The Influence of Frequency on Word Initial Obstruent acquisition in Hexagonal French
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×

Like this? Share it with your network

Share
  • Full Name Full Name Comment goes here.
    Are you sure you want to
    Your message goes here
    Be the first to comment
No Downloads

Views

Total Views
770
On Slideshare
770
From Embeds
0
Number of Embeds
0

Actions

Shares
Downloads
2
Comments
0
Likes
1

Embeds 0

No embeds

Report content

Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
    No notes for slide

Transcript

  • 1. Université de la Sorbonne nouvelle Paris 3 Laboratoire de Phonétique et Phonologie THE INFLUENCE OF FREQUENCY ON WORD-INITIAL OBSTRUENT ACQUISITION IN HEXAGONAL FRENCH Présenté par : Lynda Badache 15 Avril 2010
  • 2.
    • Plan de présentation :
    • Introduction
    • Données Fréquentielles du Français
    • Le corpus
    • Analyse des corpus
    • Étude préliminaire d’enfants Français en répétition de mots
    • Méthodologie
    • 6.Résultats
    • 7.Discussion et conclusion
  • 3. Introduction Au cours de l’acquisition phonologique , deux tendances sont observées: -Certains sons dits « difficiles »et ils sont acquis plus tardivement que d’autres qui apparaissent dès le babillage dans toutes les communautés linguistiques. -Les fricatives et les affriquées sont maîtrisées plus tard que les obstruantes . -Les consonnes dorsales sont maîtrisées plus tardivement lorsqu’elles sont suivies de / i/ que de / u / -D’autre part,ces sons « phonétiquement difficiles » sont acquis plus ou moins tôt selon les langues .Le / v / semble être maîtrisé plus tôt en Finnois , Estonien et Bulgare qu’en Anglais . Selon «Ingram», la fréquence de / v / en Anglais est plus faible , ce qui explique les différences de calendrier des acquisitions . -Certaines tendances de l’acquisition phonologique s’expliqueraient ainsi par des différences de Phonèmes et de leurs fréquences selon les langues .
  • 4. Dans un premier temps, calculer des données fréquentielles pour ces deux langues, puis de présenter les premiers résultats obtenus via la répétition de mots auprès des enfants francophones » Comparer les productions de consonnes d’attaque dans différentes langues présentant des distributions fréquentielles peu similaires chez les enfants de 2 à 5 ans. -L’étude présentée ici étend ce projet au Français et au Drehu . Cette étude s’inscrit dans le cadre du projet Paidologos qui examine les influences qu’auraient les fréquences des consonnes à l’initiale des mots sur l’acquisition phonologique , dans plusieurs langues
  • 5. Données Fréquentielles du Français
    • Certaines études suggèrent que les données fréquentielles concernant les phonèmes ou les séquences de phonèmes peuvent varier selon le registre étudié.
    • Les fréquences calculées sur le corpus de parole adressée aux adultes peuvent ainsi différer de celle adressée aux enfants.
    • Le nombre de corpus spécifiquement adressé aux enfants est limité en Français.
    • Comparaison de 3 types de données:
  • 6. Trois types de données Un large corpus écrit Un corpus plus restreint de parole adressée aux jeunes enfants Un vaste corpus Oral adressé au adultes
  • 7. Le corpus Lexique 2 Obtenu à partir de 2300 Textes écrits du Français Il contient 31 millions d’items Une liste de 130000 items distincts orthographiquement a été tirée Lexique 3 Est constitué de données orales obtenues à partir de sous-titres de films Français « dialogue parlé » Il contient 14,7 millions d’items Les transcriptions phonétiques et les classes grammaticales ont été fournies
  • 8. Corpus 3 : Recueil d’enregistrement Le premier RE effectué concerne 5 enfants âgés de 22 à 26 mois La durée des enregistrements: 4 heures 45 minutes et comprend 9620 mots de contenu
    • Lieu d’enregistrements :
    • Nouméa ( Nouvelle Calédonie ) dans des milieux francophones monolingues,dont le
    • français est très proche (voir identique) du Français Hexagonal .
    • Transcrits phonétiquement par une phonéticienne entraînée.
    • D’autres enregistrements ont été extraits du corpus York et ajoutés à ce corpus car
    • ils répondent aux même critères.
    2 sessions d’enregistrements ( 2000 et 3000 mots de contenus sélectionnés) L’enfant avait 22 et 23 mois ,ses parents( participants ) et l’expérimentatrice. -Transcription orthographique / phonétiseur automatique (obtenir la transcription phonétique) La base de données CDS Child Directed speech
  • 9. Les mots de fonctions sont souvent réduits en français. Seuls les mots de contenu et les mots de fonction accentués ont été retenus tandis que les déterminants ,les prépositions non accentuées ont été exclues Le Phénomène de liaison et d’ enchaînement sont fréquents en Français Ex: le mot « ours » peut avoir différentes resyllabification : un ours /  nurs/Des ours /dezurs/ L’ours /lurs/ 16 catégories consonantiques en début de mots: /p,b,t,d,k,g,f,v,s,z, ∫ ,Ʒ,l,r,m,n/ Certaines voyelles (ouvertes/fermées) ont été regroupées.Celle qui sont souvent substituées l’une à l’autre. Les voyelles nasales sont regroupées avec leurs homologues orales .On obtient 7 catégories vocaliques: Analyse des corpus
  • 10. Procédures
    • Pour calculer les fréquences de chaque séquence CV des 3 bases de données ,ils ont crées un script «awk » qui permet de compter le nombre de mots qui contient les séquences CV en début de mots.
    • Ils ont divisé ensuite ce nombre par le nombre total de «Content words» pour les 3 bases de données:
    • Lexique 2 : 128891
    • Lexique 3 : 137385
    • CDS :1108
  • 11. Consonnes les plus fréquentes Consonnes les moins fréquentes / r, d, k, s, p, m / voyelles les plus fréquentes voyelles les moins fréquentes / E / puis / A / / u / puis / y / /z,n, Ʒ, ∫, g ,/ Lexique2
  • 12. Consonnes les plus fréquentes / d,k,s,r,m,p / Consonnes les moins fréquentes /z, Ʒ ,n, ∫, g ,/ voyelles les plus fréquentes / E / puis / A / voyelles les moins fréquentes /  /, / y /et / u / Lexique 3 CDS Consonnes les plus fréquentes / p,k,m,d,t,s,r / voyelles les plus fréquentes Consonnes les moins fréquentes voyelle la moins fréquente / g, Ʒ, z ,v, ∫ / / A /puis / E/ / y /
  • 13.
    • On remarque que les résultats des 3 bases de données sont similaires,notamment
    • /r,s,d,p,m, et /k/ sont très fréquents.
    • Une des différences concerne la fréquence de /t/, qui est moins importante pour le
    • corpus adulte tandis qu’elle est assez fréquente pour les enfants CDS.
    • /g/,/ Ʒ/,/z/et /∫/ sont des consonnes rares “peu fréquentes dans toutes les trois bases de
    • données.
    • /y/ est un contexte vocalique peu fréquent alors que /E/ et /A/ sont les plus fréquents
    • (notons que ces deux catégories représentent plus d’une voyelle)
    • Les fréquences relatives de / t / et / k / dans les séquences CV en position initiale sont
    • différntes selon les langues.En japonais,/ k / est bien plus fréquent que /t/ quel que soit le
    • type du corpus.
    • En Anglais, si / k / est plus fréquent que /t/ dans les bases de données adultes , /t/ est plus
    • fréquent que /k/dans les données CDS
    • Dans les trois bases de données :/k/ est toujours plus fréquent que /t/.
    • Dans les bases de données adultes / k/ est plus fréquent que /p /,mais / p /est plus fréquent
    • que / k/ et /t/ dans le CDS
    Premiers résultats
  • 14. -Afin de permettre des comparaisons des données des autres langues du projet, seules quelques séquences CV initiales ont été étudiées. -Les consonnes/ t /,/ s /et/ k /ont été analysées dans le contextes vocaliques / a /,/ i /, / y /, / U / -Les consonnes complexes / tw/, / kw /ont été examinées devant /a/ et /i/ -Une liste de 16 mots fréquents qui contiennent qu’une à 2 syllabes (séquence CV à l’initiale) -6 enfants (dont 5 garçons et une fille , âgés de 20 à 24 mois)qui ne présentent aucune perte auditive - ont été enregistrés à leur domicile en présence de leur mère. -Les mots sont d’abord prononcés par l’expérimentatrice avec des images qui les représentent sur un écran d’ordinateur et les enfants étaient munis d’un microphone portatif , et on leur a demandé de répéter les mots comme ils les entendaient.En outre, un enregistrement vidéo a été effectué pour permettre de vérifier les mouvements articulatoires. -Les consonnes étudiées étaient notées en réponses correctes ou incorrectes. Méthodologie
  • 15. / k/ et / s/ sont répétés avec moins d’erreur que / t / dans tous les contextes sauf /A/ (Fig3) La comparaison montre que les consonnes les moins fréquentes sont moins répétées. eg / sa /et moins fréquent que / ta /et les enfants réalisent plus d’erreurs sur / s/ quand il est associé au contexte vocalique /a/. -/ ku /est plus fréquent que /tu / ou / su /- / k /est mieux répété que / t /et / s / dans ce contexte. -Type d’erreurs sont présentés pour chaque consonne:/ k /n’est jamais remplacé par / t / une erreur souvent faite par les enfants anglophones .Ici au contraire ,/ t /est remplacé par / k /ou des fricatives .
  • 16. Conclusion
    • Cette étude préliminaire examine le développement phonologique, chez des enfants français, des consonnes placées dans les séquences CV initiales de mots.
    • Elle montre que / k / et / s / sont mieux répétés mis à part dans le contexte vocalique / A / où / t / est mieux réussi . De plus, / k / n’est jamais remplacé par / t / alors que / t / l’est par / k /.
    • Dans les bases de données fréquentielles relatives au français /s/ et /k/ sont plus fréquents que /t/, ce qui explique probablement les meilleures réussites en répétition de mots pour ces deux consonnes. Or, /s/ est souvent considéré comme articulatoirement difficile, et /k/ fait partie des consonnes dorsales , repérées comme acquises plus tardivement .
    • Ces scores de réussite et ces types d’erreurs diffèrent de l’ anglais (où / k / est moins fréquent que / t / et sont proches de ceux observés en japonais (où /k/ tend à être plus fréquent que /t/ dans les corpus de parole CDS ).
    • En drehu,/k/ est très fréquent ;/t/ est cependant légèrement plus fréquent que /s/.
    • D’autres données doivent être recueillies afin de permettre des comparaisons plus étendues de la production de consonnes parmi différents groupes d’enfants.
    • Cependant, ces premiers résultats semblent confirmer une influence de la langue ambiante sur le développement phonologique.
  • 17.
    • Merci de votre attention