L'histoire des relations franco allemandes
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L'histoire des relations franco allemandes

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Travail réalisé par les élèves de Terminales du Programme d'études intégrées (PEI) du LGT Baimbridge (Pointe-à-Pitre, Les Abymes, Guadeloupe) : Anne-Laure A., Nadja E., Henrick, Roxanne P., ...

Travail réalisé par les élèves de Terminales du Programme d'études intégrées (PEI) du LGT Baimbridge (Pointe-à-Pitre, Les Abymes, Guadeloupe) : Anne-Laure A., Nadja E., Henrick, Roxanne P., Sarah R., Senshi R. et Vincent V., sous la direction de Béatrix IBING, professeur d’Allemand et Olivier REGNOUF de VAINS, professeur d’Histoire-Géographie (janvier 2013)

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L'histoire des relations franco allemandes L'histoire des relations franco allemandes Presentation Transcript

  • De la guerre à la paixPEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 1
  • De la guerre à la paix En 70 ans, la France a connu 3 invasions allemandes et 2 guerres mondiales. A la Libération en 1945, les ennemis séculaires sortent affaiblis de 6 ans de guerre. Même si elle fait partie des vainqueurs grâce à l’action du général de Gaulle, La France est détruite et marquée par la collaboration alors que l’Allemagne qui capitule le 8 mai 1945 n’existe plus en tant qu’Etat. Les accords de Yalta et de Potsdam imposent en effet une occupation militaire et les 4 D : dénazification, démilitarisation, décentralisation et démocratisation La France qui « arrache » une zone d’occupation militaire se montre particulièrement intransigeante avec l’Allemagne (la France exerce un protectorat sur la Sarre jusqu’en 1955 où l’ occupation militaire devient rapidement impopulaire). La France demande également des réparations très lourdes. L’heure n’est pas à la réconciliation. « Malheur aux vaincus. » PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 2
  • L’avancée des troupes de la Grande alliance au moment de la conférence de Yalta en février 1945Les chefs d’Etat participant à laconférence de Yalta et fixant le sort del’Allemagne nazie après le conflit : àgauche Churchill, au centre Roosevelt àdroite Staline PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 3
  • Une Allemagne réduite, divisée et occupée militairement lors des décisions de la conférence de Potsdam (été 45) PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 4
  • L’heure de la diplomatie antiallemande (1945-1947) Les Français autour du général De gaulle marqués par l’invasion et l’occupation entre 1940 et 1945 se montrent particulièrement hostiles envers la reprise des relations avec l’Allemagne. De Gaulle aurait voulu par exemple démanteler l’industrie allemande et la sidérurgie de la Ruhr (internationalisation de l’acier allemand privant le pays d’une « renaissance militaire ») afin d’assurer la reconstruction de ce secteur français ravagé par les destructions et les prélèvements des Nazis. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 5
  • Le général De Gaulle, chef du GPRF, le gouvernement provisoire de la république française, se montre particulièrement dur envers l’Allemagne. La France demande des réparations énormes à l’Allemagne alors que le pays est plongé dans une détresse sociale. La France pour des raisons sécuritaires et économiques demande l’internationalisation de la propriété des mines et de la sidérurgie. Pour l’Allemagne, 1945 est l’ « année zéro », il faut tout reconstruire. De plus , les Anglais et les Américains se montrent plus ouverts sur une reconstruction rapide de l’Etat allemand et entendent ménager les populations civiles malgré les mesures de dénazification qui touchent surtout le secteur américain .PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 6
  • « Allemagne, année zéro » Photo prise après les bombardements de la ville de Dresde en 1945La une de l’Union quotidien français le8 mai 1945, c’est la capitulationallemande, c’est la fin du nazisme etd’un totalitarisme qui a bouleversél’Allemagne et le monde PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 7
  • L’entrée dans la guerre froide change la donne En 1947, c’est la fin de la Grande Alliance. La déclaration sur l’Europe libérée n’est pas respectée par Staline dans les pays de l’Est occupés par l’Armée rouge. Dès 1946, Churchill devant le Président américain Harry Truman, parle d’un rideau de fer qui s’abat sur l’Europe divisant également l’Allemagne (discours de Fulton). Ce pays qui se libère peu à peu du nazisme avec les procès de Nuremberg va devenir un enjeu majeur pour les 2 superpuissances : les Etats-Unis et l’URSS. Il faut désormais ménager et « démocratiser » l’Allemagne dans un contexte où se forment les blocs de l’Ouest et de l’Est . PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 8
  • L’Allemagne, enjeu de la guerre froide Les Anglo-américains afin de contrer la menace soviétique décide de reconstruire rapidement un Etat allemand. Il constitue en 1947 une bizone prémice d’un nouvel Etat ; une nouvelle monnaie le Deutsch Mark est également créée. La France après le départ du général de Gaulle s’aligne sur cette nouvelle diplomatie pro-allemande lorsque les évènements de Prague en Tchécoslovaquie en mars 1948 et le début du blocus de Berlin-Ouest par Staline témoignent du danger communiste en Europe PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 9
  • La crise du blocus de Berlin (1948-1949) : la première crise de laguerre froide Carte de la ville de Berlin qui montre l’isolement { l’Ouest de la ville des secteurs américains, anglais et français face au blocus soviétique. La délimitation va servir à édifier en 1961 le Mur de Berlin PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 10
  • Berlin-Ouest victime du blocus Berlin Ouest est « asphyxiée » par le blocus terrestre organisé par les Communistes. C’est grâce aux aérodromes que les américains vont organiser un gigantesque pont aérien permettant le ravitaillement de la population pendant plus de onze mois du 23 juin 1948 au 12 mai 1949 PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 11
  • L’Allemagne, une nation, 2 Etats, symbole de la division de la Guerre froide Après l’échec du blocus grâce à la mobilisation de l’aviation américaine en juin 1949, les 2 superpuissances accélèrent le processus d’intégration et formation de 2 Etats indépendants et divisés par le rideau de fer ; LA RFA, République fédérale allemande , correspond à la fusion des secteurs britanniques, américains et français. En 1949, la loi fondamentale crée la RFA et adopte une constitution démocratique et fédéraliste. Le premier chancelier de cette nouvelle démocratie est le Konrad Adenauer PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 12
  • Qui est Konrad Adenauer ? Le plus jeune maire de Cologne élu en 1917 va devenir le plus vieux chancelier de l’Allemagne en septembre 1949. Issu du parti chrétien du Zentrum , écarté de son poste de maire sous les nazis, fondateur du CDU, il devient le premier chancelier de la RFA conservant son poste jusqu’en 1964. Considéré comme l’un des Pères de l’Europe, sa préoccupation centrale fut de redonner à l’Allemagne une place dans le concert des nations après la terrible expérience nazie. Présent et actif lors de tous les grands évènements européens (CECA en 1951, CEE en 1957), c’est également un Atlantiste convaincu de la nécessité de la protection américaine pour l’Europe. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 13
  • La RFA intégrée dans l’Europe de l’Ouest L’activité diplomatique d’Adenauer pour rétablir la place de l’Allemagne en Europe est essentielle. Elle se déroule sous la bénédiction des américains qui font de l’Allemagne de l’ouest un élément central (idéologique et stratégique) dans leur lutte contre le communisme. La RFA intègre donc l’Autorité internationale de la Ruhr. Les démantèlement d’usines diminuent. En octobre 1949, elle rentre dans l’OECE la même année. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 14
  • Les débuts de la collaboration franco- allemande. Du plan Marshall à l’OECE (1948)La guerre froide relance une coopération entre les Etats d’Europe. Elle est le fruit d’une volonté américaine qui vise à affaiblir l’influence communiste en Europe de l’ouest. Le Secrétaire d’Etat américain Marshall propose ainsi dans la lignée de la doctrine Truman une aide financière et « en nature » de 13 milliards de dollars sur un plan de 4 ans afin de reconstruire les économies européennes.Une institution internationale est alors créée afin d’assurer une répartition équitable des fonds : l’organisation européenne de coopération économique. C’est la première fois depuis la guerre que les Français et les Allemands participent à un plan de coopération ; L’OECE va influencer fortement les projets de construction européenne. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 15
  • L’Europe des petits pas en avant… A partir des années 50, les Européens vont creuser cette coopération née au début de la Guerre froide. Le réarmement allemand semble inévitable alors que les américains s’engagent dans la guerre de Corée. Le problème de la défense de l’Europe se pose. En 1950, le ministre des affaires étrangères MR Schuman prend de cours toute la classe politique française en proposant une coopération internationale sur la production du charbon et de l’acier. Afin d’éviter tout retour du militarisme allemand, il propose qu’une institution supranationale s’occupe de l’extraction du charbon et du fer et de la production de l’acier de la France et de l’Allemagne voire d’autres pays partenaires PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 16
  • Mr Schuman faisant sa Déclaration le 9 mai 1950 au salon de l’Horloge duquai d’Orsay. Devant le faible nombre de journalistes, il a dû répéter sadéclaration le lendemain afin de montrer l’importance historique de songeste envers l’Allemagne PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 17
  • PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 18
  • Jean Monnet, l’inspirateur de cerapprochement Le directeur du Commissariat général du plan de reconstruction de la France a lancé ce projet de la CECA créée en 1951. Il s’agissait de pouvoir par le jeu d’une Haute Autorité supranationale intégrer l’industrie lourde outre-Rhin dans un ensemble économique plus large et efficace sans caractère vexatoire pour le pays qui veut y adhérer car il s’agit d’un abandon de souveraineté hautement stratégique. Pour les Allemands c’est une bonne nouvelle car avec la CECA disparaît la gestion de l’AIR (Agence internationale de la Ruhr) dirigée par les « vainqueurs » de la Seconde Guerre mondiale . PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 19
  • L’Europe des petits pas… en arrière Le succès inattendu de la CECA pousse les pro- européens à développer d’autres formes de coopération surtout que les Américains pressent les européens d’organiser leur propre défense. Adenauer réclame la levée d’une armée allemande face à la menace communiste. Les membres de l’Otan, à l’exception de la Belgique et de la France, sont également favorables à ce réarmement. L’opinion publique française y est hostile en raison des souvenirs douloureux laissés par la Seconde Guerre mondiale. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 20
  • Le projet de la CED (1952-1954) En 1950, le Président du Conseil français René Pleven propose la constitution d’une armée européenne regroupant 100 000 hommes dont des bataillons français et allemands sous la direction d’un ministre commun de la Défense européen, ce dernier étant placé sous l’autorité de l’OTAN. Les 6 pays intéressés sont ceux qui participent à la CECA A partir de 1952 ce projet devient la Communauté européenne de défense qui pour être adopté doit être ratifié par toutes les instances parlementaires des pays de la CECA. C’est un projet ambitieux qui vise une véritable intégration politique et fait donc la part belle aux fédéralistes européens. Mais des résistances se font jour sur ces abandons trop importants de souveraineté . PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 21
  • Affiche française favorable à la Communauté européenne de Défense. La Ced est symbolisée par un bouclier où l’on reconnaît les drapeaux français, luxembourgeois, belge, hollandais, allemand (de la RFA) et l’Italie. Soit les pays participant depuis 1951 à la CECA. En face , 2 oiseaux de proie, les « tyrannies totalitaires ». L’oiseau du haut c’est l’URSS (faucille et marteau) celui de dessus représente le nazisme qui pourrait toujours resurgir. LA CED symbolise l’alliance des démocraties et de la liberté contre toutes les formes de totalitarisme.PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 22
  • Mais l’opinion publique est divisée en France. Pour le Parti communiste français, la Ced réveillerait le militarisme allemand (ne sont- ils pas opposés plutôt à toute forme d’alliance militaire contre l’URSS ?), ce militarisme allemand est symbolisé par le profil d’un soldat de la Wehrmacht menaçant avec les troupes. A l’arrière plan les ruines d’Oradour-sur-Glane symbole de la barbarie nazie est réactivée . L’Allemagne est encore associée 10 ans après la guerre au nazisme, { l’ennemi héréditaire. Les débats parlementaires en France sont donc houleux , Le Parlement français fait échouer la ratification .PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 23
  • 1957, une bifurcation majeure pour l’Europe Avec l’échec de la CED en 1954, la construction européenne va abandonner pendant des décennies les projets d’intégration politique. La coopération va être essentiellement économique, c’est tout l’esprit du traité de Rome signé par les 6 pays européens de la CECA. Le traité institue un marché commun généralisé caractérisé par une union douanière qui repose à la fois sur la libre circulation des marchandises, des personnes et des services et sur l’élaboration de politique commune dans le domaine agricole et dans les transports. Le traité de l’Euratom signale lui l’importance du nucléaire civil et vise un marché commun du nucléaire PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 24
  • Le Chancelier Adenauer signe le Traité de Rome le 25 mars 1957 instituant la CEE et l’EuratomPEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 25
  • Le couple « fondateur » Le rapprochement Adenauer – De Gaulle Entre 1958 et 1962, l’Europe assiste à un véritable retournement diplomatique. La France et la RFA vont mener une diplomatie qui doit mener à une coopération étroite entre les 2 pays. Le monde issu de la bipolarisation de la guerre froide est en train de changer. L’Europe avec la CEE notamment remet en cause cette division avec le développement économique de cette zone, la logique des blocs s’effrite. Et c’est sans compter sur la politique étrangère de de Gaulle qui vise à rétablir la grandeur nationale de la France après la décolonisation. De Gaulle parle alors d’Europe politique. Mais de quelle Europe s’agit-il ? Et pourquoi estime-t- il capital la coopération avec l’Allemagne ? PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 26
  • De Gaulle, une certaine idée de l’Europe : une Europe d’Etat, une Europe continentale De Gaulle revient au pouvoir en 1958 en pleine crise algérienne. Pour l’Europe, il témoigne de sa méfiance envers les instances supranationales communautaires. Il veut une France forte dans une Europe où collaborent librement des Etats souverains. Dans son projet d’Europe politique des Etats (plans Fouchet) la collaboration gouvernementale doit être renforcée autour du pôle franco-allemand. De Gaulle rejette en effet l’entrée dans la CEE du Royaume –Uni considéré comme le « cheval de Troie » des intérêts américains en Europe. Le premier Président de la Vème République décide alors un rapprochement inédit avec la RFA d’Adenauer : le couple franco- allemand exercerait un leadership sur le continent afin de contrebalancer l’influence des 2 superpuissances les États-Unis et l’URSS. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 27
  • Le rapprochement a été progressif , les 2 chefs d’Etat n’ont cessé de multiplier les visites privées et officielles depuis l’arrivée au pouvoir de De Gaulle, ces relations privilégiées vont favoriser le Traité de l’Elysée en 1963PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 28
  • Moment solennel. Le 8 juillet 1962, les 2 chefs d’Etat assistent à une messe dansla cathédrale de Reims. Le lieu est symbolique, car cet édifice avait étésciemment bombardé par l’armée allemande pendant la Première Guerremondiale. C’est donc un événement-clé qui lance le processus de réconciliation PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 29entre les 2 pays .
  • L’opinion publique allemande y a vu un moment fort. Les caricaturistes allemands yvoient une nouvelle ère de paix après les guerres séculaires. De gauche à droite « auciel », Frédéric 1er, Napoléon 1er, Bismarck autrement dit les « bellicistes » regardentl’accolade de De Gaulle et d’Adenauer. A l’arrière-plan , la cathédrale de Reims. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 30
  • Ce rapprochement entre ces Etats inquiètent les autres pays de la CEE ou tout simplement les fédéralistes européens. Ils craignent que le couple exerce une sorte de condominium et que les intérêts communautaires ne soient plus garantis. L’amitié franco- allemande ne doit pas passer outre le projet commun européen symbolisé par la belle Europe qui fut enlevée par le dieu Zeus transformé en taureau.PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 31
  • Le 22 janvier 1963, salon Murat du palais présidentiel de l’Elysée. Les 2chefs d’Etats signent le traité de coopération franco-allemande PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 32
  • Le contenu du traité de l’Elysée (1963) Un document de 19 articles qui renforce la coopération entre les 2 pays dans les domaines : - des affaires étrangères -de la défense -de l’éducation -de la jeunesse Le traité définit une méthode de coopération intergouvernementale avec des rencontres régulières entre les chefs d’Etat et les membres des 2 gouvernements. Cependant il n’y a aucun engagement contraignant en ce qui concerne l’harmonisation de leurs politiques étrangères. Le « pré carré » est préservé. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 33
  • La portée limitée du traité Le 5 juillet 1963 est signé à Bonn capitale de RFA, l’Office franco-allemand pour la jeunesse. Le traité va être modifié également par 2 protocoles signés par Mitterrand et Kohl le 22 janvier 1988 (qui commémore les 25 ans du traité) créant 2 nouvelles structures : le Conseil franco-allemand de défense et de sécurité et le Conseil franco-allemand économique et financier.Mais… PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 34
  • Un traité « affaibli » par l’atlantisme de la RFA ? Mais , le projet de créer un axe fort autour d’une Europe indépendante est un échec. La portée du traité est limitée par le vote au Bundestag (l’Assemblée parlementaire de la RFA) d’un préambule interprétatif qui insiste sur l’intégration militaire atlantique – l’Allemagne de l’Ouest rappelle son adhésion à l’OTAN seul « bouclier valable contre le communisme », sur la coopération avec les Etats- Unis, sur le respect des communautés européennes - et donc de la supranationalité et la nécessité d’y admettre le Royaume-Uni et les autres candidats. Au grand dam de De Gaulle, la RFA rappelle son Atlantisme alors que la France voulait se démarquer des Américains PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 35
  • … ou par les intransigeances de De Gaulle? Les années qui suivent le Traité de l’Elysée ont été difficiles pour le jeune couple franco-allemand et la construction européenne. La discorde éclate entre les 2 pays sur les politiques de la PAC la Politique agricole commune financée majoritairement par les Allemands mais qui profite surtout aux agriculteurs français. La progression des institutions communautaires butent en France sur le refus de la supranationalité. La perte de souveraineté est inadmissible pour de Gaulle qui lance la politique de la Chaise vide. La France boude les réunion de la CEE. L’Europe est bloquée. Les Allemands et les autres pays européens critiquent les positions françaises qui instrumentalisent l’Europe pour le profit de la France. Le départ d’Adenauer en 1964 ne facilite pas les choses . Les chanceliers de la RFA, L. Erhard (1963-1966) et Kurt Kiesinger (1966-1969) doivent gérer avec cette diplomatie française très rigide. De plus la détente montre ses effets en Europe. La diplomatie allemande est très active avec le Chancelier Willy Brandt (1969-1974), le premier chancelier issu du SPD: l’O TPOLITIK favorise l’ouverture vers les pays de l’Est et remet en cause pour la première fois le rideau de fer. La RFA n’est pas tournée uniquement vers l’Ouest elle regarde déjà vers une réunification future; après la normalisation des rapports avec la Rda en 1972, les 2 Etats allemands rentrent à l’ONU en 1973 La diplomatie allemande n’est pas seulement atlantiste et européenne ; elle réactive une vieille influence en Europe centrale. La Rfa est décidément rentrée dans le concert des nations PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 36
  • Le couple Schmidt- Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981) La vision strictement gaullienne de l’Europe ne survit pas après 1969. Sous le mandat de Pompidou (1969-1974), le Royaume-Uni fait son entrée en 1973 (avec l’Irlande et le Danemark) dans la CEE. C’est sous cette présidence que sont lancées les coopérations renforcées notamment le programme Airbus promis à un grand succès. Mais c’est sous l’ère Schmidt (1974-1982) et celle de Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981) que le couple franco- allemand est relancé. Ce sont 2 libéraux qui n’ont jamais caché leurs opinions favorables pour la construction européenne. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 37
  • Ces 2 chefs d’Etat vont mener une politique européenne subtile dans les années 70entre supranationalité et la coopération libre entre les gouvernements. Ces annéesrestent difficiles pour la CEE avec les crises pétrolières et les récessionséconomiques. VGE lance en 1974, le Conseil européen qui réunit les chefs d’Etats dela CEE afin d’orienter les politiques européennes. La Commission européenne àBruxelles devra traduirePEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) cette volonté politique en directives. 38
  • Même cette coopération gouvernementale doit être contrebalancée par le renforcement des institutions communautaires. Le couple travaille de concert pour permettre la création du Parlement européen de Strasbourg , la grande instance démocratique de la CEE dont la première présidente fut la Française Simone Veil. Pour ces 2 hommes partisans d’une démocratie moderne et qui veulent rapprocher l’action européenne des citoyens : l’action régionale de la CEE est mise en place avec notamment le FEDER en 1974 le fond européen de développement économique régional .PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 39
  • Un grand succès pour VGE et Schmidt : le SME (1979) le système monétaire européen Face à la crise, à l’inflation et à la guerre des devises consécutive à la fin du système de Bretton Woods en 1971 (dévaluation du dollar) ; les monnaies européennes flottent et sont soumises à des attaques spéculatives (le Deutschmark fort contre un franc faible). Les 2 chefs d’Etat élaborent un plan de stabilisation économique et financier. Le SME établit un système de change dans lequel les fluctuations des monnaies ne doivent pas dépasser 2,25% par rapport au cours pivot de chacune des devises. Mais la stabilisation d’une monnaie nécessite le contrôle économique afin d ’éviter l’inflation c’est pourquoi la France adopte des plans de rigueur (1976-1981 plan Barre) avec diminution des dépenses publiques et maîtrise du budget. L’heure n’est plus au plan de relance keynésien mais au néolibéralisme et aux théories monétaristes de Friedman. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 40
  • Les incertitudes du couple avec l’arrivée de François Mitterrand en 1981 En mai 1981, F. Mitterrand devient le premier Président de gauche de la Vème République. Cette arrivée au pouvoir n’est pas placée sous le signe de l’Europe et surtout les décisions économiques du pays tranchent avec les engagements européens de son prédécesseur. En effet le gouvernement de son premier Ministre P. Mauroy mène en plein « Etat de grâce » une politique de relance économique avec une très forte intervention de l’Etat (nationalisations d’entreprises, aides, législation sociale du travail…) entre 1981 et 1983. Les résultats économiques et sociaux sont décevants : pas de reprise industrielle, forte montée du chômage. Le franc est attaqué, sa valeur se déprécie, la balance des paiements est déficitaire. La question du maintien de la France dans le SME (le Système monétaire européen) se pose… PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 41
  • La solidarité franco- allemande pendant la guerre « fraîche » 1983-198720 janvier 1983, visite historique du Président français au Bundestag (RFA), celui-cimalgré la mobilisation des pacifistes européens, apporte son soutien au « jeune »Chancelier Helmut Kohl lors de la crise des euromissiles. Les pays d’Europe del’Ouest doivent être protégés par les missiles Pershing américains en raison del’installation de missiles tactiques soviétiques dans les pays de l’Est PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 42
  • 1983, le virage libéral et européen de la Gauche Conseillé par J. Delors, H. Védrine, F. Mitterrand décide de maintenir la France dans le SME mais c’est également à la politique de relance « ruineuse » pour l’Etat. Pour le Président, la politique autarcique de la France n’est plus possible En 1984, alors que la France a la présidence tournante de la Communauté européenne, F. Mitterrand opère le virage libéral et européen. Le rapprochement avec le Chancelier H. Kohl élu en 1982 et qui succède à Helmut Schmidt peut avoir lieu. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 43
  • PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 44
  •  A l’instar du couple Adenauer-De Gaulle, le Chancelier Kohl et le Président Mitterrand multiplient les gestes symboliques.  Le 22 septembre 1984, la fraternité des 2 hommes, réunis devant la tombe du cimetière de Verdun, main dans la main, devant le cénotaphe d’un combattant franco-allemand symbolise cette communauté de destin.  Verdun, l’une des plus grandes batailles de La Première Guerre mondiale avait fait entre février et décembre 1916 plus d’un million de victimes.PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 45
  • Quelle Europe pour Kohl et Mitterrand ? Les 2 hommes maintiennent toujours cet équilibre de la double gouvernance de l’Europe (entre la Commission de Bruxelles et le Conseil européen regroupant les gouvernements) tout en favorisant une Europe de l’excellence (projet Erasmus 1987). Le pragmatisme demeure avec le concept d’Europe à géométrie variable qui favorise les coopérations renforcées. En juin 1985, la France et la Rfa ainsi que les 3 pays du Benelux signent les accords de Schengen qui suppriment graduellement les contrôles des personnes et des biens aux frontières. La coopération militaire se renforce avec la création de la brigade franco-allemande en 1989, embryon d’une force européenne autonome Le couple défend une Europe de la culture et des hautes technologies capable de concurrencer les Américains (projet Eurêka de 1986, la chaîne ARTE franco-allemande en 1991). Mitterrand accepte également l’idée d’une banque centrale européenne visant à créer une monnaie commune. Mais les évènements de 1989 vont retarder l’approfondissement européen. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 46
  • La nouvelle question allemande (1989-1990) L’effondrement du mur de Berlin en novembre 1989 a pris de cours la France. Quelle attitude adoptée ? Est-ce la fin du communisme en Europe ? Alors que les démocraties populaires s’effondrent les unes après les autres et que l’URSS de Gorbatchev laisse faire, Mitterrand perçoit mal la fin de la Guerre froide en Europe. Il rend d’ailleurs visite à son homologue d’Allemagne de l’Est en pleine crise en 1989 ce que lui reprochera Kohl. En fait le processus de réunification allemande réveille de vieilles hantises en France. La première puissance économique et politique d’Europe ne risque-t-elle pas de dicter ses volontés à une Europe qui sort de la Guerre froide ? Pour la France il s’agit de prévenir toute renaissance de la puissance allemande PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 47
  • La réunification allemande… La pugnacité du Chancelier Helmut Kohl et la conférence 2+4 du 12 septembre 1990 c’est-à-dire regroupant les chefs de la RDA, RFA et les 4 puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale ( URSS, Etats-Unis, Royaume-Uni, France) permettent la réunification allemande. Mais l’Allemagne doit s’engager avec force dans la voie européenne, les Français y voyant une garantie de paix pour l’Europe. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 48
  • L’importance de Maastricht en 1991, l’Europe ne doit plus être une Europeéconomique elle doit vraiment créer une communauté de destin. Deuxième àpartir de la droite, le Président de la Commission européenne MR JacquesDelors PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 49
  • Le couple franco-allemand et le traité deMaastricht : la création de l’Union européenne Français et Allemands ont préparé conjointement cette conférence qui se tient en Hollande les 9 et 10 décembres 1991. Les douze pays membres de la CEE fondent l’UE (Union européenne) Le traité annonce la création d’une monnaie commune pour le 1er janvier 1999 : c’est l’acte de naissance de l’Euro qui est la monnaie de 17 pays européens. La BCE de Francfort (banque centrale européenne) va gérer cette monnaie. Aux traités existants comme la CEE s’ajoute l’Union économique et monétaire avec ces fameux critères de convergences. Les Etats candidats à la monnaie unique doivent avoir un déficit budgétaire inférieur à 3% du PIB et la dette publique limitée à 60% du PIB . Enfin la sécurité de l’Europe doit être assurée par la PESC : la politique étrangère et de sécurité commune ce qui suppose à terme une armée commune Maastricht reconnait également les pays d’Europe de l’Est qui se sont libérés du communisme ouvrant la voie à des élargissements futurs. Mais en 1992, la fin du communisme en Europe ne signifie pas la « fin de l’histoire ». De nouvelles divisions entre Français et Allemands se font jour sur la question de l’ex-Yougoslavie. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 50
  • Le couple à l’épreuve du nouveau désordre mondial et de la mondialisation A partir de 1991, une nouvelle ère commence. L’effondrement du communisme en Europe laisse l’espoir d’une reconstruction démocratique. La victoire américaine et de son modèle laissent la voie au développement d’un capitalisme libéral qui bénéficie de la diffusion des nouvelles technologies comme celle d’internet qui commence sa conquête mondiale à partir de 1996 : le monde devenait pour certains théoriciens le village global. Allions-nous connaître également la fin de l’histoire et de la démocratie libérale ? PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 51
  •  Si la dislocation de l’Union soviétique s’est déroulée de façon relativement pacifique, l’effondrement de la République fédérale de Yougoslavie entraine des années d’une guerre civile qui ne prend fin qu’avec l’intervention des puissances occidentales. En 1989, la République de Serbie, sur les restes de Yougoslavie du communiste Tito, affirme sa volonté de réaliser une ≪Grande Serbie≫ qui s’étend aux minorités serbes de Croatie, de Bosnie et de Macédoine. En 1991, la Croatie et la Slovénie proclament leur indépendance que l’armée fédérale yougoslave, essentiellement serbe, réprime dans le sang. Dans un premier temps, la Communauté européenne fait connaitre sa préférence pour le maintien de la Fédération yougoslave, liée a la Communauté économique européenne (CEE) par un accord de coopération depuis 1980. Cependant l’Allemagne se montre complaisante -contre l’avis de ses partenaires européens dont la France - envers les Croates et les Slovènes qui se déclarent indépendants favorisant l’implosion du pays Divisées, les Douze doivent faire appel aux Nations unies et aux Etats-Unis qui jouent le rôle principal dans la crise yougoslave. L’Union européenne retrouve cependant une certaine cohésion avec l’adoption, en novembre 1993, a l’initiative franco allemande, d’un plan d’action pour l’ex-Yougoslavie. La guerre en ex-Yougoslavie met à l’épreuve la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) prévue par le traite sur l’Union européenne. Elle met aussi en lumière les insuffisances d’une capacité militaire autonome tandis que c’est l’Union européenne qui fournit l’essentiel de l’aide humanitaire. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 52
  • Le couple Schröder-Chirac : une vision claire de L’Europe ? En 1995 prend fin les 2 septennats de F. Mitterrand, la droite revient au pouvoir en France avec l’élection de Jacques Chirac. L’homme de l’appel de Cochin en 1978 violemment anti européen va pourtant poursuivre la construction européenne avec son homologue allemand Gerhard Schröder. En 1999, l’euro devient la monnaie unique. Mais d’autres défis attendent les chefs d’Etat. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 53
  • Les symboles restent toujours importants. Le 30 novembre 1999, Gerhard Schröder est le premier Chancelier allemand à rendre visite { l’Assemblée nationale au Palais Bourbon (Paris). A noter, en 1999, la France vit sa troisième cohabitation avec un gouvernement de gauche. Au premier rang à droite se trouve le Premier Ministre PS Lionel Jospin . A gauche, l’ancien Premier ministre Alain Juppé.PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 54
  • En juin 2000, c’est le pendant de la visite officielle de Mr Schröder en France. MrChirac prononce un discours favorable à l’entrée de l’Allemagne dans le conseil desécurité de l’Onu . Une véritable révolution diplomatique car depuis 1945, les siègesde la plus haute instance de l’Onu étaient détenus par les pays « vainqueurs de laSeconde Guerre mondiale » : la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, la Russie etla Chine PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 55
  • Dominique de Villepin ministre des Affaires étrangères de Jacques Chirac, dans son discours de mars 2003 à l’ONU, annonce que la France ne participera pas à une guerre préventive contre l’Irak de Saddam Hussein accusé de posséder des ADM (armes de destruction massives) . Cette menace pour l’Occident ne doit pas faire oublier le droit international ; les enquêtes de l’Onu doivent continuer sur le sol irakien avant l’utilisation de la force. Ce discours connaît un énorme impact dans le monde et au Moyen-Orient alors en pleine ébullition. Cependant cet évènement divise les européens sur la question du soutien et de la solidarité envers les américains qui ont étendu l’Otan au pays de l’Est après la fin du communisme.PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 56
  • La division de l’UE sur la guerre en Irak (2003) Si l’UE s’est montrée solidaire avec les Américains après les attentats islamistes (Al Qaïda) perpétrés le 11 septembre 2001 notamment en envoyant des forces armées en Afghanistan haut lieu du terrorisme, il n’en va pas de même lorsque l’administration Bush veut lancer la guerre contre l’Irak de Saddam Hussein. Le discours du ministre français des Affaires étrangères à l’Onu Dominique de Villepin s’oppose à une intervention armée. C’est une véritable crise diplomatique entre la France et les Etats-Unis. Chirac reçoit le soutien de Schröder, geste fort qui souligne le poids de l’axe Paris-Berlin mais cette crise témoigne de la division des Européens. Aucune diplomatie n’arrive à émerger sur la scène internationale. Bons nombres des PECO (les pays d’Europe centrale et orientale) qui allaient rentrer dans l’UE en 2004 soutiennent les Etats-Unis alors qu’ils rentraient également au sein de l’Otan. C’est ainsi que la Pologne rejoint par exemple la coalition américaine avec les Anglais, les Italiens et les Espagnols. Le couple franco-allemand reste donc relativement isolé sur la scène internationale même si l’opinion publique sait gré à Chirac d’avoir respecté le droit international. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 57
  • Le 6 juin 1944, le plan Overlord, la plus grande opération de l’Histoire est lancéesur les côtes normandes. Les Alliés américains, anglais, français, canadiensdébarquent par milliers et doivent lutter contre les Allemands qui occupent laFrance depuis 1940. le 6 juin est donc une date-clef de la Seconde Guerremondiale. 6 juin 2004, invitation des Allemands - Nombreux sont les Françaisqui refusent la présence allemande lors des cérémonies. Ce geste de Chirac estbien révélateur de ses mandats : réconcilier les Français avec l’Histoire et lesEuropéens avec leur histoire . PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 58
  • Du difficile Traité de Nice au fiasco de la Constitution européenne (le référendum de mai 2005) Entre 2001 et 2005, l’Europe subit une crise de croissance sans précédent. En effet la conférence de Nice de 2001 prépare l’entrée inédite de 10 pays dans l’UE dont 8 pays qui furent d’anciennes démocraties populaires. Cet élargissement qui semble confirmer la puissance de l’UE pose en fait des problèmes institutionnels importants. Quel équilibre va-t-on trouver entre efficacité politique et représentation des pays? Quels rôles doivent jouer la Commission européenne? Le Parlement ? Le Conseil européen ? Quel équilibre entre institutions supranationales et coopération intergouvernementale ? En 2003, l’ancien Président Valéry Giscard d’Estaing est chargé avec un groupe de sages de préparer une Constitution européenne. Le texte est très ambitieux avec l’élection d’un Président de l’Europe par exemple. Le projet est soumis en France au vote des Français par référendum. Coup de théâtre, le refus l’emporte (les Danois font de même). Ce projet soutenu par le couple Schröder-Chirac provoque une terrible onde de choc en Europe et montre le profond scepticisme (voire l’hostilité) que l’opinion publique témoigne envers le projet européen. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 59
  • Le temps du « Merkozisme »(2007-2012): un couple de raison ? PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 60
  • Le couple Merkel-Sarkozy à l’épreuve des crises Lorsque N. Sarkozy est élu en 2007, ses idées sur l’UE sont loin d’être claires. Au contraire, le Président agace ses homologues européens avec son projet d’Union pour la Méditerranée. Cette Union serait-elle la base d’une nouvelle sphère d’influence française en Méditerranée selon Angela Merkel ? Mais les Allemands n’investissent pas massivement dans les PECO. A chacun sa sphère d’ influence. L’heure est à l’indifférence même si le traité de Lisbonne sauve l’affront du non à la constitution de 2005. Mais rapidement le contexte international se dégrade. La première grande crise financière systémique du XXIème siècle allait réactiver l’axe Paris-Berlin. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 61
  • D’une crise à l’autre (2008-2011) En 2008, la crise des subprimes qui éclatent aux Etats-Unis finit par toucher l’UE, les banques européennes menacent de faire faillite. Le système financier international est au bord du chaos. Si les Etats européens ont réinjecter des liquidités importantes, rien n’est réglé sur la lutte contre la spéculation financière. Si Sarkozy est présenté comme le Mr Europe, il n’a pu faire accepter à Merkel une gouvernance économique de la zone euro. Tempérer le néolibéralisme en revenant à une régulation économique reste donc utopique en Europe. Mais l’opposition entre la France et l’Allemagne doit être relativiser. Le Président derrière l’opportunisme (« il faut réguler les marches, lutter contre les paradis fiscaux »), Sarkozy reste un libéral qui veut laisser libre les forces du marché. Mais si la crise bancaire semble circonscrite fin 2008, un autre drame allait frapper l’Eurozone. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 62
  • La crise grecque, la crise des dettes souveraines Le 19 octobre 2009, l e gouvernement grec annonce que ses comptes publics sont truqués et que le déficit de son budget dépasse les 10% ; les critères de convergence n’étaient plus respectés depuis des années. La crise devient européenne: le Portugal, l’Italie et l’Espagne sont touchés à leur tour en raison de leur déficit public et la stagnation économique; Les gouvernements en place vacillent. Le couple franco-allemand, la Commission et la BCE imposent le Mécanisme européen de stabilité qui impose une cure d’austérité pour ces pays (gel des salaires, réduction des dépenses publiques, recul du départ à la retraite) pour bénéficier des aides européennes; les populations acceptent difficilement ces mesures alors que la gauche européenne que la politique de relance et de croissance est la grande oubliée dans cette crise des dettes souveraines. Le budget grec est mis sous tutelle de la Banque Centrale européenne. Sarkozy et Merkel cherchent à imposer aux pays une règle d’or dans leurs constitutions afin d’éviter les déficits publics qui fragilisent les Etats sur les marchés internationaux. En décembre 2011, le pacte budgétaire européen (appelé également TSCG traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) est adopté par 25 pays de l’UE . Ce traité qui insiste sur la discipline budgétaire et crée une union budgétaire européenne est un succès pour les Allemands. En France , ce pacte divise en pleine campagne présidentielle, F. Hollande réclame une renégociation afin de lancer un pacte pour la croissance et l’emploi. Son élection en mai 2012 remet-elle en question les outils de lutte anti-crise élaborés par le couple Merkel-Sarkozy ? PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 63
  • L’arrivée de F. Hollande bouscule-t-elle le couple franco-allemand ? La couverture du journal Libération, inspirée du film Men in black insiste sur les visions différentes de la gestion de la crise européenne entre le socialiste F. Hollande et la chrétienne démocrate Merkel. Si pendant la campagne présidentielle, Hollande s’est montré très offensif et a critiqué le pacte de stabilité, que ressort-il du sommet de décembre 2012 ? LA BCE va désormais surveiller les activités des 200 premières banques européennes. Un nouveau plan d’aide de la Grèce a été adopté ; sa dette est désormais « acceptable ». Mais Merkel refuse toujours le principe de la mutualisation des dettes et ne manifeste aucun enthousiasme pour une politique de relance. Tout semble bloqué jusqu’aux législatives prévues en Allemagne en septembre 2013. PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 64
  • Travail réalisé par les élèves de PEI Terminales du LGT Baimbridge (Pointe-à-Pitre, Les Abymes, Guadeloupe) :Anne-Laure ADELAIDE, Nadja EUGENE, Henrick, Roxanne POITOU, Sarah RIPON, Senshi ROSS et Vincent VERGER, sous la direction de Béatrix IBING, professeur d’Allemand et Olivier REGNOUF de VAINS, professeur d’Histoire-Géographie (janvier 2013) PEI Terminales LGT Baimbridge (janvier 2013) 65