Sakoun abf 14 juin 2010 avec pages de commentaires
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Sakoun abf 14 juin 2010 avec pages de commentaires

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JE ABF Paris 14 juin 2010

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  • 1. 1
  • 2. Du puits … En 1983, lors du congrès de l’IFLA de Munich, Denis Varloot, alors directeur de la DBMIST, que les plus anciens d’entre nous ont bien connu, avait prononcé le discours d’ouverture du congrès, en filant la métaphore géniale et prémonitoire de l’information comme flux, que les usagers allaient tirer au puits et que bientôt ils obtiendraient en tournant le robinet. 2
  • 3. …au robinet… Le non moins génial directeur de la bibliothèque nationale du Sénégal lui avait répondu, le lendemain, en lui rappelant que si le robinet était indéniablement un progrès, il ne résolvait qu’une partie du problème. Ce que les gens venaient chercher au puits, c’était l’eau, mais c’était aussi le lien social et la solidarité. Les orateurs et les auditeurs, heureux de cette lumineuse passe d’arme, en avait conclu qu’il devait y avoir et un puits et un robinet… 3
  • 4. De l’inondation… Depuis 1983, l’eau a coulé sous les ponts, si j’ose dire, et surtout, elle a coulé du robinet sans que jamais on le ferme. L’inondation attendue s’est donc produite, nous obligeant à vivre dans un monde de plus en plus aquatique, à faire évoluer nos poumons vers une forme mixte y associant des branchies, comme dans le film « Waterworld »… 4
  • 5. … à Waterworld Le flux d’information qui dans un premier temps nous a submergés, menaçant de nous noyer, est devenu le liquide dans lequel nous évoluons, qui nous traverse. Face à la diffusion de l’information et du savoir, nous sommes désormais… 5
  • 6. COMME DES POISSONS DANS L’EAU 6
  • 7. Depuis que les bibliothèques existent, elles désignent une collection, des services, du personnel, des utilisateurs et surtout un LIEU physique. La bibliothèque, depuis Alexandrie et même avant n’a que deux localisations, un bâtiment ou un cerveau. Et quelle meilleure illustration, pour cette persistance du passé dans notre vie que cette représentation de la Bibliothèque d’Alexandrie extraite de « Second Life » ? 7
  • 8. Ce lieu n’est pas sur le point de disparaître. Si l’on a pu constater, au cours de ces dernières années une baisse des emprunts particulièrement dans les bibliothèque de lecture publique, on a vu en parallèle augmenter la fréquentation de celles-ci, surtout lorsqu’elles sont rénovées, accueillantes et adaptées à la demande des nouveaux publics : vous en apprendrez plus sur ce point en écoutant l’ébouriffante présentation d’Eppo Van Nispen, directeur de la BM de Delft. 8
  • 9. On connaît cependant ses limites : les murs. Tous ne viennent pas à la bibliothèque, même ceux qui le voudraient (localisation, horaires, disponibilité…) ; la bibliothèque hors-les-murs que les plus actifs des professionnels mettent en œuvre rencontre en fait ces mêmes contraintes : offre limitée, heures de travail du personnel, impossibilité d’être partout à la fois. 9
  • 10. 10
  • 11. 11
  • 12. L’Informatique : au cœur de la deuxième bibliothèque, on trouve le « logiciel d’entreprise » c’est-à-dire le SIGB, colonne vertébrale du fonctionnement de l’établissement, qui a permis la dématérialisation des tâches professionnelles et l’OPAC, qui en est la première manifestation publique. La numérisation : Comme on a dématérialisé les procédures, on dématérialise désormais les collections dignes d’intérêt et l’on produit directement des collections contemporaines (ressources électroniques en ligne) qui viennent apporter toute sa cohérence au réceptacle informatique puisqu’il n’y a plus solution de continuité entre le back office professionnel et le contenu des étagères. A ce sujet, l’article récent de Livres-Hebdo sur l’offre numérique des éditeurs américains laisse entrevoir ce que sera notre avenir proche ; d’autant que l’annonce de l’interopérabilité des plateformes d’E-diffusion en France a levé l’un des obstacles principaux au développement de l’offre numérique. L’automatisation : un pas majeur a été franchi il y a quelques années grâce à la puce sans contact (technologie RFID) qui a permis la virtualisation de la circulation et l’autonomisation de l’usager L’Internet : la centralité du réseau comme mode de civilisation , mettant en relation utilisateurs et contenus, utilisateurs entre eux, bibliothèques entre elles, pour créer des réseaux imbriqués, labiles, mouvants, est au cœur du succès de la deuxième bibliothèque Le web 2.0 : l’interactivité qui constitue le cœur du web 2.0 a permis de franchir un pas supplémentaire, ajoutant aux fonctions de recherche publique tous les services de la bibliothèque et même plus : inscriptions, circulation des documents virtuels grâce au prêt chronodégradable, conseils, échanges de points de vue, demandes de renseignement, clubs de lecture… Les outils nomades : grâce à eux la bibliothèque est vraiment globale : non seulement on accède à tous ses services, toujours et partout, mais c’est elle qui accède à vous. Les réseaux sociaux : Comme dans le cas des outils nomades, la présence de la bibliothèque sur les réseaux sociaux la propulse là où le public passe. 12
  • 13. La deuxième bibliothèque n’existerait pas sans l’évolution des publics. L’épistémologie des techniques démontre que les technologies précèdent les usages comme l’illustre cette photographie... On l’a vu par exemple pour le cédérom comme pour l’Internet. Dans le cas qui nous intéresse, chacune des technologies citées plus tôt a trouvé sa place dans la mécanique du fonctionnement amélioré des bibliothèques. 13
  • 14. Ce n’est pourtant que l’émergence de publics protéiformes, symbolisés par ceux que les sociologues ont surnommés « Génération Y », « Génération Internet » Génération C » qui a permis à ces technologies de coaguler en une offre radicalement nouvelle, cohérente et universelle, la deuxième bibliothèque. La génération Y, constituée des classes d’âge nées entre les années 75 et 90, se caractérise par • La désaffection pour la « valeur travail » au profit de l’épanouissement personnel, • le grand individualisme de ses membres, • leur usage « naturel » de l’Internet et des NTIC, • des formes de convivialité relâchées et mouvantes, • une dépolitisation radicale, • mais un intérêt certain pour les causes humanitaires et les comportements écologiques. La génération Y est aussi reconnue pour la propension de ceux qui la constituent à exiger une satisfaction immédiate de leurs aspirations. Ces modifications comportementales très profondes traduisent, selon certains, une véritable évolution neurobiologique, qui n’est pas étrangère à la nécessité de repenser les institutions sociales dont les bibliothèques. 14
  • 15. Il ne s’agit plus de fournir des accès à des catalogues, des documents ou des informations, mais bien d’offrir en ligne à tous les nouveaux usagers et aux autres, les moyens d’une vie autonome, individuelle ou collective, dans une deuxième bibliothèque, aussi importante que la première. Le site prometteur présenté ici illustre bien ces possibilités, sinon qu’il n’offre pas encore l’accès au texte lui-même et à son emprunt virtuel. Comme lorsque l’on vient à la bibliothèque, on peut bien sûr s’inscrire, consulter des catalogues, demander des renseignements, parcourir les rayonnages, se voir suggéré des lectures, emprunter des documents (numériques), réserver des documents (physiques ou numériques), payer forfaits et indemnités de retard, se former grâce à des tutoriels, bénéficier de l’aide scolaire, écouter une histoire, participer à un club de lecture, se renseigner sur les événements culturels locaux et acheter des billets, etc. Mais on peut aussi profiter de l’ensemble des outils offerts par le web collaboratif et les outils nomades : groupes de discussion, commentaires de l’usager sur les documents qu’il a empruntés, adhésion aux réseaux sociaux créés par la bibliothèque sur Facebook, Myspace ou autre. Cette deuxième bibliothèque a l’avantage considérable d’être ouverte 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et d’être accessible à partir de tout type d’appareils connectés au réseau. Queens, Rotterdam, Singapour proposent aujourd’hui des millions de documents écrits sonores ou audiovisuels à distance et sur mobiles. Le service de Singapour est ainsi promu :” We are mobile. The library in your pocket New mobile portal with library services for people on the move”. 15
  • 16. Ces éléments illustrent bien le fait qu’il n’y a pas de deuxième bibliothèque sans la première, que les politiques de développement de l’une et de l’autre sont totalement entremêlées. En fait, il y a une seule bibliothèque. 16
  • 17. 17
  • 18. 18
  • 19. 19
  • 20. Des formations et des qualifications nouvelles doivent être imaginées : -Médiateurs numériques, -Animateurs -Médiateurs de connaissances -Déjà, des bibliothèques ont renoncé aux banques de renseignement pour les remplacer par des bibliothécaires équipés d’IPAD connectés au système et déambulant dans la bibliothèque ou répondant directement aux demandes en provenance de la deuxième bibliothèque. 20
  • 21. 21