Le Jour Où La Presse Mourut

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2 comments

Comments 1 - 2 of 2 previous next Post a comment

  • + Emgenius Emgenius 5 months ago
    Merci venant de toi, je le prends comme un compliment
  • + Jeanyveshuwart Jean-Yves Huwart 5 months ago
    Belle prestation ! Une piste au moins: le shift en cours fait vivre les consultants en nouveaux médias :-)
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Le Jour Où La Presse Mourut - Presentation Transcript

  1. Le jour où la presse mourut… Une réflexion en forme de présentation et de test d’outils en ligne par @Emgenius
  2. Avant tout était simple…. Le Gazetier Cuirassé Source: http://bibliophilie.blogspot.com/2008/04/un-livre-lhonneur-le-gazetier-cuirass.html
  3. … Ou presque
  4. Jusque 2009, c’était devenu un système bien huilé
    • Mais des questions et réflexions restent en suspens :
    • Rentabilité du modèle?
    • Multimédias = cher + bcp de supports
    • Soumis aux impératifs économiques ou aides de l’état?
    • Difficilement impartiaux puisque reliés à l’impératif budgétaire.
    • En crise d’identité
    • En guerre avec les géants de la « gratuité »
    Evénement
  5. En 2009 la presse prend conscience de l’importance des réseaux et des blogs
    • PQ?:
    • Déni d’intérêt pour les médias à l’ancienne
    • Modèle toujours pas rentable
    • Débordement par la rapidité ou l’expertise des blogueurs et du « social »
    • En crise de mission
    Encore rare Svt en « illustration » Evénement
  6. En 2009 la presse prend conscience de l’importance des réseaux et des blogs Première tendance, les réseaux sociaux sur Internet intéressent de plus en plus les médias. Et parmi ces réseaux, Twitter qui permet de diffuser des messages courts sans fioriture, à partir de son ordinateur ou de son mobile. Un peu comme un SMS mais vers un groupe de gens. Qu’y trouve-t-on ? De tout ! Des anecdotes, des états d’âme, des opinions. Mais aussi des liens, des alertes et des infos. Et qui suit tout ça ? Ceux qu’on appelle des news junkies . Les accros à l’info. Ceux qui se sentent mal quand quelque chose se passe dans le monde et qu’ils ne sont pas instantanément au courant. Evidemment, c’est un public très intéressant pour les médias. Ils ont donc lancé leur propre compte Twitter qui diffuse des alertes ou des annonces de leur articles principaux. En fait, ça sert surtout à attirer vers leur site. C’est un gros succès dans les médias anglo-saxons. CNN Breaking News a plus de 1 million 700 mille followers comme on dit, des suiveurs; des abonnés en quelque sorte.  Les infos sur les technologies du Guardian britanniques touchent 600 000 abonnés, beaucoup plus  que la diffusion du quotidien papier. En retour, c’est une aussi une source d’informations pour les médias : c’est l’occasion de pêcher des infos inédites, et aussi de sentir venir les débats et les tendances de l’opinion. Mais l’usage le plus intéressant, c’est de développer une véritable collaboration avec les gens. En leur demandant leur avis ou leur apport sur tel ou tel sujet. Le New York Times vient ainsi  de nommer une rédactrice en chef chargée de ces nouveaux outils. Elle doit en développer l'usage dans la rédaction, pour, je cite,  "trouver des sources, dépister des tendances, diffuser des informations et en collecter". D’autres sont plus réservés, comme ce professeur de journalisme qui met en garde : "Les journalistes risquent de ne plus mettre le nez dehors et de rester rivés devant leurs écrans, en ignorant ceux qui ne sont pas connectés." http://www.alaingerlache.be/ Twitter concerne les médias comme moyen de diffusion de l'information. Selon le site Twitterholic. com, qui tient à jour le top 100 des fils sur le réseau, CNN Breaking News arrive au quatrième rang, avec 1,69 million de followers (suiveurs) et le New York Times au quatorzième, avec 1 million. Le fil sur les technologies du Guardian (Guardiantech) rassemble 600 000 abonnés - à comparer avec la diffusion du quotidien papier (400 000 exemplaires). L'audience de la presse française est modeste. Le Monde et Le Figaro arrivent en tête, avec chacun un peu plus de 1 600 followers . Le magazine L'Express encourage ses journalistes à "twitter" sous leur nom ou sous pseudonyme. (…) Le réseau s'est ainsi vite créé une réputation dans les breaking news , c'est-à-dire les informations urgentes. Il a été le premier à annoncer l'amerrissage forcé d'un avion dans l'Hudson (New York), le 15 janvier. Il est devenu un outil de veille. "Ce qui est intéressant, c'est que cela joue dans les deux sens , souligne Marie-Catherine Beuth , du Figaro . On pêche des infos, on en partage d'autres." Jeff Mignon , consultant pour les médias à New York, considère Twitter comme "une agence de presse personnelle et professionnelle" . Certains n'hésitent pas à solliciter les usagers pour collecter de l'information en un temps record. Une méthode qualifiée de crowdsourcing (approvisionnement par la foule). http://tinyurl.com/kqalmv
  7. Mais il est trop tard
    • Toujours pas de rentabilité des dispositifs actuels,
      • Et les nouveaux médias n’apportent pas plus de réponse à cette question => peu envisageable en tant que nouveau modèle.
      • Et les annonceurs s’en vont annoncer ailleurs pour fait de multiplication des supports et de la crise financière
    • Multi médias = cher + bcp de supports à investir pour être pertinent:
      • Impensable en dupliquant les méthodes qui ont fait à l’époque le succès du média papier ou TV
      • Inimaginable en gardant hiérarchie et philosophie de fonctionnement du siècle dernier (perte de temps, chronophagie par rapport à la spontanéité des bloggers occasionnels, lenteur de la chaîne générale de production.
      • Cf: mon suivi « à l’arrache » via Twitter du traitement média de l’AF447 les premières heures http://tinyurl.com/masvpu )
    • Recourir aux blogueurs ou social medias, c’est aussi diminuer la taille potentielle des rédactions, et dénier publiquement le savoir acquis pendant de longues années en écoles de journalisme => socialement difficile à avaler pour la Presse.
    • Recourir à l’User Generated Content est une esthétique et recouvre des codes que la « forme » des médias à l’ancienne empêche en partie (image bancale, photo pourrie, redondance du message, langage SMS). Impensable pour une partie du lectorat/spectateur de ces médias.
    • Opposition croissante entre les médias traditionnels et leur base « jeune » . Notamment par la mauvaise gestion de la réputation numérique (Hadopi, Loppsi, Presse belge versus Google, affaire Bourreau…)
    => Sauf lois difficilement acceptables, ou retour des annonceurs… ce modèle est appelé à mourir
  8. Emergence d’un modèle alternatif? (…)
    • Mais :
    • Rentable?
    • Source référente pour chaque théma: possible?
    • Peut- on vivre financièrement en étant référent?
    • Le journalisme vivrait dans la capacité du blogueur à couvrir les trois types de métiers avec esprit critique: instantané > ambiance > dossier
    • Et:
    • Les portails médias seront-ils finançables par cette info de « seconde main »?
  9. Qui sait? Merci d’éteindre la lumière en sortant ;-) signé @Emgenius
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