explainMe | RVB ou CMJN ?

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Présentation des 2 principaux modes colorimétriques utilisés dans le monde du graphisme, le RVB et le CMJN. Explications des différences entre ces 2 modes et à quel utilisation chacun correcpond le mieux.

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explainMe | RVB ou CMJN ?

  1. 1. La couleur dans vos créations Théorie Chapitre 2 | RVB ou CMJN ?
  2. 2. Avant-propos Tout d’abord bonjour et merci de l’intérêt que vous portez à mes cours. Ce cours a été rédigé entièrement par moi, cependant je n’ai pas la science infuse, c’est pourquoi je me base sur divers sources collectées au fil de mes recherches. De ce fait je tiens à remercier les auteurs des ces sources dont vous pourrez trouver la liste à la fin du document (il est possible dans certains cas qu’il n’y en ai pas, auquel cas cela signifie qu’aucune source n’a été utilisée pour la rédaction de ce cours). Ce cours est livré tel quel, aussi si vous avez des question ou des remarques, veuillez les adresser directement sur le site ou par mail. Si vous souhaitez utiliser ce document dans n’importe quel cadre (formation, école, entreprise, loisirs, famille, ...), je vous y autorise à la seule condition de le diffuser gratuitement et de l’utiliser dans son intégralité (toute les pages, même la couverture s’il vous plaît) de sorte que chacun puisse avoir connaissance de la source d’où provient le document (j’en profite donc pour vous remercier pour la pub gratuite). Seule restriction, je vous demanderai de ne pas proposer ce document en téléchargement direct depuis votre propre site. Préférez un lien sur explainMe, ainsi si des mises à jour sont faites sur le fichier, il sera d’autant plus simple de les récupérer si la source de diffusion online reste unique. Enfin, si vous réutilisez ce cours dans le cadre d’une formation ou d’un cours, j’apprécierai beaucoup si vous pouviez me l’indiquer par mail. Histoire de savoir si mon travail a pu servir à quelqu’un tout simplement... Ce cours est la reprise d’un article publié sur le site www.explain-me.com Il a fait l’objet d’une remise en forme du fait du changement de support, mais reste identique dans son contenu. Malgré toute l’attention que je porte à la rédaction des articles il est possible que quelques fautes d’orthographes persistent. Aussi si vous en rencontrez, merci de bien vouloir m’en avertir par mail à l’adresse suivante : boris@explain-me.com De sorte que je puisse effectuer les corrections et remplacer le fichier sur le site. explainMe | TUTORIELboris@explain-me.com [pour donner votre avis] - www.explain-me.com [pour télécharger d’autres cours et biens plus]
  3. 3. Conventions typographiques Afin de simplifier et d’organiser mon propos, j’utilise les conventions typographiques suivantes : [Ctrl + ...] Les raccourcis claviers sont indiqués entre crochés ( les trois points étant remplacés par la lettre correspondant bien évidement). Ctrl Touche contrôle. Sous Mac bien que la touche existe, c’est la touche ‘Pomme’ qui est utilisée pour les raccourcis clavier, elle est symbolisée par une pomme. Alt Touche ‘Alt’ située à gauche de la barre espace. Sous Mac elle est remplacée par la touche ‘Option’. Alt Gr Touche ‘Alt’ située à droite de la barre espace. Shift La touche ‘Majuscule’ sera désigné par l’appellation anglaise Shift. Le code sera écrit sur fond gris et avec une autre police de caractère, pour<?php ?> simplifier son identification. Conseil / Avertissement Cette icône introduit un conseil ou un avertissement susceptible de vous éviter des complications face à l’action traitée. Astuce Cette icône dispense une astuce susceptible de vous faire gagner du temps par rapport à la technique décrite. Ou encore quelque chose qu’il est bon de savoir. Variante Cette icône indique une autre manière d’obtenir le résultat escompté, ou apporte un complément d’information sur une méthode utilisée. explainMe | TUTORIEL boris@explain-me.com [pour donner votre avis] - www.explain-me.com [pour télécharger d’autres cours et biens plus]
  4. 4. Introduction Dans ce deuxième tutoriel, je vous propose d’aborder la couleur en fonction du type de travail que vous avez à effectuer. Ainsi nous allons voir la différence entre RVB et CMJN, et lequel de ces deux modes il convient d’utiliser suivant les cas. Attention : certaines images de ce document ont été laissées en mode RVB pour vous permettre de bien voir la différence avec le CMJN, cependant si vous imprimez ce document, leur rendu risque de fortement varier. La synthèse additive (RVB) P T T S S Cercle chromatique de la synthèse additive (RVB). Couleurs primaires : Rouge, Vert, Bleu. T T P P T T S La synthèse additive fait référence à la lumière, elle utilise les trois couleurs primaires suivantes : Rouge, Vert, Bleu : RVB (Red, Green, Blue : RGB in English). Chaque teinte est exprimée sur un intervalle allant de 0 à 255. Cela étant dû au codage utilisé en informatique pour exprimer la couleur dans ce mode (je ne rentre pas dans les détails car ça dépasse de loin l’objectif du cours). Ce système est dit « additif » car c’est en associant les trois couleurs primaires (à égales quantités) que l’on obtient le blanc pur. C’est le mode colorimétrique utilisé par les moniteurs, les appareils photos, les téléviseurs, bref, tout ce qui est électronique ou informatique. explainMe | TUTORIELboris@explain-me.com [pour donner votre avis] - www.explain-me.com [pour télécharger d’autres cours et biens plus]
  5. 5. La synthèse soustractive (CMJN) P T T S S Cercle chromatique de la synthèse soustractive (CMJ). Couleurs primaires : Cian, Magenta, Jaune. T T P P T T S À la différence de la synthèse additive qui mélange des couleurs « lumières », la synthèse soustractive mélange des couleurs « pigments » à la manière du peintre. Les couleurs primaires de la synthèse soustractive sont les suivantes : Cyan, Magenta, Jaune : CMJ (Cyan, Magenta, Yellow : CMY or YMC in English) Le Noir a été ajouté à ce système, à la fois pour renforcer les ombres des images, mais aussi parce que le noir obtenu par l’addition des trois couleurs primaires n’est pas très dense et ressemble plutôt à un marron foncé (et coûte plus cher à réaliser car il nécessite 3 encres). Nous voici donc avec le CMJN (CMYN in English, of cours !). Chaque teinte est exprimée par sa quantité de 0 à 100%, faisant référence à la quantité de « pigment » utilisé (pour simplifier). Ce système est appelé « soustractif » car en se mélangeant, les couleurs deviennent moins saturées et moins pures. C’est le mode colorimétrique utilisé en imprimerie. explainMe | TUTORIELboris@explain-me.com [pour donner votre avis] - www.explain-me.com [pour télécharger d’autres cours et biens plus]
  6. 6. Forces et faiblesses Différentes teintes RVB (à gauche) et le rendu des mêmes teintes lorsque le fichier est converti dans le mode CMJN (à droite). On voit très nettement que les couleurs se ternissent. La synthèse additive possède une étendue plus vaste car elle s’appuie sur la lumière, et permet donc de représenter toute la palette des couleurs perceptibles par l’œil humain. En revanche, la synthèse additive est un système de couleurs conçue informatiquement, et de ce fait, est lié à l’utilisation d’une machine et est même dépendant de celle-ci. Ainsi suivant les réglages, une même teinte peut apparaître différemment sur deux écrans. Pour sa part, la synthèse soustractive est beaucoup plus « naturelle » à utiliser car elle se réfère à un système plus habituel pour l’homme, la peinture. Sans être un Picasso, chacun a déjà mélangé plusieurs tubes de peinture et constaté qu’à trop les mélanger, les couleurs s’assombrissent pour donner finalement un noir un peu boueux… Et même si elle possède une palette plus restreinte que celle du RVB (pas question ici de rendre des couleurs fluorescentes !), la synthèse soustractive permet de s’affranchir du média informatique pour aller sur le papier. Et là je vous entends déjà me dire : « Mais quand j’imprime un document RVB sur mon imprimante, ça marche pourtant ?! » Et bien oui ! Mais dans ce cas vous pouvez remercier votre imprimante ou plutôt le logiciel qui la pilote, car ce sont eux qui font le travail à votre place et « traduisent » les informations RVB en CMJN pour que votre imprimante puisse vous restituer votre document comme vous le souhaitiez (ou presque). explainMe | TUTORIELboris@explain-me.com [pour donner votre avis] - www.explain-me.com [pour télécharger d’autres cours et biens plus]
  7. 7. Quel choix pour quel travail La synthèse additive (appelons-la RVB pour simplifier) sera donc utilisée dès lors que vous souhaiterait effectuer un travail destiné à l’écran : la vidéo, les sites web, … L’utilisation du CMJN quand à lui est à réserver aux travaux ayant vocation à être imprimés (ne vous embêtez pas à utiliser le CMJN pour un site web par exemple, car le RVB couvre toute la palette CMJN et bien plus encore). « Mais que dois-je faire alors pour imprimer les belles photos de mon appareil numérique ? Je les transforme en CMJN ? » Oui et non ! Si vous souhaitez imprimer vos photos pour votre usage personnel, sur du papier photo par exemple, c’est vous qui voyez, mais étant donner que votre imprimante s’en chargera pour vous, laissez-la dont faire. Par contre si vos photos doivent êtres imprimées dans un magazine ou autre, alors là oui passez-les en CMJN car sinon l’imprimeur va d’une part vous maudire, et d’autre part devenir très rapidement chauve (et du coup il vous maudira encore plus !). Pour autant, et même si cela n’engage que moi, si vous devez retravailler vos photos avant de les confier à un imprimeur, je vous conseille de faire les retouches dans le mode RVB, puis de les passer en CMJN. Pourquoi ce conseil bizarre ? Et bien parce que notre œil fonctionne avec la lumière, et donc utiliser un mode colorimétrique qui s’y réfère (le RVB) pour mettre en valeur une photo est, à mon sens, bien plus aisé. Ne restera plus, une fois satisfait du résultat, qu’à passer la photo en CMJN avant de la transmettre à votre imprimeur. De plus, votre logiciel de retouche photo préféré (Photoshop pour ne pas le nommer) rend la plupart de ses filtres inaccessibles en mode CMJN. Attention cependant, comme nous l’avons vu plus haut, le mode RVB étant plus étendu, le passage en CMJN pourrait vous occasionner quelques surprises de taille si vous saturez trop votre image, ou utilisez des teintes qui ne sont pas gérées par le CMJN (comme un vert « fluo » par exemple). Aussi lorsque vous retouchez une photo destinée à l’impression, ne perdez pas de vue que vous devrez la convertir à la fin. explainMe | TUTORIELboris@explain-me.com [pour donner votre avis] - www.explain-me.com [pour télécharger d’autres cours et biens plus]
  8. 8. Le cas des tons directs Ton direct est un terme « barbare » qui désigne en fait une encre. Elle est appelée « directe » car la couleur est obtenue directement par l’utilisation d’une seule encre. Pour vous présenter le fonctionnement des tons directs j’ai choisie de vous parler des teintes Pantone®, mais il existe d’autres systèmes équivalents tel Trumatch®. Cependant à mon sens le système présenté ici est le plus répandu. Toute personne ayant déjà travaillé avec un imprimeur a déjà entendu parler des teintes Pantone®. Pantone® est une société américaine qui produit des encres pour l’imprimerie. Les teintes Pantone®, pour faire court, sont des encres régies par une norme assurant un rendu fidèle. Le but premier des Pantone® est de permettre l’impression d’une teinte que le mode classique CMJN ne permet pas d’obtenir, comme les couleurs très lumineuses, les fluorescents, ou encore les couleurs métalliques. Le second point fort des Pantone®, est de proposer un système normalisé, garantissant un rendu identique partout dans le monde. explainMe | TUTORIELboris@explain-me.com [pour donner votre avis] - www.explain-me.com [pour télécharger d’autres cours et biens plus]
  9. 9. From Wikipedia, the free encyclopedia Fonctionnement : 1. Le graphiste dispose d’un référencier Pantone® (le Pantonnier : voir photo), dans lequel il sélectionne la teinte qui l’intéresse. 2. Il transmet son fichier à l’imprimeur en lui indiquant la référence Pantone® choisie. 3. L’imprimeur sait quelle encre utiliser, ce qui garantie un résultat conforme aux attentes du graphiste. Une teinte Pantone® se compose généralement d’un nombre de 3 à 4 chiffres, suivie d’une lettre. Les lettres font en fait référence au support sur lequel sera appliquée l’encre, exemple : C pour Couché (Coated) ou U pour Non couché (Uncoated). Attention, les encres Pantone® ne sont pas un substitue au mode CMJN, elles sont plus une carte supplémentaire vous permettant par exemple d’imprimer un titre couleur OR, ou bien de faire une économie si vous concevez une imprimé en 1,2 ou 3 couleurs au lieu des 4 du CMJN. J’ajouterai que la norme Pantone® permet d’imprimer des couleurs “spéciales” comme les fluos ou les métalliques. explainMe | TUTORIELboris@explain-me.com [pour donner votre avis] - www.explain-me.com [pour télécharger d’autres cours et biens plus]
  10. 10. Conclusion Vous en savez maintenant un peu plus sur la manière de choisir le mode colorimétrique dans vos travaux. Il existe d’autres modes colorimétriques que vous pouvez retrouver dans Photoshop par exemple, comme le mode LAB, mais le RVB et le CMJN sont les deux modes les plus communément utilisés, et ils suffiront amplement à combler vos besoins. Dans le prochain article, nous aborderons le concept de symbolique des couleurs, qui nous permettra d’ajouter une dimension supplémentaire à nos créations. Boris | explainMe Références Voici les références qui m’ont servies lors de la rédaction de ce cours : http://fr.wikipedia.org/wiki/Couleur http://www.profil-couleur.com/ http://pourpre.com/ « Textures & Couleurs » Owen Demers - Éditions CampusPress explainMe | TUTORIELboris@explain-me.com [pour donner votre avis] - www.explain-me.com [pour télécharger d’autres cours et biens plus]

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