Marthas's Vineyard, la Fête du 4 juillet et les Afro-américains

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Présentation de Nîmes septembre 2006
Les loisirs de Jeunes africains-américains dans leur Île

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Marthas's Vineyard, la Fête du 4 juillet et les Afro-américains

  1. 2. La Fête nationale américaine du 4 juillet à Martha's Vineyard  : Les jeunes Africains-Américains célèbrent leur île.
  2. 3. Présentation du site
  3. 4. Présentation du site <ul><li>L'Île de Martha's Vineyard berce l'imaginaire africain-américain. Ainsi, cette île, connue comme le havre des milliardaires et de la Jet Set bostonienne cache en son sein l'histoire méconnue, voire totalement inconnue, de la classe des loisirs Africains-Américains. </li></ul>
  4. 5. Plan de la communication : Pratiques ludiques et Identité <ul><li>Nous présenterons le contexte de transformation de l'île en refuge pour les Africains Américains. </li></ul><ul><li>Nous parlerons de Cottage City et du rôle des femmes entrepreneurs à l’origine des pratiques festives de l’Île. </li></ul><ul><li>Nous insisterons sur le côté ludique de l'île et sur les incidences de la horde des jeunes fêtards du 4 juillet pour la communauté de résidents. </li></ul><ul><li>Nous plongerons ainsi dans l’univers non médiatisé des loisirs de la classe moyenne africaine-américaine. </li></ul>
  5. 6. La classe des loisirs africains-américains <ul><li>Notre connaissance de l’histoire des Noirs américains est réduite bien souvent à des perspectives sur l’esclavagisme et ses conséquences et sur la lutte pour la reconnaissance des droits civiques. Mais nous connaissons fort peu la sociabilité des Africains-Américains et leurs pratiques festives. L’histoire récente de la classe moyenne blanche est dans tous les livres d’histoire, celle des Noirs reste à écrire. S’est-on jamais posé la question : mais où vont les Africain-Américains en vacances ? </li></ul>
  6. 7. La réponse : Martha’s Vineyard <ul><li>Martha's Vineyard est devenue au cours du XXe siècle le lieu identitaire ludique pour la classe moyenne africaine-américaine. Elle leur apporte la magie, la sérénité, la renaissance et le répit. Martin Luther King y venait en vacances dans les années 40 et 50. Depuis les années 90, l'île est devenue le lieu de prédilection pour passer les fêtes du 4 juillet en Amérique de toute la jeunesse africaine américaine de la Côte Est des États-Unis. </li></ul>
  7. 8. Gingerbread Houses
  8. 9. Une île refuge <ul><li>La mémoire collective africaine-américaine de l’île chérit une ancêtre Rebecca, esclave d’origine guinéenne mariée à un autochtone Elisha Amos de la tribu des Wampanoags. </li></ul><ul><li>Elle voue un intérêt à son possible arrière petit-fils, William Martin, l’unique propriétaire pêcheur de baleines d’origine africaine-américaine. </li></ul>
  9. 10. Une île patrimoniale <ul><li>Cette mémoire est entretenue au travers de l’ African American Heritage Trail , une organisation sans but lucratif qui se donne comme mission de collecter la mémoire africaine-américaine dans le pays. </li></ul><ul><li>Afin de préserver cet héritage, le volet éducatif s’est développé car son importance est capitale pour le futur. </li></ul><ul><li>Enfin, cette organisation est un moyen efficace pour la communauté africaine-américaine afin de commémorer et de célébrer les réussites d’entrepreneur à l’intérieur de cette communauté, comme c’est le cas pour le Capitaine William Martin. </li></ul>
  10. 11. Une île tolérante dans un état pionnier <ul><li>L’esclavage au Massachusetts fut aboli en 1783 </li></ul><ul><li>Mouvement abolitionniste à Cambidge avec le célèbre W. E. B. DuBois </li></ul><ul><li>Rôle des Méthodistes : un rôle moteur dans la création d’un lieu majeur de villégiatures à Oak Bluffs </li></ul><ul><li>L’Eglise se révèle très vite un pilier pour la vie des Africains-Américains au moment de la ségrégation institutionnalisée, et c’est alors la seule institution qui leur appartient complètement puisque les lieux de cultes sont ségrégués. C’est également un lieu de parole libre et d’éducation. </li></ul>
  11. 12. L’aventure de Cottage City <ul><li>Les prémices: </li></ul><ul><li>1787 la venue d’un prêcheur méthodiste John Saunders, ancien esclave. Il convertit la population noire et amérindienne présente sur l’île </li></ul><ul><li>Plus tard, dans les années 1820, des Blancs se convertissent et, en 1835, un habitant blanc converti créé le Weysleyan Grove Camp Meeting et plus tard le Tabernacle baptiste. </li></ul><ul><li>Le succès de cette entreprise fut foudroyant et à l’origine de la naissance de Cottage City qui deviendra en 1907 la ville d’Oak Bluffs. </li></ul>
  12. 13. Le succès de Cottage City <ul><li>C’est à partir de 1867 que des spéculateurs développent une station balnéaire devant l’afflux de tous les visiteurs méthodistes en grande partie africains américains et de touristes plus séculiers arrivant par bateau à vapeur de tout le Massachusetts mais aussi de New York ou de Providence. </li></ul><ul><li>À la fin des années 1870, Cottage City comptait plus de 1000 cottages que les touristes cherchaient à découvrir illuminés lors de la nuit des Illuminations, fête organisée tous les mois d’août. </li></ul>
  13. 14. Le Tabernacle
  14. 16. Les femmes entrepreneures en tourisme <ul><li>Le mérite en revient aux femmes africaines-américaines qui se lancent en affaire en ouvrant des auberges sur l’île réservées aux familles de vacanciers africains-américains. </li></ul><ul><li>La débrouillardise de ces femmes est remarquable, ce sont de vrais entrepreneurs qui achètent avec leurs économies, souvent récupérées à même leurs gages de bonnes, des maisons et les transforment en auberges. </li></ul><ul><li>Mrs. Ora McFarlane est une de ces femmes dont les Africains-Américains honorent aujourd’hui la mémoire dans le cadre du African American Trail of Martha’s Vineyard. </li></ul>
  15. 17. Souvenirs des années 1918 <ul><li>Le Shearer Cottage </li></ul><ul><li>Propriétaires et touristes </li></ul>
  16. 18. S’y rendre en bateau, de jour…
  17. 19. Une place à eux au temps de la ségrégation <ul><li>Le rôle de toute cette petite hôtellerie créée par des femmes dans les années 20 à 40 est d’une haute importance pour la communauté africaine-américaine de l’ensemble des Etats-Unis. </li></ul><ul><li>la réputation de ces havres de paix, sans contrainte dans un endroit paradisiaque, s’est répandue auprès de la population cultivée de la classe africaine-américaine, comme les fonctionnaires du gouvernement, les enseignants, les docteurs, les hommes de lois et les artistes. </li></ul><ul><li>Ceux-ci sont venus en grand nombre passer leurs vacances d’été sur l’île à un moment où toutes les activités de la vie étaient ségréguées. Sur cette île, ils avaient enfin une place, un territoire de loisirs à eux, des racines. </li></ul>
  18. 20. Le succès des années 70 <ul><li>L’île fréquentée au départ par des Africains-Américains arrivant du Rhode Island, de New York, du New Jersey et de Washington D.C., connaît une aire d’attraction à grandeur des Etats-Unis. Ces villégiateurs affluent désormais d’aussi loin que la Californie mais aussi d’Atlanta, de Détroit et de Chicago, grands pôles de population urbaine africaine-américaine. Ainsi, ces femmes entrepreneurs ont réellement créé une tradition de pratiques festives sur l’île de Martha’s Vineyard. </li></ul>
  19. 21. Le 4 juillet et les jeunes Africains-Américains : Fêter son identité sur l’île <ul><li>Depuis 1995, tous les 4 juillet pour la fête nationale américaine, un très grand nombre de jeunes africains-américains débarquent sur l’île </li></ul><ul><li>Cette île, berceau identitaire pour les Africains Américains du Nord Est des Etats-Unis est devenu ce lieu de célébration de cette identité plurielle </li></ul><ul><li>Jeune+Américain+Africain </li></ul>
  20. 22. Quelques frictions entre propriétaires et visiteurs <ul><li>Depuis 1997, des mesures restrictives ont été prises pour réduire l’affluence des jeunes africains-américains en limitant l’accès au Ferry sans réservation pour les touristes arrivant en voiture. </li></ul><ul><li>L’île est tellement populaire que les résidents noirs comme blancs ont l’impression d’être envahis. La nécessité d’un tourisme durable est devenue claire depuis lors. Mais là les mesures d’exclusion sont discutables, ce qui provoque des tensions avec les propriétaires de l’île mais aussi les forces de l’ordre. </li></ul>
  21. 23. Le festival du cinéma Africain Américain <ul><li>C’est bien entendu à Martha’s Vineyard dans « leur île » que devait se créer en 2001 ce dernier-né des festivals du film américain. </li></ul>http:// www.mvaaff.com /index2.html
  22. 24. Goodbye Martha’s Vineyard

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