Gazette De L'ESI - N°3

112,715 views

Published on

Ceci est le troisième numéro de la revue des étudiants de l'ESI née d'un projet du CSE Club Scientifique de l'Ecole. Celui-ci marque le retour du magazine après quelques semaines d'absence.

Published in: Services
0 Comments
2 Likes
Statistics
Notes
  • Be the first to comment

No Downloads
Views
Total views
112,715
On SlideShare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
109,880
Actions
Shares
0
Downloads
21
Comments
0
Likes
2
Embeds 0
No embeds

No notes for slide

Gazette De L'ESI - N°3

  1. 1. La gazette de l’ESI 3eme Édition Actualités Cap sur la découverte P.06 tStart P.08 Microsoft Day P.09 Noureddine MELIKECHI P.23 Privilégier l’information sur la technologie P.25 Sciences L’âge d’or des pirates P.13 Culture
  2. 2. « The only way to do great work is to love the work you do » Steve Jobs
  3. 3. Editorial 3eme édition La Gazette de l’ESI est une aventure unique, elle constitue un projet perpétuel où chaque édition né- cessite le travail de toute une équipe. Une équipe que je tiens à saluer pour sa ténacité et sa persévérance, une équipe qui a tenu malgré le retard et le manque d’effectif à faire sortir cette 3me édition, comme pour dire que la Gazette n’est pas morte, qu’elle n’est pas morte et que tant que ses enfants seront là elle ne mourra pas. Cette troisième édition est aussi l’oc- casion de réitérer l’appel qui n’a jusqu’à présent pas trouvé écho auprès de nos lecteurs mais que nous continuerons à faire retentir car nous savons qu’il y a parmi eux des gens qui eux non plus ne veulent pas la voir mourir et qui ne la veulent que renforcée. Rejoignez-nous ! SMH. 3
  4. 4. Actualités
  5. 5. La technologie est le métronome du monde moderne, en indiquant un tempo propre à son avancée elle rythme l’évolution de divers domaines dont le 7ème art, où l’on constate que les réalisations novatrices uti- lisant la 3D sont celles qui font le plus d’en- trées en salles. Les acteurs tels que : « Djay-Z » le comé- dien polyvalent, « Red-O » l’étoile mon- tante et « Moby Lize » l’incontournable actrice dégarnie du moment, ont compris l’enjeu de cet outil révolutionnaire et ont ainsi tenté de redorer leurs images en dé- crochant le rôle de leur vie dans une pro- duction High-tech. Ils enchainaient les démarchages cinéma- tographiques et autres compagnes publici- taires pour se faire remarquer auprès des faiseurs de miracles que sont les réalisa- teurs. Leurs efforts furent prolifiques, en effet nombreux sont ceux qui ont été mar- qué par leurs prestations, ils se sont même dits férus de leur art qu’ils ont qualifié de communicatif, ces acteurs se sont d’ailleurs fait un nom auprès d’un large public mordu de nouvelles technologies. Leur côte de popularité ayant atteint son paroxysme, ils prirent conscience de leur importance et décidèrent qu’ils avaient les cartes en mains : ils ont ainsi réclamé des cachets affriolants pour prêter leurs images. Leur notoriété le leurs permettait et on ne se plaignait pas de les subvention- ner. Néanmoins, « Moby Lize » savait qu’elle ne serait pas sous le feu des projecteurs éternellement, c’est pourquoi elle a tenu à pérenniser son art en faisant appel à l’avant-gardiste et ingénieuse académie du film qui a construit sa réputation sur des réalisations innovantes et singulières qui ont marqué l’industrie du cinéma, l’actrice a ainsi signé un contrat de 3 ans au cours desquels elle serait l’ambassadrice de cette école tandis que les têtes pensantes met- traient à sa disposition leur génie pour moderniser son jeu et sublimer son art. Les acteurs sont des compétiteurs dans l’âme, ils ne laisseraient guère le champ libre à « Moby Lize » pour profiter d’un tel apport, l’avenir nous dira si ses acolytes sont aussi clairvoyants, en attendant ils peuvent être à l’écoute des futurs exploits de cette actrice. HaBi Entre la 3D et la 3G il n’y qu’un imaginaire Actualités 5
  6. 6. Actualités 6 Les passagers en destina- tion du futur sont priés d’attacher leurs ceintures, un voyage furtif mais au combien enrichissant les attend. Au cours de cette traversé, la société IBM présentera ses prévisions pour l’avenir, de nom- breuses innovations sont au programme. Une escale par la nouvelle cité de re- mise en forme entièrement consacrée aux jeux vidéo est prévue avant une colla- tion mitonnée par des cor- dons bleus de la recherche cognitive. Décollage immi- nent : Nous sommes environ à 5années de la date de dé- collage, et nous pouvons constater par les hublots de l’appareil que le shopping online a fait place au un shopping offline. En effet, les magasins exploitent la réalité augmentée et l’analyse des big data pour offrir à leurs clientèles une expérience singulière, un meilleur produit et une livraison indépendante de l’emplacement actuel de l’acheteur. Par ailleurs, en observant les salles de classes du futur, on re- marque que les enseignants personnalisent leurs pro- grammes éducatifs en identifiant les modes de formation parallèles et en prédisant la performance et les besoins d’instruction. Ainsi, chaque apprenant acquière les informations propres à ses objectifs. Le commandant de bord se dirige désormais vers la médecine, ou précisément vers les traitements qui aident à vaincre le cancer. C’est à l’aide des systèmes cognitifs basés sur le Cloud que les médecins délivrent des soins personnalisés à une échelle et à une vitesse impressionnante. Les or- dinateurs sont utilisés pour comprendre comment une tumeur affecte un patient, et ce jusqu`au niveau de l`ADN. L’heure du repas a sonné, au menu du « brain en- hancement » : un cocktail d’anxiolytiques, d’antidé- presseurs et autres stimu- lants cognitifs. Pour les passagers de la première classe, c’est la stimulation cérébrale transcrânienne qui est à la carte, vous pou- vez choisir l’application d’un champ magnétique ou électrique sur votre crane, aillez juste la bienveil- lance de signer le contrat qui nous délègue de toute indigestion cérébrale for- tuite. Ces mets d’exceptions visent à améliorer les per- formances intellectuelles et l’état émotionnel. A court terme, la mémoire est amé- Cap sur la découverte :
  7. 7. 7 liorée ainsi que d’autres capacités telles que le temps de réaction, l’apprentissage ou en- core les capacités visuo-spatiales. Voilà que nous faisons escales par la fa- meuse cité de jouvence, ici les jeux vidéo sont au centre de tous les programmes de remise en forme : les patients souffrants du syndrome d’Asperger peuvent jouer à « Je stimule » pour apprendre à reconnaitre des émotions et des gestes émotionnels sur les visages des personnages, puis à les discer- ner dans des scènes d’interactions sociales virtuelles, tirées de la vie quotidienne. Les personnes atteintes de Mucoviscidose ont recours à « Mucoplay » pour améliorer leurs hygiènes de vie en développant un certain savoir-faire comme préparer, net- toyer et stériliser un aérosol. Enfin les vic- times d’AVC utilisent « Voracy Fish » pour une rééducation ludique et motivante des membres supérieurs. L’avion est remise à pied et la traversé des prévisions d’IBM reprend son cours : c’est d’un air des plus ébahis que l’on constate qu’une nouvelle espèce cybernétique a vu le jour. Les mots de passe, antivirus ou autres pare-feu ont laissé place à des « gardiens numériques » formés pour protéger la vie privée et les différents produits qui leurs sont confiés. Les systèmes de sécurité in- formatique traiteront les données contex- tuelles, situationnelles et historiques pour vérifier l`identité d’une personne sur diffé- rents appareils. L’épopée touche presque à sa fin, une béné- diction pour certains passagers, en effet le personnel de bord n’a cessé de dénombrer les renards qui se baladaient dans l’avion. C’est par une ville intelligente qui répond aux besoins de ses habitants que nous clô- turons notre aventure, à l’aide d’ordinateurs qui déterminent les déplacements et les préférences des citoyens dotés d’appareils mobiles ou connectés à des réseaux sociaux, des infrastructures répondants aux attentes des utilisateurs fleurissent de manière opti- male. Madame, Monsieur, nous abordons notre descente vers le présent, Nous vous invitons à regagner la réalité. Nous espérons que ce vol vous a été agréable. Nous vous remer- cions d’avoir choisi notre compagnie et es- pérons vous revoir prochainement sur nos lignes. HaBi
  8. 8. 8 Félicitations à EcoGame, porteur de l’un des projets gagnants de tStart l’édition 2013 ! Les 5 projets sélectionnés par le comité d’experts bénéficieront d’un accom- pagnement technologique et financier de l’ANDPME et de Ooredoo, au travers d’un mentorat ainsi que d’une incubation phy- sique et virtuelle jusqu’à l’atteinte de leur stade de viabilité économique.» Al’occasiondecette bonne nouvelle on tient à féliciter tous les membres d’Ecogame: BELGAID Mohamed Chakib: le manager, ZIANE KHODJA Soumia: responsable de communication, BENDIMERAD Ahmed Anes: responsable des finances et REMIL Zakaria: responsable du développement, pour les étudiants en 1CS à l’ESI. BETTA Mohamed Islam: responsable juridique et étudiant en 2CPI à l’ESI, BADACHE Mo- hamed: designer et DJEDJIG Chakib: dé- veloppeur, des étudiants en 3ème année à l’U.S.T.H.B. Leur travail et leur implication ont été ré- compensé et ils méritent amplement cette réussite, encore bravo et bonne continua- tion. Rappelons que leur projet consiste en la création d’une entreprise d’advergames, des jeux-vidéos publicitaires, cherchant à promouvoir un produit ou une entreprise. Parmi les advergames proposés par Ecoga- me, des jeux nécessitant des «jetons», donc pour pouvoir jouer il faut disposer déjà des jetons qu’on gagne en consommant le pro- duit à promouvoir. Si vous voulez en savoir plus sur leur pro- jet, n’hésitez pas à aller sur leur page face- book: Ecogame. TAI
  9. 9. 9 Le Microsoft Day présent dans toutes les universités Comme vous avez dû en entendre parler, Le Microsoft Day fait sa tournée dans différents pôles uni- versitaires de l’Algérie : USTHB, ESI, Université d’Oran, Université de Tlemcen, Sidi Bel Abès, Blida, Annaba et IGEE. Au programme: présentation du système d’exploitation Windows 8.1, du programme Microsoft Student Partner –MSP (ndlr) –, de la compétition Smart Mobility Challenge –SMC– et bien évidemment de la plus prestigieuse des compétitions estudiantines au monde j’ai nommé : Microsoft Imagine Cup ! Qu’est-ce que le programme MSP ? Ce programme éducatif initié par Microsoft en 2001, vise à mettre en place une présence digitale dans chaque pôle du monde, à initier les étudiants et leur offrir des formations sur les technologies Micro- soft, ainsi que sponsoriser certains d’entre eux dits motivés à repré- senter la firme. A l’origine le programme s’étendait sur 15 pays pour aujourd’hui en regrouper plus d’une cinquantaine y compris l’Algérie depuis le début de l’année 2007. Les DZ-MSPs sont des étudiants passionnés des nouvelles technologies Microsoft, qui vivent pour coder, aiment les médias sociaux et qui sont vraiment impliqués dans leur campus afin d’accroître vos connaissances sur les technologies Microsoft, répondre à vos questions de dé- veloppeurs .NET, accueillir les événements TIC dans votre université et mener des discussions sur les technologies.
  10. 10. 10 Les Devcamps, une occasion pour apprendre le .NET : Entre la programmation, construction d’applications windows8 ou windows phone, il existe ce goût que tous les programmeurs geeks adorent : la compétitivité, le challenge de construire une application en moins de 48H dans une ambiance festive de folie avec des cama- rades qui partagent les mêmes envies, la même passion et perspec- tives. Les Devcamps organisés par Microsoft Algérie sont des camps de dé- veloppement .NET qui réunissent la communauté des développeurs pour passer un weekend entier à coder. Fini les tutoriels ennuyeux et souvent trop longs, tout ce dont vous avez besoin c’est de votre pc (équipé de Visual Studio bien sûr) et une idée d’application. Les devcamps sont des échappa- toires, un monde où tous les peuples sont des geeks. Entre partage de connaissances, d’astuces et le travail collaboratif, les présents peuvent s’adonner aux jeux vidéo pour se détendre. La musique, les mangas et idées diaboliques pour ennuyer et taquiner ceux qui dorment au lieu de coder, sont aussi au rendez-vous. Comment participer aux Devcamps ? Tous d’abord restez branchés avec nous sur nos pages facebook dédiées à ça : DevCamp Alge- ria, Communauté des développeurs Windows algériens et Algerian Microsoft Student Partner. A chaque devcamp, des étudiants de différentes universités peuvent s’inscrire et réserver leur place…Mais notez bien, les places sont limitées et le premier venu sera le premier servi. Seule- ment une vingtaine d’étudiants peuvent être invités aux locaux de Microsoft à Algeria, au Bu- siness Center d’Alger pour y passer deux journées entières à découvrir Windows 8, apprendre à développer et pourquoi pas parvenir à créer une application 100% Algérienne et l’uploader dans le Windows store. Omani Manel
  11. 11. Culture Humain Le monde court à sa perte et va mal La guerre a rendu l’homme un féroce animal Hypnotisé par le pouvoir et l’argent, prêt à tout Même tuer ses frères de sang comme dernier atout Il n’existe nullement de terre sans guerre Ils deviennent des vipères pour qu’ils prospèrent Les médias parlent des terroristes islamistes et leur tyrannie Mais font les sourds-muets face aux massacres des musulmans en Birmanie Là-bas, des milliers de corps musulmans sont brulés C’est affreux mais personne n’a le courage d’en parler Une course vers l’armement, oui une course vers notre tombe La haine a repeint le globe en noir, ne ressemble-t-il pas à une bombe ? La cupidité humaine a plongé le monde dans l’obscurité Que c’est difficile de trouver un petit abri de sécurité Certains baignent dans l’or et vivent la vie de rêve D’autres, de famine mangent les miettes du sol et crèvent La gloire des pays qui prétendent les droits de l’homme et les proclament A été construite à partir des cadavres d’innocents et de millions d’âmes Ce qui nous rend des humains c’est notre pitié et nos remords Il est impossible de rester froid face à tous ces morts Sans ces sentiments, ça reflète qu’on est simplement des bêtes Qui habitent dans un monde où la loi du plus fort règne sur la planète Un jour, un enfant africain souffrait de famine, c’était une torture Et derrière lui un vautour attend que l’enfant crève pour prendre sa nourriture Par hasard, un journaliste l’a aperçu et l’a photographié Il a reçu un trophée pour sa photo mais ça le terrifiait L’atrocité que le journaliste a vue était pour lui un très lourd poids On l’a retrouvé suicidé après seulement trois mois Je remercie Dieu pour chaque nuit où je dors en paix J’ai une demeure, de quoi m’habiller et mon souper Je peux sortir, travailler et me promener sans rien à craindre J’ai des jambes pour marcher et des yeux pour voir, pourquoi se plaindre ? Cidd 11
  12. 12. Culture 12
  13. 13. L’âge d’or des pirates : PREMIERE PARTIE : PIRATES HISTORIQUES CAPITAINE KID (1645 – 1701) : William Kid était un pirate écossais, né vers 1645 et mort pendu le 23 mai 1701 à Londres. Au début, Kid était un marchand qui s’était basé à New York. Kid signe par la suite un contrat de corsaire avec l’Angleterre qui lui indiquait d’attaquer les navires et pirates français. Mais Kid avec son équipage de 70 hommes sur l’Adventure Galley rencontra un problème de financement. Soumis à une grande pression par son équipage, il décida d’attaquer tout navire qui n’est pas Anglais. Petit à petit, Kid acquis l’âme des pirates, mais certain historiens modernes nient que William Kid était un pirate et que c’est une réputation qu’on lui a attribué par erreur, car Kid avait en fait attaqué par erreur le Quedah Merchant, un navire anglais. Il a été capturé par la suite et pendu pour piraterie en Angleterre, pas pour avoir attaqué le Quedah Merchant, mais pour avoir tué un certain William Moore dans une bagarre qui s’est déclenchée à bord de son navire corsaire. Kid est connu pour la légende de son trésor enterré, les gens sont allé à sa recherche de partout dans le monde, au Long Island, Nouvelle-Ecosse, Vietnam et Takarajima qui est une ile japonaise, son nom se traduit littéralement par « L’ile au trésor ». EDWARD TEACH (1680 – 1718): Plus connu sous le nom de Barbe Noire, c’était un pirate anglais qui faisait la terreur des Antilles. Il est né à Britol en 1680 et est mort le 22 Novembre 1718 sur l’ile d’Okracoke. Barbe Noire a travaillé au début avec le corsaire Benjamin Hornigold avec qui il a fait une petite fortune entre 1716 et 1717, car en 1717, Hornigold avait décidé de prendre sa retraite de pirate. Barbe Noire commence alors à agir seul avec son équipage. Il s’empara d’un navire français, qu’il rebaptisa Queen Ane’s Revenge et qui l’équipa de 40 canons. Ce navire avait la réputation d’être parmi les navires les plus rapides. Son surnom lui vient évidemment de son épaisse barbe noire, il était connu aussi par son aspect effroyable. En combat, il portait des mèches de canons sous son chapeau et sur sa barbe pour faire peur aux ennemis. Mais en réalité, Barbe Noire était moins violent que l’on pensait, il commandait ses vaisseaux avec la permission de son équipage, de plus, personne n’a entendu parler de Barbe Noire mal traitant ses prisonniers. Néanmoins, sa mort était l’une des plus spectaculaires, on dit qu’on lui a tiré dessus 5 fois et qu’il a reçu 20 coupures d’épées avant qu’un coup fatal à la nuque ne le tue. 13
  14. 14. BENJAMIN HORNIGOLD ( ? – 1719): C’était un pirate anglais actif entre 1713 et 1718. En 1717, il avait un voilier à 30 canons nommé le Ranger.Sonsecondétaitnulautrequ’EdwardTeach (Barbe Noire). Avec lui, il saisit plusieurs vaisseaux marchands et fit fortune. Il est aussi connu pour avoir attaqué un vaisseau marchand aux environs des côtes de Honduras, mais, un des passagers du vaisseau capturé a raconté : ‘’Ils ne nous ont fait aucun mal, ils ont juste volé nos chapeaux, car ils nous ont dit qu’ils ont trop bu la nuit dernière et qu’ils ont jeté leurs chapeaux par-dessus bord ‘’. Apres avoir perdu son statut de capitaine pour avoir refusé d’attaquer des vaisseaux anglais, Hornigold obtient le pardon royal, puis peu de temps après, il est devenu un chasseur de pirates pour le nouveau gouverneur de Bahamas Woodes Rogers. Il est mort en 1719 dans le naufrage de son navire causé par un violent orage. BARTHOLOMEW ROBERTS (1682 – 1722): Dit Le Baronnet Noir, son vrai nom était John Roberts, est l’un des pirates les plus célèbres mais surtout c’est l’un des pirates les plus couronnés de succès. En effet, le baronnet noir a capturé, durant sa carrière de pirate, 470 vaisseaux. Sa carrière de pirate a commencé lorsqu’il était second du navire Princess qui a été capturé par le pirate Howel Davis. Il est resté emprisonné pendant presque 6 semaines, puis, après que le capitaine Howel soit mort dans une bataille avec le gouverneur de l’ile de principe, il est élu capitaine du bateau pirate Royal Rover par son équipage. A cette occasion, il dit : ‘’ Comme j’ai déjà plongé mes mains dans de l’eau boueuse et doit être un pirate, il vaut mieux être commandant d’un navire que d’être un homme commun ‘’. Apres sa mort dans une bataille avec l’Hirondelle (bâtiment de guerre britannique), Il a été enterré sous l’eau par son équipage comme il l’a souhaité, le lieu reste inconnu jusqu’à nos jours. HENRY EVERY (1659 – 1696) : Henry Every était l’un des pirates les plus victorieux en termes de butin. On le surnommé le roi des pirates. Avec un petit équipage et un sloop, il attaque un convoi de 25 navires contenant 600 000 livre de médailles et bijoux. On dit qu’il a navigué vers Madagascar en volant tout le butin à son équipage, mais la fin diffère, certains disent qu’il a vécu comme un roi et d’autres prétendent qu’il a perdu toute cette somme en jouant. 14
  15. 15. Culture FRANÇOIS L’OLONNAIS (1630 – 1669): C’était l’un des pirates les plus cruels et les plus sanguinaires, toutes époques confondues. L’Olonnais commença sa carrière de piraterie en devenant flibustier, il fait preuve de force et de courage et il est élu capitaine après que le capitaine meurt au combat. En 1667, il fait naufrage non loin de Campeche aux Mexique. La majorité de son équipage ont été détruit par les espagnols. L’Olonnais échappa à la mort en se recouvrant de sang et de sable et on faisant le mort jusqu’à ce que les espagnols soient tous partis. Il s’est ensuite déguisé comme espa- gnol, puis, il a fait route vers la ville où on célébrait sa mort et a convain- cus des esclaves pour l’aider à s’échapper. Sa cruauté est résumée dans les propos qui suivent : ‘’ II avait pour habitude de tailler en pièces et d›arracher la langue aux personnes qui n›avouaient rien sous la torture. S›il l›avait pu, il aurait aimé procéder de même avec tous les Espagnols. Souvent, il arrivait que quelques-uns de ces malheureux prisonniers, sous la torture, promettent de montrer l›endroit où se cachaient leurs compatriotes avec leurs ri- chesses. Ensuite, s›ils ne retrouvaient pas cet endroit, ils mouraient d›une mort plus cruelle que leurs camarades ‘’ ‘’ Il arrachait la langue de ses prisonniers, et les découpait en morceaux à coups de sabre. Les Espagnols auraient préféré rencontrer le diable sous n›importe quelle forme plutôt que de se trouver en présence de l›Olonnais. Le seul bruit de son nom dépeuplait les villages, et l›on affirmait que les souris se sau- vaient dans la jungle à son approche.[...] Un jour où il avait particulièrement soif de sang, il ordonna de disposer sur un rang quatre-vingt-sept prisonniers, pieds et poings liés. Puis il se promena le long de la file, tenant un pierre à aiguiser d›une main, et un long sabre de l›autre, et coupa quatre-vingt-sept têtes. Mais l›Olonnais ne se contenta pas de tuer des Espagnols. Il s›en fut dans le doux pays de Yucatán où les gens vivaient dans des citées en ruine, où les vierges marchaient couronnées de fleurs. C’était un peuple paisible qui s›éteignait de façon inexplicable. Quand l›Olonnais se retira, les villes nétaient plus que des amas de pierres et de cendres, et les couronnes avaient disparu à jamais ’’ Exquemelin affirme même dans son livre que l›Olonnois ouvrit un jour la poitrine d›un Espagnol d›un coup de sabre et lui arracha le cœur encore palpitant. Son navire s’échoue et L’Olonnais doit se défendre contre les indiens et les espagnols pendant 6 mois jusqu’à ce qu’il soit capturé par des indiens libres (Indios bravos) qui étaient des canibales. Le récit d›Ex- quemelin se termine par ces mots : ‘’ Ils le hachèrent par quartiers, le firent rôtir et le mangèrent. ‘’ MADAME CHENG (1784 – 1844) : ’une des femmes pirates les plus célèbres. Elle commence sa vie de pirates en se mariant à Cheng I, un pirate de renommé, qui commande 400 navires et 70000 pirates. Grace à ces talents de manipulatrice, Madame Cheng réussi à prendre la tête de la flotte de son marie. Elle est connue pour avoir créé un code pirate pour sa flotte, parmi les articles du code, on trouve : ‘’ Désobéir au capitaine ou à n’importe quel supérieur veux dire une décapitation directe ‘’ ‘’ Personne ne doit voler de l’argent publique ou de n’importe quelle source qui soutient les pirates ‘’ ‘’ Toute trouvaille doit être présentée pour inspection. Le viseur du butin se doit le %20 de ce qu’il a trouvé. Le reste sera partagé. ‘’ ‘’ Les navires faibles ont une priorité sur le butin pour pouvoir se renforcer ‘’ Elle n’a jamais été battue. Elle meurt de façon normale à l’âge de 69 ans. 15
  16. 16. CALICO JACK (1682 – 1720): Son vrai nom était Jack Rackham, son surnom lui vient de ses vêtements très colorés faites de calicot. Il est aussi connu parce qu’il comptait parmi son équipage les deux femmes les plus célèbres de l’âge d’or des pirates, Mary Read et Anne Bonny. Calico a fait ses début de dans la marine en tant que maitre de timonerie dans un navire anglais appelé le Neptune, sous le commandement du capitaine Vane. Un jour, le capitaine Vane refusa d’attaquer un navire français, son équipage a fait rage et a décidé de se mutiner, puis ils ont choisi Rackham comme chef. Calico décide alors d’attaquer le navire et il gagna la bataille. Les richesses trouvées dans le navire capturé ont déclenché l’âme de la piraterie dans Calico, alors il convainc son équipage à tourner vers la piraterie. Rackham est l’auteur du célèbre pavillon noir composé d’une tête de mort et de deux épées (On Véra en détaille le pavillon noire dans la prochaine partie de cette série). Rackham accepta par la suite une offre de pardon royale et s’installe aux Bahamas, où il rencontra Anne Bonny, une femme mariée, avec qui il tombe amoureux. Le mari d’Anne a découvert cette relation entre sa femme et Rackham et a prévenu par la suite le gouverneur Woodes Rogers, qui condamne Anne à être fouettée et de rester chez son mari. Rackham et Anne s’enfuient. Ensembles, ils réunissent un équipage et volent un sloop. Craignant que l’équipage ne voudrait pas d’une femme à bord du navire, Anne se deguisa en homme et se fit appelée Adam Bonny. Elle marque son statut de pirate par son courage et sa férocité. Après plusieurs victoires, Rackham et son équipage sont capturé par le capitaine Barnet, qui travaille pour le gouverneur de la Jamaïque. Anne et Mary évitent la pendaison en déclarant qu’elles étaient enceintes. Quant à Calico Jack, il sera pendu le 17 novembre 1720. en homme et se fit appelée Adam Bonny. Elle marque son statut de pirate par son courage et sa férocité. Après plusieurs victoires, Rackham et son équipage sont capturé par le capitaine Barnet, qui travaille pour le gouverneur de la Jamaïque. Anne et Mary évitent la pendaison en déclarant qu’elles étaient enceintes. Quant à Calico Jack, il sera pendu le 17 novembre 1720. BEKHTI Youcef Abderrahmane 16
  17. 17. Culture Des fois tu as le moral si bas que tu veux renoncer Tellement bas que tu ne sais pas où et comment avancer Tu dois chercher profondément cette force en toi La faire surgir comme si t’allait exploser le toit Il te faut cette étincelle pour ne pas abandonner Et la motivation qui t’encourage à tout donner Dans ton chemin, tu vois de plus en plus de haineux A l’apparence sympathique et au cœur noir vénéneux Quand il y a des jaloux qui veulent mettre sur ton rêve une croix Sois rassuré car tu es sur le chemin droit du roi Ils seront réjouis quand ils apprendront ton échec Il est grand temps que tu t’envoles, que tu leur cloues le bec Ton âme est torturée, piétinée mais c’est destiné Tout ce qui est nouvelle tentative tu t’es obstiné Le stresse te suffoque, t’asphyxie sans arrêt et tu es plus taré Car la vie t’a joué un mauvais tour et tu n’as rien préparé Que choisir, soit te lamenter et te plaindre et t’assoir sur une chaise Soit te relever, défier ce malaise et passer cette falaise ? Tu as des bleues et des blessures mais tu es toujours debout Ça veut dire que tu dois survivre et continuer jusqu’au bout On n’est pas dans un jeu vidéo, il n’y a pas de seconde chance Dès que tu vois une opportunité, soit tu fonces soit tu t’enfonces Parler ne fait pas cuire le riz, les fausses promesses aussi Et comme on dit, petit à petit l’oiseau fait son nid Regardes-toi dans un miroir, tu dois de nouveau te reprendre Déploies tes ailes tel le phœnix et renais de tes cendres T’a dormi pendant trop longtemps, sors de ton cercueil Et combat la vie peu importe comment elle t’accueille Plus le combat est dur, meilleure est la victoire Plus élevés sont les murs, plus proche est le trône Tes Cendres Cidd 17
  18. 18. Medecine “DR. HOUSE” RESOUT UN CASSE-TETE DANS LA VIE REELLE ! Tout le monde (ou du moins les fans…) sait que Dr. House était bon à résoudre les mystères médicaux. Mais jamais on aurait pensé qu’il en était capable dans la vie réelle ! Un médecin allemand a rapporté, le 7 février dernier, qu’il a pu résoudre un cas médical grâce à un épisode de la série ‘’Dr. House’’. Le patient, âgé de 55 ans, avait comme symptômes : une insuffisance cardiaque inexplicable, une fièvre d’origine inconnue, une déficience visuelle et auditive et une mystérieuse inflammation de l’œsophage. Par chance, ses docteurs n’étaient pas seulement des fans de Dr. House, mais ils avaient aussi utilisé un épisode de la série (Episode 11 de la saison 7) pour un but éducatif visant leurs étudiants. Dans l’épisode, il s’est avéré que le patient souffrait d’un empoisonnement au cobalt dû à une prothèse en métal placé à sa hanche. ‘’…et c’était probablement le cas du patient’’, reporte le docteur allemand. En novembre 2010, le patient avait vu l’une de ses prothèses de hanche remplacé par un modèle en métal, six mois avant que les symptômes ne surviennent. Une radiographie a permis de déceler des débris de métal dans la hanche. Des examens de sang et d’urine ont confirmés une intoxication au cobalt et au chrome, deux substances utilisées dans la prothèse. Bien sûr, la vie réelle ce n’est pas la télé. Le patient s’est stabilisé et se rétablie doucement après avoir eu une nouvelle prothèse en céramique, mais il n’a pas repris beaucoup de ses capacités auditives ou visuelles. Le docteur a enfin dit : «C›était une chance pour moi d›être au courant de cela grâce à ‹Dr House›. Tout ceci démontre qu›un divertissement bien réalisé n›est pas seulement capable de divertir et éduquer, mais aussi de sauver des vies.» BEKHTI Youcef Abderrahmane 18
  19. 19. Chère grande école, Je t’écris aujourd’hui pour mettre un terme à cette hostili- té qui caractérise notre relation et pour relever ce qui me semble être les causes réelles de cette triste situation. On ne cesse de me répéter que si les choses vont mal entre nous, ce ne peut être que de ma faute ; pourtant n’est-ce pas toi qui m’épuise et me tourne le dos à chacune de mes plaintes ? Non très chère, tout comme moi tu commets des erreurs dont je m’en vais citer quelques-unes : Trouves-tu normal de m’obliger à assister à chacun de tes cours juste par crainte d’une d’interrogation sans même te soucier du fait que j’y comprenne quelque chose ? Tu me l’as fait plus d’une fois, ne t’en souviens-tu pas ? Il est toujours plus simple de garder en mémoire mes rares ab- sences n’est-ce pas ? Je t’ai pourtant toujours laissée une chance de te rattraper en td mais cela n’y fait rien, c’est toujours avec la même indifférence que tu me sors ton fameux : «Il est stricte- ment interdit de refaire le cours en td» mais je t’en prie, explique-moi comment tu veux que je te suive si je pars du mauvais pied ? Tant que la base n’est pas claire, rien ne saurait l’être. Je m’accroche néanmoins mais tout ce à quoi j’ai droit c’est une solution brouillonne sans explications quand toutefois tu me fais l’honneur de me l’offrir, car cela fait longtemps que je n’ai pas compté les solutions que tu te refuses à me donner. Ton excuse, toujours la même, « je n’ai pas préparé mes exercices ». Je t’en prie dis-moi com- ment préparer un exercice, quand je ne maîtrise même pas les notions essentielles ? Pourquoi vois-tu toujours cela comme un manque de sérieux de ma part et jamais comme une incapacité à le faire ? Mais surtout pourquoi ne te sens-tu jamais coupable des difficultés que je trouve pour te satisfaire ?! Et comme si rien de tout cela n’était suffisant, tu me bom- bardes avec tes examens pour soit disant m’évaluer alors qu’entre nous, qui de nous deux mérite le plus d’être évalué ? Après tout, mon savoir n’est-il pas le fruit de ton en- seignement ? Mes échecs et mes succès ne sont-ils pas les tiens avant d’être les miens ? Pourquoi te félicites-tu de ma réussite, en ne blâmant que moi lorsque j’échoue ? N’est-ce pas ta responsabilité aussi ? Tu me dis aussi que ce sont des contrôles continues, digne de toi rien que pour m’aider à avancer, à me donner des coups de pouce, mais quand tu vois qu’ils me paralysent plus qu’ils ne m’aident, pourquoi me laisses-tu sur le bord de la route et continues-tu à avancer de plus en plus vite ? Si ce que tu voulais vraiment c’était m’aider, alors pourquoi est-ce que tu ne reviens jamais me chercher, me prendre par la main et m’aider à marcher à tes cotés ? Soit, lorsque rien de tout cela n’y fait, je tente ma dernière chance, je joue ma dernière carte : tes tps. Et comme si tu devinais mes plans, tu t’arranges pour les déjouer. Quand je te promets de t’en faire de parfaits, tu m’en donnes 4 à la fois comme pour me défier, et comble du comble, au lieu de me juger sur ce que tu m’a appris, tu t’amuses à creuser dans le fin fond de ce que je ne suis même pas sensée savoir et te fâche si je m’embrouille. Tu redoubles d’ingéniosité, vraiment tous les moyens sont bons pour me noyer. On continue à me dire que c’est moi qui suis indigne de toi, vraiment je n’y comprends plus rien. Qu’ai je fais pour mériter tant de haine ? Ne va pas me dire que ce n’est pas de la haine, tu me fais plus de mal que de bien, jamais tu n’aurais agi ainsi si tu avais un minimum de sympathie pour moi. Tu nuis à ma santé, assassines mes rêves, après tous mes projets avortés, tout ce que j’ai dû sacrifier pour toi, tu restes de marbre comme si rien ne te touchait, rien ne pou- vait s’élever jusqu’à toi, tu veux me priver de ma vie sociale, tu me répètes qu’il faut que je t’accorde plus de temps, tou- jours plus, que je sois dévouée à toi rien qu’à toi. Je suis désolée mais je ne te laisserai jamais m’empoisonner de la sorte. Je ne suis qu’un petit écolier qui fait de grands efforts pour être à ta hauteur de grande école, sans aucune petite com- passion ; malgré mes petites notes, je garde de grands es- poirs mais tu as tort de croire que c’est avec ta grande sévé- rité que j’atteindrai des sommets. Écoute moi et prends moi au sérieux car je ne sais pas si je tiendrai très longtemps. Toi et tes grands airs qui m’ont depuis si longtemps char- mée, commencez à me peser lourd, je ne te le dis pas pour te blesser mais pour t’expliquer combien ton dédain et ta condescendance me font mal, ne peut-on pas trouver un terrain d’entente?! T’arrive-t-il de te remettre en question ou te crois-tu réel- lement irréprochable ? Crois-tu sincèrement que tu fais de ton mieux ou te bornes-tu à croire que tu ne peux avoir tort ? Quand tout démontre que tu abuse, regrettes-tu un peu tes mauvaises décisions ? Ou te dis-tu que c’est le prix à payer pour nous : pauvres misérables ? Je ne sais ce qui se passe en toi mais j’espère avoir pu tou- cher ton cœur ; quoi qu’il arrive chère grande école sou- viens toi d’une chose, si tu n’existais pas, j’aurais trouvé mon bonheur ailleurs. Mais si je n’existais pas, jamais tu n’aurais existé ! Penses-y. Alice 19 Lettre ouverte
  20. 20. L’ESI : de l’hésitation à l’adaptation Le cursus de formation au sein de l’ESI évolue durant 5 ans pendant lesquels les étudiants subissent diffé- rents changements auxquels ils doivent s’adapter. Le passage de la phase préparatoire au cycle supérieur présente une étape très importante du cursus. Arrivé à l’ESI, les étudiants 1CPI découvrent un nouveau monde, plus au moins, non comme attendu. Ce qui crée des craintes dans leurs esprits arrivé même à perdre confiance en eux-mêmes. Mais avec le temps, ces craintes commencent à s’affaiblir et on s’habitue au mode de vie au sein de l’ESI et on s’adapte aux conditions de travail. Chose qui n’est pas réservée aux adhérents de l’ESI seulement. En effet, c’est le cas de tous les étu- diants joignant tout établissement d’enseignement supérieur (Universités ou Ecoles). Pour témoigner de cela, nous avons procédé au recensement des avis des étudiants de l’ESI ayant passé la phase préparatoire et d’autres sur le point d’achever leurs cursus ( i.e ayant survécu aux 5 ans :p ). Mais tout d’abord, nous avons laissé les 1CPI décrire leurs premières appréciations et éventuellement expri- mer leurs craintes et peurs. Dans ce cadre, nous avons pris l’écho et voilà vos propres propos issus directement « Du Cœur de l’ESI» : En premier lieu, nous avons interrogé un échantillon d’étudiants de 1CPI et voici leurs avis : Les 1CPI affirment tous qu’ils ont passé une période de déstabilisation où la crainte et la confusion ont pris place dans leurs esprits. En effet, « à un certain moment j’ai senti que l’ESI n’est pas faite pour moi ou à vrai dire je ne suis pas fait pour l’ESI » se disait la majorité des étudiants. « Un monde totalement différent de ce que nous avions l’habitude de voir. Pendant le cours je me sens « out » et que tous les autres sont branchés sauf moi ! Comment pourrai-je suivre alors que je n’ai pas eu l’habitude d’étudier dans une autre langue ? C’est vrai que nous avions toujours pris des cours et des leçons de cette langue mais quand même nous n’étions pas obligés à faire tous nos cours en Français » réclament quelques uns. « Mon destin est méconnu et mes objectifs ne sont plus les mêmes ! Avant je cherchais toujours à avoir les meilleures notes et souvent même les complètes ( hadik bakri :p) et à présent je ne rêve que de la moyenne et des fois même de limiter les dégâts notamment échapper à la note éliminatoire ! » « Depuis que je suis ici je me sens sous pression et je fait des crises de dépression. Je me sens débordé je n’ai plus le temps de faire quoi que se soit : ni sport ni famille plus de changement d’air. On se prive de tout autre chose ! Il n’y a que les cours à revoir, les séries à préparer et les TPs à réaliser. Et on ne voit même pas les résul- tats de notre travail puisque au jour d’aujourd’hui nous n’avons pas encore consulté nos notes et résultats sauf quelques travaux parmi le tas de choses qu’on ait faites » disent la majorité avec une importante inquiétude. D’autre part, nous avons donné la parole aux étudiants 1CS, histoire de voir à quel point ils ont pu s’adapter après les deux années préparatoires, et voici leurs propos : Les 1CS de leurs part tiennent à soulager les 1CPI en leurs affirmant que tout le monde était passé par l’étape de bouleversement qu’ils sont entrains de vivre. Donc ils les conseillent plutôt de prendre les choses plus aisément et ne pas en faire une histoire mais plutôt s’y faire avec les nouvelles conditions de vie et de travail. Sans autant se priver de leurs temps de récupération car avec la charge qu’ils subissent et la pression qu’ils se mettent, ils risquent de faire des surmenages physiques et psychiques. Travailler doucement mais réguliè- rement pour ne pas prendre du recul par rapport aux autres. Une autre chose très importante il ne faut pas perdre l’espoir parce qu’il se peut que l’effort n’aboutisse pas à des résultats réjouissants au départ mais une chose est sure on récoltera ultérieurement ce que nous semons.
  21. 21. En général, il faut se détendre de la pression et travailler efficacement et surtout s’intégrer dans le nou- veau monde et tout vient après (les bons résultats). Enfin, nous avons cédé la parole aux étudiants qui sont sur le point de terminer leurs études (3CS), pour parler de leurs expériences et voici leur témoignage : Le principal facteur de réussite au sein de l’école c’est tout d’abord d’aimer ce domaine. En outre avoir la volonté de continuer jusqu’au bout pour pouvoir surmonter les difficultés qu’on affronte dans son parcours. Or la clef de réussite c’est la patience, le courage et l’audace de continuer ainsi que l’envie de prendre sa place dans l’école soutenu par un travail « rationnel » Et pour tout ce qui est mésaventure et contretemps constituera des souvenirs et des anecdotes à raconter et ça donne du charme et du plaisir de savourer son exploit de réussite. Nous sentons déjà l’importance de nos efforts, donc tenez vous bien et surtout prenez du plaisir à tra- vailler et enfin nous vous souhaitons beaucoup de courage et de réussite dans votre parcours. 21 DuCoeurdel’ESI
  22. 22. Sciences
  23. 23. NOUREDDINE MELIKECHI Hommes de la science Noureddine Melikechi est né en 1958 à Thenia, où il a passé son enfance. Il a fait ses études supérieures en physique à l’Univer- sité des Sciences et des Technologies Houari Bou- mediene (USTHB), où il a failli abandonner ses études en deuxième an- née, mais sa famille lui a redonné du courage et il a fini ses études. Il a par la suite continué ses études en Angleterre à l’université de Sussex, où il a obtenu un diplôme de Phd. De retour au pays, il a fait son service militaire à Djelfa, puis il a eu le titre d’un enseignant chercheur à l’USTHB, jusqu’à ce qu’il décide de quitter le pays pour les Etats-Unis afin de satisfaire son désir pour connaitre davantage et vivre de nouvelles sensations. Aux Etats-Unis, Melikechi a connu un grand soutient qui va le pousser à devenir ce qu’il est maintenant. Il s’est installé à Delaware (Entre New-York et Washington) où il a travaillé à l’université de Delaware en tant que pro- fesseur de physique, doyen de la faculté des Mathéma- tiques, de Science Naturelle et de Technologie et il est le fondateur du Centre des Sciences d’Optiques pour les Recherches Appliqués (the Optical Science Center for Applied Research) toujours à l’université de Delaware. Melikechi est le prestataire de plusieurs prix, parmi eux on trouve le prix SMART (2005) et le prix de l’associa- tion des Biosciences de l’université de Delaware. Il est membre du conseil gouvernemental des STEM (Science, Technology, Engineering, Mathematics) et aussi membre de la National Alliance of NASA’s University Research Centers. Noureddine Melikechi est maintenant un membre de la Mars Science Laboratory Team (l’équipe du laboratoire de science de la planète Mars), la plus grande explora- tion spatiale de la planète par la NASA de nos jours, on l’appelle aussi la Mission Curiosity. Mais ça ne s’arrête pas là, Pr.Melikechi travaille aussi sur la détection de bio marqueurs pour la détection du cancer (nouvelle tech- nique préventive du cancer). Le plus étonnant, c’est qu’il combine ses résultats d’études sur la planète Mars avec ceux des études sur le cancer, car il a remarqué de forte similarité entre les deux échantillons de données collec- tés. Cela l’a conduit à un grand avancement dans la pré- vention du cancer, car jusqu’à maintenant il a réussi avec ses collaborateurs à atteindre un taux de réussite de 93% dans la prévention du cancer, mais il ne veut pas s’arrê- ter la car il voit les choses autrement, ‘’On doit atteindre une réussite de 100% [Inchalah] si on veut que notre méthode soit applicable’’ a-t-il dit dernièrement dans les conférences Fikra. Noureddine Melikechi est une véritable icône du génie algérien ! QUELQUES CITATIONS DE NOUREDDINE MELIKECHI : ‘’ You young people, you can do it, if you start thinking outside of the box’’ (Vous les jeunes, vous pouvez le faire, si vous commen- cer à réfléchir en dehors de la boite). ‘’The grass is always greener when you water it’’ (L’herbe est toujours plus verte quand on l’arrose) ‘’Nature give us signatures, we just have to ask, but we have to ask the right questions’’ (La nature nous donne des signatures, on doit juste de- mander, mais il faut poser les bonnes questions) BEKHTI Youcef Abderrahmane Lien vers la vidéo de Melikechi dans la confé- rence Fikra 23
  24. 24. Neuroscience - Psychologie DÉCOUVERTE D’UNE RÉGION DU CERVEAU… UNIQUE AUX HUMAINS Les scientifiques ont découvert une région du cerveau très particulière à l’Homme. En effet, Matthew Rushworth, un psychologue à l’université d’Oxford, et ses collègues ont établies une expérience sur 25 individus, tous âgés de 20 ans, en les mettant sous IRM (Imagerie par Résonance Magné- tique). Les chercheurs ont par la suite divisé le cerveau ont 12 régions différentes qui semblent communes à tous ses jeunes gens. L’expérience ne s’est pas arrêtée là, les chercheurs ont par la suite réalisé la même expérience sur 25 maca- ques, puis à la fin, ils ont comparé les résultats. Les régions des macaques étaient similaires à celles des humains sur 11 régions sur 12. Une seule ré- gion était unique aux humains, cette région fait partie de la région ventro-latérale du cortex frontal (voir l’image). Le ventro-latéral du cortex frontal est connue pour être la région responsable de la réflexion mais c’est aussi la région responsable du langage, car cette région est plus connectée aux partie auditives de cerveau qui jouent un rôle important dans le langage. ‘’ On croit que pouvoir planifier pour le futur, être flexible et pouvoir apprendre des expériences des autres sont des choses unique à l’être humain ‘’, a déclaré Matthew Rushworth. ‘’ On croit que cette région a quelque chose à faire avec ses pouvoirs cognitifs ‘’. La région se trouve à l’avant du cerveau, c’est la tache rose située dans la région ventro-latérale du cortex frontal BEKHTI Youcef Abderrahmane 24
  25. 25. Privilégier l’information sur la technologie I l ne suffit pas de se doter d’ou- tils informatiques puissants. Pour mieux gérer leurs infor- mations, les entreprises doivent éviter l’écueil de l’obsession tech- nologique et mettre l’accent sur le facteur humain. Imaginez-vous dans un monde obnubilé par la plomberie. Dans cet univers étrange, des centaines de livres, de magazines et même quelques chaînes de télévision traitent uniquement de la plom- berie et font l’éloge des dernières innovations en matière de val- ves, d’installations et de tuyaute- rie. Dans les soirées mondaines, la question qui alimente toutes les conversations est de savoir si telle marque de lavabo se vide plus vite que telle autre. Les ma- gnats du secteur de la plomberie sont en couverture des magazines spécialisés (ou non) et figurent parmi les citoyens les plus riches du monde. Les entreprises paient des milliards de dollars pour re- lier leurs systèmes de plomberie afin que leurs tuyaux atteignent tous les bureaux et même les voi- tures. Dans ce monde étrange, un seul sujet est pourtant totalement négligé : l’eau. Est-elle propre et fraîche ? Les consommateurs sou- haitent-ils même boire de l’eau ? Ont-ils soif ? Assez curieusement, on retrouve la même situation dans notre propre monde. Remplacez les équipements de plomberie par des ordinateurs et les tuyaux par des réseaux, et ce scénario devient soudain réalité. A l’instar des tech- niques de plomberie occultant complètement l’eau dans notre exemple, la technologie de l’in- formation éclipse l’information elle-même dans la réalité. En fait, de la même manière que l’eau pure se trouve facilement dans un tor- rent de montagne, l’information de qualité n’est pas nécessairement le fruit d’une technologie avancée. Il est temps de concentrer nos ef- forts sur le « i » de l’information, plutôt que sur le « t » de la tech- nologie. Notre obsession pour la technolo- gie se manifeste partout. La meil- leure preuve sans doute : les entre- prises et les particuliers dépensent plus d’un trillion de dollars par an en informatique. Le secteur draine environ la moitié des in- vestissements américains. Dans les sociétés, les services de « sys- tèmes d’information » s’occupent presque exclusivement des achats, des connexions et de la mainte- nance des ordinateurs, des logi- ciels et des réseaux de communi- cation. Ceux que l’on appelle les « directeurs des systèmes d’infor- mation » se consacrent avant tout à la gestion de la technologie. Et la philosophie qui prédomine est que « si nous développons notre informatique, le reste viendra », sans même se soucier de savoir si la technologie répond vraiment aux besoins de l’entreprise, ou si elle lui fournit une meilleure in- formation. Quelles sont les conséquences de cette obsession technologique ? En fait, elles sont extrêmement décevantes. Même les écono- mistes les plus pointilleux ont du mal à faire la corrélation entre l’investissement informatique et la productivité, le profit, la crois- sance, le chiffre d’affaires ou toute autre mesure du bénéfice finan- cier. Et les études menées auprès des managers montrent que l’in- formation dont ils disposent n’est guère meilleure qu’auparavant. Il semble, à l’heure actuelle, que l’on puisse établir une relation entre les sociétés qui investissent le plus dans l’informatique (parti- culièrement aux Etats-Unis) et la santé économique de ces sociétés. Il est probable qu’en ne prenant pas en compte les Etats-Unis dans l’analyse, cette relation ne se véri- fie plus. De même qu’elle ne s’est pas non plus toujours vérifiée THOMAS DAVENPORT Professeur à la School of Management de l'université de Boston, où il assure un enseignement sur les systèmes de gestion de l'information. Source : Les Echos http://www.lesechos.fr/ , Fév 2008 25 Sciences
  26. 26. dans le temps. Paul Straussman, académicien et écrivain américain qui fait autorité sur le thème de la relation entre la technologie de l’information et l’économie d’en- treprise, est l’un des défenseurs les plus passionnés de notre thèse du «surinvestissement ». Depuis que la technologie règne dans les entreprises, celles-ci tendent à graviter autour du type d’information auquel la technique leur donne le plus facilement accès, c’est-à-dire les données transac- tionnelles hautement structurées. Pour être plus exact, on devrait plu- tôt qualifier ces quarante dernières années d’«ère des données » plutôt que d’« ère de l’information ». Les sociétés sont en me- sure, aujourd’hui, de recueillir des don- nées automatisées sur chaque aspect - ou presque - de leurs activités ; les nou- veaux systèmes d’en- treprise excellent dans le recueil et le traitement des don- nées transaction- nelles. Les recherches que j’ai effectuées montrent les faits suivants : ces données sont rare- ment converties en information ou en connaissance ; les systèmes informatiques ne sont pas souvent exploités pour gérer l’entreprise autrement ; et les données sur les points de vente ne sont guère uti- lisées pour pratiquer un marketing hautement segmenté. La transformation des données en quelque chose de plus utile exige un niveau important d’intelligence et d’attention. Encore une fois, la plu- part des entreprises ne considèrent le problème que sous l’angle tech- nologique. Un système de « data warehouse » ou de « data mining » est certes nécessaire, mais pas suf- fisant pour assurer un haut niveau d’information et de connaissance. La domination technolo- gique Il est peut-être utile de chercher à comprendre les raisons de cette fo- calisation sur la technologie plutôt quesurl’information.Toutd’abord, l’idée que la technologie résoudra tous les problèmes (« utopisme technologique ») ne se limite pas à l’informatique. Les sociétés indus- trialisées croient depuis longtemps au pouvoir de transformation des techniques, depuis le chemin de fer jusqu’à l’électricité, en passant par la voiture et la télévision. Dans le cas spécifique de l’infor- matique, tous nos espoirs ont été encouragés par les progrès indé- niablement rapides de la puissance de calcul, des communications et, à un moindre degré, des logiciels. La vitesse de cette évolution technolo- gique nous a détournés de la vraie question : que faire de toute cette puissance de calcul et de commu- nication ? Le pouvoir des fabricants et des distributeurs du secteur informa- tique est une autre raison du succès de la technologie. En effet, les so- ciétés de matériel, de logiciels et de communications ont tout intérêt à ce que les entreprises et les parti- culiers s’imaginent résoudre tous leurs problèmes liés à l’information en investissant toujours plus dans la technologie. Bien évidemment, il existe des marchands d’informa- tion, mais ils sont plus petits et plus dispersés que les marchands de technologie. En tant que consom- mateur, nous nous satisfaisons plei- nement de l’utopie selon laquelle nous achetons, à travers la techno- logie, « l’efficacité ». De même qu’il est plus facile de se rendre dans un magasin de matériel informatique et d’acheter des outils puissants plutôt que de procéder soi-même à une extension, il est plus simple d’acquérir du matériel informatique que de bâtir un environ- nement informatif per- formant. Si la technologie n’est pas le secret d’une infor- mation de qualité, alors quel est-il ? Vous l’avez sûrement deviné, ce sont les êtres humains. Or la plupart des chefs d’en- treprise ne connaissent pas la nature de la rela- tion entre les individus et l’information. Quel est le type d’information nécessaire aux différentes personnes au sein de l’entreprise ? Comment amener les salariés à se mettre d’accord sur la signification d’une information donnée ? Qu’est-ce qui incite les in- dividus à partager ou, au contraire, à stocker l’information ? Même ceux qui comprennent l’aspect humain de l’information n’en tiennent pas nécessairement compte. Tom Peters, auteur et consultant américain, faisait re- marquer que le succès de la gestion de l’information repose à 5 % sur la technologie et à 95 % sur la psy- chologie. Or la plupart des sociétés 26
  27. 27. n’attribuent même pas 1 % du bud- get et du temps qu’elles consacrent à la gestion de l’information aux problèmes psychologiques ou hu- mains. Il y a peut-être encore une autre raison : les entreprises n’ont pas idée de ce que serait la vie si elles géraient réellement l’information. Les dirigeants ne savent pas quelle approche adopter ni quels béné- fices en tirer. Ils n’ont jamais vu d’exemples mettant davantage l’ac- cent sur l’information que sur la technologie. Pourtant, s’ils avaient le choix, on peut parier qu’ils op- teraient pour la voie de l’informa- tion. Les progrès effectués à cet égard résultent essentiellement de l’avènement de la « gestion de la connaissance ». En pratique, les entreprises disposent à la fois d’in- formations et de connaissances, mais elles ont quelques difficultés à faire la distinction entre les deux. La bonne nouvelle, c’est que la plu- part des managers responsables de la gestion des connaissances reconnaissent l’importance du fac- teur humain, même si leur firme continue à concentrer ses efforts sur la technique. Les bonnes pratiques Je souhaiterais évoquer mainte- nant les divers composants d’un programme de gestion de l’infor- mation et illustrer mon propos à l’aide d’exemples d’entreprises ayant adopté chacun de ces com- posants. Si je n’ai pu trouver qu’un petit nombre de sociétés entière- ment axées sur l’information, plu- sieurs font néanmoins attention au « i » de l’information. Des modèles aux cartes L’un des outils les plus simples de la gestion de l’information est la « carte de l’information », qui in- dique aux membres d’une entre- prise où trouver certains types de données. La rareté de ces cartes, qui constituent une approche pourtant simple, peu onéreuse et apparemment évidente, montre à quel point la gestion de l’infor- mation est peu pratiquée dans les entreprises. En effet, au lieu de ces cartes, les sociétés produisent généralement desmodèlesélaborésquiindiquent où se trouvera l’information quand elles auront réussi (sous réserve qu’elles y arrivent) à installer leur nouvelle base de données relation- nelle et à rationaliser l’ensemble de leurs informations ! Le problème, bien évidemment, est qu’elles ne parviennent jamais à tout ratio- naliser. Par conséquent, elles n’ont rien pour guider leurs employés sur la localisation de l’information à un instant donné. American Express a, réalisé une carte présentant les principaux stocks d’informations entrées sur ordinateur. Plusieurs administra- tions (particulièrement au Ca- nada) ont développé des cartes complètes de leur environnement informatif. Il est vrai que la carto- graphie de l’information est une tâche laborieuse, mais la recherche d’informations non cartographiées est encore plus ardue pour le per- sonnel. Une autre vision du personnel informatique Dans le secteur informatique, les personnes chargées de l’informa- tion sont généralement des pro- grammeurs, des administrateurs de réseau et des analystes de sup- port technique. Mais si ce person- nel technique doit aussi représen- ter l’essentiel de votre effectif dédié à l’information, il y a tout à parier que la qualité de votre information laissera à désirer. Heureusement, il y a plusieurs autres catégories de personnel sur lesquelles on peut compter pour créer un environne- ment informatif plus efficace. Tout en haut de la liste, on trouve les documentalistes (qualifiés aus- si de « scientifiques de l’informa- tion », même si leur tâche princi- pale n’est pas très scientifique). Les compétences de ces documenta- listes dans le domaine du classe- ment, de la recherche et de la ré- cupération des données, ainsi que leur compréhension des besoins sur le plan de l’information, repré- sentent un excellent potentiel pour une entreprise qui se lance dans la gestion de bases de données. Ce- pendant, pour de multiples rai- sons, ils risquent de rater le coche précisément au moment où leur valeur potentielle pour l’entreprise est à son maximum. Et ce, parce que nombre de do- cumentalistes, ainsi que les insti- tutions qui les forment, se ruent tête baissée dans l’informatisation. Bien évidemment, un minimum de compétences informatiques leur est nécessaire puisque l’infor- mation est de plus en plus basée sur l’informatique, mais ont-ils réellement besoin de connaître toutes les subtilités des réseaux client/serveur ? Il y a déjà suffi- samment de personnes pour s’en charger. L’autre problème est de nature complètement différente : il est lié au fait que les documen- talistes se considèrent comme les gardiens de documents bien palpables qui se trouvent dans leur centre de documentation. Mais, l’acte d’informer ne se limite pas à un lieu particulier. Au contraire, il implique l’établissement de re- lations avec d’autres personnes de l’entreprise en vue de répondre à leur besoin d’informations. Enfin, les documentalistes repré- sentent depuis longtemps le sté- réotype de la passivité. S’il faut re- connaître que cette affirmation est parfois vraie, elle est quand même de moins en moins justifiée. Chez Owens-Corning, par exemple, les documentalistes ont perdu leurs fonctions traditionnelles, qui sont aujourd’hui sous-traitées, et ils sont maintenant regroupés au sein d’un « Knowledge Re- 27
  28. 28. source Center » dont l’objectif est de répondre à la demande des sa- lariés en termes d’informations et de connaissances quels que soient la façon dont elles son véhiculées et le lieu où elles se trouvent. Il est important que les documen- talistes et les autres salariés chargés de l’information dans les métiers de l’informatique, des études de marché, de la communication, de la rédaction technique et même de la comptabilité analytique coor- donnent leurs réponses. Et dans certains cas, il est tout à fait perti- nent de les réunir en une seule en- tité de façon à ce que les personnes en quête d’information ait un seul lieu auquel s’adresser. Monsanto, par exemple, a associé son fonds de documentation et son groupe de systèmes d’information. L’info-journalisme L’exemple le plus réussi de transmis- sion et d’utilisation de l’information dans les sociétés occidentales est sans aucun doute la télévision, dont la consommation excède de loin tous les autres médias. Le principal enseignement que l’on peut en tirer, c’est que les gens préfèrent recevoir l’information sous une forme nar- rative. Par conséquent, tous ceux qui apportent l’information dans les entreprises aujourd’hui devraient s’efforcer de trouver des moyens de la présenter de la sorte. Aux Etats- Unis, par exemple, il est de plus en plus courant dans les réunions de salariés de « raconter l’histoire » de la société. Les actualités télévisées sont éga- lement un excellent outil de trans- mission de l’information. En effet, une nouvelle est toujours relati- vement brève. De plus, elle com- mence et se termine généralement de façon claire. Il s’agit d’un support très courant, réputé pour être facile à comprendre et avoir un contenu qui marque. On retrouve la même approche dans les meilleures tech- niques journalistiques des quoti- diens. L’entreprise a donc tout intérêt à exploiter ce type d’approche pour véhiculer les informations la concernant. Verifone, une société de fabrication de produits high- tech rachetée par Hewlett-Packard en 1997, en est une parfaite illus- tration. Chaque jour, son directeur de l’informatique rédige un « flash » avec les nouvelles importantes, les chiffres de vente, les lancements de nouveaux produits, qu’il adresse ensuite par e-mail à tous les salariés de la société dans le monde. Ce ré- sumé d’une page leur fournit tout ce qu’ils ont besoin de savoir sur l’entreprise et son activité. On ne sera guère étonné d’apprendre que le cadre qui prépare ces rapports est un ancien journaliste. L’autre enseignement que l’on peut tirer de la télévision, c’est qu’elle ne pose pas de problèmes techniques. Il suffit généralement de brancher une ou deux prises, d’allumer le poste et l’image apparaît à l’écran. Par conséquent, l’information est facile à acquérir et elle a plus de chances d’être reçue et mémorisée. Cela sera t-il encore le cas avec la télévision numérique ? Il est diffi- cile de le savoir aujourd’hui. L’anthropologie de l’information Dans un environnement informa- tique orienté sur la technologie, on a tendance à exploiter des moyens techniques pour déterminer ce que les gens recherchent. On peut, par exemple, analyser des modèles de transaction sur les pages Web, re- chercher et extraire des enregistre- ments ou créer quelques pages pro- totypes pour observer la façon dont les internautes cliquent sur elles. Mais, il existe une autre approche, plus humaine, qui consiste simple- ment à observer quelques consom- mateursetàexaminerl’information qu’ils recherchent et utilisent. Une démarche que l’on pourrait qua- lifier de « filature » ou, en termes anthropologiques, d’« ethnogra- phie de l’information ». Les études montrent que la plupart des mana- gers et des effectifs ne connaissent pas leurs propres besoins en infor- mation. Ce type d’observation ef- fectuée par un analyste compétent peut donc leur être très utile. Hoff- man-La Roche, par exemple, avait recours à cette forme d’ethnogra- phie pour identifier l’information nécessaire aux chercheurs dans le secteur pharmaceutique, afin de réduire le cycle du développement des nouveaux médicaments. L’information standardisée Nombre d’entreprises souhaitent accroître le niveau de leur informa- tion standardisée. Elles souhaitent notamment que des termes comme « client » ou « numéro de produit » (référence ??) signifient partout la même chose. Or ceci implique de réaliser une importante modélisa- tion des données ainsi que d’essayer de créer une standardisation par le biais de l’installation d’un système informatique spécifique à toute l’entreprise. Toutefois, ces obliga- tions techniques n’empêcheront jamais quelques « félons » de créer leur propre ordinateur de bureau ou leur propre système au sein de leur service, nuisant ainsi à la nor- malisation. Alors, comment les sociétés peuvent-elles assurer la standar- disation de l’information ? Encore une fois, la réponse à la question est d’adopter une approche plus hu- maine. Les principales parties pre- nantes (à) d’une information don- née devraient pouvoir discuter de la signification plus ou moins « large » à conférer à certains termes, et déci- der si ces significations doivent être, ou non, amplement répandues dans l’entreprise. Pour permettre la stan- dardisation de l’information et pré- 28
  29. 29. voir les interventions nécessaires, il faut commencer par identifier les changements de comportement qui s’imposent. Aujourd’hui, il est extrêmement facile pour un em- ployé individuel de créer sa propre base de données indépendante. Si elles veulent faire aboutir leur pro- jet de standardisation de l’informa- tion, les entreprises n’auront donc d’autre solution que de faire valoir des facteurs de motivation. Aujourd’hui, on a le choix : conti- nuer à nous focaliser sur la plom- berie ou réfléchir sur l’eau et son utilisation ; continuer à gérer l’information en multipliant la technologie pour faire face aux problèmes ou considérer l’aspect humain de l’information. Après tout, ce sont bien les êtres humains qui sont supposés en bénéficier! Si la technologie est utile au stade intermédiaire du cycle de vie de l’information (stockage, résumé et transmission), elle ne l’est pas réel- lement à celui de la création ni de l’exploitation. La puissance de la technologie est telle que l’on a pu croire pendant un moment qu’elle pourrait gérer toute l’information à elle seule, mais ce ne n’est pas le cas. La maîtrise de la gestion de l’infor- mation est avant tout une tâche hu- maine. 29
  30. 30. Chiffres clés Réseaux-sociaux 2013 : Les réseaux sociaux accompagnent de plus en plus notre vis quotidienne, voilà quelques chiffres de l’année 2013 : Facebook : 4,5 milliards de contenus différents sont partagés chaque jour. 751 millions des utilisateurs utilisent Facebook sur leur mobile. Twitter : 400 millions de tweets sont envoyée par jour. 75% des utilisateurs actifs se connectent par des terminaux mobiles. 57% des entreprises sur les réseaux sociaux sont sur twitter. Google+: 1,5 milliards de photos sont publiées par semaines. Foursquare : plus de 4,5 Milliards de chech-ins. 1,5 million de société utilise la plateforme marchande Roursquare. Pinterest : 67% des utilisateurs sont des femmes et 57% des contenus sont en rapport avec la gastro- nomie. Instagram : 1,5 million de likes sont réalisés chaque jour. Ishaq Technologies 30
  31. 31. Flappy Bird : UN JEU QUI N’A PAS MANQUE DE FAIRE DU BRUIT !!! Véritable phénomène des dernières semaines, le petit jeu d’action aussi addictif que simplissime Flappy bird, qui se téléchargé plus de 3 millions d’exemplaires par jour sur iOS et Android, et il a génèré plus de 50.000 dollars de recettes publicitaires par jour, a créer une énorme surprise. Son créateur et développeur, Dong Nguyen a déclaré sur Twit- ter que le jeu ne sera plus disponible sur les plateformes de téléchargement à partir du Dimanche 9 février ! En effet, son Tweet n’a pas manqué d’interloquer tous les utilisa- teurs du jeu. La raison ? On la trouve dans ses messages suivants : une énorme lassitude, suite à la colossale publicité faite autour du jeu, et son succès aussi rapide qu’inattendu. De quoi, selon lui, bou- leverser ses habitudes quotidiennes, là-bas au Vietnam, où il vit. Dépassé par les évènements, Dong Nguyen a tout simplement dé- cidé de supprimer son jeu ! Il explique en effet que cela n’a rien à voir avec une quelconque pression «légale» d’un éditeur, mais on ne peut s’em- pêcher de penser aux similitudes avec l’univers de Mario et de Piou Piou, un soupçon de plagiat qui a même été accompagné d’une ac- cusation de triche à l’encontre du développeur. Il semble pourtant donner la raison d’une telle décision ici : Mais pourquoi autant de bruit pour une application aussi banale? Il faut savoir que Flappy bird a pris une ampleur considérable en ce début d’année 2014. Disponible sur iOS et Android, il était d’ailleurs classé en pre- mière position des applications gratuites de l’App Store. Le but est très simple à comprendre, et le jeu semble en apparence facile. Il suffit en effet de tapoter n’importe où sur son écran pour qu’un oiseau batte des ailes afin de se faufiler entre des tuyaux disséminés au fil du parcours et aille le plus loin possible. Vous devrez apprendre à repérer quand remonter et quand vous laisser tomber, mais surtout à bien apprivoiser l’inertie de la bestiole car l’espace très exigu entre les tuyaux complique d’autant plus la tâche du joueur… Il est inutile de s’attendre à des scores extraordinaires car un « micro » contact avec les tuyaux faisait tomber l’oiseau (le meilleur score que j’ai observé sur les vidéo que j’ai vu était 14), ce qui a suscité l’addiction auprès des utilisateurs qui déclarent unanimement ne pas pouvoir jouer plus de quelques secondes sans avoir envie de jeter leur téléphone contre un mur. Ce dernier a été définitivement retiré de l’App store et de Google Play ce dimanche à 19h, si bien que quelques malin n’hésitent pas à profiter de cette disparition soudaine, comment ? Tout simplement en vendant leur iPhone sur eBay, application comprise à … 10.000$ voir plus s’il vous plait !!! Si cela vous intéresse : http://www.ebay.com/sch/i.html?_sacat=0&_from=R40&_nkw=Iphone+5s+with+flappy+- bird+installed yassou 31 Loisirs

×