Cartographie de la demande et de l’utilisation des services financiers par les populations à bas revenus au Sénégal

2,525 views

Published on

Cette étude a pour objectif de fournir des informations sur l’utilisation des services financiers par les populations à bas revenus aux acteurs du secteur bancaire, des télécommunications, de la micro-finance, des régulateurs, des institutions financières non bancaires (EME), des gouvernements, des assureurs et des bailleurs.

Published in: Education
0 Comments
1 Like
Statistics
Notes
  • Be the first to comment

No Downloads
Views
Total views
2,525
On SlideShare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
3
Actions
Shares
0
Downloads
103
Comments
0
Likes
1
Embeds 0
No embeds

No notes for slide

Cartographie de la demande et de l’utilisation des services financiers par les populations à bas revenus au Sénégal

  1. 1. Cartographie de la demande et de l’utilisation des services financiers par les populations à bas revenus au Sénégal Rapport final – Sénégal Août 2013
  2. 2. Glossaire Glossaire ANSD Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie BCEAO Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest CBE Coûts en Besoin de Base DHS-MICS Senegal Demographic and Health and Multiple Cluster Indicator Survey (DHS-MICS), 2010-11 EME Émetteur non bancaire de Monnaie Électronique ENSPS-II Enquête nationale de suivi de la pauvreté au Sénégal (deuxième édition – 2011) FMI Fonds Monétaire International IF Institution financière IMF Institution de micro-finance MNO Mobile Network Operator, (Opérateur de téléphonie mobile) PFE Portefeuille électronique QCM Question à choix multiple RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitat UEMOA Union Économique et Monétaire Ouest Africaine 2
  3. 3. Définition Définitions Terme Définition dans le cadre de l’étude Institution financière Ce terme fait référence aux banques, aux institutions de micro-finance, aux caisses d’épargne et à la poste. Niveau de revenus Le revenu utilisé dans l’étude est le revenu par individu du ménage. Il sera calculé comme la somme des revenus du ménage divisé par le nombre de personnes vivant dans le ménage. Portefeuille électronique Sont considérés comme portefeuilles électroniques tous les supports électroniques permettant de stocker de la monnaie électronique (Orange money, Yobantel, cartes prépayées Ferlo, etc…) Réseau d’agents de proximité avec ou sans PFE Sont inclus ici: - les réseaux nationaux de proximité offrant des services de transferts et/ou de paiement, et fonctionnant sans support de PFE: Wari, Money Express, Joni Joni, La Poste One, etc. - les services de transferts et paiement via le PFE, lorsqu’ils sont utilisés en se déplaçant chez un agent pour faire le dépôt à chaque transaction. Le seuil de pauvreté fixé à 2$ par jour et par individu, établi par la Banque Mondiale en 2005, s’élève, après conversion en parité de pouvoir d’achat et actualisation suivant l’indice des prix à la consommation, à un seuil de 21 500 FCFA par mois et par individu en 2011. L’ENSPS-II de l’ANSD estime en 2011 par méthode de CBE les seuils de pauvreté totaux par milieux de résidence suivants: ▬ Seuil de pauvreté 32 000 FCFA par mois et par individu à Dakar. ▬ 24 300 FCFA par mois et par individu dans les autres villes (zones urbaines). ▬ 18 200 FCFA par mois et par individu dans les zones rurales. Ces seuils prennent en compte le seuil de pauvreté alimentaire et non alimentaire. Ces seuils estimés sont pleinement cohérents avec le seuil de pauvreté fixé par la Banque Mondiale. Dans le cadre de cette étude, les seuils de pauvreté estimés par l’ANSD seront utilisés. 3
  4. 4. Sommaire 1. Introduction 5 2. Méthodologie 6 3. Tendances générales 15 4. Profils identifiés 66 5. Portraits d’utilisateurs de services financiers 89 Annexes 97
  5. 5. 1. Introduction Cette étude a pour objectif de fournir des informations sur l’utilisation des services financiers par les populations à bas revenus aux acteurs du secteur bancaire, des télécommunications, de la micro-finance, des régulateurs, des institutions financières non bancaires (EME), des gouvernements, des assureurs et des bailleurs. L’étude décrit: ▬ Les besoins en services financiers des ménages à bas revenus tels qu’ils se manifestent à travers leurs aspirations, les risques financiers auxquels ils font face, et les stratégies financières que ces ménages adoptent. ▬ L’utilisation par les ménages des services financiers existants proposés par des intermédiaires du secteur formel et informel et destinés à : ▬ Mettre de l’argent en sécurité et à en préserver la valeur pour des usages futurs ▬ Financer des investissements ou des dépenses temporairement supérieures à leurs revenus ▬ Se prémunir contre des événements pouvant affecter des membres ou des biens du ménage ▬ Recevoir ou envoyer de l’argent ▬ Réaliser des paiements ▬ La connaissance des ménages des services financiers formels existants. ▬ Leurs opinions quant à l’utilité et à l’accessibilité de ces services. 5
  6. 6. 2. Méthodologie
  7. 7. 2. Méthodologie Périmètre de l’étude Niveau de revenu de la population enquêtée Zones géographiques couvertes L’étude s’intéresse aux ménages à bas revenus, faisant partie de ce qui est communément appelé «la base de la pyramide», et dont le niveau de revenus permet toutefois l’existence de besoins en services financiers permettant d’envisager une forme de bancarisation. Ainsi, les individus se situant autour du seuil de pauvreté ont été sondés. D’après la littérature, cette population fait partie de la base de la pyramide sans être trop éloignée de la bancarisation. Les populations vivant dans les zones urbaines et rurales peuvent présenter des comportements significativement distincts en termes de besoins en services financiers et d’usages de ces services. L’ensemble des régions du Sénégal ont été couvertes dans le cadre de cette étude. Dans chacune d’elles, des villes et des zones rurales ont été sélectionnées. Les zones rurales et urbaines avoisinant les villes suivantes ont été enquêtées: ▬ Indigents Extrêmeme Modéréme Non Non nt pauvres nt pauvres pauvres Nantis pauvres Dakar (zone Ouest) ▬ Seuil de pauvreté Saint Louis (zone Nord) ▬ Ziguinchor (zone Sud) ▬ Kaolack (zone Centre-Ouest) ▬ Touba (zone Centre-Nord) ▬ Tamba (zone Est) vulnérable s Source : Cohen, « The impact of Microfinance » Carte du Sénégal Le seuil de pauvreté utilisé est celui estimé par l’ANSD lors de l’enquête ENSPS-II. Ce seuil se décline par milieu de résidence: ▬ 32 000 FCFA par mois et par individu à Dakar. ▬ 24 300 FCFA par mois et par individu dans les autres villes (zones urbaines). ▬ 18 200 FCFA par mois et par individu dans les zones rurales. Le calcul des seuils de pauvretés est décrit en Annexe 1. La principale échelle d’étude est l’individu. Cependant, pour comprendre le contexte des stratégies souvent menées au niveau du ménage, les caractéristiques de revenus et d’utilisation de services ont également été traitées au niveau du ménage. Le revenu utilisé dans l’étude est le revenu par individu du ménage. Il correspond à la somme des revenus du ménage divisé par le nombre de personnes vivant dans le ménage. 7
  8. 8. 2. Méthodologie Logique de l’intervention La figure ci-dessous présente la logique de l’intervention. Objectifs ► Entretiens avec les acteurs ► Rédaction du questionnaire ► Échantillonnage Collecte des données ► Déploiement de l’enquête ► Entretiens qualitatifs ► Présentation des résultats ▬ Valider la compréhension du questionnaire par les populations cibles ▬ Déployer l’enquête sur le territoire Décrire les comportements financiers des populations cibles ▬ Périmètre de collecte de données Identifier des profils de comportement dans l’échantillon ▬ Réaliser des entretiens qualitatifs sur des représentants des profils de comportement identifiés ▬ Présenter les résultats à l’industrie pour obtenir et intégrer leurs commentaires dans l’analyse de données ▬ Rédiger les rapports finaux Cible: Population autour du seuil de pauvreté et sur tout le territoire Questionnaire finalisé Enquête en région ► Analyses statistiques Analyse des données Cibler la population d’intérêt Projet de questionnaire ► Formation des enquêteurs ► Pilote des questionnaires Rédiger un premier questionnaire ▬ Conception du questionnaire ▬ Entretiens avec les acteurs Définir les sujets de recherche de l’enquête en concertation avec les principaux acteurs ▬ ► Recherche bibliographique ▬ Base de données incluant 1052 répondants Entretiens qualitatifs sur des profils identifiés Rapports présentant les résultats 8
  9. 9. 2. Méthodologie Conception du questionnaire Conception du questionnaire Les questions de recherche ont été définies suite aux entretiens avec les acteurs du secteur. 12 acteurs ont été rencontrés à Dakar. Ces entretiens ont permis de collecter les informations utiles concernant les offres des différents acteurs destinées aux populations pauvres et les attentes de ces acteurs vis-à-vis de l’étude. Acteurs rencontrés ▬ BCEAO (Banque Centrale) ▬ ▬ Projet Mobile Banking mutualisé (Gouvernement) GIM UEMOA (Établissement financier) ▬ Microcred Sénégal (IMF) ▬ ▬ Alliance de Crédit et d’Epargne pour la Production (ACEP) (IMF) ▬ Entretiens avec les principaux acteurs Direction de la micro-finance (Gouvernement) IFC (Bailleur de fonds) ▬ Orange (MNO) ▬ UNCDF (Bailleur de fonds) ▬ TIGO (MNO) ▬ Ecobank Sénégal (Banque) ▬ Ferlo (EME) Besoin de l’industrie Rédaction du questionnaire 9
  10. 10. 2. Méthodologie Conception du questionnaire Conception du questionnaire il ressort des entretiens avec les principaux acteurs les besoins en information suivants: ▬ identifier les besoins autres que ▬ comprendre les modes d’utilisation transfert et microcrédit (microdes services financiers informels assurance, épargne pour des (financement par la communauté) besoins particuliers comme la scolarisation, le mariage, une ▬ identifier et comprendre la naissance, etc.) demande dans les zones rurales, ▬ identifier les comportements par filière (un agriculteur aura des flux moins fréquents qu’un marchand à Dakar et peut avoir besoin d’un type de crédit différent) ▬ identifier les corridors économiques de transferts d’argent ▬ comprendre les freins des populations vis-à-vis des services financiers Entretiens avec les principaux acteurs Pour répondre aux besoins d’information de l’industrie, le questionnaire (présenté en annexe) traite des sujets suivants: ▬ ▬ L’utilisation d’un compte dans une IF ou d’un PFE/Carte prépayée ▬ Besoin de l’industrie Les besoins et les stratégies financières de la population Les habitudes d’utilisation, la connaissance et la perception des services financiers formels ou informels en termes de retraits et versements, paiements de factures, transferts d’argent entrants et sortants, emprunts, épargne et assurance Rédaction du questionnaire 10
  11. 11. 2. Méthodologie Collecte des données Collecte des données Une recherche bibliographique sur les données sociodémographiques de distribution de la population a été réalisée afin de structurer le plan d’échantillonnage. Les données utilisées sont issues de sources publiques (Cf. Annexe 1 – Données sociodémographiques). Plan d’échantillonnage Formation des enquêteurs Sur la base des données sociodémographiques et des besoins de l’industrie en terme de visibilité sur les populations d’intérêt, une répartition de quota a été retenue (Cf. Annexe 2 – Identification des répondants et quotas) Le dispositif mis en place pour la collecte de données se compose de 27 enquêteurs, appuyés par 7 contrôleurs et 7 superviseurs. Les enquêteurs ont mené les entretiens et rempli les questionnaires. Les contrôleurs ont recontacté les personnes interrogées pour vérifier que les enquêteurs avaient correctement retranscrit les réponses obtenues lors des entretiens. Les superviseurs ont conseillé les enquêteurs et répondu à leurs questions sur le questionnaire. Parmi les 27 enquêteurs, 7 participaient à la collecte dans la région de Dakar et 5 équipes de 4 ont été envoyées dans les provinces. Les superviseurs ont été formés en salle et sur le terrain par les consultants ▬ Sur le terrain, ils ont conduit eux-mêmes des interviews avec l’appui des consultants, ce qui leur a permis non seulement de bien connaître le questionnaire mais aussi de contribuer valablement à l’ajuster au langage local ainsi qu’à élaborer des modalités pratiques permettant d’identifier les personnes définies dans l’échantillon. ▬ Pilote des questionnaires En salle, les superviseurs ont été formés pour leur enseigner comment former et coacher les équipes d’enquêteurs. Les enquêteurs ont ensuite été formés par les consultants et les superviseurs. Déploiement de l’enquête 11
  12. 12. 2. Méthodologie Collecte des données Collecte des données Un pilote a été réalisé afin de tester le questionnaire en situation réelle. 25 entretiens ont été menés par des superviseurs sur une journée dans la capitale et sur une deuxième journée dans une zone rurale (village de Sangalkam). Plan d’échantillonnage A la fin de chaque journée, des propositions de reformulation des questions ou des réponses ont été collectées afin d’adapter au mieux les questionnaires au contexte local (expressions locales, services financiers spécifiques au pays). Un certain nombre de questions difficiles à comprendre pour les interviewés ont été supprimées quand la reformulation de ces questions n’a pas apporté d’améliorations. A la fin du pilote, les stratégies de sélection des répondants ont été affinées et les questionnaires ont été imprimés dans leur forme finale. Les entretiens duraient en moyenne un peu plus de 30 min. Formation des enquêteurs Pilote des questionnaires La collecte des données s’est déroulée du 6 mai au 15 mai. Les 27 enquêteurs ont été déployés sur le pays. Un contrôle permanent a été réalisé par les contrôleurs et les superviseurs formés pour vérifier la cohérence et la qualité des questionnaires remplis. Un reporting quotidien a permis de suivre l’avancement de la collecte et de piloter la structure de l’échantillon. Déploiement de l’enquête 12
  13. 13. 2. Méthodologie Distribution de l’échantillon de la population par rapport aux quotas initialement définis Critères de répartition selon la zone d’habitat Zone géographique Changement de pondération entre l’échantillon et les quotas définis Répartition quota Répartition échantillon 21,00% 10,84% Zone Ouest urbain (Dakar) 9,51% Zone Ouest rural (Dakar) Zone Nord urbain (Saint Louis) 7,90% 9,03% Zone Centre-Ouest urbain (Kaolack) 7,90% 7,98% Zone Centre-Ouest rural (Kaolack) 7,90% 7,03% Zone Sud urbain (Ziguinchor) 7,90% 7,98% Zone Sud rural (Ziguinchor) 7,90% 7,98% Zone Est urbain (Tamba) 7,90% 7,22% Zone Est rural (Tamba) 7,90% 7,89% Total en nombre Le poids des auto-emplois informels dans l’agriculture a été réduit. Cela permet une base d’analyse pour les employés informels dans les autres secteurs et les catégories autres. 7,90% 8,27% Zone Centre-Nord rural (Touba) ▬ 7,90% 7,89% Zone Centre-Nord urbain (Touba) Les populations de Dakar urbain et les populations de 15-19 ans sont légèrement sous-représentées dans l’échantillon final. 7,90% 8,37% Zone Nord rural (Saint Louis) ▬ 1 000 1 052 Critères de répartition selon le type d’occupation Critères de répartition selon les données démographiques Zone urbaine Sénégal Variables Modalités Répartition quota Répartition échantillon Homme 50,00% 52,00% Femme Auto-emploi informel Employé informel Employé public formel Employé privé formel quota quota Autres 50,00% 48,00% Sexe Nationaux NA 98,57% quota 69.00% Éch. 62.48% quota 14.00% Éch. 18.39% 7.00% Éch. 7.69% 10.00% Éch. 11.44% quota Éch. 0.00% 0.00% Nationalité Etrangers 17,00% 7,98% 20 - 24 ans Tranche d’âge NA 1,43% 15- 19 ans 16,00% 13,78% 25 – 34 ans 13,00% 16,92% 35 – 49 ans 11,00% 15,30% 50 – 59 ans 16,00% 20,44% 60 ans et plus 16,00% 18,16% Péri- Urbain /Rurale Auto-emploi informel (Agriculture) quota 67.00% Éch. 54.34% Auto-emploi informel (Autres secteurs) quota 17.00% Éch. 21.77% Employé informel (Agriculture) quota 13.00% Éch. 10.21% Employé informel (Autres secteurs) quota 3.00% Éch. 8.09% Autres quota 0.00% Éch. 5.59% 13
  14. 14. 2. Méthodologie Analyse des données Analyse des données Une base de données de 1 052 questionnaires a été produite. Une première analyse a porté sur les sujets de recherche généraux présentés en introduction. Ce travail a alimenté notre compréhension des motivations et usages des populations à bas revenus. Une seconde analyse s’est orientée sur l’identification de profils d’utilisateurs de services financiers. Analyses statistiques Entretiens qualitatifs Suite à l’analyse de données, des entretiens ont été réalisés afin d’illustrer et confirmer les résultats de l’analyse statistique par des situations vécues. Les personnes sélectionnées pour réaliser les entretiens approfondis ont préalablement été sélectionnées dans la base de données de façon à représenter les profils de comportements financiers identifiés. En outre les personnes sélectionnées sont issues des zones urbaines et des zones rurales. 20 entretiens ont été menés à Dakar et dans un village proche de Dakar (Bargny). Finalisation du rapport Les résultats de l’analyse statistique mis en relief par les informations collectées lors des entretiens qualitatifs forment le corps du rapport de l’étude. Les profils émergents ont fait l’objet de portraits type et d’analyses approfondies pour rendre apparents des comportements singuliers en termes d’utilisation et de perception de service financier. Une restitution des premiers résultats a eu lieu à Dakar le 15 juillet auprès des divers acteurs impliqués. Le rapport a été finalisé après prise en compte des commentaires de l’industrie. 14
  15. 15. 3. Tendances générales
  16. 16. 3. Tendances générales Présentation de l’échantillon
  17. 17. Présentation de l’échantillon Statistiques descriptives ▬ La taille des ménages des répondants est majoritairement supérieure à 7 personnes (Pour rappel, la taille moyenne des ménages est de 9,3 personnes au Sénégal en 2010 (DHS-MICS)). Taille du ménage du répondant (en nombre d’individus dans le ménage) 3% 26% Moins de 3 4-6 7-8 23% 9-12 18% 31% ▬ 21% de la population sondée est non scolarisée. Parmi les répondants non scolarisés, ils sont 15% à avoir déclaré être non scolarisés mais sachant lire. ▬ 54% de la population sondée possède un niveau d’éducation inférieur ou égal au cycle du primaire. Plus de 12 Niveau d’éducation du répondant Non scolarisé 4% 1% 11% Non scolarisé, mais sait lire 18% 3% 16% Primaire Ecole coranique Collège 15% 32% Lycée Diplôme technique Etudes supérieures ▬ La population sondée a principalement des revenus mensuels par tête entre 15 000 et 30 000 FCFA, conformément au plan d’échantillonnage. Niveau de revenus des ménages interrogés (mensuel par personne du ménage) Moins de 15 000FCFA 3% 6% entre 15 000 et 20 000 FCFA 39% 25% Entre 20 000 et 30 000 FCFA Entre 30 000 et 40 000 FCFA Entre 40 000 et 50 000 FCFA 27% Entre 50 000 et 60 000 FCFA Plus de 60 000 FCFA 17
  18. 18. Présentation de l’échantillon Statistiques descriptives ▬ 22% des non scolarisés sondés en zone urbaine savent lire, alors que ce taux est à 11% pour les non scolarisés en zone rurale ▬ 63% de la population rurale possède un niveau d’éducation inférieur ou égal au cycle du primaire. ▬ La population sondée en zone rurale a une très faible part d’employés du secteur formel. 35-44ans Le taux d’accès à un téléphone mobile s'élève à 100% pour la population urbaine sondée et à 95% pour la population rurale sondée. 25-29ans ▬ Tranche d’âge du répondant selon le genre 5%10% 60 ans et + 21% 15% 20% 21% 15% 16% 17% 17% 12% 16% 45-59ans 30-34ans 20-24ans Homme Femme 6% 10% 15-19ans 0% 20% 40% 60% 80% Niveau d’éducation du répondant selon le milieu de résidence Etudes supérieures Diplôme technique 1%6% 1% 1% Lycée 7% Urbain 15% 19% 14% 14% 15% Collège Ecole coranique Primaire 3% 3% Non scolarisé, mais sait lire Non scolarisé 11% 0% Accès à un téléphone mobile selon le milieu de résidence 98% 2% Oui j'en ai un moi même Je peux avoir accès à un téléphone portable Péri- Urbain /Rurale 85% 75% 10% 5% 100% Non je n'ai pas accès 25% 20% 40% 60% 80% Type d’occupation détaillée selon le milieu de résidence Employé public formel (fonctionnaire) Urbain Péri-Urbain / Rural 30% 34% 8% 1% 11% Employé privé formel Urbain 2% Employé privé formel (dans l'agriculture sans… 0% 2% Péri-Urbain / Rural 18% Employé informel (hors agriculture) 8% Employé informel (dans l'agriculture) Auto emploi (à son compte) informel 1% 10% 62% 76% 18 0% 20% 40% 60% 80%
  19. 19. 3. Tendances générales 3.1 Besoins et stratégies financières
  20. 20. 3.1 Les aspirations des répondants: créer une activité et construire L’épargne en argent et les revenus courants sont utilisés pour financer les aspirations des répondants Les projets principaux des personnes travaillant dans le secteur formel sont très majoritairement l’achat ou la construction d’une maison suivi de la création d’une nouvelle activité. Les actifs du secteur informel projettent en premier lieu de développer leur activité, et en second lieu la création d’une nouvelle activité. Futurs projets les plus importants dans les deux ou trois ans à venir (QCM) Acheter une maison/terrain/construire 38% 45% 47% Créer une activité/nouveau business 65% Partir/envoyer un proche à l'étranger Acheter un véhicule Envoyer des enfants à l'école Les personnes travaillant dans le secteur informel sont également près de 40% à vouloir construire. La création d’une nouvelle activité est une des principales stratégies visant à assurer l’augmentation des revenus mais également la continuité et la régularité des revenus, par la diversification des sources de revenus: Améliorer la maison (achat équipement) « Quand j’ai de quoi, j’investis dans l’élevage, cela m’assure un revenu en plus en cas de besoin » Formel Développer mon activité Acheter des équipements pour l'activité ▬ Les principaux modes de financement privilégiés pour financer les projets des répondants sont identiques pour les personnes travaillant dans le secteur formel ou informel. Ce sont l’épargne, les revenus courants et dans une moindre mesure, les crédits. Les actifs de l’informel sont plus nombreux à compter sur les dons et tontines pour financer leurs projets. Cérémonie (mariage, ...) 0% Cela entraine que la somme des pourcentages de réponse pour ces questions sont égaux ou supérieurs à 100%. De plus, uniquement les choix les plus cités sont généralement présentés, ainsi certains graphiques peuvent présenter des sommes inférieures à 100%. Exemple: 65% des actifs du secteur formel ont déclaré envisager d’acheter un terrain ou de construire dans les 2 ou 3 prochaines années, ils sont aussi 45% à déclarer prévoir la création d’une activité. 50% 100% Modes de financement envisagés pour financer les futurs projets des répondants (QCM) 62% Epargne 42% 55% 50% Revenus courants 37% Crédit Note: L’acronyme QCM dans le titre d’un graphique indique que les réponses collectées et présentées dans le graphique sont des réponses à des questions à choix multiple. Informel Effectuer un pèlerinage Pape, Artisan à Dakar. Les modes de financement envisagés pour les projets sont en majorité l’épargne et les revenus courants. 54% 23% Formel Tontines Informel Vente de biens Dons 0% 50% 100% 20
  21. 21. 3.1 La maladie est la principale menace perçue pour les finances L’épargne en argent et l’aide de la famille sont utilisées pour y faire face Quel que soit le type d’occupation, la principale menace perçue par les répondants comme pouvant impacter leur situation financière est la maladie. Principales menaces pouvant impacter la situation financière du ménage 59% 60% Maladie 15% 11% Décès 6% 8% Perte de revenus (baisse d'activité/mauvaise récolte) Ne sait pas/Pas de menace Mariage 5% 4% Vol Formel 5% 4% 3% 5% Informel 0% Pour faire face à des évènements générant des dépenses imprévues, l’épargne en argent est le premier moyen utilisé des répondants. ▬ Près de 30% des répondants sont obligés de compter sur l’aide de la famille et des proches pour faire face aux dépenses imprévues. ▬ Dans l’ensemble, les répondants ne souscrivent pas d’assurances. 7% des répondants formels ont souscrit à des assurances pour se protéger en cas d’imprévus. 50% 100% Précautions prises pour faire face aux menaces financières (QCM) 69% Epargne en argent (compte, tontine, à la maison) 57% 27% Compte sur l'aide des parents/amis) 28% 15% Epargne en nature (biens) Formel 14% Informel 13% Aucune précaution 19% 7% Assurances 2% 0% 50% 100% 21
  22. 22. 3.1 Les répondants connaissent fréquemment des insuffisances de revenus Les stratégies financières pour y faire face sont variées 78,6% des répondants déclarent connaître des périodes où leurs revenus sont insuffisants pour subvenir à leur dépenses de base. ▬ 69% des répondants du secteur formel rencontrent des périodes d’insuffisance de revenus contre 80% des répondants du secteur informel. ▬ Période d’insuffisance de revenus pour couvrir les dépenses courantes durant les douze derniers mois selon le type d’occupation Les actifs du secteur formel ont en effet en général des salaires constants alors que les entrepreneurs du secteur informel (représentant une grande part des actifs informels) ont des variations de salaires liées aux aléas de leurs activités. Ces chiffres élevés illustrent les enjeux importants liés à l’équipement en services financiers des ménages à faibles revenus pour les accompagner dans la gestion courante de leurs revenus et limiter les périodes de risque. Pour couvrir les dépenses courantes dans les périodes d’insuffisance de revenus, les principales solutions des répondants sont l’aide des proches, l’épargne en argent et la réduction des dépenses du ménage. ▬ Aide des parents et des proches: cette stratégie est utilisée par près d’un tiers des personnes ayant une activité informelle. ▬ Epargne en argent : cette stratégie est plus utilisée par les personnes ayant une activité informelle. ▬ Avance sur salaire: cette stratégie est assez utilisée par un quart des personnes ayant une activité formelle. Les entretiens qualitatifs ont également fait apparaître que les commerçants ont tendance à entamer le capital de leur activité dans les périodes difficiles (réduction des stocks). Leur capital est parfois considéré comme leur épargne, dans laquelle ils puisent dans les moments difficiles. C’est un obstacle important au bon développement de l’activité. « Quand c’est difficile, on se débrouille… On a moins de marchandises, alors on cherche un autre moyen de trouver de l’argent » Formel 69% Informel 80% 0% 25% 50% 75% 100% N'a pas connu de période d'insuffisance de revenus pour couvrir les dépenses courantes dans les douze derniers mois A connu des périodes d'insuffisance de revenus pour couvrir les dépenses courantes dans les douze derniers mois Solutions mises en place pendant les périodes d’insuffisance de revenus (QCM) 29% 26% Réduction des dépenses du ménage 27% 32% Aide des parents/amis 25% Avance sur salaire Formel 22% 29% Epargne en argent (compte, tontine, à la maison) Informel Crédit Epargne en nature (vente de biens) Astou, couturière à Dakar 0% 50% 100% 22
  23. 23. 3. Tendances générales 3.2 Détention de compte
  24. 24. 3.2 Détention de compte Taux de détention de compte 47% des ménages sondés ont au moins un compte dans une institution financière (IF) ou un portemonnaie électronique ▬ Compte IF ou PFE 67% des ménages dont le répondant travaille dans le secteur formel possèdent un compte dans une IF ou un PFE 67% Banque formel ▬ Proportion de ménages détenteurs de comptes auprès d’une IF ou d’un PFE par type de compte (ménage) 45% des ménages dont le répondant travaille dans le secteur informel possèdent un compte dans une IF ou un PFE 51% Microfinance/mutuelle 40% Détient un compte La Poste Finances 5% 22% des ménages possèdent un compte dans une banque, PFE 35% possèdent un compte dans une institution de micro-finance ou une mutuelle, 14% Compte IF ou PFE 6% un portefeuille électronique (PFE), et seuls 2% dans une poste. Informel NB: ces statistiques concernent la détention de compte par ménage (et non par adulte) et prennent en compte la détention de PFE. En outre, il s’agit d’une cible de population spécifique (autour du seuil de pauvreté). Ces résultats ne sont donc pas comparables aux statistiques nationales de bancarisation. 45% Banque Ne détient pas de compte 18% Microfinance/mutuelle 34% La Poste Finances 2% PFE 5% 0% 57% des détenteurs de PFE ont également un compte dans une institution financière. 32% des répondants qui ne possèdent pas de PFE possèdent un compte dans une institution financière. Détenteur de PFE 15% des répondants qui possèdent un PFE comme compte principal ont également un compte dans une institution financière. ▬ 50% 75% 100% Proportion de détenteurs de comptes dans une IF en fonction de la détention d’un PFE. (individu) formel ▬ 25% NB: les statistiques concernant les détenteurs de PFE comme compte principal s’appuient sur un échantillon de répondants très restreint. 88% Détenteur de PFE comme compte principal Non détenteur de PFE 59% informel Détenteur de PFE Détenteur de PFE comme compte principal Détient un compte dans une IF 33% 45% 13% Non détenteur de PFE Ne détient pas un compte dans une IF 29% 0% 25% 50% 75% 100% 24
  25. 25. 3.2 Détention de compte Localisation des détenteurs de compte Ziguinchor Touba Les ménages des zones rurales de Touba ne détiennent que peu souvent au moins un compte dans le ménage. Tamba ▬ Saint Louis Les ménages des zones rurales de Kaolack et Dakar semblent particulièrement bien équipés en compte auprès d’une IF ou en PFE. Kaolack ▬ Proportion de ménages détenteurs de comptes auprès d’une IF ou d’un PFE par zone géographique Urbain 68% Péri-Urbain / Rural 27% Urbain 38% Péri-Urbain / Rural 15% Urbain 67% Péri-Urbain / Rural 33% Urbain 50% Péri-Urbain / Rural 37% Urbain 68% Péri-Urbain / Rural 50% Urbain 63% Dakar Le taux des ménages possédant au moins un compte dans une institution financière (IF), ou un portefeuille électronique atteint près de 65% dans les zones urbaines des régions de Ziguinchor, Tamba, Kaolack et Dakar. Péri-Urbain / Rural 53% 0% 25% 50% 75% 100% Ménage possédant un compte auprès d'une IF ou un PFE Ménage ne possédant pas de compte auprès d'une IF ou un PFE 25
  26. 26. 3.2 Détention de compte Localisation des détenteurs de compte Les ménages sondés des zones urbaines sont plus fortement équipés en PFE, mais la détention d’un PFE reste rare. ▬ Les ménages des zones urbaines de Ziguinchor et Tamba sont particulièrement bien équipés en comptes bancaires. ▬ Les ménages des zones rurales de Touba sont très peu nombreux à être équipés de compte auprès d’une institution de micro-finance ou d’une banque. Proportion de ménages détenteurs de compte auprès d’une banque par zone géographique Saint Ziguinc Dakar Kaolack Louis Tamba Touba hor ▬ Urbain Péri-Urbain / Rural 42% 11% Urbain Péri-Urbain / Rural 2% Urbain Péri-Urbain / Rural 55% 12% Urbain Péri-Urbain / Rural 34% 8% Urbain Péri-Urbain / Rural 30% Urbain Péri-Urbain / Rural 30% 12% 8% 4% Urbain Péri-Urbain / Rural 11% Urbain Péri-Urbain / Rural Ménage possédant un PFE 2% 8% 4% Urbain 14% Péri-Urbain / Rural 1% Urbain 13% Péri-Urbain / Rural Ménage ne possédant pas de PFE 5% Urbain 5% Péri-Urbain / Rural 1% 0% 25% 25% 50% 75% 100% Proportion de ménages détenteurs de compte auprès d’une IMF par zone géographique Saint Ziguinc Dakar Kaolack Louis Tamba Touba hor Saint Ziguinc Dakar Kaolack Louis Tamba Touba hor Urbain Péri-Urbain / Rural Ménage ne possédant pas de compte auprès d'une banque 16% 0% Proportion de ménages détenteurs de PFE par zone géographique Ménage possédant un compte auprès d'une banque 20% Urbain 55% Péri-Urbain / Rural 24% Urbain 21% Péri-Urbain / Rural Ménage possédant au moins un compte auprès d'une IMF 12% Urbain 33% Péri-Urbain / Rural 23% Urbain 32% Péri-Urbain / Rural 31% Urbain Ménage ne possédant pas de compte auprès d'une IMF 54% Péri-Urbain / Rural 43% Urbain 44% Péri-Urbain / Rural 47% 0% 25% 50% 75% 100% 26
  27. 27. 3.2 Détention de compte Les raisons religieuses sont la principale raison de non ouverture d’un compte Les non détenteurs évoquent majoritairement des raisons religieuses (52%). ▬ 12% déclarent qu’avoir un compte dans une institution financière est compliqué (documents et tracasseries administratives). Raisons religieuses 12% des répondants déclarent ne pas avoir les moyens pour ouvrir un compte dans une institution financière. ▬ Raisons de non-ouverture de compte dans une institution financière selon le type d’occupation et le milieu de résidence (QCM) 49% ▬ C'est trop compliqué (paperasse) Je n'ai pas confiance/peur pour mon argent Trop d'attente au guichet 10% des répondants déclarent ne pas avoir d’institution financière à proximité. Je n'ai pas les moyens Parmi les 52% des répondants n'ayant pas ouvert de compte dans une IF et ayant déclaré ne pas en ouvrir un pour des raisons religieuses, ils sont: ▬ Formel: 36% à citer au moins une autre raison, ▬ Trop loin de chez moi Je sais pas comment ça marche Ce n'est pas pour moi Informel rural: 33% à citer au moins une autre raison, ▬ 12% 11% 12% 9% 8% 16% 12% 5% 14% 9% 14% 6% 12% 9% 6% 10% 7% 8% 6% 3% 6% 2% 2% 10% Informel urbain: 51% à citer au moins une autre raison. Les principales raisons citées en combinaison avec les raisons religieuses sont l’impossibilité d’accéder au crédit (en particulier pour les employés formels), et des raisons de proximité/ complexité. Je ne peux avoir accès aux prêts avec eux 0% Informel urbain Informel rural Formel 25% 50% 75% Raisons de non-ouverture de compte dans une institution financière selon le niveau d’éducation (QCM) Raisons religieuses C'est trop compliqué (paperasse) Il ressort des entretiens qualitatifs que les raisons religieuses ne sont généralement pas bloquantes, mais combinées à d’autres raisons (trop compliqué, « ce n’est pas pour moi », etc.). Avec quelques explications, les personnes interrogées marquent un intérêt pour ouvrir un compte. Certaines, sensibilisées pas des proches, l’envisagent pour sécuriser leur argent. Mais elles pensent souvent qu’il faut avoir plusieurs centaines de milliers de FCFA pour pouvoir ouvrir un compte. A noter que beaucoup de répondants associent le fait d’avoir un compte dans une IMF au fait de prendre un crédit : 58% 28% Je n'ai pas les moyens Trop loin de chez moi Je sais pas comment ça marche Trop d'attente au guichet Je n'ai pas confiance/peur pour mon… Ce n'est pas pour moi « je ne veux pas ouvrir de compte, car le crédit me fait peur » 0% 51% 57% 10% 15% 13% 7% 10% 9% 7% 12% 9% 9% 9% 8% 4% 5% 25% Population sachant lire Non scolarisé ne sachant pas lire 50% 75% 100% Aissatou, Dakar. Raisons non déterminantes de non-ouverture de compte dans une IF Les raisons religieuses sont citées par les populations alphabétisées comme par les populations analphabètes ▬ La population analphabète ne donne pas des raisons de non-ouverture fortement différenciées des autres populations. Les raisons suivantes ont été peu ou pas citées: ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ Pas éligible (âge, pièce identité, statuts, etc.) J'ai eu/un de mes proches a eu une mauvaise expérience Je préfère le moyen que j'utilise actuellement Je ne peux avoir accès aux prêts avec eux C'est trop cher (frais ouverture/gestion/transactions) Je n'ai pas besoin de leurs services Ce n'est pas pour moi/pas fait pour moi (catégorie sociale) Ne sait pas/pas de raisons particulières 27
  28. 28. 3.2 Détention de compte Raisons d’ouverture d’un compte 47% des non détenteurs de compte dans une IF seraient intéressés à ouvrir un compte s'ils pouvaient faire des dépôts ou des retraits dans une boutique à proximité, que ce soit les personnes travaillant dans le formel (45%) ou l’informel (48%). ▬ 32% seraient peut-être intéressés à ouvrir un compte dans une institution financière: les actifs du secteur informel sont plus nombreux à être dans ce cas de figure que les travailleurs du secteur formel. Cette proportion est néanmoins à nuancer: les répondants marquent un net intérêt pour ce service, mais il ne constitue pas toujours une raison suffisante pour l’ouverture. Environ la moitié des interviewés en qualitatif se disaient prêts à payer plus pour avoir cette possibilité. Pour ceux qui ont un compte, l’obtention de prêts et l’épargne sont les deux principales raisons d’ouverture de compte dans une IF. Les actifs du secteur formel sont plus de la moitié à avoir un compte pour domicilier leurs salaires. Intérêt pour ouvrir un compte dans une IF si possibilité d’accès en boutique Formel 5% 7% 24% 13% Oui 48% Informel Peut-être 45% Non 33% Ne sais pas 26% Raisons d’ouverture de compte dans une institution financière (QCM) Pour avoir un prêt Pour mes dépenses quotidiennes … 4% 6% Pour recevoir de l'argent (hors salaire) Informel urbain 20% 3% 1% Pour recevoir mon salaire La réalisation de paiements/ transferts et l’épargne sont les deux raisons les plus importantes d’ouverture d’un PFE. 71% 68% 74% Pour épargner 0% 31% 36% 43% 47% 64% 56% 12% 25% Informel rural Formel 50% 75% Raisons d’ouverture d’un PFE (QCM) Pour faire/recevoir des paiements 39% Pour épargner 26% Autre à Préciser 22% Pour recevoir de l'argent (hors salaire) 17% Pour mes dépenses quotidiennes (ménage/affaires) 17% 0% 20% 40% 60% 80% 100% 28
  29. 29. 3.2 Détention de compte Modes de retraits et versements Pour les détenteurs de compte dans une IF ou d’un PFE, les modes de retraits restent très traditionnels: ▬ ▬ ▬ 92% des répondants retirent au guichet. 11% des répondants effectuent des retraits et des versements au guichet avec un chèque. 10% des répondants utilisent les distributeurs automatiques. Principaux lieux où les répondants effectuent des retraits et des versements (QCM) Au guichet en espèces (banque/Orange, …) 92% Au guichet avec un chèque 11% Avec le distributeur automatique 10% Chez un agent (boutique) 4% Je ne verse/retire pas d'argent sur ce… 2% Auprès d'un collecteur 1% 0% ▬ Les principaux avantages pour les utilisateurs de retraits et versements au guichet en espèces sont: la simplicité, la sécurité et la confiance. ▬ Les principaux avantages pour les utilisateurs de retraits et versements par distributeur automatique sont: la simplicité, la sécurité et les horaires d’ouverture. ▬ 44% des utilisateurs estiment qu’il n’y a pas d’inconvénient majeur pour les retraits et versements au guichet, contre 23% pour le guichet automatique. ▬ Le principal inconvénient des distributeurs automatiques est leur dysfonctionnement (pannes, connexion, liquidités). 20% 40% Ils ont néanmoins fortement besoin de preuves pour y accorder leur confiance: « je n’ai jamais vu ça, je n’y crois pas » Assane, Bargny. 80% 100% Avantages des retraits et versements selon les lieux de retraits/versements les plus utilisés (QCM) Simple à utiliser Sécurité, sûr Donne reçu/preuve opération J'ai confiance Rapide, fiable Information accessible Horaires d'ouverture (week-end) Rapide/pas de queue 0% 10% 20% 30% Au distributeur automatique Au guichet en espèce 40% 50% Inconvénients des retraits et versements selon les lieux de retraits/versements les plus utilisés (QCM) Pas d'inconvénient Si les répondants ne citent pas spontanément les inconvénients liés à la distance – probablement car ils n’imaginent pas pouvoir retirer leur argent ailleurs- beaucoup montrent un fort intérêt pour les dépôts /retraits dans une boutique à proximité. 60% Queue longue 10% Ne fonctionne pas toujours Loin de chez moi Non-respect du client Il y a peu de points de retrait Opération que par soi-même 0% Au guichet en espèce 3% 0% 44% 23% 20% 14% 47% 12% 9% 8% 5% 7% 10% 10% 20% 30% Au distributeur automatique 40% 50% 29
  30. 30. 3. Tendances générales 3.3 Moyens de paiement utilisés (hors transferts)
  31. 31. 3.3 Modalité de paiement des biens et des services L’essentielle des paiements sont réalisés en espèces La quasi-totalité des paiements de biens et services est réalisés en espèces au destinataire (directement ou via l’envoi d’une autre personne). ▬ Moyens utilisés par les répondants pour payer tous types de dépense Certains paiements ne sont pas effectués par l’ensemble des répondants (39%) – les résultats ne prennent en compte que les répondants effectuant ces paiements. En espèces main à main au destinataire 4% 2% 14% En espèces main à main j'envoie quelqu'un En espèces chez un agent/point de service 81% Autres moyens 31
  32. 32. 3.3 Notoriété des services de paiements Des services de paiements connus mais peu utilisés 64% des répondants connaissent l’existence du service paiement de facture (eau, électricité) par dépôt en espèces chez un agent d’un réseau de proximité. Mais ils ne sont que 7% à l’utiliser. Connaissance de l’existence du service « paiement de factures en espèces chez un agent/point de service » Répondants ne connaissant pas le service Cela inclut : ▬ ▬ 7% Les répondants ayant effectué au moins un paiement par espèce chez un agent/point de service ou un paiement en espèces au bureau de poste: 7%. Les répondants n'utilisant pas le service mais connaissant l'existence de ce service: 57%. 36% Répondants n'utilisant pas le service mais connaissant l'existence de ce service 57% Répondants ayant effectué au moins un paiement par espèce chez un agent/point de service avec ou sans PFE ou un paiement en espèce au bureau de poste La connaissance de l’existence du service paiement de facture depuis un PFE sans se déplacer est de 54%*. Mais seuls 2%* des répondants utilisent ce service. Connaissance de l’existence du service de paiement de facture depuis le portefeuille électronique (sans se déplacer) Cela inclut: ▬ Les répondants qui ont effectué au moins un paiement par PFE : 2%. ▬ Les répondants qui n'utilisent pas le service mais connaissent son existence: 51%. ▬ Parmi les détenteurs de PFE (5% de la population sondée), 20% ont effectué au moins un paiement via PFE sans se déplacer. Répondants ne connaissant pas le service NB: Une partie des utilisateurs de PFE ne sont pas détenteurs d’un PFE mais utilisent celui d’un proche. *parmi les personnes qui effectuent des paiement de factures eux mêmes 2% 46% 51% Répondants n'utilisant pas le service mais connaissant l'existence de ce service Répondants ayant effectué au moins un paiement par PFE 32
  33. 33. 3.3 Raisons de non utilisation des services de paiements Les habitudes chez les utilisateurs évoluent peu ▬ Il semble exister un potentiel de développement de l’utilisation des services de paiement via des réseaux d’agents de proximité. ▬ En effet, les répondants qui connaissent mais n’utilisent pas le service évoquent les raisons suivantes:  15% trouvent que les frais sont trop élevés,  13% évoquent un problème de distance. Je préfère le moyen utilisé actuellement 39% 15% évoquent le manque d’informations,  Les raisons pour lesquelles les répondants n'utilisent pas le service paiement en espèces chez un agent/point de service (QCM) Manque d'informations 15% Les frais sont trop chers 15% Loin/pas d'agence-point de vente proche 13% Pas confiance/pas fiable Ne sais pas Une information plus claire sur le fonctionnement permettrait probablement d’augmenter le nombre d’utilisateurs:  21% des non utilisateurs déclarent ne pas utiliser ce service à cause d’un manque d’information.  12% des non utilisateurs envisagent de l’utiliser prochainement. Ce taux s’élève à 30% pour les non utilisateurs détenteurs de PFE.  10% des non utilisateurs n’ont pas de raisons particulières de ne pas l’utiliser. 12% 12% Trop compliqué à utiliser 11% Pas les moyens pour ce service 11% 0% 10% 20% 30% 35% 35% 24% 22% Trop compliqué à utiliser (oubli… Les raisons suivantes ont été peu ou pas citées: ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ Ce service n'est pas assez rapide (l'argent met du temps à arriver) Personne d'autre peut faire l'opération à ma place Autre Ce service ne donne pas de preuve du paiement Mon opérateur ne le propose pas Je ne laisse pas d'argent sur le compte Les frais sont trop cher Je n'ai pas les moyens pour ce service Pas confiance/pas fiable/pas sécurisé/problème connexion 50% Les raisons pour lesquelles les répondants n'utilisent pas le service paiement via l’argent du portefeuille électronique (sans se déplacer) Je préfère le moyen utilisé… Raisons non déterminantes de non-utilisation du PFE comme moyen de paiement ou de non-souscription au service 40% J'envisage peut-être/prochainement… L'inscription au service est trop… 7% 8% 10% 8% 9% 5% 9% Ne sait pas/pas de raison particulière Pas confiance/pas fiable/pas… Je n'ai pas les moyens pour ce service Connais pas/je sais pas comment ça… Les frais sont trop cher 30% 11% 2% 3% 0% Détenteurs d'au moins un PFE 16% 12% 7% 25% Non détenteurs de PFE 50% 33
  34. 34. 3. Tendances générales 3.4 Emission de transferts d’argent
  35. 35. 3.4 Les transferts sont généralement envoyés dans le pays Près de la moitié de la population enquêtée (43%) a envoyé de l'argent au moins une fois dans les 12 derniers mois. ▬ 37% des répondants ont déclaré avoir envoyé de l’argent plusieurs fois ces 12 derniers mois. ▬ Proportion de répondants qui ont envoyé de l’argent ces 12 derniers mois en fonction du type d’occupation secteur formel / informel Les personnes travaillant dans le secteur formel, en grande majorité salariés, ont plus tendance à effectuer ces transferts que les actifs du secteur informel. Formel n'a pas envoyé d'argent 35% 39% Informel 52% a envoyé une fois de l'argent 59% a envoyé plusieurs fois de l'argent 6% 8% Les transferts d’argent effectués par les répondants sont très majoritairement envoyés dans le pays (42% des répondants ont envoyé au moins une fois dans le pays au cours des 12 derniers mois). ▬ 4% des répondants ont envoyé de l’argent à destination de l’Afrique hors Sénégal. ▬ Il n’y a que 2% de la population enquêtée qui effectue des transferts hors de l’Afrique. Proportion de répondants ayant envoyé de l’argent par destination Dans le pays Hors du pays, en Afrique 42% 4% Hors d'Afrique 2% 0% 25% 50% Oui 75% 100% Non 35
  36. 36. 3.4 Les émissions sont plus souvent réalisées depuis les villes de Dakar et Kaolack Les répondants habitant Ziguinchor et Touba envoient le moins souvent de l’argent. Près de deux fois moins de répondants des milieux ruraux envoient de l’argent par rapport aux répondants des milieux urbains. Pour la zone géographique de Dakar, la différence entre le milieu urbain et le milieu rural est moins significative. ziguinchor touba tamba ▬ st louis ▬ Proportion de répondants qui ont envoyé de l’argent ces 12 derniers mois en fonction de la zone géographique et du milieu de résidence kaolack Les répondants habitant les villes de Dakar et Kaolack envoient de l’argent le plus souvent. dakar ▬ Urbain 56% Péri- Urbain /Rurale 40% 79% Urbain 18% 52% 43% Péri- Urbain /Rurale 87% Urbain 46% Péri- Urbain /Rurale 12% 47% 73% Urbain 16% 46% Péri- Urbain /Rurale 48% 70% Urbain 23% 37% Péri- Urbain /Rurale 58% 69% Urbain 30% 30% Péri- Urbain /Rurale 58% 42% 0% 25% 50% 50% 75% 100% n'a pas envoyé d'argent a envoyé une fois de l'argent a envoyé plusieurs fois de l'argent 36
  37. 37. 3.4 Les transferts sont généralement envoyés à la famille Pour régler les dépenses courantes Les transferts sont principalement justifiés par des dépenses courantes et dans une moindre mesure par des dépenses de santé. En effet: ▬ Frais médicaux (31%), ▬ Frais d'éducation (17%). 66% A payer des frais médicaux 31% Dépenses liées aux affaires (22%), ▬ A payer des dépenses courantes (loyer, nourriture) Dépenses courantes sont citées par 80% des émetteurs, ▬ Quelle utilisation est faite de l’argent par le destinataire des transferts sortants (QCM) A payer des dépenses liées aux affaires 22% A payer des frais d'éducation 17% A payer pour des cérémonies 13% A aider quelqu'un à payer ses dettes/rembourser un emprunt 10% 0% Les destinataires des émissions de transferts par les répondants sont très largement la famille, plus particulièrement les parents et dans une moindre mesure les enfants et les amis. 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% Destinataires des transferts (QCM) Parent (famille) 72% En particulier, les jeunes actifs se doivent d’envoyer de l’argent à leurs parents : « Mes parents sont séparés et je vis avec ma tante: j’ai trois familles à soutenir, je n’ai pas à joindre les deux bouts, mais les trois bouts ! Dès le début du mois je verse sur mon compte pour réunir les 15kFcfa que je dois envoyer à mon père à Kaolack le 15 de chaque mois: je fais tout pour avoir cette somme, si je ne l’ai pas, je suis obligée d’emprunter à mes amis pour cela. » Aida, 23 ans, Dakar. Amis 18% Epoux/Epouse/Fiancé 18% Partenaire d'affaire/fournisseurs/propriétaire 15% Enfant 13% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 37
  38. 38. 3.4 Les transferts formels sont largement utilisés Les transferts informels restent également très utilisés 78% des émetteurs utilisent des moyens formels, Mode d’émission de transfert d’argent des répondants 54% des émetteurs utilisent des moyens informels, 32% utilisent les deux types de moyens. 22% Les entretiens qualitatifs ont montré que l’informel persistait pour deux raisons principales: ▬ L’absence d’agent du réseau de transfert au village de destination, ▬ Transfert formel 46% Transfert formel et informel Transfert informel La gratuité du service, lorsqu’il s’agit de personnes de la famille, et lorsque l’envoi n’est pas urgent. Le moyen informel le plus utilisé est l’argent confié à la famille (64% des répondants ayant effectué des transferts informels). 32% Les moyens informels les plus utilisés parmi les répondants effectuant des transferts informels (QCM) Argent confié à des parents ou des amis qui voyagent 64% Argent confié à d'autres personnes (chauffeur, commerçant,…) 49% Envoi crédit téléphonique (gérant de cabine) 19% Transferts informels organisés (ex: transporteur/courrier… 9% 0% ▬ ▬ Argent envoyé par dépôt en espèces chez un agent/point de service via ou sans PFE (90% des répondants effectuant des transferts formels). Argent transféré via WU/MG/etc…(41% des répondants effectuant des transferts formels). 40% 60% 80% 100% Les moyens formels les plus utilisés parmi les répondants effectuant des transferts formels selon la destination du transfert (QCM) Toutes UniquemenUniquemen destination s de t dans le t hors du pays pays transferts Les moyens formels les plus utilisés sont : 20% Western Union/Money Gram/RIA… 41% PFE sans se déplacer 13% Réseau d'agent 90% Western Union/Money Gram/RIA… PFE sans se déplacer 64% 0% Réseau d'agent 73% Western Union/Money Gram/RIA… PFE sans se déplacer Réseau d'agent 41% 18% 93% 38
  39. 39. 3.4 Émission de transfert d’argent informel Avantages et inconvénients des moyens informels Les services informels sont appréciés pour : Avantages des moyens informels d'envois d'argent les plus utilisés (QCM) ▬ Leur gratuité, la confiance qu’ils inspirent et la simplicité pour les envois via des proches. ▬ Leur gratuité et la non nécessité de se déplacer pour l’argent confié à des parents ou des amis qui voyagent. Ce service n'est pas cher Confiance Pas besoin de me déplacer Simple à utiliser Bien informé quand l'argent est arrivé Service gratuit Les utilisateurs sont conscients des risques de sécurité liés à l’envoi d’argent par des proches qui voyagent ou d’autres personnes. ▬ Il ne semble pas y avoir d’autres inconvénients majeurs. 0% 20% 40% 60% Argent confié à d'autres personnes (chauffeur, commerçant,…) Argent confié à des parents ou des amis qui voyagent Inconvénients des moyens informels d'envoi d'argent les plus utilisés (QCM) Pas assez sécurisé Pas d'inconvénient Avantages et inconvénients non déterminants sur l’envoi d’argent dans le pays par voie informelle Les avantages et inconvénients suivants ont été peu ou pas cités: Avantages ▬ Je n'ai pas d'autre choix/pas d'avantage ▬ Je fais travailler une connaissance Inconvénients ▬ Autre ▬ Ne convient pas pour les gros montants ▬ Frais / trop cher ▬ Je ne sais pas bien si l'argent est arrivé Ce service n'est pas assez rapide/long délai Je n'ai pas très confiance Ce service n'est pas assez discret 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% Argent confié à d'autres personnes (chauffeur, commerçant,…) Argent confié à des parents ou des amis qui voyagent 39
  40. 40. 3.4 Émissions de transferts d’argent informel Montants et frais de transfert par des moyens informels ▬ Plus de 48% des envois d’argent via des moyens informels sont des montants compris entre 8 000 et 25 000 FCFA. ▬ 39% des envois d’argent via des moyens informels sont des montants compris entre 25 000 et 100 000 FCFA. Montants envoyés via les moyens informels Moins de 8 000 4% 10% Entre 8 000 et 15 000 21% Entre 15 000 et 25 000 29% Entre 25 000 et 40 000 18% Entre 40 000 et 100 000 19% Plus de 100 000 Lors d’envois via des moyens informels, 51% de la population enquêtée ne paie rien. Prix des transferts informels, lorsqu’ils sont payants, en % des montants transférés Lorsque le service est payant, le prix est généralement inférieur ou égal à 5% du montant transféré. 17% Moins de 5% 2% 5% 42% Entre 5% et 10% 17% 10% 22% ▬ Les personnes habitant les villes de Saint Louis et Dakar paient le plus fréquemment un prix de transferts informels supérieur à 5% des montants transférés. ▬ Les personnes habitant les villes Tamba et Kaolack sont les personnes payant des prix de transferts informels les moins élevés. Plus de 10% Prix des transferts informels en % des montants transférés en fonction des villes Touba Moins de 5% Tamba 5% St louis Entre 5% et 10% Kaolack 10% Dakar 0% 25% 50% 75% 100% Plus de 10% 40
  41. 41. 3.4 Émission de transferts d’argent formel via un réseau d’agents de proximité Avantages et inconvénients (1/2) Plus de 95% des personnes ayant transféré de l’argent connaissent l’existence des réseaux de transferts nationaux via des agents de proximité. ▬ Parmi les répondants qui connaissent ce service, 61% l’utilisent. ▬ Les utilisateurs du service apprécient sa rapidité, sa sécurité et sa simplicité. « Depuis que Wari est là, c’est beaucoup plus simple et rapide: à peine 1h plus tard ton argent est arrivé » Wali, Dakar. 42% des utilisateurs estiment que le service ne présente pas d’inconvénient. ▬ Lorsqu’un inconvénient est mentionné, il s’agit de la fiabilité (le manque de liquidité chez les agents ou les problèmes de connexions) ou du prix considéré comme élevé. Avantages de l’envoi d’argent avec dépôt en espèces chez un agent / point de service selon les utilisateurs (QCM) Ce service est rapide 64% Confiance/Sûr/Sécurisé 55% Simple à utiliser 39% Ce service n'est pas cher 24% Proximité/Pas loin 22% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90%100% Inconvénients de l’envoi d’argent avec dépôt en espèces chez un agent / point de service, selon les utilisateurs (QCM) Aucun/ ne sait pas 42% Pas confiance/pas fiable/pas sécurisé/problème connexion/problème liquidité 28% Les frais sont trop chers 26% Personne d'autre peut faire l'opération à ma place 5% Loin/pas d'agence-point de vente proche 4% 0% 10%20%30%40%50%60%70%80%90%100% 41
  42. 42. 3.4 Émission de transferts d’argent formel via un réseau d’agents de proximité Avantages et inconvénients (2/2) Les non utilisateurs préfèrent d’autres moyens ou trouvent le service trop cher. ▬ 48% des répondants préfèrent utiliser le moyen actuel (transferts informels gratuits). ▬ Raisons évoquées par les répondants connaissant le service et ne l’utilisant pas (QCM) Je préfère le moyen utilisé actuellement/pas besoin 24% des répondants considèrent que les frais sont élevés pour ce service. 48% Les frais sont trop chers 24% Ne convient pas au destinataire 11% Connais pas/je sais pas comment ça marche/Pas suffisamment d'explication 11% Je n'ai pas les moyens pour ce service 11% Loin/pas d'agence-point de vente proche 10% 0% 10%20%30%40%50%60%70%80%90%100% Parmi les détenteurs de PFE, émetteurs de transferts et connaisseurs du service, ils sont 84% à envoyer de l’argent via un réseau d’agent. Les non détenteurs de PFE émetteurs de transferts sont 72% à l’utiliser. Utilisation de l’envoi d’argent avec dépôt en espèces chez un agent / point de service selon la détention de PFE Détenteurs de PFE, émetteu rs de transferts et connaisseurs du service N'envoient pas d'argent par dépôt d'espèces chez un agent/point de service 84% Non détenteurs de PFE, émetteu rs de transferts et connaisseurs du service Envoient de l'argent par dépôt d'espèces chez un agent/point de service 72% 0% 25% 50% 75% 100% 42
  43. 43. 3.4 Émission de transfert d’argent formel via un PFE sans se déplacer Avantages et inconvénients (1/2) 68% des répondants connaissent la possibilité de transférer sans se déplacer depuis le PFE. Parmi les répondants qui connaissent ce service, 15% l'utilisent. La notoriété du PFE pour transférer est nettement moins forte que celle des réseaux d’agents de proximité qui est le principal moyen de transferts dans l’esprit des répondants. Les utilisateurs du service apprécient la rapidité, la non nécessité de se déplacer et la simplicité d’utilisation du service. Avantages des transferts d’argent via PFE sans se déplacer selon les utilisateurs (QCM) Ce service est rapide (l'argent arrive rapidement) 54% Pas besoin de me déplacer 43% Simple à utiliser 37% Confiance/Sûr/Sécurisé 30% Ce service n'est pas cher 26% Je suis informé quand l'argent est arrivé 13% Ce service est discret 9% 0% 40% des utilisateurs du service mentionnent des problèmes de fiabilité (problèmes de connexion, etc.). 50% Inconvénients des transferts d’argent via PFE sans se déplacer selon les utilisateurs (QCM) Il s’agit du principal inconvénient et une grande partie des utilisateurs ne trouvent pas de d’inconvénient pour les transferts d’argent via PFE sans se déplacer. Pas confiance/pas fiable/pas sécurisé/problème connexion/problème liquidité Raisons non déterminantes de non-utilisation du PFE en tant que moyen de transfert d’argent Aucun/Ne sait pas Les raisons suivantes ont été peu ou pas citées: ▬ Ce service n'est pas assez rapide ▬ (l'argent met du temps à arriver) ▬ Personne d'autre peut faire l'opération ▬ à ma place ▬ ▬ J'ai eu une mauvaise expérience/un proche ▬ ▬ Autre ▬ ▬ Ce service ne donne pas de preuve de ▬ l'opération ▬ Ne convient pas pour les envois hors du pays Je ne laisse pas d'argent sur le compte Mon opérateur ne le propose pas Je n'ai pas les moyens pour ce service Les frais sont trop chers Ne convient pas au destinataire Pas confiance/pas fiable/pas sécurisé/problème connexion/problème liquidité 100% Trop compliqué à utiliser (oubli code/mot de passe par ex) Ne convient pas au destinataire/à tous les destinataires Ce service n'est pas assez rapide (l'argent met du temps à arriver) 39% 35% 9% 7% 4% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90%100% 43
  44. 44. 3.4 Émission de transfert d’argent formel via un PFE sans se déplacer Avantages et inconvénients (2/2) Le manque d’information et la complexité d’utilisation ou de souscription sont des raisons importantes de non utilisation. ▬ 34% des répondants préfèrent leur moyen actuel. ▬ 8% des non utilisateurs envisagent d’adopter les transferts d’argent via PFE sans se déplacer dans l’avenir. Raisons invoquées pour les non utilisateurs des transferts d’argent via PFE sans se déplacer (QCM) Je préfère le moyen utilisé actuellement/pas besoin 34% Trop compliqué à utiliser (oubli code/mot de passe par ex) 24% Connais pas/je sais pas comment ça marche/Pas suffisamment d'explication 23% Ne sait pas/pas de raison particulière L'inscription au service est trop compliquée/demande pièce d'identité 12% 10% 0% 10%20%30%40%50%60%70%80%90%100% Parmi les détenteurs de PFE, émetteurs de transferts et connaisseurs du service, ils sont 36% à envoyer de l’argent via PFE sans se déplacer. Les non détenteurs, émetteurs et connaisseurs sont 11% à utiliser le PFE d’une autre personne pour réaliser le transfert d’argent. Utilisation de l’envoi d’argent via PFE sans se déplacer selon la détention de PFE Détenteurs de PFE, émetteu rs de transferts et connaisseurs du service N'envoient pas d'argent via PFE sans se déplacer 36% Non détenteurs de PFE, émetteu rs de transferts et connaisseurs du service 11% 0% 25% 50% 75% Envoient de l'argent via PFE sans se déplacer 100% 44
  45. 45. 3.4 Émission de transfert d’argent formel via un PFE sans se déplacer Frais maximum envisagés pour l’utilisation de moyen formel d’envoi d’argent Le milieu de résidence influe le prix maximum envisagé par les répondants pour utiliser un service de transfert formel dans le pays. Frais maximum moyen envisagé pour utiliser un moyen formel d’envoi d’argent dans le pays (pour une somme de 20 000 FCFA) Les populations rurales du secteur informel iront jusqu’à payer en moyenne 4,3% du montant transféré pour un moyen formel d’envoi d’argent dans le pays, les populations urbaines du secteur informel iraient jusqu’à 5,6% en moyenne. 1,116 FCFA Frais maximum moyen pour l'envoi de 20 000 FCFA dans le pays avec un moyen formel 877 FCFA 969 FCFA 0 FCFA Informel urbain Le prix maximum que les répondants seraient prêt à payer pour un service formel d’envoi d’argent hors du pays serait de 8,3% du montant transféré. 500 FCFA 1,000 FCFA 1,500 FCFA 2,000 FCFA Informel rural Formel Frais maximum moyen envisagé pour utiliser un moyen formel d’envoi d’argent en dehors du pays (pour une somme de 20 000 FCFA) Le secteur d’activité ou le milieu de résidence ne semble pas influencer beaucoup les frais maximums envisagés lorsque l’envoi est à destination de l’étranger. 1,714 FCFA Frais maximum moyen pour l'envoi de 20 000 FCFA dans un autre pays avec un moyen formel 1,613 FCFA 1,620 FCFA 0 FCFA Informel urbain 500 FCFA 1,000 FCFA 1,500 FCFA 2,000 FCFA Informel rural Formel 45
  46. 46. 3. Tendances générales 3.5 Réception de transfert d’argent
  47. 47. 3.5 Fréquence de réception de transfert d’argent 66% des ménages enquêtés ont reçu de l'argent au cours des 12 derniers mois. Les ménages sondés du secteur informel rural reçoivent moins fréquemment des transferts d’argent que les ménages sondés du secteur informel urbain et les ménages sondés du secteur formel. Fréquence de réception de transfert d’argent selon le type d’occupation et le milieu de résidence Ne reçoit pas d'argent Informel urbain 30% 13% 30% 26% Reçoit de l'argent moins d'une fois par an Informel rural 47% 12% 26% Reçoit de l'argent une fois par an 15% Reçoit de l'argent plus d'une fois par an Formel 31% 0% 67% des receveurs d’argent reçoivent de l’argent de leur famille. 10% 25% 33% 27% 50% 75% 100% Émetteurs de l’argent pour les transferts entrants (QCM) Parent (famille) 67% Amis 22% Epoux/Epouse/Fiancé/Fiancée 15% Partenaire d'affaire/clients/locataire 14% Enfant 14% Employeur (salaire reçu) 4% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 47
  48. 48. 3.5 Les transferts proviennent des proches du pays ou hors Afrique Les transferts financent les dépenses courantes Parmi tous les ménages récepteurs d’argent, ils sont nombreux à recevoir au moins des transferts depuis le même pays. Ils sont aussi très nombreux à recevoir de l’argent des proches vivant hors de l’Afrique. Origine des transferts d’argent reçus parmi les récepteurs de transferts entrants (QCM) 42% Informel urbain Reçoit de l'argent des proches depuis un pays hors d'Afrique 12% 56% 33% Informel rural 8% Reçoit de l'argent des proches depuis un autre pays d'Afrique 67% 36% Formel 10% Reçoit de l'argent des proches depuis le pays 65% 0% Les réceptions d’argent sont principalement destinées à couvrir des dépenses quotidiennes du ménage. ▬ Dans une moindre mesure, ces transferts entrants sont liés à des frais médicaux. 25% 50% 75% 100% Destination des transferts entrants (QCM) A payer les dépenses quotidiennes du ménage 68% A payer des frais médicaux 25% A payer des dépenses liées aux affaires (hors dettes) 22% A payer pour des cérémonies 16% Argent reçu pour remettre à une autre personne 14% A payer des dettes/rembourser un emprunt 13% A payer des frais d'éducation 12% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 48
  49. 49. 3.5 Localisation des récepteurs de transferts d’argent Les zones géographiques les plus réceptrices de transferts sont Saint Louis et Kaolack Ziguinchor Touba Tamba Saint Louis Les populations qui reçoivent le plus fréquemment de l’argent sont les populations urbaines de Saint Louis et de Kaolack. Kaolack ▬ Fréquence de réception de transfert d’argent selon la zone géographique et le milieu de résidence Dakar Les ménages des zones rurales de Ziguinchor, Touba et Tamba sont plus de 50% à ne pas avoir reçu d’argent dans les 12 derniers mois. Urbain 29% 20% Péri- Urbain /Rurale 54% Urbain 36% Péri- Urbain /Rurale Péri- Urbain /Rurale Urbain Péri- Urbain /Rurale 34% 18% 32% 40% 0% 25% Ne reçoit pas d'argent 24% 17% 39% 14% 20% 29% 13% 31% 12% 39% 16% 19% 9% 13% 32% 7% 12% 22% 24% 21% 51% Péri- Urbain /Rurale Urbain 1% 57% Urbain 24% 10% 46% Péri- Urbain /Rurale Urbain 27% 42% 12% 36% 3% 32% 41% 18% 18% 29% 21% 50% 20% 25% 75% 14% 100% Reçoit de l'argent moins d'une fois par an Reçoit de l'argent une fois par an Reçoit de l'argent plus d'une fois par an 49
  50. 50. 3.5 Les récepteurs préfèrent recevoir de l’argent chez un agent/point de service Parmi les receveurs de transferts nationaux, 81% ont reçu le transfert via uniquement des moyens formels. ▬ Parmi les ménages receveurs de transferts nationaux, 24% ont reçu via des moyens informels. ▬ Utilisation de moyens formels dans les transferts entrants nationaux ou internationaux Parmi les ménages receveurs de transferts internationaux (hors d’Afrique), 10% ont reçu via des moyens informels. 8% 12% Reçoit par moyen formel et informel Reçoit par moyen formel uniquement Reçoit par moyen informel uniquement 81% Le moyen par lequel les récepteurs préfèreraient recevoir de l’argent s’ils pouvaient choisir est « chez un agent/point de service » (39%). ▬ Mode de réception préféré par les récepteurs de transferts s’ils pouvaient choisir Au bureau de Postes Dans une moindre mesure, Money gram / Western Union seraient appréciés par 29% des receveurs. 10% 7% 3% Aucun, je suis satisfait avec le moyen utilisé Chez un agent/point de service 28% 39% 13% Dans une agence Money gram/Western Union Pas de préférence 50
  51. 51. 3.5 Avantages et inconvénients des moyens de réception d’argent Les principales raisons pour lesquelles les receveurs préfèreraient recevoir de l’argent via un agent/point de service sont les suivantes: ▬ Rapidité d’obtention de l’argent, ▬ Proximité, ▬ Simplicité. Raisons pour lesquelles les receveurs préfèreraient recevoir de l’argent via un agent/point de service (QCM) Rapide : l'argent arrive plus rapidement 78% Plus proche de chez moi/lieu de travail 63% Plus simple à utiliser/moins de tracasseries 36% Je suis sûr de retirer l'argent facilement 19% Plus confiance, sécurisé, plus fiable, plus sûr que l'argent arrive 19% Moins cher 15% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% Les principales raisons pour lesquelles les ménages préfèreraient recevoir de l’argent via les réseaux de transferts internationaux (Western Union, Moneygram etc.) sont les suivantes: ▬ Rapidité d’obtention de l’argent, ▬ Fiabilité sécurité, ▬ Simplicité d’utilisation. Raisons pour lesquelles les ménages préfèreraient recevoir de l’argent via les réseaux internationaux (Western Union, Moneygram, etc.) (QCM) Rapide : l'argent arrive plus rapidement 65% Plus confiance, sécurisé, plus fiable, plus sûr que l'argent arrive 47% Plus simple à utiliser/moins de tracasseries 32% Je suis sûr de retirer l'argent facilement 22% Moins cher 21% Plus proche de chez moi/lieu de travail 19% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 51
  52. 52. 3. Tendances générales 3.6 Emprunts
  53. 53. 3.6 La moitié des répondants empruntent Informel urbain 52% Informel rural 50% Formel 50% 0% 25% 21% 28% 15% A emprunté une fois au cours des 12 derniers mois 35% 21% 50% N'a pas emprunté au cours des 12 derniers mois 30% 75% 100% A emprunté plusieurs fois au cours des 12 derniers mois Fréquence d’emprunt des répondants sur les douze derniers mois selon le secteur d’activité N'a pas emprunté Services 56% Industrie 47% Fonction publique 44% Commerce 47% Agriculture, élevage, pêche 52% 0% 25% 19% 21% 23% 25% au cours des 12 derniers mois 33% A emprunté une fois au cours des 12 derniers mois 33% 21% 32% 14% 34% 50% 75% 100% A emprunté plusieurs fois au cours des 12 derniers mois Ziguinchor Touba Fréquence d’emprunt des répondants sur les douze derniers mois selon le type d’occupation et le milieu de résidence Tamba Les populations rurales des zones de Dakar et de Saint Louis ont emprunté de l’argent plus souvent que celles des autres zones. Les populations des zones de Touba et de Ziguinchor empruntent le moins. Saint Louis ▬ Les populations urbaines n’empruntent pas systématiquement plus que les populations rurales. Kaolack ▬ Fréquence d’emprunt des répondants sur les douze derniers mois selon la zone géographique et le milieu de résidence Dakar La moitié des répondants ont emprunté au cours des douze derniers mois (49%). Urbain 60% Péri-Urbain / Rural 58% 19% 21% 11% 31% Urbain 61% 13% 26% Péri-Urbain / Rural 61% 14% 25% Urbain 57% Péri-Urbain / Rural 58% Urbain 43% Urbain 39% Péri-Urbain / Rural 25% 32% 8% 48% 21% 39% 3% 43% 34% 22% 22% 53% Urbain 16% 20% 47% Péri-Urbain / Rural Péri-Urbain / Rural 28% 45% 26% 31% 26% 50% 40% 75% 100% N'a pas emprunté au cours des 12 derniers mois A emprunté une fois au cours des 12 derniers mois A emprunté plusieurs fois au cours des 12 derniers mois 53
  54. 54. 3.6 La majorité des emprunteurs s’adressent à leur famille La majorité des emprunteurs (60%) s’adressent à la famille ou à des proches. ▬ 26% des emprunteurs ont emprunté auprès d’institutions de micro-finance / mutuelles. ▬ Les prêteurs les plus fréquents (QCM) Seuls 10% des emprunteurs ont emprunté auprès des banques. 2% 4% ONG/Fond/ Gouvernement 9% Client 10% Fournisseur / employeur 60% Banque 12% Tontine Micro finance / Mutuelle 26% Pour les répondants qui ont pu emprunter auprès d’une banque, ils disent ne pas avoir rencontré de difficultés en général (57%). ▬ ▬ Néanmoins, le processus administratif semble être un inconvénient pour 30% des emprunteurs. Les difficultés rencontrées sont similaires pour les emprunts auprès des IMF et des banques. Parents/amis Difficultés rencontrées lorsque le prêteur est une IF (QCM) Pas de difficultés 57% Processus trop administratif/trop de… 27% Garanties demandées… 22% Montant à rembourser trop élevé 12% Temps de carence (il faut attendre… Prix élevé (taux, %/frais) 10% 8% Trop long (durée du prêt) 6% Montant trop petit 6% 0% Emprunts auprès d'une IMF 20% 40% 60% Emprunts auprès d'une banque 54
  55. 55. 3.6 Les emprunts servent souvent à financer les dépenses courantes Si la famille finance les dépenses courantes, les IMF financent généralement le développement d’une activité Près de la moitié des répondants (47%) empruntent pour des dépenses courantes. ▬ ▬ 35% des répondants empruntent pour développer leur activité; 19% des répondants empruntent pour des dépenses de santé. . Objets des emprunts (QCM) Dépenses du ménage/dépenses… 47% Développer mon activité… 35% Pour payer des dépenses de santé 19% Acheter des équipements pour… Payer des dettes 15% 11% Cérémonie (mariage, funérailles) 9% Créer une activité/nouveau business 7% Acheter une… 6% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% Les emprunts auprès de la famille concernent plus souvent les dépenses courantes et les dépenses de santé. Lorsque les prêteurs sont la famille, ces emprunts servent: ▬ aux dépenses du ménage en grande majorité, ▬ au développement d’une activité, ▬ au paiement des dépenses de santé. Il s’agit de prêts de très courte durée dans la majorité des cas (quelques jours à quelques semaines). Lorsqu’il s’agit de financer l’activité, l’emprunt auprès des proches présente l’inconvénient de devoir être remboursé en une fois, et plus rapidement. Les répondants seraient intéressés par des emprunts plus échelonnés, éventuellement pour des montants plus élevés. Mais ils ont peur de s’adresser aux IF souvent par manque de connaissance Objets des emprunts lorsque le prêteur est la famille (QCM) Dépenses du ménage/dépenses… 57% Développer mon activité… 27% Pour payer des dépenses de santé 24% Acheter des équipements pour… Payer des dettes 16% 12% Cérémonie (mariage, funérailles) 10% Créer une activité/nouveau business 7% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% Objets des emprunts lorsque le prêteur est une IF (QCM) Développer mon activité… Les emprunts auprès d’une banque sont plus souvent réalisés pour l’achat d’une maison/terrain ou construire. Les emprunts auprès d’une IMF sont majoritairement effectués pour développer une activité (62%). Acheter une… Créer une activité/nouveau business Payer employés/main d'œuvre Pour un pèlerinage Envoyer des enfants à l'école/à… 62% 35% 10% 18% 10% 13% 6% 4% 1% 4% 3% Emprunts auprès d'une banque Emprunts auprès d'une IMF 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 55
  56. 56. 3.6 Les zones de Kaolack, Saint-Louis et Dakar enregistrent des emprunts élevés Ziguinchor Touba Tamba Saint Louis . Kaolack La zone urbaine de Ziguinchor semblent enregistrer des montants d’emprunt très élevés. Montant du dernier emprunt réalisé selon la zone géographique et le milieu de résidence (plus de 25 observations pour chaque modalité) Dakar Il n’y a globalement pas de différence marquée en terme de montant d’emprunt entre les zones rurales et urbaines. Urbain 19% Péri-Urbain / Rural 10% 13% 38% Urbain 18% 32% Péri-Urbain / Rural 13% 21% 14% 9% 23% 22% 9% 29% 0% 25% 25% 20% 18% 30% 26% 31% 42% 23% 31% 50% 7% 26% 39% 26% 13% 9% 47% 30% 20% Urbain 18% 48% 26% Péri-Urbain / Rural 13% 21% 33% 17% Urbain Péri-Urbain / Rural 43% 11% 15% 29% 48% Urbain Péri-Urbain / Rural 29% 26% Péri-Urbain / Rural Urbain 58% 31% 75% 100% A emprunté moins de 10 000FCFA A emprunté de 10 à 30 000 FCFA A emprunté de 30 à 100 000 FCFA A emprunté plus de 100 000 FCFA 56
  57. 57. 3. Tendances générales 3.7 Épargne
  58. 58. 3.7 La majorité des répondants épargnent Fréquence d’épargne selon la zone géographique et le milieu de résidence dakar 66% des répondants épargnent de façon régulière ou irrégulière. Parmi les répondants épargnants de façon régulière (au moins une fois par mois), ils sont 23% à épargner tous les jours. Les répondants habitant Saint Louis épargnent peu souvent de façon régulière. ziguinchor ▬ touba kaolack Les répondants habitant Tamba épargnent moins souvent de façon irrégulière et sont nombreux à ne pas épargner. Parmi les épargnants réguliers, fréquence d’épargne selon la zone géographique et le milieu de résidence st louis Urbain Péri- Urbain /Rurale Urbain Péri- Urbain /Rurale Urbain Péri- Urbain /Rurale Urbain Péri- Urbain /Rurale Urbain Péri- Urbain /Rurale Urbain Péri- Urbain /Rurale tamba kaolac ziguinc k hor dakar 20% Péri-Urbain / Rural ▬ tamba st louis touba Urbain 29% Urbain 26% Péri-Urbain / Rural 29% Urbain 36% Péri-Urbain / Rural 34% Urbain 22% Péri-Urbain / Rural 48% Urbain 38% Péri-Urbain / Rural 37% Urbain 32% Péri-Urbain / Rural 57% 0% 25% 50% 75% 100% Met de l'argent de côté tous les jours Met de l'argent de côté toutes les semaines 0% 25% 50% 75% Met de l'argent de côté tous les jours Met de l'argent de côté toutes les semaines Met de l'argent de côté tous les mois 100% Met de l'argent de côté tous les mois Met de l'argent de côté moins souvent Ne met pas de l'argent de côté 58
  59. 59. 3.7 L’épargne sert à faire face aux imprévus Les épargnants réguliers actifs du secteur formel épargnent une fois par mois. ▬ Les épargnants réguliers du secteur informel épargnent souvent tous les jours ou toutes les semaines. Fréquence d’épargne parmi les épargnants réguliers selon le secteur d’activité Informel urbain 48% Informel rural 52% Formel 85% 0% Tous les jours En majorité, les répondants épargnent pour faire face aux dépenses inattendues: 81%. ▬ 32% pour créer/développer une activité. ▬ 16% pour créer une activité. 25% toutes les semaines 50% 75% 100% tous les mois Objets de l’épargne selon les répondants épargnants (QCM) Pour dépenses inattendues (parer aux éventualités) Développer mon activité (stocks/exploitation) 81% 32% Créer une activité/nouveau business 16% Pour payer des dépenses de santé 15% Acheter une maison/terrain/construire 14% Acheter des équipements pour l'activité 13% Cérémonie (mariage, funérailles) 8% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90%100% 59
  60. 60. 3.7 Les modes d’épargne utilisés par les répondants sont principalement informels Les modes d’épargne à proximité et permettant de laisser à disposition l’argent sont préférés La majorité des répondants gardent leur épargne avec eux ou la confient à un proche: 56%. ▬ Les épargnants sont assez nombreux à placer leur épargne sur un compte bancaire ou IMF (41%). ▬ Moyens d’épargne les plus utilisés par les épargnants (QCM) Les tontines sont le moyen le plus utilisé pour épargner de l’argent avec 25% des épargnants y ayant recours. Je le garde avec moi/je le confie à des parents/amis 56% 3ème Je le mets sur un compte dans une IF 41% « Pour épargner, je mets dans la tontine: c’est plus facile de déposer chaque jour un peu » Je le mets dans la tontine 25% Gathy J'achète des bijoux, des animaux, des marchandises 11% 0% Le moyen formel (Compte IF) est préféré pour sa sécurité, la disponibilité de l’argent et la difficulté de dépenser l’argent. Conserver l’argent avec soi ou chez des parents est apprécié pour la disponibilité de l’argent, la proximité et la gratuité du service. Les tontines présentent les avantages suivants: ▬ ne peut pas être dépensé facilement, ▬ disponibilité de l’argent. 50% 75% 100% 75% 100% Avantages des moyens d’épargne les plus utilisés (QCM) L'argent disponible Proximité Gratuit Sécurité gratuité du service ▬ 25% L’épargne en nature possède comme avantages le taux d’intérêt, la disponibilité et la proximité de l’argent. Pas de choix ou connaissance d'autres… Taux d'intérêt L'argent ne peut pas être facilement… 0% 25% 50% Bijoux, animaux, marchandise Tontine Compte Conserver l’argent avec soi ou chez des parents 60
  61. 61. 3.7 Les populations urbaines connaissent mieux l’épargne via PFE Ziguinchor Touba Tamba Saint Louis Kaolack Les zones de Tamba et de Kaolack connaissent particulièrement peu ce service. Notoriété globale de l’épargne via PFE selon la zone géographique et le milieu de résidence Dakar La zone de Dakar est la plus au courant de la possibilité d’épargner via PFE sans se déplacer. Urbain 1% 35% Péri-Urbain / Rural 4% 21% Urbain 3% Péri-Urbain / Rural 75% 36% 61% 94% 6% Urbain Péri-Urbain / Rural 64% 25% 75% 8% 92% Urbain 2% 44% 54% Péri-Urbain / Rural 25% 75% Urbain 24% 76% Péri-Urbain / Rural 14% 86% Urbain 2% Péri-Urbain / Rural 61% 38% 42% 0% 25% 58% 50% 75% 100% Utilise le PFE sans se déplacer pour épargner Connait la possibilité d'épargner via PFE sans se déplacer N'épargne pas ou ne connait pas la possibilité d'épargner via PFE sans se déplacer 61
  62. 62. 3.7 L’épargne via PFE est « trop compliquée à utiliser » d’après les répondants 31% des répondants ont déjà entendu parler du PFE comme moyen d'épargne. Notoriété globale de l’épargne via PFE « Orange Money? Oui j’ai entendu parler, mais je ne sais pas ce que c’est – ce n’est pas pour moi » Assane, Bargny « J’ai un compte en banque pour épargner, Orange Money c’est pour les paiements. Je ne savais pas qu’on pouvait épargner sur son compte Orange Money » 31% Ne connait pas ce service Connait ce service Pape, Dakar. Les entretiens qualitatifs ont montré que l’offre était globalement perçue de manière très segmentée: ▬ Les PFE sont globalement plus connus pour les services d’achat de crédit téléphonique, de paiement et de transfert; ▬ 69% Alors que les IMF et banques sont connues pour l’épargne et le crédit. Les répondants connaissant le PFE ne l’utilisent pas pour les raisons suivantes : ▬ Trop compliqué à utiliser, ▬ Pas d’agent agréé, ▬ Ne rapporte pas de taux d’intérêt. Raisons invoquées par les répondants qui connaissent l’épargne via PFE mais ne l’utilisent pas (QCM) Trop compliqué à utiliser Pas d'agent agréé Taux d'intérêt Les répondants sont très peu nombreux à connaitre l’ensemble des possibilités offertes par les PFE: ils connaissent (ou utilisent) pour un service, sans savoir ce que l’on peut faire d’autre: 39% 30% 22% S'inscrire est compliqué 17% Pas besoin 17% Ne connait pas 17% « Mais est-ce qu’on peut même transférer avec Orange Money? » Maguette, détenteur d’un compte Orange Money, utilisé pour acheter du crédit téléphonique seulement (lorsqu’il y a des promotions). Pas facile de payer avec/faire des transferts 13% Pas confiance/pas fiable 13% Les frais de retrait sont trop chers 13% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90%100% 62
  63. 63. 3. Tendances générales 3.8 Assurance
  64. 64. 3.8 Les services d’assurances sont inconnus pour un tiers de la population sondée et sont dans l’ensemble très peu utilisés 67% des répondants connaissent au moins un type d’assurance. Les répondants connaissent les assurances suivantes: ▬ Assurances de véhicules (voiture, moto), ▬ Assurance maladie / santé. Notoriété des différents types d’assurance selon les répondants (QCM) Véhicule 57% Maladie/ Santé 36% Aucune 33% Scolaire 25% Assurance Vie avec… 18% Biens personnels ou équipements 18% Retraite 14% Pour subsistance des vivants 13% 0% 19% des ménages ont souscrit à au moins une assurance dans les deux dernières années. 20% 40% 60% Souscription du ménage à au moins une assurance dans les deux dernières années par type d’assurance (QCM) ▬ 6% des ménages ont souscrit à une assurance véhicule dans les deux dernières années, Véhicule ▬ 5% des ménages ont souscrit à une assurance santé dans les deux dernières années. Scolaire 6% 5% Maladie/ Santé 4% Je ne sais pas 2% Assurance Vie avec capitalisation/épargne 2% Décès lié à un prêt 2% 0% 20% 40% 60% 64
  65. 65. 3.8 La principale cause de non souscription à une assurance est son prix et l’absence de besoin, beaucoup de répondants souscrivent par obligation La principale cause de non souscription à une assurance parmi les répondants est le prix / le manque de moyens. Raisons pour lesquelles les répondants n’ont pas d’assurance (QCM) Trop cher / pas les moyens 18% Pas besoin 17% Ne sait pas/pas de raisons particulières 9% Connais pas/je sais pas comment ça marche/Pas suffisamment d'explication 8% 0% 57% de ceux qui ont souscrit à une assurance l’ont fait car la souscription était obligatoire. ▬ Ils sont 14% à déclarer avoir souscrit à une assurance par le biais de sensibilisation par un agent. 20% 40% 60% Raisons de souscription à une assurance (QCM) Souscription associée à un autre service/obligatoire 57% Sensibilisation par un agent 14% Affiliation employeur 13% Evénement qui m'est arrivé/à un proche 9% Sensibilisation par un proche 8% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 65
  66. 66. 4. Profils d’utilisateurs de services financiers
  67. 67. 4. Une méthodologie en deux étapes Première étape :regroupement des individus en fonction de la détention ou non d’un compte Points clés ▬ Répartition de la population de l’échantillon selon la détention de compte Un premier regroupement « orienté » de la population de l’échantillon, selon la détention d’un compte auprès d’une institution financière (IF) ou de la détention d’un portemonnaie électronique (carte ou PFE mobile) a été effectué pour séparer la population en 4 groupes. Type de compte détenu par les répondants 2% 3% Les différents types de compte sélectionnés pour la segmentation sont: ▬ Les comptes auprès d’une IF: banques, IMF, La poste, Caisses d’épargne. ▬ Les portemonnaies électroniques: cartes bancaires prépayés ou portefeuilles électroniques mobile Ainsi l’échantillon de 1052 répondants du Sénégal inclut : ▬ 64,4% des répondants ne possèdent pas de compte (ni de compte auprès d’une IF, ni de PFE). ▬ 30,2% des répondants ont uniquement un compte auprès d’une IF . (profil « Bancarisés traditionnels »). ▬ Sans compte 30% Bancarisés traditionnels Détenteurs de PFE 64% Bancarisés modernes 5,3% des répondants possédant au moins un PFE. (profil « Détenteurs d’au moins un PFE »). Les profils « Détenteurs de PFE » et « Bancarisés modernes » étant faiblement volumineux, on les regroupe pour former le profil des individus détenant au moins un portemonnaie électronique. (profil 16: « Détenteurs d’au moins un PFE ») Le profil « Bancarisés traditionnels » et les « sans comptes » étant des profils volumineux, l’existence de sous-profils sera investiguée. 35,5% des répondants ont personnellement un compte auprès d’une institution financière ou un portefeuille électronique/carte prépayé. Pour rappel, 47,4% des ménages ont un compte auprès d’une institution financières ou un portefeuille électronique/carte prépayé. 67
  68. 68. 4. Une méthodologie en deux étapes Segmentation statistique des non détenteurs de compte et des bancarisés traditionnels Points clés ▬ Distribution des profils d’utilisateurs de services financiers identifiés Les sans comptes représentent 64,4% de la population restante et les bancarisés traditionnels en représentent 30,2%. Il est intéressant de comprendre de « qui » ces populations sont constituées. Pour cela, une segmentation « naturelle » a permis de rassembler des répondants selon les similarités de leurs comportements financiers. Trois sous-profils ont été identifiés parmi le profil des sans comptes et deux sous-profils parmi les bancarisés traditionnels. S1: Sans compte peu actifs financièrement Segmentation par des critères statistiques Les critères les plus différenciant statistiquement ont été : ▬ la réception d’argent pour les bancarisés « traditionnels ». ▬ ▬ ▬ 8% L’épargne et l’envoi d’argent pour les sans comptes Les sans comptes ont ainsi été répartis en 3 profils de comportement: ▬ Les sans comptes peu actifs financièrement (35,6% des répondants) épargnent de façon irrégulière ou n’épargnent pas et n’envoient pas d’argent. Ils reçoivent des transferts d’argent et empruntent de façon modérée. Les sans comptes épargnants (16,3% des répondants) épargnent systématiquement de l’argent au moins une fois tous les deux mois. 78% des sans comptes épargnants empruntent une fois par an ou moins. Ils reçoivent et envoient de l’argent de façon modérée. S2: Sans compte épargnants 5% 36% S3: Sans compte émetteurs de transferts S4: Bancarisés traditionnels actifs en termes de transferts 22% S5: Bancarisés traditionnels emprunteurs 13% S6: Détenteurs d'au moins un PFE 16% Les sans comptes émetteurs de transferts (12,5% des répondants) épargnent de façon irrégulière ou n’épargnent pas et effectuent des transferts d’argent. Ils reçoivent de l’argent et empruntent de façon modérée. Les bancarisés traditionnels ont été répartis en 2 profils de comportement: ▬ Les bancarisés traditionnels actifs en termes de transferts (21,8% des répondants) reçoivent tous de l’argent de façon irrégulière ou régulière. Ils sont 70% à envoyer de l’argent, Ils empruntent et épargnent de façon modérée.. ▬ Les bancarisés traditionnels emprunteurs (8,5% des répondants) ne reçoivent jamais d’argent et sont 50% à ne pas effectuer d’envoi. En revanche, ils sont nombreux à contracter des emprunts et épargnent de façon modérée. 68
  69. 69. 4. Étude des profils émergents Identification des profils par des critères sociodémographiques
  70. 70. 4. Étude des profils émergents Identification des profils en fonction de la situation économique Particularité du profil en terme de situation économique Revenus du ménage mensuels par personne Les détenteurs d’au moins un PFE ▬ Les détenteurs d’au moins un PFE sont le profil enregistrant les revenus les plus élevés dans le périmètre de l’étude (plus de 54% à avoir des revenus supérieures à 20 000FCFA). 28% des détenteurs d’au moins un PFE possèdent un emploi formel (contre 13% pour l’échantillon). Ils sont particulièrement peu nombreux à être employés informels. Les bancarisés traditionnels emprunteurs ▬ Les bancarisés traditionnels emprunteurs ont un profil assez similaire aux bancarisés traditionnels actifs en terme de niveau de revenus. Ils sont aisés, avec une forte concentration entre 20 000 et 30 000FCFA et issus du secteur public ou informel. Les bancarisés traditionnels actifs en termes de transfert s ▬ Les bancarisés traditionnels actifs en termes de transferts ont un profil aisé, similaire aux bancarisés traditionnels. Les entrepreneurs de ce profil sont majoritairement ruraux. Les sans comptes émetteurs de transferts ▬ Les sans comptes émetteurs de transferts ont un profil équilibré en termes de revenu et de secteur. Ils sont fortement représentés parmi les employés informels. Les sans comptes épargnants ▬ Les sans comptes épargnants peu actifs sont le profil le plus informel. Comme les sans comptes émetteurs de transferts , le profil est également réparti en terme de revenu. Les sans comptes peu actifs financièrement ▬ Les sans comptes peu actifs financièrement sont le profil le moins aisé de la population. Ils sont en majorité entrepreneurs informels ruraux. Proportion attendue 39% S6: Détenteurs d'au moins un PFE 23% Exemple: 25% de la population de l’échantillon possède un revenu mensuel moyen entre 20 et 30 000FCFA. 25% 23% 32% 6% 3% 21% S5: Bancarisés traditionnels emprunteurs 29% 22% 37% 7%4% S4: Bancarisés traditionnels actifs en termes de transferts 27% 28% 30% 8% 6% S3: Sans compte émetteurs de transferts 37% S2: Sans compte épargnants 36% S1: Sans compte peu actifs financièrement Moins de 15 000FCFA Entre 20 000 et 30 000 FCFA Entre 40 000 et 50 000 FCFA 29% 23% 0% 10% 2% 32% 24% 53% 5% 2% 29% 15% 2% 1% 25% 50% 75% entre 15 000 et 20 000 FCFA Entre 30 000 et 40 000 FCFA 100% Type d’occupation Proportion attendue S6: Détenteurs d'au moins un PFE S5: Bancarisés traditionnels emprunteurs S4: Bancarisés traditionnels actifs en termes de transferts Note: La proportion attendue est la distribution dans l’échantillon de la variable d’intérêt. 27% S3: Sans compte émetteurs de transferts S2: Sans compte épargnants S1: Sans compte peu actifs financièrement 0% Auto emploi informel péri-urbain/rural Employé informel Employé public formel 38% 20% 32% 45% 29% 18% 7% 14% 38% 25% 15% 33% 40% 51% 14% 13% 9% 10% 38% 31% 8%5% 13% 9% 27% 38% 21% 8% 2% 17% 3% 2% 21% 25% 50% 75% Auto emploi informel urbain Employé privé formel 6% 1% 100% 70
  71. 71. 4. Étude des profils émergents Identification des profils par des critères géographiques Particularité du profil en termes de critères géographiques Localisation géographique Les détenteurs d’au moins un PFE ▬ Les détenteurs d’au moins un PFE sont plus présents à Kaolack (27%) ou Saint Louis (20%) qu’à Dakar (11%). Le profil des détenteurs d’au moins un PFE est le profil le plus urbain, avec 80% de population urbaine. Les bancarisés traditionnels emprunteurs ▬ Les bancarisés traditionnels emprunteurs sont principalement (31%) localisés à Dakar et sont dans l’ensemble urbains. Ils sont notablement peu présents à Kaolack (9%) et Saint Louis (9%). Les bancarisés traditionnels actifs en termes de transferts s ▬ Les bancarisés traditionnels actifs en termes de transferts sont peu présents à Touba(7%) et bien représentés à Dakar. Le profil est urbain (68%). Les sans comptes émetteurs de transferts ▬ Les sans comptes épargnants sont peu nombreux à Saint Louis et se situent plus dans les régions de Dakar et Touba. Ils sont autant ruraux qu’urbains. Les sans comptes peu actifs financièrement ▬ S6: Détenteurs d'au moins un PFE Les sans comptes peu actifs financièrement sont très peu présents à Dakar et Kaolack. Ils sont particulièrement présents à Saint Louis et Tamba. Il s’agit du profil le plus rural (68% de répondant ruraux). 20% 15% 11% 15% 27% 31% 9% S4: Bancarisés traditionnels actifs en termes de transferts 30% 16% S3: Sans compte émetteurs de transferts 24% 22% S2: Sans compte épargnants 29% S1: Sans compte peu actifs financièrement 8% 11% Dakar Kaolack 17% 16% S5: Bancarisés traditionnels emprunteurs Les sans comptes émetteurs de transferts sont essentiellement présents à Dakar, Kaolack et Saint Louis (près de 70%). Les sans comptes épargnants ▬ Proportion attendue 18% 14% 13% 15% 20% 18% 11% 13% 9% 22% 24% 0% 25% 50% Tamba Touba Ziguinchor 16% 18% 14% 7% 16% 10% 19% 16% 9% 15% 20% 13% 9% 18% 20% 75% Saint Louis 100% Milieu de résidence Proportion attendue S6: Détenteurs d'au moins un PFE S5: Bancarisés traditionnels emprunteurs S4: Bancarisés traditionnels actifs en termes de transferts S3: Sans compte émetteurs de transferts S2: Sans compte épargnants S1: Sans compte peu actifs financièrement 49% 51% 21% 79% 36% 64% 32% 68% 45% 55% 51% 49% 68% 0% 25% 50% Péri-Urbain / Rural Urbain 32% 75% 100% 71

×