Bourse Déclics Jeunes 2013.
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Depuis 1975, la Fondation de France a permis à près de 840 jeunes de 18 à 30 ans de réaliser leur vocation dans les domaines les plus divers : art, artisanat, culture, sciences, techniques, action ...

Depuis 1975, la Fondation de France a permis à près de 840 jeunes de 18 à 30 ans de réaliser leur vocation dans les domaines les plus divers : art, artisanat, culture, sciences, techniques, action sociale, humanitaire, environnement…

Sélectionnés parmi plus de 900 candidatures, les 20 jeunes de cette 38ème promotion, 13 filles et 7 garçons, venus de toute la France, ont en commun de proposer des projets inventifs et innovants.

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Bourse Déclics Jeunes 2013. Bourse Déclics Jeunes 2013. Document Transcript

  • fondationdefrance.org Les bourses Déclics jeunes de la Fondation de France 2013
  •  Les bourses Déclics jeunes de la Fondation de France aident des jeunes de 18 à 30 ans à réaliser leur vocation dans les domaines les plus divers (art, artisanat, culture, sciences, techniques, action sociale, humanitaire, environnement…). Depuis leur création, près de 850 vocations ont été soutenues. C’est en 1975, grâce à la généreuse donation de la collection d’œuvres d’art de Léon Salavin et Jeanne Fournier, son épouse, que les bourses Déclics jeunes de la Fondation de France ont été initiées. Le regret des époux Salavin-Fournier est de ne pas avoir eu d’enfant. Après une belle réussite professionnelle, ils décident de tendre la main à des jeunes guidés par une passion mais confrontés à des difficultés diverses malgré leur persévérance et leurs qualités. Dans l’esprit du couple Salavin-Fournier, ce qui importe, c’est autant de donner un coup de pouce financier que de soutenir l’idée d’entreprendre, d’encourager l’initiative des jeunes pour les aider à trouver leur place dans la société. Pour cette raison ils appellent leurs bourses les Prêts d’honneur aux jeunes. Les lauréats sont ainsi incités à soutenir à leur tour, une fois les obstacles surmontés, d’autres jeunes passionnés, en faisant un don à cette action ou en offrant leur compétence, leur expertise au sein de l’association des anciens lauréats Itinéraires. Conscients qu’on ne peut laisser les jeunes sans perspectives, sans projets mobilisateurs, sans vision d’avenir, d’autres mécènes – parmi lesquels la Fondation Daniel et Nina Carasso, la Fondation Hélène Leclerc, le Fonds Inkermann, Monsieur Alphonse Jacolin Dufresne, la Fondation Philippe et Jean-Pierre – ainsi que des donateurs anonymes s’associent à l’action des Salavin-Fournier en créant à leur tour leurs bourses Déclics jeunes sous l’égide de la Fondation de France. Encourager les vocations
  • « Promotion 2013 Lucie Antunes  Spectacle musical contemporain sur la vie de cinq femmes : Mémoires de femmes Camille Auvray  Récit graphique sur Anuradha Ghandy, militante maoïste indienne Louis-Noël Bestion de Camboulas  Découverte d’une dynastie de musiciens baroques, les Rebel Violaine Blaise  Étude et recherches sur la restauration des œuvres d’art textiles japonaises Sabrina Dalleau  Mise en scène de la vie d’Helen Keller, accessible aux sourds et malentendants Camille Fleury  Le Grand Huit, court-métrage sur la bipolarité Marion Gambin  Entre 2 lieux : photographier les autoroutes en France Carole Grand  Le Grand Oral, documentaire sur les demandeurs d’asile homosexuels Tico Haroutiounian  Reportage photo sur les derniers jaguars du Costa Rica Adrien Matton  Photojournalisme : la population jeune immigrée à Mayotte Paul Menand  La chaise triplette : création design de trois chaises en une Annabelle Milon  Création d’un atelier spécialisé dans la photogravure Zoë Montagu  Acquisition d’un métier à tisser pour réaliser des tissus uniques et originaux Lola Naymark  Réalisation d’un court-métrage, Il était une fois mon prince viendra Nicolas Paris  Découverte de l’harmonium et de son répertoire, restauration d’un instrument Célia Pascaud  Équipement d’un atelier de création en pâte de verre Myriam Rignol  Enregistrement inédit de Rameau avec une viole de Tilman David Sainati  Conception d’un système d’évaluation des applications mobiles de santé Thibaut Salloignon  Fabrication d’un vélomobile hybride Karima Smouk  Création d’un jeu pour comprendre le droit international humanitaire Rêver, histoire de vivre Quel honneur et quel plaisir d’avoir à défendre au sein de la belle Fondation de France la passion, la nouveauté, l’imagination, la différence joyeuse, l’originalité enthousiaste, l’excellence et la détermination, l’énergie et la fantaisie de chacun de nos jeunes lauréats. Grâce à eux, nous avons vu de près la force et le talent, et c’est un vent de bonheur qui a soufflé sur nous ce doux après-midi où, sans qu’ils le sachent, nous les avons approchés. Pour ne jamais oublier qu’il faut rêver sa vie et que c’est la plus profonde, la plus légère et la plus belle façon de la construire et de la partager. Ce sont des cadeaux pleins d’espoir qui nous sont offerts aujourd’hui, et ce sont d’abord leurs jeunes auteurs que je veux ici remercier. ! Jérôme Deschamps Directeur du Théâtre national de l’Opéra-Comique Président du jury 2013 1 Nous remercions Thomas Sertillanges (www.sertillanges.info) pour l’animation de la soirée de remise des bourses Déclics jeunes. Merci également à Gwennaëlle Alibert (www.philomele.eu), Rémi Lasvenes (www.sansgravite.com) et Aurélie Pollet (www.aureliepollet.com), anciens lauréats, pour leur participation à la soirée. View slide
  • 2 En 1975, grâce à la généreuse donation de la collection d’œuvres d’art de Léon Salavin et Jeanne Fournier, son épouse, ont été créés au sein de la Fondation de France, les Prêts d’honneur aux jeunes. Ces bourses, aujourd’hui regroupées avec d’autres aides sous l’intitulé « bourses Déclics jeunes de la Fondation de France », encouragent chaque année des jeunes de 18 à 30 ans dans la poursuite d’un travail, d’une recherche ou d’un projet qui leur permettra de réaliser leur vocation dans les domaines les plus divers. Camille Auvray 27 ans – Ivry (94) Une histoire à croquer Récit graphique sur Anuradha Ghandy, militante maoïste indienne Violaine Blaise 30 ans – Les Lilas (93) Le Japon, de fil en aiguille Étude et recherches sur la restauration des œuvres d’art textiles japonaises La curiosité est un joli défaut. Surtout quand on est journaliste. C’est donc très tôt que Camille Auvray a choisi d’élargir son horizon en partant étudier les sciences sociales en Inde avant de clore son cursus par un master de recherche à Sciences Po. À peine diplômée, la voilà rédactrice spécialisée Asie du Sud au magazine Courrier international. Mais Camille n’en oublie pas pour autant sa passion du dessin et des pinceaux qu’elle manie aussi bien que le stylo. « Depuis toujours, à chaque fois que je pars en voyage, j’ai cette habitude de croquer sur un carnet ce que je vois, ce qui m’entoure, c’est une façon d’allier les ressentis personnels à la réalité objective. C’est ce type de récit graphique que je voudrais proposer pour rendre mes récits plus accessibles » explique-t-elle. Sa première grande BD-reportage va l’emmener sur les traces d’Anuradha Ghandy, une militante maoïste indienne des années 70 à la fin des années 2000. Pour enrichir ses premiers travaux d’enquête et faire aboutir son projet, la journaliste doit envisager un autre séjour sur place. C’est ce qu’elle va pouvoir réaliser grâce à la bourse Déclics jeunes et ainsi se lancer dans une nouvelle forme journalistique. Certaines vocations ne tiennent qu’à un fil. C’est au cours d’un premier voyage en Asie à l’âge de 15 ans que Violaine Blaise, aujourd’hui restauratrice d’œuvres textiles, découvre toute la richesse du savoir-faire traditionnel asiatique. Devenue étudiante, elle suit des cours de japonais et entre à l’Institut national du patrimoine, où elle se spécialise dans la restauration appliquée à l’art du tissage japonais, savant mélange de soie, de broderie et de papier doré qu’elle approfondit lors d’un stage de six mois dans un atelier textile à Tokyo. « Là-bas, il n’y a pas de différence entre beaux-arts et arts décoratifs, chaque pièce est un véritable trésor esthétique et technique, et la restauration est un réel travail de conservation. Mais pour maîtriser cet art si délicat, il faut en avoir une connaissance intime et poussée. » C’est pourquoi, aidée par la bourse Déclics jeunes, Violaine s’est envolée en juin pour un an de travail et de recherches au Japon. Elle y acquiert les techniques de restauration textile au sein d’un prestigieux atelier de Tokyo et se forme à la fabrication des marionnettes et des poupées traditionnelles. Elle sera à son retour l’une des seules restauratrices réellement spécialisée dans ces techniques peu connues en France. Prêts d’honneur aux jeunes Salavin-Fournier View slide
  • 3 Marion Gambin 27 ans – Paris (75) Suivre sa route Entre 2 lieux : photographier les autoroutes de France Carole Grand 27 ans – Paris (75) Une fenêtre sur le monde Le Grand Oral, documentaire sur les demandeurs d’asile homosexuels Aux mots, Marion Gambin a toujours préféré les images. Cette vocation en forme d’évidence a commencé au lycée par une rencontre avec un professeur d’arts plastiques qui lui ouvre les yeux sur les arts visuels et lui apprend à aiguiser son regard. Peu à peu Marion s’intéresse à la photo et en fait son langage jusqu’à décrocher un master de photographie à l’École nationale supérieure Louis-Lumière. La jeune diplômée commence alors à proposer ses travaux à la presse mais rêve de mener à bien un projet plus ample : celui d’un documentaire sur ces drôles de territoires que sont les autoroutes. « J’ai toujours été fascinée par ces lieux qui n’en sont pas, qui sont des zones de passages très codifiées dans leur architecture, leur organisation, et où se croisent pourtant des gens de tous horizons. J’ai alors imaginé de les explorer comme une destination à part entière pour mieux en révéler la singularité poétique » explique la jeune photographe. En jachère depuis plus de deux ans par manque de moyens, ce périple photographique va pouvoir être remis en route cet été grâce au soutien de la bourse Déclics jeunes. Un beau projet qui devrait donner lieu à une exposition et permettre à Marion de poursuivre dans sa voie. Grande amoureuse de littérature, de théâtre et de cinéma, Carole Grand croyait bien y consacrer ses études, jusqu’au jour où s’apercevant que la réalité dépassait bien souvent la fiction, elle décide de s’orienter vers le documentaire pour, comme elle le dit, « sortir de mes quatre murs et me confronter à la vraie vie ». Son master en poche, elle débute alors en tant qu’assistante à la réalisation, en attendant de passer elle-même derrière la caméra. Déjà auteur d’un premier court- métrage sur la vie d’un jeune luthier, elle s’intéresse depuis 2011 au sort des demandeurs d’asile homosexuels. Un sujet peu banal et délicat à traiter mais qui touche particulièrement la jeune femme : « il s’agit pour moi d’aborder la question de l’identité à travers le parcours difficile de réfugiés homosexuels qui doivent convaincre de leur orientation sexuelle le jury de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides, pour se voir délivrer le droit d’asile. C’est cette confrontation de l’intime et du droit que j’aimerais filmer, ainsi que toute la préparation des candidats à ce grand oral. » Après avoir passé beaucoup de temps avec les demandeurs d’asile et des bénévoles d’associations, Carole va pouvoir débuter le tournage de son documentaire en janvier prochain, grâce à la bourse Déclics jeunes. Camille Fleury 25 ans – Paris (75) La vie sur grand écran Le Grand Huit, court-métrage sur la bipolarité Quand elle n’est pas sur les plateaux de tournage, Camille se plonge dans les salles obscures ou imagine des scénarios. Le cinéma, c’est sa passion. Une passion qu’elle nourrit depuis l’adolescence et qui l’a menée, après une licence en cinéma à la Sorbonne, à très vite travailler en tant que troisième assistante réalisateur sur les films de Danièle Thompson ou de Pierre Schoeller. Mais la jeune femme compte bien ne pas s’arrêter là. Elle rêve de tourner son premier court-métrage. Pour ce coup d’essai elle a choisi de traiter un thème qui lui est cher : la bipolarité. « C’est une maladie à laquelle j’ai été confrontée très jeune au sein de ma famille. Elle est souvent mal connue, considérée comme taboue ou caricaturée. J’aimerais l’aborder sous un prisme très réaliste, qui donne à voir le corps sous emprise… C’est vraiment un film qui me tient à cœur et par lequel j’aimerais transcender un vécu douloureux en un objet cinématographique qui puisse être partagé » explique Camille. Ce projet qu’elle nourrit depuis deux ans va enfin pouvoir prendre forme grâce au soutien de la bourse Déclics jeunes. Une fois terminé, la jeune réalisatrice espère le diffuser largement, notamment au sein d’associations de malades, pour sortir du silence les personnes bipolaires et leur famille. Prêts d’honneur aux jeunes Salavin-Fournier
  • 4 Lola Naymark 26 ans – Paris (75) Moteur. Action. Ça tourne ! Réalisation d’un court-métrage, Il était une fois mon prince viendra Elle s’appelle Lola et ceci n’a rien d’un détail. Lola Naymark est une jeune actrice, passionnée par le 7e art et tout particulièrement par l’univers poético- féérique de Jacques Demy. Tout en enchaînant petits et grands rôles, dont un lui a valu d’être nommée dans la catégorie « Meilleur espoir féminin » aux Césars 2005, la jolie comédienne n’a jamais cessé d’écrire, de se faire des films, pour, pourquoi pas, un jour les mettre en images. Né dans un recoin de son imaginaire foisonnant, Il était une fois mon prince viendra est une version pop-acidulée du conte de fée moderne telle que l’a conçue Lola. « Ma vocation est avant tout de raconter des histoires, que ce soit par le jeu, l’écriture ou la mise en scène. La réalisation de ce court-métrage serait pour moi l’occasion de donner enfin corps à un projet que je porte depuis près de cinq ans. Il s’agit de revisiter les codes du conte de fée sous le prisme de la génération d’aujourd’hui et avec un parti pris esthétique puissant » explique la jeune actrice. Grâce à la bourse Déclics jeunes, Lola va pouvoir avancer dans le montage financier de son projet et concrétiser son aventure cinématographique qui pourrait bien être rebaptisé Il était une fois mon rêve se réalisera. Prêts d’honneur aux jeunes Salavin-Fournier Un certain regard Photojournalisme : la population jeune immigrée à Mayotte L’école n’a jamais été son fort. Aux bancs des classes, Adrien a toujours préféré la vie en vrai, les rencontres, le terrain. C’est ainsi qu’après avoir abandonné un BEP comptabilité puis travaillé comme animateur dans des centres de loisirs, le jeune homme fait en 2005 un premier voyage en Égypte, et se découvre alors une passion insoupçonnée pour la photographie. Celle-ci ne le quittera plus. ll part à la rencontre de professionnels, apprend sur le tas, effectue d’autres reportages au Kosovo, à Paris... Son reportage au Sénégal lui vaut le prix « Tremplin Photo » ainsi qu’une formation de photojournalisme à l’École des métiers de l’information. « Très vite je me suis rendu compte que je voulais me servir de la photo pour témoigner de l’actualité sociale à travers des travaux au long cours. C’est ainsi que je me suis intéressé au sort des mineurs isolés de Mayotte, des jeunes venus du Congo ou des Comores et livrés à eux-mêmes dans l’attente de leur régularisation. Un premier voyage de cinq mois m’a permis de nouer des contacts avec eux, de gagner leur confiance, mais mon sujet nécessite d’y retourner pour être achevé. » Grâce à la bourse Déclics jeunes, Adrien va donc pouvoir finaliser ce projet et en tirer une exposition qui lui ouvrira les portes du photojournalisme professionnel. Adrien Matton 29 ans – Saran (45)
  • 5 Fondation Daniel & Nina Carasso Créée en 2009 sous l’égide de la Fondation de France, la Fondation Daniel et Nina Carasso soutient des projets, prioritairement en France et en Espagne, dans deux grands axes concourant à l’épanouissement de l’être humain : l’alimentation durable, pour entretenir la vie ; et l’art, pour enrichir l’esprit. Elle s’associe à l’action de Monsieur et Madame Salavin-Fournier en récompensant trois jeunes dans les métiers d’art. Le jury des bourses Déclics jeunes désigne ces lauréats. Paul Menand 26 ans – Liffré (35) La logique du 3 en 1 La chaise triplette : création design de trois chaises en une Zoë Montagu 23 ans – Sarlat (24) Par amour du métier Acquisition d’un métier à tisser pour réaliser des tissus uniques et originaux « Savoir joindre l’utile à l’agréable », c’est ainsi que Paul Menand aime parler de son métier de designer. Tout juste diplômé des Arts décoratifs de Strasbourg, le jeune homme, qui a déjà remporté plusieurs prix, exerce en freelance depuis moins d’un an et a déjà un beau projet en tête : celui de sa chaise triplette. « C’est un objet simple et pratique, qui répond à la problématique du gain de place et se veut une alternative aux chaises pliantes. Cette idée m’est venue alors que je vivais moi-même dans un appartement d’étudiant exigu et que je manquais d’espace. Il s’agit d’une chaise qui se décompose en trois chaises distinctes, quasi identiques et offrant le même confort d’assise. Ce tour de passe-passe est possible grâce à un système de découpe qui permet l’imbrication des structures » explique le jeune designer breton. Après avoir mis au point deux prototypes de sa chaise triplette, il souhaite grâce à la bourse Déclics jeunes en réaliser un dernier en bois et métal, plus solide, recyclable et accessible à un prix raisonnable : en bref, du design démocratique et ludique. « Après plus d’un an de recherche, voir enfin cette idée se concrétiser en objet serait pour moi la plus grande des satisfactions et un vrai tremplin pour la suite » conclut-il. Zoë a la fibre artistique, et pas n’importe laquelle : celle du tissage et de la création d’étoffes. Très tôt sensibilisée aux belles choses grâce à son père photographe amateur, elle s’engage à l’adolescence dans un cursus d’arts appliqués, sans trop savoir où cela va la mener. Jusqu’au jour où elle se pose devant un métier à tisser et tombe d’emblée sous le charme de l’objet. « J’ai tout de suite été fascinée par cette mécanique minutieuse qui permet de transformer tout un agencement de fils en un tissu. Ça a été magique pour moi, le tissage est devenu une vraie passion. Mon rêve est de remettre cet artisanat au goût du jour, de créer des tissus contemporains pour l’ameublement, la mode, les designers » explique la jeune diplômée en Métiers d’arts textiles. Pour ce faire, Zoë a parcouru le monde, d’abord en Indonésie pour y apprendre à confectionner du batik sur l’île de Java, puis au Chili où elle s’est formée au tissage de crin de cheval. Mais pour mettre à profit tous ces savoir- faire traditionnels et les utiliser dans ses futures créations textiles, Zoë a besoin d’un métier à tisser complexe : l’Arm B60. Grâce à la bourse Déclics jeunes, la bouillonnante tisserande va pouvoir acquérir ce métier si convoité et se lancer dans la création de pièces originales. Nicolas Paris 22 ans – Champeyroux (63) Pour que vive la musique Découverte de l’harmonium et de son répertoire, restauration d’un instrument Nicolas Paris nourrit une passion peu commune : celle des harmoniums. C’est à l’âge de 16 ans que le jeune musicien, alors élève de la classe d’orgue du conservatoire de Clermont-Ferrand, se voit offrir son premier harmonium. C’est le coup de foudre. « J’ai tout de suite été fasciné par cet instrument méconnu et souvent mal-aimé, injustement surnommé l’orgue du pauvre ! Pourtant il offre tout un jeu de nuances progressives qui en fait un instrument unique, mais menacé de disparition puisqu’on n’en fabrique plus aujourd’hui. C’est pour toutes ces raisons que j’ai commencé à faire des recherches, à récupérer d’anciens modèles et à les restaurer moi- même pour les sauver de l’oubli et mieux les faire connaître de tous » explique Nicolas, qui en possède à ce jour une dizaine d’exemplaires. Devenu un fervent collectionneur, le jeune homme a pu acquérir un Concertal Mustel, un harmonium très rare de 1924 dont il ne reste que quatre à cinq exemplaires connus au monde. Grâce à la bourse Déclics jeunes, Nicolas va pouvoir faire restaurer ce précieux trésor de la musique, pour à terme l’exposer, en jouer et ainsi faire redécouvrir son répertoire.
  • 6 Fondation Hélène Leclerc Lors de la création de la fondation qui porte son nom, Mademoiselle Hélène Leclerc a désiré qu’après son décès, une partie des revenus de cette fondation soit attribuée à des jeunes pour les aider dans l’accomplissement de leur vocation dans les métiers du livre, la recherche fondamentale, la carrière artistique, notamment théâtrale. Depuis 1997, cette volonté d’Hélène Leclerc a été associée à l’action de Monsieur et Madame Salavin-Fournier. Le jury des bourses Déclics jeunes désigne ces lauréats. Lucie Antunes 26 ans – Lyon (69) La vie en musique Spectacle musical contemporain sur la vie de cinq femmes : Mémoires de femmes Sabrina Dalleau 28 ans – Paris (75) Miracle (en Alabama) Mise en scène de la vie d’Helen Keller, accessible aux sourds et malentendants « La musique ? C’est ce qui me donne envie de me lever le matin ! », affirme d’emblée Lucie Antunes pour parler de son art. C’est à l’âge de 15 ans que la jeune musicienne touche ses premières baguettes et se prend de passion pour les percussions. Dès lors, elle enchaîne les classes de conservatoire à Marseille, Rueil-Malmaison et Lyon. Elle y décroche les prix d’excellence et de virtuosité et fonde deux groupes de musique actuelle. Bien décidée à dépasser les frontières artistiques, la jeune percussionniste se lance dans un projet hybride mêlant musique, danse et théâtre : « j’avais envie de faire partager la musique contemporaine à un public plus large, qui ne soit pas simplement fait d’amateurs éclairés. Pour cela j’ai imaginé un spectacle inspiré des arts visuels qui mette en scène des femmes de la vie courante et plutôt âgées, comme pour rapprocher ces mondes qui paraissent si éloignés ». Pari réussi pour Lucie, qui dans sa création intitulée Mémoires de femmes donne à voir, sur fond de répertoire contemporain, la vie de cinq dames âgées de 70 à 90 ans. Joué pour la première fois le 5 juin dernier à Lyon, ce spectacle soutenu par la bourse Déclics jeunes va pouvoir être repris et enrichi. Lucie est également lauréate de la résidence d’un an à la Cité internationale des Arts. Sabrina Dalleau a pour langue maternelle la langue des signes. Depuis toujours, cette enfant entendante née de parents sourds a su faire de cette différence une richesse. Passionnée par le théâtre, elle se forme au jeu d’acteur au conservatoire, décroche un master d’études théâtrales à Paris 3 et fonde sa propre compagnie baptisée « Corps en scène » au sein de laquelle elle tente d’interroger par ses mises en scène la question du langage et de la perception. « Je considère la langue des signes comme une source d’inspiration, une force créatrice dans mon travail d’artiste. Il ne s’agit pas pour moi de prôner la différence mais de créer un nouveau terrain d’expression qui soit commun à tous » explique la jeune femme. Original et ambitieux, le projet pour lequel elle a reçu la bourse Déclics jeunes consiste à reprendre la pièce de William Gibson, Miracle (en Alabama), enrichie d’un dispositif visuel interactif autour du surtitrage, intégré à la scénographie, et qui rend compte de manière sensible de toute l’intensité du jeu d’acteurs. Joué par six comédiens dont une comédienne sourde, ce spectacle qu’elle met en scène et qui retrace la vie d’Helen Keller, héroïne sourde et aveugle, s’adresse à tous, et entend bien créer un nouveau langage théâtral. Annabelle Milon 24 ans – Bruxelles (Belgique) Loin des clichés Création d’un atelier spécialisé dans la photogravure Très tôt Annabelle Milon a rêvé que le monde des arts serait le sien. C’est donc comme par évidence qu’elle s’engage dès après le bac dans un cursus d’arts plastiques à l’université de Bordeaux avant de partir à Bruxelles pour y décrocher, avec les grandes distinctions, un master d’arts visuels option gravure et images imprimées. « C’est là que j’ai découvert toutes les possibilités qu’offrait la photogravure » explique la jeune diplômée. « C’est un procédé de reproduction d’exception qui date du XIXe siècle, devenu rare aujourd’hui car très long et complexe dans sa réalisation. Il a pourtant toute sa place dans la création contemporaine, comme j’ai pu le démontrer par différents travaux que j’ai exposés. Je rêve donc de pouvoir approfondir cette technique en disposant de tous les équipements nécessaires. » Aujourd’hui, Annabelle est installée à Bruxelles mais, ne disposant pas d’un atelier de photogravure, elle a dû mettre en suspens ses projets artistiques. Grâce à la bourse Déclics jeunes, la jeune femme va pouvoir enfin se remettre au travail et ainsi redonner à cette ancienne technique une place dans le champ artistique du XXIe siècle.
  • 7 Fonds Inkermann Le Fonds Inkermann, créé en 1984 sous l’égide de la Fondation de France, soutient des initiatives à destination des personnes âgées, des malades, des pays du tiers-monde et des jeunes. Il s’associe à l’action de Monsieur et Madame Salavin-Fournier et soutient trois lauréats des bourses Déclics jeunes dans la réalisation de leur projet. Le jury des bourses Déclics jeunes désigne ces lauréats. Tico Haroutiounian 22 ans – Paris (75) Chasseur d’images Reportage photo sur les derniers jaguars du Costa Rica Célia Pascaud 30 ans – Saulxures-lès-Vannes (54) L’art et la matière Équipement d’un atelier de création de pâte de verre Tico Haroutiounian n’a pas de diplôme. Il a bien plus que ça : une farouche passion pour les félins et la photographie qui lui donne l’audace de croire en ses rêves. Après avoir enchaîné les petits boulots, il part seul à l’âge de 21 ans au Costa Rica, bien décidé à faire ses premières armes de photographe animalier dans ce petit pays riche en biodiversité. « Ce voyage a été fondateur. Pendant cinq mois, j’ai pu approcher des félins, mais des jaguars je n’ai vu que des traces. Il ne reste plus qu’une douzaine de spécimens dans la péninsule d’Osa. Depuis ce premier travail de repérage, entrepris grâce à l’aide de Yaguara, l’association locale de protection des jaguars, je n’ai plus qu’une idée en tête : y retourner pour mener à bien un projet photographique d’envergure, qui donnerait à voir toute la beauté de ces animaux et sensibiliserait les gens au problème de leur sauvegarde » explique le jeune homme. Encouragé par la bourse Déclics jeunes, Tico va donc repartir cet été pour 18 mois au Costa Rica dans le but de réaliser son premier vrai travail de photographe animalier. Il compte en tirer une ambitieuse exposition ainsi qu’une première reconnaissance professionnelle. Marquée depuis l’enfance par la vision d’un potier donnant vie à de la glaise, Célia a toujours su qu’elle aussi, un jour, travaillerait de ses mains. C’est après un détour par des études de journalisme qu’elle décide de revenir à ses premières amours : la création artisanale et plus particulièrement le travail du verre. « C’est un matériau qui m’a toujours fasciné, à la fois minéral et humain, qui permet véritablement de jouer avec la lumière. Ses possibilités en termes de création sont infinies, mais le maîtriser n’est pas chose facile, la technique est exigeante et complexe. Heureusement j’ai eu la chance de pouvoir suivre une formation de deux ans au Centre européen de recherche et de formation aux arts verriers, ce qui a été décisif pour moi » explique la jeune femme. Alors qu’elle vient tout juste d’achever son parcours de compagnon verrier en juillet, Célia rêve désormais de se consacrer à son art et plus spécifiquement à la création en pâte de verre. Grâce à la bourse Déclics jeunes, elle va pouvoir disposer de son propre atelier, qu’elle compte ouvrir dans le Sud-Est de la France, et ainsi travailler le verre, collaborer avec d’autres artistes et designers mais aussi transmettre sa passion à d’autres. David Sainati 25 ans – Paris (75) Informer pour mieux soigner Conception d’un système d’évaluation des applications mobiles de santé Il aurait pu devenir un pharmacien comme les autres. Oui, mais voilà, au lieu d’enfiler une blouse blanche pour œuvrer derrière le comptoir d’une officine, David Sainati a préféré passer un autre costume : celui du jeune passionné en prise avec les nouvelles technologies et l’information santé. Son projet, baptisé Medappcare, mobilise toute son énergie depuis plus d’un an et consiste à élaborer un système qui classifie et évalue toutes les applications santé disponibles sur mobile. « Cette idée vient d’un constat simple : il existe à ce jour 35 000 applications santé et aucune instance pour vérifier ou contrôler le sérieux de leurs contenus… or beaucoup relèvent du charlatanisme, ce qui peut se révéler dangereux pour certaines pathologies. J’ai donc commencé un travail titanesque de recherche et d’investigations pour élaborer une grille d’évaluation des application santé qui permette aux utilisateurs en quête d’informations d’être orientés vers des services qui soient sérieux et fiables. » Ce vaste chantier entrepris par David Sainati méritait d’être encouragé par la bourse Déclics jeunes, tant au niveau de l’engagement personnel que de l’enjeu de santé publique qu’il recouvre. L’aide accordée permettra d’accompagner l’élaboration de Medappcare.
  • 8 Bourses Jacolin Dufresne La Fondation de France a été instituée légataire universelle du legs de Monsieur Jacolin Dufresne, à charge pour elle d’en dépenser une partie sous forme de bourses à des jeunes de nationalité française désirant poursuivre une carrière musicale artistique dans le domaine classique. Cette volonté de Monsieur Jacolin Dufresne a été associée à l’action de Monsieur et Madame Salavin-Fournier. Le jury des bourses Déclics jeunes désigne ces lauréats. Louis-Noël Bestion de Camboulas 23 ans – Paris (75) Rebel, de père en fils Découverte d’une dynastie de musiciens baroques, les Rebel Myriam Rignol 24 ans – Lyon (69) Musique d’hier et d’aujourd’hui Enregistrement inédit de Rameau avec une viole de Tilman Né dans une famille d’artistes, Louis- Noël a très vite su que son univers à lui serait celui de la musique. Après avoir débuté le piano et l’orgue à l’âge de 8 ans, puis plus tard le clavecin, il poursuit de brillantes études au sein des conservatoires de Nantes, Lyon puis Paris où il termine actuellement son master de claveciniste. Louis-Noël se passionne pour la musique baroque et créé à 21 ans un ensemble baptisé « Les Surprises » dédié aux répertoires méconnus du XVIIIe siècle. « Loin des standards de la musique classique, j’ai voulu redonner vie aux œuvres d’une dynastie de musiciens, les Rebel, père et fils, dont les créations n’avaient pas été entendues depuis près de 300 ans. Ce long travail de redécouverte des partitions et de recréation en version contemporaine a été aussi passionnant qu’émouvant, un peu comme si j’étais un archéologue » confie le jeune musicien. Cette belle démarche a donné lieu en février dernier à la recréation de l’opéra Le Ballet de la paix à Lyon et va se poursuivre par l’enregistrement d’un disque des œuvres des Rebel qui sortira en novembre prochain. Récompensé par la bourse Déclics jeunes, Louis-Noël va également pouvoir finaliser l’édition de la partition intégrale du Ballet de la paix et participer ainsi à l’enrichissement du répertoire baroque. « Pour moi, être musicienne, c’est à la fois jouer mais également explorer et transmettre. Ces trois axes me paraissent aussi évidents que complémentaires dans leur démarche » explique d’emblée Myriam Rignol pour parler de son art. Née dans une famille de musiciens, c’est à l’âge de 7 ans qu’elle débute la viole de gambe et en acquiert une parfaite maîtrise jusqu’à décrocher son master au Conservatoire national supérieur de musique de Lyon, mention très bien. Parallèlement à sa carrière de concertiste internationale, la jeune femme s’engage avec la même passion dans des études de pédagogie, de musicologie et cofonde en 2007 un ensemble de musique baroque, Les Timbres. C’est au sein de ce dernier que Myriam tente d’expérimenter des approches inédites de concerts à travers des projets interdisciplinaires, des répertoires innovants, ou des répétitions dans les lieux inhabituels, et auprès de publics non-initiés. Pour prolonger ce travail et lui donner toute la visibilité nécessaire, la jeune musicienne souhaite enregistrer les œuvres de musique de chambre de Rameau à la viole, avec une copie stricte d’un modèle particulier français du début du XVIIIe. Grâce à la bourse Déclics jeunes, Myriam va pouvoir réaliser ce beau projet, donner à entendre ce morceau, dont il n’existe pas d’enregistrement récent, dans une version à la fois claire et fidèle.
  • 9 Fondation Philippe et Jean-Pierre La Fondation Philippe et Jean-Pierre, créée en 2000 sous l’égide de la Fondation de France, soutient des personnes, notamment des jeunes, qui manquent de moyens pour la réalisation de leur projet. Elle s’associe à l’action de Monsieur et Madame Salavin-Fournier en récompensant deux jeunes. Le jury des bourses Déclics jeunes désigne ces lauréats. Thibaut Salloignon 25 ans – Bure-les-Templiers (21) Ça roule ! Fabrication d’un vélomobile hybride Karima Smouk 29 ans – Evry (91) In Bello Pursuit Création d’un jeu pour comprendre le droit international humanitaire Par amour pour la petite reine, il est devenu le petit prince du vélomobile. Sous ses airs de doux rêveur, Thibaut Salloignon, jeune ingénieur en mécanique à la fibre écolo, a conçu et mis au point un drôle d’engin : un tricycle couché doté d’une coque aérodynamique et pourvu d’un système hybride qui accumule de l’énergie dans les descentes et facilite le pédalage dans les montées… « Ce projet est un concentré de toutes mes passions : le vélo, la mécanique et mon intérêt pour l’environnement. J’ai grandi dans une ferme bio alors forcément ! Voilà deux ans que j’ai mis au point ce vélomobile, grâce à mes recherches et à une collaboration avec une société hollandaise spécialisée dans ce type d’engin. Aujourd’hui je planche sur un prototype final, plus abouti, qui puisse servir de base à une commercialisation du vélomobile en kit. » Grâce à la bourse Déclics jeunes, Thibaut va donc pouvoir donner un dernier coup de pédale à ses rêves : finaliser son modèle et le lancer sur le marché. Pour rendre son invention accessible, le jeune entrepreneur a d’ailleurs imaginé un schéma commercial original : la vente en kit serait associée à un stage de montage qui réunirait les futurs utilisateurs au sein d’un « fab-lab » installé à la ferme. « Tout est possible à condition de le vouloir » : ces quelques mots de Karima, loin d’être une formule toute faite, résument assez bien le parcours volontaire de cette jeune femme, issue d’un milieu modeste et aujourd’hui doctorante en droit. Élève sans histoire et sans grand horizon, Karima s’était d’abord engagée dans un CAP de coiffure… jusqu’à ce qu’elle ose rêver d’une carrière dans le droit. Aussi courageuse que volontaire, elle travaille dur pour rejoindre la faculté de droit de Paris-Sud. Spécialisée en droit international humanitaire, elle se voit chargée, en tant que doctorante, d’encadrer à son tour des étudiants. « L’enseignement a été une vraie révélation pour moi. Je me sens faite pour ça : partager et transmettre » explique Karima. C’est dans ce cadre qu’elle créé, d’abord pour ses élèves, un jeu de société destiné à tester leurs connaissances en droit international humanitaire. Cet outil pédagogique et ludique, inspiré du Trivial Pursuit, remporte un vrai succès car il permet de réviser les fondamentaux et de s’auto- évaluer. Encouragée par la bourse Déclics jeunes, Karima va donc pouvoir se lancer dans la diffusion de son jeu, In Bello Pursuit, dont elle compte déjà reverser une partie des recettes à des associations humanitaires.
  •  La Fondation de France Depuis sa création en 1969, la Fondation de France soutient des projets concrets et innovants qui répondent aux besoins des personnes face aux problèmes posés par l’évolution rapide de la société. Elle agit dans trois domaines : l’aide aux personnes vulnérables, le développement de la connaissance et l’environnement. Elle favorise également le développement de la philanthropie. Elle aide les donateurs à choisir les meilleurs projets, conseille les fondateurs sur leur champ d’intervention et sur le cadre juridique et fiscal le plus approprié. Indépendante et privée, la Fondation de France ne reçoit aucune subvention et ne peut agir que grâce à la générosité des donateurs. Jérôme Deschamps Acteur, metteur en scène, directeur du Théâtre national de l’Opéra-Comique Président du jury Camille Bidaut Responsable des journées européennes des Métiers d’art en Île-de-France, Institut national des Métiers d’art Jean-Yves Langlais Directeur général de la Cité internationale des Arts Gaëlle Le Gallic Productrice et journaliste, Radio France, France Musique Philippe Mourrat Directeur général de la Maison des métallos Isabelle Pragier Directrice adjointe des études à la FEMIS Pascale Serpette Responsable du mécénat musical à la Caisse des Dépôts Brigitte Zana Vice-présidente de l’Exploradôme, ancienne directrice du Palais de la découverte La sélection des lauréats des bourses Déclics jeunes 2013 Le jury Ludovic Avenel Ébéniste designer Philippe Bazin Photographe Agathe Berman Productrice cinéma et audiovisuel, Legato Films Lionel Bertinet Directeur adjoint du cinéma, Centre national du cinéma et de l’image animée Laure Boulard Enseignante à l’Ecole Boulle, designer et créatrice de bijoux Marie-Edith Castro de Feuardent Responsable des partenariats, Fondation du Patrimoine Albert Carrel Instructeur bénévole pour la Fondation de France Agnès Chemama Directrice du développement et des publics, Conseillère artistique jeune public, Théâtre national de Chaillot Giordano Cossu Journaliste et documentariste indépendant Katie Cotellon Directeur des projets et enseignante à l’ENSCI Les Ateliers Anne de Margerie Éditrice Éric Demey Journaliste, revues Mouvement et La Terrasse Yohann Floch Responsable des relations internationales, association HorsLesMurs, coordinateur de la plate-forme européenne, Circostrada Network Les experts Thierry Gissinger Responsable du programme Environnement, Fondation de France Jean-Paul Holstein Compositeur et musicologue, professeur honoraire au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, directeur honoraire des conservatoires municipaux de la Ville de Paris Catherine Le Bris Agent artistique, directrice, CLB Management Anne Le Naëlou Sociologue, Université Paris I - Institut d’étude du développement économique et social / UMR 201 Sonia Lokku Chargée de mission du programme Solidarités internationales, Fondation de France Michel Naiditch Médecin de santé publique, Institut de recherche et documentation en économie de la santé Brigitte Perrault Ancienne conseillère théâtre à la Direction générale des affaires culturelles d’Île-de- France Karine Piotraut Responsable du recrutement et de la gestion des carrières, Institut français de la Mode Nicolas Rizzo Responsable du développement, Institut national des Métiers d’art Rose-Marie Tostivint Chargée de mission au service Développement, Institut national des Métiers d’art 40 avenue Hoche CS 30001 - 75008 Paris Tél. : 01 44 21 31 00 fondationdefrance.org Les membres du jury et les experts ayant participé aux sélections ont apporté leur contribution bénévolement. Photo de couverture : Julien Wolfs, claveciniste, lauréat 2012 Textes:FannyTriboulet-Photos:LucienLung,SimonWallon,MarionGambin,CaroleGrand,JeremyFrey,EmmanuelVivenot,FrançoisGolfier,TomCallemin,DR. Pour en savoir plus sur les bourses Déclics jeunes, rendez-vous sur fondationdefrance.org En quelques clics, vous y trouverez des vidéos, l’annuaire des anciens lauréats, l’histoire et le règlement du concours.