Aspects psycho sociaux liés à l’interdiction de fumer sur
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  • 1. Aspects psychosociaux liés à l’interdiction de fumer sur les lieux de travail Florence Bierlaire Psychothérapeute Tabacologue
  • 2. 1.Aspects sociaux
    • Avantages pour l’entreprise:
    • Réduction de certains coûts liés au tabagisme (soins de santé, décès, retraite anticipée…)
    • Réduction du taux d’absentéisme
    • Diminution des coûts liés aux dégâts matériels
    • Diminution des risques d’incendie et d’accidents de travail
    • Diminution des frais d’assurances (assurances incendie, assurances vie offertes par l’employeur dans certaines entreprises..)
    • Augmentation du rendement et de la productivité
    • Diminution des risques liés au tabagisme passif
    • Diminution des conflits entre les travailleurs fumeurs et les non-fumeurs
    • Amélioration possible de l’image de marque de l’entreprise qui offre la possibilité d’un programme de sevrage
  • 3.
    • Inconvénients ou difficultés pour l’entreprise
    • Coût des programmes d’aide au sevrage tabagique
    • Mise en évidence du stress professionnel au sein de l’entreprise
    • Choix de l’horaire du programme
    • Complexité du sevrage pour certains (dépression, alcoolisme…)
    • Aide perçue comme étant une pression de la part de l’employeur ou des NF
    • Confidentialité des données
  • 4.
    • Avantages pour le travailleur:
    • Peut susciter chez certains l’envie d’arrêter complètement
    • Protection des non-fumeurs
    • Diminution des tensions entre fumeurs et non-fumeurs
    • Augmentation de l’espérance de vie
    • Diminution des risques de maladies: cancer, affections cardio-vasculaires
  • 5.
    • Inconvénients pour le travailleur:
    • Cas de problématique lourde
    • Impression de subir une pression
  • 6. 2. Types d’approche pouvant être envisagés au sein de l’entreprise:
    • Cas d’abstinence temporaire:
    • Substituts nicotiniques sous forme modulable pour pallier au manque durant le temps de travail (gomme, comprimé sublingual, inhaleur…)
    • Recours au médecin traitant
    • Recours à un Centre d’aide aux fumeurs ou auprès d’un tabacologue
    • Informations auprès de la FARES
    • ● Aide à l’arrêt complet:
    • Information via la médecine du travail
    • Programme d’aide au sevrage tabagique
    • CAF ou tabacologues
  • 7. Exemple de programme- type:
    • Les différents programmes proposés tiennent compte des facteurs tant psychologiques que physiologiques que comportementaux et émotionnels:
    • Entretien individuel (détermination du statut tabagique, anamnèse du patient)
    • Phase préparatoire
    • Phase de désintoxication
    • Phase de consolidation
  • 8.
    • ► Jeux de rôles, informations, relaxation, exercices d’affirmation de soi, conseils diététiques, gestion du stress, gestion du temps, contrôle du poids, soutien du groupe….
    • ► Utilisation d’un carnet de bord
    • ► Utilisation éventuelle de substituts nicotiniques
    • ‼ Programme destiné aux fumeurs volontaires et motivés
  • 9. 3. Communication des risques
    • Comment communiquer les risques sans activer les défenses et mener à une prise de décision de sevrage?
    • Qu’est-ce que je souhaite faire passer comme message, de quelle façon, avec quel impact…Comment améliorer la communication?
  • 10.
    • Les gens comprennent toujours mieux les risques quand ils sont présentés à l’aide d’un support visuel
    • La présentation doit être claire et accompagnée d’une légende
    • Une combinaison d’informations visuelles, d’informations chiffrées et d’informations écrites favorisent une meilleure perception de l’information ainsi que des risques.
  • 11. On pourrait penser que…
    • Perception des risques ►Motivation ►
    • initiation de comportements de précautions ►Maintien des comportements de précautions…..
  • 12. Et pourtant, tous les cas de figures peuvent se retrouver….
    • Communication des risques ► Augmentation de l’anxiété ► augmentation des stratégies d’évitement ► diminution des comportements de prévention.
    • Estime de soi positive ► communication des risques ►perception d’un danger ► augmentation des défenses cognitives.
    • Estime de soi faible ► communication des risques ► pas surpris d’apprendre que leur comportement est dangereux ►plus ouvert au changement
  • 13. Tout cela va également dépendre du stade où en est le fumeur….
    • A) Stade de précontemplation:
    • Défensif
    • Résistant aux suggestions de changement
    • Non impliqué ou passif
    • Ne met pas en œuvre le changement
    • Manque de conscience du problème
    • Vécu de contrainte
  • 14.
    • B) Contemplation (fumeur ambivalent):
    • Désarroi
    • Tentatives personnelles de contrôle
    • Pense à changer
    • N’a pas encore fait de tentative réelle de changement et n’y est pas prêt
    • A souvent fait des tentatives dans le passé
    • Pèse le pour et le contre du comportement et du changement
    • Se sent ambivalent
    • -> L’ambivalence est normale dans la clinique des addictions. Elle ne signifie pas pour autant un manque de motivation !
  • 15.
    • C) Préparation:
    • Intention de changer son comportement
    • Prêt à changer dans ses attitudes et ses comportements
    • Planifie le changement
    • S’engage dans le processus de changement
    • -> ‼ A ce stade tout peut encore basculer
  • 16.
    • D) Action:
    • Décidé
    • Fait les efforts pour modifier son comportement
    • S’implique dans le processus de changement
    • Est « demandeur » et motivé
    • A la volonté de suivre les suggestions et le traitement
  • 17.
    • E) Maintien:
    • Effort pour maintenir le changement
    • Vigilance à éviter la reconsommation
    • Craint la rechute
    • Besoin irrésistible moins fréquent mais encore parfois intense
    • Ambivalence encore possible par moments
  • 18. 4. Partenaires éventuels CAF, Tabacologues Syndicats, Comité de prévention Et protection du travail Programme d’aide Au sevrage Médecins du travail, Généralistes, Direction
  • 19. 5. Aspects psychologiques
    • A) Aspects associés à l’initiation (en bref)
    • Hypothèses:
    • Vulnérabilité aux dépendances
    • Changements biologiques
    • Prise de décision suboptimale
    • Régulation émotionnelle
    • Centre du plaisir
    • Influence du contexte
    • Désir de reconnaissance sociale
    • Désir de transgresser des interdits parentaux
    • Curiosité
  • 20.
    • La publicité
    • L’accès au produit
    • La consommation des parents, de la fratrie, des pairs
    • Les images associées au tabac
  • 21.
    • ● B) Aspects associés à l’installation:
    • Le passage d’une utilisation expérimentale à une utilisation addictive est influencé par:
    • La croyance d’effets positifs
    • La minimisation des risques associés
    • La disponibilité du produit
    • Les possibilités financières
    • Les attitudes et comportements des amis et de la famille
    • Les images associées au tabac
  • 22.
    • C) Aspects associés au maintien:
    • Comment expliquer que le comportement tabagique se maintienne malgré ses conséquences néfastes ?
    • 3 Hypothèses:
    • Dépendance
    • Conditionnement
    • Dissonance cognitive
  • 23.
    • Mise en place d’une dépendance:
    • Physique
    • Comportementale
    • Psychologique
  • 24.
    • Dépendance physique:
    • -> Dépendance aux effets chimiques de la nicotine
    • -> Besoin urgent toutes les deux heures environ
    • ‼ Très peu de fumeurs ne sont que des dépendants physiques
  • 25.
    • Dépendance comportementale :
    • Fumer est une habitude, un automatisme
    • Fumer est associé à bon nombre d’activités (conduire, boire, faire une pause…)
    • Le fumeur se surprend régulièrement à fumer alors qu’il ne se souvient pas d’avoir allumer sa cigarette
  • 26.
    • Dépendance psychologique:
    • Recherche d’effets psychoactifs: plaisir, détente, anorexigène, gestion du stress, stimulation intellectuelle, gestion de l’humeur,….
    • Recherche d’aspects sociaux: contenance en public, affirmation de soi, plaisir d’offrir une cigarette, possibilité d’engager une conversation à partir de la cigarette…
  • 27.
    • 3 Hypothèses:
    • Dépendance
    • Conditionnement
    • Dissonance cognitive
  • 28.
    • Conditionnement:
    • La probabilité d’apparition / d’extinction d’un comportement dépend des conséquences qui suivent ce comportement:
    • -> Tendance à renouveler le comportement si celui-ci entraîne des conséquences positives ou si celui-ci permet la réduction des conséquences négatives !
    • -> L’effet renforçant ou punitif varie en fonction du moment où il se produit et en fonction du degré de répétition (les conséquences positives sont plus fréquentes et observées à court terme par le fumeur, ce qui favorise le maintien du tabagisme).
  • 29.
    • -> Les renforcements subjectifs de la nicotine sont associés à des situations, émotions ou contextes. Ces associations fréquentes entre les effets positifs de la cigarette et les contextes entraînent une sensibilité des ex-fumeurs au produit durant plusieurs années après le sevrage dès qu’ils se retrouvent dans ces mêmes contextes.
  • 30.
    • 3 Hypothèses:
    • Dépendance
    • Conditionnement
    • Dissonance cognitive
  • 31.
    • La dissonance cognitive:
    • La dissonance cognitive est un état de tension créé par la contradiction entre différentes cognitions
    • Savoir que fumer est toxique pour la santé et continuer à fumer crée un inconfort cognitif, une dissonance, une tension. Dès lors, deux solutions se présentent:
    • -> modifier le comportement c’est-à-dire arrêter la consommation de tabac
    • -> modifier sa perception du tabagisme (sous-estimation des risques, biais d’optimisme, déni…)
  • 32.
    • Erreurs d’estimation des risques
    • Erreurs de perception des risques
    • =
    • Risques perçus < Risques réels
  • 33. 6. Médicaments d’aide à l’arrêt du tabagisme
    • 1) Substitution nicotinique : effets sur 4 neurotransmetteurs
    • 2) Bupropion (Ziban)
    • Nous ne nous étendrons pas ici sur les médications moins connues (Nortrilen, Buspar, Auroix) ni sur le vaccin qui est en cours d’expérimentation.
  • 34.
    • Indications à la substitution:
    • Tous ceux qui veulent arrêter
    • Surtout si le score de dépendance est élevé
    • Sauf contre-indications
    • Sauf fumeurs occasionnels/non-inhaleurs
  • 35.
    • Comment repérer les fumeurs très dépendants de la nicotine?:
    • Echecs répétés de l’arrêt
    • Mauvais contrôle du syndrome de privation
    • Score de dépendance élevé
    • Association avec dépression, anxiété et abus d’alcool
    • CO expiré > à 15ppm
    • Taux de cotinine plasmatique > 250 ng/ml
  • 36.
    • Traitement en cas de dépendance marquée:
    • Gomme à 4 mg
    • Comprimé à sucer à 4 mg
    • Combinaison de diverses formes de nicotine
    • Nicotine-bupropion
    • Patchs
    • Prolongation du traitement
  • 37. 1) Substitution nicotinique
    • Patchs à la nicotine (timbres) : mode d’emploi
    • Placer le timbre sur un endroit propre,sec et confortable
    • Changer l’emplacement chaque jour pour éviter des réactions sur la peau
    • Traitement adapté selon le nombre de mg de nicotine consommé par le fumeur
    • Avantages:
    • Libère une dose fixe,égale et maintenue de nicotine
    • Pratique
    • Utile quand on ne peut pas mâcher des gommes
    • Inconvénients:
    • Pas de possibilité de répondre à une envie impérieuse de fumer par une prise supplémentaire de nicotine
  • 38.
    • Gomme à la nicotine: moded’emploi
    • Mâcher chaque gomme lentement et par intermittence pendant trente minutes
    • Arrêter de mâcher dès que le goût de la nicotine se fait sentir et laisser la gomme entre joue et gencive
    • Recommencer à mâcher après quelques minutes
    • Utiliser une dose par heure de veille et davantage en cas de pulsion à fumer
    • Ne pas utiliser en consommant des boissons
  • 39.
    • Si on devine aisément les avantages, on retrouve par contre de nombreux inconvénients:
    • La mastication est inesthétique, fatigante et techniquement difficile
    • Le goût est déplaisant
    • Adhérence aux prothèses dentaires
    • Inflammation locale (bouche et gorge)
    • Creux nocturne du taux de nicotine
  • 40.
    • Inhaleur à la nicotine: mode d’emploi
    • Insérer la cartouche dans l’inhaleur
    • Inhaler environ une centaine de fois en 20 minutes
    • La cartouche reste active pour trois séances
    • Ne pas utiliser si la température ambiante est < à 10° C
    • Avantages:
    • Gestes réguliers main-bouche
    • Stimulus sensoriel similaire à la fumée
    • Effets collatéraux peu sévères
    • Bonne adhésion
  • 41.
    • Usage permettant une réponse rapide aux pulsions à fumer
    • Faible potentiel de dépendance
    • Inconvénients:
    • Distribution limitée à la bouche, à l’œsophage et aux grosses bronches mais pas aux poumons même après inhalation profonde
    • Pas d’absorption transpulmonaire; pas de supériorité pharmacocinétique par rapport à la gomme
    • Faible niveau de substitution
  • 42.
    • Comprimés sublinguaux (Microtab): mode d’emploi:
    • Libérer le comprimé du distributeur par rotation et pression
    • Placer sous la langue
    • Ne pas fragmenter ni avaler
    • Laisser fondre lentement (20 à 30 minutes)
    • Avantages:
    • Forme modulable
    • Forme discrète
    • Pas d’adhérence aux prothèses
    • Inconvénients:
    • Irritation buccale
    • Goût amer
  • 43.
    • Justification des combinaisons:
    • Niveau de substitution souvent insuffisant
    • En cas de pulsions subites, les formes modulables permettent une augmentation temporaire de la concentration nicotinique
  • 44.
    • Tolérances: réactions systématiques
    • Peu fréquentes
    • Peu graves ( céphalées, vertiges, troubles du sommeil…)
    • Pas d’augmentation des risques cardio-vasculaires
    • Vasoconstriction des artères utérines
  • 45.
    • Tolérances : réactions locales
    • Gomme: hoquet, irritation buccale, nausées…
    • Timbre: irritation cutanée, hypersensibilité
    • Inhaleur: toux, irritation buccale
    • Microtabs: hoquet, irritation ou ulcération buccale
    • Lozenge: acidité gastrique, hoquet, nausées
  • 46.
    • Substitutions nicotiniques: précautions
    • Certains groupes de patients doivent consulter leur médecin avant d’utiliser la nicotine de substitution:
    • Diminution de la fonction rénale
    • Maladie cardio-vasculaire
    • Maladie endocrinienne
    • Ulcère gastro-duodénal
    • Grossesse
    • Prise d’autres médicaments
  • 47. 2) Bupropion =Zyban
    • Quid?
    • Comprimé à 150 mg, antidépresseur relativement peu puissant
    • ● Résultats avec 300 mg = doublement du taux de cessation
    • Effets indésirables
    • fréquents: insomnie, sécheresse de la bouche
    • Moins fréquents: hypertension (avec nicotine), nausées, constipation, céphalées, dépression, réactions d’hypersensibilité
    • Rares mais sévères: convulsions
  • 48.
    • Contre-indications:
    • Hypersensibilité au Bupropion
    • Epilepsie ou antécédents d’épilepsie
    • Tumeur existante du SNC
    • Antécédents de traumatisme crânien
    • Affection bipolaire
    • Privation soudaine d’alcool et de sédatifs
    • Boulimie ou anorexie (présente ou passée)
    • Administration concomitante d’IMAO
  • 49.
    • Indications chez les fumeurs motivés:
    • Echecs d’une substitution nicotonique bien conduite
    • Effets indésirables ou contre-indications de la nicotine
    • Préférence du fumeur en l’absence de contre-indications
    • Arrêt tabagique pendant la grossesse et la lactation
  • 50.
    • Mise en place du traitement:
    • 150 mg pendant 6 jours puis
    • 2 fois 150 mg à 8 heures d’intervalle dès le 7ème jour (par exemple 8h et 16h)
    • Au début du traitement, le fumeur continue à fumer
    • Arrêt du tabac programmé, dès le début, vers le 8ème jour
    • Durée: 7 à 9 semaines de traitement
  • 51.
    • Influence du terrain:
    • Posologie limitée à 150 mg/jour
    • Insuffisance rénale
    • Insuffisance hépatique
    • Sujet âgé
    • Médicaments abaissant le seuil épileptogène (antipsychotiques, antidépresseurs, théophyline, antipaludéens, stéroïdes systémiques,…)
  • 52. Conclusion
    • « vous êtes capable seul de réussir beaucoup de choses, avec la collaboration d’autrui vous pouvez réussir n’importe quoi »
  • 53. Contact:
    • Florence Bierlaire
    • Psychothérapeute-sexologue-tabacologue
    • Clinique Antoine Depage
    • 101 rue Henri Jaspar
    • 1060 Bruxelles
    • 02 538 61 40
    • 0472 72 74 86
    • [email_address]
    • [email_address]
    • www.depage.be