Caisse d'Epargne - Histoire de marque - Le Parisien
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Caisse d'Epargne

Caisse d'Epargne
Histoire de marque
Le parisien - édition du 30 mai 2013

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Caisse d'Epargne - Histoire de marque - Le Parisien Caisse d'Epargne - Histoire de marque - Le Parisien Document Transcript

  • J e u d i 3 0 m a i 2 0 1 3AHistoire de marqueCaisse d’Epargne,deux siècles d’innovationsHistoire de marqueETLAFRANCEDEVINTUN PAYSD’ÉPARGNANTSCréée par deux philanthropesau XIXe siècle, la Caisse d’Epargnea pour vocation, au départ, d’ouvrirla banque aux classes populaires.PAGES B ET CUNEBANQUEDONTLESCLIENTSSONT SOCIÉTAIRESGrâce au principe coopératif,les clients peuvent devenir des sociétairespleinement impliqués dans la vied’une banque qui reste ainsi en phaseavec leurs attentes.PAGES D ET ELEVIRAGEDELADÉMATÉRIALISATIONSignature électronique, coffre-fortnumérique ou paiement sans contactoffrent interactivité et rapidité,sans pour autant déshumaniserla relation client.PAGES F ET GUNENGAGEMENTDANSLACULTUREET LESPORTLesCaissesd’Epargnesontpartenairesde nombreuses manifestationsculturelles ou sportives,tant au niveaulocal que national.PAGE H
  • J e u d i 3 0 m a i 2 0 1 3BHistoire de marque J e u d i 3 0 m a i 2 0 1 3CHistoire de marqueIlétaitunefoisle LivretA…Innovation sociale et financièreà sa création en 1818, le Livret Aest aujourd’hui détenu par 91 %des Français. A une époque où seulsles plus fortunés avaient un comptebancaire, il est ouvert à tous, ycompris aux femmes et aux enfants,dès 1 franc de dépôt. Alors que pour laplupart des gens l’argent n’existe quesous forme de pièces ou de billets,ce petit cahier où sont inscrits lesversements effectués à la Caissed’Epargne symbolise les dépôts.Les fonds sont alors rémunérés à5 %. Nommé d’abord livret de dépôtspuis livret d’épargne, il sert d’outild’apprentissage à la pratique del’épargne. Une version « postale »du livret est lancée en 1881. Il estexonéré d’impôt sur le revenu à partirde 1917 et rebaptisé Livret A en 1967pour le distinguer notamment dulivret épargne-logement. Aujourd’huiencore, le Livret A garantit l’épargneversée qui reste disponible à toutmoment ; il n’est pas taxé et sarémunération (actuellement 1,75 %)est fixée par les pouvoirs publics.Une différence : depuis 2009, il estdistribué par toutes les banques. S.SO.BenjaminDelessert,unphilanthropeéclairéLe fondateur des Caisses d’Epargne était à la fois banquier,scientifique amateur, industriel et homme politique.Créateurde dispensaires et fondateurnotamment du Comité des soupespopulaires,Benjamin Delessert (1773-1847) est un philanthrope très actif,héritierde la pensée des philosophes des Lumières.Il reprend l’idée lancée en 1791 parMirabeau d’une « caisse des épargnes » en créant en 1818,avec le duc de La Rochefoucauld-Liancourt (1747-1827),la première Caisse d’Epargne française à Paris,qu’il présidera de 1829jusqu’à sa mort,en 1847.Benjamin Delessert avait déjà derrière lui une carrière de banquieretd’industriel.Fils d’un commerçant lyonnais en soierie devenu banquierà Paris,il a notammentsuivi les cours de l’économisteAdam Smith en Grande-Bretagne avant de prendre en 1795,la suitede son père à la direction de la banque familiale.Il est nommé dès 1802 régent de la Banque de France et le resterapendant 45 ans.Sa grande curiosité scientifique – il est notamment botaniste et collectionneurde plantes – le conduità appliquerà l’industrie les dernières innovations : il fonde à Passy l’une des premières filatures mécaniques de cotonen France puis une raffinerie de sucre de betterave expérimentale qui lui vaudra la Légion d’honneur.Il s’engage aussi enpolitique et exerce plusieurs mandats de député sous la Restauration et la monarchie deJuillet. S.SO.Et la France devintun pays d’épargnantsLes Français ont appris à économisergrâce à la Caisse d’Epargne età son livret,créés pardeux philanthropes il y a presque deux siècles.De la fourmià l’écureuilSYMBOLE Avantl’inventiondumarketing,laCaissed’Epargnes’estchoisiecommeemblèmeslafourmi,l’abeilleoularuche.L’écureuils’imposeàpartirde1950.L’idée était révolutionnaire.Il s’agissait de faire de l’ou-vrier un rentier. Dès l’ori-gine, la Caisse d’Epargneest ouverte à tous : ou-vriers,domestiques,artisans,marinset militaires, mais aussi aux femmeset aux enfants. Ils peuvent ouvrirun livret avec un dépôt de 1 franc.Un intérêt fixé à 5 % leur est verséchaque année. Et l’argent reste dis-ponible et peut être retiré à volonté.Dès que la somme de 50 francs estatteinte, un titre de rente est acquisà la Bourse de Paris au nom du dépo-sant qui en devient propriétaire. Levoilà rentier comme les plus riches !A l’époque où les « classes popu-laires » étaient des exclus bancaires,la Caisse d’Epargne apparaît commeun instrument de démocratisationfinancière très moderne.La création, en 1818, du livretd’épargne (lire ci-contre), inspiré dumodèleanglaisdu«depositbook»népeu de temps auparavant, est extrê-mement novatrice. Il est d’ailleurstellement bien conçu que, depuis sacréation, il n’a pas beaucoup changé«ni dans sa forme – jusqu’à sa déma-térialisation–,nidanssonfonctionne-ment»,souligneLauredeLlamby,au-teurdulivre«LesMétamorphosesdel’épargne» (Découvertes Gallimard)et responsable de la valorisation dupatrimoinehistoriqueàlaFédérationnationale des Caisses d’Epargne. Al’époque, laisser en dépôt des piècesde monnaie en échange d’un papiersuscitait de la méfiance. Or, bienmieux qu’un simple reçu de papier,le livret matérialise l’acte d’épargne.Bref, il participe à «l’alphabétisationmonétaire»delapopulation,expliqueLauredeLlamby.C’était clairement le projet des fon-dateurs de la Caisse d’Epargne, Ben-jamin Delessert (lire ci-contre) et leduc François de La Rochefoucauld-Liancourt. Ces deux philanthropesavaient l’ambition d’aider les ci-toyens les plus modestes à faire faceaux coups durs et à lutter contre lamisère en leur apprenant à gérer leurargent. Adeptes du ni… ni (ni charitéchrétienne, ni assistance de l’Etat),ils étaient novateurs. Dans la lignéedes philosophes des Lumières, ilsavaient l’ambition de rendre leshommes meilleurs, de les guider surla voie du progrès.■ UNEVOCATIONPÉDAGOGIQUEIls voulaient changer les comporte-ments, promouvoir la prévoyanceen incitant les catégories les plusmodestesàmettredel’argentdecôtéplutôt que de le dépenser au cabaretouàlaloterie.Luttantdumêmecoupcontre ce qui était considéré commeles fléaux sociaux de l’époque : le jeuet l’alcoolisme. « Tu mets à la Caissed’Epargne… Et tu bois de l’eau ! Mer-ci ! », ironise alors une caricature de« La Presse ouvrière ».Les débuts sont difficiles. Et lesCaisses d’Epargne ne rencontrentqu’un succès d’estime les premièresannées. Deux impulsions vont toutfaire basculer : l’une donnée par legouvernement, et l’autre par l’école.Le lancement du mouvement deCaissed’Epargnescolaireàl’initiatived’un instituteur du Mans a en effetfortementcontribuéausuccèspopu-laire des Caisses d’Epargne en incul-quant les vertus de l’épargne auxenfants. Déposer sou par sou sur sonlivret d’épargne devient un véritableexercice pédagogique. La banque asu conserver cette tradition éduca-tive avec sa fondation « Finances etPédagogie » et mène en parallèle desactions de mécénat en faveur des« jeunes talents » (lire p. H).Ledéveloppementdesimplantationsdébute vraiment à partir de 1830. Lenouveau régime de la monarchie deJuillet incite les préfectures et lesmunicipalités à soutenir la créationdesCaissesd’Epargne.Lesinitiativesréunissantlesbanquiers,négociants,notaires, avocats et élus locaux semultiplient. En 1848, 93 % des villesde plus de 10000 habitants pos-sèdent une Caisse d’Epargne.Des célébrités n’hésitent pas à s’en-gager. L’écrivain Jules Verne devientainsi en 1895 administrateur puisdirecteur de la Caisse d’Epargned’Amiens. Comme c’est l’usage àl’époque, il siège tous les dimanchescar cela correspond aux heures d’ou-verture de la Caisse et il contresigneles livrets après chaque opération.■ INNOVATIONSOCIALEAdoubées par l’Etat, les Caissesd’Epargnenedeviennentpasdesins-titutions publiques pour autant. Aucontraire,lestatutd’organismeprivéleur est donné en 1835. Mais l’idéequ’elles remplissent une fonction deservice public local restera présentejusqu’à une période récente. Leurimplicationdanslefinancementdesjardins ouvriers, des bains-douchespuis des « habitations bon marché »,témoigne du rôle qu’elles ont jouétout au long des XIXeet XXesièclesdans l’innovation sociale. « Encoreaujourd’hui, cette émanation localereste très forte », estime Michel Sor-bier, le président de la Fédérationnationale des Caisses d’Epargne,de même que le sentiment, héritédu passé, que les Caisses d’Epargne« doivent contribuer au développe-mentéconomiquelocal,àlacréationd’emplois qui revitalisent et enri-chissent les territoires ».SÉVERINESOLLIER1818■ Naissance de la première Caissed’Epargne française à Paris. Elle a pourambition de changer l’homme en luiapprenant le « bon usage de l’argent »et de lutter ainsi contre l’insécurité etla misère. Elle est destinée à touset en particulier aux exclus bancairesde l’époque : paysans, ouvriers, artisans,domestiques, marins, militaires… Pourla première fois, ils peuvent ouvrir,dès 1 franc de dépôt, un livret sur lequelle capital est garanti et rémunéré.1830■ Créationdupremierréseaubancairedeproximité.AprèsParis,desCaissesd’EpargneouvrentàBordeaux,Nantes,Brest…Apartirde1830,lesouverturess’accélèrent:27en1833,364en1848.Acettedate,ellessontprésentesdans93%desvillesdeplusde10000habitants.Certainesfontconstruiredesbâtimentsimposants(ci-contre,àToulon).En1952,lepicde585Caissesestatteint.Dessuccursalesetguichetsleursontrattachés,quifontpasserlenombredepointsdecontactà4855.1834■ PremièreCaissed’Epargnescolaire.Le4 mai1834,uninstituteurduMansfondelapremièreCaissed’Epargnescolaire.L’idéeestdecollecteràl’écoleauprèsdechaqueenfant,souparsou,dequoiréunir1franc,lasommeminimalepourouvrirunlivret.Cetteinitiativeprendsonessoràpartirde1874:8 000Caissesd’Epargnescolairesen1877,14 000en1880.Une«Journéedel’épargne»estinstituéeen1927,etsetiendrajusqu’en1970.1835■ Transformationenorganismeprivéd’utilitépublique.Lesdépôtspèsentdéjà100 millionsdefrancs.(CoffretsecretdelaCaissed’EpargnedeBoulogne-sur-Mer.)1837■ LesfondssontgérésàlaCaissedesdépôtsetconsignations.Afind’assurerlatotalesécuritédesdépôts,la gestiondesfondsplacéssurlelivretesttransféréeparlaloidu31mars1837àlaCaissedesdépôtsetconsignationsquiengarantitlaliquiditéentoutescirconstances.Ellelesinvestitdansunpremiertempssurlemarchédelarente(obligationsd’Etat)et,àpartirde1860,enobligationsdechemindefer.(« La Fourmi »,parHonoréDaumier,1838.)1881■ Versl’émancipationfinancièredesfemmes.Depuisl’origine,lelivretd’épargneestaccessibleauxfemmes,pourtantlongtempsconsidéréesjuridiquementcommeincapablesmajeures.Enavril1881,ellessontautoriséesparlaloiàouvrirunlivretetàdisposerdeleursdépôtssansautorisationpréalabledeleurmari.(« Clubféminin »:lithographieduXIXe siècle.)⊳ AuXIXesiècle,lesmarinsconstituentuneclientèlepriséeparlesCaisses.⊳ Danslesannées1950,lescars-succursalessedéplacentjusquedanslesvillages.▼Lesguichetssontouvertsledimanche,seuljourdereposjusqu’en1936.⊳1950⊳1960⊳1965⊳1968⊳1975Depuis1991“En 1991, le dessinadopte un style« high-tech » pourillustrer la nouvelleorganisationet la modernitéde la banque.”DATES CLÉSCaisse d’Epargne et écureuil sontaujourd’huisynonymes.Maisiln’ena pas toujours été ainsi. Au début,la Caisse d’Epargne était symbolisée parla fourmi, l’abeille ou encore la ruche. Surla façade de l’hôtel historique de la Caissed’Epargne de Toulon construit en 1897, lasuperbeplaqueémailléesituéeàlabaseducampanilereprésenteuneruche.LaCaissed’Epargne de Vesoul, construite en 1908,achoisi,pourlamosaïquedécorantlesol,l’abeille et la corne d’abondance. Quant àla médaille commémorant le centenairede la Caisse d’Epargne de la Croix-Roussegravéeen1939,ellefigureunegigantesquefourmi.Pendant un siècle et demi, chaque caissechoisit donc son symbole préféré. UntournantseproduitpendantlaDeuxièmeGuerre mondiale. De retour de captivité,René Laurent, le directeur adjoint duBureau central (ébauche d’un organecentraldesCaissesd’Epargne,quipubliaitnotamment un journal interne), lance en1942 un concours de contes et nouvellesdestinés à encourager l’épargne. Lepremier prix est remporté par WilliamBate pour sa fable « Didy et Rascassot ».Il y raconte l’histoire de l’écureuil Didy,mascotte d’un prisonnier qui, un jour oùluietsescompagnonssouffraientdefaim,envisagea de manger le petit animal…avant d’y renoncer en découvrant lesnoisettes, biscuits et amandes qu’il avaitmis de côté dans un arbre creux.Séduitparcettefableédifiante,RenéLaurentdécide alors de choisir l’écureuil commeemblème des « Editions de l’Epargne »qu’il dirigeait. Et à partir de 1950, le petitrongeurdevientvéritablementlesymboledes Caisses d’Epargne. Son dessin évolueau fil du temps et des transformations descaisses.Très figuratif les premières années, ildevient plus géométrique en 1968. Eten 1975, il change de sens : la silhouetteest désormais tournée vers la droitepour regarder vers l’avenir. Le dessinde l’écureuil se métamorphose en 1991.Il adopte un style « high-tech » et lacouleur rouge pour illustrer la nouvelleorganisationdelabanqueetsamodernité.S.SO.1895■ Premiersfinancementsdulogementsocial.LaloiautoriselesCaissesd’Epargneàréaliserdesinvestissementspourdeslogementssociauxsurleur« fortunepersonnelle»constituéedeslegsetdonsdontellessontpropriétairesetdes«boni»(sommeconservéesurlemontantverséparlaCaissedesdépôts).En1896et1897,Blois,Chartres,Troyes,DouaipuisParisselancentdansdesprojetsdelogementssociaux.Aujourd’hui,91 %desFrançaisdétiennentunLivret A.IMAGECOImagecoGéraldineMilloCEd’AuvergneetduLimousinArchivesphotographiquesdelaFédérationnationaledesCECEd’AuvergneetduLimousinBPCEBN©GéraldineMillo⊳1939
  • J e u d i 3 0 m a i 2 0 1 3DHistoire de marque J e u d i 3 0 m a i 2 0 1 3EHistoire de marqueUnebanquedontlesclientssontsociétairesCoopératives depuis 1999, les Caisses d’Epargne ont faitde leurs clients des sociétaires… mais aussi des dirigeants.Etre à la fois client et pro-priétaire de sa banque,c’est possible. Depuis 1999,les Caisses d’Epargne sontdevenues des banques co-opératives : elles sont détenues par4,7millions de clients qui possèdentau moins une part sociale au prix,fixé nationalement, de 20 euros. Ilsne sont pas seulement clients, ilssont aussi sociétaires. « Les Caissesd’Epargne existaient bien avant queles coopératives bancaires naissenten France. Ce statut nous corres-pondait naturellement en raison denotre manière d’exercer le métier debanquieretdenosliensaveclesterri-toires. Nous nous attachons à le fairevivreavecdesméthodesinnovantes»,estime Florence Raineix, directricegénérale de la Fédération nationaledesCaissesd’Epargne.■ DÉCISIONSSTRATÉGIQUESLes sociétaires sont-ils les vrais pa-trons de la banque ? En fait, ils sontprésents à la fois à la base – au seindes 245 sociétés d’épargne locale –et représentés à tous les étages de lapyramide qui gouverne les Caissesd’Epargne. Leur rôle est de désigneret de contrôler les dirigeants opéra-tionnels. Un client peut ainsi se re-trouver au sommet du groupe. C’estle cas d’Yves Toublanc. Ce patron dePME, dans l’industrie de la fabrica-tionetdelatransformationducarton,est d’abord devenu administrateur,c’est-à-diredésignécommereprésen-tant des clients à la Caisse d’Epargnedes Alpes en 1993. Puis il en devientprésident et il l’est resté quand ellea fusionné avec sa voisine en 2007pourformerlaCaisseRhône-Alpes.Ila enfin été nommé en 2012 présidentduconseildesurveillancedeBPCE,lastructuredetêtedugroupe,composédepuis2009desCaissesd’Epargneetdes Banques Populaires, elles aussibanquescoopératives(lireci-contre).« Les administrateurs – il y en a au-jourd’hui 4000 en France – ont descomptes à rendre aux sociétaires »,insisteYvesToublanc.■ UNENOTED’HUMANITÉEt loin d’être des inspecteurs destravaux finis, les administrateursprennentdesdécisionsstratégiques.« C’estsousl’impulsiondesadminis-trateurs qu’a été prise la décision desupprimerlesplates-formestélépho-niques centralisées pour privilégierle contact de chaque client avec sonconseiller personnel dont il a désor-mais le numéro de poste direct etl’adressee-mail »,ditaussiYvesTou-blanc. « Nous ne vivons pas l’argentdelamêmemanière.L’argentcollec-té dans la région y est réinvesti pourfinancer les crédits des particuliers,des collectivités et des entrepriseslocales », ajoute Michel Sorbier, pré-sident depuis 2009 de la Fédérationnationale des Caisses d’Epargne,qui représente les sociétaires del’ensemble des 17 caisses régionales.Lui non plus n’est pas un banquierde métier, mais un sociétaire deve-nu président de la Caisse d’Epargned’AuvergneetduLimousin.Ilattachebeaucoup d’importance aux valeursincarnées par les Caisses d’Epargne.« Le métier de la banque est un mé-tier dur dans lequel il faut parfoisdire non. Malgré tout, ce qu’on doitajouter pourtant en permanence,c’est une note d’humanité », estime-t-il. Cette humanité s’illustre dansles actions sociales et de solidaritépourlesquelleslescaissesrégionalesconsacrentunbudgetquiaatteintautotal 29 millions d’euros en 2011.La proximité avec les sociétaires,avec de nombreuses occasionsd’échanger avec eux, permet à labanque de se transformer rapide-mentetderesterenphaseavecl’évo-lution des attentes.■ TRANSFORMATIONRAPIDED’une banque dédiée à l’épargne duparticulier avec le Livret A commeproduit phare, la Caisse d’Epargneest devenue une banque généraliste.«Aujourd’hui, dans une agence, il y atouteslescompétencespourrépondreà tous les types de clientèle», déclareChristine Fabresse, présidente du di-rectoire Languedoc-Roussillon. Desparticuliers jusqu’aux professionnelsen passant par la gestion privée pourles plus fortunés ou les centres d’af-faires pour les entreprises, la banques’appliqueàrenforcerlapersonnalisa-tionduconseil.SÉVERINESOLLIERINTÉGRATION MalgréleregroupementaveclesBanquesPopulaires,lesCaissesrégionalessontrestéesautonomesdansleursdécisionsetleurfonctionnement.Ellesn’enprofitentpasmoinsdelamiseencommundemoyensetdesexpertisesdesfilialesspécialiséesdugroupeBPCE.Depuis le regroupement aveclesBanquesPopulairesinter-venuen2009(rappelonsqueBPCE est l’acronyme de BanquesPopulaires et Caisses d’Epargne),les Caisses d’Epargne ont intégréun groupe coopératif puissant,constitué de 8,6 millions de so-ciétaires, qui intègre d’autresfiliales spécialisées aussi biendans l’immobilier que dans lagestion de fortune. En 2012,BPCE a réalisé un produit netbancaire (PNB, l’équivalent duchiffre d’affaires pour les banques)de22 milliardsd’euros.Surcetotal,le PNB des 17 Caisses d’Epargne aatteint 6,8 milliards d’euros. Deschiffres qui donnent le vertige, sur-toutsil’onévoqueaussilesencourscumulésdescréditsconsentisparlabanque,quifrôlentles200 milliardsd’euros.■ AUTONOMIECONSERVÉETrès intégrées dans le groupeBPCE, ne serait-ce qu’au niveaudesorganesdedécision,lesCaissesd’Epargne ont pourtant réussi àconserver une autonomie de fonc-tionnementainsiquecommerciale.« Chaque réseau mène sa vie. C’estd’ailleurs ce que souhaitent nosclients qui veulent conserver desinterlocuteurs proches d’eux. Unefaçon aussi pour nous de pouvoirrépondretrèsrapidementàleurde-mande, le circuit de décision étantainsitrèscourt »,préciseJean-MarcCarcélès, président du directoireBretagne-Pays de Loire. Mais auto-nomie ne signifie pas isolement, etsi la banque préférée des Français(selonlesrésultatsd’unrécentson-dageoùl’Ecureuilestarrivépremieravec la Banque Postale) parvient àproposer aujourd’hui une gammecomplète de produits financiers,des plus simples aux plus sophis-tiqués, c’est bien parce qu’elle peutcompter sur les différentes filialesdu groupe, lesquelles lui apportentleur savoir-faire, quitte à élaborerdesproduitsenmarqueblanche(oùlamarqueCaissed’Epargnen’appa-raît pas), tout en permettant auxCaisses de conserver leurs clientset les opérations sur leur bilan.■ MISEENCOMMUNDESMOYENS« La force des Caisses d’Epargne,c’est de pouvoir proposer une offreinnovantedansunmodèledecoopé-ration. Si chaque Caisse a sa proprestratégie en matière de développe-ment commercial et de marketing,elle bénéficie, en parallèle, d’unemise en commun de moyens infor-matiques,technologiquesetnumé-riques au sein de BPCE qui lui faitgagner un temps précieux et struc-ture son offre », explique CédricMignon, directeur du développe-ment Caisses d’Epargne à BPCE.CerapprochementaveclesBanquesPopulaires n’est-il quand mêmepas un danger pour l’Ecureuil, quirisquerait d’y perdre son âme et saspécificité? Que nenni, répondenten cœur les responsables de BPCEet des Caisses d’Epargne pour quila configuration coopérative dugroupe(lesCaissesd’Epargne,rap-pelons-le, sont détenues par leurssociétaires,soit4,7 millionsdeper-sonnes à ce jour) lui permet de sefocalisersurcequ’elleatoujoursfaitet compte bien continuer à faire :être proche de ses clients et s’adap-ter à leurs besoins. Conserver cetteimage de banque de proximité, neserait-ce qu’avec la distribution duLivretAdontleplafondvientd’êtrerelevé à 22950 euros. Une aubained’ailleurspourlabanquequialarge-mentconstruitsondéveloppementavec la vente de cette enveloppedéfiscalisée, la plus populaire enFranceaveccelledel’assurancevie.PASCALEBESSES-BOUMARDLesCaissesd’Epargne,unréseaude4,7 millionsdesociétaireset4 219 agences.Dehautenbasetdedroiteàgauche:lesagencesdelaplaceFélix-Eboué(Paris,12e)etBibliothèque(Paris,13e).“Les sommes collectéesdans la région sontréinvesties et financentl’économie régionale”MichelSorbier,présidentdelaFédérationnationaledesCaissesd’Epargne“Chaque réseaumène sa vie. C’est ce quesouhaitent nos clientsqui veulent conserver desinterlocuteurs prochesd’eux. Une façon pournous de pouvoir répondretrès rapidement à leurdemande, le circuit dedécision étant très court”Jean-MarcCarcélès,présidentdu directoireBretagne-PaysdeLoire.1942■ Premierconcoursdecontessurlesvertusdel’épargne. LancéparRenéLaurent,directeuradjointduBureaucentralrevenudecaptivité,ceconcoursdecontesetnouvellesestremportépar«DidyetRascassot»,écritparWilliamBate.Sontexteracontel’histoired’unécureuiletseraàl’originedulogochoisiaprès-guerre.1950■ Premiersprêtsauxcollectivitéslocales. Danslecadredel’après-guerre,lesCaissespeuventemployerunepartiedesfondsduLivretAenprêtsbonifiésauxcollectivitéslocalesetorganismespublics.(Buvardinformantlesclientsdesréalisationslocales.)1966■ Premièrediversification.LesCaissesd’Epargnecommencentàvendred’autresproduitsfinanciersqueleLivretApuis,en1969,leplanépargne-logementetlesbonsd’épargne.En1971,ellespeuventaccorderdescréditsconsommationethabitation.(Affichede1968.)1978■ Premiercompte-chèquesEcureuil.DepuislesloisDebréde1966-1967surlesbanques,laconcurrences’estintensifiée,denouveauxguichetsetmoyensdepaiementsontnés.LesCaissesd’Epargnesetransformentpetitàpetitenbanquesclassiquesetouvrentlescomptes-chèques.(Affichedudébutdesannées1980.)1983■ LesCaissesdeviennentétablissementsdecrédit. Laloidu1erjuillet1983accordeauxCaissesd’Epargnelaqualitéd’établissementdecréditàbutnonlucratifetleshabiliteàeffectuertouteslesopérationsdebanque.De585établissementsautonomes,unefusionlesréduità187.EllespeuventprêterauxPMEàpartirde1987.(Affichede1984.)DATES CLÉS1991■ CréationdespremièresCaissesrégionales.LaréglementationsurlesfondspropresimposeauxCaissesd’Epargnedeseregrouper:de187,ellespassentà34enunan,dont31enmétropole.Ilyena17aujourd’hui.WilliamBeaucardetWilliamBeaucardetWilliamBeaucardetImagecoEDEPArchivesphotographiquesdelaFNCE1906■ Prêtsauxjardinsouvriersetauxbains-douches.LaloipermetauxCaissesd’Epargnedefinanceroud’acquérirdesjardinsouvriersetdesbains-douches.LesCaissesrenforcentainsilacohésionsocialedansuntissuurbainsouventfragiliséetparticipentactivementàl’améliorationdel’hygiènedesclassespopulaires.(Planetaquarelledesbains-douchesdeGuéret.)■ Premièreorganisationcentrale. LafamilleLaurent,quiadministrelaCaissed’EpargnedePithiviersetpubliele«JournaldesCaissesd’Epargne»,créele«Bureaucentral»,l’ancêtredelaFédérationnationaledesCaissesd’Epargne.GéraldineMilloLanaissancedudeuxièmegroupebancairefrançaisLe réseau des Caisses d’Epargne, c’est 4 200 agences bancaires qui regroupent plus de32 745 collaborateurs. En 2012, le réseau a recruté 1 653 salariés en CDI et a consacré 5 % de la massesalariale à la formation (soit 71 millions d’euros). 97 % des décisions sont prises au niveau local.La Caisse d’Epargne dispose également de 110 centres d’affaires spécialisés avec 630 chargés d’affaires dédiéspar marché : entreprises, secteur public, économie sociale, immobilier professionnel et logement social.ConseillercommercialGestionnairede clientèleparticuliersGestionnairede clientèleprofessionnelsChargéd’affairesgestion privéeDDIIRREECCTTEEUURR DD’AAGGEENNCCEELes17Caissesd’Epargnesontdesbanquesdepleinexercice,solidementimplantéesaucœurdeleurrégion.
  • J e u d i 3 0 m a i 2 0 1 3FHistoire de marque J e u d i 3 0 m a i 2 0 1 3GHistoire de marqueEnrouteversladématérialisationSignature électronique, coffre-fort numérique,paiement sans contact… Les Caisses d’Epargneont engagé une vraie mutation technologique.Les principaux acteurs dusecteur bancaire ne mé-nagent pas leurs effortspour prendre le virage del’innovationtechnologique.Chacun fourbit de nouvelles armesnumériques afin d’attirer une clien-tèletoujoursplusversatile.LaCaissed’Epargne,parexemple,atrèstôtfaitle pari de la dématérialisation de sesservices. En avril 2013, la marque àl’Ecureuil mettait ainsi au point etinstaurait la signature électronique,supprimant les exemplaires decontrat sur papier.■ RÉPONSESPERSONNALISÉESConcrètement, il sera possible designer numériquement un contratenagence,ledocumentétantensuiteconservé sur un serveur sécurisé. Ilrestera néanmoins toujours possiblede souscrire des contrats de façonclassique, mais les premiers essaiseffectués dans des agences pilotesontmontréque70 %desclientschoi-sissaient la signature électronique.Dans le même registre, à la rentrée,l’Ecureuil a également prévu de pro-poser un coffre-fort en ligne pourstocker les documents numériques.Ces initiatives, à l’image du site«  Mon banquier en ligne  », quidonne accès à un grand nombrede services de la banque via inter-net, caractérisent la dynamique dugroupe et sa volonté de se démar-quer de ses concurrents. Ce site per-met par exemple au client et à sonconseiller de se retrouver en visio-conférence. « La fréquentation desagences baisse ré-gulièrement. Pourautant,nosclientsetsociétairesnesesententpastotale-ment autonomeset requièrent tou-jours les avis d’unconseiller, neserait-ce que pour répondre à leursquestions. Il leur faut des réponsespersonnalisées et rapides. Ce quenous leur offrons via internet et nosdifférents canaux dématérialisés, encomplémentdel’agencedeproximi-té », précise Denis Mancosu, direc-teur distribution multi-canal chezBPCE. De fait, les nouveaux outilsmis à la disposition de la clientèlevisent à faciliter les démarches ou àraccourcir les processus de décision.« Grâce au développement de cesnouveaux canaux de distribution, labanque, c’est : “quand je veux, où jeveux”. Une évolution qui va dans lesensdelarapiditéetdel’interactivitéet qui change la notion de contactsans pour autant déshumaniser larelation client car celui-ci aura tou-jours besoin d’avoir confiance pourfaire appel à nous », convient Jean-Marc Carcélès, président du direc-toire Bretagne-Pays de Loire.■ CONSEILSENTEMPSRÉEL« D’iciunmois,nousauronsterminél’installation de 35000 nouveauxpostes informatiques de travail enagence. Ils permettront aux conseil-lers bancaires d’avoir une vision à360° des comptes de leurs clients,c’est-à-dire qu’ils pourront voir entemps réel toutes les opérations deces derniers quel que soit le canalchoisi afin d’apporter un conseilpersonnalisé et pertinent », renché-rit Christine Fabresse, présidente dudirectoire Languedoc-Roussillon.Les seules innovations technolo-giques ne suffiront cependant pasà bâtir le futur. « La banque s’estdéplacée dans notre poche et surnotre canapé. Les avancées techno-logiques actuelles nous permettentd’avoir une autre approche des ser-vices bancaires mais il ne faut pas seleurrer : nous vivons actuellementune révolution sociétale fondamen-tale et devons trouver une réponsevisionnaire.Etce,demanièreàêtreleBenja-min Delessertde demain,ce fonda-teur génialdes Caissesd’Epargne quiétait,jelerappelle,hommed’affaires,botaniste,industrielférudepolitiqueet d’actions sociales », lance ThomasLevet, directeur de la communica-tion de la Caisse d’Epargne d’Ile deFrance, pour qui les missions dela banque, et, a fortiori, celles desCaisses d’Epargne, doivent effec-tivement être réécrites afin d’avoirtoujours un coup d’avance tout enapportant une solution globale. « Ceque nous devons développer, cesont différentes formes d’accompa-gnement, notamment au niveau dumicro-crédit, indispensable bouf-fée d’oxygène pour les projets destrès petites entreprises; de l’emploigrâce à la mise en réseau de nossociétaires mais aussi à destinationdes personnes dépendantes. Et ce,demanièreàfaciliterl’inclusionban-caire via de nouvelles formes, sansdoute encore à inventer. » Un vasteprogramme qui intéresse en effet auplus haut point tous les Français.PASCALEBESSES-BOUMARD«Demain, nous devrons êtrela banque 2.0»LaurentRoubin,présidentdudirectoiredelaCaissed’EpargnePicardie.Pour vous, comment se définit labanquededemain?LR : Les nouvelles technologiesaccélèrent l’évolution des attentesdes clients particuliers et des en-treprises vis-à-vis de leur banque.Aujourd’hui dans tous les secteursde l’économie, y compris dans labanque, se développent des ac-teurs «low cost». Ils offrent des ser-vices réduits à des prix plus agres-sifs que leur permet leur format,mais leur offre ne satisfait qu’unepartie des besoins de leurs clients.On voit des « pure players» créerfinalement leur réseau de distri-bution. Plus particulièrement dansle domaine bancaire, les clientsveulent effectuer des opérations àdistance via les canaux à distancequ’ils utilisent, mais ils ont aussibesoin d’être accompagnés sur dessujets plus complexes qui néces-sitent une relation personnalisée.La banque de demain doit propo-ser la palette des services attendusmais elle doit être aussi «2.0 » pourreprendre les codes actuels et ré-pondre au besoin d’ubiquité desclients, en combinant technologieet partenariat.EnquoiconsistelaBanque2.0?Pour les opérations simples duquotidien, nos clients souhaitentpouvoir utiliser tous les moyensleur permettant d’être autonomes,à n’importe quel moment, et oùqu’ils se trouvent: internet, smart-phone, tablette, etc. En revanche,pour tous les sujets impactant leurpatrimoine, leur fiscalité ou leursprojets de vie (logement, assu-rances, épargne…), ils recherchentun conseil avisé, qui complète etéclaire les informations qu’ils ontcollectées par exemple sur le web.Les chefs d’entreprise ont le mêmeniveau d’exigence, plus d’autono-mie pour la banque au quotidien,mais toujours plus de conseil pourles projets de développement(transmission, international, im-mobilier…). En pratique, le conseil-ler bancaire doit être en capacitéde répondre par tous les moyensde communication, en face-à-face,en visio, en chat, par mail, par télé-phone. Il ne s’agit plus d’opposerces différents modes de relationmais de les proposer à ses clientsà travers une relation personna-lisée avec son conseiller. Dans labanque 2.0, les clients attendentde leur banque un esprit com-munautaire, un partenaire à leurcôté qui s’inscrit dans la durée.Banques régionales coopérativesqui appartiennent à ses clientssociétaires, les Caisses d’Epargnerépondent à cette attente. Dispo-sant de toutes les expertises enrégion, elles ont la capacité à déci-der très vite pour accompagner lesprojets de développement de tousles acteurs économiques, particu-liers, professionnels, entrepriseset institutionnels.En quoi les Caisses d’Epargnerépondent-elles aux nouvellesattentes du consommateur?La Caisse d’Epargne Picardie dé-montre au quotidien son ambi-tion : celle d’être la banque tra-ditionnelle la plus innovante etmoderne. Nous avions déjà anti-cipé, il y a trois ans, avec notreagence «Mon banquier en ligne» :une agence à distance destinéeprincipalement à des clients quiont quitté la région, accessible partous les canaux et disponible surdes plages horaires élargies. Au-jourd’hui, tous nos conseillers enagence sont en capacité d’animerla relation avec nos clients sousses différentes formes et expres-sions. Les clients peuvent consul-ter leurs comptes, effectuer leurstransactions, et même souscrireleurs produits via leur ordinateur,leur smartphone, leur tablette, entoute autonomie. Nos conseillersen agence sont joignables direc-tement par téléphone ou par mailpour accompagner au mieux nosclients dans ses démarches, voirefinaliser une opération initiée àdistance. C’est en conjuguant unerelation personnalisée avec les so-lutions les plus innovantes que nosclients nous seront toujours plusfidèles, et que nous en gagneronsde nouveaux.Leclientdedemain?C’est déjà celui d’aujourd’hui.C’est un zappeur responsable maisimpatient. Il doit pouvoir nousjoindre quand il le souhaite et partous les canaux possibles. Il fautbien sûr répondre à sa demande,mais sans précipitation, car nousavons la responsabilité de bienl’accompagner et donc parfois dedire «non». Le client est direct etil faut que nous ayons un langagedirect avec lui. C’est ainsi que nousmériterons sa confiance.PROPOSRECUEILLISPARP.B.-B.“La banque s’est déplacéedans notre poche et surnotre canapé”ThomasLevet,directeurdelacommunicationdelaCaissed’Epargned’Ile-de-France1999■ Transformationenbanquescoopératives.Laloidu25juin1999transformelesCaissesd’Epargneenbanquescoopérativesàvocationuniverselle:451 sociétéslocalesd’épargneregroupentlessociétaires,cesclientsquidétiennentdespartssocialesdesCaissesd’Epargne.(Affichede2000.)2000■ Premièreassembléegénéraledesociétaires.Laventedespartssocialesdébutele1er janvier2000.LesclientsquienachètentdétiennentuneparcelleducapitaldesCaissesd’Epargne.Ilsseréunissentunefoisparanenassembléegénéraleetdésignentdesdélégués.2004■ Capdes3millionsdesociétaires.2,42 milliardsd’eurossousformedepartssocialessontdétenuspar3 millionsdesociétaires,surles26millionsdeclients.Lamêmeannée,legroupeCaissed’Epargnedevientunebanqueuniverselleaprèslerachatd’Ixis.2005■ Rémunérationdescomptescourants.Enavril2005,laCaissed’Epargneestlapremièrebanquefrançaiseàrémunérerlescomptescourants.Elleappuiecelancementd’unecampagnepublicitaireavecl’Ecureuilportantledrapeautricoloredansuneversionrevisitéedutableaud’EugèneDelacroix« La libertéguidantlepeuple »(ci-contre).DATES CLÉSUnengagementsociétalCréée en 1957, l’associationFinances et Pédagogie avaitpour but de permettre auxFrançais de mieux gérer leur budgetfamilial. De familiariser les femmesaux questions d’argent, elles quiont dû attendre 1965 pour avoirle droit de disposer d’un comptebancaire et 1966 pour exercer uneactivité professionnelle sans leconsentement de leur mari, et gérerleurs biens propres.Aujourd’hui, l’association s’est fixéepour mission d’informer le plus grandnombre sur les différents mécanismesfinanciers (surtout ceuxdes crédits à la consommationet immobiliers) et de prévenirles problèmes de surendettement.« Ce que nous essayons de faire,c’est de sensibiliser, d’informeret surtout d’apprendre àanticiper;la prévoyance, c’est importantpour tous mais surtoutpour les populations en fragilité »,précise Chantal Fazekas, directricede Finances et Pédagogie. Les ciblesprivilégiées : les jeunes et les adultesen situation de précarité. Ainsi, lesvingt et un salariés de l’associationsillonnent-ils la France pour parlerbudget, épargne, crédit dans leslycées, les centres de formationprofessionnelle, les prisons ou lesgendarmeries. Car, après avoir été prisen charge financièrement par l’Etatdurant toute leur vie professionnelle,certains fonctionnaires ont du malà résoudre les questions d’argentGrâceàdiversjeuxetexercices,les plusjeunesapprennentàgérerleurargent.INTERVIEWE.Senmartin/BPCEPaviot/BPCE/SaphirGriciBenjaminTeissedre/Comdesimages2006■ Lancementdumicrocréditsocial.Lesdispositifs« ParcoursConfiance »et« Créasol »visentàfavoriserledéveloppementdumicrocréditenFrance. (Afficheci-contre.)MICROCRÉDIT(n.m):PERMETTREAUSSIAUX PETITSPROJETSDE SEDÉVELOPPER.ex : “La Caisse d’Epargneest la banque de référencedu microcrédit en Franceavec plus de 5000 microcréditsaccordés en 2011,soit un microcrédit sur quatre.”Pour en savoir plus :caisse-epargne.frLA BANQUE. NOUVELLE DÉFINITION.MICROCRÉDIT(n.m):PERMETTREAUSSIAUX PETITSPROJETSDE SEDÉVELOPPER.ex : “La Caisse d’Epargneest la banque de référencedu microcrédit en Franceavec plus de 5000 microcréditsaccordés en 2011,soit un microcrédit sur quatre.”Pour en savoir plus :www.caisse-epargne.frLA BANQUE. NOUVELLE DÉFINITION.BDDP&Fils/BPCEOGILVYBDDPetFils/CNCE2010■ Lenombredesociétairesdépasseles4millions.AprèslabanalisationduLivret Adésormaisvendudanstouteslesbanques,lesCaissesd’Epargneretravaillentleurimageetlancentunecampagnedansunstyleépurésurlethèmedela« banquenouvelledéfinition ».(Affichede2011.)BDDP&Fils/PhotoCormacHanley/BPCE2011FinancesetpédagogieL’applicationmobileCaissed’Epargnequiconnaitunjolisuccèsdepuissonlancementen2010.▼ Discussionentreleconseilleretsonclientgrâceàlavisio-conférence.2009■ CréationdugroupeBPCE.IlréunitlesCaissesd’EpargneetlesBanquesPopulaires.Lesorganescentrauxdesdeuxbanquescoopérativesfusionnent.Ilyadésormaisunprésidentdudirectoirecommunauxdeuxenseignes:FrançoisPérol.Maislesdeuxréseauxconserventleuridentitéetleurorganisation.(SiègedeBPCE,ruePierre-Mendès-France,Paris13e.)2013■ Premièresignatureélectroniqueenagence.LesCaissesd’EpargneetlesBanquesPopulairesannoncentenavrillasignatureélectroniquedescontratsenagenceparlebiaisd’unetablette,quiseramiseenplacedanstoutleréseaudanslecourantde2013.Ellefaitsuiteàlasignatureélectroniqueàdistancequiexistedepuisfin2012.DR
  • J e u d i 3 0 m a i 2 0 1 3HHistoire de marqueUne banque engagéedans la culture et le sportLesCaissesd’Epargnes’investissent,tantsurleplannationalquesurleursterritoires,en soutenantdesprojetsculturelsetsportifslocaux.Ellessontaussiprésentesen termesdephilanthropielocalesurdesactionstournéesversleliensocial.Marie-OdileAmaury, directeur de la publication,responsable de la rédaction - Jean Hornain,cogérant,directeur général - Thierry Borsa,directeur des rédactions du « Parisien » et de «Aujourd’hui en France » - Dossier coordonné par Thomas Le Gourrierec et Pierre Sommé. Rédaction : Pascale Besses-Boumard,Séverine Sollier. Edition : Sylvie Nouaille. Maquette : CécileGault et Caroline Moutier. Iconographie : Caroline Pfrimmer.Photo de une : William Beaucardet.Photos d’archives : Archives de la Fédération nationale des Caisses d’Epargne.DuskiàlaglisseextrêmeParce qu’elle aime lesjeunes – un peu casse-cou  – et la neige, laCaisse d’Epargne étaitpartenaire des X Gamesde Tignes en 2013. Très specta-culaire, cet événement réunitchaque année dans les Alpes plusde 100000 spectateurs pour admi-rer les performances des meilleurssnowboarders et skieurs adeptes dufreestyle. Jeu-concours sur Face-book, partage de vidéos : l’Ecureuil,qui se revendique première banquedes jeunes, a décidé d’investir lar-gement cet univers « fun  » sans dé-laisser cependant le ski traditionnel.Partenaire de la Fédération fran-çaise de ski depuis 1996, la Caissed’Epargne sponsorise six athlètesdans cinq disciplines du ski alpinau biathlon en passant par le saut àski féminin et le snowboard cross.SÉVERINESOLLIERSeigneurs des anneauxDix-neufathlètes français,onze hommes et huit femmes,ont fait partie du«Team Caisse d’Epargne » à l’occasion desJeux olympiques de Londres en2012.Ces « porte-drapeau des régions »,issus des 17 territoires des Caissesd’Epargne,et leurcapitaine,le sprinteurChristophe Lemaitre,ont bénéficié d’« EspritJO »,un programme d’accompagnement,de notoriété et de promotion de leursdisciplines pendant leurpériode de préparation.Treize d’entre eux ont finalementété qualifiés pourparticiperauxJO de Londres et ont remporté quatre médailles d’or,dont celle du nageurfrançais Clément Lefert pourle relais 4 x 100 mètres (photo),ettrois médailles d’argent.Les six sportifs non qualifiés ont quand même été invités àassisteraux compétitions à Londres.Peut-être auront-ils une seconde chance.Carles Caisses d’Epargne vont renouvelercette initiative jusqu’auxJO de 2016 à Rio deJaneiro,au Brésil. S.SO.AupasdecoursePlus de 200 courses – marathons,semi-marathons… – sontsoutenus chaque année par lesCaisses d’Epargne. Elles s’intéressentà ce sport depuis 1996 car il touchetous les publics et toutes les régions :la course à pied est pratiquée par prèsde 6 millions de Français. La banquea même créé un site internet baptisé« Esprit running », devenu le premiersite communautaire des coureurs.Et elle a lancé cette année l’application« Social Runner », qui permet auxpratiquants de partager leurs exploitsdurant les courses via Twitter ouFacebook. S.SO.DavidWiselorsdesXGamesdeTignes,enmars2013.ClémentLefertauxJeuxolympiques deLondresen2012.PhilEllsworth/ESPNImagesPOOL/KMSP/DPPIEricVargioluMarathondeParis.SPORTDRCoupsdecrayonDepuis vingt-neufans,lesCaisses d’Epargne organisentchaque année un concours deBD scolaire pourles élèves jusqu’à laterminale,qui se termine au Festivalde la BD d’Angoulême parl’attributionde trois récompenses (scénario,graphisme,humour) et un grandprix.Sur28 vainqueurs de ce grandprix jusqu’à ce jour,20 en ont faitleurmétieret vivent aujourd’hui deleurBD.Et pourcouvrirl’actualité duneuvième art et toutes les actionsmenées en région (Bourse aux projets,cartes bancaires BD…),les Caissesd’Epargne ont créé une plate-formedigitale de diffusion de BD numériqueaccessible gratuitement et baptiséeEsprit BD (www.espritbd.fr) ainsiqu’un blog qui porte le même nom.S.SO.Ateliernumérique lors duFestival de la BD d’Angoulême.SurlesflotsavecleBelemLe Belem, c’est d’abord un voilierexceptionnel,témoin de l’histoiremaritime.Classé monumenthistorique,c’est le derniertrois-mâtsbarque français,le plus ancien trois-mâtsen Europe en état de navigation et lesecond plus grand voilierrestant enFrance.Racheté en 1979 parles Caissesd’Epargne puis transmis à la FondationBelem,il a été restauré avant d’êtreremis en meren 1985 pourdevenirun navire école qui peut accueillir48 stagiaires.Il participe régulièrementaux rassemblements de grands voiliers.Il était invité au jubilé de diamant de lareine d’Angleterre Elizabeth II en juin 2012,pourles 60 ans de son accession au trône,caril a appartenu à deux grandes famillesbritanniques,et notamment au duc deWestminster.Il est resté amarré surlaTamise sous leTowerBridge pendanttoute la durée desJeux Olympiques deLondres de l’été 2012. S.SO.Jean-PierreDuvalEnavantlamusique !Toutlemondeaimelamusiquemaispasforcé-mentlamême! »,observeGuillaumeCade,di-recteurdumécénatetsponsoringdesCaissesd’Epargne. Du classique à la pop en passantpar le rock et le baroque : le dispositif « EspritMusique » et son site internet dédié (www.espritmu-sique.fr) veulent donc toucher tous les publics et tousles territoires. Pour les musiques actuelles, la banquedistingue les grands concerts de stars (« grands live ») etlesconcertsrégionaux(« scènesenrégion »).Pourlespre-miers,l’Ecureuilréserveàsesclientssoitunepréventedebillets sur internet, soit une vente des meilleures places.Pourlesseconds,labanqueaconclu57partenariatsavecdes salles de musique régionales afin de donner accès àplusde10000 concertsparanàdestarifsprivilégiés.Lesjeunes sont aussi à l’honneur avec l’initiative « JeunesTalents », qui sélectionne, avec l’aide des internautes etde 57 directeurs de salles, des artistes prometteurs afind’en choisir trois pour une tournée nationale.Enfin, pour la musique classique, les Caisses d’Epargneont conclu des partenariats avec des formations orches-trales, comme l’orchestre de chambre Pelléas, afin depermettre aux 17 Caisses régionales de sponsoriser cha-cune deux concerts par an. S.SO.Festival Jeunes TalentsCULTURERomainLeblanc