• Like
CRISE - INSTITUT 2011 - Suzanne Lamarre - Une tentative de suicide: un changement de vie vers le meilleur ou vers le pire?
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×

Thanks for flagging this SlideShare!

Oops! An error has occurred.

CRISE - INSTITUT 2011 - Suzanne Lamarre - Une tentative de suicide: un changement de vie vers le meilleur ou vers le pire?

  • 225 views
Published

Le principal indicateur pour des risques élevés de suicide lors d’une évaluation de risques suicidaires est une tentative de suicide antérieure. Les idées suicidaires sont aussi des facteurs de risque …

Le principal indicateur pour des risques élevés de suicide lors d’une évaluation de risques suicidaires est une tentative de suicide antérieure. Les idées suicidaires sont aussi des facteurs de risque importants tout comme les suicides chez des membres de la famille. Le suivi de la personne suicidaire selon les critères des bonnes pratiques consistent actuellement à traiter cette dernière et à faire assurer sa sécurité par les siens sans se préoccuper du nouveau mode de vie que ce geste suicidaire et cette surveillance même peuvent entrainer. À partir de ses observations sur ce changement de vie vers le pire, l’auteure de cette présentation décrira son approche auprès de la personne suicidaire et des siens qui consiste à amener ces derniers à éliminer pour de bon toute solution suicidaire parmi eux. C’est une approche fondée sur la réciprocité et sur les valeurs de collaboration. Un DVD illustrant cette approche sera aussi disponible.

Published in Health & Medicine
  • Full Name Full Name Comment goes here.
    Are you sure you want to
    Your message goes here
    Be the first to comment
    Be the first to like this
No Downloads

Views

Total Views
225
On SlideShare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
0

Actions

Shares
Downloads
2
Comments
0
Likes
0

Embeds 0

No embeds

Report content

Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
    No notes for slide

Transcript

  • 1. Changement de valeurs lors d’une crisesuicidaireSuzanne Lamarre MD FRCPCResponsable du service de la crisesuicidaire au CH St.Mary
  • 2. Arthur SchopenhauerToute vérité passe à travers trois étapes1. On la trouve ridicule2. On s’y oppose violemment3. On l’accepte car elle va de soiLe suicidaire et les siens doivent devenir lesprincipaux acteurs du succès de nosinterventions
  • 3. Proposition d’un nouveau paradigmeet les valeurs qui en découlent• Créer des contextes de self management pourla personne suicidaire et proposer un nouveaumode de gestion de la détresse avec les sienset les professionnels de la santéModèle du rétablissement (RECOVERY)
  • 4. Article recommandé par l’InstitutUniversitaire DouglasRecovery is for AllHope, Agency and Opportunity in PsychiatryA Position Statement by Consultant PsychiatristsSouth London and Maudsley NHS Foundation TrustSouth West London and St George’s Mental HealthNHS TrustDecember 2010
  • 5. Le rétablissement• Espoir• Contrôle sur sa vie• Opportunités pour contrôler les symptômes etredevenir fonctionnel (traitements selon lesmeilleures pratiques, habitudes de vie saines,habitation, travail ou études)• Inclusion (réintégration dans la société)• Patient expert et autogestion (selfmanagement)
  • 6. Modèlestraditionnel du rétablissementPathologie Acteurs impliqués dans un contextede collaboration
  • 7. Modèle traditionnel del’approche au suicidaire
  • 8. Modèle traditionnel• Détection des facteurs de risques et deprotection• Traitements individuels et protection dusuicidaire
  • 9. Exemple d’échelle:SAD PERSONS (Paterson 1983)• S. Sex.• A: Age.• D: Depression.• P: Prior History. Roughly 80% of completed suicides werepreceded by a prior attempt.• E: Ethanol abuse. Alcohol and/or drug abuse increase risk.• R: Rational thinking loss. Psychosis (‘I heard a voice sayingI should kill myself’)• S: Support System Loss.• O: Organized Plan.• N: No Significant Other.• S: Sickness
  • 10. Approches proposées orientées vers la relation entre lethérapeute et la personne suicidaire• l’approche cognitivo-comportementale ;• l’approche par résolution de problèmes ;• l’approche dialectique comportementale ;• l’approche de la psychothérapie interpersonnelle;• le traitement de la maladie mentalePas d’interventions systématiques développéespour les familles et la personne suicidaire pouréliminer les solutions suicidaires dans le milieu devie
  • 11. Approches axées sur la personnesuicidaireUn programme de prévention etd’interventions pour réduire les facteurs derisque et augmenter les facteurs de protectionet ce, dans la population en général.
  • 12. Objectifs actuels d’intervention• Traiter la maladie mentale• Éviter le suicide en surveillant et enprotégeant le suicidaire• Rendre le professionnel de la santéresponsable du suicide si ses interventionss’avèrent non efficaces.
  • 13. Résultats• Manque d’accès aux services psychologiquesou/et psychiatriques ou services insatisfaisants• Multiplication des grilles d’évaluation des risquessuicidaires et de protection de la personnesuicidaire– Dans la communauté– Chez les professionnels de la santé• La personne suicidaire devient une personneprotégée qui fait agir ses protecteurs qui insistentpour des traitements• ou encore elle devient une personne à éviter…
  • 14. Vers le modèle du rétablissementdans l’approche au suicidaire
  • 15. Le paradigme du self management oudu patient expert• Vers où allons-nous avec les solutions proposéeslors de la crise suicidaire?– vers la protection du suicidaire par le professionnel dela santé et ses proches?• OÙ– vers un nouveau mode de gestion des problèmes de lapersonne suicidaire avec ses proches?• Le patient expert ne peut se passer de sesproches pour en arriver à de nouvelles solutions;ces derniers doivent participer à la solution car ilsseront les plus touchés par la solution suicidaire
  • 16. Facteurs de risque et l’urgence d’installer uncontexte de self management lors de la crise• Présence du tunnel suicidaire: la personne ne pense plusaux autres, étant dans un contexte protectionniste• Identifier la relation protectionniste qui s’est installée àl’insu de tous et qui rend incompétentes toutes lespersonnes concernées
  • 17. LA RELATION PROTECTIONNISTE• Identité de protecteur et de protégé en donnantau geste de protéger/contrôler le sens d’aimer• Communication superficielle: impossibilité deparler de ses limites devant les besoins et ladouleur du protégé ou de parler de ses besoinsdevant la fatigue du protecteur• Blâme pour susciter la honte et la culpabilité oupour disqualifier l’autre dans ses compétences• Crises se multiplient car impossibilité de nommerla nature de la relation sans un tiers externe(contexte de doubles liens)
  • 18. LA ROUE DE LA VICTIMISATIONRÔLES, SENTIMENTS ETMOYENS DISFONCTIONNELS
  • 19. Coupablela personne desolutionsblâmant/esourd/eMuet/teProtecteur/trice Sauveur/euseAgent de paixBlâmé/eRejeté/eExploité/eRésigné/eRebelleDisqualifié/eAbandonné/eHonteux/euseVictimeMoyens disfonctionnelsde défenseProtégé/e
  • 20. CYCLE NEURONAL EMOTIONNEL DE LADÉPRESSION (Damasio, A., DOIDGE, N et…)ÉmotiondetristesseSentimentsActionsComportementssuicidairesPensées
  • 21. Interventions individuellesTraitements du mode de pensée et desmauvaises habitudes personnelles toujoursindiqués mais dans un contexte de selfmanagementLe patient et les siens s’outillent pour utiliserleur cerveau de façon plus efficace dans uncontexte dorénavant d’action
  • 22. RÈGLE À PROPOSER PAR LE TIERS EXTERNE (LE THÉPAPEUTE)POUR ÉLIMINER LES DOUBLES LIENS DU PROTECTIONNISME• Faire connaître les culs-de-sac éventuels des traitements administrés dansun contexte de non collaboration (position basse du thérapeute)• Réfléchir sur la réciprocité avec les siens• Proposer la RRAV(LR), la règle de la collaboration• Prescription– Pas de blâme et ce dans les 3 directions, envers soi, envers les autreset de la part des autres: identité de personnes compétentes– Moment de répit lors des tensions– Honnêteté et entente sur « pas de nouvelles, bonnes nouvelles »• Indicateurs de protectionnisme (relations de contrôle)– Présence de culpabilité et de honte et sentiment d’avoir une identitéd’incompétent– Escalade dans le « qui a tort, qui a raison »
  • 23. ValeursAspirations, valeurs, émotions etcomportements vont ensembleVariations sur un même thèmeDeux thèmes (paradigmes)Relations de contrôleRelations de collaboration
  • 24. Liste des indicateurs duself management• Circulation d’information pertinente entre lesacteurs pour en arriver à s’entendre sur unplan d’action
  • 25. Liste des indicateurs d’un contexte deself management (1)• S’entendre avec les siens sur l’éthique de la non violence,de l’honnêteté et de la réciprocité– éliminer les solutions violentes dont le suicide, le blâme et ladisqualification– pas de nouvelles bonnes nouvelles– ne pas faire aux autres ce qu’on ne veut pas que les autres nousfassent• Apprendre ensemble à maîtriser la règle del’autogestion :RRAV (LR)– chacun doit parler en son nom personnel de ses limites etcontraintes– ne plus miser sur la protection des autres qui disqualifie maisl’entraide dans la réciprocité• Ne jamais rester seul dans la détresse: plan de survie
  • 26. Indicateurs d’un contexte de selfmanagement (2)• Assumer les conséquences de ses décisions entoute humilité sans jamais se laisser humilier• Passer rapidement du « pourquoi » au« comment » réorganiser la situation àl’avantage de tous• Miser sur l’esprit de générosité plutôt que surcelui du sacrifice de soi
  • 27. Indicateurs d’un contexte de selfmanagement (3)• S’intéresser aux questions à poser à l’autre dans cetesprit du « je » réciproque plutôt qu’aux solutions à luiimposer• Rien à cacher• Savoir risquer la confiance• Accepter de perdre des avantages pour protéger samobilité et éliminer le chantage• Apprendre à risquer la moins pire des solutions plutôtque de s’empêcher d’agir en visant à la solutionparfaite• Choisir et maintenir ses passions
  • 28. ABSENCE DE SELF MANAGEMENT ET SES INDICATEURSContextes de contrôle des uns et des autres(informer pour faire agir)
  • 29. ABSENCE DE SELF MANAGEMENT ET LA LISTEDE SES INDICATEURS (1)• Surcompenser pour les incapacités de l’autreet menacer de l’abandonner• Ressentir de la honte et de la culpabilité face àl’autre• Avoir tort ou raison• Se suridentifier à ses idées et ses rôles
  • 30. ABSENCE DE SELF MANAGEMENT ET LA LISTEDE SES INDICATEURS (2)• S’isoler, éviter les contacts avec les autres• Se révolter sans cesse ou se soumettre• Donner du pouvoir aux comportements colériques• S’ancrer dans la dépression et l’anxiété en attendant la solution del’extérieur• Menacer ou tenter de se suicider en banalisant les conséquencessur les siens ou en voulant les punir ou les alléger• S’engouffrer dans les culs-de-sac tels : la drogue, l’alcool, le jeupathologique, les troubles alimentaires, en ne se réappropriant passa responsabilité• Perdre l’estime de soi, sa confiance en soi en se comparant à l’autre,en l’enviant• S’excuser sans cesse de ses gestes pour quémander l’approbation
  • 31. ABSENCE DE SELF MANAGEMENT ET LA LISTEDE SES INDICATEURS (3)• Chercher à être compris par l’autre plutôt qu’à se comprendre avec l’autre• Répéter les « j’aurais dû » pour réparer le passé plutôt que d’en accepterles pertes• Protéger l’un de ses siens plutôt que de voir à changer le mode de gestiondes conflits• Imposer ses solutions par des moyens directs ou détournés• Croire qu’aimer c’est se sacrifier ou se soumettre à la volonté de l’autre• Ruminer sur des projets de vengeance• Cacher des faits passés ou présents• Valider ses tricheries et ses mensonges par ses droits à la justice ou parson contexte de souffrance• Justifier ses propres comportements violents et colériques comme étanten réaction à ceux des autres
  • 32. Conclusion
  • 33. Une question• Pouvons-nous continuer à ignorer le momentextraordinaire de la crise suicidaire?• Le moment pour assainir nos contextes de vieet nos contextes thérapeutiques?