Le rapport annuel d'EDPLC
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Le rapport annuel d'EDPLC Le rapport annuel d'EDPLC Document Transcript

  • Rapport annuel2011-2012Paris « Ville Campus » :spécificités des tempsétudiantsÉtudiant de Paris – Le Conseil est une instance de consultationcréée par la Ville de Paris pour associer les organisationsétudiantes et les étudiants à l’élaboration des politiquesmunicipales qui les concernent.
  • En préambule Étudiant de Paris – Le Conseil : pages 3 – 4 mode d’emploiÉditos Bertrand Delanoë, Maire de Paris page 5 Didier Guillot, Adjoint au Maire de Paris en charge de la vie étudianteLes temps étudiants en débat Présentation du cycle 2011-2012 pages 6 –7 Calendrier du cycle 2011-2012 pages 8 – 9Le cycle de réunions • Temps 1 pages 10 – 15 Paris, « Ville Campus » : envisager autrement l’université dans la ville • Temps 2 pages 16 – 19 Organiser son temps sur son lieu d’étude • Temps 3 pages 20 – 2 3 Vivre mieux les temps dans la villeLes propositions Synthèse des propositions du Conseil pages 24 – 25 Les propositions détaillées du Conseil pages 26 – 31Le cycle 2011–2012 en images pages 32 – 33& remerciements
  • PréambUleÉtudiant de Paris – Le Conseil :mode demploiUne instance de consUltation au développement de dispositifs d’aide Au cours de ses débats, le Conseil a enrichides  étUdiants de Paris à l’insertion professionnelle des jeunes sa réflexion de ces témoignages et proposéÉtudiant de Paris – Le Conseil est une instance diplômés parisiens, à la création par le CROUS des améliorations en lien direct avec les besoinsde démocratie participative rénovée en 2009 d’un guichet unique accompagnant réels des étudiants. Il a par ailleurs nourripar la Ville de Paris, qui associe les étudiants les étudiants dans la recherche d’un logement, ses travaux des projets et des témoignagesà l’élaboration des politiques municipales ou encore à la mise en place de soirées de personnalités qualifiées, directementqui les concernent. Chaque année universitaire, d’accueil des étudiants en résidence étudiante. concernées par la question des tempsles 28 membres de droit du Conseil engagent Pour le cycle 2011-2012, le coeur du débat étudiants. Le rapport remis à la Ville de Parisune réflexion de fond sur une problématique a porté sur les temps étudiants et leur gestion est le résultat de cette réflexion collectivemajeure de la vie étudiante à Paris : ils sont particulière dans une capitale dont les sites et complexe du fait de la transversalité de sesentourés de représentants de la Ville de Paris, universitaires et les services administratifs problématiques.de différents partenaires, de personnalités sont éclatés : « Paris Ville Campus : spécificitésqualifiées, et sont accompagnés par un cabinet des temps étudiants » est le thème de cette des ProPositions concrètesde conseil et de concertation. Au terme nouvelle consultation. aU coeUr de la PolitiqUe mUniciPalede la consultation, un rapport rassemblant Pour l’adjoint au Maire de Paris en chargeles propositions concrètes du Conseil est remis Une réflexion collective de la vie étudiante, le Conseil est un partenaireà la Ville de Paris. et mUltiforme essentiel. En l’associant à un travail d’état Cette année encore, le débat était ouvert à tous ! des lieux et de prospective sur les grandesUne ProblématiqUe sPécifiqUe En parallèle des réunions du Conseil, tous problématiques de la vie étudiante parisienne,qUi s’inscrit aU coeUr les étudiants parisiens ont été invités à s’asso- il lui donne une place importante dansde la vie étUdiante Parisienne cier à la réflexion, grâce aux différents outils la définition de sa politique municipale. ToutL’année 2009-2010 a été consacrée à un débat de participation mis en place. au long de l’année, la Ville prend en comptesur « l ’insertion professionnelle des jeunes les orientations du Conseil. Au terme du cycle,diplômés ». En 2010-2011, la question du « bien- Du 18 octobre au 5 décembre 2011, l’adjoint au Maire de Paris en charge de la vieêtre étudiant », envisagée plus particulièrement ils ont pu poster leurs messages : étudiante retient certaines des propositionsà partir des thématiques du logement, le blog - leconseil.etudiantdeparis.fr rassemblées dans le rapport du Conseilde la santé et de la restauration, a été soumise la page Facebook - facebook.com/edplc et les présente au Conseil de Parisau débat. Les propositions formulées par le compte Twitter - twitter.com/ edplc et à ses partenaires de l’enseignementle Conseil ont notamment contribué supérieur et de la vie étudiante.3 — EDPLC : Rapport 2011 – 2012 View slide
  • Les participantsla Parole à ... au cycle 2011-2012 les membres Permanents dU conseil Les 7 élus étudiants Un représentant de chaque « Étudiant de Paris – au CROUS de Paris association résidente Le Conseil s’inscrit pleine- de la Maison des Initiatives Les 8 vice-présidents étudiants Étudiantes : Animafac, AFEV, ment dans la dynamique des universités parisiennes RadioCampusParis, Génépi, de démocratie participative Refedd, Télésorbonne engagée par la Ville depuis Un représentant de chaque syndicat étudiant représentatif Un délégué de chaque plusieurs années. En créant (un élu au moins au CNESER) : mutuelle étudiante : les conditions d’un débat UNEF, Cé, FAGE, PDE et MET LMDE et SMEREP concret et inscrit dans la durée, sans filtre, avec les Personnalités qUalifiées associées les étudiants qui en choi- djamel Klouche raphaël costambeys sissent le sujet et font émer- Architecte Urbaniste Vice-Président chargé ger des propositions précises des systèmes d’information et porteuses de change- Jean-Pierre charbonneau et de communication Urbaniste Consultant à l’université Sorbonne Nouvelle ments, la Ville de Paris se donne les moyens marie ciminato thomas Perez vitoria de fonder chaque jour Responsable administrative Directeur de cabinet de Mao du Bureau de la vie étudiante Peninou, Adjoint au Maire de Paris un service public centré à l’université Paris Diderot chargé de la qualité des services sur les usagers. » publics municipaux, de l’accueil fabrice chemla des usagers, et du Bureau Hamou Bouakkaz Responsable du directoire des temps Adjoint au Maire de Paris, des formations à l’université chargé de la démocratie locale Pierre et Marie Curie marc trigo et thierry Halay et de la vie associative Bureau des temps de la Ville dominique merle de Paris Responsable vie étudiante à l’université Pierre et Marie Curie 4 — EDPLC : Rapport 2011 – 2012 View slide
  • éditos Bertrand Delanoë Maire de Paris Plus que toute autre ville, la vocation de Paris est d’accueillir des étudiants venus d’horizons divers, pour qu’ils se forment et parviennent dans les meilleures conditions au seuil de leur vie professionnelle. Mais pour s’accomplir pleinement, cette étape requiert de nombreux apprentissages, au-delà des seuls savoirs universitaires. L’implication du Conseil des étudiants de Paris permet de prendre en compte toutes ces dimensions et de donner forme à cette citoyenneté véritable. Le campus parisien recouvre l’ensemble du territoire de la ville, démultipliant les temps de la vie étudiante. Et ceux qui sont consacrés à l’acquisition de l’autonomie peuvent être parfois très contraignants, comme la recherche dun logement ou laccomplissement dune activité salariée. Ils doivent donc faire l’objet d’une attention particulière, afin d’être toujours mieux conjugués. C’est le sens de la réflexion que mène depuis quelques années le Conseil des étudiants de Paris avec les acteurs de la vie universitaire. Un certain nombre de propositions sont ainsi mises en avant, afin d’améliorer la dématérialisation des procédures, l’appropriation de la « Ville Campus » ou l’accès pour chacun à de réelles respirations culturelles et sportives. Je remercie donc tous les participants pour la qualité de ce travail, qui inspirera le débat municipal. Didier Guillot Adjoint au Maire de Paris en charge de la vie étudiante À Paris plus qu’ailleurs, les étudiants jonglent entre les temps choisis et subis, multiplient les déplacements entre des sites éparpillés dans la ville et au-delà du périphérique. Alors qu’ils vivent les premiers moments de leur vie étudiante marquée par une rupture dans le rythme scolaire et le quotidien familial, alors que leur réussite est leur première préoccu- pation, il leur est plus difficile de gérer ces mobilités et d’organiser leurs temps à l’université et dans la ville. Avec les acteurs de la vie universitaire et des urbanistes, le Conseil a mesuré combien les solutions devaient développer l’existant et innover : optimiser l’espace, adapter l’information des horaires et des infrastructures à l’usager, ouvrir l’université sur son envi- ronnement. Ce travail de qualité offre une réflexion originale sur la place de l’étudiant dans la ville. La Ville de Paris, comme tous les acteurs de la vie étudiante, se l’appropriera pour améliorer les temps étudiants dans la « Ville Campus ». EDPLC : Rapport 2011 – 2012 — 5
  • les temPs étUdiants en débat :Présentation dU cycle 2011–2012Étudiants à Paris,le temps vous manque ?« Devenir adulte » correspond aujourd’hui temPs étUdiants et qUalité de vie d’étudiant, et celui de salarié éventuellement.à une réelle période de vie, plus ou moins En France, selon une étude de la Mutuelle C’est de la difficulté qu’ont les étudiantslongue. Souvent considérés par la société des étudiants (2009), 40 % des étudiants à articuler ces temps entre eux dontcomme d’ores et déjà indépendants, les étu- considèrent le manque de temps comme les membres du Conseil et la Ville de Paris ontdiants vivent pourtant cette phase comme un problème dans leur vie quotidienne débattu. L’enjeu de ce cycle 2011-2012 étaitl’apprentissage d’une autonomie encore et trouvent la gestion du temps difficile. donc d’imaginer des mesures concrètes grâceprécaire. auxquelles les étudiants pourraient mieux De l’aveu même de certains membres organiser leurs temps dans leur établissement,Nouvel établissement, nouvelle ville de rési- d’Étudiant de Paris – Le Conseil, il est permis dans leur ville et de l’un à l’autre. D’autres villesdence, nouveau logement, nouveaux parcours de penser qu’il s’agit davantage d’un ressenti, comme Montpellier, Rennes ou encoreen transport, nouvelles connaissances, lié à l’apprentissage par les étudiants Grenoble ont récemment mis en placenouvelles obligations personnelles, administra- que d’un enchaînement de temporalités des politiques publiques de ce type.tives… : dans un contexte où le temps n’est plus nouvelles et différentes dans leur vie. C’estencadré par un rythme scolaire, l’articulation d’autant plus vrai pour ceux d’entre eux qui devenir étUdiant à Parisentre temps contraints et temps libérés peut se trouvent dans la nécessité d’avoir une acti- Choisir ce débat avait d’autant plus de senssusciter une anxiété chez les étudiants, devenus vité salariée pour assumer leur récente dans une « Ville Campus » comme Paris,« gestionnaires » de leur temps. autonomie. où l’étendue comme l’exiguïté de l’espace ont des effets très contraignants sur les rythmes On observe finalement trois temps assumés par et la qualité de vie des étudiants. La capitale les étudiants, trois statuts qu’ils endossent universitaire n’a en effet pas de place pour pour la première fois : celui de citoyen, celui développer un « campus » au sens6 — EDPLC : Rapport 2011 – 2012
  • Conseil du 18 octobre 2011d’une concentration des établissements des étudiants. S’appuyant sur cette analyse, Pour aider les étudiants à vivre mieux leursd’enseignement supérieur et des services utiles les membres du Conseil ont fait le choix temps, le Conseil a identifié trois typesaux étudiants sur un territoire urbain restreint, d’aborder les « temps étudiants » dans de marges de manoeuvre : agir sur l’espaceà l’image de ce qu’offre la Global University leur rapport au territoire parisien. en aménageant et en organisant différemmentde Londres ou l’Université de New-York. À Paris, le territoire et les lieux qu’ils fréquentent,les établissements et lieux de vie étudiante sont Lors de la séance d’ouverture du 21 septembre, agir sur le temps lui-même en l’optimisant,éclatés dans la ville et forment des micro-sites, le Conseil a décidé de concentrer ses travaux agir sur l’information en la distribuantles étudiants allant de l’un à l’autre. autour de trois grandes problématiques. de manière plus ciblée.Une situation chronophage pour eux quandils apprennent à gérer des temps très variés temPs 1 Au cours de ces débats, sa mission a étéen même temps qu’ils restent concentrés sur « Paris, Ville Campus : envisager autrement d’élaborer des propositions concrètes,leur objectif de réussite. l’université dans la ville » réalisables à plus ou moins long terme, tenant compte des particularités parisiennesRepenser l’enchaînement des « temps temPs 2 et des spécificités propres aux temps vécusétudiants » de manière souple et moins étanche « Organiser son temps sur son lieu d’étude » par la population étudiante.qu’aujourd’hui, c’était donc aussi engagerune réflexion sur les moyens d’intégrer temPs 3davantage le monde de l’enseignement « Vivre mieux les temps dans la ville »supérieur parisien à l’espace urbain età l’activité de la ville. L’objectif commun étantd’atteindre une plus grande qualité de vie EDPLC : Rapport 2011 – 2012 — 7
  • les temPs étUdiants en débat :calendrier dU cycle 2011–2012 LIVE TWEET — 18 octobre 2011 Atelier – débat Université La Sorbonne Paris IV — 21 septembre 2011 Temps 1 Réunion Échange autour du thème : « Paris, Ville Campus : envisager autrement douverture l’université dans la ville » du cycle En présence de l’architecte urbaniste Djamel Klouche et de l’urbaniste consultant Maison des Initiatives — 16 novembre 2011 Jean-Pierre Charbonneau, tous deux chargés Étudiantes de répondre à la mission de la Ville de Paris, « Le Grand Quartier Latin : rendre visible Atelier – débat Formulation et problémati- Université Sorbonne Nouvelle Paris III le campus de Paris » sation du thème, définition des sous-thèmes et du calendrier des réunions LIVE TWEET Temps 2 Échange autour du thème : « Organiser son temps sur son lieu d’étude » En présence de représentants des Universités Paris Sorbonne Nouvelle, Pierre et Marie Curie, et Paris Diderot — du 18 octobre Échanges et discussions avec la communauté étudiante sur Internet8 — EDPLC : Rapport 2011 – 2012
  • LIVE TWEET — 7 décembre 2011 Atelier – débat Maison des Initiatives Étudiantes — 15 février 2012 Temps 3 Réunion Échange autour du thème : « Vivre mieux les temps dans la ville » de clôture du cycle En présence de Thomas Perez Vitoria, directeur de Cabinet de Mao Peninou, Hémicycle de l’Hôtel adjoint au Maire de Paris, chargé de la qualité de Ville de Paris des services publics municipaux, de l’accueil des usagers et du Bureau des temps Restitution des échanges et formulation des propositions en présence des adjoints Anne Hidalgo, Didier Guillot, Hamou Bouakkaz, Christophe Girard, Annick Lepetit, Jean-Louis Missika, Mao Peninou — au 5 décembre 2011 Blog dédié, compte Twitter et page Facebook EDPLC : Rapport 2011 – 2012 — 9
  • le cycle des réUnionsTemps 1Paris, « Ville Campus » :envisager autrementluniversité dans la villeL’éparpillement de l’enseignement supérieur l’éclatement de l’enseignement supérieur Avec plus de 300 000 étudiants et 25 établis-et de la vie étudiante dans Paris en une multi- parisien étant par ailleurs une des principales sements d’enseignement supérieur publicstude de petits sites est source de difficultés causes de son manque de visibilité. dont 8 universités, la Ville de Paris est la pluspour les étudiants qui vont de l’un à l’autre, grande ville universitaire d’Europe. L’historiquey étudient, y mangent, attendent l’ouverture Paris, « ville camPUs » Quartier Latin masque la situation immobilièrede tel service ou le début de tel cours. Invités par le Conseil qui se réunissait d’un enseignement supérieur parisienLa manière dont ils organisent leurs temps le 18 octobre dans la salle du Conseil d’adminis- éparpillé en 272 sites eux-mêmes répartisen devient étroitement liée à l’aménagement tration de l’université Sorbonne Paris 4, de manière quasi invisible dans la ville.des quartiers universitaires qu’ils fréquentent, Djamel Klouche et Jean-Pierre Charbonneau Afin de donner une cohérence urbanistiqueà leur propre mobilité entre ces quartiers. ont d’abord présenté quelques villes universi- et une nouvelle visibilité à l’enseignementL’imbrication des deux dimensions temporelles taires de référence dans le monde et esquissé supérieur parisien, Djamel Klouche et Jean-et territoriales a constitué le fil rouge les opérations d’aménagement urbain qui Pierre Charbonneau ont proposé d’identifierde la réflexion des membres du Conseil, pourraient être envisagées à Paris. La mission, huit « territoires universitaires parisiens »qui en ont posé les éléments fondateurs lors dont la Ville de Paris les a chargés, vise et de les valoriser en s’inspirant de « campus »du premier débat. Ils avaient choisi de rencon- d’une part à rendre visible le campus parisien, observés à l’étranger. Pour eux, les margestrer Jean-Pierre Charbonneau, urbaniste aussi bien sur le plan urbanistique, artistique de manoeuvre se situent avant tout surconsultant, et Djamel Klouche, architecte qu’événementiel, et d’autre part à ouvrir sur la fluidité de la mobilité des étudiants dansurbaniste, porteurs d’un projet lancé par la Ville la ville le Quartier Latin et les nombreux autres la ville et sur l’accessibilité des sites universi-de Paris au début de l’année 2011 : « Le Grand sites parisiens d’enseignement supérieur taires parisiens ; sur une offre numériqueQuartier Latin : rendre visible le campus de Paris », et de vie étudiante. pensée pour les étudiants ; sur le caractère > suite page 1210 — EDPLC : Rapport 2011 – 2012
  • la Parole à ... Repères « Capitale universitaire d’Europe, Paris a des atouts 316 701 et une forte attractivité scientifique qui ne sont pourtant étudiants à Paris pas assez valorisés dans la ville. Repenser l’espace universi- taire parisien et ses liens avec la ville et la métropole me semble indispensable pour répondre au rayonnement national et international de Paris. Au moment où, avec Jean-Louis Missika et Didier Guillot, tous deux adjoints 272 sites d’enseignement au Maire de Paris, nous portons le projet « le Grand Quartier supérieur dans Paris   Latin : rendre visible le campus de Paris » avec l’équipe de Djamel Klouche et Jean-Pierre Charbonneau, il y avait une opportunité unique à rencontrer les membres d’Étudiant de Paris – Le Conseil autour du thème des temps étudiants, de la ville à l’université. Je suis heureuse de constater que les deux démarches se sont complétées, 13 760 stations de bus, métro, enrichies, pour aboutir à de très belles propositions d’avenir. » RER et Vélib à Paris   Anne Hidalgo Première adjointe au Maire de Paris, chargée de lurbanisme + de 30 min : et de larchitecture temps de trajet de 67 % des étudiants parisiens de leur domicile à létablissement EDPLC : Rapport 2011 – 2012 — 11
  • le cycle des réUnions Conseil du 18 octobre 2011multimodal des espaces pensés à la fois leur développement, l’ouverture des universités L’existence de lieux de vie dans les quartierscomme des lieux de travail, de loisirs sur la ville étant un aspect important, universitaires est apparue comme l’enjeuou tout simplement de convivialité ; et enfin et en fluidifiant les mobilités entre eux. fondamental de la transformation de Parissur la signalétique, dont le développement en une véritable Ville Campus, dans laquellemettrait en relief les multiples composantes agir sUr les qUartiers les étudiants passeraient d’un temps studieuxdu « campus » dans Paris. Universitaires : créer des lieUx de vie, à un temps convivial, d’un temps individuel rendre l’Université visible à un temps collectif, ou l’inverse. Ces lieux sontDans le débat, les membres du Conseil ont et l’inciter à s’oUvrir sUr la ville aujourd’hui en nombre insuffisant et pourinsisté, en écho, sur l’importance de considérer Les étudiants vivent dans les quartiers la plupart inadaptés en termes d’horairesl’enseignement supérieur parisien au-delà où ils étudient, souvent de façon contrainte et d’aménagement de leur espace, pourde son coeur historique, pour l’envisager dans du fait d’un emploi du temps discontinu en envisager un usage souple. Les membressa dimension éclatée, de taille parisienne et morcelé. Pour vivre au mieux ces temps du Conseil privilégient donc l’implantationet métropolitaine. Bien plus qu’un critère et les optimiser en choisissant de les affecter de lieux hybrides ou multimodaux, au seingéographique, il s’agit de penser les implica- librement aux études, à la détente, au sport et à l’extérieur des universités, où pourraienttions de cette étendue sur la vie quotidienne ou encore à la culture, les membres se rencontrer les étudiants et le restedes étudiants, et les inégalités qu’elle accentue du Conseil ont fait des propositions liées de la population. Ils ont ainsi retenu avecentre eux, quand le temps passé dans à l’aménagement urbain de ces quartiers attention la proposition de Djamel Kloucheles transports est autant de temps pris sur et à leur animation culturelle portée collective- et Jean-Pierre Charbonneau de créer un centreleur sommeil ou leur temps de travail. Pour ment par l’université et les acteurs locaux social et culturel populaire ouvert à tousinventer le « campus parisien » de demain, (associations, collectivités locales…). les publics dans le XIIIe arrondissement, surle Conseil propose d’agir sur les quartiers le modèle du SESC Pompéia à São Paulo (serviceuniversitaires : en encourageant fortement social de promotion de la culture auprès de tous).12 — EDPLC : Rapport 2011 – 2012
  • Paris, « Non, non, il n’y a pas de vie Paroles détudiants de campus. Dans le centre, il n’y a une Ville Campus ? même pas de campus. Ce n’est pas « Je pense que cela tient surtout comme à Paris Diderot à l’envie des étudiants. par exemple, où il y a des pelouses, Aujourd’hui, si parfois il manque un regroupement, des activités justement une réelle vie étudiante, qui sont organisées. Dans une vie dans l’université au-delà le quartier Latin c’est chacun pour des cours, c’est souvent soi. » par manque d’investissement de certains étudiants. Ils se disent « Le quartier du 5e c’est sympa. Il y qu’ils sont là juste pour leurs a quand même pas mal de monde cours, parce que cela se passait dans les rues, c’est Paris et pour comme ça dans leur lycée avant, moi c’est déjà quelque chose et une fois que les cours sont finis de nouveau et de particulier. ils n’ont plus rien à faire à la fac. » Est-ce qu’il y a vraiment une vie de campus pour autant, je ne sais pas trop encore. »Par  ailleurs, pour créer une vie dans les quar- la continuité de l’ouverture de l’université les étudiants puissent aller facilementtiers universitaires de la Ville Campus, le Conseil sur la ville, une signalétique propre à mettre de l’un à l’autre. L’installation de stations Vélibsuggère d’ouvrir davantage l’université en valeur les espaces universitaires et de vie supplémentaires à proximité de ces sitessur « son » territoire. Avec les acteurs locaux, étudiante serait également bienvenue, sans participerait aussi d’une meilleure desserte.elle pourrait y développer des politiques que les membres du Conseil en fassent D’autre part, l’accroissement de la fréquence« locales » pour les étudiants, adaptées cependant une priorité dans leur réflexion sur de certaines lignes de bus aux heuresaux rythmes vécus sur leur site principal les temps étudiants. « de pointe » permettrait de désengorgerd’étude et permettant d’y pratiquer des activi- les transports.tés culturelles, sportives ou salariées. À ce titre, agir sUr les mobilités : Un systèmel’exemple du partenariat développé entre de transPorts PlUs adaPté aU Paysage Enfin, pour envisager de vivre mieux ces tempsl’université Sorbonne Paris IV, la Ville de Paris et aU rytHme Universitaire « perdus », les membres du Conseil ont repriset la Mairie du 18e arrondissement sur le site Les temps passés dans les transports sont à leur compte la piste de travail de Djameluniversitaire Clignancourt est source d’inspira- sources de tension dans l’emploi du temps, Klouche et Jean-Pierre Charbonneau : valorisertion. S’ouvrant sur son quartier, l’université a fortiori dans une ville de 105,40 km² où un peu des stations de métro ou de RER symboliquespourrait aussi jouer un rôle dans l’offre plus de la moitié des étudiants habitent en des grands territoires universitaires, commeculturelle locale et accueillir lors d’événements dehors de Paris tout en étudiant dans la ville. Luxembourg ou Saint Michel, par des événe-ponctuels tous les publics, étudiants et non Pour les membres du Conseil, se posent ments ou des aménagements permanentsétudiants : le Conseil propose par exemple des questions de maillage et de fréquence dédiés aux étudiants. L’idée de « Ville Campus »d’ouvrir les portes des établissements lors des transports (métro, bus, Vélib). Il s’agirait à Paris a ainsi pris une forme nouvelled’événements comme La Nuit Blanche, d’une part de décloisonner les micro-sites dans l’échange entre le Conseil, l’architecteou d’y organiser des débats pour la population d’une même université, en mettant en place et l’urbaniste consultant.locale le soir et le week-end. Enfin, dans des lignes souples entre eux pour que EDPLC : Rapport 2011 – 2012 — 13
  • le cycle des réUnions « Le Grand Quartier Latin : rendre visible le campus de Paris » Le projet de la Ville de Paris La Ville de Paris a confié à Djamel Le contexte actuel rend cependant aUJoUrd’HUi, la ville de Paris Klouche, architecte urbaniste, complexe la valorisation de sa qualité soUHaite faire de Paris et Jean-Pierre Charbonneau, de « Ville Campus » : éparpillement Une « ville camPUs » : urbaniste conseil, entourés et cloisonnement des lieux étudiants d’une équipe pluridisciplinaire, et de recherche, manque de cohé- faciliter la mission de définir et de proposer rence et de visibilité d’ensemble les liaisons entre la communauté des interventions dans l’espace des différents espaces universitaires, scientifique et étudiante de l’univer- public valorisant Paris comme « ville faible ouverture de ces espaces sur sité et la ville. universitaire ». la ville. En effet, depuis l’éclatement de l’Université de Paris en 13 mettre en réseau Avec plus de 300 000 étudiants, plus universités en 1971, les activités toutes les composantes du « campus » de 16 000 chercheurs et ensei- universitaires ont gagné d’autres urbain en plaçant au coeur gnantschercheurs dans le secteur quartiers de la capitale que de la réflexion les attentes et besoins public, 25 établissements d’ensei- le Quartier Latin, qui constituait alors de l’usager (établissements, gnement supérieur publics et 4 Pôles le centre névralgique du développe- bibliothèques, labo, centres sportifs de Recherche et d’Enseignement ment de la recherche et des savoirs et culturels, résidences étudiantes Supérieur (PRES), Paris est la plus depuis la création de l’Université et de chercheurs, librairies…). grande ville universitaire d’Europe. de Paris, en 1253. Son pouvoir d’attractivité est incon- inventer testable et nombre de ses établisse- À partir de ce constat, la Ville de Paris une signalétique spécifique ments, notamment universitaires, a décidé de lancer un grand projet et des services numériques innovants. jouissent d’une réputation d’excel- visant à rendre visible et à mettre lence au niveau international. en valeur le « campus » parisien à l’échelle de l’ensemble de la capitale.14 — EDPLC : Rapport 2011 – 2012
  • Entretien avec Djamel Klouche, Architecte Urbaniste et Jean-Pierre Charbonneau, Urbaniste Conseil Dans quelle mesure vos échanges avec les membres d’Étudiant de Paris - Le Conseil vous ont-ils inspirés dans le cadre du projet que vous menez pour la Ville de Paris ? « Il est toujours intéressant de confronter ses idées et son projet aux futurs usagers. La vie étudiante était au cœur de notre réflexion initiale. Nous avions en tête que de nouveaux espaces devraient être imaginés pour « faire campus ». Mais à l’écoute des divers acteurs rencontrés et notamment des étudiants, nous nous sommes rendus compte qu’il s’agissait davantage de réfléchir aux services qui manquaient, à ce qui pouvait rendre la vie étudiante plus facile, à ce qui pouvait faire lien. Bien sûr que l’espace est concerné. Mais il s’agit plus d’optimiser l’usage des lieux existants (les bibliothèques, certains espaces publics…), de les utiliser différemment, créer des espaces nouveaux dans Paris étant onéreux et très difficile. Au cours du débat avec les étudiants, nous avons aussi mesuré l’importance de deux des dimensions de « Paris campus ». La première est qu’il dépasse le Grand Quartier Latin pour couvrir toute la capitale et fonctionner sur certains thèmes à l’échelle métropolitaine. La seconde est celle de la porosité des temps, des rythmes que vivent les étudiants au quoti- dien. Elle nécessite d’agir sur « le diffus » de la ville, de s’appuyer sur une sorte d’« urbanité numérique » qui rapproche les lieux, compresse le temps. » Sur quels exemples de campus internationaux vous êtes-vous appuyés pour élaborer vos différentes préconisations ? « Les sources d’inspirations ont été nombreuses : le McCormick Tribune Campus Center de Chicago installé au bord d’une voie ferrée elle-même enfermée dans un genre de tube cathodique insonorisant, ou les salles de travail de l’université des technologies de Kanagawa offrant des contraintes spatiales minimales. Il ne s’agissait pas pour autant de faire à tout prix à Paris ce qui marchait ailleurs, alors que la configuration y est parfois totalement inadaptée. Notre objectif est de s’appuyer sur des éléments du territoire parisien, comme la Cité Internationale ou le bâtiment dans lequel siège le CROUS de Paris à Port-Royal par exemple. Nous pensons qu’il faut les mettre davantage en avant et les exploiter différem- ment pour créer un lien nouveau avec le paysage urbain et ses usagers, quils soient étudiants, parisiens de tout âge ou touristes. » EDPLC : Rapport 2011 – 2012 — 15
  • le cycle des réUnionsTemps 2Organiser son tempssur son lieu détudeAppréhender l’organisation des temps Aider les étudiants à vivre mieux les temps donner aUx étUdiants les esPacesdes étudiants dans une ville comme Paris « contraints » à l’université, c’est donc avant PoUr vivre aU mieUx leUrs temPssuppose une réflexion sur les « territoires » tout créer les conditions dans lesquelles à l’Universitéqu’ils fréquentent quotidiennement. ils peuvent optimiser l’usage de ces temps « Il n’y a tout simplement pas de vie de campus !L’établissement universitaire est un de ces et en faire des temps « choisis ». Cela suppose C’est à l’université de mettre à dispositionterritoires, le quartier universitaire et le quartier qu’ils aient une souplesse d’accès à des services des locaux, notamment pour les étudiants ayantde résidence en sont d’autres. Sur chacun et des espaces différents. En aidant de cette des trous dans leur emploi du temps, ce quid’eux, les étudiants enchaînent à la fois manière les étudiants à gérer et à optimiser leur permettrait d’étudier dans des sallesdes moments d’étude, de détente, d’activités leurs temps, les universités leur permettraient correctes plutôt que dans des couloirs ou surprofessionnelles, sportives ou culturelles, également de s’intégrer davantage dans une marche d’escalier ». À ce cri du coeurque l’université, les collectivités locales, leur établissement. Au contact de représen- d’une étudiante du Conseil, Raphaël Costambeys,les associations peuvent aider à mieux vivre. tants des universités Sorbonne Nouvelle, Pierre Vice-Président chargé des Systèmes d’Informa-Le temps quotidien passé dans l’établissement et Marie Curie et Diderot, rencontrés le 16 tion et de la Communication de Paris 3, répondest conséquent puisque plus de la moitié novembre dans la salle du Conseil d’administra- qu’effectivement les étudiants éprouventdes étudiants parisiens vivent en dehors tion de la première d’entre elles, les membres des difficultés à s’organiser dans leur établisse-de Paris et que leurs temps de trajet de l’éta- du Conseil ont imaginé, en partant de l’existant ment. Ils doivent composer entre un emploiblissement au domicile ne leur permet pas, et des contraintes d’espace fortes, ce que du temps « gruyère » – à Paris Sorbonnela plupart du temps, de rentrer chez eux entre pourrait devenir la vie à l’université dans Nouvelle, 41 % des étudiants en licence en sontles cours. un avenir proche. mécontents dont 75 % parce qu’ils ont « trop de temps entre les cours ». > suite page 1816 — EDPLC : Rapport 2011 – 2012
  • L’Université Numériqueen Île-de-France (UNPIdF)Structure d’appui au développement des usages du numérique dans les universités, l’UNPIdFs’intéresse particulièrement aux domaines de la formation au numérique, de l’e-administration,de la vie universitaire et de la vie étudiante. La Ville de Paris soutient ses actions dans deux domaines.la carte mUltiservices étUdiant les esPaces nUmériqUes de travailde Paris et d’Île-de-france des UniversitésLancée en 2004, la carte multiservice étudiant Appelé également « bureau virtuel », ce disposi-est la première opération mutualisée conduite tif offre un ensemble cohérent de servicespar les universités parisiennes et le CROUS en ligne, sur l’intranet des universités. Chaquede Paris, avec le soutien de la Mairie de Paris. étudiant utilisateur gère et personnaliseAujourd’hui, 200 000 étudiants l’utilisent. son espace de travail : boîte mail, outilsEn janvier 2009, l’ensemble des universités de travail collaboratif, cours et exercicesd’Île-de-France et les CROUS de Créteil en ligne, communautés en ligne...et Versailles ont rejoint l’Université NumériqueParis Île de France. C’est ainsi qu’en 2010, 13établissements auront délivré à leurs étudiantsla carte étudiant de Paris Île-de-France. En 2011,tous les étudiants des établissements membresde l’UNPIdF seront détenteurs d’une cartemultiservices. Depuis 2007, la Ville de Paris a financé le développement de services numériques mutualisés entre les universités à destination des étudiants : plateforme d’envoi de SMS, système de visioconférence « Evo-learning », service documentaire en ligne « Rue des facs »,  service de podcast et de balladodiffusion,Pratique, cette carte magnétique « tout-en-un » service interactif d’actualités de vie étudiante,offre une palette de services, dont les paiements service en ligne de polycopiés numériques,bancaires (dispositif Moneo), les photocopies bouquet de ressources électroniques,et l’impression, ou encore le contrôle d’accès accompagnement en insertion professionnelleaux ordinateurs ou à certains locaux. en ligne. EDPLC : Rapport 2011 – 2012 — 17
  • le cycle des réUnions Conseil du 16 novembre 2011Parallèlement, ils sont confrontés à un manque pourraient rester ouverts en dehors une condition de l’intégration des étudiantsde lieux de vie et d’étude dans l’enceinte même des heures de repas, le wifi libre et gratuit et donc d’un apprentissage plus rapidede l’université. En réalité, un emploi du temps pourrait aisément être généralisé à tous des codes et des temps de l’université. Ainsi« à trous » est une difficulté quand il n’existe les établissements, un nombre important à Paris 7, une Java (Journée d’accueil et de la viepas d’espaces pour occuper à bon escient de lieux de passage aujourd’hui sous exploités associative) est organisée depuis deux ans,ce temps « libre ». (hall d’accueil, couloir…) pourraient avoir et une grande fête de l’université seraDe son côté, l’université Paris 6 a engagé des fonctions modulables qui répondent prochainement mise en place selon la respon-une réflexion sur la possibilité de créer aux besoins des étudiants. sable de la vie étudiante de l’université,des espaces de convivialité qui soient en même Marie Ciminato. « Considérer l’ensembletemps des lieux d’étude, selon les termes De cette réflexion sur l’accès aux espaces de l’université et de ses bâtiments en plaçantde Fabrice Chemla, responsable du directoire découle celle sur l’adaptation du rythme l’étudiant au centre de la réflexion, trouverdes formations de l’université. des services de vie étudiante aux emplois une cohérence entre les différents espaces,Pour le Conseil, de multiples solutions sont du temps des étudiants. Le Conseil juge ainsi qu’entre eux et l’extérieur », c’est là le défià envisager pour permettre aux étudiants indispensable d’accroître l’amplitude horaire de l’université selon un membre du Conseil.d’étudier dans l’établissement ou à proxi- d’ouverture des bibliothèques commemité, seul ou en groupe, de s’y reposer des restaurants universitaires, et de tous déveloPPer le nUmériqUe à visageou d’y passer des moments conviviaux, les services qui répondent à leurs besoins HUmain PoUr raPProcHer les esPaces,tout en tenant compte de l’exiguïté de l’espace (les services interuniversitaires de médecine les temPs, les individUsà Paris. Les amphithéâtres pourraient être préventive ou les bureaux de vie étudiante, Agir sur le manque de temps, c’est aussi mieuxouverts aux étudiants pendant les heures par exemple). Enfin, la mise en place informer les étudiants sur les rythmescreuses, les restaurants universitaires d’un accueil humain et convivial est également de l’université, leurs obligations, les services18 — EDPLC : Rapport 2011 – 2012
  • Que faites-vous « Je vais essentiellement Paroles détudiants à la bibliothèque, sinon comme entre deux cours ? je n’habite pas si loin d’ici je peux « J’ai toujours du temps dans rentrer chez moi. » mon emploi du temps pour me déplacer, et les sites universitaires « Ça dépend de mon humeur et… sont assez bien desservis par du temps ! Grosso modo, j’essaye les transports. Mais ça pose de lire. » problème à plusieurs autres étudiants qui eux n’ont pas eu « Je file en stage, ou alors j’essaie la chance de pouvoir s’organiser d’aller au cinéma ou au musée. » comme je l’ai fait, et qui sont obligés de courir d’un site à l’autre « En général, je pars à la biblio- pour pouvoir étudier. » thèque ou à la cafet’ si on est entre amis. »et les loisirs qui leurs sont proposés, leur du Conseil, s’est alors imposée l’idée privé (réseaux sociaux) avec leur mobilepermettre d’étudier à distance... Pour d’un « campus numérique unique » à visage notamment. Pour s’adapter encore davantagele Conseil, le numérique peut y contribuer. humain, qui serait ouvert à tous les étudiants à leurs besoins en matière de gestion du temps, parisiens. des fonctions comme le « mappy des tempsDurant la dernière décennie, les universités étudiants » ou le « tableau de bord privatif »parisiennes se sont attachées à développer Les espaces numériques qui sont aujourd’hui pourraient être développées.des environnements numériques de travail développés par chaque université indépendam- Le Conseil et les universitaires tombent(ENT), personnalisables pour chaque étudiant. ment les uns des autres seraient à présent néanmoins d’accord sur le fait qu’en matièrePourtant, ils sont aujourd’hui très peu réunis pour servir indifféremment tous d’information, la dématérialisation ne peutà les utiliser. À paris 3 par exemple, ils sont les étudiants. Le contenu de ce bureau virtuel remplacer le contact humain, les étudiants65 % à ne pas se servir de leur ENT ou à ne pas unique serait multiple : il permettrait à la fois n’étant pas tous égaux devant l’accès aux outilsle connaître. d’être renseigné sur les initiatives culturelles numériques. Ils conviennent donc de l’impor-Témoins de la sous-exploitation de ces outils, ou sportives des établissements, sur les actions tance d’élargir les horaires d’ouvertureles membres du Conseil rappellent qu’ils sont et grands événements d’aide à l’insertion des salles informatiques et d’équiper de nou-malheureusement pensés par l’université sans professionnelle, mais serait aussi une veaux espaces mais aussi d’élargir les horairesles étudiants. Il est plus difficile pour les étu- plateforme de diffusion de la connaissance des espaces d’accueil et de renforcerdiants de s’approprier des fonctions qui très grâce à la mise en ligne de cours « podcastés » leurs moyens humains.souvent ne répondent pas directement ou interactifs. Afin que les étudiantsà leurs besoins et sont redondantes avec se l’approprient complètement, il faudraitles outils de leur quotidien personnel (agenda, que ces fonctions puissent voyager facilementadresse mail…). Au coeur de la réflexion de leur espace universitaire vers leur espace EDPLC : Rapport 2011 – 2012 — 19
  • Paris, Paroles détudiantsle cycle des réUnions une Ville Campus ? Est-il aisé pour vous de pratiquer une activité extra-universitaire ? « Oui parce qu’on a beaucoup d’heures de trou et un emploi du temps assez espacé. Je fais du basket, de la boxe, un peu de natation et parfois du foot avec les copains. » « Je fais du sport à côté : de la nata- tion synchronisée et j’entraîne un groupe aussi. C’est pas évident mais j’arrive quand mêmeTemps 3 à les placer le soir. » « Je pratique un peu de sport,Vivre mieux les temps du foot, du hand mais c’est pas facile de les caler dansdans la ville mon emploi du temps. »à Paris, de l’Université à la ville plus d’un tiers des étudiants renonçaient C’est à la Maison des Initiatives Étudiantesil n’y a qU’Un Pas à des activités culturelles (34 %), sportives de Paris, « territoire étudiant sous responsabi-La ville est le territoire composite qu’ils occupent (32 %) et sociales (32 %) par manque de temps. lité municipale », que s’est déroulé le dernieren dehors des temps qu’ils passent dans Les temps consacrés aux cours, au travail débat du Conseil, le 7 décembre, en présenceleur établissement, et ce pour plusieurs raisons. personnel, dans les transports ou à une activité de Thomas Perez Vitoria, directeur de cabinetPour la moitié des étudiants résidant à Paris, salariée constituent un faisceau d’explications. de l’adjoint au Maire Mao Peninou, chargéle lieu d’habitation est généralement réduit Il reste que, selon les membres du Conseil, de la qualité des services publics municipaux,compte tenu de la cherté des loyers variant penser différemment l’accès aux services de l’accueil des usagers, et du Bureau des temps,de 24 à 39 euros le m². L’autre moitié habite en publics pourrait permettre aux étudiants ainsi que d’un représentant du Bureaudehors de Paris. Par ailleurs, 67 % des étudiants de vivre mieux dans la ville et de limiter des temps de la Ville de Paris, Thierry Halay.parisiens vivent un temps de transport ce sentiment de manque de temps. Plussupérieur à 30 minutes pour se rendre sur leur globalement, l’aménagement d’espaces Une ville accUeillante qUi aidelieu d’étude. publics, plus ouverts dans la ville, où une mixité les étUdiants à s’intégrer dans la vie de publics pourrait se côtoyer, s’est imposé citoyenne, cUltUrelle et sPortiveDans ce contexte, s’intégrer, étudier, comme un impératif pour le Conseil. Pour accompagner les publics dans l’accom-se détendre dans la ville, en journée ou de nuit, plissement de leurs démarches administrativesne semble pas toujours simple et s’oppose ou dans l’accès à la pratique d’un sportà une logique pratique, adaptée aux rythmes ou d’une activité culturelle, la Ville de Parisdes étudiants. Une étude de la Mutuelle est attentive à la qualité, la proximité, la fiabilitédes étudiants montrait en 2009 qu’en France, et l’humanité des dispositifs d’accueil de ses > suite page 2220 — EDPLC : Rapport 2011 – 2012
  • la Parole à ... Repères « Les étudiants parisiens, et notamment les plus défavori- 14 526 sés, rencontrent des difficultés à gérer leur emploi du temps logements sociaux et privés (études et souvent emplois précaires) dans une capitale que pour étudiants à Paris beaucoup d’entre eux découvrent. Pour les aider, la Ville de Paris propose de nombreux télé-services, tels que l’ins- cription en ligne sur les listes électorales, qui leur per- mettent de gagner du temps tout en simplifiant les formalités. Parallèlement, la Ville fait progresser la qua- 129 bibliothèques municipales lité et l’accessibilité de ses services publics, tout en mettant et universitaires  l’humain au centre de son action. Ainsi, les propositions du Conseil s’inscrivent dans la démarche plus globale 38 de la Ville de Paris, visant à prendre en compte les besoins de tous comme de chacun. » Mao Peninou Adjoint au Maire de Paris, piscines chargé de la qualité des services publics municipaux, de l’accueil des usagers, et du Bureau des temps 1/3 des étudiants français renoncent aux loisirs par manque de temps EDPLC : Rapport 2011 – 2012 — 21
  • le cycle des réUnions Conseil du 7 décembre 2011établissements. Thomas Perez Vitoria cite adaPter les services Au cours de l’année, des temporalitésnotamment la mise en place de Relais aUx temPoralités étUdiantes spécifiques peuvent être prises en compted’information sur le logement dans les arrondis- Selon les membres du Conseil, il est possible au quotidien : l’accès à certains servicessements, ou la vigilance accordée à l’uniformité de progresser en plusieurs points sur cette poli- administratifs pourrait être facilité le samedides réponses qui sont données à la fois tique d’accueil. Les besoins des étudiants dans les mairies d’arrondissement, tandis quesur le site paris.fr, au numéro vert 3975 sont à envisager à travers leur saisonnalité : l’ouverture en soirée et le dimanche pourraitet aux guichets d’information. la période qui correspond à la rentrée être généralisée à toutes les bibliothèques universitaire et à l’installation des étudiants municipales et aux équipements sportifs. Enfin,La dématérialisation récente permet également (de mi-août à mi-octobre) demande d’organiser les horaires d’ouverture de tout établissementd’apporter un complément de souplesse dans une concentration de services multiples dans municipal administratif, sportif ou culturell’utilisation des services municipaux pour l’objectif de faciliter leurs démarches. Ainsi, pourraient bénéficier d’une large communica-certains usagers : l’inscription sur les listes des « guichets uniques temporaires et locali- tion dans les établissements d’enseignementélectorales en ligne en est un exemple. Il est sés » pourraient regrouper des antennes supérieur pour en faciliter l’accès partoutefois entendu, pour les membres du Conseil décentralisées de services administratifs les étudiants, ainsi mieux informés.comme pour lintervenant, que la numérisation publics et privés prioritaires pour les étudiantsne peut se faire au détriment de l’accueil (CROUS, CAF, EDF, RATP, mutuelles Permettre à cHacUn de vivre la nUitphysique. étudiantes…), dont les antennes de certains différemment dans le resPect de laUtre services municipaux (Relais information Le temps vécu par les étudiants parisiens la nuit famille, Relais information logement…). a fait l’objet d’un échange spécifique entre les membres du Conseil et les représentants22 — EDPLC : Rapport 2011 – 2012
  • Les services sont-ils adaptés Que faites-vous la nuit ? De quels servicesParoles détudiants à votre vie nocturne à Paris ? Où sortez-vous ? êtes-vous le plus demandeurs sur vos lieux d’études « Le plus gros problème c’est « Je sors le week-end. Parfois et de résidence ? le métro qui ferme peut être en semaine quand on n’a pas un tout petit peu tôt ; de partiels. Mais il faut sortir, pour « J’utilise surtout les services et c’est assez problématique dans se défouler un peu et oublier de restauration. » certaines situations. » le travail. » « Des lieux de loisir surtout. » « Je sors le plus souvent avec des amis, chez eux ou chez moi. « Les transports en commun, c’est Ça m’arrive parfois d’aller en boîte ce que j’utilise le plus. » ou dans des bars, mais beaucoup plus rarement. » « Je sors dans le 5e arrondissement, le super quartier latin de Paris et ses bars très accueillants » « Quand je peux aller sur Paris j’y vais. Mais en général, en semaine je reste avec les amis que j’ai dans le 95, parce que s’il faut reprendre les trains de banlieue je ne peux jamais rentrer tard. » de la Ville de Paris. Au cours des 30 derniers Pour aller plus loin encore, les membres des solutions multimodales mises en place jours précédant l’enquête parisienne de la LMDE du Conseil ont formulé des propositions à Rennes et à Grenoble, un programme (2011), les principales sorties des étudiants relatives aux transports collectifs, à la coha- de médiation d’une part et de prévention santé concernaient des soirées au restaurant ou dans bitation nocturne avec les riverains d’autre part pourrait ainsi améliorer les rela- un bar (par 89 % des répondants), des soirées et à l’aménagement de temps spécifiques tions entre riverains et étudiants. chez des amis (86 %), des sorties au cinéma pour accueillir la fête la nuit. (83 %), et des soirées en discothèque (49 %). Enfin, une soirée annuelle autour du thème De son côté, la Ville de Paris tente de dévelop- Attentifs aux difficultés des étudiants résidant de la nuit en ville, ouvrant spécifiquement per une politique d’aménagement urbain en dehors de Paris et effectuant des trajets dans des lieux pour les étudiants, permettrait et horaire qui prend en considération ces tem- le sens Paris - banlieue, ils recommandent par d’« organiser » la fête la nuit tout en la rendant poralités, en les envisageant dans toutes exemple d’augmenter la fréquence de passage plus accessible, plus simple. Paris pourrait leurs dimensions (nuit reposée, nuit travaillée des Noctiliens et de décaler l’heure du dernier s’inspirer de « la nuit des 4 jeudis » mise en place et nuit festive) et leurs réalités (gestion métro lors des soirs de grande affluence à Rennes et organiser « une nuit étudiante de la fête, des nuisances sonores, étudiante, du jeudi au samedi. des musées », « une nuit étudiante du sport » de la sécurité...). Par ailleurs, dans les quartiers universitaires, et « une nuit étudiante de la musique ». le Conseil propose de mettre en place une action double en direction des étudiants et du voisinage dans le but de faciliter la cohabitation entre des publics qui vivent différemment la nuit : sur le modèle EDPLC : Rapport 2011 – 2012 — 23
  • syntHèse des ProPositionsdU conseil1Organiser son temps Optimiser son temps et vivre Un campus numériquesur son lieu détude au mieux le temps disponible pour communiquer dans son établissement efficacement L’accueil à l’université : Adapter mieux informer et familiari- la dématérialisation ser les nouveaux étudiants à l’usager avec leur établissement et ses services pour leur per- Développer un « campus mettre d’optimiser leur temps numérique » - miser sur le numérique pour rapprocher Aménager des horaires les centres universitaires à l’université qui permettent aux étudiants d’organiser au mieux leur emploi du temps personnel et universitaire Permettre aux étudiants d’optimiser leurs temps libres au sein de l’université en développant des lieux polyvalents de travail et de détente24 — EDPLC : Rapport 2011 – 2012
  • 2Paris « Ville Campus » : Aménager le quartier Gagner du temps en fluidifiantenvisager autrement universitaire en cassant les mobilités étudiantes les frontières entre entre les lieux détudeluniversité dans l’université et la villela ville33. Vivre mieux Faciliter laccès des étudiants Permettre à chacun de vivreles temps aux services dans la ville la nuit différemment dans le respect de lautredans la ville EDPLC : Rapport 2011 – 2012 — 25
  • les ProPositions détaillées Optimiser son temps et vivredU conseil au mieux le temps disponible dans son établissement 1. Organiser L’accueil à l’université : Les étudiants étrangers doivent son temps sur mieux informer et familiari- ser les nouveaux étudiants également bénéficier d’un accueil adapté dans l’université : son lieu détude avec leur établissement des partenariats entre l’OFII et ses services pour leur per- et les universités peuvent être crées mettre d’optimiser leur temps pour permettre aux primo arrivants d’effectuer leur visite médicale Généraliser les guichets obligatoire à l’université. d’accueil, les séminaires d’intégration et autres temps Garantir l’égalité d’accès de sociabilité à la rentrée pour à l’information à l’université les premières années et nouveaux en assurant une homogénéité arrivants à l’université : ils doivent des supports et des moyens permettre durant la période de diffusion d’un établissement de rentrée (et plus longuement à un autre. si nécessaire) de faciliter leur inser- tion dans l’établissement comme Garantir l’accessibilité dans la « Ville Campus », des locaux universitaires en les informant des services parisiens et de leurs services disponibles, des activités sportives, (sportifs, culturels...) aux per- culturelles et associatives. Ils ont sonnes en situation de handicap. aussi pour rôle de les sensibiliser à l’importance de la gestion Encourager les associations de leurs temps dans une période à jouer un rôle d’accompagnement d’apprentissage de l’autonomie. des étudiants à la rentrée, favorisant leur autonomisation La recherche d’un logement, (soirées d’intégration, tutorat, d’un job et les démarches liées parrainage…). à la santé doivent faire l’objet d’un accompagnement spécifique des étudiants initié par l’université en période de rentrée. Si tous les étudiants ont besoin d’être accompagnés dans ces domaines, il faut garantir l’accessibilité des étudiants en situation de handicap à ces services.26 — EDPLC : Rapport 2011 – 2012
  • Aménager des horaires Élargir les horaires d’ouverture Permettre aux étudiants des associations » de Paris 7 quià l’université qui permettent des restaurants et cafétérias d’optimiser leurs temps libres leur est exclusivement réservé),aux étudiants d’organiser universitaires de 11h à 15h au sein de l’université des soirées étudiantes. Un auditau mieux leur emploi en journée, pour permettre en développant des lieux de l’ensemble des centresdu temps personnel aux étudiants d’assister polyvalents de travail universitaires parisiens permettraitet universitaire à leurs cours puis de prendre et de détente de réfléchir au cas par cas le temps de déjeuner. L’ouverture à cette optimisation des lieuxOptimiser les emplois du temps en soirée, les week-ends et pendant Mettre à disposition des étu- de passage en prenant en compteétudiants afin de réduire le nombre les vacances leur permettrait diants les salles de cours les desiderata et besoins étudiantsd’heures creuses en journée tout d’accéder à une restauration et les amphithéâtres pendant en amont.en garantissant une pause sociale en dehors des temps les heures creuses, avec accèsméridienne. Associer les étudiants universitaires. à des postes informatiques quand Diversifier les usages des locauxà la réflexion des universités, la configuration le permet. universitaires selon les périodespar exemple en créant des groupes Dans l’ensemble des universités, de l’année. Par exemple :de travail. donner la priorité aux étudiants Mettre à disposition des étu- en période de rentrée, un espace salariés dans le choix des horaires diants les locaux des restaurants pourrait être entièrement dédiéDécaler de 15 minutes de TD afin de leur permettre universitaires en dehors au logement dans l’université, puis,les horaires de début de cours de regrouper l’ensemble des périodes de restauration, afin au cours de l’année, intégreret d’ouverture des infrastructures de leurs cours sur une période de leur permettre de les utiliser d’autres services tout en assurantuniversitaires pour désengorger courte dans la semaine. Pour comme lieux de vie ou de travail. une permanence a minima surles transports aux heures faciliter cette démarche, accroître le logement. Pendant les vacancesde « pointe ». le nombre d’étudiants embauchés Mettre en place des connexions scolaires, ce même espace pourrait au sein des universités (services wifi libres et gratuites dans tous ainsi proposer des activitésAméliorer l’offre de services administratifs, bibliothèque…), les sites universitaires. culturelles aux étudiants présentsuniversitaires en fonction à des postes en corrélation avec (ateliers musique et théâtre),des rythmes étudiants en éten- leur domaine d’étude. Optimiser l’usage des espaces mettre à disposition une salle pourdant leurs horaires d’ouverture sous exploités et des lieux organiser des expositions,à la pause méridienne, en soirée de passage dans les universités des conférences et débats ouverts(au moins 2 jours par semaine) afin d’en faire des lieux multi- à tous.et le week-end. L’ouverture fonctionnels, modulablesdes bibliothèques universitaires et vivants (couloirs, halls Accorder plus de visibilité à la viejusqu’à 22h, et au-delà en période d’accueil…) : y organiser associative en créant dans chaqued’examen, est par exemple des espaces de travail en groupe centre universitaire une « maisonsouhaitée. Pour rendre ces assou- (mobilier modulable) des associations universitaires »,plissements horaires possibles et des espaces de convivialité, où toutes les associations seraientsans contraindre le personnel des événements associatifs (en représentées et disposeraientconcerné, il est souhaitable de prenant l’exemple du « hall d’un espace dédié.mettre en place des jobs étudiantspour gérer et animer ces lieux. EDPLC : Rapport 2011 – 2012 — 27
  • Un campus numériquepour communiquerefficacementAdapter Faire connaître plus largement Enrichir le bureau virtuel › garantir une mise à jourla dématérialisation les séances de formation des étudiants en créant deux et une contextualisation des infor-à l’usager aux outils numériques universi- applications qui seraient sources mations en ligne sur les sites taires assurées par l’Université de gain de temps pour eux : des différentes universités, avecConserver les différents supports Numérique Paris Île-de-France. › le « mappy des temps étudiants » : une mise en avant d’informationsde communication parallèlement cette application numérique spécifiques en fonctionà la dématérialisation des infor- Développer un « campus demanderait à l’étudiant de réfé- de la période (bourse et logementmations : la communication numérique » - miser sur rencer régulièrement l’ensemble étudiant à la rentrée) ;numérique ne peut remplacer le numérique pour rapprocher des tâches de son agenda › mettre en place un systèmeles supports papiers et le contact les centres universitaires en y joignant les déplacements de liste d’informations disponibleshumain, qui reste le canal le plus à effectuer dans une journée (type flux RSS) depuis la message-efficace. Il doit être renforcé Décloisonner les espaces ou une semaine, afin de les optimi- rie des étudiants ;en élargissant les horaires d’ouver- numériques entre les universités ser dans le temps. › organiser sa présence surture des secrétariats des UFR et favoriser la mise en place › le « tableau de bord privatif » : les réseaux sociaux ;et ceux des services téléphoniques, d’un «bureau virtuel unique» cet outil permettrait aux étudiants › organiser sa portabilité suren renseignant par ailleurs commun à tous les établissements de stocker, sur leur environnement les terminaux mobiles et smartles enseignants qui sont les pre- et accessible indifféremment à tous numérique de travail personnel, phones… par l’Universitémiers relais d’information pour les étudiants de Paris, à l’image des documents officiels scannés Numérique Paris Île-de-France.les étudiants. de ce qu’offre aujourd’hui qu’il leur faut fournir régulièrement l’université de Shibuya à Tokyo*. à différents organismes (copieAssocier les étudiants carte identité, quittance de loyer, *Réflexion proposée lors de l’atelier-débat avec les architecte et urbaniste,et les enseignants à la création Les fonctions du bureau virtuel : justificatif de domicile...). Djamel Klouche et Jean-Pierre Charbonneaudes outils numériques afin › informations sur la vie des et reprise par les étudiantsde développer des services qui différents sites universitaires Développer son accessibilitérépondent efficacement (forums emploi…) ; pour accroître les chancesà leurs besoins. › lieu de travail et d’échanges d’informer tous les étudiants virtuel : échange de données et d’atteindre une égalité d’accèsCréer des outils que l’étudiant entre étudiants, entre étudiants à l’information :peut s’approprier dans sa vie et professeurs, calendrier › permettre une souplesseuniversitaire et dans sa vie des examens et alertes, cours d’utilisation et des liens directspersonnelle : boîte et adresse mail en podcast et interactifs, entre les boîtes mail et les agendasde l’université utilisables en dehors e-learning... «universitaires» et «personnels»de l’établissement, en souplesse › informations non universitaires : des étudiants.avec la boîte et l’adresse mail petites annonces, coups de cœur, › garantir la généralisationpersonnelle. bons plans étudiants. de ses services au parc informa- tique de l’ensemble des universités parisiennes ;28 — EDPLC : Rapport 2011 – 2012
  • Aménager le quartier universi- taire en cassant les frontières entre l’université et la ville2. Paris « Ville Favoriser un aménagement Mettre en place une signalétique Créer des partenariats entreCampus » : envisager urbain au coeur des grands territoires universitaires qui spécifique entre les différents lieux universitaires et de vie l’université et la collectivité locale en prenant le modèle développéautrement luniversité permette aux établissements étudiante afin de les valoriser par l’université Paris IV, la Mairiedans la ville de s’ouvrir sur le quartier. et de créer des repères communs du 18e arrondissement et la Ville Exemple : créer des espaces pour l’ensemble de la communauté de Paris dans le quartier universi- de verdures autour des universités. d’enseignement supérieur, taire de la Porte de Clignancourt. les habitants et les touristes. L’objectif est de mettre en place Développer des lieux de vie Cette mesure demanderait des collaborations permettant conviviaux, multifonctions d’harmoniser l’identité visuelle aux étudiants d’accéder plus et multi générationnels dans des universités dans la ville facilement aux équipements les quartiers universitaires : et celle des différents services et services municipaux du quartier › des lieux de pratique culturelle : de vie étudiante (restaurant (sportifs, culturels, jobs) et aux salle de musique, de théâtre, universitaire…)*. habitants d’accéder aux locaux atelier d’art, salle d’exposition… ; de l’université. Le CROUS pourrait › des salles de loisirs, équipées Favoriser la mixité des publics y être associé. d’un mobilier « de détente » dans l’université, en organisant et pouvant être couplées avec en dehors des horaires de cours Favoriser le dialogue et l’action les cafétérias universitaires dans des conférences, lectures, débats concertée entre les instances certains cas ; ouverts à tous. de représentation étudiantes › de nouvelles bibliothèques, et les représentants d’université, médiathèques… ; Associer l’université et les asso- en pérennisant par exemple › La Halle Freyssinet pourrait ciations étudiantes aux événe- la participation des représentants être un lieu d’expérimentation ments culturels municipaux, des universités aux débats multimodal regroupant tels que les Nuits Blanches. d’Étudiant de Paris – Le Conseil. ces fonctions*. Favoriser un nouveau mode Valoriser les stations de métro, de gouvernance permettant *Réflexion proposée lors de l’atelier-débat avec les architecte et urbaniste, symboliques des grands lieux à l’université, la Ville de Paris Djamel Klouche et Jean-Pierre Charbonneau universitaires, par des actions et le CROUS de Paris de penser et reprise par les étudiants événementielles ou des aménage- collectivement la vie du quartier ments permanents en lien universitaire. avec les établissements qui les entourent. Les stations Saint Michel et Luxembourg seraient des exemples sur lesquels porter cette réflexion.* EDPLC : Rapport 2011 – 2012 — 29
  • Gagner du temps en fluidifiant Faciliter laccès des étudiantsles mobilités étudiantes aux services dans la villeentre les lieux détudeImpulser la création de services Mener une réflexion concertée 3. Vivre mieux Créer des « guichets uniquesde transports souples dédiés,par exemple des bus ou entre les services de la Ville de Paris, les représentants les temps temporaires et localisés » : ils seraient situés dans les quartiersdes navettes, faisant la jonction des universités et JC Decaux dans la ville à forte densité universitaire,entre différents sites de la même sur le schéma d’implantation seraient mis en place aux tempsuniversité afin d’optimiser des stations Vélib’ à proximité forts de l’année, et regrouperaientles mobilités étudiantes. Il faudrait des lieux universitaires des antennes décentraliséespour cela mettre en place et sur leur approvisionnement des services administratifs publicsune commission chargée d’étudier aux heures de pointe étudiantes. et privés (service social et servicele besoin de liaison entre les logement du CROUS, CAF, CPAM,différents grands sites, afin de faire Lancer une étude sur les par- mutuelles étudiantes, EDF, RATP...),émerger des propositions « au cas cours et les temps de déplace- dont des antennes des servicespar cas ». ment utilisés par les étudiants : municipaux (Relais informations elle permettrait d’identifier famille, Relais informationsAugmenter la fréquence des bus leurs difficultés et les pertes logement, point d’informationdesservant les centres universi- de temps dans la gestion médiation multi services). Pourtaires aux heures de pointe afin de leurs déplacements, et de faire les étudiants étrangers, qu’ilsde désengorger ces lignes. des préconisations d’ajustement. soient primo arrivants ou étudiants depuis plusieurs années à Paris,Augmenter la fréquence des bus Créer une sortie « Jussieu » un relais adapté doit continuereffectuant la jonction entre sur le site du RER C, côté Seine. d’exister à travers le Serviceles universités et les Restaurants d’accueil des étudiants étrangersUniversitaires durant l’heure Disposer sur une seule et même et la participation de l’antennedu déjeuner (par exemple : le bus 38 carte à puce des fonctionnalités de la Préfecture de Police.à destination de Port Royal). de la carte Imagine’R (forfait transport) et de celles de la carte Mener une réflexion sur les facili- unique étudiante, développée tés d’accès aux services publics par le programme Université à mettre en place pour les étu- Numérique en Région et détenue diants en prison, qui ne peuvent par 200 000 étudiants à Paris. se déplacer physiquement et n’ont pas accès aux informations et services dématérialisés sur Internet.30 — EDPLC : Rapport 2011 – 2012
  • Permettre à chacun de vivre la nuit différemment dans le respect de lautreAdapter l’ouverture des infras- › ouvrir des lieux municipaux Dans les quartiers universitaires Faciliter les retours en trans-tructures municipales vacants en soirée et le week-end fréquentés par les étudiants ports collectifs la nuit :aux rythmes étudiants : aux associations étudiantes pour la nuit, la Ville de Paris pourrait › rendre les transports gratuits› ouvrir les services municipaux leur permettre de se réunir. mettre en place une action la nuit et les week-ends ;à la pause méridienne et le samedi Exemple : salle de classe d’écoles double envers les étudiants › du jeudi au samedi, augmenter(Relais information famille, Relais primaires et de collèges ; et le voisinage, en collaboration la fréquence des Noctiliens (pourinformation logement, point › pour rendre ces assouplissements avec les organisateurs des soirées éviter les temps d’attente tropd’information médiation multi horaires possibles sans contraindre étudiantes : un programme longs dans les correspondances) ;services, services des mairies le personnel concerné, il est de prévention santé envers › optimiser la desserted’arrondissement) ; souhaitable de mettre en place les étudiants, pour réduire des Noctiliens ;› ouvrir les bibliothèques munici- des jobs étudiants pour gérer les risques liés à l’alcool, et un pro- › clarifier la communication surpales en soirée et le dimanche (sur et animer ces lieux. gramme de médiation envers les itinéraires et les horairesle modèle de la bibliothèque les riverains gênés par le bruit, pour des Noctiliens.Marguerite Duras) afin de mettre Mettre en place une information améliorer les relations entreà disposition des lieux de travail spécifique dans les établisse- les deux populations.supplémentaires aux étudiants qui ments sur les horaires des infras-sont confrontés à l’engorgement tructures sportives et culturelles Favoriser une « décentralisation »des bibliothèques universitaires ; de proximité, pour aider de la vie festive nocturne dans› ouvrir les équipements sportifs les étudiants à pratiquer une acti- des lieux moins exposésen soirée et le dimanche ; vité culturelle et/ou sportive dans au voisinage. Les berges de Seine› créer des salles de travail dans le quartier de leur université. Tous (à Paris Rive Gauche) ou le canalla ville ouvertes 24h/24 et propo- les canaux de communication de l’Ourcq en sont des exemples.sant matériels informatiques disponibles au sein des universitéset accès à Internet ; sont à exploiter : présentoirs, flyers, Créer des soirées autour affiches, écrans, outils du thème de la nuit en ville, informatiques. en ouvrant spécifiquement des lieux pour les étudiants, sur le modèle de « La nuit des 4 jeudis » à Rennes : organisation d’une soirée « musée » (ouverture gratuite de certains musées), d’une soirée « sport » (accès gratuit aux équipements municipaux), d’une soirée « concert » (concert gratuit), d’une « soirée étudiante ». EDPLC : Rapport 2011 – 2012 — 31
  • le cycle 2011 –  2012 en images David Abittan& remerciements Remerciements � Radio Campus Paris Maylis Aizpuru � VPE Université Paris Dauphine Jonathan Arnoult � Télésorbonne Mathieu Bach � PDE Anne Bastin � Génépi Adrian Brun � VPE Paris Descartes Ariane Buisson � VPE Paris Sorbonne Pénélope Cardon � Génépi Thien-Anh Dang-Vu � Confédération Étudiante Grégoire Darricau � SMEREP Le Conseil remercie les personnes qui ont participé activement aux séances de débat du cycle de réflexion 2011 / 2012. Il remercie également toute l’équipe de la Maison des Initiatives Étudiantes, les universités Sorbonne et Sorbonne Nouvelle qui ont accueilli ces séances, ainsi que l’équipe du Bureau de la vie étudiante de la Ville de Paris.32 — EDPLC : Rapport 2011 – 2012
  • • Responsable de publication :Antoine Diers � MET Pauline Reybier � Refedd Direction du Développement Économique,Ahmed El Khadiri � Animafac Joseph Rivière � Génépi de l’Emploi et de l’EnseignementGrégory Fritsch � VPE Paris Diderot Thibaut Servant � FAGE Supérieur, Ville de Paris • Direction artistique :Alexandre Gavard � UNEF Gabriel Szeftel � LMDE strat&act’ / Emmanuel ColombBenjamin Gueraud-Pinet � UNEF Claire Thoury � VPE Université • Photos : DR Mairie de ParisBenoît Granon � VPE Université Sorbonne Nouvelle (Déborah Lesage et Vincent Mayer)Pierre et Marie Curie Christa Valtcheva et strat&act’ (Lucas Huys)François Herpers � Refedd � VPE Paris Panthéon Assas • Rapport rédigé par : strat&act’, Sup Rédac & Ville de Paris •Aurélie Leleux David Van der Vlist � VPE Ce rapport est la propriété de la Ville� Élue CROUS de Paris Université Paris Sorbonne de Paris. Aucune diffusion ni reproductionPhilippe Loup � FAGE Cerise Vincent � PDE ne peut intervenir sans son accord.Pierre Mery � UNEF Baki Youssoufou • Contact : Bureau de la Vie EtudianteAnne-Flora Morin-Poulard � Confédération Étudiante T : 01 56 95 20 93� AFEV & INTER-ASSO Anouch Zaroukian � LMDELaure N’Simba Kiese Emmanuel Zemmour � UNEF� Élue CROUS de ParisCarol-Ann Pinaud � PDEJérémie Planchenault � PDE Le Conseil remercie enfin les sociétés strat&act’, Ecedi, Curiouser et Sup Rédac qui l’ont accompagné lors du cycle 2011 / 2012 dans l’organisation des débats du Conseil, dans Le Conseil remercie ses partenaires, l’équipe l’organisation de la participation numérique du site www.etudiantdeparis.fr, et les médias des internautes, et dans la rédaction du rapport. étudiants Radio Campus Paris et Télésorbonne. EDPLC : Rapport 2011 – 2012 — 33
  • sommeil Job étudiant loisirs transports restauration fac / cours culture Pause logementmairie de Paris :direction dU déveloPPementéconomiqUe, de lemPloiet de lenseignement sUPérieUr