Quelles compétences pour demain ?

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Quelles compétences pour demain ? …

Quelles compétences pour demain ?
Les métiers en évolution

Quels seront les métiers de demain ? Poser la question, c’est ouvrir le
débat de l’évolution des compétences et se demander comment les métiers
d’aujourd’hui vont évoluer. L’exercice est pour le moins difficile, même si
certains émergent déjà : expert bilan carbone, responsable normes et doctrine
comptables, e-reputation manager… Reste que dans dix, vingt ou trente ans,
il y aura toujours des ingénieurs, des cadres commerciaux et des comptables.
Ces métiers, cependant, verront leur champ de compétences profondément
transformé.

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  • 1. ?pour demain  compétences Quelles L e s m é t i e r s e n é v o l u t i o n Recrutez dès aujourd’hui les profils de demain Dans un contexte conjoncturel mouvant et complexe, le grand défi en tant que spécialiste du recrutement est de trouver les meilleurs talents tout en s’adaptant aux évolutions rapides et en anticipant l’émergence de nouveaux métiers. Web, internationalisation, mobilité, recherche permanente d’innovation… les compétences attendues et les métiers évoluent. Comment anticiper ces changements prochains pour mieux adapter sa gestion RH ? Fort de son expertise sur les profils à forte valeur ajoutée, Expectra a donc rassemblé pour vous les meilleurs conseils pour appréhender ces mutations et vous aider à recruter les profils stratégiques d’aujourd’hui et de demain. Retrouvez pour chaque filière métier : un décryptage des tendances en termes d’emploi et de compétences, un panorama des métiers les plus mouvants, des fiches repères, des conseils d’experts…  Offert par Quellescompétencespourdemain ? ? pour demain  compétences Quelles
  • 2. ?pour demain compétences Quelles L E S M É T I E R S E N É V O L U T I O N
  • 3. 3 Édito Quelles compétences pour les métiers de demain? Quels seront les métiers de demain? Poser la question, c’est ouvrir le débat de l’évolution des compétences et se demander comment les métiers d’aujourd’hui vont évoluer. L’exercice est pour le moins difficile, même si certains émergent déjà : expert bilan carbone, responsable normes et doctrine comptables, e-reputation manager… Reste que dans dix, vingt ou trente ans, il y aura toujours des ingénieurs, des cadres commerciaux et des comptables. Ces métiers, cependant, verront leur champ de compétences profondément transformé. Cette toile de fond doit d’ores et déjà conduire les entreprises à préparer ces changements pour mieux les anticiper. Ce qui suppose en premier lieu d’accompagner les salariés dans cette transition. Pareille prévenance est d’autant plus importante que l’environnement économique et les conditions de travail vont connaître d’importants bouleversements sous l’effet conjugué de plusieurs phénomènes. Le premier, l’avènement d’Internet dans le monde professionnel, est à l’œuvre depuis une dizaine d’années. Cela va sans dire, l’irruption des nouvelles technologies de l’information dans notre vie quotidienne a changé notre façon de travailler. Sous l’essor du Web 2.0 puis 3.0, les projets collaboratifs prennent le pas sur une organisation du travail fondée sur les seuls liens d’autorité. Cette évolution va de pair avec une mobilité accrue des salariés. De plus en plus, ils seront équipés de smartphones et de tablettes, rendant ainsi caduques certains principes de management. Le second phénomène renvoie à la recherche permanente d’innovations. Pour faire face à une concurrence internationale toujours plus vive et répondre à l’obsolescence accélérée des produits et des services, les entreprises doivent innover sans cesse. Cette course en avant exige en permanence l’adaptation des compétences existantes. Voire la création de nouvelles compétences. Le dernier phénomène, et non des moindres, concerne l’importance croissante des enjeux de RSE (responsabilité sociale et environnementale) dans la performance économique des entreprises. Les multiples implications sociales, juridiques, techniques impliquent une mutation accélérée des compétences. Ce guide entend vous aider à prendre la mesure de ces évolutions à partir de la réalité actuelle du marché du travail. Un ancrage dans le quotidien indispensable pour réfléchir aux métiers qui feront demain. Je vous en souhaite une bonne lecture. Didier Gaillard, directeur général d’Expectra
  • 4. 4 Q u e l l e s c o m p é t e n c e s p o u r d e m a i n ? L e s m é t i e r s e n é v o l u t i o n Sommaire PARTIE I Informatique & Télécoms Une filière dynamique en termes d’emploi. . . . . . . . . . . . 10 Les formations du secteur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 L’œil de l’expert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 5 métiers passés au crible. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 1 Chef de projet informatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 2 Ingénieur études et développement informatique. . . . . . . 18 3 Ingénieur sécurité informatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 4 Administrateur systèmes et réseaux informatiques . . . . . . 24 5 Responsable de domaine informatique . . . . . . . . . . . . . 27 D’autres métiers émergents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 PARTIE II Ingénierie & Industries À la recherche de nouveaux profils. . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 Les formations du secteur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 L’œil de l’expert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 5 métiers passés au crible. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 1 Acheteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 2 Ingénieur hygiène, sécurité et environnement . . . . . . . 41 3 Ingénieur logistique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 4 Chef de projet BE/R&D . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 5 Technicien essais/mesures. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50 D’autres métiers émergents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 PARTIE III Comptabilité & Finance Un marché de l’emploi contrasté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58 Les formations du secteur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 L’œil de l’expert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60 5 métiers passés au crible. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
  • 5. 5 1 Comptable unique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62 2 Contrôleur de gestion sociale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65 3 Consolideur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 4 Credit manager . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71 5 Actuaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74 D’autres métiers émergents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77 PARTIE IV Commercial & Marketing Une valeur sûre sur le marché de l’emploi . . . . . . . . . . . . 82 Les formations du secteur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83 L’œil de l’expert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84 5 métiers passés au crible. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85 1 Traffic manager . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86 2 Responsable marketing digital . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89 3 Community manager . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92 4 Ingénieur commercial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95 5 Chargé d’affaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 D’autres métiers émergents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101 PARTIE V RH & Juridique Une filière qui a bien résisté à la conjoncture économique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106 Les formations du secteur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107 L’œil de l’expert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108 4 métiers passés au crible. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109 1 Responsable des relations sociales. . . . . . . . . . . . . . . . 110 2 Responsable du développement RH . . . . . . . . . . . . . . 113 3 Responsable des ressources humaines. . . . . . . . . . . . . 116 4 Juriste droit des affaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119 D’autres métiers émergents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122
  • 6. 6 Avez-vous déjà rencontré un chef de projet en énergies nouvelles ou un ana- lyste financier ISR ? Sauriez-vous repérer un futur responsable marketing digi- tal ? Quel CV idéal pour un contrôleur de gestion sociale ou un ingénieur sécurité informatique ? Où aller chercher les profils pertinents pour un poste de consoli- deur ? de manager e-reputation ? Trouver les meilleurs talents en un temps re- cord tout en s’adaptant aux évolutions rapides des métiers reste le grand défi des spécialistes du recrutement, et plus encore dans un contexte conjoncturel mouvant et complexe. « Exigence », voilà comment pourrait être qualifiée en un mot la mission des recruteurs d’aujourd’hui, tant les attentes des entreprises sont importantes dans ce domaine. Avec le ralentissement de la croissance et l’augmentation de la mondialisa- tion, les entreprises sont à la recherche de profils hautement qualifiés pour leurs postes de cadres : qualifiés dans leur domaine de compétence, mais aussi dotés d’une personna- lité capable d’absorber les mutations et d’entraîner avec eux leurs équipes. Des évolutions qui concernent aussi le quotidien des collaborateurs, dont les missions actuelles sont régulièrement redéfinies en fonction des nouvelles contraintes. Un environnement de plus en plus complexe La recherche de compétences pointues répond à la complexification des tâches, quel que soit le secteur d’activité. Évolutions technologiques rapides, liées à l’influence croissante du Web sur tous les types de business, augmentation des réglementations en raison notamment de la prise en compte des problématiques environnementales et sociétales, mais aussi complexification des matériaux, ou encore nécessité de rechercher toujours plus d’innovation sont autant de phé- nomènes que les entreprises doivent intégrer. Les entreprises elles-mêmes, qui développent de plus en plus les centres de services partagés (« shared services centers ») pour les fonctions administratives et financières, privilégient parfois des structures éclatées sur plusieurs sites dans différents pays. En raison de ce phé- nomène, la maîtrise de langues étrangères se révèle plus que jamais nécessaire. Recruter les profils de demain avec les meilleurs atouts Trouver les meilleurs talents en un temps record tout en s’adaptant aux évolutions rapides des métiers reste le grand défi des spécialistes du recrutement. Q u e l l e s c o m p é t e n c e s p o u r d e m a i n ? L e s m é t i e r s e n é v o l u t i o n
  • 7. 7 Un recrutement au service de l’optimisation Le souci premier des entreprises s’est ainsi porté sur l’optimisation à tous les éche- lons : optimisation des tâches, de la production, de l’organisation et aussi… du recrutement. Les recruteurs sont friands de profils rapidement opérationnels, forts d’une expérience significative dans leur domaine d’acti- vité. La compétence métier constitue l’une des premières exigences dans presque toutes les fonctions. Autre axe faisant l’unanimité : la capacité des candidats à rester à la pointe en termes de connaissances et à actualiser leurs savoir-faire en assurant une veille spécialisée, mais aussi à épouser les change- ments. Cette faculté d’adaptation est devenue un enjeu-clé du recrutement. Nouveaux métiers, nouvelles fonctions La complexification des attentes des recruteurs va enfin de pair avec la re- cherche de candidats aptes à embrasser des carrières sur des métiers émer- gents, amenés à prendre de l’importance dans l’entreprise de demain. Ces métiers se caractérisent par leur lien direct avec un nouvel outil ou une nou- velle préoccupation (développeur d’applications mobiles, référenceur SEM/ SEO, expert bilan carbone) ou par l’interpénétration de compétences entre des fonctions autrefois plus différenciées, comme c’est le cas par exemple pour les métiers des secteurs commercial et marketing. Fort de son expertise sur les profils à forte valeur ajoutée, Expectra rassemble dans cet ouvrage les meilleurs conseils pour comprendre l’évolution des métiers de ces cadres stratégiques d’aujourd’hui et de demain. Un travail appuyé sur l’analyse, au fil des mois, des milliers de demandes de nos clients, afin de coller au plus près des réalités du terrain. Pour chaque filière : un décryptage des tendances en termes d’emploi et de compétences, ainsi qu’un panorama des métiers les plus mouvants. Parmi ceux-ci, une vingtaine ont été retenus pour leur importance croissante dans les organisations d’aujourd’hui. Plusieurs experts vous guideront dans le dédale des nouvelles compétences attendues pour ces métiers, le tout avec des repères chiffrés et des entrées pratiques. Méthodologie et choix éditoriaux Les listes de métiers en évolution présentées dans ce guide au sein de chaque filière ont été établies après échanges entre des entreprises, des managers Expectra et le responsable des études Expectra. Tous les salaires indiqués dans les pages repères sont exprimés en brut annuel. Par ailleurs, tous les métiers et intitulés de ce document se déclinent au masculin comme au féminin. La faculté d’adaptation est devenue un enjeu-clé du recrutement.
  • 8. TÉLÉCOMSINFORMATIQUE&
  • 9. 9 PARTIEI Chef de projet informatique Administrateur base de données Responsable d’exploitation informatique Responsable sécurité des systèmes d’information Ingénieur études et développement informatique Architecte logiciel WebmasterIngénieur télécommunications Administrateur systèmes et réseaux informatiques Ingénieur sécurité informatique Responsable de domaine informatique Consultant maîtrise d’ouvrage Architecte systèmes et réseaux informatiques Consultant informatique fonctionnelResponsable réseaux et télécoms Informatique & Télécoms
  • 10. 10 I n f o r m a t i q u e & T é l é c o m s Une filière dynamique en termes d’emploi Avec près de 150 000 personnes pour les télécoms et plus de 370 000 dans le secteur des logiciels et des services, sans parler des 539 000 ingénieurs et tech- niciens informatiques en poste, la filière informatique et télécoms est l’une des plus dynamiques en termes d’emploi. Un élan qui reste plus que jamais d’actualité avec l’importance croissante des nouvelles technologies dans toutes les catégo- ries d’activités. Le trait commun de ces entreprises liées aux télécoms et à l’informatique est qu’elles devraient continuer à être pourvoyeuses d’emploi dans les années qui viennent : si l’augmentation des embauches dans les télécoms doit être rela- tivisée en raison des importantes restructurations menées en 2012, dues à l’apparition de la télé- phonie à bas coût, l’informatique devrait pour sa part tenir le rythme de 35 000 recrutements par an, suivant la courbe d’une croissance économique moyenne de 7 % par an, depuis une dizaine d’années. Entre 2005 et 2015, les besoins attendus de l’informatique et du numérique se chiffrent ainsi à quelque 207 000 embauches. Autre caractéristique significative commune aux télécoms et à l’informatique, la jeunesse de leurs effectifs. Ainsi, les moins de 36 ans représentent plus d’un tiers de la population des entreprises des télécoms, tandis que l’âge moyen dans le secteur informatique est de 34 ans, chiffre qui s’explique en partie par la part importante de jeunes diplômés dans les embauches (un tiers). Enfin, le dyna- misme de ces secteurs d’activité se mesure également à la qualité des emplois proposés et au rapport offre/demande. Dans les télécoms, on constate que plus de 95 % des salariés occupent un poste en CDI. Et dans le secteur de l’infor- matique, la majorité des métiers fait l’objet de tensions importantes, la pénurie existant véritablement dans certaines fonctions, comme le développement. De la technique pure vers le service Sur le front des métiers, la filière informatique et télécoms doit relever le défi de l’évolution constante liée à l’accélération des progrès technologiques et tech- niques et à la rapidité des changements de modèles (des organisations elles- mêmes et des usages). Dans les télécoms, on observe en particulier une évolution Entre 2005 et 2015, les besoins attendus de l’informatique et du numérique se chiffrent à quelque 207 000 embauches.
  • 11. 11 PARTIE I importante des métiers techniques, due à la convergence des réseaux et du sys- tème d’information : les métiers de l’architecture et de l’ingénierie intègrent ainsi de plus en plus une expertise orientée service, et les fonctions consistant à inter- venir auprès des clients doivent désormais faire une large place à la qualité de la relation client, et se doubler d’une capacité à promouvoir les produits. Du côté de la relation client, les métiers tendent à développer l’aspect conseil, rendu stratégique par la multiplicité des usages de ces nouveaux outils. Enfin, avec l’émergence de nouvelles fonctionnalités (multimédia, multicanal), le secteur est amené à associer les métiers de la recherche et de l’innovation à d’autres domaines que leur expertise exclusive : marketing, ingénierie, ergonomie… le client et l’usager étant ainsi impliqués très en amont de la chaîne de production. Des missions de plus en plus spécialisées Dans l’informatique, plusieurs tendances sont à signaler. Du côté des sys- tèmes d’exploitation, les recrutements de profils au niveau technique élevé sont importants. On note également un besoin de spécialisation accru, lié à l’émergence du cloud computing et au développement d’infrastructures vir- tualisées : expertise sur l’open source, virtualisation, stockage, DBA Oracle/ SQL. Sur ces métiers, en raison de la pénurie de candidats, les entreprises à la recherche de bons profils sont généralement très réactives dans leurs recrutements et proposent des rémunérations à la hausse, y compris pour les juniors. Quant aux métiers de l’étude et du développement, ils font aussi l’ob- jet d’évolutions importantes en termes de compétences, portés par la crois- sance du marché du mobile et de l’Android notamment. Les SSII restent particulièrement en quête de profils informatiques capables d’assurer des missions spécialisées tout en déte- nant une bonne connaissance de l’ensemble des besoins de l’entre- prise. Les métiers de l’architecture et de l’ingénierie ajoutent progressive- ment à leur cœur de métier réseaux de nouvelles expertises liées aux ser- vices. Confrontés à la difficulté de trouver des profils alliant compétences et expérience, les éditeurs de logiciels valorisent quant à eux des profils avant tout passionnés par leur métier et l’univers dans lequel ils évoluent, tandis que toutes les entreprises liées au digital se font concurrence pour recruter les développeurs Web spécialisés dans le mobile. D’une façon générale, les Les entreprises à la recherche de bons profils sont généralement très réactives dans leurs recrutements, et proposent des rémunérations à la hausse.
  • 12. 12 I n f o r m a t i q u e & T é l é c o m s profils les plus prisés en étude et développement sont donc les développeurs et lead développeurs, ainsi que les architectes et concepteurs. Du côté des technologies, les recruteurs exigent la maîtrise du Java J2EE, PHP Back-End, Asp.net, C#, C et C++ et Objective C, de nouveaux langages adaptés aux nouvelles exigences liées au Web (cloud computing, mobilité, architectures distribuées). Les formations du secteur Concernant les métiers des systèmes d’exploitation, les diplômes universi- taires bac + 2 à bac + 5 en informatique sont de bonnes références, encore plus remarquables quand ils sont complétés par des certifications (CCNA, CCNP, VMware). Les écoles d’ingénieurs constituent des valeurs sûres pour les métiers du développement, mais aussi pour les postes les plus techniques. Les bons profils techniques peuvent également être titulaires du master MIAGE (Méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises), mais aussi d’un BTS, d’un DUT ou d’une licence professionnelle en informatique ou en télécoms.
  • 13. 13 Michael HAYAT, Délégué aux affaires sociales , Syntec numérique Un secteur qui a su résister à la crise En 2013, on prévoit 35 000 embauches, un niveau stable par rapport à 2012. C’est un peu moins que les années précédentes, mais le secteur résiste bien ! Contrairement à ce qui s’est produit avec la première crise en 2009, les entreprises n’ont pas gelé les embauches, afin de mieux anticiper la reprise de l’activité. Un secteur en tension Le numérique embauche et continuera d’embaucher, en particulier dans quatre domaines : la sécurité informatique, avec notamment la gestion des bases de don- nées (big data), via le développement du cloud grand public ; l’informatique de loisirs (jeux, photo, cinéma) ; l’informatique embarquée et domestique (informatisation de la maison, des objets du quoti- dien) ; et enfin tout ce qui touche à la relation État-citoyen (informatisation des procédures administratives, etc.). D’une façon générale, le secteur est en ten- sion, puisque le système de formation ne fournit que 10 000 ingénieurs informa- tiques par an ! Des compétences de plus en plus spécifiques On recrute surtout à bac + 5 au minimum, et les compétences demandées sont de plus en plus spécifiques : langage Java ou J2EE, gestion des systèmes complexes, développement agile, open source, maîtrise des lan- gues étrangères… Les informaticiens sont recrutés désormais par tout type d’entreprises (ils représentent 3 % de l’effectif salarié en France), ce qui conduit aussi à une plus grande adaptabilité des profils au secteur d’activité. La double compétence (informatique et métier) est donc de plus en plus prisée. Les entreprises n’ont pas gelé les embauches. Le système de formation ne fournit que 10 000 ingénieurs informatiques par an ! Une plus grande adaptabilité des profils au secteur d’activité. L’œil de l’expert
  • 14. I n f o r m a t i q u e & T é l é c o m s 14 FILIÈREINFORMATIQUE&TÉLÉCOMS ■ Administrateur base de données ■ Architecte logiciel ■ Architecte systèmes et réseaux informatiques ■ Consultant informatique fonctionnel ■ Consultant maîtrise d’ouvrage ■ Ingénieur télécommunications ■ Responsable d’exploitation informatique ■ Responsable réseaux et télécoms ■ Responsable sécurité des systèmes d’information ■ Webmaster Chef de projet informatique « Une conduite de projets de plus en plus technique » p. 15 Ingénieur études et développement informatique « S’adapter sans cesse aux nouveaux langages » p. 18 Ingénieur sécurité informatique « Le garant de la sécurité de l’entreprise » p. 21 Administrateur systèmes et réseaux informatiques « Un technicien à fortes responsabilités stratégiques » p. 24 Responsable de domaine informatique « Un RSI orienté métier » p. 27 5 métiers passés au crible Situés en première ligne des évolutions technologiques, les métiers de l’exploitation de systèmes et réseaux et ceux du développement sont tous concernés par de profondes mutations : adaptabilité, spécialisation, veille tech- nologique, expertise métier, voire commerciale, sont désormais demandées aux candidats à ces postes. À côté des métiers passés au crible dans ce chapitre, on en trouve plusieurs promis à un bel avenir en raison de l’actuelle pénurie de candidats : architecte logiciel, architecte systèmes et réseaux, consultant informatique fonctionnel, administrateur base de données, ou encore ingénieur télécommunications. D’autres métiers ont le vent en poupe, comme celui de webmaster, à la croisée de l’informatique et de l’animation de sites.
  • 15. 15 Une conduite de projet de plus en plus technique Véritable pilote, le chef de projet planifie la mise en œuvre d’un projet ou d’un ensemble de projets de la conception à la réalisation (définition du péri- mètre et des objectifs, évaluation des risques, coordination, tests), en s’ap- puyant sur des ressources internes ou externes. Tenu de rendre compte de son avancée, il doit aussi de plus en plus conduire le projet en termes de qualité, de coût et de délai : la gestion de budget, l’évaluation des risques et la communication interne font désormais partie des attentes sur ce poste. Il doit également bien connaître l’environnement et les activités de l’entreprise, les besoins et les contraintes des utilisateurs. Très présent dans les SSII à l’origine, le chef de projet informatique se retrouve aujourd’hui dans tout type d’entre- prises où les DSI fonctionnent en mode projet. Cet intitulé de poste recouvre en effet le chef de projet fonctionnel (AMOA), le chef de projet maître d’œuvre (MOE), le chef de projet production. 1CHEFDEPROJETINFORMATIQUE 1 Chef de projet informatique
  • 16. I n f o r m a t i q u e & T é l é c o m s 16 Conseils de pro Christophe JUMEL, manager à Paris chez Expectra « La double compétence est de plus en plus demandée, notamment dans les moyennes entreprises. Plus l’entreprise est importante, plus le chef de projet sera spécialisé, notamment sur son périmètre technique ou fonctionnel. Le recruteur mettra l’accent sur la capacité du candidat à gérer un budget, et appréciera une certification en ges- tion de projet (PMP, Prince 2, AFITEP) ou dans un référentiel de bonnes pra- tiques orientées informatique (comme CMMi, ITIL, COBIT…). Les futurs chefs de projet se recrutent dans un large panel de métiers (ingénieurs développe- ment, consultants fonctionnels, architectes techniques, ingénieurs réseaux…), en fonction de l’expertise recherchée. Selon son domaine, le chef de projet informatique maîtrisera par exemple les principaux langages de développe- ment (Java, C, C++, .NET) ou un ensemble de solutions applicatives (ERP, EAI, CRM…) ou bien sera capable de concevoir l’architecture d’un système d’information… » ■ Et demain ? La gestion de volumes importants de données stratégiques pour les entre- prises fait appel à la Business Intelligence (BI/informatique décisionnelle). C’est pourquoi ce secteur va recourir à des chefs de projets capables de gérer et de mettre en place des applications complexes. La tendance est au couplage des besoins BI et big data, mais aussi à l’apparition de solutions cloud pour les données BI. Des évolutions qui devraient augmenter les responsabilités des chefs de projets et complexifier leurs tâches, car ils seront amenés à mettre en œuvre des applications pour cette informatique décisionnelle. L’intensification de l’utilisation des technologies mobiles devrait également orienter l’évolution du métier : la multiplication des sites Internet mobiles, applications mobiles et Web App va occuper de plus en plus les chefs de projets, capables de travail- ler sur plusieurs plateformes (iOS, Android, HTML 5).
  • 17. 17 Repères Rémunération moyenne Diplôme le plus recherché Le MIAGE (Méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises) Évolution des salaires 2011 2012 +4,2 % Sources : baromètre des salaires Expectra, 2012. Profils concernés Niveau : bac + 4 minimum, avec au moins 5 ans d’expérience Âge moyen : 35 ans Postes précédents : développeur, ingénieur développement, ingénieur systèmes et réseaux, administrateur base de données, consultant fonctionnel ou technique Maxi 52 700 € Moyenne 46 700 € Mini 35 000 € 1CHEFDEPROJETINFORMATIQUE
  • 18. 5 Responsable marketing digital 18 2 Ingénieur études et développement informatique S’adapter sans cesse aux nouveaux langages Développer des modules informatiques selon un cahier des charges donné, c’est ainsi que l’on pourrait résumer la mission principale de l’ingénieur études et développement informatique. Exécutant de qualité, il analyse les besoins, se charge de la conception des architectures logicielles, analyse et développe les composants, réalise et teste les applications du système d’information de l’entreprise, et en assure la maintenance. Une fonction de plus en plus tendue avec l’accélération des technologies, qui oblige les candidats à maîtriser des langages de plus en plus complexes et spécifiques. Si certains postes dans la banque et l’assurance concernent encore le développement d’outils liés aux premiers langages informatiques (comme le COBOL), la tendance est à la spécialisation des ingénieurs, maîtrisant les technologies actuelles pour développer des outils de plus en plus complexes. Aujourd’hui, le métier évolue donc vers une adaptabilité aux nouveaux lan- gages : l’ingénieur études et développement doit assurer une veille technolo- gique afin de toujours proposer les meilleures solutions au client en termes de développement et de langage. 2INGÉNIEURÉTUDESETDÉVELOPPEMENTINFORMATIQUE
  • 19. 19 Et demain ? Avec la complexification des systèmes d’information, les ingénieurs études et développement seront amenés à être de plus en plus pointus et capables de s’adapter rapidement aux nouveaux langages (Java, PHP, .NET, Delphi, WinDev, VB, VBA, C/C++, Python, Android, iPhone, langages propriétaires). L’accélération des services dans la mobilité nécessitera de développer de plus en plus de solutions informatiques sur des devices différents avec des applica- tions centrées autour de la géolocalisation, du social, etc. 2INGÉNIEURÉTUDESETDÉVELOPPEMENTINFORMATIQUE Conseils de pro François DELILE manager référent à Orléans et Tours chez Expectra « C’est un métier où l’on va chercher avant tout les compétences techniques, et aussi beaucoup de rigueur. L’un des axes importants pour le recrutement concerne la capacité du candidat à se remettre en question : un bon ingénieur études et développement doit être en mesure de s’approprier les nouveaux langages informatiques, qui ne cessent d’évoluer. Sa curiosité et sa volonté d’être à la pointe sont donc déterminantes. Dans 95 % des cas, les futurs ingénieurs études et développement sont titulaires d’un diplôme d’une école d’ingénieurs avec une spécialisation informatique ou d’un MIAGE. Le point différenciant concerne la maîtrise des technologies actuelles (.NET, Java) plus que l’expérience. On peut avoir affaire également à des ingénieurs géné- ralistes, mais plutôt pour des postes de mainframe, utilisant le langage COBOL. Des profils qui resteront en demande dans les années à venir, dans les secteurs de la banque et des assurances. À noter que ce métier est particulièrement en tension. » ■ t h i
  • 20. 20 Repères Rémunération moyenne Des salaires médians variables selon le secteur d’activité Profils concernés Niveau : minimum bac + 4, ou au minimum bac + 2 avec une expérience significative Postes précédents : postes ouverts aux jeunes diplômé ayant au moins effectué un stage 35 800 € Biens d’équipement : 36 100 € Services : 35 500 € BTP : 34 900 € Diplômes les plus recherchés Diplômes d’écoles d’ingénieurs, le MIAGE (Méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises), diplômes d’IUP informatique. Évolution des salaires Source : baromètre des salaires Expectra, 2012. 2009 2010 2011 2012 +3 % +3,8 % stable 2INGÉNIEURÉTUDESETDÉVELOPPEMENTINFORMATIQUE
  • 21. 21 3 Ingénieur sécurité informatique Le garant de la sécurité de l’entreprise Impossible aujourd’hui pour une entreprise, quelle que soit sa taille, de se passer d’un ingénieur en sécurité informatique. La protection des données (business, RH, données personnelles, politiques d’entreprise) est devenue un axe prioritaire de la stratégie. Essentiel à l’origine dans les secteurs comme ceux de la banque, il intéresse désormais tous les domaines d’activité. Concrè- tement, il est capable d’auditer un système d’information pour y rechercher les éventuelles vulnérabilités, mais aussi de le consolider face aux risques d’intrusion ou de piratage. Il exerce son talent à différents niveaux : audit et protection des postes de travail (fixes ou mobiles), du réseau informatique et télécoms, des données (bases de données, serveurs, messageries). Axe important d’évolution du métier : la nécessité de posséder une double compétence, métier et sécurité, afin d’accompagner les opérationnels très en amont. Doué en particulier d’une capacité à affronter les situations de crise et de stress, l’ingénieur sécurité travaille au quotidien avec les responsables métier. C’est le métier informatique qui doit assurer la veille la plus intensive et la plus régulière. 3INGÉNIEURSÉCURITÉINFORMATIQUE
  • 22. I n f o r m a t i q u e & T é l é c o m s 22 Conseils de pro Bérengère BERTOLOTTI, manager référent à Lyon chez Expectra « Avoir de bonnes compétences dans l’ingénierie systèmes et réseaux est la base pour ce poste, une expérience dans les systèmes de sécurité étant par ailleurs indispensable. Le recru- teur devra repérer en particulier les candidats qui sont intervenus dans des environnements complexes prouvant leurs compétences techniques et ayant une bonne connaissance des méthodes d’audit (CMMI, Marion, Ebios). Une certification CEH (Certified Ethical Hacker) fait également partie des critères à apprécier. Les ingénieurs généralistes ou diplômés d’un master professionnel en sécurité informatique ayant au moins cinq à dix ans d’expérience, et formés de façon complémentaire à la sécurité, sont des candidats recherchés. Cer- tains profils issus des télécoms, orientés sécurité, peuvent être intéressants. Autres qualités tout aussi essentielles pour ce poste : l’intégrité, l’éthique de travail, la discrétion et une réelle capacité à communiquer. » ■ Et demain ? L’ampleur prise par ce qu’on appelle le « big data » promet un bel avenir à ce métier, soumis par définition à des évolutions techniques importantes. La protection et l’exploitation des données seront de plus en plus stratégiques, sans parler de l’harmonisation des systèmes d’information des entreprises mondialisées, qui nécessite un renforcement de la sécurité.
  • 23. 23 Repères Rémunération moyenne Évolution des salaires Source : baromètre des salaires Expectra, 2012. Profils concernés Niveau : minimum bac + 3, avec au moins 5 ans d’expérience Postes précédents : ingénieur développement, ingénieur systèmes et réseaux, administrateur réseaux, architecte technique, consultant technique Maxi 41 700 € Moyenne 36 200 € Mini 28 200 € Diplômes les plus recherchés Masters professionnels spécialisés sécurité 2009 2010 2011 2012 +2,1 % +3,8 % Stable 3INGÉNIEURSÉCURITÉINFORMATIQUE
  • 24. 24 4 Administrateur systèmes et réseaux informatiques Un technicien à fortes responsabilités stratégiques Spécialiste de la technique, ce collaborateur intervient de façon polyva- lente : installation et paramétrage d’équipements ou de logiciels, dépannage, missions de sécurisation, de gestion et de migration du SI. Dans l’entreprise de taille intermédiaire, il est le référent de l’organisation pour toutes les ques- tions techniques, alors que dans les grandes, on le retrouve dans la gestion de l’exploitation avec une spécialisation soit systèmes, soit sécurité, soit réseaux. La complexification des parcs informatiques et l’explosion du multimédia le poussent désormais à réaliser de la veille technologique. Interlocuteur pri- vilégié des utilisateurs, il gère les exigences en termes de performance du SI (rapidité, stabilité, puissance) et de sauvegarde des données. Ayant accès à l’ensemble des données du réseau, il est tenu à la plus grande confidentialité, la divulgation de certaines informations pouvant être pénalement réprimée. Un aspect de la fonction qui encourage à recruter des profils ayant une sensibilité juridique… Son expertise technique sert enfin à l’acquisition de matériel, mais aussi à la formation de certains collaborateurs au fonctionnement du réseau. 4ADMINISTRATEURSYSTÈMESETRÉSEAUXINFORMATIQUES
  • 25. 25 4ADMINISTRATEURSYSTÈMESETRÉSEAUXINFORMATIQUES Conseils de pro Christophe JUMEL, manager à Paris chez Expectra « Idéalement, le futur administrateur systèmes et réseaux est recruté à bac + 3 au minimum et justifie, si possible, de certifications liées à Microsoft (comme le MCTS ou le MCITP) ou à d’autres systèmes d’exploitation (par exemple Linux avec la certification LPI). Chez les juniors, une expérience en alternance sera très appréciée. L’administrateur doit de plus en plus être à l’aise dans les techniques liées au stockage et à la sécurité. En lien avec les autres direc- tions de l’entreprise, il sait impérativement communiquer, dialoguer, résister au stress. Les techniciens confirmés constituent un vivier idéal pour trouver des candidats qualifiés. Un ingénieur systèmes et réseaux souhaitant avoir plus d’autonomie au sein d’une entreprise de taille intermédiaire peut également intéresser un recruteur. » ■ Et demain ? L’un des axes d’avenir pour le métier concerne la virtualisation (faire fonc- tionner un ou plusieurs systèmes d’exploitation sur un ou plusieurs ordinateurs- serveurs afin d’augmenter la puissance du réseau pour un accès facilité aux applications). Le rôle de l’administrateur systèmes et réseaux sera de piloter via une interface ces nouveaux modes de fonctionnement, en s’appuyant sur la maî- trise de logiciels de virtualisation. Dans les entreprises de taille intermédiaire, il doit de plus en plus élargir ses compétences aux domaines des réseaux (pro- tocoles, routage, virtualisation, wi-fi…) et de la sécurité des systèmes (contrôle d’accès, pare-feu, supervision, solution checkpoint, juniper, etc.).
  • 26. 26 Repères 4ADMINISTRATEURSYSTÈMESETRÉSEAUXINFORMATIQUES Rémunération moyenne Diplômes les plus recherchés Diplômes d’écoles d’ingénieurs spécialisées en informatique, réseaux ou télécommunications, DESS/DEA spécialisés en administration systèmes et réseaux, DESS/DEA informatique, diplômes de type bac + 4 en informatique (MIAGE, IUP informatique, etc.). Des salaires minimums variables en fonction de l’expérience 0 à 2 ans 2 à 5 ans 5 à 10 ans au-delà de 10 ans 28 000 € 34 000 € 38 000 € 42 000 € Source : baromètre des salaires Expectra, 2012 / sources externes, 2012. Profils concernés Niveau : minimum bac + 4 Postes précédents : technicien systèmes et réseaux Maxi 42 300 € Moyenne 37 700 € Mini 27 700 €
  • 27. 27 5 Responsable de domaine informatique Un RSI orienté métier Le responsable de domaine informatique gère des projets selon un secteur particulier : architecture systèmes et réseaux, études et développement, déploiement de matériel, sécurité… Il prend en charge la gestion d’un projet ou la coordination des projets qui touchent son secteur. Il doit donc posséder une excellente connaissance métier : fonctionnement de l’entreprise, marché, besoins. Parmi les évolutions incontournables du métier, la nécessité d’opérer une veille sur les évolutions technologiques. Mais aussi, et d’autant plus dans un contexte de crise, celle de posséder des compétences en gestion de bud- gets (souvent limités), ce qui inclut notamment des qualités commerciales pour négocier avec les fournisseurs. Rattaché à une DSI ou à un responsable de pôle, le responsable de domaine informatique est amené à travailler en trans- verse avec les directeurs de projets et les clients, et parfois à gérer une équipe (opérationnelle ou transverse). Il est plutôt apprécié par les grosses sociétés (banque, finance, industrie, assurance) qui souhaitent optimiser la transversa- lité des données entre leurs services. 5RESPONSABLEDEDOMAINEINFORMATIQUE
  • 28. I n f o r m a t i q u e & T é l é c o m s 28 Conseils de pro Bérengère BERTOLOTTI, manager référent à Lyon chez Expectra « Un recruteur va chercher pour ce poste un candidat ayant une formation d’ingénieur avec une spécialisation informatique par exemple, et doté d’une expérience métier solide. Son savoir-être et sa diplomatie seront essentiels, car il est amené à gérer des projets stratégiques. Du côté des savoir-faire, il audite une organisation (sécurité, normes qualité) selon son domaine métier, pilote des projets, manage les ressources associées, gère le budget et reste en veille technologique. Les directeurs de projets ayant une orientation métier sont des profils particulièrement adaptés. La spécialisation en informatique est nécessaire : les candidats peuvent être issus d’écoles de commerce, mais doivent posséder une connaissance de l’architecture des systèmes d’informa- tion et une expérience en gestion de projet SI. » ■ Et demain ? Malgré la faible visibilité sur l’avenir de cette fonction très récente, il faut s’attendre à ce qu’elle soit de plus en plus soumise aux impératifs de renta- bilité de l’entreprise. La recherche d’outils pertinents au service des décisions stratégiques permettra de positionner une organisation face à ses concurrents, le système d’information devenant le support actif du pilotage de la perfor- mance par des gains de temps, une réduction des coûts, etc.
  • 29. 29 Repères 5RESPONSABLEDEDOMAINEINFORMATIQUE Rémunération moyenne Des salaires minimums variables en fonction de l’expérience Sources : fiches métiers APEC, 2013. Profils concernés Niveau : minimum bac + 5, avec au moins 5 ans d’expérience Postes précédents : directeur de projets, RSI (évolution professionnelle) 42 000 € 0 à 2 ans 2 à 5 ans 5 à 10 ans au-delà de 10 ans 35 000 € 40 000 € 45 000 € 50 000 € Diplômes les plus recherchés Diplômes d’écoles d’ingénieurs avec une spécialisation informatique
  • 30. 30 Les métiers émergents de la filière Informatique & Télécoms répon- dront aux besoins d’adaptation des organisations face à l’essor des nou- velles technologies. Plusieurs ten- dances sont à noter. L’importance croissante des technologies mobiles et digitales devrait orienter ces mutations. D’une façon plus large, l’« inva- sion » du Web au sein des entreprises rendra de plus en plus nécessaires des fonctions de développement spécialisées, pour des profils de plus en plus techniques. L’augmentation des contenus conduit également à complexifier les métiers liés à l’architecture des sites Web. Dernier axe important pour les mutations de demain : la sécurité (authentification, intrusion, cryptographie). Responsable contrat de service Appelé aussi delivery manager, ce métier s’impose alors que les entreprises recourent massivement aux prestataires de services dans un mouvement d’ex- ternalisation toujours plus important. Les directions ont donc besoin aujourd’hui d’avoir une vision d’ensemble des contrats, fiable dans la durée : suivi, appli- cation, clôture, etc. Assurée auparavant par la DSI, en appui avec la direction des achats et la direction juridique, cette fonction prend tout son sens devant la complexité accrue des contrats. À noter que les champs d’application sont nombreux : infogérance, hébergement, TMA, TRA, offshore. Web analyst Autre métier à surveiller, celui de Web analyst. Métier jeune, il devient straté- gique en raison de l’importance du Web : les informations liées aux usages des sites Web intègrent les orientations business de façon croissante, sans parler de la nécessité de maximiser la rentabilité de tous les processus liés à Internet dans l’organisation. Présent dans les entreprises faisant le choix d’un dévelop- pement Web important, en particulier chez les pure players de l’Internet et dans les agences digitales, il collecte plusieurs types de données (comportement des utilisateurs, etc.). Aidé par les outils analytiques (« Web analytics »), il les analyse afin de proposer des indicateurs-clés de performance du site. C’est lui qui orga- nise le marquage du site Internet à étudier, et qui traduit les données recueillies en tableaux de bord analytiques. D’autres métiers émergents Delivery manager Médias sociaux TMA Offshore pure players Web analyst agences digitales workflows
  • 31. 31 Architecte de médias sociaux Cette fonction devrait également prendre plus d’ampleur dans les années à venir, en raison de la pénétration du Web social à tous les niveaux des organisations dans ses rapports avec l’extérieur (recrutement, marque employeur, communication, workflows de connexion avec les partenaires), mais aussi en interne (communication au sein des départements informatiques, outils de collaboration pour les directions). Ces outils se complexifiant, les entreprises cherchent des spécialistes pour assurer un fonctionnement optimal de l’ensemble. Le rôle de l’architecte de médias sociaux est avant tout de renforcer la présence d’une marque sur les médias sociaux en développant les architectures Web pertinentes. Il associe des compétences tech- niques (architecture des systèmes Web, langages de programmation, CMS, bases de données, etc.) à des compétences marketing, auxquelles vient s’ajouter une bonne connaissance des enjeux stratégiques. Informations pratiques ■ Unetel-RST (Union nationale des entreprises de télécommunica- tions, de réseaux et de services en télécommunications) 6, rue Crevaux - 75116 Paris - Tél. : 01 56 26 58 01 www.unetel-rst.com ■ Syntec numérique 3, rue Léon-Bonnat - 75016 Paris www.syntec-numerique.fr ■ Fédération française des télécoms 7, rue de l’Amiral-Hamelin - 75016 Paris www.fftelecoms.org ■ Observatoire du numérique www.observatoire-du-numerique.fr ■ FIEEC (Fédération des industries électriques, électroniques et de communication) 17, rue de l’Amiral-Hamelin - 75783 Paris Cedex 16 www.fieec.fr
  • 32. INDUSTRIESINGÉNIERIE&
  • 33. 33 PARTIEII Acheteur Dessinateur projeteur (mécanique) Chef de projet BE/R&D Technicien essais/mesures Conducteur de travaux (bâtiment) Ingénieur bâtiment Ingénieur hygiène, sécurité et environnement Ingénieur en électrotechnique Technicien BTP Ingénieur R&D Ingénieur logistique Ingénieur méthodes Ingénieur procédés Ingénieur calcul Responsable de bureaux d’études Ingénierie & Industries
  • 34. 34 I n g é n i e r i e & I n d u s t r i e s À la recherche de nouveaux profils Impossible de ne pas évoquer la crise économique persistante lorsqu’on aborde les métiers de l’ingénierie et de l’industrie. Certains secteurs de la filière peinent à retrouver leur souffle, et attirent beaucoup moins les jeunes diplômés qu’auparavant. Délocalisations, externalisations des fonctions sup- port, fusions liées aux nombreuses restructurations ont été synonymes de réduction importante des emplois salariés : entre 1992 et 2010, la population salariée du secteur de l’industrie a ainsi diminué de 29 %. Cependant sur la même période, les effectifs cadres ont progressé de 20 %. Si les cadres ont par ailleurs bien résisté sur les années 2010, 2011 et 2012, leurs perspectives dans le secteur sont désormais orientées à la baisse. Les prévisions pour 2013 sont en effet relativement sombres, avec une diminution des embauches cadres qui serait comprise entre 3 % et 18 % par rapport à 2012. Des compétences pointues Si les nouvelles ne sont pas au beau fixe, certains sous-secteurs restent por- teurs en termes d’embauche : l’aéronautique, le spatial, l’énergie, la chimie, les équipements électriques et électroniques, voire les transports. La construc- tion, sous l’effet d’entraînement des filières dites vertes, a ainsi créé à elle seule quelque 149 000 postes en 2011. Inspirée par les exigences des entreprises issues de ces domaines d’activité, la stratégie de la filière industrielle dans son ensemble consiste à se concentrer sur les compétences les plus pointues, en encourageant l’hyperspécialisation des métiers. Ainsi, les cadres de production industrielle ou de chantier sont désormais beau- coup moins recherchés que les cadres en études ou R&D. La mise en avant de l’innovation, y compris par les pouvoirs publics (crédit d’impôt recherche, pôles de compétitivité), joue également un rôle dans le renforcement de cette tendance. L’environnement au cœur des préoccupations Dans la même logique, on assiste à l’apparition de nouvelles compétences en lien avec les problématiques sociétales et environnementales actuelles (santé, environnement). Les entreprises liées aux secteurs de l’énergie, de l’eau et de la gestion des déchets sont au 5e rang des entreprises industrielles qui recrutent des cadres. Elles représentent d’ores et déjà plus de 10 % de l’emploi cadre dans 149 000 postes dans la construction en 2011
  • 35. 35 PARTIE II l’industrie, signe d’une installation de ces nouvelles préoccupations. La recherche d’énergies renouvelables, la protection de l’environnement, le renforcement du principe de précaution et l’attention portée à la santé des populations touchent de plus en plus d’activités. L’éco-conception intéresse en particulier la construc- tion, même si les effets en termes de recrutement sont très progressifs. D’une façon plus générale, les métiers de la qualité, de la maintenance, de la sécurité et de la logistique sont particu- lièrement concernés par cette évolution des profils recherchés. Entre 2002 et 2012, leur part dans les recrutements du secteur industriel est passée de 12 % à 17 %. Parmi les métiers qui restent prisés, on trouve enfin ceux du contrôle et de l’inspection, en raison de l’augmentation des risques, mais aussi de la multiplication des normes et des règlements. La nécessité d’une forte valeur ajoutée sur les métiers qui recrutent ainsi que le besoin d’ouverture et d’innovation expliquent un autre phénomène. Les observateurs de la filière s’entendent à dire que les entreprises ont tendance désormais à privilégier les recrutements externes, plutôt que la promotion ou la mobilité internes. Les profils recrutés sont avant tout ceux d’experts, possé- dant des compétences de chef de projet ou de manager et capables d’avoir une vision stratégique. Pour résumer, l’ingénierie et l’industrie sont plus que jamais à la recherche de nouveaux profils, qui les aideront à maintenir leur compétitivité. Des profils à la double compétence technique et relationnelle, capables de haute techni- cité tout en sachant mener des projets, dotés d’une grande adaptabilité, et en mesure de proposer de nouvelles offres en cohérence avec les préoccupations économiques actuelles. Les formations du secteur Les formations en écoles d’ingénieurs généralistes, complétées ou non par un master spécialisé (achat, SI, management), fournissent l’essentiel des bons candidats. Le recruteur appréciera également des diplômés d’écoles de com- merce avec une orientation en management industriel. Du côté universitaire, les masters, licences professionnelles, DUT, DEUST, sont intéressants en gestion de la production et maintenance industrielle. À repérer enfin, les détenteurs d’un MBA industriel (formation continue). Les entreprises liées aux secteurs de l’énergie, de l’eau et de la gestion des déchets représentent plus de 10 % de l’emploi cadre dans l’industrie.
  • 36. 36 Dominique SUTRA, président de Sogeti Ingénierie, président de la Fédération CINOV (Fédération des syndicats des métiers de la prestation intellectuelle, du conseil, de l’ingénierie et du numérique) Des secteurs qui tirent leur épingle du jeu Nous affrontons les conséquences de la crise, mais moins sur certains segments : le BTP souffre ainsi moins que l’industrie et, au sein du BTP, le bâtiment se porte mieux que tout ce qui a trait aux infrastructures. L’énergie et les transports, et dans une moindre mesure l’industrie des médicaments, restent des secteurs très porteurs en termes d’emploi. Développement de niches industrielles Les postes liés à la sécurité, à l’environnement, à la qualité, ont tendance à être limités dans les entreprises industrielles traditionnelles. Les postes recher- chés concernent de plus en plus le process indus- triel, avec des profils de monteurs de projets, capables d’orienter les choix de l’entreprise. Le développement des niches industrielles autour des activités anciennes est également très impor- tant, à l’instar des huiles de moteur pour le secteur automobile, par exemple. L’éolien offshore, l’aéronautique et l’espace, ainsi que toutes les industries en lien avec le numérique embarqué, ont le vent en poupe. Et en termes de compétences ? Hormis pour un échelon multirégional par exemple, on va surtout rechercher des compé- tences telles que la réactivité, et on raisonnera moins en termes d’expertise de haut niveau. Il est nécessaire d’avoir à ces postes des profils généralistes capables de s’adapter à ces niches, mais aussi des ingénieurs orientés service, du côté du numérique. Le BTP souffre moins que l’industrie. Toutes les industries en lien avec le numérique embarqué ont le vent en poupe. Des profils généralistes capables de s’adapter à ces niches. L’œil de l’expert
  • 37. 37 PARTIE II 5 métiers passés au crible Soumise à de fortes pressions économiques et réglementaires, la filière recherche des profils plus complexes sur certains métiers en particulier, direc- tement liés à ces enjeux : achats, sécurité, fiabilité. Pour exemple, l’industrie pharmaceutique a recruté en 2012 plus d’un tiers de ses cadres dans ces fonc- tions. La R&D reste aussi très dynamique, avec des métiers en pénurie de candidats, pénurie qui vaut également pour quelques métiers spécifiques, comme dessinateur-projeteur. Parmi les métiers en évolution, certains se dis- tinguent par leur progression dans l’échelle des rémunérations : + 3,6 % pour les ingénieurs BTP entre 2011 et 2012, + 5,3 % pour les ingénieurs procédés. ■ Conducteur de travaux (bâtiment) ■ Dessinateur-projeteur (mécanique) ■ Ingénieur bâtiment ■ Ingénieur calcul ■ Ingénieur en électrotechnique ■ Ingénieur méthodes ■ Ingénieur procédés ■ Ingénieur R&D ■ Responsable de bureau d’études ■ Technicien BTP Technicien essais/mesures « Une maîtrise des normes à la pointe » p. 50 Chef de projet BE/R&D « Une fonction de plus en plus multiprojet » p. 47 Ingénieur logistique « Le garant de l’optimisation des coûts » p. 44 Ingénieur hygiène, sécurité et environnement « À l’affût des nouvelles règles » p. 41 Acheteur « Privilégier la qualité toujours plus en amont » p. 38 FILIÈREINGÉNIERIE&INDUSTRIES
  • 38. 38 1 Acheteur Privilégier la qualité toujours plus en amont En fonction de la taille de l’entreprise, le rôle de l’acheteur est très variable : dans une grosse structure, il sera souvent spécialisé dans une activité ou un métier, beaucoup plus multitâche dans une petite structure. Les acheteurs travaillent différemment selon leur domaine d’affectation, en production ou hors production. Le premier négocie tous les achats concernant la production (matières premières, etc.), tandis que le second se concentre sur les moyens généraux (prestations de services, etc.). La fonction s’est beaucoup profession- nalisée depuis une dizaine d’années, avec une augmentation des exigences en termes de connaissances juridiques, commerciales et financières. Ses mis- sions évoluent vers une prise en compte de la dimension environnementale : rechercher et acheter au meilleur coût des matières premières de qualité, dans une démarche intégrant au maximum le développement durable. Autres ten- dances à signaler : l’acheteur doit renforcer son expertise sur les marchés et les produits, mais aussi devenir un spécialiste de l’optimisation des coûts. 1ACHETEUR
  • 39. 39 Conseils de pro Gabriel INTERVERA, manager à Grenoble chez Expectra « L’acheteur doit connaître les caractéristiques des produits pour lesquels il opère (fabrication, matériaux, technologies). Négociateur, rigoureux et diplomate, il est doté du sens de l’écoute pour répondre aux besoins de l’ensemble des services. Dans les sec- teurs de pointe, les acheteurs « techniques » demeurent très prisés. Ils allient une grande polyvalence technique, une vision transversale ainsi qu’un mana- gement fonctionnel et international. Les candidats ciblés disposent d’une formation technique (électronique, mécanique, chimique, complétée par un troisième cycle en achats), idéalement dans des entreprises internationales. Quant aux acheteurs hors production, leur place s’accroît dans les organisa- tions achats, les entreprises prenant conscience des économies substantielles à réaliser dans des familles d’achats. Spécialisés en prestations de services, en marketing, etc., ils sont de plus en plus demandés, et maîtrisent les outils et processus internes afin de fédérer leurs clients internes. Les formations supé- rieures en achats et logistique sont devenues la norme. » ■ 1ACHETEUR Et demain ? L’avenir de ce métier se situe du côté de la micro-spécialisation, sur un type de métier, voire sur un élément de la fabrication d’un produit (composant élec- tronique par exemple). De nouvelles spécialités apparaissent avec l’importance croissante du développement durable dans l’économie (commerce équitable, achats durables, etc.). Parallèlement, avec la mondialisation des échanges, les évolutions des organisations conduisent les acheteurs à maîtriser de plus en plus les systèmes de production d’autres pays.
  • 40. 40 Repères 1ACHETEUR Rémunération moyenne Diplômes les plus recherchés Diplômes d’écoles de commerce, ou d’écoles d’ingénieurs, masters gestion des achats. Évolution des salaires Source : baromètre des salaires Expectra, 2012. Profils concernés Niveau : minimum bac + 3/4, avec au moins 2 ou 3 ans d’expérience Postes précédents : assistant achats, ingénieur de production, ingénieur R&D, chef de produit technique Maxi 42 900 € Moyenne 37 000 € Mini 32 000 € 2010-2011 2011-2012 +6,7 % +4,5 %
  • 41. 41 2 Ingénieur hygiène, sécurité et environnement À l’affût des nouvelles règles Avec le renforcement des textes réglementaires dans le domaine environ- nemental (ISO 14001, loi sur l’eau, Reach, ICPE…), des normes et des certifi- cations (telles que les certifications HQE et H&E dans le bâtiment), ce métier est de plus en plus recherché, quel que soit le secteur d’activité. Chargé de réaliser des audits afin de vérifier l’impact de l’activité sur l’environnement, l’ingénieur hygiène, sécurité et environnement doit donc être de plus en plus en veille réglementaire et capable de restituer ces nouvelles contraintes à l’ensemble de l’organisation par une bonne communication. Ses missions évoluent vers plus de compétence métier. Et ce, en raison notamment du ren- forcement de normes spécifiques selon les domaines d’activité (construction, chimie, industrie agro-alimentaire). Certaines entreprises sont à la recherche d’ingénieurs parfois hyperspécialisés, en dépollution des sols ou en gestion des déchets par exemple. 2INGÉNIEURHYGIÈNE,SÉCURITÉETENVIRONNEMENT
  • 42. 42 I n g é n i e r i e & I n d u s t r i e s Conseils de pro Corinne THIALLIER-MAUREL, manager à Paris chez Expectra « Le recruteur doit viser un profil de niveau bac + 5 au minimum, l’idée étant de trouver dans le CV du candidat un master QSE s’appuyant sur une première partie de formation industrielle, type BTS chimie. Autrement dit une compétence métier est très appréciée : elle peut être liée à l’expérience, idéalement d’au moins deux ans. C’est cet aspect métier qui fera la différence ! Du côté de la personnalité, il faut veiller à sélectionner des profils très autonomes, capables de gérer une mission de A à Z. Les recruteurs iront trouver les bons candidats dans le même secteur d’activité, ou du côté des sociétés spécialisées ou des cabinets d’audit. Alors que la tendance était plutôt à la sous-traitance il y a quelques années, on assiste aujourd’hui à l’intégration de ce métier dans l’entreprise, ce qui pousse à rechercher des profils spécialisés en fonction de l’activité. » ■ Et demain ? L’évolution de ce métier concerne la capacité à développer la communica- tion et le conseil. En interface avec les clients sur le terrain, mais aussi avec les opérationnels et toutes les instances officielles, l’ingénieur hygiène, sécurité et environnement tend vers le consulting en management environnemental. L’importance croissante des énergies nouvelles devrait renforcer ses missions : conception et implantation de nouvelles formes d’énergies, prévention des risques industriels…
  • 43. 43 Repères 2INGÉNIEURHYGIÈNE,SÉCURITÉETENVIRONNEMENT Rémunération moyenne Diplômes les plus recherchés Diplômes d’écoles d’ingénieurs, d’écoles spécialisées (agriculture, environnement), masters en sciences de l’environnement. Profils concernés Niveau : minimum bac + 5 Postes précédents : ingénieur de production, ingénieur process méthodes, ingénieur qualité Maxi 60 000 € Moyenne 39 000 € Mini 30 000 € Des salaires minimums fortement variables en fonction de l’expérience Sources : fiches métiers Apec, 2013. 5 ans 5 à 10 ans 10 à 15 ans au-delà de 15 ans 30 000 € 35 000 € 45 000 € 60 000 €
  • 44. 44 3 Ingénieur logistique Le garant de l’optimisation des coûts Avec l’éclatement des organisations en plusieurs sites, la complexification des structures d’entreprises, cette fonction devient plus complexe et plus essentielle. L’ingénieur logistique intervient à différents niveaux : approvision- nement, stockage, transport, finance, distribution. Sa tâche principale consiste à optimiser les coûts et les délais en fonction des contraintes de l’entreprise, une mission devenue stratégique en raison de la crise économique. Dans un marché volatil, changements de localisation et relocalisations font désormais partie des nouveaux projets, avec une contribution majeure de la fonction logistique à l’agilité des entreprises par le biais d’études et d’analyses mais également de pilotage opérationnel. Résultat : l’ingénieur logistique assume désormais de plus grandes responsabilités. Considéré comme gestionnaire de premier plan, l’ingénieur logistique voit ses missions varier en fonction du secteur d’activité, de la nature des produits, de l’implantation de l’entreprise. 3INGÉNIEURLOGISTIQUE
  • 45. 45 Conseils de pro Gabriel INTERVERA, manager à Grenoble chez Expectra « L’ingénieur logistique a une connaissance approfondie des métiers de l’entre- prise, compétence à laquelle s’ajoute une vision transverse de la supply chain, et une expérience du terrain qui lui a permis d’appréhender les principales contraintes de la logistique. Le recruteur recherche une capacité à analyser et coordonner les actions de divers services dans une logique d’optimisation des flux, ainsi que des qualités de manager et de communication. La maîtrise de l’an- glais mais aussi des règles fiscales et juridiques du transport est indispensable. Le recruteur pourra trouver les bons profils chez les responsables d’unité de produc- tion ou d’animation d’un des services de la supply chain, comme la planification ou les approvisionnements. Les candidats sont recrutés à bac + 4 minimum avec un diplôme d’école de commerce ou d’ingénieurs, souvent complété par un troi- sième cycle spécialisé en logistique. » ■ 3INGÉNIEURLOGISTIQUE Et demain ? L’ingénieur logistique jouera un rôle vital, dans un monde où les leviers de gains doivent être importants (distribution, transport, achats, personnel, réduc- tion des niveaux de stock et amélioration du processus de commande). Il sera amené à intervenir de plus en plus en amont, au niveau de la R&D, du mar- keting, voire de la vente. Son expertise sera particulièrement appréciée dans le développement de nouveaux produits et il sera également conduit à devoir abaisser les niveaux d’inventaire grâce à une planification en juste temps, ou encore à établir des indicateurs de performance efficaces. Les entreprises seront donc à la recherche de profils capables de prendre du recul et dotés de capaci- tés d’analyse accrues, mais aussi spécialisés dans un segment particulier : appro- visionnement, matières premières, stocks, transports, etc.
  • 46. 46 Repères Rémunération moyenne Diplômes les plus recherchés Diplômes d’écoles d’ingénieurs (spécialisation logistique), ou d’écoles spécialisées en logistique. Le salaire d’un ingénieur logistique évolue en moyenne de 3 % par an. Sources : baromètre des salaires et Guide des métiers en tension (Expectra, 2012). Profils concernés Niveau : minimum bac + 4 Postes précédents : ingénieur production, planificateur, ingénieur supply chain Maxi 43 660 € Moyenne 34 400 € Mini 26 940 € 3INGÉNIEURLOGISTIQUE
  • 47. 47 4 Chef de projet BE/R&D Une fonction de plus en plus multiprojet Responsable d’un projet de recherche et développement de la phase de conception à celle de l’organisation des systèmes de production, le chef de projet BE/R&D assure la gestion technique, administrative et budgétaire. Pièce maîtresse dans l’industrie aéronautique mais aussi dans l’automobile, l’électronique, l’agro-alimentaire et la chimie, il est recruté également par des sociétés d’ingénierie spécialisées dans le conseil en organisation industrielle. Avec l’évolution des systèmes d’information, en raison de l’explosion des tech- nologies numériques, les missions du chef de projet se modifient : obligé de gérer à distance des projets éclatés sur plusieurs sites, il est tenu d’optimiser toujours plus les coûts et de développer une communication pertinente. 4CHEFDEPROJETBE/R&D
  • 48. I n g é n i e r i e & I n d u s t r i e s 48 Conseils de pro Gérard SAN JUAN, manager référent à Cergy-Pontoise chez Expectra « Les profils expérimentés sont prioritaires pour ce métier exi- geant. Les compétences techniques, sans cesse réactualisées, constituent l’autre élément-clé du recrutement, car c’est là-dessus que se joue la crédi- bilité du chef de projet, vis-à-vis des équipes notamment. Les qualités rela- tionnelles sont également déterminantes : en transverse sur plusieurs services, le chef de projet BE/R&D anime régulièrement des équipes. La capacité à résister au stress, notamment eu égard à la contrainte des délais, différencie nettement les candidats. Deux ans d’expérience au moins sont requis pour ce type de postes, avec une préférence claire pour des missions effectuées dans le même secteur d’activité. » ■ Et demain ? Ce métier devrait évoluer vers encore plus de technicité, notamment en termes de maîtrise des normes (sécurité, environnement, etc.) liées à une activité précise. Autre axe de mutation à retenir : les compétences en élec- tricité devraient être particulièrement appréciées dans les années à venir. Et ce dans différents domaines comme le nucléaire, le bâtiment, l’aéronautique, la rénovation d’installations électriques, les projets intégrant les énergies renouvelables… L
  • 49. 49 Repères 4CHEFDEPROJETBE/R&D Rémunération moyenne Diplômes les plus recherchés Diplômes d’écoles d’ingénieurs, d’écoles d’ingénieurs spécialisées, masters spécialisés. Profils concernés Niveau : minimum bac + 5 Postes précédents : ingénieur process/méthodes, ingénieur de production, ingénieur qualité, ingénieur en bureau d’études Maxi 50 700 € Moyenne 42 300 € Mini 30 200 € Sources : baromètre des salaires Expectra, 2012. Une augmentation des salaires moins forte entre 2011 et 2012 qu’entre 2010 et 2011 2010-2011 2011-2012 +9,3 % +5,6 %
  • 50. 50 5 Technicien essais/mesures Une maîtrise des normes à la pointe La mission du technicien essais/mesures est intermédiaire entre le bureau d’études et la fabrication en série. Chargé de valider les essais, il exerce sur différents sites : bancs et pistes d’essais, laboratoires… Sécurité, performance, résistance, sont autant de sujets qu’il maîtrise sur le plan technique, mais aussi normatif, avec un souci d’actualisation constante de ses connaissances. L’évo- lution rapide des normes, l’arrivée de nouvelles technologies (instrumentation, outils informatiques) et la complexification des matériaux rendent ce métier de plus en plus exigeant. La maîtrise d’un outil en particulier est de plus en plus demandée pour ces postes, signe d’une spécialisation croissante en fonction de la formation d’origine (électronique embarquée, mécanique, systèmes de navigation, etc.). Autre raison à cette montée en compétences : le technicien essais/mesures travaille dans des univers de plus en plus réglementés (sécu- rité des sites nucléaires, confidentialité industrielle, impacts sur l’environne- ment…). Référence des opérationnels en amont de la production, il voit sa responsabilité s’accroître dans les organisations. 5TECHNICIENESSAIS/MESURES
  • 51. 51 Conseils de pro Gérard SAN JUAN, manager référent à Cergy-Pontoise chez Expectra « Sur cette fonction, les jeunes diplômés sont plutôt bien accueillis. Les recru- tements sont par ailleurs très variés en termes de diplômes. Parmi les qualifi- cations très appréciées, le DUT mesures physiques, que ce soit avec l’option techniques instrumentales ou physico-chimie. D’autres diplômes signalent de bons candidats : DUT génie mécanique et productique (GMP), BTS industriali- sation des produits mécaniques, BTS assistant technique ingénieur (ATI). Pour ce poste, l’alternance reste une valeur sûre, à condition que la première expé- rience concerne le domaine d’activité de l’entreprise qui recrute : on cherche avant tout un spécialiste, très concentré sur son métier. C’est une fonction très exigeante en termes de formation continue, les candidats doivent donc se montrer curieux, proactifs et férus d’innovation. » ■ Et demain ? Par définition, le métier de technicien essais/mesures est en constante muta- tion, avec l’apparition dans les industries de pointe de matières et composants toujours plus complexes. L’hyperspécialisation (sur une pièce, un composant, etc.) attend les futurs techniciens essais/mesures, qui seront obligés de maîtriser des outils alliant plusieurs technologies. 5TECHNICIENESSAIS/MESURES
  • 52. 52 5TECHNICIENESSAIS/MESURES Repères Rémunération moyenne Diplôme le plus recherché Le DUT mesures physiques Évolution des salaires depuis 2010 : 6 % en moyenne Source : baromètre des salaires Expectra, 2012. Profils concernés Niveau : minimum bac + 2 à bac + 3 Postes précédents : juniors avec stages significatifs Maxi 30 400 € Moyenne 28 800 € Mini 22 700 €
  • 53. 53 Chef de projet énergies nouvelles éolien solaire biomasse biogaz Expert bilan carbone ACV DPE SMeD TPM KaiZeN 5S lean manufacturing JiT Àl’avenir, deux axes ma- jeurs devraient modeler la physionomie des métiers de l’ingénierie et de l’indus- trie : l’essor des probléma- tiques environnementales et la contrainte de rentabi- lité. Comment produire de façon optimale, en termes de qualité, de respect de l’environnement, de coûts ? Avec la hausse du prix des matières premières, l’augmentation du nombre de normes et l’importance croissante du principe de précaution, ce type d’interrogations stratégiques suppose l’intégration de nou- velles compétences dans les organisations. Des profils pointus, mais capables de polyvalence, car obligatoirement en lien avec les autres services de l’entreprise. Chef de projet énergies nouvelles Impossible d’évoquer ces nouvelles compétences sans souligner l’émer- gence du métier de chef de projet énergies nouvelles (éolien, solaire, biomasse ou biogaz). Recherché par des entreprises de taille très variable, ce nouveau chef de projet évoluera au sein des secteurs de la production d’énergie, de l’équipement industriel, de l’immobilier et de la construction. Prospecter, organiser les projets de la construction à l’exploitation, développer l’expertise de l’entreprise sur l’une de ces énergies sont ses principales missions. Les profils les plus adaptés pour cette fonction sont avant tout des ingénieurs habitués à la gestion de projet, forts de bonnes compétences en urbanisme. Expert bilan carbone Dans la même tendance liée à la prise en compte des enjeux environnemen- taux, le métier d’expert bilan carbone commence à trouver sa place dans les entreprises. Spécialiste des bilans énergétiques, il analyse l’impact environne- mental des activités et sensibilise aux problématiques climatiques. Le diplôme requis est celui d’ingénieur généraliste avec une orientation environnement, énergie ou thermique, les profils les plus appréciés maîtrisent les outils d’ACV (analyse des cycles de vie) et de DPE (diagnostic de performance énergétique). D’autres métiers émergents
  • 54. I n g é n i e r i e & I n d u s t r i e s 54 Spécialiste du lean manufacturing À noter également, le renforcement des spécialistes en optimisation des coûts ou spécialistes du lean manufacturing, optimisateurs de la productivité à tous les échelons de l’entreprise. Capables de définir les axes de progrès, y compris dans le management, ces profils maîtrisent impérativement les différents outils du lean manufacturing tels que TPM, KaiZeN, KaNBaN, 5S, SMeD, HOSHiN, JiT, etc. Un poste de plus en plus apprécié dans les entre- prises de taille intermédiaire, soucieuses d’améliorer leurs pratiques, en pro- duction comme en management.
  • 55. 55 PARTIE II Informations pratiques ■ Syntec Ingénierie 3, rue Léon-Bonnat - 75016 Paris - Tél. : 01 44 30 49 60 www.syntec-ingenierie.fr ■ Fédération CINOV 4, avenue du Recteur-Poincaré - 75782 Paris Cedex 16 Tél. : 01 44 30 49 30 www.cinov.fr ■ LEEM (Les entreprises du médicament) 88, rue de la Faisanderie - 75116 Paris - Tél. : 01 45 03 88 88 www.leem.org ■ UIC (Union des industries chimiques) ■ Le Diamant A 14, rue de la République - 92800 Puteaux - Tél. : 01 46 53 11 00 www.uic.fr www.lesmetiersdelachimie.com/fr ■ GIFAS (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) 8, rue Galilée - 75016 Paris - Tél. : 01 44 43 17 00 www.gifas.asso.fr ■ IESF (Ingénieurs et scientifiques de France) 7, rue Lamennais - 75008 Paris - Tél. : 01 44 13 66 88 www.cnisf.org
  • 56. FINANCECOMPTABILITÉ&
  • 57. 57 Comptable unique Contrôleur de gestion sociale Credit manager Actuaire Fiscaliste Risk manager Auditeur comptable et financier Comptable fournisseurs Gestionnaire d’assurances Responsable/chargé de recouvrement Consolideur Contrôleur de gestion industriel Responsable de la trésorerie Comptable trésorerie Comptable clients PARTIEIII Comptabilité & Finance
  • 58. C o m p t a b i l i t é & F i n a n c e 58 Un marché de l’emploi contrasté D’une façon générale, la situation de l’emploi de la filière comptabilité et finance est incertaine. Entre le dernier trimestre 2011 et le dernier trimestre 2012, le nombre d’offres à destination des cadres dans la filière a certes augmenté de 24 %, mais ce score intéressant est à nuancer avec les prévi- sions de recrutement pour 2013 : les embauches de cadres dans la finance et la comptabilité subiraient une baisse de 9 % à 21 % sur l’année, positionnant ainsi le secteur au dernier rang de ceux qui recrutent, au même niveau que la filière RH et juridique. Cette morosité s’explique en grande par- tie par l’impact de la crise sur le secteur : les métiers sont désormais soumis à plus de contrôle et de suivi. Autre facteur de fragilisation : l’internationalisation des organisations, synonyme d’éparpillement des sites, qui oblige les profils à s’adapter rapidement à l’évolution des normes internationales. Maîtriser l’optimisation des coûts Les métiers de la comptabilité restent parmi les fonctions essentielles au fonctionnement des entreprises. Mettant en avant la nécessité de recruter avant tout pour remplacer les nombreux départs à la retraite, celles-ci ont actuellement besoin de profils comptables qui les aident dans la recherche d’une optimisation toujours plus importante des coûts, et ce à tous les niveaux de l’organisation (business, gestion sociale, gestion environnementale). En 2012, d’importants volumes de recrutement en comptabilité et au niveau du contrôle de gestion ont été observés. Les actuaires toujours très prisés À côté des consolideurs et des trésoriers, toujours assez en pénurie sur le mar- ché de l’emploi, deux fonctions restent extrêmement recherchées : les actuaires et les experts-comptables, fonctions dont le niveau d’exigence ne cesse d’aug- menter. Les entreprises sont aujourd’hui particulièrement friandes de profils pluridisciplinaires, conjuguant expertise en comptabilité-finance et nouvelles compétences plus spécifiques : connaissances en droit du travail, expertise en nouvelles technologies et systèmes d’information, maîtrise des techniques de Les embauches de cadres dans la finance et la comptabilité subiraient une baisse de 9 % à 21 %.
  • 59. 59 PARTIE III marketing. Pour l’actuariat par exemple, « on constate un déplacement du cœur de métier : de l’actuariat de la conception technique des produits (tarification, calcul des réserves) vers l’étude des résultats de l’entreprise (prévision de résul- tats, optimisation de la gestion, des provisions et des actifs) aussi bien dans une perspective de conseil auprès de la direction générale que d’organisation », souligne l’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance. Les postes strictement financiers sont de plus en plus concernés par la nécessité d’avoir une vision globale de l’organisation, afin de s’adapter aux fluctuations de la stratégie. La notion de risque va désormais de pair avec celle de rentabilité, et l’on exige de nouvelles compétences humaines pour ces métiers : anticipation et vision de long terme, faculté de convaincre, leadership, bilinguisme. Nouvelles normes et automatisation Multiplication des appels d’offres, publication des comptes plusieurs fois par an, maîtrise des normes internationales, généralisation des contrôles et des audits, fusions et concentrations… autant de facteurs qui accroissent l’im- portance de la gestion d’informations, et impactent les compétences recher- chées. Avec l’automatisation de certaines tâches (dématérialisation des flux comptables), les directions attendent désormais des postes en comptabilité et en finance une valeur ajoutée liée à l’analyse des données, tendant à rappro- cher le métier de comptable et celui de contrôleur de gestion. La diminution des coûts liés à la fonction comptable elle-même incite aussi à toujours plus collaborer avec la fonction RH et à porter une attention particulière à la com- munication interne, sur les processus comptables et financiers. Les formations du secteur À repérer en priorité : les diplômés des écoles spécialisées préparant aux diplômes comptables (DCG, DSCG et DEC), comme l’ISEG, l’INTEC, l’ESCG, l’ENC. Autrement, les écoles de commerce et de gestion, ainsi que les écoles d’ingénieurs proposant des spécialisations en finance délivrent des formations de qualité. Les masters spécialisés des grandes écoles et universités – ENSI, Paris IX-Dauphine, IGR (Rennes), Lyon 2 – constituent aussi un vivier intéressant.
  • 60. 60 Patrick BOISSELIER, directeur du CNAM-Intec (Institut du département comptabilité, contrôle, audit de l’École management et société) Un secteur qui embauche à tous les niveaux Si le secteur de la finance est évidemment concerné par la crise, les fonctions autour de la comptabilité sont des professions qui continuent à embaucher, à tous les niveaux. Les entreprises ont toujours besoin de comp- tables, de contrôleurs de gestion, de directeurs financiers, etc. Et ce d’autant que ces métiers touchent à des domaines de plus en plus difficiles à maîtriser, comme la fis- calité. Le secteur est enfin très concerné par les départs massifs à la retraite. L’apparition de nouvelles spécialités Les entreprises automatisent de plus en plus les écritures comptables, ce qui conduit la filière à recruter de moins en moins en dessous du niveau licence, moins de bacheliers professionnels. En raison de la complexification de certains domaines, on voit apparaître de nouvelles spécialités telles que la comptabilité de la paie, la comptabilité des associations ou la gestion des portefeuilles clients. La consolidation ou encore les normes internationales prennent aussi de plus en plus d’importance. Des compétences logicielles Les métiers de la comptabilité sont concernés depuis quelques années par la maîtrise de logiciels spécifiques, à laquelle s’ajoute parfois une qualification dans les ERP. La maîtrise des normes internationales ne concerne que les très grands groupes cotés. Comptables, contrôleurs de gestion, directeurs financiers… Consolidation, normes internationales… L’œil de l’expert
  • 61. 61 PARTIE III 5 métiers passés au crible Les métiers les plus en mutation dans la filière comptabilité et finance sont ceux qui intègrent des missions nouvelles traditionnellement réservées à d’autres fonctions. Au-delà des métiers choisis pour les focus, certaines fonc- tions se distinguent par l’augmentation importante des rémunérations entre 2011 et 2012 (l’auditeur comptable et financier par exemple). La crise écono- mique aidant, certains métiers voient leur importance renforcée au sein des organisations, notamment dans les fonctions de reporting (consolideur, tré- sorerie) et de gestion des risques (chargé de recouvrement, credit manager), l’objectif étant d’assurer toujours plus la pérennité de l’entreprise. Les gestion- naires d’assurance sont également dans une bonne dynamique, représentant plus de 20 % des recrutements dans le secteur en 2012. ■ Auditeur comptable et financier ■ Comptable clients ■ Comptable fournisseurs ■ Comptable trésorerie ■ Contrôleur de gestion industriel ■ Fiscaliste ■ Gestionnaire d’assurance ■ Responsable/chargé de recouvrement ■ Responsable de la trésorerie ■ Risk manager Actuaire « Un spécialiste des chiffres très recherché » p. 74 Credit manager « L’optimisation comme maître mot » p. 71 Consolideur « Un spécialiste du reporting de pointe » p. 68 Contrôleur de gestion sociale « Anticiper les situations sociales » p. 65 Comptable unique « Un polyvalent de plus en plus en pointe » p. 62 FILIÈRECOMPTABILITÉ&FINANCE
  • 62. 62 1 Comptable unique Un polyvalent de plus en plus en pointe Le comptable unique concentre toutes les activités comptabilité et finance d’une petite structure. De ce fait, il peut être amené à endosser également des fonctions RH : préparation de la paie, déclarations sociales, contrats. Concrè- tement, il supervise les états financiers de la structure, l’application des normes comptables et veille à la fiabilité des données qu’il recueille. Contraint d’inté- grer dans son quotidien les nouvelles technologies, le comptable unique est de plus en plus concerné par la gestion électronique des documents (dématé- rialisation). Dans le cas de petites structures avec filiales, sa mission consistera aussi à suivre la comptabilité des diverses entités et à consolider les différents comptes. Ses missions sont actuellement directement impactées par l’évolu- tion accélérée des normes internationales, incontournables dans des organisa- tions de plus en plus mondialisées : la communication des résultats, la gestion des paies, ont changé de dimension. Comme il travaille seul, la dématéria- lisation, l’EDI, le développement des SI ou l’implémentation d’un ERP ne le concernent encore néanmoins qu’à la marge. 1COMPTABLEUNIQUE
  • 63. 63 1COMPTABLEUNIQUE Conseils de pro Caroline CARON, manager référent à Paris chez Expectra « Étant donné le périmètre de ses responsabilités, le comptable unique doit être expérimenté. Recruté avec au moins sept ans d’expérience, il se distingue par sa grande autonomie, et par- fois par sa capacité à travailler de façon isolée. Son relationnel et son savoir- être, accompagnés de son expertise, sont déterminants, car il est le garant des états financiers de l’entreprise. Idéalement, il aura précédemment occupé un poste de comptable général ou d’adjoint au chef comptable d’une entreprise plus importante, ou sera issu d’un cabinet d’expertise comptable. Quand il n’est pas diplômé au minimum à bac + 5 (expertise comptable), le candidat peut être titulaire d’un BTS complété avec une partie des UV du DESCF. À l’inverse de ses homologues de la gestion et de la finance au sein des grands groupes, le comptable unique n’est pas confronté à l’organisation en CSP (centres de services partagés). » ■ Et demain ? Malgré une connotation de métier moins attractif, le comptable unique est toujours essentiel aux petites entreprises, en particulier dans le contexte fran- çais, où les PME et TPE sont nombreuses. Les recrutements à ce poste de fonc- tion stratégique supposent une grande anticipation, notamment à l’heure où les départs à la retraite se multiplient. Avec la pression renforcée sur la gestion des coûts, le métier exigera des compétences complémentaires en analyse, afin d’aider l’organisation à dépasser les situations de crise en s’adaptant rapi- dement aux nouvelles donnes.
  • 64. 64 Repères 1COMPTABLEUNIQUE Rémunération moyenne Diplômes les plus recherchés Diplôme d’expert-comptable, DSCG (diplôme supérieur de comptabilité et de gestion). Des écarts de salaires entre Paris et la province Plus de 8 000 € d’écart de salaire annuel entre Paris et la province, soit 21,6 %. Sources : baromètre des salaires Expectra, 2012. Profils concernés Niveau : minimum bac + 5, avec au moins 7 à 10 ans d’expérience Postes précédents : adjoint au chef-comptable, expert-comptable en cabinet Maxi 38 800 € Moyenne 33 800 € Mini 24 000 € Évolution des salaires 2009 2010 2011 2012 +7,6 % stable
  • 65. 65 2 Contrôleur de gestion sociale Anticiper les situations sociales Le contrôleur de gestion sociale est à la croisée des chemins entre la finance et la fonction RH. Sa mission : assimiler les données chiffrées liées au social afin de construire des études et de préparer des documents contractuels (bilan social, documents pour les négociations annuelles obligatoires). En lien perma- nent avec la stratégie, il est rattaché aux services RH, le plus souvent dans une entreprise multi-sites ou multi-activités. Au quotidien, il est en relation avec le terrain via les opérationnels pour aller chercher l’information, mais aussi avec la direction générale ou la DRH. Il n’est généralement pas amené à manager. Sa mission consiste de plus en plus à anticiper les situations sociales (GPEC, PSE…), liées au contexte de crise économique. Concernée également par la tendance actuelle à l’optimisation, cette fonction est soumise à de nouvelles exigences : analyse de plus en plus fine de la masse salariale, élaboration du volet social rendu obligatoire dans le bilan annuel des sociétés cotées, etc. 2CONTRÔLEURDEGESTIONSOCIALE
  • 66. 66 Conseils de pro David BLONDEL, manager référent à Paris chez Expectra « Comme tout contrôleur de gestion, le candidat aura une bonne capacité d’analyse et de synthèse, complétée par la maîtrise des outils (SIRH, bases de données) et la faculté à mettre en cohérence des chiffres avec les problématiques de l’entreprise. Ses connaissances en finance, mais aussi a minima en RH (fonctionnement de la paie), sont indispensables. Doté d’un relationnel facile, il associe un goût des chiffres à une sensibilité pour les enjeux humains. Issu du contrôle de gestion ou des fonctions RH (responsable recrutement par exemple), le candidat jus- tifie au moins d’une première expérience. Certaines entreprises – les grands groupes en particulier – seront à la recherche de profils hyperspécialisés, en rémunération par exemple ou en avantages sociaux (« Comp & Ben »). Le bon candidat est diplômé au minimum d’un bac + 4, d’une école de commerce avec option finance ou contrôle de gestion, ou d’un master RH. » ■ Et demain ? Métier qui prend de plus en plus d’ampleur dans les organisations, le contrô- leur de gestion sociale sera de plus en plus autonome. Il interviendra dans le cadre d’études ou d’analyses stratégiques pour les directions (simulations, projections). Son expertise sociale sera particulièrement appréciée en appui des réorganisations structurelles. Il lui faudra donc faire preuve d’une grande souplesse entre une vision très opérationnelle auprès des responsables RH et une vision à plus long terme auprès de la direction pour mesurer les impacts sociaux, qui nécessite de prendre suffisamment de recul. C o m p t a b i l i t é & F i n a n c e
  • 67. 67 Repères 2CONTRÔLEURDEGESTIONSOCIALE Rémunération moyenne Diplômes les plus recherchés Diplômes d’écoles de commerce option finance, masters RH. Évolution des salaires entre 2011 et 2012 : +3,2 % Source : baromètre des salaires Expectra, 2012. Profils concernés Niveau : minimum bac + 4 ou bac + 5 Postes précédents : contrôleur de gestion, responsable RH Maxi 46 100 € Moyenne 39 100 € Mini 32 000 €
  • 68. 68 3 Consolideur Un spécialiste du reporting de pointe En quelques années, le métier du responsable consolidation s’est litté- ralement transformé. Surplus d’activité, développement informatique… aujourd’hui, il remplit souvent des missions de reporting ; il récupère chaque mois les données en interne et les intègre dans des logiciels spécialisés. Les tâches à accomplir se sont par la même occasion considérablement élargies. Savoir paramétrer le logiciel de données constitue la première réalité dans ce métier. Toute l’analyse s’appuiera sur les chiffres intégrés dans l’ordinateur. Le service consolidation des entreprises devient donc un lieu à la pointe de l’évolution informatique. Et pour faire le lien entre toutes les entreprises du groupe, installées dans plusieurs pays, la maîtrise de l’anglais est désormais indispensable. Aujourd’hui, les sociétés cotées en Bourse doivent produire des comptes répondant aux normes IFRS (International Financial Reporting Standards). Les spécialistes de la finance, de l’écriture comptable, des nou- velles normes et de l’analyse des résultats sont donc activement recherchés. 3CONSOLIDEUR
  • 69. 69 Et demain ? Très recherché par les grosses structures, à l’heure où leur organisation se complexifie et s’internationalise, le métier a encore de beaux jours devant lui. Les évolutions technologiques (informatiques notamment) ainsi que celles des normes obligent à une importante actualisation des connaissances. L’accéléra- tion de la fréquence des demandes de reporting devrait impacter également le quotidien du consolideur. Conseils de pro Caroline CARON, manager référent à Paris chez Expectra « Qualification émergente, renforcée par l’organisation des entreprises en filiales, le métier de consolideur est aujourd’hui en pénurie sur le marché de l’emploi. Très lié au développement des entreprises à l’international, le consolideur se doit d’être parfaitement bilingue. L’employeur attend de lui une très grande rigueur, voire de la minutie, et une connaissance à la pointe des normes internationales (US-GAAP, IFRS). Maîtrisant parfaitement les ERP, de type Magnitude (logiciel souvent indispensable, car présent dans la plupart des grands groupes). Familier des tableaux de reporting, il doit être curieux, car il pratique au quotidien la recherche d’informations. Idéalement diplômé au moins à bac + 5 (type master 2 en audit et finance, DESCF) ou bac + 4 (MSG), le bon candidat aura auparavant occupé, durant cinq ans au minimum, des postes plus généraux, en contrôle de gestion et/ou en cabinet d’audit. À moyen terme, le consolideur peut évoluer sur un poste de RAF ou de DA. » ■ 3CONSOLIDEUR
  • 70. 70 Repères 3CONSOLIDEUR Rémunération moyenne Diplômes les plus recherchés Diplôme d’expert-comptable, diplômes d’école de commerce option finance internationale. Évolution des salaires Entre 2011 et 2012, les consolideurs avec plus de 6 ans d’expérience sont les seuls à avoir vu leur rémunération revue à la hausse. Sources : études externes. Profils concernés Niveau : minimum bac + 5 à bac + 8, avec au moins 5 ans d’expérience Postes précédents : responsable comptable, responsable financier, responsable reporting, auditeur comptable, analyste/contrôleur financier, contrôleur de gestion 50 000 €
  • 71. 71 4 Credit manager L’optimisation comme maître mot En lien avec tous les services de l’entreprise, le credit manager a un rôle crucial. Chargé du risque client, il est tenu de gérer toutes les créances et d’an- ticiper les situations de trésorerie liées aux entrées d’argent. À un poste stra- tégique pour les entreprises au portefeuille de clients important, il est attendu notamment sur la réduction du DSO (Days Sales Outstanding) ou délai moyen de paiement. L’optimisation du BFR (besoin en fonds de roulement) fait éga- lement de plus en plus partie de ses missions. Au quotidien, le credit manager développe ses talents de négociateur avec les entreprises clientes et il est à l’aise dans la gestion d’éventuels contentieux. La crise financière, en augmen- tant le risque de défaillance des entreprises, a contribué à renforcer son rôle et ses missions et à élargir le périmètre de sa fonction. Il n’est plus simplement en charge de la gestion des risques financiers mais aussi de la gestion des risques opérationnels. 4CREDITMANAGER
  • 72. 72 Conseils de pro David BLONDEL, manager référent à Paris chez Expectra « Le futur credit manager doit absolument posséder de solides bases comp- tables, mais aussi de bonnes compétences juridiques, puisqu’il collabore au montage des dossiers de contentieux. Un bon candidat se distinguera par sa pédagogie, soit en interne vis-à-vis des commerciaux, soit vis-à-vis des gros clients, dans l’explicitation des règlements qui les concernent. Le credit mana- ger doit enfin savoir résister au stress. Suivant la dimension de l’entreprise, son organisation ou sa typologie de clients, des compétences managériales peuvent être requises pour l’encadrement d’équipes d’analystes crédit ou de recouvrement. Les viviers de recrutement pour cette fonction sont les postes de comptabilité clients, de trésorerie, de recouvrement, de contrôle de ges- tion ou encore les postes juridiques. On exige généralement un minimum de huit ans d’expérience, avec à la base un cursus comptable de type BTS CGO ou DCG ou bien un master en finance. » ■ Et demain ? Le périmètre d’action du credit manager ne devrait pas cesser de s’élargir, avec une prise en compte des risques opérationnels en plus des risques finan- ciers. En lien plus étroit avec les commerciaux, le credit manager de demain recourt constamment au scoring interne. Autre évolution à surveiller : la fonc- tion pourrait être amenée à accompagner les commerciaux pour une partici- pation active aux négociations financières, devenant ainsi plus visible et en frontal avec les clients. C o m p t a b i l i t é & F i n a n c e
  • 73. 73 Repères 4CREDITMANAGER Rémunération moyenne Diplômes les plus recherchés Masters finance/comptabilité/gestion, diplômes d’écoles de commerce, diplômes comptables. Augmentation du pourcentage de credit managers ayant eu une expérience à l’étranger Sources : baromètre des salaires Expectra, 2012/Association française des credit managers [AFDCC]. Profils concernés Niveau : minimum bac + 3 à bac + 5, avec au moins 8 ans d’expérience Postes précédents : assistant crédit, credit manager junior, contrôleur de gestion, comptable, responsable de la comptabilité clients, assistant trésorier, analyste de crédit, chargé de recouvrement Maxi 48 000 € Moyenne 38 470 € Mini 27 330 € 2008 2012 10 % 14 %
  • 74. 74 5 Actuaire Un spécialiste des chiffres très recherché L’actuaire occupe une fonction très technique, basée sur l’utilisation quo- tidienne de données chiffrées. Souvent présent dans les grands groupes, il dépend soit de la direction financière, soit de la direction opérationnelle. Les entreprises étant tenues de mesurer avec finesse leur exposition aux risques financiers, son rôle se révèle de plus en plus stratégique et déterminant : c’est lui qui évalue les risques liés à l’activité et à la gestion, et qui réalise des ana- lyses financières sur la valeur économique des entreprises clientes. Ce qui suppose également une connaissance de plus en plus fine de la conjoncture économique générale et sectorielle. Autre évolution à souligner, l’importance d’un travail collaboratif, rendu indispensable face à des entreprises mondiali- sées : l’actuaire se retrouve de plus en plus à la tête de « pôles actuariels », où il doit assurer un rôle de manager auprès d’assistants et de statisticiens, et travailler en mode projet. 5ACTUAIRE
  • 75. 75 5ACTUAIRE Conseils de pro Sandrine ROBIN, manager référent à Paris chez Expectra « Le métier d’actuaire est extrêmement pointu et exigeant. Évoluant au sein d’un petit monde fonctionnant en réseau, les actuaires sont généralement recrutés par des cabinets très spé- cialisés. Avant d’occuper son poste, le candidat aura généralement été chargé d’études actuarielles, avec à la base une formation bac + 5 en mathématiques au minimum, parfois en économie. Certains opérationnels confirmés, ayant une appétence pour les chiffres, peuvent également faire de bons candidats. Pragmatique et discret, l’actuaire doit savoir bien communiquer : il est en effet amené à aller chercher l’information auprès des opérationnels. Être détenteur du diplôme d’actuaire est une valeur sûre, très prisée, sur une fonction qui demeure en pénurie étant donné son niveau d’exigence. » ■ Et demain ? Métier d’avenir, sans nul doute, la fonction d’actuaire exigera demain une capacité encore plus grande à s’adapter rapidement, les offres proposées sur le marché des assurances étant de plus en plus nombreuses, et évoluant à un rythme très rapide. Les actuaires devraient tendre à une position d’expertise (calcul, tarification) vers des missions plus généralistes, consistant à apprécier et quantifier le risque.
  • 76. 76 5ACTUAIRE Repères Rémunération moyenne Diplômes les plus recherchés Diplôme d’actuaire (reconnu par l’Institut des actuaires) Part des plus de 55 ans chez les actuaires et niveau d’études des actuaires salariés d’entreprises d’assurance Les 55 ans et plus représentent environ 9,4 % des actuaires. Les actuaires salariés des entreprises d’assurance ont pour 55,4 % d’entre eux un niveau de diplôme supérieur ou égal à bac + 5. Source : enquête métier de l’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance, 2012/Expectra [S. Robin]. Profils concernés Niveau : minimum bac + 5 Postes précédents : chargé d’études actuarielles, pilotage comptable Maxi 70 000 € Moyenne 45 000 € Mini 35 000 € + de 55 ans Ensemble des actuaires 9,4 % - de 55 ans Actuaires salariés d’entreprises d’assurance 55,4 % autres bac + 5 minimum
  • 77. 77 normes IFRS veille normative Responsable normes et doctrine comptables analyse financière ISR sociétés de gestion Directeur certification qualité contrôle conseil prévention Les nouveaux métiers de la filière comptabilité et finance doivent s’appréhen- der selon plusieurs axes : disparition des frontières entre métiers traditionnels, orientation des missions vers le conseil, évolution des normes et de leur ampleur, avec notamment l’intégra- tion des questions sociales et environnementales. La prévention et la prise de risque vont concerner de plus en plus toutes les fonctions financières et comptables, et conduire à l’émergence de nouveaux métiers. Responsables normes et doctrine comptables Au premier rang des métiers les plus actuels, le responsable normes et doctrine comptables, qui est en quelque sorte le garant de la transposition des normes comptables applicables à l’activité de l’organisation et de leur formalisation en schémas opérationnels. Depuis l’adoption des normes IFRS en 2005, cette fonc- tion a profondément évolué et gagné en importance dans les entreprises. Chargé d’une veille normative intensive et évoluant généralement dans des grands groupes, le responsable normes et doctrine comptables doit également assurer un rôle de pilotage des différentes entités comptables sur le terrain. Sa fonction est déterminante en cas d’intégration de filiales ou de décentralisation d’activités. Analyste financier ISR Autre fonction à signaler comme émergente, très attractive auprès des jeunes, l’analyse financière ISR (investissement socialement responsable) : elle consiste à passer au crible la politique environnementale, sociale et de gouvernance afin de déterminer le niveau d’implication de l’entreprise face aux enjeux du développe- ment durable. Ce métier de niche doit son expansion récente à la multiplication et à la diversification des fonds ISR créés par les sociétés de gestion. Les besoins sur ce type de postes se font également sentir au sein des bureaux d’analyse financière. Cette fonction accueille des profils financiers, mais pas seulement : l’expérience métier est bienvenue en complément, et il n’est pas rare de voir des ingénieurs spécialisés à ces postes, en particulier dans le domaine de l’environnement. D’autres métiers émergents
  • 78. 78 Directeur certification qualité À garder en ligne de mire également, le métier de directeur certification qua- lité, dont la mission est d’assurer la conformité des établissements financiers. Cette fonction est encore amenée à évoluer, avec la modification constante des normes et des règlements, notamment sur les activités bancaires et finan- cières. Contrôle, conseil, prévention, le directeur certification qualité veille à intégrer dans la culture de l’entreprise le respect de la conformité, en gardant une véritable indépendance vis-à-vis des opérationnels. C o m p t a b i l i t é & F i n a n c e
  • 79. 79 PARTIE III Informations pratiques ■ Conseil national de la comptabilité (CNC) 139, rue de Bercy - 75012 Paris www.cnc.bercy.gouv.fr ■ Centre des professions financières (CPF) 20, rue de l’Arcade - 75008 Paris www.professionsfinancieres.com ■ Ordre des experts-comptables 19, rue Cognacq-Jay - 75341 Paris Cedex 07 www.experts-comptables.fr ■ Institut français des experts-comptables (IFEC) 139, rue du Faubourg-Saint-Honoré - 75008 Paris www.ifec.fr ■ International accounting standards board (IASB) IFRS Foundation/IASB 30 Cannon Street - London EC4M 6XH Royaume-Uni www.ifrs.org
  • 80. MARKETINGCOMMERCIAL&
  • 81. 81 Commercial & Marketing PARTIEIV Webplanner-Traffic manager Technico-commercial Infographiste Chef de produit marketing Chef de publicité Négociateur foncier Responsable administration des ventes Responsable de la communication de crise Chargé d’études marketing Chargé de communication Traffic Manager Responsable marketing digital Community Manager Ingénieur commercial Chargé d’affaires
  • 82. 82 C o m m e r c i a l & M a r k e t i n g Une valeur sûre sur le marché de l’emploi Voilà comment on pourrait qualifier les fonctions commerciales et marketing, qui, même dans un contexte économique fragile, demeurent attractives et pour- voyeuses d’opportunités. En 2013, pas moins de deux recrutements de cadres sur dix devraient se réaliser dans cette catégorie de métiers. Une perspective à situer dans la continuité de l’année 2012, où l’embauche de cadres commerciaux est restée très active, en légère augmentation par rapport à 2011 (+ 1,5 %). La révolution digitale L’essor d’Internet et des technologies associées au Web conduit au dynamisme particulier du secteur de l’e-commerce, grand consommateur de profils commer- ciaux et marketing. Cette activité est responsable aux deux tiers du poids impor- tant de tous les business liés au Web dans le PIB français (3,7 % en 2010). D’ici à 2015, la contribu- tion d’Internet au PIB devrait d’ailleurs augmenter de 13 % par an, assurant de belles perspectives pour l’e-commerce, en particulier dans les fonc- tions commerciales et marketing. Sur le front des métiers à proprement parler, on observe une tendance au rapprochement entre les fonctions marketing et com- merciales, les sphères d’influence étant de plus en plus perméables à de nouvelles missions, en lien avec une vision globale de l’entreprise et de ses activités. Du côté du marketing, on assiste à une véritable révolution des métiers avec l’essor des technologies digitales, en particulier dans la gestion de la relation client. Dans un souci constant de rationalisation, le développement et la fidéli- sation des clients demeurent la priorité des entreprises. Les fonctions marketing se concentrent donc de plus en plus sur les usages et comportements des clients ou utilisateurs, en s’appuyant sur des outils de CRM de plus en plus performants, visant ainsi un rapprochement toujours plus fort entre les clients et la marque. En amont de la commercialisation Sur le fond, cette tendance se traduit par une volonté d’uniformiser et d’har- moniser les messages, dans toute la déclinaison plurimédia de la promotion de la D’ici à 2015, la contribution d’Internet au PIB devrait augmenter de 13 % par an.
  • 83. 83 PARTIE IV marque. D’où la nécessité d’avoir à ces postes des profils maîtrisant l’ensemble de la chaîne produit, capables de communiquer avec les différents services de l’entre- prise et d’intervenir de plus en plus en amont de la commercialisation. De manière générale, les métiers traditionnels du marketing se « digitalisent », intégrant dans la réflexion quotidienne, et donc dans la définition des postes, des attentes spéci- fiques liées aux nouveaux médias. En définitive, les fonctions marketing devraient continuer à développer leur expertise dans plusieurs domaines : le digital et ses dimensions relationnelles, la relation client, la prospective et l’innovation, la res- ponsabilité sociale de l’entreprise (RSE), la mise en cohérence stratégique. Fidéliser sur le long terme Quant aux fonctions commerciales, elles font l’objet de nouvelles attentes du côté des recruteurs. Ceux-ci sont à la recherche de profils très motivés, capables d’aller chercher de nouveaux marchés, de convaincre de nouveaux clients tout en étant champions de la fidélisation sur le long terme. L’impact d’Internet se traduit également dans les métiers com- merciaux, confrontés à des clients de plus en plus informés. Une tendance qui présente deux conséquences : l’obligation de déve- lopper et d’intégrer à ces fonctions l’aspect conseil de la mission, mais aussi d’exiger des candidats à ces postes une approche suffisamment pointue dans l’analyse des comportements et des attentes des clients. L’accompagnement prend donc une place de plus en plus importante dans les fonctions commerciales. Face à la complexification des produits, les profils attendus sont également tenus de posséder une excellente connaissance de la chaîne de production et des marchés sur lesquels se positionne l’entreprise. Les formations du secteur Si les écoles de commerce restent la référence pour ces métiers (masters spécialisés marketing, DEESMA, DEESMI), les écoles spécialisées dans les métiers de l’Internet, qui se multiplient, fournissent des candidats de bon niveau et à la pointe sur le digital (EEMI, Sup’Internet, ESCEN, SupdeWeb, Bachelor TEM, etc.). À repérer également, les profils issus d’écoles d’ingé- nieurs ayant suivi une option marketing. Des clients de plus en plus informés.
  • 84. 84 Raphaël FÉTIQUE, directeur associé de Converteo, professeur à HEC Paris en e-commerce et coauteur de l’ouvrage Le Web Marketing (Dunod, 2011). Un secteur en demande Tous les métiers en lien avec le Web font l’objet d’une demande très impor- tante. Les entreprises connaissent peu le digital et sont à la recherche d’employés capables d’apporter un véritable savoir-faire. Dans le marketing, le digital s’est intégré à tous les niveaux. Les postes créés sont souvent orientés digital ou CRM. L’heure est à la spécialisation et au Web Les commerciaux font face à des clients de plus en plus informés, ils interviennent souvent en aval des affaires. La tendance est donc pour eux de revenir à une fonction de consultants spécialisés, capables d’analyser des besoins de plus en plus compliqués. Du côté du marketing, les métiers sont plus tournés vers les chiffres, la gestion de données, rendue moins coûteuse et plus accessible avec l’omniprésence du Web, formidable pourvoyeur d’informations. Les métiers du digital se spécialisent car ils appar- tiennent à des services de plus en plus structurés. Les entreprises sont à la recherche de profils de plus en plus pointus, dotés de véritables savoir-faire. Des profils littéraires aux profils scientifiques On assiste à l’augmentation, sur les postes de marketing, de profils com- patibles avec les mathématiques, alors qu’au- paravant la fonction était très ouverte aux littéraires ou aux profils issus de la communica- tion par exemple. Par ailleurs, les étudiants se positionnent souvent trop tardivement sur les métiers du digital pour avoir de véritables compétences opérationnelles, alors que les entreprises cherchent des personnes expérimentées. Le recrutement par débauchage peut dès lors coûter très cher aux sociétés. La gestion de données est rendue moins coûteuse et plus accessible avec l’omniprésence du Web. Les étudiants se positionnent souvent trop tardivement sur les métiers du digital. L’œil de l’expert
  • 85. 85 PARTIE IV 5 métiers passés au crible Massivement concernées par la révolution du Web et des technologies digi- tales, les fonctions commerciales et marketing sont dans l’ensemble sujettes à de profondes mutations. Se distinguent cependant du lot tous les métiers du marketing opérationnel : relation client, optimisation des coûts et capta- tion des flux de clientèle sur Internet, communication, fidélisation. Au-delà des métiers passés au crible dans les pages qui suivent, d’autres sont remarquables par leur progression récente en termes de rémunération (+ 7,1 % entre 2011 et 2012 pour les technico-commerciaux, + 2 % pour les responsables adminis- tration des ventes). ■ Chargé d’études marketing ■ Chargé de communication ■ Chef de produit marketing ■ Chef de publicité ■ Infographiste ■ Négociateur foncier ■ Responsable administration des ventes ■ Responsable de la communication de crise ■ Technico-commercial ■ Webplanner-Traffic manager Chargé d’affaires « Un technicien orienté conseil » p. 98 Ingénieur commercial « Un chasseur à dimension internationale » p. 95 Community manager « Un animateur passionné du Web » p. 92 Responsable marketing digital « L’innovation et la cohérence au service du marketing » p. 89 Traffic manager « Analyser pour mieux chasser l’audience » p. 86 FILIÈRECOMMERCIAL&MARKETING
  • 86. 86 1 Traffic manager Analyser pour mieux chasser l’audience L’apparition de ce métier répond aux nouveaux enjeux du Web. Aujourd’hui, les sites ont l’obligation d’être rentables. Essentiellement employé par des sociétés d’e-commerce, le traffic manager optimise les leviers d’acquisition de trafic (référencements, partenariats) et la visibilité du site. Ses missions sont de plus en plus orientées vers l’analyse : il déchiffre le parcours des internautes, le nombre de clics, de pages vues, décrypte les statistiques, etc. Au quotidien, il est en lien permanent avec les services commerciaux et marketing de sa struc- ture, mais aussi avec les partenaires extérieurs, avec lesquels il doit négocier les meilleurs contrats. En constante augmentation, la demande sur ce poste concerne de plus en plus des secteurs d’activité autres que l’e-commerce, en raison de l’essor d’Internet dans tous les domaines. 1TRAFFICMANAGER
  • 87. 87 1TRAFFICMANAGER Conseils de pro Aurélien GILLES, consultant à Paris chez Expectra « Bon commercial et fin analyste, voilà les principales qualités que recherche un recruteur pour cette fonction. Un véritable goût des chiffres et du résultat est une valeur sûre, pour un poste qui demande également une capacité à communiquer et à négocier. Familier des techniques Web de référencement (SEM, SEO), le candidat doit être curieux, innovant, créatif, dynamique. En permanence à l’écoute du marché et de ses tendances, il suit la mutation des modes de consommation et il est capable de proposer des solutions évolutives en fonction de la puis- sance du buzz. Ouverte aux diplômés d’une école de commerce, la fonction s’adresse aussi à des profils issus de la publicité (orientés Web) ou à des com- merciaux ayant une vraie appétence Web. Un niveau bac + 4 (Université ou école de commerce) est un minimum, ou une formation spécialisée (master en webmarketing, master en sciences de l’information et de la communication avec option webmarketing, diplôme de l’École européenne des métiers de l’Internet-EEMI). » ■ Et demain ? L’approche ROI (retour sur investissement) prenant une importance crois- sante dans tous les secteurs d’activité, le poste de traffic manager devrait se développer, sur un marché d’ores et déjà en pénurie. Avec l’évolution des tech- nologies du Web, le métier devrait lui-même subir d’importantes mutations, en lien notamment avec les outils de business intelligence. L’ampleur prise par le cross canal exigera de plus en plus un savoir-faire technique, mais aussi de nouvelles exigences du côté de la connaissance des comportements clients. Combinant diverses expertises, le traffic manager sera également amené à jouer un rôle de conseil auprès des différents départements de l’entreprise.
  • 88. 88 Repères Rémunération moyenne Diplômes les plus recherchés Diplômes d’écoles de commerce avec une spécialisation en nouvelles technologies ou un master en e-marketing. Évolution de carrière Un traffic manager peut se spécialiser en vente d’espaces dans une régie publicitaire ou en webplanning au sein d’une web agency. Il peut aussi évoluer vers un poste d’acheteur, d’e-merchandiser, ou de webmaster. Certains deviennent directeur trafficking (responsable d’une équipe de traffic managers). Source : jcomjeune.com Profils concernés Niveau : minimum bac + 4 avec une formation en e-commerce, publicité interactive, e-marketing Postes précédents : commercial, chef de publicité Maxi 45 000 € Moyenne 35 000 € Mini 28 000 € 1TRAFFICMANAGER
  • 89. 89 2 Responsable marketing digital L’innovation et la cohérence au service du marketing Le poste de responsable marketing digital est stratégique et concerne aujourd’hui les entreprises de toutes tailles. Sa mission ? Véhiculer une image de marque sur le Web en maîtrisant les différents canaux (Web, mobiles, tablettes). L’essor des technologies digitales et des usages qui en découlent (Web collaboratif, médias sociaux, TV interactive, applications mobiles) ainsi que les nouvelles pratiques d’acquisition de trafic (buzz marketing, publicité on line…) contribuent à développer cette fonction. Aussi chargé de superviser le référencement, le responsable marketing digital travaille en lien avec les équipes techniques en interne, le CRM, les agences techniques ou éditoriales, les équipes marketing produit. Par définition, son métier ne cesse d’évoluer au rythme des technologies qu’il manie au quotidien. En veille permanente (évolution et activité de la concurrence), il est capable d’innovation et d’adaptation. L’expertise sur le digital reste difficile à acquérir et se construit sur le concret : le responsable marketing digital doit maîtriser les mêmes technologies que les développeurs afin d’effectuer les choix les plus pertinents. Ce qui suppose un aller-retour permanent entre le terrain et la veille technologique. 2RESPONSABLEMARKETINGDIGITAL
  • 90. 90 Conseils de pro Aurélien GILLES, consultant à Paris chez Expectra « Le recruteur doit attendre du candidat une compétence assez large, allant de la stratégie au marketing pur. Le responsable marketing digital est capable d’analyse (flux, marchés), il doit maîtriser les outils techniques, mais n’est pas pour autant un programmateur : il doit également décider de l’ergonomie du site Web, conseiller sur la stratégie, maîtriser le message, savoir mettre en avant un produit ou un service. À cette double compétence s’ajoutent des notions juridiques. Titulaire d’une licence ou d’un master, idéalement spécia- lisé en e-marketing, le candidat présente au moins deux ans d’expérience sur une catégorie de sites ou un type de clientèle similaires. Les anciens commu- nity managers, assistants marketing, chargés de communication orientée Web constituent de bons candidats. Garant de l’image d’un site Web, de l’entre- prise, d’un produit, le responsable marketing digital devra être de plus en plus à l’aise dans le marketing viral et le community management. » ■ Et demain ? Ce type de postes devrait se développer dans les prochaines années étant donné l’essor des technologies digitales, mais aussi la nécessité toujours plus importante de réduire les coûts, qui pousse les entreprises à développer leur stratégie Web. Dans un travail d’adaptation permanent, le responsable marke- ting digital interviendra plus en amont, le marketing digital alimentant de plus en plus le marketing direct (récolte d’adresses et constitution de fichiers clients via les campagnes Web, etc.). C o m m e r c i a l & M a r k e t i n g
  • 91. 91 Repères 2RESPONSABLEMARKETINGDIGITAL Rémunération moyenne Diplômes les plus recherchés Diplômes d’écoles spécialisées dans les métiers de l’Internet Les 3 qualités indispensables au responsable marketing digital de demain 54 % des répondants* 48 % 43 % Sources : baromètre des salaires Expectra, 2012/étude du Club des annonceurs (octobre 2011). Profils concernés Niveau : minimum bac + 3, avec au moins 3 ans d’expérience Postes précédents : community manager, assistant marketing Maxi 48 300 € Moyenne 42 000 € Mini 31 500 € Curiosité Créativité Adaptabilité *400 directeurs et responsables marketing ont répondu à cette enquête (tous les niveaux hiérarchiques sont représentés).
  • 92. 92 3 Community manager Un animateur passionné du Web Animateur des communautés Web, le community manager est devenu incontournable pour les entreprises qui souhaitent maîtriser leur image sur les réseaux sociaux. L’essor d’Internet sous toutes ses formes (Web collabo- ratif, blogosphère, médias sociaux) et les enjeux liés au webmarketing (buzz, publicité on line…) expliquent l’importance prise par la fonction et devraient conditionner son évolution. Dépendant du responsable marketing, ce poste, stratégique tend à s’imposer sous la forme de missions à toutes les fonctions du marketing digital. De plus en plus focalisé sur la créativité et la stratégie, l’objectif du community manager consiste aujourd’hui à intégrer les clients comme des acteurs de la marque. Les missions de modération et de gestion de projet perdent de l’importance au profit d’une capacité à innover pour soutenir la notoriété d’un produit ou d’une marque. Embauché en particulier par les agences digitales, le community manager est amené à intervenir de façon très spécialisée sur la stratégie digitale des entreprises clientes, pour des missions ponctuelles. 3COMMUNITYMANAGER
  • 93. 93 3COMMUNITYMANAGER Conseils de pro Aurélien GILLES, consultant à Paris chez Expectra « Les candidats sont très curieux, fascinés par l’univers du Web, ultraconnec- tés, au fait de ce qui se passe sur la Toile. Ils se distinguent plus par leur façon personnelle d’investir le Web que par leurs compétences techniques. Ils sont souvent guidés par la passion d’un sujet ou justifient d’une expertise confirmée dans un domaine ou sur un produit. En entretien, le recruteur doit évaluer la capacité du candidat à faire le lien entre son expérience sur le Web et la marque, à inventer des solutions, à créer, à rester en veille. Diplômés d’un bac + 3 au minimum, les bons profils sont issus d’universités (diplômes com- mercial marketing communication) et d’écoles de commerce avec une forte orientation communication. Le poste peut être ouvert à des profils très variés. On recherche pour cette mission une personnalité dynamique, réactive et avec de fortes capacités d’écoute. » ■ Et demain ? De plus en plus d’entreprises, PME comprises, prennent conscience de l’importance d’une gestion professionnelle de leur marque employeur. Dans les années à venir, le community manager devrait se spécialiser de plus en plus (produit, cible, support, thématique). Spécialisé sur un support, son rôle consistera principalement à déployer la zone d’influence de la communauté sur l’ensemble des supports d’interaction avec le client-consommateur (médias sociaux, etc.). Spécialisé sur une thématique, il devra connaître parfaitement les acteurs les plus influents du Web ou les lieux d’expression incontournables.
  • 94. 94 3COMMUNITYMANAGER Repères Rémunération moyenne Diplômes les plus recherchés Formations supérieures en marketing ou écoles de journalisme. Salaire moyen selon les secteurs Le salaire moyen présente peu de disparités en fonction des secteurs d’activité. Profils concernés Niveau : minimum bac + 3 Postes précédents : junior avec stages significatifs, community manager en agence de communication digitale 35 000 € Source : baromètre des salaires Expectra, 2012. Biens de consommation Commerce Services 34 000 € 33 300 € 32 800 €
  • 95. 95 4 Ingénieur commercial Un chasseur à dimension internationale Prospecter, développer les fichiers clients et porter l’image de l’entre- prise : voilà le cœur du métier de l’ingénieur commercial. Spécialiste de la vente de produits à forte valeur ajoutée ou de prestations de services spéci- fiques et souvent techniques, il en maîtrise généralement tous les aspects, sait évaluer leur portée et leur champ d’application. La complexité des produits, par exemple dans le domaine des assurances, oblige donc l’ingénieur com- mercial à posséder une excellente connaissance métier, de plus en plus utile dans la démarche de vente, qui réclame une vraie pédagogie. En outre, des compétences en langues étrangères sont de plus en plus réclamées par les entreprises, plus ouvertes à l’international. Au sein d’un contexte économique fragile et soumis à une forte concurrence, la fonction de l’ingénieur commer- cial exige enfin beaucoup d’énergie. Aujourd’hui, les profils « chasseurs », capables de convaincre et de trouver sans cesse de nouveaux débouchés, sont particulièrement recherchés par les entreprises. 4INGÉNIEURCOMMERCIAL
  • 96. 96 Conseils de pro Emmanuelle SANCHEZ, manager à Lyon chez Expectra « Pour ce poste, le niveau d’études compte. Il est conseillé d’aller chercher des profils bac + 5 en formation commerciale, avec un excellent vernis technique (DUT ou BTS technique en particulier). Aujourd’hui, dans des entreprises de plus en plus concernées par le développement à l’international et à l’export, l’anglais est indispensable. On attend d’un ingénieur commercial qu’il soit à l’écoute, persévérant mais aussi force de proposition pour mobiliser son équipe et d’éventuels prestataires externes. Idéalement, les entreprises souhaitent des candidats ayant au moins cinq ans d’expérience, ne craignant pas de se remettre en cause, de prendre des risques. C’est un métier de plus en plus recherché sur le marché, et qui se veut plus exigeant. » ■ Et demain ? La double compétence, linguistique et commerciale, ou technique et com- merciale, est amenée à faire de plus en plus la différence entre les candidats. La fonction devrait évoluer du côté de l’accompagnement des clients, avec la capacité pour l’ingénieur commercial de démontrer de façon très pointue l’intérêt des solutions que sa société propose. Les produits et/ou les services qu’il promeut sont de plus en plus dotés d’un haut degré de technicité : c’est pourquoi les profils doivent être très spécialisés sur un produit ou un service. Dans les assurances, l’ingénieur commercial suivra l’évolution des statistiques liées aux types de risques et devra justifier d’une excellente connaissance des contrats proposés. C o m m e r c i a l & M a r k e t i n g
  • 97. 97 Repères 4INGÉNIEURCOMMERCIAL Rémunération moyenne Diplômes les plus recherchés Doubles diplômes commercial et technique Peu de disparités salariales pour les minima entre l’Île-de-France et la province Sources : baromètre des salaires Expectra, 2012. Profils concernés Niveau : de préférence bac + 5 au minimum Postes précédents : ingénieur avant-vente, ingénieur d’affaires, attaché commercial, chef de secteur, responsable de zone export Maxi 44 260 € Moyenne 41 410 € Mini 33 380 € Île-de-France Province 33 750 € 33 000 €
  • 98. 98 5 Chargé d’affaires Un technicien orienté conseil Moins dans la prospection que dans le suivi de projet, le chargé d’affaires est l’interlocuteur privilégié des clients. Fort de son expertise technique à la pointe, souvent employé dans l’industrie ou le BTP, son rôle consiste autant à optimiser les solutions proposées (ressources, consommation énergétique, etc.) qu’à répondre de façon précise et adaptée aux besoins des clients. Il est donc à la croisée des champs commerciaux, financiers et techniques. Il peut aussi travailler dans le secteur des services, où la connaissance métier demeure indispensable. Le chargé d’affaires tend à voir sa fonction se complexifier en raison des exigences fortes de la clientèle : il intervient de plus en plus dans un rôle de conseil. La taille des projets qu’il gère au quotidien est variable. 5CHARGÉD’AFFAIRES
  • 99. 99 5CHARGÉD’AFFAIRES Conseils de pro Emmanuelle SANCHEZ, manager à Lyon chez Expectra « Recruté au minimum à bac + 2, le chargé d’affaires doit avoir pour base de compétences une formation technique, l’aspect commercial constituant l’élé- ment supplémentaire indispensable à la fonction. Évoluant sur le terrain, au plus près des opérationnels, il doit être à l’écoute et capable de fonctionner en mode projet. Le recruteur évaluera également sa capacité à mener des actions dans le temps, à suivre les diverses étapes du projet. Il est aussi l’interface des fournisseurs et conseille les clients. Les profils technico-commerciaux plus orientés business pourront être sourcés, mais devront avoir une forte expertise métier. » ■ Et demain ? Le chargé d’affaires est toujours essentiel aux entreprises, ce maillon de la chaîne reste donc important en termes de recrutement. Ses missions devraient évoluer dans le sens de la spécialisation (dans un domaine technique comme le génie thermique par exemple), pour une meilleure adaptation aux besoins des clients et à la complexité des solutions à imaginer.
  • 100. 100 5CHARGÉD’AFFAIRES Repères Rémunération moyenne Diplômes les plus recherchés Diplômes d’écoles de commerce, d’écoles d’ingénieurs. Évolution des salaires Sources : baromètre des salaires Expectra, 2012. Profils concernés Niveau : minimum bac + 2 Postes précédents : ingénieur commercial Maxi 66 500 € Moyenne 55 900 € Mini 37 900 € 2010-2011 2011-2012 +9,1 % +3,9 %
  • 101. 101 trade marketing category management merchandising CRM data mining Référenceur SEM/SEO E-commerce buzz marketing marketing interactif Marketing communautaire référencement naturel mots-clés E-reputation Avec la montée en puis- sance du marketing opérationnel, le rappro- chement des fonctions marketing et commer- ciales devrait s’accentuer. Au centre des préoccu- pations : le client – une tendance qui pousse à la complexification des do- maines d’applicawtion du marketing, dans l’ensemble des secteurs d’activité. Cette évolution se traduit en spécialisations émergentes, qui varient en fonction des secteurs. Dans la distribution, par exemple, le trade marketing, le category management et le merchandising deviennent de plus en plus incontournables pour les cadres, de même que l’ensemble du marketing client (CRM, data mining, commu- nication client) dans le secteur de l’e-commerce. Du côté du B to C, on note l’apparition de nouvelles qualifications : buzz marketing, marketing interactif, marketing communautaire. Référenceur SEM/SEO Dans ce contexte, le référenceur SEM (Search Engine Marketing)/SEO (Search Engine Optimization) est l’un de ces métiers émergents. Son rôle consiste à assurer le meilleur référencement possible de son entreprise sur les différents moteurs de recherche, avec pour objectif d’accroître le flux de visi- teurs sur le site Web de la structure. D’où un positionnement de plus en plus essentiel dans les organisations. Concrètement, il doit élaborer une stratégie de référencement basée sur l’analyse des comportements et des mots-clés et se remettre perpétuellement en question pour ajuster ses choix. Une mission qui suppose de maîtriser les techniques de référencement naturel, mais aussi payant (achat de mots-clés). E-reputation manager Autre métier qui monte, l’e-reputation manager, dont les missions découlent directement de celles du community manager. Prendre la parole au nom de la marque, faire en sorte que celle-ci ou l’entreprise fassent parler d’elles le plus D’autres métiers émergents
  • 102. 102 possible, et toujours dans un sens favorable : voilà comment pourraient être résumés les objectifs de l’e-reputation manager. Assurer une veille des infor- mations relatives à la marque ou à l’entreprise, produire des contenus cohé- rents sur l’ensemble des canaux médiatiques, concevoir et animer des communautés conviviales, sont ses principales missions. Embauché générale- ment par de grosses structures, l’e-reputation manager est le plus souvent rattaché à la direction marketing ou communication. Avec la multiplication des risques commerciaux liés aux crises de confiance des consommateurs, ce métier est amené à s’imposer de plus en plus. C o m m e r c i a l & M a r k e t i n g
  • 103. 103 PARTIE IV Informations pratiques ■ AFM (Association française du marketing) AFM/co ESCP Europe 79, avenue de la République - 75543 Paris Cedex 11 www.afm-marketing.org ■ ADETEM (Association nationale des professionnels du marketing) 12, rue de Milan - 75009 Paris - Tél. : 01 53 32 30 00 www.adetem.org ■ FNAC (Fédération nationale des agents commerciaux) 30, avenue de l’Opéra - 75002 Paris - Tél. : 01 44 94 05 00 www.comagent.com ■ FEVAD (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) 60, rue La Boétie - 75008 Paris - Tél. : 01 42 56 38 86 www.fevad.com ■ Le Club des annonceurs 1, rue du Louvre - 75001 Paris - Tél. : 01 44 50 12 10 www.leclubdesannonceurs.com
  • 104. RH& JURIDIQUE
  • 105. 105 PARTIEV RH & Juridique Responsable des relations sociales Responsable du développement RH Responsable des ressources humaines Juriste droit social Responsable du recrutement Chargé de recrutement Responsable de la marque employeur Juriste droit public Responsable paie et administration du personnel Juriste droit des affaires Responsable contrôle de gestion socialeResponsable de la formation Directeur des ressources humaines Technicien de paie
  • 106. 106 R H & J u r i d i q u e Une filière qui a bien résisté à la conjoncture économique Soumis à une forte pression de rentabilisation, les métiers des ressources humaines ont néanmoins bien résisté à la conjoncture économique difficile de ces dernières années. En témoigne l’augmentation importante des offres d’emploi pour ces postes entre 2010 et 2011, qui s’élevait à 42 %. Si entre 2011 et 2012 elles sont encore en augmentation, il faut cependant noter un réel ralentissement, puisque le différentiel sur un an n’est que de 5 %. Dans le détail , la santé de l’emploi dans le secteur dépend du type de postes : toutes les fonctions liées à la formation sont de plus en plus demandées, tandis que celles liées à l’administration des RH connaissent un léger déclin. Du côté des professionnels du juridique au service de l’entreprise, on observe une réelle augmentation des recrutements, notamment pour les juristes en droit social, droit des affaires, fiscalité ou nouvelles technologies (+ 50 % entre 2011 et 2012). Cette tendance s’accompagne d’une hausse des rémunérations : + 4,1 % entre 2011 et 2012 pour les juristes, + 1,1 % pour l’ensemble des professions juridiques. Certaines fonctions ou spécialités RH sont par ailleurs à la limite de la pénurie, en particulier la paie, de moins en moins convoitée par les candidats. Se recentrer sur l’humain Respecter et intégrer les objectifs de performance tout en respectant l’humain, tel pourrait être le credo actuel de la fonction RH, en particulier pour les postes de cadres. À l’heure où l’optimisation des fonctions supports revient sans cesse sur le devant de la scène, ces métiers doivent faire preuve d’une excellente compré- hension du business, et ce d’autant plus que les entreprises et leur environne- ment évoluent à un rythme accéléré. Mais on observe également aujourd’hui la nécessité de (re)centrer les ressources humaines sur le lien social. Intégrer la compétence sociale De fait, les relations sociales ne cessent de prendre de l’importance dans les missions des métiers RH. Les évolutions rapides du droit du travail, qui imposent À la recherche de profils de plus en plus pointus.
  • 107. 107 PARTIE V de plus en plus de sujets de négociation sociale, expliquent en partie ce phéno- mène. Le changement même des règles du dialogue social (représentativité, comité d’entreprise européen) oblige les responsables RH à une réelle techni- cité dans ce domaine, doublée de fortes capacités relationnelles. Associés aux enjeux humains, les sujets de responsabilité sociale de l’entreprise, en particulier dans les domaines de la santé au travail, du développement durable et des actions socialement utiles, concernent de plus en plus les métiers des ressources humaines et du juridique. D’une façon générale, responsables RH et juristes sont donc amenés à effectuer une veille intensive (législative et concurrentielle) afin d’anticiper les hausses et baisses d’activité, les mutations du marché, les virages stratégiques, les tendances en rémunération… Ces métiers connaissent aussi des évolutions dues à l’apparition de nou- veaux outils. Avec la généralisation des SIRH, logiciels de suivi et d’évaluation de la performance ont intégré les missions des responsables RH, une évolution qui devrait se poursuivre. Enfin, le recours aux réseaux sociaux, ainsi qu’aux « serious games » et autres technologies (mobiles notamment), concerne toutes les dimensions de la politique RH des entreprises, en interne mais aussi vis-à-vis de l’extérieur : recrutement, formations, télétravail, défense de la marque employeur et de l’attractivité via le marketing RH, etc. Les formations du secteur Des profils très variés en termes de formation peuvent amener de bons candidats sur la fonction RH et juridique. Côté écoles, il faut aller chercher les diplômés d’écoles de commerce avec option RH (ESSEC, HEC), mais aussi d’écoles spécialisées en RH (IGS, ISGP, Sup’ RH, EPEIGE, ESM-A Marne-la- Vallée). La formation universitaire n’est pas en reste, avec les MBA RH ou les masters 2 spécialisés (CELSA, Paris IX-Dauphine, IAE de Paris I, IAE de Tours, Paris V-Descartes, CIFFOP Paris II). Pour la formation continue, les mastères en management des RH (ESSEC par exemple) ou les cursus spécialisés paies (IFOCOP, IGS, Greta, AFPA, Cegos) sont de bons atouts. À noter, le MBA de l’ENSAM en Compensation and Benefits, métier émergent. Responsables RH et juristes sont amenés à être toujours plus dans l’anticipation, pour apporter les solutions les plus fines possible aux directions générales.
  • 108. 108 Jean-Christophe DEBANDE, directeur de projet recherche et formation à Entreprise & Personnel Le maître mot du secteur : l’optimisation Comme l’ensemble des fonctions supports, les RH font l’objet d’un grand souci d’optimisation des effectifs. La fonction RH doit faire la démonstration de sa rentabilité, et la tendance est au regroupe- ment des postes, voire à l’externalisation. Trois principales attentes dessinent les tendances du secteur Aujourd’hui, trois attentes concernent la fonction RH : contribuer aux objectifs des per- formances de l’organisation ; être porteuse de sens dans un contexte où les entreprises sont de plus en plus malmenées ; être contributrice au niveau sociétal (handicap, alternance, discri- mination, etc.) à l’heure où les modèles sociaux sont en crise. Les relations sociales occupent une part grandissante au quotidien, les responsables RH y consacrent entre 40 et 70 % de leur temps aujourd’hui. On constate égale- ment une augmentation des questions de santé au travail (médecine du travail, risques psychosociaux, prévention des risques, etc.). Et en termes de compétences ? On recherche chez les candidats une réelle technicité, notamment juridique, mais aussi une culture générale professionnelle, accompagnée d’une capacité à avoir une longueur d’avance sur les solutions à proposer. La grande tendance concerne enfin la capacité d’écoute : la posture comportementale, le lien avec l’humain, font leur grand retour dans les formations RH. La tendance est au regroupement des postes, voire à l’externalisation. Les responsables RH consacrent entre 40 et 70 % de leur temps aux relations sociales. La posture comportementale fait son grand retour dans les formations RH. L’œil de l’expert
  • 109. 109 PARTIE V FILIÈRERH&JURIDIQUE 4 métiers passés au crible La plupart des fonctions généralistes au sein des métiers RH sont aujourd’hui concernées par de fortes évolutions : intégration du paramètre de rentabilité dans l’ensemble des missions, compréhension du business, développement des capa- cités relationnelles, résistance aux situations de crise. Autant de sujets qui aug- mentent le rôle des responsables recrutement ou formation, et qui conduisent au développement de postes comme celui de responsable de la marque employeur. Deux axes prennent de plus en plus de poids dans les missions des métiers RH et juridiques, à savoir le social et l’international : difficile pour les organisations de faire l’économie, par exemple, d’un contrôleur de gestion sociale, ou encore d’un juriste en droit social (+ 50 % d’offres d’emploi entre 2011 et 2012). Dans un souci d’optimisation, les métiers comme celui de technicien de paie sont également plus stratégiques qu’autrefois, ce qui se traduit dans la rémunération (+ 6,5 % entre 2011 et 2012). ■ Chargé de recrutement ■ Directeur des ressources humaines ■ Juriste droit public ■ Juriste droit social ■ Responsable contrôle de gestion sociale ■ Responsable de la formation ■ Responsable de la marque employeur ■ Responsable du recrutement ■ Responsable paie et administration du personnel ■ Technicien de paie Responsable des relations sociales « Un véritable accompagnateur des changements » p. 110 Responsable du développement RH « Un nouvel acteur de la performance » p. 113 Responsable des ressources humaines « Le garant de la politique RH, interlocuteur privilégié des managers » p. 116 Juriste droit des affaires « Un hyperspécialiste à l’international » p. 119
  • 110. 110 1 Responsable des relations sociales Un véritable accompagnateur des changements Référent du domaine social, le responsable des relations sociales accom- pagne toutes les problématiques sociales de la structure et passe la majorité de son temps à maintenir la communication entre la direction et les salariés. Concrètement, il se tient informé de l’évolution de la législation sociale, pré- pare et anime les différentes négociations avec les IRP (instances représenta- tives du personnel) et propose son expertise dans la définition de la stratégie d’entreprise. La fonction se complexifie en raison de la multiplication des réor- ganisations d’entreprises, mais aussi de l’évolution permanente de la législa- tion du travail, qui induit un recours plus important à la négociation collective. Les récentes réformes (représentativité, accord national interprofessionnel du 13 janvier 2013), qui placent le dialogue social comme levier de performance de l’entreprise, renforcent ce rôle de premier plan : de plus en plus sollicité par les IRP, le responsable des relations sociales est en recherche permanente de solutions pour appliquer les nouvelles règles au contexte spécifique (éco- nomique et social) de son entreprise. Très prisé dans les secteurs industriels, il est souvent affecté à un site de production en particulier. 1RESPONSABLEDESRELATIONSSOCIALES
  • 111. 111 1RESPONSABLEDESRELATIONSSOCIALES Conseils de pro Béatrice VIGUIER, manager référent à Lyon chez Expectra « Le recruteur doit rechercher un profil ayant une double com- pétence, RH et juridique, avec au moins cinq ans d’expérience. Le bon candidat peut avoir construit cette double compétence grâce à une expérience qui complète son diplôme. De plus en plus, les entre- prises recherchent des profils hyperspécialisés, ayant une expérience métier importante, ce qui provoque un contexte de pénurie. Parmi les métiers où l’on peut trouver les futurs responsables des relations sociales : RRH (de sites industriels en particulier), responsable du pôle social d’un cabinet d’expertise comptable. On cherchera des diplômés en RH, mais aussi en droit réorientés RH, voire des masters AES avec expérience. » ■ Et demain ? De plus en plus de PME créent des postes de responsable des relations sociales, dans un contexte économique où la gestion de l’humain est particu- lièrement stratégique. Le métier devrait continuer à se spécialiser, en exigeant un niveau de compétences toujours plus élevé.
  • 112. 112 1RESPONSABLEDESRELATIONSSOCIALES Repères Rémunération moyenne Diplômes les plus recherchés Diplômes en droit social ou d’avocat, masters RH. Rémunération maximale selon les secteurs Pour une entreprise de taille moyenne (1 000 à 5 000 salariés), la rému- nération maximale observée pour les responsables des relations sociales varie en fonction du secteur d’activité : Sources : APEC (baromètre ANDRH, second semestre 2012 et référentiel RH, 2008). Profils concernés Niveau : minimum bac + 4 et bac + 5, avec au moins 5 ans d’expérience Postes précédents : responsable des ressources humaines, juriste social, chargé des relations sociales Maxi 100 000 € Moyenne 61 000 € Industrie Services Services financiers et conseil 65 000 € 84 000 € 90 000 €
  • 113. 113 2 Responsable du développement RH Un nouvel acteur de la performance Acteur à part entière de la stratégie de l’entreprise, et ce de plus en plus, le responsable du développement RH a pour mission de concevoir, de piloter et de suivre les projets RH de la structure. Sa fonction très opérationnelle sur l’en- semble des questions RH le conduit à travailler en mode projet, notamment sur la formation et la GPEC. Gestion des compétences, lancement d’une école de formation, reconversion ou redéploiement, voire systèmes d’informations RH, ses missions au quotidien exigent une véritable polyvalence. Ce métier prend depuis quelques années une dimension nouvelle, face aux tensions du marché de l’emploi : pénurie sur des métiers techniques, départs massifs à la retraite sur des postes d’encadrement, apparition de nouveaux métiers, manque d’experts, concurrence entre secteurs proches. L’importance croissante du capital humain dans la compétition inter-entreprises, à l’éche- lon national ou international, conduit à associer de plus en plus cette fonc- tion à la performance. Un poste dont les directions générales attendent donc beaucoup. 2RESPONSABLEDUDÉVELOPPEMENTRH
  • 114. 114 Conseils de pro Adrianne CADIOU, manager à Rouen chez Expectra « Pour ce poste, il est déterminant d’avoir une bonne connais- sance de l’organisation des entreprises et une technicité solide sur tout le spectre RH : recrutement, formation, relations sociales, paie. Le savoir-être est très important, le responsable du développe- ment RH étant au contact des salariés. De ce fait, sens de la négociation, bon relationnel, diplomatie et discrétion sont des qualités très appréciées. L’évo- lution de la fonction amène par ailleurs les recruteurs à mettre l’accent sur des compétences pointues (gestion des relations sociales, gestion de projet, etc.). Une façon de répondre aux nombreux chantiers sociaux en cours dans les entreprises : formation, GPEC, modification des accords d’entreprise. Recher- chés de plus en plus à des niveaux d’expérience importants, les responsables du développement RH sont recrutés en interne ou en externe, et sont idéale- ment diplômés d’écoles de commerce ou de cursus RH (master responsable RH, assistant RH avec une formation complémentaire). Actuellement particu- lièrement appréciés des recruteurs : les profils spécialisés métier ou justifiant d’une expérience conséquente dans un secteur d’activité (industrie, services, etc.). » ■ Et demain ? Sur le plan technique, cette fonction exigera une bonne actualisation des connaissances en logiciels de gestion RH, qui se complexifient. Sur le fond, les responsables du développement RH seront de plus en plus amenés à traiter de la santé au travail. Il leur faudra enrichir leur expertise sur le sujet en menant une veille approfondie sur les évolutions législatives et les politiques d’entreprises. R H & J u r i d i q u e
  • 115. 115 Repères 2RESPONSABLEDUDÉVELOPPEMENTRH Rémunération moyenne Diplômes les plus recherchés Masters RH (CNAM), diplômes d’écoles de commerce option RH. Augmentation du nombre d’offres d’emploi de responsable du développement RH entre 2011 et 2012 : + 5 % Sources : APEC [baromètre ANDRH et référentiel RH]. Profils concernés Niveau : minimum bac + 5, avec au moins 5 ans d’expérience Postes précédents : responsable du recrutement, responsable RH, responsable mobilité, responsable formation, consultant RH Maxi 80 000 € Moyenne 33 000 €
  • 116. 116 3 Responsable des ressources humaines Le garant de la politique RH, interlocuteur privilégié des managers Le responsable des ressources humaines décline la politique et la stratégie RH de l’organisation. En contact quotidien avec les managers, il possède une vision globale et stratégique de l’entreprise. Il doit répondre aujourd’hui à de nouvelles attentes : développer l’employabilité individuelle, appuyer le mana- gement dans sa prise de décisions relatives aux RH, développer les talents, éva- luer l’efficacité des politiques RH. Ses missions sont de plus en plus concernées par la gestion des relations sociales, mais aussi par l’anticipation des change- ments (évolutions législatives, GPEC, etc.). L’importance des nouvelles techno- logies (SIRH, réseaux sociaux…) impacte également son quotidien. Parmi les sujets qui requièrent de plus en plus son attention : la recherche des gains de productivité, la gestion du turnover, l’équilibre vie professionnelle/vie privée, la responsabilité sociale des entreprises (RSE). 3RESPONSABLEDESRESSOURCESHUMAINES
  • 117. 117 Et demain ? Toujours très associé à la stratégie, le poste de responsable RH est de plus en plus contraint de se recentrer sur les aspects humains. La question du lien social revient en force et le responsable RH doit s’adapter à cette évolution. Autre tendance : la spécialisation vers l’accompagnement RH, notamment dans un contexte de fusion d’organisations (refonte des statuts collectifs, homogénéisation des outils RH, conduite du changement RH, etc.), de décen- tralisation… Pour mieux accompagner les changements, on lui demandera de plus en plus d’anticiper les crises plutôt que de les gérer. 3RESPONSABLEDESRESSOURCESHUMAINES Conseils de pro Adrianne CADIOU, manager à Rouen chez Expectra « Le recruteur recherche avant tout chez le candidat à ce poste une bonne connaissance des organisations, des politiques RH et de la législation sociale. Une bonne culture économique et financière, ainsi que la maîtrise de l’anglais sont désormais exigées. Au-delà de ces compétences techniques généra- listes, c’est l’expérience qui fera la différence : le responsable RH doit être apte à répondre à diverses problématiques… Responsable de la traduction concrète des politiques RH, sa cohérence et sa rigueur lui seront particulière- ment utiles : c’est lui qui vérifie la conformité des décisions RH à la stratégie de l’entreprise. Pilote des projets RH, il doit aussi être un bon communicant et replacer l’humain au centre des considérations (importance croissante de la GPEC, gestion des talents…). Il doit également avoir une vision à long terme pour mieux anticiper la gestion de crise (plans sociaux, restructuration). » ■
  • 118. 118 3RESPONSABLEDESRESSOURCESHUMAINES Repères Rémunération moyenne Diplômes les plus recherchés Masters RH ou diplômes d’écoles de commerce option RH. Évolution des salaires Source : baromètre des salaires Expectra, 2012. Profils concernés Niveau : minimum bac + 5, avec au moins 8 ans d’expérience Postes précédents : responsable administration du personnel, responsable du développement RH, responsable recrutement, consultant RH Maxi 57 900 € Moyenne 48 400 € Mini 32 800 € 2010-2011 2011-2012 +8,2% +6,9 %
  • 119. 119 4 Juriste droit des affaires Un hyperspécialiste à l’international Le juriste en droit des affaires occupe une fonction hyperspécialisée : il conseille la direction générale sur tous les échanges et contrats réalisés à un niveau international. Champion du droit commercial, il maîtrise la complexité des lois et des règlements, et se tient bien sûr au courant de leurs évolutions. Les nombreuses fluctuations économiques tendent aujourd’hui à faire évoluer les missions du juriste en droit des affaires : internationalisation des marchés, augmentation des risques commerciaux et des risques pénaux, crises de liqui- dités, conflits de réputation. Le niveau de responsabilité d’un juriste en droit des affaires est d’autant plus élevé qu’il gère des enjeux commerciaux vitaux pour son entreprise. De ce fait, les compétences exigées pour ce poste sont de plus en plus pointues et spécialisées dans le domaine d’activité concerné. Chargé de défendre et de protéger les intérêts de son entreprise, le juriste en droit des affaires conserve un rôle important auprès des opérationnels, avec qui il travaille en lien étroit. 4JURISTEDROITDESAFFAIRES
  • 120. 120 Conseils de pro Béatrice VIGUIER, manager référent à Lyon chez Expectra « Le recruteur recherche ici une spécificité métier très pointue, complétée par une expérience de trois à cinq ans au minimum. Diplômé en master droit des affaires, le candidat maîtrise évidemment les langues étrangères, travaille avec précision, sait anticiper. Ne craignant pas de travailler seul, le futur juriste en droit des affaires actualise ses connaissances en permanence. Son sens des responsabilités est déterminant, puisque son travail amène l’entreprise à s’engager sur des contrats très importants. Les meilleurs candidats sont à aller chercher au sein de cabinets d’avocats hyperspécialisés, mais aussi dans les cabinets d’expertise comptable de taille importante. Appréciés particu- lièrement des grandes entreprises : les profils très spécialisés, détenteurs du diplôme de juriste en conseil d’entreprise (DJCE). » ■ Et demain ? Le juriste en droit des affaires devra être capable d’une expertise de plus en plus fine sur d’autres domaines juridiques que le simple droit des affaires, comme le droit de l’environnement et la propriété intellectuelle. La spécialisa- tion par secteur d’activité devrait par ailleurs s’accentuer dans les années qui viennent. R H & J u r i d i q u e
  • 121. 121 Repères 4JURISTEDROITDESAFFAIRES Rémunération moyenne Diplôme le plus recherché Le DJCE (diplôme de juriste en conseil d’entreprise) Une rémunération moyenne variable en fonction du secteur d’activité Source : baromètre des salaires Expectra, 2012. Profils concernés Niveau : minimum bac + 5, avec au moins 3 ans d’expérience Postes précédents : avocat, juriste en cabinet d’expertise Maxi 59 800 € Moyenne 51 200 € Mini 36 400 € Services Biens d’équipement Biens de consommation 33 700 € 46 500 € 58 000 €
  • 122. 122 D’autres métiers émergents Àl’heure où les fonc- tions supports font l’objet d’une attention toute particulière quant à leur optimisation, le secteur des ressources humaines et du juri- dique voit émerger de nouvelles contraintes, qui se traduisent dans les groupes interna- tionaux par l’apparition de nouvelles professions. Pour la filière juridique, il s’agit de postes toujours plus spécialisés dans un champ d’activité, voire dans une norme ou une réglementation spécifiques. Dans le champ des ressources humaines, la tendance est à l’essor des fonctions d’optimisation et de prise en compte de la dimension sociale et environnementale. Le consulting, la communication interne et le talent-management se développent également, donnant lieu parfois à des créations de postes dédiés. Compensation and benefits manager Dans cette perspective, on peut noter l’importance nouvelle prise par les compensation and benefits manager au sein des organisations. Fonction récente en France, elle a en charge tous les aspects liés à la politique de rémunération. Jouer sur les composantes des rémunérations, afin d’attirer et de fidéliser les collaborateurs, mais aussi et surtout d’optimiser la politique salariale en fonction des objectifs stratégiques : telle est la mission du com- pensation and benefits manager, qui s’appuie le cas échéant sur une équipe d’analystes rémunération et de contrôleurs de gestion sociale. Responsable du développement social Autre fonction émergente, le développement RH au service de la responsabi- lité sociale de l’entreprise (RSE), avec la multiplication de postes comme celui de responsable du développement social. Comment adapter les politiques RH aux exigences sociales, sociétales et environnementales ? Intégrer les problématiques liées au handicap, à la solidarité, à l’égalité professionnelle, à la lutte contre les dis- criminations, et ce à tous les niveaux des missions RH (recrutement, mobilité, évo- lution de carrière, formation), est le rôle dévolu à ce métier d’avenir. Plus présente Consulting communication interne talent-management Compensation and benefits manager politique salariale RSE handicap solidarité égalité professionnelle enjeux sociétaux Juriste en droit de l’environnement ISO 14 001
  • 123. 123 PARTIE V dans les entreprises de taille importante mais de plus en plus appréciée des petites structures, la fonction est exigeante en termes de veille législative et réglementaire, mais aussi en termes de communication interne (restitution des enjeux sociétaux). La dimension internationale n’est pas absente, avec la nécessité de répondre à des contextes culturels différents pour les entreprises les plus mondialisées. Juriste en droit de l’environnement Enfin, du côté des professions juridiques émergentes, le métier de juriste en droit de l’environnement prend son essor. Avec l’apparition et le développement de la norme ISO 14 001 (système de management environnemental), les entre- prises créent désormais des postes pour ce métier, de plus en plus de sites de production souhaitant cette certification. Le juriste en droit de l’environnement suit la réglementation environnementale et assure la conformité de son organisa- tion, et ce au fil du temps. Ce qui suppose une veille juridique en même temps qu’une activité de conseil auprès des opérationnels et des directions. Réactif et rigoureux, ce juriste est souvent en relation avec les administrations et les services techniques extérieurs à l’entreprise ; il doit donc savoir communiquer. Informations pratiques ■ ANDRH(Associationnationaledesdirecteursderessourceshumaines) 5, avenue Bertie-Albrecht - 75008 Paris - Tél. : 01 56 88 18 28 www.andrh.fr ■ Syntec Conseil en recrutement www.syntec-recrutement.org ■ Entreprise & Personnel 26, rue Vernet - 75008 Paris - Tél. : 01 49 52 34 20 www.entreprise-personnel.com ■ AFJE (Association française des juristes d’entreprise) 9, rue du Faubourg-Poissonnière - 75009 Paris - Tél. : 01 42 61 53 59 www.afje.org ■ ACE (Association des avocats conseils d’entreprises) 5, rue Saint-Philippe-du-Roule - 75008 Paris - Tél. : 01 47 66 30 07 www.avocats-conseils.org
  • 124. Une publication de et Coordination Expectra : Kadiatou Doumbia et Jean-Baptiste Bruneau ■ Comité éditorial : Ousmane Baradji, Emmanuel Chauvin, Amélie Clément, Christine Di Duca, Laure Dupont, Valentin Duché, Sophie Durand, Gilles Gobron, Laurent Kermel. Expectra est une marque de Select T.T. • Siège social : 276, avenue du Président Wilson - 93200 Saint-Denis – SAS au capital de 125 472 000 euros • RCS Bobigny 444 632 756 Code NAF 7820Z – Adhérent PRISME – Garant Financier (Article L1251-49 et suivants du Code du Travail) : LCL - 20, avenue de Paris - 94811 Villejuif L’Express ■ 23, rue de Châteaudun, 75308 Paris cedex 09, 01 75 55 40 40 ■ Rédaction : Catherine de Coppet ■ Secrétariat de rédaction : Catherine Decayeux et Myriam Blanc ■ Conception graphique : Nord Compo. Imprimé en France par Rue du Regard