Rapport annuel 2012 de la Fédération des Industries Mécaniques

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  • 1. Rapport Annuel 2012
  • 2. Jérôme Frantz, président de la FIM Tribune Imagination, innovation et passion... Mettre à la disposition des entreprises les meilleurs outils et compétences pour leur permettre d’améliorer leur compétitivité et de gagner des parts de marché face à la concurrence internationale. La Fédération des Industries Mécaniques ne doit pas avoir d’autre mission. Au cours des trois années de mon mandat de président, nous avons renforcé ce rôle et la présence de la FIM au plus près des entreprises. À cet égard, la mon- tée en puissance des comités mécaniques nous permet d’organiser des temps forts en région autour de différents thèmes : prospective, plan filière, conventions d’affaires, rencontre avec des donneurs d’ordre… L’objectif est bien sûr d’accom- pagner la croissance des entreprises, mais également de faire connaître et recon- naître la mécanique par les politiques territoriales et régionales… Cette reconnaissance de la mécanique comme moteur de l’industrie française, passe également par un renforcement de la visibilité et de la notoriété de la FIM et de ses syndicats membres. Cela m’a ame- né à me déplacer en régions pour présenter les actions de notre organisation professionnelle mais également la campagne de communication lancée voilà un an sur le thème“La mécanique en France, bien plus qu’une industrie”. Avec à chaque fois, le bonheur renouvelé de trouver dans chacune de nos entreprises mécaniciennes, des hommes et des femmes amoureux de leur métier, inventifs et surtout plein d’espoir dans l’avenir. Notre campagne, vous le savez, s’est déclinée sous forme d’un manifeste et d’un site Internet dédié qui donne la part belle aux témoignages de nos entreprises. Elle a débouché cette année sur les 1eres assises “So Mécanique”, qui, de l’avis de tous les participants, a donné une image très dynamique et innovante de nos professions. Une image que nous portons également sur les salons les plus impor- tants : Pollutec, Midest, Industrie, Foire de Hanovre… Pour compléter ce dispositif, avec le Cetim, nous avons engagé le dialogue avec le monde politique, en rencontrant les parlementaires, la presse nationale et régionale, les acteurs publics et les personnalités influentes. Il s’agit de leur expliquer l’importance de la mécanique française et de créer un réseau de relations de haut niveau à disposition de la FIM, de ses syndicats et de ses entreprises. Bien sûr, il reste encore beaucoup à faire. Pour le prochain mandat, je vois trois axes prioritaires. D’abord, nous devons travailler davantage au niveau européen. Des liens existent bien sûr au travers de l’Orgalime. Mais il faut les renforcer, car l’essentiel de la politique économique se joue aujourd’hui à l’échelle du Vieux Continent. C’est pourquoi, nous allons développer à la FIM une compétence spé- cifique à l’Europe. Ensuite, pour conquérir des marchés notamment à l’exportation, nos entreprises ont besoin d’actions collectives pour prospecter, répondre aux besoins des donneurs d’ordre, s’ouvrir de nouveaux hori- zons. C’est tout l’objet des groupements de marchés qui ont été relancés au cours des trois dernières années. Pour élargir les perspectives, ces groupements nécessitent de se rapprocher d’autres fédéra- tions industrielles, des contacts dans ce sens ont déjà été pris. Enfin, parce que la mécanique est le premier employeur industriel de France, nous devons être da- vantage présents sur tout ce qui influe sur l’environnement des entreprises (fiscalité, réglementation, droit du travail, etc.). Nous allons développer notre implication au sein du GFI (Groupe des Fédérations Industrielles), continuer la mise en place de l’excellente collaboration que nous avons avec l’UIMM et certaines de ses chambres territoriales et renforcer notre représentativité au sein du Medef pour por- ter les messages des mécaniciens. Vous le voyez, les défis ne manquent pas pour notre organisation professionnelle. Des défis que nous allons relever ensemble, car nous, mécaniciens, savons faire preuve d’imagination, d’innovation et de passion, tout simplement parce que nous sommes l’avenir du Monde.
  • 3. 3 Comités européens Europe Questions économiques et techniques France Centres techniques : 2 500 entreprises adhérentes 30 syndicats professionnels Questions sociales Organisation 30 syndicats, représentant 2 500 entreprises. Une double direction politique et opérationnelle. Un réseau régional et international. Tour d’horizon de l’organisation de la FIM. Au cœur d’un réseau national et européen La FIM regroupe 30 syndicats actifs et 6 syndicats ou fédé- rations associés au service de 2 500 entreprises adhérentes. Au cœur d’un réseau puissant (centres techniques, orga- nisations patronales, organismes européens, partenaires financiers…), la FIM agit dans les instances officielles pu- bliques, françaises et européennes pour obtenir des me- sures favorables au développement de l’activité des indus- tries mécaniques. Elle définit des positions et pilote des actions communes et accompagne ses adhérents dans les domaines clés de la compétitivité des entreprises : juridique, environnement, fiscalité, marchés, technique, international, économique, financement. La FIM est la plus importante fédération industrielle au sein du GFI (Groupe des fédérations industrielles), qui re- présente l’industrie en France avec 150 000 entreprises, employant 3 millions de personnes. L’action de la FIM est également inscrite dans ce cadre plus large de l’industrie française. Elle pilote au sein du GFI les groupes de travail portant sur l’innovation et le financement des entreprises et prend une part active aux groupes de travail Europe et Export. La FIM est membre de l’Orgalime (European engineering industries association) qui regroupe 32 associations et 22 pays européens. Cette association européenne pro- meut et défend les intérêts des industries qu’elle repré- sente auprès des institutions européennes. INFLUENCE ET RÉSEAUX Porter haut les couleurs de la mécanique, agir pour créer un environnement économique qui lui soit favorable. Pour remplir ces deux missions, la FIM travaille au cœur d’un réseau régional, national et international. Dans une période difficile où tout le monde s’accorde à reconnaître l’importance de l’industrie dans le développement économique du pays, la FIM fait entendre la voix des mécaniciens auprès des décideurs politiques et économiques du pays français et européens.   Lisibilité Sommaire LISIBILITÉ 2 Influence et réseaux Organisation 3 La présidence et la direction générale 4 Le réseau et l’action régionale 6 Les groupements de marché 7 Le réseau et l’action à l’international 8 REPRÉSENTATIVITÉ 10 Accompagnement des entreprises Fiscalité 10 Juridique 11 Environnement 12 Financement 13 Innovation et technologie 14 International 15 Régions 16 Économie 16 Administration et RH 17 Attractivité 18 Promotion de la mécanique Journal de campagne 18 Salons 20 Promotion des métiers 21 Panorama économique 22
  • 4. 5 lisibilité Laurent Bataille vice-président, co-président de la Commission Internationale Georges Jobard, vice-président délégué à l’innovation et au développement industriel durable Éric Moleux, vice-président délégué aux finances, adjoint au trésorier Yves Fiorda, vice-président délégué au développement des régions, chargé de la formation Jean-Louis Nart, vice-président de la Commission juridique Jacques Fay, président de la Commission groupements de marché Jean-Claude Cennac, président de la Commission Juridique Jean-Luc Joyeau, premier vice-président trésorier, co-président de la commission internationale Jérôme Frantz, président de la FIMLa présidence et la direction générale de la FIM Jérôme Frantz, président de la FIM est accompagné de 4 vice-présidents, 5 présidents de commission et d’un directeur général pour mettre en œuvre sa politique. Premier employeur industriel en France, classé au 6éme rang mondial, la méca- nique est une composante majeure de l’industrie française. Pourtant ses usines sont qualifiées de polluantes, de vieillis- santes et destructrices d’emplois. La réalité est toute autre ! Jugez plutôt. Depuis de nombreuses années, les usines de mécanique sont propres, leur consommation d’eau et d’énergie s’est réduite et elles recyclent les produits polluants. La mécanique exporte — un salarié sur deux y travaille pour l’expor- tation – et créé des emplois ! Certains secteurs comme le machinisme agricole, l’énergie ou les équipements pour la san- té connaissent un fort développement. Bref, la mécanique est un secteur d’ave- nir. Encore faut-il le faire savoir. Au moment où les économistes affir- ment l’importance stratégique de l’in- dustrie pour la santé de notre économie, les mécaniciens se mobilisent pour dé- fendre leur cause auprès de la collecti- vité nationale. Avec ses syndicats et le Cetim, la FIM a lancé une campagne de grande enver- gure pour mieux se faire connaître, pré- senter les arguments favorables au dé- veloppement de l’activité et créer un réseau de relations institutionnelles mis à disposition des entreprises. Organisés régulièrement avec les par- lementaires, les cabinets ministériels et les acteurs économiques, des entretiens se complètent par des rencontres avec des personnalités du monde industriel proche des mécaniciens. Un réseau d’en- trepreneurs formés à la communication a été constitué pour structurer et relayer les messages sur tout le territoire. Les rencontres, les conférences de presse nationales ou régionales se multiplient. Pour mieux transmettre des informa- tions, la FIM a constitué une photo- thèque symbolisant les entreprises d’au- jourd’hui et un catalogue de réussites industrielles. Le partenariat signé avec l’ONISEP per- met d’organiser des rencontres et des événements avec le corps professoral et les étudiants. Enfin, le 6 février dernier à la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Paris, Les Assises So mécanique ont rassem- blé près de 500 participants du monde institutionnel et industriel. Un réel suc- cès pour cette manifestation qualifiée de dynamique et percutante. Des tables rondes ont permis d’échanger autour de trois thèmes prioritaires : l’innovation, les territoires et l’international. Cette cam- pagne de communication d’une am- pleur sans précédent engagée en 2012 se prolongera sur trois ans. Je vous invite à vous rendre sur le site www.bienplusqu1industrie.com pour prendre connaissance de la programma- tion des futurs événements et de la web série « J’irai produire chez vous » qui il- lustre la réalité de nos entreprises. Sans oublier Facebook et Twitter sur lesquels la FIM dispose désormais d’un compte. Les mécaniciens sont mobilisés pour parler avec passion de leur métier ! Michel Athimon Directeur général “Se faire connaître pour être reconnu !“ ©StephaneLariven © Stephane Lariven - DR
  • 5. 7 lisibilité Le réseau et l’action régionale Pour renforcer l’activité industrielle dans les territoires et développer la notoriété de la mécanique, la FIM s’implante dans les régions notamment au travers des comités mécaniques. Une présence dans toutes les grandes régions mécaniciennes : en mettant en place des délégations ou relais régio- naux, la FIM est aujourd’hui active dans presque toute la France : Rhône-Alpes, Nord/Pas-de-Calais, Picardie, Alsace, Franche-Comté, Pays-de-la-Loire/Bre- tagne, Île-de-France, PACA. La FIM complète son implantation dans les territoires avec un double objectif : renforcer l’activité industrielle en France en favorisant le développement de la mécanique au niveau régional par un accompagnement de proximité des ad- hérents de la Fédération ; faire connaître et reconnaître la filière par les politiques territoriales et régionales afin de mettre en place des plans adaptés. Il s’agit d’accompagner les entreprises sur différentes thématiques pour favori- ser leur développement : réflexion stra- tégique (programme Acamas, voir page 15), actions de prospective, rencontres professionnelles, groupements explo- ratoires de marchés, exportation, valo- risation des métiers (rencontres entre les entreprises et les collèges et lycées), journées d’informations sur des sujets à thème (innovation, technologies, mar- chés, évolutions des métiers, finance- ments…). Les comités mécaniques mis en place ont pour mission de définir et de mettre en œuvre un programme régional d’ani- mations technique et économique. Ils assurent la promotion des industries mécaniques et des partenaires impli- qués auprès des instances régionales et locales publiques ou privées et facilitent le montage d’opérations collectives pou- vant s’inscrire dans une perspective de développement durable de la filière mé- canicienne.   Les comités co-animent les « Lundis de la Mécanique » en partenariat avec le Cetim. Ainsi plus de 60 manifestations techniques sur le management QSE, les technologies de l’information et de la communication, la conception et l’inno- vation, les matériaux, l’organisation in- dustrielle, la production performante, l’analyse et le contrôle ont été organisées. Présence en régions •Nord-Pas-de-Calais Comité mécanique Mécanov •Picardie Comité mécanique MécaMéta Picardie •Île-de-France Comité mécanique Île-de-France •Pays-de-la-Loire Comité de développement de la métallurgie •Provence-Alpes-Côte-d’Azur Pôle de développement économique industriel PACA •Rhône-Alpes Délégation régionale de la FIM •Franche-Comté Comité mécanique Franche-Comté •Alsace Comité mécanique Alsace •Régions en développement Les contacts sont disponibles sur : http://www.fim.net/main/core.php?pag_id=20509. Les groupements de marché Échanger les informations industrielles entre les professions, rencon- trer les donneurs d’ordre afin de mieux connaître leurs projets et être en mesure de conquérir de nouveaux marchés : la mise en place de grou- pements de marché favorise la visibilité des entreprises en France et à l’international. État des lieux Créée en décembre 2011, la direction du développement est chargée d’organiser, de coordonner et d’animer les groupe- ments de marché. En 2012, elle a dressé l’état des lieux de la situation pour mieux cerner l’intérêt des professions pour cha- cun des groupements. Ces derniers permettent aux entreprises des différentes professions d’échanger des informations industrielles entre elles, de travailler ensemble à la conquête de nouveaux marchés et d’être en relation avec les grands donneurs d’ordre. L’objectif de ces groupements : rendre plus lisible ce qui est déjà fait en matière d’accompagnement des entreprises sur leurs marchés, mais également inten- sifier ces actions et les faire partager à un nombre toujours plus grand d’adhé- rents. Chaque groupement est présidé par un industriel et animé par un colla- borateur de syndicat. Les secteurs d’activité concernés sont les marchés traditionnellement porteurs pour les entreprises mécaniciennes : l’ali- mentaire, le bâtiment, les énergies re- nouvelables, le nucléaire, le ferroviaire, l’aéronautique, l’automobile… La direction du développement travaille au déploiement de cette démarche à de nouveaux secteurs. Sont ainsi à l’étude des groupements pour des secteurs par- ticulièrement stratégiques comme la santé et la défense.   Dans les groupements En avril 2012, une conférence de FIM- Alimentaire consacrée aux équipements destinés à l’industrie agroalimentaire a rassemblé une centaine de participants autour de deux sujets toujours d’actua- lité : l’alimentarité des matériaux et la conception hygiénique des équipe- ments pour l’agroalimentaire. Elle était organisée à l’initiative de différents parte- naires du Cetim, de la FIM et de plusieurs de ses syndicats, dont Amics-E&PI, Arte- ma, Profluid, Symop, Syneg et Unitam. En parallèle, des rencontres avec des personnalités du monde industriel par- tenaire des mécaniciens sont organisées, à l’instar de la réunion avec le directeur général délégué du groupe Danone qui a réuni des chefs d’entreprise en octobre. Le groupement Bâtiment (FIM-Cobat) a été réactivé. Plusieurs actions sont en préparation pour 2013 dont un colloque et une participation sur Batimat 2013. La FIM s’est également rapprochée de certaines fédérations afin de trouver des synergies susceptibles d’apporter une vision globale des marchés aux entre- prises : FIF (Fédération des industries ferroviaires), Ania (Association nationale des industries alimentaires) et Gicat (Groupement des industries françaises de défense terrestre). Francis Martin Direction du développement et des relations professionnelles “Les groupements de marché permettent de rendre plus opérationnelles les mesures d’accompagnement des entreprises sur leurs marchés.” Olivier Durteste Direction de l’action régionale “En complétant son implantation en France, la FIM fait connaître et reconnaître la filière mécanique par les politiques régionales et territoriales.“ ©Alstom ©StephaneLariven ©StephaneLariven
  • 6. 9 lisibilité pation aux travaux de la Commission Commerce international de l’Orgalime, la FIM fait valoir devant ses homolo- gues européens et devant la DG Com- merce de la Commission européenne les positions des mécaniciens français sur les règles du commerce internatio- nal et notamment sur le principe de ré- ciprocité. - Auprès des pouvoirs publics français : la FIM a participé aux consultations lan- cées par le gouvernement français sur les projets d’accords de libre-échange avec le Japon, avec les USA, sur les me- sures protectionnistes prises par l’Ar- gentine… Informer ses adhérents La direction internationale a diffusé de fa- çon quotidienne dans la newsletter de la FIM un grand nombre d’informations sur les événements organisés par Ubifrance et le Medef à l’international. Elle a par ail- leurs publié 4 numéros de la Lettre de l’International, cette lettre permettant aux entreprises de mieux identifier les opportunités d’affaires à l’étranger. Elle est consultable sur le site de la FIM. 10 correspondants FIM et des VIE sur 22 pays : Asean (Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam), Bul- garie, Chine, Inde, Iran, Italie, Moldavie, Pologne, République tchèque, Rouma- nie, Russie, Slovaquie, Tunisie et Ukraine. La FIM compte également une quin- zaine de volontaires internationaux en entreprises (VIE) répartis dans 9 pays : Brésil, Chine, États-Unis, Grande-Bre- tagne, Inde, République tchèque, Po- logne, Russie, Turquie (voir p.15 détail des actions). Enfin, la FIM a signé en 2012 un accord de partenariat avec Ubifrance dans le cadre duquel elle apporte son soutien à l’orga- nisation de plus d’une centaine d’opéra- tions de promotion des industries méca- niques organisées par Ubifrance : salons expositions, colloques techniques, ren- contres avec des donneurs d’ordre, etc. Le réseau et l’action à l’international Se développer à l’international devient un impératif pour beaucoup d’en- treprises. Avec Ubifrance, la FIM prépare la stratégie à fixer vers des pays cibles notamment au travers de pavillons français dans les salons inter- nationaux. Par ailleurs, elle porte la voix des mécaniciens français sur les dossiers internationaux et défend notamment le principe de réciprocité. Partenariat renforcé avec Ubifrance Le 16 octobre 2012, sous le parrainage de Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, Jérôme Frantz, président de la FIM, et Christophe Lecourtier, direc- teur général d’Ubifrance, ont signé une convention de partenariat. Objectif : fé- dérer les entreprises de la mécanique autour de missions collectives à l’interna- tional afin d’aller chercher la croissance dans les pays en fort développement. Cette collaboration a permis : - d’identifier 112 actions à l’international pour 2013 qui seront conduites en par- tenariat entre Ubifrance, la FIM et ses syndicats, - d’organiser un stage de formation aux métiers de la mécanique et à l’offre fran- çaise dans ce domaine pour une dizaine de responsables « Industrie » de bureaux Ubifrance à l’étranger. - de renforcer la mise en œuvre de VIE à temps partagé, notamment en accep- tant leur hébergement dans les bureaux Ubifrance ou au sein de grands groupes. Quel pays, quel marché ? Comme chaque année, la FIM a lancé son enquête export auprès des entreprises de la mécanique afin d’identifier leurs priorités marchés/pays et ainsi affiner leur accompagnement à l’international. L’Allemagne est plébiscitée sur 4 mar- chés (automobile, aéronautique, ferro- viaire, bâtiment). Suivent le Maroc (agro- alimentaire, éco-équipement), la Chine (énergie), la Tunisie (chimie) et l’Argen- tine (machinisme agricole). Représenter la mécanique française - À l’étranger : du 23 au 27 avril 2012, le stand FIM sur le Pavillon français de la Foire de Hanovre (plus grande exposi- tion industrielle du monde) a permis l’or- ganisation de plusieurs initiatives : dépla- cement d’une délégation FIM, conduite par Jérôme Frantz et Jean-Luc Joyeau, premier vice-président trésorier de la FIM et co-président de la commission inter- nationale, reçue par le directeur général de la Foire de Hanovre ; voyage de presse organisé par la FIM avec un parcours sur les stands des entreprises adhérentes ; rencontre avec la direction générale du VDMA. - Auprès des institutions internatio- nales : le 4 juillet, une quinzaine de chefs d’entreprise mécaniciens, à la tête desquels figuraient Jérôme Frantz, Jean-Luc Joyeau et Laurent Bataille (co-président de la commis- sion internationale et pdg de Poclain Hydraulics), accompagnés de représen- tants de syndicats membres de la FIM, se sont rendus à l’OCDE pour participer à une rencontre organisée par la FIM avec les économistes de cette institu- tion sur le thème « Les perspectives de la croissance mondiale et ses répercus- sions pour nos industries ». Défendre les intérêts des mécaniciens en Europe - Au Parlement européen et à la Com- mission européenne : le 29 février, lors d’une réunion organisée par Orgalime, la FIM a pu faire entendre sa position sur la politique en matière d’accords de libre-échange menée actuellement par l’Union européenne. Par sa partici- Évelyne Cholet Direction international “Avec Ubifrance, nous fédérons les entreprises autour de missions collectives à l’international, pour aller chercher la croissance là où elle est.“ Correspondants de la FIM à l'étranger Volontaires Internationaux en Entreprise de la FIM ©DR ©StephaneLariven Réception des journalistes sur le Stand FIM/Ubifrance à la Foire de Hanovre.
  • 7. 11 Fiscalité L’année 2012 a été marquée par 4 lois de finances successives qui ont for- tement pesé sur les charges des entreprises, même si les PME ont été rela- tivement épargnées. À l’inverse, la sécurisation juridique du crédit d’im- pôt recherche et la mise en place du crédit d’impôt innovation marquent des avancées pour les entreprises. Une année difficile Même si les PME ont été un peu épar- gnées, les mesures annoncées en 2012 créent un environnement peu favorable au développement économique. C’est dans ce contexte difficile que la FIM poursuit ses actions pour réduire la hausse des prélèvements sur les entre- prises, améliorer leur sécurité juridique et simplifier leurs obligations adminis- tratives. Pour ce faire, elle prépare des arguments et participe activement aux groupes de travail du Medef et du GFI (Groupe des fédérations industrielles). Elle y porte la voix des mécaniciens, notamment en ce qui concerne la fiscalité énergétique. Elle informe les entreprises en temps réel des projets qui les concernent, de leurs nouvelles obligations et des outils dont elles disposent. Des avancées À noter plusieurs avancées pour les en- treprises dans le domaine fiscal. Le crédit d’impôt recherche (CIR) Il voit sa sécurité juridique renforcée. Sous certaines conditions le rescrit de- vient possible malgré le début des re- cherches. Le rescrit est une demande d’avis préalable auprès de l’administra- tion fiscale afin de s’assurer de l’éligibilité du projet au CIR. Le crédit d’impôt innovation Ce nouveau dispositif constitue un pre- mier pas vers l’aide fiscale à l’innovation. Il est réservé aux seules PME au sens euro- péen du terme et donne droit à un avan- tage maximal de 80 000 euros par an. Même s’il n’est pas encore optimum, il constitue un premier pas vers un vrai crédit d’impôt innovation. Le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) Applicable aux rémunérations versées à compter du 1er janvier 2013, son assiette est constituée des rémunérations brutes des salaires n’excédant pas 2,5 fois le SMIC annuel. Son taux est de 4 % en 2013, puis 6 % à partir de 2014. Son mécanisme s’apparente à celui du CIR. Le CICE apparaît comme une bouffée d’oxygène pour les entreprises. C’est un premier pas qui devrait être complété par une réduction des cotisations so- ciales employeurs pour initier le choc de compétitivité attendu. La facturation électronique La directive européenne de 2010 ouvre la voie de la facturation par mail dès 2013. Un moyen d’alléger les charges administratives et donc les coûts des entreprises. La FIM agit pour que la directive soit ap- pliquée comme en Allemagne, où non seulement les factures papier et électro- niques sont placées sur un pied d’égalité mais où les obligations des entreprises pour justifier de l’authenticité de l’ori- gine et de l’intégralité du contenu de ces factures sont limitées comme le per- met la directive. Juridique Protection industrielle, respect des délais de paiement, ouverture des marchés…, la FIM œuvre pour un environnement propice au dé- veloppement des entreprises mé- caniciennes. Protéger les informations sensibles et confidentielles de l’entreprise Comment identifier les savoir-faire et les informations sensibles de l’entreprise ? Comment les protéger et donc préserver le capital intellectuel de l’entreprise mé- canicienne ? En coopération avec l’IRPI (Institut de Recherche en Propriété Intellectuelle), la FIM a organisé une conférence intitulée « Protection de l’innovation et du secret de l’entreprise : les bonnes pratiques ». Un groupe de travail au Medef a été créé sur ce sujet. Il est présidé par la FIM et composé de représentants de divers sec- teurs. Il a rédigé un guide pratique don- nant des conseils aux entreprises. Lutter contre les délais de paiement cachés Après une amélioration liée à la LME (Loi de Modernisation de l’Economie), les pratiques en matière de délais de paie- ment se relâchent. Moins évident à prouver que le simple retard de paiement, ces délais cachés, consistant à décaler la date de départ du délai légal, se révèlent difficiles à combattre. La FIM demande à ses adhé- rents de lui apporter des témoignages et des éléments concrets. Ils permettront d’identifier précisément ces pratiques, et de les traiter dans les instances telles que l’Observatoire des délais de paie- ment, dans laquelle la voix de la FIM est entendue. Obtenir un accès réciproque aux marchés étrangers Les marchés européens sont largement ouverts, là où ceux de certains pays tiers restent fermés aux offres des entreprises européennes. En matière de commande publique, la FIM agit pour que l’Union eu- ropéenne adopte une règle de réciprocité qui viserait à inciter les pays tiers à signer les accords de libre accès aux marchés publics, l’accord général de l’OMC ou des traités spécifiques à certains États. Cette action a contribué à la rédaction d’un projet de règlement européen qui va dans le bon sens, mais qui reste pour l’instant en attente, du fait de l’opposi- tion de certains pays européens. Améliorer les pratiques dans la filière ferroviaire La FIM a entamé un dialogue avec les acteurs de la filière ferroviaire sur les pé- nalités, la responsabilité et la propriété intellectuelle. À ces travaux participent également les équipementiers de pre- mier rang et le secteur des sociétés de transports (Sncf). Plusieurs d’entre eux ont signé la charte de la Médiation. Il s’agit de parvenir à un engagement ou un code de bonnes pratiques bénéfi- ciant à tous les rangs dans cette filière. Solliciter la Médiation dans la filière automobile À la demande de ses membres, la FIM a Marie-Noëlle Rousseau Direction des affaires fiscales “La direction fiscale poursuit ses actions pour promouvoir un système fiscal français plus compétitif et plus attractif, qui favorise le développement des entreprises.” Accompagnement des entreprises Favoriser un environnement fiscal, juridique et financier propice au développement de l’activité des entreprises. Assurer une veille stratégique, réglementaire, économique, environnementale, tech- nique et normative. Ou tout simplement informer les entreprises adhérentes de ses syndicats et les accompagner dans leur déve- loppement. Représentativité Franck Gambelli Direction juridique “En matière de commande publique, la FIM agit pour que l’Union européenne adopte une règle de réciprocité qui viserait à inciter les pays tiers à signer les accords de libre accès aux marchés publics.” ©StephaneLariven ©StephaneLariven
  • 8. Représentativité 13 Représentativité de la directive DEEE (Déchets d’équipe- ments électriques et électroniques) révi- sée. Objectif : éviter de remettre en cause les investissements et les efforts des in- dustriels qui mettent en place une filière pérenne. Reach : premier bilan À l’heure du premier bilan par les pou- voirs publics (« Reach review »), la FIM a été auditionnée à plusieurs reprises. Elle a notamment présenté des cas concrets dans le cadre de la mission interministé- rielle Reach/Autorisation, chargée de for- muler des recommandations. Il s’agit de donner aux entreprises les moyens d’an- ticiper les évolutions réglementaires de manière à réduire leur vulnérabilité. Poursuivant son travail d’information et de sensibilisation des entreprises, la FIM a organisé avec le Cetim une jour- née « Reach et la mécanique : exigences, impacts et substitutions » qui a rassem- blé plus de 200 personnes. Les entre- prises ont ainsi pu profiter des échanges avec des représentants clés de différents secteurs industriels, de l’Agence euro- péenne des produits chimiques et des ministères de l’Écologie et du Redresse- ment Productif. Financement En cette période de crise, les en- treprises connaissent des diffi- cultés de financement aggravées par la détérioration des délais de paiement. Pour ces entreprises en développement, la FIM, qui par ailleurs dirige le groupe « Finan- cement des entreprises » du GFI, propose au travers de deux filiales des préconisations et des solu- tions adaptées. Cemeca : résultats en hausse Cemeca (Centrale de garanties des industries mécaniques, électriques et électroniques) met à disposition des entreprises des outils destinés à mieux gérer leur portefeuille client, tout en ga- rantissant les créances commerciales en France comme à l’étranger. Malgré la fragilisation des entreprises françaises due au ralentissement de la l’activité dans la zone Euro, en dépit du niveau alarmant des défaillances enre- gistrées et des retards de paiements no- tamment dans la construction et l’auto- mobile, Cemeca a maintenu l’équilibre de son portefeuille et le taux de satisfac- tion de ses adhérents. Cemeca a notamment multiplié ses échanges avec Coface pour sensibiliser l’assureur-crédit aux particularités et aux besoins des mécaniciens. À cet égard, l’année 2012 est marquée par la concré- tisation du projet de partenariat Global- liance Project Cover (GPC) pour proposer aux adhérents la couverture de marchés ponctuels de ventes de biens d’équipe- ment à des conditions adaptées. CMGM : une activité soutenue CMGM (Caisse mutuelle de garantie de la mécanique) est une société de cau- tion mutuelle professionnelle. Son rôle : se porter garant auprès des banques des crédits qu’elle consent à ses sociétaires. Plus de 306 dossiers étudiés pour 67 mil- lions d’euros en 2012, soit une croissance de 8 % par rapport à 2011. En revanche, le montant moyen des pro- grammes financés reste stable, les en- treprises ayant clairement réduit l’enve- loppe de leurs investissements. Créé avec l’UIMM (Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie), le pro- gramme Croissance PMI, un fonds de ga- rantie de prêts participatifs, est actif dans 12 régions. En 2012, 46 projets de PMI mécaniciennes et métallurgistes ont été étudiés. 27 d’entre eux ont été acceptés et/ou mis en place par le Crédit Coopé- ratif, pour un montant total de prêts par- ticipatifs de 6 millions d’euros. Bourse aux affaires : contrats en nette progression Les bilans dégradés de nombreuses entreprises ont poussé leur dirigeant à retarder leur projet de cession ce qui a pour conséquence une offre beaucoup plus restreinte d’entreprises à vendre. Face à cet état de fait le nombre d’offres de cession mises en ligne sur la Bourse aux affaires a très nettement augmen- té. Une croissance qui s’explique par le soin porté à la qualification des an- nonces, le contrôle systématique de leur validité, la diffusion très large qui en est faite à travers les syndicats de la FIM, le portail Oséo et les cabinets de fusion- acquisition spécialisés dans le secteur de la mécanique. Ainsi, tous les mois plus de 40 mises en relation sont réalisées entre un acheteur et un vendeur avec un suivi personnalisé pour s’assurer de la bonne qualité des annonces. Environnement 2012 a vu l’aboutissement du long travail mené par la FIM sur les procédures simplifiées des installations classées. Un travail couronné de succès, tout comme celui portant sur les garanties fi- nancières pour la mise en sécurité des sites en fin d’exploitation. Installations classées : procédures simplifiées pour les activités de mécanique Créé voilà quelques années avec le mi- nistère de l’Écologie à la demande pres- sante de la FIM et de l’UITS, en associa- tion avec Artema, le SNDEC et le Cetim, le groupe de travail sur la révision des ru- briquesdesinstallationsclasséesrelatives aux activités de mécanique a achevé ses travaux en 2012. Neuf rubriques installa- tions classées ont été revues et plusieurs textes de prescriptions techniques ont été discutés et révisés. À la clé : le relève- ment des seuils de puissance pour le tra- vail mécanique des métaux (1 000 kW) et la suppression de l’autorisation au profit de l’enregistrement, une procédure plus souple ; la création d’une rubrique spé- cifique pour le dégraissage lessiviel qui était jusque-là classé en activité de trai- tement de surfaces. Des garanties financières limitées Les principaux textes sur les garanties financières applicables aux sites en fin d’exploitation ont été publiés entre mai et juillet 2012. Lors de la négociation de ces textes la FIM a pu obtenir que les ga- ranties ne couvrent pas l’intégralité de la remise en état : elles sont limitées à la mise en sécurité du site. En outre, grâce à la suppression du seuil d’autorisation pour le travail mécanique des métaux, cette activité n’est plus soumise à garan- ties financières. La CMGM (Caisse mutuelle de garan- tie des industries mécaniques) projette de délivrer ces garanties financières au profit des adhérents de la FIM qui sont concernés. DEEE II et ROHS II : vigilance La FIM a milité, par l’intermédiaire d’Orgalime pour que la nouvelle direc- tive DEEE II ne remette pas en cause les investissements et les efforts des indus- triels pour mettre en place une filière pérenne. La FIM a suivi la transposition de la directive ROHS II sur la limitation des substances dangereuses et l’adoption saisi la médiation au sujet de clauses et de pratiques de certains acteurs de la filière automobile. Cette intervention a permis d’améliorer significativement les conditions d’achat. Accompagner les professions contre la contrefaçon et la non- conformité des produits du bâtiment La Fédération Française du Bâtiment (FFB) a pris conscience du problème que constitue la présence dans son sec- teur de produits de contrefaçon ou non- conformes à la réglementation. Parmi eux figurent des produits des industries mécaniques intégrés dans les bâtiments ou utilisés comme outillages et équi- pements. La FFB s’est rapprochée de la FIM. Premier objectif : dresser un état des lieux des produits concernés. La Fédé- ration du bâtiment prépare une confé- rence sur ce thème, à laquelle la FIM est associée. Agir contre les faux « Made in France » La direction juridique a accompagné l’un de ses syndicats membres dans sa démarche auprès des autorités compé- tentes au sujet de produits circulant avec une mention « Made in France », suscep- tible d’être fausse. Si en Europe, l’indica- tion du pays d’origine de fabrication sur le produit n’est pas obligatoire, l’apposi- tion d’une mention d’origine erronée est punie par plusieurs textes. Patrick Gérion Direction du financement des entreprises “Si les entreprises réduisent leurs enveloppes d’investissement, elles ont besoin plus que jamais de partenaires pour leur financement.” France de Baillenx Direction environnement “Une implication permanente au service des entreprises et une expertise reconnue par les pouvoirs publics qui ont notamment permis d’avancer efficacement sur deux dossiers phares : les garanties financières et l’amélioration du régime de classement ICPE des activités de travail des métaux.” ©VoithTurbo ©StephaneLariven ©StephaneLariven
  • 9. 15 Représentativité Innovation et technologie L’innovation est aujourd’hui l’un des facteurs clés de la compétitivité des entreprises. Normalisation, financement, réflexion stratégique, lien avec les pôles de compétitivité…, la FIM accompagne les entreprises mécani- ciennes sur le chemin de l’innovation. Normalisation : un guide pratique sur la RSO À la demande de la FIM, l’UNM (Union de Normalisation de la Mécanique) a constitué un groupe de normalisation chargé d’élaborer un guide sur la RSO (Responsabilité sociétale des organisa- tions). Il permettra à un responsable de PME du secteur mécanicien d’intégrer dans sa stratégie les éléments essentiels de la responsabilité sociétale selon l’ISO 26000. En effet, un nombre croissant de donneurs d’ordre exige de leurs fournis- seurs un état de leurs actions en la ma- tière. La responsabilité sociétale (RSO) est une composante du développement du- rable. Elle traduit la volonté d’une orga- nisation d’intégrer les considérations environnementales et sociétales dans sa stratégie, pour répondre des impacts de ses activités et décisions sur l’environne- ment et la société. La norme internatio- nale de NF ISO 26000 s’impose comme un référentiel majeur dans ce domaine. Produit de la construction : un guide d’application Le Règlement européen (UE) 305/2011 établissant des conditions harmonisées de commercialisation pour les produits de construction remplace désormais la Directive 89/106/CEE. Pour faciliter son appropriation par les industriels et son application au 1er juillet 2013, Orgalime a finalisé en 2012 un guide à la rédaction duquel la FIM a participé activement.   Financement de l’innovation F2I Créé en 2009 à l’initiative de l’UIMM (Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie), de la FIM et de la FIEEC (Fé- dération des Industries Électriques, Élec- troniques et de Communication), le F2I (Fonds pour l’innovation dans l’industrie) vise à faciliter l’accès des PME à l’innova- tion afin de renforcer leur compétitivité et leur ouvrir l’accès à de nouveaux mar- chés, notamment à l’international. Pré- sidé par Georges Jobard, vice-président de la FIM, ce fonds soutient tout projet visant à diffuser des innovations techno- logiques, organisationnelles ou managé- riales au sein de PMI, ou contribuant à rapprocher le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche de celui de l’industrie. En 2012, le fonds a financé 17 projets pour un montant global d’environ 5 mil- lions d’euros. Parmi ces projets : les fo- rums de la croissance 2012, un tour de France de l’innovation en 7 étapes pro- posé par l’Aden (Association pour le dé- veloppement de l’économie numérique) en partenariat avec l’UIMM, la FIM, la FIEEC et les investissements d’avenir. Affichage environnemental des produits La FIM et ses syndicats sont intervenus auprès des pouvoirs publics à propos des projets de décrets et d’arrêtés relatifs à la déclaration environnementale des pro- duits de construction et de décoration et des équipements électriques, élec- troniques et de génie climatique dans le bâtiment. Une intervention qui a permis d’exclure du champ d’application des textes les produits et équipements ven- dus exclusivement en B to B. Mécafuture devient une association Lancéeen2007,laplateformeMécafuture symbolise la coopération entre, d’une part, la FIM et le Cetim, et, d’autre part, les pôles de compétitivité orientés au- tour des technologies mécaniques, des systèmes de production et des nou- veaux matériaux : Arve Industries, EMC2, Élastopole, Matéralia, Microtechniques, Plastipolis, Pôle Nucléaire de Bourgogne, ViaMéca et le cluster Gospi. En 2012, cette plateforme informelle est devenue une association. Il s’agit de ren- forcer sa visibilité, les synergies entre les membres et la capacité de monter des projets de recherche en commun ainsi que des actions à l’international. REMake : l’innovation par le recyclage Stimuler l’innovation par le recyclage et l’utilisation des ressources dans les PME européennes : tel est l’objectif du pro- gramme européen REMake. Dans ce cadre, la FIM a organisé une réu- nion de sensibilisation à l’éco-innovation en partenariat avec le Cetim et Oséo. Parmi les sujets abordés : les enjeux éco- nomiques et environnementaux et les opportunités de projets liées à l’éco- conception ; les outils à disposition des PME et les aides financières afférentes tant aux niveaux régional, national et eu- ropéen. Un guide sur l’utilisation efficace des res- sources dans l’industrie qui synthétise le résultat des travaux menés dans le cadre de ce programme est disponible sur le site de la FIM. ACAMAS + : une réflexion stratégique adaptée Le programme ACAMAS a poursuivi son développement en 2012 : plus de 100 nouvelles PME mécaniciennes se sont engagées dans le programme, qui tota- lise désormais plus de 950 entreprises bénéficiaires. Confrontées à un processus perma- nent de mutation industrielle dans un contexte de mondialisation des marchés, les PME françaises sont soumises à l’ins- tabilité croissante de leurs environne- ments. Elles doivent non seulement sa- tisfaire les exigences de leurs clients (plus de qualité, de productivité, de réactivi- té…), mais aussi proposer toujours plus d’innovations dans leurs offres. L’absence grandissante de cycles prévisibles et la multiplication des ruptures remettent en cause les démarches de planification stratégique. C’est pourquoi, le GIE ACAMAS (créé à l’initiative de la FIM et du Cetim) a fait évolué les fondamentaux du pro- gramme, désormais fondés sur la mobi- lité des positionnements stratégiques pour garantir la pérennité des entre- prises industrielles. Les PME sont ainsi conduites à envisager de façon proactive, le partenariat et les alliances comme un accès privilégié à des ressources externes. International Au travers de Proméca, la FIM propose aux entreprises 3 outils principaux pour les accompagner au mieux sur les marchés internationaux : les ren- contres avec de grands donneurs d’ordre, la mise à disposition de VIE à temps partagé et le dispositif de ses correspondants à l’étranger. Rencontres avec de grands donneurs d’ordre 3 rencontres ont été organisées en 2012 : - le 15 février, avec Philippe Pegorier, président de la société Alstom en Rus- sie, venu présenter les activités de son groupe dans cette région du monde, - le 19 avril, avec Frédéric Sanchez, pdg du groupe Fives, qui a présenté les acti- vités de son groupe à travers le monde, - le 25 juin, avec le directeur achat Europe du groupe japonais Yanmar (rencontre organisée avec Ubifrance), ce dernier recherchant des sous-trai- tants européens pour ses usines instal- lées sur notre continent. VIE à temps partagé 8 VIE ont achevé leur mission en 2012 : 6 ont été embauchés par une des entre- prises qui participaient à l’opération, 1 a été recruté par un grand donneur d’ordre de la mécanique, le dernier a créé son entreprise. 5 VIE ont poursuivi leur mission en Chine, en Russie, en Turquie, en Pologne et au Brésil. 9 opérations nouvelles ont été enga- gées : 3 au Brésil, les autres en Grande- Bretagne, Russie, Chine, République tchèque et Russie. L’Action VIE a été récompensée par le Grand prix VIE 2012 des fédérations pro- fessionnelles décerné par Ubifrance. Correspondants à l’étranger 4 opérations ont été organisées par la FIM en collaboration avec son réseau de correspondants à l’étranger en 2012 : - 24 janvier : Atelier ferroviaire Chine - 1er février : Rendez-vous des entreprises de la mécanique avec le correspondant de la FIM en Inde - 6 mars : Perspectives du marché ferroviaire en Asie (Asean, Chine et Inde), en présence notamment du directeur général de l’IUR (International Union of Railways), Jean-Pierre Loubinoux - 8 octobre : Réunion Russie, Ukraine, Kazakhstan, sur les nouvelles perspec- tives pour les industries mécaniques dans cette zone Enfin,laFIMaorganisé2rencontresentre les entreprises et ses correspondants à l’étranger à l’occasion de 2 salons : - du 26 au 30 mars sur Industrie Paris - les 7 et 8 novembre sur le Midest.   Philippe Contet Direction technique et innovation “En 2012, la plateforme informelle Mécafuture est devenue une association. Elle symbolise la coopération entre la FIM, le Cetim et les pôles de compétitivité orientés autour des technologies mécaniques, des systèmes de production et des nouveaux matériaux.“ Évelyne Cholet Direction international “L’Action VIE a été récompensée par le Grand prix VIE 2012 des fédérations professionnelles décerné par Ubifrance.“ ©Siemens ©StephaneLariven
  • 10. 17 Représentativité Régions Réflexion stratégique sur l’entreprise, les perspectives de marchés, leurs opportunités, valorisation de la mécanique et de ses métiers, rencontres professionnelles… Au cœur des régions, les comités mécaniques sou- tiennent les entreprises dans leur développement. Nord/Pas-de-Calais 2012 a vu la renaissance du comité mécanique Nord/Pas-de-Calais, nom- mé « Pôle d’excellence mécanique ». Le plan filière permet aux entreprises de la région d’être accompagnées sur divers axes stratégiques. Franche-Comté En coopération avec l’UITS (Union des in- dustries du traitement de surfaces), le Gi- mef (Groupement français des industries transformatrices de métaux en feuilles) et l’Amics (Usinage, machines spéciales, procédés industriels), trois commissions ont été créées et traitent des sujets liés à l’évolution des professions. Pays-de-la-Loire Issu du partenariat entre la FIM, l’UIMM Pays-de-la-Loire, la CCIR, le Cetim et Plas- ti-Ouest, le Comité de Développement de la Métallurgie a réuni à trois reprises une centaine de chefs d’entreprise de la région sur le thème de la prospective. Par ailleurs, des passerelles ont été éta- blies avec les autres dispositifs régionaux dont le pôle de compétitivité EMC2, l’IRT Jules Vernes et le cluster Neopolia. Île-de-France La rencontre professionnelle du comi- té mécanique Île-de-France, Méc@fair a réuni près de 150 chefs d’entreprise mé- caniciens. Le comité a également promu le dispositif des VIE (Volontaire Interna- tional en Entreprise) en temps partagé. Picardie Le Comité Mécanique Picardie a mené 3 actions phares en 2012 : les rencontres professionnelles, les réunions théma- tiques et l’accompagnement des entre- prises sur les sujets d’innovation. Rhône-Alpes En partenariat avec des donneurs d’ordre, la délégation régionale de la FIM a organisé 3 réunions sur les pers- pectives de marchés (chimie-pharmacie, santé, agro-alimentaire). Alsace Le Comité mécanique Alsace a engagé trois actions phares : faciliter les relations entre grand donneurs d’ordre et sous- traitants ; accompagner les entreprises dans leurs actions à l’export vers l’Alle- magne ; aider les entreprises à s’adapter à l’économie numérique (sites Web, por- tails d’achats). PACA Le Comité mécanique PACA (Provence- Alpes-Côte-d’Azur) recherche les syner- gies avec les pôles de compétitivité pour développer l’innovation dans les PME mécaniciennes. Économie Dans un climat d’affaires incertain, il devient encore plus important de disposer d’informations sur ses marchés, ses secteurs clients, afin d’éta- blir au mieux ses prévisions pour fixer sa stratégie. C’est tout l’enjeu des indices, enquêtes, baromètres ou notes de conjoncture fournis par la FIM. De nouveaux indices Afin d’aider au mieux les entreprises mé- caniciennes à suivre l’évolution des prix des matières premières et de répondre à la demande des professions, la direction des études stratégiques a enrichi sa base de données. De nouveaux indices matières sont ainsi publiés sur le site extranet de la FIM. Élaboré par Dow Jones Metals, le pre- mier porte sur l’évolution mensuelle des matières sur le marché allemand (fil ma- chine, aluminium, nickel et ferrochrome). Grâce au partenariat avec le maga- zine L’Usine Nouvelle, le second synthé- tise l’évolution des prix de l’énergie, des biens intermédiaires, des biens d’inves- tissements, du transport, de la commu- nication, de l’hôtellerie, et du coût de la construction. Des données sectorielles fines et des indicateurs spécifiques pour les professions La FIM a aidé les principales professions mécaniciennes à acquérir et à utiliser la base de données sur les statistiques douanières mondiales GTA (Global Trade Atlas). Cette base concerne les statistiques du commerce extérieur export/import an- nuelles des 50 principaux pays et les statistiques mensuelles de la France. Les professions peuvent consulter ainsi les données douanières. Par ailleurs, des indicateurs sectoriels spé- cifiques ont été élaborés, notamment le baromètre de la sous-traitance méca- nique. L’agrément à « enquête annuelle de production » permet à la FIM d’obtenir auprès de l’Insee les statistiques détail- lées de production couvrant l’ensemble du périmètre de la mécanique et de les communiquer aux professions. Des statistiques fiables et exhaustives pour les directions de la FIM et l’image de la mécanique La FIM a procédé à un changement de base statistique avec la nouvelle base Insee qui intègre deux innovations : le passage à la nouvelle nomenclature NAF Rév.2 et l’intégration des informations sur les entreprises d’un salarié ou plus. Les données des années antérieures ont été recalculées selon les nouvelles nomen- clatures, pour respecter la cohérence dans le temps. Les chiffres clés nationaux et les statistiques régionales ont été mis à jour en tenant compte de ces deux nou- velles dimensions. Une veille économique continue La direction des études stratégique ssure une veille économique. À noter pour 2012 : - la réalisation d’une étude financière sur la mécanique avec le Crédit Coopératif ; - la contribution à l’étude Pipame sur les enjeux des métaux stratégiques pour les filières automobile et aéronautique. Administration et RH La Maison de la Mécanique, construite il y a un peu plus de 20 ans, s’est dotée d’un hall d’accueil entièrement rénové, clair et moderne, lui permettant de rece- voir selon les normes de sécurité et de fonctionnalités exigées aujourd’hui dans un quartier d’affaires de référence : hall modernisé, banque d’accueil informati- sée, sécurisation des accès. Un lounge visiteurs doté de prises multi- média sera aménagé en 2013 pour don- ner la possibilité de communiquer en toute tranquillité. Les travaux de rénovation intègrent l’aménagement d’une cafétaria créant un espace de convivialité où le person- nel des syndicats et de la FIM et les par- tenaires pourront se retrouver autour d’un café… Cet espace sera également accessible aux visiteurs. Ce chantier est le premier et le plus vi- sible d’une stratégie de rénovation desti- née à améliorer l’attractivité de la Maison de la Mécanique. Par ailleurs, la FIM a poursuivi sa simpli- fication de gestion qui a permis la créa- tion de postes opérationnels destinés à apporter plus de services aux entreprises (juridique, communication, développe- ment des régions). Olivier Durteste Direction de l’action régionale “Pour renforcer l’activité industrielle dans les territoires et développer la notoriété de la mécanique, la FIM s’implante dans les régions notamment au travers des comités mécaniques.“ Fabien Chizelle Direction administrative et financière, RH “Une maison de la Mécanique conviviale et attractive.“ Renaud Buronfosse Direction des études stratégiques “Aider les entreprises mécaniciennes et leurs syndicats à mieux comprendre l’économie mondiale, l’activité des secteurs clients, telle est la mission première de la direction des études stratégiques.“ ©DR ©StephaneLariven©StephaneLariven ©CMIDF Nouveau hall d’accueil de la Maison de la Mécanique
  • 11. 19 insiste sur le dynamisme de la mécanique française, premier employeur industriel de France, sa capacité à innover et à ex- porter, la qualité de sa main-d’œuvre et son apport de solutions environnemen- tales. Dans une seconde partie, le Manifeste avance sept pistes pour“concevoir et pro- duire en France” illustrées par de “belles histoires”d’entreprises mécaniciennes. Site Internet : 17 000 visites Entre son ouverture le 25 juin et la fin de l’année, le site Internet (www.bienplus- qu1industrie.com) a enregistré 17 000 visites, dont plus de 12 000 visiteurs uniques. Il est dédié à une large cible tant professionnelle que grand public pour montrer les métiers et la richesse de la filière mécanicienne. Sur la page d’accueil, la web sé- rie “J’irai produire chez vous” a attiré 2 700 personnes sur YouTube. Sous le re- gard naïf et curieux d’un journaliste, ces petits reportages au ton décalé donnent la parole aux entreprises. Le site est réactualisé régulièrement avec au minimum un article par semaine et déjà près de 80 articles publiés.   Twitter : 431 abonnés Le compte FIM a enregistré 431 abonnés et 437 tweets ont été émis. Le nombre d’abonnés croît de manière importante. La majeure partie d’entre eux sont des comptes liés à l’industrie en général et à la mécanique en particulier, ainsi que des journalistes. La mécanique vue par les Français À l’occasion du lancement de sa cam- pagne de communication, la FIM et le Cetim ont commandé une enquête à l’Institut de sondage OpinionWay réali- sée auprès d’un échantillon de 1  15 per- sonnes représentatif de la population française. Bien que1 Français sur 3 avoue ne jamais avoir entendu parlé de la mécanique, 87 % en ont une perception positive et 95 % jugent ses métiers utiles. La mécanique et l’environnement Le 24 octobre 2012 à Paris, Jérôme Frantz, président de la FIM, et Michel Laroche, alors président du Cetim, ont accueilli la presse sur le thème “mécanique et environnement”. René Schild de KSB, Frédéric Hendrick d’Alstom Renewable Power, Jean-Camille Uring de Fives et Éric Beghini de SKF sont intervenus à leurs côtés. Tour des régions Le 17 septembre à Cluses, le 21 novembre à Strasbourg et le 20 décembre à Lyon, le président de la FIM a également présenté la campagne « La Mécanique en France, bien plus qu’une industrie » et rappelé les actions menées au niveau régional. Ce tour de France se poursuit en 2013. En 2012, la campagne a généré 120 re- tombées presse parmi lesquelles de nombreux reportages radios et télés. Mediatraining Pour porter ses messages et ce, notam- ment dans le cadre de la campagne, la FIM organise des sessions de formation me- diatraining à l’attention des industriels qui souhaitent se former à la prise de parole dans les médias et s’approprier les mes- sages. Elles ont réuni 22 participants. À la suite de ces formations, un premier sémi- naire des communicants a été organisé. www.bienplusqu1industrie.com Retrouvez la FIM sur YouTube, Facebook et Twitter Journal de campagne “La mécanique en France, bien plus qu’une industrie”. La FIM a choisi cette signature pour sa campagne de communication qui a débuté le 26 juin 2012 et doit se prolonger sur trois ans. Objectif : valoriser la mécanique auprès des décideurs politiques et économiques, mais aussi auprès du grand public, en montrant qu’il s’agit d’une industrie d’avenir qui répond aux grands enjeux de demain. Manifeste : 22 000 exemplaires Dévoilé à l’occasion de la conférence de presse de lancement de la campagne, le Manifeste “Pourquoi concevoir et pro- duire en France dans une économie glo- balisée” (photo ci-contre) a été diffusé à 22 000 exemplaires auprès de mécani- ciens, de leurs clients, de décideurs et de politiques. Dans sa première partie, le Manifeste Promotion de la mécanique Transition énergétique, croissance démographique, protection de l’environnement : la mécanique est au cœur des enjeux du XXIème siècle. Avec 628 000 salariés, elle est le premier employeur industriel de France. Pourtant, elle reste mal connue. Mal connue des décideurs politiques et du grand public. C’est pourquoi, en 2012, la FIM a lancé une campagne sur trois ans sur le thème “La mécanique en France, bien plus qu’une industrie“. C’est pourquoi aussi, elle était présente, avec ses syndicats et le Cetim, sur les grands salons industriels français. Mal connue des jeunes. Pour recruter les 40 à 50 000 salariés par an dont la mécanique a besoin d’ici à 2020, la FIM a multiplié les actions afin de faire connaître les métiers aux jeunes, à leurs ensei- gnants et à leurs parents. Attractivité Isabelle Douvry Direction de la communication “Lancéeen 2012 pour uneduréedetrois ans,la campagne“La mécanique,bien plusqu’uneindustrie” viseà valoriser la mécaniqueauprèsdesdécideurspolitiqueset économiques,etauprèsdu grand public,en montrantqu’il s’agitd’uneindustried’avenir répondantauxgrandsenjeuxdedemain.“ ©StephaneLariven
  • 12. Représentativité 21 Attractivité Promotion des métiers Entre 40 et 50 000 personnes par an d’ici 2020 : tels sont les besoins en recrutement des entreprises de la mécanique. Il s’agit notamment de re- nouveler les générations mais aussi de faire évoluer les compétences et les métiers face aux innovations technologiques permanentes dans un sec- teur ouvert à la compétition internationale. Trop peu de jeunes se dirigent vers les métiers de l’industrie. C’est pour- quoi la FIM et ses professions ont engagé depuis quelques années des ac- tions de promotion des métiers de la mécanique vers les jeunes, le monde éducatif et les parents d’élèves. Partenariat FIM/Onisep Jérôme Frantz, président de la FIM et Pas- cal Charvet, directeur de l’Onisep (Office national d’information sur les enseigne- ments et les professions), ont signé le 22 mars 2012 une convention de partena- riat pour une durée de 3 ans. Objectif : contribuer à valoriser la mécanique et ses métiers auprès du grand public en créant une communication continue sur les mé- tiers de la mécanique, leurs spécificités et leurs domaines d’activité. Des parcours métiers sur les salons, la ré- daction de fiches métiers et bien d’autres projets sont en cours (création d’un site internet dédié à l’industrie, organisation d’un concours vidéo…). L’Aventure des métiers Sous l’égide de la FIM, Artema, le Cisma, FIM-Énergétique, le SNCT, le Symop (sous la bannière Tech2prod) et SUPii Mécave- nir se sont réunis cette année encore sur le salon Aventure des Métiers du 22 au 25 novembre. Cet espace commun portait la signature : « Industries mécaniques : faites bouger le monde ! ». Pendant 4 jours, représentants des syndicats, ensei- gnants, élèves et industriels ont présenté les métiers de la mécanique aux jeunes. La technologie était à l’honneur avec un kart à air comprimé, un simulateur de soudage, une machine de marquage industriel et une valise de maintenance d’équipements de manutention. Deux conférences ont été organisées sur les thèmes : « Industries mécaniques : qui sont ces passionnés qui construisent notre avenir ? » et « Parcours court ou long : trouve ta voie dans les industries mécaniques ». De nombreuses personnalités politiques sont venues sur le stand : Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, Vincent Peil- lon, ministre de l’Éducation nationale et Geneviève Fioraso, ministre de l’Ensei- gnement supérieur et de la Recherche. www.fim.net (Rubrique : Attractivité des métiers/Aventure des métiers) La Semaine de l’industrie À l’occasion de la 2ème édition de la Semaine de l’industrie qui s’est tenue du 19 au 25 mars 2012, la FIM a mis en place plusieurs opérations : - Développement d’un nouvel outil pé- dagogique de présentation des métiers de la mécanique : Sous forme de quiz interactif "La mécanique au cœur de la vie", cet outil rassemble plus de trente questions et de nombreuses interviews et vidéos. - Opération FIM/Cetim en régions : Plus de 1 000 collégiens et lycéens ont parti- cipé aux interventions organisées par la FIM et le Cetim dans 14 établissements scolaires de France. Le principe : un bi- nôme constitué d’un délégué régional du Cetim et/ou de la FIM et d’un indus- triel mécanicien intervient dans une classe pour présenter les métiers de la mécanique aux jeunes, notamment par l’intermédiaire du quiz. Cette opération a permis de renforcer ou de créer des liens avec le monde éducatif dans les 9 régions concernées : Picardie, Cham- pagne-Ardenne, Auvergne, Limousin, Rhône-Alpes, Franche-Comté, Bour- gogne, Île-de-France et Nord-Pas-de- Calais. - Une matinée à la Maison de la méca- nique : Le 23 mars, la FIM a accueilli 80 jeunes à la Maison de la Mécanique. Après la diffusion du film "Au cœur de toutes les industries… La mécanique" suivi d’un débat, ils ont découvert une exposition de photos sur l’industrie prises par des jeunes. Ensuite, direction SUPii Mécavenir, le centre de formation créé à l’initiative de la FIM où les appren- tis leur ont fait visiter les ateliers de for- mation et partager leur expérience. Salons En 2012, la FIM intensifie sa participation sur les salons. Elle anime des espaces collectifs avec diverses professions et le Cetim pour porter d’une seule voix les messages de la mécanique et accroître sa visibilité. Autant d’occasions d’offrir aux adhérents un lieu d’échanges et de convivialité. Quatre salons ont été retenus en 2012 : Industrie Paris, Midest, Pollutec Lyon et Aventure des métiers. Industrie Paris Du 26 au 30 mars, la FIM, le Cetim et le Sy- mop avec le soutien du Cisma, de l’UNM et du CEA List, étaient réunis sur un même espace sur le salon Industrie Paris 2012. Une participation collective pour porter des messages communs autour d’un slo- gan : « Industries mécaniques : vecteurs de votre compétitivité ». Jérôme Frantz, président de la FIM et Jean-Camille Uring, président du Symop ont accompagné Éric Besson, alors ministre de l’Industrie, sur son parcours d’inauguration. Les journées thématiques de la FIM et du Cetim ont rythmé le salon avec des mini conférences. Près d’une quarantaine de rendez-vous ont été pris avec des experts du Cetim et les correspondants de la FIM à l’étranger. La FIM a également reçu sur le stand des enseignants et des conseil- lers d’orientation pour leur faire découvrir les métiers de la mécanique et leur pré- senter les outils qu’elle développe pour, qu’à leur tour, ils fassent la promotion de l’industrie mécanique auprès des jeunes. Midest Du 6 au 9 novembre, la FIM et le Cetim représentaient les professions de la sous- traitance mécanique sur le salon Midest avec le même mot d’ordre : « Industries mécaniques : vecteurs de votre compé- titivité ». L’occasion de rappeler que pour se développer et gagner en compétitivi- té, la « solidarité dans la filière » est indis- pensable. Deux temps forts : l’inauguration du sa- lon par Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif accueilli par Jé- rôme Frantz, président de la FIM, Michel Laroche, alors président du Cetim et Phi- lippe Choderlos de Laclos, directeur gé- néral du Cetim ; et le « Petit déjeuner mé- canicien » organisé par la FIM qui a réuni une quarantaine de personnes autour de Michel Athimon, directeur général de la FIM. Bruno de Chaisemartin, président de FIM Sous-Traitance, est également inter- venu à ses côtés. Pollutec « Mécanique + Environnement = une équation durable » : c’est autour de ce thème que la FIM, Artema, le Cisma, FIM- Énergétique, Profluid, le Cetim, l’UNM et le Cetiat se sont réunis sur le salon Pollu- tec Lyon du 26 au 30 novembre. Une pre- mière ! Cet espace commun a été l’occasion d’or- ganiser un cycle de conférences sur l’éco- performance des procédés sur le Forum Industrie durable. Un bilan positif avec 12 conférences qui ont réuni plus de 280 participants. Aventure des métiers Voir p21. Vincent Schramm Coordination des salons et manifestations “Sur certains salons à thématique transversale ou regroupant plusieurs secteurs, il a été décidé de rassembler la profession mécanicienne sur un même espace. Nous portons ainsi d’une seule voix nos messages et améliorons notre visibilité et le service collectif aux entreprises.“ ©DR-APFOUCHA ©StephaneLariven ©DR
  • 13. Les industries mécaniques en 2012 44,8 % (+0,9 %) 43,4 % (+4,5 %) 11,8 % (+4,2 %) TRANSFORMATION : Sous-traitance, outillages, articles de ménages Entreprises : 15 822 Effectifs : 318 732 Facturations : 50.8 Mrds € ÉQUIPEMENT : Machines, systèmes de production, composants Entreprises : 9 785 Effectifs : 239 689 Facturations : 49.2 Mrds € PRÉCISION : Optique, santé, instruments de mesure Entreprises : 4 883 Effectifs : 69 382 Facturations : 13.4 Mrds € 19% 5% 8,1% 10,8% 18,2% 9,8% 5,5% Tertiaire Ménages 10,8% AgroalimentaireÉnergie BTP Industries mécaniques Automobile 4,5% Matériels électriques, électroniques 2,5% Construction navale, aéronautique 2% Autres métallurgies 3,8% Chimie, parachimie, pharmacie Autres industries Panorama économique 3% 14.3% 11.6% 4.4% 18.7% 7.6% Cadres administratifs Employés qualifiés ou non Autres emplois Ingénieurs et chefs d’entreprise Techniciens et maîtrises Ouvriers non qualifiésOuvriers qualifiés 40.4% 8% Afrique 3,6% Amérique du Sud 9,4% Europe hors UE Moyen-Orient 3,5% Asie / Océanie dont Inde 1,2 % Chine 5,3 % 15.5% Amérique du Nord 8,8% 51,2% Union européenne dont Allemagne 14,5 % R.U. 5,8 % Italie 5,5 % Espagne 5,2 % 23 2011/2010 2012/2011 Transformation des Métaux Équipement Mécanique Précision 9,1 0,9 4,5 8,3 4,3 4,2 22.7 14.5 15.5 17.7 14.4 14.1 19.6 11.5 20.8 16.5 18.7 16.1 22.5 24.4 20.5 21.3 26.8 28.916.1 15 24.2 Source : FIM/Douanes * entreprises de plus de 1 salarié - Source : FIM 2012 200 150 100 0 50 2005 2006 2007 20092008 2010 2011 113,4 2012 94,6 2002 93,3 2003 96,6 2004 100 2005 105,1 2006 102 2010 110,3 2011 112 2007 116,2 2008 98,4 2009 113.4milliards d’euros chiffre d’affaires 30 500entreprises* 628 000salariés 1. Grands domaines d’activité Des métiers et des marchés très variés Les industries mécaniques interviennent dans de nombreux domaines du champ économique : de l’extraction des matières à leur distribution, de la conception, de la fabrication et du traitement des produits à leur commercialisation et leur utilisation. La transformation des métaux a enregistré une activité stable en 2012 (+ 0,9 %). L’équipement a connu une bonne activité (+ 4,5 %). La précision continue sa progression à un rythme soutenu (+ 4,2 %). 2. Évolution des facturations (par activités) Au plan des évolutions sectorielles, la transformation des métaux a connu une stabilisation (+ 0,9 %) alors que l’équipement mécanique et la précision continuent leur croissance, respectivement de + 4,5 % et + 4,2 %. 3. Répartition du marché intérieur Au cœur du monde en mouvement Les industries mécaniques participent au développement de tous les secteurs dont l’expansion dépend en partie de la capacité d’innovation de leurs fournisseurs mécani- ciens. 4. Facturations totales Les industries mécaniques enregistrent un chiffre d’affaires en hausse de 2,8 % en 2012 à 113,4 milliards d’euros à comparer avec la stabilité du PIB en 2012. Cette amé- lioration globale de l’activité a été enregis- trée tant en France qu’à l’export. Elle permet de retrouver pratiquement le niveau de 2007. 5. Structure des exportations 46,9 milliards de chiffre d’affaires Les industries mécaniques, qui exportent sur tous les continents, occupent le 6eme rang mondial, derrière la Chine, les Etats- Unis, le Japon, l’Allemagne et l’Italie. Il est à noter que les cinq premières économies mécaniciennes européennes représentent autant que l’économie mécanicienne américaine ou japonaise. 6. Évolution des exportations À l’international, les entreprises mécani- ciennes ont progressé de 3,3 % à 46,9 mil- liards d’euros par rapport à 2011. L’année 2012 est caractérisée par une relative sta- bilité des exportations avec un très léger décrochage sur le dernier trimestre en phase avec le ralentissement de l’écono- mie mondiale. 7. Qualification et emploi La mécanique offre un grand éventail de qualifications dans des métiers variés. 8. Les industries mécaniques régionales (dans l’ensemble industriel régional) - en% des effectifs Les industries mécaniques réparties sur l’ensemble du territoire représentent en moyenne 20 % de l’emploi industriel de chaque région. Effectifs Les effectifs des industries mécaniques, premier employeur industriel de France ont légèrement diminué en 2012 à 628 000 salariés. Après un 1er semestre dy- namique, marqué par le renforcement des effectifs en contrat à durée indéterminée, les incertitudes de l’économie notamment européenne et le ralentissement global de l’économie mondiale (particulièrement en Chine) ont amené les entreprises à ne pas renouveler un grand nombre de contrats de travail temporaire ou en CDD. 1 3 2 5 4 6 7 8 Source : FIM Source : FIM Source : FIM Source : FIM Source : FIM Source : FIM Sources : SESSI - INSEE
  • 14. La Fédération des Industries Mécaniques remercie ses syndicats professionnels affiliés et leurs entreprises adhérentes pour les nombreuses photographies qui illustrent ce rapport d’activité. Crédit photo : Couverture (de gauche à droite) : Air liquide - Fenwick - Ponticelli - Vaelk Welding - Festo Page 2 : Alicona - Groupe Ponticelli Frères - Foster Refrigerator 2012 - Lunetiers du Jura - Clextral Page10 : Mécalac - Spanchevo - Technoma - Sew Usocome - KSB Page 18 : Stephane Lariven - Midest/Michel Leclercq - DR - AP FOUCHA
  • 15. Fédération des Industries Mécaniques Direction de la Communication 92038 Paris La Défense cedex • 39-41, rue Louis Blanc - 92400 Courbevoie Tél. : +33 (0)1 47 17 60 27 - Fax : +33 (0)1 47 17 64 37 - ppoisson@fimeca.org Site internet : www.fim.net • Site extranet : www.extranet.fim.net PromecaCommunication-05/2013 Les syndicats membres de la Fédération des Industries Mécaniques Association des fabricants de fixations mécaniques Usinage, machines spéciales, procédés industriels Association des roulements, des transmissions, de l’étanchéité et de la mécatronique associée Association française de forge Union des industriels de l’agroéquipement Fédération française du matériel d’incendie Groupement des industriels et fabricants de l’optique Groupement français des industries transformatrices des métaux en feuilles minces Syndicat national des fabricants de ressorts Association française des pompes et agitateurs, des compresseurs et de la robinetterie Syndicat des entreprises de technologies de production Syndicat national des acteurs du marché de la prévention et de la protection Syndicat national de l’équipement des grandes cuisines Syndicat des constructeurs français de matériel pour le caoutchouc et les matières plastiques Union des constructeurs de matériel textile de France Chambre syndicale des fabricants et négociants d’appareils de laboratoire Abrasifs et carbures Association syndicale des équipements énergétiques Syndicat des équipements pour construction, infrastructures, sidérurgie et manutention Association française des industries du moule, modèle et maquette et métiers associés Syndicat national du décolletage Syndicat national de la chaudronnerie, tuyauterie et maintenance industrielle Synd icat d e la M e sure Meas ure m e nt A ssoc iation Syndicat de la mesureSyndicat national des industriels de boîtes aux lettres et colis Syndicat de l’industrie de l’outillage Syndicat national de l’industrie des technologies médicales Applications industrielles en matériels aérauliques Union nationale des industries de la quincaillerie Union des industries d’articles pour la table, le ménage et activités connexes Union des industries de traitements de surfaces SYNDICAT NATIONAL DES INDUSTRIELS DE BOÎTES AUX LETTRES ET COLIS