Logiques d'usages et jeux d'acteurs sur les réseaux sociaux : Le cas de la plateforme Web2solidarité.org
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Logiques d'usages et jeux d'acteurs sur les réseaux sociaux : Le cas de la plateforme Web2solidarité.org

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Communication lors des 2èmes rencontres e-Atlas / Atelier : le Web 2.0 au service des ONG

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  • Un réseau social c’est un ensemble de personnes, anonymes ou pas, qui se connectent entre elles selon des règles qui peuvent varier. Ce qui fait qu’un réseau social fonctionne c’est le sentiment que le réseau social renvoie largement plus à chacun de ses membres que ce qu’ils y ont mis individuellement. Les réseaux sociaux sont souvent spécialisés et ont chacun leur spécificité et il n’y a pas de règle absolue sur le type de relation qui doit exister entre les membres ni sur leur identité et c’est plutôt l’objectif du réseau social qui doit permettre de les fixer. Sur Facebook , où il s’agit de retrouver des personnes réelles, l’identité des membres est publique. Les membres entre eux sont amis ou rien du tout. La relation est toujours symétrique . Pour permettre de discuter avec des gens qu’on ne connaît pas le poke (« tapotement sur l’épaule ») a été inventé. Sur Twitter - qui sert à suivre ce que font ou disent les autres membres au travers de très courts messages - on est anonyme. On se relie aux autres en étant « à l’écoute » ou écouté, la relation est asymétrique , en anglais ils ont appelé ça « Following » et « followers » Trouver les mots qui décrivent la relation entre les membres d’un réseau social n’est d’ailleurs pas facile car on doit choisir un mot immédiatement compréhensible par tout le monde mais qui dans les faits ne recouvre que très partiellement la réalité de la connexion entre les membres : un « ami » d’un réseau social n’est souvent qu’une connaissance, ou un collègue ou le voisin, ou quelqu’un que vous ne vouliez plus voir et qui 20 ans après vous a retrouvé. Avec Yoolink l’idée est de découvrir et de partager des documents de toutes sortes trouvés sur internet avec des personnes qu’on connaît, mais aussi avec d’autres, inconnues, qui semblent intéressantes. Sur Yoolink, pour avoir accès simplement aux sites webs, aux articles et vidéos qu’un utilisateur enregistre publiquement on devient « fan » de lui, (ce qui dans la pratique veut juste dire qu’on le trouve intéressant). C’est une relation asymétrique . Si à son tour l’utilisateur devient fan de nous alors nous devenons des amis (même si vous ne vous connaissez absolument pas, comme écrit plus haut : ça n’a rien à voir ;-). Le fait d’être amis permet en plus d’échanger des messages et des suggestions. C’est une relation symétrique . Petit raccourci : quand vous invitez par email quelqu’un à vous rejoindre sur Yoolink et qu’il accepte l’invitation, vous devenez directement amis sans passer par la case fan. Il est évidemment possible à tout moment d’arrêter d’être fan/ami de quelqu’un. L’autre problématique des réseaux sociaux en général est celui de l’identité, comment reconnaître ses amis de la vraie vie sur un réseau social si on utilise un pseudonyme ou à l’inverse comment garantir un petit minimum d’anonymat si on utilise les vrais nom-prénoms. L’idée que nous avons pour l’instant retenue pour Yoolink est la suivante : tant que vous n’êtes fan de personne vous n’avez que votre pseudo, mais quand vous devenez fan de quelqu’un vous renseignez votre prénom et votre nom que nous communiquons en partie (Ex: François D. )‏ Votre niveau d’anonymat dépend donc du type d’utilisation du service que vous souhaitez avoir. En guise de conclusion : si vous créez un réseau social n’oubliez pas que ses règles doivent être construites en fonction de sa finalité et non pas calquées sur celles d’un autre réseau trop éloigné du votre sous prétexte que ce réseau est connu. Le choix que nous avons fait pour Yoolink ne saurait être universel, mais nous espérons que cela sera le bon dans notre cas. Les réseaux sociaux font de plus en plus partie du quotidien des internautes. Alors bien sûr, il y a Facebook ou MySpace, mais contrairemment à ce que beaucoup pourraient penser, aucun n'est d'eux n'est le plus utilisé en France. Si vous souhaitez découvrir une carte mondiale des réseaux sociaux, le site Oxyweb vous en propose une plutôt bien faite. Rappelons qu'un réseau social sur Internet est un espace d'expression et d'échanges entre internautes.
  • De la sociabilité à l'amitié et de l'amitié à la solidarité Des relations verticales médiatisées aux relations horizontales non médiatisées par des groupes intermédiaires.» Transactions monétaires (micro-crédits peer-to-peer), transferts de biens ou échanges de services, transmission d'informations,...
  • Mise en contexte : Inégalités de développement et d’usage des TIC. 2 dimensions : l’ ici qui représente ceux qui disposent des TIC et se les approprient. L’ ailleurs qui représente ceux qui ne disposent ou ne profitent pas suffisamment des TIC pour leurs usages. La ligne de démarcation représente la fracture numérique. Au nord comme au Sud.
  • "La société de l’information est avant tout une question de personne, et non d’infrastructure, de logiciels, d’équipements, de chiffres ni de pourcentages. Les politiques, stratégies et statistiques ne sont que des étapes vers le vrai but : les personnes et leur vie".

Logiques d'usages et jeux d'acteurs sur les réseaux sociaux : Le cas de la plateforme Web2solidarité.org Logiques d'usages et jeux d'acteurs sur les réseaux sociaux : Le cas de la plateforme Web2solidarité.org Presentation Transcript

  • Logiques d’usages et jeux d’acteurs sur les réseaux sociaux : Quels modèles d’innovation sur la plateforme collaborative Web2solidarité.org ? Destiny TCHEHOUALI Chargé d'études TIC – Agence mondiale de solidarité numérique (Lyon)‏ Doctorant en géographie (TIC, territoires et sociétés de l'information), Lisst-Cieu / Université de Toulouse le Mirail
  • I. CLARIFICATION THEORIQUE DES CONCEPTS ET PRESENTATION DU CONTEXTE
    • Qu'est ce que...
    • les réseaux sociaux ???
    • le réseautage social ???
    • le social networking ???
  •  
  • Selon Wikipédia, « Un réseau social est un ensemble d'entités sociales telles que des individus ou des organisations sociales reliées entre elles par des liens créés lors des interactions sociales . Il se représente par une structure ou une forme dynamique d'un groupement social . »
    • 1908: Georg Simmel, le précurseur : père fondateur de la sociologie des réseaux (interactionnisme structural, “Science des formes de l'action réciproque”)‏
    • 1954: John Barnes, l'inventeur : le premier à avoir introduit la notion de social network dans les sciences sociales)‏
    • 1967: Stanley Milgram, le théoricien : théorie des six degrés ; le petit monde (“Small world”)‏
    • Anthropologie structurale + Théorie des graphes
    • Les pionniers avec qui l'histoire commença...
    • 1994: Maryann Feldmann, : The geography of innovation
    • 2002: Henry Bakis, Gabriel Dupuy, Daniel Latouche, Emmanuel Eveno ,... : géographie des réseaux et du cyberespace, sociétés de l'information, ...
    • Et ceux dont les travaux récents permettent de questionner l'histoire... à travers une approche géographique de l'innovation sociale des réseaux
  • Selon Wikipédia, « Un réseau social est un ensemble d'entités sociales telles que des individus ou des organisations sociales reliées entre elles par des liens créés lors des interactions sociales . Il se représente par une structure ou une forme dynamique d'un groupement social . »
  • «  Que ce soit par un cordon téléphonique ou par des millions, ils sont tous interconnectés aux autres. Collectivement, ils forment ce que leurs habitants appellent le Réseau . Il s'étend au travers de cette immense région d'états électroniques, de micro-ondes, de champs magnétiques de lumières pulsées et au travers de ce que l'écrivain de science-fiction William Ginson a appelé le CyberEspace .  » BARLOW John Perry, Crime & Puzzlement, 1990.
    • Chronologie, typologie et répartition géographique des réseaux sociaux
  • Source : http://www.oxyweb.co.uk/blog/socialnetworks-nov08.png Carte mondiale des réseaux sociaux
  • Quelques Sites web 2.0 & réseaux sociaux thématiques africains
  • La notion du «  User Generated Content (UGC) »
    • Fondement de la philosophie du web 2.0 : Le pouvoir aux internautes, les internautes au pouvoir !!!
    • D'un point de vue technique : UNE EVOLUTION DU WEB MAIS PAS UNE REVOLUTION : Passage du modèle d'une application unique (1) pour N utilisateurs (one-to-many / Web 1.0) au modèle N utilisateurs servis par N applications produites par N utilisateurs (many-to-many, everybody-to-everybody / Web 2.0) .
    • D'un point de vue sociale : UN CHANGEMENT DU STATUT DE L'UTILISATEUR : De leur statut de simples récepteurs-lecteurs , les internautes ont dorénavant la possibilité d’être aussi des émetteurs-créateurs
  •  
  • Les internautes 2.0 à l'épreuve de la création
    • En juin 2008 : 95 % des 12-17 ans sont des internautes et 68 % d’entre eux déclarent se connecter tous les jours à Internet. (Enquête CREDOC, 2008)‏
    • 22% des internautes français, soit un peu plus de 7 millions de personnes se disent auteurs d’un blog ou d’un site . (Enquête CREDOC, 2008)‏
    • Services les plus fréquentés par les Adolescents français, par ordre décroissant : YouTube , Google et FaceBook . (Enquête Nouvel Obs, Août 2009)‏
  • CEAN
    • Mais suffit-il de créer un blog ou un site pour être considéré comme créateur de contenus sur le web ?
    • Quelles sont les logiques d'usages et les logiques d'acteurs sur les réseaux et médias sociaux ?
    • Quelle place pour l'innovation à travers des usages porteurs de sens et vecteurs d’action ?
    • Dans quelle proportion la rédaction de billets de blog ou la publication de vidéos témoignent du potentiel créatif d'un usager du web 2.0, appartenant à une communauté profesionnelle en ligne?
  • Symposium Netsuds 2009 Bordeaux 13-16 octobre 2009 CEAN II. WEB2SOLIDARITE.ORG : De l’idée à la réalisation du projet…  (ETUDE DE CAS & RETOUR D’EXPERIENCE)
  • Symposium Netsuds 2009 Bordeaux 13-16 octobre 2009 CEAN
    • Genèse : Pourquoi créer un réseau social thématique
    • 3 bonnes raisons de créer un réseau social thématique
    • Constituer un important capital social et humain : les “amis de mes amis sont mes amis”, “ l'union fait la force”...
    • Développer l'intelligence collective et l’intelligence collaborative
    • Favoriser l'innovation sociale, créatrice de biens immatériels et de richesses
    • La notion de solidarité en amont du processus de création de liens sur les réseaux sociaux
    Solidarité mécanique
    • « Société organisée autour d’un ensemble de croyances et de sentiments communs , où la place accordée à l’autonomie individuelle est faible et où le rapport de l’individu au groupe social est direct .
    • Forte conscience collective
    Solidarité organique
    • « Société qui repose sur la différenciation des tâches et des individus qui les accomplissent.»
    • La place accordée à l’autonomie individuelle y est grande et les rapports de l’individu au groupe social passe par l’intermédiaire de groupes spécialisés comme par exemple les groupes professionnels .
    Emile Durkheim LIEN SOCIAL SOLIDARITE INTEGRATION SOCIALE RESEAUX COMMUNAUTES, GROUPES, SOCIETES Symposium Netsuds 2009 Bordeaux 13-16 octobre 2009 CEAN
  •  
    • Méthodologie : Comment créer un réseau social thématique ?
    • (Outils, méthodes et stratégies,…)‏
    1. Choisir un outil collaboratif parmi la multitude de solutions web 2.0 existantes 2. Produire des contenus et des livrables en mobilisant les universitaires, les webjournalistes, les blogueurs, etc…
  • 3. Constituer et animer des communautés au sein du réseau (groupes pays, groupes thématiques,…)‏ 4. Financer le réseau en trouvant des bailleurs, nouer des partenariats pour élargir le réseau et le promouvoir , faire émerger des projets d’intérêts communs…
    • Quelques résultats
    • (chiffres clé, Octobre
    • 2009)‏
    • 567 membres
    • 17 groupes
    • 256 billets de blogs
    • 156 photos
    • 60 vidéos
    • 50 documents de référence (rapports, référentiels, guides, livres blancs,…)‏
    Le réseau Web2solidarité aujourd'hui !
    • Représentation des membres Africains de web2solidarité par pays d'origine
    • Représentation en pourcentage des Africains présents sur le réseau web2solidarité.org
  • III. DE L'INTELLIGENCE COLLECTIVE A L'INNOVATION COLLABORATIVE : Le capital humain et social de la toile E
    • Structuration du réseau en communautés d'intérêts : Démarche fondamentale favorable à l'innovation par l'usage au sein d'une communauté naissante (Forming)‏
    Le modèle de construction de la cohésion d’un petit groupe en qautre étapes (“team-building”) selon Bruce Tuckman 1- Formation   : aller vers les autres  ; 2- Lancement   : abaissement des barrières de la politesse et tentative d'aller dans le vif du sujet même si cela engendre quelques altercations  ; 3- Régularisation   : s'habituer à chacun, et développer la confiance et la productivité  ; 4- Exécution  : travailler dans un groupe avec un but commun sur une base hautement efficace et coopérative.
  •  
    • Fragments d’usages et participation fragmentée sur Web2solidarité.org : La loi du 1% des médias participati fs
    • Profils type des utilisateurs du réseau web2solidarité en fonction de leur niveau de contribution et de leur degré “d'adoption” de la technologie du web 2.0 (Juxtaposition avec la courbe en S du modèle d'adoption de l'innovation de Rogers)‏
  • TOUS POUR TOUS, la force des liens faibles sur le réseau
    • Théorie de Granovetter : “la force d’un lien = une combinaison (probablement linéaire) de la quantité de temps, de l’ intensité émotionnelle, de l’ intimité (la confiance mutuelle) et des services réciproques qui caractérisent ce lien”.
    • Loi de Metcalfe
    • L'innovation collaborative, fruit de l'Intelligence collective : 1+1=3
  • Source : “ Animer un réseau au quotidien : Synthèse de l’Atelier ThinkTank du 8 janvier 2009”, Rencontre des acteurs de l’Internet à Autrans.
  • CONCLUSION & PERSPECTIVES
    • Les réseaux et médias sociaux constituent de nouveaux cadres favorables à l'émergence de véritables processus d'innovation par l'usage . (cf. Travaux d'Eric Von Hippel, Dominique Cardon,..)‏
    • Les nouvelles dynamiques relationnelles (Francis Pisani) privilégient l'approche bottom-up et placent la participation comme la clé de réussite de tout processus d'innovation ascendante basée sur la coopération.
  • ICI AILLEURS
    • Au-delà de web2solidarité, les inégalités d’accès et d’usages d’Internet persistent au sein des différents modèles de sociétés de l'information ....
  • WEB 2.0, catalyseur de liens sociaux et de réseaux reliant « ici » et « ailleurs »
  • L'Afrique et les Africains sont-ils prêts à passer du WEB 2 Zéro (0) au WEB 2 Héros ??? MERCI DE VOTRE ATTENTION Destiny Tchehouali [email_address] [email_address]