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L'environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés (édition 2011)
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L'environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés (édition 2011)

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Ce document comporte une série d'informations régionales sur la biodiversité, les paysages, l'eau, l'air, les sols, le sous-sol, l'énergie, les déchets et les risques sous forme de graphiques, de …

Ce document comporte une série d'informations régionales sur la biodiversité, les paysages, l'eau, l'air, les sols, le sous-sol, l'énergie, les déchets et les risques sous forme de graphiques, de cartes.


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  • 1. Bretagne environnement GROUPEMENT D’INTÉRÊT PUBLICL’ environnement en Bretagne cartes et chiffres cLés édition 2011
  • 2. L’ ENVIRONNEMENT EN BRETAGNE, CARTES ET CHIFFRES CLÉS / ÉDITION 2011
  • 3. PréfaceLe développement des connaissances environ- Fruit d’un travail collaboratif, ce projet a bénéficiénementales est indispensable à la compréhension de la contribution de plus de 50 organismes.des spécificités territoriales et à la prise de décision, Cette quatrième édition apporte une visionqu’elle soit privée ou publique. Transmettre actualisée et transversale sur la majorité des pointscette connaissance de manière synthétique et clés de l’environnement de notre région.homogène pour la partager et faciliter le dialogue Ce document est complémentaire des ouvragesest le but de cet ouvrage réalisé par le GIP Bretagne réalisés par les Départements ou les communesenvironnement à la demande de l’Etat et du conseil qui offriront une lecture plus locale des enjeux,régional de Bretagne. des orientations et des leviers d’action.Cette quatrième édition de « L’environnement En éditant cet ouvrage qui sera régulièrementen Bretagne, cartes et chiffres clés » rassemble actualisé sur www.bretagne-environnement.org,en 180 pages, une série d’informations régionales l’Etat et le conseil régional de Bretagne, entendentsur la biodiversité, les paysages, l’eau, l’air, les sols, affirmer l’attention qu’ils portent au respectle sous-sol, l’énergie, les déchets et les risques, du principe d’accès pour tous aux donnéessous forme de photographie ou d’évolution selon environnementales afin d’en faire un sujet partagé.la disponibilité des données. Ces connaissancesportent sur l’état de l’environnement, les pressions En vous en souhaitant bonne et fructueuse lecture,exercées sur les écosystèmes et les réponsesqui peuvent être mises en œuvre.Des indicateurs sont souvent utilisés afin desimplifier la compréhension de phénomènes Jean-Yves Le Drian Michel Cadotparfois complexes et de faciliter la communication. Président Préfet de la région Bretagne du Conseil régional Préfet de l’Ille-et-Vilaine de Bretagne
  • 4. Guide de lectureCette quatrième édition de « L’environnement en mentaire et organisationnel de la gestion des données Les nombreux sigles, acronymes, unités ou abrévia-Bretagne, cartes et chiffres clés » propose des syn- afin d’aider le lecteur à comprendre l’origine des tions sont détaillés à la page « Abréviations et sigles ».thèses sur les principales problématiques environne- démarches d’acquisition des données présentées.mentales concernant la Bretagne. Dans la majorité des L’état de l’environnement, les pressions liées auxcas, les données portent sur les années 2009 et 2010. activités humaines et les réponses en terme d’actionsLe secteur géographique couvert est la Bretagne publiques sont abordés dans chaque chapitre.administrative, associée dans la mesure du possible Toutes les sources utilisées sont mentionnées dans leaux données départementales ou nationales. bloc « Sources » de chaque page. Les collaborateurs etLe lecteur découvrira successivement des éléments de les organismes producteurs des données sont récapi-cadrage, présentant le territoire régional du point de tulés en fin de document dans la partie “ Rédacteurs etvue physique, démographique et économique, puis collaborateurs”. L’approche synthétique des contenusune série de chapitres exposant les différentes facettes s’articule avec les quelque 250 sources documentairesdu contexte environnemental régional. Ces chapitres mentionnées dans le bloc « En savoir plus » de chaquecommencent par une description du contexte régle- page pour approfondir ses connaissances.Document téléchargeable - Plus de données sur le webCes 180 pages d’informations sont téléchargeables intitulées « Atlas » et « Données » vous permet- GIP Bretagne environnementsur Internet, mises à jour et enrichies à l’adresse tent (en mars 2011) de consulter plus de 300 lots 6-A rue du Bignonwww.bretagne-environnement.org. Bien qu’une de cartes et 300 lots de données concernant l’envi- Bâtiment Csomme de connaissances comportant plus de 90 ronnement de la Bretagne. 35000 Rennescartes, 500 chiffres clés est proposée, ce document Tél. : 02 99 35 45 80 N’hésitez pas à nous faire part de vos remarquesn’a pas l’ambition d’être exhaustif. Le lecteur est Fax : 02 99 41 73 54 qui viendront enrichir les éditions ultérieures.donc invité à consulter le site web précité pour Courriel : contact@bretagne-environnement.orgélargir sa recherche d’informations. Ce site proposeentre autre de nombreuses séries de données nonsélectionnées pour cette édition. Deux rubriques
  • 5. Sommaireterritoires et activités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .6développement durable et environnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28patrimoine naturel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36mer et littoral . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .52paysages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66sols . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .74sous-sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96air et climat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114énergie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128déchets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .144risques et santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 156unités et abréviations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .166quelques incontournables pour en savoir plus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169rédacteurs et collaborateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 174le GIP Bretagne environnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 176
  • 6. Territoires et activités Territoires et activités • L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 6 Territoires et activités À l’extrémité ouest de l’Europe continentale, entre les 47è et 49è degrés de latitude nord, la Bretagne forme une péninsule de plus de 270 km de long séparant la Manche et l’océan Atlantique. D’une surface de 27 200 km2, elle est entourée de plus de 2 730 km de linéaire côtier. L’ensemble de la région est sous l’influence d’un climat océanique tempéré, même le Centre-Bretagne pourtant situé à 60 km des côtes. Au niveau démographique, la Bretagne se caractérise par un peuplement continu et étalé dans l’espace. Les grands centres urbains et le littoral représentent une force d’attractivité importante. La concentration © philippe Devanne - Fotolia.com des habitants, mais aussi de la richesse économique, Baie de Quiberon s’y fait au détriment des zones rurales. Les grands axes de transports déterminent aussi l’aménagement Quelques chiffres à retenir du territoire et peuvent favoriser le dynamisme ◗ 53 % du territoire breton est occupé par les sols cultivés démographique et économique des villes relais situées sur ces axes. Globalement, la Bretagne ◗ plus de 30 % d’augmentation des surfaces artificialisées présente un solde migratoire positif et des projections entre 1992 et 2009 démographiques importantes d’ici 20 à 30 ans. ◗ plus de 20 000 nouveaux habitants par an attendus Le profil d’activité économique de la région provient en Bretagne d’ici à 2040 en partie d’un héritage fait d’agriculture, de pêche ◗ 61 % des actifs bretons habitent dans une commune différente et de toute l’activité de transformation associée. de celle de leur lieu de travail Ce sont des activités motrices pour l’industrie régionale, avec, dans une moindre mesure, les secteurs ◗ près de 34 000 établissements industriels en Bretagne de la construction (aéronautique, automobile, navale) ◗ 23,1 % du linéaire côtier breton est en cours d’érosion et du tourisme. Par contre, le secteur économique régional de loin le plus important est le tertiaire qui ◗ 30 000 km de cours d’eau s’écoulent au sein de 560 bassins représente aujourd’hui plus des deux tiers des emplois versants proposés. ◗ 1,5 millions de lits touristiques en Bretagne dont 73 % en résidence secondaire
  • 7. Territoires et activitésTerritoires et activités • Géographie physique L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 7Relief et bathymétrie Relief et bathymétrieC’est à Roc’h Trédudon dans le Finistère quese trouve le point culminant de la Bretagne :387 m. L’ouest de la région conserve des reliefsmarqués, reliquats d’anciennes chaînes de mon- MANCHE Îletagnes aujourd’hui aplanies (voir page 8). Alors dOuessantqu’à l’est, les reliefs ne dépassent pas 150 mhormis quelques buttes isolées comme en forêt 387 rée Arde Paimpont. s d M ont Les 339Ce contraste a un impact important sur le réseau MER 330 DIROISE 304 Landeshydrographique (voir page 13) et sur les paysages Ménez du Méné No ires(voir page 68). À l’ouest, les rivières incisent pro- -Hom gnes Montafondément les reliefs dans des paysages bocagers Île de Sein 258et de plateaux avant de rejoindre rapidement la Forêt demer. À l’est au contraire, les rivières s’étirent lon- Paimpontguement dans des plaines vallonnées au bocageplus ou moins déstructuré.La Bretagne est bordée par l’océan Atlantiqueau sud et par la Manche au nord, la délimitationse situant en mer d’Iroise à la pointe de Corsen.90 % des eaux territoriales (12 milles nautiquesde la côte) ne dépassent pas 100 m de profon-deur. La zone plus profonde se situe au large de lapointe Finistère, entre Ouessant et Sein (- 200 m OCÉAN 0 10 20 30 40 50dans la fosse d’Ouessant). La zone littorale, entre ATLANTIQUE Kilomètresl’estran et 50 m de profondeur, représente lamoitié des eaux territoriales et se caractérise par Altitude : Profondeur :le chapelet des îles bretonnes (voir page 65) : c’est 400 m 0 à 10 m En savoir plusune zone de forte influence à l’interface entre la 350 m 10 à 20 m www.geobretagne.frterre et la mer. 200 m 20 à 30 m www.ifremer.fr/sextant 100 m 30 à 50 m www.ifremer.fr/drogm/cartographie 10 m 50 à 100 m Estran 100 à 200 m Sources > à 200 m 2005 : United States geological survey 2008 : Ifremer ; Shom Fonds de carte : © IGN BD Carthage® 2007, © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 8. Territoires et activités Territoires et activités • Géographie physique L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 8 Géologie bretonne et son histoire faille vases, limons - Holocène argiles, sables, graviers, galets - Pléistocène moy. sup. Quaternaire Formations géologiques argiles, cailloutis, sables - Pliocène - Pléistocène inf. sables, calcaires, faluns - Miocène L’histoire géologique de la Cénozoïque argiles, marnes, calcaires - Oligocène Bretagne est enregistrée dans sables, cailloutis, argiles - Paléocène, Eocène et Pliocène sa carte géologique, véritable magmatique, sédimentaire patchwork de roches qui, grès, conglomérats, charbons, tuffites - Stéphanien une fois décodé, permet de leucogranites peralumineux - Viséen sup. - Namurien wackes, schistes, grès, charbons -Viséen sup. - Namurien remonter le temps. Cisaillement schistes, grès, wackes, calcaires - Tournaisien - Viséen inf. nord-armoricain monzogranites, granodiorites - Dévonien moy. - sup. Paléozoïque La chaîne cadomienne schistes, ampélites, calcaires, grès - Dévonien moy. - sup. (640 à 540 millions d’années schistes, grès, quartzites, calcaires - Dévonien inf. basaltes, spilites, dolérites - Siluro-dévonien inf. - Ma) et la chaîne hercy- schistes, grès, quartzites, phtanites - Ordo-siluro-dévorien inf. nienne (450 à 300 Ma) se Cisaillement schistes, ampélites, quartzites, grès - Silurien nord- sont érigées au nord, puis armoricain grès, quartzites, schistes, calcaires - Ordovicien sup. métadiorites, métagabbros, amphibolites - Ordovicien sup. - Silurien au sud du cisaillement Nord quartzites, grès, schistes - Ordovicien Armoricain. La première, monzogranites, métagranites - Ordovicien inf. à moy. née de la rencontre d’un grès, conglomérats, arkoses - Cambro-ordovicien orthogneiss granitiques - Cambro-ordovicien inf. - moy. Néo-protérozoïque arc continental volcanique paragneiss, amphibolites, leptynites, orthogneiss - et d’un océan, offrait des 0 10 20 30 40 50 Cambro-ordovicien sommets à plus de 6 000 m magmatique, métamorphique, sédimentaire Kilomètres monzogranites, granidiorites - Briovérien sup. et des altiplanos depuis le monzogranites, granidiorites - Briovérien sup. Finistère jusqu’à la Normandie. Son équivalent actuel Après ces bouleversements géologiques, le bâti armo- micaschistes, paragneiss, amphibolites - Briovérien - Cambrien schistes, grès, wackes - Briovérien sup. serait la cordillère andine. La seconde s’apparente à ricain a été fracturé (lors de l’ouverture de l’océan wackes, schistes, grès, arkoses - Briovérien sup. - Cambrien la chaîne himalayenne actuelle. Car comme elle, elle Atlantique), altéré (sous des climats plus chauds et wackes, schistes, grès, arkoses - Briovérien sup. - Cambrien contient la trace de la disparition d’un ancien océan, humides) et s’est érodé. Aujourd’hui, les reliefs armo- ultrabasites, péridotites, serpentinites tonalites, diorites, gabbros - Briovérien inf. au niveau de l’île de Groix (mondialement connue par ricains se sont assouplis en une pénéplaine. paragneiss, leptynites, amphibolites - Briovérien inf. les géologues). Les principaux épisodes de l’histoire géologique bretonne En savoir plus -542 Millions d’années -251 millions d’années -65 millions d’années www.bretagne-environnement.org/Sous-sol/ PROTEROZOÏQUE ÈRE PRIMAIRE = PALÉOZOÏQUE ÈRE SECONDAIRE = MÉSOZOÏQUE ÉRE TERTIAIRE = CÉNOZOÏQUE Le-contexte-breton/L-histoire-geologique Cambrien Ordovicien Silurien Dévonien Carbonifère Permien Trias Jurassique Crétacé Paléogène Néogène www.bretagne-environnement.org/ Patrimoine-naturel/Le-patrimoine-geologique Sources 2010 : Géosciences Rennes ; BRGM Invasion Formation Érosion du Invasion Formation Érosion du Ouverture Formation Extrait de la carte géologique au millionième de la France marine et de la chaîne relief cadomien marine et de la chaîne relief hercynien de l’océan du trait de côte © BRGM sédimentation cadomienne sédimentation hercynienne Atlantique actuel Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 9. Territoires et activitésTerritoires et activités • Géographie physique L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 9L’hydrodynamisme en BretagneEn Bretagne, les courants marins sont essentiel- Vitesse moyenne des courants barotropeslement dus à la marée. Cette dernière est semi-diurne ; elle compte 2 pleines mers et 2 bassesmers par jour. Le marnage (différence de hauteurentre haute et basse mers) est de l’ordre de 3 mau sud. Au nord, il augmente d’ouest en est, etdépasse 8,50 m en baie du Mont-Saint-Michel(14 m en vives eaux).Les vitesses moyennes des courants de maréesont différentes entre les côtes nord et sud. Lesvaleurs moyennes ne dépassent généralement pas40 cm/s au sud, alors qu’elles peuvent atteindre80 cm/s à 1,30 m/s (2,5 nœuds) au nord. Deuxsecteurs autour d’Ouessant et de Bréhat concen-trent les plus fortes vitesses. L’intensité de cescourants a un impact sur la température de lamer en surface comme en profondeur, la salinité,la répartition des matières en suspension, lesconcentrations en chlorophylle, etc.Le système Previmer fait des prévisions à courtterme de l’environnement côtier sur les trois En m/sfaçades métropolitaines Manche, Atlantique et Modèle PREVIMER à 300 m avec sorties toutes les 15 minutes Modèle PREVIMER à 3 km avec sorties horairesMéditerranée. Il donne notamment accès surInternet aux informations concernant les courantset les niveaux de la mer. Son objectif principal est,à l’horizon 2013 et dans le même esprit que les En savoir plusprévisions météorologiques, de fournir en routine www.previmer.orgdes prévisions côtières sur l’environnement marin www.shom.frà des échelles spatiales allant de la façade à la www.ifremer.frbaie, avec une capacité de zooms locaux. www.meteofrance.com www.bretagne-environnement.org/Mer-et-littoral/ Le-contexte-breton/Maree-courants-et-houle © Laëtitia Beauverger Sources Vagues en Bretagne 2010 : Ifremer
  • 10. Territoires et activités Territoires et activités • Géographie physique L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 10 Les fonds marins Les types de fonds marins Le Massif armoricain se prolonge sous la mer. Les paysages sous-marins alternent fonds rocheux et sédiments plus ou moins fins. Des travaux menés dans les années 1980 par le BRGM et l’Ifremer ont montré que ces fonds sont une fine mosaïque de matériaux très différents mais pour l’essentiel des sédiments. Cette mosaïque explique d’ailleurs en partie la grande biodiversité des fonds marins. Une biodiversité remarquable mais mal connue (voir page 47). Sédiments Superficie (km²) Pourcentage Roches 3 407,3 16,3 % Il faut savoir que la majorité des animaux et Cailloutis 5 442,2 26,1 % végétaux côtiers vit dans les 50 premiers mètres Graviers 2 523,0 12,1 % de profondeur, où la lumière solaire pénètre Sables 7 030,0 33,8 % Vases 2 407,3 11,5 % facilement. Depuis 2003 en Bretagne, le réseau Non renseigné 46,0 0,2 % benthique (Rebent) est chargé d’étudier les (Calculs effectués sur la surface des eaux territoriales bretonnes) organismes liés aux fonds marins (algues, plantes aquatiques, vers, mollusques, crustacés, poissons, Données au 1/500 000ème etc.). Le Rebent suit plus particulièrement les issues de : bancs de maërl, les fucales de la zone de balan- - Vaslet D., Larsonneur C., Auffret J.-P., 1979, cement des marées, les laminaires, la crépidule et Carte des sédiments superficiels les herbiers de zostères, ainsi que la biodiversité Limite des eaux territoriales de la Manche, BRGM/CNEXO, d’un ensemble de stations sur le littoral breton. bretonnes - Lesueur P., Klingebiel A., 1986, Types de sédiments : Carte des sédiments superficiels du plateau continental du Golfe Roches de Gascogne, partie Cailloutis Donné septentrionale, BRGM/Ifremer. issues Graviers à cailloutis - Vasle Graviers Auff Sables moyens et grossiers Carte Sables fins de la - Lesue Sables fins envasés Vases Carte du p En savoir plus Non renseigné de G www.rebent.org septe www.shom.fr 0 10 20 30 40 50 Kilomètres Sources © Sandra Sohier 2010 : Ifremer (2005 pour la carte) Pelvéties soumises à la marée
  • 11. Territoires et activitésTerritoires et activités • Géographie physique L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 11La physionomie Les types de côtesdes côtes en Bretagne e Granit Rose Ile de Bréhat Côte dLa Bretagne possède environ 2 730 km de côtes Ile de Batz Cô Baie de Baie de teen contact avec la Manche au nord et l’océan gend es Morlaix Lannion d é uG es L te d LANNION re Côte d’Émeraude oëlAtlantique au sud. L’alternance de roches dures Cô thièv Pointe du Pen Cap Fréhel o Grouin te deet tendres sur le littoral favorise la diversité des Ile dOuessant Cô SAINT-MALO Baie du Baie de MORLAIX GUINGAMP Mont St Michel Le St Brieuc Lpaysages (voir page 68). Les falaises sont basses ég n L Élor La ue Sél Le T r uneau sud (en moyenne 20 m) et plus hautes au nord BREST ri Ile de eux Molène SAINT-BRIEUC(maximum de 100 m à Plouha). Elles alternent Pointe de St Mathieu Rade de Brest on DINANavec des accumulations de sédiments plus ou Pointe de L A r gu en Pen-Hir FOUGÈRESmoins grossiers : marais littoraux (baie du Mont- e Le C uln o ues non L A Cap de la Chèvre Baie de La Ra CHÂTEAULIN nc eSaint-Michel, golfe du Morbihan), dunes (baie Douarnenez Ile de Sein td’Audierne, grand site dunaire Gâvres-Quiberon), Pointe L O de PONTIVY du Raz QUIMPER RENNES La Vilaflèches ainsi que cordons de sable et de galets rff ine Sco t ve Baie Le B la(sillon de Talbert). Enfin, autre trait caractéristique dAudierne Le L O ustde la Bretagne : les rias ou abers, ces vallées La S eich e Pointe de Baie deencaissées et boisées qui entaillent le littoral en Penmarch Concarneau La C laie LORIENT24 points. Iles de GlénanD’après le projet Eurosion, 52,6 % du linéaire côtier VANNES Ile de Groix REDON Golfebreton est stable, 23,1 % est en cours d’érosion et PresquIle de du Morbihan La V i l a i n e Quiberon Côte dseulement 3,3 % en cours d’accrétion. L’érosion es M é Baie de gali tcôtière est liée à des facteurs naturels (l’action Quiberon he sdes vagues, de la houle, des courants côtiers, du Ile dHouat Pointe du 0 10 20 30 40 50 Castellivent, et surtout des tempêtes), mais aussi aux Belle-Ile Ile dHoëdic Pointe Kilomètres du Croisicinterventions humaines sur le littoral (artificialisa- Types de côtes :tion des côtes, assèchement des terres, extraction Ria encaisséede granulats, etc.). Les dunes, flèches et cordons Côte basse En savoir plussont les formes littorales les plus sensibles aux Côte rocheuse moyenne à hautedommages causés par l’érosion côtière. www.bretagne-environnement.org/ Falaise Mer-et-littoral/Les-menaces/ L-erosion-du-trait-de-cote Plateau continental : Fond de roche Sources 2010 : IUEM 1999 : Ceresa, extrait de « La Bretagne, des hommes, un territoire » Fonds de carte : © IGN BD Carthage® 2007, © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 12. Territoires et activités Territoires et activités • Géographie physique L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 12 Les zones climatiques Les zones climatiques La Bretagne bénéficie d’un climat océanique tempéré. En examinant de plus près les données LANNION climatiques locales, on peut néanmoins distin- guer six zones à l’échelle infrarégionale. Météo SAINT-MALO MORLAIX GUINGAMP France a utilisé les mesures effectuées sur plu- BREST sieurs dizaines d’années pour établir ce zonage SAINT-BRIEUC climatique. Il a considéré chaque paramètre DINAN (température, durée d’ensoleillement, précipita- FOUGÈRES tions, vent, etc.) et ses variations spatiales selon CHÂTEAULIN la saison. PONTIVY RENNES Le zonage proposé a été établi de manière sub- QUIMPER jective grâce à l’expertise des climatologues de Météo France. Un travail similaire pourrait être réalisé de manière statistique, en utilisant des outils de classification automatique. LORIENT VANNES REDON 0 10 20 30 40 50 Kilomètres Littoral (venté, étés frais mais doux en hiver, pluies moyennes) Littoral doux (venté, étés cléments) Monts dArrée (hivers froids, peu de chaleurs, fortes pluies) En savoir plus Intérieur (climat médian, à dominante plus océanique) « Eole » Météo France (à télécharger sur Intérieur Est (hivers plus frais, étés plus chauds, pluies modérées) www.bretagne-environnement.org) Sud Est (étés relativement chauds et ensoleillés) www.bretagne-environnement.org/Air-et-climat/ Le-climat-breton Sources 2009 : Météo France © Ronan Lucas Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, Flore d’arrière-dune en baie d’Audierne © IGN Geofla® Départements
  • 13. Territoires et activitésTerritoires et activités • Géographie physique L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 13Réseau hydrographique Le réseau hydrographiqueet bassins versantsPeu perméable, le sous-sol breton favorise le LANNION orn MORLAIX LHruissellement de l’eau en surface, créant un Le Jau dy Le G L a Flèc LA be L r t B e A b ert lec uind n oit Wr a he Gu il Le SAINT-MALO D our on Le zé yréseau hydrographique dense (1 km /km 2 ). GUINGAMP Le Le Yar c h Le Pen Le Jar L La ff ég lot r Le mu L A be La BREST ueCelui-ci s’étend sur 30 000 km de cours d’eau rt I Sél Fré Le T r ld n une L Élor Le e Le L Go Le Gu ut ri ue yoult B ie eux e ss a ulnet se découpe en plus de 560 bassins versants z L A nt SAINT-BRIEUC ean J LE t l le ouëdébouchant à la mer. Près de 500 d’entre eux font z Le G DINAN La L e o i sa èr y nce Le Bl a LH on en et r gumoins de 50 km2 et couvrent 10 % du territoire ; L A FOUGÈRES v LO Le L e u ié Le C uln st ola majorité alimente de très petits fleuves côtiers ues non L A La R an CHÂTEAULIN c e LI ll e t Le Squi se jettent directement dans la mer. Cinq L I teir Le N lle t de in i a n L O llé L Aë rgrands bassins dépassent 1 000 km2 et repré- PONTIVY RENNES LE L e Meu L I s o Le Go yen QUIMPER La Vila rff ine le Scosentent à eux seuls près de 55 % du territoire t ve Le Bl a Le L O LAffrégional. Les deux plus grands sont ceux de La ust el LA v v l ve L Y L É La en S eich eVilaine (10 520 km2) et du Blavet (2 060 km2). bs Le om La C C S em erm laie Le non LORIENT Le L LO ui ll ochLa Bretagne est séparée en deux parties très u st Goah g ff LAinégales par une ligne de collines, sorte de VANNES LArz La c h èr e« colonne vertébrale » qui s’étend vers l’est REDON Le Do ndepuis les Monts d’Arrée. Au sud de cette ligne, La V i l a i n e L I s a cles bassins versants sont plutôt de grandes tailles ;Surface des bassins versants de plus de 1 km2débouchant à la mer Surface des bassins Direction générale découlement des cours deau Nombre Surface versants de plus de Cours deau principaux de bassins cumulée 0 10 20 30 40 50 1 km2 débouchant Cours deau secondaires concernés (en km2) Kilomètres à la mer (en km2) Très petits cours deau plus de 1 000 5 16 600 500 à 1 000 5 3 975 ils occupent 60 % de la région (29 700 km2). Leurs cours 200 à 500 10 3 200 d’eau s’écoulent vers le sud et se jettent dans l’Atlantique. En savoir plus 100 à 200 23 1 820 Sur le tiers nord de la Bretagne, les bassins sont plus petits www.observatoire-eau-bretagne.fr 50 à 100 23 1 700 et se jettent dans la Manche. Les 10 % restant de la région sont constitués de bassins versants allant vers l’ouest. Ils se www.agrocampus-ouest.fr 20 à 50 38 1 180 déversent dans la mer d’Iroise, principalement par l’inter- Sources 5 à 20 122 1 170 médiaire de la rade de Brest et, dans une moindre mesure, 2007 : Agrocampus ouest ; Dreal Bretagne 1à5 337 720 par celui de la baie de Douarnenez. Fonds de carte : © IGN BD Carthage® 2007, © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Département
  • 14. Territoires et activités Territoires et activités • Géographie humaine L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 14 L’occupation des sols L’occupation des sols (Corine land cover, 2006) La base de données Corine land cover 2006 fournit un inventaire biophysique de LANNION l’occupation des terres réalisé à partir d’images SAINT-MALO satellitaires. Elle nous apprend que la Bretagne est MORLAIX GUINGAMP un territoire très fragmenté qui mêle étroitement BREST les sols cultivés aux sols naturels et artificialisés. SAINT-BRIEUC Il n’existe d’ailleurs pas de grande zone continue. DINAN FOUGÈRES L’enquête statistique Teruti-Lucas, menée chaque année, est un autre moyen de connaître l’évolu- CHÂTEAULIN tion de l’occupation du sol. En Bretagne, l’orien- QUIMPER PONTIVY RENNES tation agricole est particulièrement prégnante puisque les sols cultivés y sont prépondérants (53 %). Les sols naturels - c’est-à-dire les surfaces boisées, les surfaces agricoles toujours en herbe, les landes, etc. - viennent en deuxième position Zones urbanisées LORIENT (35 %) devant les sols artificialisés (12 %) qui Zones industrielles ou commerciales VANNES comprennent à la fois des sols bâtis et non bâtis Mines, décharges et chantiers REDON (routes, chantiers, carrières, terrains vagues, etc.). Espaces verts artificialisés, non agricoles Terres arables Entre 1992 et 2009, l’utilisation des sols a changé Cultures permanentes en Bretagne. Les sols naturels régressent peu à Prairies peu en raison de l’artificialisation croissante du Zones agricoles hétérogènes territoire. En particulier sur le littoral qui est une Forêts zone étroite ; le réseau urbain y est plus dense Milieux à végétation arbustive et/ou herbacée Espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation et le mitage du territoire encore plus accentué Zones humides intérieures qu’ailleurs dans la région. Zones humides maritimes L’occupation des sols : Eaux continentales 0 10 20 30 40 50 les résultats de l’enquête Teruti-Lucas Eaux maritimes en 2009 (ha) et l’évolution depuis 1992 ( %) Kilomètres En savoir plus « Les tableaux de l’agriculture bretonne 2009 » Sols cultivés 1 443 904 ha (-8 %) Agreste – Draaf Bretagne, 2010 Sols naturels et eaux 54 247 ha (- 11 %) Landes friches 113 169 ha (- 9 %) sd1878-2.sivit.org Surface toujours en herbe 264 249 (- 17 %) Sols boisés 536 854 ha (+ 26 %) Sources Sols batis 65 062 ha (+ 31 %) 2010 : Draaf Bretagne - Agreste - Enquête Teruti 1992 Sols artificialisés non batis 270 477 ha (+ 37 %) et Teruti-Lucas 2009 2006 : Corine Land Cover Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 15. Territoires et activitésTerritoires et activités • Géographie humaine L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 15La population Évolution de la population de 1999 à 2008Au 1er janvier 2008, la Bretagne comptait3 149 701 habitants (3 163 000 en 2009 selon LANNIONles données provisoires). Depuis 1999, la région 19 733 SAINT-MALOa gagné environ 243 000 habitants. 48 211 BREST MORLAIX 142 097 15 574 GUINGAMPLa Bretagne se situe au 7ème rang des régions 7 477 SAINT-BRIEUCmétropolitaines les plus peuplées. Sur la période 45 879 DINAN1999-2008, le taux de croissance annuel moyen CHÂTEAULIN FOUGÈRES 10 953 20 078est de 0,9 %, soit deux fois plus que sur la période 5 2471990-1999. Tandis que la population des villes,centres des pôles urbains, stagne, celle des cou- QUIMPER PONTIVY RENNESronnes péri-urbaines est dynamique. L’espace 63 929 13 693 206 655rural connaît la même croissance démographiqueque celle de la région. LORIENTLa densité moyenne de la Bretagne est de 58 148116 hab/km² (contre 107 en 1999) et reste proche VANNESde celle de la France. REDON Préfecture 52 983 9 555 Sous-préfectureSi les tendances démographiques actuelles se Évolution des régions françaises en % Évolution de la population par commune en pourcentage :maintiennent, la Bretagne comptera en 2040, 0,68 >= à 203 873 000 habitants. Elle gagnera en moyenne 2,54 2,62 De 10 à 20 3,21 6,52 1,5chaque année 2 700 personnes en raison du solde 8,46 -0,39 6,03 de 0 à 10 9,01 3,74 1,72naturel et 17 900 grâce au solde migratoire. La -10 à 0 >= 10 4,18part des 60 ans et plus augmentera de façon -20 à -10 5 -10 6,89 4,11 2,48 8,46 0-5significative et représentera 33 % de la popula- < -20 <0 9,32 11,29 8,45tion en 2040 (au lieu de 23 % en 2007). Données 1999 manquantes sur les communes 0 10 20 30 40 50 12,62 0 200 400 16,46 de Plévenon et St-Symphorien Kilomètres KilomètresÉvolution de la population départementale Population Évolution (en %) En savoir plus Au 1er janvier 2008 1990 1999 2008 1990-1999 1999-2008 « Le bilan démographique 2009 en Bretagne » Insee 2010 Côtes-d’Armor 538 395 542 373 581 570 + 0,1 + 0,8 « Projections démographiques à l’horizon 2040 Finistère 838 687 852 418 890 509 + 0,2 + 0,5 en Bretagne » Insee 2010 Ille-et-Vilaine 798 718 867 533 967 588 + 0,9 + 1,2 « Recensement de la population » Insee 2011 Morbihan 619 838 643 873 710 034 + 0,4 + 1,1 (à télécharger sur www.insee.fr) Bretagne 2 795 638 2 906 197 3 149 701 + 0,4 + 0,9 France 56 615 155 58 518 395 62 134 963 0,4 0,7 Sources 2011 : Insee (Recensement Insee 1999 et 2008) Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 16. Territoires et activités Territoires et activités • Géographie humaine L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 16 Le réseau des transports Infrastructures de transports au 1er Janvier 2009 DD E Îles Britanniques E LÉZARDRIEUX BRÉHAT Îles Anglo-Normandes Le territoire breton est parcouru par un maillage E LANNION D E 8 BATZ ROSCOFF PAIMPOL Îles Britanniques D TRÉGUIER routier dense et un réseau d’infrastructures qui 8 D SAINT-MALO PONTRIEUX rompt son isolement péninsulaire. On y compte PLOUARET E 14 ports et 8 aéroports principaux ainsi que 8E OUESSANT 8 LANDIVISIAU MORLAIX -TRÉGOR 8D 8 DINARD 134 gares « voyageurs ». MOLÈNE E BREST 8D LANDERNEAU GUINGAMP DOL-DE-BRETAGNE E D E LAMBALLE SAINT-BRIEUC DINAN En 2008, les flux de marchandises entrant et LE CONQUET < sortant s’élèvent environ à 170 millions de CAMARET E 8 LANVÉOC POULMIC CARHAIX-PLOUGER DINAN- TRÉLIVAN FOUGÈRES CHÂTEAULIN tonnes (Mt) en Bretagne. Ces marchandises ont été transportées à 93,5 % par la route et à près de 5 % par la mer (les flux internationaux sont E D DOUARNENEZ LOUDÉAC < GUISCRIFF-SCAER 8 QUIMPER SEIN E PONTIVY< D VITRÉ essentiellement maritimes) ; on estimait à environ 1,5 % la part du transport ferroviaire. Le trafic AUDIERNE ROSPORDEN < PLOËRMEL-LOYAT RENNES 8 E E PORT-LA-FORÊT intrarégional concernait surtout les matériaux de E EE BÉNODET E ILE TUDY D FOUESNANT QUIMPERLÉ 8 construction (59,5 Mt), les denrées alimentaires Réseau routier : LOCTUDY CONCARNEAU E 8 COËTQUIDAN D et les fourrages (21,3 Mt) ainsi que les produits Autoroute LORIENT E 8 LES GLÉNAN REDON- agricoles (12,3 Mt). Nationale 2x2 voies E BAIN-SUR-OUST < Les transports ont des impacts locaux et globaux Nationale 1x2 voies Départementale 2x2 voies GROIX ILE AUX MOINES D E VANNES EEILE DARZ DREDON sur l’environnement. Les axes routiers contribuent Départementale 1x2 voies < E QUIBERON par exemple à fragmenter les habitats naturels. Réseau ferroviaire : LGV en projet Réseau aéroportuaire : EHOUAT 0 10 20 30 40 50 Les transports sont de gros consommateurs BELLE-ILE E E Ligne électrifiée Aérodrome < < Kilomètres d’énergie (37 %) (voir page 133) et produisent Autre ligne Aéroport 8 HOËDIC une part importante de gaz à effet de serre Ligne de fret uniquement 8 Aéroport militaire Gare desservie par le TGV (54 %) (voir page 122). Réseau fluvial : Transport maritime : Canal de Nantes à Brest E Gare maritime Canal dIle et Rance En savoir plus Liaison maritime D Voies navigables « Chiffres clés sur les transports en Bretagne 2008 » Port de commerce Voies non naviguables ORTB 2009 Les réseaux de transports routiers et ferrés Nombre de voyageurs par types de transports « Mémento 2008, les transports en Bretagne » en 2009 (millions de voyageurs) ORTB 2009 Linéaire routier (km) Rail Mer Aérien (à télécharger sur www.observatoire- autoroutes 50 Liaisons Liaisons avec Liaisons avec transports-bretagne.fr) avec les îles les Iles anglo- les Iles du 2x2 voies 893 britanniques normandes Ponant Sources routes départementales 16 978 17,3 1 0,48 2,3 1,9 2009 : ORTB ; Dreal Bretagne chemin de fer 1 143 (+ 9,4 %) (- 1,3 %) (- 3,7 %) (- 5,8 %) (- 1 %) 2008 : RFF Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 17. Territoires et activitésTerritoires et activités • Géographie humaine L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 17Les déplacements Le trafic moyen journalier en 2009 et son évolution sur les cinq dernières annéesPrès de 80 % des actifs en Bretagne ayant unemploi utilisent la voiture pour se rendre à leur 28 900 LANNION 10,7 % 16 571travail. Sur les cinq dernières années, le trafic MORLAIX 21 400 12,7 % 14 200 27 783 SAINT-MALO 33 777 22 720 15,3 % 12,0 % 30 470 38 954 65 309 8,9 % 9,96 %moyen routier journalier s’est intensifié autour 19 296 8,5 % 7,1 % 27 700 11,2 % 7,6 % 65 073 DINARD 18 352 BREST 26 700 GUIPAVAS LANDERNEAU 22 840 GUINGAMP PLÉRIN 8,1 % 17 680 12,4 % 11,4 % 15 800de la plupart des agglomérations de la région. 8,5 % LE RELECQ -KERHUON 10,1 % SAINT-BRIEUC 41 998 37 253 12,6 % 18 700 13 109 PLOUZANE 31 600 PLOUFRAGAN 17 687 13,2 % 13 406En 2007, 61 % des actifs bretons habitaient dans 45 749 5,5 % PLOUGASTEL- 26 761 7,7 % 52 322 11,4 % 12 268 LAMBALLE 12,7 % 13,2 % 13,1 % 18 191une commune différente de celle de leur lieu de DAOULAS 4 500 8 300 11,7 % 22 085 DINAN 17,0 % 9 624 6 113 12,9 % 14,3 % 18 484 FOUGÈRES 10 200 10,3 % 6 604 4 300travail au lieu de 48 % en 1990. Les distances 23 082 7,5 % 12,5 % 5 400 7 600 3 242 29 300 16,5 % 6 166 17,0 % 5 465 22,5 % 28 701 26 015 34 675parcourues entre domicile et lieu de travail se sont CHÂTEAULIN 24 270 14,0 % 4 700 9 600 6 044 7 000 9 500 34 226 13,4 % 11,2 % 12,7 % 15,4 % 13 265 22,3 % 40 600 8,7 % 10,3 % 55 769allongées : 20 % des actifs (au lieu de 13 % en DOUARNENEZ 28 916 6,6 % 10 200 10,0 % 32 551 12,9 % 59 035 12,5 % PONTIVY CESSON-1990) parcouraient plus de 20 km en 2007. Ce QUIMPER 24 762 10,0 % 26 383 30 031 8,9 % SEVIGNE VITRÉ 9,8 % RENNES 32 100 28 421sont les déplacements compris entre 20 et 99 km 27 600 25 381 11,1 % 35 477 14 714 18 402 29 200 34 133 BRUZ 18,4 % 24 600 16 600 13,0 % 10,1 % 45 800 28 100 27 465 7,6 % 22 307 48 938qui ont le plus augmenté pour atteindre 18 % CONCARNEAU 11,8 % 64 094 22 609 12,3 % 13 900 15,0 % 10,5 % 20 700 10,5 % 13,4 % 45 104 13,9 % QUIMPERLÉ 9,0 % 48 641en 2007. 41 223 8,9 % 17 600 19 800 31 400 8,6 % HENNEBONT LANESTER 31 664 16 961 8. 3 % 25 927Le trafic TER augmente d’année en année. En 2008, LORIENT PLOEMEUR 9,1 % 53 849 62 376 6,9 % 7,5 % 29 088 7,7 % 14,5 % 50 740il a progressé de 15,1 % pour atteindre près de RENNES (N 136) 8,7 % 78 259 7,9 % 34 300 8,9 % AURAY VANNES REDON 63 125 24 0904 millions de voyageurs. La liaison la plus fréquen- 8,9 % 50 417 9,0 % 44 900 48 500 53 170 26 534 22 856 14.4 % 25 000 11,0 % 12.8 %tée reste Brest-Landerneau (418 200 voyages), 56 905 8,8 % 41 100 11,1 % 8,5 % 39 400 23 900 24 341 6 000 32 776 72 927 13,6 % 11 900 27 920 13,5 %loin devant Rennes-Vitré (307 400 voyages) et 42 880 10,0 % 7 665 26 916 13,5 % 10.6 % 27 255 11,1 %Rennes-Saint-Malo (273 900 voyages). 50 456 28 500 11,5 % 6,5 % 67 000 54 825 35 864 53 900 36 089 99 535 7.1 % 10,1 % 11,5 % 46 100En 10 ans, l’activité des 13 réseaux urbains de 7,9 % 4,7 % 49 064 33 858 37 278 14,0 % 49 402transports en commun a augmenté de 41 % ; 48 315 6.5 % 9,7 % 63 600 10,8 % 42 400 13,4 % 10,4 % 100 738elle a atteint en 2007 121,6 millions de passagers 8,2 % 61 139 57 097 60 800 7,1 % 60 519 32 300 19 100 11,1 % 12,3 % 88 700 10,6 % 26 600(dont 52 % rien que pour le réseau rennais). Les 84 191 80 924 68 725 6.6 % 34 600 13,6 % 8,8 % 11,4 %trafics de passagers ont augmenté de 87 % à 10,5 %Rennes, 82 % à Vannes et 38 % à Saint-Malo. 89 531 8,6 % En savoir plus « Schéma régional multimodal des déplacementsUne étude datant de 2005 a montré que Évolution du trafic comparé à la moyenne des 5 années précédentes : et des transports » CRB 201053,8 millions de voyageurs utilisaient le car pour (à télécharger sur www.bretagne.fr) Plus de 15 % 26 534 Trafic en 2009se déplacer. Il s’agissait pour 45 % de scolaires, « Mémento les transports en Bretagne 2008 » ORTB 2010 De 10 à 15 % 11 % Part du trafic Poids Lourds30 % d’usagers de lignes régulières interurbaines, De 5 à 10 % « Déplacements domicile-travail en Bretagne :23 % d’utilisateurs occasionnels et 2 % de per- plus nombreux, plus longs et souvent en voiture » De 0 à 5 %sonnel utilisant des autocars affrétés par leur De -5 à 0 % Insee 2011 ( à télécharger sur www.insee.fr) 0 10 20 30 40 50entreprise. Inf. à -5 % Kilomètres Sources 2010 : Dreal Bretagne ; CRB ; DIR Ouest, Dreal Bretagne/ IST Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Département
  • 18. Territoires et activités Territoires et activités • Les activités économiques L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 18 L’économie et l’emploi En 2008, la valeur ajoutée de la Bretagne (c’est-à- Valeur ajoutée brute par branche d’activité (en %) pour 2008* dire la valeur de la production diminuée de celle Bretagne France métropolitaine des biens et des services consommés pour cette production) a augmenté de 3,8 % par rapport à Éducation, santé, action sociale et administration 24,8 21,2 2007. Elle est créée pour l’essentiel par le secteur Activités financières, activités immobilières 16,8 19,1 tertiaire et, dans une moindre mesure par l’indus- Services aux entreprises 14,1 17,3 trie, la construction puis l’agriculture. Le produit Commerce 10,5 9,9 intérieur brut (PIB) a atteint 83,6 milliards d’euros, Construction 8,9 6,7 soit 26 530 euros par habitant, et 4,4 % du PIB Services aux particuliers 4,8 5,5 de la France métropolitaine (7ème place). Industries agricoles et alimentaires 4,4 1,9 Au 31 décembre 2008, la Bretagne comptait Transports 3,4 4,4 4,8 % des emplois français ; 89 % d’entre eux Agriculture, sylviculture, pêche 3,3 2,0 étaient salariés. Selon les estimations de l’Insee, Industries des biens intermédiaires 2,9 4,5 le tertiaire (commerce et services) était de loin le Industries des biens déquipement 2,8 2,8 secteur le plus important (72 %), suivi de l’indus- Industries des biens de consommation 1,5 2,0 trie (15 %) et de la construction (8 %) et de l’agri- Énergie 1,2 2,1 culture (5 %). Dans ce dernier domaine, depuis Industrie automobile 0,6 0,6 1989, le nombre d’emploi n’a cessé de diminuer Total (en millions d’Euros) 75 104 1 719 718 pour atteindre fin 2007 5,6 % des emplois régio- *Données semi-définitives naux. Au 4ème trimestre 2008, le taux de chômage se situait à 6,6 % de la population active contre L’emploi par secteur d’activité au 31 décembre 2008 7,8 % en France métropolitaine. Agriculture 61 174 Industrie 190 797 Construction En savoir plus 97 854 www.insee.fr/fr/regions/bretagne Tertiaire Sources 941 253 2010 : Insee Dicktraven – Fotolia.com Criée de Batz
  • 19. Territoires et activitésTerritoires et activités • Les activités économiques L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 19L’industrieL’industrie bretonne équivaut à 4,7 % du total de Nombre d’établissements industriels de la Bretagne au 31 décembre 2007l’industrie métropolitaine. Au 31 décembre 2007, Bretagne Région/France* (%)la Bretagne comptait 33 933 établissements indus-triels dont 61 % dans la construction et 13 % dans Industries agroalimentaires 4 548 6,1l’agroalimentaire. Ce secteur, qui a connu un essor Industrie des biens de consommation 2 998 3,5considérable depuis vingt-huit ans, est spécialisé dans Habillement, cuir 335 2,2la transformation des protéines animales (viandes, Edition, imprimerie, reproduction 1 138 3,1poissons, lait), la production légumière et l’alimen- Pharmacie, parfumerie et entretien 100 4tation animale. La construction navale, aéronautique Industrie des équipements du foyer 1 425 4,5et ferroviaire se démarque en Bretagne avec près de Industrie automobile 118 4,3512 établissements, soit 13,4 % du total national. Industries des biens déquipement 2 562 5,1 Construction navale, aéronautique et ferroviaire 512 13,4Contrairement à d’autres régions, en Bretagne,l’industrie s’est développée sans interruption entre Industrie des équipements mécaniques 1 358 4,41993 et 2001 (+ 12 % en emplois salariés), tout en Industrie des équipements électriques et électroniques 692 4,4réalisant des restructurations importantes. Depuis Industries des biens intermédiaires 2 901 3,82001, la tendance s’est inversée : l’emploi salarié a Industrie des produits minéraux 882 5,2reculé de - 0,3 % en 2007 (contre - 1,2 % en 2006). Industrie textile 199 3,6 Industrie du bois et du papier 496 3,7 Chimie, caoutchouc, plastiques 361 4 Métallurgie et transformation des métaux 789 2,9 Industries des composants électriques et électroniques 174 3,7 Total industrie (hors énergie) 13 127 4,5 Construction 20 806 4,8 Total industrie et construction 33 933 4,7 *France = France métropolitaine et départements d’outre-mer En savoir plus www.insee.fr/fr/regions/bretagne/ « La Bretagne en chiffres » Insee 2010 (à télécharger sur www.insee.fr) Sources © Patryssia - Fotolia.com 2010 : InseeRade de Brest
  • 20. Territoires et activités Territoires et activités • Les activités économiques L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 20 La construction durable La Cellule économique de Bretagne a évalué à Les marchés de la construction durable en 2009 Évolution du chiffre d’affaires du bâtiment à 1,4 milliard d’euros en 2009 le chiffre d’affaires (en millions d’euros) l’horizon 2013 (en millions d’euros courants) des entreprises du secteur du bâtiment lié à la construction durable en Bretagne. Elle regroupe les travaux relatifs à la performance énergétique et à la qualité environnementale du bâti. Logements En 2009, la construction durable représente 18 % 2 636 M F du chiffre d’affaires total du secteur du bâtiment. 1 383 M€ 1 756 M€ 2 608 M€ Les deux tiers de ce chiffre d’affaires proviennent CONSTRUCTION 576 MF 3 590 M€ de la construction neuve, et principalement de la NEUVE 4 662 M€ 4 175 M F construction de logements ; le reste est lié aux travaux d’amélioration du bâti existant. 921 MF Bâtiments non résidentiels Au regard des objectifs à atteindre et des échéan- 1 539 M F ciers réglementaires prévus (pour appliquer 6 150 M€ 345 MF 5 598 M€ notamment la nouvelle réglementation ther- Bâtiment 5 104 M€ mique), le chiffre d’affaires lié à la construction 7 533 MF 4 368 M€ 3 435 M€ durable devrait augmenter. Il pourrait atteindre 4,7 milliards d’euros à l’horizon 2013, soit 58 % 1 383 MF Logements du chiffre d’affaires total du bâtiment. 1 968 M F 2009 2010 2011 2012 2013 Cette évolution prévisionnelle des marchés ENTRETIEN devrait se traduire par une augmentation du AMÉLIORATION 295 MF Chiffre daffaires de la construction durable 3 358 M F Chiffre daffaires du bâtiment hors construction durable nombre d’emplois liés à la construction durable. Il est estimé à un peu plus de 14 000 actifs en Bâtiments non Estimation : cellule économique de Bretagne 462 MF résidentiels 2009 (emplois équivalents temps plein), soit 1 390 M F 17 % des actifs du bâtiment en Bretagne, et devrait tripler à l’horizon 2013 pour atteindre 167 MF CA 2009 43 500 actifs, soit 52 % des actifs du bâtiment. dont CA durable En savoir plus Études à télécharger sur www.cellule-eco-bretagne.asso.fr/ModuleBaseDoc/ VisuDocumentaire.asp Sources 2010 : CEB
  • 21. Territoires et activitésTerritoires et activités • Les activités économiques L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 21L’agriculture Évolution du nombre d’exploitations agricoles et de la surface agricole utileLa Bretagne utilise 60 % de son territoire à desfins agricoles (voir page 14). L’élevage est l’ac-tivité prépondérante pour 70 % des exploita-tions. La culture fourragère est par conséquent 250 000 2 500 000 Surface agricole utile (ha)très développée dans la région. On comptait en2009, 340 700 ha de fourrages annuels ainsi que Nombre d’exploitations agricoles478 900 ha de prairies artificielles et temporaires. 200 000 2 000 000La culture maraîchère vient en deuxième position. Nombre dexploitationsChaque année, plus d’un million de tonnes de 150 000 1 500 000 Hectareslégumes (chou-fleur, tomate, artichaut, etc.) sontproduits pour le marché du frais, la transforma-tion et l’exportation. 100 000 1 000 000Entre 1970 et 2007, le nombre d’exploitations estpassé de 150 921 à 37 657. Dans le même temps, 50 000 500 000la surface agricole utile moyenne d’une exploi-tation a augmenté passant de 13 ha en 1970 à44 ha en 2007. Elle reste cependant inférieure à 0 0celle des autres régions françaises (55 ha). 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010Les productions bretonnes requièrent une maind’œuvre importante, et même si le nombre dechefs d’exploitation diminue, les actifs agricolesfamiliaux et salariés représentaient 70 000 per-sonnes en 2007, contribuant à fournir 5,9 % desemplois bretons (la part des emplois agricolesest de 3,5 % en France). L’agriculture génère En savoir plusde nombreux emplois en aval ; on estime à170 000 le nombre d’emplois en Bretagne dans « Les tableaux de l’agriculture bretonne 2009 » Agreste – Draaf Bretagne, 2010l’agriculture et l’agroalimentaire. « Le mémento de la statistique agricole »L’intensification de l’agriculture a permis à la Agreste – Draaf Bretagne, 2010Bretagne d’augmenter sa part dans la production www.agreste.agriculture.gouv.fr/en-region/bretagneagricole nationale. Mais elle s’est aussi accompa-gnée d’impacts sur la qualité de l’eau, la biodi- Sourcesversité, les paysages agraires (voir page 70), etc. 2010 : Draaf Bretagne © Laurent Vincenzotti – Fotolia.com Tracteur au champ
  • 22. Territoires et activités Territoires et activités • Les activités économiques L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 22 La sylviculture Une centaine d’exploitants forestiers travaillent Récolte de bois en 2007 (en m3) en Bretagne et contribuent à approvisionner Côtes-dArmor Finistère Ille-et-Vilaine Morbihan Bretagne France la filière bois de la région (57 entreprises de sciage et 3 000 de deuxième transformation). Bois dœuvre 123 440 80 098 87 560 142 938 434 036 22 741 483 La production de sciage s’élevait à 224 400 m3 en Dont bois certifié 35 666 21 645 26 446 13 117 96 874 10 171 059 2008 dont 59 % de conifères, 34 % de feuillus Total feuillus 24 619 1 842 39 596 8 393 74 450 6 339 879 et 7 % de bois tropicaux. Total conifères 98 821 78 256 47 964 134 545 359 586 16 401 604 Bois dindustrie 24 020 10 613 19 499 55 836 109 968 12 184 472 En 2008, la récolte sylvicole a servi pour 71 % à Dont bois certifié 9 499 1 294 6 270 12 596 29 659 5 512 278 produire du bois d’œuvre (utilisé en construction Total feuillus 3 347 2 912 6 077 3 068 15 404 5 314 558 et ameublement) et pour 17 % à produire du Total conifères 20 673 7 701 13 422 52 768 94 564 6 869 914 bois d’industrie (sciage, palettes, piquets, pâte à Bois énergie papier, etc.). Le bois d’œuvre est le fruit d’une 11 201 28 566 19 202 13 612 72 581 2 521 547 commercialisé sylviculture patiente nécessitant de longs cycles Dont bois certifié 2 155 62 9 096 4 384 15 697 922 747 de production - de 20 ans pour le peuplier à SSP - Enquête annuelle de branche dans les exploitations forestières et les scieries ; Agreste - Draaf Bretagne - TAB 2009 120 - 150 ans pour le chêne. Le bois d’industrie provient de coupes faites pour éclaircir des futaies en croissance ou de coupes à blanc sur des taillis matures. Le bois est également utilisé comme source d’énergie. En 2008, le bois-énergie commercialisé représentait 12 % de la récolte (voir page 135). À cela, il faut ajouter la vente directe du pro- ducteur au particulier, issue en Bretagne, pour moitié de la forêt et pour moitié du bocage. Elle En savoir plus est estimée à environ 2 millions de stères ! Les tableaux de l’agriculture bretonne 2009 En France, la certification de référence pour (résultats 2008) - Agreste - 2010 - Draaf Bretagne la filière forêt-bois est le système (PEFC). www.agreste.agriculture.gouv.fr/en-region/bretagne En Bretagne, à la mi-2010, la surface certifiée www.crpf.fr est de 69 200 hectares soit près de 21 % de la Sources surface boisée régionale (contre 67 000 en 2007). © CRPF Bretagne 2010 : Draaf Bretagne ; CRPF Bretagne Abattage manuel en forêt
  • 23. Territoires et activitésTerritoires et activités • Les activités économiques L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 23Le tourismeLa longueur et la variété du littoral en Bretagne Répartition mensuelle des nuitées touristiquesainsi que son patrimoine naturel sont des atoutsimportants pour la région. Elle leur doit en partied’être en 4 ème position des régions touristiques 35 000 000françaises et en 2ème pour les voyages en bordde mer. 30 000 000En 2009, la fréquentation touristique a atteint 25 000 00097 millions de nuitées (+ 1,2 % par rapport à2008). Avec 1,5 millions de lits touristiques (dont 20 000 000 2007 2008 200973 % en résidence secondaire), la région peut 15 000 000accueillir quasiment l’équivalent de la moitié desa population résidente ! 10 000 000L’origine géographique de la fréquentation 5 000 000touristique française en Bretagne en 2009 estl’Ile-de -France à 28,7 %, le grand ouest à 43,5 % 0 Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre(dont la Bretagne à 17,3 %) et les autres régionsfrançaises à 27,8 %. La même année, les étran-gers provennaient pour 33% de Grande-Bre-tagne, 20,6% des Pays-Bas, 15,6% d’Allemagne,8,9% de Belgique, etc.L’activité touristique a tendance à se concentrersur le littoral à la belle saison : 86 % des nuitéestouristiques sont passées en bord de mer entreavril et septembre. Cette concentration humainea des impacts variés (renforcement de l’urbani-sation côtière et du fractionnement des espacesnaturels, pics de déchets ménagers et d’eauxusées à gérer, dérangement de la faune, piétine- En savoir plusment de la végétation, etc.). « Dossier Flux 2008 » ORTB 2009Parmi les sites naturels les plus fréquentés « Dossier Flux 2009 » ORTB 2010en Bretagne, on peut citer : la pointe du (à télécharger sur observatoire.tourismebretagne.com)Raz (850 000 en 2009), la pointe du Grouin(900 000 en 2008) et le cap Fréhel (environ Sources500 000 en 2008). © Jonathan – Fotolia.com 2010 : ORTB Cap Fréhél (Côtes-d’Armor)
  • 24. Territoires et activités Territoires et activités • Les activités économiques L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 24 Les activités maritimes et côtières Parce qu’elle est une péninsule et qu’elle dispose Les activités maritimes et côtières de plusieurs façades maritimes, la Bretagne Chiffre Part dans occupe naturellement une place importante dans Nombre Nombre Volume Flotte daffaire la production les activités littorales en France. demplois dentreprises (tonnes) (Mn) française ( %) La pêche maritime 1 480 dont 81 % 51 % Elle est très développée en Bretagne qui se situe de bateaux inscrits Pêche (2007) 7 000 marins 137 000 350 des captures en petite pêche ainsi au premier rang des régions françaises dans françaises ou pêche côtière ce secteur économique. En 2007, 80 % de la 26 % flotte nationale était bretonne. Elle fournissait à Transformation du nombre 4 119 emplois 59 974 elle seule 44 % des captures nationales de pêche (2007) dentreprises françaises et 90 % de la production française d’algues (voir Environ 1/3 de page 54). Il s’agit pour l’essentiel d’embarcations Mareyage (2009) 1 900 emplois 130 190 lactivité dédiées à la « petite pêche ». D’ailleurs, près française des trois-quarts des bateaux ne dépassent pas 40 % de la Conchyliculture 12 mètres. 2 500 emplois 852 68 000 120 production (2008) nationale La pêche maritime pèse près de 350 millions 90 % de la 40 goémoniers + d’euros pour une vente de produits proche de 40 à production Algues (2008) 300 ramasseurs 0,6 137 000 tonnes en 2007. 26 % des entreprises 60 000 nationale occasionnels dalgues de transformation des produits de la mer sont en Bretagne. Elles ont dégagé une valeur ajoutée de Sources : Agreste - Draaf Bretagne - TAB 2009 ; CRB "Réforme de la PCP - propositions de la région Bretagne", CRC sud et nord près de 190 millions d’euros. Répartition des navires de pêche par catégorie de longueur et par rayon d’action en 2008 40 mètres et plus De 24 à 40 mètres En savoir plus De 20 à 24 mètres Côtier « Les tableaux de l’agriculture bretonne 2009 » De 16 à 20 mètres Mixte Agreste – Draaf Bretagne, 2010 Large « Réforme de la politique commune de la pêche - De 12 à 16 mètres Propositions de la Bretagne » CRB, 2010 De 9 à 12 mètres « Les filières pêche et aquaculture en France » De 7 à 9 mètres FranceAgriMer, 2010 (à télécharger sur www.franceagrimer.fr) Moins de 7 mètres Sources Nombre de navires 0 100 200 300 400 500 2010 : Draaf Bretagne ; CRB ; Ifremer
  • 25. Territoires et activitésTerritoires et activités • Les activités économiques L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 25La conchyliculture Production conchylicole (chiffres 2008-2009)C’est l’élevage de coquillages tels que les huîtres En tonnes Huîtres creuses Huîtres plates Moules de bouchot Autres moules Coquescreuses, les huîtres plates, les moules, etc. Il existeen Bretagne 14 secteurs de cultures marines de Bretagne nord 25 000 800 18 000 500 Quelques tonnescoquillages. Il s’agit de la baie du Mont-Saint-Michel, du secteur Arguenon-Fresnaye, de la Bretagne sud 20 000 500 3 000 n.d* 3 000baie de Saint-Brieuc, du secteur de Paimpol, de la *n.d : donnée non disponiblebaie de Morlaix, du pays des Abers, de la rade deBrest, du secteur de l’Aven-Belon, des rias d’Étel Répartition du fret par catégories de produits dans les ports de commerce en 2009et de Pénerf, de la baie de Quiberon et du golfe en tonnesdu Morbihan, de l’estuaire de la Vilaine ainsi que 3 000 000du secteur du Croisic, Pen Bé-Mesquer. En 2008, 2 500 000 Entrées35 % de la production conchylicole française 2 000 000était d’origine bretonne. 852 entreprises (430 en Sorties 1 500 000Bretagne sud et 422 en Bretagne nord) se répar- 1 000 000tissent le long de 492 km de bouchots. 500 000Les ports de commerce et de passagers 0Il existe 13 ports de commerce en Bretagne (voir Produits agricoles et Produits Minerais et déchets, Produitspage 16). En 2009, le trafic de marchandises s’éle- alimentaires énergétiques minéraux et Engrais et chimie manufacturés,vait à 8,3 millions de tonnes (Mt). Les produits matériaux transports, diversagricoles et alimentaires (2,8 Mt) sont les pluséchangés puisqu’ils représentent plus du tiers Les chantiers navalsdes marchandises qui transitent dans les ports. La Bretagne occupe la première place pour les chantiers deAvec 2 Mt, les produits énergétiques correspon- construction et de réparation navale (15,5 % du secteur En savoir plusdent à près du quart de l’ensemble du trafic. Les français et 6 % des emplois bretons). La construction navale « Les ports de commerce en Bretagne en 2009 » ORTBimportations de marchandises sont largement civile et militaire est assurée par plus de 8 000 salariés. 2010 (à télécharger sur www.observatoire-transports-dominantes et s’élèvent à 84,2 % du trafic des Près de 875 entreprises de l’industrie nautique emploient bretagne.fr)ports bretons. Il s’agit à 41 % de produits pétro- environ 5 000 personnes et créent un chiffre d’affaires « Les filières pêche et aquaculture en France » FranceA-liers, d’engrais et de produits chimiques. annuel de près de 500 millions d’euros. griMer, 2010 (à télécharger sur www.franceagrimer.fr)Un peu plus d’un million de passagers ont effectué Tout l’enjeu aujourd’hui de ces différentes activités mari- « La conchyliculture française » CNC, 2009 (à téléchargerdes liaisons maritimes trans-Manche depuis les times, qui coexistent souvent dans ou à proximité des sur www.huitres-de-bretagne.com)ports bretons, 440 000 passagers sur les liaisons 222 ports bretons, est de gérer la zone côtière de façon Sourcesavec les îles anglo-normandes et 2,3 millions ont intégrée en limitant les conflits d’usage et les impacts sur 2010 : ORTBemprunté la desserte des îles en 2008. l’environnement. 2009 : CRC Sud ; CRC Nord 2006 : Insee
  • 26. Territoires et activités Territoires et activités • Les activités économiques L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 26 Les sports nature Partout en France, les sports nature ont connu Licenciés en sports nature en 2009 Lieux de pratique et équipements un essor important depuis quelques années. en sports nature Type de sport Nombre de En 2009, il y avait plus de 200 000 licenciés en % Discipline nature licences Sport Équipement en Bretagne Bretagne, soit environ 20 % de l’ensemble des sportifs licenciés de la région. Mais ils ne sont Équitation* 33 164 Itinéraires pédestres plus de 27 000 km que la partie visible d’une population de prati- Golf 15 614 Itinéraires équestres 2 000 km quants beaucoup plus nombreuse. On estime Randonnée pédestre 13 350 Itinéraires cyclistes environ 4 450 km que 840 000 personnes seraient concernées, Cyclotourisme* 11 813 (vélo et VTT) licenciées ou non, autochtones ou vacancières. Athlétisme* 11 252 Escalade 56 sites (22,8 km) Cyclisme* 9 515 Parcours acrobatiques La Bretagne dispose d’une importante offre Terrestre 54,3 14 sites en hauteur Roller skating 6 263 d’équipements pour les sports nature. Elle est Grimpes darbres 20 sites Tir à larc 3 535 balisée par de nombreux sentiers de randonnées Golf 33 sites Motocyclisme* 3 223 pédestres, équestres et cyclistes ainsi que de Nautisme 753 prestataires nautiques Escalade 2 381 multiples sites dédiés à l’escalade, au golf, aux Aéromodélisme 26 sites Ski 1 433 activités nautiques et aux pratiques aériennes. Course dorientation 265 1 site (école régionale Parachutisme à Vannes-Meucon) Voile 69 705 ULM 44 sites Sports sous-marins 8 439 Vol à voile 2 sites Canoë - kayak 4 167 Aviron 2 461 Vol libre 38 sites Nautique 42,2 Surf 1 009 Vols moteur 15 sites Char à voile 439 Ski nautique 283 Natation (eau libre) 183 Pêche en mer 117 Aéroclubs 1 771 Parachutisme 1 329 En savoir plus Vol libre 1 242 Aérien 2,8 www.randobreizh.org Aéromodélisme 870 ULM. 400 www.equibreizh.com Vol à voile 209 www.voile-bretagne.com Triathlon 1 334 www.sports-nature-bretagne.fr Multisports 0,7 Pentathlon moderne 67 www.bretagne-cyclisme.com TOTAL 205 833 Sources © Richard Villalon - Fotolia.com * Discipline dont seulement certaines activités sont sports nature 2009 : Crer Bretagne Chars à voile dans le Morbihan
  • 27. Territoires et activitésTerritoires et activités • Les activités économiques L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 27 Les prestataires nautiques en 2007Le nautismeIl y a 753 prestataires nautiques en Bretagnequi se répartissent pour l’essentiel sur le littoral. LANNIONLes principales activités pratiquées sont la voile,le canoë - kayak et la plongée. D’ailleurs, la MORLAIX GUINGAMP SAINT-MALOplus importante ligue française de voile est BRESTbretonne. En 2009, ces prestataires ont accueilli SAINT-BRIEUC769 946 clients. DINAN FOUGÈRESAu 31 août 2010, la flotte de plaisance imma- CHÂTEAULINtriculée était de 221 788 bateaux, soit 23,6 %du parc français. La région se place en deuxième PONTIVY RENNES QUIMPERposition nationale derrière la région Provences-Alpes-Côtes d’Azur. L’Association des portsde plaisance en Bretagne (APPB) recensait en2009 53 ports adhérents, soit 22 175 places à LORIENTquai ou sur pontons et 7 727 places sur bouées.Avec les petites unités portuaires, les 464 zones VANNES REDONde mouillages organisés ou non, la région Nombre de prestataire par commune :comptait plus de 600 installations de plaisance 20soit près de 69 760 places. 10 0 10 20 30 40 50 5Les équipements de loisirs nautiques sont l’une 1 Kilomètresdes causes de réduction des habitats naturelset de la pollution de l’eau. Des pratiques et des Les pratiquants en nautisme par type d’activité en 2007équipements plus respectueux de l’environne- 409 287ment se mettent en place en Bretagne. Il s’agitpar exemple de la campagne L’écho de nos gestes En savoir plus classe nautique et de découverte(plaisance sans impact), de la démarche Ports www.bretagne-info-nautisme.frPropres (12 ports engagés en 2010, voir page www.nautismebretagne.fr bateaux du patrimoine Point passion plage63) ou encore du label Pavillon bleu (5 ports, www.bretagne.echo-gestes.org Balade nautique Point kayak merlabellisés pour leur gestion environnementale et canoë kayak www.pavillonbleu.org char à voilele tourisme durable). On peut citer également Kite surf plongée aviron voilela certification Afnor Gestion environnemen- Sources Surftale portuaire (1 port) et la certification Iso 2010 : NEB ; APPB ; DDTM 29 ;14 001 (14 ports). 83 642 80 258 Observatoire des ports de plaisance 59 064 Fonds de carte : © IGN BD Carthage® 2007, © IGN BD 38 255 24 637 20 530 19 633 17 861 Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements 11 300 4 346 1 133
  • 28. Développement durable et environnement L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011développement durable et environnement Développement durable 28 et environnement La Bretagne est-elle durable ? Cette question provocatrice résume l’enjeu du développement durable, désormais au cœur de l’action publique, de la vie économique et de l’action citoyenne. Comment accompagner les mutations nécessaires de certaines catégories professionnelles (bâtiment, agriculture, services, etc.) ? Comment préparer l’augmentation de la population bretonne estimée à + 700 000 personnes d’ici 2040, en terme de logements ? de transports ? de consommation d’énergie ? de gestion des déchets ? Comment préserver les espaces naturels et les espaces agricoles ? Comment contribuer à l’effort mondial pour diminuer la consommation des ressources et partager les richesses ? © Conseil général du Morbihan De nombreuses questions font et continueront à faire débat. Aire de covoiturage de Bel Orient L’objet de ce document n’est pas d’y répondre mais de simplifier l’accès aux données qui doivent l’alimenter. Quelques chiffres à retenir De nombreux organismes contribuent à ce débat en proposant ◗ 28 Scot en Bretagne dont 12 approuvés et 16 en cours des réponses. C’est le cas du Conseil économique, social et d’élaboration environnemental régional (Ceser) de Bretagne qui publie ◗ 49 communes sont engagées dans une démarche d’Agenda 21 chaque année de nombreux documents de prospective sur la région afin d’éclairer le décideur. Le Cese national a également ◗ diagnostic de performance énergétique en étiquettes D et E produit des documents de référence sur les indicateurs et sur la pour respectivement 30 % et 28 % des résidences principales stratégie nationale de développement durable en 2010. bretonnes Le développement durable en Bretagne repose aussi sur ◗ 112 aires de covoiturage réparties sur l’ensemble du territoire les réseaux de diffusion, sur les réseaux de connaissances, breton d’échanges d’expériences ou d’éducation. Souvent associatives ◗ 53,4 MF de dépenses globales d’investissement en matière et bénévoles, ces structures illustrent la dynamique et la motivation particulièrement importantes en Bretagne en de protection de l’environnement par les établissements bretons faveaur d’un développement durable participatif.
  • 29. Développement durable et environnement L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 développement durable et environnementContexte de la gestion des données 29Le concept de développement durable a été défini en donnés par l’Insee et le service de l’observation et des ◗ l’éducation à l’environnement et au développement1987 par la Commission mondiale pour l’environne- statistiques du ministère chargé de l’environnement. durable est portée notamment par le Réseau d’édu-ment et le développement comme « un type de déve- Chaque année à partir de 2011, ces indicateurs seront cation à l’environnement de Bretagne qui diffuse laloppement qui permet de satisfaire les besoins des présentés au Parlement et rendus publics. connaissance et facilite le partage des expériencesgénérations présentes, sans réduire la possibilité des dans ces domaines ; Les collectivités territoriales, les services de l’État, etgénérations futures de satisfaire les leurs ». En 1992, les acteurs locaux de la vie économique et associative ◗ les chambres de commerce et de l’industrie dis-le sommet de la Terre de Rio, organisé par l’ONU, a sont également impliqués dans le processus de déve- posent d’un réseau de correspondants pour lesabouti à l’adoption de deux grands textes : loppement durable. Si l’approche locale se décline entreprises souhaitant améliorer leurs pratiques et◗ Action 21, un plan détaillé d’action mondiale dans souvent sur le mode de l’Agenda 21 (voir page 31), la leurs stratégies de développement durable. Dans ce tous les domaines du développement durable ; Datar et le Commissariat général au Développement cadre, Performance Bretagne environnement Plus Durable ont mis au point une liste d’indicateurs de forme des correspondants environnement dans les◗ la déclaration de Rio sur l’environnement et le déve- développement durable territoriaux pour permettre entreprises et anime le club régional des entreprises loppement, définissant les droits et les responsabili- d’agir de façon cohérente et coordonnée. La liste certifiées Iso 14 001 (management environnemen- tés des États en la matière et portant sur la gestion contient une cinquantaine d’indicateurs, parmi tal). durable des forêts à l’échelle mondiale. lesquels ceux « de premier niveau » permettent uneEn 2001, le conseil européen a adopté sa stratégie vue synthétique des résultats obtenus. Depuis 2006,européenne de développement durable. Elle vise à un observatoire national des Agendas 21 locaux etrelever les défis suivants : le changement climatique pratiques territoriales de développement durable gèreet l’énergie propre, le transport durable, la consom- des bases de données sur les pratiques territoriales.mation et la production durables, la conservation et Toute la société (secteurs économique ou bénévole,la gestion des ressources naturelles, la santé publique, collectivités) est concernée et impliquée dans desl’inclusion sociale, les questions démographiques En savoir plus actions pour un développement durable. Ces secteurset migratoires, et enfin la pauvreté dans le monde. s’appuient notemment sur des réseaux pour relayer les www.insee.frUne évaluation de l’application de cette stratégie est expriences, assurer des formations : epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/page/portal/sdi/effectuée tous les deux ans, sur la base de plus de100 indicateurs dont onze ont été identifiés comme ◗ le réseau Cohérence a lancé dès 2008 un baro- indicatorsindicateurs-clés. mètre pour mesurer l’engagement des communes observatoire-territoires-durables.org bretonnes en matière de développement durable et www.stats.environnement.developpement-durable.gouv.La France a mis en œuvre en 2003 sa stratégie fr/indicateurs/indicateurs-de-developpement-durable- solidaire (voir page 32) ;nationale de développement durable (SNDD), revue nationaux.htmlrécemment pour la période 2010-2013. 15 indicateurs ◗ l’association Bruded est un réseau de partage www.barometredudeveloppementdurable.orgphares et 4 indicateurs de contexte économique et d’expériences des élus des collectivités bretonnes www.performance-bretagne.netsocial constituent le cœur du tableau de bord retenu qui s’engagent dans des réalisations concrètes de www.reeb.asso.frpour faciliter le suivi des neufs défis de la SNDD. Le développement durable et solidaire ;calcul et la mise à jour de ces indicateurs sont coor- Sources 2010 : MEDDTL ; Insee
  • 30. Développement durable et environnement L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011développement durable et environnement Les schémas de cohérence territoriale 30 Créé par la loi Solidarité et Renouvellement urbains de Les schémas de cohérence territoriale en 2010 décembre 2000, le schéma de cohérence territoriale (Scot) est un document de planification qui définit SCoT du Goëlo pour 15 à 20 ans les grandes orientations d’amé- -Trégor nagement d’une zone de coopération intercommu- LANNION MORLAIX SCoT du SAINT- nale. Il doit prendre en compte plusieurs objectifs, à SCoT du Trégor MALO SCoT du Léon SCoT de la GUINGAMP savoir : maîtriser l’urbanisation et la consommation de Pays de Brest CA du pays BREST de Morlaix SCoT du Pays l’espace, restreindre l’urbanisation aux zones desser- de Guingamp SCoT du SAINT-BRIEUC Pays de vies en transport en commun, diversifier les fonctions SCoT de la CC Saint-Malo SCoT du Pays urbaines, assurer la mixité sociale, utiliser l’espace et du Pays de de Saint-Brieuc DINAN SCoT du Pays Châteaulin SCoT du Pays de Fougères les ressources naturelles de façon économe, préserver et du Porzay de Dinan l’environnement et prévenir les risques. CHÂTEAULIN FOUGÈRES SCoT du Pays SCoT du de Rennes SCoT de lOuest SCoT de Pays de En 2010, la Bretagne compte 28 Scot, parmi lesquels Cornouaille lOdet PONTIVY Brocéliande RENNES 12 sont approuvés, 16 sont en cours d’élaboration. QUIMPER SCoT du Pays SCoT du Pays de Pontivy de Vitré SCoT de la CC Les plans locaux d’urbanisme et les documents du Pays de Quimperlé SCoT du relevant des politiques sectorielles des intercommu- SCoT du Pays Pays des de Lorient nalités membres (programme local de l’habitat, plan SCoT de la SCoT du Pays Vallons LORIENT SCoT CC du Loch de Redon de Vilaine de déplacements urbains et zone d’aménagement SCoT de la CC du et de Vilaine Pays SCoT de la CA de Concarneau du Pays de concerté) doivent être compatibles avec les orienta- -Cornouaille dAuray Vannes tions du Scot. SCoT du Pays REDON de Muzillac et de la Roche Bernard À l’inverse, les Scot doivent être compatibles avec les SCoT de la SCoT Cap Atlantique chartes des parcs naturels régionaux, avec les orien- presquîle tations du schéma directeur d’aménagement et de de Rhuys gestion des eaux (voir page 108) et les prescriptions 0 10 20 30 40 50 des schémas d’aménagement et de gestion des eaux Kilomètres (voir page 109). Les Scot ont été confortés par la loi engagement État davancement des Schémas de Cohérence Territoriale : national pour l’environnement (Grenelle 2) du 12 juillet SCoT approuvé 2010 qui va inciter à leur généralisation progressive. SCoT arrêté En savoir plus Document dOrientation réalisé www.territoires.gouv.fr PADD réalisé (projet daménagement et de développement durable) Voir liste de ressources sur les Scot page 172 Diagnostic réalisé Sources Périmètre arrêté 2010 : MEEDDM – DGALN, Dreal Bretagne Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 31. Développement durable et environnement L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 développement durable et environnementLes Agendas 21L’Agenda 21 est un programme mondial d’ac- État d’avancement des Agenda 21 en 2010 31tions pour mettre en œuvre le développementdurable. Il a été adopté par les pays signatairesde la déclaration de Rio de Janeiro en juin 1992.L’Agenda 21 local peut être réalisé à toute échelle,de la commune au département et à la région, Landerneau 2009en passant par les différents niveaux d’inter-communalité. Il est élaboré en consultation avecles acteurs du territoire concerné. Il définit lesgrandes orientations du territoire en faveur de CA RENNES FINISTÈRE : MÉTROPOLE : 2006son développement durable, ainsi que les actions CÔTES-DARMOR : 2006 2006 Fougèresà entreprendre pour concrétiser ces orientations. CA QUIMPER : 2010 2007Ce programme d’actions est régulièrement évaluéet réactualisé.En Bretagne en 2010, 49 communes étaientengagées dans une démarche d’Agenda21 depuis 2005 ; 15 intercommunalités, dont Saint-Nolff 2006 Elvencertaines couvrant les 49 communes, sont en 2010 RÉGION : 2007 Arradoncours d’élaboration ou de mise en œuvre d’un 2009Agenda 21. Auray 2010 AllaireÀ titre de comparaison à l’échelle nationale la 2007même année, près de 700 collectivités étaient Surzurengagées dans la démarche, dont 141 collec- 2010 0 10 20 30 40 50tivités et territoires reconnus Agenda 21 par le Kilomètresministère en charge du Développement durable.Les types d’Agendas 21 locaux Agenda 21 lancé suivant léchelle territoriale : Nombre Région Territoire d’Agendas 21 1 Département En savoir plus Région Pays Départements 4 Communauté dagglomérations ou communauté de communes observatoire-territoires-durables.org Pays 2 Commune www.agenda21france.org Communautés d’agglomérations 7 Agenda 21 adopté : Sources Communautés de communes 7 Auray Territoire 2010 : Comité 21 Communautés urbaines 1 2010 Date dadoption Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Communes 49 Départements
  • 32. Développement durable et environnement L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011développement durable et environnement Le baromètre du développement durable 32 Résultats du baromètre du développement durable en octobre 2010 Lancé en 2008 par le réseau Cohérence, le baro- Taux de réponse Question mètre du développement durable s’inspire d’un positive ( %) 84,1 Votre commune a-t-elle identifié et protégé les zones humides sur son territoire ? concept créé en 1999 aux Pays-Bas. Les communes 78,2 Votre commune a-t-elle mis en place une protection des zones agricoles, naturelles et du littoral, face à lexpansion urbaine ? bretonnes ont reçu une liste de 114 questions (dont Votre commune applique-t-elle un véritable tri sélectif de ses déchets à savoir la séparation en trois catégories 77,1 33 sur l’environnement) pour connaître les actions (bio-déchets, cartons et plastiques recyclables, déchets non recyclables) ? 69,4 Votre commune favorise-t-elle le traitement des déchets organiques directement chez les particuliers ? menées localement. Ce questionnaire permet aux 68,2 Le traitement des déchets de la commune se fait-il sur le département ? élus des communes de valoriser les pratiques déjà Votre commune s’est-elle fixée des objectifs en terme d’économie d’énergie et d’eau au sein de services dont elle a la charge 67,1 en place, et aux associations locales de proposer des (bâtiments municipaux, écoles, éclairage, etc.) ? 67,1 Votre commune interdit-elle dutiliser des pesticides sur les espaces communaux ? pistes d’autres actions à engager. La Bretagne est la 65,3 Les boues d’épuration sont-elles valorisées au plus près du lieu d’assainissement (moins de 50 Km) sans pour autant être incinérées ? première région à avoir lancé ce baromètre. Depuis, Votre commune utilise-t-elle des techniques d’entretien des bas-côtés et des fossés qui ne détruisent 64,1 la Provence-Alpes-Côtes d’Azur, les Pays de la Loire et pas la biodiversité et n’entraînent pas l’érosion des sols ? 61,8 Votre commune développe-t-elle les rues et les espaces piétons ? l’Essonne ont suivi. Votre commune a-t-elle mis en place une programmation horaire au niveau de la gestion de tous ses équipements 57,1 consommateurs d’énergie ? En 2010 sur les 1 270 communes bretonnes, 170 ont 52,9 Votre commune a-t-elle mis en place des périmètres de protection des captages deau ? répondu au questionnaire. Les résultats sont consul- 50,6 Votre commune mène-t-elle des actions incitatives en faveur de la réduction des déchets à la source ? 50,0 Les eaux souterraines et superficielles de votre commune sont-elles aux normes européennes ? tables sur le site Internet www.barometredudevelop- 49,4 Votre commune a-t-elle mis en place une politique de développement du linéaire bocager sur son territoire ? pementdurable.org. 48,2 Votre commune participe-t-elle à des actions de sensibilisation à la fragilité de la nature ? Votre commune a-t-elle mis en place des espaces de stationnement pour les vélos à tous les endroits importants En 2010, Cohérence et Nature & Culture ont lancé 44,1 de la communes (mairie, cinéma, parcs de loisirs, salle de sport, salle communale, etc.) ? l’Agenda 21 du citoyen. Il consiste à accompagner Votre commune dispose-t-elle dun inventaire récent et détaillé (faune flore) des milieux naturels et des corridors écologiques 43,5 dans un premier temps, 30 ménages pendant 18 mois (terrestres, maritimes et côtiers) ? 43,5 Votre commune a-t-elle fait lacquisition ou fait acquérir des sites naturels disposant de caractéristiques naturelles dans la réalisation de leur propre Agenda 21 afin qu’ils particulières à des fins de protection ? s’engagent dans une démarche de développement 42,4 Votre commune favorise-t-elle les revêtements perméables lorsqu’il s’agit de construire un parking ou une voie de circulation ? 41,8 Votre commune dispose-t-elle d’un nombre conséquent de voies de circulation en zone 30 km/h ? durable. Pour l’instant, seul le Finistère est concerné. 35,9 Votre commune organise-t-elle ses aménagements de manière à favoriser les transports en commun L’Agenda 21 du citoyen devrait ensuite s’étendre à (parking de co-voiturage, mise en liaison des transports en commun, etc.) ? toute la Bretagne. Pour l’éclairage public, votre commune a-t-elle remplacé au moins 50 % de ses ampoules classiques 30,6 par des ampoules basse consommation ? 30,0 Votre commune a-t-elle pris une position publique contre les semences d‘OGM en plein champs ? 28,2 Votre commune mène-t-elle des actions en faveur du covoiturage vers ses habitants ? 26,5 Votre commune a-t-elle encouragé la mise en place dun pédibus ? 25,3 Votre commune dispose-t-elle de pistes cyclables sécurisées, à savoir à chaussée séparée ? Votre commune a-t-elle élaboré un cahier des charges des éco-conditionnalités (économies d’énergie et eau) 23,5 dans lélaboration des projets immobiliers (particuliers, privés et bailleurs sociaux) sur son territoire ? 22,9 Votre commune incite-t-elle ses habitants à réaliser des diagnostics de leur consommation eau/énergie? En savoir plus Votre commune incite-t-elle ses habitants à investir dans des installations d’énergies renouvelables 22,9 www.barometredudeveloppementdurable.org ou dans les économies dénergie ? 18,2 Votre commune a-t-elle un bâtiment public rénové ou conçu en très basse consommation dénergie ? Sources 8,8 Les bâtiments publics de la commune utilisent-ils de manière significative des énergies renouvelables ? Votre commune a-t-elle adopté un plan climat et/ou un plan de déplacement de ses agents pour limiter 2010 : Réseau Cohérence 3,5 lémission de gaz à effet de serre ?
  • 33. Développement durable et environnement L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 développement durable et environnementLa réhabilitation énergétique de l’habitatLe bâtiment est un secteur fortement consommateur Coût total de la réhabilitation énergétique du parc résidentiel (résidences principales) 33d’énergie (voir page 133) et émetteur de gaz à effet par scénario* (en millions d’euros)de serre (voir page 122). Type de Scénario classique Scénario éco-PTZ Scénario volontariste logementsLe Grenelle de l’environnement a pour objectif de estimation estimation estimation estimation estimation estimationréduire de 38 % la consommation énergétique du basse haute basse haute basse hauteparc de bâtiments existants d’ici 2020. Pour atteindre Maisons 12 619 17 859 15 725 22 498 24 538 34 721cet objectif, il est nécessaire d’améliorer la perfor- individuellesmance énergétique en construction neuve mais éga- Immeubles 1 137 1 610 2 573 3 600 2 747 3 830lement de maîtriser la consommation d’énergie dans collectifsle parc existant. Total Logements 13 756 19 469 18 298 26 098 27 285 38 551La réhabilitation énergétique des logements existants * Les trois scénarii de réhabilitation du parc résidentiel correspondent à la mise en œuvre dun bouquet de travaux ambitieux (scénario classique) à très ambitieux (scénario volontariste) du point de vue des économies d’énergie escomptées. Le scénario médian éco-PTZ (éco-prêt à taux zéro)est un enjeu majeur, principalement en Bretagne. est compatible avec les exigences d’éligibilité et de coûts du dispositif éco-PTZ.Avec près de 1,7 million de logements dont 81 %en résidence principale, le parc résidentiel breton se DPE Energie (en kWh EP/m2) DPE Climat (en kg eq CO2/m2) La répartition des résidencescaractérise par la prédominance de la maison indi- principales par étiquette de Logement économe Logement Faible émission de GESviduelle (72 % des logements au lieu de 56 % en diagnostic de performanceFrance). ≤ 50 A 0% ≤5 A 4% énergétique* (Modèle Enerter® – Energies Demain – Données 2005 ;Le diagnostic de performance énergétique (DPE) des 51 à 90 B 1% 6 à 10 B 8% Traitement : CEB)résidences principales bretonnes montre que plus de 91 à 150 C 18 % 11 à 20 C 19 %la moitié d’entre elles sont classées en étiquette D 151 à 230 D 30 % 21 à 35 D 27 %(30 %) et E (28 %). Le coût total de la réhabilitationénergétique du parc résidentiel breton a été estimé 231 à 330 E 28 % 36 à 55 E 20 %entre 14 et 39 milliards d’euros, selon que les scénarii 331 à 450 F 14 % 56 à 80 F 16 %de réhabilitation envisagés sont ambitieux ou trèsambitieux. > 450 G 9% > 80 G 6%La rénovation de la maison individuelle représente Logement énergivore Forte émission de GESplus de 90 % du coût total de la réhabilitation duparc résidentiel et du potentiel de réduction attenduedes consommations énergétiques liées au chauffage. En savoir plus Études à télécharger sur www.cellule-eco-bretagne.asso. fr/ModuleBaseDoc/VisuDocumentaire.asp Sources 2010 : CEB
  • 34. Développement durable et environnement L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011développement durable et environnement Le covoiturage 34 Près de 80 % des employés en Bretagne utilisent Localisation des aires de covoiturage en 2010 la voiture pour se rendre à leur travail. Sur les cinq dernières années, le trafic moyen routier journalier a continué d’augmenter autour de la plupart des agglomérations de la région. LANNION Rappelons que ce trafic routier a plusieurs impacts MORLAIX SAINT-MALO environnementaux dont l’émission de CO2 GUINGAMP puisque le transport y contribuait à hauteur BREST SAINT-BRIEUC DINAN de 54 % en 2008 (voir page 122). Le covoiturage est l’une des solutions pour réduire FOUGÈRES le trafic routier. Il connaît un vif essor depuis son CHÂTEAULIN apparition dans la région dans les années 2006- 2007. En 2010, la Bretagne comptait 112 aires QUIMPER PONTIVY RENNES de covoiturage réparties sur l’ensemble du terri- toire. Chaque département gère un site Internet qui facilite la mise en relation des covoitureurs. En 2010, ils ont facilité les déplacements de plus LORIENT de 29 000 inscrits. VANNES REDON 0 10 20 30 40 50 Kilomètres Aire de covoiturage Le covoiturage dans les départements Ille-et- En savoir plus Au 1er décembre 2010 Côtes-dArmor Finistère Morbihan Bretagne Vilaine « Mémento 2008 du transport en Bretagne » ORTB 2009 Nombre dinscrits 2 269 6 307 9 300 11 881 29 757 « Chiffres clés du transport en Bretagne » ORTB 2009 (à télécharger sur www.observatoire-transports-bretagne.fr) Nombre de trajets proposés 2 251 2 164 n.d 11 558 15 973 Sources Hors Ille-et-Vilaine 1 610 2 573 3 600 2 747 3 830 2010 : ORTB, GIPBE-Oreges, CG 22, CG 29, CG 35, CG 56, Nombre daires de covoiturage en service 17 25 23 47 112 Covoiturage plus Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 35. Développement durable et environnement L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 développement durable et environnementLe développement durable dans l’entrepriseL’enquête Antipol, créée en 1992 par le Service des Détail par thématique environnementale des investissements spécifiques des entreprises 35études et des statistiques industrielles du Minefi, pour la protection de l’environnement entre 1996 et 2009 (millions d’euros)a été reprise en 2009 par l’Insee. Elle mesure lesefforts en matière de protection de l’environnementdes établissements industriels. Depuis 2006, tous les 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009établissements de plus de 100 salariés sont interrogés Eaux usées 7,9 7,8 7,0 11,2 7,0 14,1 19,2 12,4 12,6 9,8 18,9 9 14,1 12et les autres établissements de plus de 20 salariés,quelque soit leur activité, sont enquêtés par sondage. Déchets (hors radioactifs) 4,5 6,4 3,3 3,9 2,8 1,8 2,7 5,5 1,7 1,4 4,4 4,2 4,1 9,8Depuis 2006, les dépenses globales d’investissementdes établissements bretons augmentent passant de Air et climat 1,1 2,5 2,4 6,9 4,6 4,4 4,1 4,6 7,3 3,8 7,9 6,2 8,1 7,151,7 M F à 53,4 M F. La répartition de ces dépenses Bruit et vibration 0,3 2,1 0,4 0,4 0,2 0,3 0,6 0,4 0,3 0,6 2,3 0,7 0,5 0,7a évolué. Celles dédiées aux études en prévision d’uninvestissement ou bien réglementaires passent de Sols et eaux5,9 M F en 2006 à 11,3 M F en 2009. Cette même souterraines 0,7 1,4 2,3 3,7 2,6 2,8 3,8 7,2 3,5année, 5,1 M F ont également été investis pour instal- Sites, paysagesler des équipements de production plus performants et biodiversité 12,9 13,4 24,9 10,9 11,0 9,5 6,2 7,2 4,8 2,6 2 2,1 0,5 2,9du point de vue environnemental. Les investissementsspécifiques dédiés à la protection de l’environnement Autres domaines 0,4 0,6 0,6 2 3,2 1au sein de l’établissement ont légèrement baissé de Total 28,0 33,9 42,1 38,0 29,5 30,8 34,1 32,4 30,8 21,4 38,9 28,0 37,7 3738,9 M F en 2006 à 37 M F en 2009. Ces investisse-ments sont en priorité consacrés à la gestion des eauxusées et des déchets.Investissements et études des entreprises pour la protection de l’environnement 1996 et 2009(millions d’euros) 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009Investissements En savoir plusspécifiques 28,0 33,9 42,1 38,0 29,5 30,8 34,1 32,4 30,8 21,4 38,9 28 37,7 37 Les résultats de l’enquête Antipol 2009 (à téléchargerInvestissements sur www.insee.fr)intégrés 1,0 1,3 1,4 1,1 1,0 4,9 6,3 3,9 4,9 7,1 6,9 7,1 14,8 5,1 « Les dépenses de protection de l’environnement dansTotal des les entreprises » SOeS 2010 (à télécharger sur www.stats.investissements 29,0 35,2 43,6 39,1 30,6 35,7 40,4 36,3 35,8 28,4 45,8 35,1 52,5 42,1 environnement.developpement-durable.gouv.fr) SourcesEtudes 1,2 2,0 1,5 1,0 1,0 2,0 5,7 4,1 3,9 13,8 5,9 6,4 7,5 11,3 2009 : Insee 2008 : Minefi-Sessi
  • 36. Le patrimoine naturel L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Le patrimoine naturel Année de la biodiversité, 2010 n’aura pas vuLe patrimoine naturel l’aboutissement attendu par l’Europe et la France, à savoir, l’arrêt de la perte de la biodiversité. 36 Cet engagement pris au sommet européen de Göteborg en 2001 était difficilement réalisable bien qu’à la hauteur des enjeux puisqu’en France 19 % des reptiles, 21 % des amphibiens, 26 % des oiseaux nicheurs et 9 % des mammifères étaient identifiés comme gravement menacés en 2009. Pourtant, depuis plusieurs décennies, une grande variété d’outils de connaissance, de gestion ou de protection de la biodiversité ont été mis en place. Chaque outil a des objectifs, des contraintes et des modes de gestion spécifiques. Les échelles et les organismes concernés © Laëtitia Beauverger sont aussi très variés. Par exemple en juin 2008, le réseau Argus de la bugrane Natura 2000 couvrait 8,4 % du territoire métropolitain et début 2011, on dénombrait 227 réserves naturelles Quelques chiffres à retenir métropolitaines, représentant 5 746 km2. ◗ 2 % des eaux territoriales bretonnes sont couvertes Espace géographique singulier, la Bretagne est aux par des inventaires de la faune et de la flore sous-marines premières loges pour ce qui concerne l’intérêt du ◗ 70 espèces continentales sont considérées comme patrimoine naturel. Notre région compte ainsi 13 réserves remarquables en Bretagne naturelles et 64 arrêtés de biotopes. Malgré les nombreuses actions menées en Bretagne, ◗ 35 % des eaux territoriales bretonnes sont couvertes des manques de connaissance importants persistent, par le dispositif Natura 2000 en mer notamment sur le littoral. Cet espace particulier est ◗ 19 % du territoire continental est très faiblement artificialisé identifié par tous les spécialistes et passionnés de nature et 38 % l’est très fortement comme zone d’intérêt patrimonial fort en Bretagne. L’Argoat n’est pas en reste et fait ressortir des enjeux ◗ sur les 184 espèces végétales et animales non indigènes de biodiversité importants que devra relever rapidement de la biodiversité bretonne, 60 ont un impact négatif avéré un des projets forts issu du Grenelle de l’Environnement : sur la biodiversité, l’économie ou la santé la mise en place des trames vertes et bleues. ◗ 66 % des zones continentales identifiées pour leur patrimoine naturel remarquable (6 % de la Bretagne terrestre) sont couvertes par un dispositif de protection
  • 37. Le patrimoine naturel L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011Contexte de gestion des donnéesEnjeu planétaire, la sauvegarde de la biodiversité gestion, collectivités, associations etc. - le MNHN étant l’indicateur Stoc sur les oiseaux communs (voir pagese décline dans de nombreux textes internationaux le référent scientifique. Le système d’information sur 43). Le patrimoine naturelcomme la convention de Ramsar (1971) sur les zones la nature et les paysages recense les dispositifs de Un autre défi consiste à connecter les nombreuseshumides, la convention sur la diversité biologique collecte, les bases de données associées et les acteurs données collectées dans le cadre d’études locales 37(CDB - 1992), la convention de Berne relative à la impliqués ; il fournit une vision globale des données (Scot par exemple) avec les études aux échelles dépar-conservation de la vie sauvage et du milieu naturel existantes dans les domaines de la nature (espèces, tementales ou régionales.de l’Europe (1979), etc. habitats, espaces naturels, etc.) et des paysages, de leurs modalités de production et de stockage, de leur Créé en 2008 à la suite du schéma régional du patri-Dans l’Union européenne (UE), la stratégie pour la accessibilité. moine naturel, l’observatoire du patrimoine naturelbiodiversité trouve ses origines dans la directive et de la biodiversité du GIP Bretagne environnementOiseaux de 1979 et la directive Habitats de 1992. Historiquement, l’inventaire des zones naturelles a pour mission, en relation avec les observatoiresEnsemble, ces deux directives forment la base du d’intérêt écologique, faunistique et floristique ainsi régionaux ou locaux spécialisés (oiseaux marins,réseau Natura 2000. Autre action structurante publiée que la mise en place pour les habitats de la typologie poissons migrateurs, etc.) d’améliorer la gestion de ladepuis 1991, la base de données européenne Corine Corine Biotope ont contribué largement au dévelop- connaissance à l’échelle de la région notamment enBiotope est le référentiel sur la typologie des habitats pement des connaissances naturalistes en France. De identifiant les lacunes.naturels et semi-naturels présents sur le sol européen. nombreuses actions de protection ont commencéEn 1993, l’UE a signé la CDB. En 1998, elle a élaboré par l’exploitation de ces inventaires, mis à jour pério-sa première stratégie pour la biodiversité. diquement et dont la validation revient aux conseils scientifiques régionaux du patrimoine naturel.La porte d’accès principale aux bases de donnéeseuropéennes est Bise, le système d’information sur la En Bretagne, de nombreux acteurs historiques commebiodiversité en Europe. les associations Bretagne vivante, Vivarmor Nature, le GMB et bien d’autres collectent des donnéesLa France a signé, en 1992, la CDB. Elle avait adopté naturalistes. L’élaboration d’indicateurs régionaux esten 1976 une grande loi relative à la protection de cependant souvent difficile car la connaissance estla nature. Depuis 2004, la stratégie nationale de la généralement partielle et les méthodologies peuventbiodiversité structure ses actions dans ce domaine.Enfin, les lois Grenelle 1 (2009) et Grenelle 2 (2010) varier en fonction des acteurs. En savoir pluscontiennent de nombreuses dispositions concernant la Le défi des naturalistes est donc d’assurer la mise à « Schéma régional du patrimoine naturelbiodiversité, notamment la mise en place d’une trame jour permanente des connaissances, de renforcer les et de la biodiversité en Bretagne » CRB 2007verte et bleue nationale et la stratégie de création suivis, de faciliter le partage de l’information. Des (à télécharger sur www.bretagne.fr)des aires protégées terrestres métropolitaines (SCAP). atlas départementaux ou régionaux sur le patrimoine ec.europa.eu/research/leaflets/biodiversity/ naturel ont vu le jour récemment ou sont en cours de index_fr.htmlToutes ces politiques reposent sur le développement www.naturefrance.fr réalisation en Bretagne. Cette dynamique s’appliquedes connaissances et l’élaboration de listes d’espèces, aussi au grand public à travers l’opération nationale www.stats.environnement.developpementd’habitats ou de sites géologiques. Pour cela, la France -durable.gouv.fr Vigie Nature, et ses déclinaisons régionales, qui vise las’appuie sur un réseau d’acteurs nombreux et variés nature dite « ordinaire ». C’est le cas par exemple de www.developpement-durable.gouv.fr/– organismes publics à vocation scientifique ou de -Biodiversite-.html Sources 2010 : MEDDTL ; GIPBE-OBPNB
  • 38. Le patrimoine naturel • État de la connaissance L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Inventaires de territoires Les connaissances que nous avons de la biodiver- Les territoires documentés pour leur patrimoine naturel sité et de la géodiversité en Bretagne sont encoreLe patrimoine naturel fragmentaires. Si l’on considère les bilans de bio- 38 diversité, souvent locaux, qui ont été réalisés à ce jour ainsi que la cartographie des habitats et des formations végétales dans la région, ils ne décrivent le patrimoine naturel que pour 27 % de la Bretagne terrestre. Et la mer est encore plus méconnue ; seules 2 % des eaux territoriales bretonnes sont couvertes par des inventaires de la faune et de la flore sous-marines. Cependant sur les cinq dernières années, la mise en œuvre renforcée de certains outils (réseau benthique, espaces remarquables, etc.) a fait avancer les connaissances sur la biodiversité et la géodiversité en Bretagne. Grâce à la dynamique régionale du réseau écologique européen Natura 2000, les habitats de 12 nouveaux sites terrestres et 15 marins ont été cartographiés en 5 ans, ce qui amène à un total de 41 sites terrestres et Territoire ayant fait lobjet dinventaire 18 marins. par listes multithémathiques despèces, par cartographie 0 10 20 30 40 50 dhabitats ou de formations végétales : Kilomètres Plusieurs atlas régionaux, désormais achevés, Territoire du domaine marin : présentent la répartition d’espèces (flore, oiseaux Znieff I, maerl, zostère, ZSC cartographiées nicheurs) ou de géotopes (éléments géologiques stations de suivis Rebent En savoir plus représentant un intérêt particulier pour les Domaine terrestre : www.bretagne.ecologie.gouv.fr Sciences de la Terre). D’autres inventaires du même type sont en cours sur les mammifères, les Territoire de - de 5 000 ha wwz.ifremer.fr/natura2000 Znieff I, ZSC, habitats littoraux (CBN Brest Etat de référence 2003), reptiles et les batraciens et plusieurs groupes d’in- vivarmor.pagesperso-orange.fr RNCFS, réserve biologique ONF, ENS 22 29 35 56, sites remarquables vertébrés continentaux. La participation active du identifiés par CG 22, APB, réserves associatives BV-SEPNB et FCBE, www.observatoire-biodiversite-bretagne.fr grand public a par exemple permis d’aboutir à RNR, RNN, CEL Sources l’édition d’un atlas départemental des papillons Territoire de + de 5 000 ha 2010 : CG 22, CG 29, CG 35, CG 56 ; Dreal Bretagne ; dans les Côtes-d’Armor. PNR Armorique, zones inventoriées par CG 22, par le Pays de Rennes, Ifremer ; Vivarmor Nature Pays de Lorient, Pays de Vannes 2009 : BV-SEPNB ; CELRL ; CRB ; FCBE ; ONCFS ; Onema ; ONF ; Pays de Rennes ; Pays de Lorient ; Pays de Vannes ; Principaux cours deau inventoriés pour les poissons migrateurs PNR Armorique 2008 : CBN Brest Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN BD Carthage® 2007, © IGN Geofla® Départements
  • 39. Le patrimoine naturel • État de la connaissance L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011Biodiversité et géodiversitéLa disparité des connaissances naturalistes en Bretagne Enfin, il existe peu de groupes dont on connaît le Connaissance régionale des taxonsne concerne pas que les territoires ; le même constat fonctionnement des populations : par exemple les Le patrimoine naturelpeut-être fait au niveau des espèces. Pour certains territoires de chasse des chauves-souris, tout aussigroupes tels que les mousses, les lichens, les champi- vitaux que leurs gîtes, restent à déterminer. Indicateur 39gnons et les invertébrés continentaux, on ne connaît 10pas le nombre d’espèces présentes en Bretagne.Pour d’autres, si les espèces observables dans la 8 oiseaux marins nicheurs / géotopesrégion sont identifiées, leur répartition reste encore 7 limicoles côtiers hivernants / phoques, grand dauphinà préciser : c’est le cas de la plupart des invertébrés. 6 passereauxLes espèces et géotopes1 en l’état des connaissances en 2010 4 chiroptères 3 reptiles-batraciens / mammifères continentaux nonvolantsnombre despèces en Bretagne et pris en en Bretagne et menacés3 en Bretagne en métropole 2 oiseaux en mer / odonates / flore vasculaireprésentes : compte par des directives2 à léchelle nationale 1 papillonsmammifère continental 63 115 10 2 0 mousses lichens champignonsmammifère marin 10 37 4 0 5 4oiseau 316 (hors accidentels) 547 88 2 4batracien 17 39 1 0 Règle d’interprétationreptile 12 41 0 0 insuffisant à peine suffisant satisfaisant Répartition des 13 groupes évalués selon le niveau de connaissance régionalepoisson deau douce 38 95 6 5invertébré continental 2 620-11 000 34 600 15 26invertébré marin4 3 000 - 5 000 ?plante à fleur et fougère 1 827 6 000 ? 8 262 5mousse ? 874 1 pas de liste rougemacroalgue marine 640 ? 0 pas de liste rougelichen 1 200 ? ? 0 pas de liste rougechampignon 3 496 12 148 - 30 000 0 pas de liste rougehabitat continental 477 associations ? 46 pas de liste rouge En savoir plus végétalesgéotope 172 ? 0 pas de liste rouge La série des 8 Cahiers naturalistes de Bretagne, Ed. Biotope éditée entre 1998 et 20081. éléments géologiques représentant un intérêt particulier pour les Sciences de la Terre www.observatoire-biodiversite-bretagne.fr2. directives européennes Habitats - annexes I & II - et Oiseaux3. inscription sur les listes rouges nationales avec lun des statuts suivants : en danger, critique, vulnérable et éteinte Sources4. les crustacés, notamment planctoniques, restent largement sous évalués5. liste rouge régionale pour la flore 2010 : BV-SEPNB ; CBN Brest ; Dreal Bretagne ; GMB ; GOB ;? : état insuffisant des connaissances ne permettant pas de préciser les chiffres Gretia ; MNHN ; GIPBE-OBPNB ; Océanopolis ; Onema ; Observatoire-IUEM Brest ; LPO ; SFEPM ; SGMB ; UICN
  • 40. Le patrimoine naturel • Un patrimoine naturel remarquable L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Les zones remarquables En Bretagne, les zones terrestres remarquables Les territoires remarquables en 2009 pour leur patrimoine naturel sont réparties deLe patrimoine naturel façon inégale avec une forte concentration sur 40 le littoral et une plus faible densité en centre-est Bretagne. Ces zones répondent à différentes appellations : par exemple, zones naturelles d’intérêts écolo- giques faunistiques et floristiques (Znieff), zones Natura 2000 (ZSC et ZPS), réserves naturelles nationales (RNN) ou régionales (RNR), espaces naturels sensibles (ENS), etc. La quasi-totalité de la part non urbanisée du linéaire côtier breton se compose d’habitats remarquables. Actuellement, seuls 2 % des eaux territoriales sont décrites comme des zones remarquables pour la biodiversité (Znieff, maërl, herbiers de zostères). Cependant, des prospections complémentaires sont en cours. Elles utilisent des méthodes sophistiquées, notamment à base d’acoustique. Cela permettra de finaliser la cartographie des zones marines classées Natura 0 10 20 30 40 50 2000 (35 % des eaux territoriales) et de préciser Kilomètres l’importance du patrimoine naturel sous marin (voir page 38). Zone à biodiversité remarquable du domaine marin : Znieff I, Zico, ENS CG 22 29 35 56, espaces remarquables Dix vastes zones concentrent à la fois une biodi- du CG 22, APB, RNN, RNR, ZSC, ZPS, habitaux littoraux En savoir plus versité de dimension nationale et une nature très wwz.ifremer.fr/natura2000 peu artificialisée. Enfin, cinq secteurs concentrent Zone à biodiversité remarquable du domaine terrestre : www.observatoire-biodiversite-bretagne.fr des éléments de géodiversité de dimension natio- Znieff I, Zico, ZSC, ZPS, maërl, zostère nale et internationale. Sources Territoire concentrant de la biodiversité remarquable et ordinaire Territoire concentrant des éléments de géodiversité remarquable 2010 : CG 22 ; CG 29 ; CG 35 ; CG 56 ; Dreal Bretagne 2009 : BV-SEPNB ; CRB ; FCBE ; Ifremer ; GIPBE-OBPNB ; ONCFS; ONF; SGMB 2008 : CBN Brest Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 41. Le patrimoine naturel • Un patrimoine naturel remarquable L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011Espèces et habitats remarquablesEn l’état des connaissances en 2010, 70 espèces Les espèces remarquables en 2009continentales sont considérées comme remar- Le patrimoine naturelquables en Bretagne. Elles doivent fairel’objet de toutes les attentions en raison 41de leur fragilité face aux agressions humaines,leur rareté ou encore l’importance numérique despopulations bretonnes au regard de la populationnationale. On ne connaît pas toujours leur répar-tition régionale. Toutefois, 48 % des communesbretonnes abritent au moins une de ces espècesremarquables d’oiseau, de chauve-souris, de floreou un géotope (élément géologique qui repré-sente un intérêt particulier).À la différence des espèces continentales,les espèces marines remarquables sont peuconnues. Par exemple, la liste des espèces marinesprésentent en Bretagne est très incomplète.L’état actuel des connaissances ne permet pas Indice de richesse communalede dresser une carte régionale de répartition des en espèce*remarquable :habitats remarquables en Bretagne. Néanmoins, Richesse remarquable Richesse importante 0 10 20 30 40 50une liste provisoire de ces habitats a été réalisée : Présence dau moins une espèce remarquable Kilomètres◗ les écosystèmes des zones à galets et des Absence despèce remarquable ou de donnée falaises siliceuses du littoral, * concernant les oiseaux, les chiroptères, la flore et les géotopes◗ les systèmes de blocs et de chaos rocheux Concentration en espèce* remarquable dans les cours deau : En savoir plus intérieurs à végétation de mousses et > 4 espèces ou habitats piscicoles en bon à très bon état « Schéma régional du patrimoine naturel fougères de milieux ombragés humides, 2 à 4 espèces et de la biodiversité en Bretagne » CRB 2007 1 espèce (à télécharger sur www.bretagne.fr)◗ les forêts acides atlantiques à if et à houx, * concernant 6 espèces de poissons migrateurs, la mulette perlière, le castor, la loutre « Orientations régionales de gestion et de la conservation◗ les landes littorales à bruyère vagabonde, de la faune sauvage et de ses habitats » ONCFS ◗ les écosystèmes d’estran à champs de blocs (à télécharger sur www.bretagne.ecologie.gouv.fr)◗ les écosystèmes sous-marins à maërl et à récifs d’hermelles, www.observatoire-biodiversite-bretagne.fr et à zostères, ◗ les écosystèmes terrestres micro-insulaires des îles Sources◗ les écosystèmes sous-marins rocheux Houat, Hoëdic, Glénan, archipels de Molène, 2009 : BV-SEPNB ; CBN Brest ; GMB ; GOB ; GIPBE-OBPNB ; à champs de laminaires et circalittoraux, des Sept-Îles. Onema ; SGMB Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN BD Carthage® 2007, © IGN Geofla® Départements
  • 42. Le patrimoine naturel • Un patrimoine naturel remarquable L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Les oiseaux La Bretagne est une région importante pour les Les territoires importants pour les oiseaux : état des connaissances en 2010 oiseaux. Elle compte deux zones humides d’inté-Le patrimoine naturel rêt international (Ramsar) : la baie du Mont-Saint- ★ ★ ★ ★ 42 Michel et le golfe du Morbihan. Elle possède également onze sites d’importance internationale LANNION ★ pour les canards et les limicoles hivernants (petits ★ SAINT-MALO ★ ★ ★ échassiers vivant et se nourrissant sur la vase et MORLAIX ★ ★★ ★ présents dans la région l’hiver) et 28 zones de ★ GUINGAMP ★ ★ protection spéciale participant au réseau écolo- BREST ★ SAINT-BRIEUC gique européen Natura 2000. DINAN ★ FOUGÈRES De part sa situation géographique et la diversité de ses milieux littoraux, la Bretagne est également CHÂTEAULIN une terre d’accueil privilégiée pour les oiseaux ★ ★ marins (fou de Bassan, macareux moine, etc.). PONTIVY QUIMPER RENNES Elle regroupe 40 % des effectifs de reproducteurs de France métropolitaine. L’évolution des populations d’oiseaux est suivie en ★ Bretagne par différents réseaux dont : LORIENT ★ VANNES ◗ Oiseaux d’eau et zones humides, à l’initiative ★ REDON de l’Office national de la chasse et de la faune Nombre despèces remarquables ★ sauvage et des fédérations départementales doiseaux nicheurs à la commune : de chasseurs ; 5 3-4 ★ ◗ Wetlands International qui recense chaque 1-2 ★ 0 10 20 30 40 50 hiver les oiseaux d’eau (canards, foulques, Kilomètres ★ Colonie dimportance majeure pour les oiseaux marins limicoles, etc.) en France ; au niveau régional Zone daccueil en hiver dimportance nationale : ◗ L’observatoire régional des oiseaux marins (Orom), mis en place en 2007. Il regroupe Limicoles hivernants En savoir plus Canards hivernants la plupart des acteurs régionaux sur ce sujet www2.mnhn.fr/vigie-nature/spip.php?rubrique2 Canards et limicoles hivernants (associatifs, collectivités territoriales, État) et www.bretagne-environnement.org/Patrimoine-naturel/ est animé par l’association Bretagne vivante. Zone dimportance internationale pour les oiseaux : La-faune/Les-oiseaux Zone importante pour la conservation des oiseaux (Zico) Sources Zone de protection spéciale (ZPS) 2010 : Dreal Bretagne ; LPO-Wetlands International ; MNHN Zone Ramsar 2009 : BV-SEPNB ; FDC ; GOB ; GIPBE-OBPNB ; ONCFS Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 43. Le patrimoine naturel • Un patrimoine naturel remarquable L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011En 1989, le Centre de recherches par le baguage Évolution régionale des oiseaux communs entre 2001 et 2009des populations d’oiseaux, en partenariat avec le Le patrimoine naturel Espèces généralistes Espèces spécialistes des milieux agricolesMuséum national d’histoire naturelle (MNHN) etle Centre national de recherches scientifiques, a 43lancé le programme national Suivi temporel desoiseaux communs (Stoc). Ce programme étudiel’évolution dans le temps et dans l’espace despopulations d’oiseaux communs. La synthèsedes résultats de la période 2001-2009 réalisée parle MNHN a permis de développer un indicateurrégional de cette évolution.Pour la Bretagne, il montre que l’évolution des Espèces spécialistes des milieux forestiers Espèces spécialistes des milieux bâtispopulations d’oiseaux communs est :◗ fortement négative pour les espèces spé- cialistes des milieux agricoles et celles des milieux bâtis ;◗ également négative pour les espèces spécia- listes des milieux forestiers ;◗ relativement stable pour les espèces généra- listes. Situation nationale Pourcentage de variation entre 2001 et 2009Avec la région Provence-Alpes-Côtes-d’Azur etle Languedoc-Roussillon, la Bretagne semble être > +15% +5 à +15%l’une des régions les plus sévèrement touchée par -5 à +5% En savoir plusla baisse des populations d’oiseaux communs. -15 à -5% Deceuninck B. & Fouque C. (2010) – Canards dénombrésCes variations traduisent les mutations du < -15% - en France en hiver : importance des zones humidespaysage avec banalisation de la faune et de la et tendances. Ornithos, Revue d’Ornithologie de terrain,flore. 17-5 : p. 266-283 Deceuninck B. & Mahéo R. (2000) – Synthèse des dénombrements et analyse de tendances des limicoles hivernants en France 1978 – 1999. LPO-Wetlands International, DNP, 83 p. Et tous les observateurs bénévoles des réseaux bretons www.observatoire-biodiversite-bretagne.fr Sources 2010 : MNHN
  • 44. Le patrimoine naturel • Un patrimoine naturel remarquable L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Les chauves-souris Les sites remarquables à chauves-souris en 2009 La Bretagne compte 21 espèces de chauves-souris et occupe une position importante pour la conser-Le patrimoine naturel vation de 5 d’entre elles. Les effectifs de grand 44 rhinolophe par exemple y sont notables puisque LANNION 17 % de la population nationale se reproduit en SAINT-MALO Bretagne et 8 % y passe l’hiver. Toutes espèces MORLAIX GUINGAMP confondues, la Bretagne est riche de 158 sites BREST remarquables pour l’hivernage et la reproduc- SAINT-BRIEUC tion qui sont regroupés dans 127 communes. DINAN Quatre espèces (murin de Daubenton, sérotine commune, pipistrelle commune, oreillard CHÂTEAULIN FOUGÈRES gris) sont communes dans toute la région. En revanche, l’abondance des autes espèces QUIMPER PONTIVY RENNES diminue en se déplaçant d’est en ouest, marquant ainsi « l’effet péninsule » de la Bretagne. Différents outils prennent en compte les chauves-souris : LORIENT ◗ La liste rouge nationale dresse un bilan VANNES du degré de menace pesant sur les espèces REDON animales et végétales. Selon cette liste, 1 espèce de chauve-souris présente en Bretagne est classée vulnérable et 5 autres 0 10 20 30 40 50 sont quasi menacées ; Kilomètres ◗ 7 espèces présentent en Bretagne sont concernées par la directive Habitat ; Nombre de sites remarquables à chiroptères par commune : ◗ Ces 7 espèces sont observées dans 28 sites 4 En savoir plus du réseau écologique Natura 2000. Un site 2-3 www.bretagne-vivante.org en Morbihan a été créé spécifiquement pour 1 www.gmb.asso.fr protéger et gérer ces espèces. 25 de ces sites www.bretagne-environnement.org/Patrimoine-naturel/ sont qualifiés d’importants, très importants La-faune/Les-mammiferes/Les-chauves-souris ou remarquables pour au moins une espèce ; www.observatoire-biodiversite-bretagne.fr ◗ Pour le grand rhinolophe, 4 sites Natura 2000 sont très importants ou remarquables Sources et sont aussi des sites principaux pour 2009 : BV-SEPNB ; Dreal Bretagne ; GMB ; GIPBE-OBPNB ; UICN cette espèce en France. Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 45. Le patrimoine naturel • Un patrimoine naturel remarquable L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011La floreEn Bretagne, la géologie (voir page 8), le climat La flore remarquable en 2009(voir page 12) et l’effet péninsule se conjuguent Le patrimoine naturelpour créer une diversité de milieux naturels. Cesderniers confèrent à la région une forte richesse 45 LANNIONfloristique. SAINT-MALOLa flore vasculaire – c’est-à-dire les plantes à MORLAIX GUINGAMPfleur et les fougères – y est bien connue ; au BRESTpoint que quatre atlas départementaux ont été SAINT-BRIEUCrécemment publiés. Ils présentent la répartition DINANde 1 827 espèces de plantes à fleurs et fougères. CHÂTEAULIN FOUGÈRESLa base régionale de données Calluna regroupel’ensemble des informations recueillies lors des PONTIVY RENNES QUIMPERprospections des botanistes. Grâce à elle, leConservatoire botanique national de Brest aétabli une liste (non définitive puisqu’elle évolueen fonction des connaissances) de 176 espèces LORIENTremarquables dont 32 d’intérêt national et144 d’intérêt régional. Elles ont tendance à se VANNES REDONconcentrer dans les communes littorales. Crozonpar exemple compte à elle seule 26 espècesremarquables. 0 10 20 30 40 50Parmi les espèces protégées au niveau national, Kilomètres48 sont présentes en Bretagne et 5 autres quiont été identifiées par le passé n’on pas étérevues depuis 1980. De même, pour les espèces Nombre despèces de flore remarquable par commune :protégées au niveau régional, 59 espèces sont 16 - 27présentes et 10 autres non revues. 4 - 15 1-3 En savoir plusUn catalogue de la flore de l’ouest de la France est www.cbnbrest.frà présent disponible. Il rassemble 34 201 nomsde plantes utilisés dans les inventaires, les flores, www.observatoire-biodiversite-bretagne.frles documents bibliographiques. Ce référentiel Sourcespermet de gérer les multiples synonymies et les 2009 : CBN Brest ; GIPBE-OBPNBcorrespondances avec la nomenclature nationale. Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 46. Le patrimoine naturel • Un patrimoine naturel remarquable L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Les territoires à biodiversité remarquable incluant des zones humides Il existe en Bretagne 2 208 bas fonds, c’est-à-dire Les territoires à biodiversité remarquable incluant des zones humides des zones à faible pente qui sont susceptibles deLe patrimoine naturel retenir l’eau à un moment de l’année et donc LANNION 46 de devenir des zones humides. Le réseau hydro- graphique breton est composé de 570 bassins versants de taille diverses (voir page 13). Ces deux SAINT-MALO MORLAIX GUINGAMP faits pointent l’importance de la structuration du SAINT-BRIEUC BREST réseau des cours d’eau breton dans les possibles connexions entre les territoires à biodiversité DINAN remarquable. CHÂTEAULIN Si on ne dispose pas d’un atlas exhaustif des FOUGÈRES zones humides en Bretagne, il est tout de même possible de croiser les informations « bas fonds » PONTIVY QUIMPER RENNES et « territoires à biodiversité remarquable » (voir page 40). On obtient ainsi les contours des ter- ritoires à biodiversité remarquable incluant des zones humides potentielles. Pour garder une lisibilité à l’échelle régionale, ces territoires sont LORIENT assemblés selon leur connexion par petits cours VANNES d’eau. On identifie ainsi 520 ensembles pour la Cours deau : REDON Bretagne. Principaux 0 10 20 30 40 50 Les multiples petits ensembles situés sur la côte Secondaires Kilomètres sud finistérienne n’ont aucune relation entre Enveloppe de territoires à biodiversité remarquable eux. A contrario, les ensembles situés en aval de incluant des zones humides potentielles la Vilaine sont sous l’influence d’un seul bassin 520 ensembles faisant partie du secteur hydrographique : versant, le plus grand de Bretagne (8 778 km). Côtiers du Couesnon à la Rance Côtiers de la Rance au Trieux Dans les Monts d’Arrée, bien que les ensembles Côtiers du Trieux à la pointe de Bloscon En savoir plus semblent être en continuité sur un vaste terri- Côtiers de la pointe de Bloscon à la pointe du Raz www.observatoire-biodiversite-bretagne.fr toire, il s’agit en réalité de trois secteurs distincts Côtiers de la pointe du Raz au Blavet connectés à trois bassins versants hydrogra- Le Blavet de sa source à la mer Sources phiques différents. Côtiers du Blavet à la Vilaine 2009 : GIPBE-OBPNB La vilaine de sa source au canal de Nantes à Brest 2008 : Agrotransfert Bretagne LOust et ses affluents Fonds de carte : © IGN BD Carthage® 2007, © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements La Vilaine du canal de Nantes à Brest à la mer
  • 47. Le patrimoine naturel • Un patrimoine naturel remarquable L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011La biodiversité marineIl reste encore beaucoup à découvrir sur la bio- La biodiversité marine : état des connaissances en 2010diversité marine en Bretagne. Bien plus que pour Le patrimoine naturelson pendant terrestre.Jusqu’à récemment la connaissance de la nature 47des fonds sous marins reposait sur des campagnesocéanographiques datant des années 1950 (voirpage 10). Depuis 2003, le réseau Benthique est LANNIONchargé d’inventorier et de suivre les évolutions MORLAIX GUINGAMPdu benthos marin - c’est-à-dire l’ensemble des SAINT- BREST MALOorganismes liés aux fonds (algues, plantes aqua- SAINT-BRIEUCtiques, vers, mollusques, crustacés, etc.) - vivant DINANdans la zone de balancement des marées et les FOUGÈRESpetits fonds côtiers de France métropolitaine. CHÂTEAULINCe réseau de spécialistes est animé par l’Institut PONTIVY RENNES QUIMPERfrançais de recherches pour l’exploitation de lamer. Il travaille actuellement sur la cartographieprécise des fonds marins. Elle devrait à termecouvrir l’ensemble des zones Natura 2000 en mer LORIENTsoit 35 % de la superficie des eaux territoriales VANNES REDONbretonnes au lieu de 2 % aujourd’hui. Éléments de biodiversité marine :L’estimation des nombres d’espèces sous-marines Très forte biodiversité en espèces benthiquesn’est que provisoire puisqu’une partie seulement Herbiers de zostèredes inventaires existants a été prise en compte Bancs de maërl(il est difficile d’agréger des sources différentes Zone marine potentiellement vitale pour les oiseaux marins à faible rayon dactionde données) et les zones inventoriées restent très en période de reproduction 0 10 20 30 40 50partielles. De plus pour certains groupes, 10 à Zone majeure pour la reproduction du phoque gris, Kilomètres veau marin et du grand dauphin résident25 % des espèces n’ont pas été observées depuis Habitats dintérêt communautaire (typologie directive Habitat) :50 ans. Par exemple, il est dénombré entre 650 En savoir plus Récifs - habitat 1170et 900 espèces de crustacés, 500 à 750 de mol- Bancs de sable à faible couverture www.rebent.orglusques, 200 à 250 d’éponges ou encore 140 à deau marine - habitat 1110 www.ifremer.fr/sextant/portail180 d’échinodermes (étoiles de mer, concombres Estran sableux ou vasières exondéesde mer, etc.). à marée basse - habitat 1140 www.observatoire-biodiversite-bretagne.fr Estuaires - habitat 1130 Sources Limite des eaux territoriales 2010 : Observatoire - IUEM Brest 2009 : BV-SEPNB ; Ifremer ; Océanopolis Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 48. Le patrimoine naturel • Des menaces L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Fragmentation du territoire La Bretagne est l’une des régions de France où Le potentiel en biodiversité sur la base de l’occupation du sol l’occupation du sol est la plus morcelée (voirLe patrimoine naturel page 14). L’activité agricole a créé un parcellaire 48 très découpé et les grands espaces forestiers ont disparu. D’une superficie de 2 740 km², le territoire breton se découpe en 19 800 entités d’au moins 25 ha classées en 44 types d’utilisation du sol. La plus grande entité d’un seul tenant très faiblement artificialisée est faite de landes et de broussailles ; et elle ne mesure que 4 100 ha (hors zone de balancement des marées). De même, la plus grande entité forestière d’un seul tenant mesure seulement 2 700 hectares ; il s’agit d’une forêt de conifères. À titre de comparaison, la forêt de Fontainebleau s’étend sur une superficie égale à 28 000 hectares. Du degré d’artificialisation, dépend la richesse en biodiversité. Un territoire aura un potentiel en biodiversité d’autant plus important qu’il sera peu artificialisé. En Bretagne, 19 % du territoire est très faible- ment artificialisé et possède de ce fait un très fort 0 10 20 30 40 50 potentiel de biodiversité, porté par les milieux Kilomètres littoraux et le bocage dense. Par contre, 38 % Gradation du potentiel en biodiversité à partir de loccupation du sol : du territoire est fortement artificialisé et a ainsi Potentiel très fort un très faible potentiel de biodiversité. En savoir plus È www.observatoire-biodiversite-bretagne.fr Potentiel très faible Sources 2009 : GIPBE-OBPNB Principaux axes routiers et ferrés 2006 : Corine Land Cover Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 49. Le patrimoine naturel • Des menaces L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011Des espèces invasivesLe Bretagne compte 184 espèces végétales et Les espèces introduites, envahissantes et invasivesanimales introduites ; certaines l’ont été volon- Le patrimoine natureltairement (poissons relâchés pour la pêche), introduites introduites,d’autres de manière involontaire (l’ibis sacré s’est introduites 49 Nombre despèces en Bretagne : envahissantes après lan 16001 avant lan 16001 et envahissanteséchappé d’un zoo), d’autres espèces enfin ont et invasivessuivi l’homme dans ces voyages (souris grise). mammifère continental 6 3 8 7Les espèces introduites deviennent envahissantes oiseau 8 92 3 2dès lors qu’elles se reproduisent avec succès batracien 1 0 1 1et augmentent leur aire de répartition (visond’Amérique). D’autres espèces, sans population reptile 1 0 0 1reproductrice pérenne, sont néanmoins sources poisson eau douce 13 1 11 13de perturbations. Ainsi, la tortue de Floride qui invertébré continental 4? 4? 4?ne se reproduit pas en Bretagne est un préda-teur redoutable dans les plans d’eau où elle est plante à fleur 50 38 184relâchée. faune marine 74 24 22 flore marine 23 6 4 1. Lan 1600 marque le début des grandes migrations européennes à travers le monde et cest à partir de cette époque que le nombre dintroductions despèces a commencé à croître de manière exponentielle. 2. Neuf espèces apparues dans la faune bretonne entre - 11000 et 1600 mais dont le caractère introduit nest pas documenté. 3. Pour la plupart des espèces, limpact sur le milieu nest pas documenté en Bretagne. 4. Une des espèces ne présente pas de caractère envahissant mais est fortement allergène. ? : connaissances insuffisantes pour établir un état des lieux exhaustif; nombre minimal connu dintroduites Une partie des espèces introduites peut avoir des impacts plus ou moins sévères sur les activités économiques (la jussie, une plante aquatique, colmate les plans d’eau), sur la biodiversité (l’écrevisse américaine prospère aux dépens de l’espèce bretonne) ou, plus rarement, sur la santé (la En savoir plus berce du Caucase est fortement allergène pour l’homme). « Invasions biologiques et extinctions. 11 000 ans d’his- Lorsqu’elles sont envahissantes et créent des dommages, toire des vertébrés en France. » Ed. Belin & Quae 2006 les espèces introduites sont alors qualifiées d’invasives. www.bretagne-environnement.org/especes-invasives Depuis 2010, un arrêté interdit l’introduction de Sources 10 espèces et une famille de mammifères, 5 espèces 2008 : CBN Brest ; Inra Rennes © Laëtitia Beauverger d’oiseaux, 5 genres de reptiles et 4 espèces de batraciens.Ragondin
  • 50. Le patrimoine naturel • Actions en Bretagne L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Les dispositifs en faveur du patrimoine naturel en Bretagne En Bretagne, 66 % des zones continentales iden- Les territoires protégés pour leur patrimoine naturel : état des connaissances en 2010 tifiées pour leur biodiversité remarquable (horsLe patrimoine naturel cours d’eau) sont couvertes par un dispositif de 50 protection. Ces dispositifs sont très variés qu’il s’agisse de leur nature, de leur envergure ou de l’articulation des acteurs impliqués. De façon générale, on distingue trois types d’ac- tions : l’appui sur la réglementation (par exemple, l’arrêté de protection de biotope), l’acquisition foncière (pratiquée par exemple par le Conser- vatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres - CELRL) et la gestion contractuelle (par exemple, le réseau écologique européen Natura 2000). Un même dispositif peut utiliser plusieurs types d’actions. C’est le cas des réserves naturelles qui peuvent faire de l’acquisition foncière et mènent systématiquement une action réglementaire et de la gestion. Un même territoire peut aussi bénéfi- cier de dispositifs complémentaires. Par exemple, la pointe maritime du Finistère possède à la fois un parc naturel marin, des réserves de divers types, des terrains du CELRL, des zones Natura 2000. Elle est aussi concernée par l’opération Grands sites (voir page 72). 0 10 20 30 40 50 Kilomètres Certains de ces dispositifs sont actualisables : le classement des cours d’eau par rapport à la Territoires soumis à des dispositifs réglementaires, fonciers, et de gestion : libre circulation des poissons est ainsi en cours Réserve chasse maritime, arrêté protection biotope, réserve de révision. nationale chasse faune sauvage, réserve naturelle nationale Espace naturel sensible, terrain du CELR En savoir plus Réseau Natura 2000 Réserve associative, réserve nationale ONF, réserve naturelle régionale, wwz.ifremer.fr/natura2000 Natura 2000 Entre 2007 et 2009, le réseau écologique européen Sources Natura 2000 a été étendu en mer sur 536 000 ha PNR armorique, PNM Iroise 2009 : BV-SEPNB, CELRL, CRB; ONCFS, Onema, ONF autour de sites déjà existants. La superficie totale Tronçon de cours deau classé L432-6 2010 : CG22 : CG29 : CG35 : CG56 : Dreal Bretagne des zones spéciales de conservations (ZSC) atteint Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 51. Le patrimoine naturel • Actions en Bretagne L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011désormais plus de 742 000 ha (Natura 2000 en connaissances naturalistes, la gestion des espèces Les actions Life du phragmite aquatique sontterrestre : 95 000 ha). Les zones de protection spéciale ou espaces menacés et la valorisation des actions. déclinées depuis 2010 au sein d’un plan d’actions Le patrimoine naturel(ZPS) ont également gagné 460 000 ha marins. À peu Ces programmes sont multi partenariaux avec une national, piloté par la Dreal Bretagne.de choses près, les ZSC et les ZPS coïncident en mer. implication financière de l’État et notamment aussi 51 La mulette perlière, grand mollusque en voie d’ex-À titre de comparaison, le parc naturel marin d’Iroise des conseils généraux. tinction dans les cours d’eau douce bretons, fait(voir page 62) a une superficie de près de 343 000 ha. Contrats Nature l’objet d’un programme Life+ (dispositif européenLes espaces remarquables Parmi les Contrats Nature thématiques financés par le succédant au Life) débutant en 2011 et piloté par Bretagne Vivante.Le réseau des espaces remarquables (réserves natu- conseil régional de Bretagne en 2010, on peut citer :relles régionales) s’étend sur plus de 1 300 ha. Depuis ◗ « La gestion durable de l’activité récréative de pêche Atlas2007, il s’est enrichi de 4 sites : les landes du Cragou à pied », piloté par Vivarmor Nature, Le GMB pilote la réalisation d’un atlas des mam-et du Vergam (29), celles de Lan Bern et de Magoar- mifères de Bretagne avec le soutien financier dePenvern (22), l’étang du petit et du grand loc’h (56) ◗ « Les invertébrés des laisses de mer », piloté par le l’État, du conseil régional et des conseils généraux.et celui du Pont de fer (56 et 44), première réserve Groupe d’études des invertébrés armoricains, Il devrait aboutir en 2015. Le Conservatoire bota-naturelle interrégionale. ◗ « L’atlas des reptiles et amphibiens », piloté par nique national de Brest a édité en 2008 le qua-Le Conservatoire des espaces littoraux Bretagne vivante, trième atlas floristique départemental de Bretagne. Le conseil général du Finistère, accompagné paret des rivages lacustres ◗ « Les chiroptères (chauves-souris) de Bretagne », le Forum des Marais Atlantiques, développe uneEntre 2007 et 2009, le CELRL a acquis 300 ha en zone piloté par le Groupe mammalogique breton (GMB), démarche d’inventaire exhaustif des zones humideslittorale. dont les actions principales sont reprises simulta- du département avec 50 % du territoire couvert nément et prolongées au sein d’un plan d’actionsLes espaces naturels sensibles régional Chiroptères. fin 2010.Entre 2007 et 2009, les espaces naturels sensibles Le Contrat Nature « Les mammifères semi-des quatre conseils généraux ont vu leur superficie aquatiques », piloté par le GMB a été finalisé en 2008.augmenter de 300 ha.Les projets de parcs naturels régionaux Programmes Life et Life+ En savoir plus Deux Life, pilotés par Bretagne Vivante, ont été soldésDeux projets de parcs naturels régionaux sont en wwww.bretagne-vivante.org/content/section/19/66 en 2008 :cours d’étude : celui du golfe du Morbihan et celui de www.gmb.asso.frla Rance-Côte d’Émeraude. Ils pourront représenter à ◗ « sterne de Dougall », qui a renforcé des actions www.cbnbrest.frterme 20 % du territoire breton. pour gérer la seule colonie bretonne de cette www.conservatoire-du-littoral.fr espèce,Plusieurs Contrats Nature (dispositif financier du vivarmor.pagespro-orange.frconseil régional de Bretagne), programmes Life ◗ « phragmite aquatique » - petit passereau migrateur ec.europa.eu/environment/life(dispositif financier européen) ou plans d’actions habitué des roselières littorales et menacé d’extinc-régionaux structurent en Bretagne l’acquisition des tion en Europe. Sources 2010 : BV-SEPNB ; CBN Brest ; CELRL ; CG22 ; CG29 ; CG35 ; CG56 ; CRB ; Dreal Bretagne ; GMB ; Gretia
  • 52. Mer et littoral L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Mer et littoral Les pressions exercées sur les écosystèmes côtiers et marins sont nombreuses : forte présence humaine, nombreuses activités, pollutions provenant des bassins versants ou de la mer. Ces pressions peuvent être aussi à l’origine de conflits d’usage. Ainsi sur 4 % du territoireMer et littoral métropolitain, les communes littorales représentent 52 12,5 % des surfaces de logements et 7 % des surfaces de locaux construits en métropole entre 1990 et 2007. Sur les îles l’impact de ces pressions et les conflits d’usage sont exacerbés. Leur population peut-être multipliée par 30 en période touristique alors que la part résidentielle permanente vieillit et diminue. Si Ouessant a compté jusqu’à près de 3 000 habitants en 1911, on en recensait seulement 859 en 2005. ©Laëtitia Beauverger Depuis plusieurs années, mer et littoral sont donc au Anémone sur l’estran cœur de nombreuses initiatives, dont la gestion intégrée des zones côtières (GIZC), la Conférence de la mer et du Quelques chiffres à retenir littoral, la charte des espaces côtiers ou la création d’aires ◗ près de 70 % des îles et îlots de France métropolitaine marines protégées. Le premier parc marin a ainsi vu le jour sont en Bretagne en Bretagne, en mer d’Iroise en 2007. Des actions plus ◗ 300 000 t de maërl collectées en 2009 au large de la Bretagne locales se développent également comme celle menée par Vivarmor Nature dans les Côtes-d’Armor auprès des ◗ 95,1 % des zones de baignade conformes pêcheurs à pied pour qu’ils améliorent leur pratique en aux normes sanitaires respectant mieux l’environnement. ◗ entre 2000 et 2009, il y a eu 461 mois cumulés L’objectif de la GIZC est de faciliter le maintien et le de phycotoxicité en Bretagne développement d’activités sur le littorale dans une ◗ 26 plages classées en moyenne et mauvaise qualité logique de développement durable des territoires. La création du pôle Mer en Bretagne en 2007 témoigne de ◗ pour 20 % des zones de pêche à pied de loisir, l’expertise régionale et de la volonté de les faire évoluer la consommation directe de coquillages a été interdite en 2009 notamment dans le respect de l’environnement. ◗ 102 sites touchés par des échouages d’ulves durant l’été 2009
  • 53. Mer et littoral L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011Contexte de gestion des donnéesPlusieurs textes européens et internationaux orientent les réseaux de surveillance – dont ceux mis en place de loisir (voir page 59), le contrôle est effectué parles actions de protection et de gestion de la mer et du par l’Ifremer : les Agences départementales et régionale de santé.littoral. La directive cadre sur l’eau 2000/60/CE (DCE) ◗ Rocch pour la surveillance des contaminants Opérationnel depuis 2003 en Bretagne (région pilote),constitue le cadre réglementaire de la politique com- chimiques (voir page 56), le réseau benthique assure la surveillance de l’en-munautaire de l’eau (voir page 97). Pour les eaux lit- semble des organismes liés aux fonds marins (algues,torales, elle concerne les estuaires et les lagunes (eaux ◗ Rephy pour la surveillance du phytoplancton, des plantes aquatiques, vers, mollusques, crustacés, Mer et littoralde transition) et les eaux côtières jusqu’à 1 mille du paramètres physico-chimiques dans l’eau et des poissons, etc.) vivant dans la zone de balancement 53trait de côte. La DCE inclue une surveillance chimique phycotoxines dans les coquillages (voir page 58), des marées et dans les petits fonds côtiers.(substances dangereuses) et une surveillance écolo- ◗ Remi pour la surveillance microbiologique dans lesgique. La directive sur la gestion de la qualité des eaux Le réseau de suivi des proliférations d’algues vertes coquillages (voir page 59),de baignade (2006/7/CE) complète la DCE. (voir page 61) est géré par le Ceva qui fait l’inventaire ◗ Rebent pour la surveillance de la faune et de la annuel des sites touchés par des échouages d’ulves,La directive Stratégie pour le milieu marin 2008/56/CE flore benthiques (voir page 47). estime les surfaces colonisées ainsi que les biomassesmet en place un cadre visant à réaliser ou maintenir un en place, et mesure les niveaux d’eutrophisation desbon état écologique du milieu marin des mers euro- Pour gérer les données de la surveillance du littoral, eaux littorales.péennes. Par ailleurs, la France procède chaque année l’Ifremer a développé le système d’informationà l’évaluation des flux polluants rejetés en mer via les Quadrige, qui constitue un élément du système d’in-cours d’eau au titre des conventions internationales formation sur l’eau. La base Quadrige contient desOspar et Medpol. résultats sur la plupart des paramètres physiques, chimiques et biologiques de description de l’environ-La Recommandation européenne 2002/413/CE nement. Les premières données datent de 1974 pourrelative à la mise en œuvre d’une stratégie de gestion les paramètres de la qualité générale des eaux et lesintégrée des zones côtières (GIZC) a abouti, suite au contaminants, 1987 pour le phytoplancton et les phy-programme Deduce (Développement durable des cotoxines, 1989 pour la microbiologie.côtes européennes), à une série de 27 indicateurscomprenant 45 mesures et destinée à surveiller le Un volet sur la mer, confié à l’Ifremer et à l’Agencedéveloppement durable sur les littoraux. des aires marines protégées, a été développé au sein En savoir plus du système d’information sur la nature et les paysages www.seadatanet.orgLa gestion des connaissances du milieu marin à (voir page 37) pour faciliter l’accès aux données etl’échelle européenne et internationale est réalisée www.iode.org métadonnées sur la nature en mer.notamment via le projet de standardisation des europa.eudonnées et des métadonnées marines (Seadatanet) En Bretagne, le réseau des estuaires bretons suivis www.deduce.eu/et le programme d’échange international des données depuis 1999 par les cellules qualité des eaux litto- www.developpement-durable.gouv.fret de l’information océanographiques (Iode). rales permet d’évaluer la qualité des masses d’eau de www.ifremer.fr transition (voir page 57). Pour ce qui est des eaux deLa mise en œuvre des différentes politiques natio- baignade (voir page 60), ou des zones de pêche à pied Sourcesnales de surveillance des eaux littorales s’appuie sur 2010 : Ifremer, Dreal Bretagne, GIPBE-Ore
  • 54. Mer et littoral • L’exploitation des ressources L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Les captures de pêche Le secteur de la pêche est profondément ancré Les captures de pêche débarquées en 2008 dans l’identité et l’économie de la Bretagne. 485 426 170 1 497 305 2 636 Bordée par la Manche et le golfe de Gascogne, 1 346 587 2 197 781 la région se place à la première place des pêches 969 2 571 3 276 en France pour le tonnage et la valeur des ventes. 2 728 921 8 043 9 902 La flotte pratique essentiellement la pêche côtièreMer et littoral - jusqu’à 12 milles. Paimpol 20 572 54 4 263 T Parmi les espèces les plus pêchées en 2008 : 25 090 Morlaix 27 992 T Saint-Malo Brest 8 483 T 25 650 T ◗ en Bretagne Nord, les volumes de pêche sont Saint-Brieuc pour l’essentiel constitués de poissons (42 %) 15 18 115 T 97 et d’algues (33 %) ; Camaret-sur-Mer 58 113 T 1 128 ◗ en Bretagne Sud, il s’agit surtout de poissons 197 (85 %) et de crustacés (8 %). 7 59 Douarnenez 1 382 T Audierne Les plus importantes captures sont débarquées 629 694 T au Guilvinec, à Brest, Saint-Malo, Lorient et Concarneau 19 235 T Concarneau ; les plus petites à Camaret-sur-Mer, Guilvinec Audierne, Vannes et Douarnenez. 1 525 34 728 T 3 412 Lorient 2 517 T 16 921 T Auray 1 483 419 499 Vannes 842 T 1 379 443 392 105 65 473 1 600 671 0 10 20 30 40 50 28 308 18 317 Kilomètres 15 149 En savoir plus Capture totale déclarée par port Type de ressource identifiée : de rattachement en tonne : ec.europa.eu/fisheries/index_fr.htm Poissons 20 000 « L’approche écosystémique de la pêche » Mollusques Crustacés (à télécharger sur ec.europa.eu/fisheries/index_fr.htm) 10 000 Algues agriculture.gouv.fr/peche-aquaculture www.ifremer.fr/sih 2 000 Sources © Laëtitia Beauverger 2010 : Ifremer - Système d’informations halieutiques Pêche en mer au large d’Hœdic Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 55. Mer et littoral • L’exploitation des ressources L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011Granulats marins et maërlEn 2009, il existait 8 sites exploitant le maërl et des Situation en 2009 des sites exploitant des matériaux marinssables coquilliers au large des côtes bretonnes. La Croix 0,8 km² La Cormorandière 1,1 km²La production annuelle s’élevait à 300 000 t pour Les Duons 0,2 km²le maërl et 170 000 t pour les sables coquilliers. LANNION Lost Pic La Horaine Ilôt Saint-Michel 1,6 km²Le maërl 2,4 km² 1,17 km² SAINT-MALOIl est utilisé pour la production d’eau potable, Mer et littoral MORLAIX GUINGAMPl’amendement agricole et des applications en BREST 55chirurgie osseuse. Il s’agit d’une algue rouge SAINT-BRIEUC Les Pourceauxdont le taux de croissance très lent (0,5 à 1 mm/ 7,4 km² DINAN Le Minouan) pose le problème du renouvellement de la 0,06 km² FOUGÈRESressource et du maintien de la biodiversité marine CHÂTEAULIN(voir page 47). 90 % de la ressource françaisese trouve dans les eaux bretonnes. Le maërl est Kafarnao QUIMPER PONTIVY RENNESprotégé en tant qu’espèce et habitat au titre de la 1 km²directive européenne Habitats-Faune-Flore, de laconvention internationale Ospar et de la stratégienationale pour la biodiversité. LORIENT Les GlénansLes granulats marins 0,5 km² VANNESIls sont utilisés dans la construction et sont REDONdevenus un enjeu majeur face à l’appauvrisse-ment des gisements terrestres (voir page 88). EnFrance en 2006, ils représentaient 7 millions de 0 10 20 30 40 50tonnes (Mt) sur les 400 Mt de granulats consom- Kilomètresmés dans l’année. État de lexploitation en 2009 :L’Ifremer recense actuellement les gisements Concession attribuée En savoir pluspotentiels en croisant plusieurs critères : identifier Demande de concession et dautorisation de travaux « Extraction des granulats marins - Document d’orienta-les ressources en matériaux, évaluer les ressources en cours dinstruction tion pour une politique nationale » Secrétariat général de Demande de concession en cours dinstruction la mer 2006 (à télécharger sur www.sgmer.gouv.fr »)halieutiques et les activités de pêche ainsi que la 0,5 km² Surface de lexploitationrichesse de la faune des fonds marins, et estimer « Guide pour l’évaluation des incidences des projets d’ex-les transports sédimentaires naturels. Type de matériau exploité : traction de matériaux en mer sur les sites Natura 2000 » Maërl MEEDDM 2010 (à télécharger sur www.natura2000.fr ») Sables coquilliers www.rebent.org Sources 2010 : Dreal Bretagne ; Ifremer Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 56. Mer et littoral • La qualité des eaux littorales L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 La contamination chimique des eaux littorales Le réseau d’observation de la contamination Sites de surveillance des métaux dans les bivalves pour la période 2003-2007 chimique du milieu marin (ex-réseau national d’observation) mesure les teneurs en métaux Beg nod LANNION lourds et en molécules organiques. Il effectue Pen al lann Saint-Michel-en-grève pour cela des prélèvements de coquillages Aber Benoît (huîtres et moules) sur 48 points de mesures en Baie de la Fresnaye SAINT-MALO MORLAIX GUINGAMP Le Vivier-sur-MerMer et littoral Bretagne. BREST Pointe du Roselier La Gauthier 56 Depuis 2008, la surveillance des contaminants Le passage SAINT-BRIEUC Rossermeur chimiques est décentralisée auprès des agences Persuel DINAN Aulne rive droite FOUGÈRES de l’eau. Et l’Ifremer ne suit plus que le cadmium, le mercure et le plomb, trois métaux réglementés CHÂTEAULIN Kervel au titre de la surveillance sanitaire. En Bretagne, QUIMPER PONTIVY RENNES aucun dépassement des seuils sanitaires n’a été observé pour ces métaux. Baie dAudierne - Penhors Pointe de Mousterlin Riec-sur-Belon Teneurs maximales admises LORIENT dans les coquillages destinés à la La jument consommation humaine La potée de beurre Beg er vil VANNES (règlements CE 466/2001 et 221/2002) REDON Roguedas Le Guilvin Plomb 7,5 mg/kg p.s. Cadmium 5 mg/kg p.s. Pointe er Fosse Mercure 2,5 mg/kg p.s. Pen Bé 0 10 20 30 40 50 p.s. = poids sec Nature des bivalves prélevés par le Réseau dobservation Kilomètres de la contamination chimique du littoral (Rocch) : Moules Le plomb Les teneurs dans la région sont du même ordre Huîtres En savoir plus ou inférieures à la médiane nationale, sauf dans « Qualité du milieu marin littoral », Ifremer 2010 (Bul- l’estuaire de l’Aulne (3,7 fois supérieures). Il existe nationale, sauf dans l’estuaire de l’Aulne où elles sont letins de surveillance départementale à télécharger sur en effet en amont du bassin versant d’anciennes 2,4 fois supérieures, en baie d’Audierne (1,7 fois), en Rance wwz.ifremer.fr/envlit) mines de plomb argentifère (Huelgoat et Poul- (1,7 fois), à la pointe du Roselier (1,8 fois). www.bretagne-environnement.org/Media/Acteurs/Qui- laouen). fait-quoi/Le-reseau-d-observation-de-la-contamination- Le mercure chimique-en-Bretagne Le cadmium Aucun site breton ne présente de concentrations en De même, les teneurs observées sont générale- mercure élevées. Les teneurs observées sont toutes très Sources ment du même ordre ou inférieures à la médiane inférieures au seuil sanitaire. 2009 : Ifremer / banque Quadrige² Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 57. Mer et littoral • La qualité des eaux littorales L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011La qualité des eaux estuariennesLe réseau des estuaires bretons est chargé de sur- Qualité des eaux estuariennes pour la période 2007-2009veiller la qualité des eaux des 28 estuaires de la LÉGUER JAUDY PENZÉ TRIEUXrégion. Il réalise des prélèvements sur 57 stations ABER WRACH MORLAIXde mesure situées en eau douce et sur 142 autres ABER BENOIT RANCEréparties d’amont en aval de la zone estuarienne. ARGUENONDix paramètres sont surveillés afin d’évaluer la LANNION Mer et littoralqualité des masses d’eau de transition dont l’oxy- GUINGAMP MORLAIX SAINT-MALO 57 Le Lgène, l’ammoniaque et la bactériologie. ég n L Élor La ue Sél Le T r BREST ÉLORN R de DAOULAS une rieu xLa contamination bactérienne (Escherichia Coli) SAINT-BRIEUCdes eaux estuariennes peut avoir des répercus- on DINAN en rgu AULNE L A FOUGÈRESsions sur les activités conchylicoles, la pêche à e Le C uln o ues non L A La Ranpied et la baignade. Pour la période 2007-2009, GOYEN CHÂTEAULIN c ecette contamination reste forte malgré les efforts L O d et PONTIVY RENNESde traitement des rejets urbains. Pour ce para- La Vila rff ine QUIMPER Sco PONT LABBÉ t ve Le lamètre, les estuaires du Léguer et de l’Arguenon Le B L O ustont une eau qualifiée de mauvaise comme lors La S eich edes deux périodes précédentes 2005-2007 et LORIENT AURAY La C laie2006-2008. Le Scorff s’est en revanche amélioré. VANNES ODETPour l’estuaire de l’Elorn et celui de la Vilaine, on AVEN VANNES BELON NOYALO REDONobserve une dégradation de la qualité bactériolo- LAÏTA BLAVET La V i l a i n egique. Après un résultat médiocre sur la période SCORFF2006-2008, on note une amélioration pour le ÉTELgolfe qui atteint un meilleur classement que lors GOLFE CRACH VILAINEde la période 2005-2007. PÉNERF 0 10 20 30 40 50 Critère : KilomètresUne oxygénation et un bilan ammoniaque La bactériologiecorrects garantissent des conditions propices aux Lammoniaqueespèces migratrices (saumon atlantique, truite Loxygène En savoir plusde mer) et à la croissance des juvéniles d’espèces Qualité des analyses : « L’eau en Bretagne - bilan 2009 » Dreal 2010 (à téléchar-marines (sole, bar, turbot). Bonne ger sur www.bretagne.developpement-durable.gouv.fr) Moyenne Atlas interactif - Réseaux de surveillance littoraux (DCE) Médiocre (à consulter sur envlit.ifremer.fr/surveillance) Mauvaise Sources 2010 : Dreal Bretagne, AELB, DDTM 22, DDTM 29, DDTM 35, DDTM 56, Station de biologie marine de Concarneau Fonds de carte : © IGN BD Carthage® 2007, © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 58. Mer et littoral • La qualité des eaux littorales L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Le phytoplancton toxique dans les eaux littorales Durée cumulée de phycotoxicité dans les coquillages, par zone littorale, sur la période 2000-2009 Le phytoplancton comprend 6 000 espèces d’algues (nombre de mois touchés) microscopiques. Une quarantaine d’entre elles sont 60 toxiques pour la faune marine et les humains. En ASP (amnésiantes) 50 PSP (paralysantes) Bretagne, 3 groupes d’espèces produisent des toxines Lipophiles : DSP (diarrhéiques) qui s’accumulent dans les coquillages, interdisant épi- 40 et associées sodiquement leur vente et leur ramassage. Il s’agit 30Mer et littoral de Dinophysis (DSP-toxines diarrhéiques), à l’origine 58 20 de 79 % des interdictions ; Pseudo-nitzschia (ASP- toxines amnésiantes) et Alexandrium (PSP-toxines 10 paralysantes). 0 8 es - rge 0 39 ise - A zé - C 0 aie Rad am rs ca - B Do e B et ea ie arn st rg d z 7 re 44 Gl ne 04 48 aie e Po Bén an ad en on Ab t é 1 50 or n - au ite o - G a 05 er d Bla ix el 05 2 - e G vet 05 Ile - Riv ie d res 6 Ba at d l 05 8 - 0 ai de Ho el ai e d Riv Plo ibe c -P M re h n e ih C l 1 - Le - l h 06 - Ba olfe ière neg e 3 ie d d uy 06 ie d ila orb ay 5 - Vi e - an ua re - e de Pe te 06 a V erf - P ine Bé 05 5 - Hou ère Ete lib rb e ne -R v C L e la u ne e u i e - B ca b et Sc nt aït 2 G Riv Bre arg st viè ine rg nt u iè u ro 06 060 rt - an rac m rff - ro 9 Go 57 e d Q ëd C be rn a u re - B ie - Et on 42 de e d ar 9 - A de nt od ire de cô 04 0 Iro ant Pen a V M ur 0 - B d - én 05 0 e L elo rne 06 4 e in ih 04 iviè 0 e - ier l n le 3 B âv 6 ila hi o d ar Le réseau de surveillance du phytoplancton et des en 03 u 35 la - E Ri la la u dA e - P - ie L - B de u A - O 0 et - a ire phycotoxines (Rephy) compte 197 points en Bretagne -B - - i ua - s st où sont effectués des prélèvements d’eau et de -e d - S lf - ce 7 - 06 - coquillages. En 2009, il a permis de repérer le dépas- an 03 -R -R -B 5 sement des seuils de sécurité sanitaire pour les toxines 04 1 4 02 05 3 05 04 DSP et ASP, mais pas pour les toxines PSP. Les toxines DSP ont été identifiées sur l’ensemble du littoral ouest et sud de Bretagne avec des épisodes toxiques de mai à octobre. Ce sont surtout des moules, des donax, des palourdes et des huîtres qui ont été touchées. Les toxines ASP étaient présentes dans des coquilles Saint-Jacques issus des gisements de la rade de Brest. Entre 2000 et 2009, du phytoplancton toxique a été © E. Nezan / Ifremer © E. Nezan / Ifremer identifié pendant 461 mois cumulés en Bretagne. Un champ de Pseudo-nitzschia pseudodelicatissima - lugolé Dinophysis cf. acuminata – vivant (DSP) Les sites les plus touchés sont Douarnenez (54 mois (ASP) cumulés de phycotoxicité), l’Iroise et Camaret (47 mois) et la rade de Brest (40 mois). En savoir plus « Qualité du milieu marin littoral – Bulletin de la sur- veillance – département du Morbihan » Ifremer 2010 Bulletin également disponible pour le Finistère, l’Ille-et- Vilaine et les Côtes-d’Armor « Rephy : inventaire cartographique des points de prélè- © E. Nezan / Ifremer vement » Ifremer 2010 Alexandrium minutum - chaîne de 2 cellules - Sources scène de division – lugolé (PSP) 2010 : Ifremer/Quadrige²/Rephy Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 59. Mer et littoral • La qualité des eaux littorales L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011La qualité microbiologique des coquillagesEn filtrant l’eau, les mollusques (moules, huîtres, Évolution de la qualité microbiologique des zones conchylicoles de 1991 à 2009palourdes, etc.) concentrent les microorganismesprésents dans l’eau, notamment des bactéries patho- nombre de zonesgènes qui induisent un risque sanitaire potentiel lors 140de la consommation de coquillages crus ou peu cuits. 120 7En 2009, le réseau de surveillance microbiologique Mer et littoral 3 4 5 3 2 6(Remi) de l’Ifremer a évalué 116 zones conchylicoles. 100 5 4 4 6 12 59 4 5 2 6La réglementation impose un contrôle sanitaire sur 4 6 1 3 3 5 4 4 5 10 17 14 D : Très mauvaise qualitéles zones de pêche à pied professionnelles mais pas 80 2 3 4 C : Mauvaise qualitésur celles de loisirs. L’Agence régionale de santé en 4 4 4 2 B : Qualité moyenneBretagne effectue toutefois un contrôle microbiolo- 7 60 2 3 A : Bonne qualitégique des gisements naturels des coquillages exploités 80 76 84 88 84 89 90 95en pêche récréative. Ainsi en 2009, ce sont 65 sites 77 40 78 80 80 73 76de pêche à pied de loisir qui ont fait l’objet d’une 66 70 55 59 61surveillance à ce titre. 20Les résultats ont mis en évidence une dégradation 5 6 6 10 12 7 4 1 2 2 1 1 1 3 2 2 1 3 2de la qualité des gisements naturels utilisés pour la 0 1991 1992 1993 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2005 2006 2007 2008 2009 1994 2004pêche à pied et des zones conchylicoles. Pour 20 %des zones de pêche à pied de loisir, la consommationdirecte de coquillages a été interdite en 2009.Évolution du classement des sites de pêche à pieds de loisirs de 1997 à 2009 100% 12 14 90% 23 24 22 23 24 18 23 18 20 20 26 80% Mauvaise qualité : En savoir plus 70% 50 pêche à pied interdite « Qualité du milieu marin littoral – Bulletin de la surveillance 60% 54 Qualité moyenne : – département du Morbihan » Ifremer 2010 50% 52 51 57 pêche à pied tolérée 63 73 69 40% 63 71 71 73,8 Bulletin également disponible pour le Finistère, l’Ille-et- 69 Bonne qualité Vilaine et les Côtes-d’Armor 30% 20% « L’eau en Bretagne, bilan 2009 » Dreal Bretagne 2010 (à 38 32 25 25 télécharger sur www.bretagne.developpement-durable. 10% 22 15 13 12 09 gouv.fr) 08 06 05 6,2 0% Sources 02 3 05 06 07 08 09 7 8 9 00 01 04 0 9 9 9 20 19 19 19 20 20 20 20 20 20 20 20 20 2010 : Ifremer ; ARS Bretagne
  • 60. Mer et littoral • La qualité des eaux littorales L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 La qualité des eaux de baignade La surveillance des sites de baignade s’effectue de Pourcentage de conformité des eaux de baignade en mer de 1999 à 2009 mai à septembre, elle permet d’évaluer le risque microbiologique lié à la pratique de cette activité. 0,2 Car l’exposition à des eaux de mauvaise qualité peut 8,5 8,1 3,6 4,4 8 4,4 5,7 5,6 4,6 3 7,6 3,6 5,4 7,4 5,2 4,9 causer des infections de type affections oculaires, dermatoses, etc. Des mesures physico-chimiques sont 31Mer et littoral 35,4 33,5 35,8 34,8 30,9 également réalisées et l’environnement global du site 37,8 37,4 40,6 42 39,3 32,4 60 43,5 44,6 44,9 45,5 de baignade évalué. La surveillance exercée au titre du contrôle sanitaire par l’Agence régionale de santé en Bretagne donne lieu à une gestion du risque tout au long de la saison estivale et à un classement en fin de saison. 61 64,5 62,2 61,2 61,6 64,2 60 En 2009, 537 plages bretonnes ont fait l’objet d’un 54,1 56,9 53,8 53,4 55,3 49,3 48 47,4 47,5 suivi donnant lieu au prélèvement de 4 343 échan- tillons d’eau. Le taux de conformité enregistré était de 95,1 % (contre 94,8 % en 2008). Il se répartit entre 64,2 % de prélèvements de bonne qualité et 30,9 % 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 de qualité moyenne. À la fin de la saison de baignade, 0,6 % des prélèvements ont entraîné le classement en Eaux de mauvaise qualité Eaux conformes de qualité moyenne moyenne et mauvaise qualité de 26 plages. En France Eaux pouvant être momentanément polluées Eaux conformes de bonne qualité la même année, le taux de conformité était de 96,4 % sur 2 005 sites contrôlés. Les fluctuations annuelles de conformité des eaux de baignade sont dues aux variations météorologiques estivales d’une année sur l’autre, associées à des pol- lutions diffuses ou des dysfonctionnements ponctuels de réseaux d’assainissement notamment lors d’épi- En savoir plus sodes de forte pluviométrie. baignades.sante.gouv.fr www.ars.bretagne.sante.fr Sources 2010 : ARS Bretagne, Commission européenne, Agence européenne pour l’environnement © KingPhoto – Fotolia.com Plage en Bretagne
  • 61. Mer et littoral • La qualité des eaux littorales L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011Les marées vertesEn 2009, 102 sites touchés par des échouages Surfaces couvertes par les algues vertes cumulées sur les trois inventaires de la saison 2009d’ulves ont été répertoriés durant l’été (90 en PLOUNÉOUR PORT NEUF TRÉGASTEL NANTOUAR TRESTEL JAUDY PLEUBIAN HORN/2008 et 94 en 2007). Certains de ces sites cor- BRIGNOGAN KERLOUAN PORS-GUEN/ GUILLEC BEG LEGUER PORZ BILIEC PORS-MEURrespondent à des échouages minimes qui ne GUISSENY GUERZIT DIBEN PELLINEC LEDANO MOGUERAN/COREJOU FRESNAYE** BRÉHECpeuvent être assimilés aux quelques sites régio- ABER WRACH PEMPOUL SAINT-MICHEL-EN-GRÈVE MORIEUX TROCTIN TÉRÉNEZnaux connus pour leurs marées vertes. ABER BENOIT PORTSALL GOULVEN KERVALIOU/ TY NOD/ SAINT-QUAY-PORTRIEUX LANCIEUX Mer et littoral KERFISSIEN RADE DE QUELMER KEREMMA MORLAIX LOCQUIRECLe cumul régional des surfaces couvertes par les MOULIN-BLANC ÉLORN TINDUFF/ PENZÉ MOULIN-DE-LA-RIVE BINIC/ÉTABLES-SUR-MER SAINT-JOUAN- 61 ILLIEN DES-GUERETSulves en 2009 se situait 20 % au-dessus de la MOULIN NEUF FINISTÈRE ARGUENON MINIHIC-SUR-RANCE DAOULAS ROSAIRES LA VILLE-ÈS-NONAISmoyenne des années 2002-2008. Cela résulte TREZ-HIR ROSCANVEL HOPITAL CAMFROUT AULNE/FOND DE RADEprincipalement d’un démarrage très précoce de POSTOLONNEC*** MORGAT*** ABER*** TREZ-BIHAN/TREZ-BELLEC*** YFFINIAC LA VILLE GERla saison de prolifération (85 % de plus pour PORSLOUS*** LIEUE-DE-GRÈVE COTES-DARMORle cumul avril-mai que la moyenne des années KERVIJEN/TY AN QUER SAINTE-ANNE-LA-PALUD KERVEL/TREZMALAOUEN PORT RHU/TREBOUL2002-2008, ce qui peut-être relié à une marée RY ILLE-ET-VILAINEverte 2008 importante qui s’est prolongée tard LOCH PORT LA FORÊT KERLEVEN/SAINT-LAURENT AUDIERNEen saison). À cela s’ajoute un niveau très élevé ODET CAP COZ CONCARNEAU CABELLOU MORBIHANen juin (maximum mesuré depuis 2002) et un POULDON SAINT-GUENOLÉ ÎLE- BEG ANSE DE POULDOHAN AVEN BELONniveau qui bien qu’en recul est resté relativement LESCONIL TUDY MEIL BEG MEIL KERFANY PORT-LOUIS NORD PORT-MANECHélevé en fin de saison (mais bien inférieur aux LODONNEC MOUSTERLIN RAGUENEZ FORT- POINTE DE GÂVRES RIA DÉTEL TRÉVIGNON BLOQUEdeux années antérieures, dont le niveau en fin de KERPAPE LARMOR RIVIÈRE DE CRACH NORD EST GOLFE 56 -PLAGE PORT NAVALOsaison était particulièrement élevé). ERDEVEN AURAY NORD OUEST GOLFE 56 EST GOLFE 56 LA-TRINITÉ- SUD GOLFE 56En 2009, près de 90 000 m3 d’algues ont été SUR-MER SUD DAMGAN MINE DOR QUIBERONramassés par 59 communes pour un coût global Surfaces couvertes* par les ulves en 2009 ARZON PENVINS 0 10 20 30 40 50 SAINT-PHILIBERT POINTE DU BILE SAINT- (cumul sur les 3 inventaires de mai, juillet, septembre) BANASTER Kilomètresdéclaré de près de 1 100 kF. JACQUES 500 haLe nombre de sites bretons touchés par des LOCMARIAQUERéchouages d’ulves et l’importance des surfaces 100 ha En savoir pluscouvertes varient en fonction des caractéris- 10 ha 1 ha www.bretagne.pref.gouv.frtiques climatiques annuelles qui provoquent des site sur vase (surface non représentée) www.ceva.frvariations des flux de nutriments. Mais c’est la * Surface totale couverte = surface rideau + dépôt estran en équivalent 100% de couverture ** Echouages en baie de la Fresnaye composés dUlvaria ("ulvoïde") mais non dulves « Eaux littorales, miroir de nos actes ? »réduction substantielle des teneurs en nitrates *** Estimations plus approximatives en zone militaire P112 (non survolée) Eau & rivières de Bretagne 2009dans les bassins versants qui permettra d’obtenir Lensemble du linéaire côtier est surveillé à marée basse de fort (à télécharger sur www.eau-et-rivieres.asso.fr)un impact marqué sur les marées vertes. coefficient à la mi-mai, mi-juillet, mi-septembre. Pour tous les sites présentant des échouages dulves sur sable, les surfaces de dépôt sont www.bretagne-environnement.org/Mer-et-littoral/ mesurées sur les photos aériennes. Les surfaces de dépôt sur les vasières ne sont pas représentées sur cette carte. Certains sites, en particulier sur Les-menaces/Les-marees-vertes le littoral sud, comportent une part importante dulves située plus au large et non comptabilisée ici. Sources 2010 : Ceva Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 62. Mer et littoral • Actions en Bretagne L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Actions en Bretagne État d’avancement des parcs naturels marins en 2010 Les parcs naturels marins Parc naturel marin d’Iroise MANCHE C’est le seul parc naturel marin en Bretagne. Créé par décret en 2007, il abrite le plus Golfe Normand- grand champ d’algues marines d’Europe breton où plus de 300 espèces sont répertoriées.Mer et littoral 62 Plus de 120 espèces de poissons et des cen- MER LANNION taines d’invertébrés y ont aussi été recensés. CELTIQUE MORLAIX GUINGAMP SAINT-MALO Une centaine de phoques gris y sont présents BREST SAINT-BRIEUC toute l’année et s’y reproduisent ; plusieurs Parc DINAN naturel groupes de grands dauphins occupent l’espace marin FOUGÈRES dIroise d’Ouessant à l’Ile de Sein. CHÂTEAULIN PONTIVY RENNES D’autres projets, parmi lesquels celui d’un parc QUIMPER naturel marin normand-breton, ont été envisagés suite aux deux analyses régionales menées pour LORIENT la Bretagne Nord et Cotentin ; et pour la Bretagne Mer territoriale Sud et Pays de Loire par les préfets. VANNES REDON Projet de parc normand-breton Parc existant : L’étude a été lancée en janvier 2010 et doit Périmètre s’achever par une enquête publique en 2012 qui Parc en projet : présentera le périmètre du futur parc, les objectifs GOLFE DE 0 10 20 30 40 50 Secteur détude Kilomètres de gestion pour faire coexister la préservation du GASCOGNE patrimoine naturel et le développement durable des activités socio-économiques, ainsi que la composition du conseil chargé de gérer le parc. Le secteur concerné s’étend de la baie de Saint- En savoir plus Brieuc au cap de la Hague. www.aires-marines.fr www.parc-marin-iroise.gouv.fr « Analyse stratégique régionale Bretagne Nord Ouest Cotentin » et « Analyse stratégique régionale Sud-Bre- tagne Pays de Loire » AAMP 2010 (à télécharger sur www.aires-marines.fr » Sources © Yves Gladu (Agence des aires marines protégées) 2010 : AAMP Le parc naturel marin d’Iroise, à la pointe finistérienne Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 63. Mer et littoral • Actions en Bretagne L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011La démarche Ports propres Nombre de communes labellisées Pavillon bleu entre 2004 et 2010 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010L’Association des ports de plaisance de Bretagne, Côtes-d’Armor 5 4 4 2 0 1 1animatrice de la démarche Ports propres en Bretagne Finistère 1 1 1 2 2 3 4a lancé en juillet 2010 un appel à candidature auprès Ille-et-Vilaine 1 1 1 1 1 2 2de ses 53 ports adhérents. Douze ports de plaisance Morbihan 4 3 3 1 1 2 2volontaires se sont formellement engagés : Per- Mer et littoralros-Guirec, Saint-Cast-Le-Guildo, Saint-Quay Port Bretagne 11 9 9 6 4 8 9 63d’Armor, Trébeurden, Tréguier, Brest le Château, Brest France 96 97 95 87 78 106 124Moulin Blanc, Douarnenez, Loctudy, Sainte-Marine et Nombre de ports labellisés Pavillon bleu entre 2004 et 2010Morlaix. 9La première étape de la démarche consiste à établir, 8avec l’aide d’un bureau d’études spécialisé, un dia- 7gnostic pour dégager des axes de progrès environne-mental. La deuxième étape mettra en œuvre un plan 6 Côtes-dArmord’actions pluriannuel issu de ce diagnostic. L’opération 5 Finistèrepermettra à terme d’obtenir la certification Gestion 4 Ille-et-Vilaineenvironnementale portuaire délivrée par l’Afnor. La Morbihan 3démarche Ports Propres en Bretagne est soutenuefinancièrement par le Conseil régional et les conseils 2généraux de Bretagne, l’Ademe ainsi que l’Agence de 1l’eau Loire-Bretagne. 0Le label Pavillon bleu 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Depuis 1985, le label Pavillon les ports et les communes à intégrer les critères envi- bleu valorise chaque année les ronnementaux dans leur projet de développement. communes littorales et les ports En 2010, la Bretagne compte 7 ports de plaisance de plaisance candidats menant labellisés (sur 77 en France) : Paimpol, Binic, Saint- de façon permanente des actions Quay-Portrieux, Douarnenez, Morgat, Camaret et En savoir plusen faveur d’un environnement de qualité. Il s’agit par Moulin Blanc. Elle compte également 9 communes www.bretagne-info-nautisme.frexemple d’éducation à l’environnement, de la gestion ayant obtenu le label (sur 124 en France) : Lancieux,du site, de celle des déchets, de l’eau et des milieux. www.pavillonbleu.org Clohars-Carnoët, Fouesnant, Le Conquet, Roscoff,À l’initiative de l’Office français de la fondation pour Saint-Briac-sur-Mer, Saint-Lunaire, Plouhinec et Sourcesl’éducation à l’environnement en Europe, ce label à Vannes. 2010 : APPB ; Of-Feeeforte connotation touristique permet d’encourager
  • 64. Mer et littoral • Actions en Bretagne L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Le Pôle Mer Bretagne pratiquée par les résidents, elle a aussi évolué pour aller vers une pratique purement récréative, ouverte à Porté par la richesse des ressources marines et mari- tous sur un domaine public maritime réputé « libre ». times, le Pôle Mer Bretagne est un pôle de compéti- tivité à vocation mondiale créé en 2005. Il fédère un Depuis 2007, Vivarmor Nature anime un Contrat réseau de plus de 360 adhérents constitué de grandes Nature « Pêche à pied » avec le soutien du Conseil entreprises, PME, centres de recherche et d’enseigne- régional de Bretagne, du conseil général des Côtes-Mer et littoral 64 ment supérieur. d’Armor, des collectivités locales, de la Fondation Nicolas Hulot et de la Fondation Nature et Décou- Sa mission est de susciter et d’accompagner la réa- vertes. Ce projet, qui rassemble l’ensemble des lisation de projets collaboratifs innovants associant acteurs du littoral (usagers, associations, scientifiques, entreprises et laboratoires, afin de développer les comités des pêches, directions départementales des produits et services qui feront la différence sur les territoires et de la mer, élus locaux, etc.), a pour marchés internationaux et créeront des activités et des objectif de pérenniser l’activité de pêche à pied en emplois. Depuis sa création, elle a labellisé 109 projets préservant la biodiversité littorale et son rôle dans les collaboratifs et innovants. espaces côtiers. Bien que certains projets soient transversaux, ils se Une enquête réalisée auprès de 1 540 pêcheurs entre répartissent dans 5 grandes thématiques : 2008 et 2009 sur leurs pratiques montre que 83 % ◗ Sécurité et sûreté maritimes (25 projets), d’entre eux ne connaissent pas les tailles minimales de capture. Et ils sont moins de 1 % à se renseigner sur ◗ Naval et nautisme (18), l’état sanitaire de leur site de pêche. © Vivarmor Nature ◗ Ressources énergétiques marines (9), Pêcheurs à pied C’est dans ce contexte que différentes actions de ◗ Ressources biologiques marines : pêche, aquacul- sensibilisation, de suivis scientifiques et de comptages ture et développement durable, ainsi que biotech- sont réalisés sur 8 sites des Côtes-d’Armor à chaque nologies (39), grande marée. Le comptage du 11 août 2010 a ainsi ◗ Environnement et aménagement du littoral (18). permis de dénombrer un pic de fréquentation record En savoir plus avec 584 pêcheurs à pied sur l’îlot du Verdelet à www.pole-mer-bretagne.com Le Contrat Nature « pêche à pied » Pléneuf-Val-André, site de seulement 10 ha à marée « Gestion durable de l’activité récréative de pêche à pied basse ! La pêche à pied de loisir est l’une des activités les plus et préservation de la biodiversité littorale - Rapports pratiquées sur le littoral français (environ 1,7 million annuels » Vivarmor nature 2010 de personnes selon une étude de l’Institut français de (à télécharger sur www.bretagne-environnement.org) recherche pour l’exploitation de la mer et de l’Institut www.bretagne-environnement.org/Mer-et-littoral/L- BVA en 2008). En quelques décennies, avec l’essor homme-et-la-mer/La-peche-a-pieds du tourisme et l’attractivité des littoraux, elle s’est Sources fortement développée. D’une pêche de subsistance 2008 : CBN Brest ; Inra Rennes
  • 65. Mer et littoral • Actions en Bretagne L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011Îles et îlots bretonsAvec plus d’un millier d’îles et îlots, la Bretagne Les îles bretonnes en 2010 Île dOuessant Archipel de Molène Île de Batz Archipel des Sept-Îles Île Toméconcentre près de 70 % des entités insulaires de 856 habitants 574 habitants 40 ha 24 ha Île deFrance métropolitaine. Elles couvrent une surface 1558 ha Île de Balanec 357 ha Île Île Rouzic Bannec de Malban Île de Bréhatsupérieure à 15 300 ha et représentent un linéaire Île Plate 444 habitants Île de Île Bono 318 hade près de 700 km. Leurs formes et tailles sont Île de Molène 214 habitants Quéménès Île aux Moinestrès variées, depuis les îlots bas de quelques 60 ha Île de 0 1 Km 0 1 Km 0 0,5 Km Mer et littoral Triélen Île demètres carrés aux îles arborant de hautes falaises. 0 2 Km 0 2 Km Béniguet 65 Île de SeinD’une richesse exceptionnelle, le patrimoine insu- 0 1 Km 214 habitantslaire est le résultat conjugué de la spécificité du 58 haclimat et d’un certain isolement. Les petites îleset îlots, majoritairement inhabités, ont un intérêtpatrimonial spécifique associé à la faune (notam- 0 1 Km Îles du golfe du Morbihanment la présence d’oiseaux marins nicheurs, voir Archipel de Glénan Île dArz : 254 habitants, 310 ha Île aux 21 ha Île-aux-Moines : 573 habitants, 329 habla page 42), à la végétation, à la géologie, à moutons 0 2 Kml’archéologie, à l’histoire et à la valeur paysagère Île de Île de Île de Groixde ces sites. St-Nicolas Bananec 2 318 habitants Île Cigogne Île Île dArz 1480 ha -auxLorsqu’elles sont habitées d’autres enjeux liés à Île de Drénec Île de -Moines Penfretl’attractivité de ces territoires s’ajoutent aux pré- Île du Loch 0 2 Kmoccupations strictement patrimoniales. La gestion Belle-Île 0 2 Kmcomplexe des ressources (eau potable, énergie) 5 120 habitants 8461 ha Houat Hoëdic 0 20 40et des sources de pollution (déchets, eaux usées, 274 habitants 118 habitants Kilomètres 288 ha 209 haetc.) est un fragile équilibre particulièrementmenacé lorsque ces îles se trouvent confrontéesaux pics d’affluence touristique estivaux. À titre 0 2 Km 0 1 Km 0 1 Km En savoir plusd’exemple, 52 000 passagers ont débarqué sur www.bretagne-vivante.orgl’Île-aux-Moines (Morbihan) en août 2008. Le www.conservatoire-du-littoraldéveloppement du nautisme (voir la page 27) ◗ L’association Bretagne vivante gère 122 sites insulaires ;des trente dernières années accroît par ailleurs www.parc-marin-iroise.gouv.fr ◗ La réserve de biosphère de la mer d’Iroise comprend « Les îles du Ponant, histoires et géographie des îles etfortement la fréquentation de ces îles et îlots. toutes les îles et îlots de l’archipel de Molène et des archipels de la Manche et de l’Atlantique » L. Brigand, Ed.Quelques outils de protection et gestion des eaux d’Ouessant ; Palantines 2002espaces naturels insulaires en Bretagne : ◗ Le Conservatoire du littoral possède 722 ha répartis sur Sources◗ 4 réserves naturelles nationales (sur 7 en 22 îles ou archipels en Bretagne. 2010 : Geomer ; Bretagne Vivante ; Conservatoire du Bretagne) sont des îles : Groix, Saint-Nicolas- littoral des-Glénan, Iroise et Sept-Îles ; 2008 : Insee Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 66. Les paysages L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Les paysages D’après la définition inscrite dans la convention européenne du même nom, le paysage « désigne une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations ». Avec ses falaises, ses landes, ses plages de galets, son bocage ou ses espaces de culture légumière, la Bretagne dégage une image forte et singulière.Les paysages Cependant les paysages peuvent évoluer rapidement. 66 Ainsi, l’artificialisation des sols est un phénomène pour l’essentiel irréversible, responsable du recul des terres arables et des milieux naturels, du mitage des paysages et de la fragmentation des écosystèmes. En France métropolitaine la surface occupée par l’habitat © Ficelle – Fotolia.com a augmenté environ cinq fois plus vite que la population Vue sur la Rance (Saint-Suliac, Ille-et-Vilaine) et environ deux fois plus vite que le nombre de ménages sur la période 1992-2004. Le taux d’artificialisation national des sols s’élevait à 9,2 % en 2007. En Bretagne, les surfaces artificialisées non bâties et les surfaces bâties ont augmenté respectivement de 31 et 37 % entre Quelques chiffres à retenir 1992 et 2009, portant à 12,2 % le taux d’artificialisation ◗ 12,2 % de la surface régionale est artificialisée de la Bretagne. L’augmentation de 21 % de la surface bretonne en forêt sur les mêmes années illustre un autre ◗ entre 1996 et 2008, les haies et talus ont reculé de près de 12 % aspect de l’évolution rapide des paysages bretons. ◗ 320 sites bretons classés couvrent 26 000 ha et 349 sites La prise en compte du paysage dans les politiques inscrits couvrent 120 600 ha publiques devient donc une obligation, une réalité de ◗ 3 opérations Grands sites sur 47 sont menées en Bretagne plus en plus effective que l’on retrouve aussi à l’échelle locale dans les schémas départementaux d’implantation des éoliennes, les schémas bocagers, les schémas de cohérence territoriales et bien sûr les plans locaux d’urbanismes.
  • 67. Les paysages L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011Contexte de gestion des donnéesLes premières mesures de protection des paysages en phique des paysages dont deux en Bretagne : l’un au ces documents donne lieu à une expertise sur lesFrance ont été instaurées par la loi sur le classement sein du parc naturel régional d’Armorique, et l’autre paysages qui se traduit en général par une cartogra-des monuments naturels et des sites en 1906, rem- sur le département des Côtes-d’Armor. Plusieurs grou- phie des unités de paysages et structures paysagères.placée en 1930 par la loi créant les sites classés et les pements de communes se sont lancés dans des projets La loi Paysages encourage aussi les groupementssites inscrits. Le premier site classé fut l’île bretonne d’observatoire photographique du paysage, dont le de communes à élaborer des projets de gestion desde Bréhat en 1907. territoire du projet de PNR Golfe du Morbihan. paysages sous la forme de chartes paysagères et deLa politique paysagère française s’est ensuite struc- Le dispositif des Atlas départementaux du paysage est plans de paysages. En Bretagne, le dernier recense-turée autour de la loi Paysages de 1993 et de la essentiel : les Atlas du Finistère et du Morbihan seront ment datant de 2006 fait état de 9 plans en Bretagneconvention européenne du paysage, adoptée en finalisés en 2011 et disponibles notamment dans des sur 167 au niveau national. Les paysages2000 et entrée en vigueur en France en 2006. Elle a versions numériques. Ces deux Atlas présentent des 67pour objet de promouvoir la protection, la gestion et analyses assez poussées et novatrices, d’une part surl’aménagement des paysages. les dynamiques et enjeux liés aux unités paysagères (Finistère), d’autre part sur la perception des paysagesLa France a choisi quatre axes essentiels qui structu- par les populations (Morbihan).rent la politique du paysage : D’autres données statistiques ou d’occupation du sol◗ l’identification et la qualification du paysage ; permettent une approche complémentaire sur les◗ la définition des objectifs de qualité paysagère ; paysages. L’enquête sur l’occupation et l’utilisation du territoire Teruti-Lucas vise entre autre à suivre◗ l’intégration du paysage dans les politiques et quantifier les changements de la structure des sectorielles ; paysages au fil du temps. Il consiste en des relevés de◗ l’information et la sensibilisation du public. terrain annuels (320 000 points depuis 2006) affectés ensuite à une nomenclature. Il permet d’élaborer desAfin de connaître les quelques 2 000 paysages du indicateurs paysagers sur un territoire mais pas de lesterritoire français et fixer des objectifs de qualité, la géolocaliser. Les résultats des enquêtes Teruti puisconnaissance doit être développée. Différents outils Teruti-Lucas ont font l’objet de publications annuellessont mobilisés comme les atlas de paysage, les obser- depuis 1982.vatoires photographiques du paysage, ainsi que le En savoir plussoutien à des programmes de recherches. Des portraits de territoire sont donc de plus en plus souvent réalisés, associés aux principales théma- www.stats.environnement.developpement-durable.La mise en œuvre du système d’information nature et gouv.fr tiques d’enjeux que sont le tourisme, l’agriculture etpaysage par le ministère chargé de l’Écologie permet www.parcs-naturels-regionaux.tm.fr le bocage, l’urbanisme et le projet de territoire, lesune large diffusion de l’information sur les inventaires éoliennes - par exemple, dans les schémas départe- www.finistere.pref.gouv.fret suivis du paysage auprès du public et des acteurs. mentaux d’implantation des éoliennes, les schémas www.golfe-morbihan.fr/regardscroisesOn y trouvera par exemple les données de l’observa- bocagers, les schémas de cohérence territoriales ettoire photographique national du paysage, créé en Sources bien sûr les plans locaux d’urbanismes. Chacun de1991, et qui gère 19 protocoles de suivi photogra- 2010 : SOeS, UMR CNRS ESO 6590
  • 68. Les paysages • La diversité des paysages L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 La diversité des paysages Il existe huit grandes familles de paysages en Bretagne Les grandes familles de paysages qui présentent des similitudes de part leurs caractères, leurs évolutions et leurs enjeux pour l’avenir. LANNION Paysage de bocage dense sur collines SAINT-MALO Dans des reliefs de crêtes de grès ou de massifs gra- MORLAIX GUINGAMP nitiques aux vallées encaissées, les sols pauvres (voir BREST page 79) ont favorisé le maintien d’un bocage dense SAINT-BRIEUC et de surfaces en herbe. La morphologie agraire est DINAN constituée de petites parcelles de prairies encloses FOUGÈRESLes paysages d’un réseau de haies, souvent doublé d’un réseau CHÂTEAULIN 68 de chemins. Ce paysage de bocage et collines est QUIMPER PONTIVY RENNES perçu comme le plus représentatif de l’Argoat, mais le vieillissement des haies (voir page 70) hypothèque son devenir et son potentiel (paysage, maintien des sols, biodiversité, ressource bois, etc.). LORIENT Paysage de bocage dense sur collines Paysage de bocage à maille élargie Paysage de bocage à maille élargie En marge des massifs au bocage dense, les plateaux VANNES Paysage de cultures légumières REDON aux vallées encaissées présentent également Paysage boisé et de bosquets un réseau bocager important, mais qui a davantage Paysage cultivé à ragosses Paysage cultivé avec talus été remanié par des agrandissements de parcelles 0 10 20 30 40 50 Paysage littoral urbanisé et le développement des cultures fourragères (voir Paysage de zones humides deau douce Kilomètres page 21). Les bois et landes y sont également moins présents et concentrés sur les versants de vallées. Paysage cultivé avec talus Paysage de cultures légumières Paysage cultivé à ragosses Les plateaux et bassins d’agriculture intensive de Sur le littoral nord, les conditions pédologiques (sols Dans les bas plateaux et bassins schisteux, les sols plus Basse Bretagne ont en commun l’agrandissement riches et légers sur limons éoliens) et les conditions profonds favorisent les labours ; les surfaces en herbes des parcelles et l’érosion du bocage, mais avec des climatiques (peu de gel, voir page 124) ont favorisé la sont donc minoritaires. Les pratiques d’émondage sur caractères spécifiques, liés notamment à l’exposition construction d’un paysage très spécifique dominé par les haies ont créé un bocage à ragosses caractéristique plus forte aux vents d’ouest. Les haies sont plus basses la culture de légumes en plein champs. Ces paysages des paysages de Haute Bretagne, notamment dans le et souvent sous forme de taillis, les arbres de haut ont en commun de petites parcelles, souvent en bassin de Rennes. Ce bocage a souvent disparu au jet sont plus rares. Inversement, les murets sont très lanières, et la quasi absence de haies. À une échelle gré des agrandissements de parcelles, laissant place présents et les talus plus hauts (1 à 2 m). À proximité plus fine, chaque unité paysagère est caractérisée par localement à un néo-openfield, notamment dans le du littoral, ils constituent souvent le seul enclos de la ses spécialités culturales (tomates, coco paimpolais, bassin de Pontivy-Loudéac. parcelle. choux fleurs, etc.) et les infrastructures associées, notamment les serres pour la culture des tomates.
  • 69. Les paysages • La diversité des paysages L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Les types de paysagesTrois ensembles s’individualisent ainsi avec descalendriers agricoles particuliers.Paysage boisé et de bosquetsCertains paysages de Bretagne sont caractériséspar la forte présence de bois, soit sous formede grande forêt comme à Paimpont, soit sousforme de très nombreux bosquets, comme parexemple dans le Goëlo. La présence de landes etde bocage dense est souvent associée à ces bois Les paysagesqui sont pour l’essentiel constitués de feuillus. 69Paysage de zones humidesd’eau douceAux marges sud-est de la Bretagne, la topogra-phie très basse et plane (voir page 7) rend diffi-cile l’écoulement de l’eau et favorise les secteurshumides. Dans un paysage agricole plutôt ouvert,les nombreuses zones humides, marais, étangs ou Limite franche entre deux ensembles de paysagepetits lacs sont localement reliés par un réseau de Limite progressive entre deux ensembles de paysagecanaux. L’eau est donc très présente et marque Bocage dense et prairies sur collinesl’identité de ces paysages et les pratiques asso- Bocage à maille élargie Paysages mixtes avec bosquetsciées. Plateaux avec paysages ouverts et bocage résiduel 0 10 20 30 40 50Paysage de littoral urbanisé Plateaux avec talus ou haies basses Plaines avec bocage à ragosse destructuré KilomètresSi l’urbanisation concerne l’ensemble du littoral, Cultures de légumes sur plateauxelle est plus intense sur la côte sud, de part une Cultures de légumes sur plainesforte pression touristique (voir page 23) mais Forêts à dominante de feuilluségalement du fait d’une moins grande résistance Forêts à dominante de résineux Friches et landesdu foncier agricole. Au-delà du linéaire côtier,l’urbanisation diffuse s’étend profondément Marais deau douce et zones humides En savoir plus Marais littorauxdans l’arrière pays, souvent accompagnée d’une Urbain dense www.bretagne-environnement.org/Paysages/augmentation sensible des boisements et notam- Périurbain et bourgs Les-paysages-hier-et-aujourd-huiment des pinèdes. Ces paysages très hétérogènes Habitats diffus Dunes Sourceset en forte mutation, sont également marqués Herbus 2010 : UMR CNRS ESO 6590par la présence de profondes rias. Lacs, cours deau, estran Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 70. Les paysages • Le bocage L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 L’évolution du bocage La direction régionale de l’alimentation, de La densité bocagère en 2008 l’agriculture et de la forêt en Bretagne a réalisé deux enquêtes en lien avec l’inventaire forestier national, l’une en 1996 et l’autre en 2008, pour suivre l’évolution du linéaire bocager dans la région. Entre 1996 et 2008, les haies et talus ont reculé de près de 12 %, soit une moyenne de 1 % par an. Le linéaire bocager breton serait aujourd’huiLes paysages de l’ordre de 182 530 km. 70 La carte de densité obtenue avec l’enquête de 2008 montre clairement que ce type de paysage rural, autrefois répandu dans toute la région, est aujourd’hui plus fréquent à l’ouest d’une ligne Saint-Brieuc/Lorient. Haies, talus et bosquets implantés avec des concours publics en 2008 En savoir plus En km Côtes-d’Armor Finistère Ille-et-Vilaine Morbihan Bretagne « Enquête sur les linéaires en 2008 » Draaf 2009 (à télécharger sur www.bretagne-environnement.org) Haies bocagères 37 780 45 028 30 665 28 480 142 950 www.bretagne-environnement.org/Patrimoine-naturel/ Autres linéaires Les-milieux/Le-bocage 7 190 6 516 6 920 6 852 27 480 ligneux www.bretagne-environnement.org/Paysages/ Talus 2 330 8 186 1 045 538 12 100 Les-paysages-hier-et-aujourd-hui/Les-paysages-ruraux- en-Bretagne TOTAL 48 300 59 730 38 630 35 870 182 530 Sources Variation par - 10,6 % - 10,6 % - 17,7 % - 9,3 % - 12 % 2008 et 1996 : Agreste – Draaf Bretagne – Enquêtes rapport à 1996 sur les linéaires paysagers
  • 71. Les paysages • Actions en Bretagne L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011Actions en BretagneLes sites inscrits et classés Localisation des sites inscrits et classés en 2010La majorité des monuments naturels et sitesde la Bretagne sont protégés en raison de leurintérêt artistique, historique, scientifique, légen- LANNIONdaire ou pittoresque (au titre des articles L.341-1 MORLAIX SAINT-MALOet suivants du code de l’Environnement).On distingue d’une part les sites classés, dont la BREST GUINGAMP SAINT-BRIEUCvaleur patrimoniale justifie une politique rigou- DINANreuse de préservation, et d’autre part les sites Les paysagesinscrits, dont le maintien de la qualité appelle une FOUGÈRES 71surveillance certaine. CHÂTEAULINIl existe en Bretagne 320 sites classés couvrant PONTIVY RENNES QUIMPER26 000 ha et 349 sites inscrits couvrant120 600 ha - dont 60 000 ha pour le seul site desmonts d’Arrée. Réparties de façon hétérogène,les surfaces protégées représentent une part LORIENTappréciable du territoire régional. On peut consta- Sites inscrits :ter que l’essentiel de la partie naturelle du littoral VANNES Ponctuelsbreton est sauvegardé grâce au classement ; reste REDON Étenduscependant posé le problème de la gestion de cessites, en particulier face au développement de la Sites classés :fréquentation touristique. Ponctuels 0 10 20 30 40 50 Étendus KilomètresSurfaces de sites inscrits et classés Surface de DPM* Surface terrestre Surface de DPM Surface terrestre en site classé de site classé en site inscrit de site inscritCôtes-dArmor 4 400 ha 21 500 ha 8 030 ha 0 ha696 700 ha 81 sites 101 sites En savoir plusFinistère 10 200 ha 76 000 ha 73 080 ha 550 ha674 500 ha 101 sites 123 sites www.bretagne-environnement.org/Paysages/Ille-et-Vilaine 6 250 ha 3200 ha Quelles-actions/Sites-inscrits-et-classes 2 880 ha 90 ha681 900 ha 66 sites 73 sitesMorbihan 5 150 ha 19 900 ha Sources 5 890 ha 11 260 ha686 000 ha 72 sites 52 sites 2010 : Dreal BretagneBretagne 26 000 ha 120 600 ha Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® 89 880 ha 11 900 ha2 740 100 ha 320 sites 349 sites Départements*domaine public maritime
  • 72. Les paysages • Actions en Bretagne L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Les grands sites Les sites adhérant au réseau des grands sites de France en 2010 Abbaye Sur les 47 opérations Grand site en France métro- de Beauport Caps dErquy Baie du politaine, 3 sont menées en Bretagne, à la pointe LANNION et de Fréhel Mont St Michel du Raz, sur le massif dunaire Gâvres-Quiberon GRAND SITE SAINT-MALO et dans la baie du Mont-Saint-Michel qui repré- MORLAIX GUINGAMP sente à elle seule deux opérations Grand site : BREST DE FRANCE 1 en Manche et 1 en Ille-et-Vilaine. S’y ajoutent SAINT-BRIEUC l’Abbaye de Beauport ainsi que les caps d’Erquy DINAN et de Fréhel. Ces 5 lieux réputés adhèrent au FOUGÈRESLes paysages réseau des grands sites de France. GRAND SITE CHÂTEAULIN 72 En 2004, la pointe du Raz a obtenu le label Grand QUIMPER PONTIVY RENNES site de France, attribué aux sites gérés suivant les DE FRANCE principes du développement durable attribué Pointe du Raz pour 6 ans par l’État. D’autres sites travaillent pour l’obtenir. LORIENT Tous ces sites sont classés. Ils ont en commun GRAND SITE de posséder des milieux naturels fragiles ainsi VANNES REDON que d’une grande valeur patrimoniale pour la Massif dunaire DE FRANCE Bretagne. Et ils sont extrêmement fréquentés. GRAND SITE Gâvres-Quiberon Opération Grand Site C’est pourquoi l’État et les collectivités locales DE FRANCE 0 10 20 30 40 50 travaillent de concert pour y maîtriser la fréquen- Autre site adhérant au réseau Kilomètres tation du public. Les aménagements réalisés des Grands Sites de France visent à préserver la qualité paysagère des sites En savoir plus et des milieux naturels tout en maintenant leur www.grandsitedefrance.com attractivité. Il s’agit par exemple de déplacer des www.pointeduraz.com parkings loin des sites, de mettre en place des www.site-gavres-quiberon.fr itinéraires variés et attractifs organisant le che- minement des piétons. www.baie-mont-saint-michel.fr www.abbaye-beauport.com www.bretagne-environnement.org/Paysages/Quelles- actions/Les-Grands-sites Sources 2010 : SM de la pointe du Raz ; SM Grand site Gâvres © Agrab Quiberon ; SM des Caps ; Agrab ; RGSF ; Association Abbaye de Beauport à Paimpol interdépartementale Manche et Ille-et-Vilaine Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 73. Les paysages • Actions en Bretagne L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011Les atlas du paysageEn 1994, la direction de l’Architecture et de l’Urba-nisme du ministère de l’Équipement a lancé un vasteprogramme d’atlas départementaux du paysage.Environ 80 % du territoire est désormais couvertpar ces inventaires, certains étant déjà en phase deréactualisation.En Bretagne deux atlas du paysage sont en cours definalisation : celui du Finistère, mené par les services Les paysagesde l’État, et celui du Morbihan, animé par le Conseil 73d’architecture, d’urbanisme et d’environnement duMorbihan. L’atlas des paysages du Morbihan devraitêtre accessible via un site Internet dès 2011, accom-pagné d’une étude sociologique sur la perception despaysages morbihannais. © Laëtitia BeauvergerLe comité régional du paysage, institué en 2009, a Marais salant de Lasné (Morbihan)pour vocation de coordonner ces inventaires, notam-ment via la synthèse régionale des ensembles de Sur les 19 itinéraires d’observatoires photographiques graphiques du paysage constituent un outil depaysages. À l’échelle locale, ces atlas peuvent être du paysage établis par le ministère, deux concernent suivi des paysages, d’orientation des politiquesdéclinés dans des plans de paysage. la Bretagne : celui des Côtes-d’Armor porté par le publique, mais également un support de com- Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environne- munication et de démarches participatives surLes observatoires photographiques du ment des Côtes-d’Armor et celui du Finistère porté les paysages.paysage par le parc naturel régional d’Armorique.La méthode des observatoires photographiques du De nombreux observatoires ont vu le jour depuispaysage a été développée par le ministère en charge avec de nouvelles méthodes adaptées aux supportsde l’Environnement en 1991, dans le but de pallier le numériques et des objectifs plus diversifiés liés aux En savoir plusmanque de données sur les dynamiques paysagères. porteurs de projets (réserve, grand site, contrat de « Éléments pour la réalisation et l’actualisationEn parallèle des atlas, leur objectif est de constituer rivière, établissement public de coopération intercom- des atlas de paysage » Roche 2009un fond de séries photographiques. Celui-ci permet munale, etc.). Ainsi en Bretagne, un observatoire est « Plans de paysages, éléments de bilans. » Folinais 2006d’analyser les mécanismes et les facteurs de transfor- développé depuis six ans sur le territoire du projet de www.golfe-morbihan.fr/observatoire-photographique-mation des espaces, ainsi que les rôles des différents parc naturel régional du golfe du Morbihan et d’autres paysages.htmacteurs qui en sont la cause, de façon à orienter favo- sont à l’étude notamment sur le pays de Saint-Brieuc Sourcesrablement l’évolution du paysage. et le territoire du projet de parc naturel régional 2010 : Geomer ; Bretagne Vivante ; Rance-Côte d’Émeraude. Les observatoires photo- Conservatoire du littoral ; Insee
  • 74. Les sols L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Les sols Selon la Commission européenne, l’érosion est la principale menace pesant sur les sols : 17 % des sols européens sont soumis à l’érosion hydrique. Quant à la matière organique du sol, qui assure de nombreuses fonctions agronomiques et environnementales, elle a tendance à diminuer à tel point que 45 % des sols européens possèdent une teneur réduite en matières organiques. Ces indicateurs sont donc de plus en plus surveillés car les sols sont de plus en plus menacés. En France comme en Bretagne, l’aléa érosion (moyen à très fort) concerne 18 % du territoire. Si l’évolution de la teneur en matière organique est très inégaleLes sols 74 en fonction des territoires, en Morbihan l’orientation est clairement à la baisse. © Rémi Lebastard (Inra) La pollution des sols est aussi à surveiller de près. On Polyculture maraîchère de pleine terre (Finistère) recensait mi-2009 en France 4 186 sites et sols pollués, ou potentiellement pollués - pour lesquels l’État a entrepris une action à titre préventif ou curatif. 41 % Quelques chiffres à retenir des sites présentant une pollution sont contaminés ◗ la surface agricole utilisée par les exploitations bretonnes par des hydrocarbures. En Bretagne 62 sites sont représente 60 % de la surface régionale concernés. Cependant, certaines pollutions diffuses comme celles liées au trafic routier, à l’agriculture ◗ le pH régional moyen des sols est de 6,3 ou aux boues de station d’épuration sont difficiles ◗ entre 1,5 et 10 % de matière organique dans les sols cultivés à identifier et à évaluer vis-à-vis des impacts sanitaires et environnementaux. La définition de bio-indicateurs ◗ 70 % des cantons possèdent des sols trop riches en phosphore du sol aidera peut-être à mieux comprendre assimilable ces impacts. L’évolution de la teneur en matière ◗ l’aléa érosion moyen à très fort concerne 18 % du territoire organique est très inégale en fonction des territoires. breton ◗ 62 sites pollués répertoriés
  • 75. Les sols L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011Contexte de gestion des donnéesEn 2006, la Commission européenne a publié une agriculteurs sur l’ensemble du territoire national par les La diffusion des données à l’échelle nationale eststratégie de protection des sols européens incluant laboratoires agréés (plus de 1,3 millions d’analyses sur réalisée par le Gis Sol. En Bretagne, c’est le pro-un projet de directive cadre sur les sols. L’objectif visé la période 1990-2004, dont près de 187 000 analyses gramme Sols de Bretagne qui s’en charge en liaisonest notamment d’identifier les zones à risque et de en Bretagne). avec le niveau national.mettre en œuvre des programmes d’action pour y Enfin, le programme Inventaire gestion et conserva-remédier. Fin 2010, cette directive n’est toujours pas tion des sols (IGCS) sur la répartition géographiqueadoptée mais cela n’empêche pas les États membres des sols fournit des informations spatialisées ayantde produire des bases de données communes. pour objectif l’exhaustivité nationale à l’échelle duAinsi, Corine Land Cover, produite en 1990, 2000 et 250 000ème.2006 est la base de données européenne d’occu-pation biophysique des sols (voir page 14) pour des La connaissance sur la pollution d’origine industrielleobjets supérieurs à 25 ha. De même, l’atlas européen des sols est basée sur l’inventaire des sites industrielsde la biodiversité des sols a été publié en 2010. où l’activité est potentiellement polluante (matière première, produit, déchets). Cet inventaire est archivé Les solsEn France, le Gis Sol a été créé en 2001 pour consti- 75 dans la base de données Basias (voir page 82).tuer et gérer un système d’information sur les sols deFrance - par rapport à leur distribution spatiale, leurs En Bretagne, Agrocampus ouest coordonne les actionspropriétés et l’évolution de leurs qualités. à travers le programme Sols de Bretagne qui consiste en l’application régionale du RMQS et d’IGCS. LeLe Gis Sol coordonne plusieurs programmes d’acqui- RMQS est constitué en Bretagne de 109 sites, missition de connaissances sur les sols, dont le réseau de en place par les chambres régionales d’agriculture, aumesure de la qualité des sols (RMQS), fondé sur le sein desquels des observations et des prélèvementssuivi de 2 200 sites en France (voir page 83). La liste sont réalisés tous les dix ans. Il est couplé, dans notre © Anne-Laure Le Brisdes indicateurs environnementaux pour le RMQS est région, à un inventaire de la biodiversité des sols Pédothèqueélaborée à partir d’indicateurs européens définis par (RMQS BioDiv) (voir page 84).le réseau Eionet de l’Agence européenne de l’environ-nement. Plus d’une centaine d’indicateurs sont ainsi Il existe d’autres données importantes pour l’évalua-définis et regroupés en trois types selon un modèle tion de la qualité des sols mais elles sont plus difficiles En savoir plus« pression-état-réponse » développé par l’OCDE et d’accès car associées à des données nominatives. Il www.gissol.frcomplété par l’Agence européenne de l’environne- s’agit notamment des données locales sur les plans www.sols-de-bretagne.frment dans le modèle « force motrice-pression-état- d’épandage ou sur l’assainissement des eaux usées.impact-réponse ». Sources Enfin, d’autres paramètres sont peu pris en compte car 2010 : Inra, Agrocampus ouest, MEDDTLUn second programme national, la base de données difficiles à mesurer ; ils relèvent de la pollution diffusedes analyses de terre (BDAT), regroupe à l’Inra Orléans (plomb, traitements pharmaceutiques, etc.).les résultats d’analyses effectuées à la demande des
  • 76. Les sols • L’identification des sols L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Les pédopaysages Il est important de mieux connaître les sols pour Les pédopaysages de Bretagne assurer une gestion durable de ce patrimoine et de ses fonctions environnementales. C’est dans ce but que le programme Sols de Bretagne a été créé puisqu’il a notamment vocation à compléter, organiser et diffuser les connaissances acquises sur les sols de la région. Pour faciliter la représentation de la diversité des sols dans l’espace, Sols de Bretagne a défini des pédopaysages. Il s’agit de portions du territoire dans lesquelles on peut associer les types de sols observés et les facteurs qui ont conduit à leur formation (nature des roches sous-jacentes,Les sols 76 topographie, végétation, eaux de surface, etc.). Au sein d’un pédopaysage, les sols sont distri- bués de façon cohérente, et la proportion des différents types de sols ainsi que leurs relations sont identifiées. La Bretagne se compose de près de 450 pédo- paysages différents, dans lesquels se répartissent environ 400 types de sols distincts. Certains types de sols bretons sont remarquables pour leur rareté Matériaux dorigine : 0 10 20 30 40 50 régionale, soit parce que leur formation nécessite Zones remaniées par lhomme Cornéennes Kilomètres des conditions peu fréquentes dans la région, soit Zones urbanisées Schistes métamorphisés parce qu’ils sont issus d’un matériau d’origine peu Plans deau Matériaux calcaires courant. On peut citer par exemple : Granites Micaschistes Limons éoliens Schistes tendres ◗ Les sols podzoliques, Terrasses alluviales Schistes moyens ◗ Les sols de tourbes, Vallées Schistes durs En savoir plus Sables rouges Quartzites www.sols-de-bretagne.fr ◗ Les sols sableux marins, Tourbes Cuirasses, épandages ferrugineux Dunes Grès www.gissol.fr ◗ Les sols argileux de marais, Marais Formations volcaniques grenues Sources ◗ Les sols des cuirasses ferrugineuses. Poudingues Formations volcaniques fines 2010 : Agrocampus ouest Gneiss Autres Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 77. Les sols • L’identification des sols L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011Sols rares et remarquablesLes sols podzoliques, Les sols de tourbe, gorgés d’eau Les sols de sables marins,acides et contrastés et riches en matière organique fragiles et filtrantsTrès fréquents dans les zones froides et humides, les Les sols tourbeux sont constitués à 90 % d’eau et Matériau meuble et sableux, les dunes littorales n’ensols podzoliques se forment en Bretagne spécifique- à moins de 10 % de matière organique. On les ren- sont pas moins des sols. Les dunes étant des milieuxment sur des grès, des quartzites ou des sables et sous contre dans les tourbières, mais aussi de façon très sans cesse rajeunis et mobiles, les sols qui s’y dévelop-une végétation acidifiante (lande sèche ou pinède). localisée, quand l’eau circule peu et que la matière pent sont peu évolués, c’est-à-dire que les processusOn les trouve dans des positions topographiques bien organique s’accumule. L’engorgement permanent en qui les ont façonnés sont peu intenses.précises : sur les sommets de butte et dans les pentes eau limite l’activité biologique et donc la dégradation Les sols issus de sables retiennent très peu l’eau. Lafortes exposées au nord. Les couleurs très contrastées de la matière organique. végétation naturelle clairsemée les enrichit peu ende ces sols sont liées au processus même de podzolisa- Ces sols contribuent à réguler les flux d’eau de surface, matière organique, et ils ont une très faible fertilité. Ettion qui implique l’altération de la roche, la migration ils participent au stockage du carbone atmosphérique pourtant ils participent de façon essentielle au maintienpuis l’immobilisation de substances riches en fer et et accueillent une biodiversité spécifique très riche. du trait de côte (limite des plus hautes eaux) en limitantaluminium. Milieux favorables à la conservation des pollens et des l’assaut des vagues et l’érosion éolienne. Surtout repré-Extrêmement pauvres, filtrants et acides, les sols vestiges archéologiques, les tourbières enregistrent sentés sur la côte sud de la Bretagne et sur la côte nord Les sols 77podzoliques ne sont la plupart du temps pas cultivés. sur plusieurs millénaires l’histoire de l’environnement du Finistère, ces sols sont particulièrement fragiles.Les terres qu’ils occupent sont généralement vouées et des peuplements régionaux. La tourbe, riche enà la forêt ou laissées en végétation naturelle. carbone, a été exploitée comme combustible dès le XVIe siècle et jusque dans les années 1960. © Anne-Laure Le Bris, Agrocampus ouest © Lionel Berthier, Agrocampus ouest © Lionel Berthier, Agrocampus ouestSol podzolique, Morbihan (Sainte-Brigitte) Sol tourbeux, Finistère Sol de sables marins, Finistère (Camaret)
  • 78. Les sols • La qualité L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Les propriétés des sols agricoles Le pH ainsi que les teneurs en matière organique pH dans les sols cultivés pour la période 2000-2004 et en phosphore sont des propriétés qui évoluent dans le temps. Elles renseignent sur la fertilité et LANNION la stabilité structurale d’un sol. GUINGAMP SAINT-MALO MORLAIX BREST Valeur cantonale du pH des horizons Le pH SAINT-BRIEUC de surface des sols cultivés : En Bretagne, les sols sont en grande majorité DINAN FOUGÈRES 7,5 à 8 acides (pH < 7) car ils se sont formés par altéra- 7 à 7,5 CHÂTEAULIN tion de roches riches en silice (granites, schistes, 6,5 à 7 PONTIVY grès). Le pH régional moyen est de 6,3. QUIMPER RENNES 6 à 6,5 5,5 à 6 Dans les sols agricoles, le pH optimal géné- Moins de 10 analyses ralement préconisé se situe entre 6,5 et 7,5. LORIENT (nombre trop faible pour être statistiquement représentatif) En dehors de cette fourchette, des problèmes VANNES REDON peuvent se poser pour assimiler des éléments fer-Les sols 78 tilisants et des oligo-éléments. Dans les sols très 0 10 20 30 40 50 acides (pH < 5,0), l’aluminium peut être libéré et Kilomètres devenir toxique pour les cultures. De même, des éléments polluants peuvent migrer et contribuer à la pollution des eaux. Teneurs en matière organique dans les sols cultivés pour la période 2000-2004 La matière organique Les teneurs en surface s’échelonnent de 1,5 à LANNION 10 % le long d’un gradient orienté sud-ouest / SAINT-MALO Médiane cantonale des teneurs GUINGAMP MORLAIX en matière organique des horizons nord-est. Les valeurs les plus fortes sont obser- BREST de surface des sols cultivés vées dans le Finistère Sud, et les plus faibles au SAINT-BRIEUC (en g de matière organique par kg de sol) : DINAN nord-est de la région. Cette forte variation est du FOUGÈRES 50 à 70 même ordre que celle observée pour l’ensemble CHÂTEAULIN 40 à 50 de la France. PONTIVY RENNES QUIMPER 30 à 40 La matière organique du sol provient des orga- 20 à 30 nismes du sol vivants ou morts, de la décomposi- < 20 LORIENT Moins de 10 analyses tion des résidus végétaux et des apports éventuels (nombre trop faible pour être sous forme de déjections animales, compost (voir VANNES REDON statistiquement représentatif) page 149). Elle constitue un élément essentiel de la qualité des sols. 0 10 20 30 40 50 Kilomètres
  • 79. Les sols • La qualité L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011Le phosphore Teneurs en phosphore extractible Dyer dans les sols cultivés bretons pour la période 2000-2004Pour la période 2000-2004, 70 % des cantonsbretons avaient des sols trop riches en phos-phore assimilable (teneur médiane supérieure à LANNION300 mg P2O5 /kg), dépassant nettement les seuils SAINT-MALOrecommandés pour une fertilisation raisonnée. La MORLAIX GUINGAMPteneur médiane (centrale) des cantons en phos- BRESTphore assimilable était dans chaque département SAINT-BRIEUCde : DINAN FOUGÈRES◗ 375 mg de P2O5/kg en Côtes-d’Armor, CHÂTEAULIN◗ 437 mg de P2O5/kg en Finistère, PONTIVY RENNES◗ 372 mg de P2O5/kg en Ille-et-Vilaine et QUIMPER Les sols 79◗ 289 mg de P2O5/kg en Morbihan.Le phosphore est indispensable à la croissancedes végétaux, et l’excès de phosphore n’a pas LORIENTd’impact connu sur le développement des plantes VANNESni sur la chaîne alimentaire du sol. Cet élément REDONest transféré dans les cours d’eau par l’érosion, leruissellement ou le lessivage des sols. En excès,il peut alors déséquilibrer les milieux aquatiques. 0 10 20 30 40 50 KilomètresL’évolution des pratiques culturales après laSeconde-Guerre mondiale s’est traduite parl’apport en masse de phosphore pour fertiliserles sols. Elle s’est aussi accompagnée d’une Médiane cantonale des teneurs en phosphore extractible Dyer des horizonsbaisse de la teneur en matière organique. Cette de surface des sols cultivés (en mg de P2 O 5 par kg de sol) : En savoir plussituation favorise l’érosion et le lessivage des sols 500 à 1000 www.gissol.fr/programme/bdat/bdat.phpet augmente donc les risques de pollution des 400 à 500 « Suivi des teneurs en carbone organique et en phosphorecours d’eau. La teneur en matière organique tend 300 à 400 extractible dans les sols agricoles de trois régions fran-actuellement à se stabiliser. 200 à 300 çaises » Inra, 2006 100 à 200 www.bretagne-environnement.org/Sols/Le-contexte- Moins de 10 analyses breton/Les-proprietes-des-sols-bretons (nombre trop faible pour être statistiquement représentatif) Sources 2010 : Agrocampus ouest ; Gis Sol Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 80. Les sols • Des usages L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 L’utilisation agricole des sols La surface agricole utilisée (SAU) par les exploita- Utilisation agricole des sols entre 1992 et 2009 Superficie (ha) Évolution tions bretonnes en 2009 représente 1 661 147 ha, 1992 2009* 1992/2009 soit 60 % de la surface régionale. Terres arables dont : 1 503 569 1 527 501 +2% Céréales (y c. semences) 533 503 585 460 + 10 % Étant donnée l’importance des productions Oléagineux (y c. semences) 14 787 30 195 + 104 % animales en Bretagne, la culture fourragère y est Protéagineux (y c. semences) 45 251 3 615 - 92 % très développée. Les fourrages couvrent 57 % Plantes à fibres (y c. semences) 92 319 + 247 % de la SAU : 608 400 ha sont occupés par des Cultures industrielles diverses (n. c. semences) 277 4 - 99 % prairies non permanentes et des surfaces toujours Plantes aromatiques, médicinales et à parfum (n. c. semences) 37 0 - 100 % Pommes de terre (y c. plants) 21 600 11 023 - 49 % en herbe ; 340 700 ha par des fourrages annuels. Légumes frais (n. c. semences) 59 953 50 956 - 15 % En deuxième position, viennent les céréales avec Légumes secs 62 40 - 35 % maraîchage (pommes de terre, légumes frais et secs) 1 324 912 - 31 % 585 500 ha cultivés pour moitié avec du blé, pour Fleurs et plantes ornementales 502 1 001 + 99 % un quart avec du maïs grain. Semences et plants divers 1 299 1 567 + 21 % Choux, racines et tubercules fourragers 16 311 2 927 - 82 %Les sols 80 Enfin, un peu plus de 62 000 ha sont consacrés Fourrages annuels 338 441 340 664 +1% à la culture des légumes frais et de la pomme Prairies artificielles et temporaires 457 784 478 900 +5% de terre. Jardins et vergers familiaux des exploitants 3 010 2 330 - 23 % L’utilisation de la surface agricole a changé depuis Jachères 10 660 18 500 + 74 % Cultures permanentes dont : 4 202 4 146 -1% une quinzaine d’année. Entre 1992 et 2008, alors Cultures fruitières (y c. châtaigneraies, oliveraies, noyeraies) 3 584 3 568 0% que les surfaces fourragères ont régressé de 4 % Pépinières ligneuses 618 578 -6% et celles dédiées à la culture des légumes et des Surfaces toujours en herbe des exploitations 214 285 129 500 - 40 % pommes de terre de 31 %, les surfaces céréalières SURFACE AGRICOLE UTILISÉE PAR LES EXPLOITATIONS 1 722 056 1 661 147 -4% ont augmenté de 10 %. Jardins et vergers familiaux des non-exploitants 13 463 11 660 - 13 % Surface toujours en herbe hors exploitations Répartition de l’utilisation agricole 88 452 105 800 + 20 % (collectifs et hors champs) du sol en 2009 SURFACE AGRICOLE UTILISÉE EN BRETAGNE 1 824 866 1 778 886 -3% Surfaces boisées et peupleraies en plein 327 855 340 980 +4% • Cultures permanentes Territoire agricole non cultivé 241 131 245 000 +2% 0,23 % • Jardins et vergers Étangs en rapport 2 220 2 220 0% familiaux des non- Territoire non agricole autre (y compris eaux intérieures) 354 595 383 581 +8% Terres arables exploitants 0,66 % 85,88 % *provisoire • Surfaces toujours en hors exploitations 5,95 % En savoir plus • Surfaces toujours « Les tableaux de l’agriculture bretonne 2009 » en herbe des exploitations Agreste – Draaf Bretagne, 2010 7,28 % Sources SAP 2009 et SAA 1992 : Agreste - Draaf Bretagne
  • 81. Les sols • Des pressions L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011L’érosion des solsL’érosion des sols a lieu lorsque les eaux de Estimation de l’aléa « érosion des sols »pluie, ne pouvant plus s’infiltrer, ruissellent àla surface et emportent les particules de terre.L’homme peut aggraver ce phénomène naturel LANNIONen modifiant l’aménagement de l’espace rural,par ses pratiques agricoles ou suite à la pression SAINT-MALO MORLAIX GUINGAMPdémographique. Les coulées de boues en sont la BRESTmanifestation la plus spectaculaire. Elles provo- SAINT-BRIEUCquent des dommages à l’agriculture, aux infras- DINANtructures, aux zones résidentielles ou à la qualité FOUGÈRESde l’eau (voir page 158). La perte irréversible de CHÂTEAULINfertilité est la conséquence à long terme, moinsvisible mais tout aussi dommageable, de l’érosion PONTIVY RENNES QUIMPERdes sols. Les sols 81L’aléa érosif des sols a été évalué en Bretagnegrâce au modèle Mesales sur la base des facteursd’érosion (occupation du sol, battance, pente, LORIENTérodibilité, climat), et validé par des experts VANNESlocaux pédologues et agronomes. Pour la REDONmajorité du territoire (59 %), l’aléa érosif estiméest très faible ou faible. Dans quelques zonesconcentrées (18 % de la région), il devient élevé àtrès élevé. Ce sont surtout des secteurs où les sols 0 10 20 30 40 50sont limoneux et ont tendance à former d’une Kilomètrescroûte superficielle imperméable (phénomènede battance), et particulièrement les zones decultures légumières. Estimation de laléa dérosion des sols par le modèle MESALES * Très élevé Élevé En savoir plus Moyen Faible www.stats.environnement.developpement-durable.gouv. Très faible fr/index.php?id=1450 Zones urbaines Sources Données manquantes 2010 : Agrocampus ouest * Colmar et al., 2010 Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 82. Les sols • Des pressions L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Sites et sols pollués Si l’activité industrielle en France remonte à près Localisation et anciennes activités associées aux sites pollués ou potentiellement pollués de deux siècles, l’État ne surveille la pollution des sols que depuis quelques dizaines d’années. BREST Brest récupération En droit français, la protection des sols ne Site de Ty Korn ST-QUAY-PORTRIEUX SAINT-MALO Gaz de France GDF Prat ar Garguy PLOUGOULM GDF BINIC Ancien dépôt Lessard bénéficie pas d’un cadre juridique spécifique. Il Station de déballastage GDF Cozigou PLERIN DINARD GDF Dépôt de pétrole côtier Thales Aeroportes Systemes ST-MARTIN- Blanc aero faut donc se référer à d’autres réglementations, GUILERS Stock Brest DES-CHAMPS TREMUSON Ancienne mine technologies LANDEBIA Traitement de DOL-DE-BRETAGNE Société Sofiquem GPB bois Beaumartin Grande paroisse notamment celle relative aux installations classées GDF Ancien site Dior CALLAC Laminoirs de Bretagne Grève des courses DINAN Fichou Manoir Industries GDF pour la protection de l’environnement ou celles LANDERNEAU PLOUFRAGAN Renaud SAINT-BRIEUC sur les thèmes de l’eau, de l’air, des déchets, des FOUGERES GDF matières fertilisantes et des produits phytosani- taires. QUIMPER GDF - Cap Horn RENNES SAINT-JACQUES TAILLIS GDF GDF - Eau Blanche -DE-LA-LANDE GDF Station service DOUARNENEZ PONTIVY Depuis la fin des années 90, la politique française Romi Gare SNCF GDF Speichim Processing Quaron GIAT Industrie VITRE GDF VERN-SUR-SEICHE en la matière s’est orientée vers la gestion des PLOUNEOUR-LANVERN CONCARNEAU MELRANDLes sols Total France 82 Lydall Filtration Séparation M. Joncour Coopérative QUIMPERLE BRUZ PONT-PEAN risques en fonction de l’usage et des milieux. maritime GDF Sodiqa PLOERMEL Acieries Sapem GDF Hydroservices M. Joncour de lOuest CAUDAN En mars 2011, la base de données sur les sites PONT-LABBE Odet Environnement LORIENT SBFM PLUVIGNER Bretagne Chrome BENODET SFR et sols pollués recense en Bretagne 62 sites sur BINIC Localisation du site VANNES AURAY Gaz de France 4°375 en France. La région fait partie de celles qui Cozigou Exploitant du site GDF Michelin REDON Armoricaine Fonderie en possèdent le moins : Type d’activité : du Châtelet Ancienne usine à gaz ◗ 7 ont été traités et sont libres de toute restric- Métallurgie LE PALAIS tion d’usage ou de surveillance ; Traitement de surface GDF Poste de ravitaillement Déchets 0 10 20 30 40 50 ◗ 32 sont traités et font l’objet de restrictions Hydrocarbures Kilomètres d’usage ; Divers ◗ 1 encore en activité devait être diagnostiqué ; Anciennes activités à l’origine de la pollution des ◗ 22 sont en cours d’évaluation ou de travaux ; sols en mars 2011 ◗ 32 sont soumis à surveillance pour la qualité des Activité Nombre de sites eaux souterraines depuis 2000. Anciennes usines à gaz 19 En savoir plus Déchets 12 http://basol.ecologie.gouv.fr Parallèlement, la base de données Basias est un Hydrocarbures 10 http://basias.brgm.fr inventaire des anciens sites industriels, suscep- Traitement de surface 3 tibles d’avoir laissés des installations ou des sols Sources Usines de métallurgie 2 pollués. 2011 : Dreal Bretagne, Basol Divers (anciennes mines, 16 Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® dépôts de ferrailles, etc.) Départements
  • 83. Les sols • Actions en Bretagne L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011Actions en BretagneLe suivi de la qualité des sols Teneurs en cuivre extractible à l’EDTA dans la couche de surface du sol des sites RMQSLes sols évoluent en fonction des facteursnaturels mais aussi sous l’action de l’homme(usages, agriculture, aménagement rural, pollu- LANNIONtions ponctuelles et diffuses, etc.). En France, le MORLAIXréseau de mesures de la qualité des sols (RMQS) SAINT-MALOa pour objectif de mettre en évidence ces évo- BREST GUINGAMP SAINT-BRIEUClutions, avant même que les conséquences sefassent sentir. DINANLe RMQS contient environ 2 200 sites dont116 en Bretagne. Chacun de ces sites se trouve CHÂTEAULIN FOUGÈRESau centre d’un carré de 16 km de côté, où desprélèvements, des mesures et des observations RENNES PONTIVY Les sols QUIMPER 83sont réalisés tous les 10 ans environ. Une quaran-taine de paramètres sont analysés, de la densitéapparente du sol aux éléments traces (cadmium,cuivre, plomb, zinc, etc.), en passant par la gra- LORIENTnulométrie et la teneur en carbone organique. VANNES REDONLa première campagne du RMQS, réalisée enBretagne par les chambres d’agriculture, estachevée, et les résultats sont en cours de traite-ment. À titre d’exemple, il est désormais possible 0 10 20 30 40 50de connaître l’évolution spatiale des teneurs en Kilomètrescuivre associé plus particulièrement aux épan-dages de lisiers (cuivre extractible à l’EDTA) et de Teneur en cuivre extractible à lEDTAsuivre les gradients de pollution dans la région. dans la couche de surface du sol :Cet élément chimique peut ainsi être utilisécomme un indicateur de la pression humaine sur >7 En savoir plusles sols. Si les teneurs mesurées sont systémati- 5-7 www.gissol.fr/programme/rmqsquement sous le seuil de toxicité pour les êtres 3,2-5 indiquasol.gissol.frvivants du sol, elles montrent une forte disparité 1,8-3,2 0,8-1,8 Sourcesrégionale. < 0,8 2010 : Agrocampus ouest, Données Inra Orléans, Unité InfoSol Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla® Départements
  • 84. Les sols • Actions en Bretagne L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 La biodiversité dans les sols Abondance des vers de terre dans les sols en 2006-2007 La région Bretagne a servi de modèle national et LANNION européen pour un inventaire de la biodiversité des MORLAIX SAINT-MALO sols à l’échelle régionale : le programme RMQS BioDiv. Alors que des millions d’êtres vivants, pour la plupart BREST GUINGAMP SAINT-BRIEUC microscopiques, peuplent les sols, nous n’en avons DINAN Nombre de taxons : qu’une connaissance très limitée. Aux printemps 11-13 CHÂTEAULIN FOUGÈRES 2006 et 2007, des prélèvements ont été réalisés afin d’étudier notamment les vers de terre - qui appar- QUIMPER RENNES 10 PONTIVY tiennent à la macrofaune (taille supérieure à 4 mm) - 8-9 1-7 mais aussi les collemboles - rattachées à la mésofaune Site non réalisé (entre 0,2 et 4 mm) - et les nématodes - qui eux font LORIENT partie de la microfaune (moins de 0,2 mm). VANNES REDONLes sols 84 Les vers de terre 0 10 20 30 40 50 Leur abondance est assez importante dans les sols Kilomètres bretons (moyenne de 260 individus/m²) et semble liée à l’occupation du sol : faible sous forêt (moyenne de 50 ind./m²), intermédiaire sous culture (moyenne de Abondance des collemboles dans les sols en 2006-2007 215 ind./m²), forte sous prairie (moyenne de 350 ind./ m²). Sur la totalité de la Bretagne, 23 espèces ont été LANNION observées. Leur diversité semble liée aux pratiques MORLAIX SAINT-MALO agricoles. Nombre de taxons : GUINGAMP BREST SAINT-BRIEUC 11-13 DINAN 10 CHÂTEAULIN FOUGÈRES 8-9 PONTIVY RENNES 1-7 QUIMPER Site non réalisé LORIENT VANNES REDON 0 10 20 30 40 50 Kilomètres © Daniel Cluzeau Lombric
  • 85. Les sols • Actions en Bretagne L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011Les collemboles Abondance des nématodes dans les sols en 2006-2007Ce sont de petits arthropodes qui jouent notammentun rôle dans la transformation de la matière organique LANNIONdu sol. Dans les sols bretons, les collemboles sont MORLAIX SAINT-MALOmoyennement abondants (118 à 45 042 ind./m²) et GUINGAMPassez diversifiés (67 espèces). Ils sont plus nombreux BREST SAINT-BRIEUC Nombre de taxons :dans les sols situés près des côtes, dans les sols fores- DINAN 20-25tiers et sous prairies. CHÂTEAULIN FOUGÈRES 18-19 RENNES QUIMPER PONTIVY 16-17 10-15 Site non réalisé LORIENT VANNES Les sols REDON 85 0 10 20 30 40 50 © Marc FOUCHARD (Inra) KilomètresCollembolesLes nématodesCe sont de petits vers ronds translucides. Ils se nour-rissent principalement de fines particules organiques,de bactéries, de substances végétales ou de champi-gnons. Ils sont omniprésents dans les sols bretons avecune densité moyenne de 17 individus par gramme desol sec et 48 familles. En savoir plus www.sols-de-bretagne.frLa faune du sol est particulièrement abondante dans www.bretagne-environnement.org/Sols/Le-sol-vivant/les 30 premiers centimètres du sol. Elle favorise sa La-faune-du-solrésistance à l’érosion (voir page 81), sa capacité àsubir des tassements ou encore l’enracinement des Sourcesvégétaux. Elle facilite également le développement 2010 : Université de Rennes1, UMR CNRS EcoBio (lombriciens et coordination) ; IRD-Inra-SupAgrodes plantes. Les changements d’usage du sol peuvent © Christian LAUMOND (Inra) Montpellier, UMR Eco&Sols (collemboles) ; Ensaia-INPLimpacter sa biodiversité. Sur les terres agricoles, la Nancy, UMR Inra LSE (nématodes) Nématodesréduction du travail mécanique et la limitation de Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla®l’usage des pesticides sont souvent favorables à une Départementsplus grande biodiversité.
  • 86. Le sous-sol L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 Le sous-sol Entre 1980 et 2002, l’extraction mondiale des ressources a augmenté de 36 % en masse. Selon les prévisions de l’OCDE, elle est appelée à progresser encore de moitié d’ici 2020. L’extraction de minerais métalliques, qui a déjà le plus progressé sur la période précédente, devrait pratiquement doubler d’ici 2020. Après avoir progressé de 20 % pendant les années 1970, la quantité de matières extraites du territoire français a globalement peu varié depuis 1990, environ 11,5 tonnes par habitant. Les minéraux extraits sont principalement utilisés dans la construction et composés en grande partie des graviers et sables. En Bretagne, 28,6 millions de tonnes de ressources ont été extraites en 2009 de mines et de carrières.Le sous-sol 86 La consommation de ces matériaux, bien qu’inertes, © Michel Le Coz n’est pas sans conséquence sur l’environnement. Vue aérienne d’une carrière Mais elle est la conséquence d’un niveau de construction élevé dans la région : en 2008 on y a construit 10,2 % des maisons individuelles françaises, soit deux fois plus que son poids démographique ! Quelques chiffres à retenir Les risques naturels liés au sous-sol en Bretagne sont ◗ 242 carrières en exploitation ont produit 28 617 000 t surtout dus aux mouvements de terrain. de matériaux La connaissance s’est développée sur ce point avec la ◗ 8 titres miniers terrestres toujours en vigueur diffusion des inventaires des formations argileuses et des cavités. sur les 131 existants ◗ le forage le plus profond réalisé en Bretagne est de 675 mètres Parmi les ressources du sous-sol, il y a aussi l’eau. Afin de mieux connaître cette ressource le BRGM a ◗ 2 152 cavités identifiées dont 674 sont naturelles réalisé en 2010 un forage descendant à 675 mètres de profondeur en Ille-et-Vilaine. Ce forage, le plus profond jamais creusé dans la région, a du même coup donné l’accès à 540 millions d’années d’archives géologiques !
  • 87. Le sous-sol L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011Contexte de gestion des donnéesEn France, l’un des premiers textes qui cadre légale- logiques, forages etc.). La carte géologique de la l’utilisation des ressources en eau souterraine). Ilment la gestion du sous-sol, est le Code minier. Créé France au 1/1 000 000, actualisée tous les 30 ans comporte 52 points de mesures (voir page 90).par décret du 16 août 1956, reprenant la loi fonda- environ, permet d’appréhender la géologie nationale Le réseau national de surveillance sismique est placémentale sur les mines (1810), ce code comporte des et ses grandes entités. Y sont figurées : les formations sous la responsabilité de l’Observatoire des Sciencesparties législatives et réglementaires, sur l’activité géologiques, les éléments structuraux linéaires (failles, de l’Univers et de laboratoires CNRS-Universités. Ilminière et sur les substances extractives. chevauchements), les discontinuités géophysiques, les traite quotidiennement les données de plus d’une points géologiques remarquables. A une échelle plusAvec l’évolution de notre société, les pressions centaine de stations sismologiques reparties sur le locale, tout un chacun peut acquérir la carte géolo-exercées par nos activités sur notre environnement territoire national (voir page 91). gique au 1/50 000, « de son coin », en format papierse sont accrues et les textes qui traitent du sous-sol ou la consulter sur internet (http://infoterre.brgm.fr/).se sont élargis depuis le Code minier vers le Code Il en existe actuellement 1 018 de disponibles sur lesde l’environnement (passant le cas échéant de l’urba- 1 060 couvrant le territoire national. En 2011-2012, lenisme au civil ou à la santé). Le stockage géologique programme national de cartographie géologique seradu CO2 est une activité nouvelle. Encore soumise à des définitivement terminé.essais techniques, cette activité ne pourra exister sansun cadre législatif bien défini. La Commission euro- Un nouveau programme est actuellement en courspéenne propose que chaque Etat membre définisse d’élaboration pour permettre l’accès, en tout point du Le sous-solce cadre législatif pour cette activité comme ce fut le territoire national, à une information numérique et en 87cas pour l’activité minière. trois dimensions sur le sous-sol.Ces dix à vingt dernières années avec le boom de la A travers le Code minier, les forages supérieurs à 10 mtéléphonie et des nouvelles technologies, la connais- de profondeur, doivent être déclarés en préfecture etsance géologique et sa diffusion vers le public s’est enregistrés dans la Banque de données du Sous-Solaccélérée et démocratisée. (BSS). Cette BSS permet d’avoir une connaissance sur la typologie et sur la localisation des forages. LesLe BRGM (Bureau de recherches géologiques et ouvrages en fonction de leur utilisation sont ensuiteminières) est un organisme de recherche public, régis par le Code de l’environnement. Depuis le 1erqui appréhende le sous-sol de manière globale, janvier 2009, les particuliers doivent déclarer obli-avec des compétences mises à la disposition de dixgrands domaines d’activités comme la géologie, les gatoirement leurs ouvrages de prélèvement d’eau En savoir plus souterraine.ressources minérales, la géothermie, le stockage info-terre.brgm.frgéologique du CO2, l’eau, l’après mine (voir page Le BRGM suit sur tout le territoire national le niveau www.foragesdomestiques.developpement-durable.89), les risques naturels, les sols pollués et déchets, la des masses d’eau souterraines, par l’intermédiaire gouv.frmétrologie et les systèmes d’information. d’un réseau piézométrique décliné dans chaque région www.observatoire-eau-bretagne.fr/Usages-de-l-eau/ par des réseaux unitaires (www.ades.eaufrance.fr). Le Les-besoins-en-eau/Les-forages-domestiquesProducteur, gestionnaire et diffuseur de données réseau piézométrique breton porte le nom de Siluresgéologiques, le BRGM permet l’accès à ces bases Sources Suivi (Système d’information pour la localisation etde données sur le sous-sol via Internet (cartes géo- 2010 : SOeS ; BRGM
  • 88. Le sous-sol • La ressource L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011 La ressource en roches et granulats En 2009, 242 carrières étaient en exploitation en Les principaux gisements de roches exploitables Bretagne. Elles ont produit un volume total de 28 617 000 t de matériaux. • Roches magmatiques ou éruptives La nature des matériaux extraits est typique d’un vieux massif (voir page 8) ce qui explique que les carrières exploitent surtout des roches magmatiques ou érup- tives (41 %) et des roches métamorphiques (36 %) ; 41 % dans une moindre mesure des roches sédimentaires consolidées (16 %) et meubles (7 %). La Bretagne consomme beaucoup de granulats 7% • Roches sédimentaires meubles (8,4 t/an/hab contre 6,0 t/an/hab en 2009), surtout 36 % le secteur des travaux publics (73 %) mais aussi celui 16 % du bâtiment (27 %). Le niveau de construction est élevé dans la région puisqu’en 2008 on y a construit • Roches sédimentaires massives ou consolidées 10,2 % des maisons individuelles françaises, soit deux fois plus que son poids démographique (voir page 15).Le sous-sol • Roches métamorphiques 88 Les ressources en roches et granulats disponibles et accessibles ne sont cependant pas infinies. Les réserves des carrières de roches meubles, évaluées fin 2009 en fonction des autorisations en cours à cette période par la Cellule économique de Bretagne, seront épuisées en moyenne régionale d’ici à 5 ans (de 2 à 10 ans selon les sites). En ce qui concerne les carrières de roches massives, la réserve théorique régionale est estimée entre 10 et 11 ans (à fin 2009 et dans une En savoir plus hypothèse où aucune autorisation arrivant à échéance n’est renouvelée). « Monographie sur les granulats en Bretagne » CEB, 2009 (à télécharger sur www.cellule-eco-bretagne.asso. Dans un contexte de pression foncière et de protec- fr) tion environnementale des territoires, l’enjeu pour www.unicem-bretagne.fr l’industrie des carrières est d’accéder à la ressource Sources minérale du sous-sol, tout en maîtrisant ses impacts 2010 : Dreal Bretagne ; Unicem Bretagne ; CEB sur l’environnement et dans une dynamique de concertation locale, nécessité pour continuer à appro- © Christophe Corlay visionner durablement les marchés. Carrière de roche massive
  • 89. Le sous-sol • La ressource L’environnement en Bretagne, cartes et chiffres clés / Édition 2011Mines et géologieLa Bretagne a une longue tradition minière dont Répartition des mines bretonnes en fonction de la géologieles premières traces remonteraient à l’Antiquité. Gîte, indice ou mineLa base de données SIG Mines France dénombre Faille95 anciennes mines en Bretagne. Les princi- Filon de doléritepales substances extraites dans la région sont Granites, granodiorites hercyniensl’uranium, le fer, l’or, le plomb et le zinc. Des Fe Schistes briovériens métamorphiquessubstances plus rares comme l’europium sont Monzogranites et granodiorites hercynienségalement répertoriées. Schistes briovériens peu à pas métamorphiquesCette diversité s’explique par les deux milliards Granodiorites cadomiensd’années d’histoire géologique du Massif armo- Schistes briovériens métamorphiquesricain (voir page 8). Volcanisme, tectonique des Au Schistes, wackes, grès paléozoïquesplaques et sédimentation, auxquels s’est super- Fe (Carbonifère)posée une altération intense des deux chaînes Eu Schistes, quartzites paléozoïques (Siluro-dévonien)de montagne cadomienne et hercynienne, ont Pélites, grès, schistes paléozoïquescontribué à la création de cette richesse minérale. (Ordivicien à Silurien) 0 10 20 30 40 50Principaux processus géologiques Principale substance extraite : Le sous-sol Kilomètresde concentration des métaux extraits Fe : fer Pb : plomb 89dans les mines Sn : étain Zn : zinc Substances minérales W : tungstène Ag : argent Bretagne Au : or Ti : titaneÈre géologique Nord Centrale Sud Processus de concentration U : uranium Eu : europium Sédimentation, alluvionnement Sb : antimoineQuaternaire Sn, Ti Sn Sn, Ti dans des lits de rivières actuelles Fe, Mn Fe Fe Altération des roches déjà existantesTertiaire Ka ? Altération en surface de kaolinSecondaire Pb, Ba Pb, Ba failles Au, Sb, Hg Au, Sb, Hg U Pb, Zn, U Pb, Zn, U Magmatisme granitique, volcanismeCarbonifère et failles hercyniennes En savoir plus Li, Be, Sn, W, Be, Sn, W, Mo Fe, Be, W, Sn Mo sigminesfrance.brgm.frDévonien Fe Fe Sédimentation ferrifère Sources Fe Fe Sédimentation ferrifèreOrdovicien 2010 : BRGM (Extrait de la carte géologique au millionième Ti, Zr Ti, Zr Sédimentation de la France avec les principales mines de la Bretagne) Sn, W Magmatisme granitique Fonds de carte : © IGN BD Carto® 2009, © IGN Geofla®Cadomien - Briovérien Cu Ti Métamorphisme, failles métamorphiques Départements Ti TiSn : étain, W: tungstène, Ba: baryum, Be: béryllium, Fe: fer, Mn: manganèse, Ka : kaolinMo: molybdène, U: uranium, Hg: mercure, Zn: zinc, Li: lithium, Zr : zirconium, Ti: titane, Cu: cuivre
  • 90. Le sous-sol • La ressource