Livre blanc GFI - Réseaux sociaux d'entreprise et logiciels collaboratifs
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Livre blanc GFI - Réseaux sociaux d'entreprise et logiciels collaboratifs Livre blanc GFI - Réseaux sociaux d'entreprise et logiciels collaboratifs Document Transcript

  • —www.gfi.frLIVRE BLANC—Réseaux sociaux d’entrepriseet logiciels collaboratifs
  • 01 | LE MOT DU PRÉSIDENT LE MOT DU PRÉSIDENT « Les réseaux sociaux d’entreprise représentent l’avenir des espaces de travail collaboratifs traditionnels mis en place au sein des grandes entreprises. Tant par leur aspect social, que par la mise en évidence des talents des collaborateurs, les réseaux sociaux d’entreprise offrent sans nul doute un nouveau souffle au management et une nouvelle opportunité de se distinguer de ses concurrents. Ils invitent également à la réflexion : quel sera l’avenir de l’e-mail ou du système de gestion des connaissances ? Si la réponse n’est connue de personne, un constat s’impose : ceux qui sauront adopter l’innovation au service de leurs salariés amélioreront à coup sûr leur performance. Gfi Informatique s’engage à réussir avec vous cette mutation. » Vincent Rouaix, Président-Directeur général, Gfi Informatique
  • LIVRE BLANC | RÉSEAUX SOCIAUX D’ENTREPRISE ET LOGICIELS COLLABORATIFS | 02ÉDITO Enjeu de l’entreprise agile qui se projette sur Heureusement, les remèdes existent : l’associa- un marché global, le travail collaboratif et le tion des outils collaboratifs avec les concepts Knowledge Management n’en finissent pas de portés par les réseaux sociaux, permet se réinventer. désormais de changer la donne. Ces solutions ne constituent plus une rupture, tant l’adoption Pour dépasser les organisations en silos de par le grand public en facilite l’appropriation par nombreuses entreprises, il est impératif de l’entreprise. Les outils collaboratifs organisent favoriser les échanges d’idées, les expériences et structurent le contenu produit collective- et le savoir-faire entre les services et entités. Ce ment, quand les réseaux sociaux d’entreprises décloisonnement est nécessaire pour répondre (RSE) aident à amorcer la création de valeur, à aux enjeux de réactivité sur le marché et créer les idées nouvelles et à associer les savoirs. d’accélération du « Go 2 Market ». Mais il ne peut se suffire des seuls outils collaboratifs À travers des exemples concrets et des retours pour y parvenir. Ces derniers pourtant très d’experts du secteur, ce livre blanc sera votre répandus, souffrent toujours d’un problème guide pour vous lancer dans la découverte d’adoption de la part de leurs utilisateurs cibles. des RSE. Il vous permettra d’en mesurer l’op- portunité dont le retour sur investissement Une profusion de l’information produite de reste difficilement mesurable et de découvrir manière intensive et sa diffusion massive sans les outils et les méthodes pour le mettre en filtre réel conduisent à un double écueil : on œuvre. Enfin et surtout : n’oubliez pas qu’un ne sait plus comment trouver et donc utiliser RSE est avant tout un challenge à relever avec l’information ; pas plus qu’on ne sait faire vos collaborateurs ! reconnaître la création de valeur individuelle, pourtant essentielle pour que l’individu s’épa- nouisse dans son travail et continue à produire. Alors, il vaut mieux être le dernier à collaborer pour pouvoir bénéficier directement de la production en provenance de l’autre. Au pire, on devient complètement passif et consommateur d’une information produite anonymement et peu contextualisée. Jean-François Gaudy, Responsable du pôle Innovation Gfi Informatique
  • 03 | SOMMAIRE SOMMAIRE I. UN RÉSEAU SOCIAL D’ENTREPRISE, ÇA N’EST PAS UN FACEBOOK INTERNE ! 04 a Une tendance sociologique incontournable 04 b Le besoin de création de valeur dans l’entreprise 07 II. LES HOMMES ET LES FEMMES AU CŒUR DU DISPOSITIF 10 a Le RSE, un projet d’entreprise 10 b Une démarche individuelle et collective 11 c De nouvelles compétences à acquérir 12 III. DES OUTILS PROS AU SERVICE DES PROS 13 a Sélection de solutions 13 b Méthodologie de mise en œuvre 21 c Projet d’innovation Gfi : la KFET Numérique 23 Conclusion 24
  • LIVRE BLANC | RÉSEAUX SOCIAUX D’ENTREPRISE ET LOGICIELS COLLABORATIFS | 04I. UN RÉSEAU SOCIAL D’ENTREPRISE, ÇA N’EST PASUN FACEBOOK INTERNE !a Une tendance sociologique incontournable C’est avec l’apparition en 1994 des premiers cloud computing… sont autant de signes pour fournisseurs d’accès qu’Internet est utilisé par valoriser et promouvoir les usages de la jeune le grand public. Et c’est avec l’ADSL dans les génération – appelée aussi génération Y − années 2000 que la démocratisation du web arrivant sur le marché du travail. s’opère. Aujourd’hui, le taux de pénétration d’Internet en France est de 69,5 %, soit 45,3 mil- La génération Y désigne l’ensemble des person- lions d’utilisateurs1. Un chiffre à mettre en nes nées entre le début des années 80 et parallèle avec le taux de pénétration moyen 1995. Bercée par les nouvelles technologies de en Europe qui s’élève à 67,3 %. La France et l’information et de la communication (NTIC), l’Europe dans sa globalité s’inscrivent dans cette génération est aussi individualiste qu’in- l’ère numérique. Internet a bouleversé et bou- terconnectée, impatiente qu’inventive. Dans leverse encore les modes de communication le domaine professionnel, leurs attentes se et de consommation de la société occidentale. matérialisent à travers des outils performants, Les réseaux sociaux apparaissent aujourd’hui des processus courts… Mais attention aux comme le summum de la collaboration et du généralités, car le fossé conjoncturel n’est pas partage offerts par Internet… jusqu’à l’avène- forcément générationnel : les jeunes ne se ment d’un nouvel usage ! caractérisent pas tous par leur technophilie et les autres générations comme réfractaires par La génération Y et ses nouveaux principe aux nouvelles technologies. Les diffé- usages rences sont bien plus ténues. Révolutionnant la façon de s’informer, de Si certains ont découvert l’outil Internet sur se divertir mais aussi de travailler, Internet le tard, d’autres sont quasiment nés avec. Les conduit à de nouveaux usages que l’entre- nouveaux collaborateurs se caractérisent par prise doit intégrer aussi bien dans ses proces- leur sensibilité aux nouvelles technologies en sus de décision que dans sa culture. Les plus place dans l’entreprise. Certains en font même jeunes collaborateurs arrivent dans le monde un critère de sélection au moment de leur professionnel avec de nouvelles exigences recherche d’emploi. Le réseau social d’entre- et de nouvelles habitudes relationnelles. Il prise (RSE) s’illustre ainsi comme un élément en va de la survie de l’entreprise que de faire différenciateur ; il devient un moyen d’attirer évoluer les usages internes. Les smartphones, et de fidéliser les collaborateurs. Selon l’ins- les tablettes électroniques, l’adoption du titut de sondages Ipsos, 50 % des étudiants1 Source : Internet World Stats, mars 2011
  • 05 | UN RÉSEAU SOCIAL D’ENTREPRISE, ÇA N’EST PAS UN FACEBOOK INTERNE ! n’imaginent pas travailler sans une message- Cette tendance à la consumérisation de l’infor- rie instantanée et 43 % sans un réseau social. matique représente un enjeu critique pour les Au point que, « dans trois ans, un salarié sur DSI car les chiffres ne montrent pas de faiblesse cinq privilégiera les réseaux sociaux plutôt que du phénomène. Selon les résultats de l’étude le courrier électronique pour communiquer du cabinet IDC2, 40 % des appareils utilisés avec ses collègues », estime le cabinet d’ana- par les « iWorkers » pour accéder à des ap- lyses Gartner. Les « journées sans e-mail » qui plications professionnelles sont des appareils se multiplient dans les entreprises donnent personnels, ce qui représente une augmenta- sans doute la tendance de demain. tion de 10 % par rapport à l’année dernière. La même tendance est observée sur l’utilisation Avec la consumérisation de l’IT : des smartphones et tablettes privés. Facebook, Twitter et les autres bientôt dans les entreprises ? Le phénomène de consumérisation de l’infor- 75 % matique décrit la tendance actuelle des édi- 75 % des employés interrogés s’attendent à teurs de logiciels et fabricants d’équipements pouvoir accéder aux réseaux sociaux lorsque technologiques à élaborer des produits pour leur entreprise les utilise à des fins marketing. le grand public qui sont, ensuite, repris par les Source : étude KPMG, janv. 2012 entreprises. Les responsables informatiques sont ainsi de plus en plus souvent confrontés à l’utilisation de terminaux ou d’applications privées avec des risques en termes de sécurité L’adoption des réseaux sociaux s’inscrit dans et de confidentialité des données. Le smart- un schéma identique. Prisé du grand public phone, par exemple, devient à la fois privé français depuis la traduction de Facebook et professionnel. Il permet d’accéder sans en 2008, l’hégémonie du réseau social n’a retenue ou presque à des données clés via cessé de croître depuis sa création en 2005. des e-mails ou l’extranet. En cas de perte ou Avec 800 millions de membres, c’est le plus de vol, c’est un vrai risque pour l’entreprise important réseau au monde, loin devant qui n’aurait pas mis en place un politique de Twitter (450 millions de membres), LinkedIn sécurité suffisante. (100 millions de membres) ou Google+ (62 millions de membres). Et désormais, les2 Source : Étude IDC commandée par Unisys, sept 2011
  • LIVRE BLANC | RÉSEAUX SOCIAUX D’ENTREPRISE ET LOGICIELS COLLABORATIFS | 06collaborateurs souhaitent disposer de ce type tinés aux professionnels. De même, vousd’outil au sein de leur entreprise ! L’étude n’aurez pas accès à des services de supportIDC confirme cette tendance : l’utilisation de ou de données redondées sur des datacenters.Facebook ou de MySpace à des fins profes-sionnelles a plus que doublé en un an (16 %des personnes interrogées en 2011 contre 7 %en 2010). Le nombre d’iWorkers utilisant des GFI INFORMATIQUE ET LESblogs, wikis, forums et plates-formes sur leur RÉSEAUX SOCIAUXlieu de travail atteint les 35 % (contre 20 %en 2010). En matière de réseaux sociaux grand public, Gfi Informatique laisse un libre accès à ses salariésUne question se pose alors : faut-il interdire et les utilise surtout pour diffuser de l’infor-l’utilisation de ces réseaux grand public, mation à des fins RH – pour le recrutement encréer son propre réseau d’entreprise, particulier. Gfi Informatique construit aussiassocier les deux ? Une chose est sûre : si son propre réseau social d’entreprise basé surl’entreprise utilise les réseaux sociaux pour SharePoint et Calinda Software (pour plusrecruter ou se donner une visibilité sur la d’informations voir page 15) avec une per-toile, il sera difficile de ne pas proposer sonne en charge de son animation.des outils équivalents en interne. Et fairetravailler les salariés via ces plates-formesgrand public serait une erreur tant sur l’aspectde la confidentialité que de la disponibilité desdonnées :• Les paramétrages de confidentialité souffrentd’actualisation régulière de la part des plates-formes ce qui, si vous n’y faites pas attention,rendront vos données accessibles par tout public.• Les données postées sur le réseau socialdeviennent la propriété de la plate-forme.• Le taux de disponibilité de la plate-formen’est pas garanti par un SLA (Service LevelAgreement) ce qui est le cas des outils des-
  • 07 | UN RÉSEAU SOCIAL D’ENTREPRISE, ÇA N’EST PAS UN FACEBOOK INTERNE !b Le besoin de création de valeur dans l’entreprise Depuis une dizaine d’années, les espaces « Les discussions les plus intéressantes en de travail collaboratif ont trouvé une place termes de valeur pour l’entreprise prennent bien de choix au sein des entreprises. Partage souvent vie autour de la machine à café ou dans de documents, travail en mode projet, les couloirs. Ces échanges informels ne sont collaboration à distance facilitée… Pourquoi jamais formalisés ce qui est bien dommage ! envisager alors la création d’un réseau souligne Jean-François Gaudy, responsable social d’entreprise ? La réponse se trouve du pôle innovation de Gfi Informatique. dans la valeur créée par le réseau et le béné- Avec le RSE, ces échanges informels de- fice qu’en retire l’organisation qui se lance viennent enfin capitalisables. » Le RSE favo- dans cette démarche. rise en effet les relations informelles et leur valorisation. Par essence, le réseau La capitalisation des échanges informels social permet la création de groupe par affinités : un nouveau levier de création de Le réseau social d’entreprise se définit comme valeur dont l’entreprise ne pourra bientôt une plate-forme où salariés, partenaires et plus se passer tant elle connaît aujourd’hui clients se trouvent réunis pour se connaître le manque à gagner induit par l’absence de davantage, échanger et travailler de manière captation de ces échanges. différente et plus performante. Contrairement aux plates-formes collaboratives au cycle de Le management des connaissances vie défini, le RSE est évolutif car centré sur l’individu et non pas sur les projets. Il permet Les entreprises sont confrontées à la probléma- de tisser un réseau au fur et à mesure des pro- tique de détention de l’information : les colla- jets et des rencontres avec les interlocuteurs de borateurs ne se connaissent pas tous, ignorent l’entreprise ou ses partenaires. Le RSE matéria- bien souvent les expertises des uns et des autres. lise ainsi l’écosystème social de l’entreprise. Une méconnaissance source d’une relative perte de productivité par la recherche de l’information Le RSE se distingue d’un Facebook interne par ou de la compétence disponible. Le réseau social son aspect professionnel. Il ne s’agit pas de pro- d’entreprise favorise largement ce management poser une plate-forme de divertissement aux des connaissances (ou Knowledge Management) collaborateurs. Bien au contraire. Le but de tout en permettant la constitution d’un capital de RSE reste la mise en relation de compétences, savoir-faire rapidement mobilisable. La recon- de talents et d’expertises au service des projets. naissance des talents et des compétences de cha-
  • LIVRE BLANC | RÉSEAUX SOCIAUX D’ENTREPRISE ET LOGICIELS COLLABORATIFS | 08cun n’a jamais été aussi évidente que via un RSE.Le profil du collaborateur se révèle une source d’information primordiale. Expériences profes-sionnelles, formations, compétences, centres d‘intérêt et fil d’actualités permettent d’identifierl’opportunité de contacter tel ou tel collaborateur pour un projet, un besoin d’expertise, une mission.Le réseau social peut se limiter à la mise en relation et aux échanges comme devenir uneplate-forme plus complète offrant des outils de messagerie instantanée, de micro-blogging, deswikis, un moteur de recherche, etc. L’avantage de ces autres fonctionnalités se mesure en termesde collaboration, de partage des connaissances et d’intelligence collective.Le RSE, quels bénéfices ?
  • 09 | UN RÉSEAU SOCIAL D’ENTREPRISE, ÇA N’EST PAS UN FACEBOOK INTERNE ! La fin des silos C’est un fait connu, dans l’entreprise, les silos plombent littéralement la productivité en bridant les initiatives individuelles. Avec le réseau social d’entreprise, la communication est transverse : elle favorise la transmission des savoirs, l’enrichissement individuel et la créativité. Le RSE invite à davantage de transparence de l’information. La détention du savoir n’est ainsi plus l’apanage des fonctions hiérarchiquement les plus élevées. Les barrières organisationnelles évoluent vers un fonctionnement horizontal permettant d’identifier plus rapidement les idées de chacun. De l’entreprise 1.0 à l’entreprise 2.0 Avant Après Publicités Com’ Prospects CP Com’ Marketing RP Journalistes Prospects Études Interactions CRM Conversations Marketing Prospects Coconstruction Clients Fidélisation Support CRM Clients Litiges Fans RP Support Clients
  • LIVRE BLANC | RÉSEAUX SOCIAUX D’ENTREPRISE ET LOGICIELS COLLABORATIFS | 10II. LES HOMMES ET LES FEMMES AU CŒUR DU DISPOSITIFa Le RSE, un projet d’entreprise Comme son nom l’indique, le réseau social Comme tout projet d’entreprise, il est d’entreprise s’adresse aux salariés. Sans le indispensable d’identifier les bons acteurs qui soutien et l’adhésion de l’interne, il est vain aideront au développement du réseau loca- d’envisager sa mise en place. Le RSE ne peut lement. pas fonctionner s’il est considéré comme une simple solution technologique. ——————— Le coin conseil Direction générale, direction métier, RH ou communication interne, toutes ces fonc- Si l’appropriation des outils reste difficile à tions doivent être à l’initiative d’un projet prédire, quelques bonnes pratiques existent : de RSE. La démarche répond souvent à un • Considérer l’ergonomie de l’outil comme besoin particulier : capitaliser les expériences primordiale acquises sur les projets, identifier les talents, • Impliquer le middle management mettre les acteurs en réseau... Quel que soit • Identifier un périmètre et des fonctionnalités l’objectif affiché, il ne pourra être atteint sans restreints dans un premier temps l’implication du management. Le changement • Former les collaborateurs selon leur maî- de modèle organisationnel qu’implique le RSE trise de l’outil est tellement radical qu’il ne peut remporter • Accompagner les utilisateurs dans le temps l’adhésion de tous sans un engagement fort • Communiquer sur les règles de bonne de la hiérarchie. Un collaborateur aura ten- utilisation dance à échanger et partager si son manager • Valoriser les expériences réussies témoigne de la même attitude. ——————— Mais montrer l’exemple ne signifie pas imposer une conduite. Un RSE ne saurait fonctionner sur le mode de la contrainte. La probléma- tique d’accompagnement au changement est forte et l’est encore plus auprès des publics non familiers des réseaux sociaux. Le risque de fracture sociale ne doit pas être sous-estimé.
  • 11 | LES HOMMES ET LES FEMMES AU CŒUR DU DISPOSITIFb Une démarche individuelle et collective Le RSE prend forme dès lors que les colla- qu’il est soumis à la théorie du « 1 – 9 – 90 » de borateurs créent leur profil dans l’outil. Photo, Jakob Nielsen : il y a sur Internet et les réseaux parcours professionnel, formations univer- sociaux 1 % de contributeurs réguliers, 9 % sitaires, compétences… toute une panoplie d’occasionnels, et 90 % de spectateurs. Le défi d’informations professionnelles et personnelles pour l’entreprise ? Susciter les contributions, s’affichent aux yeux du réseau pour favoriser généraliser le partage d’informations et décloi- l’identification des domaines de compétences sonner les silos. Le frein principal à cette inte- du salarié. La richesse des informations pu- ractivité (à double sens) se résume à la culture bliées est symptomatique de l’engagement de l‘entreprise. Plus les notions de partage et des collaborateurs dans la démarche. Si elle d’échange sont dans l’ADN de l’organisation, est d’abord individuelle, elle devient rapide- plus le dialogue s’installera naturellement. ment collective avec la création de groupes de De manière générale, on observe une courbe travail ou de communautés d’intérêt autour d’adoption bien spécifique (cf schéma ci-dessous). de thématiques aussi bien professionnelles que personnelles. La liberté de création de ces L’extension du RSE vers l’extérieur consti- groupes est à définir en amont par l’entreprise. tue une seconde étape. Partenaires, fournis- seurs, clients font partie de ce qu’on appelle L’établissement du dialogue peut sembler simple « l’écosystème ». Au titre de cette entreprise à créer dans la mesure où les individus sont étendue, le RSE peut s’avérer générateur habitués dans leur sphère privée (via Facebook) d’innovation et de business. à communiquer sur les réseaux sociaux. Reste Courbe d’adoption d’un RSE
  • LIVRE BLANC | RÉSEAUX SOCIAUX D’ENTREPRISE ET LOGICIELS COLLABORATIFS | 12c De nouvelles compétences à acquérir Inutile d’envisager la mise en place d’un RSE sans un community manager. Car si les débuts d’un RSE peuvent être prometteurs avec une L’ŒIL DE L’EXPERT participation conséquente de ses membres, — le soufflet peut retomber facilement sans un Caroline Mongeais, Juriste, bon animateur. Appelé aussi gestionnaire de Gfi Informatique communautés, le community manager a pour mission de favoriser les échanges, animer les L’arrivée des RSE ne doit pas faire oublier les règles communautés, faire appliquer les bonnes pra- juridiques à respecter tiques… jusqu’à développer l’image de l’entre- tant par l’entreprise que prise à l’extérieur. par le salarié utilisateur. L’entreprise, tout d’abord, Son rôle est donc stratégique. Cet interlocuteur doit veiller au respect de la vie privée de privilégié assure la pérennité du réseau avec ses collaborateurs qui comme principal outil des statistiques pour pourraient être amenés à communiquer des évaluer le dynamisme de la plate-forme (taux données à caractère personnel via les RSE, d’activation de profils, taux de contributions…). et ainsi respecter la loi Informatique et Libertés. Qui est le community manager ? Un fin connais- Elle doit aussi réussir à garantir la liberté seur du métier d’animateur, des métiers de d’expression sur les RSE, tout en préservant l’entreprise et des personnes. ses intérêts stratégiques, son image et sa e-réputation. À ce titre, le salarié est tenu à un La DSI joue aussi un rôle stratégique. Ajouter devoir de loyauté envers son employeur et à une une couche sociale au système d’in- obligation de confidentialité. formation impose une nouvelle logique. Il est ainsi nécessaire pour l’entreprise d’enca- La technologie passe au second plan pour drer clairement l’usage qui peut être fait des favoriser les usages. Une nouvelle approche qui RSE par ses collaborateurs, soit en enrichis- implique en outre de quitter le modèle en silos sant sa charte d’utilisation des NTIC, soit en pour que chaque outil ne soit plus indépendant rédigeant une charte spécifique. Ces textes seront opposables au salarié qui en cas de des autres. Un système d’information social où non-respect, pourra être sanctionné. la problématique de gestion des données per- sonnelles est prégnante : périmètre de visibilité des données, accès au réseau depuis l’extérieur, conservation des données au départ du salarié…
  • 13 | DES OUTILS PROS AU SERVICE DES PROSIII. DES OUTILS PROS AU SERVICE DES PROSa Sélection de solutions Pour mettre en place son RSE, de multiples plus locale (direction, département, projet). solutions existent. Du logiciel libre en passant Une puissante gestion des droits d’accès per- par des solutions propriétaires, le champ des met de concilier les fonctionnalités de partage possibles est vaste. Et les outils ne cessent avec les contraintes de sécurité. d’évoluer pour apporter toujours plus de « social ». Si l’année 2011 a connu une vraie Caractéristiques clés : impulsion, 2012 s’annonce aussi novatrice. • Outil facile à prendre en main. • Écrit en JEE (fonctionne sur n’importe quel Chaque solution offre ses propres opportuni- type de base de données ou plate-forme). tés et le choix de telle ou telle plate-forme dé- • Fonctionnalités orientées utilisateur : profil pend de l’objectif attribué au RSE et des possi- de membre (activités, compétences, centres bilités d’intégration avec les produits déjà en d’intérêt), gestion de document, calendrier, place. Si Gfi Informatique détient une exper- événements, groupes, wiki, flux RSS, chat, tise globale sur ce marché, des partenariats réseau social, etc. stratégiques ont été noués avec certains éditeurs. Voici une sélection de solutions. Les atouts de Liferay : • Adapté aux grands projets comme aux SocialOffice de Liferay, le portail projets de taille intermédiaire. social open source • Fonctionnalités de notation et d’évaluation pour identifier les sujets les plus intéressants. Liferay est l’un des leaders dans les solutions • Combine à la fois les aspects intranet et RSE. de portail et de collaboration open source. • Faible TCO. Depuis sa version 5, le portail Liferay intègre • Possibilité de personnaliser le produit selon des fonctionnalités de réseau social, de les besoins. collaboration, de gestion de publication et de gestion documents au sein d’un portail web. Son architecture orientée services et sa grande capacité de personnalisation en font un choix intéressant pour l’intégration d’ap- plications externes (CRM, etc.), tant dans un contexte de portail transverse à l’entreprise (intranet / extranet), que dans une utilisation
  • LIVRE BLANC | RÉSEAUX SOCIAUX D’ENTREPRISE ET LOGICIELS COLLABORATIFS | 14 L’ŒIL DE L’EXPERT—Olivier Ravel, Responsable du centred’expertise eBusiness, Gfi Informatique Un des objectifs des RSE inimaginable sans un tel outil. Les fonction- est de permettre aux nalités collaboratives permettent, quant à elles, salariés, en dehors du de collecter et de développer les idées. L’en- processus normal de rech- semble offre la possibilité de mettre en place des erche d’informations et espaces de travail collaboratifs restreints avec de participation à la vie de des outils dédiés (wiki, flux RSS, forum, etc.). la société, de partager en Tout collaborateur peut avoir un compte sur le temps réel sur des tâches portail, être inscrit à un espace et ainsi apporter en cours, les probléma- des contributions et développer l’idée initiale.tiques rencontrées sur un projet, de mettre en Liferay cultive ainsi différentes formes de colla-commun des documents techniques ou commer- boration comme les commentaires, le partageciaux, de discuter par chat, d’organiser des événe- d’informations ou encore le networking « à laments, etc. Avec les RSE, le concept du travail col- Facebook ».laboratif prend toute son importance et permet àl’entreprise de passer de la gestion des savoirs à lagestion des savoir-faire.Liferay prône une approche « centrée vers lesutilisateurs », mettant en avant les individusà travers leur profil. Les utilisateurs peuventprésenter leurs expériences et leurs centresd’intérêt dans un espace de travail public (pagepersonnelle avec blog, galerie de photos, mur,activités…). Ces informations permettent devaloriser les expertises internes et les individusporteurs de ces connaissances – une démarche
  • 15 | DES OUTILS PROS AU SERVICE DES PROS Calinda Software, la synthèse du Caractéristiques clés : collaboratif et des RSE • Outil facile à prendre en main et intégré à la messagerie. Chez Calinda Software, les solutions colla- • Coût d’une licence : à partir de 1€ / mois / boratives reposent sur Microsoft SharePoint, utilisateur. un parti pris assumé et revendiqué. Pourquoi ? • Outil d’analyse « Toolkit » : permet de créer « Parce que nous sommes partis du constat des rapports sur les projets les plus dyna- que beaucoup de nos clients étaient sur miques, les groupes qui interagissent le plus, SharePoint. Plutôt que de financer un RSE et les personnes qui interviennent le plus… reconfigurer une nouvelle base de données, ils recherchaient une solution qui valorise et Les atouts de Calinda Software : complète l’existant », explique Alexandre • Fonctionnalité permettant d’intégrer des Mermod, directeur général de Calinda Software. interlocuteurs externes dans les échanges in- ternes. L’approche de l’éditeur est double. Premiè- • Outil de Social Search : suggère automa- rement, le réseau social d’entreprise se définit tiquement des profils d’experts compétents comme une évolution d’une plate-forme pour intégrer une conversation. existante ; le RSE ne doit pas être une fin en • Support du partage de photos et de vidéos. soi. Deuxièmement, l’aspect social du réseau • Ouverture de la solution : permet de s’entend comme un moyen de mieux travail- relier les processus collaboratifs et sociaux ler ensemble. Loin des discours d’évangélisa- aux contenus métiers, et interopérabilité avec tion, Calinda Software soutient une réflexion tous les outils Microsoft, SAP, Salesforce… en amont de ce que le RSE va apporter à • En mobilité, accès au RSE sans problème de l’entreprise. « Le RSE doit permettre d’associer connectivité. la dimension sociale et la dimension business en reliant les échanges aux tâches à effectuer et aux documents », affirme Alexandre Mermod.
  • LIVRE BLANC | RÉSEAUX SOCIAUX D’ENTREPRISE ET LOGICIELS COLLABORATIFS | 16 L’ŒIL DE L’EXPERT—Alexandre Mermod, Directeur général,Calinda Software Le réseau social d’entreprise • La productivité : avec le RSE, le temps passé en s’inspire des réseaux sociaux réunion de projet est diminué par deux ; le temps de publics pour faire évoluer tri des e-mails est divisé de moitié. le collaboratif d’entreprise • L’optimisation des formations par profil et usage : vers de nouveaux usages les chefs de projet seront leaders dans l’appropria- plus respectueux de l’in- tion et, si le RSE est intégré à la messagerie, ils dividu, centrés sur les pourront entraîner toute leurs équipes dans leur conversations et offrant usage sans formation générale. Le ROI se mesure ici des moyens de partager, en termes d’économie de temps de formation et dede propager et d’enrichir des informations délai de mise en œuvre.rapidement au sein de l’organisation. Un écueilà éviter : faire l’économie d’une réflexion sur Si le RSE est bien une extension des systèmes colla-la place du RSE dans l’entreprise et répliquer boratifs en place, le coût du dispositif revient à unen interne ce que l’on trouve sur les réseaux café par mois. Ce n’est donc pas un investissementsociaux publics, car ces derniers sont des outils de gigantesque ! Le dernier point concerne l’aspectloisir alors que le RSE est avant tout un outil profes- juridique et le respect des accords d’entreprise et dessionnel et de productivité. dispositions de la CNIL sur la gestion des données personnelles. Beaucoup de questionnements restentLe RSE répond souvent à des enjeux stratégiques de à la charge des entreprises : si quelqu’un quitte l’en-transformation de l’organisation. Dans les autres treprise, quelles contributions peut-on conserver ?cas, la question d’un ROI quantifiable se pose. Trois Il faut alors choisir une technologie qui permettegisements de ROI sont à examiner : d’appliquer ces règles, en traçant systématiquement• La capture des pièces-jointes par e-mail : si une où l’information réside : appartient-elle à unpièce-jointe n’est stockée qu’une seule fois au lieu utilisateur ou à un projet ? Il convient de biend’être multipliée dans les boîtes de messagerie, cela s’assurer du respect de ces règles, notamment par lesgénère des économies de stockage importantes. produits américains qui ne sont pas soumis auxLe ROI se calcule ici sur l’économie d’espace de mêmes contraintes sur leur marché domestique.stockage et donc de matériel.
  • 17 | DES OUTILS PROS AU SERVICE DES PROS IBM Connections, le volet social de Lotus Depuis les années 90 et la messagerie Lotus, IBM n’a eu de cesse d’inclure de plus en plus de collaboration et d’échange dans ses solutions. Après Lotus Quickr, Lotus Sametime, place aujourd’hui à IBM Connec- tions. Le produit repose sur l’idée que les e-mails sont voués à disparaître car peu efficaces : l’échange d’informations entre les collaborateurs reste peu optimal. Le busi- ness doit ainsi devenir social avec la possibi- lité de partager simplement et avec ceux qui le veulent divers types d’informations (site web intéressant, livre blanc à lire, fichier à garder dans ses archives…). La solution ré- pond parfaitement au besoin d’organisation de la connaissance. Les atouts de IBM Connections : • Ouverture avec d’autres produits. LDAP autorise la communication entre diverses appli- cations (développement personnalisé à opérer). • Technologie Java. • Intégration de tous les composants sociaux dans un seul produit.
  • LIVRE BLANC | RÉSEAUX SOCIAUX D’ENTREPRISE ET LOGICIELS COLLABORATIFS | 18Caractéristiques clés :• Centré sur le contenu : les échanges sefont autour de la connaissance et des profils. L’ŒIL DE L’EXPERT• Disponible en mode SaaS à partir de 2 ou —3 personnes. Kris Van der Stappen, Business Unit• Modules de connexions gratuits avec Manager for Enterprise Solutions,Lotus Notes : fichiers et annuaires de profils. Gfi Informatique Belgique• Utilisation simple. L’interface native de Avec ce produit, IBMLotus a été totalement repensée pour être la propose une solutionplus intuitive possible. complète à destination de• Accès natif pour iPhone et smartphones tous les publics. La couchesous Android. sociale est optimale : elle permet de connecter les• Outil d’analyse intégré : mots les plus gens entre eux, de cher-utilisés, engagement, nombre d’utilisateurs cher le spécialiste danspar fichier téléchargé, tagging (mots-clés sur les un domaine spécifiquefichiers)… rapidement, d’échanger les connaissances avec• 100 % personnalisable aux couleurs de des communautés et des équipes (auto-forma- tion). La solution favorise, in fine, le dévelop-la société (thème et couleurs). Le produit pement de l’intelligence collective de l’entreprise.devient totalement transparent. La confidentialité des données fait partie desPour qui ? réticences des directions générales. En pratique,Les clients Lotus qui souhaitent profiter de la on note que les collaborateurs s’autorégulent. Néanmoins, l’accompagnement au changementconnectivité avec leurs produits mais aussi ceux et la mise en place de procédures de gouvernancedisposant d’un autre système de messagerie. de la plate-forme sont indispensables.IBM Connections ne s’adresse pas uniquementà la communauté IBM.
  • 19 | DES OUTILS PROS AU SERVICE DES PROS BlueKiwi, un RSE étendu à l’écosystème Les atouts de blueKiwi : de l’entreprise • Connexion avec les réseaux sociaux grand public pour recruter ou étendre la conversation. • Gestion avancée des espaces de publication Éditeur SaaS, blueKiwi propose un outil qui avec la possibilité de définir si le contenu est en permet de construire son propre RSE autour libre accès, en accès contrôlé ou secret. de son activité. « Nous considérons le RSE • Richesse fonctionnelle. comme un outil de productivité au service • Traçabilité des échanges : module avancé d’une organisation plus efficace grâce à la d’analyse des usages (activité de la commu- mobilisation simple des bonnes personnes sur nauté, personnes et conversations à succès…). les bons sujets », résume Christophe Routhieau, • Applications dédiées mobiles et tablettes. cofondateur et directeur produits blueKiwi. La grande particularité de blueKiwi est de L’offre blueKiwi est modulaire : s’adresser à tout l’écosystème de l’entreprise : • Socle de base : réseau social interne des colla- des collaborateurs aux clients en passant par borateurs les partenaires. • Module Productivité : gestion des tâches, filtre de conversation, publication par mail, applica- Caractéristiques clés : tion mobile • Coût par utilisateur et par module. Sur une • Module Connexion vers des populations exté- entreprise de 500 employés : 30 000 € / an rieures à l’entreprise avec modules. • Module Connexion avec les réseaux grand • Solution SaaS. public externes • Prise en main simple. • Connecteurs avec l’annuaire de l’entreprise, gestion documentaire, API pour connexion avec d’autres applications
  • LIVRE BLANC | RÉSEAUX SOCIAUX D’ENTREPRISE ET LOGICIELS COLLABORATIFS | 20 L’ŒIL DE L’EXPERT—Christophe Routhieau, Cofondateuret directeur produits, blueKiwiPour l’écosystème de l’entreprise, développer lacollaboration sociale est un enjeu fort en termesde productivité. Mobilisation plus rapide despersonnes compétentes, même niveau d’in-formation pour les acteurs d’un projet, findes silos… le RSE apporte une valeur signi-ficative et unique aux collaborateurscomme au management. Reste à les préparer !Pour réussir un lancement, il faut se fixer desobjectifs simples au service des projets métiers.Au final, notre principal concurrent reste la mes-sagerie. Mais on sait montrer rapidement qu’avecblueKiwi, on est beaucoup plus efficace.Dans un premier temps un RSE ne doit pas toutproposer : il faut envisager un périmètre fonction-nel restreint puis ajouter des modules au fur et àmesure pour faciliter l’appropriation par les utilisa-teurs. Le risque de les noyer sous les fonctionnalitésest important avec pour conséquence le rejetde l’outil.Les structures moyennes (de 200 à 5 000employés) sont les plus à même d’adopter un teldispositif. Et le mode SaaS est une force supplé-mentaire car bien souvent ces structures n’ontpas de DSI, ce mode permet ainsi d’optimiser lescoûts tout en bénéficiant d’un déploiement rapide.
  • 21 | DES OUTILS PROS AU SERVICE DES PROSb Méthodologie de mise en œuvre Jean-Paul Muller, 3 Le pilote Directeur d’offre La constitution d’un groupe pilote est fonda- Enterprise Services, mentale tant pour déterminer les besoins Gfi Informatique fonctionnels du RSE que pour en déduire une 1 Le cadrage matrice de choix d’outils. Plus la commu- Une question prime sur nauté de testeurs sera composée d’individus toutes : pourquoi un RSE « moteurs » et de profils différents, plus doit être mis en place dans l’entreprise ? Au-delà les retours formulés à l’issue de la phase de de l’effet de mode et bien avant de parler test seront utiles et proches des besoins des d’évaluation des outils disponibles sur le utilisateurs finaux. La réussite du pilote marché, il faut identifier les problématiques réside dans un recensement exhaustif et une métiers auxquelles le RSE va répondre. La défi- formalisation équilibrée de ces feedbacks dans nition des objectifs permet de fixer le périmètre l’objectif d’améliorer l’outil avant son lancement. d’action du RSE. Les objectifs sont multiples : développer le travail collaboratif, engager les Le pilote se gère ainsi comme un projet au salariés dans un projet d’entreprise, etc. Un sein du projet de RSE avec des étapes iden- bon exercice consiste aussi à définir les critères tiques mais bien spécialisées pour le pilote objectifs de succès : le taux de participation (cadrage, déploiement, lancement, feed- attendu, le nombre de collaborateurs actifs et back). Pour être pertinent, le pilote doit durer passifs, le nombre de mises en relation… au minimum trois mois afin d’apporter des réponses sur un certain nombre de paramètres : Dès cette première phase, il faut mettre en les fonctionnalités, les bugs techniques, pour- rapport les bénéfices attendus et les coûts pour quoi les contributions diminuent… Cette éviter toute désillusion. Les sources d’échec ré- durée minimale permettra également de sident souvent dans la mauvaise appréciation des mesurer le potentiel « essoufflement d’usage » objectifs et la non-adéquation de la cible au projet. (ou le rejet de la solution – cf. courbe d’adoption page 11). Un accompagnement avec un 2 Le choix de l’outil support dédié est indispensable. Comme vu précédemment, il existe une grande variété de solutions sur le marché, qu’il À l’issue de cette phase pilote, une matrice de s’agisse de solutions propriétaires ou open cas d’usage et de fonctionnalités sera formalisée. source. Une autre alternative peut être le développement d’une solution spécifique.
  • LIVRE BLANC | RÉSEAUX SOCIAUX D’ENTREPRISE ET LOGICIELS COLLABORATIFS | 22 4 Le déploiement problème juridique (voir aussi page 12).Mettre en place un RSE relève d’un projet Le service juridique de l’entreprise doitinformatique classique. Des problématiques d’ailleurs absolument être impliqué, et ce,d’interaction avec le système d’informa- dès le cadrage du projet. Il convient d’êtretion, de pérennité des données… seront pragmatique dans la mise en œuvre de cetteamenées à être tranchées dans le respect du charte et de fixer des limites raisonnablesschéma directeur de la DSI. pour ne pas décourager les échanges. 5 Le lancement Le lancement du RSE ne constitue pas uneLancer un RSE demande une commu- fin en soi. Le suivi de son adoption doit êtrenication très ciblée sur son utilisation. permanent et ceci, afin d’ajuster la commu-Il est indispensable d’établir les règles nication et certaines fonctionnalités de l’outild’utilisation des réseaux sociaux dans la en fonction de l’usage et des remontées descharte d’utilisation des NTIC de l’entreprise ou différentes catégories d’utilisateurs (via desdans une charte spécifique pour parer à tout sondages, voire des enquêtes).Les étapes de mise en œuvre d’un RSE
  • 23 | DES OUTILS PROS AU SERVICE DES PROSc Projet d’innovation Gfi : la KFET Numérique Le pôle innovation de Gfi Informatique déve- vidéo, photos, présentations PowerPoint... Ainsi, loppe et propose des solutions dont la finalité après authentification de l’utilisateur par web- est d’aider les entreprises à créer de la valeur et cam ou flashcode, il devient possible de créer augmenter leur performance. La KFET Numé- un groupe virtuel et d’y associer n’importe rique s’inscrit dans cette démarche et répond quel type contenu en fonction de la discus- au défi auquel sont confrontées les entreprises : sion initiée « autour de la machine à café ». supprimer les silos et améliorer le partage De manière générale, tout échange infor- d’informations entre les collaborateurs. mel peut ainsi être formalisé dans un espace collaboratif. Le groupe s’enrichit de nouveaux À quoi sert la KFET Numérique ? participants localisés sur d’autres sites ou en À capter et à capitaliser les échanges informels dehors de l’entreprise (on parle alors d’entre- de la machine à café. Car il s’avère que beau- prise étendue). coup de discussions à forte valeur ajoutée commencent tout simplement de manière Quel bénéfice ? informelle au cours d’un moment de détente. Le décloisonnement de l’entreprise et le Pourquoi donc ne pas les partager pour qu’elles travail en réseau prennent corps. Les échanges se développent et aboutissent à de vrais informels sont intégrés au sein de la solution projets ? C’est toute la vocation de la KFET de Knowledge Management et des réseaux Numérique. À la croisée des solutions colla- sociaux de l’entreprise. boratives et de diffusion de l’information, s’ins- pirant des réseaux sociaux professionnels, la Développée autour de Microsoft SharePoint, KFET Numérique permet de capitaliser sur la dont l’adoption se trouve favorisée, et des communication multisite et multi-utilisateur. dernières technologies mobiles embarquées, Qu’ils soient présents ou connectés à distance, la KFET Numérique permet aux collaborateurs les participants interagissent de manière natu- toujours plus connectés de partager plus faci- relle, comme autour d’une machine à café. lement leurs idées et leurs expertises. Comment fonctionne-t-elle ? La KFET Numérique se présente comme une interface interactive et tactile (tablette ou écran tactile avec webcam) intégrant un bandeau défilant et différents supports :
  • LIVRE BLANC | RÉSEAUX SOCIAUX D’ENTREPRISE ET LOGICIELS COLLABORATIFS | 24Conclusion Le réseau social d’entreprise n’est pas un outil d’entreprise de plus mais un outil fondamental pour générer les échanges, partager l’information et identifier les compétences de chaque collaborateur. Le RSE permet de décloisonner les silos pour favoriser la collabora- tion entre les bons interlocuteurs et, au final, contribuer à la formalisa- tion de contenus à réelle valeur ajoutée. Si l’intérêt du RSE semble ne pas faire débat, la mise en place et l’adoption de ce type d’outil de nouvelle génération rencontrent les inquiétudes des directions générales. Pourtant, les méthodolo- gies de déploiement sont rôdées et le phénomène d’adoption des réseaux sociaux grand public favorise celui des RSE. Seule la culture de l’entreprise représente un frein réel. L’accompagnement au chan- gement par des professionnels et l’animation du réseau deviennent alors essentiels. Une démarche « pas à pas », concrète et volontariste, avec une forte implication en amont de la direction générale et du middle manage- ment est susceptible de porter ses fruits rapidement. À l’instar des réseaux sociaux grand public, la création d’un RSE prend souvent forme dès lors que les collaborateurs créent leur profil. Charge à l’entreprise de créer la dynamique adaptée…
  • 25 | CONCLUSION Merci à Sofien Charfi, Nicolas Grué, Alexandre Mermot, Jean-Paul Muller, Olivier Ravel, Christophe Routhieau et Kris Van Der Stappen pour leur éclairage et leur expertise sur le sujet.
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