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Cossette à SXSW - Jours 1 à 4

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J’ai assisté au festival SXSW la semaine dernière, et j’ai tenu un journal sur les conférences que j’ai vues, les gens que j’ai rencontrés et les choses que j’ai apprises. …

J’ai assisté au festival SXSW la semaine dernière, et j’ai tenu un journal sur les conférences que j’ai vues, les gens que j’ai rencontrés et les choses que j’ai apprises.
- Cameron Wilson

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  • 1. 01sxsw JOUR :
  • 2. COUP D’ENVOI DU SXSW :MOT D’OUVERTURE DEBRE PETTISQUI VEUT D’UNE INFOPUB ?Bre Pettis est l’un des fondateurs de Makerbot, une entreprise spécialisée dansla conception et la vente d’imprimantes 3D. Manifestement, cet homme étonnantsait s’entourer de gens talentueux capables d’innovations exceptionnelles. Dommagequ’à mi-chemin, son mot d’ouverture se soit transformé en infopub médiocre vantantson nouveau produit. En fait, j’ai eu un mauvais pressentiment quand Bre est montésur scène vêtu d’un costume de cyborg en plastique (accroché sur la chaise, à gauche).Quoi qu’il en soit, vous constaterez comme moi qu’il avait tout de même des chosesvraiment intéressantes à dire.
  • 3. MAKERBOT… INCROYABLE, OUI, MAIS EST-CE POUR LE GRAND PUBLIC ?Bre affirme que les imprimantes 3D de Makerbot offrent un moyen économique de créerou reproduire des objets tridimensionnels, puis de les modifier et de les réimprimerrapidement en cas de besoin. Il s’agit aussi d’une façon révolutionnaire d’envoyerdes pièces vers des lieux inaccessibles. Pensons à une station spatiale où l’on auraitbesoin d’une pièce en plastique. Selon Bre, la solution est simple : « téléportation ! »C’est fascinant, oui, mais tout ce que je vois, c’est un produit spécialisé, à moins qu’ilne soit commercialisé autrement.Applications pratiquesBre a des arguments très convaincants quant au potentiel de ses imprimantes dansles secteurs du design, de l’architecture et des prothèses médicales.D’abord, on peut imprimer des modèles réduits selon diverses configurations presqueinstantanément, ce qui élimine le laborieux processus de construction et de reconstructionau moyen de colle, de bâtonnets de bois et de mousse chaque fois qu’une modificationest nécessaire.Pour des organismes comme la NASA, il devient rapide, facile et économique de produiredes pièces sans recourir aux services de moulage par injection, qui sont coûteux en tempset en argent.Les prothèses coûtent cher. C’est pourquoi les enfants, dont la croissance est très rapide,doivent souvent attendre l’âge adulte avant d’en bénéficier. Il est maintenant possible,au fil de la croissance, de simplement agrandir les morceaux et d’imprimer à mesurece dont on a besoin.Bre a aussi dévoilé son dernier prototype : le numériseur Makerbot, à la fois capablede numériser et de reproduire de petits objets. Somme toute, le « tout-en-un »de la reproduction 3D.http://www.makerbot.com/Ce que Bre a dit« Je veux donner aux gens le pouvoir de créer. »« La nouvelle révolution sera imprimée en 3D. »« On s’est un jour rendu compte que notre plus grand client était la NASA…Mon geek intérieur était content pas à peu près ! »« Joignez-vous à nous dans la révolution 3D ! »L’intérêt pour Cossette ?Difficile de dire si les imprimantes 3D deviendront un jour choses communes à la maisonou au bureau, mais elles pourraient receler un puissant potentiel créatif en donnantun moyen inédit de faire valoir une marque dans les salons professionnels ou les standsd’exposition. Imaginez une imprimante vous permettant de façonner votre propre modèledans un espace numérique exclusif à la marque : il s’agit là d’un véritable outil publicitaire3D à domicile.
  • 4. NUMÉRISEUR MAKERBOT : LE TOUT NOUVEAU PROTOTYPE DE BRE WOW : SÉRIEUSEMENT ? CÔTÉ PUBLICITÉ, UN PEU PLUS DE SUBTILITÉ NE FERAIT PAS DE TORT.GRANDS TITRES : ILS ONT OUBLIÉ D’AJOUTER « MAIS ATTENDEZ, IL Y A PLUS POUR UNE BANDE DE TALENTS FOUS : JE DOUTAIS PEUT-ÊTRE DE SES MOTIVATIONS AU SXSW,SEULEMENT 19,99 $ ! » MAIS BRE SAIT VISIBLEMENT ATTIRER LA CRÈME DE LA CRÈME.
  • 5. TECHNOLOGIE, IMAGINATIONET PENSÉE EXPONENTIELLEJASON SILVA ET SES « DOSES D’EXPRESSO PHILOSOPHIQUE »Impossible d’ignorer Jason Silva quand il monte sur scène : il s’exprime à un train d’enfer,et ce qu’il dit nous laisse bouche bée. Son intensité a même d’abord fait rire quelquesmembres du public.Cela n’a pas duré longtemps.Jamais dans ma vie je n’ai vu quelqu’un avec une pareille mémoire photographique, unetelle capacité à établir, en claquant de doigts, des liens fascinants entre des idées n’ayantapparemment aucun rapport entre elles. Ajoutez à cela le don de livrer un discours à la foispuissant et passionné.Pensez à Robin Williams jouant un philosophe sur le crack.Jason s’est d’abord fait connaître avec ses « doses d’expresso philosophique »,des vidéos en ligne dans lesquelles il déploie ce qui ressemble à une offensive d’effetsvisuels percutants défilant à un rythme effréné et entrecoupés de scènes où il s’adresseà la caméra, l’air de souffrir d’un trouble déficitaire de l’« innovation » combiné à unebonne dose de méthamphétamine.Silva s’intéresse à la notion de pensée exponentielle. Il affirme qu’en tant que société,nous devons changer notre façon de penser pour mieux nous adapter aux effets de latechnologie sur notre vie et le monde qui nous entoure. Il était un temps où les hommesdes cavernes devaient suivre un certain nombre d’étapes linéaires pour arriver à leurs fins.Par exemple : « J’ai faim. Je vais chasser. Je tue un animal. Je mange l’animal ». L’évolutionmême de notre cerveau se fonde sur l’analyse des choses de manière simple et linéaire.Par contre, le monde d’aujourd’hui demande un cerveau capable de réactions rapidesselon une croissance exponentielle.On devrait donc se conditionner à oublier la suite « 1, 2, 3, 4, 5 […] »pour penser plutôt « 1, 2, 4, 8, 16 [...] ».
  • 6. DE GRANDES IDÉES EN VERSION CONDENSÉEOn peut comparer Jason Silva, qui a déjà travaillé avec Al Gore et participé à TEDGlobal,à un gigantesque entonnoir à idées. Voici quelques liens et références à des livreset auteurs que j’ai réussi à prendre en note pendant sa conférence.Livres : Technosis, The Singularity is near, The Denial of Death, The Immortals, WonderlustAuteurs : Erik Davis, Carl Sagan, Sir Ken RobinsonDocumentaire : Flight from DeathLiens :Radical OpennessThe Biological Advantage of Being AwestruckTo Understand Is to Perceive PatternsThe Beginning of InfinityThe Mirroring MindCe que Jason a dit« Aujourd’hui, si vous ne souffrez pas d’un déficit d’attention, c’est que vous ne voyezpas ce qui se passe dans le monde. »« Nous devrions voir la technologie comme une seconde peau. »« Peu importe si nous sommes des primates aveugles qui marchent presque à quatrepattes ; quand nous nous unissons, nous devenons des primates capables de voler. »L’intérêt pour Cossette ?D’abord, tout le monde devrait jeter un œil aux vidéos de Jason et découvrir cethomme follement génial, ne serait-ce que pour connaître les ouvrages auxquels il faitréférence. Ensuite, l’intérêt pour Cossette vient principalement du fait que le mondede la publicité évolue plus rapidement que le rythme d’adaptation des agences et desclients. Les consommateurs sautent sur les nouveaux moyens de communication, lesabandonnent et les forcent à évoluer avant même que les publicitaires ne comprennentce qui se passe. Ces vidéos ont peut-être des choses à nous montrer. Elles pourraientnous aider à trouver des façons d’exprimer et de relever les défis de la publicité ensemblede manière plus habile.
  • 7. CONFÉRENCE D’Elon MuskLe Henry Ford D’AUJOURD’HUINé en Afrique du Sud, l’entrepreneur américain Elon Musk est surtout connu pouravoir fondé SpaceX et cofondé Tesla Motors et PayPal (à l’origine X.com). À la barrede ces entreprises, il a supervisé la conception de la première voiture électriquede l’ère moderne, la Tesla Roadster, de la fusée Falcon 9/Dragon et du systèmede paiement en ligne PayPal. Elon Musk est PDG et concepteur en chef à SpaceX,PDG et architecte de produits à Tesla Motors et président de SolarCity.
  • 8. Oh, et il a aussi inventé PayPal…« Il paraît qu’un de vos astronefs est amarré à la station spatiale de la NASA ».Lorsqu’une entrevue commence de cette façon, vous savez que la suite sera extraordinaire.En parcourant la feuille de route d’Elon Musk, on ne peut qu’être rempli d’admiration :on lui doit certaines des avancées technologiques les plus novatrices de l’histoire moderne.J’ai découvert par hasard qu’il avait aussi inventé PayPal lorsque ce « détail » s’est glissépresque incidemment dans notre conversation. Il n’a que 41 ans et toutes ces réalisationsà son actif !Son intérêt pour l’exploration spatiale serait né d’une grande déception : la NASA neprévoyait pas envoyer un homme sur Mars à court terme. Il a tenté d’amasser de l’argentpour aider la NASA dans cette mission avant de saisir l’envergure des dépenses associéesà la construction de l’astronef requis. Il a donc décidé d’explorer les possibilités de voyagedans l’espace par lui-même, en tentant de trouver une solution abordable et viable.Actuellement, il cherche à concevoir une fusée réutilisable, mais il n’y est pas encore parvenu.http://www.youtube.com/watch?v=AHHwXUm3iIgL’intérêt pour Cossette ?Cela se résume peut-être à une façon de s’inspirer des idées nouvelles et de la volontéde mener celles-ci à terme. Les réalisations et la passion d’un homme de cette trempesont d’une envergure phénoménale. On gagne à s’imprégner d’une énergie aussi inspirantepour ensuite repousser ses limites.
  • 9. RENCONTRE IMPROMPTUEAVEC socialcodeARCHITECTES DES VALEURS SOCIALES ET DE LA TRANSPARENCEJ’ai rencontré l’un des représentants de SocialCode, qui m’a parlé des servicesintéressants offerts par son entreprise. Voici quelques renseignements tirésde www.socialcode.com/.Gestion, mesure et optimisation de campagnes publicitairesQue vous cherchiez à construire une communauté, à rejoindre et à mobiliser un publiccible ou à promouvoir les offres en aval auprès des utilisateurs, nos services de publicitésont conçus pour répondre aux objectifs de marketing de votre marque. Nous assuronsla gestion d’une campagne de bout en bout, de la conception du matériel créatifjusqu’à l’analyse approfondie, en passant par l’optimisation avancée au moyen deSocialSegementsMC et du ciblage des influenceurs. Notre solution entièrement géréeexploite tous les types de publicité et de placement sur Facebook, Twitter et LinkedIn.L’intérêt pour Cossette ?SocialCode semble cibler la façon dont on mesure la réussite d’une campagne dansles médias sociaux et la pertinence des données recueillies. Quand on dit qu’unecampagne « fonctionne » parce que les chiffres sont élevés, mesurons-nous ce quicompte vraiment ? SocialCode semble s’attaquer à cette question et proposer au moinsune partie de la solution.http://www.socialcode.com/
  • 10. HUMOUR TECHNO :COMMENT LE RIREFAÇONNE NOTRE avenirNous savons que l’humour et le Web font bon ménage, mais serait-ce la pointede l’iceberg ?D’où vient réellement le succès de Funny or Die, de College Humor et de Cracked ?Reddit, Tumblr, Facebook et Twitter partagent-ils ce point commun ?Oublions les vidéos de chats et les « mèmes » pour voir comment des spécialistesdu comportement, des journalistes, de même qu’une roboticienne et son robot fontavancer notre compréhension du monde en se penchant sur le rire et en développantdes algorithmes qui pourraient bien constituer la clé du code secret de l’humour.Voilà ce qui nous attendait, ET en prime : la toute première prestation d’un robothumoriste au SXSW !
  • 11. AUTOMATISATION DE L’humour ?Cette présentation était un peu tirée par les cheveux, et il était difficile de suivre unquelconque fil conducteur. Les experts étaient indéniablement très compétents dans leurdomaine respectif, mais j’ai noté un manque de cohérence typique des tables rondes.Le robot humoristeLa partie la plus intéressante était celle de Heather Knight, PDG de Marylin Monrobot.C’était plutôt drôle de voir Data, son robot humoriste, briser la glace avec un numérocomique. Heather Knight mène des recherches intéressantes qui visent à améliorerle rôle de compagnon et d’aidant que rempliront les robots auprès des humains dansl’avenir. Elle compare l’idée de programmer les robots pour les « humaniser » à l’expérienced’un étranger qui doit assimiler la langue et la culture de sa nouvelle terre d’accueil.Selon Heather Knight, une fois qu’il a appris la langue du pays, le nouvel arrivantcommence à réellement comprendre la culture lorsqu’il saisit une blague et peuten raconter une. Elle croit que les blagues en disent long sur l’empathie, soit la capacitécomplexe à décoder le langage corporel, le message et le contexte, puis à s’adapterà ces éléments de manière à se rapprocher du public.Actuellement, Data peut analyser la réaction du public à ses blagues et adapter son numéroen conséquence en puisant dans sa base de données. Il « apprend » et change son numéroà la volée selon le ton et la réponse de son public. Qui sait, le jour viendra peut-être où nousverrons un robot humoriste qui ne se plaint jamais de l’hostilité de la salle ?http://www.ted.com/talks/heather_knight_silicon_based_comedy.htmlL’intérêt pour Cossette ?Je vois là une nouvelle façon d’analyser le comportement du public et d’y répondreefficacement, chose que nous pouvons maintenant faire grâce aux outils de mesure desplateformes numériques. Je suis étonné de constater que, dans le monde de la publicité,nous commençons à peine à exploiter notre capacité à suivre les utilisateurs et à réagirà leur comportement de manière optimale au moment du reciblage, surtout dans lesmédias sociaux. Nous pourrions économiser beaucoup de temps et d’argent ainsi.
  • 12. 03sxsw JOUR :
  • 13. LE SIGNAL ET LE BRUITBONNE AVENTURE ET BÊTISENate Silver a conçu un système révolutionnaire pour prédire les résultats de baseball,a deviné l’issue des élections présidentielles de 2008 à un poil près et est devenule blogueur de l’heure au pays – tout cela avant l’âge de 30 ans. Le New York Timespublie maintenant FiveThirtyEight, la chronique de ce prévisionniste politique parmiles plus influents aux États-Unis.Nate utilise ses propres techniques novatrices pour analyser le monde des prévisionset étudier la différence entre un signal réel et le bruit causé par l’abondance de données.La plupart des prévisions échouent – et la société en paie le prix – parce que la majoritédes gens ont une mauvaise compréhension des probabilités et de l’incertitude. Il n’estpas rare, pour l’expert comme pour le néophyte, de confondre degré de certitude et degréde précision. En effet, il faut comprendre la notion d’incertitude pour améliorer sesprévisions. C’est le « paradoxe de la prédiction » : plus on fait preuve d’humilité, plusnos prédictions sont réussies.
  • 14. ALORS, QUE VOULEZ-VOUS PRÉDIRE ?Si j’ai vraiment aimé cette conférence, c’est parce que Nate Silver s’est montré trèshonnête quant au degré d’exactitude qu’on peut atteindre en analysant des massesde données. Il a souligné que certains domaines, comme l’économie, échappent presquesystématiquement à toute prévision, tandis que d’autres, comme le vote républicainou démocrate dans un quartier donné, peuvent dans une certaine mesure se fondersur des détails étranges, comme la présence ou l’absence de trottoirs dans les rues !D’après vous, les trottoirs, c’est pour les démocrates ou les républicains ?Anecdote racontée pendant la conférence :Il y a quelques années, le champion d’échecs Kasparov s’est mesuré à Deep Blue,le superordinateur censé être en mesure de prédire le résultat d’un nombre infinide coups d’échecs au cours d’une partie pour ensuite déterminer le meilleur coup à jouer.L’homme a battu la machine à la première partie. À la deuxième, l’ordinateur a jouéun coup que Kasparov n’avait tout simplement pas vu venir, parce qu’il était illogique.Ébranlé, Kasparov s’est dit que l’ordinateur devait avoir vu quelque chose qui lui avaitéchappé : il s’est mis à jouer de façon défensive. Il a perdu cette partie et les quatrequi ont suivi. Kasparov a tout simplement perdu pied en accordant trop de crédibilitéaux prédictions de l’ordinateur.Fasciné par cette histoire, Nate Silver a demandé aux concepteurs de Deep Blue de luien dire plus sur le fameux coup de grâce. Les ingénieurs se sont attelés à la tâche, pourconstater que le coup venait d’une défaillance du système. On utilise un chronomètre dansles tournois d’échecs. Une fois le temps écoulé, le joueur qui n’a fait aucun coup perd sontour. C’est à ce moment critique que Deep Blue a « gelé » et qu’un processus « d’urgence »a été enclenché pour jouer un coup complètement au hasard. Il n’y avait aucune stratégie.J’adore cette histoire, car elle illustre bien le plus intéressant des observationsde Nate Silver : si on veut se lancer dans les prévisions, on ne peut se contenter d’analyserdes données ; il faut faire preuve de jugement, et peut-être aussi un peu d’intuition, selonce qu’on cherche à prédire. Dans quelle mesure, et sur quels points ? La question resteun mystère que Nate commence à éclaircir, un bit à la fois.https://www.youtube.com/watch?v=jU64QMpFGVwL’intérêt pour Cossette ?Ces propos remettent en question les données que nous recueillons pour nos campagnesnumériques et ce que nous voulons en faire, par exemple, prédire où nous trouveronsnos publics cibles dans l’avenir.
  • 15. LE MARKETING DES GRANDESENTREPRISES NE SERA PLUSJAMAIS CE QU’IL ÉTAITTraditionnellement, le marketing consiste à définir les principaux messages d’unemarque, puis à trouver les moyens les plus efficaces de les diffuser. Or, cette techniquene suffit plus à attirer l’attention : aujourd’hui, il faut passer par les contacts de personneà personne. Autrement dit, se tourner vers les réseaux sociaux et dire adieu à l’approchetraditionnelle. Ainsi, les spécialistes du marketing doivent voir au-delà de leur équipeinterne de spécialistes et comprendre que, dans le monde des réseaux sociaux,le marketing est entre les mains de tout le monde, depuis le PDG jusqu’à l’employéde succursale. Si cette prise de conscience ouvre des horizons insoupçonnés, elle n’estpas non plus sans présenter son lot de défis : en effet, comment bien gérer un messagequand il est relayé par tant de voix ?Dans cette conférence, Clara Shih, présidente et chef de la direction de Hearsay Socialet auteure renommée, présente des exemples inspirés des plus grands praticiensdu marketing social. Elle raconte aussi des anecdotes éloquentes montrant ce qu’ilne faut pas faire. Cette conférence vise à aider les participants à sortir des sentiersbattus pour prendre le virage du réseautage social.
  • 16. UNE BATAILLE ACHARNÉEIls ne ménageaient pas leurs effets, et ils parlaient avec passion, mais on s’est vite renducompte qu’ils prêchaient à des convertis.Ce que je retiens de la conférenceLes attentes des consommateurs à l’égard des entreprises ont complètement changé :on ne fait plus confiance à l’organisation, mais aux personnes. Conséquence :les responsables des ventes doivent devenir surhumains, et, pour ce faire, il fautexploiter les médias sociaux.À l’ère du numérique, il n’y a plus d’intermédiaire pour les achats extrêmementcourants comme les livres ou les réservations de voyage : quand le besoin est simple,le consommateur fonde sa décision sur le prix.Par contre, dans les domaines complexes comme les services financiers, le consommateurfonde sa décision sur la confiance. Il est donc indispensable pour les établissementscomme les banques, par exemple, d’exploiter les réseaux sociaux pour communiqueravec le consommateur de manière transparente et individuelle. Plus facile à dire qu’à faire.Les nouveaux « canaux de communication », ce sont les employés. Mais encore faut-ilsavoir comment surveiller et encadrer leurs interactions pour éviter les dérapages.Les dirigeants des grandes sociétés traditionalistes sont extrêmement réticents à prendrele virage de la transparence et des réseaux sociaux, en raison des risques et des coûtsévidents.La réponse de Clara Shih au sujet du risque :La vague des médias sociaux est considérée comme irréversible. Pour rester concurrentielles,les grandes sociétés sont donc obligées d’en tenir compte soit maintenant, soit à trèscourt terme. Ce n’est plus une question de choix : le changement est là, il ne restequ’à s’adapter.La réponse de Clara Shih au sujet de la rentabilité du changement :La présence sur les réseaux sociaux a un coût et ne semble pas encore pouvoir contribuerconcrètement aux ventes. Cependant, les comptables seront peut-être plus ouvertss’ils comprennent qu’il s’agit d’un déplacement de coûts et non de coûts nouveaux. Il fautoublier les groupes de discussion et autres exercices du genre pour plutôt observerce qui se passe dans les réseaux sociaux. Personnellement, je trouve que cette perspectivemanque de réalisme. Qu’est-ce qui nous dit que les utilisateurs des médias sociaux sontreprésentatifs de l’ensemble de la population ?L’intérêt pour Cossette ?Il semble que les médias sociaux soient là pour longtemps. Nous aurons donc la tâcheardue de réfléchir à la nature de la publicité en tant qu’activité commerciale et à ce quenous devons faire pour nous adapter aux changements, qui s’enchaînent de plus en plusrapidement dans un contexte où les consommateurs continuent de dicter leurs besoinset la façon dont ils veulent qu’on s’adresse à eux.
  • 17. AFFINITÉS, INTENTIONSET REVENUS PUBLICITAIRESINEXPLOITÉSTous les jours, il se fait des milliards d’interrogations sur Google, et ce moteur de recherchecrée ainsi ce que John Battelle a appelé une « base de données des intentions », expressiondevenue célèbre. L’entreprise dispose ainsi d’un gigantesque registre des désirs du mondeentier qui lui rapporte des dizaines de milliards de dollars en revenus de publicité.Facebook, qui est peut-être la seule autre entreprise ayant recueilli autant de donnéesque Google, est pourtant loin d’avoir réussi à en faire une telle source de revenus. Pourquoi ?Parce que si Google a constitué une « base de données des intentions », Facebooka involontairement constitué une « base de données des affinités » : un gigantesqueregistre de ce que les gens aiment, et non de ce qu’ils comptent faire.La seconde base de données a autant de potentiel que la première, mais ni Facebook niles spécialistes du marketing n’ont réussi à l’exploiter ou à en mesurer la valeur. La question :qui révélera au grand jour la valeur cachée de cette base de données des affinités, et quellesera l’incidence de cette découverte sur le marketing ?
  • 18. LA FIN DE FACEBOOK ?Nate Silver est très convaincant lorsqu’il explique pourquoi, selon lui, Google estinfiniment mieux placé que Facebook pour jouer un rôle important dans le marketingmix. Pas étonnant que Google touche des millions de dollars de plus que son rivalen revenus publicitaires.Intentions vs affinitésQu’est-ce qu’une intention ? C’est le fait d’être résolu ou déterminé à faire quelquechose. Qu’est-ce qu’une affinité ? C’est le fait d’être attiré spontanément par un produitou une personne.Google construit une base de données des intentions. Comment ? En recueillant desrenseignements sur ce que les gens cherchent AVANT d’acheter, pour ensuite associerces données à des profils d’utilisateur. Il ne reste plus ensuite qu’à leur offrir ce qu’ilscherchent. Simple et efficace.Facebook, pour sa part, construit une base de données des affinités. Le problème, expliqueNate Silver, c’est qu’on exprime ses affinités APRÈS avoir fait un achat, et Facebook peineà prouver que cette action peut servir à vendre des produits.Ce que j’aime de ce point de vue, c’est qu’il remet en question tout ce que les gensde SocialCode affirmaient avant-hier, à savoir qu’ils sont capables de chiffrer la valeurdes actions posées sur les réseaux sociaux. Évidemment, la question mérite d’être creusée,et je devrai vous revenir plus tard à ce sujet ! J’adore SXSW… C’est un affrontement d’idéespermanent auquel prennent part les plus brillants éléments de notre domaine, tous réunispour l’occasion.Dans une demi-heure, autre débat sur le sujet. J’ai vraiment hâte !L’intérêt pour Cossette ?J’espère revenir chez Cossette avec quelques nouvelles idées sur la façon donton pourrait proposer les stratégies numériques les plus pertinentes, en tenant comptedes fonctionnalités actuelles de Facebook et de l’intérêt apparemment supérieur de Googlepour le marketing.
  • 19. 04sxsw JOUR :
  • 20. LE NIRVANA DU GEEK –DES DONNÉES POUR ATTEINDRELE BONHEUR EN ÉQUIPECette autre table ronde recelait quelques trésors dignes d’intérêt. Il était principalementquestion du fait qu’en rehaussant le niveau de bonheur des employés, on obtient unemain-d’œuvre plus productive. Le premier conférencier, Chris Shultz, faisait la promotionde l’application Niko Niko, qui mesure quotidiennement le niveau de bonheur desemployés. Selon lui, ce système d’évaluation permet de mesurer les composantesessentielles du bonheur à partir de cinq critères, qu’il regroupe sous l’acronyme PERMA :- Émotions positives positive emotion- Dévouement engagement- Relations humaines relationships- Signification meaning- Réalisations accomplishmentshttp://blog.nikoniko.co/post/39495265717/the-key-to-happiness-in-2013-track-itLa conférence de Jenn Lim était sans doute la plus intéressante. Cette dernière a relatécomment l’accueil enthousiaste qu’a reçu son livre, Delivering Happiness, lui a permisde démarrer une entreprise qui connaît maintenant beaucoup de succès en fournissantdes « solutions de bonheur » aux organisations.http://www.deliveringhappiness.com/Brian Welle est responsable du bonheur à Google. Ses propos étaient très générauxet évasifs, ce qui veut évidemment dire qu’il cache quelque chose… C’est pour cette raisonque je crois que nous devrions accorder une attention particulière à ce qui se trame chezeux. Son mot d’ouverture allait comme suit :« … tout le monde croit que travailler à Google se résume à jouer au ping-pong et à profiterde repas gastronomiques gratuits. La vérité est beaucoup plus complexe… en partieà cause de ce que nous appelons le Projet Oxygène. »Brian Welle a ensuite parlé de deux approches utilisées par Google pour mesurerla satisfaction des employés : un « évaluateur de bonheur », soit un questionnairede 30 minutes rempli chaque trimestre et dont les résultats sont accessibles à tous dansla compagnie, et un système d’évaluation des gestionnaires, qui est consultable uniquementpar les supérieurs des gestionnaires. J’ai trouvé que ces méthodes n’étaient pas trèstechnos pour Google, alors attention ! Ils sont sur le point de nous surprendre...http://www.nytimes.com/2011/03/13/business/13hire.html?pagewanted=all
  • 21. Swan Dive : Les Acadiens enflamment la scène à Planète Québec ! Le chérubin du salon : Juste avant qu’il joue un riff de Van Halen à la micro-harpe.Swan Dive : La foule était en délire tout juste après cette photo, Maman, elle peut venir à la maison ? Des vélos-taxis conduitscroyez-moi. par des punkettes… oh oui.
  • 22. BRUCE STERLING –MOT DE LA FIN INTERACTIFPrésident Bruce et la fin des « grandes avancées » technologiquesSterling est l’un des auteurs les plus importants du mouvement cyberpunk, un sous-genrede la science-fiction, et l’un de ses principaux promoteurs idéologiques, ce qui lui a valule surnom de « président Bruce ». Il fait aussi partie des premiers organisateurs du TurkeyCity Writer’s Workshop et assiste régulièrement au Sycamore Hill Writer’s Workshop.Il a gagné un prix Hugo pour ses nouvelles Bicycle Repairman et Taklamakan.
  • 23. Mais de quoi il parle, lui ?Quand il a commencé à parler, j’arrivais à peine à le suivre. Pas parce que je ne comprenaispas les mots qui sortaient de sa bouche, mais parce que je ne réussissais pas à saisirparfaitement sa position.D’une part, il est de toute évidence très mal à l’aise devant l’agonie du monde impriméet troublé par le fait que les avancées technologiques sont perçues comme étant« géniales ». D’autre part, sa tendance futuriste lui permet de s’adapter au changementdès qu’il survient et de soulever plusieurs questions concernant la redéfinition de nos rôlesà mesure que nous supprimons activement les « choses désuètes » dans notre société :le télécopieur, le Rolodex, l’ordinateur « personnel », les blogues, les bibliothèques, lesrédacteurs professionnels, les emplois, etc.Plusieurs se plaignent que nous perdons beaucoup en nous propulsant vers l’avenir,et affirment que ce que nous perdons nous a en fait été « volé ». La vérité, bien sûr,est qu’on ne lit plus ; on regarde des vidéos sur YouTube. On n’entretient plus de blogues ;on gazouille. On n’utilise plus d’ordinateurs ; on se sert de l’iPhone. Ce sont des choixauxquels nous adhérons tous, et il clame que nous devrions arrêter de prétendre quenous ne sommes pas consentants.Selon Stirling, nous devrions assumer notre soif vorace de nouveauté et aborderfranchement notre rôle dans la suppression des choses que nous pensons aimer. Nousdevons tous endosser un rôle dans la création de l’avenir et ressentir une joie intensedu fait que le phénix qui renaît des cendres des vieilles technologies, industrieset habitudes est un oiseau de proie.Autrement dit, arrêtons de chialer et apprenons à savourer le goût d’autrefois qui resteen bouche.Pour un échantillon de ses divagations, voir cette vidéo :http://www.youtube.com/watch?v=rPfW9zudELg
  • 24. Un conférencier au loin : n’oubliez pas vos jumellesOkayyyy... : sculpture étrange sur East 5th Non : sans commentaire

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