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Vous disposerez des chiffres les plus jour sur la télé densité , les tarifs de connexion internet , les tarifs de communication par opérateur et surtout l’actu de la cyber stratégie ...

Vous disposerez des chiffres les plus jour sur la télé densité , les tarifs de connexion internet , les tarifs de communication par opérateur et surtout l’actu de la cyber stratégie gouvernementale de la Côte d’Ivoire.

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    Magazine News&co 8 Magazine News&co 8 Document Transcript

    • PANTONE 1807 Uc: 0 / m: 90 / j: 100 / n: 25r: 184 / v: 5 / b: 33#880521c: 0 / m: 0 / j: 0 / n: 100r: 0 / v: 0 / b: 0#000000Un autre regard sur l’économiewww.newseco-ci.com MAI 2012GRATUITN°8DOSSIERLes enjeuxdu tout numériqueSpotMONSIEUR GOOGLE AFRIQUEENTRETIEN AVEC TIDJANE DEMEFocusLE NOUVEAU CODEDES TÉLÉCOMSArt de vivreDU CHOCOLAT IVOIRIENLA MAISON
    • 3I MAI 2012Brèves Dossiers Culture & Société Shopping(&ditorial)de Marion N’GOUAN EZZEDINE et Élodie VERMEILSommairePANTONE 1807 Uc: 0 / m: 90 / j: 100 / n: 25r: 184 / v: 5 / b: 33#880521c: 0 / m: 0 / j: 0 / n: 100r: 0 / v: 0 / b: 0#000000MAI 2012N°8Tél. : +225 22.51.04.72 Fax. : +225 22.51.04.73Courriel : info@newseco-ci.com Site internet : www.newseco-ci.comÉdité par : PUBLI SERVICES EDITIONS, S.A.R.L. au capital de 10.000.000 F CFASiège social : Abidjan Cocody II Plateaux Vallons, 28 BP 580 Abidjan 28 RCCM : CI-ABJ-2012-M-3878Gérant : Demba DIOP (demba.diop@newseco-ci.com)Directrice de publication : Marion N’GOUAN EZZEDINE (marion.ezzedine@newseco-ci.com)Rédactrice en chef : Élodie VERMEIL (elodie.vermeil@newseco-ci.com)Directrice communication & relations publiques : Karine AMADOU (karine.amadou@newseco-ci.com)Responsable commerciale : Marion PAILLAT (marion.paillat@newseco-ci.com)Direction artistique : Jérôme « grom » AUBRY (jerome.aubry@newseco-ci.com)Rédaction : Manassé DÉHÉ, Marion N’GOUAN EZZEDINE, Ernestine KONAN, Olivier MONNIER, Béatrice GRANDCOLAS, Élodie VERMEIL, Jean-Jacques YAOImpression : IPS (France) Tirage : 10.000 exemplairesDépôt légal : éditeur n°9644 du 09/09/2011 - Agrément Conseil supérieur de la publicité en coursLa reproduction, même partielle, des articles et illustrations pris dans News&co est strictement interdite, sauf accord préalable de la rédaction.News&co, mensuel économique gratuitCe journal est imprimé surdu papier recyclé, ne le jetezpas sur la voie publique :donnez-le. Merci !De la mesure en toute circonstance ?Un milliard de dollars. L’équivalent du PIB du Liberia. Le prixauquel Facebook a racheté Instagram, simple applicationde partage de photos. Le montant déboursé par le groupeVolkswagen pour l’acquisition du prestigieux Ducati. Surfond de crise économique, ces deux majors s’adonnent audispendieux.Dans le monde merveilleux de la Silicon Valley, Yahoo avaitdéjà racheté Flickr à 35 millions $ et Google, acquis Youtubepour la « modique » somme de 1,6 milliard $. C’est à présentau tour de Facebook de s’offrir son software à prix d’or.Le leader européen et numéro 2 mondial de l’industrieautomobile « se paye » quant à lui le mythique Ducati,opérant un retour en force dans le secteur de la moto qu’ilavait abandonné depuis 50 ans.Que vise Facebook en s’appropriant à tel prix une application-photo gratuite et sans prétention ? Les 30 millionsd’utilisateurs d’Instagram apporteront-ils à la coqueluche dela Silicon Valley une plus-value si inestimable ? Le savoir-fairedu légendaire Ducati et de ses hommes est-il « réductible» à un milliard de dollars ? N’y a-t-il pas, en marge de cesdeux acquisitions, une note d’extravagance et de caprice ?D’un côté, Mark Zuckerberg dépensant sans compter pourdoter son empire virtuel d’un outil populaire et renforcer sonmonopole sur le partage des contenus personnels on line.De l’autre, Ferdinand Piëch, familier des OPA, défiant sonconcurrent historique BMW sur ses propres terres.L’histoire retiendra simplement qu’aujourd’hui, en unepériode de crise comme le monde n’en a pas connu depuis lesannées 1930, une entreprise industrielle presque centenaire,au passé glorieux et à la pérennité indiscutable (Ducati aenregistré une progression de 20 % de ses revenus en 2011)ne vaut pas plus qu’une start-up âgée d’à peine deux ans quin’engrange aucun revenu et était évaluée une semaine avantson rachat à la moitié de sa valeur d’acquisition.Cette extravagance se situe-t-elle à la périphérie du systèmeéconomique ou en est-elle constitutive ? La question mérited’être posée, car elle renvoie à une vraie réflexion sur lesfondamentaux de notre économie.(Secteur) Les enjeux du tout numérique(Spot) Docteur Deme & mister Google1022Dossiers(Coup de coeur) Cécile Fakhoury pour l’Art sans frontières(Agenda)Culture& Société2427(En chiffres)(Bourse)(&chos)(Prix à la loupe)(News y &tions)(1erbureau)(Focus) Télécoms : une nouvelle réglementation en vueBrèves 46857(Hi-tech) iPad 3egénération : quoi d’neuf docteur ?(Art de vivre) Savourez, vous êtes dans la maison du chocolat ivoirien(Entre gourmets) La Brasserie, chez FrançoisShopping 303031
    • 4Brèves Dossiers Culture & Société Shopping(En chiffres) par Jean-Jacques Yao(Bourse)Les données économiques les plus connues cachent parfois plusde vérités qu’elles n’en révèlent. Elles peuvent aussi devenir desclichés qui imprègnent l’imaginaire collectif longtemps aprèsavoir cessé d’être vraies. Pourtant, seules des données mises àjour peuvent aider les gouvernements, les investisseurs et lesentreprises à comprendre les tendances et adapter leurs stratégiesen conséquence. Ainsi, peu de jours passent sans que quelqu’unaffirme que la Côte d’Ivoire est à l’origine de 40 % de la productionmondiale de cacao. Est-ce vrai ? Non, et depuis longtemps. Lorsde la saison 1999-2000, la Côte d’Ivoire avait produit 45,6 % de laproduction mondiale – le plus haut ratio jamais atteint par le pays.Depuis, sa part dans la production mondiale a décliné et devraitatteindre, selon les prévisions d’Ecobank datées de mars dernier,32,3 % pour la campagne 2011-2012. Il serait donc plus appropriéde parler « d’un tiers » de la production mondiale. Le fait est quele pays a peu de contrôle sur les marchés financiers. Alors, mêmesi la part de la Côte d’Ivoire dans la production totale décline,cela ne signifie pas pour autant qu’elle perdra sur le secteur uneinfluence qu’elle n’a jamais eue. K32,3%Àl’heureoùlesentreprisescotéesàlaBourserégionale des valeurs mobilières publientune à une leurs résultats financiers, c’estl’occasion d’établir un bilan de l’année 2011pour le secteur des grandes entreprises.Après un 1ertrimestre catastrophiquemarqué par la crise post-électorale et un3etrimestre relativement encourageant, lesrésultats annuels apparaissent mitigés.Au rang des bonnes nouvelles, la Solibra(Société des limonaderies et brasseriesd’Afrique) a vu son profit net augmenterde 28 % à 18,8 milliards FCFA tandis queson chiffre d’affaires a fini en hausse pouratteindre 120 milliards FCFA. La brancheivoirienne de Bolloré Africa Logistics aelle aussi affiché de bons résultats, avec unprofit net en hausse de 15 % à 2,24 milliardsFCFA, en dépit d’un chiffre d’affaires enbaisse de 9 % et qui s’est élevé à 56 milliardsFCFA en 2011. Même scénario pour la CIE(Compagnie ivoirienne d’électricité) dontle profit net a augmenté de 4 % en 2011 à6,36 milliards FCFA alors que son chiffred’affaires, en baisse, a atteint 265,4 milliardsFCFA. Les branches de la Bank of Africaau Bénin et au Niger affichent égalementdes bilans positifs avec des bénéfices enbaisse qui se sont élevés respectivement à7,62 et 2,76 milliards FCFA.La récente crise politique, qui a bloquél’activité économique pendant plusieursmois, a eu des répercussions directes surde nombreuses autres compagnies. Ainsi,la branche de Total en Côte d’Ivoire avu son bénéfice s’écrouler de 93  % à 212millions FCFA, bien que le chiffre d’affairesde la compagnie pétrolière ait augmenté,passant de 150 à 156 milliards FCFA. LaSodeci (Société de distribution d’eau de laCôte d’Ivoire) quant à elle, a vu son profitnet baisser de 35  % à 1,7 milliard FCFA.Le chiffre d’affaires de la compagnie d’eaua également enregistré une baisse de 9 %pour se situer à 49,1 milliards FCFA. Mêmeconstat pour la Sicable (Société ivoiriennede câble) dont le bénéfice net a baissé de46  % pour atteindre 341 milliards FCFA,contre 627 milliards FCFA un an auparavant.Enfin, au niveau régional, la compagnie detélécommunications burkinabè Onatel SAa également publié des chiffres décevants :son bénéfice s’écroulant de 77 % en 2011à 2,5 milliards FCFA contre 11 milliardsFCFA enregistrés en 2010. KRésultats mitigés pour les entreprises cotéespar Olivier Monnier
    • 5I MAI 2012Brèves Dossiers Culture & Société Shopping(&chos) par Jean-Jacques YaoLa Côte d’Ivoire a lancé le 23 avril unemprunt obligataire de 60 milliards FCFA.Les obligations, d’une valeur unitairede 10 000 FCFA, sont mises en ventependant un mois, soit jusqu’au 22 mai,avec un taux d’intérêt de 6 %. L’argentrécolté devrait être utilisé pour aider aufinancement des investissements prévusdans le budget 2012, notamment les grandsprojets d’infrastructures, en particulier le3epont. Pour mémoire, le dernier empruntobligataire lancé par la Côte d’Ivoire dated’août 2011. Sur les 100 milliards FCFAattendus, le pays en avait finalement récolté160, signe de la confiance des investisseursdans le nouveau régime. Rendez-vousà la fin du mois, donc, pour voir si cetteconfiance a perduré. KUn emprunt obligatairede 60 milliards FCFAFINANCEAprès le PPTE, vient le MMC. Le programmeaméricain Millenium Challenge Corporation(MCC) est le nouveau grand défi desautorités ivoiriennes – 400 milliards FCFAdestinés au développement sont en jeu. Pourêtre éligible, le pays doit remplir 17 pointsdits de déclenchement. À l’heure actuelle, laCôte d’Ivoire en a atteint seulement 5, maisl’objectif est d’entrer dans ce club restreintd’ici la fin de l’année 2012. Le MCC a été lancéen 2004 et est destiné aux gouvernements depays pauvres que l’on estime promouvoir labonne gouvernance, encourager la libertééconomique et investir pour améliorer la viedes citoyens. Pour satisfaire à ces critères,le gouvernement devra mettre à jour leslois discriminatoires envers les femmes etmontrer plus de conviction dans la luttecontre la corruption, très certainement encréant une sorte de structure anti-corruptionindépendante, comme il en existe dansd’autres pays de la région. KLe prochain challengeFINANCECe n’est pas aux femmes ivoiriennes quel’on va apprendre l’importance du beurre dekarité. Pourtant, jusqu’à présent, la filière estrestée informelle et sous-développée. Leschoses pourraient désormais changer avecla création de la FIKACI (Filière karité Côted’Ivoire), une organisation professionnellelocale soutenue par l’USAID (Agencedes États-Unis pour le développementinternational) West African Trade Hub, quiva travailler avec des structures similairesdans toute la région. Jusqu’à présent, lemanque d’organisation du secteur karitéen Côte d’Ivoire a profité à d’autres pays– le Ghana voisin produit environ 60 000tonnes de karité par an, mais ses usines entransforment plus de 200 000, notammentgrâce aux importations en provenancede Côte d’Ivoire et d’autres pays de larégion. La Côte d’Ivoire, elle, a produitenviron 40 000 tonnes en 2011, mais n’ena transformé que 12 000. En dépit du faitqu’ils constituent une véritable source derevenus pour les populations rurales du nordde la Côte d’Ivoire, les arbres sont menacéspar les producteurs de charbon de bois, etpar l’agriculture en général. Leur nombreest en baisse en Afrique de l’Ouest, où l’onestime qu’ils font vivre environ 4 millions defemmes. KNaissance de la Filière karité Côte d’Ivoire (FIKACI)Selon le Fonds monétaire international,la Côte d’Ivoire est en bonne voie pouratteindre en juin le point d’achèvement del’initiative des Pays pauvres très endettés(PPTE), ce qui devrait lui permettred’obtenir l’annulation d’environ la moitiéde sa dette extérieure, qui s’élève à 13,5milliards $. Dans le même temps, le paysdevrait reprendre le paiement des intérêtsde sa dette Eurobond 2032 – la Côted’Ivoire avait en effet arrêté d’effectuer lespaiements début 2011 à cause de la crisepost-électorale, et n’avait pas recommencédepuis. L’atteinte du point d’achèvementde l’initiative PPTE va non seulementpermettre de réduire la dette extérieuredu pays, mais elle enverra également unmessage fort aux investisseurs. De soncôté, la France a promis de convertirune partie de la dette en financementsd’infrastructures et en projets dedéveloppement. Le gouvernement ivoirienespérait un allègement de sa dette pour lepremier trimestre 2012, mais des retardsdans la mise en œuvre de la réforme dusecteur cacao ont repoussé l’échéance. KAllègement de la detteFINANCEFoxtrot International, le premier producteurdegazenCôted’Ivoire,quigèrelebloc offshoreCI-27, a l’intention d’investir environ 500milliards FCFA pour augmenter sa production,qui passera alors de 84 à 154 millions de m3par jour. Cet investissement vise à garantir laproduction d’électricité dont 70 % provient desturbines à gaz. Un secteur en pleine expansionavec les extensions des centrales d’Azito et deCiprel. Le groupe Foxtrot est en partie détenupar SFCM Énergie, propriété du groupefrançais Bouygues. Afin d’assurer la continuitédes approvisionnements, le gouvernementcommence à envisager la construction d’ungazoduc vers le Ghana pour rallier le gazoducrégional PGAO (Projet de gazoduc d’Afriquede l’Ouest), ouvert en 2010 et qui fournitdu gaz en provenance du Nigeria au Togo,au Bénin et au Ghana. Au même moment, leproducteur de pétrole African Petroleum– coté à la bourse australienne – a reçu uneautre licence d’exploration de pétrole sur lebloc offshore CI-509 (1091 km2) situé près deTabou. Pétroci détiendra une part de 10 % dansle projet. La compagnie espère évidemmentdes découvertes aussi fructueuses que celleseffectuées ces dernières années au Ghana eten Sierra Leone. KFoxtrot double saproduction de gaz pourgarantir l’approvision-nement d’électricitéHYDROCARBURESFILIÈRESERRATUM :Contrairement à ce que nous vousindiquions en page 14 de notreprécédente parution, la compagnieSophia Airlines n’a à ce jourtoujours pas repris ses vols.
    • 6Brèves Dossiers Culture & Société Shopping(Prix à la loupe)Tous les mois, nous mesurons notre pouvoir d’achat à partir d’une liste de courses composéede produits de consommation courante. Le principe ? Acheter chaque mois les mêmes produits(marques et quantités identiques) dans les mêmes enseignes pour obtenir un indicateur del’évolution des prix.Prix moyens en FCFA Variation en %Janvier 2012 Février 2012 Mars 2012 Avril 2012 Mars - Avril 2012Baguette de pain 150 150 150 150 0Huile de palme (90cl) 1 083 1 083 1083 1053 - 3Eau minérale (1,5L) 395 395 395 395 0Café soluble (boîte 200g) 2 933 2 933 2933 2933 015 Œufs 2 100 2 100 2100 2100 0Farine pâtissière (1Kg) 575 575 575 575 0Tomates (1Kg) 867 767 800 950 + 19Beurre (plaquette 200g) 350 350 350 350 0Filet de bœuf (1Kg) 6 647 6 150 6547 6647 + 2Carpe rouge (1Kg) 6 020 5 980 5980 5980 0Laitue (1 bouquet) 247 247 247 280 + 14Sucre morceaux (1Kg) 875 875 875 883 + 1Yaourt nature sucré (1 pot) 300 300 300 300 0Pâte dentifrice (1 tube) 850 837 850 850 0Savon de toilette (200g) 408 408 408 408 0Gasoil (1L) 615 615 615 615 0Essence (1L) 774 774 774 774 0VALEUR TOTALE DU PANIER TEST 25 189 24 539 24 982 25 244 + 1
    • 7I MAI 2012Brèves Dossiers Culture & Société ShoppingMercredi 11/04 : déjeuner-débat de l’APBEF-CI, hôtel Pullman, 12 h 30. But de cette rencontre initiée en partenariatavec l’agence ivoirienne de notation Bloomfield Investment Corporation : instruire les établissements financiers des enjeuxde la notation financière, en vue « d’une plus grande transparence, efficience, effectivité et liquidité du marché des capitauxen éliminant l’obligation de garantie à 100 % à 1ère demande pour tous les émetteurs qui obtiennent une note d’investissementà l’issue de l’exercice de notation financière » (Stanislas Zézé, DG Bloomfield) + réduire l’asymétrie d’information entrel’emprunteur et le prêteur. Animation : Louis Amédée. Présence effective : Guy Koizan (DG Versus Bank), Malick Touré (DGABNI), M. Kablan Yao-Sahi (lui-même ancien banquier), conseiller spécial de M. Diby Koffi. Le staff de cuisine se trouva fortdépourvu quand l’affluence fut venue, mais mieux vaut voir l’assiette à moitié pleine qu’à moitié vide et en conclure que cedéjeuner fut un succès. Mercredi 11/04 : inauguration du musée mobile (MuMo) – Bolloré pour l’Art et l’enfance,groupe scolaire de Treichville, 15 h. Une vraie belle cérémonie : haies d’honneur d’enfants en liesse, personnalités en costardet en robes, chefs notables en costumes traditionnels. Allocutions en chaîne suivies par un public attentif sous un soleil deplomb, ponctuées de danses et de chants des élèves. L’adjoint au maire de Treichville a ouvert le bal en saluant cette « actioncitoyenne », suivi de MMes Fanta Coulibaly et Kandia Camara et du représentant de la 1ère dame pour la fondation Children ofAfrica. Ingrid Brochard, présidente de l’ONG l’Art à l’enfance, à l’origine de cette initiative, a présenté le MuMo : un conteneurde 45 m2, habillé par Daniel Buren, voyageant à travers le monde pour permettre aux enfants d’accéder à l’art, « formidableoutil de partage qui abolit les frontières et les différences culturelles » : si les enfants ne peuvent aller au musée, c’est le muséequi ira aux enfants. 15 artistes du monde entier ont réalisé des œuvres pour le bonheur des petits et des moins petits. BolloréAfrica Logistics a été dûment remercié pour sa contribution à l’élaboration du projet. Pour son président, Dominique Lafont,« les enfants ont toujours été au cœur des préoccupations [du groupe] ». Ainsi les terres se désenclavent-elles grâce à la logistiqueet les cœurs avec l’émotion artistique. Vendredi 13/04 : Nuit des Publivores, Palais de la culture, 19 h. La NdP, dont nousvous parlions le mois dernier, est un événement créé et produit par M. Boursicot depuis + de 30 ans. Organisé dans une 40ainede pays, il représente la production publicitaire de près de 60 nationalités. « Lors de La Nuit des Publivores, le spectacle estautant sur l’écran que dans la salle… ». Même si l’écran géant du Palais brillait de mille feux depuis le pont de Gaulle, et malgrél’intervention remarquée de l’humoriste Éric Joël, on déplore que le public n’ait pas été au rendez-vous ce soir-là… Les Ivoiriensseraient-ils si saturés de pub en 4 par 3 qu’ils ne voient pas l’intérêt de s’en gaver à l’écran ? Le mystère reste entier.Le carnet médiatico-décaléde la rédaction(News y &tions)(1erBureau)par PolmanÀ SUIVRE...
    • 8Brèves Dossiers Culture & Société Shopping« Enfin ! » C’est, en substance, la premièreréaction que l’on obtient quand on interrogeles acteurs du secteur des télécommunicationset des nouvelles technologies sur l’adoptiondu nouveau code des télécommunications.Oui, la Côte d’Ivoire va « enfin » remplacerson ancien code qui datait seulementde... 1995. À cette époque, les téléphonesportables n’avaient de portable que le nom, etl’internet ressemblait à une copie amélioréedu bon vieux minitel. D’ailleurs, le codede 1995 ne contenait même pas le terme« internet ».Si ce code a permis l’ouverture du secteurdes télécoms à la concurrence par l’arrivée denouveaux opérateurs, il était devenu inadapté.« Le code de 1995 présente de nombreusesinsuffisances pour assurer l’organisation et lagestion des activités de la télécommunicationet des technologies de l’information et de lacommunication (TIC). Il nous fallait doncun code plus adapté, prenant en compteles dernières évolutions dans le secteur »,explique Bruno Nabagné Koné, ministredes Postes et des TIC, dans une interviewà News&co. Mohamed Diaby, entrepreneurNTIC et analyste marketing, abonde dans cesens : « Il y avait un besoin urgent de faire untoilettage profond et rapide. »Neutralité technologiqueLa réforme du code est donc d’abord unemise à jour au niveau des textes eux-mêmes :il s’agit de les adapter – on l’aura compris– à la nouvelle donne technologique et àl’environnement mondialisé et globalisé danslequel évolue la Côte d’Ivoire. Mais les adapteraussi au code des télécoms de la CEDEAO(Communauté économique des Étatsd’Afrique de l’Ouest) et de l’UEMOA (Unionéconomique et monétaire ouest-africaine).« Cette nouvelle loi est justifiée par l’existencedans l’espace CEDEAO/UEMOA d’un cadrejuridique harmonisé des TIC, qui fait obligationà la Côte d’Ivoire de réviser sa législationen la matière, afin d’intégrer les nouvellesdispositions communautaires », justifie BrunoKoné. La Côte d’Ivoire étant un pays-pharede la région, l’idée est, comme le rappelaitrécemment le ministre à nos confrères del’Intelligent d’Abidjan, de mettre en œuvre« un véritable espace économique commun quidonne à tous, et aux investisseurs notamment,une meilleure visibilité des règles du marché. »Concrètement, qu’est-ce que ce nouveau codechange ? Si le texte, adopté sur ordonnance le21 mars dernier, n’a pas été publié au Journalofficiel et n’est donc pas encore accessible augrand public, News&co a obtenu une copie dubrouillon de projet de loi pour en comprendreles grandes lignes. Premier grand changement :la nouvelle loi consacre le principe de neutralitétechnologique : les licences octroyées ne serontdésormais plus limitées technologiquement.« Ce seront des licences globales où l’opérateurpourra utiliser la technologie de son choixsans pour autant qu’il obtienne les fréquencesnécessaires  », explique un cadre d’un grandopérateur basé à Abidjan qui a préféréconserver l’anonymat. « C’est une révolution,car cela mettra tous les acteurs sur le mêmepied d’égalité puisque chacun pourra déployerla technologie de son choix la plus effective auTélécoms:uneNOUVELLERéGLEMENTATIONen vueLe gouvernement a adopté par ordonnance le 21 mars dernier un nouveau codedes télécommunications, remplaçant la législation actuelle qui datait de... 1995.Si son contenu n’a pas encore été publié au Journal officiel, et n’est donc pasencore public, on sait tout de même qu’il a pour but d’adapter la loi aux évolutionstechnologiques fulgurantes de ces deux dernières décennies et aux dispositionscommunautaires de la CEDEAO. Mais le nouveau code des télécoms, c’est aussiune réforme structurelle et une refonte des entités publiques qui gèrent le secteur.par Olivier Monnier(Focus)
    • 9I MAI 2012niveau du coût et combattre à armes égalesavec les concurrents ». À travers les nouvellesrègles d’interconnexion qui vont rendreobligatoire l’interconnexion de n’importe quelopérateur télécom agréé par l’État avec lesopérateurs de téléphonie fixe et mobile, laloi fait ainsi la part belle aux opérateurs dits« alternatifs ».Réforme structurelleLe nouveau code consacre également leprincipe d’une réforme structurelle etd’une réorganisation du cadre institutionnelenvironnant le secteur des télécoms enCôte d’Ivoire. Ainsi, l’ATCI (Agence destélécommunications de Côte d’Ivoire) etle CTCI (Conseil des télécommunicationsde Côte d’Ivoire) fusionneront-ils au seind’une même structure. « À l’usage, ces deuxstructures aux fonctions souvent mal définiesne disposaient ni l’une ni l’autre des conditionsdevant permettre une régulation efficace dusecteur. C’est pourquoi la nouvelle loi prévoitd’autres instruments de gouvernance et derégulation, avec une autorité aux compétencesplus affirmées et des champs d’action plusclairement définis », explique Bruno Koné.Selon le ministre, cette nouvelle autoritéde régulation aura des compétences plusaffirmées et plus élargies. Et elle sera dotéede la « personnalité juridique » et d’une« compétence quasi-juridictionnelle  ». Uneautre entité sera aussi créée, à laquelleincombera l’attribution des fréquences.La refonte structurelle met ainsi en place unrégulateur plus fort, ce qui était nécessaire,selon Mohamed Diaby. « Comme c’est souventle cas en Côte d’Ivoire, plusieurs entitéspubliques sont en charge du même secteur etse marchent souvent sur les pieds (conflits decompétence, égo des acteurs, etc.) », expliquece dernier. « Il était important de prendreune orientation beaucoup plus opérationnellepour se focaliser sur l’obtention de résultats ».En bon observateur du secteur, il estime quepour le moment, « le feedback des acteurs estplutôt favorable à cette réforme que beaucoupattendaient avec impatience et qui aurait dûavoir lieu beaucoup plus tôt, n’eut été la criseet les circonstances exceptionnelles que lepays a traversées ».Opportunités d’investissementsBruno Koné l’a promis dès l’annonce del’adoption du nouveau code à la sortie duconseil des ministres  : celui-ci devra par-dessus tout permettre des opportunitésd’investissements dans le secteur. « Enfavorisant la sécurité des investissementspar la mise en place d’un régulateur fort eten facilitant l’entrée et le développementdes nouveaux opérateurs, cette loi devraiten principe être avantageuse en termesd’investissement », estime, enthousiaste,notre cadre en télécommunications. Même s’ildit s’inquiéter, au même titre que les autresopérateurs, « de la panoplie de sanctionscomplètement disproportionnées dont disposedésormais le régulateur ».Selon lui, les nouvelles opportunitésd’investissements dont parle le ministre neseront véritablement réalisables que par lebiais d’une meilleure transparence dans lesgestions des droits et devoirs des acteurs, ainsique par l’amélioration de leurs relations avecles consommateurs. « Le secteur ivoirien destélécommunicationsn’estpaslemieuxorganisédu continent, mais il y a une forte marge deprogression qui intéresse tous les acteursinternationaux des télécommunications »,poursuit-il. « Il faudra par la suite définir entransversal les mécanismes pour une meilleurecollaboration et une meilleure visibilité entreles investisseurs potentiels, les acteurs locauxet l’administration, pour voir se doper les fluxfinanciers dans le secteur ».KKKKKK
    • 10110101101100011001001001011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110111100110101110111011010110110001100100100110101101011011000110010010011011110011010111011101101011011000110010010110110110101101100011001001011010110110001100100 10110101101100011001001001101111001101010110101101100011001001001101111001101011101110DossiersBrèves Culture & Société Shopping(Secteur) es chiffres varient, mais traduisent tous la mêmeprogression fulgurante : le premier réseau mobile africaindate de 1986 ; en l’an 2000, le taux de pénétration de latéléphonie mobile en Afrique était de 2 % (17 millionsde cartes SIM) ; en 2010, il passait la barre des 50 % ;en 2012 il s’élève à plus de 60 % (près de 700 millionsde cartes SIM). Aujourd’hui, l’Afrique représente 10 %du marché mondial en termes de connexions (selon lesite Wireless Intelligence, sur les 5 dernières années,celles-ci ont augmenté en moyenne de 20 % par an etdevraient atteindre 735 millions d’ici fin 2012). Détrônantl’Amérique latine, elle est devenue le 2eplus grand marchéde téléphonie mobile après l’Asie, et est considéréecomme la région du monde où ce secteur se développe leplus rapidement, ce que confirmait déjà en 2009 le rapportde la conférence des Nations unies pour le commerceet le développement (CNUCED) sur l’économie del’information : « le nombre d’abonnés à la téléphoniemobile a augmenté plus rapidement en Afrique que danstoute autre région du monde depuis 2003 » (le rapportfait état d’une croissance du nombre d’utilisateurs de…550 % entre 2003 et 2008 ; en Côte d’Ivoire, le nombred’abonnés au mobile a augmenté de 117 % entre 1997 et2003 NDLR).Pour la seule année 2010, l’écosystème du mobile enAfrique aurait ainsi généré près de 28 000 milliardsFCFA - soit 3,5 % du PIB du continent - et contribuéà hauteur de 7 500 milliards FCFA aux recettes desÉtats africains, ainsi qu’à la création de 3 à 5 millionsd’emplois directs et indirects. Rien d’étonnant, donc,à ce que la démocratisation des TIC figure parmi lesobjectifs du millénaire pour le développement (OMD) etque les bailleurs de fonds aient fait du secteur l’un des 3principaux piliers du développement avec l’accès à l’eauet à l’électricité : de l’avis des spécialistes, une hausse de10 % du taux de pénétration de la connexion mobile etde l’internet haut débit dans un pays en développemententraîne entre 0,6 et 1,5 % de croissance.Où en sont les TIC en Côte d’Ivoire ?L’Afrique de l’Ouest enregistre à elle seule 209 millionsd’abonnés à la téléphonie mobile, avec 17 % de crois-sance annuelle et un taux de pénétration de 66 %, justederrière l’Afrique du Nord (215 millions d’abonnés,100 % de taux de pénétration et une croissance annuelledu secteur de 14 %).lNous avons tous déjà vu ces photos de rebelles touaregs ou de jeunesmassaïs hilares, l’oreille vissée à leur « cellulaire ». L’antinomie entremodernité et tradition que symbolise cette association peut faire sourire,mais elle atteste surtout d’un fait : aujourd’hui, plus de 40 % des Africainssont « connectés » et les TIC, particulièrement adaptées au mode et auxconditions de vie du continent, gagnent chaque jour en popularité. Pointd’ensemble sur un secteur déterminant pour l’avenir du continent, àl’heure où la Côte d’Ivoire entame son grand toilettage technologique etréglementaire en la matière.par Ernestine KonanLesenjeuxdu TouTNuMéRiQue
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    • 12DossiersBrèves Culture & Société ShoppingSelon Arthur Aloco, directeur de l’ATCI (Agence destélécommunications de Côte d’Ivoire), les premiers plansde développement du GSM en Afrique tablaient sur 20 000abonnés en Côte d’Ivoire. Les derniers chiffres avancéspar le GSMA (un groupement constitué de quelque800 opérateurs internationaux) en 2011 font état de17 991 035 connexions mobiles dans le pays, tandis quel’on parle généralement de 16 millions d’abonnés pour unepopulation de plus de 20 millions d’habitants.À l’heure où la 3G+ fait son entrée en Côte d’Ivoire et oùle développement des TIC apparaît comme une conditionsine qua non à l’accession du pays au rang de nationémergente, le gouvernement affiche de grandes ambitions,comme l’explique Bruno Koné, ministre des Postes et desTechnologies de l’information et de la communication,dans une interview accordée à News&co :« Nous entendons œuvrer à la transformation de notre pays, àhorizon d’une décennie, en une société dont l’économie est baséesur le savoir, grâce à une appropriation durable des TIC par lescitoyens et à l’éclosion d’une véritable économie numérique. C’estun vaste chantier, dont la conduite requiert une forte mobilisationdes acteurs sectoriels et de l’ensemble des décideurs du pays. Pource faire, nous avons décidé d’agir sur plusieurs leviers :Nous venons de faire adopter par le gouvernement la nouvelle loides télécommunications ;Nousvenonsd’accorder3autorisationsauxopérateursdetéléphoniemobile pour la mise en œuvre et l’exploitation de réseaux 3G+, carles 16 millions d’Ivoiriens abonnés au mobile(1)représentent unpotentiel inégalable pour la vulgarisation de l’internet ;Nous venons de lancer l’opération d’identification des abonnésaux services de téléphonie et d’internet [à ce jour environ 30 %d’abonnés identifiés NDLR], et travaillons de façon plus globale àla lutte contre la cybercriminalité et au renforcement de la sécuritédes réseaux et services ;Nous avons décidé la construction par l’État de réseaux d’accèshaut débit, en complément des investissements réalisés par lesacteurs privés [l’État compte injecter 50 milliards FCFA dans les TICces 4 prochaines années NDLR];Nous avons adopté une politique de vulgarisation de l’équipementterminalquicomprendunaccompagnementdel’offredesterminauxd’ordinateurs à certaines populations cibles (enseignants, étudiants,médecins, fonctionnaires…) ;Nous avons lancé un grand projet de gouvernance électronique del’État, avec des ramifications sectorielles dans les domaines del’éducation, la santé, les services aux populations, etc.…STATISTIQUES D’UTILISATIOND’INTERNET EN AFRIQUE DE L’OUESTPopulation(est. 2011)UtilisateursInternet(déc. 2000)UtilisateursInternet(déc. 2011)Taux depénétration(% population)Utilisateurs(% Afriquede l’Ouest)Facebook(déc. 2011)Bénin 9 325 032 15 000 279 751 3,0% 0,5% 130 240Burkina Faso 16 751 455 10 000 230 562 1,4% 0,4% 95 380Cap-Vert 516 100 8 000 148 800 28,8% 0,3% 76 980Côte d’Ivoire 21 504 162 40 000 968 000 4,5% 1,9% n/aGambie 1 797 860 4 000 159 012 8,8% 0,3% 74 840Ghana 24 791 073 30 000 2 085 501 8,4% 4,0% 1 146 560Guinée 10 601 009 8 000 95 823 0,9% 0,2% 42 280Guinée-Bissau 1 596 677 1 500 37 123 2,3% 0,1% n/aLiberia 3 786 764 500 20 000 0,5% 0,0% n/aMali 14 159 904 18 800 414 985 2,9% 0,8% 132 720Niger 16 468 886 5 000 128 749 0,8% 0,2% 44 580Nigeria 155 215 573 200 000 45 039 711 29,0% 86,6% 4 369 740Sénégal 12 643 799 40 000 1 989 396 15,7% 3,8% 620 260Sierra Leone 5 363 669 5 000 48 520 0,9% 0,1% 48 520Togo 6 771 993 100 000 356 300 5,3% 0,7% 71 200Total Afrique de l’Ouest 301 293 956 485 800 52 002 233 17,3% 100,0% 6 853 300Source: www.internetworldstats.com
    • 13I MAI 2012Nous accélérons le processus de relance du VITIB,village technologique et zone franche destinée àla promotion et au développement des TIC et de labiotechnologie ;Nous avons relancé la formation par l’État dans lesmétiers des TIC, en vue de développer une expertisenationale.On peut donc noter qu’à travers ces grands axes,c’est à la fois l’offre et la demande que nous avonsl’ambition d’impulser. Mais le retard pris par notrepays est tel que nous n’avons pas le temps deconduire ces chantiers les uns après les autres »Le secteur souffre en effet de nombreux maux,diagnostiqués unanimement par plusieursspécialistes, à commencer par le ministre lui-même :« Le secteur des TIC constitue un important pilierde l’économie ivoirienne : environ 1200 milliardsFCFA y ont été investis ces 10 dernières années, lesecteur a créé plus de 6000 emplois directs et 50 000emplois dans la distribution et le secteur informel ;il génère annuellement plus de 200 milliards FCFAde ressources directes à l’État, et contribue au PIB àhauteur de 6 %. Par contre, malgré un assez bon tauxde couverture (plus de 70 % de taux de pénétrationau sein de la population), l’offre de services etréseaux larges bandes reste très insuffisante et nousaccusons un retard important dans la mise en œuvredes réseaux de nouvelle génération (NGN, 3G+…).L’offre de services à contenus locaux est aussi trèsmarginale et le taux d’équipement informatique trèsbas, ce qui induit une insuffisante appropriation parles populations et groupes sociaux de l’utilisationdes TIC en général et de l’internet en particulier.J’ajouteraiquelagouvernancedusecteurestentotaleinadéquation avec les enjeux de développement d’uneéconomie numérique, le code régissant le secteurdatant de 1995 ; que les exigences d’une politiquede formation et de développement des ressourceshumaines ne sont pas correctement adressées, etque les problèmes de cybercriminalité persistent. Cen’est donc pas sans raison que le Network ReadinessIndex (NRI), qui classe les pays par rapport à leurusage des TIC, nous répertorie en 113eposition sur138 pays. »Là où le bât blesse…Les acteurs du secteur, dont le GOTIC(Groupement des opérateurs du secteurdes technologies de l’information et de lacommunication) et l’UNETEL (Union natio-nale des entreprises de télécommunications)déplorent entre autres un manque devisibilité et de stabilité, l’absence de politiquesectorielle ; un manque de transparence dansle processus d’attribution des licences etd’autorisations à titre provisoire ; un coût tropélevé des charges d’interconnexion et de labande passante, ainsi que le niveau élevé deLes enjeux du tout numérique (Secteur)
    • 14DossiersBrèves Culture & Société Shoppingla pression fiscale et parafiscale. Les opérateurs télécomsdoivent notamment s’acquitter d’une contributionannuelle aux frais de gestion de la licence d’exploitationd’un montant de 40 milliards FCFA ; de la taxe pour ledéveloppement des nouvelles technologies en zone rurale(accès universel) de 2 % du CA pour les opérateurs detéléphonie mobile et de 1 % du CA pour les opérateursde téléphonie fixe ; d’une patente équivalant à 0,7 % duCA, d’une taxe spéciale d’équipement (0,08 % du CA) ;d’une contribution à la recherche, à la formation et à lanormalisation en matière de télécommunications (0,5 %du CA), d’une contribution de régulation au titre desfrais de gestion et de contrôle de l’activité du secteurdes télécommunications (0,5 % du CA), et d’une taxe auprofit de la promotion de la culture (0,2 % du CA). La taxesur l’interconnexion téléphonique internationale, fixée à20 FCFA/min et établie dans l’annexe fiscale 2009, a étérécemment réaménagée pour tenir compte à la fois desintérêts des opérateurs de téléphonie, de ceux de l’Étatet des consommateurs. Inscrite à l’annexe fiscale 2012,cette taxe au taux de 3 % est assise sur le chiffre d’affairesannuel hors taxe des entreprises de téléphonie installéesen Côte d’Ivoire. Le produit de la taxe est affecté à 95 %au budget de l’État, et à 5 % au financement des actionsde contrôle du trafic et de lutte contre la fraude en matièrede télécommunications. Pour l’année 2012, la recetteattendue s’élève à environ 19,5 milliards FCFA.Côté consommateurs, une certaine grogne s’est installéeces derniers mois quant à la qualité du service mobileet même internet, en particulier vis-à-vis des leaders dumarché.Le cahier des charges de l’ATCI stipule pourtant quel’exploitant doit assurer un service opérationnel enpermanenceetque,danslamesureoùellessontimputablesà l’opérateur, les défaillances doivent être éliminées sousles 72 heures. Plus précisément, pour garantir un serviceconvenable,lenombredeclientsraccordésdoitêtretelquela probabilité d’échec propre au réseau de l’exploitant lorsdel’établissementd’unecommunication(tauxdeblocage),par manque de ressources disponibles (équipements etcanaux radioélectriques), demeure à un niveau inférieurou égal à 2 %, et 4 % dans la zone très dense d’Abidjan. Sices taux dépassent les chiffres indiqués, l’opérateur doits’acquitter d’une amende. L’Autorité de régulation destélécommunications du Liberia voisin (LTA) a donné unexemple pour le moins éloquent des sanctions encouruespour ce type de manquement, en infligeant débutnovembre dernier une amende de 500 000 $ à LonestarCell MTN, suite à une interruption de service de plus de4 heures. Pour compenser le désagrément imposé auxclients, l’opérateur a aussi dû leur fournir gratuitementl’équivalent forfaitaire du temps de coupure subi. « Ici enCôte d’Ivoire, on est tout le temps hors de nos sabots », seplaint un abonné d’un grand opérateur de la place. « Ona l’impression qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent, qu’ilss’arrangeront toujours entre eux. Et au final, c’est le clientqui trinque ».Précisant qu’une grande partie des problèmes rencontrésest due aux destructions de la crise post-électorale, M.Aloco explique qu’« au titre de l’année 2011, [l’ATCI] n’apas voulu sanctionner les défauts de qualité ». Orange enparticulier, aurait sévèrement pâti des dégâts et pertesd’exploitation engendrés par la crise, qui s’élèveraient,selon les déclarations faites par l’opérateur à l’UNETEL, àplus de 65 milliards FCFA, soit près de 60 % des sommesrecensées pour le secteur entier. Certains pourtant, nedécolèrent pas : « les opérateurs n’ont aucun intérêt àréparer leur réseau, puisque c’est précisément sur lamauvaise qualité de ce dernier qu’ils font leur bénéfice,avec la minute indivisible. Plus ça coupe, plus tu payes,plus ils gagnent », s’insurge un jeune ingénieur télécoms.À cet effet, l’autorité de régulation devrait entamer souspeu un audit de contrôle de mise en conformité des sitestechniques dans le but de recenser les manquementsobservés et d’en faire part aux opérateurs. À chargeensuite pour ces derniers, de se mettre à jour dans les 2mois.Mais ces manquements, s’ils sont aussi imputables auxdéfaillances du réseau électrique et aux vols de câbles,ORANGE MTN MOOV COMIUM GREENNombre d’abonnés au 31 déc. 2011 5 883 601 5 721 068 3 727 547 1 772 560 311 603Nombre d’abonnés au 10 avril 2012 6 228 894 5 782 162 3 867 326 1 854 436 292 648Chiffre d’affaires (en milliards FCFA) 256, 481 055 204, 480 799 122, 133 222 42, 525 649 4, 245 742Nombre d’emplois directs 582 710 485 472 200Nombre de sites 1 206 1 060 845 295 220Nombre de BTS 1 584 785 1 022 406 220Taux de couverture du territoire 65,52% 74,01% 59,42% 45% 2,62%NB : Ces données fournies pour les opérateurs n’ont pas encore fait l’objet de validation par l’ATCI et pourront être éventuellement modifiées en cas de besoin.Source: ATCII. QUELQUES INDICATEURS DU MARCHÉ IVOIRIEN DE LA TÉLÉPHONIE MOBILE (au 31 décembre 2011)
    • 15I MAI 2012N& : Que représentent le marché africainen général et ivoirien en particulier pourALCATEL ONE TOUCH ?S.B. : L’Afrique est une des zones prioritairesde développement pour ALCATEL ONETOUCH. En Côte d’Ivoire, de gros effortsd’investissements et de développement de lamarque ont été entrepris lors des 5 dernièresannées, avec comme résultat la présence desterminaux ALCATEL ONE TOUCH chez lesprincipaux opérateurs (Orange, MTN, Moov).De plus, depuis bientôt 2 ans, ALCATEL ONETOUCH intensifie sa présence auprès desutilisateurs finaux, à travers son distributeurexclusif TOUREX, qui assure la distributiondes produits ALCATEL ONE TOUCH en Côted’Ivoire.N& : Quelles sont les spécificités dumarché ivoirien ?S.B. : Les consommateurs ivoiriens sonttrès attachés à la qualité des produits. Notrestructure actuelle en Côte d’Ivoire nous permetd’offrir de bonnes conditions de garanties surtous nos terminaux, et de proposer égalementun SAV (voir boutiques TOUREX). Lesconsommateurs ivoiriens attendent égalementd’une marque qu’elle soit accessible, tout enproposant des designs qui sont dans la tendance.C’est ce qui explique la popularité de la marqueALCATEL ONE TOUCH en Côte d’Ivoire. Nosmodèles se différencient de la concurrence parun esthétisme original, et un prix abordable.N& : Quelle est votre activité phare enAfrique de l’Ouest ?S.B. :Nous sommes avant tout des fournisseursde terminaux mobiles. Notre activité va destéléphones portables entrée de gamme auxsmartphones Android en passant par lesmodems 3G et les routeurs (utilisés pour laconnexion à internet), sans oublier les tablettes.N& : Qui sont vos concurrents directs ?S.B. : Nos concurrents en Côte d’Ivoire sont lesmêmes que dans les autres pays d’Afrique. Iln’est pas particulièrement utile de les nommer.N& : Quels sont vos projets dedéveloppement en Afrique subsaharienneet plus particulièrement en Côte d’Ivoire ?S.B. : Notre développement en Côte d’Ivoires’est fait principalement à travers nos téléphonesentrée de gamme et milieu de gamme. Enproposant des smartphones Android, nousmontons en gamme, et montrons notre savoir-faireenmatièredehautdegamme.Nousutilisonsles technologies les plus avancées (HDMI,DLNA, etc.) et permettons aux consommateursivoiriens de profiter des dernières avancées enmatière de multimédia.N& : Comment appréhendez-vousl’évolution du marché africain/ivoiriendans les années à venir ?S.B. : Nous accompagnons l’évolution dumarché en démocratisant l’utilisation de la data,notamment en proposant dès l’entrée de gammedes terminaux avec des applications populairestelles que Facebook et Twitter. De plus, nousrépondons aux besoins des utilisateurs finauxen intégrant leurs utilisations et habitudesdans notre gamme : ainsi, pratiquement tousnos modèles, de l’entrée de gamme au haut degamme existent en version standard ET doubleSIM. Nous prévoyons également de lancer untriple SIM très prochainement, en exclusivitéavec TOUREX. Ceci permettra aux Ivoiriensd’utiliser jusqu’à 3 cartes SIM avec un seultéléphone ALCATEL ONE TOUCH.(Publi-communiqué)Interview Mme Sandra BOZONResponsable régional Afrique Sub-saharienne d’ALCATEL ONE TOUCHparticulièrement prisés des receleurs, sont égalementdus à la prolifération des exploitants. Dans la plupart despays occidentaux en effet, le marché est segmenté entre2 opérateurs, 3 au maximum alors que pour 22 millionsd’habitants en Côte d’Ivoire, on en compte désormais6 d’opérationnels, avec l’arrivée récente sur le marchéde la marque Café Mobile (Niamoutié K. Télécom, alliasAircom). En 2009, Sylvanus Kla, prédécesseur d’ArthurAloco à la tête de l’ATCI, se réjouissait de la « visionultralibérale » de l’autorité de régulation concernant lesecteur des TIC. « Notre politique, en accord avec cellede l’État, est la suivante : ne pas décider de ce qui estbon ou non pour les abonnés en limitant le marché à Xopérateurs, mais au contraire délivrer autant de licencesque la technologie le permet ». Une hérésie pour ArthurAloco. « Il n’y aura plus de licences GSM accordées : aucontraire, on chercherait plutôt à les retirer (les licencessouscrites par les opérateurs de téléphonie mobile en Côted’Ivoire arriveront à expiration en 2016 NDLR) », affirmece dernier, en écho à Bruno Koné lorsque celui annoncequ’« aucune licence ne sera maintenue artificiellement envie ». Car la multiplication des autorisations et des licencesn’est pas sans conséquence, non seulement sur la qualitédu réseau, mais également sur la santé publique. FranckFanny, DG de la société de géo-localisation O-one, nouslivre son point de vue sur la question :« Plus il y a d’ondes qui circulent dans l’air, plus elles se polluent.L’air, c’est un conduit, mais c’est aussi une route : s’il y a tropd’éléments sur cette route, il y aura collision, ce qui se répercuterainévitablement sur la qualité du réseau. Est-ce bien raisonnable deconcentrer sur la seule surface d’Abidjan 7 opérateurs qui se fontla guéguerre pour avoir le meilleur réseau ? À ce stade-là pourque la qualité des ondes reste pure, il faut augmenter le niveaude transmission, certainement au-dessus des seuils acceptablesen termes d’infrastructures et de santé publique… Je peux vousassurer que si vous passez 15 coups de fil dans la matinée, vousvous endormirez avec une migraine. Quand tu vois ton téléphone quitransforme ta télé en grille-pain à chaque coup de fil, dis-toi bienque c’est la même chose avec ton cerveau, sauf que ton cerveau,ce n’est pas du Samsung. Il faut que le régulateur tienne comptede cela, d’autant que comme les opérateurs réalisent 80 % de leurchiffre d’affaires sur la seule ville d’Abidjan, cela engendre une forteconcentration d’antennes au-dessus de nos têtes, et je ne peuxpas m’empêcher de me demander s’il n’y a pas des personnesmigraineuses ou des enfants qui naissent prématurés à proximitédes endroits où sont installées ces antennes… »Les enjeux du tout numérique (Secteur)
    • 16DossiersBrèves Culture & Société ShoppingLa 3G+ en questionLa « toile » reste encore embryonnaire en Afrique  :les statistiques de l’UIT (Union internationale destélécommunications) indiquent que le taux de pénétrationd’internet était de 9,6 % en 2011 (contre 30 % dans le restedu monde), soit quelque 90 millions d’internautes sur 900millions d’Africains.Cependant, depuis 2009, la capacité internet du continenta été multipliée par 300 et celle de la bande passante enAfrique de l’Ouest par 43 pour atteindre 14,6 térabits parseconde, tandis qu’en 2010, Google enregistrait une haussede 50 % des requêtes issues d’Afrique subsaharienne surson moteur de recherche.La 3G+ représente 12 % du marché africain, et seulement3,2 % des utilisateurs 3G+ dans le monde résident dans despays émergents. Même si cette technologie y est disponible,elle reste encore chère et ne concerne pas le gros desutilisateurs de téléphone : seulement 3,6 % des abonnésen 2010. Avec 88 % du marché africain, la 2G conserve lemonopole sur le segment des télécoms : à l’heure actuelle,les offres prépayées proposant des services basiquescomme la voix ou le SMS constituent encore plus de 90 %des communications et contribuent à près de 95  % auchiffre d’affaires des opérateurs. Parallèlement, le marchédes smartphones reste peu développé, car peu accessible(pas moins de 60 000 FCFA… l’équivalent du SMIGivoirien) à la majorité des utilisateurs de téléphonie mobile.II. GRILLE TARIFAIRE DES OPÉRATEURS (au 31 mars 2012 / Source: ATCI)1. Tarifs d’OrangeFormule Zen, Family, Fun, FunMax ProVers la France 79 (minute indivisible) 79 (minute indivisible)Vers la zone 1(Monaco, Liban, USA, Canada,Royaume Uni, Chine, Inde, Allemagne) 115f (minute indivisible) 99f (minute indivisible)Vers la zone 2(Bénin, Burkina, Cap-Vert, Gambie, Ghana, Gui-née, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigéria,Sénégal, Sierra Léone, Togo), Afrique du Sud 140f (minute indivisible) 120f (minute indivisible)Vers la zone 3 (Reste du monde) 300f (par tranche de 10s) 300f (par tranche de 10s)Les SMS vers les filiales Afrique 75 75Vers autres opérateurs 100 1001.2 A l’internationalZen Family Fun FunMax Prosi conso < 2500 si conso > 2500 si conso < 2500 si conso > 2500Appels vers Orange 99f/min 79f/min 89f/min 89f/ min 89f/ min 89f min 79f/minAppels vers N° préf 99f/min 35f/min 60f/min 60f/ min 60f/ min 60f/min 79f/minAppels vers autres réseaux 99f/min 99f/min 99f/min 99f/ min 99f/ min 99f/min 79f/minSMS vers Orange 50f 50f 50f 25f 50f 25f 50fSMS Vers autres réseaux 50f 50f 50f 50f 50f 40f 50fMMS vers Orange 150f 150f 150f 50f 150f 150f 150fMMS Vers autres réseaux 150f 150f 150f 150f 150f 150f 150fNavigation Internet WAP 15F/ Page 15F/ Page 15F/ Page 1F/ page 15F/ Page 0F, illimitée 15F/ PageNavigation Internet WEB 1F/ ko 1F/ ko 1F/ ko 1F/ ko 1F/ ko 1F/ ko 1F/ ko1.1 En local
    • 18DossiersBrèves Culture & Société ShoppingEn Côte d’Ivoire, la pénétration d’internet demeurelente  : 4,5 % selon le site Internet World Stats. Parailleurs, l’accès à internet se limite exclusivement à la villed’Abidjan (90 %), l’intérieur du pays étant insuffisammentmaillé en infrastructures de transport du signal et lesfournisseurs d’accès internet (FAI) préférant investir dansles zones à forte densité, économiquement plus viables. Sile pays compte environ 2 millions d’internautes et quelque400 cybercafés répartis sur le territoire national, on n’yrecense que 60 000 abonnés à l’ADSL du fait du coûtélevé de la connexion (150-200 FCFA l’heure ; entre 30 et40 000 FCFA/mois) et des terminaux.À cet égard, 2012 apparaît pour beaucoup d’internautesivoiriens comme l’année de tous les espoirs, puisquePrix à la minute TTCMTN Seconde MTN Xtracool MTN PremiumVers MTNpeak 6h-17h 90 90 90Off-peak 17h-24h 60 60 60Night 00h-06h 60 60 60Numéros complices 42Vers XtracoolPeak 6h-17h 42Off-peak 17h-24h 42Night 00h-06h0 FCFA si 200 FCFAen compte principalVers autres réseaux et fixe 120 120 90InternationalWest Africa 180 180 120Europe (France) 325 360 120Others 500 120SMSOnnet 25 25 25Offnet 50 50 50Bundle sms 500 SMS for 100 FFATranche de facturation 1s 1s 20s2. Tarifs de MTNJour Semaine MoisBundle Premium (prix à la minute)Coût d’accès 750 5 000 20 000Minutes 10 70 300Tranche de facturation 60s 60s 60sHors bundle (prix à la minute)Vers MTN 75 75 75Vers autres réseaux et fixe 75 75 75Vers 7 destinations inter :France, Chine, USA, Nigeria, Liban, MTN Ghana, MTN Benin 75 75 75Tranche de facturation 60s 60s 60sInter en dehors des 7 destinations Tarifs en vigueur pour profil MTNTranche de facturation 60s 60s 60sCrédit GPRS par jour 20 Mo 20 Mo/jour 20 Mo/jour
    • 19I MAI 2012deux câbles sous-marins de très grande capacité, ACEdu groupe Orange (5,12 Tbit/s) et WACS du groupeMTN, pourraient entrer en service d’ici le mois de juillet.Comme l’explique Bruno Koné, « l’arrivée de ces câblesaugmentera significativement le niveau de l’offre, etinduira une compétition plus ouverte, qui fera sans nuldoute baisser de façon importante le prix de la bandepassante et les prix de connexion à l’internet ». Pourpallier l’inertie d’internet, le ministère envisage égalementune défiscalisation, notamment au niveau des coûts deséquipements TIC, en particulier des terminaux tels que lesordinateurs. « Il y a sans doute des mesures ciblées quenouspourronsproposeraugouvernementpourdonneruneplus forte impulsion à l’accès des populations à l’internet.Nous n’excluons pas d’aller jusqu’au subventionnement del’ordinateur pour un certain nombre de groupes sociauxou professionnels », précise le ministre. Un soutien quipourrait profiter à parts égales aux populations et à l’État,en contribuant à réduire la fracture numérique tout enaugmentant dans le même temps le taux de pénétrationde l’internet, et par voie de conséquence, les recettesgénérées.Mais pour l’heure, c’est l’arrivée de la 3G+ qui créele « buzz » en Côte d’Ivoire. Après le Maroc en 2007 etla Tunisie en 2010 (en Europe, cette technologie estdisponible depuis 2002), la terre des Éléphants emboîteenfin le pas à ses voisins nigérien, gabonais, congolais… etprend à son tour le wagon de l’internet mobile en marche.Pour des raisons techniques liées à la disponibilité duspectre de fréquences, le nombre maximum de licencesa été fixé à 4, et sur les 6 opérateurs mobiles en service àl’heure actuelle, 5 ont retiré le dossier d’appel d’offres etseulement 3 ont déposé une offre. Au total, 3 d’entre euxont été retenus : Orange, MTN et Moov. Bien qu’attenduavec ferveur, le lancement de la 3G+ s’est avéré quelquepeu cacophonique. Souvenez-vous : « Cher clientutilisateur de l’internet mobile (…) préservez votre créditde communication en vous déconnectant après chaquenavigation » ; « Conseil 3G+ : pour mieux gérer l’autonomiede votre batterie, pensez à vous déconnecter de la 3G+Les enjeux du tout numérique (Secteur)Bruno Koné, ministre des Postes et desTechnologies de l’information et de la communication
    • 20DossiersBrèves Culture & Société Shoppingaprès navigation ». Un message survenu un peu tardpuisqu’entre temps, de nombreux abonnés voyaient leurbatterie dépérir en un clin d’œil… et leur crédit s’évaporercomme neige au soleil. Chez les consommateurs, les avissont partagés. Certains d’entre eux considèrent qu’il nefaut pas confondre vitesse et précipitation : « On lance onlance, mais on lance où si ça n’arrive pas dans le téléphone ?Nous ce qui nous intéresse c’est le service, pas l’innovation.Tu crois qu’ils proposeraient un remboursementsymbolique pour avoir oublié de nous ‘’prévenir’’ ?! C’estun effet d’annonce, et forcément une décision du siège.Les opérateurs ne maîtrisent déjà pas la 2G, ils veulentjuste accroître leur footprint en Afrique en passant à la3G+, vu que tu valorises ton réseau par le nombre delicences que tu possèdes. Mais pour moi, nous ne sommespas des clients, simplement des ‘’bêta-testeurs’’. Quant auprix, 20 FCFA la minute, personnellement je le trouve toutsauf avantageux… La 3G+ n’est pas encore au point, maisje suis sûr que pour leur prochaine campagne, ils vont fairela promotion des smartphones low cost », analyse Patrick,un jeune techie ivoirien.Reste que le potentiel ivoirien dans le secteur des NTICest énorme, et ses acteurs l’ont bien compris. L’arrivée dela 3G+ va bouleverser la téléphonie et l’internet mobiles,en ouvrant la voie aux communications par voie IP. Parle jeu de la concurrence, les consommateurs verront defait baisser le coût des communications (téléphoniques etmobiles). L’enjeu des prochains mois réside donc dans lacapacité des autorités de régulation à donner les moyensaux opérateurs d’accomplir leur mission et de sanctionnerles manquements. KKKKKK(1)M. Koné précise que plus exactement, ce sont environ 16 millions decartes SIM que les opérateurs ont en portefeuille, ce qui représente entre10 et 12 millions d’utilisateurs si l’on tient compte des « multi-SIMers »(utilisateurs possédants plusieurs cartes SIM)MOOV KOZ (COMIUM) GREENAbonnés prépayés (prix à la minute)intra-réseau 79 99 60vers autres réseaux mobiles 84 99 90vers réseaux fixes 84 99 90vers Afrique 240 99 140F à 220F selon les destinationsvers Europe 240 99 100F à 500F selon les destinationsvers Amérique 240 99 100F à 500F selon les destinationsvers Asie 240 99 100F à 700F selon les destinationsAbonnés contractuels (prix à la minute)intra-réseau 61 24 75vers autres réseaux mobiles 87 99 75vers réseaux fixes 105 99 75vers Afrique 165 99 140F à 220F selon les destinationsvers Europe 165 99 100F à 500F selon les destinationsvers Amérique 165 99 100F à 500F selon les destinationsvers Asie 165 99 100F à 700F selon les destinationsAutres tarifsConnexion internet (1Ko) 60 1 1F/Ko navigation Web - 10F/Ko navigation WAPPrix d’un SMS national Intra-réseau 40 40Prix d’un SMS national vers autres réseaux 50 50 50Prix d’un SMS international 75 75 75Prix d’un MMS 150 100 1003. Tarifs de MOOV, COMIUM et GREEN
    • 21I MAI 2012Trois questions à Vérone Mankou, créateurde la Way-C, première tablette tactile madein Congo. Présent à Abidjan à l’occasion desJNTIC (Journées nationales des technologiesde l’information et de la communication),il inaugurera dans la foulée la commerciali-sation de son « bébé » en Côte d’Ivoire.N& : Quelle est la genèse de la tablette Way-C ?V.M. : L’idée m’est venue fin 2005-début 2006, aprèsune longue période de réflexion sur le meilleur moyende démocratiser internet, sans forcément passerpar des moyens (PC, notebook…) que la logistiquetraditionnelle rend difficiles à mettre en place enAfrique. Le concept a pris forme en quelques mois,mais j’ai fini par le mettre en stand-by à cause dumanque de moyens et d’investisseurs. Je me suisfinalement lancé mi-2010. La phase recherche etdéveloppement nous a coûté près de 85 millionsFCFA. La Way-C a été conçue au Congo et tout commeApple, nous supervisons sa production à Shenzhen,en Chine. L’Africain n’ayant pas un grand pouvoird’achat, souhaite un produit de même qualité qu’enOccident, pour un prix abordable. C’est là que noustirons notre épingle du jeu : c’est un choix stratégiquepour la simple raison que dans ce domaine, les majorsne s’intéressent pas à l’Afrique. C’était donc uneopportunité pour nous de concevoir ce produit.N& : Quel regard portez-vous sur l’Afrique desTIC, la Côte d’Ivoire en particulier ?V.M. : L’Afrique est à l’heure des grands changements.Partout on voit des jeunes briller par leurs innovationset leur volonté de faire bouger les lignes. La Côted’Ivoire n’est pas en reste. Quand on voit lesinitiatives récentes en termes de TIC, quand je saisqu’ici il y a plus d’un Tech hub qui existe et quandje vois la réactivité des jeunes Ivoiriens sur internetet des manifestations comme les JNTIC, je ne peuxqu’être émerveillé de ce qui se fait ici et des bonnesperspectives dont cela augure.N& : Quels sont, selon vous, les freins audéveloppement de la data en Afrique ? Commenty remédier ?V.M. : L’absence d’infrastructures favorise la haussedes prix dans le secteur, car les acteurs sont obligésd’investir beaucoup de moyens en lieu et placedes États. Il faut aussi une dynamique qui pousseles jeunes à s’investir dans les TIC et à croire enl’avenir du secteur, ce qui implique de miser sur lesincubateurs, la formation et le financement, car lamajorité des jeunes, comme ce fut le cas pour moi,a du mal à trouver des financements malgré leursprojets porteurs. Tant que ces 3 conditions ne serontpas réunies, l’Afrique aura du mal à prendre son envol.E.V.Caractéristiques techniques :Processeur Cortex A8 de 1,2 GHzMémoire : RAM de 512 Mo et 4 Go de stockage (+ 32 Go via une carte micro SD)Espace disque : Disque dur de 7 goÉcran 7 pouces capacitif multitouches (supporte jusqu’à 5 doigts)d’une résolution de 800x480 pixelsBatterie : 10 h d’autonomie en musique, 6 h en navigationÉpaisseur : 1,25 cmSystème d’exploitation : Android 2.3.3. La tablette intègre aussi leVMK Market qui met en avant de nombreuses applications conçues pardes développeurs africains.Fournie avec un emplacement de carte mémoire micro SDSupporte le Flash, les vidéos en HD et les jeux 3DPrix : 150 000 FCFADistributeur VMK Côte d’Ivoire :TOUREX-CI, Cocody-Pétro Ivoire /+ 225 22 52 62 40Engineeredand designed in CongoLes enjeux du tout numérique (Secteur)
    • 22DossiersBrèves Culture & Société Shopping(Spot) l l’a bien compris  : Google ne fait pas dansl’humanitaire. Alors quand la firme californienne, successstory emblématique des années internet, vient s’installeren Afrique, elle y cherche évidemment son intérêt. « Lorsdes premiers contacts, j’ai eu du mal à croire que Googleallait venir dans la région  », explique Tidjane Deme,aujourd’hui patron de Google pour l’Afrique francophone.« On s’est assis, et j’ai vite compris qu’ils avaient un intérêtà développer le marché internet en Afrique. » Il faut direque le business de Google repose sur le développementd’internet, son ouverture au plus grand nombre : plus degens connectés au World Wide Web, cela signifie plus degens utilisant les services de Google sur la toile. Et doncdes marchés qui se créent. Aider à rendre internet plusaccessible et développer des contenus propres aux paysdont il s’occupe, c’est donc la mission de Tidjane Deme.« J’ai un rôle de plaidoyer », affirme-t-il. Et d’ajouter : « J’aitoujours eu la conviction qu’il fallait mettre internet auservice de la région ».Pourtant, internet, Tidjane Deme n’est pas né dedans.« J’ai eu peu de contact avec l’informatique jusqu’à monarrivée en Europe pour mes études », explique ce dernier.Après avoir grandi au Sénégal, il fait deux ans de classespréparatoires scientifiques en France puis intègre la trèsréputée école Polytechnique. Un déclic. «  Il y avait unaccès gratuit tout le temps et pour tous les étudiants ».Pour le passionné d’astronomie qu’il est alors, internet serad’abord « une ressource éducative », puis un formidableoutil de communication. « Quand ma famille à Dakar s’estdotée d’internet, cela a remplacé les cartes postales ! ».Il poursuit ses études en intégrant l’École nationalesupérieure de techniques avancées (ENSTA) où il sespécialise en systèmes d’information, télécommunicationet sciences informatiques.Retour en Afrique au début des années 2000. TidjaneDeme montre rapidement une âme d’entrepreneur : ilmonte plusieurs projets dont une entreprise spécialiséedans les NTIC. Un de ses premiers projets consistait àmutualiser l’accès aux ressources informatiques pourles petites et moyennes entreprises (PME) sénégalaises.«  Cela n’a pas vraiment marché. C’était difficile maisintéressant... Il faut se planter sur un certain nombre deprojets avant que ça marche. », analyse-t-il, philosophe. Ilcrée ensuite une société de conseil destinée à développerdes applications web pour l’État ou les entreprises.C’est à ce moment-là que Google vient le chercher. « Ilsrecherchaient quelqu’un qui connaisse bien la région, avecun esprit d’entrepreneur. Il y a eu une correspondancenaturelle », explique-il simplement. Une correspondancesuffisamment naturelle pour qu’il soit élu, au Sénégal,l’homme de l’année 2010 dans le secteur des Technologiesde l’information et de la communication.N& : Comment expliquer la présence de Google enAfrique, et notamment en Afrique francophone ?T.D. : Notre mission est d’abord d’aider à développerun écosystème favorable à l’accroissement de l’accès àinternet dans la région, en travaillant sur le terrain avecdes acteurs locaux et des ressources locales. On essaiede voir comment Google peut servir la région. Mais on estlà aussi pour éduquer Google sur les particularités de larégion.N& : Comment définiriez-vous cet écosystème ?T.D. : Il y a déjà une barrière d’accessibilité. Une largetranche de la population de la région n’a pas accès àinternet, notamment de jeunes urbains qui connaissentcette technologie mais ne peuvent y accéder. Notre but estainsi d’essayer d’atténuer ces barrières. Ensuite, il y a unproblème de distribution des contenus locaux. Un Africaintrouvera plus facilement de la musique américaine que deiDepuis 2009, c’est le monsieur Google de l’Afrique francophone. Basé au bureaurégional de Dakar, le Sénégalais Tidjane Deme dirige le développement de la firmecalifornienne dans 19 pays – francophones – du continent. Après avoir grandi auSénégal, et effectué des études d’ingénieur en Europe, Tidjane est revenu dansson pays natal au début des années 2000 pour y lancer plusieurs projets liés auxNouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC)... jusqu’àce que Google l’attrape dans ses filets. Sa mission est maintenant claire : aider audéveloppement d’internet en Afrique.propos recueillis par Olivier MonnierDOCTEURDEME & misterGoogle
    • 23I MAI 2012la musique africaine sur internet. Pour cela, on essaye demettre la technologie de Google au service des plateformeslocales.N&  : Concrètement, quel rôle peut avoir Googledans tout ça ?T.D. : C’est un rôle de plaidoyer : on cherche à être une voiedans le secteur. On essaie de promouvoir des politiquespubliques qui vont dans le sens du développementd’internet, et on crée des partenariats avec des opérateurspour développer des produits et des services. C’est dansce cadre que nous avons lancé les Google Apps pouraccompagner les écoles dans le développement de leursinfrastructures, et rendre l’accès au haut débit gratuità l’université. Ces programmes ont déjà été lancés auNigeria, au Ghana et nous souhaitons les étendre dansl’espace francophone, notamment au Sénégal, en Côted’Ivoire et au Cameroun. Cela aurait notamment beaucoupde sens en Côte d’Ivoire, compte tenu de la réouverture àla rentrée prochaine des universités.N& : Vous étiez récemment de passage à Abidjan.Quelle est la place de la Côte d’Ivoire dans lastratégie régionale de Google ?T.D. : La Côte d’Ivoire est l’un des trois pays prioritairesavec le Sénégal et le Cameroun. Non pas que nousnous désintéressions des autres pays, mais nous nousconcentrons d’abord là où le potentiel est le plus fort etla possibilité de développement plus évidente. Quandnous sommes passés à Abidjan, nous avons ressenti uneénergie, une réelle envie de relancer le pays. Nous voulonsprendre part à ce mouvement. Il y a beaucoup de chosesà faire, notamment pour les infrastructures qui sont parexemple moins développées qu’au Sénégal.N& : Que pensez-vous de la communauté internetivoirienne ?T.D. : Elle est très vivante et très engagée. Cet engagementest palpable, et va au-delà de l’aspect purementtechnique  : on a vu pendant la crise post-électorale lerôle qu’a joué la communauté, notamment sur Twitteravec les hashtags (mots-clés) #civ2010 et #civsocialqui ont permis de fédérer les internautes pour informeret aussi mettre en place des mouvements d’entraide, desolidarité. La communauté a aussi montré sa capacité à sestructurer naturellement autour de projets : lors de notrepassage à Abidjan, elle a pris les devants pour organiserune rencontre avec le ministre des TIC Bruno Koné. Celamontre qu’il y a une attente extrêmement forte.N&  : Quelle peut-être la place d’internet dans ledéveloppement d’un pays comme la Côte d’Ivoire ?T.D. : Les études ont montré que le développement desTIC a un impact important sur le PIB. Les TIC génèrentde l’emploi, et mettre l’information à la portée des gensa un impact essentiel sur l’économie, l’éducation. C’estd’autant plus intéressant dans un pays comme la Côted’Ivoire où il y a une attente forte. Il y a ici une fermeconviction que la technologie peut jouer un grand rôledans la reconstruction. On est loin d’autres pays qui voientinternet comme un outil de subversion.N& : Vous allez organiser mi-mai et pour la premièrefois les Google Days en Côte d’Ivoire. Quel est lebut de cet événement ?T.D.  : Comme pour les précédents événements auSénégal et au Cameroun, c’est une occasion pour Googlede faire partager ses connaissances. Le premier jour seraconsacré aux développeurs pour les aider à utiliser lestechnologies Google. Le deuxième jour concernera lesentreprises : il s’agira de leur montrer que nos technologiespeuventêtremisesauservicedeleurbusiness,etaccroîtreleur visibilité. De nombreux ingénieurs et experts serontlà pour échanger, partager. Nous attendons environ 500personnes par jour. KKKKKK
    • 24Culture & SociétéBrèves Dossiers Shopping(Coup de coeur)N& : Quel est le rôle du galeriste ?C.F. : Il consiste à être le plus proche possible de sesartistes, les aider à travailler, produire, réaliser de bonnesexpositions, faire en sorte que chacun de leurs showssoit un moment important de leur histoire, et aussidécouvrir de nouveaux talents, ce qui est un réel moteurpour moi, car chacune de mes rencontres artistiques m’atransformée. Ce sont ces petits ou grands bouleversementsque je souhaite transmettre au public, tout en offrant unebonne visibilité aux artistes que je défends. Il s’agit d’unengagement sérieux : il faut faire des choix forts, les porteret les défendre au mieux. Le galeriste se positionne aussicomme intermédiaire entre l’artiste, les collectionneurs, lepublic et les institutions, et peut avoir un rôle de conseilauprès des amateurs d’art qui souhaitent constituer leurcollection.N& : Quel est votre quotidien ?C.F. : Une grande part de mon temps est consacrée àla découverte : me déplacer, voyager, rencontrer... Jesuis très proche des artistes avec lesquels je travaille. Laconfiance est essentielle. Nous parlons et échangeonsbeaucoup, et je me rends régulièrement dans leurs ateliers.L’organisation des expositions est un pôle essentiel ainsique la communication avec le public, les collectionneurset les institutions. Pour trouver les artistes, je voyage, vaisà leur rencontre… Je lis aussi beaucoup et me documentesur internet.N& : Pouvez-vous nous présenter la galerie CécileFakhoury ?C.F. : Je voyage en Côte d’Ivoire depuis plus de 10 ans etai découvert dans ce pays et sur le continent africain unerichesse culturelle exceptionnelle. Ce sont les rencontresavec les artistes qui m’ont poussée à développer unprojet dans ce sens. Quand je suis venue vivre à Abidjan,la galerie s’est imposée comme la structure la plusstimulante à monter. Ce sera un lieu entièrement dédiéà la création contemporaine africaine où se déroulerontdes expositions personnelles et collectives des artistes quereprésente la galerie. Le but est que chaque show apportesa contribution à l’expression de l’art contemporainafricain, un projet ambitieux qui a pour but d’œuvrerà la promotion de l’art contemporain africain sur soncontinent. Et à terme développer une visibilité des artistesà l’international.N& : Quel regard portez-vous sur l’art africain ?C.F. : L’art contemporain africain est d’une richesse, d’unejustesse et d’une force exceptionnelles. Pour beaucoup,il est facilement identifiable, coloré, folklorique, naïf outraditionnel. C’est parfois vrai, mais cette vision est tropréductrice. Visuellement, certains travaux d’artistes de lagalerie ne sont pas immédiatement assimilables à de l’artafricain. C’est le cas de Nestor Da, un jeune photographedont les œuvres peuvent être éloignées esthétiquementde toute connotation géographique sans qu’il ignore pourautant ses racines et sa culture africaine. Ce qui m’attirechez les artistes, c’est leur rapport au monde. Ce sont despersonnes en accord avec leur époque, qui sont conscientesde leur origine et en tirent leur force. Leurs racinesafricaines, qu’elles soient tangibles ou pas, sont toujoursprésentes, et à côté de cela, ils sont portés et habitéspar la société actuelle. Ils sont peut-être le fruit de deuxcultures, mais au lieu de s’enfermer dans l’une ou l’autre,les subliment pour créer un univers passionnant, parfoisénigmatique, mais toujours lisible. Porteurs d’un regardneuf, fort, et souvent engagé, ces artistes nous proposentquelque chose de réellement nouveau, peut-être une visionplus globale du monde, une forme de nouvelle modernité.Fille de galeristes, Cécile Fakhoury a été sensibilisée très jeune à l’art. Son cursus (une école decommerce et un 3ecycle en art contemporain à l’Institut d’études supérieures des arts de Paris),sa vocation et ses voyages ont fini par la lier à la Côte d’Ivoire où elle ouvrira une galerie à larentrée prochaine, avec une exposition inaugurale présentant les travaux réalisés conjointementpar Frédéric Bruly Bouabré, monstre sacré de l’art contemporain, et Aboudia, jeune prodigerécemment révélé à la scène artistique internationale. News&co vous invite à découvrir en avant-première cette jeune femme, le regard qu’elle porte sur son métier et sur les artistes, et la vocationde sa structure, nouvelle venue dans le paysage artistique ivoirien.propos recueillis par Élodie Vermeill’ArtsansfrontièresCécile Fakhoury pour
    • 25I MAI 2012N& : Comment définiriez-vous le regard que portentles artistes ivoiriens sur le monde ?C.F. : Ce qui m’a frappée chez beaucoup d’entre eux, c’estleur sens de l’observation. Ils ont un regard lucide, vif,parfois cru, mais toujours sincère et juste. Un des grandsreprésentants de l’art ivoirien, Frédéric Bruly Bouabré, estl’homme le plus curieux et le plus attentif que je connaisse.Il m’a dit un jour, « ne cesse jamais de regarder ce quit’entoure ». Je vis en permanence avec ce conseil.N& : Et le regard que porte le monde sur l’artafricain  ? Comment, selon vous, « universaliser »l’art africain, souvent très géo-référencé ?C.F. : C’est tout le travail d’une galerie comme la mienne.Le but est de montrer aux Ivoiriens, aux Africains et aureste du monde, la capacité de nos artistes à dépasser lesfrontières, à se définir comme « artistes contemporains »,dans une globalité.N& : Comment se positionne l’art africain sur lascène internationale ?C.F. : Il est dynamique en Afrique du Sud, mais pasassez stable sur le reste du continent. Même s’il existe desstructures et des actions fortes, comme la maison de venteArt House au Nigeria qui fonctionne très bien, le marchéne peut que grandir. On compte plusieurs événementsculturels réputés, comme la Biennale de Dakar ou lesRencontres de Bamako, mais très peu en termes demarché avec une véritable action commerciale. Il y aégalement des tentatives d’asseoir ce marché en Europe :en France, la maison de vente Gaia fait régulièrement desventes d’art contemporain africain. À Londres, la maisonde vente Bonhams excelle, avec de belles ventes bienconstruites. On trouve aussi plusieurs bonnes galeries d’artcontemporain africain en Angleterre, la galerie Jack Bellpar exemple. Des collections d’art contemporain africainont été constituées de par le monde comme la collectionPigozzi en France. Ce qu’il faut retenir, c’est l’intérêtcroissant porté à ce marché de la part des institutions,galeries et collectionneurs. Par exemple, la Tate Modern àLondres développe actuellement une section d’art africain,une première dans l’histoire de cette institution.N& : À quoi voyez-vous qu’un artiste est prometteur ?C.F. : Quand je vis quelque chose de fort, qui m’imprègneet me colle.‘‘ L’art contemporainafricain est d’une richesse,d’une justesse et d’une forceexceptionnelles ’’
    • 26Culture & SociétéBrèves Dossiers ShoppingN& : Pour vous, qu’est-ce qui fait qu’une œuvred’art est frappante ?C.F. : Quand elle vous procure une émotion, un sentiment,négatif ou positif ; quand elle vous donne à réfléchir,qu’elle vous gêne, vous procure de la joie, du plaisir ;quand elle vous ouvre les yeux… Bref quand elle ne laissepas indifférent.N& : Pour vous, l’art contemporain s’inscrit-il dansla pérennité ou dans l’éphémère ?C.F. : C’est une démarche pérenne. L’art contemporainau final c’est quoi ? C’est nous, ça parle de nos vies, nosquestionnements, nos angoisses, nos joies, nos sociétés ;du temps qui passe, de la mort, du sexe, de la politique,des conflits… Tout peut être abordé : l’art émeut,enseigne, fait réfléchir et peut même apporter des formesde réponses.N& : Quelle est la genèse de l’exposition« Aujourd’hui je travaille avec mon fils Aboudia »qui inaugurera votre galerie ?C.F. : Aboudia, un des artistes de la galerie, avait lesouhait de passer du temps avec Frédéric Bruly Bouabré,qu’il connaissait déjà, afin de travailler avec lui en senourrissant de sa grande expérience. L’enseignement etl’échange sont au cœur de la démarche de Bouabré et cesdeux artistes, malgré les six décennies qui les séparent, ontbeaucoup en commun : un langage, une écriture, un modede récupération... J’ai trouvé l’idée très intéressante, etconnaissant bien Fréderic Bruly Bouabré, ai organisé cetterencontre, qui m’apparaissait comme une belle vision del’art ivoirien. Mais je ne pouvais pas savoir ce que donneraitcette collaboration. Nous avons donc passé plusieurs joursensemble à Yopougon, avec Aboudia, Bouabré et toute safamille, à échanger, parler, à les regarder travailler. C’étaitincroyable, la manière dont leurs idées et leurs gestes serépondaient. Ce fut une rencontre passionnante entredeux artistes ivoiriens de générations différentes, dont lerésultat est une œuvre commune à la force singulière, oùse dessinent et se répondent leurs regards sur le monde.Ensemble, ils ont réalisé 12 toiles de format moyen (60 x80 cm), d’une force et d’une éloquence extraordinaires.Aujourd’hui, Frédéric Bruly Bouabré, Aboudia et moi-même souhaitons voir le résultat de cette collaborationexposé.N& : Quels sont les artistes qui vous touchent ?C.F. : Il y en a beaucoup, comme Pascale-Marthine Tayou,un Camerounais à l’œuvre complexe et au regard trèsautonome. Barthélémy Toguo aussi, pour son engagementsans faille, ou encore Anri Sala, un artiste d’originealbanaise qui traite du son, du temps, et me transporte àchacune de ses œuvres.N& : Que diriez-vous à un jeune artiste qui veut selancer dans l’art ?C.F. : D’être très motivé, car ce n’est pas un milieu facile.Il faut avoir quelque chose à dire et croire en son talent. K
    • 27I MAI 2012Culture & SociétéBrèves Dossiers Shopping(Agenda)Envir’expo(Salon international del’environnement d’Abidjan) | Hôtel Ivoire.Organisée par l’Agence nationale de l’environnement (ANDE), sous la tutelle du ministère del’Environnement et du Développement durable et en partenariat avec l’agence de communicationSynergences Côte d’Ivoire, l’édition 2012 du Salon international de l’environnement de Côte d’Ivoireaura pour thème central : « Environnement et développement durable ». Grand rassemblementmultisectoriel s’adressant aussi bien aux agences nationales de l’environnement des pays de lazone UEMOA et d’ailleurs qu’aux ONG environnementales, industriels, bailleurs de fonds, sociétéset entreprises liés de près ou de loin au secteur, Envir’expo escompte une affluence de 500exposants et plus de 100 000 visiteurs. Au programme : une foire internationale et multisectorielle,un forum international gaz et pétrole sur le thème « La gestion des stocks gaziers et pétroliers »,ainsi que de nombreuses activités parallèles parmi lesquelles un forum scientifique sur le thèmede l’environnement et du développement durable, de nombreux ateliers et conférences, dessoirées-débats et déjeuners sponsorisés, et un dîner-gala ponctué par la remise du Grand prixde l’environnement. Parmi les partenaires de cet événement, les ONG Green Cross Côte d’Ivoireet Terre d’amour, ainsi que la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, à laquellel’ANDE a confié le comité d’organisation d’Envir’expo à travers son président Jean-Louis billon.Informations et inscriptions : http://www.envirexpo.ciGoogle DaysFondation Charles Donwahipour l’art contemporainOrganisée dans le cadre de l’initiative Google Africa, prévue depuisl’année dernière et reportée en raison de la crise post-électorale,cette première édition des Google Days, qui se déroulera sur deuxjours à la fondation Charles Donwahi, s’adresse à la communautédes développeurs, techies et internautes ivoiriens, ainsi qu’auxresponsables d’entreprises et entrepreneurs, auxquels serontprésentés les produits et applications Google à travers diversexposés et ateliers. Le premier jour, consacré aux développeurset webmasters, comprendra des sessions de formation pratiquedispensées par des ingénieurs Google spécialisés dans divers outilsGoogle tels que App Engine, Android, Google Maps, Google+…tandis que le 15 mai, dédié aux entreprises, aux spécialistes dumarketingetauxentrepreneurs,verrasesuccéderdesprésentationsd’ordre général et technique qui se focaliseront sur les produits etplatesformes Google et proposeront divers conseils et tendances.Informations et inscriptions : https://sites.google.com/site/gcotedivoire2012/du 30 AVRIL au 5 MAI 14 et 15 MAIJNTIC 2012(Journées nationales des technologiesde l’information et de la communication)Palais de la cultureLa 12eédition de ce salon incontournable dusecteur en Afrique de l’Ouest est organiséepar l’Union des entreprises de communication(UNETEL), à l’occasion de la journée mondialedes télécommunications. Placées sous le thème« Les femmes et les filles dans les TIC », lesJNTIC 2012 se concrétiseront notammentpar une exposition permanente, des ateliersthématiques et des conférences, des rencontresB to B et des rendez-vous d’affaires. Les invitésde l’édition 2012 sont l’Afrique du Sud, le Marocet la France. Pendant 4 jours, ce sont ainsi denombreux acteurs et opérateurs de la sphèredes TIC (groupements corporatifs, associationsprofessionnelles, opérateurs télécoms, équipementiersen software et hardware, fournisseurs de services,intégrateurs, clients/prospects, entreprises etutilisateurs professionnels...) qui se croiseront au cœurd’un village technologique de 1 400 m2répartis en 10pôles d’attraction, parmi lesquels les opérateurstélécoms membres de l’UNETEL, les équipementiers,les métiers de l’informatique, ainsi qu’un espaceinnovation permettant aux visiteurs d’expérimenterdifférents produits et solutions technologiques.Pas moins de 15 000 visiteurs sont attendus à cetteoccasion.Informations et inscriptions : http://www.jntic.cidu 15 au 18 MAI9eédition du Marché desassurances, banques et établissements financiers(MABEF) | Caistab, PlateauPrincipale plateforme de promotion des produits et services des banques, assurances et établissements financiers,des institutions de microfinance et de la monétique, et premier grand marché financier de Côte d’Ivoire et de lasous-région, le MABEF se déroulera pour sa 12eédition sous le thème « Les structures financières face aux enjeuxde la croissance économique », et accueillera plus de 50 exposants en provenance de Côte d’Ivoire et de la sous-région, mais aussi de la Tunisie, du Maroc, de la Belgique et de la France. Les organisateurs misent sur près de30 000 visiteurs et les conférences, débats et panels prévus visent, selon Anderson Golé, chargé de communicationde l’évènement, à « mettre les banques face à leurs responsabilités dans la phase de croissance économique etcontribuer à l’accroissement du taux de bancarisation », en offrant un cadre d’échange pour la promotion etl’accessibilité des services financiers afin d’accroître leur taux d’utilisation par les populations. De nombreuxétablissements bancaires (BNI, SIB, SGBCI, Ecobank, BOA, BACI, BHCI…) sont attendus, ainsi que la Coopec etplusieurs structures de microfinance.du 22 au 25 MAIGrand jury de la publicité africainePalais de la cultureVéritable plateforme de promotion de la publicité, le GJPA ambitionne de promouvoir la publicité d’expressionfrançaise, susciter des vocations, développer les liens entre les pays et mettre la publicité au service dudéveloppement durable. À travers ses ateliers, ses conférences et son village expo, l’édition 2012 récompenserales meilleures publicités, avec un accent sur les thèmes de l’agroalimentaire, la téléphonie, les établissementsfinanciers, les transports et autres. Ouvert à toutes les agences légalement constituées du Bénin, du Burkina Faso,de la Côte d’Ivoire, du Mali et du Togo, le GJPA a pour double objectif de distinguer les meilleures conceptionspublicitaires et de constituer une tribune d’échanges pour les jeunes apprenants. Pour cette 2eédition, il est prévu,en plus du prix décerné à la meilleure publicité africaine (4 nominés), un prix GJPA développement durable pourla publicité qui aborde le mieux le thème du développement durable (3 nominés), et un prix de l’annonceur sedistinguant par son engagement citoyen (3 nominés).Informations et inscriptions : http://www.odyseepub.comdu 24 au 26 MAI
    • 28ShoppingBrèves Dossiers Culture & Société(Hi-tech) isons-le tout net : si vous cherchez la nouveautésur l’habillage externe de la nouvelle tablette de la firme àla pomme, vous serez vite déçu. Difficile en effet de fairela distinction entre l’iPad 2 et son successeur, tant lesdeux modèles se ressemblent de prime abord. La seuledifférence perceptible réside dans la caméra frontale dudernier iPad, d’un diamètre légèrement supérieur à cellede l’iPad 2. L’iPad 3 est aussi légèrement plus lourd (50 gen plus) et plus épais (… de 1 mm) que son tout jeune« ancêtre ». Mais alors, en quoi le dernier-né de Cupertinoest-il si révolutionnaire ?Les nouveautés de ce joujou hi-tech résident avant toutdans ses performances logicielles, qui valent vraimentle détour. La tablette est en effet dotée d’un processeurA5X à 4 cœurs (1 GHz ARM Cortex-A9 dual core) : dequoi donner un sérieux coup de boost au démarragedes applications, aux jeux, à la 3D, au contenu audio/vidéo HD et Full HD, à Safari et au flash intégré. Seulescontreparties – et tout de même pas des moindres –de cette haute performance : la tablette consommebeaucoup de mémoire, est très gourmande en énergie,et son utilisation entraîne de grandes réactions à effetJoules, avec fort dégagement de chaleur (le nouveliPad chauffe 5,3 degrés de plus que l’iPad 2) en certainsendroits : une surchauffe que le staff d’Apple, confrontéaux associations de consommateurs, a néanmoinsdéclarée bénigne.L’une des nouveautés les plus appréciables du « petitdernier » réside dans sa fonction microphone : SiriDictation. Il s’agit d’une application embarquée quipermet de dicter des mots à la tablette, laquelle secharge ensuite de produire le texte correspondant.« Oui, c’est vrai, ça marche bien cette fonction. Regardezpar exemple, il me suffit d’ouvrir mon application Noteset je peux dicter toutes mes notes de la journée. Mêmequand je me connecte en WiFi et que je vais sur Google,je dicte ma recherche et le texte est saisi dans la barrede recherche, puis j’appuie sur OK », explique un utili-sateur de la tablette rencontré à l’aéroport internationald’Abidjan.Une tabletterésolument « résolutionnaire »Visuellement, les jeux de courses, d’aventures, les images(photos/vidéos) ainsi que les pages web prennent unetout autre dimension sur le dernier iPad, grâce au nouvelécran HD Retina de très haute résolution, qui proposeune définition de 2048x1536 pixels par pouce (contre1024x768 pixels pour l’iPad 2 et les autres tablettes), soitune résolution de plus de 3,1 Mp (4 fois supérieure à cellede l’iPad 2) sur un écran de 9,7 pouces… Encore plus fortque l’affichage des téléviseurs HD ! Avec sa brillance et saluminosité, ses blancs « plus blanc que blanc » et ses détailsnuancés, cet écran ne manquera pas d’impressionner lesutilisateurs. Un bond en avant au niveau de la définitionqui se ressent particulièrement en fonction « zoom », oùce qui n’apparaissait auparavant que comme un amas depixels est désormais lisible, net et précis. « Franchementc’est la seule chose que j’ai tout de suite aimée sur cettenouvelle tablette tactile d’Apple (…) Mon applicationpréférée s’appelle Spy Mouse, c’est un jeu d’espionnage.J’apprécie encore plus ce jeu depuis que je l’ai essayésur l’iPad 3, parce que les couleurs semblent presquepalpables, et que l’on ne voit pas beaucoup de granulésou d’images pixélisées », confie un revendeur d’appareilsmobiles rencontré aux Deux Plateaux.iPad3egénération :quoi d’neuf docteur ?dSur la scène mobile, il fallait bien une tablette tactile pourbattre l’iPad 2 d’Apple, caracolant en tête des ventesjusqu’au début de cette année 2012. Pari gagné avec…le nouvel iPad, lancé sur le marché français le 16 marsdernier et écoulé à 3 millions d’exemplaires à peine 72 haprès sa mise en vente.par Manassé Déhé
    • 29I MAI 2012Depuis la sortie en mars dernier de l’iPad 3, le nombred’applications qui supportent la haute résolution de laRetina n’a cessé d’augmenter. Bien que l’on compte à cejour moins d’une centaine d’« apps » et de jeux capablesde mettre en valeur la beauté de l’écran (notammentiBook, Newstand, Snapseed, FlickrHD, Gran tourismoHD…), les développeurs sont toujours à pied d’œuvrepour se mettre à jour. « J’utilise en ce moment l’iPad 2 etn’ai pas à m’en plaindre », poursuit notre revendeur. « Sije me décidais à acheter l’iPad 3, ce serait uniquement àcause des exploits de son écran Retina ».Avec cette 3egénération de tablette tactile, Apple gâteaussi les amoureux d’appareils photo haute résolutionembarqués sur des appareils mobiles, et c’est un plaisirde photographier avec le nouvel iPad, qui permetd’obtenir des photos de meilleure qualité grâce à uncapteur d’une résolution de 5 Mégapixels (contre… 0,7Mp sur la version précédente) et de travailler les imagesà un niveau de détail bien plus élevé et avec un confortvisuel incomparable.À quand l’iPad 3 à Abidjan ?Il va falloir patienter encore avant que le nouvel iPadsoit proposé à la vente en Côte d’Ivoire. Officiellement,aucun des six opérateurs mobiles que compte le paysne propose encore dans ses rayons la 3egénération de latablette. Rien de bien étonnant, puisque dans sa stratégie,Apple a dans un premier temps privilégié le marché localaméricain, avec une version de lancement de l’iPad 3 quine fonctionne que sur les réseaux cellulaires 4G/LTE desÉtats-Unis et du Canada. Ceci s’explique par le fait quel’iPad utilise une puce Qualcomm MDM9600 supportantdivers réseaux 2G (GSM et EDGE), 3G (UMTS/HSPA/HSPA+/DC-HSDPA et CDMA EV-DO Rev. A) et 4G (LTE).Même en Europe, ce n’est qu’à la mi-mars que la tablettea commencé à être commercialisée dans quelques payscomme la France, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse.Il a donc été difficile de trouver des utilisateurs de l’iPad 3à Abidjan, et les rares que nous avons pu débusquer sontsoit des expatriés européens ou américains fraîchementdébarquésenCôted’Ivoire,soitdesAfricainsdeladiasporarentrés au pays depuis peu. Ceux-ci utilisent la tablettesur le traditionnel réseau WiFi, sans pour l’heure insérerde carte SIM dans leur tablette. En dehors des opérateursmobiles, aucune boutique de particuliers ni même aucunagent de tropicalisation d’équipements mobiles neproposent l’iPad 3 à la vente dans la capitale ivoirienne.« Nous attendons nos premières tablettes importéesdes États-Unis à partir du mois de mai de cette année.Avec les conditions de dédouanement, nous espéronsvendre l’iPad 3 à 750 000 FCFA environ, contre 600 000FCFA pour l’iPad 2 », affirme miss Carole, commercialedans une boutique mobile de référence à Cocody-DeuxPlateaux. Pour l’instant, aucune date officielle n’a encoreété arrêtée quant à la commercialisation du nouvel iPaden Afrique. Affaire à suivre, donc… KKKKK
    • 30ShoppingBrèves Dossiers Culture & Société(Art de vivre) u de l’extérieur, rien ne distingue a priori LesDouceurs de Suzanne d’un autre établissement. Maispousser la porte de ce salon de thé, c’est pénétrer dansun autre monde. Là, tout n’est que « [douceur], calme etvolupté », déclinés dans un camaïeu de tons gris et écrusdont le charme suranné imprègne délicatement la patinedes meubles et des cadres photo, le tissu damassé desfauteuils et des canapés, les bonbonnières et les clochesà cookies vintage à souhait, ou les petites pancartes detable rétro mentionnant chacune le nom d’un terroircacaoyer du pays.Au milieu de la salle principale s’épanouit un arbremajestueux, dont les racines se prolongent en imagessur les murs, contant l’histoire du pays et de ses fèvesmagiques. On y croise tour à tour Montezuma, empereuraztèque qui offrit au conquistador Hernan Cortes un« xocolatl » (breuvage épais édulcoré au miel et conçuà partir des « amandes » de cacao) en gage d’hospitalitélorsque celui-ci débarqua sur les côtes de Tabasco(Mexique) au XVIesiècle ; Houphouët à l’usine Renault en1951 ; des responsables de l’industrie cacaoyère en visiteorganisée avec les membres de la Caistab dans les régionsproductrices au début des années 1960 ; Marie Goré,figure emblématique de la marche des femmes sur Grand-Bassam ; un antique planteur torréfiant ses fèves au feu, etles multiples visages de la Côte d’Ivoire d’antan.La Maison du chocolat ivoirien se présente donc commeun authentique salon de thé proposant des boissons,confiseries et pâtisseries 100 % forastero ivoirien, doubléd’une chocolaterie, véritable « comptoir du cacao » où lesamateurs éclairés peuvent venir se ravitailler parmi unevariété de plus d’une centaine de fourrages. Chocolatblanc, coco-pistache, pistache-feuillantine, graines de cafédu terroir, noisette-crème chocolat, riz soufflé, chocolatnoir à 74 %, chocolat au lait à 53 % (contre un ratio moyende 35  % habituellement), cornflakes, ganache ; truffesartisanales noisette, praline, whisky ; caramel « maison »,chocolat au gingembre, chocolat cru, au coco grillé etmême au koutoukou (« toujours en rupture », préciseSuzanne Daher, propriétaire de l’enseigne et seul maîtrechocolatier d’Afrique de l’Ouest) : il y en a pour tousles goûts, sans lécithine de soja ni huile végétale, arômeartificiel ou conservateur. Chez Suzanne, il est mêmepossible de commander des douceurs « sur mesure », avecle fourrage de son choix. « Tu viens avec ton cognac et tonvin, et on te fait ton chocolat ! », assure cette dernière. Dequoi donner des idées-cadeaux pour le moins originales !Derrière ces douceurs pourtant, une bataille âpre quin’était pas gagnée d’avance, et « durera tant que je seraivivante », confie la maîtresse des lieux. Si la boutiqueexistait déjà en 2006, à son ouverture, elle fut boudée parla clientèle, peu réceptive au désir de Suzanne de mettreen avant « le produit fabriqué localement à partir de lamatière première récoltée localement ». « La premièreannée, j’ai distribué 100 kg de chocolat gratuitement.Puis la clientèle, au départ à 80 % européenne, a fini pardevenir à 80 % ivoirienne », explique cette dernière.Aujourd’hui forte d’un joli succès, La Maison du chocolativoirien devrait d’ici peu s’exporter au-delà des frontièresivoiriennes, et ouvrir des franchises dans 5 autres pays,dont 2 en Afrique, avec toujours l’ambition de mettrele forastero ivoirien en avant. L’enseigne représenteraégalement la Côte d’Ivoire au Salon du chocolat qui setiendra à Paris du 31 octobre au 4 novembre prochain.La femme-chocolatLa maîtresse des lieux est une femme peu ordinaire  :maître chocolatier formé dans une école privée deBeyrouth, Suzanne Daher a complété son cursus pardes formations à Bruxelles, avant de rechercher enautodidacte « les petits secrets des professeurs et desgrands maîtres chocolatiers » pour s’enrichir de « toutSavourez,vous êtes dans la maisondu chocolat ivoirien !« Neuf personnes sur dixaiment le chocolat ; ladixième ment. »(John G. Tullius)« D’autres aliments ne sontque nourriture. Mais lechocolat est chocolat. »(Patrick Skene Catling)« La notion de chocolatcontredit-elle le principe dulibre arbitre ? »(Sandra Boynton)« Ne croyez pas que lechocolat soit un substitutà l’amour... L’amour est unsubstitut au chocolat. »(Miranda Ingram)« La vie est comme lechocolat, c’est l’amer quifait apprécier le sucre. »(Xavier Brébion)« Heureux chocolat, quiaprès avoir couru le mondeà travers le sourire desfemmes, trouve la mortdans un baiser savoureux etfondant de leur bouche. »(Anthelme Brillat-Savarin)« Si j’étais directeur d’école,je me débarrasserais duprofesseur d’histoire etje le remplacerais par unprofesseur de chocolat ;mes élèves étudieraientau moins un sujet qui lesconcerne tous. »(Roald Dahl)Ils ont dit...La Côte d’Ivoire aussi a sa « maison du chocolat ». Le « miracle ivoirien » est tellementindissociable de l’histoire de son cacao qu’il serait tout de même dommage que personnen’ait eu l’envie de rendre hommage, sous forme de produits finis « maison », à tous cespaysans anonymes ayant contribué à faire du pays le premier producteur et fournisseurmondial. Que les gourmands se rassurent : c’est chose faite (et bien faite) depuisnovembre 2008.par Élodie VermeilvMagicStudio
    • 31I MAI 2012La Brasserie, chez FrançoisImmeuble Les Ambassades, 17 av Delafosse - Plateau • Tél. : 20 22 40 61 - 47 20 34 36Ouvert du lundi au samedi midi compris. Aucune carte de paiement acceptée.« Une bonne cuisine de brasseriepour des déjeuners sans surprise »(Entre gourmets) par BD« Salle bien éclairée, ambiance animée ». Voici ce qui frappe lorsque l’onentre dans ce restaurant, véritable institution de la cuisine françaisetraditionnelle de brasserie à Abidjan. Une impression que la décorationvient encore renforcer : canapés recouverts de tissu damassé ; fauteuilset tabourets de bar en cuir bordeaux ; poutres et comptoir en acajousombre ; suspensions rouges et blanches évoquant l’art nouveau dudébut du siècle dernier ; gravures et cartes postales aux tons sépiareprésentant des scènes de province française de la même époque.François Essirard, tour à tour aux fourneaux ou parmi ses clients, évoluede table en table avec une égale simplicité, un amour avéré pour sonmétier et un attachement aux choses bien faites. Sa cuisine reflète sapersonnalité : sans prétention, constante, généreuse. La pièce de bœufgrillé constitue le cœur d’une carte déclinée notamment en aloyau auxchampignons, ou encore pavé de bœuf sauce béarnaise ou Bercy, telque la concoctait déjà certainement la grand-mère de François dans sabrasserie de Créteil, alors paisible petite ville du bord de Marne.Le bar occupe également une place de choix dans le menu, servi enépais filet ou en brochettes, grillé ou à la meunière, accompagné auchoix d’une sauce nantaise, poivre vert ou pistou (avec tomates etcrème fraîche), le tout assorti de haricots verts frais, petits légumes, rizet frites bien croustillantes.À ces grillades, s’ajoutent des suggestions comme les tripes, le harengpommes à l’huile, une merveilleuse salade de pieds de veau et pommesde terre sauce gribiche, ainsi que le Tartare au couteau, que plusieursgastronomes considèrent comme le meilleur d’Abidjan.Concession à la mode, François propose désormais un café gourmand,nouveau dessert fort apprécié des habitués de l’établissement : avocats,médecins, fonctionnaires internationaux, banquiers et assureurs duquartier, qui constituent le plus gros de la clientèle.Opter pour le plat du jour (hachis Parmentier, carbonnade flamande,petit salé aux lentilles, papillotes de bar aux moules) arrosé d’une bièrepression ou d’un ballon de vin, permet de déjeuner en une demi-heureou moins, lorsque le choix se porte sur le carpaccio de bar, le jambon deBayonne ou les quiches maison lorraine et à l’oignon.Avec ses entrées comprises entre 4 500 et 5 000 FCFA, son plat du jourà 7 000 FCFA, son ballon à 2 000 FCFA, et sa « monstrueuse » crêpeau chocolat à 3 000 FCFA, la Brasserie « Chez François » constitueindéniablement le meilleur rapport qualité/prix du Plateau dans sacatégorie.Ne reste plus qu’à espérer que François reprenne son service du soir,rétablisse son WiFi et accepte les cartes bancaires.• On distingue 2 grandes catégories defèves de cacao : les criollo, équivalentscacaoyers de l’arabica pour le café, quel’on trouve essentiellement à Madagascaret en Asie du Sud-Est, et les forastero,plus proches du robusta, qui poussent enAfrique équatoriale. Les fèves criollo ontun arôme acidulé et donnent un chocolatplutôt clair, du fait de leur blancheuroriginelle. Les forastero livrent, elles, unchocolat plus sombre, boisé et épicé.• Tout comme le vigneron doit maîtriser savigne, ses vendanges, sa fermentation, savinification, le chocolatier doit maîtriser lafermentation, le séchage, la torréfaction etle conchage de ses fèves. La comparaisonavec le vin est pertinente ; on parle désor-mais de « crus » et de« millésimes », de«cépage» pour les fèves, d’arômes « longsen bouche », de notes « acidulées »,« boisées », de tons « poivrés »,« fumés », « tourbés »…• Depuis 2 ans, il existe une journéemondiale du cacao et du chocolat. Elleconcerne tous les acteurs du secteur,en particulier ceux des pays tropicaux,et est célébrée le 1eroctobre, une datechoisie par l’Organisation mondiale desplanteurs de cacao pour promouvoir letravail de tous les petits planteurs dansles pays producteurs. En France, elle a étéofficiellement approuvée par le présidentde la République qui lui a accordé sonpatronage.• L’accord vin/chocolat est délicat. Selonles spécialistes, le must est… le whisky, lerhum ou le cognac. Quant au traditionnelmélange champagne/chocolat, il seraità… proscrire.• Le chocolatier travaille à partir de ce quel’on appelle le « chocolat de couverture »(chocolat brut destiné à être retravailléensuite par chaque créateur) tandis quele maître-chocolatier travaille lui-mêmela fève.• Le forastero ivoirien entre dans lacomposition de 90 % des produits finisfabriqués à base de cacao ; il entre, parcontre, moins souvent dans la liste descomposants…Sources : Libération, Le Figaro, Le Syndicat du chocolatce que l’école n’apprend pas ». Elle a ensuite entamé sacarrière en préparant des masses de cacao pour les usines.« Ma passion du chocolat me vient du plaisir que j’éprouvelorsque j’entre en cuisine », explique-t-elle. « Et ausside l’histoire de tous ces gens pauvres et démunis qui nesavent plus à quoi rime leur travail ». Puriste avérée, elleaffine son chocolat avec du sucre roux et des gousses devanille de Madagascar et dans les fourrages, n’entrent quedes produits 100 % ivoiriens (coco, gingembre, fruits),qu’elle fait venir des villages. Jusqu’aux emballages et auxcoffrets en bois, confectionnés par des artisans du Cava.Une partie des revenus qu’elle tire de son commerce vaaux planteurs, sous forme d’aides diverses comme l’achatd’intrants, l’aménagement ou réaménagement de parcelles,et même le conseil et la formation si le planteur fait sapropre torréfaction. Cette femme spontanée et volubile,qui vous accueille en ami venu lui rendre visite et, aprèss’être enquis de ce que vous souhaitez boire ou manger,entame la conversation « comme à la maison », formeactuellement 4 chocolatiers et envisage à terme d’ouvrirune école pour transmettre et perpétuer son savoir-faire.Son rêve ? Contribuer à la valorisation du travail desplanteurs ivoiriens à travers les produits de La Maison duchocolat ivoirien - en créant notamment un grand cru duterroir par an -, et devenir créatrice de saveurs à l’instar dePatrick Roger et Pierre Marcolini, deux grands noms de lachocolaterie mondiale, pour mieux œuvrer à la promotiondu cacao ivoirien. L’aventure commencera par le grandcru de Soubré, sur lequel elle travaille depuis 4 ans, et quidevrait être proposé à la vente d’ici peu.KKKKKLe saviez-vous ?