Solidarité Japon: Le Bilan 2 ans après.

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Devant l’ampleur de la catastrophe survenue au Japon le vendredi 11 mars 2011, la Fondation de France a voulu exprimer sa compassion envers le peuple japonais et a ouvert un fonds dédié permettant à tous ceux qui le souhaitent de manifester leur solidarité avec les populations les plus affectées : 1,27 million d’euros ont été collectés. Au 8 août 2012, la Fondation de France a engagé 994 000 euros sur 10 projets, soit près de 90% des sommes disponibles.

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Solidarité Japon: Le Bilan 2 ans après.

  1. 1. mars 2013 – Martin Spitz 2 ans après Bilan intermédiaire des interventions du Fonds « Solidarité Japon » de la Fondation de France, ouvert après le séisme du 11 mars 2011 Après la catastrophe exceptionnelle survenue au Japon le 11 mars 2011, la Fondation de France a ouvert un fonds dédié pour permettre à ceux qui le souhaitent de manifester leur solidarité avec les populations les plus affectées : 1,27 millions d’euros ont été collectés. Un an et quelques mois plus tard, la Fondation de France avait engagé près d’un million d’euros pour soutenir 10 projets menés par des associations japonaises. Deux ans après l’événement, elle publie un état des réalisations qui ont été menées avec le soutien des donateurs français. Rappel des faits : l’événement Le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9 et le tsunami exceptionnel qui l’a suivi ont ravagé 600 km de la côte est du Japon. Le tsunami a endommagé la centrale de Fukushima Daïchi, dont 3 réacteurs ont explosé, libérant une grande quantité d’éléments radioactifs dans l’atmosphère, ce qui en fait la plus importante catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl. On déplore plus de 20 000 morts et disparus. Les dégâts matériels sont considérables et ont impacté la vie de centaines de milliers de citoyens. A court terme, 500 000 personnes ont été privées d'eau et d'électricité, 200 000 personnes touchées par le tsunami ont été hébergées pendant plusieurs mois dans 2 000 centres d’hébergement provisoire. 180 000 maisons et bâtiments ont été dévastés par le tsunami, dont 1 700 écoles. De plus, l’accident nucléaire a provoqué l’exode forcé de milliers de personnes : 160 000 personnes ont été évacuées de la zone proche de la centrale nucléaire de Fukushima pour plusieurs années : une partie d’entre elles devrait pourvoir revenir d’ici quelques années, pour d’autres, la perspective d’un retour est exclue. Le coût des conséquences du séisme et du tsunami ont été estimé à 220 milliards d’euros, hors incidence de la catastrophe nucléaire, dont le coût total se chiffre déjà à une centaine de milliards (et 40 ans de travaux...). Seules 40 % environ des personnes étaient assurées contre les effets du séisme. Et le tsunami ainsi que le risque nucléaire ne sont pas des risques assurables…
  2. 2. Le Fonds Solidarité Japon de la Fondation de France Dans les jours qui ont suivi la catastrophe, la Fondation de France a mis sur pied un comité «Solidarité Japon», en mobilisant des personnes d’horizons divers, ayant une expérience dans la gestion de programmes d’urgence et, pour la plupart d’entre-elles, une connaissance préalable du contexte japonais : - Elisabeth Dahan, directrice des relations internationales du Conseil économique, social et environnemental, présidente du comité des solidarités internationales, - Stéphanie Daniel-Genc, spécialiste de la gestion de crises, chargée de mission au Ministère de la Défense et membre du comité solidarité Haïti, - Bertrand Dufourcq, ambassadeur de France, ancien président de la Fondation de France, - Franck Dargent, cadre bancaire ayant longtemps vécu au Japon, fondateur de la fondation Rainbow Bridge (sous égide de la Fondation de France). Ce comité a rapidement défini les axes d’interventions pour l’attribution des fonds : - le soutien à des associations japonaises, pour avoir une relation de proximité et être à l’écoute des besoins non couverts des populations les plus fragiles ; - le ciblage sur les populations les plus démunies, exposées à un basculement dans la grande précarité, sur les régions les plus touchées ; - l’intervention en post-urgence : forte d'une expérience de plus vingt ans en post-urgence, en France ou à l’international à la suite de catastrophes (tempêtes, explosion de l’usine AZF de Toulouse, séismes, raz-de-marée …), la Fondation de France a choisi d’intervenir dans le moyen terme, après l’urgence immédiate. Le comité a décidé de donner la priorité à deux axes : - accompagner les familles déplacées et isolées, soit parce qu’elles ont perdu leur logement par le tsunami, soit parce qu’elles ont quitté la préfecture de Fukushima du fait des radiations ; - soutenir les petits exploitants agricoles ou ostréicoles qui ont perdu leur outil de travail (en plus d’avoir perdu leurs biens personnels ou des membres de leur famille par le tsunami) ; Le comité s’est réuni six fois pour définir les axes d’interventions, étudier le diagnostic des besoins, attribuer les fonds, suivre les projets soutenus.
  3. 3. Le contexte d’intervention depuis deux ans Le Japon est doté des structures nécessaires pour couvrir les besoins de secours d’urgence : les forces d’auto-défense et la Croix-Rouge japonaise ont rapidement pris en charge les sinistrés, aidées par des dizaines de milliers de volontaires. Puis l’Etat a rapidement remis en état les principales infrastructures (routes, ponts, voies ferrées, hôpitaux…) détruites par le séisme ou le tsunami. En deux ans, la moitié des 12,3 millions de tonnes de déchets et gravats générés par le tsunami a été traitée. Avec l’aide de spécialistes d’autres pays -dont la France-, la situation à Fukushima a pu être contenue. Mais il reste la délicate question des milliers de tonnes de déchets plus ou moins radioactifs, et notamment des 300 000 m3 d’eau radioactive utilisée pour refroidir les réacteurs ou les piscines contenant les barres de combustibles. Ces dernières représentent toujours un risque très sérieux, surtout en cas de nouveau séisme important. La question de la décontamination des terres durablement polluées par la radioactivité prendra encore des années. Après le relogement d’urgence dans des bâtiments publics (salles de sport principalement), le gouvernement a rapidement organisé le relogement provisoire des 300 000 personnes déplacées à la suite de la perte de leur logement rasé par le tsunami, comme celui des 80 000 personnes évacuées car se situant dans la zone d’exclusion, à moins de 30 km de la centrale nucléaire de Fukushima-Daïchi. Ainsi, toutes ces personnes ont été relogées provisoirement en moins d’un an, soit dans des appartements dont le loyer est pris en charge par l’Etat pendant 2 ans, soit dans 60 000 bungalows (ou mobil-homes) regroupés dans des centaines de camps. Mais pour ces familles déplacées, la vie n’est pas facile : il faut se faire à un nouvel environnement, établir des relations avec des nouveaux voisins, accepter de vivre sans intimité pendant des années, et les infrastructures dans ces camps font défaut : commerces, administrations, banques, médecins, écoles sont souvent éloignés. Surtout, la plupart ne savent toujours pas quand leur relogement définitif aura lieu : des villes n’autorisent pas la reconstruction dans les zones inondables en cas de nouveau raz-de-marée, et les négociations avec les propriétaires des terrains situés plus en hauteur prennent beaucoup de temps. De plus, les évacués ne connaissent pas le montant des indemnités qu’ils pourront obtenir, de l’Etat ou de Tepco, l’opérateur de la centrale de Fukushima, qui a entre-temps été nationalisé. Il est estimé qu’environ 70 000 personnes non situées dans la zone d’exclusion ont également quitté de manière volontaire la préfecture de Fukushima et d’autres régions voisines, fortement touchées par les nuages radioactifs. Il n’est pas prévu d’indemnité pour ces « exilés volontaires ». Certains espèrent encore pouvoir revenir après la décontamination de la zone, mais d’autres ont définitivement quitté la zone. Depuis deux ans, c’est donc un profond désarroi et une grande inquiétude qui domine la population, principalement dans les zones contaminées, mais aussi dans tout le pays. Les japonais sont confiants dans la résistance de leurs constructions aux séismes. Mais l’accident de Fukushima a eu un effet dévastateur : depuis, la crainte est très vive que de nouvelles catastrophes nucléaires surviennent à la suite de séismes. D’après des sondages, 70 % des japonais souhaitent la sortie du nucléaire. Seuls deux réacteurs nucléaires sont aujourd’hui en fonctionnement (sur un parc de 54 réacteurs avant le séisme). La réouverture des autres réacteurs nécessite préalablement des travaux de renforcement de leur sécurité et, surtout, de vaincre l’appréhension qui domine, d’autant que la moitié sont construites sur des failles géologiques. Les discours contradictoires de la presse, de Tepco, du gouvernement, ont sapé la confiance qui régnait auparavant. Malgré les contrôles des produits alimentaires (légumes, fruits, lait, poissons…) et les restrictions alimentaires sur certains produits contaminés, les consommateurs n’ont plus foi dans les
  4. 4. informations qui leur sont fournies, et rejettent les produits agricoles en provenance de Fukushima -dont un certain nombre sont encore interdits à la vente. Les habitants de la préfecture de Fukushima sont dominés par la peur de la contamination et son impact sur la santé, en particulier sur celle de leurs enfants : beaucoup d’entre eux portent quotidiennement un dosimètre, les sorties et jeux à l’extérieur sont déconseillés, et la crainte des conséquences à long terme de l’accumulation des radiations plonge leurs parents –et plus particulièrement les mères, dans un grand désarroi et une culpabilité de ne pouvoir quitter la zone. Les pêcheurs et les agriculteurs sont également dans l’expectative, sans savoir si la décontamination de leurs terres aura des résultats, ni à quelle échéance. Beaucoup de pêches sont rejetées car trop chargées en radiation. Ils ne connaissent pas non plus le montant des indemnités qu’ils pourront éventuellement percevoir, et beaucoup sont dans des situations désespérées. L’approche de la Fondation de France dans ce contexte : Un diagnostic des besoins prioritaires réalisé en été 2011 Pour répondre au plus près des besoins des populations les plus durement affectées, la Fondation de France a fait établir dès l’été 2011 un état des lieux sur la situation et les attentes des petits agriculteurs touchés par la catastrophe. Cette étude a été confiée à Mme Hiroko Amemiya, sociologue et anthropologue, spécialiste de l’agriculture familiale du Japon, maître de conférences au Centre de recherches sur la culture japonaise de Rennes. Avec son mari Marc Humbert, économiste et directeur de la maison franco-japonaise à Tokyo, ils vivaient au Japon depuis 4 ans. L'enquête a fait ressortir les difficultés morales de ces personnes touchées par le tsunami, et plus particulièrement celles situées à proximité de Daïchi, la centrale nucléaire touchée par le tsunami. L’agriculture locale au Japon se caractérise par la petite taille des exploitations et par la moyenne d’âge élevée des agriculteurs. Dans la région touchée par le tsunami, au nord-est du Japon, l'activité agricole sert « d'amortisseur social », en apportant un complément de revenus. L’attachement au terroir familial est très fort, et les populations présentes dans la région n'émettent pas le souhait de quitter les lieux, malgré des conditions de vie difficiles et l’irradiation de la zone. Mais la salinisation des terres arables pour certains, la contamination radioactive pour d’autres, rendent la production difficile et parfois impropre à la consommation, et l’effondrement de leurs maigres revenus…. Pour obtenir une indemnisation financière, l'Etat demande à ces agriculteurs de se maintenir sur place. De fait, peu d'entre eux se décident à partir. Pour les familles également, plusieurs souhaitaient quitter la région contaminée : mais il est très difficile d’envisager de reconstruire sa vie ailleurs, sans indemnisation. Enfin, l’étude a montré qu’il existe peu d’associations au Japon, contrairement à la France où le tissu associatif est très dense et favorise les liens entre les personnes et les solidarités locales. Plusieurs pistes de réflexion ont émergé de ce travail. Des projets innovants pour accompagner ces personnes, portés par des petites associations locales, ont été élaborés et ont ensuite bénéficié d'un appui de la Fondation de France. Cette étude a donc conforté le comité « Solidarité Japon » sur la pertinence d’aider les familles et les petits agriculteurs et ostréiculteurs, en soutenant prioritairement des projets portés par des petites associations, souvent créées après la catastrophe.
  5. 5. Le suivi des projets soutenus par la Fondation de France Outre le suivi des projets financé réalisé par la transmission obligatoire de rapports d’avancement comprenant un état des dépenses que les organismes soutenus sont tenus d’envoyer pour obtenir le paiement des subventions effectués en plusieurs tranches, plusieurs visites sur sites sont organisées. 2 missions réalisées en 2012 Après l’étude initiale réalisée au cours de l’été 2011, 5 projets ont été soutenus au cours de la première année suivant le séisme. Une première mission sur le terrain a été réalisée en février 2012. Elle a permis de visiter les projets déjà soutenus, et de rencontrer des porteurs de projets qui ont été financés à la suite de cette mission. Martin Spitz, responsable des solidarités internationales, était accompagné de Hiroko Amemiya et de Marc Humbert. Cette mission a confirmé l’importance du soutien psychologique mis en œuvre par l’association JEN (Japan Emergency Network) auprès des personnes relogées dans des camps de bungalows à Ishinomaki : l’association organise des activités pour les femmes se retrouvant de longues journées seules dans un nouvel environnement hostile et froid. Le site du projet de construction d’un local communautaire pour 3 villages ravagés par le tsunami par l’association Youkei Design a été visité. Des mères de Sapporo, qui ont constitué l’association Musubiba, ont été rencontrées dans la ville de Fukushima (à 80 km de la centrale de Daïchi). L’objectif de cette association est de permettre aux mères et à leurs enfants de la préfecture de Fukushima d’être accueillis régulièrement sur l’île de Hokkaïdo, au nord du Japon, pour leur permettre d’échapper -au moins temporairement- aux conséquences de la radioactivité. Cette mission a aussi permis d’observer la pertinence d’actions en faveur de la relance économique visant les plus vulnérables. L’aide apportée à une coopérative de pêcheurs et d’ostréiculteurs par Planet Finance Japan a été efficace et pertinente. L’association SMN Farmers aide les petits agriculteurs dont les terres ont été contaminées qui souhaitent s’établir dans une zone non contaminée. Enfin, la mission a permis de mieux comprendre les difficultés des agriculteurs dont les terres sont contaminées : si de rares paysans sont prêts à relancer une nouvelle exploitation loin des zones contaminées -comme à Ueda, à 350 km au sud-ouest de Fukushima, où un premier paysan qui s’était déjà établi a été rencontré-, la plupart d’entre eux veulent rester, et ils comptent sur la décontamination de leur terres et sur la reprise de leur production de riz ou de légumes sains. Ainsi, alors que le relogement temporaire et la réhabilitation des infrastructures par l’Etat était apparue très avancée et efficace au cours de cette première mission, la reconstruction psychologique et sociale est
  6. 6. apparue comme un vaste chantier invisible tout aussi fondamental, compte tenu de l’anxiété permanente avec laquelle sont contraints de vivre les habitants de la préfecture de Fukushima. Cette première mission a permis de confirmer la pertinence des axes et des modes d’intervention choisis par la Fondation de France à la suite de cette catastrophe sans précédent. Le soutien de petites associations de solidarité japonaise est apparu précieux pour encourager la solidarité entre les japonais. Un bilan de cette mission est visible sur le site de la Fondation de France (vidéo de 4’38 et document de 6 pages sous format pdf). Mme Hiroko Amemiya et Marc Humbert ont revu plusieurs fois les porteurs de plusieurs projets au cours du premier semestre 2012, avant leur réinstallation en France à la fin de l’été. Tous deux ont réalisé une deuxième mission pour la Fondation de France dans la zone sinistrée à la fin décembre 2012. Ils ont pu visiter 3 nouveaux projets soutenus par la Fondation de France, et assister à l’inauguration d’un espace de vente de légumes sains (non radioactifs) à Sôma, sur la côte : le projet Nomado a été mis en œuvre par le réseau de paysans Nominren pour soutenir les paysans. A côté de cet espace, un café a été ouvert par l’association Youkei Design. Ils ont également visité à Kyoto, à 750 km au sud de Fukushima, l’association Minnanoté, dont le projet est d’aider des femmes évacuées loin de la zone irradiée (elles seraient plus de 600), par l’ouverture d’un café, lieu de rencontres et d’échanges entre ces exilées volontaires dont la vie est d’autant plus difficile qu’en général leurs maris sont restés à Fukushima pour conserver leur emploi, entretenir leur maison ou s’occuper de leurs aînés … Ils ont pu revoir également les paysans de MSN Farmers et rencontrer les nouveaux agriculteurs qui vont s’implanter à Ueda (à 350 km au sud-ouest de Fukushima). Une troisième mission est prévue au cours de l’été 2013. Photo de l’association Momoura coûte que coûte
  7. 7. Le compte des ressources et de leurs emplois : (du 11 mars 2011 au 31 décembre 2012, chiffres provisoires) Le total des ressources réunies en 2011 et 2012 s’élève à 1,3 millions d’euros. La Fondation de France a collecté : - Plus de 515 000 euros auprès de 2 000 donateurs - Près de 200 000 euros auprès d’entreprises, et 190 000 euros auprès de fondations sous son égide - Plus de 370 000 euros auprès d’une soixantaine de collectivités locales Les produits financiers correspondants à la rémunération de la trésorerie des sommes collectées s’élèvent à 24 000 euros. En effet, le paiement des subventions aux associations locales étant échelonné dans le temps (paiement par tranches successives en fonction de l’avancement des projets, après validation d’un rapport). Le total des emplois au cours de cette période s’élève à 1,14 millions d’euros. Les missions sociales représentent environ 1,1 million d’euros, soit 96 %. Elles comprennent : - Les engagements des subventions attribués aux 10 projets sélectionnés (994 000 euros) - Les frais d’étude des besoins, l’assistance de prestataires et les frais de missions, les traductions en japonais et en français de l’appel à projets… - Les frais du personnel de la Fondation de France directement affecté au suivi de cette opération Les autres dépenses concernent les frais de traitement des dons, les frais d’information des donateurs et la participation aux charges communes de la Fondation de France. Le solde disponible au 31 décembre 2012 était de 155 477 euros, soit 12 % du total des ressources disponibles. Il sera essentiellement attribué au financement de projets –notamment pour prolonger des actions déjà soutenues, et couvrira les frais de missions et d’évaluation des opérations menées. CER simplifié (données provisoires, en euros) 2011 - 2012 RESSOURCES 1 299 183 100% Ressources collectées auprès du public 515 099 40% Autres fonds privés (entreprises, fondations) 386 067 30% Subventions des collectivités territoriales 373 673 29% Produits financiers (rémunération de la trésorerie) 24 343 2% EMPLOIS 1 143 706 100% Missions sociales 1 096 392 96% o Dont subventions attribuées aux opérateurs de terrain pour les projets 994 000 87% o   Dont frais de mise en œuvre et de suivi des actions 56 044 5% o Dont frais de personnel 46 348 4% Frais de traitement des dons 18 328 2% Frais d’information des donateurs 1 453 0,1% Frais de fonctionnement 27 534 2% Solde disponible (Fonds dédiés) 155 477 12%
  8. 8. Les 10 projets soutenus : Les 10 projets soutenus se répartissent entre d’une part le soutien à la reprise des activités économiques des petites exploitations agricoles et ostréicoles (435 000 euros, 44%), et d’autre part le soutien aux familles (559 000 euros, 56%). Ils sont classés ci-après entre les projets consécutifs au tsunami et ceux liés à la catastrophe nucléaire (il n’y a pas de projet lié uniquement aux effets du séisme).  4 projets d’aide aux familles ou ostréiculteurs touchés par le tsunami : 535 000 € (54 %) 1. Soutien d’une coopérative de pêcheurs et d’ostréiculteurs pour favoriser la reprise de l’activité des ostréiculteurs à Miyagi, sur la côte nord-est du Japon. 500 ostréiculteurs ont pu reconstituer les parcs à huîtres emportés par le raz-de-marée. L’opération « France O Kaeschi » a été organisée par Planet Finance Japan avec l’aide d’entreprises de la filière ostréicole de Charente-Maritime. 2. A Ishinomaki, ville côtière proche de l’épicentre, 700 familles relogées temporairement dans 5 camps de bungalows ont bénéficié pendant deux ans d’un soutien psychologique et d’activités collectives organisées par l’association JEN (Japan emergency ngo). 3. Dans la baie de Okirai rasée par le tsunami, construction par l’association Youkei Design d’un espace communautaire avec les habitants de 3 villages relogés temporairement dans des bungalows, pour favoriser les échanges et les activités culturelles ou sociales entre les 500 habitants relogés temporairement 4. Organisation d’un matsuri, fête traditionnelle en été 2012, avec la remise en état d’un char (Omikoshi) à Momonoura, un village de 150 habitants proche de Ishinomaki, rasé par le tsunami. L’organisation de cette fête a permis aux habitants de se retrouver autour d’un objectif commun et de maintenir les liens en attendant la reconstruction du village.  6 projets d’aide aux familles et agriculteurs affectés par l’accident nucléaire : 459 000 € (46 %) 5. A Sapporo, sur l’île de Hokkaïdo au nord du Japon, l’association Musubiba a organisé l’accueil et le soutien de 800 familles réfugiées de Fukushima. Elle organise également pour les enfants de Fukushima des sorties de la zone contaminée pour réduire leur exposition à la radioactivité. 6. A Ueda, à 350 km au sud-ouest de Fukushima, l’association SMN Farmers organise la nouvelle installation de paysans sinistrés de Fukushima. Trois familles se sont déjà lancées, une dizaine d’autres devraient suivre et relancer une exploitation agricole. Les légumes produits sont vendus dans la région de Fukushima, et 1 600 enfants ont déjà pu bénéficier de ces légumes non contaminés. 7. A Kyoto, à 750 km au sud de Fukushima, l’association Minna no té a aménagé un café communautaire pour permettre aux 600 mères et leurs enfants de la région de Fukushima qui se sont réfugiées, de se retrouver, garder leurs enfants, organiser du soutien scolaire, des réunions d’information, et relancer des activités économiques (traduction, fabrication de plats…) pour subvenir à leurs besoins, leurs maris étant restés à Fukushima. 8. A Sôma, petite ville proche de Fukushima sur la côte, un café associatif a été construit avec la participation des habitants, coordonnées par Youkei Design, pour permettre aux 500 familles de se retrouver pour se soutenir moralement ensemble, parler de la radioactivité, organiser des activités pour les enfants. 9. Namié est une petite ville désormais inhabitable, située à 5 km au nord de la centrale de Fukushima-Daïchi qui a explosé, et ses habitants sont aujourd’hui dispersés ; une dizaine de jeunes membres de Wonder Namié, une compagnie de danseurs, se sont retrouvés à Lyon où ils ont été accueillis lors de la biennale de la danse contemporaine pour relancer leur production artistique. 10. A Sôma, un lieu de vente de légumes sains a été installé par Nominren, une coopérative de paysans locaux, qui ne peuvent plus produire de légumes à cause de la contamination : ils vendent des légumes sains produits dans d’autres régions, et avec une camionnette, ils approvisionnent également d’autres villes de la préfecture de Fukushima.
  9. 9. « FRANCE O KAESHI » Aider les ostréiculteurs du Sanriku Le projet  Durée du projet : 1 an  Zones d’intervention : Sanriku, au nord de l’île principale d’Honshu, sur la côte Est Le 11 mars 2011, à la suite du tremblement de terre, l’intégralité des fermes ostréicoles du Sanriku ont été détruites par le tsunami, emportant tous les équipements et la plupart des naissains. Le projet vise à fournir à la région du Sanriku des équipements nécessaires à la rénovation des installations détruites par la catastrophe. En aidant à la relance de l’activité locale, PlaNet Finance Japan et ses partenaires, envisagent de mettre en place un modèle durable de développement de la filière à Sanriku. Ce projet s’inscrit dans un contexte de solidarité particulier. Plusieurs fois par le passé, et plus particulièrement au cours des années 1970, des ostréiculteurs français sont venus acquérir des naissains à Sanriku pour surmonter une épizootie menaçant la survie du secteur en France. Aujourd’hui, ces producteurs de Charente-Maritime souhaitent à leur tour soutenir l’activité japonaise (la possibilité de « payer leur dette », O-Kaeshi en japonais). Les bénéficiaires Plus de 500 personnes sont directement concernées par le projet, et indirectement près de 3 000 fermes ostréicoles au Japon vont pouvoir s’approvisionner en naissains dans la région Sanriku. Au-delà, ce projet doit jouer un rôle d’effet levier pour l’ensemble de la filière depuis la production jusqu’à la vente. L’opérateur Rattachée au réseau international de PlaNet Finance Group créée en 1998, PlaNet Finance Japan est une association de droit local à but non lucratif. L’ONG s’investit dans l’éradication de la pauvreté en s’appuyant sur la micro finance avec l’objectif de participer à la construction d’entreprises pérennes. PlaNet Finance Japon s’appuie sur plusieurs acteurs pour ce projet dont ILINK CO (Sanriku Oysters), spécialiste du secteur à l’initiative du redémarrage de l’industrie ostréicole dans la région, MULOT SAS, principal fabricant mondial d’équipements pour l’ostréiculture, ainsi que la Chambre de Commerce de Rochefort Saintonge dans l’accueil de partenaires japonais en France. Planet Finance Japan C/O Chambre de Commerce et d'Industrie Française du Japon, Iida Building 2F, 5-5, Rokubancho, Chiyoda-ku, 102-0085 Tokyo contact@planetfinance.or.jp Contact : Robert Verdier (président bénévole) Tél : +8180 4378 6159 vtakako@msn.com Equipe sur place : Staff local : 6 salariés et 10 bénévoles Fondation de France 40 avenue Hoche, 75008 Paris Contact : Martin Spitz solidaritesinternationales@fdf.org Contribution au projet : 200 000 euros Chaque projet soutenu par la Fondation de France fait l’objet d’une sélection rigoureuse. Il bénéficie d’un suivi, d’une évaluation et d’un audit comptable et financier annuel. Septembre 2011 Fondation de France Solidarités Internationales et Urgences
  10. 10. Soutienàlapopulationsinistrée d’Ishinomaki  Durée du projet : 1 an  Zone d’intervention : Ishinomaki, ville de la côte Est, des plus proches de l’épicentre Le séisme et le tsunami de mars 2011 ont fait environ 6 000 morts et disparus, affectant près de 110 000 habitants et détruisant entièrement 28 000 maisons dans la ville d’Ishinomaki. Forte de ses précédentes expériences humanitaires au Japon, Japan Emergency NGO (JEN) a décidé de concentrer son action sur quatre secteurs clés : soutien psycho-social, informations sur les droits des familles, animations ludiques pour les enfants, et appui aux initiatives menées par les communautés. L'objectif de ce projet est de participer à la création de conditions favorables au redressement social et économique sur la base d’une participation active des communautés. JEN a sélectionné 5 camps pour accompagner des victimes post- traumatiques en proposant des activités communautaires. A termes, les activités pourront être poursuivies à l'initiative de chaque groupe communautaire. Les bénéficiaires Le projet cible 3 000 bénéficiaires directs dans 5 camps temporaires (avec un minimum de 400 personnes par camp), et environ 1 000 personnes du voisinage immédiat, soit 200 personnes par camp. L’opérateur Créée en janvier 1994, JEN a été la toute première fédération d’ONG japonaise. Cette convergence de compétences a permis de renforcer la coordination de l’aide humanitaire japonaise avec les acteurs institutionnels et auprès des Nations Unies. Dès son lancement, JEN a cherché à travailler sur la question des soins psycho- sociaux et sur l’accès à l'autonomie des personnes. Elle s’est développée comme l'une des rares ONG japonaises pouvant fournir une assistance aux réfugiés ainsi qu’aux victimes de catastrophes naturelles (biens non alimentaires, abris temporaires, eau et assainissement, éducation, aide alimentaire, soins psychosociaux…). Depuis 1994, 14 bureaux ont été établis dans différentes régions du globe. Les premières interventions réalisées dans l'ancienne Yougoslavie ont joué un effet levier pour une montée en capacités de l’opérateur nippon. JEN s’est par la suite implantée en Iran, en Inde, en Mongolie, en Tchétchénie, en Erythrée, au Liban, en Indonésie, mais aussi au Japon lors du tremblement de terre de Niigata en 2004. Actuellement, JEN dispose de missions en Afghanistan, au Pakistan, à Myanmar, au Sri Lanka, en Irak, au Soudan, en Haïti. Un bureau opérationnel a également été récemment mis en place à Paris. Japan Emergency Ngo 2-26-5 Hyatukinin-Cho Shinjuku-Ku, 162 0824 Tokyo info@jen-npo.org Contact : Cyril Cappai (Directeur des programmes internationaux) Tél : +81-3-5225-9352 cappai@jen-npo.org Equipe sur place : Staff local : 9 salariés Fondation de France 40 avenue Hoche, 75008 Paris Contact : Martin Spitz solidaritesinternationales@fdf.org Contribution au projet : 250 000 euros Chaque projet soutenu par la Fondation de France fait l’objet d’une sélection rigoureuse. Il bénéficie d’un suivi, d’une évaluation et d’un audit comptable et financier annuel. Septembre 2011 Fondation de France Solidarités Internationales et Urgences
  11. 11. ProjetHinode(soleillevant): créationd’unespacecommunautaire  Durée du projet : 36 mois  Zone d’intervention : Okiraï, Le projet a pour but de créer un espace communautaire dans la baie d’Okirai, près de Ofunato (préfecture d’Iwate), sinistrée par le tsunami consécutif du séisme du 11 mars 2011. Il s’agit de permettre aux sinistrés du tsunami, et en particulier aux personnes vulnérables relogées dans des bungalows, de disposer d’un lieu dans lequel des activités pourront être organisées. Cet espace permet de se rassembler et de renforcer l’entraide locale. Ce projet vise également la construction d’un espace temporaire pour des commerçants dont les magasins ont été détruits par le sinistre pour qu’ils puissent redémarrer leurs activités. Cela dans le but de redonner une dynamique à la communauté. Le projet Hinode touche un point essentiel de l’attente des sinistrés du tsunami : les habitants ont besoin de lieux de rencontres et d’échanges pour s’encourager et s’entraider. L’association Youkei Design a été l’une des premières à venir sur place pour aider les sinistrés. L’équipe de Youkei Design, présidée par l’architecte Kinya Maruyama, rompu aux techniques participatives, sait utiliser les matériaux locaux et remettre en usage des matériaux récupérés. Elle invite aussi bien les étudiants citadins bénévoles que les jeunes locaux à travailler ensemble pour la construction. La réalisation de ce projet prévoit ainsi une participation massive des habitants locaux. C’est un projet qui redonnera de l’espoir aux sinistrés, non pas parce qu’ils vont avoir un local d’échanges, mais plutôt parce qu’ils vont participer à la reconstruction de leur communauté et qu’ils vont constater qu’en assemblant les bois d’un bâtiment détruit, on arrive à créer un espace chaleureux pour tous. Les bénéficiaires Environ 150 familles (500 personnes des 3 villages de la baie d’Okirai L’opérateur L’association Youkei Design Organisation, animée par l’architecte Kinya Maruyama, mène des actions socio-culturelles dans le domaine de l’architecture et de l’éducation, pour améliorer la qualité du cadre de vie des populations et renforcer l’esprit de solidarité. Son équipe réalise des installations artistiques ou des constructions en auto-construction, toujours de manière très participative, dans le but d’améliorer les liens sociaux et familiaux. Youkei Design Organisation intervient au Japon comme à l’étranger par la création de workshops (ateliers d’échanges). L’association a réalisé au Japon des projets destinés aux enfants souffrants d’handicaps et a créé des activités. Elle est aussi intervenu en Indonesie (projet de librairie de petite échelle), en Afrique (école pour orphelins en Uganda) et en France (installations dans des parcs, création d’espace communautaire, dont le jardin étoilé à Paimboeuf). Ses projets sont souvent à destination des enfants, en ayant comme but de créer pour eux un environnement sain et stimulant. Youkei Design Organisation 6-18-217, Ogawa 162-0814 Shinjuku Tokyo Contact : WATANABE Shikine Chargée de projet (+81) 45-322-7072 watanabeshikine@gmail.com Equipe sur place : 11 salariés – 50 bénévoles Fondation de France 40 avenue Hoche, 75008 Paris Contact : Martin Spitz solidaritesinternationales@fdf.org Contribution au projet : 75 000 euros Chaque projet soutenu par la Fondation de France fait l’objet d’une sélection rigoureuse. Il bénéficie d’un suivi, d’une évaluation et d’un audit comptable et financier annuel. Mars 2013 Fondation de France - Solidarités Internationales
  12. 12. Organisationd’unmatsuri,fêtetraditionnelle, pourrecréerdesliensentreleshabitantsde Momonoura  Durée du projet : 6 mois  Zone d’intervention : Ishinomaki, Miyagi Le projet a pour but de recréer un espace de lien social entre les habitants du village de Momonoura (près de Ishinomaki), commune fortement touchée par le tsunami consécutif du séisme du 11 mars 2011. L’objectif principal de l’association est de reprendre l’organisation des Matsuri, fêtes traditionnelles japonaises symbolisant les liens entre les habitants. Pour l’association de soutien à Momonoura, les fêtes ont une fonction importante : permettre, dès le stade des préparatifs, de renforcer l’entraide locale. A cause du tsunami, la plupart des habitants ont été déplacés ; en créant un lieu de rencontre et en rétablissant les fêtes de la communauté, l’association entend rassembler un grand nombre d’habitants et favoriser ainsi le renouveau de la solidarité. Le projet consistait à organiser la fête d’été, un évènement au cours duquel les japonais offrent des démonstrations de danse folklorique pour célébrer la saison et organisent des spectacles associant concerts et feux d’artifice. Durant sa préparation, les habitants de Momonoura participent à la restauration des objets de la parade : le Omikoshi (petit temple portatif) et le lion, endommagés par le tsunami. Attachée à l’environnement et inquiète du devenir de la communauté, l’organisation cherche également à sensibiliser la population sur son devoir de préserver l’espace naturel de Momonoura. Pour redonner vie à la communauté à la suite du désastre, le projet de reconstruction doit reposer sur la transmission aux générations futures de l’esprit du savoir-vivre en communion avec la nature du village. Les bénéficiaires 240 personnes ont participé à la fête d’été (matsuri) de Momonoura (août 2012) 100 personnes ont participé au défilé du Omikoshi (avril 2012) 16 personnes de l’équipe et 24 membres extérieurs ont participé à la préparation L’opérateur L’association de soutien à Momonoura, créée en avril 2011, est animée et présidée par Ôshima Koji. Elle est composée d’habitants volontaires et de bénévoles extérieurs désireux d’aider le village. Des réunions d’information sont organisées afin de former des équipes et répartir les postes selon les champs de compétence des habitants : - des responsables de projet, - un staff d’encadrement, - des artisans du Omikoshi, des artisans du lion de parade, un artificier pour les feux d’artifice, - des habitants qui connaissent les traditions de la fête, une équipe pour la logistique et l’organisation le jour de l’évènement. MOMONOURA “Coûte que coûte” 2 Jimai kubo, Momo no ura, Ishinomaki, Miyagi, 986-2353, Japon Equipe sur place : 40 bénévoles Fondation de France 40 avenue Hoche, 75008 Paris Contact : Martin Spitz solidaritesinternationales@fdf.org Contribution au projet : 10 000 euros (Coût total : 21 000 euros) Chaque projet soutenu par la Fondation de France fait l’objet d’une sélection rigoureuse. Il bénéficie d’un suivi, d’une évaluation et d’un audit comptable et financier annuel. Mars 2013 Fondation de France, Solidarités Internationales
  13. 13. Soutienàlarelocalisationdesfemmesetdes enfantsdeFukushimasinistrésparla catastrophedu11marsetparlaradioactivité  Durée du projet : 36 mois  Zone d’intervention : Sapporo, dans l’île de Hokkaido (au nord du Japon) L’accident nucléaire qui s’est produit après le séisme et le tsunami de mars 2011 a fortement affecté le département de Fukushima, tout en mettant la santé des enfants en péril. Les familles sont inquiètes et de très nombreuses femmes souhaitent partir de Fukushima avec leurs enfants et avec l’accord du père de famille dans un endroit sans danger, mais elles n’ont pas les moyens d’y parvenir sans aides et soutiens extérieurs. L'objectif de ce projet est d’aider les enfants et les jeunes mères de Fukushima qui vivent sous la radioactivité, de leur permettre de venir vivre dans la région de Hokkaidô, au nord du Japon, où il n’y a pas de risque de contamination. Il s’agit d’aider la relocalisation des sinistrés, et de les accompagner dans leurs démarches pour la reconstruction de leur vie. A défaut d’une installation définitive, l’objectif est d’organiser au moins un accueil temporaire pour les enfants. Il s’agit également de relayer les réseaux de soutien dans tout le Japon et d’étendre le système d’accueil à l’échelle nationale. Les bénéficiaires Le projet vise l’accueil de 2 400 familles (temporaire ou durable). L’opérateur Musubiba est une association qui a été créé le 25 mars 2011 à la suite du sinistre. Elle se déclare NPO (non profit organisation). Elle est composée de 670 membres. L’association Musubiba est gérée par un bureau composé de cinq membres qui se réunit une fois par mois sous la direction de M. Yûgo ONO, professeur émérite de l’université de Hokkaidô et responsable de l’association. L’association a pour objet d’accueillir dans de bonnes conditions des femmes et des enfants de la région sinistrée en collaboration avec des associations et des autorités locales. Après le séisme, l’association Musubiba a organisé des actions volontaires pour aller aider les sinistrés sur place : nettoyer la boue, assurer l’accès à la santé des personnes âgées, préparer des repas chauds, aider à réparer les maisons abîmées. Pour financer ses activités, elle organise des actions de charité, telles des concerts ou des ventes d’objets. Elle accompagne les nouveaux arrivés de la région sinistrée pour qu’ils s’adaptent plus facilement à la vie à Hokkaidô. Elle les aide pour chercher un logement, une garderie et du travail. MUSUBIBA 〒060-0808 Shimin Support Center, Sapporo Erupraza 2F, 3 Nishi, Kita-8jô, Kita-ku, Sapporo-shi, Hokkaidô, Japon info@shien-do.com http://shien-do.com/musubiba/home/ Contact : Hidemi TÔDA, Responsable du projet Tel : +81 80 4049 4622 hidemitouda@yahoo.co.jp Equipe sur place : 670 bénévoles Fondation de France 40, Avenue Hoche, 75008 Paris Contact : Martin Spitz solidaritesinternationales@fdf.org Contribution au projet : 60 000 euros Chaque projet soutenu par la Fondation de France fait l’objet d’une sélection rigoureuse. Il bénéficie d’un suivi, d’une évaluation et d’un audit comptable et financier annuel. Janvier 2012 Fondation de France Solidarités Internationales et Urgences
  14. 14. Créationdefermesd’accueilpourla relocalisationdepaysanssinistrésde Fukushima  Durée du projet : 36 mois  Zone d’intervention : autour de Ueda dans le département de Nagano L’accident nucléaire qui s’est produit après le séisme et le tsunami de mars 2011 a fortement affecté le département de Fukushima, la radioactivité de cette zone ne permet plus aux agriculteurs d’exercer leur activité. Le projet de SMN Farmers d’Ueda vise à accueillir les fermiers sinistrés de Fukushima dans le département de Nagano, en leur préparant des exploitations créées à partir de terrains abandonnés et à soutenir leur installation jusqu’à ce qu’ils parviennent à reconstruire une vie financièrement autonome. Il s’agit également de fonder une coopérative agricole avec l’ensemble formé par les fermiers nouveaux venus et les jeunes fermiers locaux afin de faire parvenir aux enfants qui restent dans le département de Fukushima des légumes sains, cultivés dans les fermes d’accueil, et non pollués par la radioactivité. Les bénéficiaires 10 familles de la région de Fukushima. Redynamisation d’une zone rurale isolée avec une population locale vieillissante. L’opérateur SMN Farmers est l’abréviation de « Shoku to nô no Machizukuri Network » (Réseau pour revigorer la communauté locale par les aliments et l’agriculture). Cette association existe depuis 2009 et elle est déclarée comme NPO (non profit organisation). SMN Farmers soutient l’agriculture biologique ; elle est soucieuse de l’environnement et vise à établir une relation solidaire et coopérative entre producteurs et consommateurs pour préserver la biodiversité. Les activités de SMN Farmers : - Organiser des cours publics sur l’agriculture et la tradition de la culture alimentaire, - Promouvoir le système de vente directe du type Teikei (AMAP en France, association pour le maintien d’une agriculture paysanne), en organisant des marchés fermiers, - Gérer un restaurant mis en place pour la communauté pour que les fermiers puissent rencontrer les consommateurs, - Gérer un atelier d’un usage collectif, équipé pour la cuisine pour que les petits producteurs puissent y venir transformer leurs produits agricoles - Accueillir et aider les nouveaux agriculteurs venus s’installer dans la région de Nagano. L’association a reçu le grand prix de la revigoration locale du département de Nagano en 2009 pour ses actions de promotion d’échanges locaux entre producteurs et consommateurs. SMN Farmers d’Ueda SMN farmers d’Ueda 〒386-0021 4-7-27 Chûô, Ueda-shi, Nagano, Japon http://ueda-collabo.com Contact : Mutumi FURUTA, responsable du projet Tel : +81 26 822 5968 furuta@nagano.ac.jp Equipe sur place : 85 bénévoles Fondation de France 40 avenue Hoche, 75008 Paris Contact : Martin Spitz solidaritesinternationales@fdf.org Contribution au projet : 75 000 euros Chaque projet soutenu par la Fondation de France fait l’objet d’une sélection rigoureuse. Il bénéficie d’un suivi, d’une évaluation et d’un audit comptable et financier annuel. Janvier 2012 Fondation de France Solidarités Internationales et Urgences
  15. 15. CaféMinnaàKyoto:créationd’unlieu d’échange,d’informationetd’appuiaux réfugiéesdeFukushima  Durée du projet : 24 mois (mai 2012 à mai 2014)  Zone d’intervention : Kyoto Plus de 1 000 personnes ont été évacuées ou se sont réfugiées à Kyoto à la suite de la catastrophe naturelle et nucléaire du 11 mars 2011, la plupart originaires de la préfecture de Fukushima. La majorité est constituée de femmes et d’enfants, les hommes étant souvent restés sur place pour travailler. Les profondes incertitudes quant à l’évolution du niveau de radioactivité et de risques sur place, poussent les réfugiés à envisager de s’établir définitivement à Kyoto, ajoutant de nouvelles difficultés morales et pratiques à affronter. Le projet prévoit la mise en place d’un lieu d’échange, d’information et d’appui aux réfugiés de Fukushima sous forme d’un café, centre d’information et d’activités. Le café Minna répond à plusieurs objectifs : - accueillir les nouveaux réfugiés de Fukushima et faciliter leur installation en les mettant en lien avec des groupes d’aide de Kyoto ; - informer les familles envisageant de quitter la zone sinistrée et préparer leur accueil ; - offrir un lieu de rencontres et d’échanges aux réfugiés pour qu’ils puissent s’encourager et s’entraider ; - offrir des activités et services d’appui aux réfugiés : appui scolaire aux enfants, yoga et activités culturelles, soutien juridique, cellule de santé, etc. - apporter une information régulière sur la situation à Fukushima aux personnes évacuées et aux habitants de Kyoto. Le café génèrera des revenus permettant son fonctionnement dans la durée. Les bénéficiaires 300 familles sont appuyées, informées et bénéficient d’un lieu d’échanges. L’opérateur Minna no te (« Tous ensemble ! ») se donne pour mission de recueillir les besoins des évacués et de les aider dans divers travaux : réparation de maisons, aménagement du cadre de vie, déménagement, etc. Elle procure en outre un soutien sous forme de bulletins d’information et d’organisation de rencontres. Elle vise aussi la création d’activités économiques pour les femmes réfugiées : gardes d’enfants, cours, préparation de plats cuisinés, … L’association IPPO (« En avant ! ») est constituée de bénévoles - tous professionnels dans des domaines liés au BTP- qui œuvrent pour améliorer la vie des évacués. Ces deux organisations, toutes deux créées en 2011, se sont associées pour mener diverses activités afin d’aider à réunir les familles évacuées, notamment via l’organisation de charters en bus pour permettre de retrouver les conjoints et parents restés à Fukushima. Minna no te 〒612-8034, 1515 Taichôrô-kanyûchi, Momoyama-chô, Fushimi-ku, Kyoto, Japon http://minnanote.com Contact : Yûko Nishiyama, Président Tél. +81 078 367 8567 minnnanotekyoto@gmail.com Equipes : 4 salariés et 5 bénévoles Fondation de France 40 avenue Hoche, 75008 Paris Contact : Martin Spitz solidaritesinternationales@fdf.org Contribution au projet : 100 000 euros Chaque projet soutenu par la Fondation de France fait l’objet d’une sélection rigoureuse. Il bénéficie d’un suivi, d’une évaluation et d’un audit comptable et financier annuel. Juin 2012 Fondation de France Solidarités Internationales et Urgences
  16. 16. Hamadôri Nôminren (fédération des paysans de Hamadôri) 239-2 Niinuma Azaittanda, Soma, Fukushima, Japan Tél. : 0244-26-8202 www1.ocn.ne.jp/~hamanou/ Contact : Kameda Toshihide, Manager Tél. 0244-26-8202 hamanou@vanilla.ocn.ne.jp Equipe sur place : 6 personnes Fondation de France 40 avenue Hoche, 75008 Paris Contact : Martin Spitz solidaritesinternationales@fdf.org Contribution au projet : 160 000 euros dont 150 000 euros apportés par la Fondation Daniel et Nina Carasso (Fondation sous égide de la Fondation de France) Chaque projet soutenu par la Fondation de France fait l’objet d’une sélection rigoureuse. Il bénéficie d’un suivi, d’une évaluation et d’un audit comptable et financier annuel. Juin 2012 Fondation de France Solidarités Internationales et Urgences Créationd’unmagasinpourfournirdes légumessainsauxhabitantsdeFukushima etgestiond’uncafécommunautaire  Durée du projet : 34 mois (mai 2012 à mars 2015)  Zone d’intervention : ville de Sôma (quartier Hamadôri), région de Fukushima Le département de Fukushima a été durement frappé par la catastrophe de la centrale nucléaire à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars 2011. La propagation des radiations qui en découle menace la santé des habitants. La santé des enfants en particulier préoccupe beaucoup les familles. Les fermiers qui ne peuvent plus cultiver en raison de la contamination de leurs terres sont quant à eux dans une grande détresse. Des petits agriculteurs regroupés au sein d’Hamadôri Nôminren, une fédération de paysans de la région de Fukushima, ont développé le projet de créer un magasin de légumes fermiers sains en provenance de zones non contaminées, afin de lutter contre la contamination des habitants par les aliments, tout en permettant leur reconversion professionnelle. Afin de toucher le plus grand nombre, le projet met également en œuvre un système de vente ambulante par une camionnette qui sillonne des quartiers d’habitats provisoires éloignés des commerces. Le regroupement de paysans anime en parallèle un café communautaire attenant au magasin de légumes, dans lequel des informations indépendantes sont fournies aux habitants au sujet des niveaux de radiations, des risques et des précautions à prendre. Des animations culturelles y seront organisées. Cet espace sert de lieu de rencontres et d’échanges entre les habitants. Enfin, des ateliers seront organisés au sein du café communautaire, mais aussi dans les écoles et quartiers, afin de sensibiliser la population sur l’alimentation saine, la santé et l’agriculture locale. Les bénéficiaires - 1 000 familles peuvent s’alimenter en légumes sains, échanger au sein du café communautaire et bénéficier d’une information régulière et indépendante. - Environ 10 agriculteurs sinistrés retrouvent une activité professionnelle au sein du magasin et du café. L’opérateur Hamadôri Nôminren est une fédération de petits paysans du département de Fukushima qui regroupe 220 membres. Elle a pour mission la défense de l’agriculture biologique et des exploitations agricoles, la distribution et la vente des produits des adhérents, et le développement autonome de la culture dans le quartier d’Hamadôri à Sôma située sur la côte dans la préfecture de Fukushima. Depuis la catastrophe du 11 mars 2011, qui a dévasté et contaminé de nombreuses exploitations, Hamadôri Nôminren cherche à aider ses membres à prendre un nouveau départ. La construction participative du café et magasin de légumes sains a été effectuée par l’association Youkei Design et fait l’objet d’un projet également financé par la Fondation de France.
  17. 17. Constructionparticipatived’un cafécommunautaire àSôma,préfecturedeFukushima  Durée du projet : 12 mois (mai 2012 à mai 2013)  Zone d’intervention : ville de Sôma (quartier Hamadôri), région de Fukushima Ce projet « NOMADO » consiste à créer un espace café communautaire au sein du marché de Sôma, ville côtière sinistrée par le tsunami du 11 mars 2011. Cet espace s’insère dans un centre de vente de légumes non contaminés et revêt une triple fonction : un lieu de rencontres, d’animations et de détente offrant réconfort et appui psychologique aux sinistrés ; un espace d’information indépendant sur la radioactivité et de sensibilisation sur les risques de contamination par l’alimentation ; un lieu de conseils et d’appui pour aider les sinistrés à s’adapter à leur situation. L’approche proposée par l’association Youkei Design pour la construction de ce café communautaire revêt une importance centrale dans le projet, puisqu’elle est basée sur le principe d’autoconstruction et de participation active et collective des jeunes et des fermiers qui gèreront le magasin de légumes adjacent. Le processus de construction devient ainsi par lui-même un facteur de reconstruction psychologique et communautaire, les participants constatant qu’en assemblant les bois d’un bâtiment détruit, ils peuvent créer un nouvel espace chaleureux pour tous. Ce projet touche un point essentiel de l’attente des sinistrés du tsunami. Les habitants ont besoin de lieux de rencontres et d’échanges pour s’encourager et s’entraider. Ils ont également besoin de lieux d’informations indépendants sur la radioactivité. Les bénéficiaires - Environ 1 400 familles et 550 jeunes de la ville de Sôma L’opérateur L’association Youkei Design Organisation, animée par l’architecte Kinya Maruyama, mène des actions socio-culturelles dans le domaine de l’architecture et de l’éducation, pour améliorer la qualité du cadre de vie des populations et renforcer l’esprit de solidarité. Son équipe réalise des installations artistiques ou des constructions en auto-construction, toujours de manière très participative, dans le but d’améliorer les liens sociaux et familiaux. Elle intervient au Japon, en Afrique et en France. Le projet a été conçu en concertation avec les membres paysans de la fédération Nôminren de Fukushima qui gèreront le magasin de légumes non contaminés et animeront le café communautaire qui a été construit. Youkei Design Organisation 6-18-217, Ogawa 162-0814 Shinjuku Tokyo www.youkeidesign.org Contact : Shikine Watanabe Chargée de projet +81 45 322 7072 watanabeshikine@gmail.com Equipe sur place : 11 salariés – 50 bénévoles Fondation de France 40 avenue Hoche, 75008 Paris Contact : Martin Spitz solidaritesinternationales@fdf.org Contribution au projet : 49 000 euros Chaque projet soutenu par la Fondation de France fait l’objet d’une sélection rigoureuse. Il bénéficie d’un suivi, d’une évaluation et d’un audit comptable et financier annuel. Juin 2012 Fondation de France Solidarités Internationales et Urgences
  18. 18. ParticipationdejeunesdeFukushimadela compagnieWanderNamiéaudéfilédela BiennalededansedeLyon  Durée du projet : 5 mois (mai 2012 à octobre 2012)  Zone d’intervention : Fukushima (Japon) / Lyon, Vaulx-en-Velin, Sainte-Foy- lès-Lyon (France) La compagnie de danse et de défilés traditionnels Wander Namié de Fukushima connaît d’importantes difficultés depuis la catastrophe nucléaire qui a frappé cette région le 11 mars 2011. Les soixante danseurs, relogés dans des villes alentours peinent à maintenir l’activité de leur compagnie et, pour beaucoup, souffrent de traumatismes psychologiques. Le projet a pour but d’apporter un soutien technique et moral aux jeunes sinistrés japonais en invitant pour 10 jours 8 jeunes de la compagnie pour participer à la Biennale de la danse de Lyon. Le projet prévoit une mission d’appui au Japon de la chorégraphe japonaise Anan Atoyama, basée à Lyon, en faveur d’une quarantaine de jeunes de la compagnie japonaise. En France, les 8 participants sont accueillis par des familles de quartiers défavorisés de la région lyonnaise, favorisant un échange riche de part et d’autre. Ainsi, à travers cette participation à la Biennale de la danse de Lyon, les objectifs de ce projet sont d’aider au redémarrage d’activités culturelles dans les zones sinistrées par le tsunami, de favoriser l’échange culturel et la solidarité artistique entre la France et le Japon et de sensibiliser le public français sur les risques nucléaires. Les bénéficiaires 8 jeunes de la compagnie Wander Namié participent à la Biennale de danse de Lyon ; 40 danseurs de la compagnie Wander Namié bénéficient d’une formation au Japon ; 10 familles de Lyon, Vaulx-en-Velin, Sainte-Foy-lès-Lyon accueillent les participants et participent aux échanges. L’opérateur Wander Namié est un groupe de danseurs de défilés traditionnels japonais de Fukushima créé en 2001. Il a reçu plusieurs prix au cours des dix dernières années, grâce au développement de son répertoire avec une soixantaine de danseurs. A la suite du séisme, il tente de relancer ses activités avec le soutien moral et technique de l’association AToU en France. AToU est une compagnie d’art vivant créée durant l'été 2007, au festival de danse d'Hakushu (Japon). AToU signifie en japonais ancien «possible et capable » : c'est ce sentiment que la compagnie souhaite promouvoir au travers de ses œuvres ainsi que par ses actions sociales. Les sensibilités, les valeurs, les concepts, les systèmes divergent entre l'Occident et l'Orient. AToU recherche les traits d'union, l'universel et les possibles humains entre ces deux cultures. Aujourd’hui basée à Lyon, elle créé des spectacles de danse sous la direction de la fondatrice et chorégraphe japonaise Anan Atoyama, et elle met en œuvre des actions sociales. AToU est en résidence de danse au Centre Culturel Charlie Chaplin de Vaulx-en-Velin depuis 2012. Compagnie Wander Namié Watanabe Masao N° 964 – 0005 235-1, Sasaya Nihonmatsu- Fukushima http://www.geocities.jp/wonder_namie/ Contact : Yasuhiko Watanabe, Président Tél. +81 90 1158 8457 AToU 6, quai Saint Antoine 69 002, Lyon Tél. : +33 9 52 42 08 85 www.atou.fr Contact : Anan Atoyama , Directrice Tél. +33 6 73 52 46 40 atou.tohoku@gmail.com Equipes : Wander Namié (au Japon) : 2 bénévoles AToU (en France): 9 bénévoles Fondation de France 40 avenue Hoche, 75008 Paris Contact : Martin Spitz solidaritesinternationales@fdf.org Contribution au projet : 15 000 euros Chaque projet soutenu par la Fondation de France fait l’objet d’une sélection rigoureuse. Il bénéficie d’un suivi, d’une évaluation et d’un audit comptable et financier annuel. Mars 2013 Fondation de France Solidarités Internationales et Urgences
  19. 19. Liste des 10 projets financés (au 11 mars 2013) Partenaire japonais Montant attribué Organiser des activités dans les espaces communautaires pour les habitants relogés dans 5 camps à Ishinomaki. JEN (Japan Emergency NGO) 250 000 € Accueillir autour de Ueda des petits paysans de la région de Fukushima touchés par les radiations SMN Farmers 75 000 € Accueillir des femmes et enfants de la région de Fukushima dans la région de Sapporo, au nord du Japon. MUSUBIBA 60 000 € Relancer l'ostréiculture dans la baie d’Okina par le soutien à une coopérative d’ostréiculteurs et de pêcheurs PLANET FINANCE JAPAN 200 000 € Construire de manière participative un espace communautaire avec les habitants relogés de 3 villages dans la baie d’Okirai. YOUKEI DESIGN 75 000 € Ouvrir un magasin de légumes sains (non radioactifs) dans la préfecture de Fukushima, à Sôma HAMANOMIN- NOMINREN 160 000 € Construire de manière participative un café - espace de rencontres, accolé au magasin de légumes du marché de Sôma. YOUKEI DESIGN 49 000 € Mettre en place pour des réfugiées de Fukushima un café, lieu d’échange, d’information, d’activités et de services, à Kyoto. MINNA NO TE 100 000 € Apporter un soutien technique et moral aux sinistrés de Fukushima en invitant 8 jeunes de la compagnie de défilé traditionnel Wander Namié à participer à la Biennale de la danse de Lyon. WANDER NAMIE – AToU Tohoku 15 000 € Organiser une fête traditionnelle (matsuri) pour recréer les liens entre les habitants du village de Momonoura ravagé par le tsunami MOMONOURA Coûte que coûte 10 000 € Total 994 000 € Plus d’informations sur http://www.fondationdefrance.org/Nos-Actions/Aider-les-personnes-vulnerables/En- urgence-et-post-urgence/Solidarite-Japon (en français, anglais, japonais) : Fiches de synthèse des projets soutenus, vidéos, carte d’implantation des projets, rapports de mission… La Fondation de France remercie tous ses donateurs et partenaires Le comité d’échange franco-japonais de la chambre de commerce et d’industrie de Paris, La Région Centre et la Région Ile de France, La Ville de Paris et les 60 autres collectivités locales, L’hôpital Américain de Neuilly-sur-Seine, les Etoiles pour le Japon, les chefs étoilés... Les entreprises Thalès, NTN SNR Roulement, la banque San Paolo, la Royal Bank Scotland… Les fondations Rainbow Bridge et Daniel & Nina Carasso (sous l’égide de la Fondation de France) Les deux milles donateurs et tous ceux qu’il n’est pas possible de citer ici - et que nous remercions de bien vouloir nous en excuser.

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