Rapport sur le Covoiturage Dynamique en Isère

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Le Bilan 2012 sur le déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique avec le Conseil Général de l'Isère vient de sortir de presse. Retour sur le projet Ecovoiturage en place depuis le 2 avril 2012 avec une communication ciblée sur les axes Grenoble - Crolles et Bourgoin-Jallieu - Lyon.

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Rapport sur le Covoiturage Dynamique en Isère

  1. 1. Bilan 2012 Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique depuis le 2 avril 2012 avec une communication ciblée sur les axes Grenoble – Crolles et Bourgoin-Jallieu – Lyon Agence de Grenoble 45 rue Nicolas Chorier 38000 GRENOBLE Email : contact@covivo.eu Tél : +33 (0) 811 033 511
  2. 2. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Sommaire Préambule.................................................................................................................3 Préconisations issues de l'expérimentation Vercors 2010..................................5 Préconisations avant lancement (fin 2011, début 2012)............................................9 I- Les acquis.....................................................................................................................10 II- Les insuffisances et divergences avec les conseils de Covivo.....................................10 1. La question de l'interopérabilité...............................................................................10 2. L'absence de garantie retour au sens strict..............................................................11 3. La politique tarifaire et les conséquences juridiques................................................12 4. Quelques éléments de contexte rappelés................................................................13 Analyse des résultats de l'expérimentation............................................................14 I- Les caractéristiques des inscrits...................................................................................15 1. Le site internet et la fréquentation............................................................................16 2. L'inscription..............................................................................................................18 3. Localisation des inscrits...........................................................................................26 II- Les offres et demandes de covoiturage .......................................................................27 1. Les offres (conducteurs)..........................................................................................27 2. Les demandes (passagers).....................................................................................30 3. Analyse des offres et des demandes ......................................................................32 III- Les propositions............................................................................................................36 IV- Les sollicitations............................................................................................................39 1
  3. 3. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique V- Les covoiturages effectués...........................................................................................42 1. Pour les covoitureurs en tant que passagers...........................................................43 2. Pour les covoitureurs en tant que conducteurs........................................................44 3. Les trajets covoiturés ..............................................................................................45 Analyse des usages - Dimension psycho-sociale..............................................48 I- Ergonomie du produit....................................................................................................49 1. Un site internet qui semble pouvoir être amélioré....................................................49 2. L’application ............................................................................................................50 II- Profil et motivation des participants face à Écovoiturage..............................................53 III- Les orientations stratégiques suggérées......................................................................56 1. Les cibles et l'augmentation du nombre d'usagers..................................................56 2. Une lisibilité plus importante....................................................................................57 3. Acceptation et rôle du Conseil général.....................................................................58 IV- Deux éclairages pour mieux interpréter l'étude............................................................60 Préconisations et orientations.............................................................................62 I- Les évolutions en termes de fonctionnalités ou d'ergonomie du service......................63 II- Vers une institutionnalisation renforcée d'Écovoiturage................................................67 III- Animation et communication sur le covoiturage « planifié ».........................................68 Annexes..................................................................................................................73 Sondage Juin 2012 (138 réponses)...................................................................................74 Sondage Décembre 2012 (507 réponses).........................................................................78 Bilan Inocité........................................................................................................................85 2
  4. 4. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Préambule Le covoiturage se développe de plus en plus à l'ère de la consommation collaborative et de l'économie de la fonctionnalité, mais son développement est surtout une réalité pour les déplacements de grande distance, où le coût correspond à quelque chose de mesurable ou tangible qui incite à organiser son déplacement de manière optimisée. Pour les plus faibles distances (inférieures à 50 km), même organisé sur internet, le covoiturage reste encore aujourd’hui à un stade rudimentaire, représentant au mieux 4 % des déplacements pendulaires. Le covoiturage dynamique associe plusieurs technologies dont la géolocalisation et la panoplie des outils internet mobiles. Il permet ainsi de synchroniser en temps réel les demandes et les offres de trajets. Ce type de covoiturage permet notamment de s'affranchir d'une organisation préalable et de s’adapter à l'indétermination de plus en plus forte des horaires et des trajets. Un système de ce genre doit permettre à toute personne qui le désire de trouver une réponse à ses besoins de déplacement. C'est l'intuition du Conseil général de l'Isère depuis 2009 avec la prise de conscience de l'impact de la téléphonie mobile connectée à internet dans nos rapports à l'usage des transports. Ainsi, une première phase expérimentale du covoiturage dynamique appelé Écovoiturage a été réalisée en 2010 dans le Vercors, qui a permis de vérifier l'acceptabilité sociale d'un système de mise en relation en temps réel et de s'assurer que les outils existants sont fonctionnels pour ce genre de système. A la manière de travaux de recherche, le service est resté limité en termes de fonctionnalités et de territoire, afin de pouvoir vérifier les hypothèses posées en isolant la problématique induite par un usage temps réel du covoiturage. Les résultats furent assez probants et instructifs (même si la transparence sur les difficultés rencontrées ont permis aux personnes mal intentionnées ou mal éclairées de faire croire le contraire). C'est pour cette raison qu'a été décidé de reconduire le dispositif de manière plus étendue en termes de territoire et de fonctionnalités. Pour cela, le retour d'expérience de 2010 (voir le bilan expérimentation du covoiturage dynamique entre le plateau du Vercors et l'agglomération Grenobloise du 16 septembre au 26 novembre 2010) a permis d'intégrer au maximum les préconisations nécessaires à un fonctionnement optimisé. 3
  5. 5. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique De même, l'évolution des technologies et de l'expérience sur les usages des nouvelles mobilités a également permis de dresser de nouvelles préconisations début 2012, avant l'ouverture du service au 02 avril. Les résultats présentés ici sont ceux qui ont pu être mesurés quantitativement sur le site Écovoiturage ou par l'utilisation des applications mobiles, ou encore par retour d'enquête. Au niveau qualitatif, trois réunions dites de « laboratoire d'usages » ont été organisées ainsi que deux enquêtes complémentaires. L'essentiel des résultats qualitatifs et préconisations associées ont fait l'objet d'un rapport séparé annexé au présent rapport et qui a été piloté par NIT-Inocité, centre rattaché à l'Université de Lorraine. Néanmoins, ce bilan technique met en perspective de nouvelles préconisations pour le déploiement et le développement du service Écovoiturage comme plateforme publique de référence en Isère. 4
  6. 6. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Préconisations issues de l'expérimentation Vercors 2010 5
  7. 7. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique OBJECTIFS MOYENS PRÉCONISÉS Entretenir la motivation en cours d’expérimentation D Communication régulière incluant : - des résultats et grandes tendances (nombre de voitures en moins sur les routes, effets sur l’engorgement, nombre de personnes covoiturant, etc.), - des anecdotes et témoignages. D Rectification hyper-réactive des différents bugs techniques, D Suivi et résolution de problèmes individuels via des démarches de proximité (mail, téléphone), Rendre possibles les inscriptions en cours d’expérimentation : D Aller vers les pré-inscrits, identifier les raisons d'une inscription non finalisée et les résoudre quand elles relèvent de problèmes techniques, D Permanences régulières sur le marché et autres lieux clés (entreprises, rond point, etc.), D Organiser des journées de sensibilisation au sein des entreprises, D Refaire une distribution de tracts au premier quart de l’expérimentation, D Ajuster le message sur les panneaux en bord de route en milieu ou au premier quart de l’expérimentation, D Fournir une information fine sur les tranches horaires (de 10min en 10min) qui fonctionnent le mieux, D Imaginer un comptage du trafic temps réel différenciant les covoitureurs des non covoitureurs. Le passage de la pré-inscription à l’inscription : un enjeu central dans la motivation et l’implication des participants D Simplifié au maximum, D Plus intuitif et convivial, D Compatibilité maximum avec tous les outils informatiques, D Moins exigeant en termes de renseignements relatifs à des données personnelles, D Mise en place d’une FAQ très interactive et régulièrement ajustée. Mobiliser un plus grand nombre de passagers D Valoriser la souplesse et la liberté d’un système peu contraignant, D Indiquer les tranches horaires fines (de 10min en 10 min) qui fonctionnent le plus, D Trouver un moyen par exemple sur l'application ou sur le site d'informer les passagers du nombre de voitures en mouvement sur telle ou telle route, D Vérifier les conditions qui permettraient d'afficher sur une carte le mouvement des véhicules disponibles pour du covoiturage, D Indiquer les horaires de bus en parallèle (sur lesquels ils peuvent se replier en cas de non réponse), 6
  8. 8. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique D Permettre de concilier covoiturage dynamique et covoiturage spontané, c'est à dire offrir par le même service la possibilité au conducteur de prendre un passager en tout point du parcours qui n'aurait pas fait de demande de covoiturage mais qui est en mesure de s'identifier comme étant inscrit au service (auto-stop avec participation des frais et identification des participants), D Limiter les points relais aux entrées de l'agglomération ou indiquer à minima clairement quels sont les points relais qui voient le plus de passage de conducteurs et sont donc susceptibles de répondre au mieux au besoin en augmentant le taux de réponse (mise en relation) d'une demande de covoiturage, D Offrir la possibilité de saisir une demande de covoiturage dynamique ou non par Internet, D Mettre en place une politique tarifaire incitative : - soit un prix unique quelque soit la distance (pour le passager comme pour le conducteur), - soit une carte rechargeable pour le passager, qui est alors débitée, par code associé, à mesure des trajets effectués, - soit un billet unique qui sert au covoiturage, au TC (bus, tram) et au vélo. D Assurer la pérennité du service dans le temps pour que l'effort de découverte du service ne soit pas perçu comme vain. La mise en relation conducteur / passager D Avoir une rubrique « mes préférences » minimaliste, D Offrir la possibilité d’une mise en relation la veille (via internet ou autre) (tel du covoiturage « classique » mais de dernière minute), D Identifier les points relais les plus fonctionnels et utilisés, les situer sur une carte et diffuser l’information de manière régulière sur internet (site Itinisère) afin que les passagers aient une idée précise des lieux où ils ont le plus de chances de trouver un conducteur. Ainsi, ils organisent mieux leur trajet et mobilisent davantage la solution, incontournable, de l’inter- modalité, D En dehors de la visualisation sur carte, installer une option « appel » pour que la personne explique directement où elle se trouve, D Réaliser une étude sur la qualité du réseau GSM au préalable de la mise en place du service afin d'identifier des zones pouvant poser problème et communiquer sur ce risque auprès des utilisateurs en leur indiquant les solutions de contournement du défaut, D Fournir la réponse à une demande de covoiturage par serveur vocal (pour éviter la perte ou les temps d'acheminement trop longs des SMS). 7
  9. 9. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique La gestion du système au quotidien, la résolution et l’accompagnement dans les problèmes rencontrés D Offrir la possibilité de transmettre une demande de covoiturage dynamique ou non via un centre d'appels, D Éviter les « ratés » ou les « bugs », surtout les premiers jours de l’expérimentation en mettant en place un service spécifique pleinement organisé par le Conseil Général ou en délégation/sous-traitance permettant : : un suivi d’information régulier, : un coaching au cas par cas, quasi individuel, : un système humain, avec une relation de proximité (permettant la personnalisation, les réponses particulières face aux demandes, etc.). Améliorer l'ergonomie des applications mobiles D Permettre une navigation à l'aide d'un système classique dit « GPS » (éventuellement uniquement vocal), plutôt que sur une carte, D Améliorer l'ergonomie de l'affichage et la prise en compte de la demande pour en faciliter la réponse, D Améliorer le temps de sélection de la destination du conducteur, D Identifier sur une carte le lieu de prise en charge ou le trajet dès la sollicitation du conducteur par le passager, D Activer la navigation uniquement sur demande (après la prise en charge passager), D Optimiser la configuration de l'écran pour afficher des « boutons » de taille plus importante, D N'afficher que les boutons, menus ou fonctions utiles à chaque étape du covoiturage, D Diminuer le nombre d'actions (étapes, clics, écrans...) nécessaires pour signifier la prise en charge et la dépose d'un passager, D Lier le numéro de téléphone affiché avec le clavier d'appel. D Limiter le nombre d'identifiants (pseudo, numéro d'abonné, codes...), D Permettre une inscription à partir d'un simple couple email/mot de passe et sur l'application elle-même sans avoir à repasser par un navigateur Web. Favoriser l'émergence d'assistants de mobilité intégrés et multimodaux D Offrir la possibilité d'avoir une seule interface pour le covoiturage dynamique, le covoiturage « spontané », le covoiturage de dernière minute (organisé la veille) et le covoiturage classique prévu plusieurs jours à l'avance avec la même personne ou des personnes différentes, D Prévoir à terme d'intégrer l'offre multimodale des Transports Collectifs d'Itinisère dans l'offre de covoiturage dynamique par la mise à disposition d'un Webservice pour le serveur de covoiturage dynamique. 8
  10. 10. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Préconisations avant lancement (fin 2011, début 2012) 9
  11. 11. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique I- Les acquis Les partenaires associés au projet (Communautés de communes ou d’agglomération et territoires du Conseil général) sont séduits et convaincus de la plus-value liée au fait que le Département s'investisse dans une démarche de covoiturage innovante et complète. Leur participation régulière au «comité technique », sauf pour le Grand Lyon dont les intérêts sont moins évidents que pour les collectivités du département, confirme leur intérêt. Les réunions sont principalement des moments d'information, or l'efficacité de la démarche pourrait se renforcer en transformant ces réunions en comités de pilotage, avec une démarche participative plus importante : cela nécessite qu'il y ait une commande politique pour les partenaires concernés afin qu'ils soient en capacité de décider dans un cadre défini et éventuellement conventionné. La Direction de la communication assure un suivi du projet au plus près et a dégagé les ressources nécessaires à la hauteur des ambitions du service. Les imprévus et les oublis inhérents à tout projet sont gérés au mieux par le service des nouvelles mobilités en général, et le chef de projet en particulier, pour que chaque problème trouve sa solution. Les arbitrages sont pris grâce aussi à l'implication de la Direction générale. II- Les insuffisances et divergences avec les conseils de Covivo 1. La question de l'interopérabilité Dès le départ, le choix politique d'accompagner un déploiement du service Écovoiturage, notamment sur l'axe Bourgoin-Jallieu - Lyon, présuppose : D une coordination avec la politique menée sur le sujet par la « Communauté Urbaine du Grand Lyon », pouvant aller jusqu'à une synchronisation des calendriers de communication pour éviter de brouiller le message entre, d'une part, des habitants d'un territoire, et d'autre part, des salariés d'une entreprise qui sont en fait les mêmes personnes, D à défaut d'une synchronisation de la communication, le fait de participer en « backoffice » aux mêmes objectifs (repérer toute l'offre et la demande disponible sur un axe) même si les « front-offices » (sites internet, webmobile et applications mobiles) sont différents, peut suffire. Cela passe par une mutualisation ou une « interopérabilité » entre les bases de données de chacun des partenaires/territoires, 10
  12. 12. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique D à défaut de cette « interopérabilité », la récupération des adresses email des covoitureurs inscrits sur les bases de données des partenaires concernés peut permettre à l'équipe Écovoiturage de demander à ces derniers de s'inscrire également sur le nouveau service du Conseil général. S'il y a manquement sur cette question, le risque est de passer à côté des premiers convaincus par le covoiturage, qui pourraient choisir de ne pas doubler leur démarche initiale d'inscription. Comme le succès d'Écovoiturage repose entre autres sur l'obtention assez rapide d'une masse critique de covoitureurs, il est dommageable de se priver partiellement de ce potentiel dès le départ, d'autant qu'il n'y a pas de cohérence sur le site Itinisère entre Écovoiturage et les offres de covoiturage issues d'une recherche, et provenant de deux autres opérateurs. 2. L'absence de garantie retour au sens strict Le gros intérêt du covoiturage dynamique proposé par Écovoiturage est de trouver un covoitureur de façon instantanée. La contrepartie, c'est que ce covoitureur peut être disponible à l'aller sans l’être forcément au retour. Si bien qu'il devient risqué de faire du covoiturage comme passager si l’on n'a pas une solution garantie pour assurer son trajet retour. En l'absence de dispositif spécifique pour proposer une alternative en cas de défaillance du covoiturage retour, la cible principale du service Écovoiturage en mode dynamique sont les usagers des transports en commun (pour compléter les lacunes éventuelles du réseau). Pour « attaquer » cette cible, la politique tarifaire doit être en cohérence avec l'offre globale Écovoiturage + TC (Transisère notamment). Cette offre n'a pas pu être étudiée et il n'y a pas de campagne de communication programmée avec pour cible les usagers des transports en commun. Néanmoins une offre particulièrement innovante a été proposée en cours d'expérimentation puisque les frais dus par le passager au conducteur pour le covoiturage sont pris en charge par le Conseil général si l'usager est un abonné Transisère. La publicité de cette mesure est restée limitée puisqu'il y a aussi un risque que son succès provoque un déséquilibre budgétaire trop important. 11
  13. 13. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique 3. La politique tarifaire et les conséquences juridiques Compte tenu du caractère innovant d’Écovoiturage, et de la dimension expérimentale du service sur la question tarifaire, Covivo avait émis l'hypothèse d'un partage des frais forfaitaire, indépendant du nombre de kilomètres parcourus, afin de l'identifier plus facilement comme offre intégrée à la billettique et au panel des transports collectifs (le coût du billet de bus n'est que faiblement dépendant, notamment en zone urbaine, du nombre de kilomètres parcourus). Cette solution n'a pas été retenue mais : D le principe d'un équilibre strict entre la contribution du passager et ce que reçoit le conducteur a été préservé, D le paiement d'un abonnement pour payer les frais associés au service, en plus de la participation aux frais due par le passager, est pour l'instant exclu. Le principe d'un abonnement au service peut être envisagé en cas de succès du service (ce qui minimise l'impact de l'abonnement compte tenu des économies réalisées par les covoitureurs) mais il est difficile de l'imposer dès le départ compte tenu de la culture du covoiturage qui s'est imposée jusque-là : D le service est totalement gratuit, D le partage des frais se fait sur la base d'un arrangement entre le conducteur et le passager sans que l'opérateur du service en connaisse les tenants et les aboutissants. Compte tenu du fait que pour Écovoiturage le partage des frais se fait en ligne, et non plus sur la base d'un arrangement, cela constitue une « révolution » culturelle suffisante sans qu'il ne soit pertinent, pour l'instant, de faire en plus payer l'accès au service. Enfin, concernant le principe d'un équilibre strict entre la contribution du passager et ce que reçoit le conducteur, s'il s'agit de répondre aux impératifs marketing de justesse du service, il ne permet pas non plus de dégager des ressources pour financer les coûts de fonctionnement du service. Se pose alors la question de savoir comment les covoitureurs qui pratiquent déjà le covoiturage peuvent être incités à utiliser Écovoiturage sachant que l'utilisation d'un système de partage des frais en ligne est perçue dans 80 % des cas comme une contrainte pour ces derniers, surtout s'ils sont passagers. C'est pour cette raison qu'une incitation financière est proposée par Covivo à ces covoitureurs réguliers : il s'agit de les encourager à atteindre la masse critique de covoitureurs, nécessaire au succès du service. 12
  14. 14. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Cette politique tarifaire et le partage des frais en ligne ont des conséquences juridiques : D Il impose à Covivo de gérer le placement d'argent des passagers qui « achètent » des kilomètres à l'avance à leurs futurs conducteurs : en ce sens Covivo, pour le Conseil général, joue le rôle d'une banque ou d'un mandataire pour lequel il n'existe pas de cadre légal en covoiturage. D Il permet au Conseil général de verser de l'argent à un particulier sans passer par le Trésor public grâce à l'intermédiaire Covivo. Ces risques sont assumés par le Conseil général qui s'appuie sur Covivo et le marché public sachant que l'impact sur une courte période expérimentale est faible. La problématique reste cependant posée pour la suite. 4. Quelques éléments de contexte rappelés D Jamais en France, ni peut être même en Europe, le niveau de service d'un système de covoiturage n'aura été aussi complet, non pas pour aider une équipe de covoiturage préexistante à s'organiser, mais surtout pour aider à la constitution d'équipe de covoiturage à l'avance ou au dernier moment. D En France, le taux moyen d'équipement en smartphones est estimé à plus de 40 % fin 2011, mais dans le Vercors le taux constaté était environ deux fois inférieur à la moyenne nationale. D Le nombre d'inscrits sur la base de covoiturage du Grand Lyon est d'environ 4 500 après 2 ans et demi d'exploitation et présente un taux d'appariement de 20 % environ : c'est à la fois peu mais cela fait néanmoins figure d'exemple dans le milieu. 13
  15. 15. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Analyse des résultats de l'expérimentation 14
  16. 16. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique I- Les caractéristiques des inscrits Toutes les statistiques sont issues d'une base de 3 474 inscrits en France enregistrés du 15/03/12 au 18/12/12 (inscription possible à partir du 15/03 uniquement sur le site internet, puis à partir du 29/03 via l'application mobile). 2 372 personnes ont validé leur email d'inscription, ce qui représente un pourcentage de 68 % d'inscrits qui peuvent techniquement covoiturer grâce au service, et à condition, avant le premier covoiturage, d’avoir renseigné d'autres données obligatoires telles que la photo de profil ou les caractéristiques du véhicule pour les conducteurs. Nous savons que c'est un frein pour certains (selon nos enquêtes) mais c'est aussi une manière de rassurer en première approche les covoitureurs potentiels. Ce nombre d'inscrits représente un peu plus de 0,5 % de la population active en Isère. En considérant que l'essentiel de cette population active est usager de la voiture, les marges de progression sont encore énormes. Néanmoins les résultats obtenus en 9 mois sont excellents si on les compare aux autres sites de covoiturage proposés par d'autres collectivités locales en France, dans des contextes parfois plus favorables. En région Rhône-Alpes, par exemple, la Communauté Urbaine du Grand Lyon revendique 4 500 inscrits après 2 ans et demi d'existence et de travail permanent d'animation et de communication. Le département de l'Ain en compte environ 2 000 après 4 ans. Le site du Finistère, 1er Département à avoir ouvert un site de covoiturage en 2005, rassemblait 7 000 inscrits début 2012 avec une politique pluriannuelle très volontaire sur la mise en œuvre de parkings de covoiturage. Enfin un des départements qui revendique le plus d'inscrits pour une taille légèrement supérieure est la Loire Atlantique avec 22 000 inscrits début 2012, pour un site ouvert en 2009 et mutualisé avec d'autres sites préexistants. 15
  17. 17. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique 1. Le site internet et la fréquentation Si on essaie de s'intéresser à la pertinence du site internet pour les inscriptions, les résultats en termes de visites, de taux de rebond et de taux de conversion, confirment que la page d'accueil n'a pas été un obstacle à l'usage d'Écovoiturage. Tableau 1 : Fréquentation du site internet du 2 avril au 18 décembre 2012 Sur le nombre de nouveaux visiteurs (ou visiteurs uniques), plus de 22 % passent à l'inscription. Cela traduit un intérêt fort des visiteurs, qui peut s'expliquer par une communication préalable qui invite le public à se rendre sur le site. Autrement dit, celui qui visite le site Écovoiturage est sans doute une personne qui s'est laissé convaincre en amont de l'intérêt du service, et pas forcément une personne qui arrive là par hasard suite à une recherche sur internet. A ce titre les modes de communication qui paraissent les plus efficaces, vu les retours faits en laboratoires d'usages, sont en premier lieu les panneaux en bord de route, en second lieu les prospectus reçus en boite aux lettres sous enveloppe siglée ou les spots radiodiffusés, et en troisième lieu les animations et la communication menées dans les entreprises. D'après le site le-webmarketeur.com, « le taux de rebond d'un site Internet est un indicateur clé montrant d’une certaine manière l’attractivité de celui-ci pour les visiteurs. Il se calcule très simplement en divisant le nombre de visiteurs n’ayant visité qu’une seule page du site par le nombre total de visiteurs. Plus le taux de rebond est faible, plus grand est le nombre de visiteurs ayant parcouru plus d’une page sur le site lors d’une seule visite. » « Un bon taux de rebond se situe entre 40 et 60 %. Au-dessus de 60 %, le site doit être optimisé au plus vite. En dessous de 40 %, le site est très bien optimisé et présente une ergonomie de navigation très efficace. » Le résultat de 39 % pour le site Écovoiturage se passe donc de commentaire ! (cf tableau 1) 16
  18. 18. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Tableau 2 : Pourcentage de nouveaux visiteurs du 2 avril au 18 décembre 2012. Nouveaux visiteurs 15691 60,54% Visiteurs connus 10228 39,46% Tableau 3 : Répartition géographique des utilisateurs du site du 2 avril au 18 décembre 2012. En ce qui concerne l'origine géographique des utilisateurs qui fréquentent le site internet, la carte de France ci-dessus nous indique clairement que les visiteurs viennent principalement de la région Rhône-Alpes. Cela confirme que c'est bien la communication locale qui fait venir les internautes sur le site. Nous avons également deux régions qui ressortent avec l’Île-de-France et la région Lorraine. 17 61% 39% Nouveaux visiteurs Visiteurs connus
  19. 19. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique La présence de visiteurs franciliens s’explique moins facilement, hormis par la densité plus forte de population qui rend plus probable le nombre de visiteurs en Île-de-France. Quant à la Lorraine, c'est sans doute dû à la communication sur le projet réalisée localement par Covivo qui a attiré à minima les curieux. Enfin, il existe tous ceux qui ont un lien avec l’Isère et qui s'y déplacent même ponctuellement, ce qui peut expliquer les visites externes à la région Rhône-Alpes. 2. L'inscription Il y a 2 façons de s’inscrire au service. Le nombre de champs obligatoires diffère et les informations à traiter sont donc variables : D via le site internet : - nom - prénom - date de naissance - adresse mail - numéro de téléphone D via l'application mobile : - pseudo - adresse mail La répartition du nombre d'inscrits sur le site internet et via l'application est assez équilibrée, même si la part prise par le site est encore légèrement supérieure (52 % contre 48 % pour l'application). 18 52% 48% Tableau 1 : Nombre d'inscrits par mode Via le site internet Via l'application mobile
  20. 20. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Nous observons la tendance manifeste des jeunes (moins de 36 ans) à s'inscrire plus facilement par l'application mobile, alors que les personnes d'âge supérieur passeront plus fréquemment par le site internet. Attention, ces chiffres sont dressés à partir d'une hypothèse qui est que la répartition en termes d'âge est identique entre ceux qui ont déclaré leur âge et ceux qui ne l'ont pas déclaré, qu'ils aient donné leur âge sur internet ou par l'application mobile. 19 Homme Femme 0 20 40 60 80 100 120 140 160 Tableau 3 : Outils de mise en relation utilisés par genre (Sondage déc 2012) Le site internet Écovoiturage L'application mobile Écovoiturage Les 2 Aucun de ceux là 18-25 26-35 36-45 46-55 56-65 + de 65 0 100 200 300 400 500 600 700 800 Tableau 2 : Répartition du nombre d'inscrits par mode d'inscription et par classe d'âge Via l'application mobile Via le site internet
  21. 21. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Ces graphiques montrent : D d'une part que la plupart des inscrits ne l'ont pas fait en simples curieux puisqu'ils n'utilisaient pas ou peu d'autres services que ceux d'Écovoiturage jusque-là (la proportion de nouveaux covoitureurs potentiels, et non pas des covoitureurs qui étaient déjà inscrits sur d'autres sites, est donc bonne). D d'autre part que les répondants sont surtout des usagers du site internet alors que les sondés sont représentatifs de l'ensemble des inscrits. Ce qui signifie que soit les jeunes utilisent plus internet qu'imaginé une fois qu'ils se sont inscrits, soit que les sondés ne sont pas représentatifs en termes d'usage d'internet par rapport à l'application mobile. 20 18-25 26-35 36-45 46-55 56-65 + de 65 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 Tableau 4 : Outils de mise en relation utilisés par tranche d'âge (Sondage déc 2012) Le site internet Écovoiturage L'application mobile Écovoiturage Les 2 Aucun de ceux là
  22. 22. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Globalement dans le temps, nous n'observons pas de mode d'inscription qui soit plus largement utilisé que l'autre. Néanmoins il semble que plus le temps passe plus le nombre d'inscrits par application mobile se rapproche du nombre d'inscrits par internet. Il y a des chances que dans les deux ans qui viennent l'usage par application mobile supplante l'usage par internet. Nous observons plusieurs pics qui peuvent correspondre à 2 types d'événements différents : D les deux vagues de communication, en mars et en septembre, D les différentes animations en entreprise et auprès du grand public qui sont intervenues plus fortement sur ces périodes-là. 21 2012-03-15 2012-04-05 2012-04-26 2012-05-17 2012-06-07 2012-06-28 2012-07-19 2012-08-09 2012-08-30 2012-09-20 2012-10-11 2012-11-01 2012-11-22 0 10 20 30 40 50 60 Tableau 5 : Evolution du nombre d'inscrits dans le temps Application mobile Site internet
  23. 23. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Les inscriptions ont été principalement enregistrées sur le début de semaine, notamment le mardi et le mercredi, avec une nette baisse le samedi. Il n'y a donc à priori pas de jour plus favorable qu'un autre pour s'inscrire sur Écovoiturage. D'autant qu'il est difficile de mettre en rapport le jour d'effectivité des campagnes de communication. Le seul point d'attention reste le samedi qui n'est pas un jour propice pour s'inscrire alors que c'est un jour où les actifs ont généralement plus de temps. Néanmoins, ce n'est pas sur ce constat qu'on peut tirer une conclusion sur l'intérêt d'une animation ou campagne de communication le samedi qui peut très bien ne porter ses fruits que le lendemain ou le surlendemain. La civilité (qui permet aussi de déterminer le genre) n'est obligatoire pour aucun des deux types d'inscription (via internet ou via l'application). 22 0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 1203 2271 Tableau 7 : Nombre d'inscrits d'âge connu âge connu âge non connu 18-25 26-35 36-45 46-55 56-65 + de 65 0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 Tableau 8 : Nombre d'inscritspar classe d'âge lundi mardi mercredi jeudi vendredi samedi dimanche 0 100 200 300 400 500 600 700 Tableau 6 : Nombre d'inscrits par jour de semaine
  24. 24. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Sur la population d'inscrits de genre connu (2 637 inscrits), nous observons une quantité plus importante d'hommes (59 %) que de femmes (41 %). Cette tendance est confirmée par les chiffres que nous obtenons avec les réponses au sondage de décembre 2012 (507 répondants soit 14,6 % des inscrits). C'est un phénomène plutôt nouveau, par rapport notamment à l'expérimentation de 2010, où il y avait presque un équilibre des genres sauf sur certaines classes d'âges. Nous avions alors noté que la sécurité n'était pas un obstacle. Les résultats ici pourraient nous faire penser le contraire mais cela n'a pas été confirmé en laboratoire d'usages. En effet, la sécurité interpersonnelle dans les déplacements domicile-travail ne semble plus être un obstacle majeur pour le covoiturage. Nous travaillons avec une population d'âge connu de 2 271 inscrits (65 % de la population totale) et une population de genre connu de 2637 inscrits (76 % de la population totale). 23 0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 837 2637 Tableau 9 : Nombre d'inscrits de genre connu Genre connu Genre non connu 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% 41% 59% Tableau 10 : Répartition des inscrits par genre Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage déc 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme 60% 40% Tableau 11 : Répartition des répondants par genre (sondage décembre 2012) Homme Femme
  25. 25. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Ce qui signifie que globalement, les inscrits ont joué le jeu avec une démarche initiale volontariste puisqu’ils ont fait le choix pour plus des 2/3 d'entre eux de compléter leur inscription après la première étape sans que cela ne soit pourtant obligatoire pour une inscription via l'application mobile. Nous avons une moyenne d'âge s'élevant à 36 ans pour la totalité des inscrits. Elle s’élève à 37 ans pour les femmes et à 35 ans pour les hommes. Nous observons donc une population de covoitureurs potentiels plutôt âgés. La répartition par classe d'âge est respectée dans les réponses obtenues au sondage de décembre 2012. La population des sondés est donc représentative de l'ensemble de la population des inscrits. 24 18-25 26-35 36-45 46-55 56-65 + de 65 0 100 200 300 400 500 600 279 561 413 271 75 5 85 193 178 136 30 2 Tableau 12 : Répartition du nombre d'inscrits par genre et par classe d'âge Homme Femme 18-25 26-35 36-45 46-55 56-65 Plus de 65 0 20 40 60 80 100 120 34 97 82 71 18 1 35 66 54 34 13 2 Tableau 13 : Répartition des répondants par genre et par classe d'âge (sondage déc 2012) Homme Femme
  26. 26. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique 3. Localisation des inscrits La commune de résidence n'est pas non plus une donnée obligatoire lors de l'inscription. Nous avons donc un faible nombre d’inscrits ayant renseigné cette information en tant que telle, mais nous récupérons des informations sur la localisation grâce aux trajets déclarés qui pour beaucoup correspondent à des trajets domicile-travail. Seuls 38,6 % des inscrits (1 326 inscrits) ont renseigné leur adresse de domicile, soit 61,4 % qui ne l'ont pas fait. 1 115 personnes ayant indiqué leur adresse de domicile habitent dans le département de l'Isère, soit une part de 85 % par rapport au nombre total de personnes ayant renseigné leur lieu d’habitation. 25 0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 2149 1326 Tableau 14 : Nombre d'inscrits ayant renseigné leur adresse de domicile Adresse renseignée Adresse non renseignée Personnes ayant indiqué leur adresse de domicile 1326 1206 Personnes ayant indiqué leur adresse et habitant en Isère 1115 Personnes n'ayant pas indiqué d'adresse 2149 Total des inscrits 3475 Personnes ayant indiqué leur adresse et habitant en Rhône-Alpes
  27. 27. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Sur les 1 206 inscrits ayant indiqué leur adresse de domicile et habitant dans la région Rhône-Alpes, une grande majorité réside sur la commune de Grenoble, suivie de Crolles et Bourgoin-Jallieu. Ce nombre d'inscrits confirme bien la qualité et les effets de la communication ciblée qui a été réalisée sur les 2 axes : Bourgoin-Jallieu – Lyon et Grenoble – Crolles. En effet, la seule taille des villes n'est pas une explication suffisante (hormis Grenoble) pour expliquer leur poids dans le nombre d'inscrits. Dans le cas contraire, des villes comme Voiron ou Echirolles auraient eu un poids plus important. 26 Vienne Villard-de-Lans LeVersoud Vizille Goncelin LaTerrasse Sassenage Domène Bernin Meylan Saint-Égrève Theys Lumbin Saint-Ismier Froges Villard-Bonnot LaTour-du-Pin LeTouvet Voiron Saint-Martin-d'Hères Échirolles Allevard Villefontaine Lyon Saint-Martin-d'Uriage L'Isle-d'Abeau Bourgoin-Jallieu Crolles Grenoble 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 10 10 10 10 10 10 10 12 12 13 13 14 14 14 14 15 15 15 16 19 21 22 23 25 25 28 45 69 168 Tableau 15 : Nombre d'inscrits par commune (10 et plus) Nombre d'inscrits
  28. 28. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique II- Les offres et demandes de covoiturage 1. Les offres (conducteurs) Nous avons un total de 1 247 personnes qui ont fait au moins une offre soit un pourcentage de 36 % du total des inscrits qui ont proposé une place dans leur voiture. Ce chiffre est ramené à 53 % si on prend en compte les seuls inscrits qui ont validé leur email. Globalement ce chiffre peut paraître faible puisqu'il y a au moins la moitié des inscrits qui n'ont pas vu l'intérêt de déclarer un trajet à l'avance. Cela ne s'explique pas par la seule présence de curieux qui veulent explorer le site sans avoir l'intention de covoiturer. En effet nombreux sont ceux qui se sont inscrits dans l'intention d'utiliser le covoiturage en mode dynamique grâce à leur smartphone mais qui pour la plupart ont tout simplement oublié de le faire ou perdu leur motivation. Enfin une part qui ne peut être estimée concerne des inscriptions doubles ou triples qui ne concernent qu'une seule et même personne (erreur à l'inscription, nouvelle adresse email entraînant une nouvelle inscription plutôt qu'une modification de l'ancienne adresse...). La question de la motivation et du risque d'oubli pour l'usage dynamique invite à proposer un service qui puisse permettre une connexion automatique au service sans avoir à lancer l'application et se connecter avec une destination renseignée. L'évolution des technologies permet de l'envisager aujourd'hui alors que ce n'était pas encore le cas début 2012. Les offres sont enregistrées principalement par des hommes (61 % contre 39 % de femmes). Cela représente un écart d'environ 2 points par rapport à la répartition hommes/femmes des inscrits. Cela souligne sans doute une propension un peu plus forte des hommes à conserver l'usage de la voiture, y compris pour les questions d'image et de rang social auxquelles cela peut renvoyer. 27 0% 20% 40% 60% 80% 100% 39% 61% Tableau 17 : Pourcentage des offreurs par genre Hommes Femmes 0 200 400 600 800 1000 1200 1400 69 1178 Tableau 16 : Nombre d'offreurs de genre connu Genre connu Genre inconnu
  29. 29. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique En effet les contraintes avancées pour certains métiers masculins (distance, flexibilité horaire...) sont à priori contrebalancées chez les femmes par des contraintes identiques ou d'un autre registre comme la prise en charge du transport des enfants. Il n'y a donc pas de contraintes propres au genre qui puissent expliquer cette tendance plus masculine de chercher plutôt à être conducteur que passager. Avec plus d'offreurs « homme » que « femme », nous constatons cependant une moyenne d'âge identique et relativement élevée, d’environ 34 ans. L'âge relativement élevé ne l'est pas dans l'absolu mais le devient en covoiturage où l'on sait que c'est un mode de transport qui séduit fortement les plus jeunes car ils ne sont pas encore habitués à utiliser une voiture et se tournent plus facilement vers de nouvelles pratiques surtout si elles sont plus économiques. L'absence d'une forte représentation des 18-25 ans montre que : D soit c'est une tranche d'âge qui est déjà inscrite sur un autre site et a plus de mal à se laisser convaincre d'une inscription supplémentaire, D soit ils sont déjà dans une démarche de covoiturage qui ne nécessite pas une inscription, D soit ils ont été mal ciblés en termes de communication. Par ailleurs se pose la question des mineurs et notamment des 16-18 ans qui se déplacent de plus en plus (cas des apprentis par exemple ou pour les loisirs) compte tenu de leur recherche d'indépendance. Aujourd'hui Écovoiturage ne leur est par ouvert mais il existe sans doute des solutions (engagement sur une charte, décharge et stipulation précise à l'inscription) qui puissent permettre de leur rendre accessible ce service d'autant plus s'il tend à s'institutionnaliser (entrer dans le paysage des services publics de mobilité) comme nous le préconisons. 28 0% 20% 40% 60% 80% 100% 18% 82% Tableau 18 : Population d'offreurs d'âge connu âge connu âge inconnu 18-25 26-35 36-45 46-55 56-65 + de 65 0 100 200 300 400 Tableau 19 : Répartition du nombre d'offreurs par tranche d'âge
  30. 30. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique La quantité d'offres augmente de façon rationnelle pendant les heures de pointe. Le pic se trouvant entre 6h30 et 8h30 pour le matin et entre 16h30 et 19h30 le soir. 29 00:00-00:30 01:00-01:30 02:00-02:30 03:00-03:30 04:00-04:30 05:00-05:30 06:00-06:30 07:00-07:30 08:00-08:30 09:00-09:30 10:00-10:30 11:00-11:30 12:00-12:30 13:00-13:30 14:00-14:30 15:00-15:30 16:00-16:30 17:00-17:30 18:00-18:30 19:00-19:30 20:00-20:30 21:00-21:30 22:00-22:30 23:00-23:30 0 100 200 300 400 500 600 700 Tableau 20 : Nombre d'offres par tranche horaire
  31. 31. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique 2. Les demandes (passagers) Nous avons un total de 1 263 personnes qui ont fait au moins une demande soit un pourcentage de 36 % du total des inscrits qui cherchent une place dans une voiture. Ce chiffre est ramené à 53 % si on prend en compte les seuls inscrits qui ont validé leur email. Compte tenu du fait que beaucoup publient une annonce comme potentiel covoituré ou potentiel covoitureur (passager ou conducteur), il n'est pas possible de cumuler le pourcentage d'offres et de demandes par rapport aux nombre d'inscrits. Cela signifie qu'il y a tout de même près de la moitié des personnes qui semblent s'inscrire pour participer et qui ne vont pas jusqu'à l'acte « fondateur » qui est de faire connaître leur pratique de déplacements. La difficulté du passage à l'acte est encore plus frappante quand il s'agit de covoiturer quand il n'y a plus qu'à contacter le covoitureur potentiel (voir le paragraphe sur les propositions et sollicitations pour un covoiturage). Les freins psycho-sociaux sont une des raisons mais cela doit inviter aussi à améliorer l'ergonomie du site et dans une moindre mesure de l'application pour accompagner le passage à l'acte qui au delà de l'ergonomie, nécessite d'être accompagné (communication, animation, incitations). En effet les résultats de l'enquête montrent qu'il n'y a pas de réel souci d'ergonomie pour 80 % des usages. Il convient de ne pas surinvestir 20 % des usages surtout si l'expérience montre que le passage à l'acte in fine risque de ne pas mieux se faire. Sur ce qu'on peut appeler les « pertes en ligne », il y a malheureusement peu d'éléments de comparaison dans les statistiques publiées par les autres sites de covoiturage. Le manque de traçabilité avec des services moins complets peut expliquer cette absence de statistiques. Néanmoins le taux de covoitureurs effectifs, obtenu par sondage, est un chiffre souvent communiqué. Ce taux est similaire à celui obtenu par sondage pour Écovoiturage. Il y a donc de fortes chances que la réalité de l'insuffisance du passage à l'acte est une réalité quelque soit les services de covoiturage. 30 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% 90% 10% Tableau 21 : Pourcentage de demandeurs de genre connu Genre inconnu Genre connu 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% 48% 52% Tableau 22 : Pourcentage des demandeurs par genre Homme Femme
  32. 32. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Nous pouvons observer que la plupart des tranches d'âge sont représentées (de 18 ans à 84 ans) : D Pour les femmes de 18 à 65 ans : peu de demandes au delà de 48 ans avec quelques demandes après 65 ans. Cela montre que le covoiturage est une pratique qu'il est plus difficile à installer chez les plus de 45 ans sauf peut être chez les retraités qui pour des trajets ponctuels sont plus sensibles car aussi plus flexibles ou plus dépendants (si par exemple ils n'ont plus de voiture). C'est d'ailleurs la pratique des enfants ou petits enfants qui invite les aînés à tester le service comme cela a été mentionné lors des réunions participatives. D Pour les hommes de 18 à 84 ans : peu de demandes au delà de 55 ans. La moyenne d'âge des passagers « homme » et « femme » est quasiment identique avec une moyenne pour les femmes à 33 ans et 32 ans pour les hommes. Les passagers sont donc, toute proportion gardée, plus jeunes que les conducteurs. De la même manière que le nombre d'offres, le nombre de demandes augmente massivement entre 6h et 9h30 le matin et entre 16h et 19h30 le soir. 31 00:00-00:30 01:00-01:30 02:00-02:30 03:00-03:30 04:00-04:30 05:00-05:30 06:00-06:30 07:00-07:30 08:00-08:30 09:00-09:30 10:00-10:30 11:00-11:30 12:00-12:30 13:00-13:30 14:00-14:30 15:00-15:30 16:00-16:30 17:00-17:30 18:00-18:30 19:00-19:30 20:00-20:30 21:00-21:30 22:00-22:30 23:00-23:30 0 100 200 300 400 500 600 Tableau 25 : Nombre de demandes par tranche horaire 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% 77% 23% Tableau 23 : Pourcentage de demandeurs d'âge connu âge inconnu âge connu 18-25 26-35 36-45 46-55 56-65 + de 65 0 50 100 150 200 250 300 350 400 151 343 281 148 38 5 Tableau 24 : Nombre de demandeurs par classe d'âge
  33. 33. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique 3. Analyse des offres et des demandes Les 10 premiers trajets les plus enregistrés avec plus de 500 demandes sur les deux territoires Nord Isère et vallée du Grésivaudan sont représentés par le tableau 26. 32 Grenoble–Crolles Crolles–Grenoble Bourgoin-Jallieu–Lyon Allevard–Meylan Lyon–Bourgoin-Jallieu Meylan–Allevard Grenoble–Saint-Ismier Saint-Ismier–Grenoble SaintMartind'Uriage–Grenoble Grenoble–SaintMartind'Uriage Meylan–Grenoble 0 500 1000 1500 2000 1860 1610 850 825 790 685 650 600 580 540 500 Tableau 26 : Nombre de demandes par ville de départ et d'arrivée (trajet ayant eu plus de 500 demandes)
  34. 34. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Les 15 premiers trajets les plus enregistrés avec plus de 500 offres sur les deux territoires Nord Isère et vallée du Grésivaudan sont ceux du tableau 27. Les trajets les plus demandés se localisent sur le territoire du Grésivaudan et plus précisément entre Grenoble et Crolles dans les deux sens et ensuite dans le Nord Isère entre Bourgoin-Jallieu et Lyon, également en aller/retour. Ce phénomène est un effet de la communication déployée sur ces deux territoires qui a été dans un premier temps limitée sur ces deux axes. Le nombre de demandes ou d'offres réparties sur les jours de covoiturage potentiel (du lundi au vendredi) depuis le début de l'expérimentation nous donne une moyenne entre 3 et 4 trajets par jour (quelque soit le trajet recherché ou demandé sur les heures de pointe matin et soir). Cela signifie qu'il y a certaines dessertes très bien couverte en covoiturage (10 aller-retour ou plus dans la journée) alors que d'autres le sont beaucoup moins. Il y a plus d'offres et de demandes sur le territoire du Grésivaudan que sur le Nord Isère avec un potentiel normalement équivalent en nombre de déplacements quotidiens de la population. On remarque également un potentiel de covoiturage possible en dehors des axes de communication qui confirme l'utilité et le besoin de mener des actions de sensibilisations sur tout le territoire isérois et pas seulement sur les axes où le potentiel semble être naturellement le plus fort. En effet certains trajets semblent être pertinents sur un autre axe comme Grenoble-Bourgoin-Jallieu (Pays Voironnais par exemple). En outre nombre de retours en réunions ont permis d'indiquer que les personnes situées en dehors des axes de communication n'imaginaient même pas que le service leur était accessible ou pouvait leur être utile. Compte tenu des résultats sur le faible taux d'usage des fonctions temps réel y compris sur les axes ciblés, il n'est plus stratégique de communiquer de manière ciblée sur les différents supports même si cela garde du sens, en termes d'efficacité, de privilégier les axes les plus densément peuplés. 33 Crolles–Grenoble Grenoble–Crolles Bourgoin-Jallieu–Lyon Lyon–Bourgoin-Jallieu Genas–BourgoinJallieu Bourgoin-jallieu–Genas Grenoble–Domène Grenoble–Villard-Bonnot Villard-Bonnot–Grenoble Grenoble–Saint-Ismier Domène–Grenoble Saint-Ismier–Grenoble Allevard–Meylan Meylan–Allevard Coublevie–Grenoble 0 500 1000 1500 2000 1600 1580 1550 1500 1120 940 900 900 810 800 780 760 740 740 510 Tableau 27 : Nombre d'offres par ville de départ et d'arrivée (trajet ayant eu plus de 500 offres)
  35. 35. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Ces chiffres (cf tableau 28) correspondent à une moyenne des offres et des demandes cumulées sur une semaine. Comme observé individuellement, les offres et les demandes se font principalement le matin et le soir entre : D 5h30 et 9h30 avec un pic visible entre 7h et 7h30, D 16h et 20h30 avec un pic entre 17h30 et 18h. Ces tranches horaires correspondent bien au horaires de travail dit « classiques » ou « de bureau » et confirme l'utilisation du service pour des trajets pendulaires (trajets domicile – travail). Les offres et les demandes sont principalement enregistrées pendant les jours ouvrés avec une très légère baisse sur la journée du mercredi et quasiment pas le vendredi. C'est comme si l'effet des temps partiels, comme dans l'expérimentation du Vercors, n'était ici pas perceptible. 34 00:00-00:30 01:00-01:30 02:00-02:30 03:00-03:30 04:00-04:30 05:00-05:30 06:00-06:30 07:00-07:30 08:00-08:30 09:00-09:30 10:00-10:30 11:00-11:30 12:00-12:30 13:00-13:30 14:00-14:30 15:00-15:30 16:00-16:30 17:00-17:30 18:00-18:30 19:00-19:30 20:00-20:30 21:00-21:30 22:00-22:30 23:00-23:30 0 100 200 300 400 500 600 700 Tableau 28 : Moyenne hebdomadaire du nombre d'offres et de demandes par tranche horaire Offre Demande lundi mardi mercredi jeudi vendredi samedi dimanche 0 200 400 600 800 1000 1200 Tableau 29 : Nombre d'offres et de demandes par jour de semaine Offre Demande
  36. 36. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Cela peut s'expliquer par le faible taux de personnes travaillant en temps partiel et inscrites sur Écovoiturage ou tout simplement parce qu'il est plus facile de faire une annonce identique sur tous les jours de la semaine sans distinction, quitte à refuser ensuite les covoiturages sur les jours non travaillés, d'autant que les annonces publiées au moment de l'inscription ne permettent pas de faire cette distinction entre les différents jours de la semaine (distinction faisable après l'inscription). Nous observons comme pour les autres statistiques (répartition géographique, sur la semaine ou sur la journée) un plus grand nombre d'offres que de demandes ce qui s'explique par une plus grande facilité pour proposer une place dans sa voiture que de chercher un autre moyen de se déplacer et donc un autre conducteur pour aller travailler. Autrement dit, nombreuses sont les personnes prêtes à faire du covoiturage en prenant leur voiture : peu de perte de liberté, pas de prise de risque et l'opportunité de diminuer ses frais de transport. Alors que comme passager il s'agit de se placer en demandeur et d'accepter de se créer une dépendance. Il y a également un nombre d'offres et de demandes plus importantes via le site internet qu'avec l'application mobile. On ne parle pas de l'usage en temps réel ou de l'usage des services en général mais bien d'offres ou de demandes « planifiées » et enregistrées avec l'application ou le site internet. 35 2012-03-15 2012-03-31 2012-04-16 2012-05-02 2012-05-18 2012-06-03 2012-06-19 2012-07-05 2012-07-21 2012-08-06 2012-08-22 2012-09-07 2012-09-23 2012-10-09 2012-10-25 2012-11-10 2012-11-26 2012-12-12 0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 Tableau 30 : Evolution des offres et demandes sur le site internet et l'application mobile Offres site internet Offres applications Demandes site internet Demandes applications
  37. 37. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique III- Les propositions Proposition = Offre et/ou demande qui correspond à une offre et/ou une demande d'un autre covoitureur avec un taux de pertinence supérieur à 50 %. Cela correspond au potentiel covoiturage, ou taux de mise en relation possible. A fin décembre 2012 106 277 propositions ont été générées par les offres et demandes enregistrées par les inscrits. Ce qui correspond peu ou prou en moyenne à 600 propositions par jour (en comptant 5 jours par semaine sur les 9 mois d'expérimentation), soit 2,5 possibilités de covoiturage par personne et par semaine (en prenant en compte les inscrits qui ont déclarés au moins un trajet). Sans oublier qu'il est possible d'avoir parfois une dizaine de propositions pour une personne alors que d'autres ne trouveront aucune compatibilité horaire ou d'itinéraire pertinente avec qui que ce soit. Le nombre de propositions par date correspond bien au nombre d'offres et demandes dans le temps. Nous avons un creux sur la période des week-ends et une visibilité de la relance du début de l'année scolaire avec une nette augmentation. 36 2012-03-15 2012-04-06 2012-04-28 2012-05-20 2012-06-11 2012-07-03 2012-07-25 2012-08-16 2012-09-07 2012-09-29 2012-10-21 2012-11-12 2012-12-04 0 200 400 600 800 1000 1200 Tableau 31 : Evolution du nombre de propositions
  38. 38. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Le nombre de propositions est assez équilibré sur les jours de la semaine (hors week- end) et donc réparti du lundi au vendredi. Plus de 130 000 offres ont permis de déclencher 106 277 propositions. Environ 10 000 propositions ont été acceptées par les conducteurs. Ainsi 7,7 % des offres ont été covoiturées. 37 0 20000 40000 60000 80000 100000 120000 140000 131 162 106 277 10 080 Tableau 33 : Nombre total d'offres, de propositions et de trajets covoiturés Offres Propositions trajets covoiturés lundi mardi mercredi jeudi vendredi samedi dimanche 0 5000 10000 15000 20000 25000 21815 21966 21086 20922 20427 57 4 Tableau 32 : Nombre de propositions par jour de semaine
  39. 39. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Quasiment 88 000 demandes ont généré 106 277 propositions vers les conducteurs. 10 080 propositions ont été acceptées. Ainsi 11,5 % des demandes ont été prises en charge (ce sont traduites par un covoiturage). En soi ce sont de bons résultats qui sont corroborés par les enquêtes où environ 20 % des répondants déclarent covoiturer et pour plus de la moitié d'entre eux grâce à Écovoiturage. Mais cela masque tout de même une difficulté pour les 80 à 90 % des demandes qui ne se transforment pas en covoiturages. Pour certaines d'entre elles, c'est parce qu'il n'y a pas de proposition jugée pertinente mais pour beaucoup c'est simplement parce que l'un des deux équipiers potentiels, malgré une bonne intention, ne passe pas à l'acte. Cela produit toujours chez l'un des deux une frustration qui peut le conduire à abandonner voire se désinscrire faute de covoiturage effectif. Il a même été évoqué par certains usagers que l'absence de réponse à plusieurs sollicitations répétées donnait le sentiment que le service ne marchait pas (n'envoyait pas les messages). Le travail sur l'accompagnement et le passage à l'acte est donc une clef du développement du covoiturage sur le territoire, une fois qu'une politique de l'offre a été correctement menée et maintenue dans le temps comme c'est le cas maintenant avec Écovoiturage. 38 0 20000 40000 60000 80000 100000 120000 87 613 106 277 10 080 Tableau 34 : Nombre total de demandes, de propositions et de trajets covoiturés Demandes Propositions trajets covoiturés
  40. 40. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique IV- Les sollicitations Sollicitation = Proposition qui a fait l'objet d'une prise de contact par un passager ou un conducteur (sans avoir eu obligatoirement une réponse du passager ou du conducteur). Environs 3 % des propositions font l'objet d'une sollicitation. La faiblesse de ce chiffre s'explique principalement par les covoiturages réguliers qui font l'objet d'une proposition chaque jour mais qui ne nécessite pas une sollicitation par jour pour être covoiturée. Si on considère que chaque sollicitation sur un trajet régulier n'est faite qu'une fois le pourcentage passe à plus de 80 %. Sur le total des sollicitations générées, nous observons qu'il y a une plus grande quantité d'hommes (avec plus de 63 %) que de femmes (37 %) qui passent le pas de solliciter un covoitureur parmi les propositions qui leur sont faites. Cela est parfaitement représentatif de la proportion d'hommes et de femmes inscrits, ce qui signifie que le fait d'être une femme ou un homme ne déclenche ni plus, ni moins de volonté de contacter un covoitureur potentiel. La moyenne d'âge des femmes qui ont sollicité des covoitureurs est toujours aussi « élevée » avec un âge moyen de 39 ans contre 32 ans pour les hommes. Cela s'explique sans doute par des contraintes qu'on retrouve plus facilement chez les femmes au niveau de la prise en charge de jeunes enfants qui rend plus difficile la pratique du covoiturage dans la tranche 25-35 ans. 39 0% 20% 40% 60% 80% 100% 63% 37% Tableau 35 : Pourcentage de sollicitations par genre Sollicitation faite par une femme Sollicitation faite par un homme
  41. 41. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Nous remarquons que ce sont principalement des passagers cherchant un moyen de covoiturer qui sollicitent un conducteur que l'inverse. Il y a plus d'offres que de demandes mais ce sont les passagers qui sont les plus actifs. C'est en fait toujours constaté en covoiturage, le conducteur ne voulant pas montrer qu'il veut à tout prix faire des économies sur le dos des passagers volontaires, il attend donc naturellement que ces derniers le sollicitent. Beaucoup de sollicitations sont restées sans réponses par rapport au potentiel de covoiturages qui pourrait être atteint. Des dispositifs (relances ciblées sous formes de mailings) ont été mis en place en fin d'année 2012 pour lutter contre ce phénomène et ainsi ne pas laisser les « solliciteurs » sans nouvelles. 40 0 10000 20000 30000 40000 50000 60000 70000 80000 90000 23 760 79 920 Tableau 36 : Typologie des sollicitations Sollicitations faites par un conducteur Sollicitations faites par un passager 0 20 000 40 000 60 000 80 000 100 000 120 000 103 260 87 660 10 080 5 520 Tableau 37 : Nombre total de sollicitations Sollicitations Sans réponses Acceptées Refusées
  42. 42. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Nous observons une grande quantité de sollicitations en début de semaine qui diminue peu à peu les autres jours. Les utilisateurs ont tendance à vouloir s'organiser en début de semaine voir même le dimanche pour le reste de la semaine. Ces tendances peuvent être expliquées par plusieurs phénomènes. Il y a aujourd'hui une relance qui est faite par mail, pour chaque inscrit ayant déclaré un trajet et ayant au moins une correspondance (une proposition), dans la nuit de samedi à dimanche. Nous observons que les sollicitations se font en grande partie le lundi et peuvent être considérées comme une réaction de la relance 2 jours après. Cela nous invite à nous poser la question de savoir si les relances faites le samedi ne devraient pas être faites plus tôt dans la semaine (pour une réaction souhaitée également dans la semaine) et ainsi favoriser le passage à l'acte dès le lundi pour la semaine entière (cas de covoiturages réguliers). En effet si les sollicitations se font actuellement plus le lundi c'est peut être qu'Écovoiturage est plutôt utilisé avec un email de contact professionnel : c'est une donnée que nous n'avons pas vérifié par enquête et qui pourrait l’être ou faire l'objet d'une amélioration avec la possibilité de saisir deux emails de contact dans son profil. 41 lundi mardi mercredi jeudi vendredi samedi dimanche 0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000 30 000 24570 17910 15900 11940 14520 9060 9360 1260 1050 1200 840 1140 30 0 1950 2040 1890 2070 1890 240 0 Tableau 38 : Nombre de sollicitations acceptées et refusées par jour de la semaine Sollicitations Sollicitations refusées Sollicitations acceptées
  43. 43. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique V- Les covoiturages effectués Les statistiques sont redressées en fonction des analyses des différentes études sociologiques engagées sur le total des inscrits (questionnaire de juin 2012, laboratoires d'usages...) ainsi que sur les commentaires de certaines désinscriptions précisant qu'ils suppriment leur compte car ils ont trouvé un covoiturage régulier. Nous savons que 23 % des inscrits sondés disent covoiturer. Nous considérons donc que 23 % du total des inscrits covoiturent (soit 23 % des 3 474 inscrits). Pour être plus réaliste nous réduisons ce chiffre en ne prenant en compte que les inscrits qui ont validé leur mail et qui peuvent donc techniquement covoiturer. Nous partons donc d'une base de 23 % des inscrits ayant validé leur mail d'inscription (soit 23 % des 2 372 inscrits). Le nombre de covoiturages et le nombre de kilomètres covoiturés correspondent également à ce redressement. Nous prenons bien en compte le nombre de covoiturages qui se font « hors site » après le premier contact en plus des covoiturages enregistrés à chaque fois sur le site. 10 080 trajets ont été covoiturés pour 546 covoitureurs passagers (covoiturés) et 546 conducteurs sur le total des inscrits ayant validé leur mail d'inscription. C'est toujours peu en regard du potentiel et cela représente un coût moyen du transport pour la collectivité de 30€/personne transportée mais dont la moitié est due à un investissement initial qui s'amortit dans le temps et des coûts variables qui diminuent aussi en fonction du nombre de trajets en augmentation. Si la tendance est à la diminution de ce coût tout en restant inférieur au coût réel du transport par bus ou train, c'est la confirmation de l'intérêt de la stratégie de déploiement du covoiturage. 42 0 20 000 40 000 60 000 80 000 100 000 120 000 140 000 131 162 87 613 10 080 Tableau 39 : Nombre total d'offres, de demandes et de trajets covoiturés Offres Demandes Trajets covoiturés
  44. 44. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique 1. Pour les covoitureurs en tant que passagers Les personnes qui ont covoituré en tant que passagers sont principalement des personnes entre 36 et 45 ans, donc à peu près les mêmes proportions par rapport à la population des inscrits. Nous avons par contre, à l'inverse de la prédominance des inscrits de genre masculin, une population de passagers plutôt féminine avec 51 % de covoitureurs (passagers) « femme ». Nous avons donc une population entre 36 et 45 ans composée presque à l'équilibre entre les hommes et les femme qui covoiturent en tant que passager et un pic pour les femmes passagères entre 25 et 35 ans par rapport aux hommes qui est toujours plus faible. Par rapport au nombre d'inscrits, le taux de femmes qui covoiturent et plus important que celui des hommes. Comme déjà remarqué sur l'expérimentation en 2010, nous constatons que les femmes, plus que les hommes, vont assez spontanément vers le covoiturage. Et contrairement à ce que nous constatons pour la tendance au niveau des inscrits, nous pouvons dire que la sécurité ne semble pas être un frein pour le passage à l'acte des femmes à entreprendre de faire du covoiturage (notamment en tant que passager). 43 18-25 26-35 36-45 46-55 56-65 0 20 40 60 80 100 Tableau 42 : Nombre de covoitureurs "passager" par genre et classe d'âge Femme Homme 0% 20% 40% 60% 80% 100% 51% 49% Tableau 41 : Pourcentage de covoitureurs "passager" par genre Femme Homme 18-25 26-35 36-45 46-55 56-65 0 50 100 150 200 55 137 173 73 18 Tableau 40 : Nombre de covoitureurs "passager" par classe d'âge
  45. 45. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Ce phénomène s'explique sans doute de plusieurs manières. Nous pourrions dire dans un premier temps que, spontanément les femmes ont moins d'attachement au véhicule que les hommes, qu'elles voient plus facilement le coté pratique du covoiturage ou encore qu'elles sont plus sensibles au questions d'environnement. 2. Pour les covoitureurs en tant que conducteurs Contrairement à la tendance observée pour les passagers, nous avons ici des conducteurs qui sont majoritairement représentés par la classe d'âge des 36-45 ans et par des hommes à 65%. Parmi les covoitureurs nous avons une majorité d'hommes pour les conducteurs et une majorité de femmes pour les passagers. Pour la classe d'âge, nous remarquons que les conducteurs ou les passagers se situent en plus forte proportion dans la tranche 36-45 ans, comme pour les inscrits. Cela signifie que l'âge n'est pas une caractéristique identifiée comme critère de passage à l'acte entre l'inscription et la réalisation d'un covoiturage. 44 18-25 26-35 36-45 46-55 56-65 0 50 100 150 200 250 300 0 139 285 98 24 Tableau 43 : Total des covoitureurs "conducteur" par classe d'âge 0% 20% 40% 60% 80% 100% 35% 65% Tableau 44 : Pourcentage de covoitureurs "conducteur" par genre Homme Femme 18-25 26-35 36-45 46-55 56-65 + de 65 0 50 100 150 200 Tableau 45 : Total des covoitureurs conducteurs par genre et par classe d'âge Femme Homme
  46. 46. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique 3. Les trajets covoiturés Les covoiturages se font principalement et en moyenne les jours ouvrés avec une légère baisse sur les mercredis et jeudis. La baisse observée sur les mercredis peut s'expliquer avec les temps partiels mais aucune explication pertinente ne peut par contre être avancée pour la diminution observée sur les jeudis. Nous remarquons qu'il y a quelques covoiturages le samedi et aucun le dimanche. L'explication principale vient du covoiturage ponctuel événementiel avec le rôle important des festivals partenaires d'Écovoiturage (Festival Brel, Rocktambule...). La comparaison du nombre de trajets covoiturés en fonction des kilomètres parcourus, nous emmène à une moyenne d'environs 19 km covoiturés par trajet ce qui est plus faible que la distance moyenne domicile-travail parcourue par les automobilistes pour se rendre au travail qui est de l'ordre de 35km. Cela peut signifier que sur les grands trajets, une grande proportion des covoitureurs était sans doute déjà organisée avant l'arrivée d'Écovoiturage car la motivation pour le covoiturage augmente naturellement en fonction de la distance. 45 lundi mardi mercredi jeudi vendredi samedi dimanche 0 500 1000 1500 2000 2500 2040 2130 1920 1800 1950 240 0 Tableau 46 : Nombre de covoiturages par jour de la semaine lundi mardi mercredi jeudi vendredi samedi dimanche 0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 37 219 43 121 32 475 33 173 36 087 5 987 0 Tableau 47 : Nombre de kilomètres covoiturés par jour de la semaine
  47. 47. Bilan 2012 - Déploiement du covoiturage et expérimentation du covoiturage dynamique Comme pour les offres et les demandes, les trajets covoiturés sont logiquement principalement réalisés entre de 6h à 8h et de 16h à 18h. Le nombre de covoiturages par ville de départ ou d'arrivée (tableau 49 et 50) nous confirme de nouveau l'impact de la communication sur le passage à l'acte avec la vallée du Grésivaudan en tête devant les villes du Nord-Isère. 46 Bourgoin-Jallieu Eybens Grenoble LaCôte-Saint-André Saint-Martin-d'Uriage Villard-Bonnot Meylan Saint-Pierre-de-Chartreuse Allevard L'Isle-d'Abeau LesAdrets LeCheylas Crolles Échirolles LaTerrasse Grenoble LaTronche LeChamp-près-Froges Theys 0 500 1000 1500 2000 90 90 90 90 90 90 120 120 150 180 210 270 390 450 510 1230 1230 1710 1740 Tableau 49 : Nombre de covoiturages par ville de départ (90 covoiturages et plus) Nombre de covoiturages 06:00 06:25 06:45 07:10 07:30 07:55 08:40 10:25 12:30 15:50 16:15 16:45 16:55 17:05 17:25 17:40 17:55 18:25 20:45 23:15 0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000 Tableau 48 : Covoiturages par heure de départ

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