Comparaison des candidats

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Comparaison des candidats

  1. 1. Différences entre les candidats Chers amis indécis, nous souhaitons être honnêtes. Nous avons fait le constat d’une triste exception française, nous avons surmonté les peurs que pouvaient susciter Nicolas Sarkozy, nous pouvons difficilement cacher l’inquiétude que suscite chez nous les autres candidats. Rappelons une nouvelle fois l’importance que nous attachons à ces élections en raison de l’importance de la tâche à accomplir non seulement pour remettre la France sur les rails mais également pour faire face à un environnement international volatil. Nous pensons que dans ce contexte, il faut non seulement une vision pertinente, mais le courage et la détermination de l’appliquer et du sang froid pour faire face aux grandes difficultés qui s’annoncent. Nicolas Sarkozy nous semble remplir le cahier des charges de ce Président qu’on appelle de nos vœux. A contrario, les autres candidats nous inquiètent. Ségolène Royal nous parait irresponsable, incohérente et très réactive. Sa campagne nous semble un meli-melo de propositions floues et contradictoires et de surenchères collants à l’actualité. Bayrou nous semble le défenseur d’un consensus, alors même que la France a besoin d’une vision claire et d’une action déterminée, quand bien même elle ne ferait pas que des heureux à court terme. Qui a jamais défendu une grande cause sous la bannière du consensus? Mais voici le document qui étaye nos convictions!
  2. 2. 5 raisons de ne pas voter pour Ségolène Royal <ul><li>Soutient l’indépendance du Québec et se fait piéger en suggérant que l’indépendance de la Corse serait une bonne chose </li></ul><ul><li>Elle refuse de prendre ses responsabilités: « Ce sera le ministre des finances qui devra trouver les financements nécessaires », « sur le nucléaire ce sera au ministre de l'écologie de se prononcer »... </li></ul>Parce qu’elle fait preuve d’irresponsabilité <ul><li>Elle a traité la proposition sur l’identité nationale de Sarkozy d’ignoble, mais aux vues des sondages à décide de reprendre ce thème à son compte en faisant de la surenchère. Ainsi, elle souhaite imposer à tous les Français de posséder le drapeau, et les militants socialistes ont pu écouter deux fois la Marseillaise dans les meetings </li></ul><ul><li>Elle a signé le pacte de Nicolas Hulot, et dans la foulée a promis dans une lettre, et sans aucune concertation interne, de passer à 50% la part des énergies renouvelables. Cela est irréaliste et dangereux! Depuis, elle s’est rétractée… </li></ul>Parce qu’elle réagit a l’actualité de la compagne par la surenchère <ul><li>Elle glorifie la nation, l’ordre et la morale (encadrement militaire des délinquants, slogan de l’ordre juste …) mais en même temps tient parfois un discours populiste voire poujadiste sur l’économie et la société </li></ul><ul><li>Dans son discours de Villepinte par exemple, elle dénonce la “collusion des puissances de l’argent, des media et de la droite et s’insurge contre les « profits rapaces, fainéants, arrogants, avides » </li></ul>Parce qu’elle a un discours parfois national, parfois socialiste <ul><li>Elle n’a pas de programme de réduction des dépenses publiques mais au contraire veut accentuer les aides dans tous les domaines </li></ul><ul><li>Elle veut étendre les 35 heures </li></ul><ul><li>Elle veut créer des emplois artificiels publiques, à l’instar de Jospin, par les « emplois tremplins » ou les emplois gratuits chez les artisans </li></ul><ul><li>Elle souhaite relancer la croissance par la consommation, alors que c’est l’investissement et la recherche dont l’économie a le plus besoin pour redémarrer </li></ul>Parce qu’elle veut accentuer ce qui ne va pas en France <ul><li>Dans l’émission de TF1 elle a remporte le surnom de « oui-oui ». Elle a dit oui à toutes les revendications et les a toutes, sans distinction, considérées comme sa priorité première à son accession. </li></ul><ul><li>Elle donne dans le compassionnel dégoulinant, à l’instar de cette tentative de s’approcher de l’handicapé sur le plateau pour lui montrer son soutien </li></ul>Parce que ses promesses ne reflètent que de la démagogie
  3. 3. Extrait du livre de Besson (ancien secrétaire national à l’économie, qui a démissionné du PS en février) <ul><li>« Pourtant jusqu'à ma démission, j'ai été un artisan loyal de sa campagne, je me forçais à avancer en dépit de ce que je constatais, j'ai vu la brutalité, j'ai vu l'impréparation. La désinvolture. J'ai vu la démagogie. » </li></ul><ul><li>« C'était énormément de travail, le mien et celui de dizaines d'experts bénévoles (...). Mais j'ai compris que ce travail ne servirait à rien (...) Avec l'aventure Royal, on est entré dans le royaume de l'improvisation, de l'amateurisme et de l'apparence (...). Mon boulot, et celui de tout le PS, ce n'était plus de construire, mais de cacher cette réalité. » </li></ul><ul><li>« Elle joue de sa victimisation, elle instrumentalise le féminisme, les souffrances des femmes et celles des exclus pour asseoir son pouvoir. Elle promeut une démocratie participative qui n'est que mascarade. Seule sa propre gloire la motive. Elle use et abuse de démagogie (...) Finalement, avec Ségolène, nous avons une candidate qui dit à chacun ce qu'il veut entendre. » </li></ul><ul><li>« Je pense en conscience que Ségolène Royal ne doit pas devenir présidente de la République. Je ne le souhaite pas pour mon pays. Je le redoute pour mes enfants (...). La France ne peut s'offrir le luxe de cinq ans d'errements et d'immobilisme. Elle ne s'en remettrait pas. » </li></ul>
  4. 4. Interview Eric Besson <ul><li>LE FIGARO. – Au-delà de vos critiques sur la personnalité de Ségolène Royal, quel jugement portez-vous sur son programme? </li></ul><ul><li>Éric BESSON. – Ce n’est pas tant sa personnalité que son rapport à la politique qui pose problème. Sa candidature est le fruit de la crise larvée du PS, qui n’a pas choisi son orientation politique et ne s’assume pas comme réformiste. Cette crise, elle va l’aggraver. Aujourd’hui, elle n’est plus la candidate de la gauche progressiste et sociale-démocrate dans laquelle j’aurais pu me retrouver. Elle semble devenir celle de l’aile prétendument rénovatrice du PS, le NPS, pour la primauté donnée aux institutions, et des Verts pour le rapport à l’industrie et à l’énergie. </li></ul><ul><li>- Mais sa proposition de VIe République reprend les réformes du projet du PS. </li></ul><ul><li>- C’est une duperie. Au congrès du Mans, nous avions conclu que les réformes proposées par le PS n’instauraient pas une VIe République, laquelle supposerait de renoncer à l’élection du président de la République au suffrage universel. Ce n’est pas ce que Ségolène Royal propose. On est là dans le gadget, la communication. Et dans une tactique de campagne: délaisser le terrain économique et social, sur lequel la candidate n’est pas à l’aise, pour surfer sur la rénovation des pratiques politiques qu’elle prétend incarner… mais que rien ne vient démontrer. Aujourd’hui, le vrai inspirateur de sa campagne semble être Montebourg. </li></ul><ul><li>- À vous entendre, on a le sentiment que Ségolène Royal fait une campagne de mystification. </li></ul><ul><li>- Ségolène Royal élude. Elle a fait de sa féminité un bouclier pour ne pas avoir à répondre aux questions qui la dérangent et un glaive pour culpabiliser ses adversaires. Or, notre pays est dans une situation difficile et effectivement menacé de déclin. Le statu quo est impossible. Il faut offrir aux Français des voies de réforme. Cela suppose un effort de vérité et de pédagogie. </li></ul><ul><li>- Un groupe d’anciens membres de cabinet de gauche, surnommés «les Gracques», a prôné une alliance entre le PS et le centre. Qu’en pensez-vous? </li></ul><ul><li>- La question des alliances du PS sur le long terme est l’un des impensés du congrès du Mans. Elle devrait être abordée sans tabou à partir du moment où l’extrême gauche se radicalise et ne s’unit que dans le refus de gouverner avec les socialistes. Mais la révolution via la seule élection présidentielle, c’est très compliqué et probablement infaisable. Le problème de François Bayrou, au-delà de ses qualités personnelles, ce sont les élections législatives du mois de juin. Il y a un hiatus entre ce qu’il porte et la base de l’UDF. Et il lui faudrait pouvoir modifier le mode de scrutin avant les législatives… </li></ul><ul><li>- Nicolas Sarkozy ferait-il un meilleur président que Ségolène Royal? </li></ul><ul><li>- J’explique dans mon livre avoir depuis une dizaine d’années de bonnes relations personnelles avec Nicolas Sarkozy et apprécier son goût pour l’action. Cela ne l’a pas empêché de ne pas me ménager dans l’Hémicycle lorsqu’il était ministre des Finances, et je ne pense pas que le PS puisse me reprocher de l’avoir, en retour, beaucoup ménagé dans mes activités partisanes… À présent que je suis libre de toute attache, et n’engageant que moi, je crois pouvoir dire qu’il a levé toute ambiguïté sur des points à mes yeux cruciaux (l’intervention américaine en Irak, le communautarisme, etc.), et que le républicain que je suis a apprécié son discours d’investiture du 14 janvier. Il est donc effectivement, à mes yeux, plus préparé et plus qualifié que Ségolène Royal pour présider la France. Quant à le rejoindre, il sait et j’ai dit publiquement ce qu’il en est : j’ai décidé de retourner à présent vers le monde de l’entreprise. </li></ul>
  5. 5. La gestion du Poitou-Charentes de Ségolène Royal <ul><li>Les habitants de sa région Poitou Charente sont largement plus taxés qu’ailleurs et sont bien moins lotis que les autres, de surcroît sur des sujets pourtant présentés comme prioritaires </li></ul><ul><li>Par exemple, les régions consacrent en moyenne 3€ /habitant à la politique de la ville , Ségolène Royal, rien ! </li></ul><ul><li>Le budget des régions représente en moyenne 4€ par habitant pour l’habitat et le logement , Ségolène Royal y consacre seulement 0,3€… </li></ul><ul><li>MAIS elle dit que sa priorité est à la politique du logement… «l’État lancera lui-même les programmes de logement nécessaires» </li></ul><ul><li>Sur l’ environnement , elle consacre 3 fois moins de budget en Poitou Charente que la moyenne MAIS signe le pacte pour l’environnement et en fait une priorité, puisque c’est populaire </li></ul><ul><li>Les budgets des lycées ont baissé de 12% en Poitou Charente MAIS elle déclare qu’elle abrogera le décret Robien qui supprime des postes liés à la baisse du nombre d’élèves… </li></ul><ul><li>Les dépenses de fonctionnement de la région ont augmenté de +17%, +11% et +25% de 2005, à 2007… soit +80% en 3 ans! Passant de 14 à 23M€…. MAIS elle se dit pour une baisse de dépenses de fonctionnement de l’État et pour un État modeste sans champagne ou grosses voitures… </li></ul>
  6. 6. 5 raisons de ne pas voter pour François Bayrou <ul><li>Il se pose en opposition aux grands partis, ne parle que de sa différence avec l’UMP et le PS qu’il méprise </li></ul><ul><li>MAIS prétend aussi être le candidat du rassemblement, capable de fédérer tous les meilleurs… </li></ul><ul><li>Est-ce crédible de fédérer ses ennemis ? </li></ul><ul><li>Il prétend qu’il est le candidat anti-politique politicienne, mais dès qu’on l’interroge sur un sujet de fond, il ne fait qu’accuser les machines des grands partis de mal traiter la question depuis 50 ans et évite ainsi de faire des propositions </li></ul>Parce que sa position n’est pas cohérente <ul><li>Même si les hommes politiques de droite comme de gauche n’ont pas tenu leurs promesses dans le passé, ça n’est pas suffisant pour les mettre dans le même panier </li></ul><ul><li>La droite et la gauche proposent chacune des orientations très différentes pour le pays et dire qu’il n’y a pas de contradiction entre les projets des uns et des autres est dangereux et faux </li></ul><ul><li>Sur la politique économique à mener la droite et la gauche ont des visions opposées, mais aussi sur l’éducation… </li></ul>Parce qu’il ne fait que créer de la confusion alors qu’il faut au contraire une direction claire <ul><li>La France a un taux de chômage 2 ou 3 fois supérieur à celui des US (4%) ou de l’Angleterre (3%) (Lorsqu'un Britannique est payé l’équivalent de 1000€, il revient à son employeur environ 1200€. Alors qu’en France il coûterait environ 1800 euros à son employeur…) </li></ul><ul><li>La France a la croissance la plus faible d’Europe </li></ul><ul><li>Il n’y a aucune raison que la France ne soit pas en mesure de suivre l’exemple de ses voisins </li></ul>Parce que la France a profondément besoin de réformes et pas de se limiter au plus petit dénominateur commun <ul><li>109 ministres dans le gouvernement de coalition en Italie, de quoi satisfaire tout le monde mais surement pas un dispositif viable pour gouverner </li></ul>Parce qu’une coalition au centre c’est le choix de l’instabilité et de l’immobilisme <ul><li>Proposer comme mesure phare pour relancer l’économie « 2 emplois sans charges », ça n’a pas de sens </li></ul><ul><li>Danone et le boulanger ont-ils le même besoin de 2 emplois? </li></ul><ul><li>Il revient a une politique de « pansement » sur un cancer, dans la veine des trente dernières années </li></ul><ul><li>Ce qu’il faut c’est baisser les charges sur toutes les créations d’emplois quelles qu’elles soient mais le problème c’est que être pour la baisse des charges, c’est faire un peu trop de droite… </li></ul>Parce qu’il n’a pas de vision ou de programme qui tienne la route pour la France
  7. 7. Bayrou souffle le chaud et le froid <ul><li>Contre le système mais pour l’immobilisme qui le caractérise! </li></ul><ul><ul><li>Il met sur le dos du bipartisme l’échec politique des 30 dernières années, alors que le pluralisme politique définit la démocratie! </li></ul></ul><ul><ul><li>Or l’échec politique tient à l’immobilisme et au souci exagéré du consensus, chose qu’il souhaite aggraver </li></ul></ul><ul><ul><li>Le parti unique consensuel, est-ce une tentation totalitaire? </li></ul></ul><ul><li>Démagogique ou communiste ? </li></ul><ul><ul><li>Bayrou surfe-t-il seulement sur l’anti-capitalisme des français (1) ou cherche-t-il à relancer la lutte des classes quand il oppose sans cesse la France du CAC40 et la France des ouvriers ? (alors qu’il prétend par ailleurs vouloir rassembler la droite et la gauche…) </li></ul></ul><ul><ul><li>Bayrou fait une campagne de dénigrement des grands patrons et des méchants investisseurs alors que c’est précisément l’investissement qu’il faut encourager si l’on veut créer des emplois, défendre la position de la France, etc. </li></ul></ul><ul><li>Machiste rétrograde ? </li></ul><ul><li>Extrait d'un de ses livres « Cet effort d’éducation exige des réponses nouvelles. Ou plus exactement, la reprise de réponses abandonnées depuis longtemps. On a besoin de trouver des hommes. Pour une fois, je n’écris pas «des hommes et des femmes». Pour une fois, on a besoin d’hommes, solides, car c’est le manque d’hommes, d’autorité masculine, qui dans bien des cas explique la perte de repères dont ces enfants sont victimes.» (Projet d’espoir, p. 144). </li></ul>(1) La France est le seul pays occidental où le mot capitalisme possède une connotation négative pour plus de 50% de la population alors qu’il a permis d’améliorer considérablement les conditions de vie en un peu plus d’un siècle “ Pour moi, le consensus semble être : le fait d’abandonner toute conviction, tout principe, toute valeur et toute ligne de conduite pour une chose en laquelle personne ne croit, mais à laquelle personne n’a rien à redire ; le fait d’éviter les vrais problèmes a résoudre, simplement parce qu’on est incapable de s’accorder. Quelle grande cause aurait pu être remportée sous la bannière de : « Je suis pour le consensus » ? Margaret Thatcher, 10, Downing Street, Memoire. Albin Michel 1993
  8. 8. Un vrai Tartuffe? <ul><li>Extrême-centriste ? </li></ul><ul><ul><li>Jusque là l’apanage des extrêmes (Jean-Marie Le Pen, Arlette Laguiller…) et d'aventuriers (Pierre Poujade, Bernard Tapie), Bayrou a compris que c’est en se présentant comme le candidats de l’anti-système qu’il ferait recette </li></ul></ul><ul><ul><li>Le vote contestataire est bien une spécialité de la France qui n’a jamais réélu une majorité depuis 1981: la rupture est au cœur de la campagne de chacun des candidats mais Bayrou en fait le cœur de son positionnement </li></ul></ul><ul><ul><li>Suffit-il de s’auto-proclamer anti-système pour proposer véritablement des choses nouvelles? Que propose Bayrou en fait? Difficile à savoir… </li></ul></ul><ul><li>Modeste ou ultra-ambitieux? </li></ul><ul><ul><li>Bayrou veut donner l’image d’un homme modeste à l’inverse de son rival qui serait à l’inverse un terrible assoiffé de pouvoir </li></ul></ul><ul><ul><li>Modeste ? Extrait d’un article du Monde « Bayrou et son double » </li></ul></ul><ul><ul><ul><li>Il a longtemps assuré : &quot;Je suis le nouveau Mitterrand.&quot; </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>Lorsqu'il obtint le secrétariat général de l'UDF, alors présidée par Valéry Giscard d'Estaing, il expliqua tranquillement devant tout le bureau politique du CDS : &quot;Giscard a trouvé en moi quelqu'un à sa mesure.&quot; </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>Au moment où le premier ministre anglais était la coqueluche de la droite, il répétait partout : &quot;J'ai un avantage sur tous les autres : je ressemble physiquement à Tony Blair.&quot; </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>On l'a vu admirer longuement sa photo dans des magazines, en soulignant : &quot;J'ai un regard profond.&quot; </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>A la journaliste sportive Estelle Denis qui lui demandait il y a quelques semaines ce que sa femme préférait en lui, il a répondu sans sourciller &quot;ma virilité&quot;. </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>Jacques Chirac, qui en a beaucoup ri, s'en est aussi très souvent agacé : &quot;Un jour, il pétera de vanité.&quot; </li></ul></ul></ul>
  9. 9. Les 10 principales propositions de Sarkozy <ul><li>Offrir la possibilité de travailler plus pour gagner davantage , parce qu'il ne sert à rien d'avoir plus de temps libre quand on n'arrive plus à boucler ses fins de mois </li></ul><ul><li>Faire plus pour ceux qui ont moins , qu'ils vivent dans une zone rurale enclavée, dans une banlieue défavorisée ou dans un bassin d'emploi sinistré, sans pour autant dédouaner de sa part d'effort </li></ul><ul><li>Pouvoir transmettre à ses enfants sans aucun droit de succession le patrimoine constitué tout au long d'une vie de travail. </li></ul><ul><li>Augmenter le budget de l'enseignement supérieur de 50% en cinq ans et l'effort de recherche de 40% car il est essentiel que la France tienne son rang sur la scène internationale dans ce domaine </li></ul><ul><li>Développer un nouveau service public de l'emploi pour mieux accompagner la recherche d'emploi : la création d'une assurance « salaire et retour à l'emploi » s'accompagnera d'une réforme de la formation professionnelle. En outre, un revenu d'assistance doit être toujours assorti d'une activité d'intérêt général de sorte que chacun donne un peu en contrepartie de ce qu'il reçoit </li></ul><ul><li>Instaurer un véritable droit au logement (au bout de cinq à dix ans), le droit à l'hébergement , le droit de scolariser son enfant handicapé , le droit à une solution de garde pour chaque enfant de moins de trois ans et le droit à la prise en charge de la dépendance doivent devenir opposables devant les tribunaux pour qu'ils soient respectés </li></ul><ul><li>Mettre en place des internats de réussite éducative et des classes de 15 élèves dans les quartiers défavorisées, et investir dans le développement et la diversification des modes de garde des enfants le soir, notamment en développant les études surveillées sur la base du volontariat pour mettre fin aux « orphelins de 16 heures » </li></ul><ul><li>Assouplir la carte scolaire afin de garantir la liberté du choix de l'établissement </li></ul><ul><li>Faire face à l'urgence écologique, et pour cela taxer les pollutions plutôt que le travail en basculant sur une fiscalité écologique une partie des charges qui pèsent sur le travail </li></ul><ul><li>Instaurer des peines planchers : les multirécidivistes doivent être certains en arrivant devant le tribunal qu'ils auront une peine incompressible. Pour un mineur récidiviste entre 16 et 18 ans, l'excuse de minorité doit être automatiquement supprimée : il doit être condamné comme s'il était un majeur </li></ul>
  10. 10. Le programme de Sarkozy est le plus à même de résoudre les problèmes de la France <ul><li>Olivier Blanchard, professeur au MIT et l’un des économistes français les plus réputés dans le monde, explique dans son blog pourquoi il votera Sarkozy (alors qu’il a toujours voté socialiste) </li></ul><ul><ul><li>« il a mieux identifié les problèmes de la France, et a une idée plus claire des solutions et des stratégies à suivre. Il me parait plus à même d'améliorer le sort des jeunes, de diminuer le chômage, d'engager une vraie reforme de l'université ». </li></ul></ul><ul><ul><li>http://www.telos-eu.com/2007/03/pourquoi_je_voterai_sarkozy.php </li></ul></ul><ul><li>Selon l’étude du cabinet Rexecode (1) , le programme de Sarkozy permettrait de créer 160 à 200 000 emplois, quand Bayrou en détruirait 60 000 et Royal 150 000 </li></ul><ul><ul><li>Bayrou : - 60 000 emplois : la réduction des allègements de charges sociales entraînerait en effet la destruction de 200 à 250 000 emplois, soit nettement plus que les emplois créés par les autres mesures proposées par le député UDF, en particulier l'absence de charges pour deux emplois nouveaux. D'après Rexecode, « au total, l'effet sur l'emploi et sur la croissance serait négatif ». </li></ul></ul><ul><ul><li>Royal : - 150 000 emplois: l e SMIC à 1 500 euros détruirait 50 000 emplois, la suppression du CNE 30 000 et l'effet à moyen terme des emplois tremplin serait négatif. Au total, 150 000 emplois seraient détruits et la croissance du PIB serait réduite de 0,9 point en cas d'application du programme de la candidate du PS. </li></ul></ul><ul><ul><li>Sarkozy : +160 à 200 000 emplois: l 'effet positif du programme de Nicolas Sarkozy est démontré par les calculs de l'Institut. La croissance du PIB sera supérieure à son niveau actuel dans une fourchette comprise entre 1 et 1,3 point du PIB et 160 à 200 000 emplois seront créés. </li></ul></ul>(1) L'Institut d'analyse économique, premier centre français d'analyse et de prévisions macroéconomiques indépendant des pouvoirs publics
  11. 11. Comparaison synthétique des candidats - Baisse de la dette, baisse des dépenses de fonctionnement de l’Etat - non remplacement d’un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite, ½ de l’économie redistribuée en augmentation de salaires - Bouclier fiscal global a 50% de ses revenus - peut déduire de l’ISF investissement dans PME - autonomie universités - faciliter accession a propriété - plan Marshall pour la formation des jeunes des banlieues - 2 emplois sans charge par entreprise - peut être assouplissement des 35 h - élargissement base de l’ISF avec un taux plus faible - équilibrer budget, mais pas touche a la fiscalité ni a la dépense de l’Etat (donc au nombre de fonctionnaires) - Ministère Sociétal (?) regroupant Internet et les retraites - si Président, mettra un label aux législatives pour les députés intéressés a le rejoindre du PS et UMP. - 500 000 emplois tremplins - 35 h, pas de baisse nombre de fonctionnaires - pas de baisse de la fiscalité, annulation de certaines réductions d’impôt - maintien ISF - allocations pour tout. - donnant/ donnant : l’assiste reçoit, le travailleur paie - annuler deuxième porte-avion parce que budget éducation plus important Exemples tirés du programme Nicolas Sarkozy : action hero! François Bayrou : pas d’engagement tranché, immobilisme Ségolène Royal : surtout pas !
  12. 12. Comparaison synthétique des candidats De Gaulle, Churchill, Tony Blair, Clémenceau F. Mitterrand, Chirac, Daladier Edith Cresson, Miss Doubtfire, Poujade Ressemblance Travail, effort – mérite – récompense, responsabilité, liberté, autonomie, énergie Bonne volonté ? Consensus, Morale chrétienne Compassion, ordre moral, économique soumis au social Valeurs En politique depuis l’âge de 19 ans à l’ancêtre du RPR aux cotes de Chaban-Delmas. Maire de Neuilly à 28 ans (réélu a plus de 75% des voix). Ministre sous gvt Balladur, traversée du désert 95-2002, puis ministre de l’Intérieur, de l’Eco, et président de l’UMP. Agrégation de grammaire, carrière à l’UDF, avec Balladur en 95, mais décroche un ministère sous Chirac ! Préside UDF, distinct de l’UMP depuis 2002. Fait officiellement partie de la majorité au parlement. ENA, parachuté au Secrétariat de Mitterrand, a travaillé au ministère de l’éducation (voir ce qu’en dit Allègre), et au ministère de l’environnement. Présidente de Région Poitou Charentes (voir ce qu’en dit son ancienne collaboratrice Mme Pathouiau) Historique Nerveux, combatif, énergique mais grand orateur, authentique, et tourné vers l’action. Elégant, apaisant, autorité naturelle mais lent et peu empathique. Séductrice, souriante mais hypocrite, manipulatrice et autoritaire Personnalité Nicolas Sarkozy : action hero ! François Bayrou : pas d’engagement tranché, pas d’action Ségolène Royal : surtout pas !
  13. 13. Vous trouvez Sarkozy autoritaire, trop combatif, trop sûr de lui ? <ul><li>Ecoutez donc le Tigre de 14-18, le vainqueur de la bataille d’Angleterre ou l’homme providentiel du 18 juin ! </li></ul><ul><li>Clemenceau </li></ul><ul><ul><li>« Pour mes obsèques, je ne veux que le strict nécessaire, c'est-à-dire moi. » </li></ul></ul><ul><ul><li>« Je fais la guerre, je fais toujours la guerre » </li></ul></ul><ul><ul><li>« Quand on a du caractère, il est toujours mauvais. » </li></ul></ul><ul><li>Churchill </li></ul><ul><ul><li>« Un pacificateur est quelqu’un qui nourrit le crocodile en espérant être mangé le dernier » </li></ul></ul><ul><ul><li>« L’histoire sera bienveillante avec moi, car je compte bien l’écrire ! » </li></ul></ul><ul><ul><li>« L’amour de la tradition n’a jamais affaibli un nation, au contraire » </li></ul></ul><ul><ul><li>« Le prix de la grandeur est la responsabilité » </li></ul></ul><ul><ul><li>« Je suis prêt à rencontrer mon créateur, mais est-il lui préparé à la terrible épreuve de me rencontrer? » </li></ul></ul><ul><li>De Gaulle </li></ul><ul><ul><li>« Soyons fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé » </li></ul></ul><ul><ul><li>« Les hommes peuvent avoir des amis, pas les hommes d'Etat » </li></ul></ul><ul><ul><li>« La grandeur ne se divise pas » </li></ul></ul><ul><ul><li>« Délibérer est le fait de plusieurs. Agir est le fait d’un seul » </li></ul></ul><ul><ul><li>« Ce qui est salutaire à la nation ne va pas sans blâmes dans l’opinion ni sans pertes dans l’élection » </li></ul></ul><ul><ul><li>« Le caractère, vertu des temps difficiles » </li></ul></ul>
  14. 14. Annexes <ul><li>&quot;Il a la dalle, comme on dit ici. Il en veut et quand il dit qu'il veut </li></ul><ul><li>faire quelque chose, il le fait&quot; </li></ul><ul><li>« Ptipek », commerçant de 22 ans interrogé à Aulnais sous bois </li></ul>
  15. 15. Extrait du discours du Congrès du 14 janvier – à lire ou à voir <ul><li>Le but de la République c’est d’arracher du coeur de chacun le sentiment de l’injustice. </li></ul><ul><li>Le but de la République c’est de permettre à celui qui n’a rien d’être quand même un homme libre, à celui qui travaille de posséder quelque chose, à celui qui commence tout en bas de l'échelle sociale de la gravir aussi haut que ses capacités le lui permettent. </li></ul><ul><li>La République réelle, c’est la République qui ne se contente pas d’inscrire la liberté, l’égalité et la fraternité sur ses monuments, mais qui les inscrit dans la réalité de la vie quotidienne. </li></ul><ul><li>La République réelle ce n’est pas la République où tout le monde reçoit la même chose. C’est la République où chacun reçoit selon son mérite ou son handicap. </li></ul><ul><li>La République réelle c’est celle qui fait plus pour celui qui veut s’en sortir et qui fait moins pour celui qui ne veut rien faire et dont la société ne peut accepter qu'il vive à son crochet. </li></ul><ul><li>La République réelle ce n’est pas la République où il n’y a que des droits et aucun devoir. C’est la République où les devoirs sont la contrepartie des droits. Je propose qu’aucun minimum social ne soit accordé sans la contrepartie d'une activité d'intérêt général. </li></ul><ul><li>C’est celle où les hommes et les femmes ont les mêmes droits, les mêmes salaires, les mêmes possibilités de carrière, la même considération. </li></ul><ul><li>C’est celle où les mères qui veulent travailler peuvent faire garder leurs enfants, où la maternité n’est pas un handicap pour la vie professionnelle, où les années consacrées à l’éducation des enfants sont prises en compte dans le calcul des retraites. </li></ul><ul><li>La République réelle à laquelle je crois c’est celle qui ne reste pas indifférente au sort de l’enfant pauvre, à la souffrance de ceux que la vie n’a pas épargnés. C’est celle qui garde tous les enfants dont les familles le souhaitent en étude surveillée quand les parents ne peuvent pas s’occuper d’eux parce qu’ils travaillent. Celle qui construit des internats d’excellence pour les élèves d’origine modeste parce qu’ils ne peuvent pas étudier chez eux. </li></ul><ul><li>La République virtuelle c’est celle qui fait de l’élève l’égal du maître. La République réelle à laquelle je crois c’est celle qui veut une école de l’autorité et du respect où l’élève se lève quand le professeur entre, où les filles ne portent pas le voile, où les garçons ne gardent pas leur casquette en classe. </li></ul><ul><li>La République virtuelle c’est celle qui veut donner un diplôme à tout le monde en abaissant le niveau des examens. La République réelle c’est celle qui veut donner une formation à chacun, celle qui n’a peur ni de l’orientation, ni de la sélection, ni de l’élitisme républicain qui est la condition de la promotion sociale. C'est l'école de l'excellence pas l'école du nivellement et de l'égalitarisme. </li></ul><ul><li>La République réelle, c’est celle où le sport n’est pas un ghetto réservé aux jeunes ou aux minorités visibles mais devient une école de la vie parce que les valeurs du sport transcendent tous les âges, toutes les différences, toutes les incompréhensions. Parce que le sport c’est une éthique universelle. </li></ul><ul><li>La République virtuelle c’est celle qui pratique l’assistanat généralisé mais qui laisse des gens mourir sur le trottoir. C’est celle qui proclame le droit au logement et qui ne construit pas de logements. C’est celle qui proclame le droit à l’emploi et qui renonce à l’objectif du plein emploi. C’est celle qui proclame que le travail est une valeur mais qui fait tout pour le décourager. C’est celle qui proclame la continuité du service public mais accepte que les usagers soient périodiquement les otages des grévistes. C’est celle qui proclame le droit d’aller et de venir mais cherche sans arrêt des excuses aux délinquants qui empoisonnent la vie de tout le monde. </li></ul><ul><li>La République réelle c’est celle qui rend effectifs les droits qu’elle proclame. </li></ul><ul><li>C'est la République qui crée des emplois, qui construit des logements qui permet au travailleur de vivre de son travail, qui donne sa chance à l'enfant pauvre, qui met les retraités des régimes spéciaux à égalité avec ceux du secteur privé et de la fonction publique, qui garantit le service minimum en cas de grève et qui fait respecter la loi par tout le monde. Je souhaite une loi sur le service minimum dès le mois de juin 2007. Je souhaite en outre qu'une loi impose le vote à bulletins secrets dans les 8 jours du déclenchement d'une grève dans une entreprise, une université, une administration. </li></ul><ul><li>Je crois dans la démocratie sociale. Je crois dans le dialogue, dans la négociation, dans le paritarisme. Mais je refuse la prise d'otages, les blocages, les archaïsmes, la violence, la loi du plus fort… et le manque de courage ! </li></ul>
  16. 16. Extrait du discours du Congrès du 14 janvier – à lire ou à voir <ul><li>Comment penser que l’on pourra un jour faire aimer ce que l’on aura appris à détester ? Au bout du chemin de la repentance et de la détestation de soi il y a, ne nous y trompons pas, le communautarisme et la loi des tribus. Je refuse le communautarisme qui réduit l'homme à sa seule identité visible. Je combats la loi des tribus parce que c'est la loi de la force brutale et systématique. Il ne s’agit pour personne d’oublier sa propre histoire. Les enfants des républicains espagnols parqués dans des camps de réfugiés, les enfants des Juifs persécutés par la Milice, les descendants des camisards des Cévennes, les fils des harkis n’ont rien oublié de leur histoire. Mais ils ont pris, comme moi, fils d’immigré, la culture, la langue et l’histoire de la France en partage, pour pouvoir mieux vivre une destinée commune. </li></ul>Ma France, c’est celle de tous ces Français qui ne savent pas très bien au fond s’ils sont de droite, de gauche ou du centre parce qu’ils sont avant tout de bonne volonté. Je veux leur dire par-delà les engagements partisans que j’ai besoin d’eux pour que tout devienne possible. Bien sûr il y a la droite et il y a la gauche. Mes valeurs sont les vôtres, celles de la droite républicaine. Ce sont des valeurs d'équité, d’ordre, de mérite, de travail, de responsabilité. Je les assume. Mais dans les valeurs auxquelles je crois, il y a aussi le mouvement. Je ne suis pas un conservateur. Je ne veux pas d’une France immobile. Je veux l’innovation, la création, la lutte contre les injustices. J’ai voulu faire entrer ces idées dans le patrimoine de la droite républicaine alors même que la gauche les délaissait. Mais au-delà de la droite et de la gauche, il y a la République qui doit être irréprochable parce qu'elle est le bien de tous. Il y a l’Etat qui doit être impartial. Il y a la France qui est une destinée commune. Ma République c’est celle du droit opposable au logement, parce que si l’on pense que la politique ne peut rien faire pour résoudre en dix ans la crise du logement en construisant les 700 000 logements qui manquent, il ne faut pas faire de politique. Ma République est celle où chacun pourra accéder à la propriété de son logement. Il faut permettre aux classes moyennes, à la France qui travaille d'accéder à la propriété. Je propose que l'Etat garantisse l'emprunt de celui qui n'a pas de relations. Je propose que l'on puisse déduire tous les intérêts de son emprunt du revenu imposable. Je propose que l'on fasse de la France un pays de propriétaires parce que lorsque l'on a accédé à la propriété on respecte son immeuble, son quartier, son environnement… et donc les autres. Parce que lorsque l’on a accédé à la propriété on est moins vulnérable aux accidents de la vie.
  17. 17. Extraits du discours du Congrès du 14 janvier – à lire ou à voir Je veux être le Président d’une France qui ira dire aux Européens : « nous ne pouvons pas continuer à tourner le dos à la Méditerranée, car autour de cette mer où depuis deux mille ans la raison et la foi dialoguent et s’affrontent, sur ces rivages où l’on a mis pour la première fois l’homme au centre de l’univers, se joue une fois encore une part essentielle de notre destin. Là nous pouvons tout gagner ou tout perdre. Nous pouvons avoir la paix ou la guerre, la meilleure part de la civilisation mondiale ou le fanatisme, le dialogue des cultures ou l’intolérance et le racisme, la prospérité ou la misère, le développement durable ou la pire des catastrophes écologiques. » Je veux être le Président d’une France qui proposera d’unir la Méditerranée comme elle a proposé jadis d’unir l’Europe, et qui inscrira dans la perspective de cette unité les relations de l’Europe et de la Turquie, ses liens avec le monde arabe, la recherche d’une issue au conflit israélo-palestinien, mais aussi l’immigration choisie, le codéveloppement, la maîtrise du libre-échange et la défense de la diversité culturelle. Je veux être le Président d’une France qui dira aux Européens et aux Africains : « dans un monde où se dessinent de vastes stratégies continentales qui enjambent les hémisphères, il est vital pour l’Europe d’imaginer une stratégie euro-africaine dont la Méditerranée sera fatalement le pivot ». L’Europe, je l'imagine comme un multiplicateur de puissance non comme un facteur d’impuissance, comme une protection non comme le cheval de Troie de tous les dumpings, pour agir et non pour subir. Je crois en l’Europe comme la voulaient ses pères fondateurs, comme une volonté commune, non comme un renoncement collectif. Je demeurerai toute ma vie un Européen convaincu. Mais je veux avoir la liberté de dire que l'Europe doit se doter de frontières, que tous les pays du monde n'ont pas vocation à intégrer l'Europe à commencer par la Turquie. A s'élargir sans limite on prend le risque de détruire l'union politique européenne, je ne l'accepterai pas. Je crois au libre échange et à la concurrence. Mais je veux que cesse la naïveté et que l'on impose la réciprocité dans les négociations commerciales. La concurrence doit être loyale. Ce n'est pas loyal d'imposer à nos entreprises de se battre avec des concurrents qui ne respectent aucune règle environnementale, sociale, morale. Je veux être le Président d’une France qui dira à l’Amérique : « nous sommes amis et la France demeurera fidèle à cette amitié que l’histoire, la civilisation et les valeurs de la liberté et de la démocratie ont tissé entre nos deux peuples. Je veux d’une France qui parle toujours à l’Amérique comme une amie, qui lui dit toujours la vérité et qui sait lui dire non quand elle a tort, qui lui dit qu’elle n’a pas raison quand elle viole le droit des nations ou le droit des gens qu’elle a tant contribué à forger, quand elle décide unilatéralement, quand elle veut américaniser le monde alors qu’elle a toujours défendu la liberté des peuples.
  18. 18. Extrait du discours du 14 janvier et du discours aux jeunes – à lire ou à voir Alors que le monde change à un rythme où jamais il n’a changé, alors que partout d’immenses forces de création sont à l’oeuvre, que partout les hommes se battent pour inventer, pour créer, pour s’arracher à la misère, pour tenter de se construire un nouveau monde, nous ne pouvons être immobiles, nous ne pouvons répondre au monde qui nous invite à le rejoindre dans sa course effrénée au changement : « à quoi bon ? » Voici le pays qui a inventé l’idée de progrès, qui a crié un jour à la face du monde : « le bonheur est une idée neuve », le pays qui le premier a dit à l’Homme : « tu as des droits imprescriptibles », le pays qui a passé avec la liberté du monde un pacte multiséculaire, le pays qui si souvent a été à l’avant-garde de la civilisation, le voici qui aujourd’hui semble avoir perdu cette foi en lui-même, cette conviction que le destin l’avait créé pour accomplir de grandes choses et pour éclairer l’humanité. Un doute s’est installé qui a peu à peu grandi, peu à peu sapé cette confiance qui fait la force des grandes nations. Ce doute terrible c’est le mal qu’il nous faut guérir pour que dans l’art, dans la science, dans l’économie, partout la vie explose de nouveau, partout l’intelligence et le travail humains se remettent à féconder l’avenir. Je veux être le Président d’une France qui aura compris que la création demain sera dans le mélange, dans l'ouverture, dans la rencontre. Qu’elle sera dans le croisement des regards, la fécondation réciproque des cultures, des techniques et des savoirs, qu’elle jaillira de la rencontre de l’artiste, du savant, de l’ingénieur, de l’entrepreneur, au croisement de la communication, de l’économie, des sciences, de toutes les formes d’art et de pensée, de travail, d’innovation. Je veux être le président d’une France qui incarnera l’audace, l’intelligence et la création. Je veux être le président d’une France qui ne s’enfermera pas dans son histoire pour échapper à l’avenir, qui ne sera pas un musée, mais qui saura s’adosser à son histoire pour s’élancer vers le futur. Je veux être le Président d’une France réunie. L’unité de la France je veux la faire par l’action. Cette unité je veux qu'elle soit comme une renaissance. Après mai 68, Georges Pompidou avait dit : « le monde a besoin d’une nouvelle Renaissance ». La Renaissance, ce temps où pour la première fois les hommes ont eu le sentiment que tout était possible. Tout paraissait possible aux hommes de la Renaissance. Tout paraissait possible à ceux des Lumières, à ceux de la Révolution, à ceux des 30 Glorieuses. http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/congres_de_l_ump_14_janvier_2007 http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/grand_meeting_des_jeunes_avec_nicolas_sarkozy

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