« Ils ne savaient pas que c’était impossible,
alors ils l’ont fait. »

Mark Twain

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SOMMAIRE
1x1 Connect (YouMoodme) ............................................................................................
Les Chaises Hautes ..........................................................................................................
1X1 CONNECT (YOUMOODME)
Alexandre Pikiakos, entrepreneur depuis 6 ans. Ingénieur
et ancien Sciences Po, et chanteur de roc...
personnelles !) que nous fournissons permettent d’optimiser le channel planning et les frais de régie
publicitaire.
Nous a...
Ce ne sont pas les compétences qui comptent dans l’entrepreneuriat, on peut toujours trouver
quelqu’un qui fera mieux que ...
ABBIE&ROSE
Gilles Grosjean, 35 ans, je suis co-fondateur
d'Abbie&Rose label de chemises casual pour
hommes. Ingénieur de f...
Nous pensons que l’homme moderne cherche de plus en plus à se différencier et s’affirmer
notamment via ses vêtements dont ...
dans mon cas certainement, c'était (c'est toujours un peu le cas d'ailleurs) la multiplicité des tâches:
admin, vente, liv...
AIRYOURVOICE (TIPMEOUT)
Je suis Maxime Troubat et je dirige AirYourVoice, une agence de
communication digitale et de dével...
Quelle est votre stratégie de médiatisation et comment y intégrez-vous les réseaux sociaux ?
Nous avons eu beaucoup de pre...
ALL TOGETHER
All-Together permet de partager des activités de loisirs :
trouver d'autres partenaires de tennis, d'autres f...
All-Together répond à des besoins de partage, des besoins de rencontre et des besoins de réel à
l'heure où les Français on...
Le Startup-euriat :
Professionnellement, rien n'est plus difficile. Humainement, ce n'est pas mal non plus !
Au-delà des o...
APPLIDGET
Je suis Tristan Verdier, Président et co-fondateur de
la société Applidget avec Romain Pechayre.
Applidget est l...
Nous vendons une solution SaaS cela veut donc dire que nos clients peuvent utiliser notre solution de
manière autonome en ...
Le mot de la fin ?
« Toute technologie suffisamment avancée ne peut être distinguée de la magie » (Arthur C. Clarke).
J'ai...
ARTIPS

Artips, c’est une dose d’art au quotidien.
Il s’agit d’une anecdote décalée et mémorable sur une œuvre
d’art à lir...
L’approche d’Artips permet de toucher un public très large, des férus d’histoire de l’art aux plus
néophytes : certains po...
de faire grandir sa base de lecteurs aussi rapidement que l’on souhaite. Les journalistes sont souvent
débordés et c’est v...
ARTSPER

Je m'appelle Hugo Mulliez, j'ai 25 ans et je suis
diplômé d'un Master of Science Corporate Finance à
l'EDHEC Busi...
où les amateurs non-initiés ne se sentent pas à l'aise. De plus lorsque ces personnes n'habitent pas
dans une grande ville...
beaucoup soutenu et conseillé. Enfin, ils m'ont aidé financièrement pour que je puisse lancer le
projet.
Pouvez-vous nous ...
AUGMENT
Je suis Jean-François Chianetta, co-fondateur et CEO
d'Augment. Augment est une application mobile
disponible sur ...
Quelle est votre stratégie de médiatisation ?
Nous avons été couverts par la majorité des médias influents. En participant...
Savoir programmer. C'est sans doute la compétence la plus importante pour un fondateur de startup
technologique. Ça permet...
AV CONCEPT PRODUCTS

Mon nom est Sacha TABARLY, j’ai 27 ans et suis
depuis toujours passionné de cinéma, d’art, de
mode et...
Rock’R² est bien plus qu’un simple haut-parleur, il est universel. Aussi bien utilisable pour se distraire
dans usage arti...
le projet auquel on croit. Une fois le doute surpassé, on se sent plus fort et le point sur lequel celui-ci
a plané est pa...
BABBLER
Babbler est une agence de relations presse dotée du premier
réseau social entre les annonceurs et les médias
(jour...
Sur la plateforme ils peuvent faire des recherches avancées de produits mais aussi avoir tous les
détails/informations et ...
BIODESIV
Je suis Quentin Courrier, consultant associé au sein de
Biodesiv et ingénieur de formation.
Biodesiv est une soci...
Comment les réseaux sociaux ont-ils été intégrés à votre stratégie de médiatisation ?
Les réseaux sociaux nous permettent ...
BONNE GUEULE
Nous développons BonneGueule.fr, qui est à la base un
blog créé en 2007. Nous sommes aujourd'hui une
start-up...
Comment vous voyez-vous dans 5 ans ?
Nous avons racheté le mois dernier notre concurrent américain KinoWear.com, et nous
a...
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Lundi 7 octobre, a été présenté le premier Livre Blanc traitant des spécificités de l'entrepreneuriat start-up en France. Il vise à mieux les comprendre pour mieux améliorer leur réussite. Aboutissement d'un inédit processus de réflexion collective, il soulève des problématiques singulières représentant des enjeux forts pour notre économie.

Initié par le Club des Entrepreneurs, ce projet, engagé début 2012, procède d'une démarche collaborative et ouverte de toutes les parties prenantes du monde de l'entrepreneuriat et synthétise dans un consensus partagé les principales conditions de l'entrepreneuriat startup.

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  1. 1. « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. » Mark Twain -2-
  2. 2. SOMMAIRE 1x1 Connect (YouMoodme) .................................................................................................................... 5 Abbie&Rose ............................................................................................................................................. 8 AirYourVoice (TipMeOut) ...................................................................................................................... 11 All Together ........................................................................................................................................... 13 Applidget ............................................................................................................................................... 16 ArtipS ..................................................................................................................................................... 19 Artsper ................................................................................................................................................... 22 Augment ................................................................................................................................................ 25 AV Concept Products ............................................................................................................................. 28 Babbler .................................................................................................................................................. 31 Biodesiv ................................................................................................................................................. 33 Bonne Gueule ........................................................................................................................................ 35 Borderline .............................................................................................................................................. 37 Bulbintown ............................................................................................................................................ 40 Candyscovery......................................................................................................................................... 43 Capitaine Train ...................................................................................................................................... 46 CityCake ................................................................................................................................................. 48 CredeeZ ................................................................................................................................................. 51 Cup of Teach .......................................................................................................................................... 53 CusiShop ................................................................................................................................................ 55 Darling Box ............................................................................................................................................ 56 DrinkEntrepreneurs ............................................................................................................................... 58 eTâches .................................................................................................................................................. 60 Gallia Paris ............................................................................................................................................. 62 Feel & Clic .............................................................................................................................................. 64 G4 Interactive ........................................................................................................................................ 67 My Hospi Friends ................................................................................................................................... 69 Immoinversé.......................................................................................................................................... 72 King Dagobert ........................................................................................................................................ 75 Kitchen Trotter ...................................................................................................................................... 78 La Belle Assiette..................................................................................................................................... 80 Le Petit Ballon ........................................................................................................................................ 85 Lemon Curve.......................................................................................................................................... 88 -3-
  3. 3. Les Chaises Hautes ................................................................................................................................ 90 Les fossettes de Camille ........................................................................................................................ 94 lesmartweb.com .................................................................................................................................... 96 Meetineo ............................................................................................................................................... 98 Modizy ................................................................................................................................................. 101 MoneyDoc (Fiduceo) ........................................................................................................................... 105 My US Investment ............................................................................................................................... 108 My Vitibox ........................................................................................................................................... 111 MyLoisirs.............................................................................................................................................. 114 MySweetRoom.com ............................................................................................................................ 117 Paris ci la Sortie ................................................................................................................................... 121 Parkadom ............................................................................................................................................ 123 Payname .............................................................................................................................................. 126 PayPlug ................................................................................................................................................ 128 Pixopolitan ........................................................................................................................................... 130 Sentinelo.............................................................................................................................................. 132 Shoette ................................................................................................................................................ 134 Skill 2 Invest ......................................................................................................................................... 136 Star of service ...................................................................................................................................... 139 Tribway ................................................................................................................................................ 141 UNC Pro ............................................................................................................................................... 144 Vadequa (from the cloud) ................................................................................................................... 146 Viksen .................................................................................................................................................. 148 Wimi .................................................................................................................................................... 152 WorknMeet ......................................................................................................................................... 155 YouLoveWords .................................................................................................................................... 157 ZenSoon ............................................................................................................................................... 159 -4-
  4. 4. 1X1 CONNECT (YOUMOODME) Alexandre Pikiakos, entrepreneur depuis 6 ans. Ingénieur et ancien Sciences Po, et chanteur de rock dans une autre vie. Mon projet est de redonner sens à la liberté d’expression sur internet en proposant un outil 100% centré sur les utilisateurs, leur permettant de s’exprimer partout, en 1 clic : youmood.me. Votre motivation ? Honnêtement : le chômage. Malgré diplômes et motivation à faire n’importe quoi, c’était très difficile de trouver un travail – qui plus est intéressant. J’ai monté une première boîte de conseil en formation professionnelle, c’est là que j’ai pris le virus de l’entrepreneuriat. J’ai toujours eu la double casquette informatique (et web en particulier) / sciences politiques. La première fois que mes deux passions se sont trouvées réunies, c’était au moment de la campagne électorale de Barack Obama. Ce vent de mobilisation, de créativité, d’engagement, m’a énormément inspiré, ainsi que mon ami et associé Nicolas Colin. Nous avons décidé de monter notre projet Causebuilder (un site de mise en relation d’acteurs de cause) à cette occasion. Youmood.me est la résurgence de ce projet initial, 3 ans de R&D, de réflexions, de changements stratégiques plus tard. A quoi doit-on s’attendre lorsqu’on se lance ? Au pire ! L’entrepreneuriat est un chemin semé d’embûches. Mais l’important est de toujours garder en tête l’objectif de base, qui doit s’imposer comme un idéal à atteindre. Pour autant, il faut rester réaliste : c’est le chiffre d’affaires qui paye les factures. En France, le contexte n’est pas la même que dans la Silicon Valley où les business angels investissent allègrement dans des projets, même à l’état embryonnaire. Finalement, il ne faut pas tomber dans la schizophrénie : maintenir le cap, tout en faisant des concessions dans son pilotage. Votre start-up : S’exprimer sur internet aujourd’hui n’est que faussement libre. L’expression des internautes est subordonnée au bon vouloir des sites, qui en donnent l’autorisation ou non, ou modèrent à outrance. Les internautes sont obligés de se rendre sur des plateformes dédiées (réseaux sociaux, forums), alors que dans la vraie vie, ils peuvent s’exprimer où ils le souhaitent. Cette pratique n’est ni logique, ni bénéfique pour les éditeurs de sites qui perdent le contact avec leurs internautes. Selon nous, s’exprimer sur internet devrait être totalement libre et possible partout : c’est la véritable définition du web 2.0 et un excellent moyen de générer du débat, des idées, et de faire évoluer la société. Nous avons développé un bouton magique qui permet à n’importe quel internaute de faire apparaître une boîte de commentaires et de découverte, par-dessus n’importe quelle page web. Nos utilisateurs peuvent laisser des commentaires, lire ceux des autres, découvrir des sujets de conversations et des gens intéressants, le tout sans quitter la boîte youmood.me. Les éditeurs de site peuvent retrouver le contact perdu avec les internautes en utilisant la version B2B de youmood.me, tout en bénéficiant du trafic supplémentaire généré par notre interface de navigation interne. C’est un outil de CRM innovant, et les analytics (tout sauf des données -5-
  5. 5. personnelles !) que nous fournissons permettent d’optimiser le channel planning et les frais de régie publicitaire. Nous avons développé une offre de Software as a Service pour 2 types d’éditeurs de site : les marques/e-commerce et les médias/blogs. Notre produit phare est un plugin de commentaires avec navigation interne – soit la version B2B du bouton magique youmood.me. Les prix au mois dépendent du volume d’utilisation. Nous proposons des fonctionnalités et des modules supplémentaires spécifiques à chaque segment de notre clientèle. En complément, nous proposons à nos clients l’accès aux analytics sur leurs audiences. Nous souhaitons toucher nos premiers utilisateurs dans des communautés bien spécifiques. L’aspect « social », prépondérant chez youmood.me, implique de créer du lien entre des usagers au niveau micro. Après tout, c’est un outil de discussions : discuter à plusieurs, entre amis ou avec des gens qui partagent les mêmes centres d’intérêt, c’est mieux. Par ailleurs, nous encourageons l’usage revendicatif de notre outil, et souhaitons qu’il soit repris par des associations, des organisations, comme un outil de liberté d’expression. Si des féministes veulent pouvoir critiquer la maigreur des mannequins des magazines féminins sans se voir censurer, elles le peuvent. Si des défenseurs des droits des consommateurs veulent pouvoir condamner une marque peu regardante directement sur leur site, elles le peuvent. C’est leur droit, et c’est la responsabilité des marques de les écouter et de leur répondre. Les réseaux sociaux sont-ils intégrés dans votre stratégie ? Nous sommes un réseau social ! Les autres réseaux sociaux nous inspirent, ou au contraire nous servent de contre-modèle. Quoiqu’il en soit c’est l’esprit du web 2.0 et de la réappropriation du web par les internautes qui est au cœur de notre projet au quotidien. D’un point de vue technique, nous avons intégré les solutions de connexion en 1-clic (via Facebook, Twitter et Google). Toutes les activités des utilisateurs de youmood.me peuvent être partagées sur la plupart des grands réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Google, Pinterest, Linkedin, Tumblr... Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? En train de trinquer avec mes associés, fondateurs et actionnaires, au succès de youmood.me qui est devenu un standard de la liberté d’expression sur le web et à la revente avantageuse de ma boîte à un géant du web, l’esprit déjà embarqué dans une nouvelle idée. Le Startup-euriat : C’est une des voies les plus difficiles qu’on puisse imaginer. Je suis tenté de croire qu’il faut un grain de folie pour se lancer. Et c’est un virus dont on ne guérit pas. Mais les jours de succès, quelle euphorie ! Cela dit, on entend souvent que l’entrepreneuriat en France est impossible, à cause des dispositifs fiscaux. Je ne suis pas d’accord. C’est grâce aux aides au chômage que j’ai pu me lancer, c’est grâce aux subventions que j’ai pu monter mes premières boîtes, c’est grâce aux aides pour la R&D que je peux employer autant de personnel : les écosystèmes d’aides aux entrepreneurs sont nombreux et particulièrement efficaces. Je suis ravi de payer mes impôts quand je sais qu’ils pourront être redistribués de la sorte. Quels sont les obstacles à surmonter lorsqu’on se lance ? Psychologiquement : les critiques et les remises en cause incessantes. Economiquement : un maigre salaire (un peu comme une vie de bohême, la bohême en moins). Socialement : mieux vaut trouver des amis entrepreneurs pour accepter de boire des cafés entre 8h40 et 9h10. Physiquement : une résistance à toute épreuve, les nuits de travail, les levées de fond, les efforts commerciaux, la relation client, le management… -6-
  6. 6. Ce ne sont pas les compétences qui comptent dans l’entrepreneuriat, on peut toujours trouver quelqu’un qui fera mieux que nous telle ou telle chose. L’important c’est d’y croire et d’avoir envie, et de savoir transmettre cette envie. J’ai surtout su bien m’entourer : j’ai une équipe en or, d’excellents développeurs qui adorent leur travail, une équipe projet passionnée, et tous travaillent en excellente intelligence. Au quotidien, j’ai suffisamment de connaissances en informatique et en marketing pour superviser mes équipes, mais c’est surtout parce que je les écoute et les motive qu’on arrive où on en est. La plupart des membres de ma famille et de mes amis me prennent pour un fou, mais sont très tolérants, surtout quand je réponds à mes clients par téléphone au milieu du dîner, ou en vacances. Pouvez-vous nous raconter une de vos journées types ? Tous les matins, je me dis que j’aurais du me réveiller plus tôt. Je fais un point avec l’équipe pour connaître l’avancement des chantiers. Pendant le reste de la journée, je suis souvent pris par la comptabilité, les mails aux investisseurs, la relation-client, les imprévus… J’arrive à consacrer une grande partie de mon temps à la direction technique, la conception et la programmation. Mais j’ai délégué la gestion de projet. On ne réalise pas à quel point ce sont les « détails » qui prennent le plus de temps. Concevoir et mettre à jour le planning, par exemple. Même si l’équipe est petite, elle est tellement efficace que les chantiers défilent à une vitesse ingérable. Nous avons la chance d’être très bien situés, au bord de la Seine, parfait lieu de pique-nique d’équipe. Tous les soirs, je me dis que j’aurais dû rentrer plus tôt. Où trouvez-vous votre inspiration ? Sur mon vélo, en mangeant des sushis, en regardant des films, en dormant, en écoutant la radio le matin… Mon cerveau ne s’arrête jamais. Les deux membres de l’équipe projet vont souvent à des conférences et des rencontres, elles en reviennent toujours la tête pleine d’idées. Elles sont aussi ultra-connectées aux réseaux sociaux et aux blogs, beaucoup plus que moi. Ce sont elles les vraies geeks. A nous tous, les idées ne manquent pas. Quelle est votre plus grande chance ? Ma compagne qui me motive chaque jour! Quel conseil donneriez-vous aux start-upreneurs de demain ? De rencontrer un maximum d’autres entrepreneurs : entre eux, ils reconnaissent ceux qui sont atteints du virus ! Plus sérieusement, il faut emmagasiner un maximum d’informations, surtout des récits d’échecs (en gardant de la jugeote pour faire le tri, bien sûr), et éviter autant que possible de les reproduire. Enfin, ne JAMAIS entreprendre seul ! Le mot de la fin ? Pourquoi ne pas venir le lire sur youmood.me ? Et obtenez-y le bouton magique ! 1x1 connect en chiffres : 2010 : Date de création 4 développeurs (dont une développeuse !) et 2 responsables commercial / marketing Fin 2012 : Nous avons atteint notre breakeven 4 juin 2013 : Lancement de Youmood.me 100 utilisateurs la première journée ! -7-
  7. 7. ABBIE&ROSE Gilles Grosjean, 35 ans, je suis co-fondateur d'Abbie&Rose label de chemises casual pour hommes. Ingénieur de formation, j'ai commencé ma carrière dans la finance au sein d'une banque puis d'une compagnie d'assurance avant de décider de co-fonder Abbie&Rose avec 3 associés: Eric, Jacques et Quentin. Mes 3 associés ne sont pas impliqués directement dans la gestion et le développement de notre label, mais ils apportent leurs compétences et leur expertise dans leurs domaines respectifs d'expérience. Quentin et moi-même sommes 'novices' dans notre secteur, mais Eric et Jacques combinent plus de 75 ans d'expérience dans le textile et en particulier dans la chemise pour hommes. C'est donc un projet construit sur de solides fondations. Votre motivation ? Mon dernier emploi était "conseiller stratégique" pour le développement international d'une entreprise d'assurance. J'ai occupé cette fonction pendant un peu plus de deux ans entre 2008 et 2011... en plein milieu de la crise financière. J'étais donc un peu au mauvais endroit au mauvais moment: budgets coupés par le Conseil d'administration, moins-values à gérer, etc. Cette position inconfortable m'a sans conteste aidé à réaliser mon vieux rêve d'entrepreneuriat... Mes 5 années à la banque, je les avais passées en contact avec des entrepreneurs et pour être honnête, leurs activités me passionnaient nettement plus que les miennes... C'est du coup à cette époque que j'ai commencé à rêver de - moi aussi - créer mon entreprise. Le textile en particulier était un de mes secteurs de prédilection (certains diront sans doute que c'est parce que ma Maman avait elle-même créé un label de prêt-à-porter pour enfants dans les années 80 ;-)). Du coup, quand j'ai finalement pris la décision de franchir le cap, j'ai rencontré toutes les personnes croisées précédemment dans ma carrière et qui faisaient ou avaient fait des choses qui m'intéressaient. C'est comme ça que j'ai recontacté Eric, un de mes clients 5 ans auparavant - il avait heureusement gardé un bon souvenir de notre collaboration. Nous nous sommes rapidement bien entendu et avec Jacques et Quentin nous avons imaginé Abbie&Rose. A quoi doit-on s’attendre lorsqu’on se lance ? A ce que rien ne se passe comme prévu ! Depuis quelques années, j'avais développé une activité de conseil sur le côté - mon objectif était d'accompagner des jeunes entrepreneurs dans le développement de leur business plan. J'étais du coup devenu une sorte d'expert théoricien du business plan. Faire le mien et ensuite le confronter à la réalité a en réalité été très instructif... Votre Startup : Pour Abbie & Rose, les hommes ne sont finalement que des grands garçons qui portent des chemises. Notre label revendique donc un vestiaire pour des hommes qui s’affirment et entreprennent mais qui savent se détendre et garder l’esprit léger. -8-
  8. 8. Nous pensons que l’homme moderne cherche de plus en plus à se différencier et s’affirmer notamment via ses vêtements dont le choix n’est plus le fruit du hasard ou de la promotion 1+6 gratuits mais une décision tranchée pour des produits originaux, qui parlent leur langage et qui leur vont bien. Plus que jamais, les vêtements sont devenus un moyen d’expression. En parallèle, ce même homme moderne aime entreprendre au sens large. Que ce soit au niveau professionnel ou personnel, il prend sa vie en main, ne fait pas de choix par défaut (il parait même qu’il lave ses chemises lui-même !). Entreprendre et s’affirmer mais toujours en se faisant plaisir, ce sont les fondamentaux d’Abbie & Rose. L'essentiel de nos ventes se font via nos boutiques partenaires qui distribuent nos chemises - en France, Belgique, au Luxembourg et aux Pays-Bas. Nous vendons également via internet et lors de pop-up stores. Notre business model 'boutique' est atypique pour le secteur qui traditionnellement se base sur des précommandes réalisées 6 à 8 mois avant une livraison en magasin. Chez Abbie&Rose, nous avons pris le parti d'offrir plus de flexibilité aux boutiques - ce qui est particulièrement bienvenu en ces temps incertains. Nous travaillons en effet sur des délais entre la commande et la livraison qui vont de 8 semaines à 2 jours (sur base des disponibilités). En fonction des demandes de nos clients, de l'état de notre plan de production et de nos stocks éventuels, nous sommes capables de servir les boutiques en fonction de leurs besoins. Il est évident qu'apporter un nouveau business model dans un secteur qui n'a finalement que peu évolué sur ces dernières décennies est difficile parce qu'il faut convaincre... Ce que nous apportons répond toutefois largement aux principales préoccupations des détaillants (flexibilité, renouvellement plus régulier de l'offre, modernité, réactivité aux tendances, etc.), du coup, jusqu'ici, notre approche est très bien accueillie. Les réseaux sociaux sont-ils intégrés dans votre stratégie ? Nous avons deux axes principaux - PR et réseaux sociaux. Il est évident que notre développement passe par le développement de notre notoriété - un travail appuyé au niveau des relations presses est donc très important. Nous avons d'ailleurs une assez bonne expérience sur ce point. Une des clés de notre projet est notre univers - or il n'existe pas grand-chose de mieux aujourd'hui pour le partager que les réseaux sociaux. C'est pour nous l'opportunité de partager nos nouveautés, l'évolution de notre projet, et tout l'univers que nous voulons développer autour. Facebook, Twitter et LinkedIn sont les principaux réseaux sociaux pour nous à ce stade. Les réseaux sociaux font partie intégrante de notre communication journalière: nous n'avons pas de blog actuellement, Facebook est donc le moyen idéal pour partager notre contenu. Nous restons toutefois prudents car tous ces outils ne sont pas encore matures - c'est particulièrement évident avec Facebook qui se cherche toujours un business model viable. Comment vous voyez vous dans 5 ans ? Nous avons 3 objectifs principaux dans les 5 ans à venir: 1. Augmenter notre reconnaissance comme spécialiste de la chemise casual ; 2. Développer notre présence et nos part de marchés sur nos marchés actuels (France, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas) et ouvrir de nouveaux marchés (pourquoi pas l’Angleterre ?) ; 3. Nous souhaitons partager nos profits pour encourager l'entrepreneuriat, notamment comme moyen de réinsertion - du coup, nous souhaitons avoir des moyens suffisants que pour avoir un réel impact ; Le Startup-euriat : C'est assez simple. Il y a des moments plus difficiles évidement - comme partout - mais si on a l'envie et la passion, ces moments ne sont jamais trop difficiles à surmonter. Une des difficultés principales, -9-
  9. 9. dans mon cas certainement, c'était (c'est toujours un peu le cas d'ailleurs) la multiplicité des tâches: admin, vente, livraison, production, design, communication, marketing, PR, site web, partenariats, etc. Pas toujours évident de tout faire ou de mettre les bonnes priorités... Un autre constat que j'ai également fait c'est qu'il faut se battre contre les autres - souvent très prompts à critiquer. "Se lancer dans le textile? Au milieu de la crise? Gilles a vraiment eu là une bien mauvaise idée...". Ce qui est finalement amusant, c'est que c'est souvent ceux qui ne font pas grand-chose qui sont les premiers à critiquer ceux qui entreprennent... Avez-vous déjà douté de votre compétence à mener votre projet à bien ? Bien sûr ! Pour moi, le doute est très sain, c'est une remise en question qui permet de prendre du recul et de s'adapter si c'est nécessaire. C'est d'ailleurs dans ce contexte que nous avons évolué pour adapter notre business model et mieux répondre à notre marché. Il est clair que sans mon entourage et ma famille, je n'en serais pas là. Avant de me lancer, ils m'ont poussés à bien réfléchir, mais une fois que ma décision était prise, ils ne s'en sont plus posé non plus, ils m'ont toujours soutenu. Pouvez-vous nous raconter une de vos journées types ? Bien difficile de vous répondre... je n'ai vraiment pas de journée type. Il y a bien quelques petites choses que je fais systématiquement comme suivre les statistiques de notre site web ou gérer notre page Facebook, mais le reste dépend vraiment d'un jour à l'autre: travail de collection, gestion des livraisons, développement commercial, etc. J'ai vraiment une vision de ce que nous pouvons faire et apporter avec Abbie&Rose - c'est cette vision qui me motive à toujours aller de l'avant pour m'en rapprocher. C'est à la fois dans l'évolution de notre secteur que je veux apporter quelque chose, mais aussi dans le levier que nous pouvons faire sur cette activité pour avoir un impact positif plus global. Ces perspectives sont très excitantes. Votre plus grande chance ? De pouvoir faire mes choix. Quel conseil donneriez-vous aux start-upreneurs de demain ? J’ai souvent entendu des entrepreneurs dire que leur seul conseil à quelqu'un qui veut entreprendre est de leur dire "fonce!" - je suis un tout petit peu plus nuancé: réfléchis rapidement si tu te sens capable d'assumer un échec. Si la réponse est oui, alors fonce ! Une trop grande peur de l'échec ne permettra jamais de se concentrer sur l'essentiel qui est de développer l'activité. Créer Abbie&Rose, développer la marque, m'adapter au marché, mieux répondre aux besoins de nos clients - cette aventure est certainement la plus passionnante que j'ai connu jusqu'ici. A très bientôt pour la suite ! Abbie&Rose en chiffres : 2012 : Les débuts avec une première collection d'une douzaine de références, et avons clôturé l'année fiscale sur une petite perte comptable en ayant vendu un peu plus de 3.000 : le nombre de chemises Abbie&Rose vendues la première année 2013 : Une année remplie avec pour objectif d’atteindre les 10.000 chemises vendues sur l'année... et d'être profitables ! - 10 -
  10. 10. AIRYOURVOICE (TIPMEOUT) Je suis Maxime Troubat et je dirige AirYourVoice, une agence de communication digitale et de développement web et je lance en parallèle des projets qui me tiennent à cœur comme TipMeOut. TipMeOut est une application multiplateforme (iOS, Android) qui permet à tout un chacun de stocker dans un endroit précis ses meilleures adresses et de les partager avec son cercle de confiance. En effectuant un benchmark des solutions existantes, nous nous sommes aperçu qu'aucune application ne répondait réellement à nos besoins en termes de stockage et de partage d'adresses, pourtant tout le monde parle d'adresses en permanence. Cela nous a semblé évident. Et un projet appelle à fonder une entreprise. Quel est le bagage essentiel de tout entrepreneur pour vous ? Il faut tout d'abord avoir une équipe solide, bien définir les rôles au départ puis se donner des objectifs précis avec des échéances. Votre Startup : Nous avions 3 problématiques avant de créer TipMeOut : Où sont mes meilleures adresses ? Quelles sont les meilleures adresses de mes amis ? Comment organiser 1 événement avec mes amis ? TipMeOut permet justement de : créer un carnet d’adresses généraliste avec ses meilleures adresses (Restaurant, hôtels, médecins…), partager ses adresses avec ses cercles de confiance, voir les adresses de ses amis, organiser des événements et les synchroniser avec son calendrier. C’est l’application pratique, simple et ludique En quoi êtes-vous différenciant ? Cette application n’a pas de concurrents directs dans la mesure où ce n’est pas : - 1 annuaire d’adresses comme Foursquare, Dismoiou - 1 application de recommandations anonymes comme Qype, Yelp - 1 application de géolocalisation comme Foursquare - 1 réseau social généraliste comme Facebook Il s’agit d’une application de gestion d’un carnet d’adresses personnalisé à l’intérieur de cercles de confiance en utilisant toute l’étendue technique du smartphone. Pour l'instant, aucun business model n'est défini, c'est souvent le cas lorsqu'on lance des applications qui reposent sur le nombre d'utilisateurs mais après un an d'existence, nous savons quoi faire et ce qui fonctionne donc la prochaine version que nous souhaitons lancer reposera en revanche sur un business model. - 11 -
  11. 11. Quelle est votre stratégie de médiatisation et comment y intégrez-vous les réseaux sociaux ? Nous avons eu beaucoup de presse lors de notre lancement très technique, geek. Nous savons également ce qui fonctionne et qui est notre cible à présent, nous allons donc orienter notre communication vers les personnes de 25-35 ans, urbains. Notre application est directement liée à Facebook et Twitter. La prochaine version sera encore plus tournée vers les réseaux sociaux existants. Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Nous espérons devenir l'application de référence pour le partage de bonnes adresses. Le Startup-euriat C’est surtout beaucoup de papier et d'administration qui rendent lourde la tâche. Il faut se renseigner énormément sur la structure à monter, trouver des financements etc. Avez-vous déjà douté de votre compétence à mener votre projet à bien ? Non, car lorsqu'on se lance, nous n'avons pas tellement le droit à l'erreur car nous y mettons à la fois nos tripes et notre argent. C'est une nécessité de mener à bien le projet. Votre famille : un atout ou un obstacle à la création ? Ni l'un ni l'autre. Elle a l'habitude Pouvez-vous nous raconter une de vos journées types ? Il n'y a pas de journée type quand on lance son entreprise car nous devons toujours jongler entre la gestion du projet, apporter des nouvelles idées, s'occuper de l'administratif et réfléchir à la meilleure stratégie de communication. Par ailleurs, nous devons sans cesse rencontrer de nouvelles personnes pour des partenariats, faire avancer l'idée...passionnant. Où trouvez-vous votre inspiration au quotidien ? En lisant beaucoup et en suivant l'actualité. Votre plus grande chance ? Avoir un bon réseau ! Quel conseil donneriez-vous aux start-upreneurs de demain ? Si vous avez une bonne idée, ne réfléchissez pas. Foncez. Créer son entreprise est la plus belle chose qui me soit arrivée. C'est dur, cela demande beaucoup de travail mais c'est la chose la plus gratifiante qui soit. - 12 -
  12. 12. ALL TOGETHER All-Together permet de partager des activités de loisirs : trouver d'autres partenaires de tennis, d'autres fans pour aller voir des concerts, d'autres curieux pour aller voir des expos. All-Together est ainsi un réseau social mais aussi une API, un bouton "J'ai envie d'y aller" à intégrer notamment sur les sites de billetterie pour permettre aux internautes de voir les personnes ayant aussi envie d'aller à un événement (film, spectacle, etc.). Enfin, c'est aussi une solution pour les entreprises avec un All-Together en interne permettant aux salariés de se rencontrer pour partager des activités de loisirs ensemble. Cela permet de créer des synergies, de fidéliser les collaborateurs, de les rendre plus productifs en créant un véritable esprit d'équipe. Qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer ? 3 choses: un besoin des utilisateurs potentiel, un besoin business de clients potentiels et une envie personnelle. C'est la conviction intime qu'une nouvelle solution pouvait répondre aux besoins que j'avais identifié et une volonté d'entreprendre qui m'ont décidé de me lancer. J'ai eu l'idée quand je suis parti vivre à New York. Je ne connaissais personne et je voulais rencontrer des purs locaux pour découvrir la ville, leur culture et partager mes passions en faisant des activités (visiter les musées, aller voir des spectacles, jouer au football...). Je pensais que dans cette ville de start-ups un site devait forcément déjà exister et j'ai été très surpris de voir que rien ne correspondait vraiment à ce que je voulais. Il y avait des sites de petites annonces, des sites pour rejoindre des groupes se retrouvant toutes les semaines mais rien pour véritablement rencontrer des individus par centre d'intérêt pour partager ponctuellement des activités. D'où l'idée de créer All-Together et, par là même, faire le pas de l'entrepreneuriat. Ensuite j'en ai parlé à des amis, j'ai aussi découvert en travaillant chez Unilever que ce qui gênait les marques avec Facebook & co, c'était le fait que ces réseaux sociaux ne leur apportaient pas de chiffre d'affaires et dans le même temps alors que 86% des internautes préparent leur sortie en ligne, les lieux d'activités sont mal présent sur le web ! J'ai donc eu l'idée de leur apporter du chiffre d'affaires en permettant aux membres de se réunir pour venir chez eux ! A quoi doit-on s'attendre lorsque l'on souhaite passer de l'idée au projet ? À le voir évoluer ! Beaucoup ! Avoir une idée, une vision, des valeurs c'est bien mais la seule vérité est celle du marché. Il faut savoir écouter, s'adapter et évoluer pour répondre aux besoins au mieux. Mon projet s'il ne satisfait que moi, sera un échec, il faut aussi qu'il satisfasse les autres ! C'est le but! Votre Startup : Le concept d'All-Together est de réunir les personnes voulant partager les mêmes activités, les mêmes passions. Je le dis souvent, l'amour n'a pas le monopole de la rencontre. C'est le métier d'AllTogether de le prouver. - 13 -
  13. 13. All-Together répond à des besoins de partage, des besoins de rencontre et des besoins de réel à l'heure où les Français ont 150 amis sur Facebook mais n'en voit que 3 en réel pour des activités de loisirs et où 36% des Français sont frustrés de ne pas assez sortir faute de partenaires pour les accompagner ! Nous sommes différenciants par notre vision, notre technologie et notre modèle économique. Notre vision d'une plateforme gratuite pour les utilisateurs mais sans publicité et avec des recommandations pertinentes de lieux partenaires (salle de sport, bars, restaurants...). Notre technologie avec l'API et nos connexions avec les réseaux sociaux permet à chacun de trouver les personnes avec qui partager une activité : parmi nos amis, parmi les personnes partageant les mêmes centres d'intérêt mais aussi parmi les personnes ayant indiqué vouloir aller aux mêmes événements (concert, film, etc.) Nous avons 2 business model: un modèle B2B et un modèle B2B2C. Le modèle B2B est celui avec les grandes entreprises et CE à qui nous vendant notre solution en interne pour que celles-ci permettent à leurs salariés de se rencontrer et de partager des activités de loisirs. Nous vendons ainsi la création et l'installation de la plateforme personnalisée à l'entreprise mais aussi nos services de communication pour la promouvoir en interne ainsi que nos services d'organisation d'activités de team building (tournoi interne et interentreprises, karting, laser game, paintball, d'autant que nous avons des partenariats avec de nombreux lieux d'activité) et enfin nous pouvons recommander et mettre à disposition des salariés de nombreux coachs (sport, bien-être, cuisine etc.) Enfin, l'autre modèle B2B2C est de permettre aux lieux d'activité et billetterie de gagner du chiffres d'affaires sur lequel nous prenons une petite commission en les recommandant à nos utilisateurs et en leur permettant de venir ensemble, à plusieurs. Notre meilleur média, ce sont nos membres. Ce sont eux qui peuvent créer les activités et les partager sur les réseaux sociaux pour les faire connaître. Enfin, nous utilisons aussi beaucoup les RP, les réseaux sociaux et enfin de l'événementiel stratégique. Comment les réseaux sociaux ont-ils été intégrés à votre stratégie ? Évidemment, ils sont la clé. Nous sommes nous-mêmes un réseau social ! Nous avons ainsi complètement intégré les autres réseaux sociaux à notre plateforme : pour permettre aux membres de s'inscrire facilement, d'inviter leurs amis aux activités qu'ils organisent mais aussi pour trouver d'autres membres par centres d'intérêt. Au lieu de demander à nos nouveaux membres d'écrire tous leurs centres d'intérêt, en un clic, on peut récupérer toutes les pages pertinentes (de film, de musique, de sport etc.) que les membres ont aimé sur Facebook pour que chacun puisse ainsi facilement trouver d'autres personnes partageant ses passion. Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Leader du partage d'activité de loisirs en Europe...ou dans le monde! Sky is the limit! J'ai reçu un email d'une entrepreneure suisse en Malaisie qui veut lancer All-Together en Malaisie sous forme de franchise. Depuis, j'en ai parlé à plusieurs entrepreneurs que j'ai rencontré et dans les prochains mois on pourrait avoir All-Together se développer en Malaisie, en Inde, au Pérou, en Allemagne et aux États-Unis où les discussions ont déjà commencé avec des entrepreneurs locaux. - 14 -
  14. 14. Le Startup-euriat : Professionnellement, rien n'est plus difficile. Humainement, ce n'est pas mal non plus ! Au-delà des obstacles juridico-administratifs et financiers, les véritables obstacles sont personnels. Créer une entreprise n'est jamais un long fleuve tranquille, il faut savoir traverser les tempête et surtout par rapport à son équipe, ses associés qui peuvent ne pas être aussi prêt à affronter l'incertitude où le temps que nécessite la création d'entreprise. Moi-même, j'associé « start-up » à « speed up » alors que si l'entrepreneuriat est une course, c'est une course d'endurance, pas une course de vitesse ! Il faut surtout se dire que sans doute, nul progrès. Il faut savoir se remettre en question au quotidien et l'entrepreneuriat vous force à cela. Pour sûr, il faut avoir foi en son projet et un peu de confiance en soi malgré tout. Votre famille : un atout ou un obstacle à la création ? Ma famille, bien que personne dans ma famille n'ait ne serait-ce que le baccalauréat ni travaillé en entreprise a été mon seul soutien, donc oui elle a été plus qu'un atout. Ce ne devait pas être facile pour mes parents de voir qu'à la sortie de l'école, alors que j'aurais pu gagner plus qu'eux deux réunis, que je me lance dans l'aventure périlleuse de l'entrepreneuriat mais ils ont toujours eu confiance en moi. Je leur suis extrêmement reconnaissant de leur soutien moral ! Pouvez-vous nous raconter une de vos journées types ? Une journée type ? Qu'est-ce que c'est ? Je ne crois qu'un entrepreneur ne connaisse de journée type et c'est tout l'intérêt ! Où trouvez-vous votre inspiration au quotidien ? Dans les retours de nos utilisateurs ! Dans les idées de mes collaborateurs et dans les rencontres avec d'autres entrepreneurs. Votre plus grande chance ? Je crois que nous sommes les acteurs de notre propre chance. Bien-sûr j'ai eu la chance de naître en France, d'avoir reçu une bonne éducation mais ensuite c'est à nous de créer notre propre destin, il n'y a pas de fatalité. Quel conseil donneriez-vous aux start-upreneurs de demain ? Partagez votre idée ! N'ayez pas peur, faites la vivre ! Le mot de la fin ? Mon aphorisme préféré, celui de René Char : "Agir en primitif et prévoir en stratège" qui exprime bien selon moi ce que vit un entrepreneur. All-Together en chiffres 7 mois : le temps qu’il nous a fallu pour recruter plusieurs milliers de membres ! Plusieurs milliers de rencontres à l'occasion de plusieurs centaines d'activités - 15 -
  15. 15. APPLIDGET Je suis Tristan Verdier, Président et co-fondateur de la société Applidget avec Romain Pechayre. Applidget est l'unique interlocuteur IT et informatique pour tous les organisateurs d'événements et qui a édité il y a 3 ans sa propre solution Software as a Service, MobiCheckin, constituée d'une plateforme Web et d'une application mobile (iOs et Android). Cette solution permet aux organisateurs de gérer l'ensemble de leurs événements en ligne que cela soit avant, pendant ou après la manifestation. Comment avez-vous eu l’idée de fonder votre entreprise ? J’ai toujours eu un esprit entrepreneurial! J’avais un réel désir d’être libre et de pouvoir allier ma passion pour l’informatique à ma formation commerciale. Mes discussions avec l’administration de l’ESSEC Business School et leur l’intérêt à développer une plateforme représentaient pour moi une opportunité exceptionnelle; d’autant plus que j’avais d’une part le soutien de mes proches et également un premier client, l’ESSEC Business School. Diplômé de l‘ESSEC Business School et après avoir passé 2 ans chez Roland Berger, j’ai fondé en 2009 la société eCareerDays, plateforme permettant aux Grandes Ecoles et universités d’organiser leur forum de recrutement. A l’issu de la deuxième année d’activité, j’ai très vite remarqué que cette solution pouvait être adressée à tout type d’organisateurs d’événements et pas seulement aux écoles; c’est pourquoi début 2011, rejoins par mon associé Romain Pechayre (diplômé de Polytechnique), la société change de nom et devient Applidget. Aujourd’hui, Applidget propose des solutions mobiles événementielles en Software as a Service grâce à une plateforme web (wwww.mobicheckin.com) et à une application iOs (MobiCheckin). A quoi doit-on s’attendre lorsqu’on se lance ? A ne pas beaucoup dormir :) Mais surtout à y prendre goût! On ne se doute pas forcément de rencontrer autant d'obstacles et de challenges comme à l'inverse autant de réussite ;) Votre startup : Applidget et son produit phare MobiCheckin se distinguent de ses concurrents par sa structure de coûts, très légère du fait de l'infrastructure du Cloud et de l'ouverture de notre API, son matériel moins cher car non spécialisé, et la possibilité d'enrichissement des applications mobiles iOs et Android. Mais le réel avantage de la société Applidget par rapport à ses concurrents réside dans le fait que nous sommes le pure player qui n'est pas spécialisé dans le ticketing et qui intervient également sur site, offrant une solution de gestion de A à Z. Enfin, notre ADN Web et notre fort potentiel de développement nous permet de regarder au-delà des solutions standard pour proposer à nos clients des solutions toujours plus innovantes et spécifiques, faisant d'Applidget une agence de développement mais également et surtout un réel partenaire conseil. - 16 -
  16. 16. Nous vendons une solution SaaS cela veut donc dire que nos clients peuvent utiliser notre solution de manière autonome en payant directement sur notre plateforme Web. A côté de cela, nous facturons aussi du service sur mesure sous la forme de prestations d'agence de développement. Quelle est votre stratégie de médiatisation ? Nous participons à beaucoup de concours / prix, à des salons professionnels et nous sommes également membres de plusieurs groupes et associations d'entreprises innovantes et technologiques (Scientipôle Initiative, Réseau Entreprendre 92, Startup GRIND).Ces axes nous permettent de faire parler de nous et d'obtenir de la notoriété sur notre marché. Pour le reste, nous utilisons nos réseaux et également les solutions Web (réseaux sociaux, solutions d'e-mailing, blog, site internet...) pour faire parler de nous et de nos solutions. Les réseaux sociaux sont utilisés comme un relais d'informations autour de nos solutions et de notre entreprise. Nous utilisons surtout les réseaux sociaux dans le cadre des services à nos clients, de manière à faciliter les inscriptions en ligne à leurs événements et surtout de les faire augmenter. Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Dans 5 ans, nous serons l'acteur international référent en termes d'informatique événementiel. Cela veut donc dire que nous pourrons répondre à tous les besoins des organisateurs d'événements grâce à nos solutions en ligne. Le Startup-euriat : Il est facile de créer une entreprise, il suffit de remplir quelques papiers et d'avoir un peu d'argent, ne serait-ce que quelques euros aujourd'hui! :) Le plus dur est de la faire durer et surtout de la faire évoluer comme on le souhaite ;) Dans le cadre de notre activité, le plus dur était de convaincre nos clients d'utiliser des solutions tout à fait novatrices pour le marché événementiel à savoir du QR Code (et non du code barre 1D), des mobiles au lieu de couchettes et surtout d'utiliser une solution en ligne, hébergée dans le Cloud. Avez-vous déjà douté de votre compétence à mener votre projet à bien ? Il m'est parfois arrivé de douter de certaines choses et dans ces moments-là je me suis reposé sur le soutien de mon entourage et sur ma motivation à mener à bien ce projet. De plus, j'ai eu la chance d'avoir et d'être très bien épaulé par mon associé et le reste de l'équipe. Mes proches m'ont été un énorme atout dans ce projet, toujours à m'encourager et à m'aiguiller. Pouvez-vous nous raconter une de vos journées types ? Quand vous êtes entrepreneur d'une start-up, il n'y a pas de journées types :) C'est d'ailleurs pour ça que c'est extrêmement stimulant et motivant. Où trouvez-vous votre inspiration au quotidien ? Dans le Web et dans mes lectures de blog d'entreprises IT, d'articles concernant des nouvelles technologies et surtout chez mes clients qui continuellement m'apportent des nouvelles idées en me demandant telle ou telle chose en plus dans notre solution SaaS. Votre plus grande chance ? Ma plus grande chance c'est mes proches m'aient toujours apporté leur soutien et leur confiance. On se sent toujours plus serein et rassuré quand on sait que notre famille et amis sont là pour nous et qu'ils nous aideront le moment venu. Il faut être passionné par ce que l'on souhaite faire avant de se lancer. - 17 -
  17. 17. Le mot de la fin ? « Toute technologie suffisamment avancée ne peut être distinguée de la magie » (Arthur C. Clarke). J'ai toujours rêvé d'être un magicien, et grâce à Applidget et MobiCheckin j'ai l'impression de l'être devenu :) Applidget en chiffres : 110 000€ à 700 000€ : l’évolution de notre C.A entre 2010 et 2013 4 personnes au début de l’aventure 16 maintenant ! - 18 -
  18. 18. ARTIPS Artips, c’est une dose d’art au quotidien. Il s’agit d’une anecdote décalée et mémorable sur une œuvre d’art à lire chaque jour en une minute. Il est très simple de s’inscrire sur notre site (une adresse mail suffit), et c’est gratuit. Artips est né de ma rencontre avec Jean. Alors que je terminais mon double-diplôme HEC/Sciences Po à 23 ans, j’ai rencontré Jean, 28 ans, Directeur R&D dans une start-up d’appli mobile et diplômé de l’ENSIMAG. Nous étions tous les deux passionnés d’art et d’innovations avec des compétences et des expériences très complémentaires, lui plutôt technique et moi plutôt business. Nous nous sommes rencontrés lors d’un Start-up Week-end, sorte de concours d’entrepreneuriat. Les encouragements des membres du jury, même si nous n’avons pas gagné, ont constitué le véritable déclic. L’idée avait un véritable potentiel. A l’issue de ces deux jours (et nuits) de travail intense, Jean m’a proposé de démissionner de son poste actuel pour qu’on lance Artips ensemble ! Notre passion commune pour l’histoire de l’art a sans aucun doute été un facteur déterminant. Jean lisait de l’histoire de l’art tous les matins de 5h30 à 6h30 avant d’aller travailler ; quant à moi, je prenais des cours d’histoire de l’art à Sciences Po. Pour l’un comme pour l’autre, recevoir des Artips sur son portable à consulter à n'importe quel moment et surtout de n'importe où aurait été très pratique ! Lors de mon année de césure, mon stage dans la finance était si chronophage que je rêvais d’une minute à moi par jour, qui ne serait pas dédiée au profit et durant laquelle je pourrais continuer à me cultiver. Parce qu’en semaine il est difficile de parvenir à ouvrir un manuel d’histoire de l’art et parce que faire 3 heures de queue le weekend pour visiter une exposition me démotivait, j’ai eu l’idée de fonder Artips. A quoi doit-on s’attendre lorsqu’on se lance ? A des hauts et des bas, bien sûr… Nous avons eu beaucoup de chance en créant Artips : notre ambition de démocratiser l’accès à l’histoire de l’art a suscité un réel enthousiasme auprès de notre communauté de lecteurs, qui y a vu une initiative novatrice qui méritait d’être connue. Bon nombre d’entre eux n’ont d’ailleurs pas hésité à s’investir personnellement dans le projet. Votre Startup : Notre concept est de dépoussiérer l’histoire de l’art ! C’est en effet le côté décalé et ludique d’Artips qui le différencie de ses concurrents, de même que la volonté d’être accessible au plus grand nombre. - 19 -
  19. 19. L’approche d’Artips permet de toucher un public très large, des férus d’histoire de l’art aux plus néophytes : certains pourront découvrir les œuvres d’un artiste qu’ils ne connaissaient pas, d’autres apprendre une histoire captivante à raconter en public, d’autres enfin dévoiler un petit détail d’une œuvre qu’ils pensaient pourtant connaître par cœur. Nous nous différencions également par le support choisi : Artips est accessible aussi bien sur smartphone dans le métro ou dans la salle d’attente du médecin, sur ordinateur dans la journée au bureau ou le soir en famille autour d’une tablette. Aujourd’hui, nous sommes fiers de pouvoir proposer Artips à nos lecteurs gratuitement. Nous souhaitons nous inscrire dans une logique de démocratisation de la culture. Ensuite, nous travaillons sur plusieurs projets : nous sommes actuellement en train de développer une application Artips, par exemple. Les anecdotes sont en cours de traduction dans 4 langues, et nous réfléchissons également à des partenariats, des audioguides ou des visites guidées de musées originales, dans l’esprit d’Artips, qui pourraient être payants. Quelle est votre stratégie de médiatisation ? Jusqu’à présent, nous avons surtout bénéficié de l’engouement de nos lecteurs qui ont fait connaître Artips autour d’eux. Nous avons également sollicité la communauté des blogueurs pour relayer notre projet auprès d’internautes aux profils variés. De plus, les associations internationales de professeurs (de français, d’histoire et bien sûr d’histoire de l’art), tout comme certaines écoles d’art, ont vu en Artips un formidable outil pédagogique. Nous réfléchissons par ailleurs à des partenariats avec des musées. Comment les réseaux sociaux ont-ils été intégrés à votre stratégie ? Artips est présent sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Google+). Nous nous en servons pour communiquer avec nos lecteurs. Nous y relayons également les actualités d’Artips, les dernières anecdotes publiées et des liens pour approfondir certains sujets. Nous proposons à tous nos lecteurs de faire découvrir Artips à leurs proches ou à leur communauté en facilitant le partage des newsletters. Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Dans 5 ans, nous aimerions qu’Artips soit connu par tous les curieux, dans plusieurs pays. Nous souhaitons effectivement qu’Artips soit davantage présent à l’étranger, avec des anecdotes traduites dans plusieurs langues, ce sur quoi nous travaillons déjà aujourd’hui. Nous espérons également avoir d’ici là établi des partenariats intéressants avec des musées, mis en place des visites guidées originales fidèles à l’esprit Artips, des audioguides… Le Startup-euriat : Facile ? Je ne sais pas… En tout cas, c’est passionnant ! Les challenges changent tous les jours, chaque décision compte et impacte énormément l’entreprise puisque tout est à construire. Etant donné qu’il est impossible de tout savoir, on rencontre des mentors et des gens qui nous aident dans de nombreux domaines. C’est, selon moi, une véritable chance lorsqu’on entreprend et qu’on est jeune. Quels sont les obstacles à surmonter lorsqu'on se lance? La première difficulté, en tout cas pour nous, c’est que nous avons choisi d’entreprendre avec un tout petit budget. Par conséquent, nous devons tout faire par nous-mêmes et choisir avec attention comment nous dépensons le moindre euro. Mais, c’est également très vertueux : on se concentre sur l’essentiel. Ensuite, il faut aussi savoir être très réactif car le projet change sans arrêt au début et il faut accepter de changer ses plans à plusieurs reprises. Il est parfois difficile de se faire connaitre et - 20 -
  20. 20. de faire grandir sa base de lecteurs aussi rapidement que l’on souhaite. Les journalistes sont souvent débordés et c’est vraiment une tâche difficile d’attirer leur attention. On a eu beaucoup de chances car les bloggeurs sont venus à nous et nous ont aidés à toucher davantage de lecteurs. Votre famille a-t-elle été un atout ou obstacle à la création ? Ma famille n’est pas du tout intéressée par le monde du web. Dans un premier temps, ils n’ont pas compris ce que je comptais monter. Mais une fois que j’ai lancé Artips et que leurs amis ont aimé recevoir notre newsletter, tout est devenu plus facile et ils me soutiennent pleinement aujourd’hui. Pouvez-vous nous raconter une de vos journées types ? En général, je rencontre 4 ou 5 personnes différentes (stagiaires, rédacteurs, partenaires…) dans un café car nous n’avons pas encore de bureau. Entre ces rencontres, je traite les mails de nos lecteurs et je prépare les anecdotes des jours à venir. Et le soir, quand je peux enfin me poser, je travaille plutôt sur des tâches de fond pour préparer l’avenir d’Artips. Tout au long de la journée, j’échange évidemment des dizaines de mails avec mon associé Jean qui gère toute la partie technique afin de nous coordonner. Où trouvez-vous votre inspiration au quotidien ? Dans mes rencontres ! Artips me permet de rencontrer des gens vraiment très différents : des passionnés de design, d’art, des financiers, des partenaires, des entrepreneurs... Chacun a sa vision, ses expériences et j’apprends tous les jours de toutes ces rencontres. La personnalité d’Artips se façonne peu à peu au gré de leurs idées et de leurs commentaires. Votre plus grande chance ? Avoir rencontré Jean, mon associé ! Un développeur web passionné d’histoire de l’art et de philosophie; c’est plutôt rare ! Et prêt à démissionner du jour au lendemain pour me suivre dans l’aventure…ça n’arrive qu’une fois. Il ne me restait plus qu’à saisir cette chance ! Quel conseil donneriez-vous aux start-upreneurs de demain ? Se lancer !!! Et le plus tôt possible. Le mot de la fin ? Une anecdote, peut-être ? Prenons L’angélus de Millet : on y voit deux paysans qui prient après une dure journée de labeur. Enfant, Dali passait devant ce tableau tous les jours à l’école et s’inventait les histoires les plus folles : il voyait dans le tableau ses propres parents priant sur sa tombe ! Bouleversé par une œuvre pourtant peinte près de 40 ans avant sa naissance, il en fait plus de 60 variations… Et en 1963, en insistant auprès du Louvre, il obtient que le tableau de Millet soit radiographié : en lieu et place du panier visible au pied des paysans, il y a bien un petit caisson noir qui représente une tombe ! Artips en chiffres : Fin mars 2013 : création d’Artips 1000 lecteurs et plus ont reçu notre première newsletter ! X 2 : Ce chiffre a doublé en une semaine et a continué de grandir depuis. Plus de 50 rédacteurs de tous horizons : des professionnels (professeurs, guides de musée…) ou des amateurs éclairés (étudiants en histoire de l’art ou passionnés en tous genres), qui rédigent les Artips au gré de leurs recherches et découvertes personnelles. - 21 -
  21. 21. ARTSPER Je m'appelle Hugo Mulliez, j'ai 25 ans et je suis diplômé d'un Master of Science Corporate Finance à l'EDHEC Business School. J'ai ouvert le site Artsper le 28 février 2012. Ce site est une place de marché sur laquelle des galeries d'art que nous sélectionnons exposent et mettent en vente les œuvres de leurs artistes. Spécialisé sur l'art contemporain à destination des amateurs d'art "non-initiés", le site propose principalement des œuvres accessibles d'artistes émergents ou établis. Dans une logique d'accompagnement de l'amateur d'art nous proposons beaucoup de contenu autour des œuvres ou des artistes mais aussi sur l'art contemporain en général via notre magazine. Qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer ? En stage de fin d'études dans un fonds d'investissement américain, General Atlantic, j'ai pris conscience que ce qui me plaisait le plus c'était de rencontrer les équipe managériales des entreprises dans lesquelles nous souhaitions investir. J'adorais écouter leur histoire. De plus mon frère montait aussi son site internet à l'époque. Son aventure entrepreneuriale me passionnait. C'est alors que j'ai pris conscience que je ne serai pleinement heureux qu'en créant ma propre entreprise. J'en ai parlé à mon patron de l'époque qui m'a beaucoup poussé à le faire. Il m'a même donné l'idée de lancer un site e-commerce spécialisé dans l'art contemporain. Comment avez-vous eu l’idée de fonder votre entreprise ? L'idée vient de mon patron chez General Atlantic, le fonds d'investissement dans lequel j'effectuais mon stage de fin d'étude. Spécialisé dans le secteur du e-commerce et passionné d'art contemporain il trouvait qu'il n'y avait pas de site e-commerce de qualité proposant des œuvres d'art contemporain accessible. De plus il avait conscience du potentiel des places de marché. Il m'en a donc parlé et m'a poussé à me renseigner. En rentrant en France j'ai mené mon étude en lisant énormément de livres et articles sur le marché de l'art, en rencontrant différents acteurs de ce marché et en analysant ce qui se faisait aux Etats-Unis et qui semblait cartonner. L'idée a alors évolué puis s'est transformée en conviction. J'ai donc arrêté de réfléchir et je me suis lancé. A quoi doit-on s'attendre lorsque l'on souhaite passer de l'idée au projet ? Il faut accepter que certains doutes persistent car il est impossible que tous les facteurs clés de succès soient réunis au moment où l'on passe de l'idée au projet. Il faut juste oser se lancer lorsque l'idée se transforme en conviction et que cette conviction est naît d'une étude poussée de son idée. Votre Startup : Le concept d'Artsper est la démocratisation de l'art contemporain. Nous souhaitons le rendre plus facilement accessible et compréhensible à l'amateur d'art "non-initié". Il répond à un besoin fort: de plus en plus de personnes s’intéressent à l'art contemporain mais ce dernier reste encore difficile d'accès. Les maisons de ventes et les galeries sont en effet des endroits - 22 -
  22. 22. où les amateurs non-initiés ne se sentent pas à l'aise. De plus lorsque ces personnes n'habitent pas dans une grande ville l'accès y est encore plus compliqué car il existe peu de galeries et encore moins de maisons de vente en province. Avec Artsper nous apportons l'offre des galeries directement chez l'amateur d'art. De plus nous nous différencions par notre positionnement: nous proposons des œuvres uniques ou à tirage très limités à des prix accessibles. Pour l'instant nous ne nous rémunérons que par une commission prélevée à la galerie en cas de vente via la plateforme. Nous étudions aussi l'opportunité de développer un modèle « freemium » pour nos galeries. Elles pourraient payer un abonnement mensuel qui leur donnerait accès à de réels avantages. Nous prévoyons aussi de passer en direct avec de jeunes artistes indépendants et prélever une commission sur leurs ventes. Comment les réseaux sociaux ont-ils été intégrés à votre stratégie de médiatisation ? Nous travaillons beaucoup sur les réseaux sociaux, les newsletters et le blog afin de dépenser un minimum pendant les premiers mois d'activité. Nous faisons aussi de la relation presse mais c'est assez compliqué de le faire par nous-mêmes. Nous développons aussi de nombreux partenariats avec des foires d'art contemporain qui sont déjà assez connues. Nous profitons de leur notoriété pour faire parler de nous. Enfin nous organisons régulièrement des évènements comme des expositions afin de conserver une présence physique qui est encore nécessaire aujourd'hui. Les réseaux sociaux sont pleinement intégrés à notre stratégie. Nous avons un planning et un plan de communication très clair pour Facebook. Pour Twitter, nous relayons tous nos articles de blog (nous en rédigeons un par jour) ainsi que les articles d'autres sites que nous trouvons intéressant. Pour ce qui est de Pinterest c'est très facile pour nous de l'utiliser car ce réseau social se prête très bien à la promotion d'œuvres d'art. Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Dans 5 ans nous serons le site e-commerce de référence en Europe pour ce qui est de l'acquisition d'œuvres d'art uniques à des prix accessibles. Nous aurons aussi développé notre propre foire physique dans plusieurs pays d'Europe. Notre site sera traduit en anglais et espagnol et nous travaillerons avec tous les acteurs du monde de l'art (galeries, artistes, maisons de ventes, foires, etc.) dans le monde entier. Le Startup-euriat : La création d'entreprise est beaucoup plus difficile que ce que l'on peut penser avant de se lancer. Le doute et la peur ne disparaissent presque jamais pendant la phase de création. On se remet très souvent en question. Il arrive que l'on perde toute confiance en soit et en son projet. Les périodes d'euphories sont toujours suivies par des périodes de perte de confiance, de doute. Il faut sans cesse faire preuve d'imagination pour relancer la machine. C'est très difficile mais c'est passionnant et on ne peu plus enrichissant. Avez-vous déjà douté de votre compétence à mener votre projet à bien ? Oui. J’ai surmonté ces doutes en m'entourant de personnes plus expérimentées que moi dans des domaines dans lesquelles je n'avais pas de compétence. J'ai aussi très rapidement mis en place un comité d'accompagnement composé de personnalités expérimentées du monde de l'art, de la culture, du e-commerce et de la communication afin qu'il m'oriente mon équipe et moi et qu'il nous conseille. Votre famille a-t-elle été un atout ou obstacle à la création ? Un énorme atout. Ils ont commencé par me challenger avant que je me lance. Ceci m'a forcé à me poser les bonnes questions afin de proposer les meilleures réponses. Une fois lancé ils m'ont - 23 -
  23. 23. beaucoup soutenu et conseillé. Enfin, ils m'ont aidé financièrement pour que je puisse lancer le projet. Pouvez-vous nous raconter une de vos journées types ? Impossible, aucune journée ne se ressemble et c'est ça que j'aime. Où trouvez-vous votre inspiration au quotidien ? Dans les rencontres que je fais. Je pense que la meilleure chose à faire lorsque l'on est jeune et que l'on monte sa boite s'est de rencontrer un maximum de personnes expérimentées dans des domaines que nous ne connaissons pas forcément très bien. Certaines rencontres ne débouchent sur rien et d'autres permettent à de superbes idées d'éclore. Votre plus grande chance ? Le soutien de ma famille. Quel conseil donneriez-vous aux start-upreneurs de demain ? Entourez-vous rapidement d'un ou plusieurs associés et créez un comité d'accompagnement. Et surtout n'abandonnez pas un projet en lequel vous croyez vraiment si quelques doutes persistent car si vous attendez de ne plus avoir aucun doute vous ne vous lancerez jamais... Artsper en chiffres : 100 000€ de CA pour nos 10 premiers mois d'existence. 15 000 visites par mois 5 mois après le lancement Plus de 100 galeries partenaires à travers l’Europe 400 artistes et 1 200 œuvres - 24 -
  24. 24. AUGMENT Je suis Jean-François Chianetta, co-fondateur et CEO d'Augment. Augment est une application mobile disponible sur iPhone, iPad et Android qui permet de visualiser en réalité augmentée des objets. Ca signifie que l'on pourra voir un objet virtuel parfaitement intégré dans le monde réel, comme s’il était vraiment là. L'application permet donc de tester des objets avant de les acheter ou de les fabriquer. Mon envie de créer mon propre projet et de pouvoir décider de tous les aspects stratégiques pour aller à la conquête du monde à fini par dépasser la sécurité de l'emploi. Un jour, je voulais imprimer des photos en grand format, mais je ne savais pas trop quelle taille prendre. Je me suis dis que c'était une bonne application de la réalité augmentée, pouvoir voir quelle taille serait la plus adaptée au mur. J'ai donc commencé à développer cette application qui était l'embryon Augment. A passer beaucoup de temps pour apprendre et comprendre tous les sujets connexes à son expertise, comme le marketing, la comptabilité, la communication, la gestion humaine, plus tous les autres aspects d'une entreprise qu'on ne connait pas forcement quand on ne s'occupe que de ce qu'on sait faire. Votre Startup : Augment permet d'apporter la réalité augmentée à tous les aspects de la vente : 1. L'aide à la vente : Augment est utilisé comme outil de présentation par des entreprises dans le domaine de l'emballage, de la PLV, du design industriel, des appareils médicaux, de l'architecture 2. Le e-commerce sur mobile : Augment est un nouveau mode de visualisation intégrable dans les applications mobiles de e-commerce, permettant aux utilisateurs d'essayer chez eux en Réalité Augmentée un canapé ou un écran plat avant de l'acheter. 3. Les campagnes marketing print : les marques peuvent rendre leurs supports papier (brochures commerciales, flyers, posters, emballages...) interactifs en proposant aux utilisateurs de le scanner avec Augment pour voir apparaître du contenu 3D par dessus ce support. Le principal différenciateur d'Augment est sa facilité d'utilisation et l'ouverture de sa plateforme qui permet à n'importe qui d'ajouter ses propres modèles et de les partager. Nous vendons des licences aux utilisateurs de notre business catalog. Il leur permet d'avoir accès à tous leurs produits sur leur iPad, sans avoir besoin d'une connexion Internet. Nous vendons également la possibilité d'associé un modèle 3d à une page imprimée. Par exemple dans le cadre d'une publicité, une brochure ou un catalogue produit. - 25 -
  25. 25. Quelle est votre stratégie de médiatisation ? Nous avons été couverts par la majorité des médias influents. En participant à des salons, des événements start-up et grâce à notre passage dans l'accélérateur Le Camping, nous avons été amené à rencontrer beaucoup de journalistes. Notre produit étant très visuel, innovant et presque magique la première fois qu'on l'expérimente, ces rencontres ont presque toujours débouchées sur un article ou un reportage. Nous sommes aussi très actifs sur Twitter et Facebook. Ces réseaux permettent de maintenir une communauté de fans qui nous apportent des retours très important et nous aide à améliorer le produit. Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Comme une alternative aux photos et aux vidéos, une nouvelle façon de visualiser des produits, des œuvres d'art ou n'importe quel objet tangible qui n'est pas présent là ou l'on se trouve. Tout le monde utilisera la réalité augmentée au moins une fois par jour, sur son téléphone, sa tablette ou ses lunettes de réalité augmentée. Le Startup-euriat La partie administrative n'est pas très compliquée, en une semaine la structure peut être montée. A partir de là c'est à l'entrepreneur de prendre les choses en main et démarrer la machine. Le plus compliqué est de convaincre les gens de nous faire confiance, surtout quand c'est notre première boite et qu'on n'a jamais rien prouvé dans le domaine. Il faut faire beaucoup tout seul, sans énormément de ressources. Quels sont les obstacles à surmonter lorsqu'on se lance? La complexité de tous les rouages d'une entreprise et la masse de boulot qui augmente plus rapidement qu'on ne peut la traiter fait qu'à un moment on ne peut plus rester seul. Quand j'ai senti que je n'arriverai pas à tout gérer par moi-même, j'ai fait appel à deux co-fondateurs qui on chacun apporté leur connaissances, leur savoir-faire et leur motivation, ce qui a boosté la croissance d'Augment. Au début c'est assez compliqué de faire comprendre qu'on va dorénavant passer la plupart de ses journées, soirées et week-end à travailler, que l'on ne va plus partir en vacances et qu'on aura plus de salaire pendant une durée indéterminée. Une fois tous ces éléments digérés, c'est plutôt rassurant d'avoir du soutien. Pouvez-vous nous raconter une de vos journées types ? Arrivé au bureau vers 9h30, la matinée se passe à répondre aux mails qui se sont accumulés pendant que les Américains et ensuite les Asiatiques aient utilisé Augment. Après ça, suivant les jours c'est assez varié, création de prototypes, beaucoup d'appels téléphoniques pour convaincre de nouveaux clients ou partenaires. Des tests des nouvelles versions et une planification de la stratégie. Une semaine par mois, un voyage aux Etats-Unis pour rencontrer des utilisateurs en chair et en os au cours de salons ou d'événements. Où trouvez-vous votre inspiration au quotidien ? Dans la lecture de blogs, de livres ou de biographies de grands entrepreneurs. En général ils sont passés par les mêmes étapes que nous pour en arriver où ils sont. - 26 -
  26. 26. Savoir programmer. C'est sans doute la compétence la plus importante pour un fondateur de startup technologique. Ça permet d'économiser des sommes énormes quand on peut soit même faire la majorité du travail. Quel conseil donneriez-vous aux start-upreneurs de demain ? Ne pas avoir peur de rater, y aller à fond jusqu'à ce que ça passe ou que ça casse. On n'a pas qu'une seule chance. Créer et faire prospérer son entreprise est sans doute une des choses les plus compliquée à faire, celle dans laquelle on a le plus de chance de se planter, mais c'est aussi la plus gratifiante quand on voit des utilisateurs du monde entier s'approprier de ce que l'on a créé à partir de rien. Lancez-vous ! Augment en chiffres : 6 employés Plus de 50 000 utilisateurs actifs 13 000 modèles 3D sur la plateforme. 1 000 nouveaux utilisateurs tous les jours 1 'application utilisée dans plus de 185 pays. - 27 -
  27. 27. AV CONCEPT PRODUCTS Mon nom est Sacha TABARLY, j’ai 27 ans et suis depuis toujours passionné de cinéma, d’art, de mode et de design. AV Concept Products (www.avconceptproducts.com) représente la synthèse de ces passions au service du grand public. J’ai depuis toujours trempé dans le monde technique de l’électronique et de l’audiovisuel. Ma passion pour le cinéma m’a vite menée à m’interroger sur le fait que la plus part des personnes aiment le cinéma, s’y rendent régulièrement sans pour autant avoir de véritable Home Cinema chez eux. En posant la question, nous nous sommes rapidement rendu compte des 3 freins systématiques : le prix, la complexité d’installation et l’aspect extérieur négligé d’une telle installation. Notre vision est donc simple : apporter des solutions à la fois simples, design et abordables, permettant à chacun de bénéficier du plaisir du cinéma, chez soi. D’une manière plus générale nous aimons reprendre des technologies déjà existantes afin de les repenser pour un usage au quotidien. Comment avez-vous eu l’idée de fonder votre entreprise ? D’une part, le constat de la monotonie et du manque d’amour de plus en plus fréquent dans les produits électroniques grand public. De l’autre, justement l’envie de créer une ligne de solutions réellement pensées pour l’utilisateur particulier. L’idée est venue naturellement : SIMDA 5V dans laquelle j’ai fait “mes armes” dans le milieu audiovisuel, m’a permis de former mon esprit en prenant en compte les besoins réels liés à l’installation et l'utilisation de solutions électroniques. Une fois l’esprit clair sur ce que devait être AV Concept Products -les produits et services à y proposer- il ne manquait plus rien pour débuter. A quoi doit-on s'attendre lorsque l'on souhaite passer de l'idée au projet ? L’esprit a naturellement tendance à simplifier les concepts afin de les rendre plus compréhensibles. Cet esprit de synthèse peut s’avérer dangereux, car dans les produits que nous dessinons, chaque détail compte. Une erreur peut donc vite arriver en se disant que tel ou tel point “n’est qu’un détail”. Votre startup : En ce qui concerne le Rock’R, notre enceinte par vibration, il offre une nouvelle approche de l’audio nomade. Outre son originalité en termes de design, nous avons souhaité apporter un nouvel outil aux artistes audiovisuels. Grâce à la fonction de connexion en série, de nombreux Rock’R peuvent être connectés les uns aux autres. Chacun collé sur une surface différente, les variations sonores produites permettent, pour une même source audio, de réelles innovations en termes d’architecture et création audio. Le - 28 -
  28. 28. Rock’R² est bien plus qu’un simple haut-parleur, il est universel. Aussi bien utilisable pour se distraire dans usage artistique que professionnel. Pour la partie “Solutions Home Cinema”, le concept réside dans l’interconnectabilité des solutions. La simplicité d'installation et le design. Chaque solution achetée pousse à vouloir bénéficier du “complément d’objet direct” lui étant associé. En ce qui concerne le Rock’R (et surtout le Rock’R²), nous lui avons apporté tellement d’innovations que de nombreuses utilisations annexes sont possibles grâce à la technologie par vibration. Plusieurs lignes d’accessoires pour des utilisations diverses sont actuellement en développement ou même déjà en production. Quelle est votre stratégie de médiatisation ? Notre domaine (l’électronique grand public) est généralement le dernier des besoins dans un foyer. Surtout lorsqu’il s’agit d'acheter un écran de projection à 800€. Il est donc primordial de communiquer et surtout d’éduquer le public au plaisir de regarder un film à grand spectacle dans des vraies conditions de cinéma. Le Rock’R est en lui-même un véritable objet de communication. Grâce au large éventail de produits, de nombreuses émissions -TV comme radio- ont eu l’occasion d’en parler. Cette forte présence médiatique -non rémunérée- est un gage de confiance : “si on en parle sans même faire de la publicité, c’est que ça fonctionne vraiment !”. Mode, Design, Geek... aujourd’hui, toutes sortes de blogs et émissions parlent de nous. Aussi bien en France, qu’au Québec et même récemment au Vietnam ! Comment les réseaux sociaux ont ils été intégrés à votre stratégie ? Les réseaux sociaux ont une part importante dans notre stratégie. Seulement 1 an et demi après l’ouverture de notre page Facebook, plus de 5000 fans nous ont rejoints. Nous n’avons jusqu'à présent pas jugé utile de mener une campagne payante pour recruter de nouveaux fans. Ce qui en soit est d’autant plus jouissif puisqu’ils se sont de facto inscrits de plein gré. Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Notre objectif cette année est de construire les fondations d’un commerce international. Dans 5 ans, il y a de fortes chances qu’une nouvelle catégorie de produits ou de services soit née dans la gamme AV Concept Products. L’idée étant de travailler sur une base export de 80%. Le Startup-euriat En France, il s’agit plus de risques que de difficulté. L’engagement en tant qu'entrepreneur en France est énorme et l’échec peut rapidement devenir létal au niveau personnel. En bref, créer une société et franchir les différents formulaires et inscriptions obligatoires, tient plus d’une course d’endurance qu’un parcours du combattant. Quels sont les obstacles à surmonter lorsqu'on se lance? Les obstacles les plus difficiles sont probablement la difficulté d’adhésion des premières personnes à qui le projet est présenté et par la suite, évidemment, le financement pour aboutir au résultat souhaité. En réalité, c’est un peu comme un sport. Au début, on se trompe et s’égare dans sa présentation, puis, au fil de l'expérience acquise, on s’améliore de d’un rendez-vous à un autre. Le doute aussi existe en chacun de nous. Vécu avec “modération” (et pas trop souvent), c’est un incroyable moteur. Il pousse à remettre en question ses propres compétences mais aussi et surtout - 29 -
  29. 29. le projet auquel on croit. Une fois le doute surpassé, on se sent plus fort et le point sur lequel celui-ci a plané est passé pour de bon, à la manière d’un os qui ne se fracture jamais à un même endroit. Votre famille a-t-elle été un atout ou un obstacle à la création ? J’ai commencé à travailler très tôt avec mon père. Il a été -et reste- un mentor et un conseil de premier choix pour mener à bien mon projet. La fougue de la jeunesse mérite parfois d'être cadrée par l’expérience. C’est exactement là que ma famille a été un véritable atout. Pouvez-vous nous raconter une de vos journées types ? Levé à 6h15 pour skyper avec nos partenaires asiatiques. Une fois au bureau, il faut s’occuper de toutes les affaires diverses qu’une PME peut rencontrer. Réunion avec l’ensemble des collaborateurs afin de déterminer les prochains axes d’action. Le soir, à partir de 18h00-18h30, c’est le moment idéal pour accomplir les tâches requérant le plus de concentration, comme rédiger les mails importants ou étudier un projet plus en détail. Où trouvez-vous votre inspiration au quotidien ? Je pense que l’inspiration est la meilleure lorsqu’elle vient d’au-delà de nos frontières. Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir accès aux chaînes de TV du Monde entier. Alors, lorsque je n’ai pas l’occasion de voyager, regarder ce qu’il se fait outre atlantique ou en Asie est une formidable source d’énergie. Ces continents sont, malgré la crise mondiale, de véritables puits d’énergies positives. Votre plus grande chance ? Je n’ai pas fait d’études après l’obtention de mon Bac. L’éducation scolaire n’était pas réellement ma “tasse de thé” (euphémisme !). J’ai donc directement appris des situations du monde réel. Ce qui aurait donc pu être un handicap majeur, s’est révélé être une véritable chance. Apprendre seul face aux situations et avoir une liberté de structure d’analyse, permet d’observer les évènements sous des angles nouveaux. Cela a souvent permis de proposer des produits ou des services qui ont “fait la différence”. Quel conseil donneriez-vous aux start-upreneurs de demain ? Trop de personnes pensent qu’une situation est jouée d’avance. C’est pourquoi je me plais a répéter intérieurement et à appliquer sans modération deux phrases, très courtes, mais pleine de sens : “You know, I try” (""Toi tu sais, moi j’essaye"") et “Le Non est acquis, essayons d’obtenir le Oui”. En les appliquant, les situations se démêlent pratiquement toutes comme par magie ! AV Concept en chiffres : Création en 2010 1 500 000 € de CA en 2012 2013, l’année de l’International ! - 30 -
  30. 30. BABBLER Babbler est une agence de relations presse dotée du premier réseau social entre les annonceurs et les médias (journalistes, bloggeurs, influenceurs, rédacteurs en chef..). Quand j'ai fini mes études et que je suis partie à New York pour faire un stage de fin d'étude, j'ai pu sur place me rendre compte que mon idée avait un réel potentiel et qu'il fallait le faire maintenant ou jamais. Le jour où je me suis inscrite sur Twitter. Je me suis rendue compte de 3 choses : 1. Les personnes suivent des personnes parce qu'elles sont spécialisées dans un domaine d'information 2. Certains influenceurs sur les réseaux sociaux ont parfois plus d'impact qu'un magazine 3. Les réseaux sociaux permettent d'entrer en contact direct avec des personnes parfois difficilement accessible Cela m'a donné l'idée de faire un réseau social entre les annonceurs et les médias afin de diffuser simplement des contenus à un réseau ciblé de personnes qui vont relayer l'information. A quoi doit-on s'attendre lorsque l'on se lance ? Pour se lancer il faut s’attendre à avoir une certaine notion de la réalité/faisabilité, à beaucoup travailler, à se confronter à des difficultés et surtout à la satisfaction de voir une idée devenir réalité ;) Votre Startup : Babbler répond aux besoins de deux acteurs : les marques et les médias. Les marques, par manque de budget, de temps et de contacts, ne peuvent pas toujours gérer en interne leur relation presse alors que leur besoin de notoriété et de visibilité est croissant. Avec Babbler, nous proposons une offre complète (outil en ligne et services humains d’attachée de presse) et modulable (en fonction du budget et des actualités du client). Nous travaillons en toute transparence et nos clients ont des reportings live du travail réalisé par leur attachée de presse. Du côté des médias, les journalistes sont sur-sollicités, ils reçoivent des centaines de communiqués par jour. Ils manquent de temps et de contenus. L’info est sans cesse mal ciblée. Avec Babbler, ils bénéficient d’un outil interactif et simple leur permettant d’accéder à des contenus ciblés et au bon format en quelques clics. - 31 -
  31. 31. Sur la plateforme ils peuvent faire des recherches avancées de produits mais aussi avoir tous les détails/informations et contenus bruts (visuels HD, CP, DP, vidéos..) dont ils ont besoin au moment où ils en ont besoin. Il y a une vraie interaction avec les médias puisque les journalistes peuvent liker, commenter, partager et télécharger tous les contenus en ligne. Ils peuvent aussi vous demander en amis pour chatter avec vous. Quel est votre business model ? Quelle stratégie de médiatisation adoptez-vous ? L'accès médias est gratuit (et le restera toujours). L’accès marque est payant (forfaits ou services à la carte) Nous faisons nous même nos propres RP, on se fait connaître via nos clients et nos prospects, nous faisons plusieurs sessions sur les salons professionnels où nous rencontrons notre marché cible. On se sert de Facebook, Twitter, Pinterest, Instagram et nous avons aussi un blog. Les réseaux sociaux nous permettent de relayer toutes les actualités de nos clients mais aussi les nôtres. Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Babbler s'ouvrira à d'autres secteurs : cosmétique, fooding et sport. Nous prévoyons de décliner le modèle en Europe et aux US. Le Startup-euriat : Ce n'est pas facile du tout mais c'est autant de difficultés que de satisfactions. Les problématiques de financement, de recrutement et de gestion de la trésorerie sont difficiles à gérer. Il faut aussi capter sa clientèle rapidement et la fidéliser. Votre famille, un réel atout pour vous ? Un des meilleurs atouts !! Je me suis associée avec ma sœur avec qui j'ai la même vision des choses et ça se passe très bien. Notre famille nous a toujours encouragées et a toujours été présente donc ils ont été un soutien considérable car on se bat pour nous mais aussi pour notre famille. Pouvez-vous nous raconter une de vos journées types ? J'arrive au bureau vers 09h. Je check les plannings des employés, je traite mes mails, les derniers résultats, je déjeune devant mon ordinateur, j'enchaîne souvent les rendez-vous, je retourne au bureau pour traiter les dernières choses à faire puis vers 19h30 j'éteins les lumières. Le soir, il m'arrive de continuer ma journée de travail à la maison :( Quel conseil donneriez-vous aux start-upreneurs de demain ? D'être convaincu et de travailler. Babbler en chiffres : 35 clients et une équipe de 9 personnes 700 parutions générées en quelques mois 2 levées de fonds de 50 000€ puis 200 000€ ! - 32 -
  32. 32. BIODESIV Je suis Quentin Courrier, consultant associé au sein de Biodesiv et ingénieur de formation. Biodesiv est une société de conseil en science des polymères qui accompagne les entreprises dans leurs projets de R&D en proposant : - L’externalisation de leurs projets de R&D - La mise à disposition d'ingénieurs dans leur entreprise Qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer ? Alors étudiants, nous partagions déjà une forte envie d’entreprendre. En parallèle de nos études, nous avons développé et breveté un matériau innovant pour décontaminer l’eau qui a été de nombreuses fois primé. La notoriété acquise grâce à notre invention nous a permis de rencontrer des entreprises qui nous ont sollicités pour nos compétences en polymères. Nous avons donc créé notre société de conseil pour répondre à cette demande du marché. A quoi doit-on s'attendre lorsque l'on souhaite passer de l'idée au projet ? Il faut notamment s’attendre au fait que notre idée de départ ne soit pas exactement celle qui fera le succès de l’entreprise. Il est nécessaire de confronter l’idée au marché et de la faire évoluer pour qu’elle réponde parfaitement aux attentes des clients. De plus, il faut garder en tête que la route peut-être longue et sinueuse depuis l’idée jusqu’à l’entreprise pérenne, cela prend du temps pour récolter le fruit de son travail. Votre Startup Nous mettons à disposition des grandes entreprises du personnel hautement qualifié et spécialisé dans les polymères pour accompagner leurs projets de recherche et développement. Les compétences que nous proposons sont essentielles dans de nombreux secteurs d’activités, or les entreprises ne disposent pas forcément de ces compétences en interne et ont parfois seulement des besoins ponctuels. Nous leur offrons alors la possibilité d’intégrer des ingénieurs spécialisés tout en conservant une grande flexibilité. De même, certains de nos clients souhaitent externaliser leurs développements. Nous mettons alors à leur disposition tous les moyens nécessaires pour prendre en charge une partie ou la totalité de leur projet. Nous offrons donc des prestations inédites et adaptées aux besoins des industriels. Nous créons de la valeur directement par les prestations de conseil que nous réalisons ainsi que par la valorisation de nos brevets. Cela nous a permis d’atteindre un chiffre d’affaire de 50k€ sur le premier semestre 2013. Nous créons également de la propriété intellectuelle que nous matérialisons par le dépôt de brevets. Ce sont ces innovations qui, via divers médias, mettent notre société et notre savoir-faire en avant. - 33 -
  33. 33. Comment les réseaux sociaux ont-ils été intégrés à votre stratégie de médiatisation ? Les réseaux sociaux nous permettent de relayer les informations que nous souhaitons diffuser, nos développements, notre actualité et l’évolution de la société. Les réseaux sociaux professionnels sont également une vitrine pour mettre en avant nos profils et nos compétences. Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? D’ici 5 ans je me vois manager d’une équipe de consultants chez Biodesiv, qui sera alors devenue une référence dans sa spécialité. Le Startup-euriat La création peut-être administrativement lourde mais elle est grandement facilitée lorsque nous choisissons les bonnes personnes pour nous accompagner. Il faut surtout avoir le courage de prendre des risques et de sortir des carrières conventionnelles. Quels sont les obstacles à surmonter lorsqu'on se lance? Tout d’abord, la charge de travail est importante et il ne faut pas s’imaginer compter ses heures, seule une bonne organisation permet de mener ses projets à bien. De plus, la vie d’un entrepreneur est faite de hauts et de bas et il ne faut pas se laisser décourager dans les moments de moins bien. Il m’est parfois arrivé de douter de mes capacités à mener ce projet, mais il faut voir le doute comme un moyen de se remettre en question et donc un moyen d’aller de l’avant. Je peux compter sur mes associés pour surmonter ces moments, ils sont d’un grand soutien. Votre famille a-t-elle été un obstacle à la création ? Cela a pris quelques temps pour faire accepter à ma famille que je n’allais pas suivre une carrière classique, mais elle a été un réel atout dans la concrétisation de mon projet de création. Elle m’a tout d’abord soutenu financièrement au démarrage de l’entreprise, et m’a surtout encouragé dans toutes mes initiatives. Pouvez-vous nous raconter une de vos journées types ? Existe-t-il seulement une journée type pour un entrepreneur? Chaque journée peut-être très différente de la précédente. Il faut être multitâche, certes gérer les projets de mes clients, mais également étendre mon portefeuille client et mon réseau, organiser la communication, m’occuper des tâches administratives et ce tout en se tenant informé par de la veille technologique. Quel conseil donneriez-vous aux start-upreneurs de demain ? De s’entourer de personnes de confiance et de bien rester à l’écoute. Biodesiv en chiffres : 3 amis et associés et 3 ans d’existence 1 brevet 400% de croissance entre 2012 et 2013 - 34 -
  34. 34. BONNE GUEULE Nous développons BonneGueule.fr, qui est à la base un blog créé en 2007. Nous sommes aujourd'hui une start-up de 8 personnes, qui exploite ce media sans publicité, affiliation ou articles sponsorisés. À la place, nous écrivons et distribuons nos propres contenus numériques (livres et formations numériques), et un livre papier sort en octobre. Nous créons et distribuons également une ligne de vêtements créée en collaboration avec de jeunes créateurs de mode masculine, et notre ligne en propre sort fin 2013. Qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer ? La sensation de ne pas être à notre place dans le monde des grandes entreprises et des cabinets de conseil : beaucoup de travail non productif, une structure très (trop) pyramidale, une rémunération déconnectée de l'investissement personnel ou du désir de bien faire les choses. C'est venu petit à petit, on est passé du hobby à la PME sans vraiment s'en rendre compte. Mais on a toujours voulu voler de nos propres ailes. A quoi doit-on s'attendre lorsque l'on se lance ? Une sensation de déboussolement : à certains moments il y a énormément de tâches à accomplir, et on ne sait pas forcément par lesquelles commencer. Ce ne sont pas des choses compliquées, mais elles représentent bout-à-bout une charge de travail énorme quand on doit tout faire en même temps : déposer des statuts, faire un plan marketing et un plan de trésorerie, répondre aux clients et aux partenaires, recruter, trouver des locaux... tout en prévoyant la suite du business. Votre startup Nous répondons à deux besoins : celui pour l'homme d'apprendre à s'habiller sur la base de conseils efficaces et objectifs. Et celui de s'habiller de manière élégante, dans un bon rapport qualité / prix. Dans les faits, les marques les plus connues sont celles avec les pires rapports qualité/prix : car l'argent dépensé en marketing et en communication n'est pas investi dans le rapport qualité/prix. Inversement, les petites marques vertueuses peinent à grandir par manque de capitaux et parce qu'elles ne souhaitent pas brader leur qualité au profit d'un peu plus de notoriété (ce n'est de toute façon plus dans l'ordre des choses avec la nouvelle génération Y qui commence à beaucoup consommer). Nous rassemblons donc le meilleur des deux mondes, en combinant notoriété (grâce à notre media), et rapport qualité/prix (parce qu'on pousse nos propres produits et qu'on travaille en direct avec des usines, sans autres intermédiaires dans la chaîne de valeur). Quelle est votre stratégie de médiatisation ? Le bouche-à-oreille en proposant les meilleurs contenus du web pour apprendre à s'habiller. Nous faisons aussi des partenariats éditoriaux avec des acteurs classiques comme L'Internaute, L'Etudiant ou Masculin.com. Les réseaux sociaux complètent notre stratégie et permettent de proposer un flux éditorial plus léger, mais ne jouent pas de rôle majeur. - 35 -
  35. 35. Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Nous avons racheté le mois dernier notre concurrent américain KinoWear.com, et nous ambitionnons de répliquer notre business model dans plusieurs langues : français, anglais, arabe, chinois, pour accompagner sur le créneau du conseil et du vêtement de qualité des classes émergentes de plus en plus attentives à ce qu'elles portent et à l'authenticité des conseils et des produits. Le Startup-euriat Si c’était facile, on aurait 65 millions de chefs d'entreprise en France ! Ce qui pèse beaucoup au début, c’est la surcharge de travail, et le fait de tâtonner pour trouver son business model : le passage de la théorie à la pratique en somme ! Pouvez-vous nous raconter une de vos journées types ? Il n'y a pas de journée type, à part que chaque jour on court partout et qu'on regrette de ne pas en avoir fait plus. Où trouvez-vous votre inspiration au quotidien ? Dans ce qui nous entoure dans l'immédiat : nos amis créateurs, l'architecture art déco de la rue Réaumur, en lisant des blogs sur le business ou la mode, auprès de nos amis entrepreneurs dans d'autres domaines qui nous aident beaucoup aussi. Votre plus grande chance ? Mes amis, nos collaborateurs, nos lecteurs, nos partenaires. Surtout quand au bout d'un moment les frontières se mélangent : c'est un grand plaisir de travailler au quotidien avec les gens qu'on aime. Quel conseil donneriez-vous aux start-upreneurs de demain ? Oser le faire, ce n'est pas un chemin facile, mais ce n'est jamais aussi dur qu'on peut le croire. Une fois dans l'eau, on apprend vite à nager, on n’a pas le choix. Pour reprendre ce que m’a écrit un jour une de mes anciennes profs quand je me cherchais professionnellement : « Do what you want, follow your guts, but whatever you do, do it good » : Fais ce que tu veux, suis ton instinct, mais quoi que tu choisisses : fais-le bien. Bonne Gueule en chiffres : 1.200.000 d'utilisateurs annuels (visiteurs uniques). 4.900 livres numériques à 27 € vendus en 2 ans (avec 95% de marge) 0 endettement, 0 investisseur - 36 -

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