’est vue privée de véritable citoyenneté jusqu’en 1944,année où les femmes sont devenues électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes.• Les autres lieux d’exercice de la citoyenneté, où l’égalité entre filles et garçons est valorisée.Il convient ici de citer les Conseils Locaux de jeunes. Dans certaines collectivités territorialesfrançaises, des Conseils Régionaux, Généraux ou Municipaux d’enfants ou d’adolescents sontspécialement formés pour réfléchir à des questions qui les concernent plus ou moins directement. Entant qu’institutions républicaines, ces Conseils sont des lieux laïques. Précisons que le ConseilRégional des Jeunes Provence-Alpes-Côte d’Azur compte 41% de filles et 59% de garçons parmi les 124membres titulaires. La parité est respectée pour les 104 membres suppléants. 27
  30. 30. GRAIF – avril 2011• Ceci étant dit, il faut donc bien être conscient-e qu’il existe des différences entre la théorie desprogrammes scolaires, des dispositifs et actions exemplaires et les expériences concrètes etquotidiennes des jeunes.Il est donc important de donner la parole aux filles et aux garçons, ainsi qu’auxprofessionnel-le-s qui travaillent avec eux au quotidien pour essayer de répondre àquelques unes des questions qui se posent :- Quelle importance les jeunes accordent-ils/elels aux questions de citoyenneté etde laïcité ?- Quelle est leur vision de l’égalité ?- Peut-on relever une différence de points de vue entre filles et garçons ?Les Interventions Henry ETCHEVERRY, Directeur de la Ligue de l’Enseignement 04, a rappelé que, s’il avait été fondé par des moustachus et des barbus, sous le second empire, et s’il restait jusqu’à aujourd’hui majoritairement composé d’hommes, ce mouvement d’éducation populaire s’était toujours engagé dans des actions de transformation sociale. La Ligue est ouverte aux femmes dès l’origine avec la création d’un «Comité des dames ». Dès 1866, année de fondation, des centres Henri ETCHEVERRY à la tribune d’enseignement pour les filles sont ouverts et la Ligue jouera un rôle décisif pour l’acceptation des filles dans l’enseignement technique.Bien plus tard, elle appuiera le vote des lois émancipatrices en matière de mœurs (droit à lacontraception, à l’IVG, à l’éducation à la sexualité…) et reste mobilisée sur ce sujet.Henry ETCHEVERRY a centré son propos sur « la laïcité, la citoyenneté et l’éducation, commeconditions de l’égalité et d’un destin partagé entre filles et garçons ».La création de l’Ecole laïque pour les deux sexes (loi du 2 mars 1882) a ainsi été une première clépermettant d’ouvrir aux filles l’accès à l’égalité des chances. Quant à l’égalité vécue, elle passe parl’émancipation. Pour la Ligue, l’essentiel est de donner à tous les élèves les outils critiques pour quechacun puisse questionner les connaissances d’où qu’elles viennent, interpeller, modifier ou valider sesconvictions. L’éducation contre tous les préjugés est une ligne force de cette démarche laïque. Géraldine LAFOND, Directrice du CIDFF 04, a ouvert son intervention en reprenant une définition de la laïcité mettant en évidence la centralité de la question de la responsabilité des choix. En lien avec cet angle d’approche, elle a présenté le CIDFF et ses missions, à savoir : l’accès aux droits et à l’information des femmes. Dans ce cadre, éduquer à légalité est un enjeu majeur qui nécessite de disposer de leviers pour éliminer les stéréotypes. Etre responsable de ses choix ne peut Géraldine LAFOND être une réalité que si l’on peut réellement les exercer. Or, si l’on prend un exemple, en l’occurrence celui de l’orientation professionnelle, comment parlerde véritable choix alors que la représentation des métiers est encore si sexuée ? 28
  31. 31. GRAIF – avril 2011 Le CNIDFF dispose d’unL’école est un vecteur d’égalité, notamment au travers de la mixité, agrément nationalmais elle n’échappe pas aux représentations et stéréotypes de genre d’association éducativeet à leurs incidences sur la construction des identités, l’orientation complémentaire descolaire et la projection de soi dans l’avenir. L’institution scolaire est l’enseignement public (arrêtéamenée à jouer un rôle important dans ce domaine, aux côtés du 20 novembre 2007-BOEN 29/11/2007).d’autres acteurs incontournables comme la famille.En particulier, a été précisé l’engagement des centres dans ledomaine de l’éducation et de la citoyenneté et les actions menées par le CIDFF avec des établissementsscolaires pour: favoriser l’égalité entre filles et garçons, éduquer les jeunes afin de prévenir les comportements sexistes et violents, mobiliser les équipes éducatives et les jeunes vers une orientation professionnelle diversifiée, promouvoir l’histoire des droits des femmes et lutter contre les discriminations sexistes.Jacqueline HENNEGRAVE, Présidente de l’association Femmes Solidaires 04, a présenté un bref historique de l’association. Le 17 juin 1945 se tenait le premier congrès de L’UFF, Union des Femmes Françaises, devenue Femmes solidaires en 1998. Femmes Solidaires est un mouvement féministe, reconnu mouvement d’Education Populaire et bénéficiant d’un statut consultatif spécial auprès des Nations Unies. L’association défend les valeurs fondamentales de laïcité, de mixité, d’égalité pour les droits des femmes, de paix et de liberté. Clara Magazine, édité par l’association est le journal de lactualité féminine Jacqueline et féministe en France. C’est Clara ZETKIN enseignante, journaliste et femme HENNEGRAVE politique marxiste allemande, figure historique du féminisme qui a donné sonnom au journal. Femmes Solidaires et son journal ont évolué conjointementdepuis leur création en 1945. Ce magazine donne la parole aux femmes,formule des propositions et fournit des repères concrets pour légalité entre lesfemmes et les hommes.Il offre dans chaque édition des repères sur la vie des femmesdaujourd’hui, des infos sur leurs droits, des reportages sur la vie desfemmes de la planète, des pages culture et loisirs, des brèves dactualité, desdossiers complets pour la réflexion et le débat.A ce titre, il est un support d’information de premier ordre sur les combats de cette associationtotalement en prise avec le monde actuel, et très accessible à un lectorat « jeune » : faire reculer toutesles formes de discrimination et de domination, le sexisme et le racisme, faire avancer légalité desdroits des femmes (avec ceux des hommes…), quil sagisse de droit et daccès à lemploi, de légalitédes femmes et des hommes au travail, de la parité ou de la lutte contre toutes les violences faites auxfemmes.En 2011, le grand projet de l’association s’intitule « Pour une éducation non sexiste dès le plusjeune âge » (à partir de la crèche !), en prévention des violences conjugales et intrafamiliales. Il faitsuite à la loi du 9 juillet 2010 contre les violences faites aux femmes qui introduit la prévention desviolences dans le code de l’éducation et qui stipule que tous les établissements scolaires doiventpromouvoir une éducation non sexiste. 29

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